Loi – règles concernant l'interopérabilité et la sécurité ferroviaires
De quoi traite ce texte ?
Cette loi établit les règles concernant l'interopérabilité et la sécurité ferroviaires, ainsi que la certification des conducteurs de train. Elle vise à harmoniser et à réguler le système ferroviaire.
Pour qui: Les entreprises ferroviaires et les gestionnaires d'infrastructure; Les conducteurs de train et les candidats-conducteurs.
L’essentiel
- Pays
- Luxembourg
- Domaine du droit
- Autres dispositions légales
- Articles
- 119
- Source
- legilux.public.lu
- Texte récupéré le
- Explication mise à jour le
Que réglemente ce texte ?
- L'interopérabilité ferroviaire.
- La sécurité ferroviaire.
- La certification des conducteurs de train.
- Les définitions de termes clés liés au secteur ferroviaire (accidents, acteurs, etc.).
Qui est concerné par ce texte ?
- Les entreprises ferroviaires et les gestionnaires d'infrastructure.
- Les conducteurs de train et les candidats-conducteurs.
Quels sont les points clés ?
- La loi ne s'applique pas aux métros, tramways, réseaux séparés pour services locaux/urbains/suburbains, infrastructures privées, ni aux infrastructures à usage local/historique/touristique.
- Un "accident grave" est défini comme une collision ou un déraillement causant au moins un mort, cinq blessés graves, ou des dommages matériels d'au moins 2 millions d'EUR.
- L'Administration des chemins de fer est l'organisme national chargé de la sécurité ferroviaire.
- Un "conducteur de train" est une personne autorisée à conduire des trains de manière autonome et sûre pour une entreprise ferroviaire ou un gestionnaire d'infrastructure.
Autres dispositions légales
Texte de loi
Texte de loi
Sommaire (119)
- Art. 1er Champ d’application. La présente loi détermine les règles relatives à
- Art. 3 Organisation et missions
- Art. 4 Expertise externe
- Art. 5 Personnel de l’Administration
- Art. 6
- Art. 7 1. Le système ferroviaire de l'Union, les sous-systèmes et les constit
- Art.8 Art. 6. Contenu des STI
- Art.9 Art. 7. Non-application d’une STI
- Art. 10 Art. 8. Conditions de la mise sur le marché des constituants d’interop
- Art. 11 Art. 9. Conformité ou aptitude à l’emploi
- Art. 12 Art. 10. Procédure relative à la déclaration «CE» de conformité ou d'a
- Art. 13 Art. 11. Non-conformité des constituants d'interopérabilité avec les e
- Art. 14 Art. 12. Libre circulation des sous-systèmes
- Art. 16 Art. 14. Notification des règles nationales
- Art. 17 Art. 15. Procédure d'établissement de la déclaration «CE» de vérificat
- Art. 18 Art. 16. Non-conformité des sous-systèmes avec les exigences essentiel
- Art. 19 Art. 17. Présomption de conformité
- Art. 20 Art. 18. Autorisation de mise en service d'installations fixes
- Art. 21 Art. 19. Mise en œuvre harmonisée de l'ERTMS dans l'Union
- Art. 22 Art. 20. Mise sur le marché de sous-systèmes mobiles
- Art. 23 Art. 21. Autorisation de mise sur le marché d'un véhicule
- Art. 24 Art. 22. Enregistrement des véhicules munis d'une autorisation de mise
- Art. 25 Art. 23. Vérifications préalables à l'utilisation des véhicules munis
- Art. 27 Art. 25. Conformité des véhicules à un type de véhicule autorisé
- Art. 28 Art. 26. Non-conformité de véhicules ou de types de véhicules avec les
- Art. 29 Art. 27. Autorités notifiantes
- Art. 30 Art. 28. Exigences concernant les autorités notifiantes
- Art. 31 Art.29. Obligation incombant aux autorités notifiantes de fournir des
- Art. 32 Art. 30. Organismes d'évaluation de la conformité
- Art.33 Art. 31. Impartialité des organismes d'évaluation de la conformité
- Art. 34.1 Le personnel chargé d'exécuter les tâches d'évaluation de la conformit
- Art. 35 Art. 32. Présomption de conformité des organismes d'évaluation de la c
- Art. 36 Art. 33. Filiales et sous-traitants des organismes notifiés
- Art.37 Art. 34. Organismes internes accrédités
- Art. 38 Art. 35. Demande de notification
- Art.39 Art. 36. Procédure de notification
- Art.40 Art. 37. Numéros d'identification
- Art. 41 Art. 38. Modifications des notifications
- Art. 42.1 La Commission européenne enquête sur tous les cas pour lesquels elle a
- Art.43 Art. 39. Obligations opérationnelles des organismes notifiés
- Art.44 Art. 40. Obligation incombant aux autorités notifiées de fournir des i
- Art. 45 La Commission européenne assure une coordination et une coopération ap
- Art.46 Art. 41. Organismes désignés
- Art. 47 Art. 42. Système d'immatriculation des véhicules
- Art. 48 Art. 43. Registres des véhicules
- Art. 49 1. L'Agence établit et tient un registre des autorisations de mise sur
- Art.50 Art. 44. Registre de l'infrastructure
- Art. 51 Toute correspondance et tout dossier à adresser aux autorités national
- Art. 52 Le présent titre établit des dispositions visant à développer et à amé
- Art. 53
- Art. 54 Art. 45. Rôle des acteurs du système ferroviaire luxembourgeois dans l
- Art. 55 Art. 46. Indicateurs de sécurité communs
- Art. 56 Art. 47. Règles nationales dans le domaine de la sécurité
- Art.57 Art. 48. Système de gestion de la sécurité
- Art.58 Art. 49. Certificat de sécurité unique
- Art. 59 1. Aux fins de l'article 58, paragraphes 5 et 6, l'Agence et l'Adminis
- Art. 60 Art. 50. Agrément de sécurité du gestionnaire de l'infrastructure
- Art. 61 Art. 51. Entretien des véhicules
- Art.62 Art. 52. Dérogations au système de certification octroyées aux entités
- Art. 63 Art. 53. Surveillance
- Art. 64 Art. 54. Critères de décision
- Art.65 Art. 55. Rapport annuel
- Art. 66 Art. 56. Législation applicable
- Art. 67
- Art. 68 Art. 57. Champ d’application
- Art. 69 Art. 58. Accès aux services de formation
- Art. 70 Art. 59. Structure de la certification
- Art. 71
- Art.72 Art. 60. Propriété et entités de délivrance
- Art. 73 Art. 61. Validité sur le territoire national
- Art. 74 Art. 62. Exigences
- Art. 75 Art. 63. Âge minimal
- Art. 76 Art. 64. Exigences de base pour l’obtention de la licence
- Art. 77 Le critère lié aux connaissances linguistiques indiqué à l’annexe VI d
- Art. 78 Art. 65. Qualifications professionnelles pour l’obtention de l’attesta
- Art. 79 Art. 66. Obtention de la licence
- Art. 80 Art. 67. Obtention de l’attestation
- Art. 81 Art. 68. Vérifications périodiques de la licence
- Art. 82 Art. 69. Vérifications périodiques de l’attestation
- Art. 83 Art. 70. Aptitudes physique et psychologique
- Art. 84 Art. 71. Manquement à une vérification périodique
- Art. 85 Art. 72. Cessation d’emploi
- Art. 86 Art. 73. Suivi des conducteurs par les entreprises ferroviaires et le
- Art. 87 Art. 74. Tâches de l’Administration en matière de certification des co
- Art. 88 Art. 75. Reconnaissance des personnes et organismes engagés dans la
- Art. 89 Art. 76. Traitement de différends
- Art.91 Art. 78. Formation des conducteurs de train
- Art. 92 Art. 79. Coûts de la formation
- Art. 93 Art. 80. Examens
- Art.94 Art. 81. Normes de qualité
- Art. 95 Art. 82. Evaluation indépendante
- Art. 96 Art. 83. Contrôles par l’Administration de la certification des conduc
- Art. 97 Art. 84. Formation du centre de formation en cas de nouvelle ligne ou
- Art. 98 Art. 85. Formation de l’examinateur en cas de nouvelle ligne ou de nou
- Art. 99 Le présent chapitre établit les pratiques et procédures pour la reconn
- Art. 100 Art. 86. Modalités de reconnaissance d’un centre de formation
- Art. 101 Art. 87. Délivrance de la déclaration de reconnaissance d’un centre de
- Art. 102 Art. 88. Validité, modification et renouvellement de la déclaration de
- Art. 103 Art. 89. Identification et registre des centres de formation
- Art. 104 Art. 90. Contrôle par l’Administration des centres de formation
- Art. 105 Art. 91. Suspension ou retrait de la reconnaissance et procédure de re
- Art. 106 Art. 92. Centres de formation offrant des formations en langue
- Art. 107 Art. 93. Modalités de reconnaissance comme examinateur
- Art. 108 Art. 94. Délivrance de la déclaration de reconnaissance comme examinat
- Art. 109 Art. 95. Validité, modification et renouvellement de la déclaration de
- Art. 110 Art. 96. Identification et registre des examinateurs
- Art. 111 Art. 97. Contrôle par l’Administration des examinateurs
- Art. 112 Art. 98. Suspension ou retrait de la reconnaissance et procédure de re
- Art.113 Art. 99. Examinateurs chargés d’évaluer les compétences linguistiques
- Art.114 Art. 100. Modalités de l’examen
- Art. 115 Art.101. Contrôle de qualité et supervision par l’Administration
- Art. 116 Art. 103. Dispositions transitoires relatives aux autorisations portan
- Art.117 Art. 104. Dispositions transitoires relatives aux certificats de sécur
- Art. 118 Art. 105. Dispositions transitoires relatives à la certification des c
- Art. 122 Art. 107. Abrogation
- Art. 119 Art. 108. Motivation des décisions
- Art. 120 Art. 109. Compétence des tribunaux
- Art. 121 Les données visées dans la présente loi sont traitées conformément aux
- Art.123 Art. 110. Référence à la loi
Luxembourg, le 6 octobre 2020 Dossier suivi par Tania Sonnetti Service des Commissions Tél. : + 352 466 966 320 Fax : + 352 466 966 308 Courriel : tsonnetti@chd.lu Madame le Président du Conseil d’État 5, rue Sigefroi L-2536 Luxembourg __________________ Concerne : 7493 - Projet de loi relatif à l'interopérabilité ferroviaire, à la sécurité ferroviaire et à la certification des conducteurs de train Madame le Président, J’ai l’honneur de vous faire parvenir une série d’amendements au projet de loi mentionné sous rubrique, adoptés par la Commission de la Mobilité et des Travaux publics au cours de sa réunion du 17 septembre 2020.
Je joins en annexe, à toutes fins utiles, un texte coordonné du projet de loi reprenant les amendements proposés (figurant en caractères gras).
Amendements Amendement 1 - Article 1er La commission propose de modifier l’article 1er comme suit : « Art. 1er. Champ d’application 1. La présente loi détermine les règles relatives à :
La présente loi ne s'applique pas :
Commentaire de l’amendement 1 Dans son avis du 26 mai 2020, le Conseil d’État a noté que le paragraphe 1er est superfétatoire pour être sans valeur normative et peut être omis.
À l’endroit du paragraphe 2, la Haute Corporation se demande si la retranscription textuelle des exclusions prévues par les directives (UE) 2016/797 et (UE) 2016/798 n’a pas pour effet d’ajouter des exclusions indues à la transposition de la directive 2007/59/CE. En effet, la directive 2007/59/CE ne prévoit pas d’exclusion du champ d’application quant aux infrastructures ferroviaires légères. Le problème qui se pose d’après le Conseil d’État est que l’article 1er du projet de loi sous examen détermine le champ d’application aussi bien de l’interopérabilité ferroviaire, que de la sécurité ferroviaire et de la certification des conducteurs. Les exclusions visées s’appliqueraient donc aux trois domaines énumérés. Cependant, la directive 2007/59/CE relative à la certification des conducteurs de train assurant la conduite de locomotives et de trains sur le système ferroviaire dans la Communauté, ne prévoit pas cette exclusion pour les infrastructures ferroviaires légères en son article 2, paragraphe 3, relatif au champ d’application.
Le Conseil d’État demande aux auteurs de clarifier ce point.
La commission propose de supprimer le paragraphe 1er de l’article 1er.
Quant au paragraphe 2, la commission note que la loi du 13 juin 2017 relative à la sécuritétramway permet l’exclusion dans ce projet de loi à l’encontre des conducteurs de train. En effet, la certification des conducteurs de tramway est prévue dans la loi du 13 juin 2017. Le champ 2 d’application de la directive 2007/59/CE se calque sur celui des directives (UE) 2016/797 et 2016/798. Les infrastructures ferroviaires légères au Luxembourg ne font pas partie du système ferroviaire européen.
Amendement 2 - Article 2 « Art. 2. Définitions Pour l’application de la présente loi, on entend par :
1° « accident » : un événement indésirable ou non intentionnel et imprévu, ou un enchaînement particulier d'événements de cette nature, ayant des conséquences préjudiciables. Les accidents se répartissent suivant les types ci-après : collisions, déraillements, accidents aux passages à niveau, accidents de personnes impliquant du matériel roulant en mouvement, incendies et autres ;
2° « accident grave » : toute collision de trains ou tout déraillement de train faisant au moins un mort ou au moins cinq personnes grièvement blessées ou d'importants dommages au matériel roulant, à l'infrastructure ou à l'environnement, et tout autre accident ayant les mêmes conséquences et une incidence évidente sur la réglementation en matière de sécurité ferroviaire ou sur la gestion de la sécurité; on entend par l'expression « dommages importants », des dommages qui peuvent être immédiatement estimés par un organisme d'enquête à un total d'au moins 2 millions d'EUR euros ;
3° « accréditation » : l'accréditation au sens de l'article 2, point 10), du règlement 765/2008/CE du 9 juillet 2008 fixant les prescriptions relatives à l'accréditation et à la surveillance du marché pour la commercialisation des produits et abrogeant le règlement (CEE) no 339/93 du Conseil ;
4° « Administration des chemins de fer », ci-après « Administration » : l’administration publique visée à l’article 3 comme organisme national chargé des tâches relatives à la sécurité ferroviaire conformément à la directive 2016/798/UE du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2016 relative à la sécurité ferroviaire ; l’autorité nationale de sécurité au sens de l’article 3, point 7, de la directive (UE) 2016/798 du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2016 relative à la sécurité ferroviaire ;
5° « Agence de l’Union européenne pour les chemins de fer », ci-après « Agence » : telle qu’établie par le règlement 2016/796/UE du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2016 relatif à l’Agence de l’Union européenne pour les chemins de fer et abrogeant le règlement 881/2004/CE ;
6° « attestation » : l’attestation complémentaire harmonisée précisant les infrastructures sur lesquelles le titulaire est autorisé à conduire ainsi que le matériel roulant que le titulaire est autorisé à conduire ;
7° « cas spécifique », toute partie du système ferroviaire qui nécessite des dispositions particulières dans les STI spécifications techniques d’interopérabilité, temporaires ou permanentes, en raison de contraintes géographiques, topographiques, d'environnement urbain ou de cohérence par rapport au système existant, en particulier les lignes et réseaux ferroviaires isolés du reste de l'Union européenne, le gabarit, l'écartement ou l'entraxe des voies, les véhicules exclusivement destinés à un usage local, régional ou historique et les véhicules en provenance ou à destination de pays tiers ;
3 8° « candidat - conducteur » : toute personne candidat à l’admission à la fonction de conducteur de train ;
9° « causes », les actions, omissions, événements ou conditions, ou une combinaison de ceuxci, qui ont conduit à un accident ou un incident ;
10° « centre de formation » : une entité accréditée, ou, reconnue par l’Administration pour donner des cours de formation ;
11° « chargeur » : une entreprise qui charge des marchandises emballées, des petits conteneurs ou des citernes mobiles sur un wagon ou un conteneur ou qui charge un conteneur, un conteneur pour vrac, un conteneur à gaz à éléments multiples, un conteneur-citerne ou une citerne mobile sur un wagon ;
12° « conducteur de train » : une personne apte et autorisée, pour le compte d’une entreprise ferroviaire ou d’un gestionnaire d'infrastructure à conduire de façon autonome, responsable et sûre des trains, y compris, en fonction de sa formation, les locomotives, les locomotives de manœuvre, les trains de travaux, les véhicules ferroviaires d’entretien ou les trains destinés au transport ferroviaire de passagers ou de marchandises ;
13° « constituants d'interopérabilité » : tout composant élémentaire, groupe de composants, sous-ensemble ou ensemble complet d'équipements incorporés ou destinés à être incorporés dans un sous-système, dont dépend directement ou indirectement l'interopérabilité du système ferroviaire. Ce terme englobe des objets matériels mais aussi immatériels ;
14° « déchargeur » : une entreprise qui enlève un conteneur, un conteneur pour vrac, un conteneur à gaz à éléments multiples, un conteneur-citerne ou une citerne mobile d'un wagon, toute entreprise qui extrait ou décharge des marchandises emballées, des petits conteneurs ou des citernes mobiles d'un wagon ou d'un conteneur ou toute entreprise qui décharge des marchandises d'une citerne, wagon-citerne, citerne amovible, citerne mobile ou conteneurciterne, d'un wagon-batterie, d'un conteneur à gaz à éléments multiples, d'un wagon, d'un grand ou d'un petit conteneur pour le transport en vrac ou d'un conteneur pour vrac ;
15°« demandeur » : une personne physique ou morale demandant une autorisation, qu'il s'agisse d'une entreprise ferroviaire, d'un gestionnaire d'une infrastructure ou d'une autre personne physique ou morale comme un fabricant, un propriétaire ou un détenteur; aux fins de l'article 17, on entend par « demandeur », une entité adjudicatrice, un fabricant ou ses mandataires ; aux fins de l'article 21, on entend par « demandeur », une personne physique ou morale demandant une décision de l'Agence en vue de l'approbation des solutions techniques envisagées pour les projets relatifs aux équipements au sol European Rail Traffic Management System, ci-après « ERTMS » ;
16° « destinataire » : toute personne physique ou morale qui reçoit des marchandises conformément à un contrat de transport ; si le transport s'effectue sans un contrat de transport, toute personne physique ou morale qui prend en charge les marchandises à l'arrivée est réputée être le destinataire ;
17° « détenteur » : la personne physique ou morale propriétaire du véhicule ou ayant un droit d'utiliser celui-ci, qui exploite ledit véhicule à titre de moyen de transport et est inscrite en tant que telle sur le registre des véhicules visé à l'article 48 ;
18° « domaine d'exploitation » : un réseau ou des réseaux sur le territoire d'un ou de plusieurs Etats membres, où une entreprise ferroviaire envisage d'opérer ;
4 19° « domaine d'utilisation d'un véhicule » : un réseau ou des réseaux au sein d'un Etat membre ou d'un groupe d'États membres sur lesquels un véhicule est destiné à être utilisé ;
20° « entité adjudicatrice » : une entité publique ou privée qui commande la conception et/ou la construction, le renouvellement ou le réaménagement d'un sous-système ;
21° « entité chargée de l'entretien », ci-après « ECE » : une entité chargée de l'entretien d’un véhicule et inscrite en tant que telle dans le registre des véhicules visé à l’article 48 ;
22° « entreprise ferroviaire » : toute entreprise à statut public ou privé dont l'activité est la fourniture de services de transport de marchandises et/ou de voyageurs par chemin de fer, dans la mesure où elle en assure la traction ; cela comprend également les entreprises qui fournissent uniquement la traction ;
23° « enquête » : une procédure visant à prévenir les accidents et incidents et consistant à collecter et analyser des informations, à tirer des conclusions, y compris la détermination des causes et, le cas échéant, à formuler des recommandations en matière de sécurité ;
24° « enquêteur principal » : une personne en charge de l'organisation, de la conduite et du contrôle d'une enquête ;
25° « état de fonctionnement nominal » : le mode de fonctionnement normal et la dégradation prévisible des conditions, y compris par l'usure, dans les limites et les conditions d'utilisation spécifiées dans les dossiers technique et d'entretien ;
26° « étendue du service » : l'étendue caractérisée par le nombre de passagers et/ou le volume de marchandises et par la taille estimée d'une entreprise ferroviaire en termes de nombre d'employés travaillant dans le secteur ferroviaire ;
27° « évaluation de la conformité » : le processus destiné à établir si les exigences spécifiées relatives à un produit, à un processus, à un service, à un sous-système, à une personne ou à un organisme ont été respectées ;
28° « exigences essentielles » : l'ensemble des conditions décrites à l'annexe III de la directive 2016/797/UE du 11 mai 2016 relative à l'interopérabilité du système ferroviaire au sein de l'Union européenne auxquelles doivent satisfaire le système ferroviaire de l'Union, les sous-systèmes et les constituants d'interopérabilité, y compris les interfaces ;
29° « expéditeur » : une entreprise qui expédie des marchandises pour son compte ou pour le compte d'un tiers ;
30° « fabricant » : toute personne physique ou morale qui fabrique ou fait concevoir ou fabriquer un produit sous la forme de constituants d'interopérabilité, de sous-systèmes ou de véhicules et le commercialise sous son propre nom ou sa propre marque ;
31° « gestionnaire de l'infrastructure » : toute entité ou entreprise chargée de l'exploitation, de l'entretien et du renouvellement de l'infrastructure ferroviaire sur un réseau et responsable de la participation à son développement, conformément aux règles établies par l'Etat membre dans le cadre de sa politique générale en matière de développement et de financement de l'infrastructure ;
32° « incident » : tout événement, autre qu'un accident ou un accident grave, affectant ou susceptible d'affecter la sécurité des services ferroviaires ;
33° « interopérabilité » : l'aptitude d'un système ferroviaire à permettre la circulation sûre et sans rupture de trains qui accomplissent les niveaux de performance requis ;
34° « intervenant » : une entité ou toute personne travaillant sous la responsabilité pédagogique d’un centre de formation accrédité ou reconnu pour fournir des services de formation ;
5 35° « mandataire » : toute personne physique ou morale établie dans l'Union européenne ayant reçu mandat écrit d'un fabricant ou d'une entité adjudicatrice pour agir au nom dudit fabricant ou de ladite entité adjudicatrice aux fins de l'accomplissement de tâches déterminées ;
36° « méthodes de sécurité communes » : ci-après « MSC », les méthodes décrivant l'évaluation des niveaux de sécurité, de la réalisation des objectifs de sécurité et de la conformité à d'autres exigences de sécurité ;
37° « mise en service » : l'ensemble des opérations par lesquelles un sous-système est mis en service opérationnel ;
38° « mise sur le marché » : la première mise à disposition, sur le marché de l'Union européenne, d'un constituant d'interopérabilité, d'un sous-système ou d'un véhicule prêt à fonctionner dans son état de fonctionnement nominal ;
39° « moyen acceptable de conformité » : tout avis non contraignant délivré par l'Agence pour définir des moyens d'établir la conformité aux exigences essentielles ;
40° « moyen national acceptable de conformité » : tout avis non contraignant délivré par les Etats membres pour définir des moyens d'établir la conformité aux règles nationales ;
41° « norme harmonisée » : toute norme européenne au sens de l'article 2, paragraphe 1er, point c), du règlement (UE) n°1025/2012/UE du 25 octobre 2012 relatif à la normalisation européenne, modifiant les directives 89/686/CEE et 93/15/CEE du Conseil ainsi que les directives 94/9/CE, 94/25/CE, 95/16/CE, 97/23/CE, 98/34/CE, 2004/22/CE, 2007/23/CE, 2009/23/CE et 2009/105/CE du Parlement européen et du Conseil et abrogeant la décision 87/95/CEE du Conseil et la décision n° 1673/2006/CE du Parlement européen et du Conseil tel que modifié ;
42° « objectifs de sécurité communs », ci-après « OSC » : les niveaux minimaux de sécurité que doivent atteindre le système dans son ensemble et, lorsque c'est possible, les différentes parties du système ferroviaire de l'Union ;
43° « organisme d'évaluation de la conformité » : un organisme qui a été notifié ou désigné responsable des activités d'évaluation de la conformité, y compris l'étalonnage, les essais, la certification et l'inspection ; un organisme d'évaluation de la conformité est classé comme « organisme notifié » à la suite de la notification de son existence par un Etat membre conformément aux dispositions du titre II chapitre V ; un organisme d'évaluation de la conformité est classé comme « organisme désigné » à la suite de sa désignation par un Etat membre conformément aux dispositions du titre II chapitre V ;
44° « organisme national d'accréditation » : l'organisme national d'accréditation au sens de l'article 2, point 11), du règlement 765/2008/CE précité ;
45° « paramètre fondamental » : toute condition réglementaire, technique ou opérationnelle qui est essentielle pour l'interopérabilité et qui est spécifiée dans les STI spécifications techniques d’interopérabilité pertinentes ;
46° « personne handicapée et personne à mobilité réduite » : toute personne présentant une incapacité physique, mentale, intellectuelle ou sensorielle, permanente ou temporaire, dont l'interaction avec divers obstacles peut empêcher sa pleine et effective utilisation des transports sur la base de l'égalité avec les autres usagers, ou dont la mobilité lors de l'usage des transports est réduite en raison de son âge ;
47° « produit » : tout produit obtenu par un procédé de fabrication, y compris des constituants d'interopérabilité et des sous-systèmes ;
6 48° « projet à un stade avancé de développement » : tout projet dont la phase de planification ou de construction est à un stade tel qu'une modification des spécifications techniques peut compromettre la viabilité du projet tel que planifié ;
49° « réaménagement » : les travaux importants de modification d'un sous-système ou d'une de ses parties résultant en une modification du dossier technique accompagnant la déclaration « CE » de vérification, si ledit dossier technique existe, et améliorant les performances globales du sous-système ;
50°. « règles nationales » : toutes les règles contraignantes adoptées dans un Etat membre au Luxembourg, quel que soit l’organisme qui les prescrit, contenant des exigences en matière de sécurité ferroviaire ou des exigences techniques autres que celles énoncées dans les règles de l’Union européenne ou dans les règles internationales, qui sont applicables au sein dudit Etat membre sur le territoire luxembourgeois aux entreprises ferroviaires, aux gestionnaires d’une infrastructure ou à des tiers. » ;
51° « remplisseur » : une entreprise qui charge des marchandises dans une citerne, y compris un wagon-citerne, un wagon avec citerne amovible, une citerne mobile ou un conteneur-citerne, dans un wagon, un grand ou un petit conteneur pour le transport en vrac, dans un wagon-batterie ou dans un conteneur à gaz à éléments multiples ;
52° « renouvellement » : les travaux importants de substitution d'un sous-système ou d'une de ses parties ne modifiant pas les performances globales du sous-système ;
53° « réseau » : les lignes, les gares, les terminaux et tout type d'équipement fixe nécessaire pour assurer l'exploitation sûre et continue du système ferroviaire de l'Union européenne ;
54° « série » : un nombre de véhicules identiques dont la conception relève du même type ;
55° « sous-système mobile » : le sous-système « matériel roulant » et le sous-système « contrôle-commande et signalisation à bord » ;
56° « sous-systèmes » : les parties structurelles ou fonctionnelles du système ferroviaire de l'Union, telles que définies à l'annexe II de la directive 2016/797/UE précitée ;
57° « spécification européenne » : une spécification qui rentre dans l'une des catégories suivantes :
58° « spécification technique d’interopérabilité », ci-après « STI » : une spécification adoptée conformément à l’article 5 de la directive (UE) 2016/797 précitée, dont chaque système ou partie de sous-système fait l’objet en vue de satisfaire aux exigences essentielles et d’assurer l’interopérabilité du système ferroviaire de l’Union ;
59° « spécification technique » : un document qui établit les exigences techniques auxquelles un produit, un sous-système, un processus ou un service doit répondre ;
60° « substitution dans le cadre d'un entretien » : le remplacement de composants par des pièces de fonction et de performances identiques dans le cadre d'un entretien préventif ou correcteur ;
7 61° « système ferroviaire de l'Union » : les éléments énumérés à l'annexe I de la directive 2016/797/UE précitée ;
62° « système ferroviaire existant » : l'infrastructure constituée par les lignes et les installations fixes du réseau ferroviaire existant ainsi que les véhicules de toute catégorie et origine qui circulent sur cette infrastructure ;
63° « système ferroviaire léger » : un système de transport ferroviaire urbain et/ou suburbain dont la résistance aux chocs est de C-III ou de C-IV, selon la norme EN 15227:2011, et la résistance maximale à la rupture des véhicules est de 800 kN kilonetowns pour ce qui est des efforts longitudinaux de compression dans les attelages; les systèmes ferroviaires légers peuvent disposer d'un site propre ou partager la route avec les autres usagers et n'effectuent généralement pas d'échanges avec les véhicules transportant des voyageurs ou des marchandises sur de longues distances ;
64° « système de gestion de la sécurité » : l'organisation, les modalités et les procédures établies par un gestionnaire de l'infrastructure ou une entreprise ferroviaire pour assurer la gestion sûre de ses propres opérations ;
65° « transporteur » : une entreprise qui effectue un transport conformément à un contrat de transport ;
66° « type » : un type de véhicule définissant les caractéristiques de conception essentielles du véhicule, telles que visées par une attestation d'examen de type ou de conception décrite dans le module de vérification correspondant ;
67° « type de service » : le type caractérisé par le transport des passagers, y compris ou non des services à grande vitesse, le transport de fret, y compris ou non le transport de marchandises dangereuses, et les services de manœuvre uniquement ;
68° « véhicule » : un véhicule ferroviaire apte à circuler sur des roues sur une ligne ferroviaire, avec ou sans traction ; un véhicule se compose d'un ou de plusieurs sous-systèmes de nature structurelle et fonctionnelle ;
69° « vidangeur » : une entreprise qui enlève des marchandises d'une citerne, y compris un wagon-citerne, un wagon avec citerne amovible, une citerne mobile ou un conteneur-citerne, d'un wagon, d'un grand ou d'un petit conteneur pour le transport en vrac, d'un wagon-batterie ou d'un conteneur à gaz à éléments multiples. »
Commentaire de l’amendement 2 Dans son avis du 26 mai 2020, le Conseil d’État note à l’endroit du point 4 qu’il serait de meilleure technique juridique de définir directement l’Administration comme étant l’autorité nationale de sécurité au sens de l’article 3, point 7, de la directive (UE) 2016/798, et ce, d’autant qu’il s’agit des termes employés à l’article 3 de la loi en projet. De plus, il est superfétatoire d’indiquer que l’Administration est « l’administration publique visée à l’article 3 ».
Au point 8, le Conseil d’État demande aux auteurs de compléter la notion de « candidatconducteur » par les termes « de train » et ceci dans un souci de cohérence.
Le point 43 définit l’organisme d’évaluation de la conformité, qu’il soit notifié ou désigné « par un État membre ». Aux fins d’une transposition correcte de la directive (UE) 2016/797, le Conseil d’État demande de viser les organismes notifiés ou désignés « conformément aux dispositions du titre II chapitre VI » de la loi en projet.
8 Au point 44, le Conseil d’État estime que la définition des termes « organisme national d’accréditation » prête à confusion, car deux lectures en sont possibles. S’il s’agit de viser « l’ » organisme national d’accréditation, avec l’emploi d’un article déterminé, se trouve alors visé l’organisme luxembourgeois d’accréditation. S’il s’agit de viser les organismes nationaux d’autres États membres, il convient alors de viser un organisme national d’accréditation parmi d’autres.
Si les auteurs visent bien « l’ » organisme d’accréditation dans la définition sous examen, une incohérence apparaît à la lecture du paragraphe 3 de l’article 29 du projet de loi sous examen qui dispose que « l’évaluation et le contrôle visés au paragraphe 1er sont effectués par “un” organisme national d’accréditation au sens du règlement 765/2008/CE […] », avec l’emploi d’un article indéterminé. Par contre, les paragraphes 2 et 3 de l’article 37 du projet de loi sous examen mentionnent à nouveau « l’ » organisme national d’accréditation. L’article 38 du projet de loi sous examen se réfère à nouveau à « un » organisme national d’accréditation. Le Conseil d’État demande aux auteurs de clarifier ce point, de préciser concrètement s’ils visent l’organisme national, de le dénommer concrètement dans ce cas ou s’ils visent les organismes nationaux d’accréditation d’autres États membres. Il est également demandé aux auteurs de revoir, dans cette optique, les différents articles du projet de loi sous examen qui se réfèrent à cette notion d’organisme d’accréditation, sous peine d’opposition formelle pour insécurité juridique.
Le point 50 définit les règles nationales comme étant « toutes les règles contraignantes adoptées dans un État membre » ou « applicables au sein dudit État ». Or, aux fins de la mise en œuvre des directives précitées, le Conseil d’État exige que le point 50 est à transposer comme suit, et ce, sous peine d’opposition formelle pour transposition incorrecte des directives : « 50° « règles nationales », toutes les règles contraignantes adoptées au Luxembourg, quel que soit l’organisme qui les prescrit, contenant des exigences en matière de sécurité ferroviaire ou des exigences techniques autres que celles énoncées dans les règles de l’Union européenne ou dans les règles internationales, qui sont applicables sur le territoire luxembourgeois aux entreprises ferroviaires, aux gestionnaires d’une infrastructure ou à des tiers. »
Au point 58, le Conseil d’État estime que le renvoi manque de précision : il conviendrait de viser l’article 5 de la directive (UE) 2016/797. Partant, le Conseil d’État suggère de définir les STI comme suit : « une spécification adoptée conformément à l’article 5 de la directive (UE) 2016/797, dont chaque système ou partie de sous-système fait l’objet […] ».
Suite aux remarques du Conseil d'État, la commission propose de procéder à la modification des points 4, 8, 43, 50 et 58 de l’article 2 comme demandé par le Conseil d’État en modifiant lesdits points comme suit :
4° « Administration des chemins de fer », ci-après « Administration » : l’autorité nationale de sécurité au sens de l’article 3, point 7, de la directive (UE) 2016/798 du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2016 relative à la sécurité ferroviaire ;
8° « candidat - conducteur » : toute personne candidat à l’admission à la fonction de conducteur de train ;
9 43° « organisme d'évaluation de la conformité » : un organisme qui a été notifié ou désigné responsable des activités d'évaluation de la conformité, y compris l'étalonnage, les essais, la certification et l'inspection; un organisme d'évaluation de la conformité est classé comme « organisme notifié » à la suite de la notification de son existence conformément aux dispositions du titre II chapitre V ; un organisme d'évaluation de la conformité est classé comme « organisme désigné » à la suite de sa désignation par un Etat membre conformément aux dispositions du titre II chapitre V ; « 50° « règles nationales » : toutes les règles contraignantes adoptées dans un Etat membre au Luxembourg, quel que soit l’organisme qui les prescrit, contenant des exigences en matière de sécurité ferroviaire ou des exigences techniques autres que celles énoncées dans les règles de l’Union européenne ou dans les règles internationales, qui sont applicables au sein dudit Etat membre sur le territoire luxembourgeois aux entreprises ferroviaires, aux gestionnaires d’une infrastructure ou à des tiers. » « 58° « spécification technique d’interopérabilité », ci-après « STI » : une spécification adoptée conformément à l’article 5 de la directive (UE) 2016/797 précitée, dont chaque système ou partie de sous-système fait l’objet […] »
En revanche, la commission décide de ne pas modifier le point 44 de l’article 2. En effet, il est possible selon la directive 2016/797 (article 27, paragraphe 3) que les procédures d’évaluation et de contrôle soient opérées par un organisme d’accréditation d’un autre État membre. D’où l’article indéfini de l’article 29, paragraphe 3, du projet de loi.
Toutefois, la procédure de notification ne peut être opérée au Grand-Duché de Luxembourg que par l’organisme national d’accréditation, à savoir l’OLAS.
Amendement 3 - Article 3 La commission propose de modifier l’article 3 comme suit : « Art. 3. Organisation et missions
Elle est placée sous l’autorité du membre du gouvernement ayant les Transports dans ses attributions, ci-après désigné par le terme « ministre ». Elle est dirigée par un Ddirecteur de l’Administration des chemins de fer qui en est le supérieur hiérarchique.
L'Administration dispose des capacités organisationnelles internes et externes nécessaires en termes de ressources humaines et matérielles.
Le personnel de l’Administration est composé des fonctionnaires et employés recrutés conformément à l’article 5. L’Administration peut s’assurer l’assistance technique d’experts selon ses besoins.
L’Administration est indépendante, dans son organisation, sa structure juridique et sa prise de décisions, des entreprises ferroviaires, du gestionnaire de l'infrastructure, des demandeurs ou des entités adjudicatrices et des entités qui attribuent des contrats de service public.
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Dans le respect du cadre légal et réglementaire de l’Union européenne et national, elle accomplit de manière ouverte, non discriminatoire et transparente les missions suivantes :
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Commentaire de l’amendement 3 Concernant le paragraphe 1er, le Conseil d’État estime dans son avis du 26 mai 2020 que la disposition à l’alinéa 3 n’a pas à être inscrite textuellement dans la loi. Il suffit que l’Administration dispose en pratique des moyens d’exercer sa mission. Partant, l’alinéa 3 est superflu et peut être supprimé.
À l’alinéa 4, la première phrase est redondante avec les dispositions de l’article 5. Partant, le Conseil d’État en demande la suppression et renvoie par ailleurs à ses observations à l’endroit de l’article 5.
Le Conseil d’État estime de plus que la deuxième phrase de l’alinéa 4 est également à supprimer dans la mesure où il est toujours loisible de recourir à des experts que ce soit dans le cadre de marchés publics ou via des fonctionnaires et employés. Les dispositions organiques de la loi en projet instituent une administration remplissant tous les critères d’indépendance ; il est donc superfétatoire d’énoncer à l’alinéa 5 que l’Administration est une administration indépendante.
Partant, l’alinéa 5 est à supprimer.
A l’endroit du paragraphe 2, le Conseil d’État constate que les notions de « carte de légitimation » et de « lettre de légitimation », mentionnées à la lettre o) du même paragraphe, ne sont employées nulle part ailleurs dans la loi en projet. Le Conseil d’État se pose la question de savoir si ces notions sont toujours d’actualité et s’il est indiqué de les prévoir comme missions.
La commission parlementaire décide de ne pas suivre l’avis du Conseil d’État concernant le paragraphe 1er. En effet, dans le cadre des réunions organisées sur base des articles 51 de la directive (UE) 2016/797 et 28 de la directive (UE) 2016/798, la Commission européenne a communiqué aux représentants des États membres un tableau de transposition pour chacune des directives. Bien que sans valeur juridique contraignante, ces tableaux précisent les articles dont la Commission européenne attend la transposition ou non.
En l’espèce, elle appelle à la transposition du paragraphe 1er. Le paragraphe 1er n’est dès lors pas supprimé dans la mesure où, lors de l’évaluation de la transposition par la Commission européenne, ce point risque d’être vérifié et l’évaluation pourrait relever le défaut de transposition de cette disposition.
L’alinéa 4, 2ème phrase, est également conservé car, en réponse à la critique formulée dans l’avis du Conseil d’État, l’Administration doit pouvoir faire appel à des experts du secteur ferroviaire, qui ne sont ni fonctionnaire ni employé, tels que des gestionnaires de l'infrastructure, CER, UIC, ou encore une autre autorité nationale de la sécurité disposant d’un tel expert.
12 La commission pourrait se rallier à la remarque de la Haute Corporation concernant le caractère superfétatoire de l’alinéa 5. Mais au vu des expériences acquises lors de précédentes évaluations de transposition et notamment lors de l’évaluation par la Commission européenne de la transposition de la directive 2004/49 opérée par la loi modifiée du 22 juillet 2009, la commission considère que cet alinéa doit tout de même être conservé.
La commission fait suite à la remarque du Conseil d'État quant à la lettre o) du paragraphe 2 de l’article 3 qui est modifiée tel que suggéré.
Amendement 4 - Article 5 La commission propose de modifier l’article 5 comme suit : « Art. 5. Personnel de l’Administration 1. Le cadre du personnel comprend un directeur et des fonctionnaires des différentes catégories de traitement telles que prévues par la loi modifiée du 25 mars 2015 fixant le régime des traitements et les conditions et modalités d’avancement des fonctionnaires de l’Etat. Il peut être complété par des stagiaires, des employés de l’État et des ouvriers de l’État suivant les besoins du service et dans les limites des crédits budgétaires. »
La nomination aux fonctions de directeur est faite au gré du ministre ayant les chemins de fer dans ses attributions.
Le Trésor rembourse à la Société nationale des chemins de fer luxembourgeois les traitements, indemnités, salaires, charges sociales patronales et la quote-part des pensions des agents en question. »
Commentaire de l’amendement 4 En ce qui concerne le paragraphe 2, le Conseil d’État demande dans son avis du 26 mai 2020 que soit visée avec précision l’autorité procédant à la nomination aux fonctions de directeur, le libellé actuel visant le « Gouvernement » étant vague et imprécis.
La commission propose de préciser que la nomination se fera par le ministre ayant les chemins de fer dans ses attributions.
Amendement 5 – Ancien article 8 (nouvel article 6) 13 La commission propose de modifier l’article 6 comme suit : « Art. 6. Contenu des STI
Les véhicules satisfont aux STI et aux règles nationales en vigueur au moment de la demande d'autorisation de mise sur le marché, conformément à la présente loi, et sans préjudice du paragraphe 3, point lettre f du présent article de l’article 4 de la directive (UE) 2016/797 précitée.
Cette conformité et ce respect des sous-systèmes fixes et des véhicules sont maintenus en permanence au cours de leur utilisation.
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Commentaire de l’amendement 5 Le Conseil d’État demande dans son avis du 26 mai 2020 la suppression des paragraphes 3 à 8.
15 La commission décide de suivre le Conseil d’État et de supprimer les paragraphes en question et d’adapter le paragraphe 2 en tenant compte des observations formulées par la Haute Corporation.
Amendement 6 – Ancien article 9 (nouvel article 7) La commission propose de modifier le nouvel article 7 (ancien article 9) comme suit : « Art. 7. Non-application d’une STI
Dans les cas visés à l'article 23, paragraphe 6, troisième alinéa, le demandeur soumet le dossier à l'Agence. L'Agence consulte les autorités de sécurité en cause et rend son avis final à la Commission européenne.
Commentaire de l’amendement 6 Le Conseil d'État s’est opposé formellement dans son avis du 26 mai 2020 au libellé actuel de la disposition sous avis pour transposition incorrecte de la directive. Le Conseil d’État demande par conséquent la suppression des dispositions relatives à la Commission européenne.
La commission parlementaire tient à préciser que le mécanisme prévu à l’article 7 de la directive (UE) 2016/797 est repris de l’article 9 de la directive 2008/57 transposé par l’article 9 du Règlement grand-ducal du 1er juin 2010 relatif à l’interopérabilité.
Concernant le point a), l’État membre décide la non-application, la communique à la Commission européenne et justifie sa décision. En aval, le projet a dû être notifié à la Commission européenne comme à un stade avancé en respectant le délai prévu dans la ou les STI correspondante(s).
Pour le point b), l’État membre décide la non-application de la STI et la communique à la Commission européenne sans la justifier.
Pour les points c) et d), l’État membre fait la demande de non-application à la Commission européenne qui cette fois prend la décision.
Afin de répondre aux remarques du Conseil d'État, la commission a procédé à une reformulation de l’article sous examen.
Amendement 7 – Ancien article 10 (nouvel article 8) La commission propose de modifier l’article sous examen comme suit : « Art. 8. Conditions de la mise sur le marché des constituants d’interopérabilité 17
Le présent paragraphe ne fait pas obstacle à la mise sur le marché de ces constituants pour d'autres applications.
Elle ne peut pas exiger des vérifications qui ont déjà été effectuées dans le cadre de la procédure donnant lieu à la déclaration « CE » de conformité ou d'aptitude à l'emploi prévue à l'article 10. »
Commentaire de l’amendement 7 Aux paragraphes 1er et 2, le Conseil d’État demande dans son avis du 26 mai 2020 que les organes nationaux soient désignés en respectant un parallélisme des formes en ce qui concerne la mise sur le marché de constituants d’interopérabilité, ou les restrictions et interdictions qui y sont apportées. Le Conseil d'État se demande quelles sont les mesures utiles.
La commission parlementaire précise que les mesures utiles sont indiquées au paragraphe 2.
Amendement 8 –Ancien article 13 (nouvel article 11) La commission propose de modifier l’ancien article 13 (nouvel article 11) comme suit : « Art. 11. Non-conformité des constituants d'interopérabilité avec les exigences essentielles
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Commentaire de l’amendement 8 Dans son avis du 26 mai 2020, le Conseil d'État s’interroge sur les mesures utiles.
En effet, pour ce qui concerne les paragraphes 1er et 2, le Conseil d’État renvoie aux considérations générales relatives à la transposition des directives en ce que ces deux paragraphes visent « toutes les mesures utiles » ou « toutes les mesures appropriées » sans indiquer la nature de ces mesures.
Par ailleurs, la Haute Corporation constate que le projet de loi a repris le paragraphe 2 de l’article 11 de la directive (UE) 2016/797. Cependant, elle rappelle qu’il n’appartient pas au législateur national de définir les modalités de décision de l’Agence de l’Union européenne pour les chemins de fer, ci-après « Agence ». Le Conseil d’État renvoie à cet égard aux considérations générales selon lesquelles il est juridiquement contestable de recopier dans des textes nationaux des dispositions figurant dans des directives, qui se limitent à conférer des compétences ou à imposer des obligations aux seules autorités de l’Union européenne. Il appartient en revanche au législateur de prévoir que le ministre doit retirer sa décision lorsque la mesure prise a été constatée par l’Agence comme injustifiée suite à la procédure de notification.
La commission parlementaire tient à préciser que ces mesures consistent en la restriction du domaine d’application, l’interdiction de l'emploi, le retrait du marché le rappel du constituant d’interopérabilité. La mesure mise en place dépend du cas de figure rencontré.
La commission a encore procédé à des adaptations et modifications de texte afin de faire droit aux remarques précédentes et considérations générales du Conseil d'État.
19 Amendement 9- Ancien article 17 (nouvel article 15) La commission propose de modifier l’ancien article 17 (nouvel article 15) comme suit : « Art. 15. Procédure d'établissement de la déclaration « CE » de vérification
Les prestations à fournir pour les vérifications de conformité afférentes sont à charge du demandeur.
Si un organisme désigné ne satisfait plus aux critères visés dans le présent article, le ministre peut retirer la désignation dont bénéficie l’organisme en question. »
Ces actes d'exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d'examen visée à l'article 51, paragraphe 3 de la directive 2016/797/UE précitée.
Commentaire de l’amendement 9 Dans son avis du 26 mai 2020, le Conseil d'État renvoie pour ce qui est du paragraphe 8 aux observations relatives à l’article 2, point 43.
Concernant le paragraphe 9, le Conseil d’État donne à considérer qu’il n’appartient pas au législateur national de conférer des compétences à la Commission européenne. Par conséquent, le paragraphe sous examen est à supprimer.
La commission parlementaire propose d’apporter une clarification au paragraphe 8 en reprenant le verbe « désigner » comme à l’article 15, paragraphe 8, de la directive (UE) 2016/797. De plus, le paragraphe 8 de la version initiale du projet de loi est complété suite à des discussions. En effet, le projet de loi prévoit à ce stade que le Ministre de la Mobilité et des Travaux publics désigne les organismes sur avis de l’ACF. La durée de la désignation n’est pas spécifiée.
Les critères qu’un organisme désigné doit remplir sont définis par l’article 45 de la directive (UE) 2016/797. Ces critères ne sont pas équivalents aux critères applicables actuellement. Il est donc nécessaire que chaque organisme soit à nouveau désigné sur base de la directive (UE) 2016/797 afin de pouvoir continuer à offrir ses services au Luxembourg. Les agréments du Ministre de la Mobilité et des Travaux publics sur base du règlement grand-ducal du 1er juin 2010 relatif à l’interopérabilité du système ferroviaire perdront leur validité par l’abrogation de la directive 2008/57/CE et du règlement grand-ducal du 1er juin 2010.
De plus, la commission parlementaire propose d’ajouter une disposition transitoire (nouvel article
Amendement 10 - Ancien article 18 (nouvel article 16) 21 La commission propose de modifier l’ancien 18 (nouvel article 16) comme suit : « Art. 16. Non-conformité des sous-systèmes avec les exigences essentielles
Commentaire de l’amendement 10 Dans son avis du 26 mai 2020, le Conseil d'État estime que les paragraphes 2 et 3 ne sont pas à transposer.
La commission parlementaire décide de garder les paragraphes 2 et 3 de l’article sous avis, vu que cette étape fait partie de la procédure de non-conformité des sous-systèmes avec les exigences essentielles.
Le Conseil d'État demande encore que soit précisé par qui les vérifications complémentaires doivent être réalisées.
La commission parlementaire tient à préciser qu’il s’agit du demandeur dont la définition est reprise au point 15 de l’article 2.
Amendement 11- Ancien article 20 (nouvel article 18) La commission propose de modifier l’ancien article 20 (nouvel article 18) comme suit : « Art. 18. Autorisation de mise en service d'installations fixes
L’Administration vérifie si le dossier est complet, pertinent et cohérent et, dans le cas d'équipements au sol ERTMS, la conformité avec la décision positive de l'Agence délivrée conformément à l’article 19 de la directive (UE) 2016/797 précitée et, le cas échéant, la conformité avec le résultat de la procédure visée à l'article 30, paragraphe 2, du règlement (UE) n°2016/796 précité.
À l'issue de cette vérification, l’Administration délivre l'autorisation de mise en service d'installations fixes ou informe le demandeur de sa décision négative dans un délai de quatre mois à compter de la réception de toutes les informations pertinentes.
L’Administration examine, en étroite coopération avec l'Agence dans le cas de projets 23 d'équipements au sol ERTMS, le dossier et décide si une nouvelle autorisation de mise en service est requise sur la base des critères suivants :
Commentaire de l’amendement 11 Dans son avis du 26 mai 2020, le Conseil d’État estime qu’au paragraphe 3, la troisième phrase est à libeller comme suit : « L’Administration diffuse ces informations en coopération avec l’Agence ».
La dernière phrase du paragraphe 7 relative aux voies de recours utiles est superfétatoire, d’après le Conseil d’État, et est à supprimer.
Le Conseil d’État comprend que la vérification effectuée par l’Administration, et visée au paragraphe 8, se limite à une instruction sur dossier. Par ailleurs, aux yeux du Conseil d’État, les dispositions du paragraphe 8 sont à faire figurer au paragraphe 5, alinéa 3 ; l’actuel alinéa 3 devenant un nouvel alinéa 4.
La commission parlementaire décide de suivre les suggestions du Conseil d'État émises à l’endroit des paragraphes 3 et 7.
En vue de tenir compte de la remarque du Conseil d'État relative au paragraphe 8, la commission décide de le supprimer.
Amendement 12 – Ancien article 21 (nouvel article 19) 24 La commission propose de modifier l’ancien article 21 (nouvel article 19) comme suit : « Art. 19. Mise en œuvre harmonisée de l'ERTMS dans l'Union
Cette demande et les informations relatives à toutes les demandes, l'état d'avancement des procédures concernées et leur issue et, le cas échéant les demandes et décisions de la chambre de recours, désignée conformément à l’article 55 du règlement (UE) 2016/797 précité, de l’Agence sont présentés au travers du guichet unique visé à l'article 12 du règlement (UE) n°2016/796 précité.
L’Administration peut rendre un avis sur la demande d'approbation soit au demandeur avant la présentation de la demande, soit à l'Agence après ladite présentation.
Elle rend une décision positive ou informe le demandeur des éventuelles insuffisances dans un délai de deux mois à compter de la réception de toutes les informations pertinentes. L'Agence fonde son avis sur le dossier du demandeur et sur les éventuels avis des autorités nationales de sécurité.
Si le demandeur reconnaît les insuffisances identifiées par l'Agence, il corrige la conception du projet et introduit une nouvelle demande d'approbation auprès de l'Agence.
Si le demandeur ne reconnaît pas les insuffisances identifiées par l'Agence, la procédure visée au paragraphe 5 s'applique.
25 Dans le cas visé à l'article 9, paragraphe 1er, point a), le demandeur ne demande pas de nouvelle évaluation.
Dans un délai d'un mois à compter de la réception de cette décision, le demandeur peut adresser à l'Agence une demande motivée aux fins de revoir sa décision. L'Agence confirme ou infirme sa décision dans les deux mois suivant la date de réception de la demande. Si l'Agence confirme sa décision initiale, le demandeur est habilité à saisir la chambre de recours instituée en vertu de l'article 55 du règlement 2016/796/UE précité.
Jusqu'au 16 juin 2031, les options prévues dans les contrats signés avant le 15 juin 2016 ne sont pas soumises à l'autorisation préalable de l'Agence visée à l'article 21, même si elles sont exercées après le 15 juin 2016.
Avant d'autoriser la mise en service de tout équipement au sol ERTMS qui n'a pas été soumis à l'autorisation préalable de l'Agence visée à l'article 21, l'Administration coopère avec l'Agence pour garantir que les solutions techniques sont pleinement interopérables, conformément à l'article 30, paragraphe 3, et à l'article 31, paragraphe 2, du règlement 2016/796/UE précité. »
Commentaire de l’amendement 12 Dans son avis du 26 mai 2020, le Conseil d'État estime que l’article transposant l’article 21 de la directive (UE) 2016/797 relatif à la mise en œuvre harmonisée de l’ERTMS et définissant la procédure d’approbation du demandeur par l’Agence doit être reformulé.
En effet, il estime que l’article sous examen reproduit quasiment à l’identique l’article 19 de la directive. Cependant, il n’appartient pas au législateur national d’imposer des obligations à l’Agence. Il est renvoyé à cet égard aux considérations générales selon lesquelles il est juridiquement contestable de recopier dans des textes nationaux des dispositions figurant dans des directives, qui se limitent à conférer des compétences ou à imposer des obligations aux seules autorités de l’Union.
Afin de faire droit aux remarques du Conseil d’État, la commission parlementaire a décidé de supprimer les obligations strictement réservées à l’Agence.
La commission note cependant qu’exclure la responsabilité de l’Agence, qui fait partie intégrante de la procédure, n’est pas complètement possible. De plus, la responsabilité est partagée entre les autorités nationales et européennes, d’où la nécessité de trouver un compromis dans le texte de loi sans faire référence à des dispositions à caractère non-normatif ou européen de manière excessive.
26 Dès lors, la commission parlementaire renvoie à la procédure impliquant l’Agence dans la directive.
Amendement 13 – Ancien article 23 (nouvel article 21) La commission propose de modifier l’ancien article 23 (nouvel article 21) comme suit : « Art. 21. Autorisation de mise sur le marché d'un véhicule
Cette demande et les informations relatives à toutes les demandes, l'état d'avancement des procédures concernées et leur issue et, le cas échéant, les demandes et décisions de la chambre de recours de l’Agence sont présentées au travers du guichet unique visé à l'article 12 du règlement (UE) n°2016/796 précité.
En cas de nécessité d’essais, le gestionnaire d’infrastructure, en concertation avec le demandeur, met tout en œuvre pour assurer que les essais éventuels puissent avoir lieu dans un délai de trois mois à compter de la réception de la demande.
27 L’Agence ou,dans le cas du paragraphe 8, L’Administration, applique les modalités pratiques de la procédure d'autorisation à établir dans un acte d'exécution, comme indiqué à l’article 21, paragraphe 9, de la directive (UE) 2016/797 précitée. Ces autorisations permettent que les véhicules soient mis sur le territoire luxembourgeois marché de l’Union européenne.
Dans le cadre des examens visés aux points a) et b), et en cas de doutes justifiés, l'Agence ou l’Administration peut demander que des essais soient réalisés sur le réseau national.
Le gestionnaire de l'infrastructure met tout en œuvre pour que ces essais aient lieu dans un délai de trois mois à compter de la demande de l'Agence ou de l’Administration.
L'Agence tient pleinement compte des examens effectués au titre du paragraphe 5 avant de décider si elle délivre l'autorisation de mise sur le marché du véhicule. Elle délivre cette autorisation ou informe le demandeur de sa décision négative dans un délai raisonnable préétabli et, en tout état de cause, dans un délai de quatre mois à compter de la réception de toutes les informations pertinentes.
En cas de non-application d'une ou de plusieurs STI ou de certaines de leurs parties au titre de l'article 9, l'Agence ne délivre l'autorisation de véhicule qu'au terme de la procédure définie audit article.
L'Agence est pleinement responsable des autorisations qu'elle délivre.
Lorsque la chambre de recours est d'accord avec l'Agence, cette dernière prend une décision sans attendre.
Lorsque la chambre de recours est d'accord avec la conclusion négative de l’Administration, l'Agence délivre une autorisation dans un domaine d'utilisation qui exclut les parties du réseau ayant fait l'objet d'une conclusion négative.
Lorsque l'Agence n'est pas d'accord avec la conclusion positive de l’Administration à l'issue d'un examen effectué conformément au paragraphe 5, point b), elle en informe l’Administration en donnant les raisons de son désaccord. L'Agence et l’Administration coopèrent en vue de convenir d'une conclusion mutuellement acceptable. Si l'Agence et l’Administration le jugent nécessaire, cette coopération inclut aussi le demandeur. S'il ne peut être convenu d'une conclusion mutuellement acceptable dans un délai d'un mois à compter du moment où l'Agence a informé l’Administration de son désaccord, l'Agence prend sa décision finale.
Lorsque le domaine d'utilisation est limité au territoire national et en cas de non-application d'une ou de plusieurs STI ou de certaines de leurs parties visées à l'article 7, l’Administration ne délivre l'autorisation de véhicule qu'au terme de la procédure définie dans ledit article.
L'Administration est pleinement responsable des autorisations qu'elle délivre.
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Si la décision négative de l'Agence est confirmée, le demandeur peut saisir la chambre de recours désignée en vertu de l'article 55 du règlement (UE) n°2016/796 précité.
Si la décision négative de l'Administration est confirmée, le demandeur peut saisir une instance de recours conformément au droit national.
Le demandeur peut saisir les juridictions nationales compétentes conformément à l'article 109 ainsi que l’organisme de contrôle tel que visé à l’article 80 de la loi précitée du 6 juin 2019 précitée.
Si le demandeur a reçu une autorisation de véhicule conformément au paragraphe 5 et s'il souhaite en étendre le domaine d'utilisation sur le territoire national, il verse au dossier les documents supplémentaires pertinents visés au paragraphe 3 concernant le domaine d'utilisation supplémentaire. Il soumet le dossier à l'Administration, qui, après avoir suivi les procédures décrites au paragraphe 8, délivre une autorisation actualisée couvrant le domaine d'utilisation élargi.
Les véhicules ayant reçu une autorisation de mise en service en application de l’alinéa 1er précédent et de l’article 103, paragraphe 1er, obtiennent une nouvelle autorisation de mise sur le marché d'un véhicule pour pouvoir être exploités sur un ou plusieurs réseaux qui ne sont pas encore couverts par leur autorisation. La mise sur le marché sur ces réseaux supplémentaires est soumise au présent article à l’article 23. »
Commentaire de l’amendement 13 Le Conseil d'État estime dans son avis du 26 mai 2020 que l’article transposant l’article 21 de la directive (UE) 2016/797 relatif à l’autorisation de mise sur le marché d’un véhicule devait être reformulé. La disposition soulève encore une fois la problématique relevée aux considérations générales selon laquelle le législateur national ne peut transposer des règles procédurales strictement européennes ou imposer des obligations aux autorités de l’Union européenne.
Partant, l’ensemble de la disposition sous avis est à reconsidérer.
La commission parlementaire a décidé d’amender le texte dans le sens des remarques du Conseil d'État.
Amendement 14 – Ancien article 26 (nouvel article 24) La commission propose de modifier l’ancien article 26 (nouvel article 24) comme suit : « Art. 24. Autorisation par type de véhicule
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Commentaire de l’amendement 14 Le Conseil d'État demande dans son avis du 26 mai 2020 une reformulation de l’article sous examen. En effet, la disposition soulève encore une fois la problématique déjà relevée antérieurement aux considérations générales selon laquelle le législateur national ne peut transposer des règles procédurales strictement européennes ou imposer des obligations aux autorités de l’Union européenne.
La commission parlementaire a modifié le texte en conséquence.
La commission a également décidé de supprimer le paragraphe 6 de cet article ainsi que le paragraphe 8 du nouvel article 20.
Amendement 15 – Ancien article 28 (nouvel article 26) La commission parlementaire propose de modifier l’ancien article 28 (nouvel article 26) comme suit :
32 « Art. 26. Non-conformité de véhicules ou de types de véhicules avec les exigences essentielles
Dans ce cas, la décision de retrait est suspendue à titre temporaire. l’Agence ou l'Administration L'autorité dispose d'un mois à compter de la réception de la demande de révision pour confirmer ou infirmer sa décision.
Si nécessaire, en cas de désaccord entre l'Agence et l'Administration à propos de la nécessité de restreindre ou de retirer l'autorisation, il y a lieu de suivre la procédure d'arbitrage prévue à l'article 21, paragraphe 7 de la directive (UE) 2016/797 précitée. Si le résultat de cette 33 procédure est que l'autorisation du véhicule ne peut être ni restreinte ni retirée, les mesures de sécurité temporaires visées au paragraphe 3 sont suspendues.
Lorsque l'Administration décide de retirer une autorisation de mise sur le marché qu'elle a accordée, elle en informe immédiatement l'Agence et donne les raisons de sa décision.
L'Agence informe ensuite les autres autorités nationales de sécurité.
Commentaire de l’amendement 15 Dans son avis du 26 mai 2020, le Conseil d'État demande une reformulation de l’article. Les dispositions des paragraphes 3 à 9 soulèvent encore une fois la problématique, déjà relevée à plusieurs reprises, selon lesquelles le législateur national ne peut transposer des règles procédurales strictement européennes ou imposer des obligations aux autorités de l’Union européenne.
34 La commission parlementaire a dès lors procédé aux modifications nécessaires. Les renvois au paragraphe 2 couvrent les autorisations de mise sur le marché d’un véhicule par l’Agence, les autorisations de mise sur le marché d’un véhicule par l’Administration, les autorisations par type de véhicule par l’Agence et celles par l’Administration.
Amendement 16- Ancien articles 32 à 46 (nouveaux articles 30 à 41) La commission parlementaire propose de modifier les anciens articles 32 à 46 (nouveaux articles 30 à 41) comme suit : « Art. 30. Organismes d'évaluation de la conformité
En toutes circonstances et pour chaque procédure d'évaluation de la conformité et tout type ou toute catégorie de produits pour lesquels il est notifié, l'organisme d'évaluation de la conformité dispose :
L'organisme dispose de politiques et de procédures appropriées faisant la distinction entre les tâches qu'il exécute en tant qu'organisme d'évaluation de la conformité notifié et les autres activités ;
Il se dote des moyens nécessaires à la bonne exécution des tâches techniques et administratives liées aux activités d'évaluation de la conformité et a accès à tous les équipements ou installations nécessaires.
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Ils appliquent les lignes directrices résultant des travaux de ce groupe. S'ils jugent qu'il est inapproprié ou impossible de les appliquer, les organismes d'évaluation de la conformité concernés soumettent leurs observations pour discussion au groupe sur l'ERTMS en vue de l'amélioration continue des lignes directrices. » « Art. 34.1. Le personnel chargé d'exécuter les tâches d'évaluation de la conformité possède les compétences suivantes : une solide formation technique et professionnelle couvrant toutes les activités d'évaluation de la conformité pour lesquelles l'organisme d'évaluation de la conformité a été notifié ; une connaissance satisfaisante des exigences applicables aux évaluations qu'il effectue et l'autorité suffisante pour effectuer ces évaluations ; une connaissance et une compréhension adéquates des exigences essentielles, des normes harmonisées applicables ainsi que des dispositions pertinentes du droit de l'Union européenne ; l'aptitude à rédiger les attestations, procès-verbaux et rapports qui constituent la matérialisation des évaluations effectuées.
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Tout organisme d'évaluation de la conformité soumet une demande de notification à l'autorité notifiante de l'Etat membre dans lequel il est établi.
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Un numéro d'identification unique est attribué à chaque organisme notifié, même si celuici est notifié au titre de plusieurs actes juridiques de l'Union européenne.
La Commission européenne veille à ce que cette liste soit tenue à jour. » « Art. 38. Modifications des notifications
38 4. Lorsque la Commission européenne établit qu'un organisme notifié ne répond pas ou ne répond plus aux exigences relatives à sa notification, elle en informe l'Etat membre notifiant et l'invite à prendre les mesures correctives qui s'imposent, y compris le retrait de la notification si nécessaire. » « Art. 45.
La Commission européenne assure une coordination et une coopération appropriées entre les organismes notifiés par le biais de la mise en place d'un groupe sectoriel des organismes notifiés.
L'Agence contribue aux activités des organismes notifiés conformément à l'article 24 du règlement 2016/796/UE précité.
Les organismes notifiés conformément à la présente loi participent aux travaux du groupe sectoriel, directement ou par l'intermédiaire de mandataires. » « Art. 41. Organismes désignés
Commentaire de l’amendement 16 Dans son avis du 26 mai 2020, le Conseil d'État s’interroge quels sont les organismes pouvant être des organismes d’évaluation de la conformité. Ces organismes ont dû démontrer notamment leurs capacités d’évaluer la conformité aux textes européens et nationaux selon le cas.
L’article 2, point 43, définit l’organisme d’évaluation de la conformité (aussi à l’article 1, point 23 de la loi du 4 juillet 2014 portant réorganisation de l'ILNAS.) La commission parlementaire tient à spécifier que cela concerne les organismes d’évaluation de la conformité souhaitant être notifiés et non pas tous les organismes d’évaluation de la conformité.
Concernant l’article 32, paragraphe 5, le Conseil d’État donne à considérer qu’une transposition nationale adéquate suppose de désigner pour les besoins luxembourgeois les « autorités compétentes de l’État membre où [l’organisme] exerce ses activités ».
39 La commission parlementaire tient à préciser que l’organisme d’évaluation de la conformité peut ne pas être établi au Grand-Duché de Luxembourg. Un même organisme d’évaluation de la conformité peut exercer ses activités dans plusieurs États membres. Dès lors la disposition n’est pas modifiée.
La notification est basée sur l’accréditation sur base de la norme 17065-ISO dans le domaine ferroviaire. Cette norme sert à accréditer un organisme de processus.
Le Conseil d'État s’est opposé formellement à la transposition de « solide formation technique » à l’article 34, paragraphe 1er, lettre a).
La commission parlementaire a décidé de supprimer l’article 34 afin de permettre au Conseil d’Etat de lever son opposition formelle.
L’article 32, paragraphe 3, alinéa 2, exige d’ailleurs que l’organisme dispose « du personnel requis ayant les connaissances techniques et l'expérience suffisante et appropriée pour effectuer les tâches d'évaluation de la conformité », ce qui devrait être suffisant.
Du fait de la suppression de l’article 34 du projet de loi, les renvois ont été opérés vers l’article