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Arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale adoptant la modification partielle du plan régional d'affectation du sol arrêté le 3 mai 200

En bref

Cet arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale modifie partiellement le plan régional d'affectation du sol (PRAS) pour y intégrer une liaison de transport en commun souterraine à haute performance, dite "nord-sud". Il vise à améliorer l'offre de transport public et à réduire la congestion automobile dans la Région.

Ce qu'il réglemente

  • La modification du Plan Régional d'Affectation du Sol (PRAS) du 3 mai 2001.
  • L'intégration d'une liaison de transport en commun souterraine à haute performance.
  • Les procédures et avis consultatifs relatifs à cette modification.
  • Les impacts environnementaux et socio-économiques du projet.

Qui il concerne

  • Le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale et ses administrations.
  • Les communes de la Région de Bruxelles-Capitale, notamment Anderlecht, Evere, Saint-Gilles, Uccle, Ville de Bruxelles, Schaerbeek et Molenbeek-Saint-Jean.
  • Les citoyens et les instances consultatives concernés par le développement des transports en commun et l'aménagement du territoire.

Points clés

  • Le projet est favorablement accueilli par les administrations publiques et certaines communes pour la diminution de la congestion automobile et l'augmentation de l'offre de transport.
  • Des réclamants s'interrogent sur le faible report modal estimé, l'insécurité des stations profondes et la diminution de la qualité de l'offre de surface.
  • La Commission régionale de Développement (CRD) souligne un manque d'information en amont et un chevauchement des procédures.
  • La CRD demande des investigations complémentaires sur les impacts liés aux émissions de gaz à effet de serre et une analyse des coûts/bénéfices du projet.
Texte de loi
Texte de loi

REGION DE BRUXELLES-CAPITALE 29 MARS

  1. - Arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale adoptant la modification partielle du plan régional d'affectation du sol arrêté le 3 mai 2001 relative à la liaison de transport en commun haute performance nord-sud Le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, Vu l'article 39 de la Constitution; Vu la loi spéciale de réformes institutionnelles du 8 août 1980, notamment son article 6, § 1er, I, 1° ; Vu la loi spéciale relative aux institutions bruxelloises du 12 janvier 1989; Vu le Code bruxellois de l'aménagement du territoire du 9 avril 2004 (ci-après le « CoBAT »), notamment son article 27 et son annexe C; Vu l'arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale du 12 septembre 2002 arrêtant le Plan Régional de Développement (PRD); Vu le projet de Plan Régional de Développement Durable (PRDD) adopté par le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale le 18 octobre 2016; Vu l'arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale du 3 mai 2001 adoptant le Plan régional d'affectation du sol (ci-après le « PRAS »); Vu le plan IRIS 2 adopté par le Gouvernement le 9 septembre 2010; Vu l' ordonnance du 26 juillet 2013Documents pertinents retrouvés type ordonnance prom. 26/07/2013 pub. 03/09/2013 numac 2013031704 source region de bruxelles-capitale Ordonnance instituant un cadre en matière de planification de la mobilité et modifiant diverses dispositions ayant un impact en matière de mobilité fermer instituant un cadre en matière de planification de la mobilité et modifiant diverses dispositions ayant un impact en matière de mobilité, notamment son article 40; Vu l'arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale du 9 septembre 2010 désignant les instances consultatives appelées à émettre leur avis sur le projet de plan régional d'affectation du sol et sur le rapport sur les incidences environnementales; Vu l'arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale du 16 décembre 2010 relatif à la mise en oeuvre des articles 18, § 6, et 25, § 6, du Code bruxellois de l'aménagement du territoire; Vu l'arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale du 20 juillet 2016 modifié le 16 février 2017 ouvrant la procédure de modification partielle du PRAS; Vu les avis de l'Institut bruxellois pour la Gestion de l'Environnement du 2 septembre 2016, de l'Administration de l'aménagement du territoire et du logement du 5 septembre 2016 et de la Commission régionale de Développement du 6 septembre 2016 sur le projet de cahier spécial des charges du rapport sur les incidences environnementales (ci-après également « RIE »); Vu le plan nature approuvé par le GRBC (Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale) en date du 14 avril 2016; Vu l'arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale du 6 juillet 2017 adoptant le projet de modification partielle du plan régional d'affectation du sol arrêté le 3 mai 2001 relative à la liaison de transports en commun « nord-sud » et son rapport sur les incidences environnementales; Vu l'arrêté ministériel du 20 juillet 2017 fixant la désignation des agents ou personnes chargés de donner des explications techniques dans le cadre de l'enquête publique relative au projet de plan régional d'affectation du sol modifiant partiellement le plan régional d'affectation du sol; Vu les réclamations et observations émises lors de l'enquête publique sur le projet de modification partielle du plan régional d'affectation du sol qui s'est déroulée du 1er septembre au 30 octobre 2017; Vu les avis des communes émis par les Conseils communaux de : - Anderlecht le 19 octobre 2017, - Evere le 26 octobre 2017, - Saint Gilles le 26 octobre 2017, - Uccle le 26 octobre 2017, - Ville de Bruxelles le 23 octobre 2017; Vu l'avis de la Commune de Schaerbeek émis par le Collège des Bourgmestre et Echevins le 10 octobre 2017; Vu l'avis de la Commune de Molenbeek-Saint-Jean émis le 27 octobre 2017; Vu que les autres communes de la Région n'ont pas émis d'avis dans le délai imparti; Vu les avis des administrations et instances consultées, transmis aux dates suivantes : - L'Administration (Bureau Bruxellois de la Planification - Perspective) le 27 octobre 2017, - L'IBGE le 19 octobre 2017, - Le Conseil économique et social de la Région de Bruxelles-Capitale le 19 octobre 2017, - La Commission royale des Monuments et des Sites de la Région de Bruxelles-Capitale le 27 septembre 2017, - Le Conseil de l'Environnement pour la Région de Bruxelles-Capitale le 24 octobre 2017, - La Commission Régionale de la Mobilité le 19 octobre 2017; Vu l'avis du Departement Omgeving de la Région flamande du 16 octobre 2017; Vu que le Conseil consultatif du Logement et de la Rénovation urbaine n'a pas émis d'avis dans le délai imparti; Vu l'avis de la Commission régionale de Développement (ci-dessous, la « CRD »), émis le 15 mars 2018, repris in extenso ci-après : « PLAN REGIONAL D'AFFECTATION DU SOL PROJET DE MODIFICATION PARTIELLE - 6/07/2017 Liaison nord-sud Avis de la Commission Régionale de Développement 15 mars 2018 Vu la demande d'avis sollicitée par le gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, sur la modification partielle du PRAS en vue de la liaison de transport en commun souterraine nord-sud, reçue en date du 4 janvier 2018; Vu l'arrêté du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale du 25 mars 2010, relatif à la Commission régionale de développement; La Commission s'est réunie les 18, 25, 30/1; 8/2, 20/2, 22/2 ainsi que le 8/3
  2. Après avoir entendu les représentants du Cabinet du Ministre-Président, Rudi Vervoort, ainsi que les auteurs de projet de RIE (18/01/2018) La Commission émet en date du 15 mars 2018, l'avis suivant :
  3. Introduction Afin d'être informée de manière complémentaire sur ce dossier complexe, la Commission a auditionné les représentants de Beliris et de la STIB (8/02/2018), ainsi que Mathieu Strale chercheur à l'Igeat (20/2), auteur de l'étude « Métro Nord : quelles alternatives ? ». L'avis rendu est structuré comme suit : 1/ La Commission a procédé tout d'abord à l'analyse des réclamations 2/ Prenant appui sur cette analyse, elle se prononce ensuite sur l'opportunité de la modification du PRAS
  4. Analyse des réclamations sur le Projet de la liaison de transport en commun souterraine nord-sud 2.
  5. Positionnement en faveur et défaveur du métro Les positions des réclamants sont diverses quant à la pertinence de ce projet de liaison de haute performance nord-sud. De manière générale, les administrations publiques, comme Bruxelles-Environnement, ou les Communes (Schaerbeek, Saint-Gilles, Evere, Anderlecht, Uccle, Ville de Bruxelles) accueillent favorablement le projet. Ces organismes publics estiment qu'il répond aux objectifs régionaux de diminution de la congestion automobile et d'une augmentation de l'offre alternative dans un contexte de croissance économique. Ils reconnaissent la saturation actuelle de la ligne de surface (L55) dans un quartier au tissu urbain dense. Par contre, d'autres réclamants estiment que ce projet ne rencontre pas le bénéfice attendu. Ils pointent le faible report modal estimé par le RIE, l'insécurité des stations qui se situeront à une certaine profondeur, la diminution de la qualité de l'offre de surface pour les trajets locaux de courte distance dans les quartiers du nord-ouest, la diminution de la qualité de desserte du centre-ville pour les quartiers du sud de la Région du fait d'une rupture de charge supplémentaire. La Commission prend acte de ces deux positions antagonistes révélées par l'enquête publique. Elle est favorable à la création d'un réseau de transport public performant, dans l'objectif d'une diminution de la congestion et du développement d'une offre alternative de transport en commun. Elle est d'avis que la mise en place d'une ligne de transport en commun de haute performance aura pour effet d'augmenter la capacité en transport public. Elle pense qu'il est pertinent de prévoir cette offre supplémentaire au sein du quadrant nord-est de la Région, c'est-à-dire là où la densité de population est importante et où, selon les projections démographiques, elle sera encore renforcée. 2.
  6. Méthode Un certain nombre d`observations portent sur le manque d'information concernant le développement de ce projet de liaison de haute performance et le manque de clarté quant aux différentes procédures en cours. D'autres observations portent sur l'adoption du PRDD préalablement à toute nouvelle modification du PRAS. Ce plan est le plus approprié pour déterminer la vision stratégique globale de la mobilité, incluant l'aire métropolitaine. Ce plan doit permettre d'avoir une vue globale sur le développement des transports en commun bruxellois, tous réseaux confondus (réseau STIB, De Lijn, réseau ferré, ...). Dans le même ordre d'idée, des réclamants déplorent les modifications successives du PRAS. Ils demandent une modification plus large qui porterait sur une vision globale sur les questions de la mobilité au sein de la Région. A l'instar de nombreux réclamants, Communes et Instances consultatives, la Commission relève d'une manière générale, le manque d'information en amont, tant pour le citoyen que pour les diverses Instances et administrations. Cela entraîne une mauvaise compréhension du projet, ne permet pas d'avoir une vision globale du processus décisionnel ni de procéder à un débat de fond. Cela induit une forme d'ambiguïté, où les instances et autres acteurs du processus doivent se prononcer sur un tracé en l'absence d'information quant à la réorganisation du réseau. Ainsi, la Commission s'interroge sur la méthode. Elle éprouve une certaine difficulté à se positionner par rapport au projet de modification du PRAS alors que le projet de liaison de haute performance nord-sud a déjà fait l'objet de diverses décisions du gouvernement. Elle rappelle, en effet, que la décision du gouvernement sur le tracé de cet itinéraire de liaison nord-sud a été prise en 2013 et celle du mode constructif (tunnelier) le 8 mai
  7. En outre, la demande de permis d'urbanisme pour ce dossier (pour la partie nord du projet) a déjà été introduite, les autres parties du projet étant en discussion. La Commission relève le chevauchement de diverses procédures en cours et déplore la non prise en compte de la complexité de notre appareil procédural. Elle se pose la question de la pertinence d'intégrer une carte réglementaire relative aux transports en commun au sein du PRAS alors que des éléments similaires devraient être intégrés au Plan régional de mobilité (PRM). Elle estime, par ailleurs, qu'il est du rôle du PRDD de développer une vision globale de la mobilité en Région bruxelloise et au sein de celle-ci, les principes du développement du réseau de transport en commun. Cela permettrait de se positionner plus facilement et plus clairement sur les questions réglementaires ensuite. Les permis d'urbanisme seraient alors délivrés dans la foulée, sur base de réflexions faites en amont. Elle estime enfin, qu'une communication de la part du gouvernement sur les réaménagements de surface aurait dû accompagner ceux relatifs au projet de métro, ceux-ci étant complémentaires. Ainsi, la Commission souligne, tout comme les réclamants : - Qu'il serait souhaitable que le PRDD soit approuvé avant toute entame de modification du PRAS. - Qu'une vision globale stratégique et à long terme permettrait d'anticiper et de globaliser les diverses modifications du PRAS nécessaires à la réalisation des projets régionaux, plutôt que de procéder à une modification partielle et ponctuelle chaque fois qu'un projet précis le nécessite. - Que cela relance la pertinence d'une carte 6 réglementaire et le besoin d'analyser cette question. - Que le PRAS doit donner une ligne directrice pérenne à l'affectation du sol, base d'une sécurité juridique. 2.
  8. Impact environnemental du projet Gaz à effet de serre Les observations portent sur la demande d'une bonne intégration des stations, la limitation de l'impact sur le patrimoine végétal, la bonne application des normes de vibration notamment lors du creusement des tunnels. Les remarques font état du fait qu'il n'y aura pas, par le projet, d'amélioration tangible des émissions de gaz à effet de serre si des mesures complémentaires ne sont pas mises en place. La Commission, tout comme certains réclamants, demande à ce que des investigations complémentaires soient faites, notamment par rapport aux impacts liés aux émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le respect des engagements climatiques. Elle renvoie pour ce faire, aux mesures d'accompagnement, notamment pour la diminution de la congestion du trafic. Ondes basse fréquence La Commission demande d'être attentif, lors des études d'incidences, à la question des ondes de basse fréquence. 2.
  9. Analyse des coûts-bénéfices Des observateurs, dont la Commission régionale de Mobilité, le Conseil de l'Environnement et le Conseil économique et social regrettent qu'il n'y ait pas d'analyse des coûts/bénéfices du projet, ni dans le RIE, ni dans un autre document. Ils reconnaissent que le RIE n'est pas une étude de faisabilité, mais regrettent que cet aspect ne soit pas abordé dans les débats. Certains réclamants relèvent l'investissement considérable que requiert ce projet, autant d'investissement qui ne sera pas affecté à des projets d'amélioration de la desserte de surface. La Commission s'étonne, comme certains réclamants, du manque d'analyse socio-économique, notamment en termes de rapport coût/bénéfice. La Commission estime cependant difficile d'établir une analyse de coût dans le cadre d'un PRAS, sans connaissance des aspects techniques (on ne sait effectivement pas ce que couvrent les montants annoncés). La réflexion serait plutôt de mettre en balance la nécessité de consacrer une tel montant d'investissement dans ce projet, comparativement à d'autres alternatives. 2.
  10. Leadership de la mise en oeuvre Certains réclamants demandent la désignation d'un coordinateur unique pour assurer la gouvernance du projet et assurer le lien avec le citoyen, les communes, les acteurs régionaux et extra régionaux. Ils recommandent de faire auditer le projet par un organisme international. La Commission est d'avis que la planification de ce projet gagnerait à ce qu'un « régisseur » officiel rassemble, anime, négocie, supervise les conditions d'un tel projet et de son chantier. 2.
  11. Prise en compte du réseau ferré (SNCB) De nombreux réclamants dont la Commission régionale de Mobilité (CRM) pointent le manque d'analyse de l'utilisation du réseau de chemin de fer comme alternative ou complément au projet, notamment dans l'articulation des différents modes. Ils s'interrogent quant au rôle joué par la STIB dans le désengorgement de la jonction nord-midi. A l'inverse, ils relèvent que c'est plutôt le réseau ferré qui, mieux utilisé, pourrait améliorer la desserte régionale et extra régionale. La Commission remarque que la réflexion de l'intégration du réseau ferré SNCB dans une logique d'offre régionale n'est que faiblement esquissée. Le réseau ferré devrait être intégré comme infrastructure interne, faisant partie intégrante de l'offre de transport en commun intra-bruxelloise. De plus, cette intégration devrait apparaître sur les cartes des transports en commun. A ce titre, la carte N° 6 du PRAS ne donne pas de vision intégrée. Ainsi, le PRDD devrait comprendre une carte reprenant tous les modes de transports en un seul plan, qui puisse montrer les raccords entre métro, tram, bus, TEC et De Lijn, RER, train et P+R. 2.
  12. Mesures complémentaires De nombreuses réclamations dont celles du Conseil de l'Environnement (CERBC), de la Commission régionale de Mobilité (CRM), du Conseil économique et social (CESRBC) portent sur le fait que ce projet, sans l'accompagnement de mesures complémentaires (telles que le péage urbain, la taxation kilométrique intelligente et l'intégration tarifaire, par exemple) n'aura pas ou peu d'impact sur le report modal et sur la diminution du trafic et de la congestion automobile. La Commission relève que le PRAS n'est pas le bon instrument pour déterminer les mesures complémentaires à prendre. Elle souligne cependant, tout comme de nombreux réclamants et ainsi que le montrent les chiffres qui ressortent du RIE, que le seul projet de liaison nord sud n'aura qu'un effet très limité sur le report modal, la congestion automobile et les émissions de gaz à effet de serre qui en découlent. Elle recommande, tout comme le fait le RIE, de prendre des mesures d'accompagnement complémentaires, afin de limiter la congestion automobile. 2.
  13. Réaménagement du réseau Les réclamants, dont la Commission régionale de Mobilité et la Ville de Bruxelles, auraient souhaité être informés de la restructuration du réseau de surface de la STIB en lien avec le projet. Ils s'inquiètent, entre autres, des futures liaisons entre l'Esplanade et la Bourse via le tram
  14. D'autres relèvent l'importance de connaître l'organisation du réseau des bus, complémentaire au projet. L'analyse de ce réseau n'a pas été effectuée par le RIE, ce qu'ils regrettent. Le RIE aurait dû prendre en compte toutes les données du problème, dont la réorganisation du réseau de surface, que ce soit le réseau tram ou bus. La Commune d'Uccle déplore la nouvelle rupture de charge qui sera nécessaire à la station Albert. Elle demande d'analyser les solutions qui pourraient maintenir une liaison rapide vers le centre-ville, sans correspondance. Des réclamants insistent sur le redéveloppement du réseau de surface comme moyen d'augmenter l'offre de transport en commun. Les observateurs demandent de prendre en compte, dans la réorganisation du réseau, des lignes De Ljjn. La mise en oeuvre d'une intégration tarifaire et billettique aurait un impact important sur l'ensemble de l'utilisation des réseaux de transport en commun en Région bruxelloise. Cet aspect du problème n'a pas été suffisamment analysé, selon eux. Une telle solution pourrait avoir un impact sur les choix à venir. La Commission souligne que la modification du PRAS ne vise que l'infrastructure lourde et pas le réaménagement du réseau de surface. Elle appuie néanmoins la remarque de la CRM sur la complémentarité nécessaire entre réseau souterrain et de surface. Cette complémentarité doit prendre en compte les autres opérateurs de transport tels TEC, De Lijn et la SNCB. Ainsi, la Commission plaide, en faveur d'une meilleure harmonisation globale et complémentaire des différents types de transports en commun qui puisse s'étendre au-delà de nos limites régionales. A cet égard, comme elle l'a dit plus haut, il lui paraît indispensable de disposer d'une intégration complète du réseau de transport en commun en RBC, tous opérateurs confondus. Cette vision doit transcender les frontières régionales. Elle devrait figurer au PRDD. Une vision commune transversale devrait être pensée également au niveau de la Communauté métropolitaine ainsi qu'au niveau fédéral. Elle défend l'idée de la mise en place d'un gestionnaire chargé de centraliser l'offre des différents opérateurs. 2.
  15. Schaerbeek voyageurs Certains réclamants s'interrogent sur la desserte future de la gare de Schaerbeek-voyageurs. La Commune d'Uccle trouve que l'alternative desservant la gare de Schaerbeek-voyageurs est plus efficace, notamment car elle créé un pôle multimodal. La Commission estime qu'une réorganisation du réseau de surface pourrait répondre à ce besoin de desserte de la gare. 2.
  16. Alternatives de tracé La Commune de Schaerbeek et d'autres réclamants estiment que l'alternative souterraine Nord-Bordet/tracé médian via Helmet plutôt que par Riga (NB/MH) est plus favorable que le projet. La Commune de Schaerbeek demande un pôle intermodal à Bordet. Cette halte pourrait être considérée comme point d'intermodalité avec d`autres lignes de transport en commun (dont De Lijn), ou comme étape plutôt que comme terminus. Elle demande de prolonger la ligne au-delà de Bordet pour desservir les quartiers qui se développeront au nord de l`avenue Bordet, la chaussée de Louvain, l'autoroute E40 et son P+R. Le département de l'environnement de la Région flamande demande d'analyser la desserte du bd de l'Europe (boulevard Léopold III) et l'accessibilité de la zone Wahis-Bordet-Brussels Airport. Certains réclamants relèvent que certains pôles importants ne sont pas desservis, tels que les abords de la Place Pogge, l'hôpital Brien et Aéropolis. La Commission considère que toutes les réflexions portant sur un itinéraire souterrain autre que celui proposé renvoient de facto à la globalité du réseau de surface et à l'organisation générale des transports. Il lui semble difficile de se prononcer sur un itinéraire plutôt qu'un autre alors que les choix ont déjà été faits par le gouvernement sur ce tracé. La Commission prend acte des résultats du RIE qui ont confirmé le projet comme choix pour l'inscription au PRAS du tracé. Le RIE a insisté sur le fait que cette liaison haute performance nord-sud a du sens à l'échelle régionale créant une « épine dorsale » nord-sud du réseau de transports en commun bruxellois de haute performance permettant de repenser l'offre. Le RIE assortit ses conclusions de recommandations techniques et d'accompagnement du projet. La Commission relève, par ailleurs, que l'offre de haute performance permet une grande efficacité pour des déplacements sur des distances moyennes et longues. Elle rejoint les observateurs sur la nécessaire complémentarité entre l'offre souterraine et de surface pour rencontrer les besoins locaux. La Commission a pris bonne note également que le choix du tracé se fait à l'intérieur d'un « corridor » et que la représentation des emplacements des stations par des points « glissants » n'est donc pas figée. Enfin, par rapport à la demande du département de l'environnement de la Région flamande, la Commission soutient une rationalité métropolitaine du transport et demande une réflexion dans ce sens. 2.
  17. Tram 55 Les réclamants relèvent que le tram 55 répond à une demande locale qui risque de ne plus être rencontrée avec le projet de métro. Ils estiment que le RIE aurait dû analyser cet aspect et proposer des solutions dans ses recommandations. La suppression du 55 aura, en effet, des conséquences non négligeables sur le commerce de proximité, entre autres. Ils estiment le RIE incomplet quant à son analyse. Ils demandent une étude indépendante des différentes manières d'améliorer la ligne
  18. D'autres réclamants, dont la Commune d'Evere, sont favorables, par contre, à la suppression de la ligne 55 qu'ils jugent bruyante et ne permettant pas un aménagement adéquat de l'espace public. La Commission constate qu'après l'ouverture du métro, les voies du tram 55 seront conservées pour l'accès au dépôt de Haren. Elle estime qu'il faut saisir l'opportunité offerte, dans le cadre de la réorganisation du réseau, d'en récupérer certains tronçons pour une exploitation de surface. Il serait en effet dommage de réduire la récupération des voies actuelles à une liaison de service vers le dépôt. La Commission estime d'une manière générale, qu'en aucun cas les usagers ne doivent être pénalisés ou leur confort amoindri. La Commission, tout comme des réclamants, est ainsi d'avis qu'il faut offrir une solution alternative de déplacement en surface à ceux qui utilisent la ligne 55 et que le RIE n'étudie pas suffisamment cet aspect. Hormis le rôle social et genré que joue cette ligne de surface, le tram offre, de plus, des distances entre arrêts plus courtes que pour le métro et permet ainsi de rencontrer les besoins de très petite proximité. 2.
  19. Square François Riga/emplacement des stations Plusieurs observateurs, dont la CRMS et le Conseil économique et social s`interrogent sur le bien-fondé de la modification de la carte des affectations relative au square Riga. Certains réclamants demandent de compléter le RIE dans son analyse sur l'impact de cette modification sur la mobilité. Ils estiment que la construction d'une station en son centre modifiera fortement le flux automobile. Ils regrettent la suppression de parking et considèrent qu'il y a déjà un déficit en la matière dans le quartier. Ils demandent que des alternatives soient étudiées. Ils estiment que la proximité des stations Tilleul et Verboekhoven devrait permettre de se passer de cette station. La Commune de Schaerbeek demande d'étudier une desserte directe de la station via la chaussée d'Helmet et son raccord au noyau commercial proche. La réutilisation de l'église de la Sainte Famille pourrait être une bonne alternative. De nombreux réclamants relèvent l'impact de ce projet sur le patrimoine végétal du square Riga et demandent la protection des arbres remarquables. Ils estiment, en effet, qu'il ne sera pas possible de replanter des essences d'une même ampleur à l'avenir, vu la construction de la station en sous-sol. Ils s'inquiètent de la portée du projet sur les qualités de composition urbaine et paysagère du lieu. La Commission souligne la qualité d'ensemble du plan d'aménagement d'Octave Houssa de 1904, qu'il y a lieu de préserver et rappelle, en outre, que plusieurs arbres du square Riga sont protégés. Une demande de classement est en cours pour la totalité l'avenue Huart Hamoir, en ce compris le square. La Commission souligne le déficit en espaces verts dans cette partie de la commune, qu'il est donc d'autant plus important de les préserver. Elle souligne ainsi la réduction de la zone de parc de 5.522 m² à 4.593m² au profit d'une augmentation de la zone d'espaces structurants de 929m². L'étude d'incidences relative au permis d'urbanisme devra mesurer les impacts d'un tel aménagement et proposer des alternatives pour ne pas porter atteinte à cet ensemble inscrit à l'inventaire et y maintenir les axes structurants. La Commission soutient la CRMS qui demande de respecter l'aménagement actuel du square. Elle rencontre les réclamations portant sur le fait que d'autres solutions techniques existent, comme le déplacement des accès de la station au niveau de l'église de la Sainte Famille et la limitation de l'ouverture en « cut and cover » au centre du square. Cette solution offrirait l'avantage d'une connexion directe au quartier commercial de Helmet, aux infrastructures sportives et écoles et permettrait de répondre aux inquiétudes de certains réclamants concernant l'impact qu'aurait le projet sur la visibilité et la viabilité de ce noyau commercial. Elle permettrait en outre de maintenir les arbres existants Square Riga. La Commission, tout comme des réclamants, souligne également l'impact qu'aura ce projet sur la mobilité locale par le fait de la suppression d'un grand nombre d'emplacements de parking. Elle est d'avis qu'une réflexion générale doit être menée lors de l'aménagement des stations (Riga et Colignon, entre autres), relative à la suppression des emplacements de parkings en surface et leur compensation hors voirie. Elle soutient ainsi la demande de la Commune de Schaerbeek de permettre la création d'un parking souterrain hors zone de parc. 2.
  20. Station Verboeckhoven RER gare multimodale Certains réclamants dont la Commune de Schaerbeek s'interrogent sur l'absence de volonté de la SNCB de desservir la station Verboeckhoven par le RER. Cette absence de volonté induit que la station prévue pour le métro au PRAS n'est pas, à leurs yeux, bien placée et qu'il vaudrait mieux ne pas la déconnecter par rapport aux lignes de surface existantes. D'autres réclamants s'inquiètent des impacts négatifs de cette station sur la qualité de vie du quartier. En effet, la station est prévue en coeur d'îlot, ce qui impactera nécessairement cet îlot en termes de vibration, de bruit, etc. La Commission soutient la volonté du gouvernement de créer un réseau RER en lien avec les stations de métro. Elle défend l'idée de faire de la station Verboeckhoven une gare multimodale en lien avec le métro. La Commission prend acte des réclamations, notamment de l'impact qu'aura cette station sur le quartier, (gestion de l'espace public, nuisances en intérieur d'îlot liées au chantier et à l'exploitation du métro, ...). Ces réclamations portent toutefois sur le projet et non sur les modifications du PRAS. Accès & Ligne de tram 7 Des réclamants s'inquiètent des conséquences de l'emplacement prévu de l'accès à la station Verboeckhoven sur la qualité de vie et la sécurité du quartier. Ils demandent d'éloigner les accès des immeubles existants. Sur la question des accès à la station Verboeckhoven, la Commission approuve le fait que l'accès est en vis-à-vis de l'arrêt de tram existant. Elle souligne l'importance du tram 7 à fort potentiel de développement. Il a en effet un rôle fédérateur à jouer, dans le cadre de la desserte des futurs pôles régionaux du canal. La Commission estime que les questions de sécurité et de relations des accès avec les immeubles existants doivent être étudiées dans le cadre de la demande de permis d`urbanisme et de l'étude d'incidences qui l'accompagne. 2.
  21. Stations Colignon, Liedts et leurs abords Des observateurs font valoir la perte massive d'emplacements de stationnement du fait de la construction de la station Colignon. La Commune de Schaerbeek demande la réalisation d'une étude globale de mobilité autour des stations, de même que de l'espace public. La Commission estime que les réclamations relatives à la station Colignon devront trouver réponse lors du réaménagement de l'espace public, à la fois en surface et hors voirie et de l'adaptation du Plan communal de mobilité existant. Elle appuie la demande de la Commune de Schaerbeek. Elle relève qu'une des faiblesses de ce projet est de ne pas réellement prendre en compte des préoccupations d'ordre urbanistique. Elle plaide pour que le projet développe cette réflexion. Elle relève l'argument soulevé par certains qui avancent que la réalisation de cette nouvelle ligne souterraine permettra d'améliorer l'aménagement de l'espace public. Elle est d'avis que cette question doit être traitée pour elle-même et qu'il faut profiter de la création de cette ligne de métro pour revoir l'aménagement de l'espace public non seulement au droit des stations, mais également au sein des quartiers proches. Elle relève, enfin, que des propositions d'aménagement existent dans le cadre du contrat de rénovation urbaine (CRU) et qu'il y a des possibilités de profiter du projet pour améliorer les aménagements de surface. 2.
  22. Sécurité des stations Les réclamations portent sur la nécessité de porter une attention à la sécurité des stations. A cet égard, la profondeur est pointée comme source d'insécurité. Sur les questions de sécurité, la Commission, comme plusieurs réclamants dont le CESRBC, estime que ces aspects doivent se gérer dans le cadre des permis d'urbanisme et d'environnement. Elle constate toutefois que la conception actuelle des stations permet une plus grande perméabilité à la lumière, ce qui augmente le sentiment de sécurité. 2.
  23. Dépôt de Haren/Station Bordet Changement d'affectation/ Pôle multimodal Bordet Les Communes de Schaerbeek et d'Uccle s'étonnent de l'absence d'évaluation sur l'opportunité de réaffecter certaines zones à proximité de la station. La Commission soutient ces demandes et défend l'idée de saisir l'opportunité de ce projet pour introduire d'autres affectations au PRAS autour des stations, ce qui permettrait d'y développer une mixité de fonctions. Ainsi, par exemple, pour le dépôt de Haren, elle soutient l'idée de prévoir des fonctions productives au-dessus de l'entrepôt et éventuellement attire l'attention sur le choix du zonage du PRAS à prévoir à la carte
  24. Par ailleurs, la Commission soutient, comme certains réclamants, le principe d'un P+R, mais elle demande d'en étudier l'implantation la plus favorable, qui garantisse un report modal le plus efficace possible. Ainsi, il s'agira de prendre en compte la possibilité d'un lien avec le réseau du chemin de fer (à Diegem par exemple). La Commission soutient la demande de la CRMS d'inscrire sur la carte 3, le tracé de la rue nouvelle des « Jardins Potagers » qui longe la zone. 2.
  25. Compensation de la zone de sports ou de loisirs de plein air/ZIU Zone de sports ou de loisirs de plein air Bruxelles-Environnement et la Commission royale des Monuments et des Sites demandent d'agrandir la zone verte à créer, car ils la jugent trop faible. La Ville de Bruxelles déplore que ce projet réduise encore les espaces verts présents dans cette partie du territoire bruxellois et aura pour conséquence l'abattage de 55 arbres et la réduction importante de l'espace vert. Elle suggère de compenser cette perte par la création d'une nouvelle zone verte dans le cadre du réaménagement de l'ancien site de l'Otan. La Commission soutient la CRMS et la Ville de Bruxelles qui demandent une compensation pour les espaces verts supprimés pour les besoins du projet. Elle souligne, ainsi, la suppression de 4,3 ha de zone de sports ou de loisirs de plein air (ZSLPA). Une réponse de compensation alternative doit être trouvée. Elle pourrait être prévue sur l'ancien site de l'OTAN qui devra faire l'objet d'un réaménagement prochainement. D'autres réponses alternatives devraient être envisagées à proximité. La Commission rappelle, par ailleurs, que ces compensations sont demandées par le Plan Nature. ZIU La Commission estime qu'une compensation doit être trouvée pour la perte de 4,2 ha de zone d'industrie urbaine. Elle souligne la nécessité de maintien d'industries en région bruxelloise et rappelle à cet effet son avis sur le PRDD, à savoir que le plan industriel en préparation et annoncé dans la stratégie 2025 devra être pris en compte. 2.
  26. Station Constitution Des réclamants pointent les risques que comportent les travaux relatifs à la station Constitution sur le patrimoine (mise en péril du Palais du Midi, anéantissement de l'aménagement de qualité et des plantations réalisées avenue de Stalingrad). La Commune de Saint-Gilles se montre favorable au projet et considère que cela aura des impacts positifs sur le fonctionnement du réseau et sa sécurité. La Commission souligne qu'une demande de permis a déjà été introduite pour cette partie. Le projet tel que proposé aujourd'hui confirme cette demande, avec une amélioration pour cette station sous l'avenue de Stalingrad. 2.
  27. Tunnel avenue Besme et station Albert Les réclamants estiment que le projet aura un impact négatif sur la qualité de l'espace public et l'itinéraire cyclable existant. La Commission estime que cette question relève du génie civil et ne concerne pas directement le PRAS. La Commission soutient le projet de créer ce tunnel sous l'avenue Besme, pour assurer la capacité de stockage en station terminale d'autant que la station Albert a déjà été conçue pour les aménagements proposés. La Commission reconnaît, par ailleurs, l'intérêt de prolonger le tram de grande ceinture vers Anderlecht, via le boulevard Paepsem. 2.
  28. Autres impacts Impact sur le commerce de surface De nombreux observateurs s'inquiètent de la création de commerces dans les stations et relèvent la concurrence qu'ils représenteront pour le commerce situé en surface. La Commission souligne l'impact important qu'aura le passage d'un mode de transport de surface vers un mode de transport souterrain sur les commerces. En effet, un transport de surface offre une visibilité aux commerces que n'offre pas un transport souterrain. Ces derniers constitueront, en outre, une concurrence directe pour les commerces existants. De plus, la Commission souligne, à l'instar de la CRM et du CESRBC qu'un réseau de surface contribue à la vie économique de quartier et resserre les liens sociaux, ce que ne peut offrir le transport souterrain avec une desserte entre stations plus espacée. La Commission estime dès lors qu'il faut prendre des mesures de soutien pour ces commerces. La Commission souligne également l'importance de la présence de stationnement pour les commerces existants. Les emplacements supprimés en voirie devront être compensés. Impact sur la vitalité du tissu local De façon plus générale, la Commission rappelle l'objectif repris au PRDD du développement d'une ville de proximité. Dans cette optique, il s'agit de trouver les services nécessaires à la vie quotidienne à proximité des lieux de résidence. La Commission souligne l'impact qu'aura ce projet sur les espaces urbains et plaide pour qu'une approche urbaine durable soit développée pour l'ensemble des quartiers desservis par le métro, dans le but d'y maintenir une qualité de vie. A propos de l'ensemble des quartiers desservis par la nouvelle ligne de métro projetée, la Commission rappelle qu'il existe un instrument créé par la Région et qui semble être négligé par les responsables des études : le Monitoring des Quartiers. Cet outil se doit d'être utilisé pour la réflexion urbanistique des quartiers concernés et donc constituer les supports des compléments d'études d'impacts demandés car ils permettent une meilleure approche urbanistique des lieux d'implantation des futures lignes et stations de trams, de métros mais aussi de RER et de bus tant régionaux qu'inter-régionaux par rapport à leurs quartiers environnants. Les quartiers concernés (sous réserve de la précision du tracé) pour la partie Nord de l'étude sont les quartiers n° : 21 Quartier Nord, 23 Collignon, 80 Helmet, 81 Gare des Schaerbeek, 79 Paix, et éventuellement les n° 801 Industrie : OTAN et 78 Haren. Impact sur les valeurs immobilières Le Conseil économique et social regrette que le RIE n'aborde pas la question de l'impact du projet sur les valeurs immobilières. Il demande un complément d'étude sur ce point. La Commission fait observer qu'une ligne de métro a un impact inévitable sur la valeur des biens immobiliers situés dans les quartiers qu'il traverse. La question de la captation de la plus-value révèle un problème au niveau de la fiscalité immobilière. La Commission recommande de lancer une réflexion pour que cette fiscalité soit plus équitable et tienne compte de la réalité, en fonction des lieux, ... Par ailleurs, la Commission recommande d'élargir la question : il ne s'agit pas seulement de rencontrer la question fiscale, mais aussi de prévoir les moyens d'un développement territorial adapté qui permette la convivialité locale (création de crèches, d'équipements de quartier, etc). 2.
  29. Choix de la technique Des réclamants s'inquiètent du choix de la technique de construction par tunnelier. Ils s'interrogent sur la pertinence du tracé, dans la mesure où ce dernier est déterminé par le choix de la technique de construction. D'autres considèrent que les choix techniques auront un impact non négligeable sur le service, rendant l'accès aux stations plus long et moins sécure. Ils déplorent que le RIE n'ait pas analysé l'impact des différentes techniques. Certains réclamants, dont la Commune d'Uccle, demandent de choisir la technique du bitube, moins coûteuse, plus sûre et plus pratique pour les usagers. Comme le RIE le relève, le choix de la technique a des impacts importants sur la profondeur des stations, leur coût et leur gestion future. La Commission souligne toutefois que les considérations techniques ne relèvent pas du PRAS. Elle demande que les remarques des réclamants qui n'auraient pas été étudiées dans le RIE le soient. 2.
  30. Autres modifications au PRAS : Parking de dissuasion Des réclamant invitent le Gouvernement à modifier la carte N° 3 des affectations en y ajoutant un P à Bordet, de manière à pouvoir y aménager un P+R à l'avenir. La Commission est d'avis qu'une approche interrégionale est nécessaire sur la question des parkings de dissuasion. Elle s'en est faite l'écho au sein de son avis sur le PRDD. La logique veut que les parkings de dissuasion (P+R) se situent hors Région Bruxelloise. La Commission s'interroge sur un choix d'un P+R à Bordet. Pourquoi, en effet, utiliser le foncier disponible à Bruxelles pour ce type d'infrastructure qui offre peu de possibilités de densification ? Une solution pourrait être trouvée avec la Région flamande pour son implantation à Diegem qui offre des disponibilités en matières de terrain, de gare déjà présente, ... Elle estime que cela fait partie d'une réflexion transrégionale et d'un plan général. 2.
  31. Délai de réalisation et de chantier De réclamants, dont la Commune de Schaerbeek et la Commission régionale de Mobilité insistent pour un délai de réalisation rapide du métro en lui-même, mais également des réaménagements de surface. Ils craignent les conséquences d'un tel chantier sur les commerces, la mobilité de la petite ceinture et l'organisation du marché du Midi. Bien que ne relevant pas du PRAS, la Commission demande que tout soit mis en oeuvre, afin que les nuisances du chantier soient minimisées autant que possible (voir régisseur, point 2.5). 2.
  32. Expropriations Des réclamants demandent à être informés des expropriations nécessaires pour la réalisation de ce chantier. La question de l'expropriation n'est pas de la compétence du PRAS. La Commission estime qu'il s'agit de considérations juridiques liées à la propriété immobilière et qu'il y a lieu de traiter ces réclamations dans ce cadre. Toute expropriation est liée à une information préalable. Ces réclamations ne sont pas pertinentes.
  33. Conclusions 3.
  34. Pertinence d'un métro et préalables au projet Les auditions et l'examen des réclamations ont fait apparaître la complexité de ce dossier. Comme elle l'a relevé, la Commission est invitée à remettre un avis sur une demande de modification du PRAS alors qu'un ensemble de décisions ont déjà été prises par le gouvernement. Elle estime que cette modification du PRAS aurait dû intervenir plus tôt dans le processus. Si elle ne se montre pas opposée à la réalisation d'un métro elle en appelle à une réelle réflexion urbanistique du projet. Elle rappelle les fondamentaux qui constituent, selon elle, un préalable pour tout projet : La nécessité de développer une vision métropolitaine. Cela implique la concertation et coordination entre les différentes régions, mais aussi entre les différents opérateurs de transport, La nécessité de répondre aux besoins de tous usagers et spécifiquement aux besoins des Bruxellois en matière d'offre de transport en commun, La nécessité de produire l'étude urbanistique approfondie des quartiers concernés par le passage des futures lignes de transports publics ainsi que chacune de leurs stations ou arrêts correspondants en se fondant sur l'instrument d'analyse et de réflexion créé par la Région, c-à-d. : le Monitoring des Quartiers (dont question ci-avant au point 2.
  35. Impact sur la vitalité du tissu local). La nécessité de chercher à renforcer la qualité de la vie en ville et des quartiers concernés au travers d'une réflexion sur la dimension urbanistique du projet et la réorganisation du réseau de surface, entre autres. 3.
  36. Politiques de transport en commun complémentaires La Commission est d'avis que ce dossier peut contenir diverses phases d'exécution. Des réaménagements de surface sont possibles dans un premier temps qui permettraient d'offrir une réponse aux besoins locaux. Le métro est une solution infrastructurelle structurante destinée aux déplacements rapides, sur de plus longues distances. Les deux modes - de surface et souterrain - sont complémentaires et doivent être traités ensemble. A cet égard, la Commission demande une réflexion sur le maintien du tram 55 dès lors qu'on en maintient les rails. La Commission juge indispensable également d'envisager la mobilité en exploitant tous les modes possibles et en mettant en application l'intégration tarifaire. 3.
  37. Modification de la carte N° 6 des transports en commun Comme elle l'a exprimé dans sa réponse aux réclamations, la Commission estime que le PRAS n'est pas l'instrument le plus approprié pour traiter de la question stratégique du métro. Cette question devrait être traitée au sein du PRDD, dans le cadre d'une vision générale de l'organisation des transports en commun en RBC. Elle défend l'idée du retrait de la carte 6 du PRAS ou du moins du retrait de son caractère réglementaire car il fige une situation et ne permet pas d'évoluer en fonction du résultat des études. La Commission rappelle que les travaux sont prévus selon deux échéances : la réalisation d'un métro entre Albert et la gare du nord à l'échéance 2023, la réalisation du métro entre la gare du nord et Bordet à l'échéance
  38. Elle défend l'idée que la modification du PRAS pourrait se concentrer sur les aspects de ce projet qui demandent à être résolus dans l'immédiat, à savoir la station Albert et la station Constitution. Elle n'est pas opposée au principe d'une liaison de haute performance nord-sud, mais est d'avis que le tracé entre Liedts et Bordet pourrait encore être affiné. Elle constate, en effet, que certaines questions se posent encore, dont celles relatives à l'intégration urbanistique du projet et à ses aspects techniques. Elle insiste pour que ce projet ait un réel intérêt positif sur la ville. Elle est d'avis qu'il ne faut pas fermer la porte à l'analyse plus fine de certaines alternatives. Il ne faudrait pas que les débats en cours concluent à de nouvelles adaptations nécessaires du tracé et à d'autres modifications ultérieures du PRAS. 3.
  39. Modification de la Carte des affectations n° 3 Au vu des réclamations et des auditions, la Commission conclut qu'il ne lui semble pas utile de modifier la carte n° 3 des affectations pour le square Riga. Des solutions techniques doivent pouvoir être trouvées qui pourraient être mises en oeuvre sans cette modification. La modification de la zone de sports ou de loisirs de plein air, à l'emplacement du dépôt de Haren, devrait être compensée. Enfin, la zone d'industries urbaines pourrait être compensée par la construction de surfaces destinées à de l'activité économique au-dessus du dépôt. » Vu le rapport d'évaluation de l'impact sur les femmes et les hommes, appelé `test genre', requis par l'article 3, 2° de l' ordonnance du 29 mars 2012Documents pertinents retrouvés type ordonnance prom. 29/03/2012 pub. 13/04/2012 numac 2012031171 source region de bruxelles-capitale Ordonnance portant intégration de la dimension de genre dans les lignes politiques de la Région de Bruxelles-Capitale fermer portant intégration de la dimension de genre dans les lignes politiques de la Région de Bruxelles-Capitale et par l'article 13 de l'arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale du 24 avril 2014 portant exécution de cette ordonnance; REPONSES AUX AVIS, OBSERVATIONS ET RECLAMATIONS EMIS CONFORMEMENT A L'ARTICLE 25, §§ 4 ET 5, DU COBAT Généralités Considérant que le Departement Omgeving de la Région flamande n'a pas de remarque sur le projet en lui-même; Considérant que la CRD prend bonne note des antagonismes révélés par l'enquête publique; Qu'elle est favorable à la création d'un réseau de transports en commun performant dans l'objectif de diminution de la congestion et du développement d'une offre alternative de transports en commun; Qu'elle est d'avis que la mise en place d'une liaison de transports en commun aura pour effet d'augmenter la capacité du transport public; Qu'elle pense qu'il est pertinent de prévoir cette offre supplémentaire au sein du cadran nord-est où la densité de population est importante et où les projections démographiques prévoient une croissance; Considérant que la CRD constate suite aux auditions et l'examen des réclamations la complexité de ce dossier; Qu'elle est invitée à remettre un avis sur une demande de modification du PRAS alors que, selon elle, un ensemble de décisions ont déjà été prises par le Gouvernement; Qu'aussi, elle estime que cette modification du PRAS aurait dû intervenir plus tôt dans le processus; Qu'elle ne se montre pas opposée à la réalisation d'un métro mais appelle à une réelle réflexion urbanistique concernant la mise en oeuvre du projet et notamment à l'analyse et aux réflexions préalables sur une vision métropolitaine (impliquant concertation et coordination entre les différentes régions, mais aussi entre différents opérateurs de transport) sur la nécessité de répondre aux besoins de tous les usagers et spécifiquement aux besoins des bruxellois en matière d'offre de transport en commun, sur la nécessité de chercher à renforcer la qualité de la vie en ville et des quartiers concernés au travers d'une réflexion sur la dimension urbanistique du projet - en s'appuyant sur l'outil d'analyse et de réflexion développé par la Région qu'est le Monitoring des Quartiers - et la réorganisation du réseau de surface entre autres; Qu'elle souligne l'importance du traitement des aménagements de surface, de complémentarité des réseaux de surface et locaux, de l'intégration tarifaire; Considérant que Bruxelles Environnement appuie le projet de liaison nord-sud en tant que proposition d'alternatives durables à la voiture personnelle; Considérant que la Commune de Schaerbeek, la Ville de Bruxelles, la Commune de Saint Gilles, la Commune d'Evere et un réclamant accueillent favorablement le projet dans la mesure où il répond aux problèmes de saturation des transports en commun sans capacité d'extension, à une densification du tissu et qu'il vise aux objectifs régionaux de baisse de la pression automobile et du report modal vers les transports en commun ou les modes de déplacement actifs; Considérant que la Commune d'Evere est convaincue que cette liaison entrainera une amélioration importante en termes de mobilité, en impacts socio-économiques et environnementaux ainsi qu'une amélioration de la qualité de l'espace public pour ses citoyens et se réjouit donc du projet; Considérant que la Ville de Bruxelles salue les efforts consentis pour renforcer les synergies entre réseau de transports, pour augmenter la capacité et en ce sens, soutient les objectifs généraux du projet de modification; Considérant que la Commune d'Anderlecht accueille favorablement le projet en raison de la meilleure distribution et connexion du réseau de transports en commun régional, de l'offre améliorée pour les Anderlechtois qu'il permet; Qu'elle juge que le choix d'un itinéraire de transports en commun en site indépendant libèrera la liaison des embarras de la circulation de surface et en garantit l'efficacité; Considérant que la Commune d'Uccle émet, sous réserve du suivi de ses observations, un avis favorable au projet; Considérant que des réclamants s'inquiètent de l'impact négatif du projet sur leur quartier, les logements, le confort de vie que l'amélioration des conditions de circulation et de stationnement ne compenserait pas; Considérant que des réclamants font part de leur avis défavorable sur le projet de modification du PRAS car ils estiment que les incidences négatives seraient importantes, que l'évaluation des impacts et alternatives serait incomplète, que l'information du public aurait été insuffisante, que les constats seraient biaisés ou erronés; Qu'ils demandent au Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale de renoncer au projet; Considérant qu'un réclamant conclut que la réalisation du projet serait une solution partielle et inefficace aux problèmes de transport bruxellois; Considérant qu'un réclamant invoque l'absence de bénéfice pour les habitants des communes non desservies ou pour les populations fragiles, pour lesquelles les performances du projet ne pourraient compenser les difficultés d'accès aux quais et le sentiment d'insécurité; Considérant que l'Administration (Perspective) évalue le projet comme conforme aux plans et priorités régionales; Qu'elle considère positivement le projet dans la mesure où il constitue un axe majeur de transport en commun améliorant la mobilité, l'attractivité et l'aménagement territorial selon le principe de la ville multipolaire; REPONSE Considérant que l'un des principaux objectifs de la modification du PRAS relative à la liaison de transports en commun de haute performance « nord-sud » vise précisément à améliorer significativement la desserte en transport en commun du nord de la Région; Que le Gouvernement estime qu'un cadran nord mieux desservi gagnera en attractivité, en qualité de vie, contribuera à lutter contre la congestion; Qu'en outre, le GRBC a fondé sa décision sur la base des conclusions du RIE, lequel conclut que la liaison de transports en commun constitue la solution la plus appropriée aux besoins recensés; Que le RIE est complet; Que le Gouvernement y a trouvé tous les éléments nécessaires à sa décision; Que le Gouvernement juge qu'une desserte directe par un itinéraire de transports en commun en site indépendant structurera et renforcera durablement le réseau régional de transports en commun tel que démontré par le RIE; Que la réflexion urbanistique autour du projet et des aménagements de surface ne relève pas de la modification du PRAS mais de la procédure de permis d'urbanisme; Qu'une éventuelle réorganisation du réseau de transports en commun de surface ne relève pas davantage de la présente procédure; Que l'évaluation des incidences environnementales a intégré l'analyse des plans et programmes pertinents approuvés par la Région flamande et que l'avis du Departement Omgeving de la Région flamande a été sollicité dans le cadre de la présente procédure de modification du PRAS; Que le rapport sur les incidences environnementales s'est en outre appuyé sur les outils statistiques et d'analyse pertinents à l'échelle régionale, en ce compris le Monitoring des Quartiers. Hiérarchie des plans et modifications ponctuelles du PRAS Vue globale PRDD Considérant que le Conseil de l'Environnement, et la CRD regrettent que la modification intervienne alors que le projet de Plan Régional de Développement Durable (PRDD) n'est pas adopté car ils considèrent que ce dernier doit donner une vision globale à laquelle les projets doivent s'insérer; Que la CRD souligne qu'il serait souhaitable que le PRDD soit approuvé avant toute entame de modification du PRAS de sorte que le PRDD donne la vision globale stratégique et anticipe les diverses modifications et rappelle que le PRAS doit donner une ligne directrice pérenne à l'affectation du sol, base d'une sécurité juridique; Que le Conseil de l'Environnement et des réclamants demandent une adoption du PRDD préalable à toute modification du PRAS; Considérant que des réclamants estiment que le projet de métro, s'il est bien mentionné dans le projet de PRD durable (PRDD) en cours d'adoption, a fait l'objet de vives critiques durant l'enquête publique du PRDD; Qu'ils rappellent que le PRDD doit donner une vision stratégique de Bruxelles à l'horizon 2040 y compris sur la mobilité et que ce texte n'a pas été approuvé; REPONSE Considérant que le Gouvernement rappelle que le projet s'inscrit dans l'ensemble des décisions de principe, dans les différents plans de la Région depuis plusieurs années; Que la modification du PRAS ne requiert plus une modification préalable du PRDD; Que le législateur a spécifiquement modifié le CoBAT pour éviter cette démarche; Que le projet est conforme au plan IRIS 2 ayant valeur de Plan Régional de Mobilité (PRM); Que le projet de PRDD approuvé par le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale en date du 18 octobre 2016 reprend la liaison nord-sud comme projet majeur de mobilité. MULTIPLICATION DES MODIFICATIONS PONCTUELLES DU PRAS Qu'un réclamant déplore que le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale modifie le PRAS successivement pour répondre à ses projets ponctuels; Considérant que le Conseil Economique et Social note que les modifications apportées au PRAS interviennent de plus en plus fréquemment alors même que ce plan doit donner une ligne directrice pérenne quant à l'affectation du sol régional; Qu'il juge que la modification liée au projet de liaison nord-sud aurait notamment pu être intégrée à la modification de mai 2013; Qu'un réclamant fait siennes ces remarques; Considérant que la Commission Régionale de Mobilité et le Conseil Economique et Social demandent par ailleurs au Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale de modifier le PRAS plus généralement de sorte de permettre la réalisation des projets de mobilité à l'échelle régionale; REPONSE Considérant que le Gouvernement rappelle les possibilités de modification du PRAS ouvertes par le CoBAT et que le choix de cette procédure est de son opportunité; Qu'en outre, les récentes procédures de modification du PRAS ont chacune un but spécifique qui répond à un besoin impérieux d'intérêt général; Considérant que le Gouvernement met en exergue la nécessité de modifier le cadre règlementaire régional pour permettre la réalisation de l'itinéraire de transports en commun en site indépendant; Qu'il souligne l'ampleur du projet et l'impératif temporel; Qu'autant que faire se peut, il envisage de procéder, ultérieurement, à la modification du PRAS suite à l'approbation du PRDD tel que prévu par l'article 27, § 1er, du CoBAT en vue de conformer le cadre règlementaire au projet de développement porté par le PRDD et notamment les projets régionaux en matière de mobilité, d'activités économiques. Chevauchement entre procédures Considérant que l'Administration (Perspective) et la CRD s'interrogent sur la confusion liée à la concomitance de communication des différents avant-projets et du projet; Que la Commune de Schaerbeek relève les différentes procédures en cours liées au dossier; Que la CRD pointe que la demande de PU pour la mise en oeuvre partie nord du projet a déjà été introduite; Qu'un réclamant juge contradictoire la communication sur le projet (délivrée par la Commune de Schaerbeek en l'absence de représentants de la Région de Bruxelles-Capitale) présentant le projet, ses alternatives comme "proposés" alors même que des riverains ont reçu des courriers en recommandé les informant que leur propriété serait impactée par le tracé; Qu'en outre la CRD s'interroge sur la méthode suivie par le Gouvernement dans la mesure où ce dernier s'est prononcé sur le tracé de l'itinéraire de transports en commun en site indépendant

(2013)et sur le mode constructif (tunnelier le 8 mai 2014); Qu'elle souligne les échéances de 2023 pour la partie sud du tracé (Midi-Albert) et 2028 pour le tracé nord (gare du nord-Bordet) et en conclut que la modification du PRAS pourrait se concentrer sur les besoins immédiats (Midi-Albert); Qu'elle ne s'oppose au projet d'une liaison haute performance nord-sud mais qu'elle souligne que la qualité du projet et son intérêt réel sur la ville, notamment via sa meilleure intégration urbanistique, est essentiel; Que cet aspect gagnerait à une étude affinée du tracé, de l'intégration entre Liedts et Bordet; Qu'elle est d'avis qu'il serait dommageable de fermer la porte à des analyses plus fines ou que les débats en cours conduisent à des adaptations du tracé ou de nouvelles modifications du PRAS; Considérant que des réclamants font état de leur incompréhension quant à la procédure actuelle, aux possibilités qui leur ont été ou qui leur seront réservées pour exprimer les opinions, préparer une éventuelle expropriation dans les délais, un éventuel impact sur leurs biens; Qu'ils demandent en conséquence que la Région de Bruxelles-Capitale leur donne un aperçu des procédures en cours comprenant les possibilités de s'exprimer; Considérant que des réclamants précisent que leurs questions à Beliris (19/04/2017) sont restées à ce jour (29/10/2017) sans réponse; Considérant que des réclamants attendent une réponse écrite à leurs questions dans un délai de 60 jours à compter de sa réception; REPONSE Considérant que la présente procédure concerne la seule modification des cartes 3 et 6 du PRAS; Qu'eu égard à la hiérarchie des normes, les dispositions du PRAS priment sur les documents et autorisations inférieurs; Qu'en cela, cette modification du PRAS précède et détermine la possibilité de délivrance des PU relatifs au projet; Qu'il est souligné que la présente procédure n'entrave pas la poursuite, tant d'un point de vue de l'étude que du développement, des projets de mobilité en ce compris les projets liés à la liaison dans la mesure où ceux-ci se font à cadre règlementaire inchangé; Que le Gouvernement ne peut être tenu pour responsable des études et contacts et demandes d'ordre urbanistique entrepris par des tiers dans le cadre du projet; Qu'en tout état de cause, Beliris et l'ensemble des acteurs chargés de la mise en oeuvre du projet sont et seront tenus de se conformer à la règlementation en vigueur (actuelle ou définitivement modifiée selon les dispositions du CoBAT) et notamment à celle du PRAS; Que le Gouvernement reprécise que la présente procédure de modification du PRAS a laissé la possibilité aux citoyens, Communes et Instances, d'exprimer leurs avis et faire part de leurs réclamations en ce qui concerne la modification des cartes 3 et 6 du PRAS; Que l'article 26 du CoBAT détermine la forme que doit prendre la réponse aux avis et réclamations, à savoir la forme d'un arrêté motivé; Que les autorisations d'urbanisme et projets ultérieurs feront l'objet des Mesures Particulières de Publicité (MPP), qui seront organisées lors de la procédure d'examen des demandes de permis requis pour la réalisation du projet, au cours desquelles toute personne intéressée sera en mesure de faire part de son avis; Que le Gouvernement rappelle que ses décisions de 2013 et 2014 sont de principe et ne peuvent être considérées comme exécutables et ayant des effets en droit dans la mesure où une modification du PRAS est requise en vue de leur mise en oeuvre éventuelle; Qu'il en est d'autant plus ainsi qu'il ne peut être question pour le Gouvernement d'arrêter une quelconque position relative à la modification du PRAS avant d'avoir été valablement informé de l'impact éventuel de cette modification sur l'environnement et d'avoir été éclairé par les instances consultatives et les observations issues de l'enquête publique; Qu'en outre, il est de l'intérêt de la Région de prévoir et concevoir la mise en oeuvre du projet de liaison nord-sud comme une infrastructure intégrée et unifiée et de ne pas séparer la réalisation de la partie nord de l'extension de la liaison vers le sud; Que le Gouvernement s'estime pleinement informé par le rapport des incidences environnementales, les avis et réclamations recueillis, pour arrêter de manière définitive un nouveau tracé en site indépendant au PRAS. Compatibilité avec d'autres plans et programmes Considérant que des réclamants estiment le projet incohérent avec plusieurs plans ou politiques régionales antérieures; Qu'ils évoquent notamment les précisions du plan IRIS 2 quant à l'extension du métro à la condition que la demande ne puisse être rencontrée par un autre mode de transport public et dans la mesure où les coûts d'infrastructures et d'amortissement ont été étudiés; Qu'ils notent que le plan IRIS 2 entend donner la priorité au transport public en surface sur le trafic automobile alors que le RIE : - pointe le trafic comme désavantage de l'alternative de surface, - démontre l'efficacité d'un péage urbain sur la lutte contre la congestion; Qu'ainsi, ils estiment que le projet et son RIE, dans la mesure où il exclut de développer les transports en commun de surface en raison d'un manque d'espace - jugé réservé au maintien de la capacité de circulation des véhicules privés-, s'inscrivent en porte-à-faux par rapport à la politique régionale; Qu'ils estiment que le projet de PRAS ne s'inscrit pas pleinement dans la vision portée par le PRDD qui entend donner un rôle plus important au réseau ferroviaire; Considérant que la CRD s'interroge sur la pertinence de la carte n° 6 des transports en commun dans le PRAS notamment dans la mesure où des éléments similaires seront intégrés au futur PRM, où la carte n° 6 fige une situation et où le PRAS n'est pas l'outil pour traiter de la vision stratégique du métro; Qu'elle remarque que la carte n° 6 du PRAS ne donne pas une vision intégrée de la mobilité régionale en ce qu'elle ne permet pas une vision combinée de l'offre ferrée et des combinaisons entre offre de transports en commun et chemin de fer; Qu'elle défend le retrait de la carte n° 6 du PRAS ou tout le moins de son caractère réglementaire; Que la CRD estime par ailleurs qu'il est du rôle du PRDD de développer la vision globale de la mobilité en Région bruxelloise et notamment des principes de développement du réseau de transports en commun; Que la CRD suggère que le PRDD contienne une carte reprenant tous les modes de transports en commun (STIB - Metro-Tram-Bus - mais également SNCB dont S, De Lijn et TEC et P+R) et cela à une échelle métropolitaine et fédérale; Qu'elle défend l'idée de la mise en place d'un gestionnaire chargé de centraliser l'offre des différents opérateurs; Qu'une telle vision dans le PRDD aurait eu pour conséquence un encadrement règlementaire plus aisé et clair et une délivrance des autorisations de construire plus fluide; Considérant qu'un réclamant demande un plan de mobilité cohérent à l'échelle de l'aire métropolitaine comme substitut au projet; Considérant qu'un réclamant s'interroge sur la conformité entre projet et plan IRIS2 lequel préconise la complémentarité entre les offres STIB (Société des Transports Intercommunaux de Bruxelles) et SNCB (Société Nationale des Chemins de fer Belges); REPONSE Considérant que le Gouvernement met en avant que le projet de modification du PRAS s'inscrit dans les différentes ambitions portées par la Région dans différents plans, déclarations depuis plusieurs années; Qu'il est normal que le Gouvernement actualise et précise ses volontés en matière de mobilité au fil du temps et des besoins de la population; Que par ailleurs, le projet de modification du PRAS précise les ambitions globales du plan Iris 2 sans entrer en contradiction avec celles-ci; Que la Région étudie par ailleurs un Plan Régional de Mobilité devant se substituer au plan Iris 2 ayant acquis valeur de PRM par l'Ordonnance instituant un cadre en matière de planification de la mobilité et modifiant diverses dispositions ayant un impact en matière de mobilité du 26 juillet 2013; Que ce projet de PRM suit un échéancier parallèle à la modification du PRAS; Qu'à ce titre, il convient pour le Gouvernement de garantir la cohérence de la réglementation; Que, par ailleurs, par nature, le projet de modification du PRAS ne peut comprendre l'ensemble des mesures complémentaires permettant d'atteindre les objectifs régionaux de mobilité; Qu'ainsi, le Gouvernement se réserve toute latitude quant aux mesures complémentaires au projet de liaison nord-sud, en ce compris les mesures d'accès de la Région aux véhicules automobiles; Que, de plus, les conditions d'exploitation et de mise en oeuvre du service public régional de transport en commun ne relève pas de l'échelle du PRAS; Que toutefois, le RIE a tenu compte des changements majeurs pouvant être induits par la mise en oeuvre du projet sur l'organisation globale de la mobilité régionale sans pouvoir préjuger des adaptations fines de l'offre à l'échéance du projet; Qu'en outre, les projets de mise en oeuvre de la liaison nord-sud, qui interviendront ultérieurement, préciseront les conditions locales de circulation et de partage modal; Qu'il est logique que le RIE se base sur la situation existante et projetée pour analyser les impacts environnementaux du projet de modification du PRAS; Que pour cette raison, prendre pour hypothèse les seules ambitions du plan IRIS 2 comme contexte dans lequel s'insère le projet, serait inapproprié; Qu'à ce titre, il n'est pas exact de considérer que le projet s'écarte des dispositions d'autres plans régionaux; Que le RIE analyse deux alternatives de transport en commun de surface dont le tracé a été choisi en vue de garantir au minimum la circulation en double sens de trams, de cyclistes et de piétons, et la circulation automobile en sens unique (la circulation automobile en double sens et le stationnement étant considérés comme facultatifs); Que cette méthodologie contredit l'affirmation selon laquelle le maintien de la capacité de circulation des véhicules privés aurait été privilégié; Qu'en ce qui concerne les ambitions de desserte ferroviaire, le projet s'inscrit dans le cadre et les ambitions prônés par le projet de PRDD; Qu'il convient par ailleurs de préciser que la structure et l'offre ferroviaire présente sur le territoire régional ne relève pas de la compétence régionale; Qu'à ce titre, la Région entend peser sur les décisions en matière de desserte ferroviaire fine, cadencée et pertinente à l'échelle bruxelloise, sans pouvoir en garantir l'effectivité; Que par ailleurs, la remarque de la CRD portant sur les caractéristiques et éléments composant le PRAS, sur l'intégration des éléments structurants de mobilité publique dans le futur PRM ou sur le rôle du PRDD ne relève pas de la présente procédure, qui ne vise qu'à modifier le PRAS; Que le contenu du PRAS est déterminé par le CoBAT; Que, de plus, le PRDD n'est toujours pas adopté à ce jour; Qu'aussi il n'était pas matériellement possible d'assurer la concordance des échéances pour ces 2 plans; Que la remarque n'est donc pas fondée. Considérant que le projet de PRAS s'attache à modifier les cartes 3 et 6 du PRAS; Qu'ainsi que susmentionné, les modalités d'exploitation du réseau de transports en commun bruxellois, en plus encore du réseau ferré de compétence fédérale, sont susceptibles de changement, d'adaptation; Qu'en dépit des incertitudes liées au réseau ferroviaire, l'objectif global du projet est de maximiser la desserte sur l'axe nord-sud régional et de soutenir la meilleure accessibilité en transports en commun du cadran nord-est avec l'ensemble de la Région dans une logique de complémentarité entre modes; Que le RIE a tenu compte des principaux impacts; Qu'à ce titre, la conformité entre plans ne saurait être remise en cause; Qu'en ce qui concerne le caractère règlementaire de la carte 6 du PRAS, cette question ne relève pas de la compétence du Gouvernement mais du Parlement dans le cadre d'une éventuelle réforme du CoBAT. GOUVERNANCE ET PARTICIPATION Considérant que le Conseil Economique et Social insiste sur l'importance d'une gouvernance réussie pour aboutir à une solution ayant une réelle plus-value; Considérant que l'Administration (Perspective) et la CRD estiment que la Région de Bruxelles-Capitale pourrait désigner un coordinateur unique du projet - « régisseur » officiel - chargé de faire le lien entre les citoyens, les communes, les acteurs régionaux et extra régionaux du projet et son chantier; Que la commune de Schaerbeek appelle à une révision de la gouvernance du projet; Considérant que la Commune d'Anderlecht regrette de ne pas avoir été associée officiellement à accompagner régulièrement le développement de l'étude; Qu'elle demande à être associée étroitement au comité de suivi lié à la demande de PU liée au tronçon Anneessens et Gare du Midi; Considérant que la Commission Régionale de Mobilité regrette que Bruxelles Mobilité (BM) n'ait pas été membre du CA du RIE de la modification du PRAS; REPONSE Considérant que la procédure de modification du PRAS est déterminée par l'article 27 du CoBAT, lequel renvoie aux articles 25 et 26 du même code; que cette procédure légale fixe le rôle et la compétence des communes et des instances consultatives; qu'elle a été scrupuleusement respectée en l'espèce; Considérant qu'au surplus, le Gouvernement rappelle que les modalités minimales pour le suivi des études est laissé à l'appréciation du maître d'ouvrage; Que les différents acteurs régionaux et para régionaux de la mobilité ont été impliqués et ont pu préciser leurs positions dans le cadre de l'étude RIE; Que le Gouvernement précise que les demandes d'autorisation ultérieures entreront dans le champ des MPP; Qu'à ce titre, les communes et acteurs concernés seront associées aux procédures et études d'impact liées à la mise en oeuvre du projet. ASSOCIATION SUITE DU PROCESSUS Considérant que de nombreux réclamants demandent la bonne prise en compte des leurs remarques et souhaitent participer aux étapes ultérieures de la procédure; Considérant que la CRD estime qu'une communication de la part du Gouvernement sur les réaménagements de surface, complémentaires au projet, aurait dû accompagner le projet; REPONSE Considérant que les mesures particulières de publicité (MPP) sont régies par le CoBAT et ses arrêtés d'application; Que le présent arrêté apporte une réponse aux remarques et avis relevant du PRAS; Que les autres remarques et avis ne relevant pas du PRAS et réintroduites lors d'autres procédures seront traitées en temps utile, principalement dans le cadre des enquêtes publiques organisées lors des demandes de permis d'urbanisme requis pour la réalisation du projet de liaison haute performance; Considérant pour le surplus que le Gouvernement prend acte de la remarque mais rappelle que les aspects concrets de la réalisation du projet, en ce compris, l'aménagement extérieur des surfaces concernées par la modification ne concerne pas la présente procédure, qui ne vise qu'à modifier le PRAS; Qu'aussi cette observation trouvera réponses dans le cadre des mesures particulières de publicité qui seront organisées lors de la procédure d'examen des demandes de permis requis pour la réalisation du projet. MANQUE D'INFORMATION ET COMMUNICATION Considérant que la Commission Régionale de Mobilité (CRM) regrette de ne pas avoir été suffisamment informée du développement du projet de liaison nord-sud; Qu'elle déplore sa sous-information en général; Considérant que la Commission Régionale de Développement (CRD) relève également le manque d'information en amont tant pour le citoyen, que pour les Instances et regrette que cela induise une forme d'ambigüité où les instances et acteurs du processus doivent se prononcer sur un tracé en l'absence d'information quant à la réorganisation du réseau; Qu'elle enjoint le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale à lui présenter à court terme une perspective globale multi aspects du projet de liaison Albert - Bordet; REPONSE Considérant que le Gouvernement entend la réclamation de la CRM et de la CRD; Qu'il rappelle toutefois que le projet de modification du PRAS n'a pas vocation à traiter directement les aspects techniques du projet de liaison nord-sud; Qu'il souligne que la CRM et la CRD, en tant qu'Instances consultatives, ont été consultées sur le projet en temps utile; Que le projet de modification du PRAS a fait l'objet de présentations en séance et de questions-réponses en date du 18 septembre 2017(CRM) et 18 janvier 2018 (CRD); Qu'à nouveau, l'intervention de la CRM, comme de tous les organismes consultés dans le cadre de la présente procédure, se fonde sur le respect strict des dispositions du CoBAT applicables; Considérant que la Commune de Schaerbeek et des réclamants regrettent le manque d'information de la part de la Région sur le projet; Considérant que des réclamants regrettent qu'aucune publicité spécifique du projet n'ait été prévue aux abords des sites concernés, quand bien même le projet a respecté les modalités de publicité prévue par les textes; Qu'ils s'étonnent que le site internet dédié "metro3.be" n'ait pas fait mention du projet de modification du PRAS; Qu'ils déplorent que les séances d'information et de consultation du public aient été réduites au minimum, se soient tenues en l'absence des porteurs de projet et d'autant plus que la modification ne fera pas l'objet d'une commission de concertation; Considérant qu'un réclamant déplore le manque d'information sur le projet permettant aux citoyens de se prononcer sur le projet; Que ce réclamant s'étonne que même certaines Instances se plaignent de sous-information; Qu'il déplore que l'administration régionale chargée de la planification territoriale ait refusé de présenter le projet de modification au cours de réunions publiques organisées par une Commune et une association; REPONSE Considérant que les modalités d'organisation de l'enquête publique et la liste des documents soumis à cette enquête sont déterminés par le CoBAT; que ces dispositions ont été scrupuleusement respectées dans le cadre de la présente procédure. Considérant qu'un réclamant affirme que le déficit de management pénaliserait le développement des infrastructures de transport public à Bruxelles; Qu'il reporte une hypothétique dilution progressive du savoir-faire et des compétences, et la perte d'influence de Bruxelles Mobilité et déplore ce qu'il considère comme l'absence d'une supervision de haut niveau, compétente pour conduire ces projets; REPONSE Considérant que la présente procédure vise à modifier le PRAS; qu'elle est de la compétence du Gouvernement par application des articles 25 à 27 du CoBAT; Que la modification du plan n'induit pour autant pas automatiquement la réalisation des travaux de liaison envisagés en raison de la nécessité d'obtention de permis d'urbanisme soumis à étude d'incidences; Considérant que le Gouvernement précise que le projet de modification du PRAS se limite à la modification des cartes du plan d'affectation du sol, à l'analyse de l'impact environnemental de ces modifications; Qu'il souligne que les incidences environnementales des aspects techniques du projet de liaison en tant que tels seront étudiés de manière détaillée dans le cadre d'autres procédures, dont notamment les demandes de permis d'urbanisme introduites en vue de la réalisation des travaux requis; Qu'il met notamment en exergue le fait que l'introduction de demande de Permis d'Urbanisme est encadrée par le CoBAT en particulier sur la présentation du contenu concret du projet et sur la participation du public, des Communes et des autres acteurs régionaux; Qu'il a suivi la législation et les obligations de publicité pour le projet de modification du PRAS; Que les Instances, Communes et citoyens ont été invités à se prononcer selon les modalités prévues par le CoBAT et l'arrêté du 23 novembre 1993 relatif aux enquêtes publiques; Qu'il est allé au-delà des obligations de publicité et de participation, en particulier en ce qui concerne l'annonce de l'enquête publique par voie radiophonique, télévisuelle et de presse et la possibilité d'introduire des réclamations dans un délai de 60 jours hors vacances scolaires notamment en annonçant cette enquête sur les sites internet régionaux, en diffusant les spots sur le profil YouTube de l'Administration (Perspective); Que par ailleurs, le Gouvernement ne peut être tenu pour responsable des communications réalisées par des tiers; Qu'en cela, il n'est pas exact de faire grief à la Région de ne pas avoir communiqué; Qu'enfin, le Gouvernement juge les remarques concernant le management du projet de liaison nord-sud comme subjectives et ne relevant pas du PRAS. PARTICIPATION Considérant que le Conseil Economique et Social rappelle l'engagement du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale de concerter en amont les grands projets en matière de mobilité; Considérant que des réclamants remémorent l'engagement du Ministre de la Mobilité d'un processus participatif susceptible d'amender le projet final square Riga; Considérant que la Commune d'Evere demande qu'une participation citoyenne soit mise en place dans le cadre de l'aménagement des abords de stations; REPONSE Considérant que le Gouvernement rappelle que ces projets d'aménagement seront soumis aux MPP et à la concertation selon les modalités précisées par le CoBAT. Divers COMMERCES EN SOUS SOL Considérant que la Commune de Schaerbeek marque son opposition à la création d'espaces commerciaux souterrains venant en concurrence avec l'offre de surface; REPONSE Considérant que le Gouvernement rappelle que le PRAS ne règle pas l'affectation du sous-sol; Que cette question doit être réglée dans le cadre des procédures de permis ultérieures. IMPACT SUR LES COMMUNES Considérant que la Commune de Saint Gilles rappelle que le projet de modification du PRAS constitue une étape administrative de principe permettant le projet de création d'une liaison de transports en commun nord-sud; Qu'elle souligne que celui-ci n'impacte pas directement le territoire communal et que l'impact concret des aménagements requis pour la réalisation du projet de liaison sera examiné dans le cadre des demandes de permis d'urbanisme (PU); Qu'elle note que le projet est déjà avancé dans la mesure où la STIB a introduit une demande de PU relative au projet de station Constitution accompagnée d'une étude d'incidences dont le rapport final est inachevé; ALEAS DU PROJET/DEMANDE D'AUDIT Considérant qu'un réclamant considère la Région de Bruxelles-Capitale comme face à un dilemme; Qu'il appuie la volonté régionale d'investir rationnellement dans des infrastructures lourdes lorsqu'elle est justifiée; Qu'il souligne le coté aventureux du projet tant sur sa mise en oeuvre, son financement, que sur les conséquences qu'il aura sur les autres projets d'infrastructures dans la Région; Qu'il recommande au Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale de faire auditer ce projet par un organisme ou un grand bureau international comparable à ceux qui garantissent le rendement des grands investissements internationaux; REPONSE Considérant que les remarques et observations formulées durant l'enquête publique portant sur les aspects concrets de la mise en oeuvre du projet et notamment celles portant sur le financement de la réalisation de la liaison nord-sud ne concernent pas la présente procédure, qui ne vise qu'à modifier le PRAS; Que certaines de ces remarques et observations trouveront réponses dans le cadre des mesures particulières de publicité qui seront organisées lors de la procédure d'examen des demandes de permis requis pour la réalisation du projet; Que, par ailleurs, les conclusions sur ces thématiques issues des études d'incidences environnementales seront laissées à l'appréciation du Gouvernement par l'intermédiaire de son fonctionnaire délégué. GESTION DES CHANTIERS Considérant que la Commune d'Evere souhaite que ses recommandations notamment en matière d'insertion urbaine du projet, de gestion des chantiers, soient suivies d'effet de sorte de maximiser la qualité du projet et de minimiser son impact sur les habitants; REPONSE Considérant que le Gouvernement rappelle que le projet ne porte que sur la modification des cartes 3 et 6 du PRAS; Qu'il souligne que les incidences plus précises liées aux chantiers, à l'implantation des infrastructures liées à l'itinéraire de transports en commun en site indépendant seront étudiées lors des demandes ultérieures d'autorisations d'urbanisme. ETAPES ULTERIEURES Considérant que la Commission Régionale de Mobilité souhaite contribuer à l'élaboration du cahier des charges de l'étude d'incidences lié au permis d'urbanisme de mise en oeuvre du projet; Qu'elle demande que la participation et consultation du public soient élargies; Qu'elle veillera à l'adéquation entre les périmètres d'aménagement aux abords des stations et l'emprise des stations en vue d'un aménagement de l'espace public de qualité, la gestion et maintenance des nouveaux espaces publics et équipements créés; REPONSE Considérant que le projet soumis à enquête publique relève du PRAS; Que sa mise en oeuvre nécessitera des demandes d'autorisations et la réalisation d'études d'incidences ainsi que des mesures particulières de publicité; Que le CoBAT et ses arrêtés d'exécution ainsi que la législation environnementale encadrent précisément la délivrance de ces autorisations ainsi que le contenu des études d'impacts environnementaux; Que le Gouvernement rappelle que la maitrise d'ouvrage est publique et que la réalisation de la liaison nord-sud répond aux nécessités du service public de transports en commun et ainsi à l'intérêt général; Considérant, enfin, en ce qui concerne la participation de CRM à l'élaboration du cahier des charges des études d'incidences qui seront réalisées dans le cadre des demandes de permis d'urbanisme portant sur la réalisation des travaux, que la procédure d'élaboration est déterminée par l'article 130 du CoBAT; Que la question ne relève donc pas de la présente procédure de modification du PRAS. AVIS PRECEDENTS SUR LES PROJETS Considérant que la Commission Royale des Monuments et Sites mentionne les avis rendus dans le cadre des projets qui composeront le projet de liaison nord-sud; Qu'elle rappelle que ces avis portent sur la station Constitution et le tronçon central dans sa partie impactée par le réaménagement des boulevards centraux; Qu'elle confirme son intérêt de participer à l'élaboration du projet de tunnel Nord-Bordet; Considérant que la Commune d'Anderlecht renvoie vers son avis sur la modification partielle du PRAS "démographique"; INDEPENDANCE Considérant qu'un réclamant estime que l'auteur de projets du RIE n'analyse pas l'ensemble des impacts du projet de liaison nord-sud; Qu'il précise que cette carence ne peut lui être reproché car elle est liée à l'absence de transmission, la transmission incomplète d'information et d'études antérieures; Qu'il constate cette carence notamment dans l'analyse de la station Constitution et du tracé lié; Qu'il rappelle que l'étude de projets d'infrastructures lourdes doit répondre à des impératifs de pente, de rayons de courbure, de conversion rapide et d'absence d'arrêt d'exploitation; Qu'il pourrait en déduire que la STIB sélectionne les informations à transmettre au bureau d'études et aux décideurs; Qu'il souligne que les propositions d'investissement doivent évoquer des alternatives en exposant, si besoin, les motifs de leur rejet; Que dans ce cadre, il estime tentant pour les concepteurs de se substituer aux élus, par la transmission des informations ou leur rétention, pour décider des alternatives à retenir ou à rejeter; Que ces pratiques peuvent conduire à des mal conceptions ou des surcouts évitables; Qu'il rappelle le précèdent lors du chantier de génie civil de la station Beekkant ou d'initiatives non concertées sur l'extension du réseau métro dans les années 1970; Considérant qu'un réclamant demande un meilleur contrôle des organes d'ingénierie, leur transparence et le respect des prescriptions dans l'étude des projets de liaison nord-sud; Considérant que des réclamants s'étonnent que le RIE se base sur des études réalisées par le consortium d'entreprises Bureau Metro Nord (BMN); Qu'ils jugent que le BMN est influencé du fait de sa composition (présence d'entreprises actives dans la construction de métro, de forage); Qu'ils s'étonnent que ces études ne soient pas annexées au RIE; Qu'ils doutent de l'indépendance et de l'objectivité de ces données de base au regard de la nature du bureau BMN quand bien même le bureau d'études RIE n'est pas en cause; Qu'ils considèrent que toute étude préliminaire portant sur l'opportunité, la faisabilité, le choix des tracés, les alternatives, le choix des techniques devrait être annexée au RIE; Considérant que des réclamants demandent de faire réaliser une étude réellement indépendante des différentes manières d'améliorer le transport public et notamment la ligne 55; Considérant qu'un réclamant est interpelé par la déclaration d'un Ministre chargé des fonds Beliris précisant que le diamètre du tunnel et la profondeur étaient figés; Qu'il estime que l'étude BMN serait calée sur ces déclarations sans mise en balance objective; Qu'il souligne de plus, que la technique sous entendue serait plus couteuse; Qu'il donne l'exemple du Grand Paris Express à la technique similaire dont le coût, au lancement des travaux serait déjà réévalué à 25% plus cher; REPONSE Considérant que le Gouvernement s'estime pleinement informé par les avis et réclamations ainsi que par le rapport sur les incidences environnementales et apte à statuer définitivement sur la modification du PRAS; Considérant que l'auteur du RIE a été désigné suivant les prescriptions du CoBAT; Que sa désignation s'est basée sur ses compétences techniques; Qu'il est indépendant et pleinement responsable de ses écrits; Que l'auteur du RIE a basé son analyse sur de multiples sources, citées dans le RIE, ainsi que sur son expertise, et qu'il n'a pas émis de réserves dans ses conclusions quant à d'éventuels biais affectant la fiabilité de données sous-jacentes; Que, sans préjudice de la question des droits de propriété intellectuelle protégeant notamment leur communication, ces études extérieures ne peuvent être considérées comme faisant partie du RIE mais sont à considérer comme des sources de documentation, auxquelles l'auteur du RIE a apporté une lecture critique et argumentée afin d'évaluer leur pertinence et leur exactitude; Que le Gouvernement veille au plein respect des procédures légales et règlementaires gouvernant la présente modification du PRAS; Que la réclamation n'est donc pas fondée. RIE METHODOLOGIE Considérant que des réclamants attendent que le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale refasse le RIE compte tenu des observations reçues listées ci-dessous; Considérant que la Commission Royale des Monuments et Sites apprécie que le RIE traite des espaces structurants; Considérant que la Commune de Schaerbeek relève quelques mentions erronées ou à relativiser : - Nombre d'habitants prévus à mediapark
(3000)en 2030, - Réduction effective de la capacité entrante de l'E40 anticipée dès 2022 plutôt que 2040, - Zone de chalandise du THNS RES très dense et déjà desservie par ailleurs; REPONSE Considérant que le Gouvernement prend acte des précisions apportées par la Commune sur le RIE et considère qu'elles n'impactent pas ses conclusions. Considérant que la Commune d'Anderlecht aurait souhaité que le RIE, en particulier pour la station Constitution, s'appuie, outre sur les éléments déjà recensés, sur des données de terrain de sorte de croiser et de vérifier la pertinence du RIE; REPONSE Considérant que l'auteur de projet RIE a tenu compte de l'ensemble des sources disponibles pour conduire son analyse, notamment les notes, rapports et éléments techniques fournis par les acteurs concernés par le projet de liaison nord-sud mais également les dernières données statistiques disponibles via le monitoring des quartiers. Considérant que la Commune d'Anderlecht rappelle que le PRAS a vocation à déterminer l'affectation du sol et que le projet en créant des pôles de mobilité influera sur l'affectation du sol; Qu'elle aurait souhaité que le RIE étudie l'impact en matière d'affectation de la création de nouvelles stations et particulièrement sur le territoire de la gare du midi, limitrophe de la Commune; REPONSE Considérant que le projet modifie partiellement la carte n° 6 du PRAS; Que cette dernière fixe l'itinéraire de transports en commun en site indépendant ainsi que l'emplacement prévisible des stations; Que l'emplacement des stations est localisé de manière indicative; Que la prescription 0.13 du PRAS dispose que « les travaux d'infrastructure souterrains ne peuvent compromettre l'affectation des terrains ou sont exécutés les travaux et qui ne comportent pas ces infrastructures en surface »; Que, par ailleurs, le RIE a étudié de manière globale les impacts potentiels du tracé; Qu'il sera veillé à ce que les impacts de la mise en oeuvre du projet soient étudiés et qu'ils s'intègrent de manière harmonieuse au tissu urbain existant. Considérant que des réclamants s'interrogent sur la pondération des critères de choix pour déterminer le tracé au détriment des alternatives; Qu'ils jugent que l'aspect social est énorme mais qu'au contraire la motivation du projet (souterrain) sur le critère de mobilité est peu argumenté; REPONSE Considérant que la méthodologie d'étude est clairement exposée dans le chapitre 3 du RIE; Que cette méthode a été validée par le Comité d'Accompagnement; Que le RIE aborde de manière équilibrée l'ensemble des thématiques de l'annexe C du CoBAT; Qu'au-delà de la valorisation des critères les uns par rapport aux autres, le Gouvernement, pleinement informé, statue sur le projet en fonction des informations du RIE. Considérant que des réclamants remarquent que des légendes/explications de figures du RIE en version néerlandaise comprennent des textes en français ne facilitant pas la lisibilité du texte; REPONSE Considérant que ces indications sont cependant très limitées et que cette absence de traduction n'induit aucune difficulté de compréhension dans le chef du public ou de l'autorité. Considérant que la Commission Régionale de Mobilité et des réclamants s'interrogent sur le report modal tel qu'analysé par le RIE; Considérant que la Commission Régionale de Mobilité et des réclamants ne soutiennent pas l'affirmation du RIE selon lequel le projet de modification partielle du PRAS permettrait de diminuer la part modale routière au profit des transports en commun, à contribuer à améliorer le stationnement; Considérant que la CRD relève que le PRAS n'est pas l'outil adéquat pour intégrer les mesures complémentaires (péage urbain, taxation kilométrique intelligente, intégration tarifaire...) en vue de limiter le trafic et la congestion et de favoriser le report modal; Qu'elle souligne que le RIE démontre que le seul projet de liaison nord-sud n'a qu'un effet limité sur le report modal, la congestion ou les émissions de gaz à effet de serre (GES) et recommande en conséquence de prendre des mesures d'accompagnement requises pour limiter la croissance de la congestion automobile; REPONSE Considérant que l'auteur de projet RIE a travaillé sur base des données disponibles, des tendances constatées et des évolutions prônées par les plans et programmes régionaux; Que tout calcul ou méthode d'estimation de report modal à différentes échéances est soumis aux aléas et à l'imprévisibilité; Que le Gouvernement se réserve toute latitude pour mettre en oeuvre des mesures complémentaires en matière de mobilité mais que celles-ci doivent s'envisager dans le cadre d'une liaison de transports en commun nord-sud effective; Qu'en dépit de cette variation, les conclusions du RIE sont fondées et permettent dès lors au Gouvernement de se prononcer en connaissance de cause. Considérant que la Commune de Schaerbeek juge incohérentes les recommandations formulées dans le chapitre urbanisme ("modifier légèrement le projet") et celles du chapitre Faune-Flore ("revoir le tracé ou son mode d'exécution"); REPONSE Considérant que l'auteur de projet RIE a travaillé selon les critères de l'annexe C du CoBAT; Que son suivi implique à l'auteur du RIE d'émettre des recommandations pour supprimer, minimiser ou compenser les conséquences environnementales négatives du projet pour chacune des thématiques analysées; Qu'il appartient au Gouvernement, en présence de recommandations contradictoires au regard de thématiques différentes, de trancher; Qu'il importe pour ce faire que le Gouvernement soit pleinement informé et puisse mettre en balance les recommandations; Qu'à ce titre, la présence de recommandations jugées incohérentes ne constitue pas une faiblesse du RIE mais, au contraire, un gage de qualité dans la mesure où il fournit au Gouvernement une information objective et complète, pour chacun des secteurs analysés. Considérant que des réclamants pointent que la diminution de la part modale des véhicules privées mise en avant dans l'arrêté n'est pas pertinente mais qu'il conviendrait d'exprimer la pression automobile par l'indicateur de kilomètres parcourus; REPONSE Considérant que le projet de modification du PRAS s'applique aux cartes 3 (affectation du sol) et 6 (transports en commun); Qu'il appartient à l'auteur du RIE d'adopter un référentiel clair et compréhensible pour le public; Que le projet de PRDD, document planologique approuvé par le Gouvernement en octobre 2016, utilise cette même unité; Que l'analyse apportée dans le RIE permet par ailleurs de faire la comparaison entre les chiffres avancés de manière relative ou absolue; Que l'analyse du RIE n'en est pas moins pertinente et permet au Gouvernement de se prononcer de manière éclairée sur le projet et ses conséquences environnementales. Considérant qu'un réclamant pointe que le projet et son RIE ne prendraient pas suffisamment en compte la complémentarité avec les autres offres de transports publics (cf. réseau ferroviaire/réseau De Lijn); Considérant que la Commission Régionale de Mobilité regrette que l'analyse des temps de déplacements n'ait pas distingué les usages locaux (desserte locale courte) et régionaux de la future liaison et attire l'attention du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale sur la nécessité d'aménager des correspondances les plus efficaces possibles, notamment pour les usagers du sud de la Région de Bruxelles-Capitale ne profitant pas (encore) de la desserte à haute performance; Que la CRD relève que l'offre de haute performance permet une grande efficacité pour les déplacements de moyenne et grande distance mais peut mettre en péril l'offre locale; Qu'elle demande donc que l`occasion soit saisie pour repenser l'offre de sorte que le réseau de surface soit complémentaire au réseau souterrain et réponde aux besoins locaux; Considérant que des réclamants rappellent que le tram 55 en particulier répond à une demande locale différente de l'offre proposée par le métro; Qu'ils jugent que le RIE : - n'étudie pas suffisamment la recherche de solutions aux problèmes posées par les trajets en transports en commun de surface; - n'objective pas le rôle social et genré joué par la ligne 55; - n'étudie pas la part des trajets locaux et longs des usagers du tram 55; - n'évalue pas suffisamment la suppression de la ligne 55 sur le commerce autour d'Helmet et à proximité du tracé en particulier au regard du projet (souterrain); - n'analyse pas de tracés de surface entre Liedts et Nord et pourtant conclut que l'alternative de surface est "très difficile à gérer", qu'en conséquence le RIE n'apporte pas les éléments clés à la prise de décision; - biaise les alternatives de surface en utilisant des critères discutables tel la double voie de 7 m (cf. position de la STIB sur la vicom), la nécessité de passer à des tramways larges alors même que le matériel actuel peut être optimisé; REPONSE Considérant que le Gouvernement met en avant que la présente modification du PRAS et son RIE porte sur un tracé et l'affectation de quelques parcelles dans la Région; Que, conformément à l'annexe C du CoBAT, le RIE doit étudier les conséquences du projet notamment les usages, l'urbanisme, la mobilité au regard du projet; Que le projet ne porte pas, en tant que tel, de considérations techniques ou d'exploitation précises mais que son analyse dans le RIE se base sur l'utilisation d'un matériel roulant normal et disponible; Que, par ailleurs, la gestion et l'exploitation des lignes de transports en commun en lien ou en connexion avec la liaison projetée n'est pas envisageable au niveau du PRAS; Que le RIE, outre les calculs et études réalisés en propre, fonde son analyse sur une enquête complémentaire et une analyse sur la ligne 55; Que le RIE étudie le serpent de charge de la ligne 55; Que le dysfonctionnement de la ligne de tramway 55 est corroboré par les travaux et expertises (cf. RIE p. 26 chapitre 5). Qu'un réclamant indique par ailleurs que la STIB aurait abandonné son souhait d'exploiter des tramways de 2,65m de large offrant une meilleure capacité; REPONSE Considérant que le chapitre 3 du RIE précise que l'analyse ne porte pas sur des tramways de largeur de 2,65m (dont la mise en exploitation à l'horizon du projet n'est pas crédible et entrainerait des impacts importants) mais prend pour base des tramways présentant les meilleures performances que ceux de 2,3m de large disponibles; Que la réclamation est sans objet. Qu'un réclamant constate par ailleurs que les aménagements envisagés dans le RIE en respectant la norme de 7 m de large ne sont pas convaincants car forcerait voitures et cyclistes à cohabiter sur les espaces de voirie résiduels; REPONSE Considérant que le RIE a tenu compte pour cette hypothèse, d'une circulation partagée cycle-voiture; Que cette hypothèse est théorique et ne présume pas de l'aménagement effectif de la chaussée, lequel ne relève pas de la présente modification du PRAS; Qu'il convenait d'étudier des hypothèses raisonnables pour les alternatives de surface en ce compris la possibilité de faire circuler une ligne de tramway dans les voiries existantes. Qu'un réclamant demande que l'évaluation des alternatives THNS soit réétudiée en se basant sur un site propre d'une emprise de 6m de large à la place de 7 m pris en compte dans le RIE; REPONSE Considérant que le Gouvernement entend créer une liaison de transports en commun à haute performance; Qu'à ce titre, les rames doivent circuler à l'abri des embarras de la circulation; Que dans son analyse des alternatives de surface, le RIE prend pour critère incontournable une assiette de 7 m de large pour l'établissement d'un site propre permettant de garantir une vitesse commerciale suffisante; Qu'en outre, dans un contexte de croissance de la demande de mobilité, que le Gouvernement estime utile de prévoir la transition à terme de l'infrastructure de surface afin de permettre une exploitation par des tramways larges (2,65m) nécessitant en section courante, une emprise de l'ordre de7 m; Que dans cette hypothèse, la réalisation des alternatives de surface, est envisagée comme pérenne et doit prévoir cette évolution; Qu'il n'est donc pas opportun, eu égard aux extensions futures et aux réserves de capacité à prévoir, que le RIE limite son analyse à une assiette de 6 m. Considérant que des réclamants estiment que l'étude réduit artificiellement les capacités de la ligne 55 en prenant le ratio de 3 personnes/m², qu'ils renvoient à l'étude STRATEC démontrant que la jauge de la ligne correspond à celle d'un THNS; Qu'ils pointent que la saturation du 55 en heure de pointe du matin (HPM) n'est pas atteinte selon le critère de 3 personnes/m²; Qu'un réclamant considère que le chiffre de 3 voyageurs par m² d'IRIS 2 est exagéré, que le taux moyen retenu jusqu'alors était de 7 personnes au m²; Qu'il évalue ce chiffre retenu comme ayant des conséquences exorbitantes; REPONSE Considérant que le projet porte sur une modification du PRAS; Que le Gouvernement a donné au plan IRIS 2 valeur de Plan Régional de Mobilité; Que ce plan préconise un ratio de 3 voyageurs/m²; Que ce ratio ne présume en rien de l'usage réel des rames; Que toutefois, il est logique que les projets de la Région respectent les ratios préconisés par ses propres plans; Qu'en tout état de cause, le RIE analyse de manière comparable une offre théorique entre les différents véhicules possibles; Qu'en cela, il permet au Gouvernement de se déterminer en connaissance de cause. Considérant qu'un réclamant souligne que le RIE ne relève que le taux de saturation des tramways existants n'est atteint qu'une fois par heure de pointe; REPONSE Considérant que le RIE porte sur une analyse théorique de l'offre en vue de permettre la comparaison entre différentes alternatives; Qu'il comporte des chiffres permettant d'apprécier l'importance des phénomènes de surcharge du tram 55 actuel, ainsi que sa vitesse commerciale et sa régularité. Considérant qu'un réclamant estime que les arguments avancés dans le RIE démontrant que l'amélioration des performances de la ligne 55 n'est pas possible ne seraient pas cohérents avec les engagements de la Région en matière de report modal et de priorisation donnée au transports en commun; REPONSE Considérant que le projet porte sur une modification du PRAS; Que le Gouvernement s'est prononcé en faveur d'une liaison de transports en commun à haute performance; Que son intérêt est régional; Que le RIE a étudié plusieurs alternatives y compris de surface; Qu'eu égard aux performances de la ligne de tramway 55, de ses capacités d'évolution, le RIE démontre que sa seule adaptation ne peut répondre aux critères de performance et d'offre attendus; Qu'en outre, les mesures complémentaires à la mise en oeuvre projet de liaison n'interviendront qu'ultérieurement, notamment en vue d'atteindre les objectifs du Gouvernement en matière de report modal. Considérant que des réclamants estiment que l'affirmation du RIE relative à la saturation des capacités du tram sur la section Nord-Midi serait inexacte notamment au regard de l'exploitation de la section Albert-Midi; Qu'ils pointent que le décompte de l'offre de la ligne 51 (pouvant par ailleurs être augmentée via un matériel plus capacitaire) n'aurait pas été intégré; Qu'ils pensent nécessaire d'étudier le surcroit de capacités disponibles via l'amélioration des techniques à l'horizon 2030; Considérant qu'un réclamant évalue que les réseaux de surface au nord pourraient avoir une réserve de capacité, que leur exploitation n'empêcherait pas la mise en oeuvre d'un réseau en direction du nord; REPONSE Considérant que le projet porte sur une modification du PRAS; Que le Gouvernement s'est prononcé en faveur d'une liaison de transports en commun à haute performance; Que son intérêt est régional; Que le RIE a étudié plusieurs alternatives y compris de surface mais également les réserves de capacité des réseaux de surface au nord; Que l'étude de combinaison modale pourrait être infinie notamment en considérant la recomposition du réseau STIB passé et/ou actuel; Qu'il n'est pas inenvisageable que le progrès technique permette d'augmenter la fréquence ou les performances de la desserte STIB; Que dans le contexte de forte sollicitation de l'infrastructure en heure de pointe, de croissance démographique et de la demande de mobilité, le projet garantit une offre suffisante; Qu'ainsi le RIE s'attache à comparer des alternatives raisonnables permettant au Gouvernement de statuer en connaissance de cause. Considérant que la Commune de Schaerbeek estime que le RIE est incohérent sur l'évaluation de l'emprise des stations dont les conclusions en matière d'affectation du sol et de recommandations seraient extrêmement localisées; Qu'elle demande que la méthodologie soit revue; REPONSE Considérant que l'auteur du RIE a proposé une méthodologie d'étude qui a été ensuite validée par le Comité d'Accompagnement; Qu'il est important de rappeler que la localisation au PRAS des stations n'est qu'indicative; Que cette méthodologie prévoit une approche uniforme concernant l'analyse de l'impact foncier, à savoir une emprise présumée des stations sur base d'un rectangle de 200m x 50m; Que l'analyse qui en est faite par l'auteur du RIE indique qu'une part jugée suffisante d'espace public est disponible à l'intérieur de ces rectangles pour la mise en oeuvre des stations; Que le RIE présente un ordre de grandeur du nombre d'arbres potentiellement impactés pour la mise en oeuvre des stations, selon la même approche; Que l'étude des impacts précis de mise en oeuvre du projet seront réalisés dans le cadre de procédures urbanistiques ultérieures; Que le Gouvernement estime être suffisamment et pleinement informé sur les incidences potentielles du projet pour pouvoir prendre une décision éclairée sur la présente modification du PRAS. Considérant que des réclamants jugent que l'emplacement de la station Tilleul n'est pas approprié pour répondre aux flux; REPONSE Considérant que le Gouvernement rappelle que l'objet de la présente modification du PRAS concerne notamment la modification partielle du tracé d'itinéraire de transports en commun en site indépendant; Que, par ailleurs, la localisation des stations sur la carte n° 6 est indicative; Que les caractéristiques précises des stations, de leur insertion urbaine seront définies suite à la procédure de permis d'urbanisme, liée à une étude des incidences environnementales et de mesures particulières de publicité; Que ces éléments seront par conséquent à étudier au cours de ces procédures postérieures. Considérant que des réclamants jugent que le RIE du projet minimise tant les effets négatifs du projet que ceci révèle très probablement un agenda caché; Qu'ils estiment que son caractère localisé n'en préjuge pas le caractère négligeable; ETUDE DES PRESCRIPTIONS 27.6 Considérant que la Commune de Schaerbeek pointe que le RIE ne fait pas l'analyse de la prescription 27.6 PRAS (création d'un itinéraire de transports en commun en site indépendant entre CCN et avenue Rogier") alors même que le projet obère la mise en oeuvre de cette disposition ou nécessite des adaptations; Qu'elle demande que le RIE se prononce sur ce point; REPONSE Considérant que le RIE se prononce sur le projet soumis à enquête publique lequel ne comprend pas la mise en oeuvre de la prescription 27.6 du PRAS; Qu'il n'appartient pas à l'auteur de projet RIE de remettre en question les options politiques à la base du projet; Qu'en cela, le RIE se conforme à la jurisprudence du Conseil d'Etat et notamment à celle émanant de l'arrêt CE N° 239.262 du 29 septembre 2017 Avci et consorts; Que par ailleurs, la non reprise de la prescription 27.6 du PRAS dans le projet ne signifie pas que le Gouvernement renonce à sa mise en oeuvre, laquelle pourra intervenir ultérieurement; Qu'en conséquence, il n'appartenait pas au RIE du projet d'étudier spécifiquement les conséquences d'une inscription ultérieure d'un itinéraire de transports en commun en site indépendant; Que de plus, l'inscription d'un itinéraire de transports en commun en site indépendant ne présume pas de la réalisation du projet, laquelle sera étudiée en détail notamment au cours des études d'incidence sur les demandes de PU; Que l'argument selon lequel le projet obère la mise en oeuvre d'une inscription ultérieure d'itinéraire de transports en commun en site indépendant ne tient donc pas; Que la Commune pointe elle-même que la réalisation du projet serait compatible avec la prescription 27.6 du PRAS sous réserve d'adaptations; Que ces adaptations potentielles pourraient être étudiées lors de la mise en oeuvre de la prescription 27.6 du PRAS. ANALYSE DES COUTS Considérant qu'un réclamant appelle le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale à la prudence et à la mesure quant au projet du fait que l'investissement prévu serait très important et basé sur des considérations et études de 2017; Qu'il rappelle que la mise en exploitation de la liaison interviendrait 10 années après décision; Considérant que la Commission Régionale de Mobilité, le Conseil Economique et Social et le Conseil de l'Environnement regrettent que le RIE ne fasse pas mention d'une estimation des couts, ni d'une analyse couts/bénéfices du projet; Considérant que la Commission Régionale de Développement s'étonne, comme certains réclamants, du manque d'analyse socio-économique, notamment en termes de rapport coût/bénéfice; Qu'elle estime cependant difficile d'établir une analyse de coût dans le cadre d'un PRAS, sans connaissance des aspects techniques et conclut que la réflexion serait plutôt de mettre en balance la nécessité de consacrer un tel montant d'investissement dans ce projet, comparativement à d'autres alternatives; Que le Conseil Economique et Social ne méconnait pas le rôle du RIE du PRAS quant à une analyse relative au coût mais juge que cette dernière est indispensable pour lui pour remettre un avis cohérent; Qu'un réclamant prend acte de l'avis du Conseil Economique et Social quant à l'absence de chapitre « coût » dans le RIE; Qu'ils demandent à ce titre un complément d'information (socioéconomique complet) dans le RIE; Considérant que des réclamants déplorent, au regard de l'investissement à consentir, les impacts sur la capacité financière de la Région pour d'éventuels autres projets, l'absence d'étude d'impact financier; Qu'ils jugent que l'investissement public en matière de transports en commun devrait être évalué de manière globale et les investissements réalisés dans les liaisons de transports en commun présentant le meilleur rapport coût-qualité de desserte-amélioration de l'environnement; Considérant que des réclamants sont interpelés par la décision de construire une nouvelle infrastructure de métro alors même que le RER - pouvant apporter une solution importante à la mobilité régionale à longue distance - n'est pas achevé faute de financements; Considérant que des réclamants rappellent que le coût du projet est incomparablement plus élevé que ne le serait une amélioration de la liaison 55; Considérant que des réclamants s'opposent à la poursuite du projet notamment en raison des coûts qu'ils estiment à M€1.8 à 2.5 pour le projet alors même qu'une telle somme réaffectée serait plus bénéfique à tous; REPONSE Considérant que le projet porte sur une modification du PRAS; Que le Gouvernement s'est prononcé en faveur d'une liaison de transports en commun à haute performance; Que le RIE sur un projet de modification du PRAS doit s'attacher à mesurer les impacts prévisibles sur les critères de l'annexe C du CoBAT et de pointer les conséquences potentielles de la conception, dans l'exploitation; Qu'en revanche, il n'est pas pertinent d'analyser le coût des mesures à prendre pour permettre la réalisation du plan tant en investissement qu'en exploitation conformément à la jurisprudence du Conseil d'Etat n° 234.153 du 16 mars 2016 SBS Group; Qu'à ce titre, le RIE n'aborde pas la question de coût. Alternatives ALTERNATIVES DE SURFACE Considérant qu'un réclamant demande que des alternatives de moindre performance mais honorables soient évoquées dans le RIE; Que des réclamants souhaitent que les alternatives de surface soient davantage investiguées; Que la CRD considère que toutes les réflexions portant sur un itinéraire souterrain autre que celui retenu par le projet renvoie de facto à l'organisation du réseau en surface; Qu'il lui semble difficile de se prononcer sur un itinéraire puisque le Gouvernement aurait déjà fait son choix; Qu'elle prend acte des conclusions du RIE démontrant l'intérêt régional de la liaison nord-sud en tant qu'épine dorsale du réseau et de ses recommandations en matière techniques ou d'accompagnement du projet; Qu'un réclamant demande à ce que le RIE prévoit la création d'un tunnel tramway entre la gare du Nord et Liedts permettant de remédier à la saturation actuelle de la trémie de la gare du Nord; REPONSE Considérant que le projet porte notamment sur la modification de la carte 6 du PRAS déterminant l'itinéraire de transports en commun en site indépendant; Que le RIE a analysé des alternatives y compris d'ordre souterrain ou de surface; Que le RIE a par conséquent analysé des alternatives modales notamment en surface et en souterrain sans préjuger des détails d'exploitation de la liaison; Que le Gouvernement confirme que le RIE a bien étudié sur l'ensemble des critères de l'annexe C du CoBAT différentes alternatives notamment de surface choisies sur la base d'une méthodologie précise; Que le RIE a même examiné une alternative consistant à une double liaison de surface; Que le Gouvernement s'est prononcé en faveur d'une liaison de transports en commun à haute performance de sorte de désenclaver le cadran nord de la Région et notamment de pallier aux difficultés rencontrées par la ligne de tramway 55; Que tel qu'énoncé ci-dessus, le Gouvernement rappelle que ses décisions de 2013 et 2014 sont de principe et ne peuvent être considérées comme exécutables dans la mesure où une modification du PRAS est requise en vue de leur mise en oeuvre éventuelle; Qu'il convient de discerner les décisions gouvernementales de portée règlementaire et d'acter le respect du calendrier procédural prévu au CoBAT; Que le Gouvernement fait sienne l'analyse du RIE conférant au projet un intérêt régional de mobilité; Que le Gouvernement prendra en temps utile les mesures complémentaires et déterminera les recommandations d'ordre technique à suivre; Que, par ailleurs, l'analyse de tracés, et plus encore de tracés combinant souterrain et de surface, peut être infinie; Qu'en limitant son étude dans des limites raisonnables, l'auteur de projet suit la jurisprudence du Conseil d'Etat (C.E. 1er mars 2017 n° 237.528); Qu'il a été confirmé par le Comité d'Accompagnement (CA) du RIE qu'une analyse de plusieurs alternatives de surface ou souterraine permet au Gouvernement de statuer en connaissance de cause sur le projet et sur ses impacts; Qu'en conséquence, la réclamation n'est pas fondée. ALTERNATIVES SOUTERRAINES Considérant que la Commune de Schaerbeek et des réclamants estiment à la lecture du RIE, que l'alternative souterraine Nord Bordet/tracé médian via Helmet (NB/MH) est plus favorable que le projet mais pourtant rejetée; Qu'ils demandent au RIE de motiver ce rejet d'alternative; Considérant que des réclamants s'interrogent sur l'étude dans le RIE d'alternatives de surface passant par la rue Gallait au regard de la situation existante en surface et du tracé souterrain; Qu'ils remarquent que le choix entre les alternatives et les critères sont insuffisants notamment en matière d'usage pour les transports en commun et modes actifs ou dans la prise en compte de la prévention du stationnement sur les voies de tram; REPONSE Considérant que le RIE porte son analyse au regard du projet de modification du PRAS; Que l'analyse doit porter sur des alternatives raisonnables; Que l'auteur de projet a étudié des alternatives de surface, souterraine ainsi que leur impact; Que cette analyse ne saurait porter sur des mesures complémentaires ou sur des détails inappropriés à l'échelle du PRAS; Qu'en fonction de l'alternative étudiée, son impact notamment en matière de congestion et de conflit d'usage sur un axe particulier peut varier; Qu'il convient de considérer l'analyse comme une balance entre impacts positifs et négatifs entre critères. ALTERNATIVES DE TRACE/SITE INDEPENDANT Considérant que la Commune de Schaerbeek regrette que le RIE n'étudie pas les extensions possibles au-delà des terminus prévus alors même que la connexion aux autres unités urbaines est un objectif de la stratégie européenne en faveur du développement durable, que les projets de la Région flamande et de De Lijn prévoient la desserte de Bruxelles-Nord depuis le Ring et/ou l'aéroport, que ces liaisons génèrent un risque de concurrence ou de rupture de charge, qu'ils impliquent une stratégie concertée en matière de gestion des flux de navetteurs et de parkings de transit; Qu'en ce sens, la Commune demande que le pôle intermodal Bordet soit considéré comme étape et non terminus; REPONSE Considérant que le Gouvernement souhaite la réalisation d'une liaison de transports en commun de haute performance permettant de relier le nord de la Région au Pentagone et aux communes du sud; Que, même si le coût ne constitue pas un critère à l'échelle du PRAS, ce type de liaison nécessite des investissements considérables; Que le coût induit par la mise en oeuvre et la complexité de mise en oeuvre d'une liaison souterraine ont amené le Gouvernement à limiter à ce stade le projet de tracé à la section Bordet-Albert; Que la réalisation de l'itinéraire de transports en commun et son exploitation requiert de mobiliser un terrain d'une superficie suffisante et répondant à certains critères incontournables; Que le RIE a étudié plusieurs alternatives de localisation et déterminé que le terrain situé à Haren constitue le seul raisonnable; Que par ailleurs sa localisation n'obère les possibilités de prolongation à long terme; Qu'à l'autre extrémité de la ligne, le Gouvernement a déterminé le projet au regard de l'infrastructure de pré-métro existante; Que ce terminus à Albert ne présume pas du tracé définitif de la liaison nord-sud, le tracé pouvant être prolongé dans le cadre d'une modification ultérieure du PRAS; Que par ailleurs, l'inscription du tracé et le changement d'affectation à Haren ne présume pas des modalités de mise en oeuvre du projet en matière d'équipement et d'usage; Que la mise en oeuvre du projet n'est pas du ressort du PRAS mais fera l'objet de demandes d'autorisation spécifiques soumises à études d'incidences; Qu'aussi le Gouvernement confirme le projet tel qu'étudié et soumis à enquête publique. Considérant qu'un récla

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