Projet de loi – sécurité numérique du secteur financier en mettant en œuvre un règlement européen et en transposant une…
De quoi traite ce texte ?
Ce projet de loi vise à renforcer la sécurité numérique du secteur financier en mettant en œuvre un règlement européen et en transposant une directive européenne. L'objectif est d'harmoniser et de consolider les exigences en matière de résilience opérationnelle numérique.
Pour qui: Les entités du secteur financier; Les prestataires tiers de services de technologies de l’information et de la communication (TIC) du secteur financier.
L’essentiel
- Pays
- Luxembourg
- Domaine du droit
- Autres dispositions légales
- Articles
- 111
- Source
- legilux.public.lu
- Texte récupéré le
- Explication mise à jour le
Que réglemente ce texte ?
- La mise en œuvre du règlement (UE) 2022/2554 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier.
- La transposition de la directive (UE) 2022/2556 modifiant diverses directives existantes concernant la résilience opérationnelle numérique.
- La modification de plusieurs lois nationales relatives au secteur financier, aux institutions de retraite professionnelle, aux services de paiement, aux organismes de placement collectif, aux gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs, au secteur des assurances, à la défaillance des établissements de crédit et à la défaillance de certaines entreprises d’investissement, ainsi qu'aux marchés d’instruments financiers.
- L'établissement d'un cadre de supervision pour les prestataires tiers critiques de services TIC.
Qui est concerné par ce texte ?
- Les entités du secteur financier.
- Les prestataires tiers de services de technologies de l’information et de la communication (TIC) du secteur financier.
Quels sont les points clés ?
- Harmonisation et renforcement des exigences de sécurité des technologies de l’information et de la communication (TIC) pour le secteur financier.
- Les entités doivent pouvoir résister, répondre et se rétablir face aux perturbations opérationnelles graves liées aux TIC.
- Définition d'exigences uniformes pour la gestion des risques liés aux TIC, la notification des incidents majeurs liés aux TIC, les tests de résilience opérationnelle numérique et le partage d'informations sur les cybermenaces.
- Les établissements CRR doivent disposer de politiques et de plans d’urgence et de poursuite de l’activité adéquats, incluant des plans de continuité des activités de TIC et des plans de réponse et de rétablissement des TIC, testés conformément à l’article 11 du règlement (UE) 2022/2554.
Autres dispositions légales
Texte de loi
Texte de loi
Sommaire (111)
- Art. 1er L’article 5, paragraphe 1bis, alinéa 1er, de la loi modifiée du 5 avri
- Art. 2 A l’article 17, paragraphe 1bis, de la même loi, les mots « ainsi que
- Art. 3 L’article 37-1 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 4 À l’article 53, paragraphe 2, lettre a), point vi), de la même loi, le
- Art. 5 L’article 53-21, paragraphe 2, de la même loi prend la teneur suivante
- Art. 6 L’article 53-25, paragraphe 1er, de la même loi est modifié comme suit
- Art. 7 À l’article 59-18, paragraphe 4, lettre p), de la même loi, les mots «
- Art. 8 À l’article 57-1, paragraphe 5, de la loi modifiée du 13 juillet 2005
- Art. 9 À l’article 3, lettre j), de la loi modifiée du 10 novembre 2009 relat
- Art. 10 L’article 8, paragraphe 1er, de la même loi est modifié comme suit
- Art. 11 À l’article 11, paragraphe 4, alinéa 2, de la même loi, le mot « infor
- Art. 12 L’article 24-4 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 13 À l’article 24-7, paragraphe 4, alinéa 2, de la même loi, le mot « inf
- Art. 14 À l’article 105-1, paragraphe 1er, de la même loi, il est inséré un no
- Art. 15 À l’article 105-2 de la même loi, il est inséré à la suite du paragrap
- Art. 16 À l’article 109, paragraphe 1er, lettre a), de la loi modifiée du 17 d
- Art. 17 L’article 16, alinéa 2, de la loi modifiée du 12 juillet 2013 relative
- Art. 18 À l’article 71, paragraphe 4, deuxième phrase, de la loi modifiée du 7
- Art. 19 À l’article 256-22, paragraphe 6, deuxième phrase, de la même loi, les
- Art. 20 L’article 9, paragraphe 4, de la loi modifiée du 18 décembre 2015 rela
- Art. 21 L’Annexe 1 de la même loi est modifiée comme suit
- Art. 22 L’article 6, paragraphe 1er, de la loi modifiée du 30 mai 2018 relativ
- Art. 23 L’article 7 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 24 L’article 60, paragraphe 1er, de la même loi est modifié comme suit
- Art. 25 Après l’article 20-20 de la loi modifiée du 16 juillet 2019 relative à
- Art. 20-21 Définitions
- Art. 20-22 Autorités compétentes au Luxembourg
- Art. 20-23 Pouvoirs de la CSSF et du CAA
- Art. 20-24 Sanctions administratives et autres mesures administratives
- Art. 20-25 Droit de recours
- Art. 26 La présente loi entre en vigueur le 17 janvier 2025
- Article 1er
- Article 2 L’article 2 du projet de loi vise à apporter, à des fins de transposit
- Article 3
- Article 4
- Article 5
- Article 6
- Article 7
- Article 8
- Article 9
- Article 10
- Article 11
- Article 12
- Article 13
- Article 14
- Article 15
- Article 16 L’article 16 du projet de loi vise à transposer l’article 1er, paragra
- Article 17
- Article 18
- Article 19
- Article 20 L’article 20 du projet de loi vise à modifier l’article 9, paragraphe
- Article 21
- Article 22 L’article 22 du projet de loi vise à apporter des modifications ciblée
- Article 23
- Article 24
- Article 25 L’article 25 du projet de loi vise à modifier la loi modifiée du 16 ju
- Article 26
- Art. 37-1 Les exigences organisationnelles
- Art. 53 Les pouvoirs de la CSSF
- Art. 53-21 Risque opérationnel
- Art. 53-25 Mise en œuvre du processus de contrôle et d’évaluation prudentiels
- Article 59-18 Plans de redressement
- Art. 57-1 […]
- Article 24-4 La demande d’agrément
- Article 24-7 L’administration centrale et l’infrastructure
- Article 105-1 La gestion des risques opérationnels et de sécurité
- Article 105-2 La notification des incidents
- Art. 109 (1) Compte tenu de la nature de l’OPCVM qu’elle gère et au titre des r
- Art. 71 Exigences générales en matière de gouvernance
- Art. 256-22 Exigences générales en matière de gouvernance
- Art. 60 Trading algorithmique et accès électronique direct
- Art. 20-20 Droit de recours
- Article 1 Modification de la directive 2009/65/CE
- Article 27 Exigences applicables aux testeurs afin de réaliser des tests de pénét
- Article 28 Principes généraux
- Article 29 Évaluation préliminaire du risque de concentration de TIC au niveau de
- Article 30 Principales dispositions contractuelles
- Article 31 Désignation de prestataires tiers critiques de services TIC
- Article 32 Structure du cadre de supervision
- Article 33 Tâches du superviseur principal
- Article 34 Coordination opérationnelle entre superviseurs principaux
- Article 35 Pouvoirs du superviseur principal
- Article 36 Exercice des pouvoirs du superviseur principal en dehors de l’Union
- Article 37 Demande d’informations
- Article 38 Enquêtes générales
- Article 39 Inspections
- Article 40 Supervision continue
- Article 41 Harmonisation des conditions permettant l’exercice des activités de su
- Article 42 Suivi par les autorités compétentes
- Article 43 Redevances de supervision
- Article 44 Coopération internationale
- Article 45 Dispositifs de partage d’informations et de renseignements sur les cyb
- Article 46 Autorités compétentes
- Article 47 Coopération avec les structures et autorités établies par la directive
- Article 48 Coopération entre autorités
- Article 49 Exercices, communication et coopération entre secteurs financiers
- Article 50 Sanctions administratives et mesures correctives
- Article 51 Exercice du pouvoir d’imposer des sanctions administratives et des mes
- Article 52 Sanctions pénales
- Article 53 Obligations de notification
- Article 54 Application de sanctions administratives
- Article 55 Secret professionnel
- Article 56 Protection des données
- Article 57 Exercice de la délégation
- Article 58 Clause de réexamen
- Article 59 Modifications du règlement (CE) no 1060/2009
- Article 60 Modifications du règlement (UE) no 648/2012
- Article 61 Modifications du règlement (UE) no 909/2014
- Article 62 Modifications du règlement (UE) no 600/2014
- Article 63 Modification du règlement (UE) 2016/1011
- Article 64 Entrée en vigueur et application
PROJET DE LOI portant :
1° mise en œuvre du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) 2016/1011 ;
2° transposition de la directive (UE) 2022/2556 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 modifiant les directives 2009/65/CE, 2009/138/CE, 2011/61/UE, 2013/36/UE, 2014/59/UE, 2014/65/UE, (UE) 2015/2366 et (UE) 2016/2341 en ce qui concerne la résilience opérationnelle numérique du secteur financier ;
3° modification de : a) la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier ; b) la loi modifiée du 13 juillet 2005 relative aux institutions de retraite professionnelle sous forme de sepcav et assep ; c) la loi modifiée du 10 novembre 2009 relative aux services de paiement ; d) la loi modifiée du 17 décembre 2010 concernant les organismes de placement collectif ; e) la loi modifiée du 12 juillet 2013 relative aux gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs ; f) la loi modifiée du 7 décembre 2015 sur le secteur des assurances ; g) la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative à la défaillance des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement ; h) la loi modifiée du 30 mai 2018 relative aux marchés d’instruments financiers ; i) la loi modifiée du 16 juillet 2019 relative à l’opérationnalisation de règlements européens dans le domaine des services financiers 1/23 * I. EXPOSE DES MOTIFS Le présent projet de loi comporte un double objet. Il vise, d’une part, à mettre en œuvre le règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) 2016/1011 (ci-après dénommé « règlement (UE) 2022/2554 ») et, d’autre part, à transposer la directive (UE) 2022/2556 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 modifiant les directives 2009/65/CE, 2009/138/CE, 2011/61/UE, 2013/36/UE, 2014/59/UE, 2014/65/UE, (UE) 2015/2366 et (UE) 2016/2341 en ce qui concerne la résilience opérationnelle numérique du secteur financier (ci-après dénommée « directive (UE) 2022/2556 »), qui accompagne le règlement (UE) 2022/2554.
L’objectif du règlement (UE) 2022/2554 (communément appelé « DORA » ou « Digital Operational Resilience Act »), et accessoirement de la directive (UE) 2022/2556, est d’harmoniser et de renforcer les exigences en matière de sécurité des technologies de l’information et de la communication (TIC) afin d’atteindre un niveau élevé de résilience opérationnelle numérique pour l’ensemble du secteur financier.
Le secteur financier dépend de plus en plus de technologies informatiques et de processus numériques. La transition vers le numérique à grande échelle a également renforcé les interconnexions et les relations de dépendance au sein du secteur financier et avec les prestataires tiers d’infrastructures et de services TIC. Cependant, les exigences applicables aux entités relevant du secteur financier pour répondre aux risques liés aux TIC sont, à ce jour, fragmentées, parfois incomplètes et scindées dans divers actes juridiques sectoriels de l’Union européenne.
Le règlement (UE) 2022/2554 consolide les différentes règles traitant le risque lié aux TIC dans le secteur financier et les réunit dans un seul et même acte législatif pour combler les lacunes susmentionnées et pour remédier à d’éventuelles incohérences.
La consolidation et l’harmonisation plus poussée des exigences clés en matière de résilience opérationnelle numérique s’inscrivent dans l’objectif de favoriser l’innovation et l’adoption de nouvelles technologies dans le secteur financier, tout en assurant la stabilité financière et la protection des investisseurs et des consommateurs. Le règlement (UE) 2022/2554 établit un corpus de règles uniformes sur la résilience opérationnelle numérique en vertu duquel les entités visées devront s’assurer qu’elles peuvent résister, répondre et se rétablir face à toute perturbation opérationnelle grave liée aux TIC. Il définit notamment des exigences uniformes en ce qui concerne la gestion des risques liés aux TIC, la notification des incidents majeurs liés aux TIC, les tests de résilience opérationnelle numérique, le partage d’informations en rapport avec les cybermenaces et les mesures destinées à garantir la gestion saine du risque lié aux prestataires tiers de services TIC.
Le règlement (UE) 2022/2554 établit également des règles relatives à l’établissement du cadre de supervision applicable aux prestataires tiers critiques de services TIC.
Les dispositions du règlement (UE) 2022/2554 étant directement applicables dans l’Union européenne, le projet de loi vise principalement, aux fins de l’opérationnalisation du règlement (UE) 2022/2554, à doter les autorités compétentes nationales chargées de veiller à l’application du règlement (UE) 2022/2554 des pouvoirs de surveillance et d’enquête nécessaires à l’exercice de 2/23 leurs fonctions, dans les limites définies par ledit règlement, et à fixer un régime de sanctions approprié. A cette fin, la loi en projet modifie la loi modifiée du 16 juillet 2019 relative à l’opérationnalisation de règlements européens dans le domaine des services financiers.
La directive (UE) 2022/2256 accompagne et complète le règlement (UE) 2022/2554 en prévoyant une série de modifications ciblées à des directives européennes existant dans le domaine du secteur financier. Ces modifications sont nécessaires afin d’assurer, dans un souci de sécurité juridique, la cohérence desdits actes sectoriels avec le règlement (UE) 2022/2554 en ce qui concerne l’application des exigences en matière de résilience opérationnelle numérique actuellement éparpillées dans les différentes législations sectorielles existantes.
Par conséquent, le projet de loi vise, outre l’opérationnalisation du règlement (UE) 2022/2554, à transposer en droit luxembourgeois ces modifications ponctuelles apportées aux directives européennes du secteur financier et ayant trait à la résilience numérique et à la sécurité TIC. La loi en projet procède ainsi à une adaptation ciblée d’une série de lois nationales relatives au secteur financier.
3/23 * II. TEXTE DU PROJET DE LOI Chapitre 1er – Modification de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier
Art. 1erL’article 5, paragraphe 1bis, alinéa 1er, de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur
financier, est modifié comme suit :
1° Les mots « , des réseaux et des systèmes d'information qui sont mis en place et gérés conformément au règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) 2016/1011, ci-après le « règlement (UE) 2022/2554 » » sont insérés entre les mots « administratives et comptables saines » et les mots « et des politiques » ;
2° Les mots « , ainsi que des mécanismes de contrôle et de sécurité de ses systèmes informatiques » sont supprimés.
Art. 2A l’article 17, paragraphe 1bis, de la même loi, les mots « ainsi que des mécanismes de
contrôle et de sécurité de ses systèmes informatiques » sont supprimés.
Art. 3L’article 37-1 de la même loi est modifié comme suit
1° Au paragraphe 3, les mots « ils doivent mettre en place des systèmes, des ressources et des procédures appropriés et proportionnés » sont remplacés par les mots « ils utilisent des systèmes appropriés et proportionnés, y compris des systèmes de technologies de l'information et de la communication (ci-après « TIC ») mis en place et gérés conformément à l'article 7 du règlement (UE) 2022/2554, ainsi que des ressources et des procédures appropriées et proportionnées » ;
2° Au paragraphe 4, les mots « et de mécanismes de contrôle et de sécurité de leurs systèmes informatiques » sont supprimés ;
3° Au paragraphe 5bis, le mot « garantir » est remplacé par les mots « assurer, conformément aux exigences fixées dans le règlement (UE) 2022/2554, ».
Art. 4À l’article 53, paragraphe 2, lettre a), point vi), de la même loi, le mot « opérationnelles » est
remplacé par les mots « , y compris, le cas échéant, les prestataires tiers de services TIC visés au chapitre V du règlement (UE) 2022/2554 ».
Art. 5L’article 53-21, paragraphe 2, de la même loi prend la teneur suivante
4/23 « (2) Les établissements CRR disposent de politiques et de plans d’urgence et de poursuite de l’activité adéquats, y compris des politiques et des plans en matière de continuité des activités de TIC et des plans de réponse et de rétablissement des TIC concernant les technologies qu’ils utilisent pour la communication d’informations. Les établissements CRR établissent, gèrent et testent ces plans conformément à l’article 11 du règlement (UE) 2022/2554, afin qu’ils puissent poursuivre leurs activités en cas de grave perturbation de celles-ci et limiter les pertes subies à la suite d’une telle perturbation. ».
Art. 6L’article 53-25, paragraphe 1er, de la même loi est modifié comme suit
Art. 7À l’article 59-18, paragraphe 4, lettre p), de la même loi, les mots « l’infrastructure et les
services informatiques » sont remplacés par les mots « les réseaux et les systèmes d'information qui sont mis en place et gérés conformément au règlement (UE) 2022/2554 ».
Chapitre 2 – Modification de la loi modifiée du 13 juillet 2005 relative aux institutions de retraite
professionnelle sous forme de sepcav et assep
Art. 8À l’article 57-1, paragraphe 5, de la loi modifiée du 13 juillet 2005 relative aux institutions de
retraite professionnelle sous forme de sepcav et assep, les mots « et, en particulier, mettent en place et gèrent des réseaux et des systèmes d'information conformément au règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) 2016/1011, le cas échéant » sont ajoutés après les mots « appropriés et proportionnés ».
Chapitre 3 – Modification de la loi modifiée du 10 novembre 2009 relative aux services de
paiement
Art. 9À l’article 3, lettre j), de la loi modifiée du 10 novembre 2009 relative aux services de
paiement, les mots « et de la communication (ci-après « TIC ») » sont insérés entre les mots « technologies de l’information » et les mots « et la fourniture ».
Art. 10L’article 8, paragraphe 1er, de la même loi est modifié comme suit
5/23 1° 2° L’alinéa 1er est modifié comme suit : a) À la lettre e), les mots « ainsi que des dispositions relatives à l'utilisation des services TIC conformément au règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) 2016/1011, ci-après le « règlement (UE) 2022/2554 », » sont insérés entres les mots « du requérant, » et les mots « qui démontre » ; b) À la lettre m), les mots « en vertu de l’article 105-2 » sont remplacés par les mots « fixées au chapitre III du règlement (UE) 2022/2554 » ; c) À la lettre o), les mots « activités essentielles, des plans d’urgence appropriés et une procédure prévoyant de soumettre ces plans à des tests et de réexaminer périodiquement leur adéquation et leur efficience » sont remplacés par les mots « opérations critiques, une politique et des plans en matière de continuité des activités de TIC et des plans de réponse et de rétablissement des TIC efficaces, ainsi qu'une procédure prévoyant de tester et de réexaminer régulièrement le caractère adéquat et l’efficacité de ces plans conformément au règlement (UE) 2022/2554 » ;
À l’alinéa 3, les mots « sécurité technique et de protection des données, y compris pour les systèmes logiciels et informatiques » sont remplacés par les mots « résilience opérationnelle numérique conformément au chapitre II du règlement (UE) 2022/2554, notamment en ce qui concerne la sécurité technique et la protection des données, y compris pour les logiciels et les systèmes de TIC ».
Art. 11À l’article 11, paragraphe 4, alinéa 2, de la même loi, le mot « informatiques » est remplacé
par les mots « de TIC ».
Art. 12L’article 24-4 de la même loi est modifié comme suit
1° L’alinéa 1er est modifié comme suit :
6/23 2° À l’alinéa 3, les mots « sécurité technique et de protection des données, y compris pour les systèmes logiciels et informatiques » sont remplacés par les mots « résilience opérationnelle numérique conformément au chapitre II du règlement (UE) 2022/2554, notamment en ce qui concerne la sécurité technique et la protection des données, y compris pour les logiciels et les systèmes de TIC ».
Art. 13À l’article 24-7, paragraphe 4, alinéa 2, de la même loi, le mot « informatiques » est
remplacé par les mots « de TIC ».
Art. 14À l’article 105-1, paragraphe 1er, de la même loi, il est inséré un nouvel alinéa 2, libellé
comme suit : « L’alinéa 1er est sans préjudice de l'application du chapitre II du règlement (UE) 2022/2554 aux prestataires de services de paiement visés à l’article 1er, point 37), sous-points i), ii), iv), vii) et viii), et point 37quinquies). ».
Art. 15À l’article 105-2 de la même loi, il est inséré à la suite du paragraphe 3, un nouveau
paragraphe 4, libellé comme suit : « (4) Le paragraphe (1) ne s’applique pas aux prestataires de services de paiement visés à l’article 1er, point 37), sous-points i), ii), iv), vii) et viii), et point 37quinquies). ».
Chapitre 4 – Modification de la loi modifiée du 17 décembre 2010 concernant les organismes de
placement collectif
Art. 16À l’article 109, paragraphe 1er, lettre a), de la loi modifiée du 17 décembre 2010 concernant
les organismes de placement collectif, les mots « sécurité dans le domaine informatique » sont remplacés par les mots « sauvegarde dans le domaine du traitement électronique des données, y compris en ce qui concerne les réseaux et les systèmes d'information qui sont mis en place et gérés conformément au règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) 2016/1011 ».
Chapitre 5 – Modification de la loi modifiée du 12 juillet 2013 relative aux gestionnaires de fonds
d’investissement alternatifs
Art. 17L’article 16, alinéa 2, de la loi modifiée du 12 juillet 2013 relative aux gestionnaires de fonds
d’investissement alternatifs est modifié comme suit :
1° Les mots « y compris en ce qui concerne les réseaux et les systèmes d’information qui sont mis en place et gérés conformément au règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen 7/23 et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) 2016/1011, » sont insérés entre les mots « traitement électronique des données, » et les mots « ainsi que des mécanismes » ;
2° Le mot « participation » est remplacé par le mot « détention ».
Chapitre 6 – Modification de la loi modifiée du 7 décembre 2015 sur le secteur des
assurances
Art. 18À l’article 71, paragraphe 4, deuxième phrase, de la loi modifiée du 7 décembre 2015 sur le
secteur des assurances, les mots « et, en particulier, de mettre en place et de gérer des réseaux et des systèmes d'information conformément au règlement (UE) 2022/2554 » sont ajoutés après les mots « appropriés et proportionnés ».
Art. 19À l’article 256-22, paragraphe 6, deuxième phrase, de la même loi, les mots « et, en
particulier, de mettre en place et de gérer des réseaux et des systèmes d'information conformément au règlement (UE) 2022/2554, le cas échéant » sont ajoutés après les mots « appropriés et proportionnés ».
Chapitre 7 – Modification de la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative à la défaillance des
établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement
Art. 20L’article 9, paragraphe 4, de la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative à la défaillance des
établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement, est modifié comme suit :
1° Au point 3, les mots « et la résilience opérationnelle numérique » sont insérés entre le mot « continuité » et les mots « en cas » ;
2° Le point 17 est complété par les mots « , y compris des réseaux et des systèmes d'information visés dans le règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) 2016/1011, ci-après le « règlement (UE) 2022/2554 » ».
Art. 21L’Annexe 1 de la même loi est modifiée comme suit
1° La Section A est modifiée comme suit : a) Au point 14, les mots « , ainsi que l’identification des prestataires tiers critiques de services TIC, tels qu’ils sont définis à l'article 3, point 23., du règlement (UE) 2022/2554 » sont ajoutés après les mots « activités fondamentales » ; b) Il est inséré après le point 14, un nouveau point 14bis, libellé comme suit :
8/23 « 14bis. les résultats des tests de résilience opérationnelle numérique des établissements en vertu du règlement (UE) 2022/2554 ; » ;
2° La Section B est modifiée comme suit : a) Au point 4, les mots « , y compris les accords contractuels relatifs à l’utilisation de services TIC, » sont insérés entre les mots « contrats de service » et les mots « que l’établissement », et les mots « solides et » sont insérés entre le mot « sont » et les mots « pleinement applicables » ; b) Il est inséré après le point 4, un nouveau point 4bis, libellé comme suit : « 4bis. la résilience opérationnelle numérique des réseaux et des systèmes d'information qui soutiennent les fonctions critiques et les activités fondamentales de l'établissement, compte tenu des rapports sur les incidents majeurs liés aux TIC et des résultats des tests de résilience opérationnelle numérique en vertu du règlement (UE) 2022/2554 ; ».
Chapitre 8 – Modification de la loi modifiée du 30 mai 2018 relative aux marchés d’instruments
financiers
Art. 22L’article 6, paragraphe 1er, de la loi modifiée du 30 mai 2018 relative aux marchés
d’instruments financiers est modifié comme suit :
Art. 23L’article 7 de la même loi est modifié comme suit
1° 2° Le paragraphe 1er est modifié comme suit : a) Les mots « disposent de systèmes, de procédures et de mécanismes efficaces » sont remplacés par les mots « mettent en place et maintiennent leur résilience opérationnelle conformément aux exigences fixées au chapitre II du règlement (UE) 2022/2554 » ; b) Les mots « , y compris une politique et des plans en matière de continuité des activités de TIC et des plans de réponse et de rétablissement des TIC mis en place conformément à l'article 11 du règlement (UE) 2022/2554, » sont insérés entre les mots « continuité des activités » et le mot « assurant » ;
Au paragraphe 6, les mots « conformément aux exigences fixées aux chapitres II et IV du règlement (UE) 2022/2554 » sont insérés entre les mots « ces essais » et les mots « , pour garantir ».
9/23
Art. 24L’article 60, paragraphe 1er, de la même loi est modifié comme suit
1° À la première phrase, les mots « conformément aux exigences fixées au chapitre II du règlement (UE) 2022/2554 » sont insérés entre les mots « capacité suffisante » et les mots « , qu’ils sont soumis » ;
2° La troisième phrase est modifiée comme suit : a) Les mots « , y compris d’une politique et de plans en matière de continuité des activités de TIC et de plans de réponse et de rétablissement des TIC mis en place conformément à l'article 11 du règlement (UE) 2022/2554, » sont insérés entre les mots « systèmes de négociation » et les mots « et veillent à ce que » ; b) Les mots « et aux exigences spécifiques fixées aux chapitres II et IV du règlement 2022/2554 » sont ajoutés après les mots « du présent paragraphe ».
Chapitre 9 – Modification de la loi modifiée du 16 juillet 2019 relative à l’opérationnalisation de
règlements européens dans le domaine des services financiers
Art. 25Après l’article 20-20 de la loi modifiée du 16 juillet 2019 relative à l’opérationnalisation de
règlements européens dans le domaine des services financiers, il est inséré un nouveau chapitre 4quinquies, libellé comme suit : « Chapitre 4quinquies - Mise en œuvre du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) 2016/1011
Art. 20-21Définitions
Les termes utilisés dans le présent chapitre ont la signification qui leur est attribuée par le règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) 2016/1011, ciaprès « règlement (UE) 2022/2554 ».
Art. 20-22Autorités compétentes au Luxembourg
La CSSF et le CAA sont les autorités compétentes au Luxembourg visées à l’article 46 du règlement (UE) 2022/2554 chargées de veiller à l’application dudit règlement et du présent chapitre par les personnes visées au règlement (UE) 2022/2554 et soumises à leur surveillance respective.
La CSSF et le CAA sont les autorités compétentes concernées visées à l’article 32, paragraphe 5, du règlement (UE) 2022/2554.
Art. 20-23Pouvoirs de la CSSF et du CAA
10/23
Le juge d’instruction vérifie que la demande motivée de la CSSF qui lui est soumise est justifiée et proportionnée au but recherché. La demande comporte tous les éléments d’information de nature à justifier l’autorisation demandée.
L’ordonnance visée à l’alinéa 1er est susceptible des voies de recours comme en matière d'ordonnances du juge d'instruction. Les voies de recours ne sont pas suspensives
Art. 20-24Sanctions administratives et autres mesures administratives
11/23
Lorsque les dispositions visées à l’alinéa 1er s’appliquent à des personnes morales, la CSSF et le CAA ont le pouvoir d’infliger, dans les limites de leurs compétences respectives, les sanctions administratives et autres mesures administratives visées au paragraphe 2 à l’égard des membres de l’organe de direction et de toute autre personne responsable de la violation.
12/23
Art. 20-25Droit de recours
Les décisions prises par la CSSF ou le CAA en vertu du présent chapitre ou du règlement (UE) 2022/2554 peuvent être déférées dans le délai d’un mois, sous peine de forclusion, au tribunal administratif qui statue comme juge du fond. ».
Chapitre 10 – Entrée en vigueur
Art. 26La présente loi entre en vigueur le 17 janvier 2025
13/23 * III. COMMENTAIRE DES ARTICLES Chapitre 1er - Modification de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier
Article 1er
L’article 1er du projet de loi vise à modifier l’article 5, paragraphe 1bis, de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier (ci-après, la « LSF ») afin de transposer les modifications ayant trait à la résilience opérationnelle numérique apportées par l’article 4, paragraphe 2, de la directive (UE) 2022/2556 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 modifiant les directives 2009/65/CE, 2009/138/CE, 2011/61/UE, 2013/36/UE, 2014/59/UE, 2014/65/UE, (UE) 2015/2366 et (UE) 2016/2341 en ce qui concerne la résilience opérationnelle numérique du secteur financier (ciaprès, la « directive (UE) 2022/2556 ») à l’article 74, paragraphe 1er, de la directive 2013/36/UE. Il est précisé dans l’article 5 de la LSF que le solide dispositif de gouvernance interne dont doit disposer chaque établissement de crédit comprend explicitement des réseaux et systèmes d’information qui sont mis en place et gérés conformément aux exigences énoncées dans le règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) 2016/1011 (ci-après, le « règlement (UE) 2022/2554 »).
Article 2L’article 2 du projet de loi vise à apporter, à des fins de transposition complète, une modification
ponctuelle à l’article 17, paragraphe1bis, de la LSF qui s’inscrit dans la lignée des modifications apportées à l’article 5, paragraphe 1bis, de la LSF. La modification opérée est également à lire ensemble avec les modifications apportées à l’article 37-1 de la LSF par l’article 3 de la loi en projet qui impose aux entreprises d’investissement d’utiliser des systèmes de technologies de l'information et de la communication mis en place et gérés conformément au règlement (UE) 2022/2554. Il s’ensuit que le renvoi plus général aux mécanismes de contrôle et de sécurité des systèmes informatiques prévu à l’endroit de l’article 17, paragraphe1bis, de la LSF n’est plus approprié et peut être supprimé.
Article 3
L’article 3 du projet de loi vise à apporter des modifications ponctuelles à l’article 37-1 de la LSF afin de transposer l’article 6, paragraphe 1er, de la directive (UE) 2022/2556 qui apporte des amendements ciblés à l’article 16, paragraphes 4 et 5, de la directive 2014/65/UE. Il est désormais explicitement précisé que les établissements de crédit et les entreprises d’investissement sont tenus d’utiliser des systèmes de technologies de l'information et de la communication mis en place et gérés conformément au règlement (UE) 2022/2554 pour garantir la continuité et la régularité de la fourniture de leurs services et de l’exercice de leurs activités. De même, il est explicitement renvoyé aux exigences fixées dans le règlement (UE) 2022/2554 pour assurer la sécurité et l’authentification des moyens de transfert de l’information. Il y a lieu de noter que même si l’article 16 de la directive 2014/65/UE tel que modifié vise uniquement les entreprises d’investissement, l’article 1er, paragraphe 3, de la directive précitée dispose que l’article 16 s’applique également aux établissements de crédit agréés en vertu de la directive 2013/36/UE.
14/23
Article 4
L’article 4 du projet de loi vise à apporter une précision à l’article 53, paragraphe 2, lettre a), point vi), de la LSF afin de transposer l’article 4, paragraphe 1er, de la directive (UE) 2022/2556. Il est clarifié que les pouvoirs de requête d’information de la CSSF s’appliquent également explicitement à l’égard des prestataires tiers de services de TIC visés au chapitre V du règlement (UE) 2022/2554 lorsque les entités visées à l’article 53, paragraphe 2, lettre a), points i) à iv) et vii), de la LSF ont externalisé des fonctions ou des activités à de tels prestataires.
Article 5
L’article 5 du projet de loi vise à transposer l’article 4, paragraphe 3, de la directive (UE) 2022/2556 modifiant l’article 85, paragraphe 2, de la directive 2013/36/UE. La directive 2013/36/UE n’énonce actuellement que des règles générales de gouvernance interne et des dispositions relatives au risque opérationnel définissant des exigences en matière de plans d’urgence et de poursuite de l’activité qui servent implicitement de base pour traiter le risque lié aux TIC. Afin de traiter le risque lié aux TIC explicitement et clairement, les exigences en matière de plans d’urgence et de poursuite de l’activité sont modifiées de manière à inclure également les plans de continuité des activités et les plans de réponse et de rétablissement en ce qui concerne le risque lié aux TIC, conformément aux exigences fixées dans le règlement (UE) 2022/2554. A ces fins, l’article 53-21 de la LSF relatif au risque opérationnel est modifié.
Article 6
L’article 6 du projet de loi vise à transposer l’article 4, paragraphe 4, de la directive (UE) 2022/2556 modifiant l’article 97, paragraphe 1er, de la directive 2013/36/UE. A cette fin, l’article 53-25, paragraphe 1er, de la LSF est complété par un nouveau point 4 qui élargit expressément la mise en œuvre du processus de contrôle et d’évaluation prudentielle à l’évaluation de risques de TIC mis en évidence par des tests de résilience opérationnelle numérique effectués conformément au chapitre IV du règlement (UE) 2022/2554.
Article 7
L’article 7 de la loi en projet vise à transposer l’article 5, paragraphe 2, lettre a), de la directive 2022/2556 en apportant une précision à l’article 59-18, paragraphe 4, lettre p) de la LSF afin d’assurer la cohérence avec les dispositions du règlement (UE) 2022/2554. Il est désormais renvoyé aux réseaux et systèmes qui sont mis en place et gérés conformément au règlement (UE) 2022/2554 dans le contexte de l’établissement des plans de redressement.
Chapitre 2 - Modification de la loi modifiée du 13 juillet 2005 relative aux institutions de retraite
professionnelle sous forme de sepcav et assep
Article 8
L’article 8 du projet de loi (ensemble avec l’article 19) vise à transposer, de manière fidèle, l’article 8 de la directive 2022/2556 qui modifie l’article 21, paragraphe 5, de la directive (UE) 2016/2341.
L’article 57-1, paragraphe 5, deuxième phrase, de la loi modifiée du 13 juillet 2005 relative aux institutions de retraite professionnelle sous forme de sepcav et assep est ainsi modifié dans le but de préciser que les fonds de pension, aux fins de veiller à la continuité et à la régularité de leurs 15/23 activités, mettent en place et gèrent des réseaux et des systèmes d'information conformément au règlement (UE) 2022/2554.
Chapitre 3 - Modification de la loi modifiée du 10 novembre 2009 relative aux services de paiement
Article 9
L’article 9 du projet de loi vise à apporter une modification mineure à l’article 3, lettre j), de la loi modifiée du 10 novembre 2009 relative aux services de paiement (ci-après, la « LSP ») en vue de la transposition de l’article 7, paragraphe 1er, de la directive (UE) 2022/2556 modifiant l’article 3, lettre j), de la directive (UE) 2015/2366. La seule modification opérée à cet endroit consiste à assurer une l’utilisation uniforme et cohérente du terme « technologies de l’information et de la communication (TIC) » au sein de la LSP.
Article 10
L’article 10 du projet de loi vise à apporter une série de modifications ponctuelles à l’article 8 de la LSP relatif à la demande d’agrément en tant qu’établissement de paiement. L’objectif des changements consiste à aligner les exigences visées audit article sur le règlement (UE) 2022/2554.
Le point 1, lettre a) transpose l’article 7, paragraphe 2, lettre a), point i), de la directive 2022/2556 en modifiant l’article 8, paragraphe 1er, alinéa 1er, lettre e), de la LSP afin de clarifier que la demande d’agrément introduite par les établissements de paiement doit être accompagnée des descriptions des procédures relatives à l’utilisation des services TIC conformément aux dispositions du règlement (UE) 2022/2554.
Le point 1, lettre b) transpose l’article 7, paragraphe 2, lettre a), point ii), de la directive 2022/2556 en modifiant l’article 8, paragraphe 1er, alinéa 1er, lettre m), de la LSP afin de clarifier que la demande d’agrément introduite par les établissements de paiement doit être accompagnée d’une description prouvant que la procédure de traitement et de suivi des incidents de sécurité respecte les obligations de notification fixées par le règlement (UE) 2022/2554.
Le point 1, lettre c) transpose l’article 7, paragraphe 2, lettre a), point iii), de la directive 2022/2556 en modifiant l’article 8, paragraphe 1er, alinéa 1er, lettre o), de la LSP. Il est clarifié que la demande d’agrément introduite par les établissements de paiement doit inclure une désignation claire des opérations critiques ainsi que des plans de continuité des activités et des plans de rétablissement de TIC conformément aux exigences du règlement (UE) 2022/2554.
Le point 2 porte transposition de l’article 7, paragraphe 2, lettre b), de la directive 2022/2556 en modifiant l’article 8, paragraphe 1er, alinéa 3, de la LSP. L’objectif de la modification opérée est d’assurer une cohérence avec les dispositions du règlement (UE) 2022/2554.
Article 11
L’article 11 du projet de loi modifie l’article 11 de la LSP afin de transposer l’article 7, paragraphe 3, de la directive (UE) 2015/2366. Le changement opéré vise l’utilisation uniforme du terme « TIC » dans la LSP.
16/23
Article 12
L’article 12 du projet de loi est le pendant de l’article 10 en ce qui concerne les établissements de monnaie électronique. Il est renvoyé à l’article 10 de la loi en projet pour le détail.
Article 13
L’article 13 du projet de loi est le pendant de l’article 11 en ce qui concerne les établissements de monnaie électronique. Il est renvoyé à l’article 11 de la loi en projet pour le détail.
Article 14
L’article 14 du projet de loi vise à transposer l’article 7, paragraphe 4, de la directive (UE) 2022/2556 modifiant l’article 95, paragraphe 1er, de la directive (UE) 2015/2366. L’article 105-1, paragraphe 1er, de la LSP est ainsi complété par un nouvel alinéa 2 qui vise à assurer une articulation correcte entre la disposition de la LSP relative à la gestion des risques opérationnels de sécurité et les règles énoncées dans le règlement (UE) 2022/2554 s’appliquant à certaines catégories de prestataires de service de paiements soumis à la fois à la LSP et au règlement (UE) 2022/2554.
Ainsi, afin d'éviter des conflits éventuels entre des règles de même nature, il est précisé que l’article 105-1, paragraphe 1er, alinéa 1er, de la LSP est sans préjudice de l'application du chapitre II du règlement (UE) 2022/2554 aux établissements de crédit, établissements de monnaie électronique, établissements de paiement, prestataires de services d’information sur les comptes et aux personnes bénéficiant d’une dérogation conformément aux articles 48 et 48-1bis.
Article 15
L’article 15 du projet de loi vise à transposer l’article 7, paragraphe 5, de la directive (UE) 2022/2556 modifiant l’article 96 de la directive (UE) 2015/2366. Afin de réduire la charge administrative et d’éviter la complexité et la répétition des obligations de notification, les règles relatives à la notification des incidents figurant à l’article 105-2 de la LSP devraient cesser de s’appliquer aux prestataires de services de paiement qui sont régis par ladite loi et qui relèvent également du règlement (UE) 2022/2554, leur permettant ainsi de bénéficier d’un mécanisme de notification des incidents unique et entièrement harmonisé, applicable à tous les incidents opérationnels ou de sécurité liés au paiement, que ces incidents sont liés ou non aux TIC. Sont visés les établissements de crédit, les établissements de monnaie électronique, les établissements de paiement, les prestataires de services d’information sur les comptes et les personnes bénéficiant d’une dérogation conformément aux articles 48 et 48-1bis.
A ces fins, l’article 105-2 de la LSP relatif à la notification des incidents est complété par un nouveau paragraphe 4 clarifiant que le paragraphe 1er dudit article ne s’applique pas à ces prestataires de services de paiement.
Chapitre 4 - Modification de la loi modifiée du 17 décembre 2010 concernant les organismes de
placement collectif
Article 16L’article 16 du projet de loi vise à transposer l’article 1er, paragraphe 1er, de la directive (UE)
2022/2556 en modifiant l’article 109, paragraphe 1er, lettre a), de la loi modifiée du 17 décembre 2010 concernant les organismes de placement collectif. Le libellé dudit article est aligné sur le 17/23 règlement (UE) 2022/2554 en imposant aux sociétés de gestion de se doter des dispositifs de contrôle des systèmes d'information mis en place et gérés conformément aux exigences du règlement (UE) 2022/2554.
Chapitre 5 – Modification de la loi modifiée du 12 juillet 2013 relative aux gestionnaires de fonds
d’investissement alternatifs
Article 17
L’article 17 du projet de loi vise à transposer l’article 3 de la directive (UE) 2022/2556 qui apporte une modification ponctuelle à l’article 18 de la directive 2011/61/UE.
Le point 1 modifie l’article 16, alinéa 2, de la loi modifiée du 12 juillet 2013 relative aux gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs afin de préciser que les dispositifs de contrôle et de sauvegarde dans le domaine du traitement électronique des données dont doivent disposer les gestionnaires de FIA comprennent les réseaux et les systèmes d’information qui doivent être mis en place et gérés conformément aux exigences du règlement (UE) 2022/2554.
Le point 2 opère un changement d’ordre purement linguistique. Il est plus approprié de recourir au terme « détention » pour désigner la « détention » d’investissements plutôt que « participation » dans des investissements. Le terme retenu dans la traduction française du nouvel article 18 de la directive 2011/61/UE est ainsi repris à l’article 16, alinéa 2, de la loi modifiée du 12 juillet 2013 relative aux gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs. A noter que cette même locution est déjà actuellement utilisée dans l’article 109 de la loi modifiée du 17 décembre 2010 concernant les organismes de placement collectif.
Chapitre 6 - Modification de la loi modifiée du 7 décembre 2015 sur le secteur des assurances
Article 18
L’article 18 de la loi en projet modifie l’article 71, paragraphe 4, de la loi modifiée du 7 décembre 2015 sur le secteur des assurances afin de transposer l’article 2, paragraphe 1er, de la directive (UE) 2022/2556. L’article modifié clarifie que les entreprises d’assurance et de réassurance doivent se doter des réseaux et des systèmes d'information qui sont mis en place et gérés conformément aux exigences du règlement (UE) 2022/2554. Il y a lieu de noter que la référence à l’intitulé complet du règlement (UE) 2022/2554 peut être omise en l’occurrence, étant donné que l’article 36 du Projet de loi 8184 vise à ajouter l’intitulé complet dudit règlement à l’annexe III de la loi modifiée du 7 décembre 2015 sur le secteur des assurances.
Article 19
L’article 19 du projet de loi vise à compléter la transposition de l’article 8 de la directive 2022/2556.
Il est renvoyé pour le détail au commentaire de l’article 8 de la loi en projet.
18/23
Chapitre 7- Modification de la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative à la défaillance des
établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement
Article 20L’article 20 du projet de loi vise à modifier l’article 9, paragraphe 4, de la loi modifiée du 18
décembre 2015 relative à la défaillance des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement (ci-après, la « loi modifiée du 18 décembre 2015 ») afin de transposer l’article 5, paragraphe 1er, lettres a) et b), de la directive (UE) 2022/2256 portant modification de l’article 10, paragraphe 7, lettres c) et q), de la directive 2014/59/UE. Une précision est apportée à l’article 9, paragraphe 4, point 3, de la loi modifiée du 18 décembre 2015 concernant le contenu des plans de résolution requérant une démonstration de la façon dont les fonctions critiques et les activités fondamentales pourraient être juridiquement et économiquement séparées des autres fonctions, dans la mesure nécessaire pour assurer leur continuité et la résilience opérationnelle numérique en cas de défaillance de l’établissement. Par ailleurs, il est clarifié à l’endroit de l’article 9, paragraphe 4, point 17, de la prédite loi que les plans de résolution doivent inclure des descriptions des systèmes et opérations permettant de maintenir en permanence le fonctionnement des systèmes d’information visés dans le règlement (UE) 2022/2554.
Article 21
L’article 21 du projet de loi vise à modifier l’Annexe 1 de la loi modifiée du 18 décembre 2015.
Le point 1 modifie la Section A de l’Annexe 1 en ce qui concerne les informations que le conseil de résolution peut demander aux établissements concernés de fournir dans le cadre de l’élaboration et de l’actualisation des plans de résolution. Il est assuré que les informations relatives à la résilience opérationnelle sont explicitement prises en compte dans ce contexte.
Le point 1, lettre a) modifie le point 14 afin de transposer l’article 5, paragraphe 2, lettre b), point i), de la directive (UE) 2022/2256 qui modifie l’Annexe, Section B, point 14, de la directive 2014/59/UE.
Le droit est explicitement conféré au conseil de résolution de demander aux fins de l’élaboration et de l’actualisation des plans de résolution d’inclure l’identification des prestataires tiers critiques de services TIC, tels que définis dans le règlement (UE) 2022/2554.
Le point 1, lettre b) vise à transposer l’article 5, paragraphe 2, lettre b), point ii), de la directive (UE) 2022/2256 par l’ajout d’un nouveau point 14bis. Il est retenu que le conseil de résolution peut, dans le cadre de l’élaboration et de l’actualisation des plans de résolution, requérir les résultats des tests de résilience opérationnelle numérique des établissements visés dans le règlement (UE) 2022/2554.
Le point 2 modifie la Section B de l’Annexe 1 concernant les questions que le conseil de résolution doit examiner lorsqu’il évalue la résolvabilité d’un établissement ou d’un groupe.
Le point 2, lettre a) modifie le point 4 pour transposer l’article 5, paragraphe 2, lettre c), point i), de la directive (UE) 2022/2256 qui modifie l’Annexe, Section C, point 4, de la directive 2014/59/UE.
Certains accords contractuels relatifs à l’utilisation de services TIC sont essentiels pour assurer la continuité opérationnelle et pour fournir les données nécessaires en cas de résolution. Il est ainsi précisé que le conseil de résolution, lorsqu’il évalue la résolvabilité d’un établissement ou d’un groupe, examine si les accords contractuels relatifs à l’utilisation de service TIC que l’établissement a conclu sont solides et pleinement applicable en cas de résolution de l’établissement.
19/23 Le point 2, lettre b) vise à transposer l’article 5, paragraphe 2, lettre c), point ii), de la directive (UE) 2022/2256 par l’ajout d’un nouveau point 4bis. Il incombe dorénavant au conseil de résolution, lorsqu’il évalue la résolvabilité d’un établissement ou d’un groupe, d’examiner la résilience opérationnelle numérique des réseaux et des systèmes d'information qui soutiennent les fonctions critiques et les activités fondamentales de l'établissement, compte tenu des rapports sur les incidents majeurs liés aux TIC et des résultats des tests de résilience opérationnelle numérique en vertu du règlement (UE) 2022/2554.
Chapitre 8 - Modification de la loi modifiée du 30 mai 2018 relative aux marchés d’instruments
financiers
Article 22L’article 22 du projet de loi vise à apporter des modifications ciblées ayant trait à la résilience
numérique à l’article 6 de loi modifiée du 30 mai 2018 relative aux marchés d’instruments financiers (ci-après, la « loi modifiée du 30 mai 2018 »). Il vise à transposer l’article 6, paragraphe 3, de la directive (UE) 2022/2256 qui modifie l’article 47, paragraphe 1er, de la directive 2014/65/UE.
Le point 1 transpose l’article 6, paragraphe 3, lettre a), de la directive (UE) 2022/2256 en apportant une modification ponctuelle à l’article 6, paragraphe 1er, point 2, de la loi modifiée du 30 mai 2018.
Le nouveau libellé exige que les marchés règlementés soient adéquatement équipés pour gérer leurs risques liés à la résilience opérationnelle numérique en conformité avec les exigences découlant du règlement (UE) 2022/2554. Cette précision vise à assurer une cohérence entre la loi sectorielle et le règlement (UE) 2022/2554.
Le point 2 transpose l’article 6, paragraphe 3, lettre b), de la directive (UE) 2022/2256 en supprimant l’article 6, paragraphe 1er, point 3, de la loi modifiée du 30 mai 2018 qui est superfétatoire suite aux changements apportés à l’article 6, paragraphe 1er, point 2, de ladite loi.
Article 23
L’article 23 du projet de loi vise à modifier l’article 7 de la loi modifiée du 30 mai 2018 aux fins de la transposition de l’article 6, paragraphe 4, de la directive (UE) 2022/2256.
Le point 1 modifie l’article 7, paragraphe 1er, de la loi modifiée du 30 mai 2018 afin d’exiger des marchés règlementés qu’ils mettent en place et maintiennent leur résilience opérationnelle conformément aux exigences imposées par le règlement UE) 2022/2554. Est ainsi transposé l’article 6, paragraphe 4, lettre a), de la directive (UE) 2022/2256.
Le point 2 transpose l’article 6, paragraphe 4, lettre b), de la directive (UE) 2022/2256 en modifiant l’article 7, paragraphe 6, de la loi modifiée du 30 mai 2018. Il est précisé que les essaies d’algorithmes à effectuer par les marchés réglementés en matière de trading algorithmique se réalisent conformément aux exigences fixées aux chapitres II et IV du règlement (UE) 2022/2554.
Article 24
L’article 24 du projet de loi vise à modifier, de manière ponctuelle, l’article 60, paragraphe 1er, de la loi modifiée du 30 mai 2018 afin de transposer l’article 6, paragraphe 2, de la directive 2022/2256 modifiant l’article 17 de la directive 2014/65/UE ayant trait au trading algorithmique. Les changements opérés visent à assurer la cohérence avec le règlement (UE) 2022/2554.
20/23 Le point 1 exige que les personnes recourant au trading algorithmique adoptent des procédures et mécanismes appropriés et conformes aux exigences du règlement 2022/2254 pour garantir que leurs systèmes de négociation sont résilients et ont une capacité suffisante.
Le point 2 impose aux personnes recourant au trading algorithmique de disposer d’une politique et de plans en matière de continuité des activités de TIC et de plans de réponse et de rétablissement des TIC mis en place conformément à l'article 11 du règlement (UE) 2022/2554, ainsi que de veiller à ce que leurs systèmes soient entièrement testés et convenablement suivis de manière à garantir qu'ils satisfont aux exigences du présent paragraphe et aux exigences spécifiques fixées aux chapitres II et IV du règlement 2022/2554.
Chapitre 9 – Modification de la loi modifiée du 16 juillet 2019 relative à l’opérationnalisation de
règlements européens dans le domaine des services financiers
Article 25L’article 25 du projet de loi vise à modifier la loi modifiée du 16 juillet 2019 relative à
l’opérationnalisation de règlements européens dans le domaine des services financiers (ci-après, la « loi modifiée du 16 juillet 2019 ») par l’insertion d’un nouveau chapitre 4quinquies visant la mise en œuvre du règlement (UE) 2022/2554.
Commentaire concernant l’article 20-21 À des fins de lisibilité du nouveau chapitre, l’article 20-21 renvoie aux définitions du règlement (UE) 2022/2554, à l’instar de l’approche retenue aux articles 20-1, 20-7 et 20-13, de la loi modifiée du 16 juillet 2019.
Commentaire concernant l’article 20-22 L’article 20-22 vise à désigner la Commission de surveillance du secteur financier (ci-après, la « CSSF ») et le Commissariat aux assurances (ci-après, le « CAA ») en tant qu’autorités compétentes au Luxembourg pour veiller à l’application du règlement (UE) 2022/2554 par les personnes visées audit règlement et soumises à leur surveillance respective. Il s’agit des autorités compétentes luxembourgeoise désignées en vertu de la législation sectorielle applicable aux différentes entités relavant du secteur financier et soumises au règlement (UE) 2022/2554, conformément à l’article 46 dudit règlement. Même si la désignation des autorités compétentes nationales n’est pas explicitement requise en raison de la désignation des autorités compétentes par référence aux actes juridiques sectoriels en vigueur, il paraît judicieux de prévoir, notamment à des fins de sécurité et de clarté juridiques, un article isolé qui charge la CSSF et le CAA de l’application du règlement en question par les personnes soumises à leur surveillance respective.
Par ailleurs, l’article 20-22 prend soin de désigner la CSSF et le CAA en tant qu’autorités compétentes concernées telles que visées à l’article 32, paragraphe 5, du règlement (UE) 2022/2554.
Commentaire concernant l’article 20-23 L’article 20-23 vise à mettre en œuvre de l’article 50, paragraphe 2 et paragraphe 4, lettres
Le paragraphe 2 reprend fidèlement les pouvoirs de surveillance et d'enquête énumérés à l’article 50, paragraphe 2, du règlement (UE) 2022/2554 dont les autorités compétentes doivent disposer au minimum pour exercer leurs fonctions au titre dudit règlement. Il y a lieu de constater que l’article 50, paragraphe 4, du règlement (UE) 2022/2554 constitue un mélange de pouvoirs et de sanctions. Par souci de sécurité juridique, les pouvoirs visés à l’article 50, paragraphe 4, lettres c) et d), du règlement (UE) 2022/2554 sont inclus dans la liste des pouvoirs dont doivent être investis la CSSF et le CSSF qui est fixée au présent paragraphe 2. En ce qui concerne le pouvoir de procéder à des inspections ou des enquêtes, il est limité aux personnes soumises à la surveillance de la CSSF ou du CAA par analogie à l’approche retenue dans la loi modifiée du 16 juillet 2019 et en ligne avec l’esprit du règlement (UE) 2022/2554. Le pouvoir visé à l’article 50, paragraphe 4, lettre d), du règlement (UE) 2022/2554, qui permettrait à la CSSF et au CAA d’exiger les enregistrements des échanges informatiques existants détenus par un opérateur de télécommunications, dans la mesure où les hypothèses dans lesquelles le recours à un tel pouvoir est autorisé en droit luxembourgeois, est repris à l’article 20-23, paragraphe 2, point 5. Il échet de noter qu’un pouvoir identique découlant de textes européens figure notamment à l’article 4 de la loi modifiée du 23 décembre 2016 relative aux abus de marché et à l’article 53 de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier. Le libellé est ainsi aligné sur la formulation utilisée dans les textes précités. Il est finalement rajouté à la liste des pouvoirs d’enquête et de surveillance prévus par le règlement (UE) 2022/2554, le pouvoir de transmettre des informations au procureur d’État en vue de poursuites pénales à l’instar de ce qui est prévu dans la loi modifiée du 16 juillet 2019.
Le paragraphe 3 vise à rendre le dispositif visé à l’article 20-23, paragraphe 2, point 5, conforme au droit luxembourgeois en instaurant une procédure d’autorisation judiciaire à obtenir au préalable par ordonnance du juge d’instruction, telle qu’elle figure actuellement dans la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier et dans la loi modifiée du 23 décembre 2016 relative aux abus de marché.
Commentaire concernant l’article 20-24 L’article 20-24 vise à mettre en œuvre l’article 50, paragraphes 4 et 5, du règlement (UE) 2022/2554 relatif au régime de sanctions. La CSSF et le CAA exercent chacun leurs pouvoirs à l’égard des entités soumises à leur surveillance respective.
Le paragraphe 1er énumère, afin de répondre aux exigences du principe de la légalité des incriminations, les comportements qui peuvent faire l’objet de sanctions administratives et d’autres mesures administratives en renvoyant, de manière précise, aux différentes dispositions du règlement (UE) 2022/2554. Il est précisé, conformément à l’article 50, paragraphe 5, du règlement (UE) 2022/2554, que si les dispositions dont le non-respect peut être sanctionné s’appliquent à des personnes morales, la CSSF et le CAA ont le pouvoir d’infliger les sanctions administratives et autres mesures administratives visées au paragraphe 2 à l’égard des membres de l’organe de direction et toutes autres personnes responsables de la violation.
22/23 Les sanctions administratives et autres mesures administratives que la CSSF et le CAA peuvent infliger en cas de violations des dispositions visées au paragraphe 1er sont ensuite énumérées au paragraphe 2 afin de mettre en œuvre l’article 50, paragraphes 4, du règlement (UE) 2022/2554. Les sanctions sont effectives, dissuasives et différenciées afin de respecter le principe de proportionnalité.
Le paragraphe 3 donne la possibilité à la CSSF et au CAA de prononcer des amendes d’ordre dans certains cas déterminés. Ce paragraphe est inspiré de dispositions analogues figurant dans la loi modifiée du 16 juillet 2019.
Le paragraphe 4, ensemble avec l’article 20-25, vise à mettre en œuvre l’article 50, paragraphe 6, du règlement (UE) 2022/2554. La disposition en question vise à expressément obliger la CSSF et le CAA à toujours motiver les décisions qu’ils sont amenés à prendre dans l’exercice de leurs pouvoirs de sanction. Bien qu’il s’agisse en l’occurrence d’un principe général du droit administratif luxembourgeois auquel la CSSF et le CAA sont déjà tenus de se conformer, il est proposé de reprendre le libellé visé à l’article 50, paragraphe 6, du règlement (UE) 2022/2554 en raison de l’insistance du législateur européen.
Commentaire concernant l’article 20-25 L’article 20-25 vise à compléter l’opérationnalisation de l’article 50, paragraphe 6, du règlement (UE) 2022/2554. Il prévoit la possibilité d’introduire un recours en réformation endéans le délai d’un mois auprès du tribunal administratif contre les décisions prises par la CSSF ou le CAA. La formulation retenue est identique à celle employée dans la loi modifiée du 16 juillet 2019.
Chapitre 10 – Entrée en vigueur
Article 26
L’article 26 du projet de loi fixe la date d’application de la loi en projet conformément à l’article 9, paragraphe 1er, alinéa 1er, de la directive (UE) 2022/2256 et à l’article 64, alinéa 2, du règlement (UE) 2022/2254. La loi en projet entrera en vigueur le 17 janvier 2025.
23/23 IV. TEXTES COORDONNÉS (PAR EXTRAITS) 1. LOI MODIFIEE DU 5 AVRIL 1993 RELATIVE AU SECTEUR FINANCIER […]
Art. 5L'administration centrale et l'infrastructure
[…] (1bis) L’établissement de crédit doit disposer d’un solide dispositif de gouvernance interne, comprenant notamment une structure organisationnelle claire avec un partage des responsabilités qui soit bien défini, transparent et cohérent, des processus efficaces de détection, de gestion, de contrôle et de déclaration des risques auxquels il est ou pourrait être exposé, des mécanismes adéquats de contrôle interne, y compris des procédures administratives et comptables saines , des réseaux et des systèmes d'information qui sont mis en place et gérés conformément au règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) 2016/1011, ci-après le « règlement (UE) 2022/2554 » et des politiques et pratiques de rémunération permettant et promouvant une gestion saine et efficace des risques, ainsi que des mécanismes de contrôle et de sécurité de ses systèmes informatiques.
Les politiques et pratiques de rémunération visées à l’alinéa 1er sont neutres du point de vue du genre. […]
Art. 17L’administration centrale et l’infrastructure
[…] (1bis) Une entreprise d'investissement doit disposer d’un solide dispositif de gouvernance interne, comprenant notamment une structure organisationnelle claire avec un partage des responsabilités qui soit bien défini, transparent et cohérent, des processus efficaces de détection, de gestion, de contrôle et de déclaration des risques auxquels elle est ou pourrait être exposée ou des risques qu’elle fait peser ou pourrait faire peser sur d’autres, des mécanismes adéquats de contrôle interne, y compris des procédures administratives et comptables saines ainsi que des mécanismes de contrôle et de sécurité de ses systèmes informatiques. […]
Art. 37-1Les exigences organisationnelles
[…]
Elle se fait sur base d’un contrat de service.
Les établissements de crédit et les entreprises d’investissement conservent l’entière responsabilité du respect de l’ensemble des obligations qui leur incombent en vertu de la réglementation prudentielle lorsqu’ils ont recours à l’externalisation de fonctions ou d’activités.
Une sous-traitance en cascade doit être acceptée au préalable par la personne, établie au Luxembourg et soumise à la surveillance prudentielle de la CSSF ou de la Banque centrale européenne, qui est à l’origine de la sous-traitance.
Lorsqu’ils confient à des tiers l’exécution de fonctions opérationnelles essentielles pour fournir de manière continue et satisfaisante des services aux clients ou pour exercer de manière continue et satisfaisante des activités, les établissements de crédit et les entreprises d’investissement doivent prendre des mesures raisonnables pour éviter une augmentation excessive du risque opérationnel.
L’externalisation de fonctions opérationnelles importantes ne doit pas se faire de manière à nuire sensiblement à la qualité du contrôle interne des établissements de crédit et des entreprises d’investissement, ni de manière à empêcher la CSSF de contrôler que les établissements de crédit et les entreprises d’investissement respectent les obligations qui leur incombent en vertu de la présente loi. (5bis) Tout établissement de crédit et toute entreprise d’investissement dispose de mécanismes de sécurité solides pour garantir assurer, conformément aux exigences fixées dans le règlement (UE) 2022/2554, la sécurité et l’authentification des moyens de transfert de l’information, réduire au minimum le risque de corruption des données et d’accès non autorisé et empêcher les fuites d’informations afin de maintenir en permanence la confidentialité des données. […]
Art. 53Les pouvoirs de la CSSF
[…]
Art. 53-21Risque opérationnel
Art. 53-25Mise en œuvre du processus de contrôle et d’évaluation prudentiels
Article 59-18Plans de redressement
[…]
4/24 […]
Art. 57-1[…]
À cette fin, les fonds de pension utilisent des systèmes, des ressources et des procédures appropriés et proportionnés et, en particulier, mettent en place et gèrent des réseaux et des systèmes d'information conformément au règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) 2016/1011, le cas échéant. […] 6/24 3. LOI MODIFIEE DU 10 NOVEMBRE 2009 RELATIVE AUX SERVICES DE PAIEMENT […]
Article 3Exclusions du champ d’application
Les titres I à IV, à l’exclusion du chapitre 2 du titre II, ne s’appliquent pas : […]
Article 8La demande d’agrément
7/24 f) une description des mécanismes de contrôle interne que le requérant a mis en place pour se conformer aux obligations définies dans la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme et dans le règlement (UE) 2015/847 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2015 sur les informations accompagnant les transferts de fonds et abrogeant le règlement (CE) n° 1781/2006 ; g) une description de l’organisation structurelle du requérant, y compris, le cas échéant, une description du projet de recours à des agents et à des succursales et des inspections sur pièces et sur place au moins annuelles que le demandeur s’engage à effectuer à l’égard de ces agents et succursales, ainsi qu’une description des accords d’externalisation, ainsi que de sa participation à un système de paiement national ou international ; h) l’identité des actionnaires ou associés, directs ou indirects, personnes physiques ou morales, qui détiennent une participation qualifiée dans l’établissement à agréer, le montant de leur participation ainsi que la preuve de leur qualité, compte tenu de la nécessité de garantir une gestion saine et prudente de l’établissement de paiement ; i) l’identité des membres des organes d’administration et des personnes responsables de la gestion de l’établissement à agréer et, le cas échéant, des personnes responsables de la gestion des activités de services de paiement de l’établissement de paiement et la preuve de ce qu’ils jouissent de l’honorabilité professionnelle et possèdent les compétences et l’expérience professionnelles requises aux fins de la prestation des services de paiement ; j) le cas échéant, l’identité des réviseurs d’entreprises agréés ; k) le statut juridique et les statuts du requérant ; l) l’adresse de l’administration centrale du requérant ;
Aux fins de l’alinéa 1er, lettres d), e), g) et m), le requérant fournit une description de ses dispositions en matière d’audit et des dispositions organisationnelles qu’il a arrêtées en vue de prendre toute mesure raisonnable pour protéger les intérêts de ses utilisateurs et garantir la continuité et la qualité de sa prestation de services de paiement.
La description des mesures de maîtrise et d’atténuation des risques en matière de sécurité visée à l’alinéa 1er, lettre q), indique comment ces mesures garantissent un niveau élevé de sécurité technique et de protection des données, y compris pour les systèmes logiciels et informatiques résilience opérationnelle numérique conformément au chapitre II du règlement (UE) 2022/2554, notamment en ce qui concerne la sécurité technique et la protection des données, y compris pour les logiciels et les systèmes de TIC utilisés par le requérant ou par les entreprises vers lesquelles il externalise la totalité ou une partie de ses activités. Ces mesures incluent les mesures de sécurité prévues à l’article 105-1, paragraphe (1). […]
Article 11L’administration centrale et l’infrastructure
[…]
L’externalisation de fonctions opérationnelles importantes, y compris les systèmes informatiques de TIC, ne doit pas se faire de manière à nuire sensiblement à la qualité du contrôle interne de l’établissement de paiement, ni de manière à empêcher la CSSF de contrôler et d’établir que cet établissement respecte les obligations qui lui incombent en vertu de la présente loi.
Aux fins de l’alinéa précédent, une fonction opérationnelle est considérée comme importante lorsqu’une anomalie ou défaillance partielle ou totale dans son exercice est susceptible de nuire sensiblement à la capacité de l’établissement de paiement de se conformer en permanence aux conditions d’agrément ou à ses autres obligations au titre de la présente loi, ou à ses performances financières, ou à la qualité ou à la continuité de ses services de paiement.
Lorsque les établissements de paiement externalisent des fonctions opérationnelles importantes, ils doivent respecter l’ensemble des conditions suivantes : a) l’externalisation ne doit pas avoir pour effet une délégation par la direction de l’établissement de paiement de sa responsabilité ; b) ni la relation de l’établissement de paiement avec les utilisateurs de ses services de paiement, ni les obligations de l’établissement de paiement envers les utilisateurs de ses services de paiement en vertu de la présente loi, ne doivent être changées ; c) les conditions que l’établissement de paiement est tenu de remplir en vertu du présent chapitre pour recevoir puis conserver son agrément ne sont pas compromises ; et 9/24 d) aucune des autres conditions auxquelles l’agrément de l’établissement de paiement a été subordonné n’est levée ou modifiée.
L’établissement de paiement communique sans retard injustifié à la CSSF tout changement concernant le recours à des entités vers lesquelles des activités sont externalisées. […]
Article 24-4La demande d’agrément
La demande d’agrément visée à l’article 24-3, paragraphe (1) doit être accompagnée des informations suivantes : […] e) une description du dispositif de gouvernance interne et des mécanismes de contrôle interne, notamment des procédures administratives, de gestion des risques et comptables du requérant, ainsi que des dispositions relatives à l'utilisation des services TIC conformément au règlement (UE) 2022/2554, qui démontre que ce dispositif de gouvernance interne, ces mécanismes de contrôle et ces procédures sont proportionnés, adaptés, sains et adéquats ; […]
La description des mesures de maîtrise et d’atténuation des risques en matière de sécurité visée à l’alinéa 1er, lettre q), indique comment ces mesures garantissent un niveau élevé de sécurité technique et de protection des données, y compris pour les systèmes logiciels et informatiques 10/24 résilience opérationnelle numérique conformément au chapitre II du règlement (UE) 2022/2554, notamment en ce qui concerne la sécurité technique et la protection des données, y compris pour les logiciels et les systèmes de TIC utilisés par le requérant ou par les entreprises vers lesquelles il externalise la totalité ou une partie de ses activités. Ces mesures incluent également les mesures de sécurité prévues à l’article 105-1, paragraphe (1). […]
Article 24-7L’administration centrale et l’infrastructure
[…]
L’externalisation de fonctions opérationnelles importantes, y compris les systèmes informatiques de TIC, ne doit pas se faire de manière à nuire sensiblement à la qualité du contrôle interne de l’établissement de monnaie électronique, ni de manière à empêcher la CSSF de contrôler et d’établir que cet établissement respecte les obligations qui lui incombent en vertu de la présente loi.
Aux fins de l’alinéa précédent, une fonction opérationnelle est considérée comme importante lorsqu’une anomalie ou défaillance partielle ou totale dans son exercice est susceptible de nuire sensiblement à la capacité de l’établissement de monnaie électronique de se conformer en permanence aux conditions d’agrément ou à ses autres obligations au titre de la présente loi, ou à ses performances financières, ou à la qualité ou à la continuité de son activité d’émission de monnaie électronique ou de fourniture de services de paiement.
Lorsque les établissements de monnaie électronique externalisent des fonctions opérationnelles importantes, ils doivent respecter l’ensemble des conditions suivantes :
L’établissement de monnaie électronique communique sans retard injustifié à la CSSF tout changement concernant le recours à des entités vers lesquelles des activités sont externalisées. […] 11/24
Article 105-1La gestion des risques opérationnels et de sécurité
L’alinéa 1er est sans préjudice de l'application du chapitre II du règlement (UE) 2022/2554 aux prestataires de services de paiement visés à l’article 1er, point 37), sous-points i), ii), iv), vii) et viii), et point 37quinquies).
Article 105-2La notification des incidents
Lorsque l’incident a ou est susceptible d’avoir des répercussions sur les intérêts financiers de ses utilisateurs de services de paiement, le prestataire de services de paiement informe sans retard injustifié ses utilisateurs de services de paiement de l’incident et de toutes les mesures disponibles qu’ils peuvent prendre pour atténuer les effets dommageables de l’incident.
La CSSF coopère avec l’ABE et la BCE pour évaluer la pertinence de l’incident pour d’autres autorités concernées au Luxembourg, le cas échéant, et de l’Union européenne. Celles-ci sont informées en conséquence. Sur la base de cette notification, la CSSF ou le cas échéant les autres autorités concernées prend toutes les mesures nécessaires afin de protéger la sécurité immédiate du système financier.
Art. 109(1) Compte tenu de la nature de l’OPCVM qu’elle gère et au titre des règles prudentielles
qu’elle est tenue d’observer à tout moment pour l’activité de gestion d’OPCVM au sens de la directive 2009/65/CE, une société de gestion est obligée : a) d’avoir une bonne organisation administrative et comptable, des dispositifs de contrôle et de sécurité dans le domaine informatique sauvegarde dans le domaine du traitement électronique des données, y compris en ce qui concerne les réseaux et les systèmes d'information qui sont mis en place et gérés conformément au règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) 2016/1011, ainsi que des mécanismes de contrôle interne adéquats incluant, notamment, des règles concernant les opérations personnelles de ses salariés ou la détention ou la gestion de placements dans des instruments financiers en vue d’investir pour son propre compte et garantissant, au minimum, que chaque transaction concernant l’OPCVM peut être reconstituée quant à son origine, aux parties concernées, à sa nature, ainsi qu’au moment et au lieu où elle a été effectuée, et que les actifs des OPCVM gérés par la société de gestion sont investis conformément au règlement de gestion ou aux documents constitutifs et aux dispositions légales en vigueur; b) d’être structurée et organisée de façon à restreindre au minimum le risque que des conflits d’intérêts entre la société et ses clients, entre deux de ses clients, entre un de ses clients et un OPCVM ou entre deux OPCVM ne nuisent aux intérêts des OPCVM ou des clients. […] 13/24 5. LOI MODIFIEE DU 12 JUILLET 2013 RELATIVE AUX GESTIONNAIRES DE FONDS D’INVESTISSEMENT ALTERNATIFS […]
Art. 16Principes généraux
Les gestionnaires doivent utiliser à tout moment les ressources humaines et techniques adaptées et appropriées nécessaires pour la bonne gestion des FIA.
En particulier, compte tenu aussi de la nature des FIA gérés par le gestionnaire, la CSSF exige que celui-ci ait de solides procédures administratives et comptables, des dispositifs de contrôle et de sauvegarde dans le domaine du traitement électronique des données, y compris en ce qui concerne les réseaux et les systèmes d'information qui sont mis en place et gérés conformément au règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) 2016/1011, ainsi que des mécanismes de contrôle interne adéquats incluant, notamment, des règles concernant les transactions personnelles de ses employés ou la participation détention ou la gestion d’investissements en vue d’investir pour son propre compte et garantissant, au minimum, que chaque transaction concernant les FIA peut être reconstituée quant à son origine, aux parties concernées, à sa nature, ainsi qu’au moment et au lieu où elle a été effectuée, et que les actifs des FIA gérés par le gestionnaire sont placés conformément au règlement de gestion du FIA ou à ses documents constitutifs et aux dispositions légales en vigueur. […] 14/24 6. LOI MODIFIEE DU 7 DECEMBRE 2015 SUR LE SECTEUR DES ASSURANCES […]
Art. 71Exigences générales en matière de gouvernance
Ce système comprend au moins une structure organisationnelle transparente adéquate avec une répartition claire et une séparation appropriée des responsabilités ainsi qu'un dispositif efficace de transmission des informations. Il satisfait aux exigences énoncées aux articles 72 à 81.
Le système de gouvernance doit faire l'objet d'un réexamen interne régulier.
Elles sont tenues de veiller à ce que ces politiques soient mises en œuvre.
Ces politiques écrites doivent être réexaminées au moins une fois par an. Elles sont soumises à l'approbation préalable de l'organe d'administration, de gestion ou de contrôle et elles sont adaptées compte tenu de tout changement important affectant le système ou le domaine concerné.
Art. 256-22Exigences générales en matière de gouvernance
[…]
Art. 9Contenu des plans de résolution
[…]
Section A – Informations que le conseil de résolution peut demander aux établissements de fournir
dans le cadre de l’élaboration et de l’actualisation des plans de résolution Le conseil de résolution peut demander aux établissements de fournir, aux fins de l’élaboration et de l’actualisation des plans de résolution, au moins les informations suivantes : […] 14. l’identification des propriétaires des systèmes visés au point 13., les accords sur le niveau de service qui s’y rattachent, et tous les logiciels, systèmes ou licences, y compris une mise en correspondance avec leurs personnes morales, les opérations critiques et les activités fondamentales, ainsi que l’identification des prestataires tiers critiques de services TIC, tels qu’ils sont définis à l'article 3, point 23., du règlement (UE) 2022/2554 ;
16/24 14bis. les résultats des tests de résilience opérationnelle numérique des établissements en vertu du règlement (UE) 2022/2554 ; […]
Section B – Questions que le conseil de résolution doit examiner lorsqu’elle évalue la résolvabilité
d’un établissement ou d’un groupe Lorsqu’il évalue la résolvabilité d’un établissement ou d’un groupe, le conseil de résolution examine les aspects suivants : […] 4. la mesure dans laquelle les contrats de service, y compris les accords contractuels relatifs à l’utilisation de services TIC, que l’établissement a conclus sont solides et pleinement applicables en cas de résolution de l’établissement ;
4bis. la résilience opérationnelle numérique des réseaux et des systèmes d'information qui soutiennent les fonctions critiques et les activités fondamentales de l'établissement, compte tenu des rapports sur les incidents majeurs liés aux TIC et des résultats des tests de résilience opérationnelle numérique en vertu du règlement (UE) 2022/2554 ;
Art. 6Exigences organisationnelles
18/24
Art. 7Résilience des systèmes, coupe-circuit et trading électronique
Art. 60Trading algorithmique et accès électronique direct
Art. 20-20Droit de recours
Les décisions prises par la CSSF en vertu du règlement (UE) 2020/1503 ou du présent chapitre peuvent être déférées dans le délai d’un mois, sous peine de forclusion, au tribunal administratif qui statue comme juge du fond.
Chapitre 4quinquies - Mise en œuvre du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) 2016/1011
Art. 20-21Définitions
Les termes utilisés dans le présent chapitre ont la signification qui leur est attribuée par le règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) 2016/1011, ci-après « règlement (UE) 2022/2554 ».
Art. 20-22Autorités compétentes au Luxembourg
La CSSF et le CAA sont les autorités compétentes au Luxembourg visées à l’article 46 du règlement (UE) 2022/2554 chargées de veiller à l’application dudit règlement et du présent chapitre par les personnes visées au règlement (UE) 2022/2554 et soumises à leur surveillance respective.
La CSSF et le CAA sont les autorités compétentes concernées visées à l’article 32, paragraphe 5, du règlement (UE) 2022/2554.
Art. 20-23Pouvoirs de la CSSF et du CAA
21/24 3. convoquer les représentants des entités financières et leur demander de fournir oralement ou par écrit des explications sur des faits ou des documents en rapport avec l’objet et le but de l’enquête visée au point 2, et enregistrer leurs réponses ;
L’ordonnance est rendue sur requête sur la demande motivée de la CSSF. Le juge d’instruction directeur ou en cas d’empêchement le magistrat qui le remplace désigne, pour chaque requête de la CSSF, le juge qui en sera chargé.
Le juge d’instruction vérifie que la demande motivée de la CSSF qui lui est soumise est justifiée et proportionnée au but recherché. La demande comporte tous les éléments d’information de nature à justifier l’autorisation demandée.
L’ordonnance visée à l’alinéa 1er est susceptible des voies de recours comme en matière d'ordonnances du juge d'instruction. Les voies de recours ne sont pas suspensives
Art. 20-24Sanctions administratives et autres mesures administratives
Lorsque les dispositions visées à l’alinéa 1er s’appliquent à des personnes morales, la CSSF et le CAA ont le pouvoir d’infliger, dans les limites de leurs compétences respectives, les sanctions administratives et autres mesures administratives visées au paragraphe 2 à l’égard des membres de l’organe de direction et de toute autre personne responsable de la violation.
Art. 20-25Droit de recours
Les décisions prises par la CSSF ou le CAA en vertu du présent chapitre ou du règlement (UE) 2022/2554 peuvent être déférées dans le délai d’un mois, sous peine de forclusion, au tribunal administratif qui statue comme juge du fond.
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Chapitre 5 – Modification de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier
Art. 21
À l’article 12-3, paragraphe 2, lettre b), alinéa 1er, de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier, les mots « biens mobiliers » sont remplacés par les mots « biens immobiliers ». […] 24/24 V. TABLEAU DE CORRESPONDANCE Directive (UE) 2022/2556 er er Article 1 , paragraphe 1 er Article 1 , paragraphe 2 er Article 2, paragraphe 1 Article 2, paragraphe 2
Article 3er
Article 4, paragraphe 1 Article 4, paragraphe 2 Article 4, paragraphe 3 Article 4, paragraphe 4 er Article 5, paragraphe 1 , lettre a) Texte UE modifié Correspondance dans la loi nationale
Article 1Modification de la directive 2009/65/CE
er Article 12 (1), alinéa 2, point (a) Article 109, paragraphe 1 , lettre a), de la loi modifiée du 17 décembre 2010 concernant les organismes de placement collectif Article 12 (3) non-transposable
Article 2Modification de la directive 2009/138/CE
Article 41 (4) Article 71, paragraphe 4, de la loi modifiée du 7 décembre 2015 sur le secteur des assurances Article 50 (1), points (a) et (b) non-transposable
Article 3Modification de la directive 2011/61/UE
Article 18 (1) et (2) Article 16, alinéa 2, de la loi modifiée du 12 juillet 2013 relative aux gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs
Article 4Modification de la directive 2013/36/UE
Article 65 (3), lette a), point vi) Article 53, paragraphe 2, lettre a), point vi), de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier er er Article 74 (1), alinéa 1 Article 5, paragraphe 1bis), alinéa 1 , de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier Article 85 (2) Article 53-21, paragraphe 2, de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier er Article 97 (1) Article 53-25, paragraphe 1 , de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier
Article 5Modification de la directive 2014/59/UE
Article 10 (7), lettre c) Article 9, paragraphe 4, point 3, de la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative à la 1/1 Article du Projet de loi (PL)
Article 16PL
/
Article 18PL
/
Article 17PL
Article 4PL
er
Article 1PL
Article 5PL
Article 6PL
Article 20, point 1 PL défaillance des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement er Article 10 (7), lettre q) er Article 10 (9) Annexe – Section A, point 16 Article 5, paragraphe 1 , lettre b) Article 5, paragraphe 1 , lettre c) Article 5, paragraphe 2, lettre a) Article 5, paragraphe 2, lettre b), point i) Article 5, paragraphe 2, lettre b), point ii) Article 5, paragraphe 2, lettre c), point i) Article 5, paragraphe 2, lettre c), point ii) er Article 6, paragraphe 1 , lettre a) er Article 6, paragraphe 1 , lettre b) Article 6, paragraphe 2, lettre a) Article 9, paragraphe 4, point 17, de la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative à la défaillance des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement non-transposable Article 59-18, paragraphe 4, lettre p), de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier Annexe – Section B, point 14 Annexe 1 – section A, point 14), de la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative à la défaillance des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement Annexe – Section B, point 14bis Annexe 1 – section A, point 14bis), de la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative à la défaillance des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement Annexe – Section C, point 4 Annexe 1 – section B, point 4), de la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative à la défaillance des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement Annexe – Section C, point 4bis Annexe 1 – section B, point 4bis), de la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative à la défaillance des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement
Article 6Modification de la directive 2014/65/UE
Article 16 (4) Article 37-1, paragraphe 3, de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier Article 16 (5), alinéa 2 Article 37-1, paragraphe 4, de la loi modifiée Article 16 (5), alinéa 3 du 5 avril 1993 relative au secteur financier Article 37-1, paragraphe 5bis, de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier er Article 17 (1) Article 60, paragraphe 1 , de la loi modifiée 2/1 Article 20, point 2 PL /
Article 7PL
Article 21, point 1, lette a) PL Article 21, point 1, lettre b) PL Article 21, point 2, lettre a) PL Article 21, point 2, lettre b) PL Article 3, point 1 PL Article 3, point 2 PL Article 3, point 3 PL
Article 24PL
Article 6 paragraphe 2 , lettre b) Article 6 paragraphe 3 , lettre a) Article 17 (7), point (a) Article 47 (1), point (b) Article 6 paragraphe 3 , lettre b) Article 47 (1), point (c) Article 6 paragraphe 4 , lettre a) Article 48 (1) Article 6 paragraphe 4 , lettre b) Article 48 (6) Article 6 paragraphe 4 , lettre c), point (i) Article 6 paragraphe 4 , lettre c), point (ii) Article 48 (12), point (a) du 30 mai 2018 relative aux marches d’instruments financiers non-transposable er Article 6, paragraphe 1 , point 2, de la loi modifiée du 30 mai 2018 relative aux marches d’instruments financiers er Article 6, paragraphe 1 , point 3 de la loi modifiée du 30 mai 2018 relative aux marches d’instruments financiers er Article 7, paragraphe 1 , de la loi modifiée du 30 mai 2018 relative aux marches d’instruments financiers Article 7, paragraphe 6, de la loi modifiée du 30 mai 2018 relative aux marches d’instruments financiers non-transposable Article 48 (12), point (g) non-transposable er Article 7, paragraphe 1 Article 7, paragraphe 2, lettre a), point (i) Article 7, paragraphe 2, lettre a), point (ii)
Article 7Modification de la directive (UE) 2015/2366
Article 3, point (j) Article 3, lettre (j), de la loi modifiée du 10 novembre 2009 relative aux services de paiement er er er