Loi – directives et règlements européens dans le droit national, principalement pour
De quoi traite ce texte ?
Cette loi vise à transposer des directives et règlements européens dans le droit national, principalement pour renforcer la surveillance du secteur financier, gérer les risques et modifier des lois existantes. Elle met à jour les règles concernant les établissements financiers, les risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), et la gestion des expositions aux contreparties centrales.
Pour qui: Les établissements du secteur financier, y compris les établissements de crédit et certaines entreprises d'investissement; Les organismes de placement collectif et les entités impliquées dans les produits dérivés.
L’essentiel
- Pays
- Luxembourg
- Domaine du droit
- Sécurité sociale
- Articles
- 133
- Source
- legilux.public.lu
- Texte récupéré le
- Explication mise à jour le
Que réglemente ce texte ?
- La transposition de directives européennes sur les pouvoirs de surveillance, les sanctions, les succursales de pays tiers et les risques ESG.
- La transposition de directives européennes concernant le traitement du risque de concentration lié aux contreparties centrales et le risque de contrepartie des instruments dérivés.
- La mise en œuvre d'un règlement européen pour atténuer les expositions excessives aux contreparties centrales de pays tiers et améliorer les marchés de compensation.
- La modification de plusieurs lois nationales existantes relatives au secteur financier, aux organismes de placement collectif, à la défaillance des établissements de crédit et aux produits dérivés.
Qui est concerné par ce texte ?
- Les établissements du secteur financier, y compris les établissements de crédit et certaines entreprises d'investissement.
- Les organismes de placement collectif et les entités impliquées dans les produits dérivés.
Quels sont les points clés ?
- Introduction de la notion de "risques ESG" (environnementaux, sociaux et de gouvernance) dans la gestion des risques des établissements.
- Définition de nouvelles catégories de personnel comme les "titulaires de postes clés" et les "responsables des fonctions de contrôle interne".
- Possibilité pour la CSSF de permettre à une entreprise de déroger à l'obligation d'obtenir un agrément en tant qu'établissement de crédit, sous certaines conditions et après consultation de l'ABE.
- La CSSF peut s'opposer à l'acquisition d'un établissement si l'acquéreur est situé dans un pays tiers à haut risque pour le blanchiment de capitaux ou le financement du terrorisme.
Sécurité sociale
Texte de loi
Texte de loi
Sommaire (133)
- Art. 1er L'article 1er de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur f
- Art. 2 L’article 2-1 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 3 A l’article 3, paragraphe 5, de la même loi, les mots « , ainsi que po
- Art. 4 L'article 5, paragraphe 1bis, alinéa 1er, de la même loi, est modifié
- Art. 5 L’article 6 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 6 L’article 7 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 7 A l’article 11, paragraphe 4, de la même loi, le point final après la
- Art. 8 A l’article 15, paragraphe 6, première phrase, de la même loi, les mot
- Art. 9 L'article 17, paragraphe 1bis, de la même loi, est modifié comme suit
- Art. 10 L’article 19 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 11 A l’article 28-18, paragraphe 1er, point 6, de la même loi, les mots «
- Art. 12 A la partie Ire de la même loi, à l’intitulé du chapitre 3, les mots «
- Art. 13
- Art. 14 A l’article 31 de la même loi, il est inséré, à la suite de l’alinéa 2
- Art. 15 A la partie Ire, chapitre 3, de la même loi, les articles 32 à 32-19 n
- Art. 16 A la partie Ire, chapitre 3, sous-chapitre 2 nouveau, de la même loi,
- Art. 17 L’article 32 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 18 A la partie Ire, chapitre 3, sous-chapitre 2 nouveau, de la même loi,
- Art. 19 A la partie Ire, chapitre 3, sous-chapitre 2 nouveau, de la même loi,
- Art. 32-2 Champ d’application et définitions
- Art. 32-3 Exigence d’établir une succursale pour la prestation de services
- Art. 32-4 Classification des succursales de pays tiers
- Art. 32-5 Conditions à remplir pour être considéré comme une succursale de pays
- Art. 32-6 Conditions d’agrément des succursales de pays tiers
- Art. 32-7 Conditions de refus ou de retrait de l’agrément d’une succursale de pa
- Art. 32-8 Exigence de dotation en capital
- Art. 32-9 Exigences de liquidité
- Art. 32-10 Gouvernance interne et gestion des risques
- Art. 32-11 Exigences en matière d’enregistrement des opérations
- Art. 32-12 Pouvoir d’exiger l’établissement d’une filiale
- Art. 32-13 Évaluation de l’importance systémique et exigences imposées aux
- Art. 32-14 Informations réglementaires et financières sur les succursales de pays
- Art. 32-15 Fréquence de déclaration
- Art. 32-16 Surveillance des succursales de pays tiers et programme de contrôle
- Art. 32-17 Processus de contrôle et d’évaluation prudentiels
- Art. 32-18 Mesures et pouvoirs de surveillance
- Art. 32-19 Collèges d’autorités de surveillance
- Art. 20 L’article 34-2 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 21 L’article 34-3 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 22 L’article 38-1 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 23 L’article 38-2 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 24 A la suite de l’article 38-2 de la même loi, sont insérés deux article
- Art. 38-2ter Evaluation de l’aptitude des titulaires de postes clés
- Art. 25 L’article 38-5 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 26 L’article 38-6, paragraphe 1er, alinéa 1er, de la même loi, est modifi
- Art. 27 A l’article 38-8, paragraphe 2, alinéa 1er, lettre e), de la même loi,
- Art. 28 A l’article 38-14 de la même loi, la référence « , 38-2bis » est insér
- Art. 29 A l’article 38-20, paragraphe 1er, phrase liminaire, de la même loi, l
- Art. 30 A l’article 38-24, paragraphe 2, alinéa 2, de la même loi, les mots «
- Art. 31 A l’article 39, alinéa 2, de la même loi, les mots « les autorités com
- Art. 32 A l’article 42 de la même loi, il est ajouté, à la suite de l’alinéa 4
- Art. 33 L’article 44-1 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 34 A l'article 44-3, paragraphe 4, point 1, de la même loi, les mots « du
- Art. 35 A l'article 44-4, alinéa 1er, de la même loi, les mots « conformément
- Art. 36 L’article 45, paragraphe 3bis, de la même loi, est abrogé
- Art. 37 L’article 49 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 38 L’article 51, paragraphe 4, de la même loi, est modifié comme suit
- Art. 39 A l’article 51-9, point 3, de la même loi, les mots « du Parlement eur
- Art. 40 L’article 52, paragraphe 1bis, alinéa 1er, de la même loi, est modifié
- Art. 41 L’article 53, paragraphe 2, lettre b), de la même loi, est modifié com
- Art. 42 L'article 53-1 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 43 L’article 53-3 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 44 A l’article 53-4 de la même loi, il est inséré, à la suite du paragrap
- Art. 45 L’article 53-6, paragraphe 1er, de la même loi, prend la teneur suivan
- Art. 46 L’article 53-7 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 47 A l’article 53-9, paragraphe 1er, de la même loi, il est inséré à la s
- Art. 48 A l’article 53-11 de la même loi, il est introduit un alinéa 2 nouveau
- Art. 49 L’article 53-12 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 50 L’article 53-13, paragraphe 2, de la même loi, est modifié comme suit
- Art. 51 L’article 53-14 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 52 A l’article 53-15 de la même loi, il est ajouté, à la suite du paragra
- Art. 53 L'article 53-17 de la même loi prend la teneur suivante
- Art. 54 L’article 53-19 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 55 A l’article 53-21, paragraphe 1er, de la même loi, les mots « y compri
- Art. 56 A l’article 53-22, paragraphe 11, deuxième phrase, de la même loi, les
- Art. 57 A la suite de l’article 53-23, de la même loi, il est inséré un articl
- Art. 58 A l’article 53-25, paragraphe 2, de la même loi, il est ajouté un alin
- Art. 59 L’article 53-26 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 60 L’article 53-27 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 61 L’article 53-29 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 62 L’article 53-32 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 63 L'article 53-33, paragraphe 2, alinéa 1er, de la même loi, est modifié
- Art. 64 A l’article 53-42, paragraphe 4, alinéa 2, deuxième phrase, de la même
- Art. 65 L'article 53-43, paragraphe 1er, de la même loi, est modifié comme sui
- Art. 66 A l'article 53-44, paragraphe 1er, de la même loi, il est ajouté, à la
- Art. 67 A la suite de l’article 53-45 de la même loi, il est inséré une nouvel
- Art. 53-46 Notification et évaluation de l’acquisition
- Art. 53-47 Critères d’évaluation
- Art. 53-48 Coopération entre les autorités compétentes
- Art. 53-49 Notification de cession
- Art. 53-50 Obligations d’information et sanctions
- Art. 53-51 Notification des transferts matériels d’actifs et de passifs
- Art. 53-52 Champ d’application et définitions
- Art. 53-53 Notification et évaluation de la fusion ou de la scission
- Art. 53-54 Critères d’évaluation
- Art. 53-55 Coopération entre les autorités compétentes
- Art. 68 L’article 57, paragraphe 1er, de la même loi, est modifié comme suit
- Art. 69 A l’article 59-3, paragraphe 4bis, lettre b), de la même loi, les mots
- Art. 70 A l’article 59-4, paragraphe 5, de la même loi, il est ajouté, à la su
- Art. 71 A l’article 59-7, paragraphe 3, alinéa 2, de la même loi, les mots « f
- Art. 72 A l’article 59-9, paragraphe 2, de la même loi, le point final à la fi
- Art. 73 L’article 59-10 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 74 L’article 59-14 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 75 A l’article 59-15, alinéa 1er, point 4, de la même loi, les mots « du
- Art. 76 A l’article 59-43, paragraphe 1er, deuxième tiret, point i), de la mêm
- Art. 77 A l’article 59-44, à l’intitulé, et à la première et deuxième phrase,
- Art. 78 A l’article 59-45, paragraphe 1er, première phrase, de la même loi, le
- Art. 79 A l’article 59-49, paragraphe 2, alinéa 1er, lettre c), de la même loi
- Art. 80 A l’article 59-50, paragraphe 1er, lettre n), de la même loi, les mots
- Art. 81 L’article 63 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 82 L’article 63-1 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 83 L’article 63-2 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 84 L’article 63-4 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 85 L’article 64, paragraphe 1er, de la même loi, est modifié comme suit
- Art. 86 Il est introduit, à la suite de l’article 72 de la même loi, un nouvel
- Art. 87 A l'article 1er de la loi modifiée du 17 décembre 2010 concernant les
- Art. 88 L'article 43 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 89 A l’article 1er, alinéa 1er, point 39, de la loi modifiée du 18 décemb
- Art. 90 A l’article 57 de la même loi, il est inséré un paragraphe 10 nouveau,
- Art. 91 L’article 114, paragraphe 2, point 4, de la même loi, les mots « direc
- Art. 92 A l’article 179, paragraphe 4, de la même loi, il est ajouté un alinéa
- Art. 93 L’article 3 de la loi modifiée du 15 mars 2016 relative aux produits d
- Art. 94 Les articles 12, 13, 15 à 19, 32, 33, 36, 40, 85 et 86 entrent en vigu
- Article 7 ter Contrôle de l’obligation de compte actif
- Article 7 quater Informations sur la fourniture de services de compensation
- Article 7 quinquies Informations sur l’activité de compensation auprès de contreparties ce
- Article 7 sexies Informations sur les contreparties centrales de l'Union
- Article 17 ter Procédure d'adoption de décisions, de rapports ou d’autres mesures
- Article 17 quater Base de données centrale
- Article 2 Modifications du règlement (UE) n“ 575/2013
- Article 3 Modification du règlement (UE) 2017/1131
- Article 4 Modification du règlement (UE) n° 1095/2010
- Article 5 Entrée en vigueur et mise en application
PROJET DE LOI portant :
1° transposition : a) de la directive (UE) 2024/1619 du Parlement européen et du Conseil du 31 mai 2024 modifiant la directive 2013/36/UE en ce qui concerne les pouvoirs de surveillance, les sanctions, les succursales de pays tiers et les risques environnementaux, sociaux et de gouvernance ; b) de la directive (UE) 2024/2994 du Parlement européen et du Conseil du 27 novembre 2024 modifiant les directives 2009/65/CE, 2013/36/UE et (UE) 2019/2034 en ce qui concerne le traitement du risque de concentration découlant d’expositions sur des contreparties centrales et du risque de contrepartie des transactions sur instruments dérivés faisant l’objet d’une compensation centrale ;
2° mise en œuvre du règlement (UE) 2024/2987 du Parlement européen et du Conseil du 27 novembre 2024 modifiant les règlements (UE) n° 648/2012, (UE) n° 575/2013 et (UE) 2017/1131 par des mesures visant à atténuer les expositions excessives aux contreparties centrales de pays tiers et à améliorer l’efficacité des marchés de la compensation de l’Union ;
3° modification : a) de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier ; b) de la loi modifiée du 17 décembre 2010 concernant les organismes de placement collectif ; c) de la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative à la défaillance des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement ; d) de la loi modifiée du 15 mars 2016 relative aux produits dérivés de gré à gré, aux contreparties centrales et aux référentiels centraux et modifiant différentes lois relatives aux services financiers 1/93 TEXTE DU PROJET DE LOI Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Vu la directive (UE) 2024/1619 du Parlement européen et du Conseil du 31 mai 2024 modifiant la directive 2013/36/UE en ce qui concerne les pouvoirs de surveillance, les sanctions, les succursales de pays tiers et les risques environnementaux, sociaux et de gouvernance ;
Vu la directive (UE) 2024/2994 du Parlement européen et du Conseil du 27 novembre 2024 modifiant les directives 2009/65/CE, 2013/36/UE et (UE) 2019/2034 en ce qui concerne le traitement du risque de concentration découlant d’expositions sur des contreparties centrales et du risque de contrepartie des transactions sur instruments dérivés faisant l’objet d’une compensation centrale ;
Vu le règlement (UE) 2024/2987 du Parlement européen et du Conseil du 27 novembre 2024 modifiant les règlements (UE) n° 648/2012, (UE) n° 575/2013 et (UE) 2017/1131 par des mesures visant à atténuer les expositions excessives aux contreparties centrales de pays tiers et à améliorer l’efficacité des marchés de la compensation de l’Union ; [Le Conseil d’État entendu ;
Vu l’adoption par la Chambre des Députés ;
Vu la décision de la Chambre des Députés du [*insérer date*] et celle du Conseil d’Etat du [*insérer date*] portant qu’il n’y a pas lieu à second vote ;] Avons ordonné et ordonnons :
Chapitre 1er – Modification de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier
Art. 1erL'article 1er de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier est
modifié comme suit :
1° Il est inséré, à la suite du point 1bis-2), un point 1bis-3) nouveau, libellé comme suit : « 1bis-3) « approches internes » : l’approche fondée sur les notations internes visée à l’article 143, paragraphe 1er, du règlement (UE) n° 575/2013, l’approche fondée sur les modèles internes visée à l’article 221 du règlement (UE) n° 575/2013, la méthode du modèle interne visée à l’article 283 du règlement (UE) n° 575/2013, l’approche alternative fondée sur les modèles internes visée à 2/93 l’article 325terquinquagies du règlement (UE) n° 575/2013 et l’approche par évaluation interne visée à l’article 265, paragraphe 2, du règlement (UE) n° 575/2013 ; » ;
2° Il est inséré, à la suite du point 2-1), un nouveau point 2-2), libellé comme suit : « 2-2) « autorité LBC/FT » : les autorités chargées de la surveillance de la lutte contre le blanchiment de capitaux ou de la lutte contre le financement du terrorisme conformément à la directive (UE) 2015/849 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2015 relative à la prévention de l’utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux ou du financement du terrorisme, modifiant le règlement (UE) n° 648/2012 du Parlement européen et du Conseil et abrogeant la directive 2005/60/CE du Parlement européen et du Conseil et la directive 2006/70/CE de la Commission (ci-après, la « directive (UE) 2015/849 »), y compris, le cas échéant, l’Autorité de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme instituée par le règlement (UE) 2024/1620 du Parlement européen et du Conseil du 31 mai 2024 instituant l’Autorité de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme et modifiant les règlements (UE) n° 1093/2010, (UE) n° 1094/2010 et (UE) n° 1095/2010 (ci-après, le « règlement (UE) 2024/1620 »), dans la limite de ses compétences au titre dudit règlement ; » ;
3° Sont insérés, à la suite du point 6decies), les points 6undecies) et 6duodecies) nouveaux, libellés comme suit : « 6undecies) « contrepartie centrale » : une contrepartie centrale telle que définie à l'article 2, point 1), du règlement (UE) n° 648/2012 du Parlement européen et du Conseil du 4 juillet 2012 sur les produits dérivés de gré à gré, les contreparties centrales et les référentiels centraux (ci-après, le « règlement (UE) n° 648/2012 ») ;
6duodecies) « contrepartie centrale éligible » ou « QCCP » : une contrepartie centrale éligible telle que définie à l'article 4, paragraphe 1er, point 88), du règlement (UE) n° 575/2013 ; » ;
4° Au point 7), les mots « (ci-après, le « règlement (CE) n° 1606/2002 ») » sont insérés entre les mots « normes comptables internationales » et les mots « , ou toute » ;
5° Il est inséré, à la suite du point 7), un point 7bis) nouveau, libellé comme suit : « 7bis) « crypto-actif » : un crypto-actif au sens de l’article 3, paragraphe 1er, point 5), du règlement (UE) 2023/1114 du Parlement européen et du Conseil du 31 mai 2023 sur les marchés de crypto-actifs, et modifiant les règlements (UE) n° 1093/2010 et (UE) n° 1095/2010 et les directives 2013/36/UE et (UE) 2019/1937 (ci-après, le « règlement (UE) 2023/1114 »), qui n’est pas une monnaie numérique de banque centrale ; » ;
3/93 6° Il est inséré, à la suite du point 7quater), un point 7quater-1) nouveau, libellé comme suit : « 7quater-1) « directeur financier » : la personne ayant la responsabilité générale de la gestion des ressources financières, de la planification financière et de l’information financière ; » ;
7° Le point 7quinquies) est modifié comme suit : a) Les mots « « direction autorisée » : » sont remplacés par les mots « « direction générale » ou « senior management » : », et le point-virgule est remplacé par un point final ; b) Il est ajouté une deuxième phrase, libellée comme suit : « Par dérogation à ce qui précède, en ce qui concerne les établissements CRR et les établissements BRRD, sont visées les personnes physiques qui exercent des fonctions exécutives dans un tel établissement qui ne sont pas membres de l’organe de direction, et qui sont responsables de la gestion quotidienne de l’établissement, sous la direction dudit organe ;»;
8° Il est inséré, à la suite du point 18), un point 18-1) nouveau, libellé comme suit : « 18-1) « fonctions de contrôle interne » : les fonctions de gestion des risques, de conformité et d’audit interne ; » ;
9° Il est inséré, à la suite du point 18quinquies), un point 18quinquies-0) nouveau, libellé comme suit : « 18quinquies-0) « fonds propres éligibles » : les fonds propres éligibles au sens de l’article 4, paragraphe 1er, point 71), du règlement (UE) n° 575/2013 ; » ;
10° Sont insérés, à la suite du point 23bis), les points 23bis-1) et 23bis-2) nouveaux, libellés comme suit : « 23bis-1) « organe de direction dans l’exercice de sa fonction de direction » : l’organe de direction agissant dans son rôle qui consiste à diriger un établissement CRR, y compris les personnes qui dirigent effectivement les activités de l’établissement CRR ;
23bis-2) « organe de direction dans l’exercice de sa fonction de surveillance » : l'organe de direction agissant dans son rôle qui consiste à assurer la supervision et le suivi des décisions en matière de gestion ; » ;
11° Il est inséré, à la suite du point 28-1), un point 28-2) nouveau, libellé comme suit : « 28-2) « responsables des fonctions de contrôle interne » : les personnes, au plus haut niveau hiérarchique, responsables de la gestion effective de l’exercice au quotidien des fonctions de contrôle interne ; » ;
4/93 12° Il est inséré, à la suite du point 28quater), un point 28quinquies) nouveau, libellé comme suit : « 28quinquies) « risques ESG » : les risques environnementaux, sociaux et de gouvernance au sens de l’article 4, paragraphe 1er, point 52quinquies), du règlement (UE) n° 575/2013 ; » ;
13° Il est inséré, à la suite du point 32quinquies-1), un point 32sexies) nouveau, libellé comme suit : « 32sexies) « titulaires de postes clés » : les personnes qui exercent une influence notable sur la direction d’un établissement CRR, mais qui ne sont pas membres de l’organe de direction, y compris les responsables des fonctions de contrôle interne et le directeur financier, lorsque ces responsables ou ce directeur ne sont pas membres de l’organe de direction ; ».
Art. 2L’article 2-1 de la même loi est modifié comme suit
1° Au paragraphe 1er, les mots « toutes les entreprises du groupe, qui chacune prise individuellement a un actif total » sont remplacés par les mots « toutes les entreprises du groupe établies dans l’Union européenne, y compris l’une quelconque de leurs filiales et succursales établies dans un pays tiers, qui individuellement ont un actif total » ;
2° Il est inséré un paragraphe 4 nouveau, libellé comme suit : « (4) Par dérogation au paragraphe 1er, sur la base de la demande reçue conformément audit paragraphe et, le cas échéant, des informations reçues conformément à l’article 71, paragraphe 2, alinéa 1er, la CSSF peut, après avoir reçu une demande d’une entreprise visée au paragraphe 1er, permettre à cette entreprise de déroger à l’obligation d’obtenir un agrément en tant qu’établissement de crédit conformément à l’article 2.
Lorsqu’elle reçoit une demande de dérogation, la CSSF en informe l’Autorité bancaire européenne, ci-après, l’« ABE ». La CSSF statue sur la demande de dérogation, en tenant compte de l’avis de l’ABE et au moins des éléments suivants :
5/93 3. l’importance des activités exercées par l’entreprise au Luxembourg et dans l’ensemble de l’Union européenne, ainsi que le risque systémique qu’elles présentent.
Lorsque sa décision s’écarte de l’avis rendu par l’ABE, la CSSF en expose les raisons dans sa décision.
La CSSF notifie, sans délai, sa décision à l’entreprise concernée et à l’ABE.
La CSSF réévalue sa décision tous les trois ans. ».
Art. 3A l’article 3, paragraphe 5, de la même loi, les mots « , ainsi que pour » sont
remplacés par les mots « . Une notification préalable est requise pour ».
Art. 4L'article 5, paragraphe 1bis, alinéa 1er, de la même loi, est modifié comme suit
1° Les mots « y compris des risques ESG à court, moyen et long termes, ainsi que du risque de concentration découlant d’expositions vis-à-vis des contreparties centrales, compte tenu des conditions énoncées à l’article 7bis du règlement (UE) n° 648/2012, » sont insérés entre les mots « ou pourrait être exposé, » et les mots « des mécanismes adéquats » ;
2° Les mots « , notamment en tenant compte de l’appétit pour le risque de l’établissement en terme de risques ESG » sont insérés après les mots « gestion saine et efficace des risques ».
Art. 5L’article 6 de la même loi est modifié comme suit
1° Au paragraphe 7, alinéa 1er, les mots « deux jours » sont remplacés par les mots « dix jours » ;
2° Le paragraphe 9, alinéa 1er, lettre e), est modifié comme suit : a) Les mots « , au sens de l’article 1er de la directive (UE) 2015/849, » sont insérés entre les mots « financement du terrorisme » et les mots « est en cours » ; b) Les phrases suivantes sont ajoutées après les mots « augmenter le risque. » : « Aux fins de l’évaluation du critère énoncé à la présente lettre, la CSSF consulte, dans le cadre de ses vérifications, l’autorité LBC/FT chargée de la surveillance de l’établissement de crédit. La CSSF peut s’opposer à l’acquisition envisagée lorsque le candidat acquéreur est situé dans un pays tiers figurant sur la liste des pays tiers à haut risque dont les 6/93 dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme présentent des carences stratégiques, conformément à l’article 9 de la directive (UE) 2015/849, ou dans un pays tiers faisant l’objet de mesures restrictives de l’Union européenne, et que la CSSF estime que cela affecte la capacité du candidat acquéreur à mettre en place les pratiques et processus requis pour se conformer aux exigences du dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. » ;
3° Au paragraphe 11, alinéa 2, il est ajouté une deuxième phrase nouvelle, libellée comme suit : « Aux fins du présent alinéa, et en ce qui concerne le critère énoncé au paragraphe 9, alinéa 1er, lettre e), un avis défavorable de l’autorité LBC/FT chargée de la surveillance de l’établissement de crédit, reçu par la CSSF dans un délai de trente jours ouvrables à compter de la demande initiale, est dûment pris en considération par la CSSF lorsqu’elle évalue l’acquisition envisagée et peut constituer un motif raisonnable d’opposition. ».
Art. 6L’article 7 de la même loi est modifié comme suit
1° Le paragraphe 1er est modifié comme suit : a) A l’alinéa 1er, les mots « de l’honorabilité et des connaissances, des compétences et de l’expérience nécessaires à l’exercice de leurs attributions » sont remplacés par les mots « d’une honorabilité suffisante, font preuve d’une honnêteté, d’une intégrité et d’une indépendance d’esprit, ont suffisamment de connaissances, de compétences et d’expérience pour exercer leurs fonctions et remplissent les critères et exigences énoncés à l’article 38-2, paragraphes 1er à 6, de la présente loi, sauf en ce qui concerne les administrateurs temporaires nommés au titre de l’article 5945 de la présente loi et les administrateurs spéciaux nommés en vertu de l’article 36 de la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative à la défaillance des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement » ; b) A l’alinéa 1er, la phrase suivante est ajoutée après les mots « d’une activité irréprochable. » : « L’absence de condamnation pénale ou de poursuites en cours pour une infraction pénale n’est pas en soi suffisante pour satisfaire à l’exigence d’honorabilité, d’honnêteté et d’intégrité. » ; c) L’alinéa 3 est supprimé ;
7/93 2° A la suite du paragraphe 2, sont insérés les paragraphes 2bis à 2quinquies nouveaux, libellés comme suit : « (2bis) Les établissements de crédit transmettent à la CSSF une demande d’évaluation de l’aptitude dans les meilleurs délais et dès lors qu’il y a une intention claire de nommer un membre de l’organe de direction, et, en tout état de cause, au plus tard trente jours ouvrables avant la date prévue d’entrée en fonction des membres potentiels. (2ter) La demande d’évaluation de l’aptitude visée au paragraphe 2bis est accompagnée :
Les établissements de crédit fournissent la demande d’évaluation de l’aptitude et les documents qui l’accompagnent à la CSSF par des moyens déterminés par celle-ci.
Lorsque la CSSF ne dispose pas d’informations suffisantes pour procéder à l’évaluation de l’aptitude sur la base des éléments répertoriés à l’alinéa 1er, elle peut exiger que le membre potentiel ne prenne pas ses fonctions avant que les informations requises n’aient été fournies, sauf si la CSSF constate qu’il n’est pas possible de fournir ces informations.
Lorsque la CSSF a des doutes quant à la question de savoir si le membre potentiel remplit les critères et exigences énoncés à l’article 38-2, paragraphes 1er à 6, elle engage un dialogue approfondi avec l’établissement de crédit afin de répondre aux inquiétudes recensées en vue de s’assurer que le membre potentiel, au moment de prendre ses fonctions, est apte ou le devient. (2quater) La CSSF évalue si les membres de l’organe de direction remplissent à tout moment les critères et exigences énoncés à l’article 38-2, paragraphes 1er à 6. Les établissements de crédit fournissent la demande d’évaluation de l’aptitude et les autres informations nécessaires à l’évaluation de l’aptitude des membres de leur organe de direction à la CSSF par des moyens déterminés 8/93 par celle-ci. La CSSF peut demander des informations ou des documents supplémentaires, y compris des entretiens ou des auditions.
Lors de la soumission de la demande d’évaluation de l’aptitude, l’établissement de crédit informe la CSSF de l’existence des conditions visées à l’article 382bis, paragraphe 1er.
La CSSF vérifie en particulier s’il est toujours satisfait aux critères et exigences énoncés à l’article 38-2, paragraphes 1er à 6, de la présente loi, lorsqu’il y a des motifs raisonnables de soupçonner qu’une opération ou une tentative de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme au sens de l’article 1er de la directive (UE) 2015/849 est en cours ou a eu lieu ou qu’un risque d’une telle opération ou tentative pourrait être accru en lien avec l’établissement de crédit concerné.
La CSSF peut demander à l’autorité LBC/FT de consulter, dans le cadre de ses vérifications, et en fonction des risques, les informations pertinentes concernant les membres de l’organe de direction. La CSSF peut également demander l’accès à la base centrale de données LBC/FT visée dans le règlement (UE) 2024/1620.
Au moins en ce qui concerne la nomination des membres de l’organe de direction à une fonction dans les établissements de crédit, la CSSF envisage dûment de fixer un délai maximal pour conclure l’évaluation de l’aptitude. Ce délai maximal peut être prolongé, le cas échéant. (2quinquies) Lorsque des membres de l’organe de direction ne remplissent pas en permanence les critères et exigences énoncés à l’article 38-2, paragraphes 1er à 6, la CSSF a le pouvoir :
Dès que de nouveaux faits ou autres circonstances susceptibles d’affecter l’aptitude des membres de l’organe de direction sont connus, les établissements de crédit en informent la CSSF dans les meilleurs délais.
Lorsque la CSSF apprend que les informations pertinentes relatives à l’aptitude des membres de l’organe de direction ont changé et lorsque le changement en 9/93 question est susceptible d’avoir une incidence sur l’aptitude des membres concernés, la CSSF réévalue l’aptitude desdits membres.
La CSSF n’est pas tenue de réévaluer l’aptitude des membres de l’organe de direction lors du renouvellement de leur mandat, à moins que les informations pertinentes dont elle a connaissance n’aient changé et que ce changement soit susceptible d’avoir une incidence sur l’aptitude des membres concernés. ».
Art. 7A l’article 11, paragraphe 4, de la même loi, le point final après la lettre d) est
remplacé par un point-virgule, et il est ajouté une lettre e) nouvelle, libellée comme suit : « e) remplit toutes les conditions suivantes : i) il a été établi que la défaillance de cet établissement de crédit est avérée ou prévisible, conformément à l’article 33, paragraphe 1er, point 1, de la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative à la défaillance des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement ou conformément à l’article 18, paragraphe 1er, lettre a), du règlement (UE) n° 806/2014 du Parlement européen et du Conseil du 15 juillet 2014 établissant des règles et une procédure uniformes pour la résolution des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement dans le cadre d’un mécanisme de résolution unique et d’un Fonds de résolution bancaire unique, et modifiant le règlement (UE) n° 1093/2010 (ci-après, le « règlement (UE) n° 806/2014 ») ; ii) l’autorité de résolution luxembourgeoise telle que visée à l’article 59-15, alinéa 1er, point 4, de la présente loi considère que la condition énoncée à l’article 33, paragraphe 1er, point 2, de la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative à la défaillance des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement ou à l’article 18, paragraphe 1er, lettre b), du règlement (UE) n° 806/2014 est remplie en ce qui concerne cet établissement de crédit ; et iii) l’autorité de résolution luxembourgeoise telle que visée à l’article 59-15, alinéa 1er, point 4, de la présente loi considère que la condition énoncée à l’article 33, paragraphe 1er, point 3, de la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative à la défaillance des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement ou à l’article 18, paragraphe 1er, lettre c), du règlement (UE) n° 806/2014 n’est pas remplie en ce qui concerne cet établissement de crédit. ».
10/93
Art. 8A l’article 15, paragraphe 6, première phrase, de la même loi, les mots « , ainsi
que pour » sont remplacés par les mots « . Une notification préalable est requise pour ».
Art. 9L'article 17, paragraphe 1bis, de la même loi, est modifié comme suit
1° L’alinéa 1er est modifié comme suit : a) Les mots « y compris, pour les entreprises d’investissement CRR et les entreprises d’investissement IFR non-PNI, du risque de concentration découlant d’expositions vis-à-vis des contreparties centrales, compte tenu des conditions énoncées à l’article 7bis du règlement (UE) n° 648/2012, » sont insérés entre les mots « faire peser sur d’autres, » et les mots « des mécanismes adéquats » ; b) Sont ajoutées deux phrases nouvelles, libellées comme suit : « Pour les entreprises d'investissement CRR, les processus de détection, de gestion, de contrôle et de déclaration des risques auxquels l’entreprise d’investissement CRR est ou pourrait être exposée couvrent également les risques ESG à court, moyen et long termes. Pour les entreprises d’investissement CRR, le dispositif de gouvernance interne comprend également des réseaux et des systèmes d’information qui sont mis en place et gérés conformément au règlement (UE) 2022/2554. » ;
2° A l’alinéa 3, première phrase, les mots « , notamment en tenant compte de l’appétit pour le risque de l’entreprise d’investissement CRR concernée en termes de risques ESG » sont ajoutés après les mots « gestion saine et efficace des risques ».
Art. 10L’article 19 de la même loi est modifié comme suit
1° Le paragraphe 1bis est modifié comme suit : a) A l’alinéa 1er, les mots « de l’honorabilité professionnelle et des connaissances, des compétences et de l’expérience nécessaires à l’exercice de leurs attributions et y consacrent un temps suffisant » sont remplacés par les mots « d’une honorabilité suffisante, font preuve d’une honnêteté, d’une intégrité et d’une indépendance d’esprit, ont suffisamment de connaissances, de compétences et d’expérience pour exercer leurs fonctions et remplissent les critères et exigences énoncés à l’article 38-2, paragraphes 1er à 6, de la présente loi, sauf en ce qui concerne les administrateurs temporaires nommés au titre de l’article 59-45 de la présente loi et les administrateurs spéciaux nommés en vertu de l’article 11/93 36 de la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative à la défaillance des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement » ; b) A l’alinéa 1er, la phrase suivante est ajoutée après les mots « d'une activité irréprochable. » : « L’absence de condamnation pénale ou de poursuites en cours pour une infraction pénale n’est pas en soi suffisante pour satisfaire à l’exigence d’honorabilité, d’honnêteté et d’intégrité. » ; c) L’alinéa 2 est supprimé ;
2° A la suite du paragraphe 3, sont insérés les paragraphes 3bis à 3quinquies nouveaux, libellés comme suit : « (3bis) Les entreprises d’investissement transmettent à la CSSF une demande d’évaluation de l’aptitude dans les meilleurs délais et dès lors qu’il y a une intention claire de nommer un membre de l’organe de direction, et, en tout état de cause, au plus tard trente jours ouvrables avant la date prévue d’entrée en fonction des membres potentiels. (3ter) La demande d’évaluation de l’aptitude visée au paragraphe 3bis est accompagnée :
Les entreprises d’investissement fournissent la demande d’évaluation de l’aptitude et les documents qui l’accompagnent à la CSSF par des moyens déterminés par celle-ci.
Lorsque la CSSF ne dispose pas d’informations suffisantes pour procéder à l’évaluation de l’aptitude sur la base des éléments répertoriés à l’alinéa 1er, elle peut exiger que le membre potentiel ne prenne pas ses fonctions avant que les informations requises n’aient été fournies, sauf si la CSSF constate qu’il n’est pas possible de fournir ces informations.
Lorsque la CSSF a des doutes quant à la question de savoir si le membre potentiel remplit les critères et exigences énoncés à l’article 38-2, paragraphes 12/93 1er à 6, elle engage un dialogue approfondi avec l’entreprise d’investissement afin de répondre aux inquiétudes recensées en vue de s’assurer que le membre potentiel, au moment de prendre ses fonctions, est apte ou le devient. (3quater) La CSSF évalue si les membres de l’organe de direction de l’entreprise d’investissement remplissent à tout moment les critères et exigences énoncés à l’article 38-2, paragraphes 1er à 6. Les entreprises d’investissement fournissent la demande d’évaluation de l’aptitude et les autres informations nécessaires à l’évaluation de l’aptitude des membres de leur organe de direction à la CSSF par des moyens déterminés par celle-ci. La CSSF peut demander des informations ou des documents supplémentaires, y compris des entretiens ou des auditions.
Lors de la soumission de la demande d’évaluation de l’aptitude, l’entreprise d’investissement informe la CSSF de l’existence des conditions visées à l’article 38-2bis, paragraphe 1er.
La CSSF vérifie en particulier s’il est toujours satisfait aux critères et exigences énoncés à l’article 38-2, paragraphes 1er à 6, de la présente loi, lorsqu’il y a des motifs raisonnables de soupçonner qu’une opération ou une tentative de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme au sens de l’article 1er de la directive (UE) 2015/849 est en cours ou a eu lieu ou qu’un risque d’une telle opération ou tentative pourrait être accru en lien avec l’entreprise d’investissement concernée.
La CSSF peut demander à l’autorité LBC/FT de consulter, dans le cadre de ses vérifications, et en fonction des risques, les informations pertinentes concernant les membres de l’organe de direction. La CSSF peut également demander l’accès à la base centrale de données LBC/FT visée dans le règlement (UE) 2024/1620.
Au moins en ce qui concerne la nomination des membres de l’organe de direction à une fonction dans les entreprises d’investissement, la CSSF envisage dûment de fixer un délai maximal pour conclure l’évaluation de l’aptitude. Ce délai maximal peut être prolongé, le cas échéant. (3quinquies) Lorsque des membres de l’organe de direction d’une entreprise d’investissement ne remplissent pas en permanence les critères et exigences énoncés à l’article 38-2, paragraphes 1er à 6, la CSSF a le pouvoir :
Dès que de nouveaux faits ou autres circonstances susceptibles d’affecter l’aptitude des membres de l’organe de direction sont connus, les entreprises d’investissement en informent la CSSF dans les meilleurs délais.
Lorsque la CSSF apprend que les informations pertinentes relatives à l’aptitude des membres de l’organe de direction ont changé et lorsque le changement en question est susceptible d’avoir une incidence sur l’aptitude des membres concernés, la CSSF réévalue l’aptitude desdits membres.
La CSSF n’est pas tenue de réévaluer l’aptitude des membres de l’organe de direction lors du renouvellement de leur mandat, à moins que les informations pertinentes dont elle a connaissance n’aient changé et que ce changement soit susceptible d’avoir une incidence sur l’aptitude des membres concernés. ».
Art. 11A l’article 28-18, paragraphe 1er, point 6, de la même loi, les mots « du
Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2015 relative à la prévention de l’utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux ou du financement du terrorisme, modifiant le règlement (UE) no 648/2012 du Parlement européen et du Conseil et abrogeant la directive 2005/60/CE du Parlement européen et du Conseil et la directive 2006/70/CE de la Commission (ci-après, la « directive (UE) 2015/849 ») » sont supprimés.
Art. 12A la partie Ire de la même loi, à l’intitulé du chapitre 3, les mots « , des
établissements financiers » sont insérés entre les mots « établissements de crédit » et les mots « ou des PSF, ».
Art. 13A la partie Ire, chapitre 3, de la même loi, les articles 30 et 31 forment un souschapitre 1er nouveau, intitulé comme suit
« Sous-chapitre 1er : Agrément pour l’établissement de succursales et pour la libre prestation de services au Luxembourg par des établissements de crédit, des établissements financiers ou des PSF, qui ont leur siège social dans l’Union européenne. ».
14/93
Art. 14A l’article 31 de la même loi, il est inséré, à la suite de l’alinéa 2, un alinéa 3
nouveau, libellé comme suit : « Aux fins de l’alinéa 1er, les entités visées à l'article 2, paragraphe 5, points 3 à 23, de la directive 2013/36/UE sont assimilées à des établissements financiers. ».
Art. 15
A la partie Ire, chapitre 3, de la même loi, les articles 32 à 32-19 nouveaux, forment un sous-chapitre 2 nouveau, intitulé comme suit : « Sous-chapitre 2 : Agrément pour l’établissement de succursales et pour la libre prestation de services au Luxembourg par des entreprises établies dans un pays tiers, et par les autres PSF de droit étranger. ».
Art. 16A la partie Ire, chapitre 3, sous-chapitre 2 nouveau, de la même loi, l’article
32 forme une section 1re nouvelle, intitulée comme suit : « Section 1re : PSF de droit étranger autres que des entreprises d’investissement et autres que des gestionnaires de crédits. ».
Art. 17L’article 32 de la même loi est modifié comme suit
1° A l’intitulé, les mots « Etablissements de crédit de pays tiers et » sont supprimés ;
2° Le paragraphe 1er est modifié comme suit : a) Les mots « Sans préjudice de l’article 32-1, les établissements de crédit de pays tiers, pour leurs activités bancaires, ainsi que les » sont remplacés par le mot « Les » ; b) Les mots « les établissements de crédit et » sont supprimés ; c) Les mots « respectivement visés par les chapitres 1 et 2 » sont remplacés par les mots « visés par le chapitre 2 » ;
3° Le paragraphe 4bis est abrogé ;
4° Le paragraphe 5 est abrogé.
Art. 18A la partie Ire, chapitre 3, sous-chapitre 2 nouveau, de la même loi, l’article
32-1 forme une section 2 nouvelle, intitulée comme suit : « Section 2 : Entreprises de pays tiers fournissant des services d’investissement ou exerçant des activités d’investissement. ».
15/93
Art. 19A la partie Ire, chapitre 3, sous-chapitre 2 nouveau, de la même loi, il est
inséré, à la suite de l’article 32-1, une section 3 nouvelle, qui prend la teneur suivante : « Section 3 : Entreprises établies dans un pays tiers prestant des services bancaires.
Sous-section 1re : Champ d’application et définitions.
Art. 32-2Champ d’application et définitions
16/93
Sous-section 2 : Dispositions générales.
Art. 32-3Exigence d’établir une succursale pour la prestation de services
bancaires par des entreprises établies dans un pays tiers.
Aux fins de commencer ou continuer l’exercice au Luxembourg l’activité visée à l’annexe I, point 1), de la présente loi, les entreprises établies dans un pays tiers sont tenues d’établir une succursale au Luxembourg et de demander un agrément conformément à la présente section.
Sans préjudice de l’alinéa 1er, point 3, lorsqu’une entreprise établie dans un pays tiers démarche un client ou une contrepartie, ou un client ou une contrepartie potentiel, visé à l’alinéa 1er, point 1, par l’intermédiaire d’une entité agissant pour son propre compte ou ayant des liens étroits avec cette entreprise ou par l’intermédiaire de toute autre personne agissant pour le compte de cette entreprise, ce service ne devrait pas être considéré comme fourni sur la seule initiative du client ou de la contrepartie, ou du client ou de la contrepartie potentiel.
La CSSF peut exiger des établissements de crédit et des succursales établis au Luxembourg qu’ils lui fournissent les informations dont elle a besoin pour contrôler les services fournis sur la seule initiative du client ou de la contrepartie établi ou situé au Luxembourg lorsque ces services sont fournis par des entreprises établies 17/93 dans des pays tiers faisant partie du même groupe au sens de l'article 4, paragraphe 1er, point 138), du règlement (UE) n° 575/2013.
Toutefois, l’établissement d’une succursale de pays tiers n’est pas requis pour les services, activités ou produits nécessaires à la fourniture du service, du produit ou de l’activité initialement sollicité par le client ou la contrepartie, ou étroitement liés à cette fourniture, y compris lorsque ces services, activités ou produits étroitement liés sont fournis postérieurement à ceux initialement sollicités.
Art. 32-4Classification des succursales de pays tiers
18/93 1. lorsqu’une succursale de pays tiers de catégorie 1 ne remplit plus les conditions énoncées au paragraphe 1er, elle est immédiatement considérée comme relevant de la catégorie 2 ;
Art. 32-5Conditions à remplir pour être considéré comme une succursale de pays
tiers éligible.
19/93
Sous-section 3 : Exigences d’agrément.
Art. 32-6Conditions d’agrément des succursales de pays tiers
L’établissement d’une succursale de pays tiers est soumis à l’obtention d’un agrément écrit préalable de la CSSF conformément à la présente section.
Art. 32-7Conditions de refus ou de retrait de l’agrément d’une succursale de pays
tiers.
L’agrément d’une succursale de pays tiers peut être refusé ou retiré lorsque :
21/93 L’agrément peut également être retiré si :
Aux fins de l’alinéa 1er, point 2, dans le cas où les circonstances visées audit point se produisent, la succursale de pays tiers en informe sans tarder la CSSF.
Afin de déterminer si la condition énoncée à l’alinéa 2, point 9, du présent article est remplie, la CSSF consulte l’autorité LBC/FT au Luxembourg.
La CSSF élabore des procédures claires aux fins du refus ou du retrait de l’agrément d’une succursale de pays tiers conformément au présent article.
Sous-section 4 : Exigences réglementaires.
Art. 32-8Exigence de dotation en capital
22/93 1. pour une succursale de pays tiers de catégorie 1, à 2,5 pour cent du passif moyen de la succursale pour les trois périodes de déclaration annuelle immédiatement précédentes, ou, pour une succursale de pays tiers nouvellement agréée, du passif de la succursale au moment de l’agrément, déclaré conformément à la sous-section 6, avec un minimum de 10 millions d’euros ;
Art. 32-9Exigences de liquidité
23/93
Art. 32-10Gouvernance interne et gestion des risques
La CSSF peut exiger des succursales de pays tiers de catégorie 2, en fonction de leur taille, de leur organisation interne et de la nature, de l’étendue et de la complexité de leurs activités, qu’elles désignent des responsables des fonctions 24/93 de contrôle interne conformément à l’article 53-14, paragraphe 3, alinéas 1er, 2 et 4.
Art. 32-11Exigences en matière d’enregistrement des opérations
La politique motive clairement les modalités d’enregistrement des opérations et 25/93 explique comment celles-ci s’accordent avec la stratégie de la succursale de pays tiers.
Sous-section 5 – Pouvoir d’exiger un agrément conformément à l’article 2 et
exigences applicables aux succursales de pays tiers qui ont une importance systémique.
Art. 32-12Pouvoir d’exiger l’établissement d’une filiale
Le pouvoir visé à l’alinéa 1er du présent paragraphe peut être exercé après qu’ont été appliquées les mesures prévues à l’article 32-13 ou 32-18, selon le cas, ou lorsque la CSSF peut justifier, pour des motifs autres que ceux énumérés à l’alinéa 1er du présent paragraphe, que ces mesures seraient insuffisantes pour répondre à des préoccupations majeures en matière de surveillance.
Aux fins du paragraphe 1er, alinéa 1er, points 2 et 3, du présent article, et lorsqu’elle procède à l’évaluation visée à l’article 32-13, la CSSF tient compte des indicateurs 26/93 appropriés pour évaluer l’importance systémique des succursales de pays tiers, qui comprennent en particulier :
Art. 32-13Évaluation de l’importance systémique et exigences imposées aux
succursales de pays tiers qui ont une importance systémique.
Le seuil d’actifs visé à l’alinéa 1er n’inclut pas les actifs détenus par les succursales de pays tiers dans le cadre d’opérations des banques centrales menées avec des banques centrales du SEBC.
La CSSF fournit l’évaluation motivée de l’importance systémique de la succursale de pays tiers pour l’Union européenne ou pour le Luxembourg à l’ABE et aux autorités compétentes des États membres dans lesquels le groupe de pays tiers concerné a établi d’autres succursales ou établissements filiales de pays tiers.
Lorsqu’une autorité compétente, consultée en vertu des alinéas 1er et 2 du présent paragraphe, informe la CSSF conformément à l’article 48undecies, paragraphe 3, alinéa 3, de la directive 2013/36/UE, qu’elle est en désaccord avec l’évaluation de l’importance systémique de la succursale de pays tiers dans un délai de dix jours ouvrables à compter de la réception de l’évaluation, la CSSF met tout en œuvre pour parvenir à un consensus sur l’évaluation et, le cas échéant, sur les exigences ciblées visées au paragraphe 4 du présent article au plus tard trois mois à compter de la date à laquelle ladite autorité a émis une objection. À l’expiration de ce délai, la CSSF se prononce sur l’évaluation de l’importance systémique de la succursale de pays tiers et sur les exigences ciblées visées au paragraphe 4.
28/93
Lorsque la CSSF estime qu’une succursale de pays tiers a une importance systémique, mais décide de ne pas exercer l’un des pouvoirs visés à l’alinéa 1er, point 1, du présent paragraphe ou à l’article 32-12, elle adresse une notification motivée en ce qui concerne les raisons pour lesquelles elle a décidé de ne pas exercer ces pouvoirs à l’ABE et aux autorités compétentes des États membres dans lesquels le groupe de pays tiers concerné a établi d’autres succursales ou établissements filiales de pays tiers.
Sous-section 6 : Exigences de déclaration.
Art. 32-14Informations réglementaires et financières sur les succursales de pays
tiers et sur l’entreprise de rattachement.
29/93 1. les éléments d’actif et de passif détenus dans leurs livres conformément à l’article 32-11 et les éléments d’actif et de passif provenant des succursales de pays tiers, ventilés de manière à distinguer : a) les éléments d’actif et de passif comptabilisés les plus significatifs, classés par secteur et par type de contrepartie, y compris, en particulier, les expositions sur le secteur financier ; b) les expositions importantes et les concentrations de sources de financement sur certains types de contreparties ; c) les transactions internes significatives avec l’entreprise de rattachement et avec des membres du groupe, au sens de l'article 4, paragraphe 1er, point 138), du règlement (UE) n° 575/2013, de l’entreprise de rattachement ;
Aux fins de la déclaration des informations sur les éléments d’actif et de passif détenus dans leurs livres conformément à l’alinéa 1er, point 1, les succursales de pays tiers appliquent les normes comptables internationales appliquées conformément au règlement (CE) n° 1606/2002 ou les principes comptables généralement admis au Luxembourg.
30/93 4. les plans de redressement de l’entreprise de rattachement et les mesures spécifiques concernant les succursales de pays tiers qui pourraient être prises conformément à ces plans, et toutes mises à jour et modifications ultérieures de ces plans ;
Art. 32-15Fréquence de déclaration
Sous-section 7 : Surveillance.
Art. 32-16Surveillance des succursales de pays tiers et programme de contrôle
prudentiel.
Art. 32-17Processus de contrôle et d’évaluation prudentiels
Art. 32-18Mesures et pouvoirs de surveillance
Art. 32-19Collèges d’autorités de surveillance
34/93
Art. 20L’article 34-2 de la même loi est modifié comme suit
1° Le paragraphe 2 est modifié comme suit : a) A l’alinéa unique, qui devient l’alinéa 1er, deuxième phrase, les mots « , ou lorsqu’elles sont désignées comme étant responsables de veiller à ce que le groupe respecte les exigences prudentielles sur base consolidée visées au paragraphe 6, point 3, du présent article » sont ajoutés après les mots « du règlement (UE) n° 575/2013 » ; b) Sont ajoutés les alinéas 2 et 3 nouveaux, libellés comme suit : « Aux fins de l’article 21bis, paragraphe 1er, alinéa 2, de la directive 2013/36/UE, la CSSF coopère étroitement avec l’autorité compétente de l’État membre où est établi l’établissement de crédit, ou l’entité demandant un agrément en application de l’article 8 de la directive 2013/36/UE, ou l’entité désignée au sens de l’article 21bis, paragraphe 1er, alinéa 2, de la directive 2013/36/UE, pour examiner si ces derniers ont correctement identifié leurs entreprises mère au Luxembourg.
La CSSF publie sur son site internet, et met à jour chaque année, une liste des compagnies financières holding et des compagnies financières holding mixtes qui ont obtenu une approbation ou ont été exemptées d’approbation au Luxembourg conformément à l’article 21bis de la directive 2013/36/UE. Lorsqu’une exemption à l’approbation a été accordée, la liste indique également l’entité désignée. » ;
2° Au paragraphe 3, point 2, les mots « exigences énoncées à l’article 51, paragraphe 4, » sont remplacés par les mots « critères et exigences énoncées à l’article 51, paragraphe 4, alinéa 1er, » ;
3° Le paragraphe 4 prend la teneur suivante : « (4) Lorsque l’approbation ou l’exemption d’approbation d’une compagnie financière holding ou d’une compagnie financière holding mixte visées aux paragraphes 5 et 6 se fait en même temps que l’évaluation visée à l’article 8, 22 ou 27bis de la directive 2013/36/UE, la CSSF se coordonne en tant que de besoin avec l’autorité compétente aux fins desdits articles et avec le superviseur sur une base consolidée. La période d’évaluation visée aux articles 22, paragraphe 2, alinéa 2, et 27bis, paragraphe 6, de la directive 2013/36/UE est suspendue, jusqu’à l’achèvement de la procédure fixée au présent article. » ;
4° Au paragraphe 5, le point 3 prend la teneur suivante : « 3. les critères concernant les actionnaires et associés des établissements de crédit énoncés à l’article 6, paragraphes 1er, 3 et 4, et les exigences énoncées à l’article 51, paragraphe 4, alinéa 1er, sont respectés. » ;
35/93 5° Le paragraphe 6, alinéa 1er, est modifié comme suit : a) La phrase liminaire prend la teneur suivante : « La compagnie financière holding ou la compagnie financière holding mixte peut solliciter une exemption d’approbation au titre du présent article, qui est accordée lorsque toutes les conditions suivantes sont remplies : » ; b) Au point 3, les mots « ou une filiale qui est une compagnie financière holding ou compagnie financière holding mixte qui s’est vu accorder une approbation conformément à l’article 21bis de la directive 2013/36/UE » sont insérés entre les mots « un établissement de crédit » et les mots « a été désignée » ;
6° Il est inséré, à la suite du paragraphe 6, un paragraphe 6bis nouveau, libellé comme suit : « (6bis) Sans préjudice du paragraphe 6, les compagnies financières holding ou les compagnies financières holding mixtes qui sont exemptées d’approbation peuvent solliciter auprès du superviseur sur une base consolidée l’exclusion du périmètre de consolidation, pour autant que les conditions suivantes sont remplies :
7° Le paragraphe 10 est modifié comme suit : a) A l’alinéa 1er, les mots « respectivement visées aux paragraphes 5 et 6 » sont remplacés par les mots « et d’exclusion du périmètre de consolidation, visées respectivement aux paragraphes 5 et 6 du présent article, et à l’article 21bis, paragraphe 4bis, de la directive 2013/36/UE » ;
36/93 b) A l’alinéa 3, les mots « l’Autorité bancaire européenne, ci-après l’« ABE » » sont remplacés par les mots « l’ABE » ; c) Il est ajouté, à la suite de l’alinéa 3, un alinéa 4 nouveau, libellé comme suit : « Dans le cas où une décision commune est prise, la CSSF veille à ce que cette décision commune soit mise en œuvre au Luxembourg. ».
Art. 21L’article 34-3 de la même loi est modifié comme suit
1° Il est inséré, à la suite du paragraphe 1er, un paragraphe 1bis nouveau, libellé comme suit : « (1bis) La CSSF procède régulièrement, et en tout état de cause au moins une fois par an, à un examen des entreprises mères d’un établissement de crédit ou d’une entité demandant un agrément en application de l’article 2, afin de vérifier si cet établissement de crédit, l’entité demandant un agrément en application de l’article 2, ou, le cas échéant, l’entité désignée comme étant responsable de veiller à ce que le groupe respecte les exigences prudentielles sur base consolidée (ci-après dénommée « entité désignée »), a correctement identifié toute entreprise qui remplit les critères pour être considérée comme une compagnie financière holding mère dans un État membre, une compagnie financière holding mixte mère dans un État membre, une compagnie financière holding mère dans l’Union européenne ou une compagnie financière holding mixte mère dans l’Union européenne.
Aux fins de l’alinéa 1er, lorsque l’entreprise mère, l’entité demandant un agrément en application de l’article 8 de la directive 2013/36/UE ou l’entité désignée, est située dans un autre État membre, la CSSF et les autorités compétentes desdites entités coopèrent étroitement entre elles pour procéder à cet examen. Il en est de même lorsque la CSSF est l’autorité compétente d’une desdites entités.
La CSSF publie sur son site internet, et met à jour chaque année, une liste des compagnies financières holding et des compagnies financières holding mixtes qui ont obtenu une approbation ou ont été exemptées d’approbation conformément à l’article 21bis de la directive 2013/36/UE. Lorsqu’une exemption à l’approbation a été accordée, la liste indique également l’entité désignée. » ;
2° Il est inséré, à la suite du paragraphe 2, un paragraphe 2bis nouveau, libellé comme suit : « (2bis) Sans préjudice de l’article 21bis, paragraphe 4, de la directive 2013/36/UE, la CSSF peut permettre, au cas par cas, que les compagnies 37/93 financières holding ou les compagnies financières holding mixtes qui sont exemptées d’approbation soient exclues du périmètre de consolidation, pour autant que les conditions suivantes soient remplies :
3° Le paragraphe 6, alinéa 1er, est modifié comme suit : a) A la première phrase, les mots « visées à l’article 21bis, paragraphes 3 et 4, de la directive 2013/36/UE » sont remplacés par les mots « et d’exclusion du périmètre de consolidation, visées respectivement à l’article 21bis, paragraphes 3 et 4, de la directive 2013/36/UE et au paragraphe 2bis du présent article » ; b) A la première phrase, les mots « aux paragraphes 6 et 7 dudit article » sont remplacés par les mots « à l’article 21bis, paragraphes 6 et 7, de la directive 2013/36/UE » ; c) A la deuxième phrase, les mots « et au paragraphe 2bis du présent article, » sont insérés entre les mots « paragraphes 3, 4, 6 et 7 de l’article 21bis de la directive 2013/36/UE » et les mots « et communique cette évaluation » ;
4° Au paragraphe 8, alinéa 1er, les mots « ou l’exemption d’approbation » sont insérés entre les mots « Lorsque l’approbation » et les mots « d’une compagnie financière holding ».
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Art. 22L’article 38-1 de la même loi est modifié comme suit
1° A l’alinéa 2, la lettre e) prend la teneur suivante : « e) le président de l’organe de direction dans l’exercice de sa fonction de surveillance d’un établissement CRR n’exerce pas simultanément la fonction de directeur général dans le même établissement. » ;
2° A l’alinéa 5, point 2, les mots « direction autorisée » sont remplacés par les mots « direction générale » ;
3° A la suite de l’alinéa 8, il est ajouté un alinéa 9 nouveau, libellé comme suit : « Sans préjudice de la responsabilité collective globale de l’organe de direction, les établissements CRR établissent, conservent et mettent à jour des relevés individuels précisant les rôles et les fonctions de tous les membres de l’organe de direction dans l’exercice de sa fonction de direction, de la direction générale et des titulaires de postes clés ainsi qu’une cartographie des fonctions, incluant des informations détaillées sur la structure hiérarchique, sur le partage des responsabilités, et sur les personnes qui font partie du dispositif de gouvernance visé à l’article 5, paragraphe 1bis, ou 17, paragraphe 1bis, alinéas 1er et 3, ainsi que sur leurs fonctions. Les relevés individuels des fonctions et la cartographie des fonctions sont mis à disposition à tout moment et communiqués, y compris en vue de l’obtention de l’agrément, en temps utile et sur demande, à la CSSF. ».
Art. 23L’article 38-2 de la même loi est modifié comme suit
1° Le paragraphe 1er est modifié comme suit : a) A la lettre a), le mot « reflète » est remplacé par les mots « est suffisamment diversifiée pour refléter » ; b) A la lettre c), les mots « , y compris les principaux risques auxquelles il est exposé » sont remplacés par les mots « , ainsi que les risques connexes auxquels il est exposé, et les répercussions qu’il engendre à court, moyen et long termes, compte tenu des facteurs ESG » ; c) La lettre d) est modifiée comme suit : i) Les mots « d’une honorabilité, » sont insérés entre les mots « fait preuve » et « d’une honnêteté » ; ii) Les mots « la direction autorisée » sont remplacés par les mots « l’organe de direction » ; iii) Les mots « Le fait d’être membre d’entreprises ou d’entités affiliées » sont remplacés par les mots « La qualité de membre de l’organe de 39/93 direction d’un établissement affilié de manière permanente à un organisme central ».
2° Le paragraphe 2 est modifié comme suit : a) A la deuxième phrase, les mots « les intérêts de » sont insérés entre les mots « À moins de représenter » et les mots « l’État » ; b) A la deuxième phrase, les mots « combinaisons des fonctions au sein d’organes de direction suivantes à la fois » sont remplacés par les mots « combinaisons suivantes de fonctions de direction » ; c) A la lettre a), les mots « exécutive au sein d'un organe de direction » sont remplacés par les mots « de direction exécutive », et les mots « non exécutives au sein d'organes de direction » sont remplacés par les mots « de direction non exécutives » ; d) A la lettre b), les mots « non exécutives au sein d'organes de direction » sont remplacés par les mots « de direction non exécutives » ;
3° Le paragraphe 4, l’alinéa 1er, est modifié comme suit : a) A la première phrase, les mots « fonction non exécutive au sein d'un organe de direction supplémentaire » sont remplacés par les mots « fonction de direction non exécutive supplémentaire » ; b) La deuxième phrase est supprimée ;
4° Le paragraphe 5 est modifié comme suit : a) A la phrase liminaire, les mots « au sein d'un organe » sont supprimés ; b) La lettre a) est modifiée comme suit : i) Les mots « de direction » sont insérés entre les mots « les fonctions » et les mots « exécutives ou non exécutives » ; ii) Les mots « d’organes de direction » sont supprimés ; iii) Les mots « au sens de l’article 4, paragraphe 1er, point 138), du règlement (UE) n° 575/2013 » sont remplacés par les mots « d’entreprises liées suivant la description de l’article 22 de la directive 2013/34/UE ou un groupe d’entreprises qui sont des filiales de la même compagnie financière holding ou de la même compagnie financière holding mixte » ; c) La lettre b) est modifiée comme suit : i) Les mots « de direction » sont insérés entre les mots « les fonctions » et les mots « exécutives ou non » ; ii) Les mots « d’organes de direction » sont supprimés ;
40/93 iii) Le point i) prend la teneur suivante : « i) d’entités qui sont membres du même système de protection institutionnel, pour autant que les conditions énoncées à l’article 113, paragraphe 7, du règlement (UE) n° 575/2013 soient remplies, ou d’entités dans lesquelles le même système de protection institutionnel détient une participation qualifiée ; » ;
5° Au paragraphe 6, les mots « fonctions au sein d’organes de direction » sont remplacés par les mots « fonctions de direction au sein » ;
6° Au paragraphe 7, les mots « , y compris en ce qui concerne les risques et incidences ESG et le risque informatique, tels qu’ils sont définis à l’article 4, paragraphe 1er, point 52quater), du règlement (UE) n° 575/2013 » sont ajoutés après les mots « de l’organe de direction » ;
7° Au paragraphe 8, les mots « et, à cet effet, » sont remplacés par les mots « et favorisent, de manière proportionnelle, la diversité et l’équilibre entre les sexes au sein de l’organe de direction. A cet effet, » ;
8° Il est ajouté, à la suite du paragraphe 8, un paragraphe 9 nouveau, libellé comme suit : « (9) Les règles relatives à l’organe de direction et à l’évaluation de l’aptitude sont sans préjudice des règles applicables en matière de représentation des employés au sein de l’organe de direction. ».
Art. 24A la suite de l’article 38-2 de la même loi, sont insérés deux articles 38-2bis
et 38-2ter nouveaux, libellés comme suit : « Art. 38-2bis. Evaluation interne de l’aptitude de l’organe de direction.
Toutefois, dans le cas où la majorité des membres de l’organe de direction doivent être remplacés en même temps par des membres nouvellement nommés et où l’application de l’alinéa 1er conduirait à une situation dans laquelle l’évaluation de l’aptitude des membres entrants serait réalisée par les membres sortants, cette évaluation peut avoir lieu après l’entrée en fonction des membres nouvellement nommés.
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Art. 38-2terEvaluation de l’aptitude des titulaires de postes clés
L'honorabilité s'apprécie sur base des antécédents judiciaires et de tous les éléments susceptibles d'établir que les personnes visées jouissent d'une bonne réputation et présentent toutes les garanties d'une activité irréprochable.
L’absence de condamnation pénale ou de poursuites en cours pour une infraction pénale n’est pas en soi suffisante pour satisfaire à l’exigence d’honorabilité, d’honnêteté et d’intégrité.
Les établissements CRR évaluent leur aptitude avant leur entrée en fonction et périodiquement, compte tenu des attentes en matière de surveillance, établies dans la présente loi et dans les politiques internes en matière d’aptitude applicables.
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Les établissements CRR prennent toutes les mesures nécessaires pour assurer le bon exercice de la fonction de titulaire d’un poste clé, y compris le remplacement de cette personne si elle ne remplit plus les critères d’aptitude et les exigences.
Dès que de nouveaux faits ou autres circonstances susceptibles d’affecter l’aptitude des responsables des fonctions de contrôle interne et du directeur financier sont connus, les établissements CRR réévaluent l’aptitude desdits responsables et dudit directeur, et, le cas échéant, en informent la CSSF dans les meilleurs délais.
43/93 Pour les cas visés au paragraphe 4, lorsque la CSSF constate que les informations pertinentes concernant l’aptitude des responsables des fonctions de contrôle interne et du directeur financier ont changé et que ce changement est susceptible d’affecter l’aptitude des responsables ou du directeur concerné, la CSSF réévalue leur aptitude. La CSSF n’est pas tenue de réévaluer l’aptitude desdits responsables ou dudit directeur lorsque leur contrat est renouvelé ou prolongé, à moins que les informations pertinentes dont elle a connaissance n’aient changé et que ce changement soit susceptible d’affecter l’aptitude du responsable ou directeur concerné. Au moins en ce qui concerne la nomination de ces responsables des fonctions de contrôle interne et de ce directeur financier, la CSSF envisage dûment de fixer un délai maximal pour conclure l’évaluation de l’aptitude. Ce délai maximal peut être prolongé, le cas échéant.
Art. 25L’article 38-5 de la même loi est modifié comme suit
1° Le paragraphe 1er est modifié comme suit : a) A la lettre e), le mot « interne » est inséré entre les mots « le personnel exerçant des fonctions de contrôle » et les mots « est indépendant » ; b) A la lettre f), les mots « responsables en charge de la fonction de gestion des risques et de la fonction de compliance » sont remplacés par les mots « responsables des fonctions de contrôle interne » ;
2° Le paragraphe 2 est modifié comme suit : a) A la lettre a) et à la lettre c), point i), les mots « la direction autorisée » sont remplacés à deux reprises par les mots « la direction générale » ; b) A la lettre b), le mot « interne » est inséré entre les mots « fonctions de contrôle » et les mots « de l’établissement ».
Art. 26L’article 38-6, paragraphe 1er, alinéa 1er, de la même loi, est modifié comme
suit :
1° A la lettre a), les mots « , y compris le traitement des risques visés à l’article 5312, paragraphes 2, 3, première phrase, 4 et 5 » sont insérés après les mots « des critères financiers et non financiers » ;
44/93 2° A la lettre m), alinéa 1er, deuxième phrase, les mots « direction autorisée » sont remplacés par les mots « direction générale ».
Art. 27A l’article 38-8, paragraphe 2, alinéa 1er, lettre e), de la même loi, les mots
« direction autorisée » sont remplacés par les mots « direction générale ».
Art. 28A l’article 38-14 de la même loi, la référence « , 38-2bis » est insérée entre
les références « 38-2 » et la référence « et 38-8 ».
Art. 29A l’article 38-20, paragraphe 1er, phrase liminaire, de la même loi, les mots
« direction autorisée » sont remplacés à deux reprises par les mots « direction générale ».
Art. 30A l’article 38-24, paragraphe 2, alinéa 2, de la même loi, les mots « direction
autorisée » sont remplacés par les mots « direction générale ».
Art. 31A l’article 39, alinéa 2, de la même loi, les mots « les autorités compétentes
en matière de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme » sont remplacés par les mots « les autorités LBC/FT ».
Art. 32A l’article 42 de la même loi, il est ajouté, à la suite de l’alinéa 4, un alinéa 5
nouveau, libellé comme suit : « La CSSF est l’autorité compétente pour la surveillance des succursales de pays tiers conformément à l’article 32, paragraphe 4ter, à l’article 32-1, et à l’article 3216. ».
Art. 33L’article 44-1 de la même loi est modifié comme suit
1° Au paragraphe 10, première phrase, les mots « d’une entreprise » sont insérés entre les mots « d’une succursale » et les mots « de pays tiers » ;
2° Il est ajouté à la suite du paragraphe 10, un paragraphe 11 nouveau, libellé comme suit : « (11) La CSSF, en sa qualité d’autorité compétente chargée de la surveillance des succursales de pays tiers au titre de la partie Ire, chapitre 3, sous-chapitre 2, section 3, et des établissements filiales d’un même groupe de pays tiers, et les autres autorités compétentes chargées de la surveillance des succursales 45/93 de pays tiers et des établissements filiales d’un même groupe de pays tiers, coopèrent étroitement entre elles et s’échangent des informations. Elles mettent en place, par écrit, des accords de coordination et de coopération conformément à l’article 115 de la directive 2013/36/UE. ».
Art. 34A l'article 44-3, paragraphe 4, point 1, de la même loi, les mots « du Parlement
européen et du Conseil du 4 juillet 2012 sur les produits dérivés de gré à gré, les contreparties centrales et les référentiels centraux (ci-après, le « règlement (UE) n° 648/2012 ») » sont supprimés.
Art. 35A l'article 44-4, alinéa 1er, de la même loi, les mots « conformément à l’article
7, paragraphe (1), à l’article 12, paragraphe (4), à l’article 19, paragraphe (1bis), à l’article 32, paragraphe (4), à l’article 51, paragraphe (4) ou à l’article 51-20, » sont remplacés par les mots « conformément à la présente loi, ».
Art. 36L’article 45, paragraphe 3bis, de la même loi, est abrogé
Art. 37L’article 49 de la même loi est modifié comme suit
1° Au paragraphe 1er, il est ajouté, à la suite de l’alinéa unique qui devient l’alinéa 1er, un alinéa 2 nouveau, libellé comme suit : « Le présent chapitre s’applique également aux groupes d’entreprises d’investissement dont au moins une entreprise d’investissement est soumise au règlement (UE) n° 575/2013 en vertu de l’article 1er, paragraphe 2 ou 5, du règlement (UE) 2019/2033. Il ne s’applique pas aux groupes d’entreprises d’investissement dont aucune entreprise d’investissement n’est soumise au règlement (UE) n° 575/2013 en vertu de l’article 1er, paragraphe 2 ou 5, du règlement (UE) 2019/2033. » ;
2° Il est ajouté, à la suite du paragraphe 8, un paragraphe 9 nouveau, libellé comme suit : « (9) Pour l'application du présent chapitre, les entités visées à l'article 2, paragraphe 5, points 3 à 23, de la directive 2013/36/UE sont assimilées à des établissements financiers. ».
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Art. 38L’article 51, paragraphe 4, de la même loi, est modifié comme suit
1° L’alinéa 1er est modifié comme suit : a) A la première phrase, les mots « doivent justifier de leur honorabilité professionnelle. » sont remplacés par les mots « qui ont obtenu une approbation conformément à l’article 34-2, paragraphe 2, disposent à tout moment d’une honorabilité suffisante, font preuve d’une honnêteté, d’une intégrité et d’une indépendance d’esprit, ont suffisamment de connaissances, de compétences et d’expérience pour exercer leurs fonctions et remplissent les critères et exigences énoncés à l’article 38-2, paragraphes 1er à 6, sauf en ce qui concerne les administrateurs temporaires nommés au titre de l’article 59-45 de la présente loi et les administrateurs spéciaux nommés en vertu de l’article 36 de la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative à la défaillance des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement. Les membres de l’organe de direction des autres compagnies financières holding ou compagnies financières holding mixtes disposent d’une honorabilité suffisante et possèdent les connaissances, les compétences et l’expérience nécessaires visées à la première phrase du présent paragraphe, pour exercer ces fonctions, compte tenu du rôle spécifique d’une compagnie financière holding ou d’une compagnie financière holding mixte. » ; b) Les mots « L’absence de condamnation pénale ou de poursuites en cours pour une infraction pénale n’est pas en soi suffisante pour satisfaire à l’exigence d’honorabilité, d’honnêteté et d’intégrité. » sont insérés après les mots « d’une activité irréprochable. » ; c) Les mots « Ces personnes doivent posséder en outre l’expérience professionnelle, les connaissances et les compétences suffisantes pour exercer ces fonctions, compte tenu du rôle particulier d’une compagnie financière holding ou d’une compagnie financière holding mixte, par le fait d’avoir déjà exercé des activités analogues à un niveau élevé de responsabilité et d’autonomie. » sont supprimés ;
2° L’alinéa 2 est supprimé ;
3° Il est inséré, à la suite de l’ancien alinéa 3, nouvel alinéa 2, un alinéa 3 nouveau, libellé comme suit : « L’article 7, paragraphes 2bis à 2quinquies, l’article 38-2, l’article 38-2bis, l’article 38-2ter et l’article 38-10, alinéas 3 et 5, s’appliquent aux compagnies financières holding et aux compagnies financières holding mixtes qui ont obtenu une approbation conformément à l’article 34-2, paragraphe 2. ».
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Art. 39A l’article 51-9, point 3, de la même loi, les mots « du Parlement européen et
du Conseil du 24 novembre 2010 instituant une Autorité européenne de surveillance (Autorité bancaire européenne), modifiant la décision n° 716/2009/CE et abrogeant la décision 2009/78/CE de la Commission » sont supprimés.
Art. 40L’article 52, paragraphe 1bis, alinéa 1er, de la même loi, est modifié comme
suit :
1° Les points 1 et 2 prennent la teneur suivante : « 1. tous les agréments octroyés aux succursales de pays tiers agréées conformément à l’article 32-3, et toute modification ultérieure de ces agréments ;
2° Au point 3, le mot « agréée » est remplacé par les mots « de pays tiers agréée conformément à l’article 32-3 ».
Art. 41L’article 53, paragraphe 2, lettre b), de la même loi, est modifié comme suit
1° A la phrase liminaire, les mots « le pouvoir » sont insérés après les mots « y compris » ;
2° Au point i), les mots « le droit » sont supprimés.
Art. 42L'article 53-1 de la même loi est modifié comme suit
1° Le mot « CRR » est ajouté à onze reprises après les mots « entreprise d’investissement » ;
2° Le paragraphe 2 est modifié comme suit : a) Au cinquième tiret, les mots « y compris, le cas échéant, en ce qui concerne l’acceptation de dépôts, » sont insérés entre les mots « limiter les activités, » et les mots « les opérations ou le réseau » ; b) Le point final après le onzième tiret est supprimé, et sont insérés les douzième, treizième et quatorzième tirets nouveaux, libellés comme suit : « - exiger des établissements CRR qu’ils réduisent les risques découlant, à court, moyen et long termes, des facteurs ESG, par des ajustements de leurs stratégies économiques, de leur gouvernance et de leur gestion des risques, pour lesquels un renforcement des objectifs, mesures et actions prévus dans les plans visés à l’article 48/93 53-12, paragraphes 2, 3, première phrase, 4 et 5, pourrait être demandé ; - exiger des établissements CRR qu’ils procèdent à des tests de résistance ou à une analyse de scénarios pour évaluer les risques découlant des expositions aux crypto-actifs et de la fourniture de services sur crypto-actifs ; - exiger des établissements CRR, si elle estime qu’il existe un risque de concentration excessif découlant d’expositions vis-à-vis d’une contrepartie centrale, qu’ils réduisent leurs expositions sur celle-ci, ou qu’ils réalignent leurs expositions entre leurs comptes de compensation conformément à l’article 7bis du règlement (UE) n° 648/2012. ».
Art. 43L’article 53-3 de la même loi est modifié comme suit
1° Au paragraphe 2, il est ajouté, à la suite de l’alinéa 6, un alinéa 7 nouveau, libellé comme suit : « Aux fins du présent paragraphe, aussi longtemps qu’un établissement CRR est contraint par le plancher de fonds propres, la CSSF n’impose pas d’exigence de fonds propres supplémentaires qui reviendrait à compter deux fois les risques déjà entièrement couverts par le fait que l’établissement CRR est contraint par le plancher de fonds propres. » ;
2° Au paragraphe 3, alinéa 2, les mots « , à l’exception des alinéas 5 et 6, » sont insérés entre les mots « paragraphe 2 » et les mots « du présent article » ;
3° Il est ajouté, à la suite du paragraphe 5, un paragraphe 6 nouveau, libellé comme suit : « (6) Lorsqu’un établissement CRR devient contraint par le plancher de fonds propres fixé à l’article 92, paragraphe 3, du règlement (UE) n° 575/2013, les dispositions suivantes s’appliquent :
Aux fins du présent article et des articles 59-9, paragraphe 2, lettre c), et 59-10, paragraphe 6, lettre d), de la présente loi, un établissement CRR est considéré comme contraint par le plancher de fonds propres lorsque son montant total d’exposition au risque calculé conformément à l’article 92, paragraphe 3, alinéa 1er, du règlement (UE) n° 575/2013 dépasse son montant total d’exposition au risque sans application du plancher calculé conformément à l’article 92, paragraphe 4, dudit règlement. ».
Art. 44A l’article 53-4 de la même loi, il est inséré, à la suite du paragraphe 4, un
paragraphe 4bis nouveau, libellé comme suit : « (4bis) Lorsqu’un établissement CRR devient contraint par le plancher de fonds propres, la CSSF peut revoir ses recommandations sur les fonds propres supplémentaires communiquées à cet établissement CRR afin de s’assurer que son calibrage reste approprié. ».
Art. 45L’article 53-6, paragraphe 1er, de la même loi, prend la teneur suivante
« (1) La CSSF peut :
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Art. 46L’article 53-7 de la même loi est modifié comme suit
1° Au paragraphe 5, alinéa 2, les mots « d’une approche interne » sont remplacés par les mots « des approches relevant de l’article 53-32, » ;
2° Au paragraphe 6, alinéa 3, les mots « lorsque, pour un modèle interne de risque de marché, de nombreux dépassements, au sens de l’article 366 du règlement (UE) n° 575/2013, révèlent que le modèle n’est pas ou plus suffisamment précis, la CSSF révoque l’autorisation d’utilisation » sont remplacés par les mots « si, pour une table de négociation utilisant un modèle interne de risque de marché, des résultats de contrôle a posteriori ou d’évaluation de l’attribution des profits et des pertes révèlent que le modèle n’est plus suffisamment précis, la CSSF réexamine les conditions relatives à l’autorisation d’utilisation ».
Art. 47A l’article 53-9, paragraphe 1er, de la même loi, il est inséré à la suite de la
première phrase, une deuxième phrase nouvelle, libellée comme suit : « Les établissements CRR tiennent explicitement compte du court, du moyen et du long termes pour la couverture des risques ESG. ».
Art. 48A l’article 53-11 de la même loi, il est introduit un alinéa 2 nouveau, libellé
comme suit : « La CSSF veille à la mise en œuvre, par les établissements CRR, des exigences découlant de la présente sous-section. ».
Art. 49L’article 53-12 de la même loi est modifié comme suit
1° Le paragraphe 1er est modifié comme suit : a) A l’alinéa unique, qui devient l’alinéa 1er, le mot « régulièrement » est remplacé par les mots « au moins tous les deux ans » ; b) A l’alinéa unique, qui devient l’alinéa 1er, les mots « , et ceux résultant des incidences actuelles et à court, moyen et long termes des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) » sont insérés après les mots « cycle économique » ; c) Il est ajouté un alinéa 2 nouveau, libellé comme suit : « La CSSF peut, en appliquant les critères d’application du principe de proportionnalité publiés au titre de l’article 3-1, alinéa 2, cinquième tiret, de la loi modifiée du 23 décembre 1998 portant création d’une commission de surveillance du secteur financier, autoriser l’organe de direction des établissements CRR de petite taille et non complexes au 51/93 sens de l’article 4, paragraphe 1er, point 145, du règlement (UE) n° 575/2013, à revoir les stratégies et politiques visées à l’alinéa 1er tous les deux ans. » ;
2° Sont ajoutés, à la suite du paragraphe 3, les paragraphes 4 et 5 nouveaux, libellés comme suit : « (4) L’organe de direction met en place des plans spécifiques comprenant des objectifs quantifiables et des processus, et assure le suivi de leur mise en œuvre, pour surveiller et traiter les risques financiers découlant à court, moyen et long termes des facteurs ESG.
Les objectifs quantifiables et les processus pour traiter les risques ESG figurant