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En bref

Ce règlement grand-ducal vise à déclarer la zone « Mandelbaach/Reckenerwald » comme zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle, afin de protéger la nature et les ressources naturelles.

Ce qu'il réglemente

Qui il concerne

Points clés

📄 Texte de loi
LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère d'État Le Ministre aux Relations avec le Parlement Madame la Présidente du Conseil d'État Luxembourg Luxembourg, le 6 mai 2019 Personne en charge du dossier: Jean-Luc Schleich 247 - 82954 SCL : R 5965 — 555 / sp Objet : Projet de règlement grand-ducal déclarant zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle, la zone « Mandelbaach/Reckenerwald » sise sur le territoire des communes de Helperknapp et de Mersch. Madame la Présidente, J'ai l'honneur de soumettre à l'avis du Conseil d'État le projet de règlement grand-ducal sous rubrique, élaboré par la Ministre de l'Environnement, du Climat et du Développement durable. Je joins en annexe le texte du projet, l'exposé des motifs, le commentaire des articles, la fiche d'évaluation d'impact, la fiche financière ainsi que le dossier de classement, comprenant, entre autres, les avis du Conseil supérieur pour la protection de la nature, de la Commune de Helperknapp, de la Commune de Mersch, de l'Administration de la nature et des forêts et de la Chambre d'agriculture. Veuillez agréer, Madame la Présidente, l'assurance de ma haute considération. Pour le Premier Ministre Ministre d'État Le Ministre aux Relations avec le rlement ns ri- 43, boulevard F.-D. Roosevelt L-2450 Luxembourg Tél. (+352) 247-82952 Fax (+352) 46 74 58 scl@scl.etat.lu www.legilux.lu www.gouvernementlu www.luxembourg.lu LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Environnement, du Climat et du Développement durable Projet de Règlement grand-ducal déclarant zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle, la zone « Mandelbaach/Reckenerwald » sise sur le territoire des communes de Helperknapp et de Mersch Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Vu la loi du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles, et notamment ses articles 2, 15, 17, 34, 35 et 37 à 45 ; Vu la décision du Gouvernement en conseil du 13 janvier 2017 relative au plan national concernant la protection de la nature 2017-2021 et ayant trait à sa première partie intitulée « Stratégie nationale Biodiversité » ; Vu la fiche financière ; Vu l'avis du Conseil supérieur pour la protection de la nature et des ressources naturelles ; Vu l'avis émis par les conseils communaux des communes de Helperknapp et de Mersch après enquête publique ; Vu les avis [de la Chambre d'agriculture, de la Chambre de commerce et de la Chambre des métiers] ; Notre Conseil d'Etat entendu ; Sur le rapport de Notre Ministre de l'Environnement, du Climat et du Développement durable et de Notre Ministre des Finances, et après délibération du Gouvernement en conseil ; Arrêtons : er . Art. 1 Est déclarée zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle, la zone « Mandelbaach/Reckenerwald », sise sur le territoire des communes de Helperknapp et Mersch, partie de la zone protégée d'intérêt communautaire « Vallée de la Mamer et de l'Eisch » référencée sous le code LU0001018. Art. 2. La zone protégée d'intérêt national « Mandelbaach/Reckenerwald », d'une étendue totale de 900,07 hectares se compose de deux parties : 1° La partie A, dite la zone protégée, d'une étendue de 863,94 hectares, formée par des fonds inscrits 1 Adresse postale L-2918 Luxembourg Tél. (+352) 247-86824 Fax (+352)400 410 4, Place de l'Europe L-1499 Luxembourg www.emwelt.lu www.gouvernement.lu au cadastre de la commune de Helperknapp, section BC de Brouch, section TA de Tuntange et section TB de Hollenfels, ainsi que de la commune de Mersch, section F de Reckange et section G de Mersch sous les numéros : a) Commune de Helperknapp, section BC de Brouch : 1168/1939, 1168/1940, 1188/1413, 1237/1941, 1237/1994, 1237/1995, 1237/2285, 1237/2286, 1237/2569 partie, 1238/1912, 1238/1950, 1238/1951, 1238/1955, 1238/1956, 1238/1958, 1238/2240, 1238/2241, 1238/2287, 1238/2288, 1238/3016, 1238/3017, 1239/1916, 1241/1915, 1242/65, 1243,; b) Commune de Helperknapp, section TA de Tuntange : 62, 765, 768, 769, 771, 803 partie, 817, 818, 821, 830, 834, 855, 856, 878, 888, 892, 894, 897, 765/2, 788/486, 789/2380, 793/2383, 794/2384, 796/2386, 799/2390, 799/2391, 800/1579, 800/1580, 804/1331, 814/2412, 814/3379, 814/3381, 815/2413, 815/2415, 816/2416 partie, 816/3383, 819/1651, 819/1652, 819/1653, 819/1654, 819/1655, 820/2120, 822/2075, 824/2922, 824/2923, 824/2924, 825/4084, 828/1787, 828/2925, 829/1788, 833/327, 833/328, 833/329, 833/330, 835/4085, 835/4086, 840/4071, 843/4072, 846/2796 partie, 852/2803, 854/2704, 857/1789, 857/1790, 858/2249, 858/2250, 860/2926 partie, 871/2401, 872/2668, 872/2669, 877/1335, 879/1336, 882/2014, 882/2015, 884/1658, 884/1659, 884/1660, 884/1661, 884/1662, 884/1730, 884/1731, 884/1732, 889/333, 890/334, 891/2392, 893/2267, 893/2268, 895/2269, 895/2270, 896/2284, 896/3387, 896/3388 ; c) Commune de Helperknapp, section TB de Hollenfels : 113, 125, 127, 159, 160, 174, 225, 226, 258, 262, 266, 268, 269, 270, 273, 276, 277, 278, 279, 280, 283, 284, 618, 620, 626, 769, 121/738, 121/739, 122/178, 122/179, 124/462, 132/64, 133/500, 138/841, 139/501, 139/842, 172/465, 220/509, 220/510, 228/690, 247/1063 partie, 256/1016, 256/1017, 256/653, 257/225, 259/765, 260/655, 260/656, 261/657, 263/834, 267/486, 271/226, 272/227, 272/228, 274/541, 274/542, 274/543, 275/789, 275/790, 275/791, 277/2, 281/662, 281/663, 281/664, 282/230, 285/231, 624/864 partie, 624/865 partie, 624/1009 partie, 625/1020, 625/1021, 627/253, 628/647, 630/648, 639/1024, 639/1025, 641/1026, 641/1027, 641/756. d) Commune de Mersch, section F de Reckange : 693, 694, 695, 696, 701, 734, 740, 844, 847, 1014, 1015, 1016, 1017, 1019, 1020, 1022, 1023, 1024, 1025, 1026, 1027, 1028, 1039, 1040, 1041, 1049, 1051, 1081, 1082, 1083, 1088, 1137, 1344, 1346, 1012/1548, 1012/1549, 1013/869, 1018/2, 1018/870, 1021/871, 1029/1236, 1031/1832, 1031/1833, 1031/1834, 1032/173, 1032/963, 1032/964, 1034/1273, 1035/2802, 1036/2803, 1042/1513, 1042/1514, 1045/70, 1047/71, 1048/1124, 1048/1125, 1048/175, 1050/1334, 1050/2431, 1050/2623, 1050/2624, 1050/2625, 1050/2626, 1050/2627, 1052/177, 1052/875, 1052/876, 1070/74, 1073/2805, 1073/2806, 1074/2807, 1075/882, 1075/973, 1075/974, 1135/2104, 1135/2105, 1139/503, 1139/885, 2 1140/1141, 1340/2647, 1343/516, 1345/517, 1384/535, 1490/3, 1490/725, 1496/537, 1500/2420, 1517/2421, 1517/545, 1523/547, 1524/549, 1823/3067, 1823/3068, 1896/2115, 1896/2461, 1896/3247, 1896/3248, 1897/1311, 1897/1312, 1898/213, 1899/2505 partie, 1899/2508, 1899/2734 partie, 1899/2912, 1899/2913 partie, 1899/3069, 1899/3070, 1901/2869, 1902/2867, 1902/2868, 1903 partie, 1904/2510, 1904/2511, 1904/2512, 1904/2513, 1904/2515, 1904/2575 partie, 1904/2576, 1905/2518, 1905/2520, 1905/2521, 1905/2812, 1905/3288, 1905/3289, 1905/3290, 1906/2522, 1906/2523, 1907, 1908/2719, 1908/2999, 1908/3000, 1909, 1910/1994, 1910/2472, 1910/2473, 1910/2474, 1910/2475, 1910/3001, 1910/3002, 693/2, 704/1098, 706/838, 707/839, 710/840, 710/841, 735/2605, 735/2606, 735/2607, 735/833, 737/2608 ; e) Commune de Mersch, section G de Mersch : 1795/3986, 1796/1406, 1797/1407, 1798/1408, 1826/1412, 1826/1413, 1858/1417, 1859/4331, 1860/4332 ; 2' La partie B, dite la zone de développement, d'une étendue de 36,13 hectares, formée par des fonds inscrits au cadastre de la commune de Mersch, section A de Reckange, sous les numéros : 1899/2505 partie, 1899/2734 partie, 1899/2913 partie, 1903 partie, 1904/2514, 1904/2516, 1904/2575 partie. Sont également inclus tous les fonds et toutes les parcelles cadastrales ne portant pas de numéros, se trouvant à l'intérieur du périmètre de la zone protégée d'intérêt national. La délimitation de la zone protégée d'intérêt national est indiquée sur les plans annexés. Art. 3. Dans la partie A sont interdits : 1° les fouilles, les sondages, les travaux de terrassement, l'enlèvement de terre végétale, le déblai, le remblai, l'extraction de matériaux, à l'exception des travaux de sondages servant à l'identification de sources d'eau potable destinée à la consommation humaine qui restent soumises à autorisation préalable du ministre ayant l'Environnement dans ses attributions, désigné ci-après comme « le ministre » ; 2° le dépôt de déchets et de matériaux, à l'exception des grumes sur les lieux d'entreposage ; 3° les travaux susceptibles de modifier le régime des eaux superficielles ou souterraines, le drainage, le changement du lit des ruisseaux et le curage, ainsi que le rejet d'eaux usées ; 4° toute construction incorporée au sol ou non, à l'exception des installations légères d'affût de chasse et des ruches apicoles ; en outre, cette interdiction ne s'applique pas : a) à l'aménagement d'une piste cyclable longeant la route nationale 8 et reliant les localités de Brouch et de Reckange ; b) aux installations de nouveaux captages d'eau potable destinée à la consommation humaine ; et 3 c) aux interventions nécessaires à l'entretien ou au renouvellement des constructions existantes; Les exceptions visées sous les points a) à c) restent soumises à autorisation préalable du ministre ; 50 la mise en place d'installations de transport et de communication, de conduites d'énergie, de liquide ou de gaz, de canalisations ou d'équipements assimilés, sauf dans les chemins consolidés existants ; cette interdiction ne s'applique pas aux installations et aménagements relatifs aux nouveaux captages de sources d'eau potable destinée à la consommation humaine, ni aux interventions nécessaires à l'entretien ou au renouvellement des installations existantes qui restent tous soumis à autorisation préalable du ministre; les travaux d'entretien courants à l'intérieur des chambres de captage des sources ou des réservoirs d'eau potable destinée à la consommation humaine ne nécessitent pas l'autorisation préalable du ministre ; 6° le changement d'affectation des sols, y compris la réduction, la destruction ou la détérioration de biotopes protégés et habitats visés par l'article 17 de la loi du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles ; 7° la circulation à l'aide de véhicules motorisés en dehors des voies munies d'un revêtement à base de bitume ; cette interdiction ne s'applique pas aux propriétaires des terrains, ni à leurs ayants droit ; 8° la circulation à vélo et à cheval en dehors des chemins existants, sauf dans le cadre de l'exception de l'exploitation forestière réalisée avec des chevaux de traits ; les manifestations à but lucratif ou les activités susceptibles de nuire l'environnement restent soumises à autorisation préalable du ministre ; 9° la circulation surfacique avec des engins motorisés dans le contexte de l'exploitation forestière, à l'exception de la circulation des engins sylvicoles sur les chemins existants ou sur des layons de débardage distancés les uns des autres de 40 mètres au minimum ; 100 l'enlèvement, la destruction et l'endommagement de plantes sauvages et de parties de ces plantes appartenant à la flore indigène, sans préjudice de l'exploitation forestière ou agricole, des travaux nécessaires pour des raisons de sécurité publique, ou des activités réalisées dans le contexte de la promotion pédagogique ou de la sensibilisation environnementale ; la lutte contre les adventices en agriculture est autorisée dans le contexte de la conditionnalité ; 11° la perturbation, la capture ou la mise à mort d'animaux appartenant à la faune sauvage indigène, à l'exception de ceux considérés comme gibier, sans préjudice des dispositions afférentes de la législation sur la chasse ; 12° l'emploi de pesticides, la fertilisation ou le chaulage en milieu forestier, ainsi que sur les biotopes protégés et habitats visés par l'article 17 de la loi du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles ; 13° toute coupe rase en forêt feuillue sur des surfaces dépassant 0,25 hectare ; 4 14° toute coupe rase de peuplements de résineux dépassant 1 ha, celles dépassant 0,5 hectare étant soumises à autorisation préalable du ministre ; 15° la transformation de peuplements feuillus en peuplements résineux, ainsi que la plantation de résineux ou d'essences allochtones. Art. 4. Au sein de la partie A, une surface minimale de 50 ha des forêts domaniales sera gérée en tant que réserve forestière intégrale, sans exploitation forestière. Un plan de gestion spécifique de la réserve naturelle ou le plan de gestion de la zone d'intérêt communautaire Natura 2000 « Vallée de la Mamer et de l'Eisch » déterminera l'emplacement de la partie réserve forestière intégrale. Art. 5. La partie B, dite la zone de développement, correspond à des fonds exploités ou destinés à être exploités en carrière et en décharge pour déchets inertes au moment de la déclaration de la zone « Mandelbaach/Reckenerwald » en tant que zone protégée d'intérêt national, et n'est pas sujet aux interdictions formulées par l'article 3. Lors de la cessation de l'exploitation de la carrière et au plus tard le ler janvier 2045, les fonds de la partie B intégreront entièrement la zone protégée d'intérêt national au même titre que les fonds de la partie A et les interdictions formulées par l'article 3 seront applicables pour la partie B. Art. 6. Les dispositions énumérées aux articles 3 et 4 ne s'appliquent pas aux mesures prises dans l'intérêt de la conservation, de la gestion, de la promotion pédagogique et de la sensibilisation environnementale de la zone protégée d'intérêt national, des travaux relatifs au captage et à la distribution d'eau destinée à la consommation humaine, ainsi que du maintien et de la restauration du patrimoine historique et culturel de la zone protégée d'intérêt national. Ces mesures restent toutefois soumises à autorisation du ministre. Art. 7. Notre ministre de l'Environnement, du Climat et du Développement durable et Notre mMinistre des Finances sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent règlement qui sera publié au Journal officiel du Grand-Duché du Luxembourg. La Ministre de l'Environnement, du Climat et du Développement durable Le Ministre des Finances 5 Exposé des motifs Le présent projet de règlement grand-ducal vise de classer la zone « Mandelbaach/Reckenerwald » sise sur le territoire des communes de Helperknapp et de Mersch, située entre les localités de Hollenfels, Tuntange, Brouch et Reckange, en tant que zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle, conformément aux articles 2, et 38 à 45 de la loi du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature. A cet effet, un dossier de classement a été établi qui sera la base de la procédure de classement prévue par la loi. Le classement de la zone protégée « Mandelbaach/Reckenerwald » s'inscrit pleinement dans la politique nationale en matière de protection de la nature telle que fixée par le « Plan National pour la Protection de la Nature », approuvé en date du 13 janvier 2017 par le Conseil de Gouvernement. La future réserve naturelle est à considérer comme une des zones noyau à haute valeur biologique de la zone Natura2000 « Vallée de la Mamer et de l'Eisch (LU0001018) » qui a été désignée dans le cadre de la mise en œuvre de la « Directive Habitats » (92/43/CEE). Ainsi, le classement du site « Mandelbaach/Reckenerwald » est à considérer comme mesure réglementaire pour la mise en œuvre du réseau Natura2000 en vertu des articles 34, 35 et 37 de la loi du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles, et comme telle sera grevée de servitudes et de charges prévues par l'article 42 de la même loi. La future zone protégée se caractérise par une haute diversité biologique qui résulte de la multitude d'habitats différents présents au site. Dans ce contexte, il y a lieu de souligner prioritairement le milieu forestier constitué essentiellement de hêtraies, mais également de chênaies-charmaies et de quelques forêts alluviales. La proportion de milieux ouverts inclus dans la future réserve naturelle est très faible, cependant, les lisières et les quelques clairières et herbages inclus dans la délimitation jouent un rôle important pour différentes espèces, dont notamment les oiseaux, les chauves-souris ou encore le chat sauvage. En raison de sa nature géologique, la région est riche en sources, dont des sources pétrifiantes avec formation de tuf, un habitat d'intérêt communautaire prioritaire. En plus des différents cours d'eau, il y a aussi de nombreuses eaux stagnantes d'origine soit naturelle, soit anthropique. D'autre part, le site abrite des habitats secs ou rocheux, tels que les landes à Callune sur les plateaux, ainsi que des formations rocheuses et éboulis du grès luxembourgeois, qui bordent les pentes jusqu'aux vallées de la Mandelbaach et de l'Eisch. Parallèlement à la diversité des habitats, il y a une multitude d'espèces de plantes et d'animaux, qui sont parfois très spécialisés ou rares. La présence de nombreuses mousses rares est particulièrement remarquable. De plus amples informations quant à la valeur écologique de la zone humide « Ma ndelbaach/Reckenerwald » figurent dans le dossier de classement ci-joint. 6 Commentaires des articles Ad article le' : Cet article formule l'objectif du présent règlement grand-ducal qui est la désignation d'une zone appelée « Mandelbaach/Reckenerwald » en tant que zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle en vertu de la loi du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles. Il précise la situation géographique de la zone en précisant les communes concernées. En plus, cet article indique que la zone sous question fait partie d'une zone protégée d'intérêt communautaire et en conséquence le présent règlement grand-ducal est à interpréter en tant que mesure réglementaire de ladite zone d'intérêt communautaire. Ad article 2 : Cet article indique la surface en hectares de la réserve naturelle proposée et liste les numéros des parcelles cadastrales visées par la désignation de la zone protégée d'intérêt national. Il précise que la future zone protégée est divisée en deux sous-unités, une fois la partie A, dite la zone protégée — proprement dite — et de l'autre la partie B, dite zone de développement, qui est actuellement exploitée ou destinée à être exploitée en tant que carrière et décharge à déchets inertes. Il indique que certaines surfaces incluses dans la réserve naturelle ne portent pas de numéro cadastral, cependant sont également visées par la désignation de la zone protégée d'intérêt national. Finalement, cet article indique que la délimitation de la réserve naturelle est précisée sur base de plans topographiques annexés au règlement gra nd-duca I. Ad article 3 : L'article 3 liste les différentes servitudes grevées aux fonds et interdictions imposées aux propriétaires et exploitants de la partie A de la zone. Ad le" à 3e point : ces trois points interdisent les différents types d'activités de mouvement de sol et de sous-sol, de dépôt ou d'enlèvement de matériaux ou encore d'utilisation des eaux ou de changement du régime hydrique impactant ou risquant d'impacter - directement ou indirectement - les biotopes, habitats d'espèces et espèces, ainsi que la beauté du paysage. Ad e point : il interdit les différentes constructions qui impactent ou risquent d'impacter directement ou indirectement - les biotopes, habitats d'espèces et espèces, ainsi que la beauté du paysage. L'article prévoit différentes exceptions pour les interventions aux constructions existantes ou des constructions visant la chasse ou l'apiculture, ainsi que l'installation d'une piste cyclable longeant la route nationale 8 qui relie Brouch à Reckange/Mersch. Hormis les installations légères relatives à la chasse et l'apiculture, ces exceptions restent cependant soumises à autorisation du ministre. Ad e point : à l'instar du e point, ce point interdit l'installation de moyens de transport ou de communication, tout en prévoyant des exception pour les installations déjà existantes ou encore pour les aménagements relatifs aux captages d'eau potable. Ces exceptions restent cependant soumises à autorisation du ministre. 7 Ad e point : il interdit le changement d'affectation des sols tout en précisant que la destruction, dégradation ou réduction de fonds présentant des biotopes en vertu de ladite loi est interdite. Ad 7' à 9' points : ces points réglementent la circulation dans la zone qui impacterait ou risquerait d'impacter - directement ou indirectement - les biotopes ou habitats d'espèces ou qui risqueraient de perturber plus précisément la faune. Différentes exceptions sont précisées visant notamment les propriétaires des terrains de la zone et leurs ayants droit, ou encore certains types d'activités. Ad 10' point : il interdit toute atteinte aux plantes sauvages. Cette interdiction ne vise pas l'exploitation forestière ou agricole, ni des travaux nécessaires pour la sécurité publique, ni les activités réalisées dans le contexte de la promotion pédagogique. Il précise également qu'une exception est faite pour les quelques surfaces agricoles afin de respecter la conditionnalité dans le cadre de l'exploitation agricole. Ad 11e point : il interdit toute perturbation, capture - temporaire ou définitive - ou destruction de tout animal indigène dans la réserve naturelle. L'exercice de la chasse n'est pas visé par cette interdiction. Ad 12' point : il interdit l'utilisation de différentes substances nocives pour les biotopes, les habitats d'espèces et les espèces. La fertilisation et le chaulage risquent d'homogénéiser la flore en donnant un avantage aux plantes ubiquistes et généralistes. Les pesticides impactent directement voire indirectement les espèces protégées : les herbicides portent atteinte à la flore, les insecticides détruisent les insectes et impactent les autres animaux insectivores, les rodenticides tuent les rongeurs et posent indirectement un risque pour les rapaces qui ingurgitent les rongeurs empoisonnés, et les fongicides sont connus d'impacter indirectement différentes espèces d'insectes. Ad 13 à 15' points : il réglemente l'exploitation forestière en précisant différents seuils maximaux pour les coupes rases et en interdisant la plantation de résineux ou d'essences allochtones qui risqueraient d'impacter ou dégrader les différents habitats ouverts ou forestiers. Ad article 4 : Cet article prévoit l'installation d'une zone de la forêt domaniale gérée sous forme d'une réserve forestière intégrale. L'emplacement exacte de celle-ci sera déterminé par un plan de gestion. Ad article 5 : Cet article dispose que la partie B, dite la zone de développement, fera partie intégrante de la zone protégée au moment de la cessation de l'exploitation de la carrière et au plus tard au ler janvier 2045. A partir de ce moment, les interdictions prévues par l'article 3 prendront également effet sur la partie B. Ad article 6 : Cet article prévoit la possibilité de déroger aux servitudes, interdictions et réglementations disposées par l'article 3 et 5 s'il s'agit de mesures de conservation et de gestion prises dans l'intérêt de la zone, d'activités pédagogiques et scientifiques, de mesures de conservation du patrimoine historique et culturel de la zone ou encore le captage de sources d'eau potable destinée à la consommation humaine. Ces activités restent soumises à autorisation. 8 Ad article 7 : Cet article comporte la formule exécutoire. 9 FICHE FINANCIERE Intitulé du projet : Projet de Règlement grand-ducal déclarant zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle, la zone « Mandelbaach/Reckenerwald » sise sur le territoire des communes de Helperknapp et de Mersch. Ministère initiateur : Ministère de l'Environnement, du Climat et du Développement durable Suivi du projet par : Monsieur Gilles Biver Tél. : 2478-6834 Courriel : gilles.biver@mev.etat.lu En complément à la note, à l'exposé des motifs et au dossier de classement, il convient de relever que les interdictions et réglementations prévues par l'avant-projet de règlement grand-ducal n'impliqueront, en ce qui concerne les mesures de gestion proprement dites, la mise à disposition que de faibles moyens financiers. Les mesures de conservation et de gestion courantes et déjà existantes - instaurées dans le cadre de la mise-enœuvre de la gestion d'une zone Natura2000 - se focalisent surtout sur une exploitation forestière durable, tout en réalisant la gestion, voire la restauration des habitats qui sont à l'origine de la déclaration de cette zone protégée. Les dépenses relatives à la désignation proprement dite de la zone protégée d'intérêt national seront imputées sur les crédits ordinaires de l'Administration de la nature et des forêts, et sont estimées comme suit : 1) 2) 3) 4) 5) restauration des sources pétrifiantes : 20.000 € (montant unique), gestion des mardelles et mares : 10.000 € (montant unique), installation et gestion de landes à callune : 20.000 (montant unique), suivi scientifique : 7.000 € (tous les 6 ans), sensibilisation du publique (panneaux) : 3.000 € (montant unique). 10 Conseil supérieur pour la Protection de la Nature (Extrait dul Rapport de la réunion du 5 juillet 2017 Présents : M. Tom Conzemius M. Gilles Biver M. Guy Colling M. Ben Geib M. Jan Herr M. Thierry Kozlik Mme Suzanne Link (en remplacement de Pascal Pelt) Mme Danièle Murat M. Julien Reiners M. Roger Schauls Mme Sonja Thill M. Winfried van Loë (invité Privatbésch) Mme Karin Riemer (secrétaire) Excusés : M. Mikis Bastian Mme Nora Elvinger M. Jean-Claude Kirpach M. Jean-Paul Lickes M. Pascal Pelt M. Hubert de Schorlemer Mme Nora Welschbillig M. Marc Weyland M. Henri Wurth 4. Future zone protégée d'intérêt national « Mandelbaach-Reckenerwald » sous forme de réserve naturelle La future zone protégée d'intérêt national « Mandelbaach-Reckenerwald » fait partie intégrante de la zone Natura 2000 « Vallée de la Mamer et de l'Eisch » et se distingue par une biodiversité très riche. Elle se divise en deux zones, la zone A constituant le noyau de la future zone protégée. La zone B comprend la carrière au nord de la zone et sera intégrée dans une deuxième phase dans la future zone protégée. 11 Remarques : A propos de la prairie au centre du Reckenerwald : au cas où cette surface entamerait la qualité de l'eau de la zone protégée, ce problème devrait être réglé par la législation concernant la protection de l'eau. Au nord de la zone il faudra vérifier si les parcelles sont concordantes avec les numéros FLIC et la délimitation des exploitations actuellement en vigueur. Ces remarques étant faites, le CSPN avise favorablement la désignation de la zone «Mandelbaach-Reckenerwald» en tant que réserve naturelle. 12 Ministère de l'Environnement, du Climat et du Développement durable Administration de la nature et des forêts ZONE PROTÉGÉ D'INTÉRÊT NATIONAL SOUS FORME DE RÉSERVE NATURELLE 1:3 PARTIE A PARTIE B 250 500 750 1000 m Fond de plan© Administration du Cadastre de la Topographie Luxembourg A ck ner iere Tic 6 1 1 351 Série 231 / fhidir Ministère de l'Environnement, du Climat et du Développement durable Administration de la nature et des forêts / Rleoir ZONE PROTÉGÉ D'INTÉRÊT NATIONAL SOUS FORME DE RÉSERVE NATURELLE .R.1 3 355\ Cl9uShaf « Mandelbaach-Reckenerwald » CD PARTIE A PARTIE B 1 : 25 000 schelt 250 500 750 1000 m Fond de plan() Administration du Cadastre de la Topographie Luxembourg A Ministère de l'Environnement, du Climat et du Développement durable Administration de la nature e des forêts I S.7 ZONE PROTÉGÉ D'INTÉRÊT NATIONAL SOUS FORME DE RÉSERVE NATURELLE « Mandelbaach-Reckenerwald » PARTIE A PARTIE B 1 : 10 000 0 250 500 750 1000 rn Fond de plan© Administration du Cadastre de la Topographie Luxembourg Jeizebierg Ministère de l'Environnement, du Climat et du Développement durable Administration de la nature et des forêts i derfeld ZONE PROTÉGÉ D'INTÉRÊT NATIONAL SOUS FORME DE RÉSERVE NATURELLE « Mandelbaach-Reckenerwald » 1=1 PARTIE A CM PARTIE B 1 : 10 000 0 250 500 750 1000 m Fond de plan© Administration du Cadastre de la Topographie Luxembourg A zi . . -;;;;" r ---- -------.: ,-------- ' I e 44----\ e et. // en .,, ------i.,,---.7 ...,...5 ,\ ij / ,// . / ,. -. . ' f // ' r \4\ .' , -----.- --„, --, 0. . .i .,....•*«"" 71 , /7341 -,,e'''''. '. I/‘ . l'il /I e347 \‘ \\' • '‘ \\\ il -..s.. .,.s,,,,:‘ . 1/ N,..>?\ : .356 \ 4/,/ , .,, ii --- 3- il i(i « r i il "'‘e,„ , . \•,,.....„. ;,4 , -...--4 • ' > .,_0100. « e schn , , .- ,./. 4711 \ N.. , )/- e - Cie )1\,, li ,t,. if s ii (. ..‘ i . ,'"- ''''''' 'Il ii. .. // i,/ , ::1:::,, ,, 1' \ ‘, ,s . : .356 `‘.,.\ M 37 ,4 I . ,,,. --,--. ,, ...----2 e" ,:. ,.'/"----:' 7,/ ,i, /1 4\ .1' h .. \\ ,. : \\ ,-, ._, ,: ,„.,.. . „, ,.. 327 ,.,...._ \.,t, i> , - , \1 , ,; ‘1\•,', 1 BOisebierg ),; 338. . , ,\ Unneb qn1 23o Uuchtewiss Ministère de l'Environnement, du aimat et du Développement durable Administration de la nature et des forêts ZONE PROTÉGÉ D'INTÉRÊT NATIONAL SOUS FORME DE RÉSERVE NATURELLE « Mandelbaach-Reckenerwald » e r717.g ,. C:3 PARTIE A PARTIE B 1 : 10 000 0 250 500 750 1000 m Fond de plan© Administration du Cadastre de la Topographie Luxembourg A _ Héight, Ministère de l'Environnement, du Climat et du Développement durable Administration de la nature et des forêts ZONE PROTÉGÉ D'INTÉRÊT NATIONAL SOUS FORME DE RÉSERVE NATURELLE « Mandelbaach-Reckenerwald » I:=3 PARTIE A PARTIE B Fond de planC) Administration du Cadastre de la Topographie Luxembourg A Dossier de ciassement Mise a jour 2017 «Mancielbaach/Reckenerwald» LE GatnetimEmeNr tni Giumn-runst or, IUXEMSCIURG Mirtrrtjj :*.retst-ppfrr jch irteràltructures durabic ,„ttmln rem ire, is nature et det *m'al Impressum Auftraggeber: Ministère du développement durable et des Infrastructures Administration de la nature et des forêts Service des forêts 81, avenue de la gare L-9233 Diekirch Auftragnehmer: natur & ëmwelt - Fondation Hëllef fir d'Natur 5, route de Luxembourg L-1899 Kockelscheuer Bearbeiterin: Claudine Felten (Dipl. Forst) (2015) Überarbeitung : Administration de la nature et des forêts Service des forêts 81, avenue de la gare L-9233 Diekirch Bearbeiterin: Danièle Murat (Dipl. Biologin) (2017) 0 Einleitung 1 Abgrenzung und Lage 5 6 1.1 Allgemeine Lage 1.2 Flächengröße 1.3 Zuständige verwaltungsbehörden 1.4 Beschreibung des Gebietes 1.4.1 Geologie und Geomorphologie 1.4.2 Böden 1.4.3 Klirna 1.4.4 Hydrologie 1.4.5 Flächennutzung 1.5 Eigentümer 1.6 Die Jagdreviere 6 6 6 7 7 8 9 9 11 12 13 2 Frühere Nutzungen, Entwicklung 13 3 Flora, Fauna, Habitate 14 3.1 Habitate 14 3.1.1 Magere Flachlandmähwiesen (FFH-Code 6510) 15 3.1.2 Kalktuffquellen (FFH-Code 7220*) 15 3.1.3 Natürliche und naturnahe Kalkfelsen und ihre Felsspaltenvegetation (FFH-Code 8210) 16 3.1.4 Nicht touristisch erschlossene Höhlen (FFH-Code 8310) 18 3.1.5 Auen-Wälder mit Alnus glutinosa und Fraxinus excelsior (Alno-Padion, Alnion incanae, Salicion albae) (FFH-Code 91E0*) 18 3.1.6 Hainsimsen-Buchenwald (Luzulo-Fagetum) (FFH-Code 9110) 19 3.1.7 Waldmeister-Buchenwald (Asperulo-Fagetum) (FFH-Code 9130) 22 3.1.8 Subatlantischer oder mitteleuropäischer Stieleichenwald oder EichenHainbuchenwald (Carpinion betuli) IStellario-Carpinetum] (FFH-Code 9160) 23 3.1.9 Quellen (BK05) 24 3.1.10 Sand- und Silikatmagerrasen (BK07) 24 3.1.11 Stillgewässer (BK08) 25 3.1.11 Fliefigewässer 26 3.2 Flora 26 3.2.1 Moose und Flechten 26 3.3 Fauna 29 3.3.1 Vögel 29 3.3.2 Säugetiere 31 3.3.3 Arten FFH - Anhang H 32 3.4 Weitere nach nationalem Recht geschützte Arten 33 4 Schutzwürdigkeit 35 5 Gefährdungen 36 5.1 Kalktuffquellen (FFH-Code 72201 37 5.2 Kalkmagerrasen / Silikatmagerrasen 37 5.3 Natürliche und naturnahe Kalkfelsen und ihre Felsspaltenvegetation (FFH-Code 8210) 37 5.4 Nicht touristisch erschlossene Höhlen (FFH-Code 8310) 37 3 5.5 Auen-Wälder mit Alnus glutinosa und Fraxinus excelsior (Alno-Padion, Alnion 38 incanae, Salicion albae) (FFH-Code 91E01 38 5.6 Magere Flachlandmähwiesen (FFH-Code 6510) Hainsimsen-Buchenwald (Luzulo-Fagetum) und Waldmeister-Buchenwald (FFH5.7 38 Code 9110) Subatlantischer oder mitteleuropäischer Stieleichenwald oder Eichen5.8 Hainbuchenwald (Carpinion betuli)[Stellario-Carpineturn] (FFH-Code 9160) 38 39 5.9 Quellsumpf 39 5.10 Fließgewässer 5.11 Stillgewässer 39 39 5.12 Moose 6 40 Ziele 42 42 42 42 42 6.1 Kalktuffquellen 6.2 Kalkmagerrasen / Silikatmagerrasen 6.3 Magere Flachlandmähwiesen (FFH-Code 6510) Felsen 6.4 Höhlen 6.5 Auen-Wälder mit Alnus glutinosa und Fraxinus excelsior (Alno-Padion, Alnion 6.6 incanae, Salicion albae) (FFH-Code 91E0*) 6.7 Hainsimsen-Buchenwald (Luzulo-Fagetum) (FFH-Code 9110) 6.8 Waldmeister-Buchenwald (Asperulo-Fagetum) (FFH-Code 9130) Subatlantischer oder mitteleuropäischer Stieleichenwald oder Eichen6.9 Hainbuchenwald (Carpinion betuli) [Stellario-Carpinetum] (FFH-Code 9160) 6.10 Flieggewässer 6.11 Stillgewässer 43 43 43 7 Massnahmen 43 7.1 Kalktuffquellen 7.2 Kalkmagerrasen / silikatmagerrasen 7.3 Magere Flachlandmähwiesen (FFH-Code 6510) 7.4 Felsen 7.5 Höhlen 7.6 Auen-Wälder mit Alnus glutinosa und Fraxinus excelsior (Alno-Padion, Alnion incanae, Salicion albae) (FFH-Code 91E01 7.7 Hainsimsen-Buchenwald (Luzulo-Fagetum) (FFH-Code 9110) 7.8 Waldmeister-Buchenwald (Asperulo-Fagetum) (FFH-Code 9130) 7.9 Subatlantischer oder mitteleuropäischer Stieleichenwald oder EichenHainbuchenwald (Carpinion betuli) [Stellario-Carpinetum] (FFH-Code 9160) 7.10 Quellsumpf 7.11 Fließgewässer 7.12 Stillgewässer 7.13 Hecken 7.14 Moose 43 44 44 44 44 45 46 46 46 46 46 8 47 Literatur 42 43 43 44 45 45 49 Anhänge: Tabellen und Karten 4 0 Einleitung Das NSG Mandelbaach/Reckenerwald zeichnet sich aus durch eine hohe Biodiversität, die sich aus den vielen unterschiedlichen Lebensräumen des Gebietes ergibt. Vorrangig zu nennen sind in diesem Zusammenhang die Wälder, hauptsächlich alte, naturnahe Buchen- und Eichenwälder. Daneben finden sich, eher kleinflächig, verschiedene Auwaldgesellschaften, insbesondere in der Talaue des namensgebenden Mandelbaachs. Aufgrund seiner geologischen Beschaffenheit ist das Gebiet reich an Quellen, zumeist Tuffquellen, die knapp oberhalb des Talgrunds zu Tage treten. Neben den Fließgewässern finden sich auch zahlreiche Stillgewässer natürlichen und anthropogenen Ursprungs. Extreme Trockenheit kennzeichnet auf der anderen Seite die Felsformationen des Luxemburger Sandsteins, die die Hänge zum Mandelbaach- und Eischtal säumen. Entsprechend der Vielzahl der Lebensräume finden sich eine Vielzahl von Pflanzen und Tieren, die mitunter sehr stark spezialisiert und selten sind. Besonders hervorzuheben ist das Vorkommen zahlreicher seltener Moose. Betrachtet man die Entwicklung des Naturschutzgebietes wird deutlich, dass eine Vielzahl der Arten, aufgrund derer das Gebiet Eingang in die Liste der potenziellen Naturschutzgebiete von 1981 (Déclaration d'Intention Générale) gefunden hat, nicht mehr existieren. Es hat eine deutliche Verschlechterung des Erhaltungszustandes stattgefunden. Angesichts dessen sowie angesichts der Tatsache, dass das Naturschutzgebiet komplett im Natura 2000 — Gebiet des Eisch- und Mamertals liegt und der damit verbundenen Verpflichtung zum Erhalt und zur Wiederherstellung eines guten Erhaltungszustandes der dort vorkommenden Habitate und Arten gemäß der europäischen FFH-Richtlinie, ist die kurzfristige Ausweisung des Gebietes von großer Bedeutung, umso mehr als viele der hier vorkommenden Arten und Habitate auch auf der Prioritätenliste des Nationalen Naturschutzplans (PNPN2) von 2017 stehen. Dazu stellt nun das vorliegende, überarbeitete Ausweisungsdossier den ersten Schritt dar. 5 1 Abgrenzung und Lage 1.1 Allgemeine Lage Das geplante Naturschutzgebiet „Mandelbaach/Reckenerwald"liegt im Zentrum des Großherzogtums Luxemburg, 4 km südwestlich von Mersch, in unmittelbarer Nähe zur Ortschaft Hollenfels. Im Norden wird das Gebiet begrenzt durch die N8 zwischen Reckange und Brouch während nach Süden hin die C.R. 105 zwischen Hunnebour und Marienthal die Grenze bildet. Die östliche Begrenzung bildet die Schichtsufe im Übergang zwischen dem bewaldeten Plateau des Reckenerwald und der angrenzenden Agrarlandschaft. lm Westen schließlich verläuft die Abgrenzung entlang der Straße von Hollenfels nach Brouch, und im Bereich Brouch in der Tallinie südlich der Ortschaft. Die genaue Abgrenzung des Naturschutzgebietes Mandelbaach ist dem im Anhang befindlichen Kartenteil zu entnehmen; Das Gebiet umfaßt den Einzugsbereichs von Mandelbaach /Kalbaach und Sëngelsgriecht, und das Waldmassif des Reckenerwald. Vom Naturschutzgebiet ausgeschlossen sind die Gebäude des Kuelbecherhaff Das Gebiet besteht aus zwei Zonen. Dabei bildet Zone A das eigentliche Naturschutzgebiet während Zone B den Steinbruch im nördlichen Bereich der Naturschutzgebietes umfasst, der in einer ersten Phase nicht Teil des Naturschutzgebietes ist, sondern erst nach Beendigung des Steinbruchbetriebs in das Gebiet integriert wird. 1.2 Flächengröße Das geplante Naturschutzgebiet umfasst insgesamt 895 Hektar. Davon bilden 851ha das als Zone A bezeichnete, eigentliche Naturschutzgebiet. Mit Beendigung des Steinbruchbetriebes kämen die 44 ha der Zone B hinzu. Die Flächen verteilen sich laut PCN auf die einzelnen Gemeinden: Gemeinde Helperknapp: Boevange/Attert 57,08 ha 564,17 ha Gemeinde Mersch: 268,38 ha Gemeinde Helperknapp: Tuntange 1.3 Zuständige Verwaltungsbehörden Das Naturschutzgebiet Mandelbaach liegt im Kanton Mersch. Es verteilt sich auf die Gemeinden Helperknapp ehemalig Boevange/Attert im Norden mit der Katastersektion Brouch, im Osten Mersch mit den Sektionen Mersch und Reckange und im Westen die Gemeinde Helperknapp ehemalig Tuntange mit den Sektionen Hollenfels und Tuntange. 6 Zuständig für die Belange des Naturschutzes ist die Abteilung Centre Ouest der Naturverwaltung (Administration de la Nature et des Forêts, Arrondissement Centre - Ouest) mit den beiden Revieren Boevange und Mersch - Westen. Für die Gemeinde Mersch, als Mitglied des Naturschutzsyndikates SICONA - Centre, ist auch die Biologische Station des Syndikates ein Ansprechpartner. Für landwirtschaftliche Belange ist die Abteilung Mersch der Technischen Dienste der Landwirtschaft (Administration des Services Techniques de l'Agriculture) zuständig. Die zuständige Abteilung der Strassenbauverwaltung (Administration des Ponts et Chaussées) ist Luxemburg. Schließlich ist die Wasserverwaltung (Administration de la gestion de l'eau) zuständig für alle Belange im Zusammenhang mit unterirdischen und Oberflächengewässern, sowie auch Abwässern. 1.4 Beschreibung des Gebietes 1.4.1 Geologie und Geomorphologie Das Gebiet steht zum größten Teil auf den im Jura während des Lias abgelagerten Schichten des Luxemburger Sandsteins, in welche die beiden Bâche Mandelbaach /Kalbaach und Sëngelsgriecht bis zu 70 m tiefe, V-förmige Taler geschniften haben. Der Luxemburger Sandstein setzt sich zusammen aus Quarzkörnern und kalkigem Bindemittel, dessen Anteile stark variieren können, in der Regel aber ein Drittel der Gesteinsmasse ausmachen. An den Unterhängen des Sandsteinmassifs sind häufig aus Verwitterung hervorgegangene Hangschuttmassen angelagert, während die oberen Hangbereiche überwiegend von steilen Abbruchkanten gebildet werden. Am Talgrund und Hangfuß treten die Psilonotenschichten des Unteren Hettangiums zutage. Dabei handelt es sich um dunkle, blättrige Mergel mit eingelagerten Schichten kalkigen, gelegentlich auch sandig-siltigen Gesteins. Die Mergel wirken wasserstauend, weshalb überall an der Grenze zwischen Luxemburger Sandstein und Psilonotenschichten Quellen zutage treten, wie die Quelle des Didelbuer im Eischtal unterhalb von Hollenfels oder die Quellfassungen Fielsbuer und Mandelbaach im Tal des Mandelbaach. An den Quellaustritten wird der im Wasser gelöste, aus der Sandsteinschicht stammende Kalk ausgefällt. So entstanden im Laufe der Zeit Kalktuffformationen, deren Bildung heute noch andauert. Auf den westlich und östlich des Mandelbaach gelegenen Hochplateaus liegen dem Luxemburger Sandstein stellenweise geringmächtige Schichten der Mergel und Kalke von Strassen auf. Dabei handelt es sich um dunkelgraue bis schwarze Mergel 7 und blaugraue, tonige Kalke in Wechsellagerung. Die dichten, feinkörnigen Kalkbänke sind wasserführend und lassen, dort wo sie zutage treten, vernässte, sumpfige Stellen entstehen. Am östlichen Rand des Gebietes treten unterhalb der Cuesta des Luxemburger Sandsteins die Rhät und Keuperschichten der Trias zutage. Dabei handelt es sich überwiegend um mergelige, tonige Schichten, teilweise mit sandigen oder dolomitischen Einlagerungen. Im Bereich Sulgen werden diese Schichten von Hangrutschmassen überlagert. Das Gebiet fällt, der geologischen Schichtung folgend, von Nordwest nach Südost, zum Tal der Eisch hin ab. Der höchste Punkt des Gebietes befindet sich im Norden, im Ort genannt Prënzebësch, mit 393 Metern; der tiefste Punkt liegt im Süden im Mündungsbereich der Mandelbaach /Kalbaach in die Eisch, mit 232 Metern. 1.4.2 Böden Die Angaben über die Böden des Gebietes sind der Bodenkarte 1:100.000 der Abteilung Technischen Dienste des Landwirtschaftsministeriums (ASTA) entnommen. Die in Klammern angegebenen Nummern entsprechen den auf der Bodenkarte verzeichneten. Bei den im Naturschutzgebiet Mandelbaach/Reckenerwald anstehenden Böden handelt es sich überwiegend um sandige, sandig-lehmige und lehmig-sandige, nicht vergleyte Braunerden und Parabraunerden die aus der geologischen Formation des Luxemburger Sandsteins entstanden sind (13). An wenigen stark exponierten Stellen (obere Hangkanten, steile Südlagen) finden sich auch leichte Podsole, die in Folge von Auswaschungs- und Verlagerungsprozessen aus den Braunerden hervorgegangen sind. Im oberen Einzugsbereich des Mandelbaach an der N8 zwischen Brouch und Reckange finden sich kleinflächig auf den tonigen Psilonotenschichten, schwach vergleyte sandige, sandig-lehmige und lehmig-sandige Braunerden und Parabraunerden (14) die westlich an den Steinbruch angrenzend teilweise von Tuffbildungen überlagert werden. Im südöstlichen Bereich, auf dem Plateau rundum den Kuelbecherhaff sowie auch teilweise in der Umgebung von Hollenfels finden sich nicht bis mäßig vergleyte, sandig-lehmige und lehmige Parabraunerden aus Lösslehm (16), im Quellbereich der Mandelbaach, nördlich der N8 sind diese auf kleiner Fläche auch stark bis sehr stark vergleyt (17). Auf den Mergeln und Kalken von Strassen auf dem Plateau zwischen Hollenfels und Brouch entwickelten sich schwach bis mäßig vergleyte, tonige Parabraunerden (21) 8 stellenweise auch nicht bis mäßig vergleyte tonige und schwere tonige Braunerden, Parabraunerden und Pelosole (23). Im östlichen Randbereich des Gebietes auf den Keuperschichten überwiegen tonige und schwere tonige, kaum vergleyte Braunerden, Pararendzina-Pelosolen und Pelosolen aus Mergel (24). Den Talgrund von Mandelbaach /Kalbaach und Sëngelsgriecht bilden fruchtbare Aueböden. „Eine auffallige Erscheinung sind die mit Holzkohlenresten angereicherten Lagen innerhalb der Auensedimente von Fliissen und Bächen. Sie treten bei Vichten und Boevange in Tiefenlagen von 0,8 bis 2,3 Metem auf... Sie dokumentieren die umfangreiche HolzkohlenProduktion, die zwischen dem 17. und 19. Jahrbundert im damais mit einer geschlossenen waldfläche bedeckten nördlichen Gutland einen bedeutenden Erwerbszweig darstellte."1 Die zahlreichen Kohlplätze des Gebietes, lassen den Schluß zu, dass sich auch in den Auesedimenten des Mandelbaach derartige Anreicherungen finden könnten (s. a. Kap. 2). 1.4.3 Klima Sowohl in Bezug auf die Temperatur als auch auf die Niederschläge liegen keine genaueren Angaben als die der 15 km südwestlich gelegenen Messstation Findel vor. Aufgrund der geringen Entfernung und der ähnlichen Höhenlage dürften hier im langjährigen Mittel auch kaum Unterschiede bestehen. Hinsichtlich des Mikroklimas bewirkt die im Untersuchungsgebiet vorhandene große Waldfläche allerdings eine Abmilderung der Temperaturextreme und der Windgeschwindigkeiten. Die an der Messstation Findel ermittelte langjährige, mittlere Temperatur liegt bei 8,3°C mit einem Minimum von - 1,7°C im Januar und einem Maximum von 22,6°C im Juli.ODer durchschnittliche jährliche Niederschlag beträgt in Lorentzweiler für die Jahre 1971 - 2000 875,61/m". Der niederschlagsreichste Monat ist der Dezember mit 87 l/m", am trockensten ist der April mit 511/m". 1.4.4 Hydrologie Das Naturschutzgebiet Mandelbaach/Reckenerwald besteht in wesentlichen Teilen aus den Einzugsgebieten der beiden Bâche Mandelbaach / Kalbaach und Sëngelsgriecht. Lediglich die im südlichen und östlichen Randbereich liegenden Hänge gehören zum unmittelbaren Einzugsgebiet der Eisch, welche als Vorfluter für die gesamte Region fungiert. ' Verhoef (1966) in Dittrich, D. (1984) 9 Das eigentliche Quellgebiet des Mandelbaach liegt nördlich der N8 im Talkessel unterhalb Heed. Dieses Gebiet wurde jedoch drainiert, sodass das Fließgewässer südlicher, unmittelbar unterhalb der N8 beginnt. Ab dort fließt der Mandelbaach 6 km in südöstlicher Richtung seiner Mündung in die Eisch entgegen. Unterwegs wird er von den zahlreichen Quellen die am Übergang des Luxemburger Sandstein zur Psilonotenschicht austreten gespeist, sowie auch von einigen kleineren Rinnsälen. Der größte Zufluss des Mandelbaach ist die Sëngelsgriecht, welche nur auf einer Länge von etwa 800 Metern ganzjährig Wasser führt. Südlich der Quellfassungen in Fielsbuer durchfließt der Mandelbaach die trocken gefallenen, ehemaligen Stauteiche der Neimillen. Unterhalb der Stauteiche, nach der Unterquerung der CR 113 wird ein Teil des Baches, der jetzt Kalbaach heigt, abgeleitet um die Teiche des Centre de jeunesse Hollenfels zu speisen, während der andere Teil westlich an diesen vorbeifließt. Unterhalb des letzten Teiches werden beide Teile gemeinsam unter der CR 105 durchgeleitet um nach knapp 50 m in die Eisch zu münden. Der Mandelbaach entspricht dem Typ des Mittelgebirgsbaches bzw. dem Rhitral eines Fließgewässers. Laut Pott (2000) ist dieser Typ gekennzeichnet durch eine verhältnismäßig starke, erosive Strömung, den Wechsel zwischen Schnellen (riffles) und Kolken (pools), einen meist grobklastischen Untergrund und Sauerstoffreichtum. Die für den Mandelbaach durch May (2000) ermittelten Werte entsprechen weitestgehend dieser Beschreibung, wenn auch die Fließgeschwindigkeit mit 3,42 cm/s bis 38,46 cm/s unter der eines typischen Mittelgebirgsbaches liegt. Die vorherrschenden Korngrößen variieren in Abhängigkeit von der Strömungsgeschwindigkeit zwischen grobem (<250 mm) und feinerem Kies (2,5 - 25 mm); in geringeren Mengen kommen auch Sand und Lehm (<2,5 mm) und grobes organisches Material vor. Der Sauerstoffgehalt liegt zwischen 9,4 und 9,7 mg/L Typisch ist auch die relativ konstante niedrige Wassertemperatur, welche im Sornmer 2000 zwischen 11 und 12°C betrug. Das durchschnittliche Gefälle beträgt 1,8%, der bewältigte Höhenunterschied zwischen Quelle (305 müNN) und Mündung (230 müNN) misst 75 m. Fischereibiologisch ist der Mandelbaach der Forellenregion zuzurechnen. Fließgewässer dieser Kategorie sind durch eine artenreiche Fauna geprägt, wobei die Populationsgrößen i.allg. eher gering sind. In der Regel handelt es sich dabei um der Strömung angepasste Arten, die sauerstoffreiches Wasser und niedrige Temperaturen benötigen. Bei den hier gefundenen Insektenlarven handelte es si ch hauptsächlich um Larven von Zweiflüglern (Diptera), Eintagsfliegen (Ephemeroptera), Steinfliegen (Plecoptera) und Köcherfliegen (Trichoptera). Gewässergüte: Aufgrund der von May im Sommer 2000 durchgeführten Untersuchungen kann der Mandelbaach in die Gewässerkategorie 1 (sehr gut) eingestuft werden. In Tabelle 1 sind die Ergebnisse dieser Untersuchungen zusammengefasst. 10 Wassertemperatur 11 -12°C Sauerstoffgehalt 9,2 - 9,8 mg/1 DB05 0,2 - 2,2 mg/1 pH-Wert 7,7 - 8,4 Elektrische Leitfähigkeit 320 - 491 µS Phosphor (P) 0,032 mg/1 Orthophosphate (PO4-) 0,025 mg/1 Nitrat (NO3-) 10 - 19 mg/1 Nitrit (NO2-) <0,01 mg/1 Ammonium (NH4) 0,1 mg/1 Natrium (Na+) 7,8 - 10,2 mg/1 Kalium (K~) 2,1 - 5,7 mg/1 Sulfat (S042-) 28 - 52 mg/1 Chlorid (Cl-) 12 - 18 mg/I Kalzium (Ca2+) 58 - 107,6 mg/I Tabelle 1: Die physikalischen und biochemischen Werte des Mandelbaach (nach May 2000) Fast aile Werte zeugen von einer guten Wasserqualität. Lediglich die Gehalte an Nitrat, Nitrit und Kalium sind erhöht. Dies ist vermutlich auf die Einschwemmung von Düngemitteln aus den landwirtschaftlichen Flächen im Oberlauf des Mandelbaach zurückzuführen. Quellen Von besonderer Bedeutung für den Wasserhaushalt des Gebietes sind die zahlreichen Quellen die an der Schichtgrenze zwischen Luxemburger Sandstein und Psilonotenschicht austreten. Aufgrund der hervorragenden Trinkwasserqualität wurden mehrere dieser Quellen gefasst und dienen der Trinkwasserversorgung der Gemeinden Tuntange und Mersch oder werden wie die Quellen bei Fielsbuer in das Netz der SES (Syndicat des Eaux du Sud) eingespeist. Auf seinem Weg durch die Gesteinsformation des Luxemburger Sandsteins wird das Wasser zum einen gefiltert, zum anderen wird das kalkige Bindemittel ausgelöst, weshalb das Wasser sehr kalkreich ist. Bei den meisten der nichtgefassten Quellen wird dieser Kalk in Form von Kalktuff abgelagert. 1.4.5 Flächennutzung Die aktuellen Flächennutzungen wurden aus der Flächennutzungserfassung (OBS Occupation biophysique du sol) von 2016 ermittelt. Da es sich dabei um Luftbildauswertungen handelt wurden sehr kleine Flächen, im Wald liegende Flächen und Strukturen sowie lineare Strukturen, wie Quellen, Felsen, Mardellen und Fließgewässer nicht berücksichtigt. Laut OBS werden knapp x % der Fläche (24,50 ha) landwirtschaftlich genutzt. Davon sind 3/4 Grünland, 1/4 wird beackert. Der wesentliche Teil des 11 Naturschutzgebietes, 840,93 ha, ist bewaldet. Auf 192,19 ha wachsen Nadelbäume, 420,97 ha sind mit Laubwald vor allem mit ausgedehnten Rotbuchenwäldern bestockt. % Gesamtfläche Fläche (ha) Bodennutzung Landwirtschaftliche Flächen Acker Mesophiles Grünland Feuchtgrünland Wald Aufforstungen, Dickungen (Ba umart nicht erkennbar) Buschwerk, Vorwälder feuchter Standorte Buschwerk, Vorwälder mittlerer Standorte Buschwerk, Vorwälder trockener Standorte Laubwald, Buche Laubwald, Eiche Laubwald, gemischt, Eiche, Buche Laubwald, sonstige Laubbaumarten Mischwald (Laub/Nadel), fliegende Mischung Mischwald (Laub/Nadel), truppweise Mischung Nadelwald, Fichte/Douglasie/Tanne Nadelwald, Kiefer/Lärche Sonstige Forstflächen (Schlagflur, Windbruch) Gewässer Stillgewässer künstlicher Entstehung bedeutende Stragen (>20m) Gewerbe, Militär, Dienstleistung Abbaufläche, Tagebau Sonstige Heiden, Rohbodenstandorte Ruderalstandorte, Staudenfluren mittlerer bis trockener 24.50 1.25 22.97 0.28 840.93 224.30 0.75 0.77 1.39 347.98 13.21 13.53 16.51 13.12 13.71 160.79 31.40 3.47 0.72 0.72 14.11 0.81 27.80 13.30 1.25 12.05 2.70 0.11 2.53 0.03 92.69 ' 24.72 0.08 0.08 0.15 38.35 1.46 1.49 1.82 1.20 1.45 17.72 3.46 0.38 0.08 0.08 1.55 0.09 3.06 1.46 0.14 1.32 Tabelle 2: Bodennutzung im Naturschutzgebiet Mandelbaach/Reckenerwald nach OBS 2016 1.5 Eigentümer Die Daten über die Eigentumsverhältnisse entstammen dem Grundbuch (Kataster). Daraus ergibt sich folgende Besitzverteilung: Gemeinden: Helperknapp „Tuntange": 158,80 ha (17,7%) Mersch: 214,25 ha (23,9%) Staat: 194,70 ha (21,7%) 278,66 ha (31,1%) Privat: 12 Die detaillierten Eigentumsverhältnisse mit Katasterparzellen und Eigentümern werden kartographisch und in Form von Tabellen im Anhang dargestellt. 1.6 Die Jagdreviere Der Anhang enthält eine Karte der Jagdlose innerhalb derer das Naturschutzgebiet liegt. Insgesamt sind 6 Jagdlose vom NSG betroffen, von denen die beiden im Bereich Brouch jedoch nur angeschnitten werden. Die Nummern der Jagdlose sind folgende: Boevange/Attert: 304, 305 Mersch: 301, 302 Tuntange: 327, 328 2 Frühere Nutzungen, Entwicklung Das Eischtal mit seinen Nebentälern war ab etwa 1900 bis zum Zweiten Weltkrieg unter dem Namen Sieben-Schlösser-Tal eine der wichtigsten touristischen Attraktionen des Luxemburger Landes. Bereits im 19. Jahrhundert finden sich bei verschiedenen Autoren, u.a. Victor Hugo, Beschreibungen des Eischtals. Eines der sieben Schlösser, die Burg Hollenfels, welche heute Sitz des Jugendzentrums ist, grenzt unmittelbar an das Naturschutzgebiet. Die Burg Hollenfels wird erstmals 1191 urkundlich erwähnt. Unweit der Burg finden sich auf einem Bergsporn Überreste einer prähistorischen Fliehburg. Eine weitere Wallburg befand sich oberhalb der Wichtelcheslay. Es ist anzunehmen, dass das Eischtal mit seinen Quellen und fruchtbaren Talböden, sowie auch die angrenzenden Plateaus bereits frühzeitig besiedelt wurden. Anfang des 17. Jahrhunderts gehörte die Burg Hollenfels Sebastian von Thynner, der um 1600 an der Neimillen einen Schmelzofen und eine Schmiede errichten ließ. Ein weiterer Schmelzofen mitsamt Schmiede und Pochwerk war von 1639 bis 1659 im Tal des Mandelbaach in Betrieb. Das Vorkommen von Raseneisenerz, die Fließgewässer zum Antrieb der Schmieden und Pochwerke und die ausgedehnten Wälder zur Gewinnung der notwendigen Holzkohle machten aus dem Eischtal das Zentrum des präindustriellen Eisengewerbes in Luxemburg. Der enorme Holzkohlenverbrauch der Schmieden und Schmelzöfen blieb nicht ohne Folgen für den Wald. An den entlang des Mandelbach gelegenen Hängen zeugen kreisrunde Kohlplätze von ehemaligen Kohlenmeilern, welche die nahegelegenen Schmelzen mit Holzkohle versorgten. Auf der, aus dem ausgehenden 18. Jahrhundert stammenden Ferrariskarte ist auf den westlich des Mandelbaach gelegenen Hängen sowie im südlichen Teil des Reckingerwald Niederwald eingezeichnet, vermutlich eine Folge der Köhlerei. Die 13 Täler sind nicht bewaldet. Die Aufforstungen der Talwiesen erfolgte erst später. Der Ort Kolbach an der Neimillen existiert nicht mehr, an ihn erinnern bloß noch die Namen Kuelbecherhaffund Kalbaach, wie der Mandelbaach nach Unterquerung der CR113 heißt. Unter Naturfreunden sind die Mer von Eisch und Mandelbaach seit langem als „Eldorado" „auf zoologischem und pflanzlichem Gebiet"2 bekannt. In zwei Führern beschreibt Dr. Ernest Feltgen bereits 1902 bzw. 1903 die Tier- und Pflanzenwelt der Gegend und geht auch auf die floristischen Besonderheiten des Mandelbaachtals ein. Auch die Société des Naturalistes Luxembourgeois veranstaltete im vergangenen Jahrhundert mehrere Ausflüge in das Gebiet. In der jährlichen Veröffentlichung schreibt Léon Faber 1950: „ Nous quittons l'autobus à l'endroit où la route de Hollenfels franchit le Mandelbach. Les abords de la route y sont parsemés des grandes fleurs rouge-carmin de Geranium sanguineum. Tout près au pied d'un talus: Rubus saxatilis aux fruits rouges comestibles et sur la crête de ce talus: Genista pilosa, Nous nous dirigeons ves les étangs du Mandelbach. ... Nous regagnons la route afin d'aller examiner la flore du fossé contigu à cette route et du pré bourbeux qui s'étend en aval de la Neimillen. Citons-y: Ophioglossum vulgatum, Equisetum palustre, Molinia caerulea, Eriophorum polystachyum, Orchis latifolius, Orchis masculus, Lychnis flos-cuculi, Galium palustre, et ... Carex acutiformis, flava, glauca, hirt, pallescens, panicea, stellulata et vulgaris." Die Teiche oberhalb Neimillen, welche zur Versorgung des Neimillener Hüttenwerks angelegt wurden, bestehen nicht mehr. Sie wurden vermutlich in den 1950er Jahren ebenso wie die Feuchtwiese unterhalb Neimillen mit Fichten aufgeforstet, so dass die beschriebenen Pflanzen dort heute verschwunden sind, obwohl mittlerweile auch die Fichten weichen mussten. 3 Floral Fauna, Habitate Im Folgenden werden alle geschützten Arten und Lebensräume des NSG beschrieben. Zusätzlich werden auch nicht geschützt Arten und Lebensräume aufgeführt, sofern sie für die naturräumliche Ausstattung des Gebietes von Bedeutung sind. 3.1 Habitate Die Habitate lassen sich auf Grundlage der Flora-Fauna-Habitatrichtlinie 92/43/CEE (FFH) und des luxemburgischen Naturschutzgesetzes in zwei Kategorien ordnen: . Nach FFH geschützte Habitate und prioritäre Habitate (*) (92/43/CEE, EUROPÄISCHE UNION 1992). 2 Feltgen, E (1902), S.29 14 . Nach Art. 17 des luxemburgischen Naturschutzgesetzes geschützte Biotope (Loi du 19 janvier 2004 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles, LUXEMBURG 2004). 3.1.1 Magere Flachlandmähwiesen (FFH-Code 6510) „Magere Flachland-Mähwiesen sind typischerweise zweimal im Jahr gemähte, nicht oder nur wenig gedüngte Wiesen auf mittleren, nicht zu feuchten oder zu trockenen Böden, die von der namensgebenden Art, dem Glatthafer (Arrhenatherum elatius) dominiert werden. Interessant aus naturschutzfachlicher Sicht sind die mageren Ausbildungen mit einem hohen Kraut- und Blütenreichtum und relativ niedriger Wuchshöhe." (Naumann et al. 2009) Zum Lebensraumtyp gehören neben den Mähwiesen auch magere Weiden, jedoch nur in ihrer besten Ausprägung. 3.1.2 Kalktuffquellen (FFH-Code 72201 Abb. 4 : Tuffquelle im Bereich der C.R.113 nach Hollenfels Unter den Lebensraumtyp Kalktuffquellen fallen „Sicker-, Sturz- oder Tümpelquellen mit kalkhaltigem Wasser und Ausfällungen von Kalksinter (Kalktuff) in unmittelbarer Umgebung des Quellwasseraustritts im Wald oder im Freiland. Charakteristisch sind kalkverkrustete Moosüberzüge des Cratoneurion (Starknervmoos). Eingeschlossen sind auch Quellbäche, soweit Kalktuffbildungen vorliegen." (BfN-Handbuch zur Umsetzung der FFHRichtlinie) Auf der Grundlage dieser Definition können nahezu alle im Gebiet vorkommenden Quellen als Kalktuffquellen charakterisiert werden. Die Mehrzahl der Quellaustritte 15 liegt am Übergang des Luxemburger Sandsteins zu den darunterliegenden undurchlässigen Psilonotenschichten. Von Bedeutung sind der Quellbereich am Hanganschnitt entlang der Strasse C.R.113 nach Hollenfels, entlang der C.R.105 zwischen Hunnebour und Mandelbaach, entlang der Strasse zum Kuelbecherhaff sowie der westlich an den Steinbruch angrenzende Nadelholzbestand, der von zahlreichen Kalktuffquellen durchzogen ist. Es handelt sich dabei überwiegend um größere Quellhorizonte mit einer Kombination aus flächigen Sickerquellen und Sturzquellen. Die Bereiche sind, sofern nicht durch standortsfremde Pflanzungen beeinträchtigt, mit einer typischen Vegetation aus vor allem Hochstauden und Seggen bewachsen. An den Sturzquellen finden sich meist Tuffformationen mit Cratoneurion. Die Quellen im Mandelbaachtal, nördlich von Neimillen, sind alle zur Trinkwassergewinnung gefasst und werden daher nicht berücksichtigt, obwohl es sich auch hier um potenzielle Kalktuffquellen handelt. Auch beim Diddelbuer, der unterhalb von Hollenfels an der C.R. 105 entspringt, handelt es sich um eine gefasste Quelle und diese wird deshalb nicht weiter berücksichtigt. 3.1.3 Natürliche und naturnahe Kalkfelsen und ihre Felsspaltenvegetation (FFH-Code 8210) "Zum Lebensraumtyp gehören trockene bis frische Kalkfelsen und -felswände mit ihrer Felsspalten-Vegetation in allen Höhenlagen. Je nach Ausrichtung und Wasserversorgung findet man unterschiedliche Artenkombinationen." (BfNHandbuch) 16 Abb. 4: Kalkfelsen in der Mile der Wichtelcheslay Das Kalziumkarbonat-haltige Bindemittel im Luxemburger Sandstein begünstigt die Ansiedlung kalkliebender Moose, Flechten und höherer Pflanzen, so dass diese Felsen dem entsprechenden Lebensraumtyp zuzuordnen sind. lm Gebiet treten überall an den Talflanken von Eisch, Mandelbaach, Sëngelsgriecht und auch in den kleineren Seitentälern Felsen hervor, darunter einige markante wie Méchelslay und Wichtelcheslay. Im Osten des Naturschutzgebietes bildet Schichtstufe des Luxemburger Sandstein zum Keuper eine mehr oder weniger durchgängige, meist aber nur wenige Meter hohe Steilwand. Die meisten dieser Felsen liegen im Wald und sind schwer zugänglich. Sie sind daher weitgehend frei von Beeinträchtigungen, wenn auch aufgrund der Beschattung die Vegetation eher artenarm ist. Der Erhaltungszustand ist im allgemeinen als eher gut zu beurteilen. Davon ausgenommen sind diejenigen Felsen, die in dichten Nadelfor …

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