{"html": "<div class=\"lf-doc\"><p class=\"lf-p\">En vue de répondre aux besoins des collectivités locales en matière de développement, et afin d’encourager tous les acteurs de la coopération décentralisée susceptibles d’apporter leur contribution au développement autonome des Etats ACP à proposer et à mettre en oeuvre des initiatives, la coopération appuie ces actions de développement, dans le cadre fixé par les règles et la législation nationale des Etats ACP concernés et dans le cadre des dispositions du programme indicatif. Dans ce contexte, la coopération soutient:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>le financement de microréalisations au niveau local qui ont un impact économique et social sur la vie des populations, répondent à un besoin prioritaire exprimé et constaté et sont mises en oeuvre à l’initiative et avec la participation active de la collectivité locale bénéficiaire; et</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>le financement de la coopération décentralisée, en particulier lorsqu’elle associe les efforts et les moyens d’organisations des Etats ACP et de leurs homologues de la Communauté. Cette forme de coopération permet la mobilisation des compétences, de modes d’action novateurs et des ressources des acteurs de la coopération décentralisée pour le développement de l’Etat ACP.</div>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-71\"><span class=\"lf-art-num\">Article 71</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Les microréalisations et les actions de coopération décentralisée peuvent être financées sur les ressources financières du présent accord. Les projets ou programmes relevant de cette forme de coopération peuvent se rattacher ou non à des programmes mis en oeuvre dans les secteurs de concentration des programmes indicatifs, mais peuvent être un moyen de réaliser les objectifs spécifiques inscrits au programme indicatif ou ceux résultant d’initiatives des collectivités locales ou d’acteurs de la coopération décentralisée.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>Une participation au financement de microréalisations et de la coopération décentralisée est assurée par le Fonds, dont la contribution ne peut en principe, dépasser les trois quarts du coût total de chaque projet et ne peut être supérieure aux limites fixées dans le programme indicatif. Le solde est financé:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>par la collectivité locale concernée dans le cas des microréalisations, (sous forme de contributions en nature, de prestations de services, ou en espèces, en fonction de ses possibilités);</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>par les acteurs de la coopération décentralisée, à condition que les ressources financières, techniques, matérielles ou autres mises à disposition par ces acteurs ne soient pas, en règle générale, inférieures à 25% du coût estimé du projet ou du programme, et,</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>à titre exceptionnel, par l’Etat ACP concerné, soit sous forme d’une contribution financière, soit grâce à l’utilisation d’équipements publics ou à la fourniture de services.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>Les procédures applicables aux projets et programmes financés dans le cadre des microréalisations ou de la coopération décentralisée sont celles qui sont définies par le présent accord et, en particulier, celles visées dans des programmes pluriannuels.</div>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 6 – L’aide humanitaire et l’aide d’urgence</h3>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-72\"><span class=\"lf-art-num\">Article 72</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>L’aide humanitaire et les aides d’urgence sont accordées à la population des Etats ACP confrontés à des difficultés économiques et sociales graves, à caractère exceptionnel, résultant de calamités naturelles ou de crises d’origine humaine comme les guerres ou autres conflits ou de circonstances extraordinaires ayant des effets comparables. L’aide humanitaire et les aides d’urgence sont maintenues aussi longtemps que nécessaire pour traiter les problèmes urgents résultant de ces situations.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>L’aide humanitaire et l’aide d’urgence sont exclusivement octroyées en fonction des besoins et des intérêts des victimes de catastrophes et en conformité avec les principes du droit international humanitaire, à savoir notamment, l’interdiction de toute discrimination entre les victimes fondée sur la race, 2436 l’origine ethnique, la religion, le sexe, l’âge, la nationalité ou l’affiliation politique; le libre accès aux victimes et la protection des victimes doivent être garantis de même que la sécurité du personnel et de l’équipement humanitaires.</div>\n<p class=\"lf-p\">3.</p>\n<p class=\"lf-p\">L’aide humanitaire et l’aide d’urgence visent à:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>sauvegarder les vies humaines dans les situations de crise et d’après-crise causées par des catastrophes naturelles, des conflits ou des guerres;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>contribuer au financement et à l’acheminement de l’aide humanitaire ainsi qu’à l’accès direct à celle-ci de ses destinataires, et cela en utilisant tous les moyens logistiques disponibles;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>mettre en oeuvre des mesures de réhabilitation à court terme et de reconstruction afin de permettre aux groupes de population touchés de bénéficier à nouveau d’un niveau minimal d’intégration socioéconomique et de créer aussi rapidement que possible les conditions d’une reprise du développement sur la base des objectifs à long terme fixés par le pays ACP concerné;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>répondre aux besoins nés du déplacement de personnes (réfugiés, personnes déplacées et rapatriés) à la suite de catastrophes d’origine naturelle ou humaine, afin de satisfaire, aussi longtemps que nécessaire, à tous les besoins des réfugiés et des personnes déplacées (où qu’ils se trouvent) et de faciliter leur rapatriement et leur réinstallation dans leur pays d’origine, et</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">e)</span>aider les Etats ACP à mettre au point des mécanismes de prévention et de préparation aux catastrophes naturelles, y compris des systèmes de prévision et d’alerte rapide, en vue d’atténuer les conséquences de ces catastrophes, 4. Des aides similaires à celles visées ci-dessus peuvent être accordées aux Etats ACP, qui accueillent des réfugiés ou des rapatriés afin de répondre aux besoins pressants non prévus par l’aide d’urgence.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">5.</span>Etant donné l’objectif de développement des aides accordées conformément au présent article, ces aides peuvent être utilisées exceptionnellement avec les crédits du programme indicatif de l’Etat ACP concerné.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">6.</span>Les actions d’aide humanitaire et d’aide d’urgence sont entreprises soit à la demande du pays ACP touché par la situation de crise, soit par la Commission, soit par des organisations internationales ou des organisations non gouvernementales locales ou internationales. Ces aides sont gérées et exécutées selon des procédures permettant des interventions rapides, souples et efficaces. La Communauté prend les dispositions nécessaires pour favoriser la rapidité des actions requises pour répondre à la situation d’urgence.</div>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-73\"><span class=\"lf-art-num\">Article 73</span><span class=\"lf-art-t\">1. Les actions postérieures à la phase d’urgence destinées à la réhabilitation matérielle et sociale</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">nécessaire à la suite de calamités naturelles ou de circonstances extraordinaires ayant des effets comparables peuvent être financées par la Communauté au titre du présent accord. Les actions de ce type, qui se fondent sur des mécanismes efficaces et flexibles, doivent faciliter la transition de la phase d’urgence à la phase de développement, promouvoir la réintégration socioéconomique des groupes de population touchés, faire, autant que possible, disparaître les causes de la crise et renforcer les institutions ainsi que l’appropriation par les acteurs locaux et nationaux de leur rôle dans la formulation d’une politique de développement durable pour le pays ACP concerné.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>Les actions d’urgence à court terme sont financées, à titre exceptionnel, sur les ressources du Fonds lorsque cette aide ne peut être financée sur le budget de la Communauté.</div>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 7 – Appui aux investissements et au développement du secteur privé</h3>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-74\"><span class=\"lf-art-num\">Article 74</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">La coopération appuie par une assistance financière et technique, les politiques et stratégies de développement de l’investissement et du secteur privé définies dans le présent accord.</p>\n<p class=\"lf-p\">2437</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-75\"><span class=\"lf-art-num\">Article 75</span><span class=\"lf-art-t\">Promotion des investissements</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Reconnaissant l’importance des investissements privés pour la promotion de leur coopération au développement et la nécessité de prendre des mesures pour stimuler ces investissements, les Etats ACP, la Communauté et ses Etats membres, dans le cadre du présent accord:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>mettent en oeuvre des mesures en vue d’encourager les investisseurs privés qui se conforment aux objectifs et aux priorités de la coopération au développement ACP-CE, ainsi qu’aux lois et règlements applicables de leurs Etats respectifs, à participer à leurs efforts de développement;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>prennent les mesures et les dispositions propres à créer et à maintenir un climat d’investissement prévisible et sûr et négocient des accords visant à améliorer ce climat;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>encouragent le secteur privé de l’UE à investir et à fournir une assistance spécifique à ses homologues dans les pays ACP dans le cadre de la coopération et de partenariats interentreprises d’intérêt mutuel;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>facilitent des partenariats et des sociétés mixtes en encourageant le cofinancement;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">e)</span>parrainent des forums sectoriels d’investissement en vue de promouvoir les partenariats et les investissements étrangers;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">f)</span>appuient les efforts consentis par les Etats ACP pour attirer les financements, avec un accent particulier sur le financement privé des investissements en infrastructures et l’appui aux recettes servant à financer les infrastructures indispensables au secteur privé;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">g)</span>soutiennent le renforcement des capacités des agences et des institutions nationales de promotion des investissements, chargées de promouvoir et de faciliter les investissements étrangers;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">h)</span>diffusent des informations sur les opportunités d’investissement et les conditions dans lesquelles opèrent les entreprises dans les Etats ACP;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">i)</span>encouragent un dialogue au niveau national, régional et ACP-UE, une coopération et des partenariats entre les entreprises privées, notamment par le biais d’un forum des affaires ACP-UE.</div>\n<p class=\"lf-p\">L’appui aux actions du forum sera assorti des objectifs suivants:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">i)</span>faciliter le dialogue au sein du secteur privé ACP/UE et entre le secteur privé ACP/UE et les organismes établis dans le cadre du présent accord;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">ii)</span>analyser et fournir périodiquement aux organismes compétents l’information sur l’ensemble des questions concernant les relations entre les secteurs privés ACP et UE dans le cadre du présent accord ou, de manière plus générale, des relations économiques entre la Communauté et les pays ACP; et iii) analyser et fournir aux organismes compétents les informations sur les problèmes spécifiques de nature sectorielle, concernant notamment les filières de la production ou les types de produits, au niveau régional ou sous-régional.</div>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-76\"><span class=\"lf-art-num\">Article 76</span><span class=\"lf-art-t\">Appui et financement d’investissement</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>La coopération fournira des ressources financières à long terme, y compris les capitaux à risques nécessaires pour contribuer à promouvoir la croissance du secteur privé et pour mobiliser des capitaux nationaux et étrangers dans ce but. A cet effet, la coopération fournira notamment:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>des aides non remboursables pour l’assistance financière et technique en vue de soutenir les réformes politiques, le développement des ressources humaines, le développement des capacités institutionnelles ou d’autres formes d’aide institutionnelle liées à un investissement précis; des mesures visant à augmenter la compétitivité des entreprises et à renforcer les capacités des intermédiaires financiers et non financiers privés; une facilitation et une promotion des investissements, des activités d’amélioration de la compétitivité;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>des services de conseil et de consultation pour contribuer à créer un climat favorable à l’investissement et une base d’informations visant à guider et à encourager les flux de capitaux;</div>\n<p class=\"lf-p\">2438</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>des capitaux à risques pour des investissements en fonds propres ou quasi-fonds propres, ou des garanties à l’appui des investissements privés, nationaux et étrangers, ainsi que des prêts et des lignes de crédit conformément aux conditions et modalités définies dans l’annexe II du présent accord relative aux modes et conditions de financement; et</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>des prêts sur les ressources propres de la Banque.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>Les prêts sur les ressources propres de la Banque sont accordés conformément à ses règlements ainsi qu’aux conditions et modalités définies dans l’annexe II du présent accord.</div>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-77\"><span class=\"lf-art-num\">Article 77</span><span class=\"lf-art-t\">Garantie des investissements</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Parce qu’elles réduisent les risques liés aux projets et encouragent les flux privés de capitaux, les garanties sont un outil de plus en plus important pour le financement du développement. La coopération veille dès lors à assurer une disponibilité et une utilisation croissantes de l’assurance risque en tant que mécanisme d’atténuation du risque afin d’accroître la confiance dans les Etats ACP.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>La coopération offre des garanties et contribue par des Fonds de garantie à couvrir les risques liés à des investissements éligibles. La coopération apporte plus précisément un soutien à:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>des régimes de réassurance destinés à couvrir l’investissement direct étranger réalisé par des investisseurs éligibles contre les insécurités juridiques et les principaux risques d’expropriation, de restriction de transfert de devises, de guerre et de troubles civils, ainsi que de rupture de contrat. Les investisseurs peuvent assurer des projets contre toute combinaison de ces quatre types de risque;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>des programmes de garantie visant à couvrir le risque au moyen de garanties partielles d’emprunt. Des garanties partielles sont offertes tant pour le risque politique que pour le risque de crédit, et</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>des fonds de garantie nationaux et régionaux, impliquant en particulier des institutions financières ou des investisseurs nationaux, en vue d’encourager le développement du secteur financier.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>La coopération soutient aussi le développement des capacités et apporte un appui institutionnel et une participation au financement de base des initiatives nationales et/ou régionales pour réduire les risques commerciaux encourus par les investisseurs (notamment fonds de garantie, organismes réglementaires, mécanismes d’arbitrage et systèmes judiciaires visant à augmenter la protection des investissements en améliorant les systèmes de crédit à l’exportation).</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">4.</span>La coopération apporte ce soutien sur la base de la notion de valeur ajoutée et complémentaire en ce qui concerne les initiatives privées et/ou publiques et, dans la mesure du possible, en partenariat avec d’autres organisations privées et publiques. Les ACP et la CE, dans le cadre du comité ACP-CE pour le financement de la coopération au développement, entreprendront une étude conjointe sur la proposition de créer une agence ACP-CE de garantie chargée de mettre en place et de gérer les programmes de garantie des investissements.</div>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-78\"><span class=\"lf-art-num\">Article 78</span><span class=\"lf-art-t\">Protection des investissements</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Les Etats ACP, la Communauté et les Etats membres affirment, dans le cadre de leurs compétences respectives, la nécessité de promouvoir et de protéger les investissements de chaque partie sur leurs territoires respectifs et, dans ce contexte, ils affirment l’importance de conclure, dans leur intérêt mutuel, des accords de promotion et de protection des investissements qui puissent également constituer la base de systèmes d’assurance et de garantie.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>Afin d’encourager les investissements européens dans des projets de développement lancés à l’initiative des Etats ACP et revêtant une importance particulière pour eux, la Communauté et les Etats membres, d’une part, et les Etats ACP, d’autre part, peuvent également conclure des accords relatifs à 2439 des projets spécifiques d’intérêt mutuel, lorsque la Communauté et des entrepreneurs européens contribuent à leur financement.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>Les parties conviennent en outre, dans le cadre des accords de partenariat économiques et dans le respect des compétences respectives de la Communauté et de ses Etats membres, d’introduire des principes généraux de protection de promotion des investissements, qui incorporent les meilleurs résultats enregistrés dans les enceintes internationales compétentes ou bilatéralement.</div>\n<h3 class=\"lf-part\">TITRE III – COOPERATION TECHNIQUE</h3>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-79\"><span class=\"lf-art-num\">Article 79</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>La coopération technique doit aider les Etats ACP à développer leurs ressources humaines nationales et régionales, à développer durablement les institutions indispensables à la réussite de leur développement grâce, entre autres, au renforcement de bureaux d’études et d’organismes privés des ACP ainsi que d’accords d’échanges de consultants appartenant à des entreprises des ACP et de l’UE.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>En outre, la coopération technique doit avoir un rapport coût-efficacité favorable, répondre aux besoins pour lesquels elle a été conçue, faciliter le transfert des connaissances et accroître les capacités nationales et régionales. La coopération technique doit contribuer à la réalisation des objectifs des projets et programmes, y compris les efforts pour renforcer la capacité de gestion de l’ordonnateur national ou régional. L’assistance technique doit:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>être axée sur les besoins et ne doit donc être mise à disposition qu’à la demande du ou des Etats ACP concernés, et adaptée aux besoins des bénéficiaires;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>compléter et soutenir les efforts consentis par les ACP pour identifier leurs propres besoins;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>faire l’objet d’un contrôle et d’un suivi en vue de garantir l’efficacité des activités de coopération technique;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>encourager la participation d’experts, de bureaux d’études, d’institutions de formation et de recherche ACP à des contrats financés par le Fonds et identifier les moyens d’employer le personnel national et régional qualifié pour des projets financés par le Fonds;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">e)</span>encourager le détachement de cadres nationaux ACP en tant que consultants dans une institution de leur propre pays, d’un pays voisin, ou d’une organisation régionale;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">f)</span>chercher à mieux cerner les limites et le potentiel en matière de personnel national et régional et pour établir une liste des experts, consultants et bureaux d’études ACP auxquels ils pourraient recourir pour les projets et programmes financés par le Fonds;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">g)</span>appuyer l’assistance technique intra-ACP afin de permettre les échanges entre Etats ACP de cadres et d’experts en matière d’assistance technique et de gestion;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">h)</span>développer des programmes d’action pour l’appui institutionnel et le développement des capacités à long terme comme partie intégrante de la planification des projets et programmes, en tenant compte des moyens financiers nécessaires;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">i)</span>accroître la capacité des Etats ACP à acquérir leur propre expertise; et</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">j)</span>accorder une attention particulière au développement des capacités des Etats ACP en matière de planification, de mise en oeuvre et d’évaluation de projets, ainsi que de gestion des budgets.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>L’assistance technique peut être fournie dans tous les secteurs relevant de la coopération et dans les limites de son champ d’application. Les activités couvertes seraient diverses par leur étendue et leur nature, et seraient taillées sur mesure pour satisfaire aux besoins des Etats ACP.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">4.</span>La coopération technique peut revêtir un caractère spécifique ou général. Le comité de coopération ACP-CE pour le financement du développement établira les orientations pour la mise en oeuvre de la coopération technique.</div>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-80\"><span class=\"lf-art-num\">Article 80</span><span class=\"lf-art-t\">En vue d’inverser le mouvement d’exode des cadres des Etats ACP, la Communauté assiste les Etats</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">ACP qui en font la demande pour favoriser le retour des ressortissants ACP qualifiés résidant dans les pays développés par des mesures appropriées d’incitation au rapatriement.</p>\n<p class=\"lf-p\">2440</p>\n<h3 class=\"lf-part\">TITRE IV – PROCEDURES ET SYSTEMES DE GESTION</h3>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-81\"><span class=\"lf-art-num\">Article 81</span><span class=\"lf-art-t\">Procédures</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Les procédures de gestion sont transparentes, aisément applicables et elles doivent permettre la décentralisation des tâches et des responsabilités vers les acteurs de terrain. Les acteurs non gouvernementaux sont associés à la mise en oeuvre de la coopération au développement ACP-UE dans les domaines qui les concernent. Le détail des dispositions de procédure concernant la programmation, la préparation, la mise en oeuvre et la gestion de la coopération financière et technique est défini à l’annexe IV relative aux procédures de mise en oeuvre et de gestion. Le Conseil des ministres peut examiner, réviser et modifier ce dispositif sur la base d’une recommandation du comité ACP-CE de coopération pour le financement du développement.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-82\"><span class=\"lf-art-num\">Article 82</span><span class=\"lf-art-t\">Agents chargés de l’exécution</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Des agents chargés de l’exécution sont désignés pour assurer la mise en oeuvre de la coopération financière et technique au titre du présent accord. Le dispositif régissant leurs responsabilités est défini à l’annexe IV relative aux procédures de mise en oeuvre et de gestion.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-83\"><span class=\"lf-art-num\">Article 83</span><span class=\"lf-art-t\">Comité ACP-CE de coopération pour le financement du développement</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Le Conseil des ministres examine, au moins une fois par an, la réalisation des objectifs de la coopération pour le financement du développement ainsi que les problèmes généraux et spécifiques résultant de la mise en oeuvre de ladite coopération. A cette fin, un comité ACP-CE de coopération pour le financement du développement, ci-après dénommé „comité ACP-CE“, est créé au sein du Conseil des ministres.</div>\n<p class=\"lf-p\">2.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le comité ACP-CE vise notamment à:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>assurer la réalisation globale des objectifs et des principes de la coopération pour le financement du développement et à définir des orientations pour leur mise en oeuvre efficace et en temps utile;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>examiner les problèmes liés à la mise en oeuvre des activités de coopération au développement et à proposer des mesures appropriées;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>revoir les annexes du présent accord pour assurer leur adéquation et recommander toutes modifications appropriées au Conseil des ministres pour approbation, et</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>examiner les dispositifs mis en oeuvre dans le cadre du présent accord pour atteindre les objectifs en matière de promotion du développement et des investissements du secteur privé ainsi que les opérations liées à la facilité d’investissement.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>Le comité ACP-CE qui se réunit trimestriellement est composé, paritairement, de représentants des Etats ACP et de la Communaute, ou de leurs mandataires. Il se réunit au niveau des ministres chaque fois que l’une des parties le demande, et au moins une fois par an.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">4.</span>Le Conseil des ministres arrête le règlement intérieur du comité ACP-CE, notamment les conditions de représentation et le nombre des membres du comité, les modalités selon lesquelles ils délibèrent et les conditions d’exercice de la présidence.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">5.</span>Le comité ACP-CE peut convoquer des réunions d’experts pour étudier les causes des difficultés ou blocages éventuels qui empêchent la mise en oeuvre efficace de la coopération au développement. Ces experts soumettront des recommandations au comité sur les moyens permettant d’éliminer ces difficultés ou blocages. * 2441 CINQUIEME PARTIE DISPOSITIONS GENERALES CONCERNANT LES ETATS ACP LES MOINS AVANCES, ENCLAVES OU INSULAIRES</div>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 1 – Dispositions générales</h3>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-84\"><span class=\"lf-art-num\">Article 84</span><span class=\"lf-art-t\">1. Pour permettre aux Etats ACP les moins avancés, enclavés et insulaires de profiter pleinement des</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">possibilités offertes par le présent accord afin d’accélérer leur rythme de développement respectif, la coopération réserve un traitement particulier aux pays ACP les moins avancés et tient dûment compte de la vulnérabilité des pays ACP enclavés ou insulaires. Elle prend également en considération les besoins des pays en situation postconflit.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>Indépendamment des mesures et dispositions particulières pour les pays les moins avancés, enclavés ou insulaires dans les différents chapitres du présent accord, une attention particulière est accordée pour ces groupes ainsi que pour les pays en situation postconflit:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>au renforcement de la coopération régionale,</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>aux infrastructures de transports et de communications,</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>à l’exploitation efficace des ressources marines et à la commercialisation des produits qui en sont tirés, ainsi que, pour les pays enclavés, à la pêche continentale,</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>s’agissant de l’ajustement structurel, au niveau de développement de ces pays, et au stade de l’exécution, à la dimension sociale de l’ajustement, et</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">e)</span>à la mise en oeuvre de stratégies alimentaires et de programmes intégrés de développement.</div>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 2 – Etats ACP les moins avancés</h3>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-85\"><span class=\"lf-art-num\">Article 85</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Un traitement particulier est réservé aux Etats ACP les moins avancés afin de les aider à résoudre les graves difficultés économiques et sociales qui entravent leur développement, de manière à accélérer leur rythme de développement.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>La liste des Etats ACP les moins avancés figure à l’annexe IV. Elle peut être modifiée par décision du Conseil des ministres lorsque:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>un Etat tiers se trouvant dans une situation comparable adhère au présent accord; et que</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>la situation économique d’un Etat ACP change considérablement et durablement dans une mesure justifiant son inclusion dans la catégorie des pays les moins avancés ou son retrait de cette catégorie.</div>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-86\"><span class=\"lf-art-num\">Article 86</span><span class=\"lf-art-t\">Les dispositions adoptées en ce qui concerne les Etats ACP les moins avancés figurent aux articles</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">suivants: 2, 29, 32, 35, 37, 56, 68, 84 et 85.</p>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 3 – Etats ACP enclavés</h3>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-87\"><span class=\"lf-art-num\">Article 87</span><span class=\"lf-art-t\">1. Des dispositions et mesures spécifiques sont prévues pour soutenir les Etats ACP enclavés dans</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">leurs efforts visant à surmonter les difficultés géographiques et autres obstacles qui freinent leur développement de manière à leur permettre d’accélérer leur rythme de développement.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>La liste des Etats ACP enclavés figure à l’annexe VI. Elle peut être modifiée par décision du Conseil des ministres lorsqu’un Etat tiers se trouvant dans une situation comparable adhère au présent accord.</div>\n<p class=\"lf-p\">2442</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-88\"><span class=\"lf-art-num\">Article 88</span><span class=\"lf-art-t\">Les dispositions adoptées en ce qui concerne les Etats ACP enclavés figurent aux articles suivants:</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">2, 32,35, 56, 68, 84 et 87.</p>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 4 – Etats ACP insulaires</h3>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-89\"><span class=\"lf-art-num\">Article 89</span><span class=\"lf-art-t\">1. Des dispositions et mesures spécifiques sont prévues pour soutenir les Etats ACP insulaires dans</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">leurs efforts visant à surmonter les difficultés naturelles et géographiques, et les autres obstacles qui freinent leur développement, de manière à leur permettre d’accélérer leur rythme de développement.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>La liste des Etats ACP insulaires figure à l’annexe VI. Elle peut être modifiée par décision du Conseil des ministres lorsqu’un Etat tiers se trouvant dans une situation comparable adhère au présent accord.</div>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-90\"><span class=\"lf-art-num\">Article 90</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Les dispositions adoptées en ce qui concerne les Etats ACP insulaires figurent aux articles suivants:</p>\n<p class=\"lf-p\">2, 32, 35, 56, 68, 84 et 89. * SIXIEME PARTIE DISPOSITIONS FINALES</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-91\"><span class=\"lf-art-num\">Article 91</span><span class=\"lf-art-t\">Conflit entre le présent accord et d’autres traités</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Les traités, conventions, accords ou arrangements conclus entre un ou plusieurs Etats membres de la Communauté et un ou plusieurs Etats ACP, quelle qu’en soit la forme ou la nature, ne doivent pas faire obstacle à l’application du présent accord.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-92\"><span class=\"lf-art-num\">Article 92</span><span class=\"lf-art-t\">Champ d’application territorial</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Sous réserve des dispositions particulières en ce qui concerne les relations entre les Etats ACP et les départements français d’Outre-mer qui y sont prévues, le présent accord s’applique aux territoires où le traité instituant la Communauté européenne est d’application et selon les conditions prévues par ledit traité, d’une part, et aux territoires des Etats ACP, d’autre part.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-93\"><span class=\"lf-art-num\">Article 93</span><span class=\"lf-art-t\">Ratification et entrée en vigueur</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Le présent accord est ratifié ou approuvé par les parties signataires selon leurs règles constitutionnelles et procédures respectives.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>Les instruments de ratification ou d’approbation du présent accord sont déposés, pour ce qui concerne les Etats ACP, au Secrétariat général du Conseil de l’Union européenne et, pour ce qui concerne les Etats membres et la Communauté, au Secrétariat général des Etats ACP. Les Secrétariats en informent aussitôt les Etats signataires et la Communauté.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>Le présent accord entre en vigueur le premier jour du deuxième mois suivant la date à laquelle les instruments de ratification des Etats membres et de deux tiers des Etats ACP, ainsi que l’instrument d’approbation du présent accord par la Communauté, ont été déposés.</div>\n<p class=\"lf-p\">2443 4. L’Etat ACP signataire n’ayant pas accompli les procédures visées aux paragraphes 1 et 2 à la date d’entrée en vigueur du présent accord, telle que prévue au paragraphe 3, ne peut le faire que dans les douze mois suivant cette date, sans préjudice des dispositions du paragraphe 6.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pour cet Etat concerné, le présent accord devient applicable le premier jour du deuxième mois suivant l’accomplissement de ces procédures. Cet Etat reconnaît la validité de toute mesure d’application du présent accord prise après la date de son entrée en vigueur.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">5.</span>Le règlement intérieur des institutions conjointes établies par le présent accord fixe les conditions dans lesquelles les représentants des Etats signataires visés au paragraphe 4 siègent en qualité d’observateurs au sein de ces institutions.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">6.</span>Le Conseil des ministres peut décider de faire bénéficier les Etats ACP parties aux conventions ACP-CE précédentes qui, en l’absence d’institutions étatiques normalement établies, n’ont pas pu signer ou ratifier le présent accord, d’appuis particuliers. Ces appuis pourront concerner le renforcement institutionnel et les processus de développement économique et social, en tenant compte notamment des besoins des populations les plus vulnérables. Dans ce cadre, ces pays pourront bénéficier de crédits prévus dans la partie 4 du présent accord relative à la coopération financière et technique.</div>\n<p class=\"lf-p\">Par dérogation au paragraphe 4, pour les pays concernés qui sont signataires du présent accord, les procédures de ratification peuvent être accomplies dans un délai de douze mois à partir du rétablissement des institutions étatiques.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les pays concernés qui n’ont ni signé ni ratifié le présent accord peuvent y adhérer selon la procédure d’adhésion prévue à l’article 94.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-94\"><span class=\"lf-art-num\">Article 94</span><span class=\"lf-art-t\">Adhésions</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Toute demande d’adhésion au présent accord introduite par un Etat indépendant dont les caractéristiques structurelles et la situation économique et sociale sont comparables à celles des Etats ACP est portée à la connaissance du Conseil des ministres.</div>\n<p class=\"lf-p\">En cas d’approbation par le Conseil des ministres, l’Etat concerné adhère au présent accord en déposant un acte d’adhésion au Secrétariat général du Conseil de l’Union européenne qui en transmet une copie certifiée conforme au Secrétariat des Etats ACP et en informe les Etats membres. Le Conseil des ministres peut définir des mesures d’adaptation éventuellement nécessaires.</p>\n<p class=\"lf-p\">L’Etat concerné jouit des mêmes droits et est soumis aux mêmes obligations que les Etats ACP. Son adhésion ne peut porter atteinte aux avantages résultant, pour les Etats ACP signataires du présent accord, des dispositions relatives au financement de la coopération. Le Conseil des ministres peut définir des conditions et modalités spécifiques de l’adhésion d’un Etat donné dans un protocole spécial qui fait partie intégrante du présent accord.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>Toute demande d’adhésion d’un Etat tiers à un groupement économique composé d’Etats ACP est portée à la connaissance du Conseil des ministres.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>Toute demande d’adhésion d’un Etat tiers à l’Union européenne est portée à la connaissance du Conseil des ministres. Pendant le déroulement des négociations entre l’Union et l’Etat candidat, la Communauté fournit aux Etats ACP toutes les informations utiles et ceux-ci font part à la Communauté de leurs préoccupations afin qu’elle puisse en tenir le plus grand compte. Toute adhésion à l’Union européenne sera notifiée par la Communauté au Secrétariat des Etats ACP.</div>\n<p class=\"lf-p\">Dès la date de son adhésion à l’Union européenne, tout nouvel Etat membre devient, moyennant une clause inscrite à cet effet dans l’acte d’adhésion, partie contractante au présent accord. Si l’acte d’adhésion à l’Union ne prévoit pas une telle adhésion automatique de l’Etat membre au présent accord, l’Etat membre concerné y accède en déposant un acte d’adhésion au Secrétariat général du Conseil de l’Union européenne qui en transmet une copie certifiée conforme au Secrétariat des Etats ACP et en informe les Etats membres.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les parties examinent les effets de l’adhésion des nouveaux Etats membres sur le présent accord. Le Conseil des ministres peut décider des mesures d’adaptation ou de transition éventuellement nécessaires.</p>\n<p class=\"lf-p\">2444</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-95\"><span class=\"lf-art-num\">Article 95</span><span class=\"lf-art-t\">Durée du présent accord et clause de révision</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">1.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le présent accord est conclu pour une période de vingt ans à compter du 1er mars 2000.</p>\n<p class=\"lf-p\">2.</p>\n<p class=\"lf-p\">Des protocoles financiers sont définis pour chaque période de cinq ans.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>Au plus tard douze mois avant l’expiration de chaque période de cinq ans, la Communauté et les Etats membres, d’une part, et les Etats ACP, d’autre part, notifient à l’autre partie les dispositions du présent accord dont elles demandent la révision en vue d’une modification éventuelle. Ceci ne s’applique toutefois pas aux dispositions relatives à la coopération économique et commerciale, pour lesquelles une procédure spécifique de réexamen est prévue. Nonobstant cette échéance, lorsqu’une partie demande la révision de toute disposition du présent accord, l’autre partie dispose d’un délai de deux mois pour demander l’extension de cette révision à d’autres dispositions ayant un lien avec celles qui ont fait l’objet de la demande initiale.</div>\n<p class=\"lf-p\">Dix mois avant l’expiration de la période quinquennale en cours, les parties entament des négociations en vue d’examiner les modifications éventuelles à apporter aux dispositions ayant fait l’objet de la notification.</p>\n<p class=\"lf-p\">L’article 93 s’applique également aux modifications.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Conseil des ministres arrête les mesures transitoires nécessaires en ce qui concerne les dispositions modifiées, jusqu’à leur entrée en vigueur.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">4.</span>Dix-huit mois avant l’expiration du présent accord, les parties entament des négociations en vue d’examiner les dispositions qui régiront ultérieurement leurs relations.</div>\n<p class=\"lf-p\">Le Conseil des ministres arrête les mesures transitoires nécessaires jusqu’à l’entrée en vigueur du nouvel accord.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-96\"><span class=\"lf-art-num\">Article 96</span><span class=\"lf-art-t\">Eléments essentiels – Procédure de consultation et</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">mesures appropriées concernant les droits de l’homme, les principes démocratiques et l’Etat de droit 1. Aux fins du présent article, on entend par „partie“, la Communauté et les Etats membres de l’Union européenne, d’une part, et chaque Etat ACP, d’autre part.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>a) Si, nonobstant le dialogue politique mené de façon régulière entre les parties, une partie considère que l’autre a manqué à une obligation découlant du respect des droits de l’homme, des principes démocratiques et de l’Etat de droit visés à l’article 9, paragraphe 2, elle fournit à l’autre partie et au Conseil des ministres, sauf en cas d’urgence particulière, les éléments d’information utiles nécessaires à un examen approfondi de la situation en vue de rechercher une solution acceptable par les parties. A cet effet, elle invite l’autre partie à procéder à des consultations, portant principalement sur les mesures prises ou à prendre par la partie concernée afin de remédier à la situation.</div>\n<p class=\"lf-p\">Les consultations sont menées au niveau et dans la forme considérés les plus appropriés en vue de trouver une solution.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les consultations commencent au plus tard 15 jours après l’invitation et se poursuivent pendant une période déterminée d’un commun accord, en fonction de la nature et de la gravité du manquement. Dans tous les cas, les consultations ne durent pas plus de 60 jours.</p>\n<p class=\"lf-p\">Si les consultations ne conduisent pas à une solution acceptable par les parties, en cas de refus de consultation, ou en cas d’urgence particulière, des mesures appropriées peuvent être prises. Ces mesures sont levées dès que les raisons qui les ont motivées disparaissent.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>Les termes „cas d’urgence particulière“ visent des cas exceptionnels de violations particulièrement graves et évidentes d’un des éléments essentiels visés à l’article 9, paragraphe 2 , qui nécessitent une réaction immédiate.</div>\n<p class=\"lf-p\">2445 La partie qui recourt à la procédure d’urgence particulière en informe parallèlement l’autre partie et le Conseil des ministres, sauf si les délais ne le lui permettent pas.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>Les „mesures appropriées“ au sens du présent article, sont des mesures arrêtées en conformité avec le droit international et proportionnelles à la violation. Le choix doit porter en priorité sur les mesures qui perturbent le moins l’application du présent accord. Il est entendu que la suspension serait un dernier recours.</div>\n<p class=\"lf-p\">Si des mesures sont prises, en cas d’urgence particulière, celles-ci sont immédiatement notifiées à l’autre partie et au Conseil des ministres. Des consultations peuvent alors être convoquées, à la demande de la partie concernée, en vue d’examiner de façon approfondie la situation et, le cas échéant, d’y remédier. Ces consultations se déroulent selon les modalités spécifiées aux deuxième et troisième alinéas du point a).</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-97\"><span class=\"lf-art-num\">Article 97</span><span class=\"lf-art-t\">Procédure de consultation et mesures appropriées concernant la corruption</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Les parties considèrent que, dans les cas où la Communauté est un partenaire important en termes d’appui financier aux politiques et programmes économiques et sectoriels, les cas graves de corruption font l’objet de consultations entre les parties.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>Dans de tels cas, chaque partie peut inviter l’autre à procéder à des consultations. Celles-ci commencent au plus tard 21 jours après l’invitation et ne durent pas plus de 60 jours.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>Si les consultations ne conduisent pas à une solution acceptable par les parties ou en cas de refus de consultation, les parties prennent les mesures appropriées. Dans tous les cas, il appartient, en premier lieu, à la partie auprès de laquelle ont été constatés les cas graves de corruption de prendre immédiatement les mesures nécessaires pour remédier à la situation. Les mesures prises par l’une ou l’autre partie doivent être proportionnelles à la gravité de la situation. Le choix doit porter en priorité sur les mesures qui perturbent le moins l’application du présent accord. Il est entendu que la suspension serait un dernier recours.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">4.</span>Aux fins du présent article, on entend par „partie“, la Communauté et les Etats membres de l’Union européenne, d’une part, et chaque Etat ACP, d’autre part.</div>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-98\"><span class=\"lf-art-num\">Article 98</span><span class=\"lf-art-t\">Règlement des différends</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Les différends nés de l’interprétation ou de l’application du présent accord qui surgissent entre un Etat membre, plusieurs Etats membres ou la Communauté, d’une part, et un ou plusieurs Etats ACP, d’autre part, sont soumis au Conseil des ministres.</div>\n<p class=\"lf-p\">Entre les sessions du Conseil, de tels différends sont soumis au Comité des ambassadeurs.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>a) Si le Conseil des ministres ne parvient pas à régler le différend, l’une ou l’autre des parties peut demander que le différend soit réglé par voie d’arbitrage. A cet effet, chaque partie désigne un arbitre dans un délai de trente jours à partir de la demande d’arbitrage. A défaut, chaque partie peut demander au Secrétaire général de la Cour permanente d’arbitrage de désigner le deuxième arbitre.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>Les deux arbitres nomment à leur tour un troisième arbitre dans un délai de trente jours. A défaut, chaque partie peut demander au Secrétaire général de la Cour permanente d’arbitrage de désigner le troisième arbitre.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>Si les arbitres n’en décident pas autrement, la procédure prévue par le règlement facultatif d’arbitrage de la Cour permanente d’arbitrage pour les organisations internationales et les Etats est appliquée. Les décisions des arbitres sont prises à la majorité dans un délai de trois mois.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>Chaque partie au différend est tenue de prendre les mesures nécessaires pour assurer l’application de la décision des arbitres.</div>\n<p class=\"lf-p\">2446</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">e)</span>Aux fins de l’application de cette procédure, la Communauté et les Etats membres sont considérés comme une seule partie au différend.</div>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-99\"><span class=\"lf-art-num\">Article 99</span><span class=\"lf-art-t\">Clause de dénonciation</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Le présent accord peut être dénoncé par la Communauté et ses Etats membres à l’égard de chaque Etat ACP et par chaque Etat ACP à l’égard de la Communauté et de ses Etats membres, moyennant un préavis de six mois.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-100\"><span class=\"lf-art-num\">Article 100</span><span class=\"lf-art-t\">Statut des textes</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Les protocoles et annexes joints au présent accord en font partie intégrante. Les annexes Il, III, IV et VI peuvent être révisées, adaptées et/ou amendées par décision du Conseil des ministres sur la base d’une recommandation du Comité de coopération ACP-CE pour le financement du développement.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le présent accord rédigé en deux exemplaires en langues allemande, anglaise, danoise, finnoise, française, espagnole, grecque, italienne, néerlandaise, portugaise et suédoise, chacun de ces textes faisant également foi, est déposé dans les archives du Secrétariat général du Conseil de l’Union européenne et au Secrétariat des Etats ACP qui en remettent une copie certifiée conforme au gouvernement de chacun des Etats signataires. * 2447 ANNEXES A l’ACCORD TABLE DES MATIERES Annexe I: Protocole financier Annexe II: Modes et conditions de financement</p>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 1</h3>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 2</h3>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 3</h3>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 4</h3>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 5</h3>\n<p class=\"lf-p\">Financement des investissements Opérations spéciales Financement en cas de fluctuations à court terme des recettes d’exportation Autres dispositions Accord pour la protection des investissements Annexe III: Appui institutionnel – CDE et CTA Annexe IV: Procédures de mise en oeuvre et de gestion</p>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 1</h3>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 2</h3>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 3</h3>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 4</h3>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 5</h3>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 6</h3>\n<p class=\"lf-p\">Programmation (nationale) Programmation et préparation (régionales) Mise en oeuvre du projet Concurrence et préférences Suivi et évaluation Agents chargés de la gestion et de l’exécution Annexe V: Régime commercial applicable au cours de la période préparatoire prévue à l’article 37, paragraphe 1</p>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 1 Régime général des échanges</h3>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 2 Engagements particuliers concernant le sucre et la viande bovine</h3>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 3 Dispositions finales</h3>\n<p class=\"lf-p\">Protocole No 1 relatif à la définition de la notion de „produits originaires“ et aux méthodes de coopération administrative</p>\n<h3 class=\"lf-part\">Titre I Dispositions générales</h3>\n<h3 class=\"lf-part\">Titre II Définition de la notion „Produits originaires“</h3>\n<h3 class=\"lf-part\">Titre III Conditions territoriales</h3>\n<h3 class=\"lf-part\">Titre IV Preuve de l’origine</h3>\n<h3 class=\"lf-part\">Titre V Méthodes de coopération administrative</h3>\n<h3 class=\"lf-part\">Titre VI Ceuta et Melilla</h3>\n<h3 class=\"lf-part\">Titre VII Dispositions finales</h3>\n<p class=\"lf-p\">Annexe I au protocole No 1 Notes introductives relatives à la liste figurant à l’annexe II Annexe II au protocole No 1 Liste des ouvraisons ou transformations à appliquer aux matières non originaires pour que le produit transformé puisse obtenir le caractère originaire Annexe III au protocole No 1 Pays et territoires d’Outre-mer Annexe IV au protocole No 1 Formulaire de certificat de circulation Annexe V au protocole No 1 Déclaration sur facture Annexe VI A au protocole No 1 Déclaration du fournisseur concernant les produits ayant le caractère originaire à titre préférentiel Annexe VI B au protocole No 1 Déclaration du fournisseur concernant les produits n’ayant pas le caractère originaire à titre préférentiel Annexe VII au protocole No 1 Fiche de renseignements 2448 Annexe VIII Annexe IX au protocole No 1 Formulaire de demande de dérogation au protocole No 1 Liste des ouvraisons ou transformations conférant le caractère originaire ACP au produit transformé lorsqu’elles sont appliquées aux matières textiles originaires de pays en développement visés à l’article 6, paragraphe 11, du présent protocole Annexe X au protocole No 1 Produits textiles exclus de la procédure de cumul avec certains pays en développement visés à l’article 6, paragraphe 11, du présent protocole Annexe XI au protocole No 1 Produits auxquels les dispositions de cumul avec l’Afrique du Sud visés à l’article 6, paragraphe 3, s’appliquent après 3 ans d’application provisoire de l’accord sur le commerce, le développement et la coopération entre la Communauté européenne et la République d’Afrique du Sud Annexe XII au protocole No 1 Produits auxquels les dispositions de cumul avec l’Afrique du Sud visés à l’article 6, paragraphe 3, s’appliquent après 6 ans d’application provisoire de l’accord sur le commerce, le développement et la coopération entre la Communauté européenne et la République d’Afrique du Sud Annexe XIII au protocole No 1 Produits auxquels l’article 6, paragraphe 3, ne s’applique pas Annexe XIV au protocole No 1 Produits de la pêche auxquels l’article 6, paragraphe 3, ne s’applique temporairement pas Annexe XV au protocole No 1 Déclaration commune sur le cumul Protocole No 2 concernant la mise en oeuvre de l’article 9 Protocole No 3 reprenant le texte du Protocole No 3 sur le sucre ACP Annexe au protocole No 3 Déclarations relatives au protocole No 3 Annexe au protocole No 3 Echange de lettres Protocole No 4 relatif à la viande bovine Protocole No 5 Deuxième Protocole relatif aux bananes Annexe VI: Liste des Etats ACP les moins développés, enclavés ou insulaires</p>\n<p class=\"lf-p\">Protocoles Protocole No 1 relatif aux frais de fonctionnement des institutions conjointes Protocole No 2 relatif aux privilèges et immunités</p>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 1 Personnes participant aux travaux se rapportant à l’accord</h3>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 2 Biens, fonds et avoirs du Conseil des ministres ACP</h3>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 3 Communications officielles</h3>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 4 Personnel du Secrétariat des Etats ACP</h3>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 5 Délégations de la Commission dans les Etats ACP</h3>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 6 Dispositions générales</h3>\n<p class=\"lf-p\">Protocole relatif à l’Afrique du Sud * 2449 ANNEXE I PROTOCOLE FINANCIER 1. Aux fins exposées dans le présent accord et pour une période de cinq ans à compter du 1er mars 2000, le montant global des concours financiers de la Communauté est de 15.200 millions d’euros.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>L’assistance financière de la Communauté comprend un montant de 13.500 millions d’euros du 9ème FED.</div>\n<p class=\"lf-p\">3.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le 9ème FED est réparti entre les instruments de la coopération de la façon suivante:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>10 milliards d’euros sous forme d’aides non remboursables sont réservés pour une enveloppe de soutien au développement à long terme. Cette enveloppe est utilisée pour financer des programmes indicatifs nationaux conformément aux articles 1er à 5 de l’annexe IV du présent accord, relative aux procédures de mise en oeuvre et de gestion. Sur cette enveloppe de soutien au développement à long terme:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">i)</span>90 millions d’euros sont réservés au financement du budget du Centre pour le développement de l’entreprise (CDE);</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">ii)</span>70 millions d’euros sont réservés au financement du budget du Centre pour le développement de l’agriculture (CTA), et iii) un montant qui ne pourra dépasser 4 millions d’euros est réservé aux fins visées à l’article 17 du présent accord (Assemblée parlementaire paritaire),</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>1.300 millions d’euros sous forme d’aides non remboursables sont réservés pour le financement de l’appui à la coopération et à l’intégration régionales des Etats ACP conformément aux articles 6 à 14 de l’annexe IV du présent accord, relative aux procédures de mise en oeuvre et de gestion,</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>2.200 millions d’euros sont affectés au financement de la facilité d’investissement selon les modalités et les conditions exposées à l’annexe II du présent accord relative aux modes et conditions de financement, sans préjudice du financement des bonifications d’intérêt prévues aux articles 2 et 4 de l’annexe II du présent accord sur les ressources mentionnées au point 3, sous a), de la présente annexe.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">4.</span>Un montant maximal de 1.700 millions d’euros est accordé par la Banque européenne d’investissement sous forme de prêts sur ses ressources propres. Ces ressources sont accordées aux fins exposées à l’annexe II du présent accord relative aux modes et conditions de financement, conformément aux conditions prévues par ses statuts et aux dispositions appropriées des modes et conditions de financement des investissements tels que définis à l’annexe susmentionnée. La Banque peut, à partir des moyens qu’elle gère, contribuer au financement de projets et programmes régionaux.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">5.</span>Tous les reliquats des FED antérieurs à la date de l’entrée en vigueur du présent protocole financier, ainsi que tous les montants désengagés après cette date de projets en cours au titre dudit Fonds, seront transférés au 9ème FED et utilisés conformément aux conditions fixées dans le présent Accord. Toute ressource ainsi transférée au 9ème FED après avoir été précédemment attribuée au programme indicatif d’un Etat ACP ou d’une région restera attribuée à cet Etat ou cette région. Le montant global du présent protocole financier, complété par les reliquats transférés de FED antérieurs, couvre la période 2000-2007.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">6.</span>La Banque gère les prêts accordés sur ses ressources propres ainsi que les opérations financées dans le cadre de la facilité d’investissement. Tous les autres moyens de financement au titre du présent accord sont gérés par la Commission.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">7.</span>Avant l’expiration du présent protocole financier, les parties évalueront le degré de réalisation des engagements et des décaissements. Cette évaluation servira de base pour réévaluer le montant global des ressources ainsi que pour évaluer les nouvelles ressources nécessaires au soutien de la coopération financière au titre du présent accord.</div>\n<p class=\"lf-p\">2450 8. Si les fonds prévus dans le cadre de l’un des instruments de l’accord sont épuisés avant l’échéance du présent protocole financier, le Conseil des ministres ACP-CE prend les mesures appropriées. * ANNEXE II MODES ET CONDITIONS DE FINANCEMENT</p>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 1 – Financement des investissements</h3>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 1</span><span class=\"lf-art-t\">Les modes et conditions de financement relatifs aux capitaux à risques et aux prêts financés par la</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">facilité d’investissement et la Banque européenne d’investissement sur ses ressources propres et des opérations spéciales seront ceux qui sont définis dans le présent chapitre. Ces ressources peuvent être acheminées vers les entreprises éligibles, soit directement, soit indirectement par les fonds d’investissement et/ou les intermédiaires financiers éligibles.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 2</span><span class=\"lf-art-t\">Ressources de la facilité d’investissement</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">1.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les ressources de la facilité peuvent être employées notamment pour:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>fournir des capitaux à risques sous la forme de:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">i)</span>prises de participation dans des entreprises ACP, y compris des institutions financières;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">ii)</span>concours en quasi-fonds propres à des entreprises ACP, y compris des institutions financières et iii) garanties et autres rehaussements de crédit qui peuvent être utilisés pour couvrir les risques politiques et autres risques liés à l’investissement, encourus par les investisseurs ou bailleurs de fonds étrangers et locaux;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>accorder des prêts ordinaires.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>Les prises de participation portent normalement sur des parts minoritaires et sont rémunérées sur la base des résultats du projet concerné.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>Les concours en quasi-fonds propres peuvent consister en avances d’actionnaires, obligations convertibles, prêts conditionnels, subordonnés et participatifs ou toute autre forme d’assistance assimilable. Ces concours peuvent consister notamment en:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>prêts conditionnels dont l’amortissement et/ou la durée sont fonction de la réalisation de certaines conditions concernant les résultats du projet financé; dans le cas spécifique de prêts conditionnels consentis pour couvrir une partie du coût des études de préinvestissement ou d’une autre assistance technique relative au projet, le remboursement du capital et/ou des intérêts peut être supprimé si l’investissement n’est pas effectué;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>prêts participatifs dont l’amortissement et/ou la durée sont fonction de la rentabilité financière du projet;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>prêts subordonnés dont le remboursement n’intervient qu’après le règlement d’autres créances.</div>\n<p class=\"lf-p\">4.</p>\n<p class=\"lf-p\">La rémunération de chaque opération est déterminée lors de l’octroi du prêt. Toutefois:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>pour les prêts conditionnels ou participatifs, la rémunération comportera normalement un taux d’intérêt fixe n’excédant pas 3% et un élément variable lié aux performances du projet et</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>pour les prêts subordonnés, le taux d’intérêt est lié à celui du marché.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">5.</span>Le montant des garanties est fixé de manière à refléter les risques assurés et les caractéristiques particulières de l’opération.</div>\n<p class=\"lf-p\">2451 6. Le taux d’intérêt des prêts ordinaires comprend un taux de référence pratiqué par la Banque pour des prêts comparables aux mêmes conditions de franchise et de modalités d’amortissement auquel s’ajoute une majoration fixée par la Banque.</p>\n<p class=\"lf-p\">7.</p>\n<p class=\"lf-p\">Des prêts ordinaires peuvent être accordés à des conditions libérales dans les cas suivants:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>pour des projets d’infrastructure dans les pays les moins avancés ou dans les pays en situation de postconflit, indispensables au développement du secteur privé. Dans ces cas, le taux d’intérêt du prêt sera réduit de 3% et</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>pour des projets qui impliquent des opérations de restructuration dans le cadre de la privatisation ou des projets assortis d’avantages sociaux ou environnementaux substantiels et clairement démontrables. Dans ces cas, des prêts peuvent être assortis de bonifications d’intérêts dont le montant et la forme sont décidés en fonction des particularités du projet. La réduction du taux d’intérêt ne devra cependant pas excéder 3%.</div>\n<p class=\"lf-p\">Le taux d’intérêt final n’est en aucun cas inférieur à 50% du taux de référence.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">8.</span>Les fonds nécessaires pour ces bonifications seront prélevés sur la Facilité d’investissement et ne dépasseront pas 5% du montant global alloué pour le financement des investissements par la facilité d’investissement et par la Banque sur ses ressources propres.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">9.</span>Les bonifications d’intérêts peuvent être capitalisées ou utilisées sous forme d’aides non remboursables pour soutenir l’assistance technique relative à des projets, particulièrement en faveur d’institutions financières dans les pays ACP.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 3</span><span class=\"lf-art-t\">Opérations liées à la facilité d’investissement</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>La facilité opère dans tous les secteurs économiques, et soutient des investissements dans des organismes du secteur privé et du secteur public gérés commercialement, y compris des infrastructures économiques et technologiques génératrices de revenus qui revêtent une grande importance pour le secteur privé. La facilité:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>est gérée comme un fonds renouvelable et vise à être financièrement viable. Ses interventions se font à des conditions de marché et évitent de créer des distorsions sur les marchés locaux et d’écarter des sources privées de capitaux et</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>s’efforce d’être un catalyseur en encourageant la mobilisation de ressources locales à long terme et en attirant les investisseurs et les bailleurs de fonds privés étrangers vers des projets dans les Etats ACP.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>A l’expiration du protocole financier, les remboursements nets cumulés à la facilité d’investissement sont reconduits sous le protocole suivant, sauf décision expresse du Conseil des ministres.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 4</span><span class=\"lf-art-t\">Prêts de la BEl sur ses ressources propres</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">1.</p>\n<p class=\"lf-p\">La Banque:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>contribue, au moyen des ressources qu’elle gère, au développement économique et industriel des Etats ACP au niveau national et régional; à cette fin, elle finance en priorité les projets et programmes productifs ou d’autres investissements visant à la promotion du secteur privé, dans tous les secteurs économiques;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>établit des relations de coopération étroites avec les banques nationales et régionales de développement et avec les institutions bancaires et financières des Etats ACP et de l’UE et</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>adapte, si nécessaire, en consultation avec l’Etat ACP concerné, les modalités et les procédures de mise en oeuvre de la coopération pour le financement du développement telles que visées dans le présent Accord, pour prendre en compte la nature des projets et programmes et se conformer aux objectifs du présent accord dans le cadre des procédures définies dans ses règlements.</div>\n<p class=\"lf-p\">2452 2. Les prêts consentis par la Banque sur ses ressources propres sont assortis des modalités et conditions suivantes:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>le taux d’intérêt de référence est celui pratiqué par la Banque pour un prêt aux mêmes conditions de devises et de modalités d’amortissement, au jour de la signature du contrat ou à la date du déboursement;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>toutefois:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">i)</span>les projets du secteur public bénéficient, en principe, d’une bonification d’intérêt de 3%;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">ii)</span>les projets du secteur privé relevant des catégories précisées à l’article 2, paragraphe 7, point b) de la présente annexe, peuvent bénéficier de bonifications d’intérêts aux conditions précisées à l’article 2, paragraphe 7, point b).</div>\n<p class=\"lf-p\">Le taux d’intérêt final n’est en aucun cas inférieur à 50% du taux de référence;</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>le montant des bonifications d’intérêt, actualisé à sa valeur au moment des versements du prêt, est imputé sur le montant de la dotation en bonifications d’intérêts de la Facilité d’investissement tel que défini à l’article 2 paragraphes 8 et 9, et versé directement à la Banque et</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>les prêts accordés par la Banque sur ses ressources propres sont assortis de conditions de durée fixées sur la base des caractéristiques économiques et financières du projet; cette durée ne peut dépasser vingt-cinq ans. Ces prêts comprennent normalement un différé d’amortissement fixé en fonction de la durée de construction et des besoins de trésorerie du projet.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>Pour les investissements financés par la Banque sur ses ressources propres dans des entreprises du secteur public, des garanties ou des engagements liés à des projets spécifiques peuvent être exigés des Etats ACP concernés.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 5</span><span class=\"lf-art-t\">Conditions relatives au risque de change</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Afin d’atténuer les effets des fluctuations des taux de change, les problèmes de risque de change sont traités de la manière suivante:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>en cas de prise de participation visant à renforcer les fonds propres d’une entreprise, le risque de change est en règle générale supporté par la Facilité;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>en cas de financement de petites et moyennes entreprises par des capitaux à risques, le risque de change est en règle générale réparti entre la Communauté, d’une part, et les autres parties concernées, d’autre part. En moyenne, le risque de change est réparti à parts égales et</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>lorsque cela se révèle faisable et opportun, particulièrement dans les pays caractérisés par une stabilité macroéconomique et financière, la Facilité s’efforce d’accorder les prêts en monnaies locales ACP, assumant ainsi de facto le risque de change.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 6</span><span class=\"lf-art-t\">Conditions pour le transfert de devises</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">En ce qui concerne les opérations au titre de l’accord qui ont reçu leur agrément écrit dans le cadre du présent accord, les Etats ACP concernés:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>accordent l’exonération de tout impôt ou prélèvement fiscal, national ou local, sur les intérêts, commissions et amortissements des prêts dus en vertu de la législation en vigueur dans l’Etat ou les Etats ACP concernés;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>mettent à la disposition des bénéficiaires les devises nécessaires au paiement des intérêts, commissions et amortissements des prêts dus en vertu des contrats de financement conclus pour la mise en oeuvre de projets et programmes sur leur territoire et</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>mettent à la disposition de la Banque les devises nécessaires au transfert de toutes les sommes qu’elle reçoit en monnaie nationale, au taux de change en vigueur entre l’euro ou d’autres monnaies de transfert et la monnaie nationale à la date du transfert. Ces sommes comprennent toutes les formes de rémunération, telle que intérêts, dividendes, commissions, honoraires, ainsi 2453 que l’amortissement des prêts et le produit de la vente de parts dus au titre des contrats de financement conclus pour l’exécution des projets et des programmes sur leur territoire.</div>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 2 – Opérations spéciales</h3>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 7</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">1.</p>\n<p class=\"lf-p\">La coopération soutient sur les subventions qui lui sont allouées:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>la construction de logements sociaux en vue de promouvoir le développement à long terme du secteur du logement, y compris des facilités accordées en matière d’hypothèque de second rang;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>la microfinance pour promouvoir les PME et les micro-entreprises et</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>le développement des capacités pour renforcer et faciliter la participation efficace du secteur privé au développement social et économique.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>Après la signature du présent accord et sur la base d’une proposition du Comité de coopération ACP-CE pour le financement du développement, le Conseil des ministres ACP-CE décide des modalités et du montant des ressources allouées sur l’enveloppe de développement à long terme pour atteindre ces objectifs.</div>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 3 – Financement en cas de fluctuations à court terme des recettes d’exportation</h3>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 8</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Les parties reconnaissent que les pertes de recettes d’exportation dues à des fluctuations à court terme peuvent compromettre le financement du développement et la mise en oeuvre des politiques macroéconomiques et sectorielles, Le degré de dépendance de l’économie d’un Etat ACP vis-à-vis des exportations de biens, notamment des produits agricoles et miniers, sera donc un critère pour déterminer l’allocation des ressources pour le développement à long terme.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>Afin d’atténuer les effets négatifs de l’instabilité des recettes d’exportation et de préserver le programme de développement compromis par la baisse de recettes, un appui financier additionnel peut être mobilisé sur les ressources programmables pour le développement à long terme du pays, sur la base des articles 9 et 10.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 9</span><span class=\"lf-art-t\">Critères d’éligibilité</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">1.</p>\n<p class=\"lf-p\">L’éligibilité à l’attribution de ressources additionnelles est déclenchée par:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>– une perte de 10% (2% dans le cas des pays les moins avancés) des recettes d’exportation de biens par rapport à la moyenne arithmétique des recettes des trois premières des quatre années précédant l’année d’application ou</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">–</span>une perte de 10% (2% dans le cas des pays les moins avancés) des recettes d’exportation de l’ensemble des produits agricoles ou miniers par rapport à la moyenne arithmétique des recettes des trois premières des quatre années précédant l’année d’application pour les pays dont les recettes d’exportation de produits agricoles ou miniers représentent plus de 40% des recettes totales d’exportation de biens et</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>une aggravation de 10% du déficit public programmé, budgétisé pour l’année en question ou prévu pour l’année suivante.</div>\n<p class=\"lf-p\">2.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le droit à un appui additionnel est limité à quatre années successives.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>Les ressources additionnelles figurent dans les comptes publics du pays concerné. Elles sont utilisées conformément aux règles et méthodes de programmation, y compris les dispositions spécifiques de l’annexe IV relative aux procédures de mise en oeuvre et de gestion, sur la base d’accords préalablement établis par la Communauté et l’Etat ACP concerné pendant l’année suivant l’année d’application.</div>\n<p class=\"lf-p\">2454 D’un commun accord entre les deux parties, les ressources peuvent être utilisées pour financer des programmes figurant dans le budget national. Une partie des ressources additionnelles peut cependant être réservée aussi pour des secteurs spécifiques.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 10</span><span class=\"lf-art-t\">Avances</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Le système d’allocation des ressources additionnelles prévoit des avances destinées à pallier les inconvénients résultant de tout retard dans l’obtention des statistiques commerciales consolidées et à garantir que les ressources en question pourront être incluses dans le budget de l’année suivant l’année d’application. Les avances sont mobilisées sur la base de statistiques provisoires d’exportation élaborées par le gouvernement et soumises à la Commission en attendant les statistiques officielles consolidées et définitives. L’avance maximale est de 80% du montant des ressources additionnelles prévu pour l’année d’application. Les montants ainsi mobilisés sont ajustés d’un commun accord entre la Commission et le gouvernement concerné en fonction des statistiques d’exportation consolidées définitives et du montant définitif du déficit public.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 11</span><span class=\"lf-art-t\">Les parties conviennent que les dispositions du présent chapitre sont réexaminées au plus tard au</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">bout de deux ans et, par la suite, à la demande de l’une ou de l’autre partie.</p>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 4 – Autres dispositions</h3>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 12</span><span class=\"lf-art-t\">Paiements courants et mouvements de capitaux</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Sans préjudice du paragraphe 3, les parties s’engagent à n’imposer aucune restriction aux paiements en monnaie librement convertible, sur le compte de la balance des opérations courantes entre résidents de la Communauté et des Etats ACP.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>En ce qui concerne les transactions relevant du compte des opérations en capital de la balance de paiements, les parties s’engagent à n’imposer aucune restriction à la libre circulation des capitaux concernant les investissements directs réalisés dans des sociétés constituées conformément au droit du pays d’accueil et les investissements réalisés conformément aux dispositions du présent accord et à la liquidation ou au rapatriement de ces investissements et de tous les profits qui en résultent.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>Si un ou plusieurs Etats ACP ou un ou plusieurs Etats membres de la Communauté rencontrent ou risquent de rencontrer de graves difficultés de balance des paiements, l’Etat ACP, l’Etat membre ou la Communauté peuvent, conformément aux conditions fixées dans le cadre de l’accord général sur les tarifs douaniers, l’accord général sur le commerce des services et aux articles VIII et XIV des statuts du Fonds monétaire international, adopter pour une durée limitée des mesures de restriction aux transactions courantes qui ne peuvent aller au-delà de ce qui est strictement nécessaire pour remédier à la situation de la balance des paiements. La partie qui prend les mesures en informera immédiatement les autres parties et leur soumettra aussi rapidement que possible un calendrier en vue de l’élimination des mesures concernées.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 13</span><span class=\"lf-art-t\">Régime applicable aux entreprises</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">En ce qui concerne le régime applicable en matière d’établissement et de services, les Etats ACP, d’une part, et les Etats membres, d’autre part, accordent un traitement non discriminatoire aux ressortissants et sociétés des Etats membres et aux ressortissants et sociétés des Etats ACP. Toutefois, si pour une activité déterminée, un Etat ACP ou un Etat membre n’est pas en mesure d’assurer un tel traitement, 2455 les Etats membres ou les Etats ACP, selon le cas, ne sont pas tenus d’accorder un tel traitement pour cette activité aux ressortissants et aux sociétés de l’Etat en question.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 14</span><span class=\"lf-art-t\">Définition de „sociétés et entreprises“</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Au sens du présent accord, on entend par „sociétés ou entreprises d’un Etat membre ou d’un Etat ACP“, les sociétés ou entreprises de droit civil ou commercial – y compris les sociétés publiques ou autres, les sociétés coopératives et toute autre personne morale et association régies par le droit public ou privé, à l’exception des sociétés à but non lucratif – constituées en conformité avec la législation d’un Etat membre ou d’un Etat ACP et ayant leur siège statutaire ou leur administration centrale, ou leur principal établissement dans un Etat membre ou un Etat ACP.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>Toutefois, au cas où elles n’ont dans un Etat membre ou un Etat ACP que leur siège statutaire, leur activité doit présenter un lien effectif et continu avec l’économie de cet Etat membre ou de cet Etat ACP.</div>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 5 – Accords pour la protection des investissements</h3>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 15</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Pour l’application des dispositions de l’article 78 du présent accord, les parties prennent en considération les principes suivants:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>tout Etat contractant peut demander, le cas échéant, l’ouverture de négociations avec un autre Etat contractant en vue d’un accord sur la promotion et la protection des investissements;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>à l’occasion de l’ouverture de négociations en vue de la conclusion, de l’application et de l’interprétation d’accords bilatéraux ou multilatéraux réciproques sur la promotion et la protection des investissements, les Etats parties à ces accords n’exercent aucune discrimination entre les Etats parties au présent accord ou les uns envers les autres par rapport à des pays tiers;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>les Etats contractants ont le droit de demander une modification ou une adaptation du traitement non discriminatoire visé ci-dessus lorsque des engagements internationaux ou un changement des circonstances de fait la rendent nécessaire;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>l’application des principes visés ci-dessus ne peut avoir pour objet ou pour effet de porter atteinte à la souveraineté d’un Etat partie à l’accord et</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">e)</span>la relation entre la date d’entrée en vigueur de tout accord négocié, les dispositions relatives au règlement des différends et la date des investissements en question, sera fixée dans lesdits accords, compte tenu des dispositions exposées ci-dessus. Les parties contractantes confirment que la rétroactivité n’est pas érigée en principe général à moins que des Etats contractants n’en disposent autrement.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>En vue de faciliter la négociation d’accords bilatéraux sur la promotion et la protection des investissements, les parties contractantes conviennent d’étudier les principales clauses d’un accord type sur la protection. Cette étude, s’inspirant des dispositions des accords bilatéraux qui existent entre les Etats contractants, portera particulièrement sur les questions suivantes:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>garanties juridiques pour assurer un traitement juste et équitable et une protection aux investisseurs étrangers;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>clause de l’investisseur le plus favorisé;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>protection en cas d’expropriation ou de nationalisation;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>transfert des capitaux et des bénéfices et</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">e)</span>arbitrage international en cas de différend entre l’investisseur et l’Etat d’accueil.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>Les parties contractantes conviennent d’étudier la capacité des systèmes de garantie à répondre aux besoins spécifiques des petites et moyennes entreprises pour ce qui est d’assurer leurs investissements dans les Etats ACP. Les études visées ci-dessus débuteront aussitôt que possible après la signature de 2456 l’accord. Lorsque ces études seront terminées, les résultats seront présentés au comité ACP-CE de coopération pour le financement du développement en vue d’un examen et d’une action appropriée. * ANNEXE III APPUI INSTITUTIONNEL – CDE ET CTA</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 1</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">La coopération soutient les mécanismes institutionnels destinés à apporter une aide aux entreprises et à promouvoir l’agriculture et le développement rural. Dans ce contexte, la coopération contribue à:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>renforcer et accroître le rôle du Centre pour le développement de l’entreprise (CDE) afin de fournir au secteur privé des ACP l’aide nécessaire à la promotion des activités de développement du secteur privé et</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>renforcer et consolider le rôle du Centre technique pour le développement de l’agriculture (CTA) en vue de développer les capacités institutionnelles des ACP, particulièrement la gestion des informations afin d’améliorer l’accès aux technologies de manière à accroître la productivité agricole, la commercialisation, la sécurité alimentaire et le développement rural.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 2</span><span class=\"lf-art-t\">CDE</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Le CDE soutient la mise en oeuvre des stratégies de développement du secteur privé dans les pays ACP en offrant des services non financiers aux sociétés et aux entreprises des ACP ainsi que les initiatives communes d’opérateurs économiques de la Communauté et des Etats ACP.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>Le CDE vise à aider les entreprises privées des ACP à augmenter leur compétitivité dans tous les secteurs économiques. Il vise notamment à:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>faciliter et encourager les partenariats d’affaires entre entreprises des ACP et de l’UE;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>contribuer au développement des services de soutien aux entreprises en soutenant le renforcement des capacités dans les organisations du secteur privé ou en soutenant les prestataires de services d’aide technique, professionnelle, commerciale, à la gestion et à la formation;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>apporter un soutien aux actions de promotion de l’investissement telles que des organismes de promotion de l’investissement, l’organisation de conférences sur l’investissement, des programmes de formation, des ateliers de stratégie et des missions de suivi de la promotion de l’investissement;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>apporter un appui aux initiatives qui contribuent au développement et au transfert de technologies et de savoir-faire et à la promotion de meilleures pratiques dans tous les domaines de la gestion des entreprises.</div>\n<p class=\"lf-p\">3.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le CDE vise aussi à:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>informer le secteur privé des ACP des dispositions figurant dans le présent accord;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>diffuser auprès du secteur privé local des ACP les informations sur les normes et la qualité des produits requis sur les marchés extérieurs;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>fournir des informations aux entreprises européennes et aux organismes du secteur privé en ce qui concerne les possibilités et les conditions pour les entreprises dans les pays ACP.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">4.</span>Le CDE renforce son soutien aux entreprises en recourant à des intermédiaires prestataires de services, qualifiés et compétents, nationaux et/ou régionaux.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">5.</span>Les activités du CDE sont basées sur la notion de coordination, de complémentarité et de valeur ajoutée en ce qui concerne toute initiative de développement du secteur privé prise par des entités publiques ou privées. Le CDE fait preuve de sélectivité dans le choix de ses tâches.</div>\n<p class=\"lf-p\">2457 6. Le Comité des ambassadeurs est l’autorité de tutelle du Centre. Après la signature du présent accord:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>il fixe les statuts et le règlement intérieur du Centre, notamment de ses organismes de surveillance;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>il fixe le statut, le règlement financier et le régime applicable au personnel;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>il supervise le travail des organes du Centre;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>il fixe les règles de fonctionnement et les procédures d’adoption du budget du Centre.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">7.</span>Le Comité des ambassadeurs nomme les membres des organes du Centre selon les procédures et critères qu’il détermine.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">8.</span>Le budget du Centre est financé conformément aux règles prévues par le présent accord en matière de coopération pour le financement du développement.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 3</span><span class=\"lf-art-t\">CTA</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Le centre a pour mission de renforcer la politique et le développement des capacités institutionnelles ainsi que les capacités de gestion des informations et de communication d’organisations de développement agricole et rural des ACP afin de les aider à formuler et à mettre en oeuvre des politiques et des programmes visant à réduire la pauvreté, à promouvoir une sécurité alimentaire durable, et à préserver les ressources naturelles, et donc de contribuer à accroître l’autonomie des Etats ACP dans le domaine du développement rural et agricole.</div>\n<p class=\"lf-p\">2.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le CTA vise à:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>développer et offrir des services d’information et assurer un meilleur accès à la recherche, à la formation et aux innovations dans les domaines du développement et de la vulgarisation agricoles et ruraux, afin de promouvoir l’agriculture et le développement rural;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>développer et renforcer les capacités des ACP de façon à:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">i)</span>mieux formuler et à gérer des politiques et des stratégies de développement agricole et rural aux plans national et régional en améliorant notamment les capacités de collecte de données, de recherche sur les politiques, d’analyse et de formulation;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">ii)</span>améliorer la gestion des informations et des communications, notamment au sein de leur stratégie agricole nationale; iii) promouvoir une gestion des informations et des communications intra-institutionnelle efficace pour assurer le suivi des mesures, ainsi que la constitution de consortiums avec des partenaires régionaux et internationaux;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">iv)</span>promouvoir une gestion des informations et des communications décentralisée aux niveaux local et national;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">v)</span>renforcer les initiatives via la coopération régionale;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">vi)</span>développer des méthodes d’évaluation de l’impact de la politique retenue sur le développement agricole.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>Le Centre soutient les initiatives et les réseaux régionaux et se répartit progressivement les programmes de développement des capacités avec les organisations ACP compétentes. A cet effet, le Centre soutient des réseaux d’information décentralisés existant au niveau régional. Ceux-ci seront mis en place de manière progressive et efficace.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">4.</span>Le Comité des ambassadeurs est l’autorité de tutelle du Centre. Après la signature du présent accord:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>il fixe les statuts et le règlement intérieur du Centre, notamment de ses organismes de surveillance;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>il fixe le statut, le règlement financier et le régime applicable au personnel;</div>\n<p class=\"lf-p\">2458</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>il supervise le travail des organes du Centre;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>il fixe les règles de fonctionnement et les procédures d’adoption du budget du Centre.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">5.</span>Le Comité des ambassadeurs nomme les membres des organes du Centre selon les procédures et critères qu’il détermine.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">6.</span>Le budget du Centre est financé conformément aux règles prévues par le présent accord en matière de coopération pour le financement du développement. * ANNEXE IV PROCEDURES DE MISE EN OEUVRE ET DE GESTION</div>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 1 – Programmation (nationale)</h3>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 1</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Les actions financées par des subventions dans le cadre du présent accord doivent être programmées au début de la période couverte par le protocole financier. A cet effet, on entend par „programmation“:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>la préparation et le développement d’une stratégie de coopération (SC) basée sur les objectifs et stratégies de développement à moyen terme du pays lui-même;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>une indication claire par la Communauté de l’enveloppe financière programmable indicative dont le pays peut disposer au cours d’une période de cinq ans, ainsi que toute autre information utile;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>la préparation et l’adoption d’un programme indicatif pour mettre en oeuvre la SC;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>un processus de revue portant sur la SC, le programme indicatif et le volume des ressources qui y sont affectées.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 2</span><span class=\"lf-art-t\">Stratégie de coopération</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">La SC est préparée par l’Etat ACP concerné et l’UE après des consultations avec un large éventail d’acteurs intervenant dans le processus de développement, et en tirant parti de l’expérience acquise et des meilleures pratiques. Chaque SC doit être adaptée aux besoins et répondre à la situation spécifique de l’Etat ACP concerné. La SC est un instrument qui doit permettre de définir les actions prioritaires et de renforcer l’appropriation des programmes de coopération. Toute divergence entre l’analyse du pays et celle de la Communauté est notée. La SC comporte les éléments types suivants:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>une analyse du contexte politique, économique et social du pays, des contraintes, des capacités et des perspectives, y compris une évaluation des besoins essentiels sur la base du revenu par habitant, de l’importance de la population, des indicateurs sociaux et de la vulnérabilité;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>un descriptif détaillé de la stratégie de développement à moyen terme du pays, des priorités clairement définies et des besoins de financement prévus;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>une description des plans et actions d’autres donateurs présents dans le pays, notamment ceux des Etats membres de l’UE en leur qualité de donateurs bilatéraux;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>les stratégies de réponse, détaillant la contribution spécifique que l’UE peut apporter, et permettant dans la mesure du possible la complémentarité avec les opérations financées par l’Etat ACP lui-même et par d’autres donateurs présents dans le pays;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">e)</span>une définition de la nature et de la portée des mécanismes de soutien les plus appropriés à la mise en oeuvre des stratégies susmentionnées.</div>\n<p class=\"lf-p\">2459</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 3</span><span class=\"lf-art-t\">Allocation des ressources</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>L’allocation des ressources se fonde sur les besoins et les performances, comme le prévoit le présent accord. Dans ce cadre:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>les besoins sont évalués sur la base de critères concernant le revenu par habitant, l’importance de la population, les indicateurs sociaux, le niveau d’endettement, les pertes de recettes d’exportation et la dépendance vis-à-vis des recettes d’exportation, particulièrement dans les secteurs agricole et minier. Un traitement spécial est accordé aux Etats ACP les moins développés et la vulnérabilité des pays ACP enclavés ou insulaires est dûment prise en considération. En outre, il est tenu compte des difficultés particulières des pays sortant de conflits;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>les performances sont évaluées de façon objective et transparente sur la base des paramètres suivants: état d’avancement de la mise en oeuvre des réformes institutionnelles, performances du pays en matière d’utilisation des ressources, mise en oeuvre effective des opérations en cours, atténuation ou réduction de la pauvreté, mesures de développement durable et performances en matière de politique macroéconomique et sectorielle.</div>\n<p class=\"lf-p\">2.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les ressources allouées se composent de deux éléments:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>une enveloppe destinée au soutien macroéconomique, aux politiques sectorielles, aux programmes et projets en appui aux domaines de concentration ou non de l’aide communautaire;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>une enveloppe destinée à couvrir des besoins imprévus tels que l’aide d’urgence lorsqu’une telle aide ne peut pas être financée sur le budget de l’UE, des contributions à des initiatives d’allégement de la dette adoptées internationalement ainsi qu’un soutien destiné à atténuer les effets néfastes de l’instabilité des recettes d’exportation.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>Ce montant indicatif facilite la programmation à long terme de l’aide communautaire pour le pays concerné. Ce montant, ainsi que les reliquats non engagés des ressources allouées au pays au titre des FED précédents et, le cas échéant, des ressources provenant du budget communautaire, sert de base à la préparation du programme indicatif du pays concerné.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">4.</span>Un dispositif sera mis en place pour les pays qui, en raison de circonstances exceptionnelles, ne peuvent avoir accès aux ressources programmables normales.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 4</span><span class=\"lf-art-t\">Préparation et adoption du programme indicatif</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Dès qu’il a reçu les informations mentionnées ci-dessus, chaque Etat ACP établit et soumet à la Communauté un projet de programme indicatif, sur la base de ses objectifs et priorités de développement et en conformité avec ceux-ci tels que définis dans la SC. Le projet de programme indicatif indique:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>le ou les secteurs ou domaines sur lesquels l’aide doit se concentrer;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>les mesures et actions les plus appropriées pour la réalisation des objectifs et buts dans le ou les secteurs ou domaines de concentration de l’aide;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>les ressources réservées aux projets et programmes s’inscrivant en dehors du ou des secteurs de concentration et/ou les grandes lignes de telles actions, ainsi que l’indication des ressources à consacrer à chacun de ces éléments;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>l’identification des acteurs non étatiques éligibles et des ressources qui leur sont attribuées;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">e)</span>les propositions relatives à des projets et programmes régionaux;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">f)</span>les montants réservés au titre de l’assurance contre les réclamations éventuelles et pour couvrir les dépassements de coûts et les dépenses imprévues.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>Le projet de programme indicatif comprend, le cas échéant, les ressources affectées au renforcement des capacités humaines, matérielles et institutionnelles des Etats ACP, nécessaires à la préparation 2460 et à la mise en oeuvre des programmes indicatifs nationaux et régionaux ainsi qu’à l’amélioration de la gestion du cycle des projets d’investissement public des Etats ACP.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>Le projet de programme indicatif fait l’objet d’un échange de vues entre l’Etat ACP concerné et la Communauté. Il est adopté d’un commun accord par la Communauté et l’Etat ACP concerné. Il engage tant la Communauté que l’Etat concerné lorsqu’il est adopté. Ce programme indicatif est joint en annexe à la SC et contient en outre:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>les opérations spécifiques et clairement identifiées, particulièrement celles qui peuvent être engagées avant le réexamen suivant;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>un calendrier pour l’exécution et la revue du programme indicatif, concernant notamment les engagements et les déboursements;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>les paramètres et les critères pour les revues.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">4.</span>La Communauté et l’Etat ACP concerné prennent toutes les mesures nécessaires pour que le processus de programmation soit terminé dans les meilleurs délais et, sauf circonstances exceptionnelles, dans les douze mois suivant la signature du protocole financier. Dans ce contexte, la préparation de la SC et du programme indicatif doit faire partie d’un processus continu conduisant à l’adoption d’un document unique.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 5</span><span class=\"lf-art-t\">Processus de revue</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>La coopération financière entre l’Etat ACP et la Communauté doit être suffisamment souple pour assurer l’adéquation permanente des actions aux objectifs du présent accord et pour tenir compte des modifications pouvant survenir dans la situation économique, les priorités et les objectifs de l’Etat ACP concerné. Dans ce contexte, l’ordonnateur national et le chef de délégation:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>procèdent annuellement à une revue opérationnelle du programme indicatif et</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>procèdent, à mi-parcours et à la fin, à une revue de la SC et du programme indicatif, compte tenu des besoins actualisés et des performances.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>Dans les circonstances exceptionnelles visées par les dispositions relatives à l’aide humanitaire et d’urgence, le réexamen a lieu à la demande de l’une ou l’autre partie.</div>\n<p class=\"lf-p\">3.</p>\n<p class=\"lf-p\">L’ordonnateur national et le chef de délégation:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>prennent toutes les mesures nécessaires pour garantir le respect des dispositions du programme indicatif et notamment pour faire en sorte que le calendrier des engagements et des décaissements convenu lors de la programmation soit respecté et</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>déterminent les causes des retards dans la mise en oeuvre et proposent des mesures appropriées pour y remédier.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">4.</span>La revue opérationnelle annuelle du programme indicatif consiste en une évaluation conjointe de la mise en oeuvre du programme et prend en considération les résultats des activités correspondantes de suivi et d’évaluation. Elle est effectuée localement et doit être finalisée par l’ordonnateur national et le chef de délégation dans un délai de soixante jours. Elle comporte notamment une évaluation:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>des résultats obtenus dans le ou les domaines de concentration mesurés par rapport aux objectifs et aux indicateurs d’impact identifiés ainsi qu’aux engagements en matière de politique sectorielle;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>des projets et des programmes s’inscrivant en dehors du ou des domaines de concentration et/ou dans le cadre des programmes pluriannuels;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>de l’utilisation des ressources réservées pour des acteurs non étatiques;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>de l’efficacité de la mise en oeuvre des opérations en cours et de la mesure dans laquelle le calendrier des engagements et paiements a été respecté;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">e)</span>d’une prolongation de la perspective de programmation pour les années suivantes.</div>\n<p class=\"lf-p\">2461 5. L’ordonnateur national et le chef de délégation soumettent au comité de coopération pour le financement du développement un rapport sur les conclusions de la revue opérationnelle, dans un délai de trente jours. Le comité examine ce rapport dans le cadre de ses compétences et de ses attributions prévues par le présent accord.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">6.</span>En fonction des résultats de ces revues annuelles, le chef de délégation et l’ordonnateur national peuvent, à l’occasion des revues à mi-parcours et finales, et dans les délais susmentionnés, revoir et adapter la SC:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>lorsque les revues opérationnelles révèlent des problèmes spécifiques et/ou</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>sur la base d’une évolution de la situation dans l’Etat ACP concerné.</div>\n<p class=\"lf-p\">Ces revues doivent être terminées dans les trente jours qui suivent la finalisation de la révision à mi-parcours ou en fin de parcours. La revue finale du protocole financier doit également prévoir des adaptations pour le nouveau protocole financier, en ce qui concerne tant l’allocation des ressources que la préparation du programme suivant.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">7.</span>A la suite de la réalisation des revues à mi-parcours et en fin de parcours, la Communauté peut revoir la dotation compte tenu des besoins actualisés et des performances de l’Etat ACP concerné.</div>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 2 – Programmation et préparation (régionales)</h3>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 6</span><span class=\"lf-art-t\">Participation</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">1.</p>\n<p class=\"lf-p\">La coopération régionale porte sur des actions qui profitent à et impliquent:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>deux ou plusieurs Etats ACP ou la totalité de ces Etats, et/ou</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>un organisme régional dont au moins deux Etats ACP sont membres.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>La coopération régionale peut également concerner les pays, territoires et départements d’outremer ainsi que les régions ultrapériphériques. Les crédits nécessaires à la participation de ces territoires sont additionnels par rapport aux crédits alloués aux Etats ACP dans le cadre du présent accord.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 7</span><span class=\"lf-art-t\">Programmes régionaux</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">La définition des régions géographiques sera décidée par les Etats ACP concernés. Dans toute la mesure du possible, les programmes d’intégration régionale devraient correspondre aux programmes d’une organisation régionale ayant un mandat pour l’intégration économique. En principe, en cas d’adhésion multiple ou de chevauchement, la région aux fins de la définition du programme d’intégration régionale devrait correspondre à l’adhésion combinée aux organisations régionales compétentes. Dans ce contexte, la Communauté accorde, par le biais des programmes régionaux, un soutien particulier à des groupes d’ Etats ACP qui se sont engagés à négocier des accords de partenariat économique avec l’UE.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 8</span><span class=\"lf-art-t\">Programmation régionale</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>La programmation aura lieu au niveau de chaque région. La programmation résulte d’un échange de vues entre la Commission et l’organisation ou les organisations régionales concernées, dûment mandatées ou, en l’absence d’un tel mandat, les ordonnateurs nationaux de la région. Selon les cas, la programmation peut comprendre une consultation avec les acteurs non étatiques éligibles.</div>\n<p class=\"lf-p\">2.</p>\n<p class=\"lf-p\">A cet effet, on entend par „programmation“:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>la préparation et le développement d’une stratégie de coopération régionale (SCR) basée sur les objectifs et stratégies de développement à moyen terme de la région elle-même;</div>\n<p class=\"lf-p\">2462</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>une indication claire par la Communauté de l’enveloppe financière indicative dont la région peut disposer au cours de la période de cinq ans, ainsi que toute autre information utile;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>la préparation et l’adoption d’un programme indicatif régional (PIR) pour mettre en oeuvre la SCR;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>un processus de revue portant sur la SCR, le programme indicatif régional et le volume des ressources qui y sont affectées.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>La SCR est préparée par la Commission et l’organisation ou les organisations régionales dûment mandatées en collaboration avec les Etats ACP de la région concernée. La SCR est un instrument qui doit permettre d’accorder la priorité à certaines actions et de renforcer l’appropriation des programmes bénéficiant d’un soutien. La SCR comporte les éléments types suivants:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>une analyse du contexte politique, économique et social de la région;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>une évaluation du processus et des perspectives de l’intégration économique régionale et de l’intégration dans l’économie mondiale;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>un descriptif des stratégies et des priorités régionales poursuivies et des besoins de financement prévus;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>un descriptif des actions importantes d’autres partenaires extérieurs de la coopération régionale;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">e)</span>une description de la contribution spécifique de l’UE à la réalisation des objectifs de la coopération et de l’intégration régionales, complétant, dans la mesure du possible, des opérations financées par les Etats ACP eux-memes et par d’autres partenaires extérieurs, notamment les Etats membres de l’UE.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 9</span><span class=\"lf-art-t\">Allocation des ressources</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Au début de la période d’application du protocole financier, la Communauté donne à chaque région une indication claire de l’enveloppe financière dont elle peut disposer au cours de cette période de cinq ans. L’enveloppe financière indicative sera basée sur une estimation des besoins et sur les progrès et les perspectives de la coopération et de l’intégration régionales. Afin d’atteindre une dimension appropriée et d’augmenter l’efficacité, les fonds régionaux et nationaux peuvent être combinés pour le financement des actions régionales comportant un volet national distinct.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 10</span><span class=\"lf-art-t\">Programme indicatif régional</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Sur la base de l’enveloppe financière susmentionnée, l’organisation ou les organisations régionales concernées, dûment mandatées ou, en l’absence d’un tel mandat, les ordonnateurs nationaux de la région, établissent un projet de programme indicatif régional. Le projet de programme spécifie notamment:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>les domaines de concentration et thèmes de l’aide communautaire;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>les mesures et les actions les plus appropriées à la réalisation des objectifs fixés pour ces secteurs et thèmes;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>les projets et programmes permettant d’atteindre ces objectifs, dans la mesure où ils ont été clairement identifiés ainsi qu’une indication des ressources à consacrer à chacun de ces éléments et un calendrier pour leur exécution.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>Les programmes indicatifs régionaux sont adoptés d’un commun accord par la Communauté et les Etats ACP concernés.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 11</span><span class=\"lf-art-t\">Processus de revue</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">La coopération financière entre la région ACP et la Communauté doit être suffisamment souple pour assurer l’adéquation permanente des actions aux objectifs du présent accord et pour tenir compte des 2463 modifications pouvant survenir dans la situation économique, les priorités et les objectifs de la région concernée. Les programmes indicatifs régionaux sont revus à mi-parcours et à l’échéance du protocole pour adapter le programme indicatif aux circonstances et pour assurer sa mise en oeuvre correcte. A la suite de la réalisation des revues à mi-parcours et en fin de parcours, la Communauté peut revoir la dotation compte tenu des besoins actualisés et des performances.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 12</span><span class=\"lf-art-t\">Coopération intra-ACP</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Au début de la période couverte par le protocole financier, la Communauté indique au Conseil des ministres ACP la partie des ressources financières réservées aux opérations régionales qui sera allouée à des actions profitant à de nombreux Etats ACP ou à la totalité de ces Etats. De telles opérations peuvent transcender la notion d’appartenance géographique.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 13</span><span class=\"lf-art-t\">Demandes de financement</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">1.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les demandes de financement de programmes régionaux sont présentées par:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>une organisation ou un organisme régional dûment mandaté ou</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>une organisation ou un organisme régional dûment mandaté ou un Etat ACP de la région concerné au stade de la programmation, pourvu que l’action ait été identifiée dans le cadre du PIR.</div>\n<p class=\"lf-p\">2.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les demandes de financement de programmes intra-ACP sont présentées par:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>au moins 3 organisations ou organismes régionaux dûment mandatés appartenant à des régions géographiques différentes, ou les ordonnateurs nationaux de ces régions ou</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>le Conseil des ministres ACP ou, par délégation expresse, le Comité des ambassadeurs ACP ou</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>des organisations internationales exécutant des actions qui contribuent aux objectifs de la coopération et de l’intégration régionales, sous réserve de l’approbation préalable du Comité des ambassadeurs ACP.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 14</span><span class=\"lf-art-t\">Procédures de mise en oeuvre</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Les programmes régionaux sont mis en oeuvre par l’organisme demandeur ou toute autre institution ou organisme dûment autorisé.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>Les programmes intra-ACP sont mis en oeuvre par l’organisme demandeur ou son représentant dûment autorisé. En l’absence d’un organe d’exécution dûment autorisé, et sans préjudice des projets et des programmes ad hoc gérés par le secrétariat ACP, la Commission est responsable de l’exécution des opérations intra-ACP.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>Compte tenu des objectifs et des particularités de la coopération régionale, les actions entreprises dans ce domaine sont régies par les procédures établies pour la coopération pour le financement du développement, là où elles sont applicables.</div>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 3 – Mise en oeuvre du projet</h3>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 15</span><span class=\"lf-art-t\">Identification, préparation et instruction des projets</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Les projets et programmes d’actions présentés par l’Etat ACP font l’objet d’une instruction conjointe. Les principes directeurs et les critères généraux à suivre pour l’instruction des projets et programmes sont élaborés par le comité ACP-CE de coopération pour le financement du développement.</div>\n<p class=\"lf-p\">2464 2. Les dossiers des projets ou programmes préparés et soumis pour financement doivent contenir tous les renseignements nécessaires à l’instruction des projets ou programmes ou, lorsque ces projets et programmes n’ont pas été totalement définis, fournir une description sommaire pour les besoins de l’instruction. Ces dossiers sont transmis officiellement à la Communauté par les Etats ACP ou par les autres bénéficiaires éligibles conformément au présent accord .</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>L’instruction des projets et programmes tient dûment compte des contraintes en matière de ressources humaines nationales et assure une stratégie favorable à la valorisation de ces ressources. Elle tient également compte des caractéristiques et des contraintes spécifiques de chaque Etat ACP.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 16</span><span class=\"lf-art-t\">Proposition et décision de financement</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Les conclusions de l’instruction sont résumées dans une proposition de financement établie par la Communauté, en étroite collaboration avec l’Etat ACP concerné. Cette proposition de financement est soumise pour approbation à l’organe de décision de la Commission.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>La proposition de financement comporte un calendrier prévisionnel d’exécution technique et financière du projet ou programme, y compris les programmes pluriannuels et les enveloppes globales destinées aux opérations d’importance financière limitée, et indique la durée des différentes phases d’exécution. La proposition de financement:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>tient compte des commentaires de l’Etat ou des Etats ACP concernés et</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>est transmise simultanément à l’Etat ou aux Etats ACP concernés et à la Communauté.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>La Commission finalise la proposition de financement et la transmet, avec ou sans modification, à l’organe de décision de la Communauté. Le ou les Etats ACP concernés peuvent soumettre des commentaires sur toute modification de fond que la Commission a l’intention d’apporter au document; ces commentaires sont reflétés dans la proposition de financement modifiée.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">4.</span>L’organe de décision de la Communauté communique sa décision dans un délai de cent vingt jours à compter de la date de transmission de la proposition de financement visée ci-dessus.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">5.</span>Lorsque la proposition de financement n’est pas retenue par la Communauté, le ou les Etats ACP concernés sont informés immédiatement des motifs de cette décision. Dans un tel cas, les représentants de l’Etat ou des Etats ACP concernés peuvent demander dans un délai de soixante jours à compter de la notification:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>que le problème soit évoqué au sein du comité ACP-CE de coopération pour le financement du développement institué au titre de l’Accord ou</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>à être entendus par l’organe de décision de la Communauté.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">6.</span>A la suite de cette audition, une décision définitive d’adopter ou de refuser la proposition de financement est prise par l’organe compétent de la Communauté. Avant que la décision ne soit prise, le ou les Etats ACP concernés peuvent lui communiquer tout élément qui leur apparaîtrait nécessaire pour compléter son information.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">7.</span>Les programmes pluriannuels financent, entre autres, la formation, les actions décentralisées, les microréalisations, la promotion commerciale et le développement du commerce, des ensembles d’actions de taille limitée dans un secteur déterminé, l’appui à la gestion des projets et des programmes et la coopération technique.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">8.</span>Dans les cas visés ci-dessus, l’Etat ACP concerné peut soumettre au chef de délégation un programme pluriannuel indiquant ses grandes lignes, les types d’actions envisagés et l’engagement financier proposé:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>la décision de financement pour chaque programme pluriannuel est prise par l’ordonnateur principal. La lettre de l’ordonnateur principal à l’ordonnateur national notifiant cette décision constitue la convention de financement;</div>\n<p class=\"lf-p\">2465</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>dans le cadre des programmes pluriannuels ainsi adoptés, l’ordonnateur national ou, le cas échéant, l’acteur de la coopération décentralisée qui a reçu délégation de compétences à cet effet ou, dans les cas appropriés, d’autres bénéficiaires éligibles mettent en oeuvre chaque action, conformément aux dispositions du présent accord et de la convention de financement susmentionnée. Lorsque la mise en oeuvre est effectuée par les acteurs de la coopération décentralisée ou par d’autres bénéficiaires éligibles, l’ordonnateur national et le chef de délégation exercent la responsabilité financière et assurent une supervision régulière des opérations, de façon à être en mesure, entre autres, de respecter leurs obligations.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">9.</span>A la fin de chaque année, l’ordonnateur national transmet à la Commission, après consultation du chef de délégation, un rapport sur la mise en oeuvre des programmes pluriannuels.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 17</span><span class=\"lf-art-t\">Convention de financement</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Sauf dispositions contraires prévues par le présent accord, tout projet ou programme financé par une subvention du Fonds donne lieu à l’établissement d’une convention de financement entre la Commission et l’Etat ou les Etats ACP concernés. Si le bénéficiaire direct n’est pas un Etat ACP, la Commission officialise la décision de financement par un échange de lettres avec le bénéficiaire concerné.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>La convention de financement entre la Commission et le ou les Etats ACP concernés est établie dans les soixante jours suivant la décision de l’organe de décision de la Communauté. La convention:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>précise notamment l’engagement financier du Fonds, les modalités et conditions de financement, ainsi que les dispositions générales et spécifiques relatives au projet ou programme concerné; elle contient également le calendrier prévisionnel d’exécution technique du projet ou programme figurant dans la proposition de financement;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>prévoit des crédits appropriés pour couvrir les augmentations de coûts et les dépenses imprévues.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>Après la signature de la convention de financement, les paiements sont effectués, conformément au plan de financement arrêté dans ladite convention. Tout reliquat constaté à la clôture des projets et programmes revient à l’Etat ACP concerné et est inscrit comme tel dans les comptes du Fonds. Il peut être utilisé de la manière prévue dans la convention de financement des projets et programmes.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 18</span><span class=\"lf-art-t\">Dépassement</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Dès que se manifeste un risque de dépassement, au-delà des limites fixées dans la convention de financement, l’ordonnateur national en informe l’ordonnateur principal par l’intermédiaire du chef de délégation en précisant les mesures qu’il compte prendre pour couvrir ce dépassement par rapport à la dotation, soit en réduisant l’ampleur du projet ou programme d’actions, soit en recourant à des ressources nationales ou à d’autres ressources non communautaires.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>S’il est décidé en accord avec la Communauté de ne pas réduire l’ampleur du projet ou programme d’actions ou s’il n’est pas possible de le couvrir par d’autres ressources, le dépassement peut être financé sur le programme indicatif dans la limite d’un plafond fixé à 20% de l’engagement financier prévu pour le projet ou programme d’actions concerné.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 19</span><span class=\"lf-art-t\">Financement rétroactif</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Afin de garantir un démarrage rapide des projets, d’éviter des vides entre les projets séquentiels et des retards, les Etats ACP peuvent, en accord avec la Commission, au moment où l’instruction du projet est terminée et avant que ne soit prise la décision de financement:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>lancer des appels d’offres pour tous les types de contrats, assortis d’une clause suspensive et 2466</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>préfinancer des activités liées au lancement de programmes, à du travail préliminaire et saisonnier, des commandes d’équipement pour lesquelles il faut prévoir un long délai de livraison ainsi que certaines opérations en cours. De telles dépenses doivent être conformes aux procédures prévues par le présent accord.</div>\n<p class=\"lf-p\">2.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ces dispositions ne préjugent pas des compétences de l’organe de décision de la Communauté.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>Les dépenses effectuées par un Etat ACP en vertu de la présente disposition sont financées rétroactivement dans le cadre du projet ou du programme, après la signature de la convention de financement.</div>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 4 – Concurrence et préférences</h3>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 20</span><span class=\"lf-art-t\">Eligibilité</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Sauf en cas de dérogation accordée conformément à la réglementation générale en matière de marchés ou à l’article 22:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>la participation aux appels d’offres et marchés financés par le Fonds est ouverte à égalité de conditions:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">i)</span>aux personnes physiques, sociétés ou entreprises, organismes publics ou à participation publique des Etats ACP et des Etats membres,</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">ii)</span>aux sociétés coopératives et autres personnes morales de droit public ou de droit privé des Etats membres et/ou des Etats ACP et iii) à toute entreprise commune ou groupement d’entreprises ou de sociétés des Etats ACP et/ou des Etats membres;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>les fournitures doivent être originaires de la Communauté et/ou des Etats ACP. Dans ce contexte, la définition de la notion de „produits originaires“ est évaluée par rapport aux accords internationaux en la matière et il y a lieu de considérer également comme produits originaires de la Communauté les produits originaires des pays, territoires et départements d’outre-mer.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 21</span><span class=\"lf-art-t\">Egalité de participation</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Les Etats ACP et la Commission prennent les mesures nécessaires pour assurer, à égalité de conditions, une participation aussi étendue que possible aux appels d’offres pour les marchés de travaux, de fournitures et de services et notamment, le cas échéant, des mesures visant à:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>assurer, par la voie du Journal officiel des Communautés européennes, de l’Internet et des journaux officiels de tous les Etats ACP, ainsi que par tout autre moyen d’information approprié, la publication des appels d’offres;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>éliminer les pratiques discriminatoires ou les spécifications techniques qui pourraient faire obstacle à une large participation à égalité de conditions;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>encourager la coopération entre les sociétés et entreprises des Etats membres et des Etats ACP;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>assurer que tous les critères de sélection figurent dans le dossier d’appel d’offres et</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">e)</span>assurer que l’offre retenue répond aux conditions et aux critères fixés dans le dossier d’appel d’offres.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 22</span><span class=\"lf-art-t\">Dérogation</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Dans le but d’assurer une rentabilité optimale du système, les personnes physiques ou morales ressortissantes des pays en développement non-ACP peuvent être autorisées à participer aux marchés financés par la Communauté, sur demande justifiée des Etats ACP concernés. Les Etats ACP concernés 2467 fournissent au chef de délégation, pour chaque cas, les informations nécessaires à la Communauté pour prendre une décision sur ces dérogations en accordant une attention particulière:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>à la situation géographique de l’Etat ACP concerné;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>à la compétitivité des entrepreneurs, fournisseurs et consultants des Etats membres et des Etats ACP;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>au souci d’éviter un accroissement excessif du coût d’exécution des marchés;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>aux difficultés de transport et aux retards dus aux délais de livraison ou à d’autres problèmes de même nature;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">e)</span>à la technologie la plus appropriée et la mieux adaptée aux conditions locales.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>La participation des pays tiers aux marchés financés par la Communauté peut également être autorisée:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>lorsque la Communauté participe au financement d’actions de coopération régionale ou interrégionale intéressant des pays tiers;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>en cas de cofinancement des projets et programmes d’actions;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>en cas d’aide d’urgence.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>Dans des cas exceptionnels et en accord avec la Commission, les bureaux d’études employant des experts ressortissants de pays tiers peuvent prendre part aux contrats de services.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 23</span><span class=\"lf-art-t\">Concurrence</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Pour simplifier et améliorer les règles générales et les réglementations en matière de concurrence et de préférences relatives aux opérations financées par le FED, les marchés sont attribués par procédures ouvertes ou restreintes, de même que les contrats-cadre, les marchés de gré à gré et les marchés en régie de la manière suivante:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>appel d’offres international ouvert par, ou après la publication d’un avis d’appel d’offres, conformément aux dispositions du présent accord;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>appel d’offres local ouvert pour lequel l’avis d’appel d’offres est publié exclusivement dans l’Etat ACP bénéficiaire;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>appel d’offres international restreint pour lequel les autorités contractantes invitent un nombre limité de candidats à participer à l’appel d’offres après la publication d’un avis de préinformation;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>marché de gré à gré consistant en une procédure simplifiée sans publication d’avis d’appel d’offres et pour lequel les autorités contractantes invitent un nombre limité de prestataires de services à présenter leurs offres et</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">e)</span>marché en régie pour lequel les prestations sont exécutées par les agences et les départements publics ou semi-publics des Etats bénéficiaires concernés.</div>\n<p class=\"lf-p\">2.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les marchés financés sur les ressources du Fonds sont conclus selon les modalités suivantes:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>Les marchés de travaux d’une valeur:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">i)</span>supérieure à 5.000.000 euros font l’objet d’un appel d’offres international ouvert;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">ii)</span>allant de 300.000 à 5.000.000 euros font l’objet d’une procédure d’appel d’offres ouverte, publiée localement; iii) inférieure à 300.000 euros font l’objet d’un marché de gré à gré consistant en une procédure simplifiée sans publication d’avis d’appel d’offres.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>Les marchés de fournitures d’une valeur:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">i)</span>supérieure à 150.000 euros font l’objet d’un appel d’offres international ouvert;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">ii)</span>allant de 30.000 à 150.000 euros font l’objet d’une procédure d’appel d’offres ouverte, publiée localement;</div>\n<p class=\"lf-p\">2468 iii) inférieure à 30.000 euros font l’objet d’un marché de gré à gré consistant en une procédure simplifiée sans publication d’avis d’appel d’offres.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>Les marchés de services d’une valeur:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">i)</span>supérieure à 200.000 euros font l’objet d’un appel d’offres international restreint après publication d’un avis d’appel d’offres;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">ii)</span>inférieure à 200.000 euros font l’objet d’un marché de gré à gré consistant en une procédure simplifiée ou d’un contrat-cadre.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>Les marchés de travaux, de fournitures et de services d’un montant de 5.000 euros ou moins peuvent être attribués directement sans mise en concurrence.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">4.</span>Dans le cas d’un appel d’offres restreint, une liste restreinte des soumissionnaires éventuels est établie par l’Etat ou les Etats ACP concernés avec l’accord du chef de délégation à la suite, le cas échéant, d’une procédure de présélection après publication d’un avis d’appel d’offres.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">5.</span>Pour les marchés de gré à gré, l’Etat ACP engage librement les discussions qui lui paraissent utiles avec les soumissionnaires figurant sur la liste qu’il a établie conformément aux articles 20 à 22, et attribue le marché au soumissionnaire qu’il a retenu.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">6.</span>Les Etats ACP peuvent demander à la Commission de négocier, d’établir, de conclure et d’exécuter les marchés de services en leur nom, directement ou par l’intermédiaire de son agence compétente.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 24</span><span class=\"lf-art-t\">Marchés en régie</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>En cas de marchés en régie, les projets et programmes sont exécutés en régie administrative par les agences ou les services publics ou à participation publique de l’Etat ou des Etats ACP concernés ou par la personne responsable de leur exécution.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>La Communauté contribue aux dépenses des services concernés par l’octroi des équipements et/ou matériels manquants et/ou de ressources lui permettant de recruter le personnel supplémentaire nécessaire tel que des experts ressortissants de l’Etat ACP concerné ou d’un autre Etat ACP. La participation de la Communauté ne concerne que la prise en charge de moyens complémentaires et de dépenses d’exécution, temporaires, limitées aux seuls besoins de l’action considérée.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 25</span><span class=\"lf-art-t\">Contrats d’aide d’urgence</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Le mode d’exécution des marchés au titre de l’aide d’urgence doit être adapté à l’urgence de la situation. A cette fin, l’Etat ACP peut, pour toutes les opérations concernant l’aide d’urgence, autoriser avec l’accord du chef de délégation:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>la conclusion de marchés de gré à gré;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>l’exécution des marchés en régie;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>l’exécution par l’intermédiaire d’organismes spécialisés et</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>la mise en oeuvre directe par la Commission.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 26</span><span class=\"lf-art-t\">Préférences</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Des mesures propres à favoriser une participation aussi étendue que possible des personnes physiques et morales des Etats ACP à l’exécution des marchés financés par le Fonds sont prises afin de permettre une utilisation optimale des ressources physiques et humaines de ces Etats. A cette fin</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>dans le cas des marchés de travaux d’une valeur inférieure à 5.000.000 euros, les soumissionnaires des Etats ACP bénéficient, pour autant qu’un quart au moins du capital et des cadres soit originaire d’un ou de plusieurs Etats ACP, d’une préférence de 10% dans la comparaison des offres de qualité économique et technique équivalente;</div>\n<p class=\"lf-p\">2469</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>dans le cas des marchés de fournitures, quel qu’en soit le montant, les soumissionnaires des Etats ACP, qui proposent des fournitures originaires des ACP pour 50% au moins de la valeur du marché, bénéficient d’une préférence de 15% dans la comparaison des offres de qualité économique et technique équivalente;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>dans le cas des marchés de services, la préférence est accordée:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">i)</span>dans la comparaison des offres de qualité économique et technique équivalente, aux experts, institutions, bureaux d’études ou entreprises conseils ressortissants des Etats ACP ayant la compétence requise;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">ii)</span>aux offres soumises par des entreprises ACP individuelles ou en consortium avec des partenaires européens et iii) aux offres présentées par des soumissionnaires européens ayant recours à des soustraitants ou des experts des ACP.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>lorsqu’on envisage de faire appel à des soustraitants, le soumissionnaire retenu accorde la préférence aux personnes physiques, sociétés et entreprises des Etats ACP capables d’exécuter le marché dans les mêmes conditions et</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">e)</span>l’Etat ACP peut, dans l’appel d’offres, proposer aux soumissionnaires éventuels l’assistance de sociétés, d’experts ou de consultants ressortissants des Etats ACP, choisis d’un commun accord.</div>\n<p class=\"lf-p\">Cette coopération peut prendre la forme d’une entreprise commune ou d’une sous-traitance ou encore d’une formation du personnel en cours d’emploi.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 27</span><span class=\"lf-art-t\">Attribution des marchés</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">1.</p>\n<p class=\"lf-p\">Sans préjudice de l’article 24, l’Etat ACP attribue le marché au soumissionnaire:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>dont l’offre a été jugée conforme au dossier d’appel d’offres;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>dans le cas des marchés de travaux et de fournitures, au soumissionnaire qui a présenté l’offre la plus avantageuse telle qu’elle est évaluée, en fonction notamment des critères suivants:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">i)</span>le montant de l’offre, les coûts de fonctionnement et d’entretien;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">ii)</span>les qualifications et les garanties offertes par le soumissionnaire, les qualités techniques de l’offre, ainsi que la proposition d’un service après-vente dans l’Etat ACP; iii) la nature du marché, les conditions et les délais d’exécution, l’adaptation aux conditions locales;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>dans le cas des marchés de services, au soumissionnaire qui a présenté l’offre la plus avantageuse, compte tenu entre autres du montant de l’offre, des qualités techniques de l’offre, de l’organisation et de la méthodologie proposées pour la fourniture des services, ainsi que de la compétence, de l’indépendance, de la disponibilité du personnel proposé.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>Lorsque deux soumissions sont reconnues équivalentes, selon les critères énoncés ci-dessus, la préférence est donnée:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>à l’offre du soumissionnaire ressortissant d’un Etat ACP ou</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>si une telle offre fait défaut:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">i)</span>à celle qui permet la meilleure utilisation des ressources physiques et humaines des Etats ACP,</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">ii)</span>à celle qui offre les meilleures possibilités de sous-traitance aux sociétés, entreprises ou personnes physiques des Etats ACP ou iii) à un consortium de personnes physiques, d’entreprises, ou de sociétés des Etats ACP et de la Communauté.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 28</span><span class=\"lf-art-t\">Réglementation générale en matière de marchés</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>L’adjudication des marchés financés par le Fonds est régie par la présente annexe et les procédures qui seront adoptées par décision du Conseil des ministres lors de sa première réunion après la signature 2470 du présent accord, sur la recommandation du comité ACP-CE de coopération pour le financement du développement. Ces procédures doivent respecter les dispositions de la présente annexe et les règles communautaires de passation des marchés publics qui s’appliquent à la coopération avec les pays tiers.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>En attendant l’adoption de ces procédures, les règles du FED actuel, énoncées dans la réglementation générale et les conditions générales applicables aux marchés en vigueur, restent applicables.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 29</span><span class=\"lf-art-t\">Conditions générales applicables aux marchés</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">L’exécution des marchés de travaux, de fournitures et de services financés par le Fonds est régie:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>par les conditions générales applicables aux marchés financés par le Fonds qui sont adoptées par décision du Conseil des ministres lors de sa première réunion après la signature du présent accord, sur la recommandation du comité ACP-CE de coopération pour le financement du développement ou</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>pour les projets et programmes cofinancés ou en cas d’octroi d’une dérogation pour l’exécution par des tiers ou en cas de procédure accélérée ou dans les autres cas appropriés, par toutes autres conditions générales acceptées par l’Etat ACP concerné et la Communauté, à savoir:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">i)</span>les conditions générales prescrites par la législation nationale de l’Etat ACP concerné ou les pratiques admises dans cet Etat en matière de marchés internationaux ou</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">ii)</span>toutes autres conditions générales internationales en matière de marchés.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 30</span><span class=\"lf-art-t\">Règlement des différends</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Le règlement des différends entre l’administration d’un Etat ACP et un entrepreneur, un fournisseur ou prestataire de services pendant l’exécution d’un marché financé par le Fonds s’effectue:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>conformément à la législation nationale de l’Etat ACP concerné en cas de marché national et</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>en cas de marché transnational:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">i)</span>soit, si les parties au marché l’acceptent, conformément à la législation nationale de l’Etat ACP concerné ou à ses pratiques établies au plan international,</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">ii)</span>soit par arbitrage conformément aux règles de procédures qui sont adoptées par décision du Conseil des ministres lors de sa première réunion après la signature du présent accord, sur la recommandation du comité ACP-CE de coopération pour le financement du développement.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 31</span><span class=\"lf-art-t\">Régime fiscal et douanier</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Les Etats ACP appliquent aux marchés financés par la Communauté un régime fiscal et douanier qui n’est pas moins favorable que celui appliqué à l’Etat le plus favorisé ou aux organisations internationales en matière de développement avec lesquelles ils ont des relations. Pour la détermination du régime applicable à la nation la plus favorisée, il n’est pas tenu compte des régimes appliqués par l’Etat ACP concerné aux autres Etats ACP ou aux autres pays en développement.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>Sous réserve des dispositions ci-dessus, le régime suivant est appliqué aux marchés financés par la Communauté:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>les marchés ne sont assujettis ni aux droits de timbre et d’enregistrement, ni aux prélèvements fiscaux d’effet équivalent, existants ou à créer dans l’Etat ACP bénéficiaire; toutefois, ces marchés sont enregistrés conformément aux lois en vigueur dans l’Etat ACP et l’enregistrement peut donner lieu à une redevance correspondant à la prestation de service;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>les bénéfices et/ou les revenus résultant de l’exécution des marchés sont imposables selon le régime fiscal intérieur de l’Etat ACP concerné, pour autant que les personnes physiques et 2471 morales qui ont réalisé ces bénéfices et/ou ces revenus aient un siège permanent dans cet Etat ou que la durée d’exécution du marché soit supérieure à six mois;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>les entreprises qui doivent importer des matériels en vue de l’exécution de marchés de travaux bénéficient, si elles le demandent, du régime d’admission temporaire tel qu’il est défini par la législation de l’Etat ACP bénéficiaire concernant lesdits matériels;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>les matériels professionnels nécessaires à l’exécution de tâches définies dans les marchés de services sont admis temporairement dans le ou les Etats ACP bénéficiaires, conformément à sa législation nationale, en franchise de droits fiscaux, de droits d’entrée, de droits de douane et d’autres taxes d’effet équivalent, dès lors que ces droits et taxes ne sont pas la rémunération d’une prestation de services;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">e)</span>les importations dans le cadre de l’exécution d’un marché de fournitures sont admises dans l’Etat ACP bénéficiaire en exemption de droits de douane, de droits d’entrée, de taxes ou droits fiscaux d’effet équivalent. Le marché de fournitures originaires de l’Etat ACP concerné est conclu sur la base du prix départ usine, majoré des droits fiscaux applicables le cas échéant dans l’Etat ACP à ces fournitures;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">f)</span>les achats de carburants, lubrifiants et liants hydrocarbonés ainsi que, d’une manière générale, de tous les produits incorporés dans un marché de travaux sont réputés faits sur le marché local et sont soumis au régime fiscal applicable en vertu de la législation nationale en vigueur dans l’Etat ACP bénéficiaire;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">g)</span>l’importation d’effets et objets personnels, à usage personnel et domestique, par les personnes physiques, autres que celles recrutées localement, chargées de l’exécution des tâches définies</div></div>", "next": 239902}