Loi – directive européenne pour ouvrir le marché des services nationaux de transport
De quoi traite ce texte ?
Cette loi vise à transposer une directive européenne pour ouvrir le marché des services nationaux de transport ferroviaire de voyageurs et réformer la législation ferroviaire nationale. Elle abroge plusieurs lois existantes pour moderniser le cadre réglementaire du secteur ferroviaire.
Pour qui: Les entreprises ferroviaires, qu'elles soient privées ou publiques; Les gestionnaires de l'infrastructure ferroviaire.
L’essentiel
- Pays
- Luxembourg
- Domaine du droit
- Droit des transports
- Articles
- 213
- Source
- legilux.public.lu
- Texte récupéré le
- Explication mise à jour le
Que réglemente ce texte ?
- Les critères d'obtention et de validité des licences des entreprises ferroviaires.
- Les règles de gestion de l'infrastructure ferroviaire.
- Les modalités d'accès à l'infrastructure et leur tarification.
- La régulation du marché ferroviaire.
Qui est concerné par ce texte ?
- Les entreprises ferroviaires, qu'elles soient privées ou publiques.
- Les gestionnaires de l'infrastructure ferroviaire.
Quels sont les points clés ?
- La loi définit les critères pour les licences des entreprises ferroviaires et les règles de gestion de l'infrastructure.
- Elle établit les modalités d'accès à l'infrastructure et leur tarification.
- Elle abroge la loi du 10 mai 1995 relative à la gestion de l'infrastructure ferroviaire, la loi du 11 juin 1999 relative à l'accès à l'infrastructure ferroviaire et à son utilisation, et la loi du 3 août 2010 relative à la régulation du marché ferroviaire.
- La directive 2016/2370/UE, que cette loi transpose, doit être mise en œuvre avant le 25 décembre 2018.
Droit des transports
Texte de loi
Texte de loi
Sommaire (213)
- Art. 1e Objet
- Art. 2 Définitions
- Art. 3 Le réseau répond aux besoins globaux de l'aménagement du territoire, d
- Art. 4 L'Etat a la pleine propriété du réseau
- Art. 5 L'Etat pourvoit à la remise en état, à la modernisation et à l'entreti
- Art. 6 La remise en état, la modernisation et l'extension du réseau, la suppr
- Art. 7 (1) La gestion du réseau est confiée à la Société nationale des chemin
- Art. 8 Le ministre développe l'infrastructure ferroviaire nationale en tenant
- Art. 9 (1) ll est institué un fonds spécial, dénommé « Fonds du rail »
- Art. 10 Le Fonds du rail est alimenté
- Art. 11 La participation à la réalisation de projets ferroviaires situés en de
- Art. 12 Les dépenses engendrées par ces participations sont à charge d'un fond
- Art. 13 Le Fonds des raccordements ferroviaires internationaux est alimenté
- Art. 14 (1) Des mesures d'incitation encouragent le gestionnaire de l'infrastr
- Art. 15 (1) Les recettes provenant des activités de gestion du réseau de
- Art. 16 (1) Le gestionnaire de l'infrastructure adopte un plan d'entreprise in
- Art. 17 (1) La gestion du réseau comporte la charge de la conception, de la
- Art. 18 Les opérations immobilières qui sont réalisées dans l'intérêt de la mi
- Art. 19 Le gestionnaire de l'infrastructure a l'obligation d'entretenir consta
- Art. 20 Dans les limites de la mission lui dévolue en vertu de l'article 7, le
- Art. 21 Le gestionnaire de l'infrastructure réalise et entretient les embranch
- Art. 22 (1) Afin de garantir l'indépendance du gestionnaire de l'infrastructur
- Art. 23 (1) Les fonctions de gestion du trafic et de planification de l'entret
- Art. 24 (1) À condition qu'aucun conflit d'intérêts ne survienne et que la con
- Art. 25 Des mécanismes de coordination appropriés sont mis en place pour assur
- Art. 26 En vue de faciliter la fourniture de services ferroviaires efficaces e
- Art. 27 Toute entreprise ferroviaire effectuant des transports sur le réseau e
- Art. 28 (1) Les entreprises ferroviaires se voient accorder un droit d'accès,
- Art. 29 (1) Les entreprises ferroviaires qui sont établies au Luxembourg et qu
- Art. 30 L'allocation et l'utilisation d'un sillon exigent de la part de l'entr
- Art. 31 Les entreprises ferroviaires se voient accorder un droit d'accès, à de
- Art. 32 (1) Les prestations minimales auxquelles a droit tout candidat sont
- Art. 33 (1) Le droit d'accès au réseau comprend pour tout candidat le droit au
- Art. 34 (1) Les demandes visant à obtenir des capacités de l'infrastructure pe
- Art. 35 (1) En vue d'obtenir une licence délivrée en conformité avec les dispo
- Art. 36 (1) Les dispositions du présent chapitre 2 ne sont pas applicables aux
- Art. 37 (1) Le ministre est l'autorité compétente pour accorder les licences,
- Art. 38 L'entreprise ferroviaire qui demande ou détient une licence, doit pouv
- Art. 39 (1) L'honorabilité s'apprécie sur base des antécédents judiciaires du
- Art. 40 (1) La capacité financière consiste pour l'entreprise à disposer des r
- Art. 41 L'entreprise apporte la preuve de sa capacité professionnelle en montr
- Art. 42 Sans préjudice des règles de l'Union en matière d'aides d'État et
- Art. 43 Sont valables au Luxembourg les licences émises par l'autorité compéte
- Art. 44 (1) Les demandes en obtention d'une licence nouvelle et les demandes d
- Art. 45 Lorsqu'il existe un doute quant au respect des exigences relatives à l
- Art. 46 (1) Le ministre peut retirer la licence, sans autre forme de procédure
- Art. 47 (1) Les infractions aux dispositions des articles 35, 42 et 46 sont pu
- Art. 48 (1) En cas d'exploitation non autorisée d'une entreprise ou de poursui
- Art. 49 (1) Les entreprises ferroviaires sont gérées selon les principes qui s
- Art. 50 La répartition des sillons se fait dans le respect du droit de l'Union
- Art. 51 (1) La mission de répartition des capacités de l'infrastructure ferrov
- Art. 52 (1) L'Administration établit et publie, après consultation des parties
- Art. 53 (1) L'Administration est chargée de la tarification et de la répartiti
- Art. 54 (1) Le gestionnaire de l'infrastructure présente à l'Administration au
- Art. 55 Peuvent introduire des demandes d'attribution de sillons les candidats
- Art. 56 L'Administration peut conclure avec tout candidat un accord-cadre. Cet
- Art. 57 (1) Les demandes de sillons sont adressées à l'Administration dans les
- Art. 58 (1) Les demandes de sillons présentées après la date limite pour
- Art. 59 Toute entreprise ferroviaire assurant des services de transport ferrov
- Art. 60 L'Administration peut, par décision motivée, supprimer ou modifier les
- Art. 61 (1) Lorsque l'Administration constate l'impossibilité de répondre
- Art. 62 (1) L'Administration en sa qualité d'organisme de répartition précise,
- Art. 63 L'établissement des règles de tarification spécifiques ainsi que la
- Art. 64 L'utilisation du réseau est soumise au paiement d'une redevance
- Art. 65 Les frais de dossier et d'expertise nécessaires à l'étude d'une demand
- Art. 66 Sans préjudice de l'article 67, les redevances perçues pour l'ensemble
- Art. 67 (1) Les redevances d'utilisation de l'infrastructure visées à l'articl
- Art. 68 La redevance perçue pour l'ensemble des prestations minimales est comp
- Art. 69 (1) La redevance imposée pour l'accès aux voies dans le cadre des
- Art. 70 La redevance associée à l'accès aux infrastructures de ravitaillement
- Art. 71 Les redevances associées à l'accès aux gares de voyageurs, à leurs bât
- Art. 72 La redevance associée à l'accès aux installations d'entretien et autre
- Art. 73 La redevance associée à l'utilisation du courant de traction fourni pa
- Art. 74 La redevance associée à l'énergie électrique fournie par le gestionnai
- Art. 75 La redevance associée à la mise à disposition de contrats sur mesure p
- Art. 76 Toute redevance associée aux prestations et services visés à l'article
- Art. 77 Sans préjudice de l'article 64, les conditions de paiements applicable
- Art. 78 (1) Afin de procéder au recouvrement total des coûts encourus par le
- Art. 79 Les trains des entreprises ferroviaires circulant sur le réseau sont s
- Art. 80 L'Administration peut remplacer, pour des trains internationaux, le sy
- Art. 81 La fonction d'organisme de contrôle du marché ferroviaire est confiée
- Art. 82 L'organisme de contrôle du marché ferroviaire, ci-après dénommé le «
- Art. 83 (1) Le régulateur assure une mission générale d'observation des condit
- Art. 84 (1) Lorsqu'une entreprise ferroviaire assure des dessertes intérieures
- Art. 85 (1) En vue de développer le marché des services de transport de voyage
- Art. 86 (1) Dès lors que le candidat estime être victime d'un traitement inéqu
- Art. 87 (1) Le régulateur peut soit d'office, soit à la demande de l'autorité
- Art. 88 Le régulateur exerce ses fonctions de manière impartiale, transparente
- Art. 89 L'accès aux infrastructures ferroviaires nationales de matériel patrim
- Art. 90 Les infractions aux dispositions des articles 29, 30, 50, 51 et 63 à 6
- Art. 91 Sont abrogés l'article 49 et l'article 50, à l'exception de son dernie
- Art. 92 La loi modifiée du 10 mai 1995 relative à la gestion de l'infrastructu
- Art. 93 La loi modifiée du 11 juin 1999 relative à l'accès à l'infrastructure
- Art. 94 La loi modifiée du 3 août 2010 relative à la régulation du marché ferr
- Art. 95 Les références faites aux dispositions des lois abrogées aux articles
- Art. 96 La référence à la présente loi se fait sous la forme suivante : « Loi
- Art 1 "
- Art 2.1 Pour rapplication de la
- Art 1.1 L'article
- Art 2.2
- Art 2.3
- Art 1.2 3. « Administration des
- Art 2.4 Commentaires
- Art 2.5
- Art 2.6
- Art 2.7
- Art 2.8
- Art 2.9
- Art 2.10
- Art 2.11
- Art 1.4 11. « coordination » : la
- Art 2.12
- Art 2.13 expl
- Art 2.14
- Art 2.15
- Art 1.5
- Art 2.16
- Art 2.17 Par
- Art 2.18
- Art 2.19
- Art 2.20
- Art 2.21
- Art 2.22
- Art 2.23
- Art1.6 23. « guichet unique » :
- Art 2.24
- Art 2.25 voies
- Art 2.26
- Art 2.27
- Art 2.28
- Art 2.29
- Art 2.30
- Art 1.10
- Art 2.31
- Art 1.11 31. « longueur d'un sillon » :
- Art 2.32
- Art 1.12 32. « marche de base » ou «
- Art 2.33
- Art 1.13 33. « marche du train » :
- Art 2.34
- Art 2.35
- Art 2.36
- Art 1.14 36. nombre de caisses » :
- Art 2.37
- Art 2.38
- Art 2.39
- Art 2.40
- Art 2.41
- Art 2.42
- Art 2.43
- Art 2.44
- Art 1.15
- Art 2.45
- Art 2.46 36) "services de transport
- Art 2.47
- Art 2.48
- Art 1.17 48. » sillon extraordinaire » :
- Art 2.49
- Art 1.18 49.« sillon préétabli » : tout
- Art 2.50
- Art 1.19 50. « sillon régulier » : tout
- Art 2.51
- Art 1.20 51. « train de fret » : tout
- Art 2.52
- Art 1.21 52. « train voyageurs » :
- Art 2.53
- Art 1.22 53. « train-kilomètre »
- Art 2.54
- Art 2.55
- Art 3
- Art 4
- Art 5
- Art 6 La remise en
- Art 7
- Art 8
- Art 9 Le
- Art 10 (1) 11 est institué un fonds
- Art 11 Le Fonds
- Art 12 L'article
- Art 13 les dépenses engendrées
- Art 14 L'article
- Art 14bis (1) Des mesures d'incitation
- Art 15 réseau de Vinfrastructure
- Art 16
- Art 20 (1) Le gestionnaire de
- Art 17
- Art 18
- Art 19
- Art 21
- Art 22
- Art 23
- Art 24 survienne et que la
- Art 25 4. Sous réserve du contrôle
- Art 26
- Art 19bis (1)
- Art 27 (1) Les demandes de sillons
- Art 28 Toute
- Art 29 L'Administration peut, par
- Art 30 (1) Lorsque rAdministration
- Art 31 (1) L'Administration en sa
- Art 2 118
- Art 83 Art 3 (1-11)
- Art 3.12 (12)
- Art 56.12
- Art 3.15 d) le paragraphe 12 est
- Art 3.16 (16)
- Article 7 ter
- Article 7 quinquies Transparence financière
- Article 7 sexies Mécanismes de coordination
- Article 7 septies Réseau européen des gestionnaires de Finfrastructure
- Article 2
- Article 3
- Article 4
LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère d'État Le Ministre aux Relations avec le Parlement Monsieur le Président du Conseil d'État Luxembourg Luxembourg, le 13 février 2018 Personne en charge du dossier:
Roland Gaasch 247 - 82953 SCL : L 5441 / R 5738 - 236 / ak Objet : 1) Projet de loi portant transposition de la directive 2016/2370 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2016 modifiant la directive 2012/34/UE en ce qui concerne l'ouverture du marché des services nationaux de transport de voyageurs par chemin de fer et la gouvernance de l'infrastructure ferroviaire et abrogeant 1. la loi du 10 mai 1995 relative à la gestion de l'infrastructure ferroviaire ;
Monsieur le Président, J'ai l'honneur de soumettre à l'avis du Conseil d'État le projet de loi et le projet de règlement grandducal sous rubrique, élaborés par le Ministre du Développement durable et des lnfrastructures.
Je joins en annexe le texte des projets, les exposés des motifs, les commentaires des articles, les fiches d'évaluation d'impact, les fiches financières, le tableau de concordance entre la directive à transposer et le projet de loi afférent ainsi que le texte de la directive (UE) 2016/2370 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2016.
43, boulevard F.-D. Roosevelt L-2450 Luxembourg Tél. (+352) 247-82952 Fax (+352) 46 74 58 scl@scl.etat.lu www.legilux.lu www.gouvernement.lu www.luxembourg.lu LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère d'État Le Ministre aux Relations avec le Parlement Le projet de loi sous rubrique transpose, d'une part, la directive 2016/2370/UE du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2016 modifiant la directive 2012/34/UE en ce qui concerne l'ouverture du marché des services nationaux de transport de voyageurs par chemin de fer et la gouvernance de l'infrastructure ferroviaire. D'autre part, il s'agit d'une refonte de la législation ferroviaire nationale, comprenant le pilier politique du 4e paquet ferroviaire dans une première phase. Le pilier technique y afférent, incluant les directives 2016/797/UE du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2016 relative à l'interopérabilité du système ferroviaire au sein de l'Union européenne et 2016/798/UE du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2016 relative à la sécurité ferroviaire, est en cours d'élaboration et sera intégré selon toutes prévisions à la fin de l'année courante.
Monsieur le Ministre du Développement durable et des Infrastructures saurait gré à votre Haute Corporation de bien vouloir accorder un traitement prioritaire aux projets émargés, étant donné que le délai de transposition de la directive 2016/2370/UE susmentionnée vient à échéance le 25 décembre 2018.
Les avis de la Chambre de commerce, de la Chambre des métiers, de la Chambre des salariés et de la Chambre des fonctionnaires et employés publics ont été demandés et vous parviendront dès réception.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'assurance de ma haute considération.
Pour le Premier Ministre Ministre d'État Le Ministre de la Famille et de l'Intégration Coriof e Cahen 43, boulevard F.-D. Roosevelt L-245o Luxembourg Tél. (+352) 247-82952 Fax (+352) 46 74 58 scl@scl.etat.lu www.legilux.lu www.gouvernement.lu www.luxembourg.lu Projet de loi portant transposition de la directive 2016/2370 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2016 modifiant la directive 2012/34/UE en ce qui concerne l'ouverture du marché des services nationaux de transport de voyageurs par chemin de fer et la gouvernance de l'infrastructure ferroviaire et a brogeant 1. la loi du 10 mai 1995 relative à la gestion de l'infrastructure ferroviaire ;
Titre ler — Généralités Chapitre Objet et définitions
Art. 1eObjet
La présente loi détermine :
1.
2.
3.
Art. 2Définitions
Pour l'application de la présente loi, on entend par :
2 \ DATA \ DCF \ Législation et réglementation luxembourgeolse \ Lois \ Paquet ferroviaire 4e - pilier POLITIQUE \ projet de loidocx Par « entreprise verticalement intégrée », on entend également une entreprise composée de divisions distinctes, y compris un gestionnaire de l'infrastructure et une ou plusieurs divisions fournissant des services de transport qui n'ont pas une personnalité juridique distincte.
Lorsqu'un gestionnaire de l'infrastructure et une entreprise ferroviaire sont totalement indépendants l'un de l'autre, mais qu'ils sont tous deux directement contrôlés par un État membre sans entité intermédiaire, ils ne sont pas considérés comme constituant une entreprise verticalement intégrée aux fins de la présente directive ;
4 \ DATA \DCF \Législation et réglementation luxernbourgeoise \Lois \ Paquet ferroviaire 4e - pilier POLITIQUE \projet de loi.docx 32. « marche de base » ou « marche type » : temps minimal techniquement possible pour les caractéristiques de l'infrastructure et du matériel roulant que met un train pour parcourir un itinéraire donné ;
Titre 11 - La gestion de l'infrastructure ferroviaire
Chapitre ler - Les principes de gestion du réseau
Art. 3Le réseau répond aux besoins globaux de l'aménagement du territoire, du
développement de l'économie et de la mobilité de la population.
Ses raccordements avec les chemins de fer des pays voisins contribuent à son insertion appropriée dans les réseaux de transport transeuropéens et à une desserte ferroviaire adéquate de la région transfrontalière.
Art. 4L'Etat a la pleine propriété du réseau
Les écritures cadastrales afférentes sont reprises dans un règlement grand-ducal énumérant les propriétés domaniales concernées.
6 \ DATA \OCE \ législation et réglementation luxernbourgeoise \ Lois \ Paquet ferroviaire 4e - pilier POLITIQUE \ projet de loi.docx
Art. 5L'Etat pourvoit à la remise en état, à la modernisation et à l'entretien du
réseau ainsi qu'aux raccordements ferroviaires internationaux.
II décide de la construction de lignes nouvelles ainsi que de l'extension et de la suppression de lignes existantes.
II a la charge de la police du réseau. Cette mission comporte l'obligation d'assurer les conditions de sécurité de l'exploitation ferroviaire, de sûreté des personnes et des biens et de conservation et de viabilité du réseau.
Art. 6La remise en état, la modernisation et l'extension du réseau, la suppression
de lignes ainsi que l'adaptation et le développement des raccordements ferroviaires internationaux sont réalisés sous l'autorité du membre du Gouvernement ayant les Transports dans ses attributions, ci-après désigné par le terme « le ministre », avec le concours du gestionnaire de l'infrastructure.
Le ministre peut s'assurer, avec l'accord du Conseil de Gouvernement, tous autres concours nécessaires à la réalisation du programme d'investissement ferroviaire et des raccordements ferroviaires transfrontaliers.
Art. 7(1) La gestion du réseau est confiée à la Société nationale des chemins de fer
luxembourgeois, dénommée ci-après « CFL ».
Cette gestion comprend les missions suivantes :
Tout en respectant le cadre de tarification et de répartition et les règles spécifiques établies par l'Etat, le gestionnaire de l'infrastructure est responsable de son organisation, de sa gestion et de son contrôle interne.
Chapitre 11 - L'institution d'un Fonds du rail
Art. 8Le ministre développe l'infrastructure ferroviaire nationale en tenant compte
des besoins généraux de l'Union européenne, y compris celui de coopérer avec les pays tiers voisins. Après consultation des parties intéressées, une stratégie indicative de développement de l'infrastructure ferroviaire est publiée. Cette stratégie couvre une période d'au moins cinq ans et est reconductible.
Les projets de remise en état, de modernisation et d'extension du réseau ou de suppression de lignes sont repris dans un programme d'investissement quinquennal établi par le 8 III: \DATA \DCF \Législation et réglementation Iuxernbourgeoise \ Lois \ Paquet ferroviaire 4e - pilier POLITIQUE \ projet de loi.docx ministre avec le concours du gestionnaire de l'infrastructure et soumis préalablement à son exécution à l'approbation du Gouvernement en conseil.
Sur proposition du ministre une mise à jour du programme sera faite tous les ans par le Gouvernement.
Art. 9(1) ll est institué un fonds spécial, dénommé « Fonds du rail »
Sont imputés sur le Fonds du rail :
1.
Le ministre ordonnance les dépenses à charge de ce Fonds.
Art. 10Le Fonds du rail est alimenté
1.
2.
3.
Les sommes dont question aux points deux à six sont portées directement en recette au Fonds.
Chapitre III - Les raccordements ferroviaires internationaux
Art. 11La participation à la réalisation de projets ferroviaires situés en dehors du
territoire national, lorsque ces projets contribuent au maintien et au développement des raccordements ferroviaires du Grand-Duché de Luxembourg avec ses pays voisins et à l'insertion du réseau dans les réseaux de transport transeuropéens doit être autorisée par une loi spéciale.
Art. 12Les dépenses engendrées par ces participations sont à charge d'un fonds
spécial, dénommé Fonds des raccordements ferroviaires internationaux. Le ministre ordonnance les dépenses à charge de ce Fonds.
Art. 13Le Fonds des raccordements ferroviaires internationaux est alimenté
Les sommes dont question aux deuxième, troisième et quatrième points sont portées directement en recette au Fonds.
Chapitre IV - Coût de l'infrastructure et comptabilité
Art. 14(1) Des mesures d'incitation encouragent le gestionnaire de l'infrastructure à
réduire les coûts de fourniture de l'infrastructure tout en respectant les exigences en matière de sécurité et en maintenant et améliorant la qualité de service de l'infrastructure.
10 \DATA \ DCF \Legislation et réglementation luxernbourgeoise \ Lois \Paquet ferroviaire 4e - pilier POLITIQUE \ projet de loi.docx
Art. 15(1) Les recettes provenant des activités de gestion du réseau de
l'infrastructure ne peuvent être utilisées par le gestionnaire de l'infrastructure que pour financer ses propres activités. Le gestionnaire de l'infrastructure peut également utiliser ces recettes pour verser des dividendes aux propriétaires de l'entreprise, à l'exception des entreprises faisant partie d'une entreprise verticalement intégrée et exerçant un contrôle à la fois sur une entreprise ferroviaire et sur le gestionnaire de l'infrastructure.
Le respect des exigences énoncées au présent article est démontré dans les comptes séparés des divisions respectives de l'entreprise.
11 P: \DATA \DCF \ Législation et réglementation luxembourgeoise \Lois \ Paquet ferroviaire 4e - pilier POLITIQUE \projet de loi.docx
Art. 16(1) Le gestionnaire de l'infrastructure adopte un plan d'entreprise incluant
des plans d'investissements et de financement. II veille à ce que les candidats connus et, sur demande, les candidats potentiels ont accès aux informations pertinentes et ont la possibilité d'exprimer leur avis sur le contenu du plan d'entreprise pour ce qui est des conditions d'accès et d'utilisation, de la nature, de la mise à disposition et du développement de l'infrastructure avant son approbation par le gestionnaire de l'infrastructure.
Le gestionnaire de l'infrastructure veille, en ce qui concerne la gestion du réseau, à séparer les produits et les charges se rapportant aux investissements, à l'entretien et à la régulation du trafic.
Les comptes relatifs aux différents domaines d'activité visés aux alinéas 1er et 3 du présent paragraphe sont tenus de façon à permettre le suivi de l'interdiction de transférer des fonds publics d'un domaine d'activité à un autre et le contrôle de l'emploi des recettes tirées des redevances d'utilisation de l'infrastructure et des excédents dégagés d'autres activités commerciales.
Conformément aux modalités fixées par le contrat de gestion prévu à l'article 7, l'Etat rémunère les prestations effectuées par le gestionnaire de l'infrastructure à charge des crédits du Fonds du rail et le gestionnaire de l'infrastructure verse au profit du Fonds du rail les recettes dont le recouvrement lui a été confié.
Chapitre V - Les missions du gestionnaire de l'infrastructure
Art. 17(1) La gestion du réseau comporte la charge de la conception, de la
planification technique et financière, de l'adjudication et de la réalisation des travaux de renouvellement, de la maintenance de la totalité des voies et installations fixes du réseau, dans la mesure où celles-ci sont nécessaires pour assurer la circulation des trains et la sécurité de cette circulation. Cette gestion inclut l'administration centrale et locale de la circulation des trains qui comprend le suivi, l'expédition et la réception, le dispatching et les systèmes de communication et d'information.
L'analyse des capacités détermine les contraintes des capacités de l'infrastructure qui empêchent de répondre de manière appropriée aux demandes de capacités et propose des méthodes permettant de satisfaire aux demandes supplémentaires. L'analyse des capacités détermine les raisons de cette saturation et les mesures à prendre à court et moyen terme pour y remédier.
L'analyse des capacités porte sur l'infrastructure, les procédures d'exploitation, la nature des différents services exploités et l'incidence de ces facteurs sur les capacités de l'infrastructure. Les mesures à envisager comprennent la modification de l'itinéraire, la reprogrammation des services, la modification des vitesses et l'amélioration de l'infrastructure.
L'analyse des capacités est accomplie dans un délai de six mois après que l'infrastructure a été déclarée saturée.
Toutefois, il demeure soumis à toutes les obligations qui dérivent, pour l'Etat, de ces lois et règlements.
1.
13 P: \ DATA\DCF \Législation et réglementation luxembourgeoise \ Lois \ Paguet ferroviaire 4e - pilier POLITIQUE \projet de loi.docx
Art. 18Les opérations immobilières qui sont réalisées dans l'intérêt de la mise en
ceuvre du programme dont question à l'article 9, paragraphes 2 et 3, sont reconnues d'utilité publique.
Le plan des parcelles à exproprier et la liste des propriétaires concernés sont approuvés par règlement grand-ducal, le Conseil d'Etat entendu en son avis. Les dispositions de la loi du 15 mars 1979 sur l'expropriation pour cause d'utilité publique sont d'application ; lorsque la réalisation d'un projet reconnu d'utilité publique relève du programme des investissements prévu à l'article 9 et à l'annexe, les mesures préparatoires relatives à l'expropriation sont diligentées par le ministre qui assume les attributions dont question aux articles 11, 12, 13, 15, 19 et 22 de la loi du 15 mars 1979 sur l'expropriation pour cause d'utilité publique.
Art. 19Le gestionnaire de l'infrastructure a l'obligation d'entretenir constamment le
réseau et toutes ses dépendances dans un état tel que les besoins du trafic et la circulation des trains sont assurés dans des conditions de sécurité et de commodité appropriées.
Toutefois, cette obligation est limitée, en cas de réduction du trafic, aux exigences du service réduit maintenu et en cas de suspension ou de suppression du trafic ferroviaire sur une ligne ou une section de ligne en ce qui concerne le gros ceuvre de l'infrastructure, aux mesures nécessaires pour assurer la sécurité publique et le respect des droits des tiers. Dans ce cas, le gestionnaire de l'infrastructure peut être autorisé par le ministre à supprimer les installations ferroviaires rendues inutiles par les transformations ainsi apportées à l'exploitation.
Art. 20Dans les limites de la mission lui dévolue en vertu de l'article 7, le
gestionnaire de l'infrastructure est responsable, tant envers l'Etat qu'envers les particuliers et envers les entreprises ferroviaires qui empruntent le réseau, du dommage causé soit par son propre fait, sa faute, sa négligence ou son imprudence, soit par le fait des personnes dont il doit répondre ou des choses qu'il a sous sa garde.
Art. 21Le gestionnaire de l'infrastructure réalise et entretient les embranchements
particuliers conformément aux modalités fixées dans le contrat de gestion à conclure selon l'article 7.
Les conditions de la réalisation, de l'entretien et de l'usage de ces embranchements particuliers sont convenues entre le gestionnaire de l'infrastructure et l'embranché.
Art. 22(1) Afin de garantir l'indépendance du gestionnaire de l'infrastructure et
dans le cas d'une entreprise verticalement intégrée, aucune des autres entités juridiques n'a une influence décisive sur les décisions prises en matière de fonctions essentielles.
Les membres du conseil de surveillance et du directoire ou du conseil d'administration du gestionnaire de l'infrastructure, ainsi que les dirigeants qui leur rendent directement compte, agissent de manière non discriminatoire et à ce que leur impartialité ne soit affectée par aucun conflit d'intérêts.
Le point ler du paragraphe 2 et le paragraphe 3 s'appliquent mutatis mutandis aux chefs de division chargés de la gestion de l'infrastructure et de la fourniture de services ferroviaires.
Art. 23(1) Les fonctions de gestion du trafic et de planification de l'entretien sont
exercées de manière transparente et non discriminatoire. Le gestionnaire de l'infrastructure prend les mesures nécessaires et appropriées pour que les personnes chargées de prendre des décisions sur ces fonctions ne soient affectées par aucun conflit d'intérêt.
15 P: \DATA \ DCF \Législation et réglernentation luxembourgeoise \Lois \ Paquet ferroviaire 4e - pilier POLITIQUE \projet de loi.docx
Art. 24(1) À condition qu'aucun conflit d'intérêts ne survienne et que la confidentialité
des informations sensibles sur le plan commercial soit garantie, le gestionnaire de l'infrastructure peut :
Le gestionnaire de l'infrastructure conserve le pouvoir de supervision sur l'exercice des fonctions décrites à l'article 2, point 22, et assume la responsabilité à cet égard. Toute entité exerçant des fonctions essentielles se conforme aux articles 15, 22, 23 et 53.
Art. 25Des mécanismes de coordination appropriés sont mis en place pour assurer la
coordination entre le gestionnaire de l'infrastructure ou l'Administration d'une part et l'ensemble des entreprises ferroviaires d'autre part ainsi que les candidats visés à l'article er 16, paragraphe 1 Lorsque cela est pertinent, les représentants des usagers des services ferroviaires de transport de fret et de voyageurs ainsi que les autorités nationales, locales ou régionales sont invités à participer. Le régulateur concerné peut participer en qualité d'observateur. La coordination porte entre autres sur :
16 PADATA \DCF \Legislation et réglementation lunembourgeoise \Lois \Paquet ferroviaire 4e - pilier POLITIQUE \ projet de loi.docn 4. les questions d'intermodalité et d'interopérabilité ;
Le gestionnaire de l'infrastructure et l'Administration élaborent et publient des lignes directrices relatives à la coordination, en concertation avec les parties intéressées. La coordination a lieu au moins une fois par an et le gestionnaire de l'infrastructure publie sur son site internet un aperçu des activités menées en vertu du présent article.
La coordination prévue par le présent article s'entend sans préjudice du droit des candidats à saisir le régulateur et des compétences de celui-ci.
Art. 26En vue de faciliter la fourniture de services ferroviaires efficaces et efficients
au sein de l'Union, le gestionnaire de l'infrastructure et l'Administration participent et coopèrent au réseau européen des gestionnaires de l'infrastructure prévu à l'article 7septies de la directive 2012/34/UE établissant un espace ferroviaire unique européen modifiée par la directive 2016/2370 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2016 en ce qui concerne l'ouverture du marché des services nationaux de transport de voyageurs par chemin de fer et la gouvernance de l'infrastructure ferroviaire.
Titre 111- L'accès à l'infrastructure ferroviaire et son utilisation
Chapitre ler - Conditions d'accès à l'infrastructure ferroviaire
Art. 27Toute entreprise ferroviaire effectuant des transports sur le réseau est
titulaire d'une licence répondant aux critères du présent titre.
Art. 28(1) Les entreprises ferroviaires se voient accorder un droit d'accès, à des
conditions équitables, non discriminatoires et transparentes, à l'infrastructure ferroviaire nationale aux fins de l'exploitation de tout type de services de fret ferroviaire. Ce droit concerne également l'accès à l'infrastructure reliant les ports de navigation intérieure et les autres installations de service visées à l'article 32, paragraphe 2, et à l'infrastructure desservant ou pouvant desservir plus d'un client final.
Cette limitation est maintenue pour la durée initiale du contrat ou de l'autorisation, ou jusqu'au 25 décembre 2026, la période la plus courte étant retenue.
Art. 29(1) Les entreprises ferroviaires qui sont établies au Luxembourg et qui
possèdent une licence établie selon l'article 35, sont admises à effectuer des transports sur le réseau dans les conditions de la présente loi.
Les regroupements internationaux bénéficient des mêmes droits à condition que les entreprises ferroviaires qui les constituent possèdent une licence délivrée par l'Etat membre de leur établissement.
Un règlement grand-ducal, pris sur la base de la loi modifiée du 9 août 1971 concernant l'exécution et la sanction des décisions et des directives ainsi que la sanction des règlements des Communautés européennes en matière économique, technique, agricole, forestière, sociale et en matière de transports, en fixera les modalités d'exécution et les pénalités des infractions.
18 P: \ DATA \ DCF \Législation et réglementation luxernbourgeoise \Lois \Paquet ferroviaire 4e - pilier POLITIQUE \ projet de loi.docx
Art. 30L'allocation et l'utilisation d'un sillon exigent de la part de l'entreprise
ferroviaire bénéficiaire la détention d'un certificat de sécurité délivré conformément aux dispositions de la loi modifiée du 22 juillet 2009 relative la sécurité ferroviaire.
Art. 31Les entreprises ferroviaires se voient accorder un droit d'accès, à des
conditions équitables, non discriminatoires et transparentes, à l'infrastructure ferroviaire aux fins de l'exploitation de tout type de services de fret ferroviaire. Ce droit concerne également l'accès à l'infrastructure reliant les ports de navigation maritime et intérieure et les autres installations de service visées à l'article 32, paragraphe 2, et à l'infrastructure desservant ou pouvant desservir plus d'un client final.
Art. 32(1) Les prestations minimales auxquelles a droit tout candidat sont
L'Administration et le gestionnaire de l'infrastructure fournissent, chacun en ce qui le concerne, à toutes les entreprises ferroviaires, de manière non discriminatoire, les prestations énumérées au présent paragraphe.
19 \ DATA \ DCF \Législation et réglementation luxembourgeoise \Lois \Paquet ferroviaire 4e - pilier POLITIQUE \ projet cle loi.docx 7. les infrastructures portuaires intérieures liées à des activités ferroviaires ;
Les entreprises ferroviaires peuvent demander en sus, en tant que prestation connexe, au gestionnaire de l'infrastructure ou à d'autres exploitants d'installations de service, une prestation visée au paragraphe 4.
Art. 33(1) Le droit d'accès au réseau comprend pour tout candidat le droit aux
prestations minimales prévues à l'article 32, paragraphe 1er.
Pour toutes les installations de service visées à l'article 32, paragraphe 2, l'exploitant et l'entité ou l'entreprise disposent de comptes séparés, y compris des bilans séparés et des comptes séparés de profits et pertes.
Lorsque l'exploitation de l'installation de service est assurée par un gestionnaire de l'infrastructure ou que l'exploitant de l'installation de service est sous le contrôle direct ou indirect d'un gestionnaire de l'infrastructure, le respect des exigences visées dans le présent paragraphe est réputé être démontré par le respect des exigences visées à l'article 22.
Art. 34(1) Les demandes visant à obtenir des capacités de l'infrastructure peuvent
être introduites par les candidats. Afin d'utiliser ces capacités de l'infrastructure, les candidats désignent une entreprise ferroviaire pour conclure un accord avec l'Administration conformément à l'article 59. Les conditions régissant ces accords doivent être non discriminatoires et transparentes. Ceci s'entend sans préjudice du droit des candidats à conclure des accords avec l'Administration en vue de l'obtention de capacités de l'infrastructure.
Chapitre 11 - Les conditions d'obtention et de validité des licences
Art. 35(1) En vue d'obtenir une licence délivrée en conformité avec les dispositions
de la présente loi, les entreprises établies au Luxembourg exercent les activités de transporteur de marchandises ou de voyageurs par chemin de fer à titre principal et assurent elles-mêmes la traction des trains.
Art. 36(1) Les dispositions du présent chapitre 2 ne sont pas applicables aux
entreprises ferroviaires qui sont établies en dehors du Luxembourg et qui effectuent des transports internationaux au Luxembourg sans y disposer d'un établissement.
Art. 37(1) Le ministre est l'autorité compétente pour accorder les licences, leur
changement ou leur extension. II est de même compétent pour retirer ou suspendre une licence pour les motifs et dans les formes prévus par la présente loi. Le ministre statue sur la demande de délivrance le plus rapidement possible et au plus tard trois mois après la date à laquelle les informations visées à l'article 40, paragraphe 2, lui ont été présentées. II prend en compte toutes les informations disponibles. II communique, sans délai, sa décision à l'entreprise ferroviaire qui a demandé la licence.
Les demandes en obtention d'une licence ferroviaire sont adressées au ministre.
Elles indiquent notamment les types de services visés à l'article 35.
Elles sont accompagnées de tous les pièces et documents mentionnés aux articles 38, 42 et paragraphe 3 de l'article 44. L'entreprise ferroviaire doit en outre produire les pièces et documents utiles permettant d'établir qu'elle s'est conformée aux exigences du paragraphe 1er de l'article 35. Si l'entreprise est une personne morale, elle doit en plus joindre une copie certifiée conforme de l'acte constitutif et de toutes les modifications de celui-ci.
La demande complète rédigée en langue française ou allemande est à introduire en triple exemplaire.
Les décisions de refus sont motivées ; elles sont susceptibles d'un recours en réformation devant le tribunal administratif.
Art. 38L'entreprise ferroviaire qui demande ou détient une licence, doit pouvoir
prouver, à tout moment, qu'elle satisfait aux exigences :
Art. 39(1) L'honorabilité s'apprécie sur base des antécédents judiciaires du ou des
dirigeants de l'entreprise qui résultent de l'extrait récent de leur casier judiciaire ou d'une attestation officielle en tenant lieu, à produire ensemble avec la demande prévue à l'article 22 P: \DATA \DCF \Législation et réglernentation luxernbourgeoise \Lois \Paquet ferroviaire 4e - pilier POLITIQUE \projet de loi.docx 38, et de tous les éléments fournis par l'enquête administrative diligentée par le ministre en vue de l'octroi éventuel de la licence.
1.
Le demandeur ou le titulaire d'une licence qui ne remplit pas ou qui ne remplit plus la condition d'honorabilité peut la recouvrer par une réhabilitation ou une mesure ayant un caractère équivalent.
Sans préjudice des dispositions de la législation relative à la protection des personnes à l'égard du traitement des données à caractère personnel, le ministre est autorisé, dans le cadre de la gestion des licences ferroviaires, à traiter des données judiciaires concernant tant l'entreprise que ses dirigeants.
Art. 40(1) La capacité financière consiste pour l'entreprise à disposer des ressources
financières requises pour faire face, à tout moment, pendant une période d'au moins douze mois à compter du début de l'exploitation, à ses obligations actuelles et potentielles évaluées sur base d'hypothèses réalistes.
23 P: \ DATA \DCF \ Législation et réglerrentation luxembourgeoise \ Lois \ Paquet ferroviaire 4e - pilier POLITIQUE \ projet de loLdocs
Pour cet examen, des informations détaillées sont fournies sur les éléments suivants :
L'entreprise ne présente pas la capacité financière requise lorsque des arriérés considérables d'impôts ou de cotisations sociales sont dus pour son activité.
Dans le cadre de l'appréciation de la capacité financière, l'entreprise présente un rapport d'un réviseur d'entreprises. Ce rapport comporte toutes les informations utiles relatives aux éléments visés au à l'alinéa 1er du présent paragraphe et est accompagné de tous les documents appropriés à établir par les établissements bancaires et les instances administratives concernés.
Le rapport du réviseur d'entreprises énonce en outre pour chacun des éléments les renseignements et les chiffres pertinents et comporte en conclusion une évaluation comptable appréciant la viabilité de l'entreprise. Le rapport indique l'existence des garanties et des moyens financiers requis en vertu de l'article 42 pour assumer en tout moment les conséquences financières de la responsabilité civile de son activité de transporteur ferroviaire et comporte une appréciation financière du caractère suffisant de ceux-ci pour répondre à cette obligation en tenant, le cas échéant, compte des dispositions internationales susceptibles de limiter la responsabilité civile.
Art. 41L'entreprise apporte la preuve de sa capacité professionnelle en montrant
que :
24 P: \DATA \ DCF \ Législation et réglementation luxembourgeoise \Lois \Paquet ferroviaire 4e - pilier POLITIQUE \projet de loi.docx L'entreprise ferroviaire respecte les dispositions légales en matière douanière et fiscale, celles concernant la santé, la sécurité, les conditions sociales et les droits du personnel à son service, de ses voyageurs et de ses chargeurs, ainsi que celles destinées à assurer des avantages ou une protection au consommateur.
Art. 42Sans préjudice des règles de l'Union en matière d'aides d'État et
conformément aux articles 93, 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, une entreprise ferroviaire est suffisamment assurée ou dispose de garanties suffisantes dans des conditions de marché pour couvrir, en application des législations nationales et internationales, sa responsabilité civile en cas d'accident, en ce qui concerne les passagers, les bagages, le fret, le courrier et les tiers.
L'entreprise ferroviaire rapporte la preuve qu'elle dispose de moyens financiers suffisants pour assumer les conséquences financières de sa responsabilité civile.
II est satisfait à cette obligation :
L'entreprise ferroviaire établit la conformité de sa situation aux dispositions du présent article par le rapport d'un réviseur d'entreprises certifiant que l'entreprise répond aux exigences légales en question. Ce rapport est présenté au moment de la demande et ensuite au moins tous les cinq ans.
Art. 43Sont valables au Luxembourg les licences émises par l'autorité compétente
et par les autres Etats membres de l'Union européenne conformément à la directive 2012/34/UE précitée et à leur législation nationale respective.
Tous les cinq ans ces licences sont sujettes à un réexamen par le ministre. Ce réexamen qui porte sur les exigences des articles 38 et 42, a lieu dans les conditions prévues par les articles 44 à 46.
Les changements et extensions des licences interviennent à la demande des entreprises intéressées.
Art. 44(1) Les demandes en obtention d'une licence nouvelle et les demandes de
changement ou d'extension d'une licence existante doivent comprendre tous les renseignements nécessaires à leur appréciation et notamment ceux prescrits par la présente loi et les règlements pris en son exécution.
Le ministre est en droit de demander la production de tout document ou information pertinent supplémentaire en vue de l'instruction du dossier. En vue de l'établissement, du changement ou l'extension d'une licence, le ministre peut agréer des organismes et experts indépendants pour surveiller ou effectuer, en tout ou en partie, les travaux relatifs à l'instruction des demandes présentées.
25 P: \DATMDCF \Législation et réglementation luxembourgeoise \ Lois\ Paquet ferroviaire 4e - pilier POLITIQUE\ projet de loi.docx
Le montant de la taxe administrative est fixé à quatre mille euros.
Le paiement de la taxe doit être établi au moment de l'introduction de la demande en obtention, en renouvellement ou en réexamen d'une licence.
L'entreprise est tenue de s'en acquitter auprès du receveur de l'Administration de l'enregistrement et des domaines.
Art. 45Lorsqu'il existe un doute quant au respect des exigences relatives à la
délivrance et à la validité d'une licence qu'il a accordée, le ministre peut procéder ou faire procéder à tout moment à la vérification du respect de ces exigences.
Lorsque ce doute concerne une entreprise dont la licence a été accordée par l'autorité compétente d'un autre Etat membre de l'Union européenne, le ministre en informe cette autorité ainsi que la Commission européenne.
Art. 46(1) Le ministre peut retirer la licence, sans autre forme de procédure, si elle
n'est pas utilisée endéans les deux ans après sa délivrance, ou que l'entreprise a cessé son activité depuis deux ans.
Le ministre peut suspendre ou retirer la licence lorsque:
Art. 47(1) Les infractions aux dispositions des articles 35, 42 et 46 sont punies d'une
peine d'emprisonnement de huit jours à trois ans et d'une amende de deux cent cinquante à dix mille euros ou d'une de ces peines seulement.
En cas de changement ou d'extension illégaux d'une entreprise la juridiction saisie du fond de l'affaire prononce uniquement la fermeture de la partie non autorisée ou prohibée de l'entreprise concernée jusqu'à la délivrance de la licence.
26 P: \DATA \DCF \Législation et réglementation luxembourgeoise \Lois \ Paquet ferroviaire 4e - pilier POLITIQUE \ projet de lotdocx
Art. 48(1) En cas d'exploitation non autorisée d'une entreprise ou de poursuite de
ses activités au-delà du terme de la validité de la licence ainsi qu'en cas de changement ou d'extension illégale d'une entreprise déjà autorisée, le procureur d'Etat ou une partie lésée peuvent demander auprès de la chambre du conseil du tribunal d'arrondissement du lieu où l'entreprise est située la fermeture provisoire de l'entreprise concernée.
Le ou les dirigeants de l'entreprise, la partie civile et toute autre partie en cause ou leurs conseils que le greffier avertit au plus tard trois jours avant les jours et heures de l'audience, ont seuls le droit d'y assister et de fournir tels mémoires et faire telles réquisitions, verbales ou écrites qu'ils jugent convenables.
Les formalités du présent paragraphe sont à observer à peine de nullité, sauf si le ou les dirigeants de l'entreprise ou la partie civile y ont renoncé.
Le ou les dirigeants de l'entreprise ou leur conseil ont toujours la parole les derniers.
27 \ DATA \ DCF \Legislation et réglementation luxernbourgeoPe \ Lod \ Paquet ferroviaire 4e - pilier POLITIQUE\projet de loi.docx Les pièces sont transmises par le procureur d'Etat au procureur général d'Etat, à l'exception des pièces à conviction qui restent au greffe du tribunal d'arrondissement.
Cet appel peut être formé par déclaration ou notification au greffe du tribunal dont relève la chambre du conseil. Le greffier en avertit immédiatement les parties.
Chapitre 111 - Gestion des entreprises ferroviaires selon des principes commerciaux
Art. 49(1) Les entreprises ferroviaires sont gérées selon les principes qui s'appliquent
aux sociétés commerciales, quel que soit leur propriétaire. Cette règle s'applique également aux obligations de service public qui leur sont imposées par l'Etat et aux contrats de service public qu'elles concluent avec les autorités compétentes de l'État.
En matière d'organisation, de gestion et de contrôle administratif, économique et comptable interne, les entreprises ferroviaires directement ou indirectement détenues ou contrôlées par l'Etat sont dotées d'un statut d'indépendance selon lequel elles disposent d'un patrimoine, d'un budget et d'une comptabilité séparés de ceux de l'État.
Les comptes relatifs aux différents domaines d'activité visés à l'alinéa 1er, sont tenus de façon à permettre le suivi de l'interdiction de transférer des fonds publics d'un domaine d'activité à un autre.
Chapitre IV - La répartition des capacités
Art. 50La répartition des sillons se fait dans le respect du droit de l'Union
européenne par référence à l'horaire de service établi selon les modalités fixées au présent chapitre.
Les sillons disponibles sont attribués de sorte à assurer aux entreprises ferroviaires un accès équitable et non discriminatoire au réseau et à répondre, dans la mesure du possible, aux besoins des utilisateurs et des différents types de services de transports ferroviaires.
Lorsqu'une section de ligne du réseau a été déclarée saturée, les sillons sont affectés en fonction des priorités suivantes :
Les sillons sont alloués pour une durée maximale qui correspond à une période de l'horaire de service. Toutefois, des accords-cadres peuvent être conclus pour une durée maximale de cinq ans.
Le présent chapitre spécifie les conditions d'octroi de modification ou de suppression des sillons alloués à titre temporaire ou définitif, tout en précisant les hypothèses où la modification ou la suppression a lieu sans indemnité pour le bénéficiaire du sillon.
II est interdit aux entreprises ferroviaires bénéficiaires d'un ou de plusieurs sillons de mettre ceux-ci à la disposition d'une autre entreprise ferroviaire ou de les affecter à d'autres services que ceux pour lesquels le ou les sillons ont été attribués. Le non-respect de l'interdiction qui précède peut entraîner des mesures administratives de la part de l'organisme de répartition, pouvant aller jusqu'à l'exclusion de l'attribution de sillons pour un délai déterminé.
Art. 51(1) La mission de répartition des capacités de l'infrastructure ferroviaire est
confiée à un organisme de répartition indépendant dont la fonction est assumée par l'Administration.
29 P: \DATA \DCF \Législation et réglementation luxembourgeolse \Lois \Paquet ferroviaire 4e - pilier POLITIQUE \projet de loi.docx Dans le cadre de son programme de répartition des sillons, l'Administration doit tenir compte des demandes de capacités de l'infrastructure en vue d'effectuer des travaux d'entretien sur le réseau.
L'Administration vérifie si l'entreprise ferroviaire qui demande un ou plusieurs sillons, ou a été désignée par un candidat prévu à l'article 34, peut se prévaloir du certificat de sécurité prescrit par l'article 30. L'Administration conclut avec cette entreprise l'accord prévu à l'article 59.
L'organisme de répartition doit être en mesure d'indiquer à tout moment à toute personne intéressée les capacités d'infrastructure qui ont été attribuées aux candidats.
L'attribution des sillons intervient selon les modalités et les critères d'attribution étant déterminés au présent chapitre.
Art. 52(1) L'Administration établit et publie, après consultation des parties
intéressées et au plus tard quatre mois avant la date limite pour l'introduction des demandes de capacités de l'infrastructure, le DRR. Le DRR est publié en français et en anglais, le français faisant foi. II peut être obtenu au coût de publication de ce document.
Toutefois, son contenu est mis gratuitement à disposition sous forme électronique sur le portail internet de l'Administration et accessible par un portail internet commun. Ce portail internet est mis en place par l'Administration dans le cadre de sa coopération conformément à l'article 55.
30 P. \DAT4 \ OCF \ Legislation et réglernentation luxernbourgeoise \Lois \ Paquet ferroviaire 4e - pilier POLITIQUE\ projet de loi.docx
Le gestionnaire de l'infrastructure fournit à l'Administration toutes les informations dont il dispose et qui sont nécessaires à l'élaboration du DRR.
31 P: \DATA \DCF \Legislation et réglementation luxembourgeoise \Lois \ Paquet ferroviaire 4e - pilier POUTIQUE \ projet de loi.docx
L'Administration soumet le DRR pour approbation au ministre.
Le DRR est tenu à jour et, le cas échéant, modifié.
Art. 53(1) L'Administration est chargée de la tarification et de la répartition des
capacités d'infrastructure du réseau, indépendamment de toute entreprise ferroviaire.
Elle dispose de l'indépendance organisationnelle et décisionnelle, dans les limites définies au présent titre et au Titre IV, en ce qui concerne les fonctions essentielles.
32 P. \DATA \DCF \Législation et réglernentation Iuxembourgeoise \Lois \Paquet ferroviaire 4e - pilier POLITIQUE \projet de loi.docx 5. arrête, selon les modalités prévues à l'article 57, l'horaire de service qui retrace l'ensemble des mouvements des trains et du matériel roulant programmés sur une période de douze mois à compter du deuxième samedi de décembre à minuit. Des adaptations de l'horaire peuvent intervenir à d'autres dates si les nécessités du trafic le justifient. Ces dates sont coordonnées avec les autres organismes de répartition des capacités européens et publiées au DRR ;
Art. 54(1) Le gestionnaire de l'infrastructure présente à l'Administration au plus
tard vingt-cinq mois avant la mise en vigueur de l'horaire de service un projet des grands travaux qu'il compte effectuer durant l'horaire de service en question et qui ont des répercussions importantes sur les capacités disponibles.
Après concertation avec l'Administration et au plus tard treize mois avant la mise en vigueur de l'horaire de service, le gestionnaire de l'infrastructure présente à celle-ci le planning définitif de ces travaux.
Art. 55
Peuvent introduire des demandes d'attribution de sillons les candidats, l'organisme de répartition des capacités d'infrastructure d'un autre Etat membre de l'Union européenne coopérant avec l'Administration et dûment mandaté ainsi qu'un groupement de plusieurs organismes de répartition des capacités d'infrastructure d'autres Etats membres de l'Union européenne constitué à cet effet.
Les capacités de l'infrastructure disponibles sont réparties par l'Administration et ne peuvent, une fois affectées à un candidat, être transférées par le bénéficiaire à une autre entreprise ou un autre service.
Toute transaction relative aux capacités de l'infrastructure est interdite et entraîne l'exclusion de l'attribution ultérieure de capacités.
L'utilisation de capacités par une entreprise ferroviaire pour exercer les activités d'un candidat qui n'est pas une entreprise ferroviaire n'est pas considérée comme un transfert.
33 P: \ DATA \ DCF \ Législation et réglementation luxernbourgeoise \ Lois \ Paquet ferroviaire 4e - pilier POLITIQUE \ projet de loi.docx
Art. 56L'Administration peut conclure avec tout candidat un accord-cadre. Cet
accord-cadre précise les caractéristiques des capacités de l'infrastructure ferroviaire requises par un candidat ainsi que de celles qui lui sont offertes pour toute durée dépassant une seule période de validité de l'horaire de service.
Uaccord-cadre est conclu en principe pour une durée de cinq ans, renouvelable par périodes égales à sa durée initiale. L'Administration peut, dans des cas spécifiques, accepter des périodes plus courtes ou plus longues. Toute période d'une durée supérieure à cinq ans est motivée par l'existence de contrats commerciaux, d'investissements particuliers ou de risques.
Lorsque des itinéraires de substitution adéquats existent, l'Administration peut, après consultation des parties intéressées, désigner des infrastructures spécialisées à utiliser par des types déterminés de trafic. Lorsque cette désignation a eu lieu, l'Administration peut accorder la priorité à ce type de trafic lors de la répartition des capacités de l'infrastructure.
Cette désignation ne fait pas obstacle à l'utilisation de ces infrastructures par d'autres types de trafic, dès lors que des capacités sont disponibles. Lorsque l'infrastructure a été désignée conformément au présent alinéa, il en est fait état dans le DRR. Pour les services utilisant une telle infrastructure spécialisée et qui nécessitent des investissements importants et à long terme, dûment justifiés par le candidat, l'accord-cadre peut être conclu pour une durée de quinze ans. Une durée supérieure à quinze ans n'est admissible que dans des cas exceptionnels, lorsqu'il s'agit d'investissements importants et à long terme et spécialement lorsque ceux-ci font l'objet d'engagements contractuels comprenant un plan pluriannuel d'amortissement.
Dans de tels cas exceptionnels, l'accord-cadre peut indiquer les caractéristiques détaillées des capacités qui sont mises à la disposition du candidat pour la durée de l'accord-cadre.
Ces caractéristiques peuvent comprendre la fréquence, le volume et la qualité des sillons.
L'Administration peut réduire les capacités réservées dont l'utilisation, sur une période d'au moins un mois, a été inférieure au seuil fixé par le DRR.
Des indemnisations peuvent être prévues en cas de non-respect des engagements.
L'accord-cadre peut être modifié ou limité afin de permettre une meilleure utilisation de l'infrastructure ferroviaire.
Les dispositions générales de chaque accord-cadre sont communiquées à toute partie intéressée.
La conclusion d'un accord-cadre ne dispense pas l'intéressé de présenter ses demandes de sillons selon les modalités prévues à l'article 28. Elle ne fait pas obstacle à l'utilisation par d'autres demandeurs de sillons de l'infrastructure qui fait l'objet de l'accord-cadre.
Art. 57(1) Les demandes de sillons sont adressées à l'Administration dans les
conditions et selon les modalités prévues par le DRR ou, en cas d'accord-cadre, par les stipulations de cet accord.
Le droit d'utiliser des capacités déterminées de l'infrastructure sous forme de sillons peut être accordé aux candidats pour une durée maximale correspondant à une seule période de l'horaire de service. Lorsque la demande est présentée au titre d'un accord-cadre, l'Administration prend en compte les engagements contractuels lors de la répartition des capacités de l'infrastructure.
34 P: \ DATA \DCF \ Législation et réglementation luxernbourgeoise \Lois \ Paquet ferroviaire 4e - pilier POLITIQUE \ projet de loi.docx
L'Administration s'efforce, en consultant les candidats concernés, de résoudre les conflits éventuels. Cette consultation est fondée sur la communication, dans un délai raisonnable, gratuitement et par écrit ou par voie électronique, des informations suivantes :
Conformément à l'article 53, paragraphe 3, point 7, ces informations sont fournies sans révéler l'identité des autres candidats, à moins que les candidats concernés n'aient accepté qu'elles le soient.
L'Administration consulte les parties intéressées au sujet du projet d'horaire de service et leur laisse la faculté de présenter leurs observations durant une période d'au moins un mois. Les parties intéressées comprennent toutes celles qui ont introduit une demande de capacités de l'infrastructure, ainsi que les autres parties qui souhaitent formuler des commentaires au sujet de l'incidence que l'horaire de service peut, le cas échéant, avoir sur leur aptitude à fournir des services ferroviaires durant la période de validité de l'horaire de service. L'Administration adopte les mesures appropriées, prend en compte les observations exprimées et communique la proposition définitive de sillons aux parties intéressées.
Art. 58(1) Les demandes de sillons présentées après la date limite pour
l'introduction des demandes ne sont traitées qu'après l'offre définitive de l'horaire de service provisoire sur base des capacités d'infrastructure disponibles suite à l'attribution de sillons effectuée en application de l'article 57. Si ces demandes sont introduites avant une date limite publiée au DRR, elles sont prises en compte lors de l'établissement de l'horaire de service définitif. Les demandes de sillons réguliers présentées après cette date limite sont prises en compte lors des adaptations de l'horaire de service selon les modalités et le calendrier publiés au DRR.
Art. 59Toute entreprise ferroviaire assurant des services de transport ferroviaire
conclut un contrat avec l'Administration sous des conditions non discriminatoires et transparentes.
Ce contrat porte sur les conditions administratives, techniques et financières de l'utilisation de l'infrastructure et spécifie les conditions dans lesquelles sont appliquées les règles de sécurité.
Sans préjudice des stipulations contractuelles, le contrat d'utilisation de l'infrastructure du réseau peut être résilié sans indemnité pour le bénéficiaire d'un sillon dans les cas suivants :
Art. 60L'Administration peut, par décision motivée, supprimer ou modifier les sillons
alloués :
Dans le cas mentionné sub 2, l'Administration peut conférer un caractère définitif à la modification ou à la suppression.
La décision de modification ou de suppression de sillon est précédée d'un préavis de quinze