Loi – cadre commun pour les services de médias au Luxembourg
De quoi traite ce texte ?
Cette loi vise à établir un cadre commun pour les services de médias au Luxembourg, en mettant en œuvre des règlements européens sur la liberté des médias et la transparence de la publicité politique. Elle organise également l'Autorité luxembourgeoise indépendante des médias.
Pour qui: Les fournisseurs de services de médias et les fournisseurs de plateformes de partage de vidéos relevant de la compétence du Grand-Duché de Luxembourg; Les créateurs de contenu et les éditeurs, considérés comme des fournisseurs de services de médias.
L’essentiel
- Pays
- Luxembourg
- Domaine du droit
- Autres dispositions légales
- Articles
- 130
- Source
- legilux.public.lu
- Texte récupéré le
- Explication mise à jour le
Que réglemente ce texte ?
- Les règles relatives aux services de médias et aux services de plateformes de partage de vidéos.
- La mise en œuvre du règlement européen sur la liberté des médias.
- La mise en œuvre du règlement européen relatif à la transparence et au ciblage de la publicité à caractère politique.
- L'organisation de l'Autorité luxembourgeoise indépendante des médias.
Qui est concerné par ce texte ?
- Les fournisseurs de services de médias et les fournisseurs de plateformes de partage de vidéos relevant de la compétence du Grand-Duché de Luxembourg.
- Les créateurs de contenu et les éditeurs, considérés comme des fournisseurs de services de médias.
Quels sont les points clés ?
- La loi vise à permettre l'accès à une pluralité de contenus médiatiques pour un discours libre et démocratique.
- Elle définit des termes clés comme "agrément" (autorisation administrative pour un service de médias radiodiffusé) et "communication commerciale clandestine".
- Elle encadre la "publicité d'État", qui est la promotion par ou pour une autorité publique.
- Elle inclut des dispositions sur les "œuvres européennes" et leur production.
Autres dispositions légales
Texte de loi
Texte de loi
Sommaire (130)
- Art. 1er Objet et champ d’application
- Art. 2 Définitions
- Art. 3 Règle de conflit de lois
- Art. 4 Fournisseurs de services de médias audiovisuels
- Art. 5 Fournisseurs de services de médias autres que les fournisseurs de serv
- Art. 6 Fournisseurs de plateformes de partage de vidéos
- Art. 7 Liberté de communication des informations et des idées
- Art. 8 Libertés de réception et de retransmission
- Art. 9 Libre prestation de services de médias
- Art. 10 Liberté éditoriale
- Art. 11 Contenus illicites
- Art. 12 Dérogations aux libertés de réception et de retransmission des service
- Art. 13 Obligations d’agrément et de licence
- Art. 14 Conditions d’éligibilité pour l’attribution des agréments
- Art. 15 Modalités d’attribution des agréments
- Art. 16 Coopération entre l’Autorité et l’ILR
- Art. 17 Contenu des agréments
- Art. 18 Modalités d’exploitation des agréments
- Art. 19 Conditions et modalités de retrait des agréments
- Art. 20 Notification
- Art. 21 Publication d’informations
- Art. 22 Communications commerciales
- Art. 23 Parrainage
- Art. 24 Placement de produit
- Art. 25 Enregistrements à conserver
- Art. 26 Accès aux services de médias par l’Autorité
- Art. 27 Protection des mineurs
- Art. 28 Accessibilité
- Art. 29 Publicité télévisée et télé-achat dans les services de télévision
- Art. 30 Œuvres européennes dans les services de télévision
- Art. 31 Œuvres européennes dans les services de médias audiovisuels à la deman
- Art. 32 Droits exclusifs pour des évènements majeurs et droit d’accès à des ex
- Art. 33 Superpositions par des bandeaux à des fins commerciales et transmissio
- Art. 34 Droit de réponse
- Art. 35 Limites publicitaires
- Art. 36 Missions de service public
- Art. 37 Notification
- Art. 38 Publication d’informations
- Art. 39 Mesures appropriées
- Art. 40 Statut
- Art. 41 Indépendance
- Art. 42 Missions de l’Autorité en vertu de la présente loi
- Art. 43 Missions de l’Autorité dans le cadre du règlement (UE) 2024/1083 préci
- Art. 44 Missions de l’Autorité dans le cadre du règlement (UE) 2024/900 précit
- Art. 45 Attributions du conseil d’administration
- Art. 46 Composition, nomination et révocation des membres du conseil d’adminis
- Art. 47 Présidence et secrétariat du conseil d’administration
- Art. 48 Durée du mandat des membres du conseil d’administration
- Art. 49 Fonctionnement du conseil d’administration
- Art. 50 Indemnité ou jetons de présence des membres du conseil d’administratio
- Art. 51 Attributions de la direction
- Art. 52 Composition de la direction
- Art. 53 Nomination et révocation des membres de la direction
- Art. 54 Durée des mandats des membres de la direction
- Art. 55 Statut des membres de la direction
- Art. 56 Commission des agréments et des sanctions
- Art. 57 Cadre du personnel
- Art. 58 Secret professionnel
- Art. 59 Financement de l’Autorité
- Art. 60 Comptabilité et décharge
- Art. 61 Exercice financier
- Art. 62 Installations informatiques
- Art. 63 Demandes de renseignement
- Art. 64 Injonctions de retrait temporaires des contenus illicites
- Art. 65 Pouvoirs en lien avec le Règlement (UE) 2024/900 précité
- Art. 66 Saisine de l’Autorité
- Art. 67 Recevabilité des plaintes
- Art. 68 Désignation du chargé de l’instruction
- Art. 69 Demandes de renseignement
- Art. 70 Entretiens
- Art. 71 Communication des griefs
- Art. 72 Dossier d’instruction
- Art. 73 Proposition de classement de l’affaire
- Art. 74 Avis du Conseil de Presse
- Art. 75 Demande d’éléments complémentaires
- Art. 76 Auditions
- Art. 77 Classement
- Art. 78 Violation de la loi
- Art. 79 Mises en demeure
- Art. 80 Sanctions en application de la présente loi
- Art. 81 Sanctions en application du Règlement (UE) 2024/900 précité
- Art. 82 Recouvrement des amendes
- Art. 83 Sanction du non-respect des décisions de l’Autorité et récidives
- Art. 84 Prescriptions en matière d’imposition des sanctions
- Art. 85 Prescriptions en matière d’exécution des sanctions
- Art. 86 Recours gracieux
- Art. 87 Recours contentieux
- Art. 88 Echange d’informations
- Art. 89 À l’intitulé de la loi modifiée du 27 juillet 1991 sur les médias élec
- Art. 90
- Art. 91
- Art. 92 L’article 2 de la même loi est modifié comme suit :
- Art. 93
- Art. 94 L’article 4 de la même loi est modifié comme suit :
- Art. 95 L’article 5 de la même loi est modifié comme suit :
- Art. 96
- Art. 97 L’article 22 de la même loi est modifié comme suit :
- Art. 98
- Art. 99 À la loi du 27 août 2013 portant création de l'établissement public «
- Art. 100 Intitulé de citation
- Art. 101 Dispositions transitoires
- Art. 102 Entrée en vigueur
- Article 2 Champ d’application
- Article 3 Définitions
- Article 4 Principe du marché intérieur
- Article 5 Prestation de services de publicité à caractère politique dans l’Union
- Article 6
- Article 7 Identification des services de publicité à caractère politique
- Article 8 Identification de la publicité à caractère politique
- Article 9 Tenue de registres
- Article 10 Transmission d’informations à l’éditeur de publicité à caractère polit
- Article 12 Avis de transparence
- Article 13 Répertoire européen des annonces publicitaires à caractère politique e
- Article 14 Rapports périodiques sur les services de publicité à caractère politiq
- Article 16 Transmission d’informations aux autorités nationales compétentes
- Article 17 Transmission d’informations à d’autres entités intéressées
- Article 18
- Article 20
- Article 21 Représentant légal
- Article 22 Autorités compétentes et points de contact
- Article 23 Coopération transfrontière
- Article 24 Droit d’introduire une réclamation
- Article 25 Sanctions
- Article 26 Publication des dates des élections et référendums
- Article 27 Évaluation et révision
- Article 28 Exercice de la délégation
- Article 29 Comité
- Article 30 Entrée en vigueur et mise en application
- Article 15 Demandes d’exécution des obligations des fournisseurs de plateformes d
- Article 19 Dialogue structuré
1° Règlement (UE) 2024/1083 du Parlement européen et du Conseil du 11 avril 2024 établissant un cadre commun pour les services de médias dans le marché intérieur et modifiant la directive 2010/13/UE (règlement européen sur la liberté des médias) ; et du 2° Règlement (UE) 2024/900 du Parlement européen et du Conseil du 13 mars 2024 relatif à la transparence et au ciblage de la publicité à caractère politique ; et portant modification de :
1° la loi modifiée du 27 juillet 1991 sur les médias électroniques ; et 2° la loi modifiée du 8 juin 2004 sur la liberté d’expression dans les médias ; et 3° la loi du 27 août 2013 modifiant la loi modifiée du 27 juillet 1991 sur les médias électroniques en vue de la création de l'établissement public « Autorité luxembourgeoise indépendante de l'audiovisuel » et modifiant 1) la loi modifiée du 22 juin 1963 fixant le régime des traitements des fonctionnaires de l’État et 2) la loi du 20 avril 2009 relative à l’accès aux représentations cinématographiques publiques.
Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Vu le règlement (UE) 2024/1083 du Parlement européen et du Conseil du 11 avril 2024 établissant un cadre commun pour les services de médias dans le marché intérieur et modifiant la directive 2010/13/UE (règlement européen sur la liberté des médias) ;
Vu le règlement (UE) 2024/900 du Parlement européen et du Conseil du 13 mars 2024 relatif à la transparence et au ciblage de la publicité à caractère politique ;
Vu la directive 2010/13/UE du Parlement européen et du Conseil du 10 mars 2010 visant à la coordination de certaines dispositions législatives, réglementaires et administratives des États membres relatives à la fourniture de services de médias audiovisuels (directive Services de médias audiovisuels) ;
Le Conseil d'État entendu ;
Vu l'adoption par la Chambre des Députés ;
Vu la décision de la Chambre des Députés du ... et celle du Conseil d'État du ... portant qu'il n'y a pas lieu à second vote ;
Avons ordonné et ordonnons :
Page 1 sur 52 Titre 1er – Dispositions générales Chapitre 1er – Objet, champ d’application, définitions et conflit de lois
Art. 1erObjet et champ d’application
La présente loi prévoit les règles relatives aux services de médias et aux services de plateformes de partage de vidéos, fournis par les fournisseurs relevant de la compétence du Grand-Duché de Luxembourg, afin de permettre l’accès à une pluralité de contenus médiatiques dans l’intérêt d’un discours libre et démocratique.
Art. 2Définitions
Pour l’application de la présente loi, on entend par :
1° « agrément » : une autorisation administrative permettant la fourniture d’un service de médias radiodiffusé ;
2° « Autorité » : l’Autorité luxembourgeoise indépendante des médias ;
3° « bénéficiaire effectif » : un bénéficiaire effectif tel que défini à l’article 1er, paragraphe 7, de la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme ;
4° « communication commerciale » : des images, des sons, des textes, ou une combinaison de ces éléments, qui sont conçus pour promouvoir, directement ou indirectement, les marchandises, les services ou l'image d'une personne physique ou morale qui exerce une activité économique. Ces images, sons ou textes accompagnent un programme ou une vidéo créée par un utilisateur ou y sont insérés moyennant paiement ou autre contrepartie, ou à des fins d'autopromotion. La communication commerciale revêt notamment les formes suivantes : publicité télévisée, parrainage, téléachat et placement de produit ;
5° « communication commerciale clandestine » : la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d’un producteur de marchandises ou d’un prestataire de services dans des programmes ou publications de presse, lorsque cette présentation est faite de façon intentionnelle par le fournisseur de services de médias dans un but publicitaire et risque d’induire le public en erreur sur la nature d’une telle présentation. Une présentation est considérée comme intentionnelle notamment lorsqu’elle est faite moyennant paiement ou autre contrepartie ;
6° « Conseil de Presse » : le Conseil de Presse tel qu’institué par l’article 23 de la loi modifiée du 8 juin 2004 sur la liberté d’expression dans les médias ;
7° « créateur de contenu » : un utilisateur qui génère et télécharge, sur une plateforme en ligne, des programmes en échange d’une contrepartie, qu’elle soit financière ou d’une autre nature, et qui mobilise sa notoriété auprès de son audience pour communiquer au public des contenus visant à faire la promotion, directement ou indirectement, de biens, de services ou d’une cause quelconque ;
Page 2 sur 52 8° « décision éditoriale » : une décision prise régulièrement dans le but d’exercer la responsabilité éditoriale et liée au fonctionnement du service de médias au quotidien ;
9° « éditeur » : un éditeur tel que défini à l’article 3, point 3, de la loi modifiée du 8 juin 2004 sur la liberté d’expression dans les médias ;
10° « éducation aux médias » : les compétences, les connaissances et la compréhension permettant aux citoyens d’utiliser les médias d’une manière sûre et efficace et qui ne se limitent pas à l’apprentissage des outils et des technologies, mais visent à doter les citoyens de la réflexion critique nécessaire pour exercer un jugement, analyser des réalités complexes et reconnaître la différence entre des opinions et des faits ;
11° « fournisseurs » : les fournisseurs de service de médias et les fournisseurs de plateformes de partage de vidéos ;
12° « fournisseur de plateformes de partage de vidéos » : la personne physique ou morale qui fournit un service de plateformes de partage de vidéos ;
13° « fournisseur de service de médias » : la personne physique ou morale qui assume la responsabilité éditoriale du choix du contenu du service de médias et qui détermine la manière dont il est organisé ; les créateurs de contenu et les éditeurs sont, aux fins de la présente loi, aussi considérés comme des fournisseurs de services de médias ;
14° « fournisseur de services de médias audiovisuels » : un fournisseur de service de médias tel que défini au point 13 qui fournit un service de médias audiovisuels tel que défini au point 32 ;
15° « fréquence de radiodiffusion luxembourgeoise » : une fréquence destinée à la radiodiffusion terrestre de services de télévision ou de radio que le Grand-Duché de Luxembourg est en droit d’exploiter en application des accords internationaux dont il est partie en la matière ;
16° « Institut luxembourgeois de régulation » : l’Institut luxembourgeois de régulation tel que prévu par la loi modifiée du 30 mai 2005 portant : 1) organisation de l'Institut Luxembourgeois de Régulation;
17° « journaliste professionnel » : un journaliste professionnel tel que défini à l’article 2, point 3, de la loi du 30 juillet 2021 relative à un régime d’aides en faveur du journalisme professionnel ;
18° « licence » : une licence tel que défini à l’article 1bis, paragraphe 2, lettre a, de la loi modifiée du 30 mai 2005 portant organisation de la gestion des ondes radioélectriques ;
19° « œuvres européennes » :
On entend par œuvres européennes :
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Les œuvres visées à l’alinéa 1er, lettres a et b, sont des œuvres qui sont réalisées essentiellement avec le concours d’auteurs et de travailleurs résidant dans un ou plusieurs des États visés dans ces dispositions et qui répondent à l’une des trois conditions suivantes :
Les œuvres qui ne sont pas des œuvres européennes au sens de l’alinéa premier, lettre a), mais qui sont produites dans le cadre d’accords bilatéraux de coproduction conclus entre des États membres et des pays tiers, sont réputées être des œuvres européennes si les coproducteurs de l’Union européenne participent majoritairement au coût total de production et que la production n’est pas contrôlée par un ou plusieurs producteurs établis en dehors du territoire des États membres ;
20° « parrainage » : toute contribution d’une entreprise publique ou privée ou d’une personne physique, n’exerçant pas d'activités de fournisseur de services de médias ou de services de plateformes de partage de vidéos ou de production d’œuvres audiovisuelles, au financement de services de médias, de services de plateformes de partage de vidéos, de vidéos créées par les utilisateurs, de programmes ou de publications de presse, dans le but de promouvoir son nom, sa marque, son image, ses activités ou ses produits ;
21° « parraineur » : un parraineur tel que défini à l’article 3, point 10, du règlement (UE) 2024/900 précité ;
22° « placement de produit » : toute forme de communication commerciale consistant à inclure un produit, un service, ou leur marque, ou à y faire référence, en l'insérant dans un programme, une publication de presse ou dans une vidéo créée par l'utilisateur moyennant paiement ou autre contrepartie ;
23° « plateforme en ligne » : une plateforme en ligne tel que défini à l’article 3, lettre i), du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques) ;
24° « prestataire de services de publicité à caractère politique » : un prestataire de services de publicité à caractère politique tel que défini à l’article 3, point 6, du règlement (UE) 2024/900 ;
25° « programme » : un ensemble d’images animées, de sons ou de texte constituant un seul élément, quelle qu’en soit la longueur, dans le cadre d’une grille ou d’un catalogue établi par un fournisseur de service de médias ;
Page 4 sur 52 26° « publication de presse » : une publication de presse telle que définie à l’article 2, point 5, de la loi du 30 juillet 2021 relative à un régime d’aides en faveur du journalisme professionnel ;
27° « publicité d’État » : le placement, la promotion, la publication ou la diffusion, dans tout service de médias ou sur toute plateforme en ligne, d’un message promotionnel ou d’autopromotion, d’une annonce publique ou d’une campagne d’information, normalement contre rémunération ou toute autre contrepartie, par ou pour une autorité ou entité publique, ou au nom d’une autorité ou entité publique ;
28° « publicité télévisée » : toute forme de message télévisé, que ce soit moyennant paiement ou autre contrepartie, ou de diffusion à des fins d’autopromotion par une entreprise publique ou privée ou une personne physique dans le cadre d’une activité commerciale, industrielle ou artisanale ou d’une profession dans le but de promouvoir la fourniture, moyennant paiement, de biens ou de services, y compris de biens immeubles, de droits et d’obligations ;
29° « réseau de communications électroniques » : un réseau de communications électroniques tel que défini à l’article 2, point 1, de la loi du 17 décembre 2021 sur les réseaux et les services de communications électroniques ;
30° « responsabilité éditoriale » : l’exercice d’un contrôle effectif tant sur la sélection des programmes ou des publications de presse que sur leur organisation, aux fins de la fourniture d’un service de médias, indépendamment de l’existence d’une responsabilité en vertu d’autres lois à l’égard du service fourni ;
31° « service de médias » : un service tel que défini aux articles 56 et 57 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, pour lequel l’objet principal du service proprement dit ou d’une partie dissociable de ce service est la fourniture de programmes ou de publications de presse au grand public, sous la responsabilité éditoriale d’un fournisseur de service de médias, par quelque moyen que ce soit, dans le but d’informer, de divertir ou d’éduquer ;
32° « service de médias audiovisuels » :
33° « service de médias audiovisuels à la demande » : un service de médias audiovisuels fourni par un fournisseur de services de médias audiovisuels pour le visionnage de programmes au moment choisi par l’utilisateur et sur demande individuelle sur la base d’un catalogue de programmes sélectionnés par le fournisseur de services de médias audiovisuels ;
Page 5 sur 52 34° « service de médias radiodiffusé » : un service de médias diffusé par une fréquence de radiodiffusion luxembourgeoise ;
35° « service de médias radiodiffusé à caractère local » : un service de médias diffusé par une fréquence de radiodiffusion luxembourgeoise dont le programme est destiné à une audience locale ou régionale et axé sur les intérêts et les besoins de la communauté locale ou régionale ;
36° « service de médias radiodiffusé par multiplex numérique » : un service de médias radiodiffusé par multiplex numérique ;
37° « service de plateformes de partage de vidéos » : un service tel que défini aux articles 56 et 57 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, pour lequel l'objet principal du service proprement dit ou d'une partie dissociable de ce service ou une fonctionnalité essentielle du service est la fourniture au grand public de programmes, de vidéos créées par l'utilisateur, ou des deux, qui ne relèvent pas de la responsabilité éditoriale du fournisseur de la plateforme de partage de vidéos, dans le but d'informer, de divertir ou d'éduquer, par le biais de réseaux de communications électroniques, et dont l'organisation est déterminée par le fournisseur de la plateforme de partage de vidéos, à l'aide notamment de moyens automatiques ou d'algorithmes, en particulier l'affichage, le balisage et le séquencement ;
38° « service de radio » : un service de médias pour lequel l’objet principal du service proprement dit ou d'une partie dissociable de ce service est la fourniture de services sonores pour l’écoute simultanée au grand public sur la base d’une grille de programme, sous la responsabilité éditoriale d'un fournisseur de services de médias, dans le but d'informer, de divertir ou d'éduquer, par le biais de réseaux de communications électroniques ;
39° « service de télévision » : un service de médias audiovisuels fourni par un fournisseur de services de médias audiovisuels pour le visionnage simultané de programmes sur la base d’une grille de programmes ;
40° « téléachat » : la diffusion d’offres directes au public en vue de la fourniture, moyennant paiement, de biens ou de services, y compris de biens immeubles, de droits et d’obligations ;
41° « vidéo créée par l'utilisateur » : un ensemble d'images animées, combinées ou non à du son, constituant un seul élément, quelle qu'en soit la longueur, qui est créé par un utilisateur et téléchargé vers une plateforme de partage de vidéos par ce même utilisateur ou par n'importe quel autre utilisateur.
Art. 3Règle de conflit de lois
La loi modifiée du 14 août 2000 relative au commerce électronique s’applique, sauf disposition contraire de la présente loi. En cas de conflit entre la loi modifiée du 14 août 2000 relative au commerce électronique et la présente loi, la présente loi prévaut, sauf disposition contraire de la présente loi.
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Chapitre 2 – Détermination de la compétence du Grand-Duché de Luxembourg
Section 1er– Fournisseurs de services de médias
Art. 4Fournisseurs de services de médias audiovisuels
1° le fournisseur de services de médias audiovisuels a son siège social au Grand-Duché de Luxembourg et les décisions éditoriales relatives aux services de médias audiovisuels y sont prises ;
2° lorsqu’un fournisseur de services de médias audiovisuels a son siège social au Grand-Duché de Luxembourg, mais que les décisions éditoriales relatives aux services de médias audiovisuels sont prises dans un autre État membre, le fournisseur de services de médias audiovisuels est réputé être établi dans l'État membre où opère une partie importante des effectifs employés aux activités de services de médias audiovisuels liées à un programme. Lorsqu'une partie importante des effectifs employés aux activités des services de médias audiovisuels liées à un programme opère dans chacun de ces États membres, le fournisseur de services de médias audiovisuels est réputé être établi dans l'État membre où il a son siège social. Lorsqu'une partie importante des effectifs employés aux activités de services de médias audiovisuels liées à un programme n'opère dans aucun de ces États membres, le fournisseur de services de médias audiovisuels est réputé être établi dans le premier État membre où il a commencé ses activités conformément au droit de cet État membre, à condition qu'il maintienne un lien économique stable et réel avec cet État membre ;
3° lorsqu’un fournisseur de services de médias audiovisuels a son siège social au Grand-Duché de Luxembourg, mais que les décisions relatives aux services de médias audiovisuels sont prises dans un pays tiers, ou vice-versa, il est réputé être établi au Grand-Duché de Luxembourg si une partie importante des effectifs employés aux activités de services de médias audiovisuels opère au GrandDuché de Luxembourg.
1° s’ils utilisent une liaison montante vers un satellite située au Grand-Duché de Luxembourg ;
2° si, bien que n’utilisant pas une liaison montante vers un satellite située au Grand-Duché de Luxembourg, ils utilisent une capacité satellitaire relevant du Grand-Duché de Luxembourg.
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Art. 5Fournisseurs de services de médias autres que les fournisseurs de services de médias
audiovisuels Pour l’application de la présente loi, un fournisseur de services de médias, qui n’est pas un fournisseur de services de médias audiovisuels, relève de la compétence du Grand-Duché de Luxembourg, s’il est établi au Grand-Duché de Luxembourg au sens de l’article 5 de la loi modifiée du 2 septembre 2011 réglementant l’accès aux professions d’artisan, de commerçant, d’industriel ainsi qu’à certaines professions libérales.
Section 2 – Fournisseurs de plateformes de partage de vidéos
Art. 6Fournisseurs de plateformes de partage de vidéos
1° a une entreprise mère ou une entreprise filiale établie au Grand-Duché de Luxembourg ; ou 2° fait partie d’un groupe ayant une autre entreprise établie au Grand-Duché de Luxembourg.
Aux fins du présent article, on entend par :
1° « entreprise mère », une entreprise qui contrôle une ou plusieurs entreprises filiales ;
2° « entreprise filiale », une entreprise contrôlée par une entreprise mère, y compris toute entreprise filiale de l’entreprise mère qui est à la tête du groupe ;
3° « groupe », une entreprise mère, toutes ses entreprises filiales et toutes les autres entreprises qui ont avec celles-ci des liens organisationnels économiques et juridiques.
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S’il existe plusieurs autres entreprises qui font partie du groupe et que chacune d’elles est établie dans un État membre différent, le fournisseur de plateformes de partage de vidéos est réputé être établi au Grand-Duché de Luxembourg si celui-ci est le premier État membre où l’une de ces entreprises a commencé ses activités, à condition qu’il maintienne un lien économique stable et réel avec le GrandDuché de Luxembourg.
Titre 2 – Services de médias
Sous-titre 1er - Conditions cadres pour l’accès à une pluralité de services de médias dans l’intérêt d’un discours libre et démocratique Chapitre 1er – Principes généraux
Art. 7Liberté de communication des informations et des idées
La communication des informations ou des idées par des services de médias est libre.
Art. 8Libertés de réception et de retransmission
Sous réserve de l’article 12, les libertés de réception et de retransmission sont garanties sur le territoire du Grand-Duché de Luxembourg pour tout service de médias audiovisuels en provenance d’un autre État membre.
Art. 9Libre prestation de services de médias
La prestation de services de médias se fait sans autorisation préalable.
Art. 10Liberté éditoriale
Les fournisseurs de services de médias jouissent de la liberté éditoriale.
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Chapitre 2 – Limites aux principes généraux
Art. 11Contenus illicites
1° incitation à la violence ou à la haine visant un groupe de personnes ou un membre d’un groupe fondée sur l’un des motifs visés à l’article 21 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ;
2° provocation à commettre une infraction terroriste telle que visée à l’article 135-11 du Code pénal ;
3° atteinte à la dignité humaine ;
4° matériel à caractère pédopornographique ;
5° apologie, justification, minimisation ou négation de l’existence d’un ou de plusieurs génocides, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre ;
6° discrimination conformément à l’article 21 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et la promotion d’une telle discrimination ;
7° mise en péril de la sécurité nationale ou de l’ordre public.
1° le commentaire est publié en réponse à un programme ou à une publication de presse ;
2° le service de médias ayant fait l’objet du commentaire a été publié en ligne par le fournisseur de services de médias concerné.
Art. 12Dérogations aux libertés de réception et de retransmission des services de médias
audiovisuels en provenance d’autres États membres
La dérogation visée à l’alinéa 1er est soumise aux conditions suivantes :
1° au cours des douze mois précédents, le fournisseur de services de médias audiovisuels s’est déjà livré, au moins à deux reprises, à l’un ou plusieurs des agissements décrits à l’alinéa 1er ;
2° l’Autorité a notifié au fournisseur de services de médias audiovisuels, à l’État membre de la compétence duquel relève ce fournisseur et à la Commission européenne, par écrit, les violations alléguées et les mesures proportionnées qu’elle a l’intention de prendre dans le cas où une telle violation se reproduirait ;
Page 10 sur 52 3° les droits de la défense du fournisseur de services de médias audiovisuels ont été respectés et il a notamment eu l’occasion d’exprimer son point de vue sur les violations alléguées ; et 4° les consultations avec l’État membre de la compétence duquel relève le fournisseur de services de médias et avec la Commission européenne n’ont pas abouti à un règlement amiable dans un délai d’un mois à compter de la réception par la Commission européenne de la notification prévue au point 2.
Si la Commission européenne décide que les mesures prises sont incompatibles avec le droit de l’Union européenne, il est sans délai mis fin aux mesures en question.
La dérogation visée à l’alinéa 1er est soumise aux conditions suivantes :
1° l’agissement visé à l’alinéa 1er s’est déjà produit au moins une fois au cours des douze mois précédents ; et 2° l’Autorité a notifié au fournisseur de services de médias audiovisuels, à l’État membre de la compétence duquel relève ce fournisseur et à la Commission européenne, par écrit, la violation alléguée et les mesures proportionnées qu’elle a l’intention de prendre dans le cas où une telle violation se reproduirait.
Le fournisseur de services de médias audiovisuels concerné a le droit d’exprimer son point de vue sur les violations alléguées.
Si la Commission européenne décide que les mesures prises sont incompatibles avec le droit de l’Union européenne, il est sans délai mis fin aux mesures en question.
Si la Commission européenne décide que les mesures prises sont incompatibles avec le droit de l’Union européenne, il est sans délai mis fin aux mesures en question.
L’Autorité informe le ministre ayant les Médias dans ses attributions sans délai de toute interdiction provisoire qu’elle prononce.
Page 11 sur 52 Sous-titre 2 – Obligations relatives aux services de médias Chapitre 1er – Obligations préalables Section 1re – Obligations préalables relatives aux services de médias radiodiffusés
Art. 13Obligations d’agrément et de licence
Art. 14Conditions d’éligibilité pour l’attribution des agréments
Par dérogation à l’alinéa 1er, une association sans but lucratif exploitant un agrément pour un service de médias radiodiffusé à caractère local peut obtenir, selon les modalités prévues par l’article 15, un agrément supplémentaire pour la diffusion simultanée et inaltérée du service de médias radiodiffusé à caractère local concerné.
Art. 15Modalités d’attribution des agréments
L’alinéa premier s’applique sans préjudice des exceptions prévues par le paragraphe 5 et par la loi du 12 août 2022 portant organisation de l’établissement public « Média de service public 100,7 ».
1° le ou les types de service de médias auxquels s’adresse l’appel public à candidatures. Il peut s’agir de services de radio, de services de télévision, de services de médias radiodiffusés à caractère local, ou de services de médias radiodiffusés par multiplex numérique ;
2° l’identification de la, ou des, fréquences et de l’emplacement disponibles, avec leurs caractéristiques respectives ;
3° lorsqu’il s’agit d’un appel public à candidatures pour services de médias radiodiffusés par multiplex numérique, les spécificités techniques pour la radiodiffusion par multiplex numérique ;
4° le délai d’introduction des candidatures, qui ne peut être inférieur à un mois.
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1° la dénomination qu’adopte le service de médias ;
2° les caractéristiques générales du service de médias ;
3° les prévisions des dépenses et des recettes, ainsi que l’origine et le volume des financements prévus ;
4° le cas échéant, les mentions contenues au registre de commerce et des sociétés aux fins de l’identification du candidat.
Le dossier peut en outre exposer les arguments du candidat par rapport aux critères d’attribution visés au paragraphe 4.
1° du contenu national envisagé, de la valeur informative ou récréative du service de médias proposé ainsi que de l’originalité du concept présenté et de son caractère complémentaire par rapport aux autres services de médias existants dans la région en question ;
2° de la crédibilité du dossier, notamment quant à la disponibilité de ressources humaines, matérielles et financières suffisantes pour réaliser le service de médias proposé ;
3° des investissements prévus ou déjà réalisés au Grand-Duché de Luxembourg ;
4° lorsqu’il s’agit d’un appel public à candidatures pour services de médias radiodiffusés par multiplex numérique, de la nature de service de médias existant ou non. S’il s’agit d’un service de médias existant, cette qualité est retenue en faveur de la candidature.
Art. 16Coopération entre l’Autorité et l’ILR
L’Autorité exerce ses fonctions en étroite coopération avec l’ILR sur base d’un accord de coopération.
Art. 17Contenu des agréments
1° le nom et les coordonnées du titulaire de l’agrément et, le cas échéant, les mentions contenues au registre de commerce et des sociétés de la société titulaire ;
2° la dénomination officielle du service de médias ;
3° le type de service de médias concerné, à savoir un service de radio, un service de médias radiodiffusé à caractère local, un service de télévision, ou un service de médias radiodiffusé par multiplex numérique ;
Page 13 sur 52 4° la ou les fréquences et l’emplacement qu’il permet d’utiliser pour la diffusion du service de médias concerné ;
5° les caractéristiques du service de médias concerné, à savoir la ou les langues utilisées, son mode de financement et, le cas échéant, le droit d’intégrer des services secondaires dans le signal diffusé ;
6° le cas échéant, la mention d’éléments d’exclusivité ;
7° l’autorité compétente en charge de la surveillance du service de médias ;
8° le cas échéant, les conditions régissant la diffusion via multiplexe numérique.
1° ajouter une fréquence supplémentaire ou remplacer une fréquence inscrite dans un agrément par une autre fréquence, lorsqu’il s’agit d’un agrément pour un service de radio ;
2° procéder au remplacement d’une fréquence, lorsqu’il s’agit d’un agrément pour un service de médias radiodiffusé à caractère local.
Ces fréquences doivent figurer dans la liste des fréquences fixée par le règlement de l’ILR visé à l’article 4 de loi modifiée du 27 juillet 1991 sur les médias électroniques .
Art. 18Modalités d’exploitation des agréments
Page 14 sur 52 Par dérogation à l’alinéa 1er, l’interconnexion technique et le regroupement entre deux ou plusieurs émetteurs de services de médias radiodiffusés à caractère local sont permis aux fins de la radiodiffusion par multiplex numérique.
Lorsque le titulaire de l’agrément est une association sans but lucratif, tout changement au niveau de la gestion et des statuts d’association titulaire de l’agrément doit être communiqué à l’Autorité.
Art. 19Conditions et modalités de retrait des agréments
1° d’application de l’article 83, paragraphe 1er, point 1 ;
2° de non-respect grave et manifeste des modalités d’exploitation visées à l’article 18 ;
3° de retrait de la licence y afférente ;
4° de non-exploitation de l’agrément pendant la durée d’un an ;
5° d’arrêt volontaire du titulaire de l’agrément.
Section 2 – Obligations préalables relatives aux services de médias audiovisuels
Art. 20Notification
1° le nom et les coordonnées du fournisseur de services de médias audiovisuels et, le cas échéant, les mentions contenues au registre de commerce et des sociétés et les coordonnées d’une personne de contact ;
2° le nom du service de médias audiovisuel à fournir ;
Page 15 sur 52 3° les indications sur le mode de diffusion du service ;
4° une description du service à fournir ;
5° la date de lancement des activités ;
6° toute autre information utile permettant à l’Autorité de déterminer si le service relève de la compétence du Grand-Duché de Luxembourg.
Chapitre 2 – Obligations relatives à tous les services de médias
Art. 21Publication d’informations
1° sa dénomination sociale ;
2° ses coordonnées, y compris son adresse géographique à laquelle il est établi et son adresse de courrier électronique ou son site internet, permettant d’entrer rapidement en contact avec lui d’une manière directe et efficace ;
3° les noms de leurs propriétaires directs ou indirects dont la participation leur permet d’influencer la prise de décision opérationnelle et stratégique, y compris la propriété directe ou indirecte par un État ou par une autorité ou une entité publique ;
4° les noms de leurs bénéficiaires effectifs ;
5° le montant annuel total des fonds publics alloués pour la publicité d’État qui lui est attribué et le montant annuel total des recettes publicitaires perçues des autorités ou entités publiques de pays tiers ;
6° l’indication de la compétence du Grand-Duché de Luxembourg et de celle de l’Autorité.
Art. 22Communications commerciales
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1° être spécifiquement adressées aux mineurs et, en particulier, présenter des mineurs consommant ces boissons ;
2° associer la consommation d’alcool à une amélioration des performances physiques ou à la conduite automobile ;
3° susciter l’impression que la consommation d’alcool favorise la réussite sociale ou sexuelle ;
4° suggérer que les boissons alcooliques sont dotées de propriétés thérapeutiques ou ont un effet stimulant, sédatif ou anticonflictuel ;
5° encourager la consommation immodérée de boissons alcooliques ou donner une image négative de l’abstinence ou de la sobriété ;
6° souligner comme qualité positive des boissons leur forte teneur en alcool.
À l'exception du parrainage et du placement de produits, les communications commerciales pour les boissons alcooliques dans les services de médias audiovisuels à la demande respectent les critères établis au présent paragraphe.
Art. 23Parrainage
1° leur contenu et, le cas échéant, leur programmation ne sont en aucun cas influencés de manière à porter atteinte à la responsabilité et à l’indépendance éditoriale du fournisseur de services de médias ;
2° ils n’incitent pas directement à l’achat ou à la location de biens ou de services, notamment en faisant des références promotionnelles spécifiques à ces produits ou services ;
Page 17 sur 52 3° les utilisateurs des services de médias sont clairement informés de l’existence d’un accord de parrainage. Les programmes ou publications de presse parrainés doivent être clairement identifiés en tant que tels par le nom, le logo et/ou un autre symbole du parraineur, par exemple au moyen d’une référence à ses produits ou services ou d’un signe distinctif, d’une manière adaptée au programme ou à la publication de presse, au début, à la fin ou pendant celui-ci.
Art. 24Placement de produit
1° leur contenu et leur organisation ne sont en aucun cas influencés de manière à porter atteinte à la responsabilité et à l’indépendance éditoriale du fournisseur de services de médias ;
2° ils n’incitent pas directement à l’achat ou à la location de biens ou de services, notamment en faisant des références promotionnelles spécifiques à ces produits ou services ;
3° ils ne mettent pas en évidence de manière injustifiée le produit en question ;
4° les utilisateurs du service de médias sont clairement informés de l’existence d’un placement de produit au moyen d’une identification appropriée au début et à la fin du programme, ainsi que lorsqu’un programme reprend après une interruption publicitaire, ou dans la publication de presse, afin d’éviter toute confusion de la part de l’utilisateur du service de médias.
1° des produits énumérés à l’article 3, paragraphe 1er, alinéa 1er, de la loi modifiée du 11 août 2006 relative à la lutte antitabac, ou de placement de produit émanant d’entreprises qui ont pour activité principale la fabrication ou la vente de ces produits ;
2° de médicaments ou de traitements médicaux spécifiques disponibles uniquement sur ordonnance.
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Art. 25Enregistrements à conserver
Art. 26Accès aux services de médias par l’Autorité
Chapitre 3 – Obligations complémentaires relatives aux services de médias audiovisuels
Art. 27Protection des mineurs
1° les différentes catégories d’âge visées aux paragraphe 1er et les signes acoustiques ou les symboles visuels correspondants ;
2° les modalités selon lesquelles les fournisseurs de services de médias audiovisuels décrivent la nature potentiellement préjudiciable conformément au paragraphe 2 ;
3° la plage horaire et la catégorie d’âge visées au paragraphe 3 ;
4° les exigences techniques relatives au verrouillage spécifique visé au paragraphe 5.
Les contenus les plus préjudiciables, tels que la pornographie et la violence gratuite, font l'objet des mesures les plus strictes.
Art. 28Accessibilité
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Art. 29Publicité télévisée et télé-achat dans les services de télévision
Les spots isolés de publicité télévisée et de téléachat doivent être exceptionnels, sauf lors de la diffusion de manifestations sportives.
Sont exempts par le présent paragraphe les services de télévision consacrés exclusivement à la publicité et au téléachat et les services de télévision consacrés exclusivement à l’autopromotion.
Sont exempts par le présent paragraphe les services de télévision consacrées exclusivement à la publicité et au téléachat et les services de télévision consacrées exclusivement à l’autopromotion.
L’alinéa précédent ne s’applique pas :
1° aux messages diffusés par le fournisseur de services de télévision en liaison avec ses propres programmes et les produits connexes directement dérivés de ces programmes, ou avec les Page 21 sur 52 programmes et services de télévision d’autres entités appartenant au même groupe de radiodiffusion télévisuelle ;
2° aux annonces de parrainage ;
3° aux placements de produits ;
4° aux cartons neutres insérés entre le contenu éditorial et les spots de publicité télévisée ou de téléachat, et entre chaque spot.
Sont exempts par le présent paragraphe les services de télévision consacrés exclusivement à la publicité et au téléachat et les services de télévision consacrés exclusivement à l’autopromotion.
Art. 30Œuvres européennes dans les services de télévision
Cette proportion, compte tenu des responsabilités du fournisseur de services de télévision à l'égard de son public en matière d'information, d'éducation, de culture et de divertissement, doit être obtenue progressivement sur la base de critères appropriés ; elle doit être atteinte en réservant une proportion adéquate à des œuvres récentes, c'est-à-dire des œuvres diffusées dans un laps de temps de cinq années après leur production.
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Art. 31Œuvres européennes dans les services de médias audiovisuels à la demande
Art. 32Droits exclusifs pour des évènements majeurs et droit d’accès à des extraits d’évènements
majeurs
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Art. 33Superpositions par des bandeaux à des fins commerciales et transmission d’œuvres
cinématographiques
1° les bandeaux qui sont activés ou autorisés par les destinataires d’un service pour un usage privé ;
2° les éléments de contrôle des interfaces utilisateurs nécessaires au fonctionnement d’un équipement ou à la navigation entre les programmes, à savoir les indicateurs de volume, les fonctions de recherche, les menus de navigation et la liste des canaux ;
3° les avertissements ;
4° les informations d’intérêt public général ;
5° les sous-titres ;
6° les bandeaux de communications commerciales fournis par le fournisseur de services de médias audiovisuels.
Art. 34Droit de réponse
Les fournisseurs de services de télévision accordent un droit de réponse à toute personne physique ou morale conformément aux articles 36 à 45 de la loi modifiée du 8 juin 2004 sur la liberté d’expression dans les médias.
Chapitre 4 – Obligations complémentaires relatives aux services de médias radiodiffusés à
caractère local Page 24 sur 52
Art. 35Limites publicitaires
1° les recettes publicitaires ne peuvent dépasser ni les frais réels occasionnés par le service, y compris l’amortissement de l’émetteur et des autres équipements techniques, ni un montant de 12 500 euros par an ;
2° le temps d’antenne consacré aux messages publicitaires ne peut pas être retenu à raison de plus de 10 pour cent par un seul commerçant, une seule entreprise ou un seul groupe d’entreprises ;
3° les messages publicitaires ne peuvent au total dépasser ni six minutes par heure d’antenne en moyenne journalière, ni huit minutes pour une quelconque tranche horaire.
Chapitre 5 – Missions de service public
Art. 36Missions de service public
Titre 3 – Services de plateformes de partage de vidéos
Chapitre 1er – Obligations relatives aux services de plateformes de partage de vidéos
Art. 37Notification
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1° le nom et les coordonnées du fournisseur de plateformes de partage de vidéos et, le cas échéant, les mentions contenues au registre de commerce et des sociétés et les coordonnées d’une personne de contact ;
2° le nom du service de plateforme de partage de vidéos à fournir ;
3° une description du service à fournir ;
4° la date de lancement des activités ;
5° toute autre information utile permettant à l’Autorité de déterminer si le service relève de la compétence du Grand-Duché de Luxembourg.
Art. 38Publication d’informations
1° sa dénomination sociale ;
2° ses coordonnées, y compris son adresse géographique à laquelle il est établi, son adresse de courrier électronique et son site internet, permettant d’entrer rapidement en contact avec lui d’une manière directe et efficace.
Art. 39Mesures appropriées
1° les mineurs des programmes, vidéos créées par l’utilisateur et communications commerciales susceptibles de nuire à leur épanouissement physique, mental ou moral, conformément à l’article 27 ;
2° le grand public des programmes, vidéos créées par l’utilisateur et communications commerciales comportant une incitation à la violence ou à la haine visant un groupe de personnes ou un membre d’un groupe, fondée sur l’un des motifs visés à l’article 21 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ;
Page 26 sur 52 3° le grand public des programmes, vidéos créées par l’utilisateur et communications commerciales comportant des contenus dont la diffusion constitue une infraction pénale, à savoir la provocation publique à commettre une infraction terroriste telle qu’énoncée à l’article 135-11, du Code pénal, les infractions liées à la pédopornographie telles qu’énoncées à l’article 379, point 2, du Code pénal et les infractions relevant du racisme et de la xénophobie telles qu’énoncées aux articles 457-1 et 457-3 du Code pénal.
Les fournisseurs de plateformes de partage de vidéos qui relèvent de la compétence du Grand-Duché de Luxembourg prennent les mesures appropriées pour assurer le respect des exigences prévues à l’article 22, en ce qui concerne les communications commerciales qui ne font pas l’objet d’actions de promotion, ne sont pas vendues et ne sont pas organisées par lesdits fournisseurs de plateformes de partage de vidéos, compte tenu du contrôle limité que ces plateformes de partage de vidéos exercent sur ces communications commerciales.
Les fournisseurs de plateformes de partage de vidéos informent les utilisateurs de façon claire lorsque des programmes et des vidéos créées par l’utilisateur contiennent des communications commerciales, à condition que ces communications soient déclarées au titre du paragraphe 3, alinéa 3, point 3, ou que le fournisseur ait connaissance de ce fait.
Tous les fournisseurs de plateformes de partage de vidéos relevant de la compétence du Grand-Duché de Luxembourg appliquent ces mesures. Ces mesures sont réalisables et proportionnées, compte tenu de la taille du service de plateformes de partage de vidéos et de la nature du service fourni. Ces mesures n’entraînent pas de mesures de contrôle ex ante ni de filtrage de contenus au moment de la mise en ligne qui ne soient pas conformes à l’article 8 du règlement (UE) 2022/2065 précité. Aux fins de la protection des mineurs prévue au paragraphe 1er, point 1, les contenus les plus préjudiciables sont soumis aux mesures de contrôle d’accès les plus strictes.
Ces mesures consistent, selon ce qui est approprié, à :
1° inclure et appliquer, dans les conditions des services de plateformes de partage de vidéos, les exigences visées au paragraphe 1er ;
2° inclure et appliquer, dans les conditions des services de plateformes de partage de vidéos, les exigences énoncées à l’article 22, paragraphe 1er, pour les communications commerciales qui ne font pas l’objet d’actions de promotion, ne sont pas vendues et ne sont pas organisées par les fournisseurs de plateformes de partage de vidéos ;
Page 27 sur 52 3° disposer d’une fonctionnalité permettant aux utilisateurs qui mettent en ligne des vidéos créées par l’utilisateur de déclarer si ces vidéos contiennent, à leur connaissance ou dans la mesure où l’on peut raisonnablement attendre d’eux qu’ils le sachent, des communications commerciales ;
4° mettre en place et utiliser des mécanismes transparents et conviviaux permettant aux utilisateurs d’une plateforme de partage de vidéos d’indiquer ou de signaler au fournisseur de la plateforme de partage de vidéos concerné les contenus visés au paragraphe 1er qui sont fournis sur sa plateforme ;
5° mettre en place et utiliser des systèmes permettant aux fournisseurs de plateformes de partage de vidéos d’expliquer aux utilisateurs de ces plateformes quelle suite a été donnée aux indications et aux signalisations visées au point 4 ;
6° mettre en place et utiliser des systèmes permettant de vérifier l’âge des utilisateurs des plateformes de partage de vidéos en ce qui concerne les contenus susceptibles de nuire à l’épanouissement physique, mental ou moral des mineurs ;
7° mettre en place et utiliser des systèmes faciles à utiliser permettant aux utilisateurs de plateformes de partage de vidéos de classifier les contenus visés au paragraphe 1er ;
8° prévoir des systèmes de contrôle parental dont les utilisateurs finaux ont le contrôle en ce qui concerne les contenus susceptibles de nuire à l’épanouissement physique, mental ou moral des mineurs ;
9° mettre en place et utiliser des procédures transparentes, faciles à utiliser et efficaces pour le traitement et la résolution des réclamations des utilisateurs auprès du fournisseur de plateformes de partage de vidéos en lien avec la mise en œuvre des mesures visées aux points 4 à 8 ;
10° prévoir des mesures et des outils d'éducation aux médias efficaces et sensibiliser les utilisateurs à ces mesures et outils.
Les données à caractère personnel de mineurs collectées ou générées d’une autre manière par des fournisseurs de plateformes de partage de vidéos conformément à l’alinéa 3, points 6 et 8, ne sont pas traitées à des fins commerciales, telles que le démarchage, le profilage et la publicité basée sur le ciblage comportemental.
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Titre 4 – Gouvernance et surveillance
Chapitre 1er – Cadre de l’Autorité
Art. 40Statut
Art. 41Indépendance
Chapitre 2 – Missions de l’Autorité
Art. 42Missions de l’Autorité en vertu de la présente loi
L’Autorité a pour mission :
1° de conseiller, de guider et de sensibiliser les fournisseurs visés par la présente loi ;
2° de veiller au respect des dispositions de la présente loi et des règlements grand-ducaux pris en son exécution ;
3° d’attribuer et de retirer les agréments visés à l’article 13, paragraphe 1er, et de contrôler le respect des dispositions de ceux-ci ;
4° de recevoir les notifications visées aux articles 20 et 37 ;
5° d’évaluer, au cas par cas, le caractère approprié des mesures prises par les fournisseurs de plateformes de partage de vidéos en vertu de l’article 39 ;
6° d’émettre des lignes directrices dans le cadre de ses missions, dont des lignes directrices portant sur les systèmes de vérification de l’âge ;
7° de contribuer à la lutte contre la diffusion de fausses informations susceptibles de troubler l'ordre public ou de porter atteinte à la sincérité dans le cadre des élections locales, nationales ou européennes ;
8° d’encourager le développement des compétences liées à l’éducation aux médias, y inclus en coopération avec les autres acteurs actifs dans ce domaine, pour les citoyens de tous âges dans tous Page 29 sur 52 les secteurs de la société, et, de soumettre, tous les trois ans, un rapport à la Commission européenne sur les mesures prises en ce sens au niveau national ;
9° d’encourager les fournisseurs de services de médias audiovisuels de rendre continuellement et progressivement plus accessibles aux personnes handicapées les services qu’ils fournissent ;
10° de mettre à disposition du public un point de contact en ligne unique aisément accessible, y compris par les personnes handicapées, et d'accès public, afin de fournir des informations et de recevoir des réclamations concernant toute question d'accessibilité visée à l’article 28 ;
11° de soumettre à la Commission européenne, tous les trois ans, un rapport sur la mise en œuvre de l’article 28, paragraphe 1er, sur base des rapports fournis conformément à l’article 28, paragraphe 2 ;
12° de soumettre à la Commission européenne, tous les deux ans, un rapport sur l’application de l’article 30, paragraphes 1 à 3. Ce rapport comporte notamment un relevé statistique de la réalisation de la proportion visée à l’article 30, paragraphes 1 à 3, pour chacun des programmes de télévision relevant de la compétence du Grand-Duché de Luxembourg, les raisons pour lesquelles, dans chacun des cas, il n’a pas été possible d’atteindre cette proportion, ainsi que les mesures adoptées ou envisagées pour l’atteindre ;
13° de soumettre à la Commission européenne, tous les deux ans, un rapport sur la mise en œuvre de l’article 31, paragraphe 1er ;
14° d’élaborer des principes directeurs concernant les conditions de production, de programmation et de diffusion des messages électoraux des partis politiques et des groupements de candidats ainsi que des programmes relatifs à la campagne électorale médiatique que les fournisseurs de services de médias chargés d’une mission de service public sont tenus de diffuser. L’élaboration des principes directeurs se réalise en étroite collaboration avec les fournisseurs de services de médias audiovisuels ou sonores précités ainsi que les partis politiques et les groupements de candidats ;
15° d’élaborer des principes directeurs concernant les conditions de production, de programmation et de diffusion des programmes d’information politique réservés aux partis politiques et groupements de candidats que les fournisseurs de services de médias audiovisuels ou sonores chargés d’une mission de service public sont tenus de diffuser en dehors des campagnes électorales médiatiques ;
16° d’encourager l’utilisation de la corégulation et la promotion de l’autorégulation au moyen de codes de conduite dans les domaines règlementés par la présente loi et notamment concernant :
Les codes visés par le présent point sont conçus de manière à être largement acceptés par les principaux acteurs concernés au niveau national, définissent leurs objectifs clairement et sans ambiguïté, prévoient que la réalisation de ces objectifs est suivie et évaluée de manière régulière, transparente et indépendante et assurent une mise en œuvre effective, notamment au moyen de sanctions efficaces et proportionnées ;
17° d’établir d’un rapport annuel d’activités.
Art. 43Missions de l’Autorité dans le cadre du règlement (UE) 2024/1083 précité
1° article 6, paragraphe 2 ;
2° article 7, paragraphes 1er et 2 ;
3° article 10, paragraphe 4 ;
4° article 14 ;
5° article 15 ;
6° article 17 ;
7° article 21, paragraphe 5 ;
8° article 22, paragraphes 4 et 6 ; et 9° article 24, paragraphe 3.
1° article 5, paragraphe 4 ;
2° article 6, paragraphe 2 ; et 3° article 25, paragraphe 3.
Art. 44Missions de l’Autorité dans le cadre du règlement (UE) 2024/900 précité
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Chapitre 3 – Organes de l’Autorité
Section 1re – Conseil d’administration
Art. 45Attributions du conseil d’administration
1° propose de nommer et, le cas échéant, de révoquer le directeur ;
2° propose de nommer et, le cas échéant, de révoquer les directeurs adjoints sur base de l’avis du directeur ;
3° approuve l’organigramme de l’Autorité sur proposition de la direction ;
4° prend les décisions concernant les actions judiciaires à intenter et les transactions à conclure ;
5° approuve le règlement d’ordre intérieur relatif aux procédures de l’Autorité, établi par la direction conformément à l’article 51, paragraphe 9 ;
6° approuve le rapport annuel d’activités de l’Autorité établi par la direction.
1° approuve le budget et arrête les comptes annuels.
Avant le 30 juin de chaque année, le conseil d’administration transmet les comptes annuels au 31 décembre de l’exercice écoulé et le rapport du réviseur d’entreprises agréé au Gouvernement en conseil pour approbation conformément à l’article 60, paragraphe 3 ;
2° désigne et charge le réviseur d’entreprises agréé conformément à l’article 60, paragraphe 2 ;
3° peut charger un réviseur d’entreprises agréé de vérifications spécifiques ;
4° décide de l’acceptation ou le refus de dons et legs.
1° précise le fonctionnement du conseil d’administration ;
2° prévoit les modalités relatives à la désignation et à la participation des membres issus de la société civile à la Commission des agréments et des sanctions ;
3° définit les pratiques en matière de procuration et de délégation de signature.
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Art. 46Composition, nomination et révocation des membres du conseil d’administration
1° cinq membres issus de la société civile, à savoir :
2° deux membres représentent l’État, à savoir :
1° les membres de la Chambre des députés, du Gouvernement et du Conseil d’État ;
2° les bourgmestres, échevins et conseillers communaux ;
3° les membres du Parlement européen, de la Commission européenne et de la Cour des comptes de l’Union européenne ;
4° les magistrats ;
5° les personnes qui exercent une fonction ou un mandat dans une entité relevant de la surveillance de l’Autorité ou qui détiennent directement ou indirectement des intérêts dans une entreprise ou tout autre organisme relevant de la compétence de l’Autorité.
Art. 47Présidence et secrétariat du conseil d’administration
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Art. 48Durée du mandat des membres du conseil d’administration
Art. 49Fonctionnement du conseil d’administration
Art. 50Indemnité ou jetons de présence des membres du conseil d’administration
Les membres du conseil d’administration bénéficient d’une indemnité ou de jetons de présence, fixées par règlement grand-ducal.
Section 2 – Direction
Art. 51Attributions de la direction
Le règlement d’ordre intérieur relatif aux procédures est publié au Journal officiel du Grand-Duché de Luxembourg et sur le site internet de l’Autorité.
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Art. 52Composition de la direction
La direction est composée d’un directeur et de deux directeurs adjoints.
Art. 53Nomination et révocation des membres de la direction
L’appel précise les conditions de participation et les modalités de dépôt de la candidature.
1° remplir les conditions d’études prévues à l’article 1bis, paragraphe 1er, de la loi modifiée du 25 mars 2015 fixant le régime des traitements et les conditions et modalités d’avancement des fonctionnaires de l’État ;
2° disposer de connaissances et de l’expérience dans les domaines couverts par les missions de l’Autorité ;
3° avoir la nationalité luxembourgeoise.
Art. 54Durée des mandats des membres de la direction
Art. 55Statut des membres de la direction
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Section 3 – Commission des agréments et des sanctions
Art. 56Commission des agréments et des sanctions
1° trois membres du conseil d’administration, dont le président et deux autres membres issus de la société civile, désignés conformément à l’article 45, paragraphe 5, point 2 ; et 2° deux membres de la direction, à savoir le directeur et le directeur adjoint qui n’a pas mené l’instruction concernée.
1° statuer sur les mises en demeure prévues à l’article 79 et les sanctions prévues aux articles 80, 81 et 83 à appliquer, en cas de violation constatée par la direction conformément à l’article 78.
2° l’attribution et le retrait des agréments conformément aux articles 15 et 19.
Section 4 – Personnel
Art. 57Cadre du personnel
Art. 58Secret professionnel
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Chapitre 4 – Dispositions financières
Art. 59Financement de l’Autorité
Art. 60Comptabilité et décharge
Son mandat est d’une durée de trois ans, renouvelable une fois.
Sa rémunération est à charge de l’Autorité.
Il remet son rapport au conseil d’administration pour le premier avril de chaque année.
La décision constatant la décharge accordée à l’Autorité ainsi que les comptes annuels de l’Autorité sont publiés au Journal officiel du Grand-Duché de Luxembourg.
Art. 61Exercice financier
L’exercice financier de l’Autorité coïncide avec l’année civile.
Art. 62Installations informatiques
Le Centre des technologies de l’information de l’État assure le fonctionnement des installations informatiques de l’Autorité.
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Chapitre 5 – Pouvoirs de l’Autorité
Art. 63Demandes de renseignement
1° les personnes physiques ou morales auxquelles la présente loi s’applique ;
2° toute autre personne physique ou morale qui, pour les besoins de son activité commerciale, industrielle ou libérale, pourrait raisonnablement être en possession de telles informations et données.
1° la base juridique et le but de la demande ;
2° les renseignements demandés ;
3° le délai dans lequel les informations et données doivent être fournies, délai qui ne saurait être inférieur à un mois ;
4° le cas échéant, la mise en demeure prévue à l’article 79 ou les sanctions prévues à l’article 80, 81 ou 83 ;
5° les voies et délais de recours ouverts devant le Tribunal administratif.
Art. 64Injonctions de retrait temporaires des contenus illicites
1° la référence à la base juridique de l’injonction de retrait ;
Page 38 sur 52 2° la durée de l’injonction de retrait ;
3° les coordonnées de l’Autorité permettant au fournisseur concerné de la contacter ;
4° une motivation suffisamment détaillée expliquant les raisons pour lesquelles le contenu est considéré comme étant un contenu illicite au sens de l’article 11 de la présente loi ;
5° les informations permettant au fournisseur visé par l’injonction de retrait d’identifier et de localiser le contenu ;
6° les informations relatives aux mécanismes de recours dont dispose le fournisseur visé par l’injonction de retrait.
Le délai indiqué au paragraphe 2 commence à courir dès que les motifs visés au premier alinéa du présent paragraphe ont cessé d’exister.
Le délai indiqué au paragraphe 2 commence à courir dès que le fournisseur de services de médias a reçu les éclaircissements nécessaires.
Art. 65Pouvoirs en lien avec le Règlement (UE) 2024/900 précité
Lorsqu'elle accomplit ses missions d'exécution en lien avec le règlement (UE) 2024/900 précité, tel que prévu par l’article 44, de la présente loi, la direction peut :
Page 39 sur 52 1° ordonner la cessation des infractions au règlement (UE) 2024/900 précité et exiger des parraineurs ou des prestataires de services de publicité à caractère politique de prendre les mesures nécessaires pour se conformer au présent règlement, selon les modalités prévues à l’article 64 de la présente loi ;
2° demander aux autorités judiciaires d'ordonner des inspections afin d’examiner, de saisir, de prendre ou d'obtenir des copies d’informations relatives à une infraction présumée sous quelque forme et sur quelque support de stockage que ce soit.
Chapitre 6 – Procédures
Section 1re – Ouverture de la procédure
Art. 66Saisine de l’Autorité
Art. 67Recevabilité des plaintes
1 ° si les faits dénoncés n’entrent manifestement pas dans le champ des compétences de l’Autorité ;
2° si les conditions de forme visées par le règlement d’ordre intérieur relatif aux procédures régissant les instructions ne sont pas respectées ; ou 3° en cas de prescription des faits dénoncés, conformément à l’article 84, paragraphe 1er.
Art. 68Désignation du chargé de l’instruction
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Section 2 – Procédure d’instruction
Sous-section 1re – Pouvoirs du chargé de l’instruction
Art. 69Demandes de renseignement
Dans l’accomplissement de ses missions, le chargé de l’instruction peut procéder à des demandes de renseignement conformément aux modalités prévues à l’article 63.
Art. 70Entretiens
Sous-section 2 – Clôture de la phase d’instruction
Art. 71Communication des griefs
La communication des griefs précise clairement la nature et l’appréciation juridique des faits à l’origine de l’ouverture de la procédure et le délai, qui ne saurait être inférieur à un mois, accordé au fournisseur, parraineur ou prestataire de services de publicité à caractère politique concerné pour soumettre ses observations.
Art. 72Dossier d’instruction
Le dossier d’instruction comprend :
1° la plainte, le cas échéant ;
Page 41 sur 52 2° la communication des griefs telle qu’adressée au fournisseur, parraineur ou prestataire de services de publicité à caractère politique concerné ;
3° les observations écrites du fournisseur, parraineur ou prestataire de services de publicité à caractère politique concerné ;
4° tout autre élément jugé utile à l’appréciation de l’affaire par le chargé de l’instruction ;
5° les conclusions du chargé de l’instruction sur la qualification d’une violation ou non et, le cas échéant, sur la sanction proposée.
Art. 73Proposition de classement de l’affaire
Cette proposition de décision est motivée et indique les éléments de fait et de droit à sa base.
Art. 74Avis du Conseil de Presse
Section 3 – Procédure contradictoire
Sous-section 1re – Pouvoirs de la direction
Art. 75Demande d’éléments complémentaires
La direction peut renvoyer en tout ou partie le dossier au chargé de l’instruction pour procéder à un complément d’instruction.
Art. 76Auditions
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Sous-section 2 – Décisions à l’issue de la procédure contradictoire
Art. 77Classement
Art. 78Violation de la loi
Pour l’application de l’alinéa 1er, la direction se compose du directeur et du directeur adjoint n’ayant pas mené l’instruction.
Chapitre 7 – Décisions de l’Autorité
Section 1re – Mises en demeure
Art. 79Mises en demeure
Page 43 sur 52 1° article 11, paragraphe 1er;
2° article 13, paragraphe 1er ;
3° article 18 ;
4° article 22 ;
5° article 23 ;
6° article 24 ;
7° article 27, paragraphes 1er à 5 et 7 ;
8° article 28 ;
9° article 29 ;
10° article 30 ;
11° article 31 ;
12° article 32 ;
13° article 33 ;
14° article 34 ;
15° article 35 ; et 16° article 39.
Section 2 – Sanctions
Art. 80Sanctions en application de la présente loi
1° article 11, paragraphe 1er;
2° article 13, paragraphe 1er ;
3° article 18, paragraphes 1er, 2, 3, 4, 6, 7 ;
4° article 22 ;
Page 44 sur 52 5° article 23 ;
6° article 24 ;
7° article 27, paragraphes 1er à 5 et 7 ;
8° article 28 ;
9° article 29 ;
10° article 30 ;
11° article 31 ;
12° article 32 ;
13° article 33 ;
14° article 34 ;
15° article 35 ;
16° article 39 ;
17° article 64 ; et 18° article 65, point 2.
1° un avertissement ;
2° un blâme, qui peut être assorti d’une obligation de communication dudit blâme par le fournisseur concerné, selon les modalités fixées par l’Autorité dans sa décision y relative ;
3° une amende d’ordre de 250 à 250 000 euros.
1° la nature, la gravité, la récurrence et la durée de la violation ;
2° le fait que la violation a été commise délibérément ou par négligence ;
3° toute mesure prise pour atténuer le dommage éventuellement subi ;
4° toute violation pertinente commise précédemment et toute autre circonstance aggravante ou atténuante applicable au cas concerné ;
5° le degré de coopération avec l’Autorité ; et 6° la taille et la capacité économique du fournisseur.
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Art. 81Sanctions en application du Règlement (UE) 2024/900 précité
1° un avertissement ;
2° une amende d’ordre de 250 à 25 000 euros ;
3° des mesures correctives proportionnées à l’infraction et nécessaires pour la faire effectivement cesser.
Section 3 – Exécution des décisions de l’Autorité
Art. 82Recouvrement des amendes
Le recouvrement des amendes est confié à l’Administration de l’enregistrement, des domaines et de la TVA. Il se fait comme en matière d’enregistrement.
Art. 83Sanction du non-respect des décisions de l’Autorité et récidives
1° lorsqu’il s’agit d’un service de médias radiodiffusé, procéder au retrait de l’agrément ;
Page 46 sur 52 2° lorsqu’il s’agit d’un service de médias audiovisuels soumis à notification, prononcer la suspension temporaire du service de médias concerné. Dans le cas d’un service visé à l’article 4, paragraphe 2, l’interdiction du service entraîne l’interdiction de l’usage de la liaison montante ou de la capacité de satellite luxembourgeois ;
3° lorsqu’il s’agit d’un service de plateforme de partage de vidéos, prononcer la suspension temporaire du service concerné.
Section 4 – Prescriptions
Art. 84Prescriptions en matière d’imposition des sanctions
1° la notification d’une demande de renseignements ;
2° la notification d’une convocation à un entretien ;
3° l’institution d’une expertise ;
4° la notification d’une communication des griefs.
Art. 85Prescriptions en matière d’exécution des sanctions
1° par la notification d’une décision modifiant le montant initial de l’amende ou rejetant une demande tendant à obtenir une telle modification ;
2° par tout acte de l’Administration de l’enregistrement, des domaines et de la TVA visant au recouvrement forcé de l’amende.
1° aussi longtemps qu’un délai de paiement est accordé ;
Page 47 sur 52 2° aussi longtemps que l’exécution forcée du paiement est suspendue en vertu d’une décision juridictionnelle.
Section 5 – Voies de recours contre les décisions de l’Autorité
Art. 86Recours gracieux
Un recours gracieux peut être introduit contre les décisions de l’Autorité prises en vertu de la présente loi.
Art. 87Recours contentieux
Un recours en réformation devant le Tribunal administratif est ouvert contre les décisions de l’Autorité prises en vertu de la présente loi.