Loi modifiée du 2 août 2002 relative ä la protection des personnes ä l'égard du traitement des données ä caractère personnel (www.cnpd.lu) Le projet prévoit-il : - le princi
De quoi traite ce texte ?
Cette loi vise à transposer des directives et à mettre en œuvre des règlements européens concernant le secteur financier, notamment pour renforcer la surveillance prudentielle et les exigences de fonds propres des établissements financiers. Elle modifie plusieurs lois existantes pour intégrer ces nouvelles règles.
Pour qui: Les établissements CRR (établissements de crédit et entreprises d'investissement soumis au Règlement (UE) n° 575/2013); La Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF).
L’essentiel
- Pays
- Luxembourg
- Domaine du droit
- Autres dispositions légales
- Articles
- 314
- Source
- legilux.public.lu
- Texte récupéré le
- Explication mise à jour le
Que réglemente ce texte ?
- La transposition de directives européennes sur les entités exemptées, les holdings financiers, la rémunération, les mesures de surveillance et la conservation des fonds propres.
- La transposition de directives européennes sur la capacité d’absorption des pertes et de recapitalisation des établissements de crédit et d’investissement.
- La mise en œuvre de règlements européens sur le ratio de levier, le ratio de financement stable net, les exigences de fonds propres et d’engagements éligibles, et divers risques financiers.
- La modification de plusieurs lois nationales existantes régissant le secteur financier, la défaillance des établissements de crédit, la Banque et Caisse d’Epargne de l’Etat, la commission de surveillance du secteur financier, la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, les services de paiement et le secteur des assurances.
Qui est concerné par ce texte ?
- Les établissements CRR (établissements de crédit et entreprises d'investissement soumis au Règlement (UE) n° 575/2013).
- La Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF).
Quels sont les points clés ?
- La CSSF peut imposer des exigences de fonds propres supplémentaires aux établissements CRR si elle constate des risques non couverts ou insuffisamment couverts par les exigences existantes.
- Ces exigences supplémentaires sont imposées pour couvrir les risques spécifiques aux activités des établissements CRR, y compris l'impact des développements économiques et de marché.
- Les risques spécifiques à l'établissement CRR qui sont exclus ou sous-estimés par les exigences de fonds propres existantes peuvent justifier des fonds propres supplémentaires.
- Les dispositions relatives au processus de surveillance et d’évaluation prudentielle (SREP) sont intégrées dans la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier.
Autres dispositions légales
Texte de loi
Texte de loi
Sommaire (314)
- Art. 53-2 Champ d’application
- Art. 53-3 Exigence de fonds propres supplémentaires
- Art. 53-4 Recommandations sur les fonds propres supplémentaires
- Art. 53-5 Exigences spécifiques de liquidité
- Art. 53-6 Exigences spécifiques de publication
- Art. 53-7 Autres exigences et mesures spécifiques
- Art. 53-8 Champ d’application
- Art. 53-9 Processus d’évaluation de l’adéquation des fonds propres internes
- Art. 53-10 Processus d’évaluation de l’adéquation des liquidités
- Art. 53-11 Champ d’application
- Art. 53-12 Gestion des risques
- Art. 53-13 Comités spécialisés
- Art. 53-14 Fonction de contrôle des risques
- Art. 53-15 Risque de crédit et de contrepartie
- Art. 53-16 Risque résiduel
- Art. 53-17 Risque de concentration
- Art. 53-18 Risque de titrisation
- Art. 53-19 Risque de marché
- Art. 53-20 Risque de taux d'intérêt inhérent aux activités hors portefeuille de n
- Art. 53-21 Risque opérationnel
- Art. 53-22 Risque de liquidité
- Art. 53-23 Risque de levier excessif
- Art. 53-24 Champ d’application
- Art. 53-25 Mise en œuvre du processus de contrôle et d’évaluation prudentiels
- Art. 53-26 Critères techniques du contrôle et de l'évaluation prudentiels
- Art. 53-27 Analyse comparative prudentielle des approches internes pour le calcul
- Art. 53-28 Examen continu de l'autorisation d'utiliser des approches internes
- Art. 53-29 Tests de résistance prudentiels
- Art. 53-30 Programme de contrôle prudentiel
- Art. 53-31 Champ d’application
- Art. 53-32 Portefeuilles de référence
- Article 53-2 25/41
- Article 53-5 Le nouvel article 53-5 reprend l’article 28 du règlement CSSF qui assu
- Article 53-6 Le nouvel article 53-6 correspond à l’article 29 du règlement CSSF et
- Article 53-7
- Article 53-8 Le nouvel article 53-8 vise à définir le champ d’application de la sou
- Article 53-9
- Article 53-10 Le nouvel article 53-10 reprend l’article 19, paragraphe 1er, du règle
- Article 53-11 Le nouvel article 53-11 vise à définir le champ d’application de la so
- Article 53-12 Le nouvel article 53-12 reprend l’article 6, paragraphes 1 à 3, du règ
- Article 53-13
- Article 53-14
- Article 53-26 L’article 53-26 a pour objet de clarifier les critères techniques sur
- Article 53-27 Le nouvel article 53-27 reprend l’article 23 et transpose l’article 78
- Article 53-28 32/41
- Article 53-29 Le nouvel article 53-29 transpose l’article 100, paragraphe 1er, de la
- Article 53-30 Le nouvel article 53-30 correspond à l’article 26 du règlement CSSF et
- Article 53-31 Le nouvel article 53-31 reprend l’article 2, paragraphe 2, du règlemen
- Article 2 Le Conseil d’État indique sa préférence pour la reprise du texte de la
- Article 4 Le Conseil d’État s’interroge sur l’opportunité d’introduire une défin
- Article 10
- Article 28 Afin de donner suite à l’opposition formelle du Conseil d’État à l’éga
- Article 72
- Article 76
- Article 81 À l’endroit de l’article 60, paragraphe 1er, de la loi modifiée du 18
- Article 94 Pour donner suite à la précision du Conseil d’État quant à la nécessit
- Art. 1er L’article 1er de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur f
- Art. 2 L’article 3 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 3 A l’article 5, paragraphe 1bis, de la même loi, il est ajouté un nouve
- Art. 4 L’article 6 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 5 L’article 7, paragraphe 1er, de la même loi est modifié comme suit
- Art. 6 A l’article 11, paragraphe 4, lettre a), de la même loi, les mots «, à
- Art. 7 A l’article 12, paragraphe 2, alinéa 2, de la même loi, les mots « et
- Art. 78 A l’article 17, paragraphe 1bis, alinéa 3, de la même loi, la phrase s
- Art. 89 L’article 19, paragraphe 1bis, de la même loi est modifié comme suit
- Art. 910 A l’article 32 de la même loi, il est inséré un nouveau paragraphe 4bi
- Art. 1011 A la suite de l’article 34 de la même loi, sont insérés deux nouveaux
- Art. 34-1 Définitions
- Art. 34-2 L’approbation des compagnies financières holding et des compagnies fin
- Art. 34-3 L’approbation des compagnies financières holding et des compagnies fin
- Art. 34-4 Entreprise mère intermédiaire dans l'Union européenne
- Art. 1112 L’article 38 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 1213 A l’article 38-1 de la même loi, les alinéas suivants sont insérés apr
- Art. 1314 L’article 38-2 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 1415 A l’article 38-3, paragraphe 3, de la même loi, les mots « du 18 décem
- Art. 1516 L’article 38-5 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 1617 L’article 38-6 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 1718 A l’article 38-10, alinéa 1er, de la même loi, les mots « et i) » sont
- Art. 1819 A l’article 44-2, paragraphe 2, de la même loi, le point final à la fi
- Art. 1920 A la suite de l’article 44-2 de la même loi, il est inséré un nouvel a
- Art. 2021 A l’article 45 de la même loi, il est inséré un nouveau paragraphe 3bi
- Art. 2122 L'article 49 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 2223 L’article 50-1 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 2324 L’article 51 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 2425 A l’article 51-18, il est ajouté un nouveau paragraphe 6 prenant la te
- Art. 26 À la partie III, chapitre 4, de la même loi, il est inséré une nouvell
- Art. 2725 L’article 52 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 28 À la suite de l’article 52 de la même loi, il est inséré une nouvelle
- Art. 2926 L’article 53 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 3027 L’article 53-1 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 31 À la suite de l’article 53-1 de la même loi, il est inséré une nouvell
- Art. 32 À la suite du nouvel article 53-32 de la même loi, il est inséré une n
- Art. 3329 A l’article 54 de la même loi, il est inséré un nouveau paragraphe 3bi
- Art. 3430 A la partie III, chapitre 5, de la même loi, à l’intitulé les mots « L
- Art. 35 L’article 59-1 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 3632 L’article 59-2 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 3733 L’article 59-3 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 3834 L’article 59-4 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 3935 L’article 59-5, alinéa 1er, de la même loi est modifié comme suit
- Art. 4036 A l’article 59-6 de la même loi, l’alinéa 2 est supprimé
- Art. 4137 L’article 59-7 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 4238 L’article 59-9 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 4339 L’article 59-10 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 4440 L’article 59-11 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 4541 L’article 59-13 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 4642
- Art. 59-13ter Restrictions applicables aux distributions en cas de non-respect de l'
- Art. 59-13quater Non-respect de l'exigence de coussin lié au ratio de levier
- Art. 4743 A l’article 59-14, paragraphe 1er, de la même loi, les mots « ou lorsq
- Art. 4844 A la partie III de la même loi, l’intitulé « Chapitre 6 : Les mesures
- Art. 4945 A l’intitulé de l’article 59-14ter, le mot « de » est remplacé par le
- Art. 5046 A la suite de l’article 59-14ter, il est inséré un nouvel article 54-1
- Art. 5147 A l’article 59-15 de la même loi, il est ajouté un nouvel alinéa libel
- Art. 52 A l’article 59-16, alinéa 2, de la même loi, les mots « l’article 49,
- Art. 5348 L’article 63-1 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 5449 A l’article 63-2, paragraphe 1er, de la même loi, le point final à la
- Art. 5550 A l’article 63-4 de la même loi, l’alinéa unique actuel devient le par
- Art. 5651 A la suite de l’article 66 de la même loi, sont insérés les articles 6
- Art. 68 Dispositions transitoires relatives à l’obligation de constituer une e
- Art. 5752 L’article 1er de la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative aux mesu
- Art. 5853 A l’article 9, paragraphe 4, de la même loi, les points 15. et 16. son
- Art. 5954 A l’article 10 de la même loi, les alinéas suivants sont ajoutés
- Art. 6055 L’article 15 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 6156 A l’article 17, paragraphe 1er, de la même loi, l’alinéa suivant est i
- Art. 6257 A l’article 23, paragraphe 1er, alinéa 1er, de la même loi, les mots «
- Art. 6358 L’article 27 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 6459 A l’article 28, il est ajouté un nouveau paragraphe 3 prenant la teneu
- Art. 6560 L’article 29 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 6661 L’article 30 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 6762 L’article 31 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 6863 A la suite de l’article 31 de la même loi, il est inséré un nouvel art
- Art. 6964 A l’article 33, paragraphe 1er, point 2., de la même loi, les mots « e
- Art. 7065 A la suite de l’article 33 de la même loi, sont insérés deux nouveaux
- Art. 33-2 Procédure d'insolvabilité pour les établissements et entités qui ne so
- Art. 7166 L’article 34 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 7267 A la suite de l’article 34 de la même loi, est inséré un nouvel articl
- Art. 7368 L’article 37 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 7469 A l’article 38, paragraphe 1er, alinéa 2, de la même loi, les mots « e
- Art. 7570 L’article 45 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 7671 A la suite de l’article 45 de la même loi, il est inséré un nouvel art
- Art. 7772 L’article 46 de la même loi est remplacé par les articles suivants
- Art. 46-1 Dispense de l'exigence minimale de fonds propres et d'engagements élig
- Art. 46-2 Engagements éligibles pour les entités de résolution
- Art. 46-3 Détermination de l'exigence minimale de fonds propres et d'engagements
- Art. 46-4 Détermination de l'exigence minimale de fonds propres et d'engagements
- Art. 46-5 Application de l'exigence minimale de fonds propres et d'engagements é
- Art. 46-6 Application de l'exigence minimale de fonds propres et d'engagements é
- Art. 46-7 Exemption accordée à un organisme central et aux établissements de cré
- Art. 46-8 Procédure de détermination de l'exigence minimale de fonds propres et
- Art. 46-9 Procédure de détermination de l'exigence minimale de fonds propres et
- Art. 46-10 Procédure de détermination de l'exigence minimale de fonds propres et
- Art. 7873 A l’article 47 de la même loi, le mot « éligibles » est à chaque fois
- Art. 7974 A l’article 48, paragraphe 1er, point 2., lettre b), de la même loi, l
- Art. 8075 L’article 49 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 8176 L’article 56 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 8277 A la partie Ière, titre II, de la même loi, l’intitulé du chapitre VII
- Art. 8378 L’article 57 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 8479 L’article 58 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 8580 A l’article 59, paragraphe 2, de la même loi, il est ajouté un nouvel
- Art. 8681 L’article 60 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 8782 A l’article 61, paragraphe 1er, points 6., 7. et 11., de la même loi,
- Art. 8883 A l’article 64, paragraphe 4, de la même loi, le mot « éligibles » est
- Art. 8984 L’article 66 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 9085 L’article 67 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 9186 A l’article 68 de la même loi, le paragraphe 2 est remplacé comme suit
- Art. 9287 A l’article 69 de la même loi, le paragraphe 3 est remplacé comme suit
- Art. 9388 A la suite de l’article 69 de la même loi, il est inséré un nouvel art
- Art. 9489 L’article 88, paragraphe 2, de la même loi est modifié comme suit
- Art. 9590 L’article 90 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 9691 A l’article 152 de la même loi, il est inséré un nouveau paragraphe 4
- Art. 9792 A l’article 154, paragraphe 3, alinéa 2, de la même loi, le point 5. e
- Art. 93 L’article 179 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 94 A l’article 181, alinéa 1er, de la même loi, la phrase suivante est aj
- Art. 9895 A la suite de l’article 212, il est inséré un nouvel article prenant l
- Art. 9996 Dans l’annexe 1, à la section A, point 6., ainsi qu’à la section B, po
- Art. 100 A l’article 12-11, paragraphe 1er, de la même loi, la lettre e) est et
- Art. 103 L’article 12-11 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 105 La présente loi entre en vigueur 3 jours après sa publication au Mémor
- Art. 108 L’article 46, en ce qui concerne l’insertion des articles 59-13ter et
- Art. 11
- Art. 12 Dispositions particulières aux caisses rurales
- Art. 17
- Art. 19 L’honorabilité et l’expérience professionnelles
- Art. 34
- Art. 38
- Art. 38-1 Dispositifs de gouvernance
- Art. 38-2 (1)
- Art. 38-3 Information pays par pays
- Art. 38-5
- Art. 38-6
- Art. 38-10 Supervision des dispositifs de gouvernance et des politiques de
- Art. 44-2
- Art. 44-2bis
- Art. 45 La compétence pour la surveillance des établissements de crédit et
- Art. 49 Le champ d'application et le périmètre de la surveillance sur
- Art. 50-1 Coopération avec les autres autorités de surveillance prudentielle en
- Art. 51
- Art. 51-18 Missions du coordinateur
- Art. 53 Les pouvoirs de la CSSF
- Art. 53-1 Le respect du dispositif de gouvernance et des coefficients de structu
- Art. 54 (1)
- Art. 59-1 (1)
- Art. 59-2 Définitions
- Art. 59-3
- Art. 59-4
- Art. 59-5
- Art. 59-6 Le
- Art. 59-7
- Art. 59-8
- Art. 59-9
- Art. 59-10
- Art. 59-11 (1)
- Art. 59-12 Respect des exigences en matière de coussin de fonds propres et
- Art. 59-13 Mesures de conservation des fonds propres en cas de non respect
- Art. 59-13bis Non-respect de l'exigence globale de coussin de fonds propres
- Art. 59-14
- Art. 59-14bis Pouvoirs de la CSSF
- Art. 59-14ter Reconnaissance de des mesures prises au Luxembourg et dans
- Art. 59-14quater Obligation de coopération
- Art. 59-15 Définitions
- Art. 59-16 Champ d’application
- Art. 63-1 Sanctions administratives et autres mesures administratives en cas
- Art. 63-2 (1)
- Art. 63-4 Application effective des sanctions et exercice des pouvoirs de sancti
- Art. 63-5
- Art. 67 Dispositions transitoires relatives aux compagnies financières holding
- Art. 8 Informations à fournir pour les plans de résolution et la coopération
- Art. 9 Contenu des plans de résolution
- Art. 10 Réexamen des plans de résolution
- Art. 13 Champ d’application
- Art. 14 Plans de résolution de groupe
- Art. 15 Contenu des plans de résolution de groupe
- Art. 16 Communication d’informations
- Art. 18 Evaluation de la résolvabilité du groupe
- Art. 20 Champ d’application
- Art. 21 Contribution à l’élaboration du plan de résolution
- Art. 22 Participation à l’adoption du plan de résolution de groupe
- Art. 23 Adoption d’une décision individuelle
- Art. 24 Communication des plans de résolution aux autorités compétentes
- Art. 25 Communication des plans de résolution de groupe aux autorités
- Art. 27 Evaluation de la résolvabilité pour les groupes lorsque le conseil de
- Art. 29 Pouvoirs visant à réduire ou supprimer les obstacles à la résolvabilit
- Art. 30 Pouvoirs visant à réduire ou supprimer les obstacles à la résolvabilit
- Art. 31-1 Pouvoir d’interdire certaines distributions
- Art. 33 Conditions de déclenchement d’une procédure de résolution à l’égard d’
- Art. 33-1 Conditions relatives à la résolution à l'égard d'un organisme central
- Art. 36 Administrateur spécial
- Art. 37 Valorisation
- Art. 39 Instrument de cession des activités
- Art. 45-1 Vente d'engagements éligibles subordonnés à des clients de détail
- Art. 46 Application de l’exigence minimale
- Art. 46-11 Déclarations aux autorités de surveillance et publication de
- Art. 46-12 Déclaration à l'ABE
- Art. 46-13 Non-respect de l'exigence minimale de fonds propres et
- Art. 46-14 Rapports
- Art. 46-15 Périodes de transition post-résolution ou suite à l’identification d’u
- Art. 47 Evaluation du montant du renflouement interne
- Art. 48 Traitement des actionnaires dans le renflouement interne, la dépréciat
- Art. 50 Instruments dérivés
- Art. 55 Suppression des obstacles de procédure au renflouement interne
- Art. 56 Reconnaissance contractuelle du renflouement interne
- Art. 57 Obligation de déprécier ou de convertir les instruments de fonds propr
- Art. 58 Dispositions régissant la dépréciation ou la conversion d’instruments
- Art. 59 Autorités chargées du constat
- Art. 60 Procédure de constatation en cas d’application consolidée
- Art. 61 Pouvoirs généraux
- Art. 62 Pouvoirs auxiliaires
- Art. 63 Pouvoir d’imposer la fourniture de services et d’infrastructures
- Art. 64 Application de mesures de gestion de crise ou de mesures de prévention
- Art. 65 Pouvoir concernant les actifs, droits, actions et autres titres de pro
- Art. 66 Exclusion de certaines clauses contractuelles dans le cadre de la
- Art. 69 Pouvoir de suspendre temporairement les droits de résiliation
- Art. 69-1 Reconnaissance contractuelle des pouvoirs de suspension en cas de
- Art. 70 Exercice des pouvoirs de résolution
- Art. 71 Pouvoir d’exiger de contacter des acquéreurs potentiels
- Art. 72 Pouvoirs de collecte d’informations et d’enquête du conseil de résolut
- Art. 73 Traitement des actionnaires et des créanciers en cas de transfert part
- Art. 74 Valorisation de la différence de traitement
- Art. 75 Mesure de sauvegarde pour les actionnaires et les créanciers
- Art. 76 Mesures de sauvegarde pour les contreparties dans les transferts parti
- Art. 77 Protection relative aux contrats de garantie financière, aux accords d
- Art. 79 Protection relative aux mécanismes de financement structuré et aux
- Art. 80 Protection relative aux systèmes de négociation, de compensation et de
- Art. 81 Exigences de notification
- Art. 82 Décision de l’autorité de résolution
- Art. 83 Exigences de procédure applicables au conseil de résolution
- Art. 84 Confidentialité
- Art. 85 Restrictions relatives au droit des sociétés
- Art. 86 Restrictions concernant les autres procédures
- Art. 87 Principes généraux régissant les décisions impliquant plus d’un Etat
- Art. 88 Instauration de collèges d’autorités de résolution par le conseil de
- Art. 90 Collèges d’autorités de résolution européennes
- Art. 91 Echange d’informations
- Art. 92 Champ d’application
- Art. 151 Secret professionnel
- Art. 152 Niveau de priorité (…) dans la hiérarchie d’insolvabilité
- Art. 152-1 Sanctions pénales
- Art. 153 Définitions
- Art. 154 Fonds de garantie des dépôts Luxembourg
- Art. 179 Niveau cible et moyens financiers
- Art. 180 Coussin de moyens financiers
- Art. 181 Utilisation des fonds
- Art. 182 Calcul des contributions
- Art. 183 Coopération au sein de l’Union européenne
- Art. 212-1 Périodes transitoires pour se conformer à l’exigence minimale
- Art. 3-1 Dans l’exercice de ses fonctions, la CSSF tient compte de la dimension
- Art. 12-11 (1) Le CPDI est composé de 4 à 55 à 6 membres
- Art. 9-1 Coopération entre la CRF, les autorités de contrôle et les organismes
- Art. 9-1bis Coopération entre la CSSF et le CAA agissant aux fins de la lutte cont
- Art. 9-1ter Coopération nationale entre la CSSF en sa qualité d’autorité prudentie
- Art. 9-2quinquies Coopération internationale entre la CSSF en sa qualité d’autorité
- Article 107 Définitions
- Art. 219 Coopération et échange d’informations entre autorités compétentes
- Art. 220 Coopération et échange d’informations avec le comité mixte
Amendements gouvernementaux au projet de loi n° 7638 portant :
1.
2.
Ils visent, d’une part, à donner suite à l'avis du Conseil d'Etat du 8 décembre 2020 et, d’autre part, à opérer des modifications ponctuelles dans le texte du projet de loi ainsi que dans la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier, dans la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative à la défaillance des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement et dans la loi modifiée du 23 décembre 1998 portant création d’une commission de surveillance du secteur financier. Ces dernières concernent essentiellement des références croisées ou des changements d’ordre légistique.
Les amendements visent principalement à donner suite à l’opposition formelle du Conseil d’État à l’égard de l’ancien article 28 du projet de loi, en prévoyant l’intégration de toutes les dispositions relatives au processus de surveillance et d’évaluation prudentielle, figurant actuellement dans le règlement CSSF n° 15-02 relatif au processus de contrôle et d’évaluation prudentiels s’appliquant aux établissements CRR, dans la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier. La Commission européenne a déjà validé la transposition fidèle, correcte et exhaustive que le Luxembourg a faite de la directive 2013/36/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 concernant l'accès à l'activité des établissements de crédit et la surveillance prudentielle des établissements de crédit et des entreprises d'investissement, modifiant la directive 2002/87/CE et abrogeant les directives 2006/48/CE et 2006/49/CE (ciaprès la « directive CRD IV »).
L’objectif des amendements est d’opérer ce transfert depuis le règlement CSSF n° 15-02 vers la loi, autant que possible à droit constant. Les groupements d’articles sont ajustés à des fins de cohérence avec le projet de loi n° 7723, qui introduit des dispositions relatives au processus de contrôle et d’évaluation prudentiels s’appliquant à certaines entreprises d’investissement. À noter que ce dernier projet de loi devra faire l’objet d’ajustements à des fins de cohérence avec les modifications opérées par les présents amendements.
Le processus de contrôle et d’évaluation prudentiels (Supervisory Review and Evaluation Process (SREP) en anglais) est le processus global que les superviseurs utilisent pour examiner et évaluer le modèle d’activités et la rentabilité des établissements CRR, la gouvernance et le dispositif de gestion des risques, les risques sur la solvabilité et les risques sur la liquidité.
Le processus SREP permet de veiller au respect continu des normes réglementaires, ainsi que d'identifier les éventuelles faiblesses ou les insuffisances, qui nécessiteraient de prendre des mesures prudentielles complémentaires.
2/41 * TEXTE ET COMMENTAIRE DES AMENDEMENTS GOUVERNEMENTAUX Amendement 1 concernant l’article 1er À l’article 1er, point 1°, de la loi en projet, la référence au « point 1) » est remplacée par une référence au « point 2) ».
Motivation de l’amendement L’article 1er, point 1°, de la loi en projet insérant un nouveau point 2-1) à l’article 1er de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier (ci-après la « LSF »), cet amendement vise à corriger la référence au point à la suite duquel le point 2-1) sera introduit.
Amendement 2 introduisant un nouvel article 7 1° À la suite de l’article 6 du projet de loi, il est inséré un nouvel article 7 prenant la teneur suivante : « Art. 7. À l’article 12, paragraphe 2, alinéa 2, de la même loi, les mots « et le chapitre 5 de la partie III de la présente loi ainsi que la section II du chapitre 2 du titre VII de la directive 2013/36/UE relative aux critères techniques relatifs à l’organisation et au traitement des risques telle que transposée en droit luxembourgeois » sont remplacés par les mots « et la partie III, chapitre 4, section 3, et chapitre 5, ». » ;
2° Les anciens articles 7 à 24 deviennent les nouveaux articles 8 à 25.
Motivation de l’amendement Cet amendement vise à ajuster une référence suite à l’introduction de la section 3 au chapitre 4 de la partie III de la LSF par le nouvel article 31 de la loi en projet (cf. amendement 6).
Amendement 3 concernant l’ancien article 23, article 24 nouveau Au nouvel article 24, ancien article 23, du projet de loi, les points 1°, 2° et 3° deviennent les points 2°, 3° et 4° et il est inséré un point 1° nouveau libellé comme suit : « 1° Au paragraphe 1er, les mots « conformément au paragraphe (2) de l’article 49 » sont remplacés par les mots « conformément à l’article 49, paragraphe 3 » ; ».
Motivation de l’amendement Cet amendement vise à ajuster une référence pour tenir compte des modifications opérées par l’article 21 du projet de loi à l’article 49 de la LSF.
Amendement 4 introduisant un nouvel article 26 1° A la suite du nouvel article 25, ancien article 24, du projet de loi, il est inséré un nouvel article 26 libellé comme suit :
3/41 « Art. 26. À la partie III, chapitre 4, de la même loi, il est inséré une nouvelle section 1, constituée de l’article 52, et dont l’intitulé est libellé comme suit : « Section 1re : Listes officielles et protection des titres. ». » ;
2° L’ancien article 25 devient le nouvel article 27.
Motivation de l’amendement Cet amendement vise à regrouper l’article 52 de la LSF sous une nouvelle section 1, suite à l’introduction, par l’amendement 6, de la section 3 relative au processus de contrôle à l’égard des établissements CRR.
Amendement 5 introduisant un nouvel article 28 1° A la suite du nouvel article 27, ancien article 25, du projet de loi, il est inséré un nouvel article 28 libellé comme suit : « Art. 28. À la suite de l’article 52 de la même loi, il est inséré une nouvelle section 2, constituée des articles 53 et 53-1, et dont l’intitulé est libellé comme suit : « Section 2 : Pouvoirs de la CSSF. ». » ;
2° Les anciens articles 26 et 27 deviennent les nouveaux articles 29 et 30.
Motivation de l’amendement Cet amendement vise à regrouper les articles 53 et 53-1 de la LSF, tels que modifiés par le projet de loi, sous une nouvelle section 2, suite à l’introduction, par l’amendement 6, de la section 3 relative au processus de contrôle à l’égard des établissements CRR.
Amendement 6 concernant l’ancien article 28, article 31 nouveau 1° L’ancien article 28 devient le nouvel article 31 du projet de loi et prend la teneur suivante : « Art. 31. À la suite de l’article 53-1 de la même loi, il est inséré une nouvelle section 3 libellée comme suit : « Section 3: Processus de contrôle à l’égard des établissements CRR.
Sous-section 1re : Mesures et pouvoirs de surveillance.
Art. 53-2Champ d’application
Les établissements CRR appliquent la présente sous-section conformément au niveau d'application des exigences de la première partie, titre II, du règlement (UE) n° 575/2013.
En cas d’application de l'article 15 du règlement (UE) n° 575/2013, la présente sous-section s'applique à la surveillance des entreprises d'investissement CRR sur base individuelle.
Art. 53-3Exigence de fonds propres supplémentaires
La CSSF n’impose l'exigence de fonds propres supplémentaires visée à l'article 53-1, paragraphe 2, deuxième tiret, première phrase, que pour couvrir les risques encourus par des établissements CRR donnés en raison de leurs activités, y compris ceux reflétant l'impact de certains développements économiques et développements du marché sur le profil de risque d'un établissement CRR donné.
Aux fins de l’alinéa 1er, la CSSF évalue, compte tenu du profil de risque de chaque établissement donné, les risques auxquels l'établissement est exposé, y compris :
Dans la mesure où les risques ou éléments de risque font l'objet de dispositifs transitoires ou de dispositions relatives au maintien des acquis figurant dans la présente loi ou dans le règlement (UE) n° 575/2013, ils ne sont pas considérés comme risques ou éléments de ces risques susceptibles d'être sous-estimés malgré leur respect des exigences applicables énoncées à la troisième, la quatrième et la septième parties du règlement (UE) n° 575/2013 et au chapitre 2 du règlement (UE) 2017/2402.
Aux fins de l’alinéa 1er, le capital jugé approprié couvre tous les risques ou éléments de risque recensés comme significatifs en vertu de l'évaluation prévue à l’alinéa 2 qui ne sont pas couverts ou sont insuffisamment couverts par les exigences de fonds propres énoncées à la troisième, la quatrième et la septième parties du règlement (UE) n° 575/2013 et au chapitre 2 du règlement (UE) 2017/2402.
Le risque de taux d'intérêt inhérent aux positions hors portefeuille de négociation peut être considéré comme significatif dans les cas visés à l’article 53-7, paragraphe 4, à moins que la CSSF, lorsqu'elle effectue le contrôle et l'évaluation, ne conclue que la gestion par l'établissement du risque de taux d'intérêt inhérent à ses activités hors portefeuille de négociation est adéquate et que l'établissement CRR n'est pas excessivement exposé au risque de taux d'intérêt inhérent à ses activités hors portefeuille de négociation.
Le risque de taux d'intérêt inhérent aux positions hors portefeuille de négociation peut encore être considéré comme significatif dans le cas exceptionnel où l'exposition d’un établissement CRR au risque de taux d'intérêt inhérent à ses activités hors portefeuille de négociation est élevée et la gestion par l’établissement CRR de ce risque est inadéquate.
Lorsque des fonds propres supplémentaires sont requis pour faire face au risque de levier excessif insuffisamment couvert au titre de l'article 92, paragraphe 1er, lettre d), du règlement (UE) n° 575/2013, la CSSF fixe le niveau des fonds propres supplémentaires requis en vertu du paragraphe 1er, point 1, du présent article comme étant la différence entre le capital jugé approprié conformément au paragraphe 2 du présent article et les exigences de fonds propres applicables énoncées à la troisième et la septième parties du règlement (UE) n° 575/2013.
Les établissements CRR satisfont à l’exigence de fonds propres supplémentaires imposée par la CSSF au titre de l’article 53-1, paragraphe 2, deuxième tiret, première phrase, pour faire face au risque de levier excessif au moyen de fonds propres de catégorie 1.
Par dérogation aux alinéas 1er et 2, la CSSF peut, si nécessaire, exiger de l'établissement CRR qu'il remplisse son exigence de fonds propres supplémentaires avec une proportion plus élevée de fonds propres de catégorie 1 ou de fonds propres de base de catégorie 1, compte tenu des circonstances spécifiques à l'établissement CRR.
Les fonds propres qui sont utilisés pour satisfaire à l'exigence de fonds propres supplémentaires visée à l'article 53-1, paragraphe 2, deuxième tiret, première phrase, imposée par la CSSF pour faire face aux risques autres que le risque de levier excessif ne sont pas utilisés pour satisfaire :
7/41 Les fonds propres qui sont utilisés pour satisfaire à l'exigence de fonds propres supplémentaires visée à l'article 53-1, paragraphe 2, deuxième tiret, première phrase, imposée par la CSSF pour faire face au risque de levier excessif insuffisamment couvert par l'article 92, paragraphe 1er, lettre d), du règlement (UE) n° 575/2013 ne sont pas utilisés pour satisfaire :
Art. 53-4Recommandations sur les fonds propres supplémentaires
Au titre de cet examen, la CSSF détermine pour chaque établissement CRR le niveau global de fonds propres qu'elle juge approprié.
8/41
Les fonds propres qui sont utilisés pour satisfaire aux recommandations sur les fonds propres supplémentaires communiquées conformément au paragraphe 3 afin de faire face au risque de levier excessif ne sont pas utilisés pour satisfaire à l'exigence de fonds propres énoncée à l'article 92, paragraphe 1er, lettre d), du règlement (UE) nº 575/2013, à l'exigence énoncée à l'article 53-3 de la présente loi, imposée par la CSSF pour faire face au risque de levier excessif, ou à l'exigence de coussin lié au ratio de levier visée à l'article 92, paragraphe 1bis, du règlement (UE) n° 575/2013.
Art. 53-5Exigences spécifiques de liquidité
Afin de déterminer le niveau approprié des exigences de liquidité sur la base du contrôle et de l'évaluation effectués conformément à la sous-section 4, la CSSF évalue s'il est nécessaire d'imposer une exigence spécifique de liquidité, dont le niveau correspond globalement à l'écart entre la position réelle de liquidité d'un établissement CRR et les exigences de liquidité et de financement stable établies au niveau national ou au niveau de 9/41 l'Union européenne, pour prendre en compte les risques de liquidité auxquels un établissement CRR est ou pourrait être exposé, compte tenu des éléments suivants :
Art. 53-6Exigences spécifiques de publication
1.
Art. 53-7Autres exigences et mesures spécifiques
10/41 1.
Nonobstant l’alinéa 1er, la CSSF n’est pas tenue d'exercer ses pouvoirs de surveillance lorsqu'elle estime, sur la base du contrôle et de l'évaluation visés à l’article 53-26, que la gestion par l'établissement CRR du risque de taux d'intérêt inhérent à ses activités hors portefeuille de négociation est adéquate et que l'établissement CRR n'est pas excessivement exposé au risque de taux d'intérêt inhérent à ses activités hors portefeuille de négociation.
La CSSF veille à ce que ses décisions sur le bien-fondé des mesures correctrices visées à l’alinéa 1er respectent le principe selon lequel lesdites mesures doivent préserver les objectifs d'une approche interne et :
1.
2.
Lorsqu'un établissement CRR a été autorisé à appliquer une approche pour laquelle une autorisation préalable des autorités compétentes est exigée avant son application aux fins du calcul des exigences de fonds propres conformément à la troisième partie du règlement (UE) n° 575/2013, mais que ledit établissement CRR ne satisfait plus aux exigences pour utiliser cette approche, la CSSF exige de l'établissement CRR soit de démontrer à sa satisfaction que les effets de cette non-conformité sont négligeables, le cas échéant, conformément au règlement (UE) n° 575/2013, soit de présenter un plan 11/41 pour la mise en conformité en temps utile avec ces exigences et de fixer une échéance pour sa mise en œuvre. La CSSF exige que ce plan soit amélioré s'il est peu probable qu'il débouche sur le plein respect des exigences ou si le délai est inapproprié. S'il est peu probable que l'établissement CRR parvienne à rétablir la conformité dans un délai approprié et, le cas échéant, si celui-ci n'a pas démontré à la satisfaction de la CSSF que les effets de cette non-conformité sont négligeables, l'autorisation d'utilisation de l'approche est révoquée ou limitée aux domaines où la conformité est assurée ou peut l'être dans un délai approprié.
En particulier, lorsque, pour un modèle interne de risque de marché, de nombreux dépassements, au sens de l'article 366 du règlement (UE) n° 575/2013, révèlent que le modèle n'est pas ou plus suffisamment précis, la CSSF révoque l'autorisation d'utilisation du modèle interne ou impose des mesures appropriées afin que le modèle soit rapidement amélioré.
Sous-section 2 : Fonds propres internes et actifs liquides.
Art. 53-8Champ d’application
Lorsqu’un établissement CRR est dispensé de l'application des exigences de fonds propres sur base consolidée comme prévu à l'article 15 du règlement (UE) n° 575/2013, les exigences énoncées aux articles 53-9 et 53-10 s'appliquent sur base individuelle.
Art. 53-9Processus d’évaluation de l’adéquation des fonds propres internes
12/41
Les établissements CRR qui, lors du calcul de leurs exigences de fonds propres afférentes au risque de position conformément à la troisième partie, titre IV, chapitre 2, du règlement (UE) n° 575/2013, ont compensé leurs positions dans une ou plusieurs des actions constituant un indice boursier avec une ou plusieurs positions dans un contrat à terme sur cet indice boursier ou avec un autre produit dérivé de cet indice boursier, disposent de fonds propres internes adéquats pour couvrir le risque de base de pertes résultant d'une évolution divergente entre la valeur du contrat à terme ou de cet autre produit et la valeur des actions qui composent l'indice boursier. Les établissements CRR disposent aussi de fonds propres internes adéquats lorsqu'ils détiennent des positions de signe opposé dans des contrats à terme sur indice boursier dont l'échéance ou la composition ne sont pas identiques.
Lorsqu'ils recourent à la procédure visée à l'article 345 du règlement (UE) n° 575/2013, les établissements CRR s'assurent qu'ils détiennent des fonds propres internes suffisants pour couvrir le risque de pertes qui existe entre le moment de l'engagement initial et le premier jour ouvrable qui suit.
Art. 53-10Processus d’évaluation de l’adéquation des liquidités
Sous-section 3 : Traitement des risques.
Art. 53-11Champ d’application
La présente sous-section s’applique conformément au niveau d’application visé à l’article 38.
13/41
Art. 53-12Gestion des risques
Art. 53-13Comités spécialisés
L’organe de direction continue à exercer la responsabilité globale à l'égard des risques.
Le comité des risques vérifie que les prix des actifs et des passifs proposés aux clients tiennent pleinement compte du modèle d'entreprise de l'établissement CRR et de sa stratégie en matière de risques. Lorsque les prix ne reflètent pas correctement les risques compte tenu du modèle d'entreprise et de la stratégie en matière de risque, le comité des risques présente à l'organe de direction un plan d'action pour y remédier.
14/41 Pour favoriser des pratiques et politiques de rémunération saines, le comité des risques, sans préjudice des tâches du comité de rémunération, examine si les incitations proposées par le système de rémunération tiennent compte du risque, des fonds propres, de la liquidité et de la probabilité et de l'échelonnement dans le temps des bénéfices.
Art. 53-14Fonction de contrôle des risques
La fonction de contrôle des risques est habilitée à rendre directement compte à l’organe de direction dans l'exercice de sa fonction de surveillance, sans en référer à la direction autorisée, et peut faire part de préoccupations et avertir l’organe de direction dans l'exercice de sa fonction de surveillance en cas d'évolution des risques affectant, ou susceptible d'affecter, l'établissement CRR de manière significative.
Lorsque la nature, l'échelle et la complexité des activités de l'établissement CRR ne justifient pas la désignation d'une personne distincte, et en l'absence de conflits d'intérêts, un autre membre du personnel de l'établissement CRR faisant partie de l'encadrement supérieur peut assumer cette fonction.
La personne qui dirige la fonction de contrôle des risques ne peut être démise de ses fonctions sans l'accord préalable de l’organe de direction dans l'exercice de sa fonction de surveillance et elle peut, le cas échéant, en référer directement à celui-ci.
Art. 53-15Risque de crédit et de contrepartie
15/41
La CSSF encourage les établissements CRR ayant une importance significative en raison de leur taille et de leur organisation interne ainsi que de la nature, de l'échelle et de la complexité de leurs activités à mettre en place une capacité interne d'évaluation du risque de crédit et à recourir davantage à l'approche fondée sur les notations internes pour le calcul des exigences de fonds propres relatives au risque de crédit conformément à la troisième partie, titre II, chapitre 3, du règlement (UE) n° 575/2013, dès lors que les expositions de ces établissements CRR sont significatives en valeur absolue et que ces établissements CRR ont simultanément un nombre élevé de contreparties significatives.
Art. 53-16Risque résiduel
Le risque que les techniques reconnues d'atténuation du risque de crédit utilisées par les établissements CRR se révèlent moins efficaces que prévu est traité et contrôlé par les établissements CRR notamment dans le cadre de leurs politiques et procédures écrites.
Art. 53-17Risque de concentration
Les politiques et procédures écrites de l’établissement CRR prévoient notamment le traitement et le contrôle du risque de concentration découlant :
Art. 53-18Risque de titrisation
Art. 53-19Risque de marché
Art. 53-20Risque de taux d'intérêt inhérent aux activités hors portefeuille de négociation
Art. 53-21Risque opérationnel
Art. 53-22Risque de liquidité
Ils tiennent compte de l'entité juridique dans laquelle se trouvent les actifs, du pays dans lequel ceux-ci sont légalement inscrits, soit dans un registre, soit dans un compte, ainsi que de leur éligibilité, et suivent la façon dont ces actifs peuvent être mobilisés en temps voulu.
À ces fins, les différents scénarios couvrent notamment les éléments de hors bilan et les autres engagements éventuels, y compris ceux des entités de titrisation ou d'autres entités ad hoc, au sens du règlement (UE) n° 575/2013, à l'égard desquelles l'établissement CRR joue un rôle de sponsor ou auxquelles il procure des aides de trésorerie significatives.
Art. 53-23Risque de levier excessif
Sous-section 4 : Processus de contrôle et d’évaluation prudentiels.
Art. 53-24Champ d’application
La présente sous-section s’applique conformément au niveau d'application des exigences de la première partie, titre II, du règlement (UE) n° 575/2013.
En cas d’application de l'article 15 du règlement (UE) n° 575/2013, la présente sous-section s'applique à la surveillance des entreprises d'investissement CRR sur base individuelle.
Art. 53-25Mise en œuvre du processus de contrôle et d’évaluation prudentiels
20/41
Lorsque la CSSF utilise des méthodes adaptées conformément au présent paragraphe, elle en informe l'ABE.
Art. 53-26Critères techniques du contrôle et de l'évaluation prudentiels
Ces examens tiennent compte du rôle joué par les établissements CRR sur les marchés financiers ;
21/41 6. l'impact des effets de diversification et la façon dont ces effets sont intégrés au système d'évaluation des risques ;
Art. 53-27Analyse comparative prudentielle des approches internes pour le calcul des
exigences de fonds propres.
Sur la base des informations qui lui sont communiquées par les établissements CRR conformément à l’article 53-32 et sur base de critères d’évaluations fixés par l’ABE, la CSSF suit l'éventail des montants d'exposition pondérés ou exigences de fonds propres, 22/41 selon le cas, hors risque opérationnel, pour les expositions ou transactions incluses dans le portefeuille de référence résultant des approches internes de ces établissements CRR. Au moins une fois par an, la CSSF procède à une évaluation de la qualité de ces approches en particulier en ce qui concerne :
Lorsque certains établissements CRR s'écartent de manière significative de la majorité de leurs pairs ou lorsque des approches présentant peu de points communs se traduisent par des résultats très divergents, la CSSF enquête sur les raisons d'une telle situation.
Art. 53-28Examen continu de l'autorisation d'utiliser des approches internes
Art. 53-29Tests de résistance prudentiels
La CSSF applique le cas échéant, mais au moins une fois par an, des tests de résistance prudentiels aux établissements CRR qu'elle surveille, à l'appui du processus de contrôle et d'évaluation prudentiels prévu à l'article 53-25.
Art. 53-30Programme de contrôle prudentiel
23/41 2. une identification des établissements CRR qu'elle entend soumettre à une surveillance renforcée et les mesures prises à cette fin, conformément au paragraphe 3 ;
Sous-section 5 : Portefeuilles de référence.
24/41
Art. 53-31Champ d’application
Les établissements CRR appliquent la présente sous-section conformément au niveau d'application des exigences de la première partie, titre II, du règlement (UE) n° 575/2013.
Art. 53-32Portefeuilles de référence
Les établissements CRR autorisés à recourir à des approches internes pour le calcul des montants d'exposition pondérés ou des exigences de fonds propres, hors risque opérationnel, transmettent à la CSSF et à l’ABE les résultats des calculs fondés sur leurs approches internes pour leurs expositions ou positions incluses dans les portefeuilles de référence déterminés par l’ABE. Ils communiquent à ces mêmes autorités, séparément des résultats susmentionnés, les résultats des portefeuilles spécifiques que la CSSF aurait définis en consultation avec l’ABE. Ces transmissions sont réalisées sur base de procédures, de modèles, de définitions et de moyens informatiques définis par l’ABE.
Les établissements CRR transmettent les résultats de leurs calculs, accompagnés d'une explication relative aux méthodes utilisées pour les produire, à une fréquence appropriée et au moins une fois par an. ». » ;
2° Les références faites dans le projet de loi initial à l’article 53-2 de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier sont remplacées par des références à l’article 53-3, et les références à l’article 53-3 de ladite loi sont remplacées par des références à l’article 53-4.
Motivation de l’amendement Afin de tenir compte de l’observation formulée par le Conseil d’État à l’égard de la transposition de certaines dispositions par la voie d’un règlement de la CSSF et de donner suite à l’opposition formelle à l’égard de l’ancien article 28 du projet de loi, l’amendement 6 vise à intégrer les dispositions relatives au processus de surveillance et d’évaluation prudentielle, figurant actuellement dans le règlement CSSF n° 15-02 relatif au processus de contrôle et d’évaluation prudentiels s’appliquant aux établissements CRR (ci-après, le « règlement CSSF »), directement dans la LSF. L’amendement 6 répond ainsi à la demande du Conseil d’Etat que les dispositions contenant « des éléments substantiels en relation avec l’appréciation des risques liés aux activités des établissements concernés » soient reprises au niveau de la loi.
La nouvelle section 3 introduite dans le chapitre 4 de la partie III de la LSF regroupe les articles 53-2 à 53-32 et comporte ainsi les éléments substantiels en relation avec l’appréciation des risques liés aux activités des établissements CRR, de sorte que la référence dans le paragraphe 2, alinéa 5, de l’ancien article 53-2, frappée d’opposition formelle, aux « mesures prises en exécution de la présente loi en matière d’exposition au risque de taux d’intérêt inhérent aux activités autres que de négociation » a été remplacée par une référence, dans le nouvel article 53-3, paragraphe 2, alinéa 5, à une disposition législative, à savoir le nouvel article 53-7, paragraphe 4.
Il convient de souligner que la Commission européenne a déjà validé la transposition fidèle, correcte et exhaustive que le Luxembourg a faite de la directive CRD IV. L’incorporation des dispositions du règlement CSSF dans la LSF vise donc à faire suite aux observations formulées par le Conseil d’État et est opérée, autant que possible, à droit constant.
Sous-section 1re
Article 53-225/41
L’article 53-2 vise à définir le champ d’application de la sous-section 1re relative aux mesures et pouvoirs de surveillance. Il reprend l’article 4 du règlement CSSF et contribue ainsi à transposer l’article 110 de la directive CRD IV. Le niveau d’application du pilier 2 est ainsi aligné sur le niveau d’application des exigences prévues dans le règlement (UE) n° 575/2013 en ce qui concerne le ratio de levier, le ratio de financement stable net, les exigences en matière de fonds propres et d’engagements éligibles, le risque de crédit de contrepartie, le risque de marché, les expositions sur contreparties centrales, les expositions sur organismes de placement collectif, les grands risques et les exigences de déclaration et de publication (ci-après le « règlement CRR »).
Articles 53-3 et 53-4 Les nouveaux articles 53-3 et 53-4, reprennent, moyennant quelques ajustements, les articles 53-2 et 53-3 tels qu’introduits par le projet de loi initial dans la LSF, et procèdent à la transposition fidèle des articles 104bis, 104ter et 104quater de la CRD IV modifiée, tels qu’ils sont insérés par l’article 1er, point 33, de la directive 2013/36/UE en ce qui concerne les entités exemptées, les compagnies financières holding, les compagnies financières holding mixtes, la rémunération, les mesures et pouvoirs de surveillance et les mesures de conservation des fonds propres (ci-après la « directive CRD V »). Les ajustements opérés visent principalement à mettre à jour les références croisées, et, comme exposé précédemment, à remplacer le texte frappé d’opposition formelle par une référence à une disposition législative. Pour le surplus, il est renvoyé au commentaire du projet de loi initial relatif aux anciens articles 53-2 et 53-3.
Article 53-5Le nouvel article 53-5 reprend l’article 28 du règlement CSSF qui assurait la transposition des
articles 104, paragraphe 3, et 105 de la directive CRD IV, moyennant les ajustements nécessaires aux fins de la transposition de l’article 1er, points 32 et 34, de la directive CRD V.
L’article 53-5 a pour objet de charger la CSSF d’évaluer s'il convient d'imposer des surcharges prudentielles sous forme d’exigences spécifiques de liquidité. Le niveau de ces surcharges devrait globalement correspondre à l'écart entre la position réelle de liquidité d'un établissement et les exigences de liquidité et de financement stable. Lorsque la CSSF procède à cette évaluation, elle doit dûment tenir compte des conditions du marché.
Article 53-6Le nouvel article 53-6 correspond à l’article 29 du règlement CSSF et transpose l’article 106 de
la directive CRD IV. Il s’agit notamment d’habiliter la CSSF à exiger que les établissements publient les informations visées dans le règlement CRR.
Article 53-7
Le nouvel article 53-7 reprend l’article 30 du règlement CSSF.
L’article 53-7, paragraphe 1er, reprend l’article 30, paragraphe 1er, du règlement CSSF et transpose l’article 97, paragraphe 5, de la directive CRD IV, et prévoit que lorsqu’un contrôle fait apparaître qu’un établissement CRR est susceptible de poser un risque systémique, la CSSF doit en notifier l’Autorité bancaire européenne.
26/41 L’article 53-7, paragraphe 2, reprend l’article 30, paragraphe 2, du règlement CSSF et transpose l’article 86, paragraphe 3, alinéas 3 et 4, de la directive CRD IV et prévoit qu’il incombe à la CSSF de prendre des mesures lorsque la stabilité d’un établissement CRR voire du système financier est susceptible d’être compromise au vu des évolutions affectant les profils de risque de liquidité.
L’article 53-7, paragraphe 3, reprend l’article 30, paragraphe 3, du règlement CSSF et transpose l’article 98, paragraphe 3, de la directive CRD IV. Il s’agit de veiller à ce que les risques qui pourraient se matérialiser dans le contexte des soutiens implicites apportés aux opérations de titrisation soient suffisamment couverts.
L’article 53-7, paragraphe 4, vise à transposer l’article 98, paragraphe 5, de la directive CRD IV tel qu’il est modifié par l’article 1er, point 29, lettre b), de la directive CRD V. L’article 98, paragraphe 5, est actuellement transposé par le biais de l’article 30, paragraphe 4, du règlement CSSF.
Les modifications en ce qui concerne le risque de taux d'intérêt inhérent aux activités hors portefeuille de négociation visent à harmoniser l'application des dispositions relatives au risque de taux d'intérêt inhérent aux activités hors portefeuille de négociation. Il convient de souligner que le règlement CRR contient des dispositions encore plus détaillées à ce sujet.
L’article 53-7, paragraphe 5, reprend l’article 30, paragraphe 5, du règlement CSSF et transpose l’article 78, paragraphes 4 et 5, de la directive CRD IV. Il prévoit que la CSSF doit veiller à prendre des mesures correctrices lorsque les exigences de fonds propres font l’objet d’une sous-estimation qui serait imputable à la conception inhérente des modèles internes utilisés.
L’article 53-7, paragraphe 6, reprend l’article 30, paragraphe 6, du règlement CSSF et transpose l’article 101, paragraphe 1er, dernière phrase, et paragraphes 3 et 4, de la directive CRD IV. Dans le cadre de l’examen continu de l’autorisation d’utiliser des approches internes, il est prévu que la CSSF doit veiller à ce qu’il soit remédié aux manquements significatifs et peut, en l’absence de mise en conformité, décider de limiter ou révoquer l’autorisation d’utilisation du modèle interne en cause.
Sous-section 2
Article 53-8Le nouvel article 53-8 vise à définir le champ d’application de la sous-section 2 relative aux
fonds propres internes et les actifs liquides. Il reprend l’article 3 du règlement CSSF et transpose l’article 108 de la directive CRD IV, tel que modifié par l’article 1er, point 35, de la directive CRD V. Il s’agit de clarifier dans quels cas de figure les établissements CRR doivent satisfaire aux exigences en matière de fonds propres internes et de liquidité sur base individuelle ou sur base consolidée.
Article 53-9
Le nouvel article 53-9 reprend l’article 18 du règlement CSSF.
L’objectif principal du processus d’évaluation de l’adéquation du capital interne (Internal Capital Adequacy Assessment Process (ICAAP) en anglais) est de fournir aux entités des stratégies et 27/41 des processus qui permettent le calcul du capital nécessaire pour couvrir les risques auxquels elles sont exposées. L’ICAAP est un processus qui doit être intégré dans le processus de gestion de façon cohérente avec les autres processus des établissements CRR. Il s’agit donc de permettre l’identification des risques importants et de quantifier le capital interne pour couvrir ces risques, afin de renforcer la résilience des établissements CRR en améliorant leurs processus internes prospectifs d’évaluation de l’adéquation du capital.
L’article 53-9, paragraphes 1er et 4, correspond à l’article 18, paragraphes 1er et 4, du règlement CSSF et transpose l’article 73, alinéas 1er et 2, de la directive CRD IV.
L’article 53-9, paragraphe 2, correspond à l’article 18, paragraphe 2, et transpose l’article 79, lettre b), dernière phrase, de la directive CRD IV.
L’article 53-9, paragraphe 3, correspond à l’article 18, paragraphe 3, et transpose l’article 83, paragraphe 3, de la directive CRD IV.
Article 53-10Le nouvel article 53-10 reprend l’article 19, paragraphe 1er, du règlement CSSF et transpose
l’article 86, paragraphe 1er, première phrase, de la directive CRD IV.
L’article 53-10 a trait au processus interne d’évaluation de l’adéquation des liquidités (Internal Liquidity Adequacy Assessment Process (ILAAP) en anglais) et joue, à ce titre, un rôle de premier plan dans la gestion des risques des établissements de crédit. L’ILAAP, basé sur les articles 53-10 et 53-22, vise à permettre de détecter, de mesurer, de gérer et de suivre le risque de liquidité. Il doit contenir toutes les informations qualitatives et quantitatives nécessaires pour déterminer l’appétence pour le risque, y compris la description des systèmes, des processus et la méthodologie permettant de mesurer et de gérer les risques de liquidité et de financement.
Les établissements CRR doivent fonder leur appréciation interne sur une approche saine sur le plan économique, prenant en compte en particulier tous les risques significatifs pouvant peser sur la liquidité et le financement, que ce soit directement ou du fait d’effets de second ordre, prenant en considération à la fois des perspectives macroéconomiques et idiosyncratiques.
Sous-section 3
Article 53-11Le nouvel article 53-11 vise à définir le champ d’application de la sous-section 3 relative au
traitement des risques et reprend l’article 2, paragraphe 1er, du règlement CSSF. Le champ d’application est calqué sur celui de l’article 38 de la LSF.
Article 53-12Le nouvel article 53-12 reprend l’article 6, paragraphes 1 à 3, du règlement CSSF et transpose
l’article 76, paragraphes 1er, 2 et 4, de la directive CRD IV.
Il vise notamment à clarifier les obligations en matière de gouvernance afin de mettre en place un dispositif de contrôle permettant une gestion des risques qui soit saine et adéquate.
28/41 À noter que l’obligation de disposer d’un dispositif solide de gouvernance, figurant à l’article 5 du règlement CSSF, résulte directement de l’article 5, paragraphes 1bis, 1ter et 3, et de l’article 17, paragraphe 1bis, de la LSF.
Article 53-13
Le nouvel article 53-13 reprend l’article 7 du règlement CSSF et transpose l’article 76, paragraphes 3 et 4, de la directive CRD IV.
Le comité des risques a pour mission de conseiller l’organe de direction sur la stratégie globale de l'établissement CRR et l'appétence en matière de risques ainsi que d’assister l’organe de direction dans le contrôle de la mise en œuvre de cette stratégie.
Article 53-14
Le nouvel article 53-14 correspond à l’article 8 du règlement CSSF et transpose l’article 76, paragraphe 5, de la directive CRD IV.
La fonction de contrôle des risques est indépendante des fonctions opérationnelles et dispose d'une autorité, d'un statut et de ressources suffisants, ainsi que d'un accès à l'organe de direction. Elle est dirigée par un membre de la direction autorisée qui est indépendant et individuellement responsable de la fonction de contrôle des risques, à moins que la nature, l'échelle et la complexité des activités de l'établissement CRR ne justifient pas la désignation d'une personne distincte, auquel cas, en l'absence de conflits d'intérêts, un autre membre du personnel de l'établissement CRR faisant partie de l'encadrement supérieur peut assumer cette fonction. La personne qui dirige la fonction de contrôle des risques ne peut être démise de ses fonctions sans l'accord préalable de l’organe de direction dans l'exercice de sa fonction de surveillance.
La fonction de contrôle des risques a pour mission notamment de veiller à ce que tous les risques significatifs soient détectés, mesurés et correctement déclarés. Elle a accès à toutes les unités opérationnelles et autres unités internes susceptibles de générer des risques potentiels, ainsi qu'aux filiales et entreprises liées.
Il convient de noter que l'application de l’article 53-14 est sans préjudice de l'application du règlement grand-ducal du 13 juillet 2007 relatif aux exigences organisationnelles et aux règles de conduite dans le secteur financier.
Articles 53-15 à 53-23 Les articles 53-15 à 53-23 s'articulent autour des grandes catégories de risques susceptibles d’impacter la résilience des établissements CRR, tels que par exemple les risques sur la solvabilité (risques de crédit, de marché, opérationnel, taux d’intérêt dans le portefeuille bancaire), et visent à permettre la mise en œuvre d’une organisation robuste et efficiente pour maîtriser ses risques.
Le nouvel article 53-15 relatif au risque de crédit et de contrepartie correspond à l’article 9 du règlement CSSF et assure la transposition des articles 77, paragraphe 1er, et 79 de la directive CRD IV. Il s’agit notamment de réduire la dépendance aux agences de notation, en prévoyant 29/41 que les méthodes internes d’évaluation du risque de crédit ne doivent pas reposer exclusivement ou mécaniquement sur des notations externes.
Le nouvel article 53-16 relatif au risque résiduel équivaut à l’article 10 du règlement CSSF et transpose l’article 80 de la directive CRD IV. Le risque résiduel correspond au risque net après prise en compte des mesures visant à atténuer le risque initial. Est ainsi visé le risque que les techniques reconnues d'atténuation du risque de crédit utilisées par les établissements CRR se révèlent moins efficaces que prévu. Il incombe aux établissements CRR, sous le contrôle de la CSSF, de maîtriser l’évolution du risque résiduel.
Le nouvel article 53-17 relatif au risque de concentration reprend l’article 11 du règlement CSSF et transpose l’article 81 de la directive CRD IV. Il est précisé que les politiques et procédures de l’établissement CRR doivent prévoir le traitement et le contrôle du risque de concentration, notamment en raison l’exposition de l’établissement CRR à des contreparties ou groupes de contreparties liées, ou à des contreparties opérant dans le même secteur économique ou la même région.
Le nouvel article 53-18 relatif au risque de titrisation transpose l’article 82 de la directive CRD IV en reprenant l’article 12 du règlement CSSF. L’article vise à ce que les risques en lien avec des opérations de titrisation dans lesquelles les établissements CRR interviennent en qualité d'investisseur, d'initiateur ou de sponsor soient évalués et traités dans le cadre de politiques et de procédures appropriées, en vue de garantir la prise en considération de la substance économique de l’opération dans l'évaluation des risques et les décisions de gestion. A noter que la notion de sponsor vise les sponsors tels que définis à l’article 4, paragraphe 1er, point 14, du règlement CRR.
Le nouvel article 53-19 a trait au risque de marché et correspond à l’article 13 du règlement CSSF. L’article 53-19, paragraphes 1er et 2, transpose l’article 83, paragraphes 1er et 2, de la directive CRD IV, alors que l’article 53-19, paragraphe 3, transpose l’article 77, paragraphe 3, alinéa 1er, de la même directive. L’article prévoit que les établissements CRR doivent disposer de politiques et de processus qui leur permettent de détecter, de mesurer et de gérer les risques de marché. La CSSF est amenée à encourager, conformément à l’article 77, paragraphe 3, de la directive CRD IV, les établissements CRR ayant une importance significative à mettre en place une capacité interne d'évaluation du risque et à recourir davantage, dans des circonstances déterminées, aux modèles internes pour le calcul de certaines exigences de fonds propres liées au risque de marché.
Le nouvel article 53-20 relatif au risque de taux d'intérêt inhérent aux activités hors portefeuille de négociation correspond à l’article 14 du règlement CSSF et transpose l’article 84 de la directive CRD IV, tel que modifié par l’article 1er, point 21, de la directive CRD V. Les établissements CRR doivent mettre en œuvre des systèmes internes et utiliser la méthode standard ou la méthode standard simplifiée pour détecter, évaluer, gérer et atténuer les risques découlant d'éventuelles variations des taux d'intérêt. Les variations des taux d’intérêts peuvent impacter aussi bien la valeur économique des fonds propres que les produits d'intérêts nets de leurs activités hors portefeuille de négociation. En outre, l’établissement CRR doit se doter des systèmes nécessaires à l’appréciation et au suivi de risques découlant d'éventuelles variations des écarts de crédit (credit spread risk en anglais). La CSSF peut exiger l’utilisation de la méthode standard au dépens des systèmes internes, respectivement de la méthode standard simplifiée.
Le nouvel article 53-21 relatif au risque opérationnel correspond à l’article 15 du règlement CSSF et transpose l’article 85 de la directive CRD IV. Les établissements CRR sont tenus de 30/41 mettre en œuvre des politiques et procédures aux fins de l’évaluation et de la gestion de leurs expositions au risque opérationnel, et pour couvrir les événements à faible fréquence mais à fort impact. Il est précisé que des plans d'urgence et de poursuite de l'activité doivent être établis en vue d’assurer la capacité de l’établissement CRR à limiter les pertes et à ne pas interrompre son activité en cas de perturbation grave de celle-ci.
Le nouvel article 53-22 relatif au risque de liquidité reprend l’article 16 du règlement CSSF afin de transposer l’article 86 de la directive CRD IV, tel que modifié par l’article 1er, point 21, de la directive CRD V. L’article 53-22 établit les exigences aux fins de la gestion du risque de liquidité par les établissements CRR. Il prévoit que les stratégies, politiques, processus et systèmes dont disposent les établissements CRR doivent permettre de détecter, de mesurer, de gérer et de suivre le risque de liquidité sur des périodes adéquates de différentes longueurs, y compris intra-journalières. Ils doivent être adaptés aux lignes d'activité, aux devises, aux succursales et aux entités juridiques et comprendre des mécanismes adéquats pour la répartition des coûts, des avantages et des risques liés à la liquidité.
Les stratégies, politiques, processus et systèmes doivent être proportionnés et refléter l'importance de l'établissement CRR dans chacun des États membres où il exerce son activité.
Les établissements CRR doivent établir des méthodes permettant de détecter, de mesurer, de gérer et de suivre les situations de financement, et réexaminer les hypothèses sous-tendant les décisions afférentes à la situation de financement au moins une fois par an. Les établissements CRR doivent envisager des scénarios alternatifs relatifs aux positions de liquidité et aux facteurs d'atténuation du risque, et examiner l'incidence potentielle de scénarios alternatifs portant sur l'établissement CRR. Afin de remédier aux éventuels déficits de liquidité, les établissements CRR doivent disposer de plans de rétablissement de la liquidité fixant des stratégies adéquates et des mesures de mise en œuvre appropriées.
Le nouvel article 53-23 relatif au risque de levier excessif correspond à l’article 17 du règlement CSSF et transpose l’article 87 de la directive CRD IV. Il prévoit que les établissements CRR doivent disposer de politiques et de processus pour détecter, gérer et suivre le risque de levier excessif. À cette fin, le ratio de levier déterminé conformément à l'article 429 du règlement CRR et les asymétries entre actifs et obligations sont notamment considérés être des indicateurs de risque de levier excessif. Les établissements CRR sont tenus de gérer prudemment le risque de levier excessif de façon à pouvoir résister à un éventail de situations de crise. Ils doivent notamment tenir compte de l’impact sur le risque de levier excessif d’une diminution des fonds propres du fait de pertes attendues ou réalisées.
Sous-section 4
Art. 53-24Le nouvel article 53-24 reprend l’article 4 du règlement CSSF et définit le champ d’application
de la sous-section 4 relative au processus de contrôle et d’évaluation prudentiels conformément à l’article 110 de la directive CRD IV. Il est précisé que le champ d’application des dispositions relatives au processus de contrôle et d’évaluation prudentiels reprises à la sous-section 4 suit le niveau d'application des exigences de la première partie, titre II, du règlement (UE) n° 575/2013 qui détermine l’applicabilité des exigences au niveau individuel ou consolidé.
En cas d’application de l'article 15 du règlement (UE) n° 575/2013, les dispositions relatives au processus de contrôle et d’évaluation prudentiels s'appliquent à la surveillance des entreprises d'investissement CRR sur base individuelle.
31/41
Art. 53-25
L’article 53-25 reprend l’article 21 du règlement CSSF et transpose l’article 97, paragraphes 1er, 3 et 4 de la directive CRD IV, tel que modifié par l’article 1er, point 28, lettres a) à c), de la directive CRD V.
Le processus de révision et d'évaluation de la surveillance (Supervisory Review and Evaluation Process (SREP) en anglais) est le processus global que les superviseurs utilisent pour examiner et évaluer le modèle d’activités des établissements CRR ainsi que la gouvernance et le dispositif de gestion des risques. L’analyse est faite sur la base de la supervision en continu, de l’auto-évaluation des établissements (cf. ICAAP à l’article 53-9 et ILAAP à l’article 53-10) et des tests de résistance.
Article 53-26L’article 53-26 a pour objet de clarifier les critères techniques sur la base desquels le processus
de contrôle et d’évaluation prudentiels doit être exécuté. Il est précisé que le contrôle et l’évaluation prudentiels englobe notamment, en sus des risques de crédit et de marché et des risques opérationnels, l’exposition au risque de liquidité, l’exposition au risque de taux d'intérêt inhérent aux activités hors portefeuille de négociation, l’exposition au risque de de concentration, ainsi que les résultats des tests de résistance effectués par les établissements CRR qui appliquent l'approche fondée sur les notations internes ou qui utilisent un modèle interne pour calculer leurs exigences de fonds propres pour risque de marché. Le processus de contrôle et l’évaluation prudentiels couvre également le modèle d'entreprise de l’établissement CRR, la localisation géographique des expositions, ainsi que l'impact des effets de diversification.
Le nouvel article 53-26 transpose notamment l’article 98 de la directive CRD IV, tel que modifié par l’article 1er, point 29, de la directive CRD V, en reprenant l’article 22 du règlement CSSF.
Plus précisément, l’article 53-26, paragraphe 1er, transpose l’article 98, paragraphe 1er, lettres a) à j), ainsi que l’article 98, paragraphe 6, de la directive CRD IV. L’article 53-26, paragraphe 2, transpose l’article 98, paragraphe 4, de la directive CRD IV, alors que l’article 53-26, paragraphe 3, transpose l’article 98, paragraphe 7, de la directive CRD IV. Enfin, l’article 53-26, paragraphe 4, transpose l’article 86, paragraphe 3, alinéa 2, de la directive CRD IV.
Article 53-27Le nouvel article 53-27 reprend l’article 23 et transpose l’article 78, paragraphe 3, alinéa 1er, et
paragraphe 4, de la directive CRD IV. Il s’agit de permettre le renforcement de la gestion des risques au moyen d’une analyse comparative prudentielle des approches internes utilisées par les établissements CRR aux fins du calcul des exigences de fonds propres. À cette fin, la CSSF suit, sur base des expositions ou transactions incluses dans des portefeuilles de référence visés à l’article 53-32, l'éventail des montants d'exposition pondérés ou exigences de fonds propres, selon le cas, hors risque opérationnel, résultant des approches internes de ces établissements CRR. La CSSF procède, au moins une fois par an, à une évaluation de la qualité de ces approches internes, et enquête sur les raisons amenant à des résultats divergents résultant des approches internes appliquées par les établissements CRR.
Article 53-2832/41
Le nouvel article 53-28 reprend l’article 24 du règlement CSSF et transpose l’article 101, paragraphes 1er, 2 et 5, alinéa 3, de la directive CRD IV.
L’article 53-28 prévoit que la CSSF procède à un examen continu de l'autorisation d'utiliser des modèles internes. Les enquêtes sur les modèles internes visent à évaluer si les modèles internes utilisés par les banques pour calculer leurs exigences de fonds propres respectent les exigences légales.
Article 53-29Le nouvel article 53-29 transpose l’article 100, paragraphe 1er, de la directive CRD IV en
reprenant l’article 25 du règlement CSSF.
L’utilisation des tests de résistance (stress tests) est prévue afin de mieux évaluer le niveau de préparation des banques aux chocs financiers et économiques. Les résultats de ces tests de résistance visent à permettre à la CSSF de détecter les vulnérabilités des établissements CRR et d’y faire face de façon précoce dans le cadre d’un dialogue prudentiel.
Article 53-30Le nouvel article 53-30 correspond à l’article 26 du règlement CSSF et transpose l’article 99 de
la directive CRD IV, tel que modifié par l’article 1er, point 30, de la directive CRD V.
L‘article 53-30 prévoit que la CSSF adopte au moins une fois par an un programme de contrôle prudentiel pour les établissements CRR qu'elle surveille. Il s’agit de renforcer la transparence et la prévisibilité dans le cadre des exigences au titre du pilier 2.
Sous-section 5
Article 53-31Le nouvel article 53-31 reprend l’article 2, paragraphe 2, du règlement CSSF et définit le champ
d’application de la sous-section 5 relative aux portefeuilles de référence conformément à l’article 109 de la directive CRD IV.
Art. 53-32
Le nouvel article 53-32 reprend l’article 20 du règlement CSSF et transpose l’article 78, paragraphe 1er et 2, de la directive CRD IV. Il est précisé que les établissements CRR autorisés à avoir recours à des approches internes pour le calcul des montants d'exposition pondérés ou des exigences de fonds propres, hors risque opérationnel, transmettent les résultats des calculs fondés sur ces approches internes concernant les portefeuilles de référence à l’ABE et à la CSSF. Les portefeuilles de référence sont déterminés par l’ABE conformément aux modalités visés à l’article 78, paragraphe 8 de la directive CRD IV. L’ABE définit les procédures, modèles, définitions et moyens informatiques gouvernant la transmission des résultats des calculs fondés sur les approches internes concernant les portefeuilles de référence.
Amendement 7 introduisant un nouvel article 32 1° A la suite du nouvel article 31, ancien article 28, du projet de loi, il est inséré un nouvel article 32 libellé comme suit :
33/41 « Art. 32. À la suite du nouvel article 53-32 de la même loi, il est inséré une nouvelle section 4, constituée des articles 54 à 59, et dont l’intitulé est libellé comme suit : « Section 4 : Autres moyens de la surveillance prudentielle. ». » ;
2° Les anciens articles 29 et 30 deviennent les nouveaux articles 33 et 34.
Motivation de l’amendement Cet amendement vise à regrouper les articles 54 à 59 de la LSF sous une nouvelle section 4, suite à l’introduction, par l’amendement 6, de la section 3 relative au processus de contrôle à l’égard des établissements CRR.
Amendement 8 concernant l’ancien article 31, article 35 nouveau 1° L’ancien article 31 devient le nouvel article 35 du projet de loi et prend la teneur suivante : « Art. 35. L’article 59-1 de la même loi est modifié comme suit :
1° Au paragraphe 1er, les mots « Le présent chapitre s’applique » sont remplacés par les mots « Les sections 1 à 4 s’appliquent » ;
2° Au paragraphe 2, alinéa 2, le mot « La » est remplacé par le mot « Toute » ;
3° Au paragraphe 2, à la suite de l'alinéa 2, il est inséré un nouvel alinéa 3 libellé comme suit : « Si la CSSF décide d'appliquer l'exemption visée à l'alinéa 1er, elle le notifie au Comité européen du risque systémique. ». » ;
2° Les anciens articles 32 à 34 deviennent les nouveaux articles 36 à 38.
Motivation de l’amendement L’amendement 8 introduit un nouveau point 1° à l’ancien article 31 (nouvel article 35) du projet de loi afin d’ajuster une référence suite aux changements opérés par les anciens articles 30 (nouvel article 34) et 44 (nouvel article 48) du projet de loi. Les points 2° et 3° correspondent aux points 1° et 2° du projet de loi initial.
Amendement 9 concernant l’ancien article 35, article 39 nouveau 1° L’ancien article 35 du projet de loi devient le nouvel article 39, les mots « , alinéa 1er, » sont supprimés dans la phrase introductive, et au point 1°, les mots « A la » sont remplacés par les mots « À l’alinéa 1er, » ;
2° Les anciens articles 36 à 47 deviennent les nouveaux articles 40 à 51.
Motivation de l’amendement Cet amendement constitue une adaptation de nature légistique et vise à tenir compte du fait que l’article 39 du projet de loi ne modifie pas uniquement l’alinéa 1er de l’article 59-5 de la LSF.
Amendement 10 introduisant un nouvel article 52 1° À la suite du nouvel article 51, ancien article 47, du projet de loi, il est introduit un nouvel article 52 libellé comme suit :
34/41 « Art. 52. A l’article 59-16, alinéa 2, de la même loi, les mots « l’article 49, paragraphe 2, lettre d) » sont remplacés par les mots « l’article 49, paragraphe 7 ». » ;
2° Les anciens articles 48 à 71 deviennent les nouveaux articles 53 à 76.
Motivation de l’amendement Cet amendement vise à ajuster une référence pour tenir compte des modifications opérées par l’article 22 du projet de loi à l’article 49 de la LSF.
L’introduction d’un nouvel article 52 impose la renumérotation des articles 48 à 92 du projet de loi.
Amendement 11 concernant l’ancien article 72, article 77 nouveau 1° L’ancien article 72 devient le nouvel article 77 du projet de loi, et à l’endroit de l’article 46-13, paragraphe 1er, point 2, de la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative à la défaillance des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement, la référence à « l’article 34-1 » est remplacée par une référence à « l’article 31-1 » ;
2° Les anciens articles 73 à 75 deviennent les nouveaux articles 78 à 80.
Motivation de l’amendement Cet amendement vise à faire suite à la demande formulée par le Conseil d’État, sous peine d’opposition formelle. En effet, les pouvoirs visés sont ceux prévus par l’article 16bis de la directive 2014/59/UE et transposés à l’article 31-1 de la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative à la défaillance des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement.
Amendement 12 concernant l’ancien article 76, article 81 nouveau 1° L’ancien article 76 devient le nouvel article 81 du projet de loi et le point 4° prend la teneur suivante : « (4) Un règlement du conseil de résolution peut préciser des catégories d’engagements pour lesquelles un établissement ou une entité visée à l’article 2, paragraphe 1er, point 2., 3. ou 4., peut constater qu’il est impossible d’intégrer la clause contractuelle visée au paragraphe 1er du présent article. Ces catégories d’engagements remplissent au moins l’une des conditions suivantes :
2° Les anciens articles 77 à 91 deviennent les nouveaux articles 82 à 96.
Motivation de l’amendement Afin de donner suite à l’opposition formelle formulée par le Conseil d’État et d’assurer que les pouvoirs conférés au conseil de résolution soient cantonnés à des mesures d’exécution de la loi destinées à assurer sa mise en œuvre au niveau du détail, la nouvelle mouture du paragraphe 4 détermine une liste de conditions dont au moins l’une doit être remplie par les catégories d’engagements dont les caractéristiques techniques sont précisées par le règlement du conseil de résolution.
Ces conditions constituent les éléments essentiels du dispositif et reprennent les circonstances dans lesquelles l'inclusion de clauses de reconnaissance contractuelle dans des contrats portant sur des engagements est impraticable.
Les conditions visent notamment les cas de figure où l’intégration de la clause contractuelle est interdite par le droit du pays tiers régissant l’engagement concerné, ou par une instruction explicite et contraignante d'une autorité du pays tiers concerné. D’autres cas de figure où il est impossible en pratique de modifier les termes contractuels concernent certains instruments financiers, par exemple certaines catégories de contrats dérivés, ou engagements liés à la prestation de services d’infrastructures des marchés financiers, ainsi que certaines transactions financières commerciales (« trade finance »), fondés sur des protocoles internationaux ou des clauses standard adoptées à l'échelle internationale. Par ailleurs, sont également couverts les engagements donnant lieu à une dette envers un créancier commercial et portant sur des biens ou des services qui, bien que non critiques, sont utilisés pour le fonctionnement opérationnel quotidien, alors que l'établissement est en pratique incapable de modifier les termes de l'accord sous-jacent audits engagements.
Amendement 13 concernant l’ancien article 92, article 97 nouveau L’ancien article 92 devient le nouvel article 97 de la loi en projet, et prend la teneur suivante : « Art. 97. L’article 154, paragraphe 3, de la même loi, est modifié comme suit :
1° A l’alinéa 2, point 4, le mot « et » est ajouté après le point-virgule, et le point 5 est supprimé ;
2° A l’alinéa 3, les mots « les membres visés aux points 5. et 6. » sont remplacés par les mots « le membre visé au point 6. ». ».
Motivation de l’amendement La représentation de l’ABBL au sein du FGDL fut bénéfique dans le cadre de sa mise en place et pour le démarrage de ses missions, alors qu’aujourd’hui cette représentation n’est plus estimée opportune. Dans le sillage du projet de loi n° 7638, l’ABBL a en effet signalé qu’elle souhaite mettre fin à sa participation au comité de direction du FGDL.
36/41 Amendement 14 concernant les anciens articles 93 et 94 Les articles 93 et 94 du projet de loi sont supprimés.
Motivation de l’amendement Cet amendement supprime les articles 93 et 94 du projet de loi en ligne avec l’avis du Conseil d’Etat. Eu égard au fait que le Conseil d’Etat soulève que tout engagement financier important de l’Etat doit être autorisé par une loi spéciale, les dispositions figurant aux articles 93 et 94 feront l’objet d’un projet de loi autonome.
Amendement 15 concernant l’ancien article 95, article 98 nouveau 1° L’ancien article 95 devient le nouvel article 98 de la loi en projet, et à l’endroit de l’article 2121 de la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative à la défaillance des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement, il est inséré un nouveau paragraphe 7 qui prend la teneur suivante : « (7) Toute décision prise en vertu du présent article peut faire l’objet d’un recours en annulation conformément à l’article 118. » ;
2° Les anciens articles 96 à 99 du projet de loi deviennent les nouveaux articles 99 à 102.
Motivation de l’amendement Cet amendement vise à clarifier que le régime du droit de recours prévu à l’article 118 de la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative à la défaillance des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement s’applique également à toute décision prise dans le cadre de la fixation des périodes transitoires.
Amendement 16 concernant l’ancien article 100, article 103 nouveau 1° L’ancien article 100 devient le nouvel article 103 du projet de loi, et prend la teneur suivante : « Art. 103. L’article 12-11 de la même loi est modifié comme suit :
1° Au paragraphe 1er, dans la phrase introductive, les mots « de 5 à 6 membres » sont remplacés par les mots « de 4 à 5 membres », et la lettre e) est supprimée ;
2° Au paragraphe 3, les mots « les membres visés au paragraphe 1er, lettres e) et f) » sont remplacés par les mots « le membre visé au paragraphe 1er, lettre f) ». » ;
2° Les anciens articles 101 à 104 deviennent les nouveaux articles 104 à 107.
Motivation de l’amendement La représentation de l’ABBL au sein du CPDI fut bénéfique dans le cadre de sa mise en place et pour le démarrage de ses missions, alors qu’aujourd’hui cette représentation n’est plus estimée opportune. Dans le sillage du projet de loi n° 7638, l’ABBL a en effet signalé qu’elle souhaite mettre fin à sa participation au comité de direction du CPDI.
Amendement 17 concernant l’ancien article 105, article 108 nouveau L’ancien article 105 devient le nouvel article 108 du projet de loi, et prend la teneur suivante : « Art. 108. L’article 46, en ce qui concerne l’insertion des articles 59-13ter et 59-13quater nouveaux, dans la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier, et l’article 47, 37/41 modifiant l’article 59-14, paragraphe 1er, de la même loi, entrent en vigueur le 1er janvier 2022. ».
Motivation de l’amendement L’amendement 17 vise à mettre à jour les références faites aux anciens articles 42 et 43 du projet de loi qui deviennent les articles 46 et 47 suite à l’insertion de nouveaux articles par les amendements. Par ailleurs, le libellé du nouvel article 108 est adapté conformément aux recommandations du Conseil d’État.
38/41 PRISE DE POSITION DU GOUVERNEMENT par rapport à l'avis du Conseil d'Etat du 8 décembre 2020 n.b. : Les références aux articles correspondent à l'ancienne numérotation (pré-amendements) Considérations générales Le Conseil d’État critique le recours au pouvoir réglementaire aux fins de transposer certaines dispositions de la directive CRD V en rappelant les principes qui entourent l’exercice par un établissement public de son pouvoir réglementaire.
Afin de donner suite à ces observations et à l’opposition formelle formulée à cet égard à l’endroit de l’article 28 de la loi en projet, il est renvoyé à l’amendement 6 qui vise à intégrer les dispositions figurant actuellement au règlement CSSF n° 15-02 relatif au processus de contrôle et d’évaluation prudentiels s’appliquant aux établissements CRR (ci-après le « règlement CSSF ») dans la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier (ci-après la « LSF »).
Le Conseil d’État soulève ensuite la question de l’opportunité d’aligner le recours en matière d’approbation des compagnies financières holding et des compagnies financières holding mixtes sur le recours en matière d’agrément, à savoir un recours en réformation. Étant donné que la directive CRD V ne modifie aucunement les dispositions relatives aux voies de recours, il y a lieu de maintenir les dispositions de la LSF qui ont trait aux voies de recours en l’état, de sorte que les décisions qui ne sont pas assorties d’un droit de recours spécifique continueront à faire l’objet d’un recours en annulation dans un délai de trois mois à partir de la notification de la décision. Quant à l’opportunité d’aligner le régime des recours applicable en matière de procédure d’approbation sur celui prévu en matière de procédure d’agrément, il est renvoyé au projet de loi n° 7761 ayant trait aux régime d’agrément des entités du secteur financier qui traite également des voies de recours prévues dans la LSF en matière d’agrément. En ce qui concerne le recours contre les décisions adoptées sur base du nouvel article 212-1 de la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative à la défaillance des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement en clarifiant introduit par l’article 95 du projet de loi, il est renvoyé à l’amendement 15.
Articles 1er et 15 Quant aux remarques du Conseil d’Etat quant à la notion de « politique de rémunération neutre du point de vue du genre », il convient de noter que nonobstant la consécration du principe de l’égalité des rémunérations entre les travailleurs masculins et travailleurs féminins à l’article 157 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, le législateur européen a tenu à réaffirmer son importance en introduisant cette notion dans la directive CRD V. Dans cette même lignée, et à des fins de transposition complète, il y a lieu de l’intégrer dans la LSF en transposant les dispositions concernées conformément au libellé de la directive et même si la notion en question n’est que sous-jacente au nouvel alinéa ajouté à l’article 5, paragraphe 1bis, à l’article 17, paragraphe 1bis, et à l’article 38-5 de la LSF.
Article 2Le Conseil d’État indique sa préférence pour la reprise du texte de la directive à l’endroit de
l’article 3, paragraphe 4, de la LSF.
Il y a lieu de constater que la directive CRD V remplace intégralement l’article 10 de la directive CRD IV, tout en se contentant, sur le fond, de compléter le libellé existant en vue de la procédure d’approbation des compagnies financières holding et des compagnies financières 39/41 holding mixtes. Le libellé de la disposition existante demeurant inchangé, il y a lieu de maintenir la phrase principale en l’état actuel et de ne procéder qu’à l’ajout des mots nouvellement insérés.
Article 4Le Conseil d’État s’interroge sur l’opportunité d’introduire une définition générique de la notion
« groupe ». Il y a lieu de constater que la notion de « groupe » utilisée dans la LSF est en effet à distinguer de la définition donnée par le règlement 575/2013 dans la mesure où la LSF ne vise pas toujours un groupe d’entreprises dont l’une au moins est un établissement de crédit ou une entreprise d’investissement CRR. La définition retenue dans le règlement 575/2013 et inséré dans la directive CRD IV n’est donc pas à reprendre telle quelle dans la LSF.
Article 10
À l’endroit de l’article 34-2, paragraphe 6, point 2, et paragraphe 10, et de l’article 34-4, paragraphe 4 et paragraphe 6, alinéa 3, de la LSF, il y a lieu de suivre la proposition du Conseil d’État telle que reflétée dans le texte coordonné du projet de loi.
En ce qui concerne l’article 34-3, paragraphe 2, il y a lieu de confirmer que, conformément à l’hypothèse du Conseil d’État, le dispositif en question est en effet couvert à suffisance par l’article 4, point 3°, du projet de loi.
Article 28Afin de donner suite à l’opposition formelle du Conseil d’État à l’égard de l’ancien article 28, il
est renvoyé à l’amendement 6.
Articles 32, 60, 62, 63 et 67 Aux articles 32, 60, point 3°, 62, point 1°, 63 et 67 (à l’endroit de l’article 34-1, paragraphe 2, alinéa 2), du projet de loi, il y a lieu de faire suite aux recommandations formulées par le Conseil d’État telles que reflétées dans le texte coordonné du projet de loi.
Article 72
Quant à l’opposition formelle formulée par le Conseil d’Etat à l’endroit de l’article 46-13 de la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative à la défaillance des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement, il est renvoyé à l’amendement 11.
Article 76
À l’article 76, point 2°, de la loi en projet, il y a lieu de faire suite à la demande du Conseil d’État telle que reflétée dans le texte coordonné du projet de loi.
En ce qui concerne l’opposition formelle formulée par le Conseil d’État à l’égard de l’article 76, point 4°, du projet de loi, il est renvoyé à l’amendement 12.
Article 81À l’endroit de l’article 60, paragraphe 1er, de la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative à la
défaillance des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement, il est donné suite à la demande du Conseil d’État, telle que reflétée dans le texte coordonné du projet de loi.
Article 94Pour donner suite à la précision du Conseil d’État quant à la nécessité d’adopter une loi
spéciale afin de mettre en place le dispositif envisagé, il est renvoyé à l’amendement 13.
Articles 99 et 105 Aux articles 99 et 105, il y a lieu de suivre les remarques du Conseil d’Etat, telles que reflétées dans le texte coordonné du projet de loi.
40/41 Observations d’ordre légistique Les observations de nature légistique formulées par le Conseil d’État ont été prises en compte telles que reflétées dans le texte coordonné du projet de loi.
Il est fait suite à toutes les demandes de nature légistique formulées par le Conseil d’État, à moins que le libellé des dispositions existantes n’exige d’en dévier à des fins de cohérence interne. Ainsi, les renvois « au paragraphe (1) » au lieu de « au paragraphe 1er » et l’emploi des tirets sont maintenus, le cas échéant, afin d’aligner les nouvelles dispositions sur la structure existante des articles auxquels elles sont insérées. Par ailleurs, en ce qui concerne l’intitulé du projet de loi, il y a lieu de ne pas suivre la proposition du Conseil d’Etat étant donné que le projet de loi n’a pas comme objet exclusif la transposition des directives CRD V et BRRD II, mais opère encore d’autres modifications ciblées dans les lois modifiées.
41/41 PROJET DE LOI portant :
1 *** II. TEXTE DU PROJET DE LOI Chapitre 1er – Modification de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier
Art. 1erL’article 1er de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier est modifié
comme suit :
1° A la suite du point 2)point 1), il est inséré un nouveau point 2-1) qui prend la teneur suivante : « 2-1) « autorité de résolution » : une autorité de résolution au sens de l'article 1er, point 8., de la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative à la défaillance des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement ; » ;
2° Sont insérés deux nouveaux points 6sexies-1) et 6sexies-2) qui prennent la teneur suivante : « 6sexies-1) « compagnie financière holding mère dans un État membre » : une compagnie financière holding mère dans un État membre au sens de l’article 4, paragraphe 1er, point 30), du règlement (UE) n° 575/2013 ;
6sexies-2) « compagnie financière holding mixte mère dans un État membre » : une compagnie financière holding mixte mère dans un État membre au sens de l’article 4, paragraphe 1er, point 32), du règlement (UE) n° 575/2013 ; » ;
3° Le point 11quater) est remplacé comme suit : « 11quater) « établissement d'importance systémique mondiale » ou « EISm » : un établissement d'importance systémique mondiale au sens de l'article 4, paragraphe 1er, point 133), du règlement (UE) n° 575/2013 ; » ;
4° Il est inséré un nouveau point 11quinquies) qui prend la teneur suivante : « 11quinquies) « établissement d'importance systémique mondiale non UE » ou « EISm non UE » : un établissement d'importance systémique mondiale non UE au sens de