En bref
Ce règlement grand-ducal vise à classer la zone « Cornelysmillen-Schucklai » en tant que zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle, afin de protéger sa biodiversité et ses habitats naturels.
Ce qu'il réglemente
- La désignation de la zone « Cornelysmillen-Schucklai » comme réserve naturelle.
- L'étendue et la délimitation géographique de cette zone protégée.
- Une liste d'activités interdites au sein de la réserve naturelle.
- Les conditions d'autorisation pour certaines exceptions aux interdictions.
Qui il concerne
- Les propriétaires et exploitants de terrains situés dans la zone « Cornelysmillen-Schucklai » de la commune de Troisvierges.
- Toute personne circulant ou exerçant des activités dans cette zone.
Points clés
- La zone « Cornelysmillen-Schucklai », d'une étendue de 143,68 hectares, est déclarée réserve naturelle.
- Sont interdits les travaux de terrassement, le dépôt de déchets, la modification du régime des eaux, et la construction (avec certaines exceptions soumises à autorisation).
- Le changement d'affectation des sols, la destruction de biotopes protégés, le retournement des prairies permanentes, et l'atteinte aux plantes sauvages sont prohibés.
- La perturbation, la capture ou la destruction d'animaux sauvages indigènes, l'appâtage du gibier, la chasse aux oiseaux, et l'emploi de munition de plomb sont interdits.
Texte de loi
LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Environnement, du Climat et du Développement durable Projet de règlement grand-ducal déclarant zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle la zone « Cornelysmillen-Schucklai » sise sur le territoire de la commune de Troisvierges. Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau ; Vu la loi modifiée du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles, et notamment ses articles 2, 15, 17, 34, 35 et 37 à 45 ; Vu la décision du Gouvernement en conseil du 13 janvier 2017 relative au plan national concernant la protection de la nature et ayant trait à sa première partie intitulée « Stratégie nationale Biodiversité » ; Vu l'avis du Conseil supérieur pour la protection de la nature et des ressources naturelles ; Vu l'avis émis par le conseil communal de Troisvierges après enquête publique ; Vu la fiche financière ; Vu les avis [de la Chambre d'agriculture, de la Chambre de commerce et de la Chambre des métiers] ; Notre Conseil d'État entendu ; Sur le rapport de Notre Ministre de l'Environnement et de Notre Ministre des Finances, et après délibération du Gouvernement en conseil ; Arrêtons: Art. ler. Est déclarée zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle, la zone « Cornelysmillen-Schucklai » sise sur le territoire de la commune de Troisvierges, partie des zones protégées d'intérêt communautaire « Vallée de la Woltz et affluents de la source à Troisvierges », référencée sous le code LU0002001, » et « Troisvierges-Cornelysmillen », référencée sous le code LU0001038. Art. 2. La zone protégée d'intérêt national, d'une étendue de 143,68 hectares est formée de fonds inscrits au cadastre de la commune de Troisvierges, section A de Hautbellain, section C de Goedange, section E de Drinklange, section F de Troisvierges, section G de Basbellain et section H de Biwisch. 1 Adresse postale: L-2918 Luxembourg Tél. (+352) 247-86824 Fax (+352) 400 410 4, place de l'Europe L-1499 Luxembourg www.emwelt.lu www.gouvernement.lu La délimitation de la zone protégée d'intérêt national est indiquée sur les plans annexés. Toutes les surfaces ne portant pas de numéro cadastral situées à l'intérieur du périmètre de la zone protégée d'intérêt national, en font partie intégrante. Art. 3. Dans la zone protégée d'intérêt national sont interdits : 1° les fouilles, les sondages, les travaux de terrassement, l'enlèvement de terre végétale, le déblai, le remblai, l'extraction de matériaux ; 2° le dépôt de déchets et de matériaux ; 3° les travaux susceptibles de modifier le régime des eaux superficielles ou souterraines tels que le drainage, l'entretien de drainages existants, le changement du lit des ruisseaux et le curage, ainsi que le rejet d'eaux usées ; 4° toute construction incorporée au sol ou non. Cette interdiction ne s'applique pas :
- a)à la mise en place de miradors et d'installations légères d'affût de chasse ;
- b)aux interventions nécessaires à l'entretien ou au renouvellement des constructions existantes ;
- c)à l'élargissement ou au redressement de la voirie publique existante pour des raisons de sécurité publique ;
- d)aux abris agricoles légers. Les exceptions visées sous les points
- a)à
- d)restent soumises à autorisation préalable du ministre ayant l'Environnement dans ses attributions, désigné ci-après par « ministre » ; 5° la mise en place d'installations de transport ou de communication, de conduites d'énergie, de liquide ou de gaz, de canalisations ou d'équipements assimilés, à l'exception de raccordements nécessaires au fonctionnement de stations d'épurations qui restent soumis à autorisation préalable du ministre. Les interventions nécessaires à l'entretien et au remplacement des installations existantes restent également soumises à autorisation préalable du ministre ; 6° le changement d'affectation des sols, y compris la conversion de forêts feuillues en forêts résineuses, ainsi que la réduction, la destruction ou la détérioration de biotopes ou habitats protégés par l'article 17 de la loi modifiée du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles ; 7° le retournement, le réensemencement ou le sursemis des prairies et pâtures permanentes, les réparations de dégâts de gibier pouvant se faire selon les instructions de l'Administration de la nature et des forêts ; 8° l'enlèvement, l'endommagement ou la destruction de plantes sauvages, sans préjudice de exploitation forestière ou agricole, ou des travaux nécessaires pour des raisons de sécurité publique. La lutte mécanique ou thermique contre les adventices, dans le contexte de la conditionnalité de l'exploitation agricole, est autorisée ; 2 9° la perturbation, la capture ou la destruction d'animaux sauvages indigènes ; 100 l'a ppâtage du gibier ; 11° la chasse aux oiseaux ; 12° l'emploi de munition de plomb ; 13° la circulation à l'aide de véhicules motorisés en dehors des voies à base de macadam ou de béton. Cette interdiction ne s'appliquant pas aux propriétaires des terrains ni à leurs ayants droit ; 14° la circulation à vélo et à cheval en dehors des sentiers balisés à cet effet. Cette interdiction ne s'applique pas aux propriétaires des terrains, ni à leurs ayants droit ; 15° la circulation avec chien non-tenu en laisse, à l'exception dans l'exercice de la chasse ; 16° le chaulage, la fertilisation ou l'emploi de pesticides ; 17° la plantation de résineux ou d'essences allochtones. Art. 4. Les dispositions énumérées à l'article 3 ne s'appliquent pas aux mesures et activités prises dans l'intérêt de la conservation et de la gestion de la zone protégée d'intérêt national, dans l'intérêt de la promotion pédagogique et de la sensibilisation environnementale, ainsi que dans l'intérêt de la recherche archéologique, de la conservation et restauration du patrimoine historique et culturel dans la zone protégée d'intérêt national. Ces mesures et activités sont toutefois soumises à l'autorisation du ministre. Art. 5. Notre ministre ayant l'Environnement dans ses attributions et Notre ministre ayant les Finances dans ses attributions sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent règlement qui sera publié au Journal officiel du Grand-Duché de Luxembourg. La Ministre de l'Environnement, du Climat et du Développement durable Le Ministre des Finances 3 Exposé des motifs Le présent avant-projet de règlement grand-ducal vise de classer la zone « Cornelysmillen-Schucklai » sise sur le territoire de la commune de Troisvierges, située entre les localités de Hautbellain, Troisvierges et Goedange, à l'extrémité nord-ouest du Grand-Duché, en tant que zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle, conformément aux articles 2, 15, 17, 34, 35 et 37 à 46 de la loi mod ifiée du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature. A cet effet, un dossier de classement a été établi qui sera la base de la procédure de classement prévue par ladite loi. Le classement de la zone protégée « Cornelysmillen-Schucklai » s'oriente fortement selon la politique nationale en matière de protection de la nature telle que fixée par le « Plan National pour la Protection de la Nature », approuvé en date du 13 janvier 2017 par le Conseil de Gouvernement. La future réserve naturelle se cheva uche en grande partie avec la zone de protection spéciale Natura2000 « LU0002001 — Vallée de la Woltz et affluents de la source à Troisvierges » et la zone spéciale de conservation « Troisvierges — Cornelysmillen » qui ont été désignées dans le cadre de la mise en ceuvre de la « Directive Oiseaux » (2009/147/CE) et de la directive « Habitats » (92/43/CEE). Ce site est une véritable zone noyau desdites zones Natura2000 et par ce, le classement de ce site est à considérer comme mesure réglementaire pour la mise en ceuvre de ces zones Natura 2000 en vertu des articles 34 à 38 de la loi modifiée du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles, et comme telle sera grevée de servitudes et de charges prévues par l'article 42 de la même loi. Un cortège impressionnant d'espèces inféodées aux zones humides s'est installé respectivement s'y est maintenu, dont de nombreuses espèces des libellules, d'amphibiens et de plantes rares. Un intérêt principal de ce site réside dans la présence du papillon Cuivré de la bistorte et des espèces d'oiseaux inféodées aux zones humides du plateau de l'Oesling (dont les Pies-grièches grise et écorcheur, la Cigogne noire, le Milan royal, la Caille des blés...), ainsi que de leurs habitats de prédilection ou d'habitats d'intérêt communautaire, dont notamment les prairies maigres à humides, friches humides, eaux stagnantes et courantes, et boisements humides et forêts alluviales, mais également habitats rocheux et landes. Depuis l'arrivée du Castor d'Europe, il y a quelques années, par la construction de plusieurs barrages, de nouveaux habitats et biotopes humides ont été créés, et la situation hydrologique et écologique a été améliorée dava ntage. De plus amples informations quant à la valeur écologique de la zone « Cornelysmillen-Schucklai » figurent dans le dossier de classement ci-joint, élaboré sous la supervision de l'Administration de la nature et des forêts. 4 Commentaires des articles Ad article 1" : Cet article form ule l'objectif du présent règlement grand-ducal qui est la désignation d'une zone appelée « Cornelysmillen-Schucklai » en tant que zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle en vertu de la loi modifiée du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles. 11 précise la situation géographique de la zone en précisant la commune concernée. En plus, cet article indique que la zone sous question se chevauche en partie avec deux zones protégées d'intérêt communautaire et en conséquence le présent règlement grand-ducal est à interpréter en tant que mesure réglementaire desdites zones d'intérêt communautaire. Ad article 2 : Cet article indique la surface en hectares de la zone protégée d'intérêt national proposée et cite les sections cadastrales visées par la désignation de ladite zone protégée. 11 précise que certaines surfaces incluses dans ladite zone protégée ne portent pas de numéro cadastral, cependant sont également visées par la désignation de la zone protégée d'intérêt national. Finalement, cet a rticle indique que la délimitation de ladite zone protégée est précisée sur base de plans annexés au règlement grandd uca I. Ad article 3 : L'article 3 liste les différentes servitudes grevées aux fonds et interdictions imposées aux propriétaires et exploitants de la zone protégée. Ad ler à 3e point : ces trois points interdisent les différents types d'activités de mouvement de sol et de sous-sol, de dépôt ou d'enlèvement de matériaux ou encore d'utilisation des eaux ou de changement du régime hydrique impactant ou risquant d'impacter - directement ou indirectement - les biotopes, habitats d'espèces et espèces, ainsi que la beauté du paysage. Ad e point : il interdit les différentes constructions qui impactent ou risquent d'impacter - directement ou indirectement - les biotopes, habitats d'espèces et espèces, ainsi que la beauté du paysage, tout en prévoyant certaines exceptions relatives à des constructions légères ou encore aux constructions existantes qui restent néanmoins soumis à autorisation préa lable. Ad 5e point : à l'instar du e point, ce point interdit l'installation de moyens de transport ou de communication, tout en prévoyant deux exceptions : pour les raccordements nécessaires au fonctionnement de stations d'épurations et pour les installations déjà existantes, qui restent cependant soumis à autorisation. Ad e point : il interdit le changement d'affectation des sols tout en précisant que la transformation de forêts feuillues ou la destruction, dégradation ou réduction de fonds présentant des biotopes ou habitats protégés en vertu de ladite loi est interdite. Ad 7e point : il réglemente l'exploitation agricole en interdisant le labourage des prairies permanentes (habitats des espèces protégées), même temporaire, et interdit également la plantation d'espèces d'herbes compétitives et concurrentielles, impactant d'a utres espèces rares de la flore. Une certaine flexibilité est prévue pour la réparation des dégâts de gibier qui peuvent 5 être réparés comme prévu dans une instruction de l'Administration de la nature et des forêts qui s'applique aux contrats de biodiversité, biotopes et réserves naturelles. Ad 8e point : il interdit toute atteinte aux plantes sauvages. Des exceptions sont prévues pour les travaux forestiers et agricoles ainsi que pour des travaux à réaliser en raison de la sécurité publique. Ad 9point : 11 interdit toute perturbation, capture - temporaire ou définitive — ou destruction de tout animal indigène dans la réserve naturelle ; la chasse n'étant pas visée par ce point. Ad 10e point : l'exercice de la chasse restant permis dans la zone, ce tiret règlemente la chasse en interdisant l'appâtage du gibier qui consiste dans l'apport d'une alimentation d'attrait non transformée en petites quantités dans le seul et unique but d'un tir immédiat ou rapproché. Ad. 11e point : il interdit la chasse aux oiseaux, ceci dans un souci d'éviter tout impact direct ou indirect sur des espèces d'oiseaux protégées et non-chassables dans cette réserve d'intérêt ornithologique particulier. Ad. 12e point : il interdit l'emploi de munition de plomb pour éviter tout impact négatif sur la santé des oiseaux ou des autres espèces protégées suite à l'ingestion accidentelle de ce type de munition. Ad 13e et 14e points : ces points réglementent la circulation dans la zone qui impacterait ou risquerait d'impacter - directement ou indirectement - les biotopes, habitats d'espèces et espèces ou qui risqueraient de perturber plus précisément la faune. Différentes exceptions sont précisées visant notamment les propriétaires des terrains de la zone et leurs ayants droit. Ad 15e point : il interdit la circulation avec le chien non tenu en laisse. Ce point ne concerne pas la divagation de chiens dans le contexte de l'exercice de la chasse. Ad 16e point : il interdit l'utilisation de différentes substances nocives pour les biotopes, les habitats d'espèces et les espèces. Le chaulage impacte directement notamment les bas-marais acides et les zones humides. La fertilisation risque d'homogénéiser la flore en donnant un avantage aux plantes ubiquistes et généralistes. Les pesticides impactent directement voire indirectement les espèces protégées : les herbicides portent atteinte à la flore, les insecticides détruisent les insectes et impactent les autres animaux insectivores, les rodenticides portent atteinte aux rongeurs et indirectement à leurs prédateurs (rapaces et carnivores) et les fongicides sont connus d'impacter indirectement différentes espèces d'insectes. Ad 17 point : ii réglemente l'exploitation forestière en interdisant la plantation de résineux qui risqueraient d'impacter ou dégrader des biotopes ou habitats protégés tels que zones humides, pra iries permanentes et forêts de feuillues. Ad. article 4 : Cet article prévoit la possibilité de déroger aux servitudes, interdictions et réglementations disposées par l'article 3 s'il s'agit de mesures de conservation et de gestion prises dans l'intérêt de la zone ainsi que d'activités pédagogiques liées aux objectifs de la zone ou encore de mesures prises dans l'intérêt de la recherche ou conservation du patrimoine historique et culturel. 6 Ad. article 5 : Cet article comporte la formule exécutoire. 7 FICHE FINANCIERE Intitulé du projet : Projet de règlement grand-ducal déclarant zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle la zone « Cornelysmillen-Schucklai » sise sur le territoire de la commune de Troisvierges Ministère initiateur : Ministère de l'Environnement, du Climat et du Développement durable Suivi du projet par : Monsieur Gilles Biver Tél. : 2478-6834 Courriel : gilles.biver@mev.etat.lu En complément à la note, à l'exposé des motifs et au dossier de classement, il convient de relever que les interdictions et réglementations prévues par l'avant-projet de règlement grand-ducal n'impliqueront, en ce qui concerne les mesures de gestion proprement dites, la mise à disposition que de faibles moyens financiers. Les mesures de conservation et de gestion courantes déjà existantes se focalisent surtout sur la gestion des herbages de la plaine alluviale et des zones humides qui sont à l'origine de la déclaration de cette zone protégée. D'autres mesures de gestion à prévoir sont l'enlèvement des résineux, la restauration des étangs et des cours d'eau, la gestion des habitats rocheux, voire le guidage des visiteurs des habitats. Les dépenses relatives à la désignation proprement dite de la zone protégée d'intérêt national seront imputées sur les crédits ordinaires, ainsi que sur les fonds spéciaux respectifs du Ministère de l'Environnement, du Climat et du Développement durable, et sont estimées comme suit : 1) 2) 3) 4) 5) 6) 7) restauration de mares : 30.000 € (montant unique), renaturation des cours d'eau : 10.000 € (montant unique), enlèvement d'une partie des résineux : 10.000 € (montant unique), débroussaillage des habitats rocheux : 5.000 (montant unique), entretien annuel sentiers didactiques/pédestres : 1.000 €/an, suivi scientifique : 5.000 € (tous les 6 ans), sensibilisation du publique (panneaux) : 5.000 € (montant unique). 8 Conseil supérieur pour la Protection de la Nature [Extrait dul Rapport de la réunion du 28 septembre 2016 Présents : M. Tom Conzemius M. Gilles Biver M. Guy Colling Mme Nora Welschbillig Mme Nora Elvinger M. Ben Geib M. Jan Herr M. Pascal Pelt M. Winfried van Loë (invité Privatbësch) Mme Karin Riemer (secrétaire) Excusés : M. Roger Schauls M. Hubert de Schorlemer M. Henri Wurth 4. Dossier de classement de la future réserve naturelle « Cornelysmillen — Schucklai » La zone humide « Cornelysmillen — Schucklai » fait partie intégrante de deux zones Natura 2000, « Troisvierges-Cornelysmillen LU0001038 » et « Vallée de la Woltz et affluents de la source à Troisvierges LU0002001 ». A qualifier en tant que mesure réglementaire, son classement en réserve naturelle doit permettre de mieux mettre en oeuvre les objectifs des zones Natura 2000. initialement la réserve naturelle « Cornelysmillen — Schucklay » avait une superficie plus conséquente et était constituée d'une zone noyau, entourée d'une grande zone tampon. Cependant comme la zone noyau est entourée par une grande zone Natura2000 où une participation proactive aux contrats biodiversité est possible, et dans la mesure où la zone tampon comprend entretemps surtout des terres labourées ainsi que des résineux en propriété privée, il a été jugé plus utile de ne conserver que la zone noyau. L'objectif de la réserve naturelle est la conservation des biotopes en zone humide et de la plaine alluviale. Le CSPN donne un avis positif pour le classement de la réserve naturelle « Cornelysmillen - Schucklai » prévue depuis longue date. 6. Remarques générales 9 • L'orientation actuelle selon laquelle souvent uniquement une zone noyau est classée en réserve naturelle suit un principe minimaliste qui sert à peine à préserver les biotopes présents au sein de la réserve, cette approche ne suffit pas à restaurer des biotopes appauvris, voire à créer des nouveaux biotopes. Cependant, vu les nombreux problèmes et le peu de résultats obtenus avec des zones tampons larges, il semble légitime de suivre cette politique pour le moment et de se concentrer pleinement sur les zones NATURA 2000 pour la restauration d'habitats. • De manière générale, il reste à clarifier ce qui est possible dans les zones noyau et zones tampon pour ce qui est des sursemis. Il a été convenu qu'un wording uniforme devrait être formulé et appliqué pour toutes les réserves naturelles. De la même manière il a été suggéré d'étendre les dégâts de sangliers aux dégâts de gibiers et de permettre une ouverture pour inclure également les dégâts dus aux intempéries ou encore aux sècheresses. • Il semble important au CSPN de se doter d'un système général d'information, d'orientation et de guidage pour toutes les réserves naturelles. En effet, il semble primordial que les visiteurs d'une réserve naturelle soient informés sur le simple fait d'entrer dans une telle réserve, de savoir qu'ils sont dans un endroit sensible avec éventuellement des restrictions. Cependant il ne faudra pas mettre l'accent sur les restrictions, mais bien sur les intérêts naturels de chaque réserve. Ceci semble évidemment encore plus important pour les endroits, telle que la réserve naturelle « Leiffrâchen », avec un taux de visiteurs élevé. Des panneaux unifiés à travers le GrandDuché donneraient d'ailleurs plus d'impact. 10 \ fe.imme \"' Ministbre de l'Environnement du Climat et du Développernent durable Administration de la nature et des forêts ZONE PROTEGÉE IYINTÉRZT NATIONAL SOUS FORME oe RÉSERVE NATURELLE t Cornelysmitlen - Schueldai a M IN) M A 1:10 000 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG FICHE D'ÉVALUATION D'IMPACT MESURES LÉGISLATIVES, RÉGLEMENTAIRES ET AUTRES Coordonnées du projet Intitulé du projet : Projet de règlement grand-ducal déclarant zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle la zone « Cornelysmillen-Schucklai » sise sur le territoire de la commune de Troisvierges Ministère initiateur : Ministère de l'Environnement, du Climat et du Développement durable Auteur(
- s): Gilles Biver (MECDD) Téléphone : 2478-6834 Courriel : gilles.biver@mev.etat.lu Objectif(
- s)du projet : Déclaration de la zone « Comelysmillen-Schucklai » sous forme de réserve naturelle Autre(
- s)Ministère(
- s)/ Organisme(
- s)/ Commune(
- s)impliqué(e)(
- s)Administration de la nature et et des forêts Date : 04/01/2022 Version 23.03.2012 1 /5 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG ( Mieux légiférer 1 Partie(
- s)prenante(
- s)(organismes divers, citoyens,...) consultée(
- s): oui D Non Si oui, laquelle / lesquelles : Conseil échevinal de Troisvierges ; Agents de l'Administration de la nature et des forêts ; Conseil supérieur pour la protection de la nature et des ressources naturelles ; Consultation des exploitants les plus concemés Remarques / Observations : Modifications réalisées après consultation des exploitants les plus concernés et après l'enquête publique prévue par ladite loi modifiée du 18 juillet 2018 2 Destinataires du projet : - Entreprises / Professions libérales : D Non Oui D Non g Oui D Non D Oui D Non Le projet est-il lisible et compréhensible pour le destinataire ? El oui D Non Existe-t-il un texte coordonné ou un guide pratique, mis à jour et publié d'une façon régulière ? D oui E Non - Citoyens : - Administrations : 3 Ej Oui Le principe « Think small first » est-il respecté ? (c.-à-d. des exemptions ou dérogations sont-elles prévues suivant la taille de l'entreprise et/ou son secteur d'activité ?) N.a. 1 Remarques / Observations : N.a. : non applicable 4 f Remarques / Observations : Le projet est accompagné d'un exposé des motifs, complété par un dossier de classement, ainsi que d'un commentaire des articles f 5 Le projet a-t-il saisi l'opportunité pour supprimer ou simplifier des régimes d'autorisation et de déclaration existants, ou pour améliorer la qualité des procédures ? E Oui D Non Remarques / Observations : Le projet clarifie le statut du site mentionné par la Décision du Gouvernement en conseil du 13 janvier 2017 relative au plan national concernant la protection de la nature 2017-2021 Version 23.032012 2 /5 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG % 6 Le projet contient-il une charge administrative 2 pour le(
- s)destinataire(
- s)? (un coût imposé pour satisfaire à une obligation d'information émanant du projet ?) D Oui Non Si oui, quel est le coût administratif 3 approximatif total ? (nombre de destinataires x coût administratif par destinataire) 2 II s'agit d'obligations et de formalités administratives imposées aux entreprises et aux citoyens, liées à l'exécution, l'application ou la mise en œuvre d'une loi, d'un règlement grand-ducal, d'une application administrative, d'un règlement ministériel, d'une circulaire, d'une directive, d'un règlement UE ou d'un accord international prévoyant un droit, une interdiction ou une obligation. 3 Coût auquel un destinataire est confronté lorsqu'il répond à une obligation d'information inscrite dans une loi ou un texte d'application de celleci (exemple : taxe, coût de salaire, perte de temps ou de congé, coût de déplacement physique, achat de matériel, etc.). r- [
- a)Le projet prend-il recours à un échange de données interadministratif (national ou international) plutôt que de demander l'information au destinataire ? D oui D Non N.a. D oui D Non N.a. Si oui, de quelle(
- s)donnée(
- s)et/ou administration(
- s)s'agit-il ?
- b)Le projet en question contient-il des dispositions spécifiques concernant la protection des personnes à l'égard du traitement des données à caractère personnel 4 ? Si oui, de quelle(
- s)donnée(
- s)et/ou administration(
- s)s'agit-il ? 4 Loi modifiée du 2 août 2002 relative à la protection des personnes à l'égard du traitement des données à caractère personnel (www.cnpd.
- lu)r-----8 Le projet prévoit-il : - une autorisation tacite en cas de non réponse de l'administration ? LJ Oui LJ Non - des délais de réponse à respecter par l'administration ? LJ Oui D Non g N.a. g N.a. - le principe que l'administration ne pourra demander des informations supplémentaires qu'une seule fois ? D oui D Non g N.a. Y a-t-il une possibilité de regroupement de formalités et/ou de procédures (p.ex. prévues le cas échéant par un autre texte) ? D oui D Non El N.a. D oui D Non N.a. Si oui, laquelle : [ 0 ; En cas de transposition de directives communautaires, le principe « la directive, rien que la directive » est-il respecté ? Version 23.03.2012 3/5 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Sinon, pourquoi ? Le projet contribue-t-il en général à une :
- a)simplification administrative, et/ou à une g Oui El Non
- b)amélioration de la qualité réglementaire ? g oui n Non Remarques / Observations : Meilleure visibilité d'un projet de zone protégée d'intérêt national mentionnée par la Décision du Gouvernement en conseil du 13 janvier 2017 relative au plan national concernant la protection de la nature f g Non 12 Des heures d'ouverture de guichet, favorables et adaptées aux besoins du/des destinataire(s), seront-elles introduites ? g oui 13 Y a-t-il une nécessité d'adapter un système informatique auprès de l'Etat (e-Government ou application back-office) • Oui Non • Oui flNon N.a. Si oui, quel est le délai pour disposer du nouveau système ? 14 Y a-t-il un besoin en formation du personnel de l'administration concernée ? N.a. Si oui, lequel ? Remarques / Observations : Version 23.03.2012 4/5 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Egalité des chances 15 Le projet est-il : - principalement centré sur l'égalité des femmes et des hommes ? - positif en matière d'égalité des femmes et des hommes ? D oui D oui is Non is Non oui D Non Si oui, expliquez de quelle manière : - neutre en matière d'égalité des femmes et des hommes ? Si oui, expliquez pourquoi : - Le projet de la zone protégée vise tous les citoyens négatif en matière d'égalité des femmes et des hommes ? D oui Non Lj oui D Non N.a. D oui D Non N.a. Si oui, expliquez de quelle manière : 16 Y a-t-il un impact financier différent sur les femmes et les hommes ? Si oui, expliquez de quelle manière : Directive « services » 17 Le projet introduit-il une exigence relative à la liberté d'établissement soumise à évaluation 5 ? Si oui, veuillez annexer le formulaire A, disponible au site Internet du Ministère de l'Economie et du Commerce extérieur : www.eco.public.lu/attributions/dg2/d_consommation/d_march int rieur/Services/index.html 5 Article 15 paragraphe 2 de la directive « services » (cf. Note explicative, p.10-11) ' 18 Le projet introduit-il une exigence relative à la libre prestation de services transfrontaliers 6 ? D Oui Lj Non N.a. Si oui, veuillez annexer le formulaire B, disponible au site Internet du Ministère de l'Economie et du Commerce extérieur : www.eco.public.lu/attributions/dg2/d_consommation/d_march int rieur/Services/index.html 6 Article 16, paragraphe 1, troisième alinéa et paragraphe 3, première phrase de la directive « services » (cf. Note explicative, p.10-11) Version 23.03.2012 5/5 Dossier de classement 2018 1I I «Cornelysmilien-Schucklai» ZP1N14 Cti.;\ Eï-,"•:f-MENI C.EANC-(:“'CHÉMi, ' Dossier de classement « Cornelysmillen-Schucklai » Koordination : Administration de la nature et des forêts Service de la nature 81, Avenue de la Gare L-9233 Diekirch Kontaktperson : Jan HERR ian.herr@antetatiu www.emwelt.lu LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Administration de la nature et des forêts Fertigstellung des Dossiers: 2018 INHALTSVERZEICHNIS 4 1 SITUATION 4 1.1 Das Feuchtgebiet Cornelysmillen-Schucklai 1.1.1 Abgrenzung des Schutzgebiets 4 1.1.2 Geografische Lage 4 1.1.3 Aktueller Rechtsstatus 5 1.2 Allgemeines zum Untersuchungsgebiet 5 1.2.1 Topographie 5 1.2.2 Hydrologie 5 6 1.2.2.1 Wasserqualitãt 1.2.3 Geologie 7 1.2.4 Bodenkunde 7 1.2.5 Klimadaten 8 1.2.6 Die aktuelle Landnutzung 8 1.2.7 Kulturelle und historische Schwerpunkte 9 10 2 UMWELTWERTE 10 A FLORA 10 A.1 Methodik A.1.1 Klassifizierung der Biotope 10 A.1.2 Beschreibung der Biotope 10 A.1.3 Bewertungssystem 11 A.1.3.1 Bewertung der Biotope 11 A.1.3.2 Bewertung magerer Grünlandflächen 11 12 A.2 Biotope des Untersuchungsgebiets A.2.1 Nach FFH-Richtlinie geschützte prioritäre Biotope 12 A.2.2 Nach FFH-Richtlinie geschützte Biotope 12 A.2.2.1 Natürliche eutrophe Seen mit einer Vegetation des Magnopotamion oder Hydrocharition (FFH-Code 3150) 12 A.2.2.2 Trockene europäische Heiden (FFH-Code 4030) 14 A.2.2.3 Feuchte Hochstaudenfluren der planaren und montanen bis alpinen Stufe (FFHCode 6430) 15 A.2.2.4 Magere Flachland-Mähwiesen (FFH-Code 6510) 17 A.2.2.5 Silikatfelsen mit Felsspaltenvegetation (FFH-Code 8220) 22 A.2.2.6 Silikatfelsen mit Pioniervegetation des Sedo-Scleranthion oder des Sedo albi23 Veronicion dillenii (FFH-Code 8230) 1 A.2.3 Biotope nach Art.17 des Naturschutzgesetzes 26 A.2.3.1 Greseggenriede (BK04) 26 A.2.3.2 Quellen (BK05) 28 A.2.3.3 Röhrichte (BK06) 30 A.2.3.4 Sand- und Silikatmagerrasen (BK07) 32 A.2.3.5 Stillgewässer (BK08) 37 A.2.3.6 Calthion-Wiesen (BK10) 38 A.2.3.7 Nassbrachen und Quellsümpfe (BK11) 41 A.2.3.8 Fließgewässer 51 A.2.3.9 Gebüsche 52 A.2.4 Mageres Grünland mit Aden des Biodiversitätsreglements A.3 Gefährdete Pflanzenarten des Untersuchungsgebiets 53 53 A.3.1 Einteilung in Gefährdungskategorien 53 A.3.2 Vom Aussterben bedrohte Aden (CR) 57 A.3.3 Stark gefährdete Arten (EN) 58 60 B FAUNA B.1 Avifauna 60 B.2 Entomofauna 65 B.2.1 Coleoptera 65 B.2.2 Orthoptera 67 B.2.3 Hymenoptera 68 B.2.4 Lepidoptera 69 8.2.5 Diptera 75 B.2.6 Hemiptera 77 B.2.7 Odonata 81 B.3 Mammalia 83 B.4 Amphibia 85 B.5 Reptilia 86 3 DERZEITIGE BEEINTRÂCHTIGUNGEN UND GEFÄHRDUNGEN 87 3.1 Intensivierung der Landbewirtschaftung 87 3.2 Hydrologische Veränderungen des Feuchtgrünlandes 89 3.3 Gewässerqualität 90 3.4 Aufgabe des Feuchtgrünlandes 90 3.5 Aufforstung mit Fichten in den Tal-Auen 92 93 4. MARNAHMEN 2 4.1 Bereits laufende/ abgeschlossene Maßnahmen 93 4.2 Entwicklungsziele 99 4.2.1 Offenhaltung/ extensive Bewirtschaftung der Feuchtbrachen 99 4.2.2 Schlangenknöterich Bestand vergrößern 100 4.2.3 Uferrandstreifen und Hochstaudensäume 100 4.2.4 Lichte Auwälder entwickeln 101 4.2.5 Umwandlung der Fichtenforste 101 4.2.6 Renaturierung von Fischweihern 101 4.2.7 Renaturierung der Gewässerläufe 102 4.2.8 Schutz der sehr seltenen Biotope im Gebiet: Silikatfelsen und Heiden 103 103 5 ANHANG 5.1 Liste der Karten 103 5.2 Literatur 104 3 1 SITUATION 1.1 Das Feuchtgebiet Cornelysmillen-Schucklai Die Hochebene des Öslings, nördlich einer Linie von Niederwampach nach Weiswampach, ist eine der reichsten Gegenden des Landes was Feuchtgebiete betrifft. Es handelt sich hierbei um den südlichen Ausläufer der belgischen Hautes Fagnes. Orte mit den Bezeichnungen „Fenn" zeugen von der ehemaligen Ausprägung der Feuchtgebiete in der Region. Heute ist dieses Habitat weit weniger verbreitet, zwischen 1962 und 1999 wurde ein Rückgang der Feuchtgebiete von 82% in Luxemburg registriert. Besonders das Tal der Woltz sowie seine Nebentäler beherbergen heute noch einen relativ green Teil der übrig gebliebenen Feuchtgebiete. Das Untersuchungsgebiet umfasst das Tal der Woltz zwischen Basbellain und Troisvierges sowie einige Seitentäler, im Westen die Weier-, die Kléngelund Rénkebaach, im Osten die Stauwelsbaach. Besondere Bedeutung kommt in diesem Gebiet der relativ häufigen Präsenz des Blauschillernden Feuerfalters (Lycaena helle) in sämtlichen -Men, des Gebiets zu. Diese im Anhang II und IV der FFHRichtlinie erwähnte Art ist eine der seltensten Schmetterlingsarten in Europa und Schirmart der (sub)montanen Feuchtgebiete. Andere seltene und schützenswerte Aden werden in den jeweiligen Kapiteln beschrieben. 1.1.1 Abgrenzung des Schutzgebiets Die Grenzen des Gebiets beinhalten zwei Réserves DIG (Déclaration d'Intention Générale) von 1981: ZH 04 Cornelysmillen und RD 26 Schucklai (Karte 3). lm ersten Dossier de classement der Fondation Hëllef fir d'Natur von 1993 beträgt die Gesamtausdehnung der Schutzzone 190ha mit einer Kernzone von 98ha und einer Pufferzone von 91ha. Die ehemaligen Grenzen des Naturschutzgebiets wurden überarbeitet, es wurde sich gegen eine Pufferzone entschieden und die Grenzen der Kernzone dementsprechend adaptiert. Außerdem wurde die Réserve DIG Schucklai ins Gebiet integriert. Das Gebiet Cornelysmillen-Schucklai ist auch im 2. Nationalen Naturschutzplan (PNPN2) auf der Liste der auszuweisenden Naturschutzgebiete. Die Grenzen wurden nach wissenschaftlichen Kriterien ausgewählt und beinhalten die wichtigsten Biotope in den Tälern der Fließgewässer. Hierbei wurden die Katasterparzellen und Bewirtschaftungseinheiten weitestgehend respektiert. Das neue Naturschutzgebiet hat engere Grenzen als die ehemals vorgeschlagenen Gebiete und hat eine Gesamtgröße von 142,98 ha. 1.1.2 Geografische Lage Das geplante Naturschutzgebiet „Cornelysmillen-Schucklai" befindet sich im äußersten Norden des Großherzogtums Luxemburg, an der Grenze zu Bejgien. Es befindet sich in der Gemeinde Troisvierges, zwischen den Ortschaften Hautbellain, Troisvierges und Goedange. Die Gegend ist Teil des Ardennenmassivs, das in Nordfrankreich beginnend, sich quer durchs südliche Belgien und das nördliche Großherzogtum bis zum deutschen Teil der Eifel erstreckt. Die Abgrenzung des Naturschutzgebiets ist auf Karte 1 eingezeichnet. Sie umfasst vor allem feuchte Niederungen in Höhenlagen von 420 bis 470m. 4 1.1.3 Aktueller Rechtsstatus Die Schutzzone Cornelysmillen-Schucklai ist Teil des Natura 2000 Netzes, in welchem die EU Mitgliedsstaaten sich engagieren die ausgewiesenen Gebiete in einem guten Erhaltungszustand zu bewahren. Die nationale Naturschutzzone befindet sich im Vogelschutzgebiet (79/409/CEE) „Vallée de la Woltz et affluents de la source à Troisvierges" (LU0002001), außerdem im FFH-Gebiet (92/43/EEC) „Troisvierges-Cornelysmillen" (LU0001038). Das Naturschutzgebiet ist, mit Außnahme einer Parzelle in öffentlicher Hand, integral in beiden Natura 2000 Gebieten gelegen, wie die Karte 7 belegt, und stellt eine reglementarische Umsetzung dieser dar. Die Grenzen des Naturschutzgebiets beschränken sich auf das Kerngebiet des N2000 Gebiets um die Zielsetzungen der EU Richtlinien hier verstärkt umsetzen zu können. 1.2 Allgemeines zum Untersuchungsgebiet 1.2.1 Topographie Das Ösling liegt im Norden des Landes und umfasst etwa ein Drittel der Landesfläche. Es gehört dem Eifel-Ardennen-Mittelgebirgsblock an mit einer mittleren Höhe von etwa 450m über NN (höchste Erhebung 560m NN). lm Norden, wo sich das Untersuchungsgebiet befindet, sind die Hochflächen noch relativ geschlossen vorhanden. lm mittleren Ösling ist das Gelände auf 420-450m erniedrigt und im Süden ist es durch tiefeingeschnittene Täler zerschnitten. Geologisch besteht das gesamte Ösling aus Devon (Schiefergesteine und Quarzite). Die Böden sind steinig-lehmig, vielfach flachgründig und nährstoffarm. 1.2.2 Hydrologie Prägendes Fließgewässer des Untersuchungsgebiets ist die Woltz, Sammelgewässer für sämtliche Gewässer der Nordspitze unseres Landes. Über Sauer und Mosel verläuft der Anschluss an das Gewässersystem des Rheins. Die meisten Zuflüsse kommen aus westlicher Richtung in der sich die Wasserscheide befindet: die Rénkebaach (unterhalb von Basbellain), die Weierbaach (bei Kiirchermillen), südlich davon die Kléngelbaach, und schließlich trifft oberhalb von Troisvierges noch ein kleineres Gewässer auf die Woltz, die Heffbaach (Karte 8). Die im nördlichen Teil des Untersuchungsgebiets nur gering eingesenkten Sohlentäler schneiden sich erst unterhalb von Cornelysmillen tiefer in das Gelände ein. Hier kommt aus östlicher Richtung als wichtiger Nebenbach die Stauwelsbaach/Millebaach in die Woltz. lm südlichen Teil des Naturschutzgebiets wird die Wasserführung demnach bedeutender, die Wassertiefe nimmt entsprechend zu, die Fließgeschwindigkeit bleibt allerdings auch hier noch relativ gering. Zahlreiche winzige Wasserläufe bleiben noch zu erwähnen, die zumeist aus Hangquellen gespeist werden und sich über geringe Entfernungen ins eine oder andere Bächlein ergießen. Die Gewässer sind von Natur aus als relativ nährstoffarm einzustufen, besitzen ein entsprechend geringes Puffervermögen und sind demnach stark von Abwasser beeinflusst. Das Artenspektrum besteht aus der typischen faunistischen Zusammensetzung einer Forellenregion. ln enger Verbindung mit den Fliagewässern und in Abhängigkeit von der Geomorphologie bilden sich in den Talgründen Feuchtgebiete unterschiedlicher Ausdehnung, sowie stehende Gewässer unterschiedlicher Sukzessionsstadien. Die stehenden Gewässer sind größtenteils vom Menschen geschaffene und beeinflusste Weiher und Teiche in Verbindung mit örtlichen Fließgewässern oder Quellen. Die größte Wasserfläche bilden die ehemaligen Fischteiche von Cornelysmillen sowie der 5 Mühlteich der Kiirchermillen. Natürlich entstandene, stehende Gewässer finden sich über den stark vergleyten Talgründen, die zur Staunässe neigen, da sie kaum wasserdurchlässig sind. Das schwache Relief begünstigt noch zusätzlich das Entstehen von Sumpfzonen und deren Ausdehnung. Die wichtigsten Feuchtgebiete in der weiteren Umgebung sind, ebenso wie Cornelysmillen-Schucklai, als potentielle Naturschutzgebiete eingestuft worden. 1.2.2.1 Wasserqualität Die Daten basieren auf Probenahmen und Messungen an der Woltz und Nebenbäche (jeweils an der Mündung) vom 21. Juli 2014 bei einer Tagesmitteltemperatur von 17,3 °C und einem Niederschlag in 7 Tagen von 0,3mm (gemessen in Asselborn). Tabelle 1. Die Wasserqualität im Untersuchungsgebiet: Probenahmen von der Quelle der Woltz bis zur Geisbréck. ln rot die Daten der Woltz, in weiß die Daten der Nebenbäche (aufgenommen von natur&ëmwelt Fondation Hëllef fir d'Natur). Entnahmepunkt T [°C] LF [1.1s/cm] 02 [°/0] 02 [mg/ 11 pH Trübu ng [NTU] PO4 [mg /1] NO2 [mg /L] NH4 [mg /1] NO3 [mg /L] Cl [mg /1] Quelle Woltz 13,9 169,9 93,3 7,84 6,66 9,36 0,15 0,03 0,10 11,2 27,1 14,8 425,0 67,8 5.69 7,33 9,26 9,10 0,98 7,45 13,1 58,0 16,1 89,1 82,6 6.95 7,29 7,18 0,63 0,05 0,80 5,10 5,7 15,0 260,0 63,5 5.44 7,24 8,20 2,96 0,85 0,92 19,1 29,5 13,4 163,4 67,2 5.69 6,86 6,77 0,27 0,03 0,08 23,3 20,2 auf Katzenbrück 16,2 233,0 72,5 6.21 7,25 3,81 1,91 0,25 0,11 23,1 28,5 Brëllbaach 14,1 238,0 80,6 6.75 7,30 2,88 0,77 0,45 0,16 23,2 26,4 Basbellain unterhalb 15,7 229,0 72,7 6.45 7,25 2,72 1,69 0,22 0,17 23,5 25,5 Rénkebaach 14,5 123,4 80,3 6.75 7,19 3,52 0,20 0,05 0,12 15,7 12,0 Weierbaach 17,0 107,0 81,7 6.65 7,13 5,65 0,15 0,07 0,09 14,3 5,4 6,84 10,5 0,19 0,18 0,16 4,7 5,7 7,23 6,17 0,76 0,17 0,11 16,8 17,0 4,70 0,60 0,11 0,09 16,3 16,0 Huldange unterhalb Zulauf Klära nlage Follmillbach Huldange unterhalb CR341 Haardbaach Basbellain Kläranlage Kléngelbach auf der obersten Woltz Geisbréck 17,8 92,0 74,0 6.33 16,3 169,2 79,7 6.81 16,1 156,6 79,8 6.97 Die Woltz wird im Untersuchungsbereich hauptsächlich durch die unterdimensionierte Kläranlage von Huldange belastet. Das Wasser wird durch den Zulauf der Nebenbäche verdünnt und die Wasserqualität verbessert sich weiter flussabwärts, auch wegen der klärenden Funktion der Vegetation von Uferrandstreifen. Es sind jedoch auch einige der Seitenbäche belastet, hauptsächlich die Brëllbaach, wahrscheinlich durch die Kläranlage von Hautbellain. Auch die STEP von Basbellain tragen sicherlich zur Belastung der Gewässer bei. Abgesehen von den nicht ausreichend green 6 Kläranlagen, wird die Wasserqualität auch durch die umgebende landwirtschaftliche Nutzung anthropogen beeinflusst. Änderungen betreffend des Abwassers sind bereits in Planung. Anstelle einer Kläranlage in Huldange, soll das Abwasser der Ortschaft in Zukunft zusammen mit dem Abwasser von Goedange nach Wilwerdange gepumpt um dann in Troisvierges trätiert zu werden. Es sind zwei Pumpstationen in Huldange geplant. ln Basbellain soll eine neue Zentrale Anlage für die Ortschaften Hautbellain und Basbellain errichtet werden, so werden Brëllbaach und Woltz entlastet. 1.2.3 Geologie Der Gesteinsuntergrund wird ausschließlich aus steil aufgefalteten, devonischen Schiefern gebildet (entstanden vor ca. 400 Millionen Jahren), die sich durch völlige Kalkabwesenheit kennzeichnen. Der Schiefer stammt vorwiegend aus den Oberen Siegenien und setzt sich aus geschichtetem, dunklem Grobschiefer zusammen (Karte 9). Da dieser Schiefer spaltbar ist, wurde/wird er als Dachschiefer abgebaut. Das Gebiet ist geomorphologisch von zahlreichen Fließgewässern und Feuchtgebieten geprägt. lm südlichen Ösling schnitten die Gewässer tiefe Taler in die Rumpffläche, während der nordwestliche Teil eher flach oder nur leicht gewellt ist. Die internationale Wasserscheide zwischen Rhein und Maas verläuft in unmittelbarer Nähe des Untersuchungsgebiets. Die flachen Talwannen führen zu Versumpfungen. Der Untergrund ist wasserundurchlässig, so dass weder Wurzeln noch Wasser durchdringen können. Die tiefer liegenden Gebiete sind als Niedermoore zu bezeichnen, in intakten Gebieten kann hier die typische Moorvegetation vorgefunden werden. Eine anthropogene Beeinflussung der Geomorphologie des Gebiets haben die beiden Eisenbahnlinien, einerseits die noch in Betrieb stehende Strecke Troisvierges-Gouvy, andererseits die seit den 50er Jahren progressiv aufgelassene Strecke Troisvierges-St.Vith. Letztere wurde über ein lnterreg Projekt zur Fahrradstrecke „Vennbahn" umfunktioniert und führt als längster Bahntrassenweg durch Deutschland, Belgien und Luxemburg. Beide Bahnstrecken tragen mit ihren Erdanschnitten, Dämmen und begleitender Vegetation erheblich zur Strukturierung der Landschaft bei. 1.2.4 Bodenkunde Die Böden des Untersuchungsgebiets sind vorwiegend Sauerbraunerden mit mehr oder weniger hohem Skelettanteil (5 bis >15%), der hauptsachlich aus Schiefern und sandigen Schiefern besteht. Der geringe Gehalt dieser Gesteine an mineralischen Nährstoffen wie Phosphor, Kalium, Magnesium und Kalzium begründet die natürliche Nährstoffarmut und den geringen pH-Wert dieser Böden. Entstanden sind sie durch Verwitterung des Ausgangsgesteins (Devon-Schiefer), durch Ablagerung von Lockersedimenten während der Eiszeiten sowie unter dem Zusammenwirken klimatischer und biologischer Faktoren. Die Tiefgründigkeit der Plateauböden ist variabel und schwankt im Allgemeinen zwischen 40 und 80cm. Stellenweise sind sie jedoch stärker erodiert und nur mehr wenige Zentimeter dick. Der größte Teil des Gebiets umfasst vorwiegend vom Wasser beeinflusste Bodenarten (Karte 10). Der hohe Grundwasserspiegel und die wasserstauenden Schichten haben ein Mosaik aus Gleyen, Pseudogleyen, Auenböden und anmoorigen Böden verursacht. All diese Bodentypen sind den zumindest teilweise wechselnden nassen und trockneren Zeitphasen ausgesetzt. Die Bodenorganismen reagieren dementsprechend, ihre Zersetzungsaktivität ist wegen des 7 Sauerstoffmangels und dem niedrigen pH in Nassphasen stark reduziert. Die Humusauflage wächst und es kann unter kühlen, nährstoffarmen Bedingungen zur Moorbildung kommen. 1.2.5 Klimadaten lm Ösling, auf submontaner Stufe, ist das Klima kühler und niederschlagsreicher als im Gutland. Die Jahresmitteltemperatur erreicht 7,5 °C auf den Hochebenen und 9,0 °C in den Tälern. Die jährliche Niederschlagsmenge liegt meist zwischen 850 mm und 950 mm, kann aber die 1000 mm übersteigen (z.B. 2001 und 2007). Der Niederschlag verteilt sich über das ganze Jahr. Trotz dieser hohen Niederschlagsmengen können sich keine groRen Grundwasserspeicher bilden, durch den kompakten, wasserundurchlässigen Schiefer und die bereits in geringer Tiefe geschlossenen Klüfte des Schiefergesteins, flieRt der größte Teil der Niederschläge oberflächlich ab. 1.2.6 Die aktuelle Landnutzung Die Landnutzung ist in 11 Kategorien gegliedert, wie in Tabelle 2 aufgelistet, die Daten sind auf Karte 5 dargestellt. Der größte Anteil der Flache nimmt das Grünland, mit fast der Hälfte der Gesamtfläche ein. Da es sich um ein Gebiet handelt, das wegen der Feuchtgebiete ausgewiesen werden soli, nehmen auch Staudenfluren und naturnahen Gewässer einen größeren Anteil (22%) der Fläche in Anspruch. Nadelwald wurde in der Nachkriegszeit mit Aufgabe der traditionellen Heunutzung und Streugewinnung in den Talauen angepflanzt und nimmt immer noch einen großen Anteil (19%) der Flache ein. Tabelle 2. Die Landnutzung im Untersuchungsgebiet (OBS 2007). Nutzungsart Grünland Sonstige Forstkulturen Nadelwald Laubwald Ruderalstandorte Siedlungsbereiche und Straßen Naturferne und künstliche Gewässer Acker Naturnahe Gewässer; Staudenfluren feuchter Standorte Fels- und Schotterrasen, Felsen TOTAL Flächengröße (
- ha)Anteil im Gebiet (%) 60,61 18,41 19,31 8,40 5,77 42,48 12,90 13,53 5,89 4,04 2,82 4,02 2,95 0,94 22,23 15,59 0,04 151,86 0,03 100,00 8 2,07 0,66 0,03 ▪ Grünland Sonstige Forstkulturen Nadelwald Laubwald • Ruderalstandorte Siedlungsbereiche und Stragen • Naturfeme und künstliche Gewässer • Acker • Naturnahe Gewässer; Staudenfluren feuchter Standorte • Fels- und Schotterrasen, Felsen Abbildung 1. Die Landnutzung im Untersuchungsgebiet (OBS 2007). Die landwirtschaftlich genutzten Flächen mit Biodiversitätskontrakten werden auf Karte 15 dargestellt (Stand 2015). lnsgesamt wurden 2015 um die 40 ha mit den Auflagen der jeweiligen Biodiversitätskontrakte bewirtschaftet, was rund 60% des Grünlands im Gebiet ausmacht. Bei den Biodiversitätskontrakten handelt es sich um • einschürige Mähwiese Kontrakte, mit einer Mahd nach dem 15. Juni; • Mähweide Kontrakte; • Kontrakt für eine Ganzjahresbeweidung; • Weidekontrakte mit max. 2GVE/ha. 1.2.7 Kulturelle und historische Schwerpunkte Die Besiedlung der Luxemburgischen Ardennen begann um 700 v. Chr. mit den Kelten, die die Landschaft gerodet haben um Getreide anzubauen. lhre Spuren sind weiterhin in Form von Tumuli nördlich der Kiirchermillen am Gaalgenbierg anzutreffen. Mit dem Bau einer green römischen Straße von Reims nach Köln hielten die Techniken der Römer Einzug ins Gebiet und Katasterparzellen, von denen wir heute noch Spuren in der Landschaft vorfinden, wurden geschaffen. Bis zur Mine des 14. Jahrhunderts hat es im Ösling eine deutliche demographische Entwicklung gegeben. Dank guter klimatischer Bedingungen und der Entwicklung der Dreifelderwirtschaft, bei der zwei Drittel der Fläche mit Getreide bestellt wurden (Winterung und Sommerung) während das andere Drittel brach lag um sich zu erholen, konnte sich ein gewisser Wohlstand entwickeln. Auf den Talwiesen wurde das für die Rindviehfütterung notwendige Heu geerntet. Rodland (Heiden und Lohhecken) wurde in Abständen von 15-30 Jahren jeweils zum Teil gerodet, abgebrannt (eng Sang brennen) und zur ladwirtschaftlichen Zwischennutzung gehackt. Nach der Ernte von Roggen und im 9 folgenden Jahr Buchweizen, wurden die Lohhecken/ Heiden auch noch als Gemeinschaftsweide (Allmende) genutzt. Zwischen dem 14. und 18. Jahrhundert litten die Bauern unter Missernten und Viehseuchen, vor allem auch unter den Frondiensten die sie dem Grundherrn leisten mussten. Erst mit der Einführung der Pachtverträge und dem Eigenerwerb von Land, ging es ihnen besser. Ab dem 19. Jahrhundert, mit der Einführung des mineralischen Düngers, hauptsächlich Thomasschlacke aus der Eisenerzindustrie, konnten die Felder jedes Jahr bestellt und die Ernteerträge erhöht werden. Zu Beginn des 20. Jahrhunderts war der Landbesitz meist nicht größer als zwei Hektar, die Anbauflächen wurden durch Vererben zersplittert. Ab Ende des 19. Jahrhunderts begannen einige Grundbesitzer das wenig ertragsfähige Land mit Nadelhölzern anzupflanzen. Meist wurden nasse und häufig überschwemmte Gebiete mit standortsfremden Baumarten bepflanzt was zum Verschwinden vieler ökologisch wertvoller Überschwemmungsgebiete führte. Die Landschaften, die wir heute im Gebiet antreffen, sind anthropogen erschaffen und benötigen als solche einer regelmäßigen Pflege oder gar einer Wiederaufwertung. 2 UMWELTWERTE A FLORA A.1 Methodik Die Erfassung, Klassifizierung und Bewertung der Lebensräume im Untersuchungsgebiet erfolgte im Zuge der landesweiten Biotopkartierung (Naumann et al. 2008). Dadurch ist eine Vergleichbarkeit mit anderen Kartierungen, die im Rahmen des Biotopkatasters Luxemburg erfasst wurden, am besten möglich. A.1.1 Klassifizierung der Biotope Die kartierten Biotope lassen sich auf Grundlage der Flora-Fauna-Habitatrichtlinie 92/43/CEE (FFH) und des luxemburgischen Naturschutzgesetzes in vier Klassen nach ihrer ökologischen Bedeutung ordnen: 1. nach FFH geschützte prioritäre Biotope (Europäische Union 1992), 2. nach FFH geschützte Biotope (Europäische Union 1992), 3. nach Art. 17 des luxemburgischen Naturschutzgesetzes geschützte Biotope (Großherzogtum 4. magere Grünlandflächen mit lndikatorarten nach Anhang 2 der luxemburgischen Luxemburg 2004), Biodiversitätsrichtlinie (Großherzogtum Luxemburg 2012). A.1.2 Beschreibung der Biotope Die Beschreibung der Biotope gliedert sich in einen allgemeinen und in einen speziellen Teil. Die allgemeine Beschreibung des Biotoptyps umfasst seine generelle Bedeutung für Luxemburg. Diese Beschreibungen wurden Naumann et al.
- Brachgefallene Flächen sind mitgeschützt, insofern sie die für die Kategorie A erforderliche Artenzusammensetzung und Struktur besitzen. Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet und Bewertung lm Ösling sind die Flachland Mähwiesen seltener ausgebildet als in anderen Teilen des Landes. Die meist steilen Hanglagen werden größtenteils beweidet und nur bei sehr extensiver Beweidung kann das typische Artenspektrum der Flachland-Mähwiesen aufkommen. Aufgrund des Ausgangssubstrats und der Beweidung als bevorzugte Nutzungsart unterscheiden sie sich von denen des Südwesten Luxemburgs. lm Untersuchungsgebiet werden die Biotope teils beweidet, teils gemäht. Die Art der Pflege ist meist abhängig von der Erreichbarkeit der Flächen. Ein Teil der Biotope gehört natur&ëmwelt Fondation Hëllef fir d'Natur (BK_661112740, BK_661112736, BK_661112737, BK_661108083, BK_661112739). Die zwei erst genannten Flächen unterliegen einer regelmäßigen Mahd, die drei letztgenannten wurden/werden von der Schäferei Weber unterhalten. Das Habitat geht im Ösling auf den nasseren Teilen oft über in Feuchtgebiete und Schlangenknöterichwiesen (BK11). Besonders das 6510 im Thal der Kléngelbaach (BK_661108083) ist eine wichtige Reproduktions- und Nahrungsfläche für den Blauschillernden Feuerfalter (Lycaena helle), eine sehr seltene Schmetterlingsart, für die das Naturschutzgebiet Cornelysmillen-Schucklai zu den Hauptverbreitungsarealen in Luxemburg gehört. Der Blauschillernde Feuerfalter ist eine der Zielarten des LIFE Eislek Projekts (2012-17), das sich unter anderem auch dem Unterhalt dieser 17 Fläche annimmt. lm Rahmen des Projekts wird die Nutzung auf vielen Flächen überdacht und angepasst. Abbildung
- Das 6510 (A) im Tal der Kléngelbaach ist ein Hotspot des sehr seltenen Blauschillernden Feuerfalters. 18 Tabelle
- Arten und Bewertung der Biotope im Untersuchungsgebiet
- Januar 2004, die keinen Schutzstatus nach der europäischen Flora-Fauna-Habitatrichtlinie genieRen. A.2.3.1 Großseggenriede (BK04) Allgemeine Beschreibung des Biotoptyps Großseggenriede sind meist artenärmere, von einer oder wenigen GroRseggenarten dominierte Bestände mit dichtrasigem oder bultigem Wuchs. Sie finden sich überwiegend an flach überschwemmten oder auch quelligen Stellen, die durchaus zeitweise trocken fallen können und sind vor allem in Sümpfen, Niedermooren, entlang verlandeter Gräben und an den Ufern von Seen und Teichen verbreitet. Alle GroRseggenriede ab einer Mindestgröße von 100m2 sind laut Naturschutzgesetz geschützt. Wenn die Seggenarten mehr als 50% der Flache decken, ist der Bestand als Seggenried aufgenommen; bei einer Deckung von weniger als 50% wird der Bestand zu den Feuchtwiesen gestellt. Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet und Bewertung Von den zehn GroRseggenrieden im Naturschutzgebiet Cornelysmillen-Schucklai ist die Hälfte in einem sehr guten Zustand (Klasse A), vier klassiert als B und einer als C. Hauptbelastungen sind Nährstoffeinträge und Verbuschung. Die neun als A und B klassierten Bestände sind Eigentum von natur&ëmwelt Fondation Hëllef fir d'Natur und somit gesichert. Auf der untersten Woltz (BK_661108130), unterhalb der Weiher, wie auch auf der obersten Woltz (BK_661108143, BK_661108141), bei der Mündung der Kléngelbaach in die Woltz, befinden sich einige GroRseggenriede. Die regelmäßige Pflege dieser Flächen ist die späte Beweidung mit Schafen durch die Wanderschäferei Weber. 2014 und 15 wurden Teile des Areals ausnahmsweise mit einem umgebauten Pistenbully zum Teil entbuscht und gemäht um die Flächen zu entfilzen. Eine Mahd im mehrjährigen Zyklus ist vorgesehen um die Flächen offen zu halten. Abbildung
- Das größte Großseggenried im Gebiet (BK_661108115) wurde zum Teil als Uferrandstreifen der Woltz eingezäunt um es vor der Beweidung zu schutzen. Abbildung
- Auf der untersten Woltz (BK_661108130) wurde 2014 die Hälfte der Parzelle gemäht. Die gröRte Ausprägung des Biotoptyps befindet sich weiter flussabwärts auf der untersten Woltz (BK_661108115). ln diesem Bereich sollen im Rahmen des LIFE Eislek Projekts Korridore für den Blauschillernden Feuerfalter geschaffen werden. ln diesem Sinn wurden Uferrandstreifen eingezäunt. 26 Die brachliegenden Randstreifen bieten vielen Insekten Schutz, die wiederum als Nahrung vieler Vogela den zu deren Erhalt beitragen. £171801199 )19 951801199-M9 Z0Z801199-N9 x x x x x x Tt/1801199 M x 0£1801199 Y8 x LZI80II99 >18 x 9Z1801199 >I8 IZI801199-M8 STI801199-M1 t7 11801199 M9 Tabelle
- Arten und Bewertung der Biotope im Untersuchungsgebiet (BK04). Kenn- und Trennarten Achillea ptarmica x Agrostis canina Angelico sylvestris x x Caltha palustris x x Carex acuta x x x x Carex acutiformis x Carex disticha x Carex elata Carex nigra x Carex paniculata Carex pseudocyperus Carex riparia Carex rostrata x Carex vesicaria x Cirsium palustre x x x x x x x x x x Comarum palustre x x Deschampsia cespitosa x x x Epilobium ciliatum x Epilobium hirsutum x x Epilobium palustre x x Epilobium tetragonum agg. x Equisetum fluviatile x x x x x x x x x x x x x Equisetum palustre Eriophorum polystachion Filipendula ulmaria x x x x Galium uliginosum Galium palustre x x iris pseudacorus Juncus acutiflorus x x Juncus articulatus x x x Juncus effusus x Lotus pedunculatus x Lycopus europaeus x x x x x x x Lysimachia vulgaris 27 x Mentha aquatica Mentha arvensis x Myosotis scorpioides agg. Phalaris arundinacea x x x x x x Persicaria amphibium Poo palustris x Poa trivialis Polygonum bistorta x x x x x x Ranunculus flammula Scirpus sylvaticus Scutellaria galericulata x x x x Stellaria alsine Stellaria palustris Valeriana officinalis subjektive Gesamtbewertung A B B A A B A A x x C B A.2.3.2 Quellen (BK05) Allgemeine Beschreibung des Biotoptyps Bei Quellbereichen handelt es sich um permanent oder zeitweise schüttende natürliche Grundwasseraustritte. Dabei werden nach Austrittsart die Quelltypen Sturz-, Tümpel-, Sicker- oder Sinterquellen unterschieden. Die typische Umgebung umfasst je nach Quelltyp Quellflur, Quellbach, Kleinseggensumpf, Nasswiese, Niedermoor, Zwischenmoor oder Staudenfluren. Alle nicht gefassten und nicht zur Trinkwassergewinnung genutzten Quellen sind nach Art.17 des luxemburgischen Naturschutzgesetzes unabhängig von ihrer Größe geschützt. Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet und Bewertung Die größte Häufung an Grundwasseraustritten gibt es in den devonischen Schiefer- und Quarzitschichten des Öslings. lm Ösling ist neben den landwirtschaftlichen Einflüssen vor allem der bis Mitte des vorherigen Jahrhunderts praktizierte Aufstau vieler Quellen zu Stauteichen für die Fischzucht und Bewässerung der Hang- und Talwiesen für deren Beeinträchtigung bzw. Zerstörung verantwortlich. In den letzten Jahren werden die Quellen systematisch bei den Ausweisungsdossiers für Naturschutzgebiete berücksichtigt. lm Untersuchungsgebiet sind 47 Quellen, von denen die meisten als B klassiert sind, vorhanden. Allerdings sind auch einige Quellen im Gebiet in einem guten und nur sehr wenige in schlechtem Zustand. Die meisten Quellen stehen in Verbindung mit einem BK 11, der extensiv beweidet wird. Allein im Tal der Kléngelbaach befinden sich 12 Quellaustritte mit umgebenden Quellsümpfen. Die Hauptbeeinträchtigungen, die in diesem Bereich auftreten sind Trittschäden durch Beweidung der Flächen sowie Nährstoffeintrag aus den umliegenden Feldern. 28 Abbildung
- Sickernde Quelle an der Kléngelbaach (BK_661108552). Abbildung
- Von sickernder Quelle beeinflusster Quellsumpf (B) im Tal der Kléngelbaach in Tiefenfurt (BK_661108550). Tabelle
- Bewertung der Biotope im Untersuchungsgebiet (BK05). Kartiernummer Biotoptyp Bewertung BK_661108542 BK05 B BK_661108547 BK05 B BK_661108548 BK05 B BK_661108549 BK05 B BK_661108550 BK05 B BK_661108551 BK05 B BK_661108552 BK05 B BK_661108553 BK05 B BK_661108554 BK05 A BK_661108555 BK05 B BK_661108561 BK05 B BK_661108562 BK05 B BK_661108563 BK05 B BK_661108564 BK05 A BK_661108565 BK05 B BK_661108566 BK05 B BK_661108567 BK05 C BK_661108569 8K05 B BK_661108570 BK05 A BK_661108571 BK05 A BK_661108572 BK05 B BK_661108573 BK05 B BK_661108574 BK05 B BK_661108575 BK05 B BK_661108579 BK05 B BK_661108580 BK05 C BK_661108581 BK05 B BK_661108582 BK05 B 29 BK_661108587 BK05 B BK_661108588 BK05 B BK_661108589 BK05 B BK_661108590 BK05 B BK_661108591 BK05 B BK_661108592 BK05 B BK_661108593 BK05 B BK_661108595 BK05 B BK_661108599 BK05 B BK_661108600 BK05 B BK _661108601 BK05 A BK_661108602 BK05 B BK_661108603 BK05 C BK_661108604 BK05 B BK_661108605 BK05 B BK_661108606 BK05 B BK_661108607 BK05 A BK_661108608 BK05 B BK_661108609 BK05 B A.2.3.3 Röhrichte (8K06) Allgemeine Beschreibung des Biotoptyps Röhrichte sind hochwüchsige, meist artenärmere Pflanzenbestände überwiegend am Ufer oder im Verlandungsbereich stehender oder fließender Gewässer, einschließlich vollständig verlandeter Gewässer. lm Rahmen des Biotopkatasters werden nur die Stillgewässerröhrichte und Schilfröhrichte erfasst, die Fließgewässerröhrichte sind wie alle anderen Fließgewässerlebensräume (mit Ausnahme der Hochstaudensäume) nicht in die Kartierung integriert. Stillgewässer- und Schilfröhrichte sind meist hochwüchsig und kommen im Verlandungsbereich stehender und träge fließender Gewässer, in versumpften Auen sowie im Kontakt mit Sümpfen und Niedermooren vor. Es handelt sich meist um relativ artenarme Bestände die nur durch eine Art dominiert werden. Die Mindestgröße für die Aufnahme in das Biotopkataster beträgt für Röhrichte 100m
- Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet und Bewertung lm Naturschutzgebiet Cornelysmillen-Schucklai befinden sich vier Röhrichte, die den Kriterien entsprechen, allesamt Eigentum von natur&ëmwelt Fondation Hëllef fir d'Natur. Das größte liegt im Tal der Weierbaach, ober dem Weiher (BK_661108091). Es ist das einzige das sich in einem guten Erhaltungszustand (A) befindet. Die Fläche befindet sich seit über 20 Jahren in der Hand von n&ë. Weiter flussaufwärts geht das Röhricht über in einen Schlangenknoterichbestand. 30 Abbildung
- Das größte Röhricht im Untersuchungsgebiet (BK_661108091) ist in einem guten Erhaltungszustand (A). Die zwei Röhrichte auf der untersten Woltz, flussabwärts der Geisbréck, sind im Erhaltungszustand B und zum Teil im Besitz von n&ë. Das vierte Biotop liegt in einem Altarm auf Knirchesberg im Erhaltungszustand C. Das Röhricht wird durch Nährstoffeintrag beeinträchtigt und sollte durch eine Erhaltungsmahd aufgewertet werden. Der Zugang zu der Naturschutzfläche gestaltet sich als schwierig. Tabelle
- Arten und Bewertung der Biotope im Untersuchungsgebiet (BK06). Kenn- und Trennarten BK 66110806 — 3 BK 66110809 — 1 BK 66110811 — 8 BK 66110813 — 9 Alisma plantago-aquatica x Angelico sylvestris Apium nodiflorum Berula erecta Caltha palustris x Carex acuta x Cardamine amara x Cardamine pratensis Equisetum fluviatile x Equisetum palustre x Filipendula ulmaria Galium aparine x x Galium palustre Galium uliginosum x x x x Glyceria maxima iris pseudacorus Juncus acutiflorus 31 Juncus articulatus Juncus effusus Lotus pedunculatus x Lycopus europaeus x x Lysimachia vulgaris Lythrum salicaria Mentha aquatica Myosotis scorpioides agg. x Oenanthe aquatica Phalaris arundinacea x x x Phragmites australis x P00 trivialis Ranunculus flammula Ranunculus peltatus Schoenoplectus lacustris Schoenoplectus tabernaemontani Scrophularia umbrosa x Scutellaria galericulata x Sparganium emersum Sparganium erectum x Typha angustifolia Typha labfolia x Valeriana officinalis Veronica anagallis-aquatica Gesamtbewertung A C B B A.2.3.4 Sand- und Silikatmagerrasen (BKO7) Allgemeine Beschreibung des Biotoptyps Die Sand- und Silikatmagerrasen sind artenreiche, lückige Vegetationsbestände, die in der Struktur den Kalkmagerrasen ähneln, aber aufgrund der Basenarmut des Ausgangsgesteins eine andere Artenzusammensetzung besitzen. Sie kommen in Luxemburg vor allem auf Luxemburger Sandstein und im Zentrum auf Buntsandstein als Sandmagerrasen, im Ösling als Silikatmagerrasen vor. Die Mindestgröße für die Kartierung der Sandmagerrasen beträgt wie bei den meisten anderen Magerrasengesellschaften 100m
- Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet und Bewertung Es befinden sich elf Silikatmagerrasen an drei Standorten im Untersuchungsgebiet, lediglich drei befinden sich in einem mäßigen Zustand, die anderen sind in einem schlechten Erhaltungszustand. Die Biotope in Muehlenwies bei Kiirchermillen (BK_661108197) sind Teil einer Fläche von natur&ëmwelt, die 2007 entfichtet wurde. Nachdem keine Beschattung mehr vorhanden ist, bleibt eine Beeinträchtigung durch Verbuschung. Ziel ist hier die Vegetationsfolge zurückzudrängen und das Habitat zu vergrößern. 32 Auch auf Knirchen (BK_661108068, BK_661108069) zählen Verbuschung und Verbrachung zu den Hauptbeeinträchtigungen. Die Flächen sind in Privathand und werden mangels Zugang vernachlässigt. Es wäre sinnvoll die Besitzverhältnisse in beiden Altarmen zu klären um die Flächen langfristig aufzuwerten und zu sichern. Auch bei dem als mäßig gut eingestuften Silikatmagerrasen am Hoehrenknoeppchen (BK_661108160) an einem Nang entlang der Stauwelsbaach sind gesellschaftsfremde Aden vorhanden und ist eine Pflege notwendig. Abbildung
- silikatmagerrasen lm Hang Im Tal der Stauwelsbaach (BK_661108160). 33 Tabelle
- Arten und Bewertung der Biotope im Untersuchungsgebiet (BK07). BK_661108160 x x x x BK_661108197x BK_661108155 x BK_661108178 BK_661108149 x BK_661108 113 Agrostis capillaris BK_661108105 BK_661108099 BK_661108069 BK_661108068 BK_661108061 Kenn- und Trennarten Aira caryophyllea Aira praecox Anthemis arvensis Arabis glabra Arenaria serpyllifolia x Briza media Calluna vulgaris x x Campanula rapunculus Campanula rotundifolia x x Centaurea jacea coll. x x x x x x x Cerastium arvense Cerastium brachypetalum Cerastium semidecandrum Corynephorus canescens Cytisus scoparius Danthonia decumbens Deschampsia flexuosa x x x x x x x x Dianthus armeria Dianthus deltoides Digitalis pupurea x x 34 x Echium vulgare x Epilobium collinum x Erodium cicutarium Erophila verna Festuca avina agg x x x Festuca rubra x Galium saxatile x x x x x x x x x x x Galium verum Genista pilosa Genistella sagittalis Hieracium pilosella x x x Hypericum maculatum Hypochoeris radicata x x x x x x x x x Josiane montana Koeleria macrantha Lathyrus linifolius Luzula campestris Myosotis discolor Myosotis stricto Ornithopus perpusillus x Orobanche alba Orobanche purpurea Orobanche rapum-genistae Papaver argemone Papaver dubium Phleum phleoides Pimpinella saxifraga x x 35 x x x x x x x Plantago lanceolata x Poa compressa Polygala vulgaris Potentilla argentea x x x Potentilla erecta Potentilla neumanniana x Rumex acetosella x Scleranthus perennis x x x x Sedum acre Sedum forsterianum Sedum rupestre Silene latifolia ssp. alba Stachys officinalis Teesdalia nudicaulis x Thymus pulegioides Trifolium arvense x Trifolium campestre Veronica officinalis x x C C C C C C C B C C C C C C C B C C Viola riviniana Viola tricolor Gesamtbewertung C Arteninventar C C B Struktur A C C C C C C C B C C Beeinträchtigungen C C C C C C B B B C C 36 A.2.3.5 Stillgewässer (BK08) Allgemeine Beschreibung des Biotoptyps Alle Stillgewässer, die einer naturnahen Entwicklung unterliegen, sind nach Art.17 geschützt. Eine naturnahe Entwicklung lässt sich vor allem am Zustand der Ufer ablesen, die keinesfalls zu intensiv genutzt sein und zumindest teilweise Röhricht-, Seggen- oder andere Feuchtvegetation aufweisen sollten. Keinesfalls sollten die Ufer sehr steil oder zu mehr als 50% verbaut sein oder der Fischbesatz übermäßig hoch. Die Mindestgröße für Stillgewässer beträgt 25m2, dabei wird ein evtl. vorhandener Verlandungsbereich mit eingerechnet. Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet und Bewertung Unter Renkenfurt (BK_661108200) liegt ein Weiher in einem Fichtenkahlschlag von 2007; der unter Renken (BK_66110189) ist in einem schlechten Erhaltungszustand wegen Verlandung. Die drei Weiher zwischen Basbellain und Kiirchermillen sind naturferne Fischweiher, die weiterhin genutzt werden. Der BK08 in Belzbourn wurde 1994 von natur&ëmwelt angelegt (siehe FFH-Habitat 3150). Die drei green Weiher unterhalb der Geisbréck sind seit fast dreiRig Jahren im Besitz von natur&ëmwelt Fondation Hëllef fir d'Natur und befinden sich in einem mäßig bis guten Zustand. Die ehemaligen Fischweiher wurden 1992 renaturiert. Weitere MaRnahmen zu einer naturnahen Gestaltung sollten in Betracht gezogen werden. Zurzeit besteht ein Problem mit den Neozoen Kanadagans und Bisam, die sich hier angesiedelt haben. Es besteht der Verdacht dass die eingebrachten Nährstoffe in Verbindung mit dem Muschelsterben stehen. Bei den 9 Weihern nördlich der CR 336 handelt es sich um naturferne Fischweiher, die auf der ehemaligen Zugstrecke angelegt wurden, alle sind in einem stark beeinträchtigten Zustand. Eine ökologische Aufwertung würde den Wert der Weiher im Sinne des Naturschutzes erheblich verbessern. Abbildung
- Die Weiher unterhalb der Geisbréck sind durch die Anwesenheit von Neozoen beeinträchtigt. 37 A.2.3.6 Calthion-Wiesen (BK10) Allgemeine Beschreibung des Biotoptyps Feuchtwiesen vom Typ der Sumpfdotterblumenwiesen (Calthion) sind mäßig nährstoffreiche, leicht aufgedüngte, gemähte oder beweidete Grünlandbestände, die typischerweise durch Seggen, Binsen und andere Feuchte- und Nässezeiger charakterisiert sind. Diese Wiesen werden von zumindest zeitweilig auftretendem Grund-, Stau- oder Quellwasser oder Überflutungen beeinflusst. Der Begriff „Calthion" umfasst mehrere Pflanzengesellschaften, die z.T. sehr unterschiedlich ausgebildet sind. Hierzu zählen „typische" Feuchtwiesen wie die Trespen-Wassergreiskraut Wiesen im südlichen Gutland oder die Waldbinsen (Juncus acutiflorus)-Sumpfwiesen im Ösling. Aber auch Dominanzbestände der Waldsimse (Scirpus sylvaticus) oder hochstaudenreiche Bestände mit Kohldistel oder Waldengelwurz gehören zu diesem Biotoptyp. Feuchtwiesen vom Typ der Sumpfdotterblumenwiesen sind nach den „Instructions d'application" zum Art.17 nur in ihrer besten Ausprägung, der Bewertungskategorie A geschützt, die Mindestgröße liegt bei 1000m
- Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet und Bewertung Sumpfdotterblumenwiesen gehörten in früheren Zeiten zusammen mit den Glatthaferwiesen zu den wichtigsten Futterwiesen. Sie waren vor allem in den Bach- und Flussauen weit verbreitet. Dort auf den tiefgründigen Talböden waren sie von Natur aus produktiv. Auch spielten sie bei der Streugewinnung eine wichtige Rolle. Allerdings sind sie in den letzten Jahrzehnten landesweit stark zurückgegangen. Zahlreiche Feuchtwiesen wurden entwässert, eine stärkere Düngung ermöglichte außerdem eine intensivere Nutzung. Abbildung
- Durch das Biotop in Plue (BK_661112738) wurde ein Steg als Teil des Naturlehrpfads Cornelysmillen errichtet. 38 lm Untersuchungsgebiet sind allerdings noch ein paar größere Bestände in gutem Erhaltungszustand geblieben. Diese befinden sich zum größten Teil im Besitz von natur&ëmwelt Fondation Hëllef fir d'Natur. lm Fenn im Tal der Kléngelbaach wird ein BK10 (BK_661112738) von Schafen beweidet. Die Nutzung wurde, nach der Entdeckung des Blauschillernden Feuerfalter und dem Randring Perlmutterfalter auf der Flache, angepasst. Die Beweidung wurde extensiviert, des Weiteren wird jedes Jahr nur ein Teil der Flache abgeweidet um Rückzugsgebiete für die Fortpflanzung der Schmetterlinge zu schaffen. Durch das Biotop führt der Naturlehrpfad Cornelysmillen, hier wurde über ein Leader Projekt ein Steg errichtet um den Menschen die Natur näher zu bringen. Tabelle
- Arien und Bewertung der Biotope im Untersuchungsgebiet (BK10). BK_661112747 x x x x Ajuga reptans Angelico sylvestris BK_661112 744 BK_66 1112741 x BK_6611127 38 Agrostis canina BK_6611127 34 x BK_66 1108170 Achillea ptarmica BK_66 1108140 BK_661108205 Kenn- und Trennarten x x x x x x x x Briza media Bromus racemosus x Caltha palustris Cardamine pratensis x x x x x x x Carex acuta Carex acutiformis Carex cuprina Carex disticha Carex nigra x x Carex ovalis x x x x x x x Carex pallescens Carex panicea Carex rostrata x Carex vesicaria x x Carex vulpina Cirsium oleraceum Cirsium palustre x x x Colchicum autumnale Comarum palustre x x Crepis paludosa Dactylorhiza majalis Dactylorhiza maculata Eleocharis palustris Eleocharis uniglumis 39 x x x x Equisetum fluviatile x x x x x Equisetum palustre Filipendula ulmaria Galium palustre x x x x x Galium uliginosum x x x x x x x x x x x x Holcus lanatus x iris pseudacorus Juncus acutiflorus x x Juncus articulatus x x x x x x x x x x x x x Juncus effusus x x x x Juncus conglomeratus x x x x x x x Juncus filiformis Juncus inflexus Lotus pedunculatus x x x Luzula multiflora Lychnis flos-cuculi x Lysimachia nummularia x x Mentha arvensis x Myosotis scorpioides agg. x x x x x x x x x x x x x x Oenanthe peucedanifolia Poa trivialis x x x x Persicaria amphibium x Persicaria bistorta Ranunculus flammula x Ranunculus repens x x x x x x x x Scirpus sylvaticus Senecio aquaticus Succisa pratensis Symphytum officinale Valeriana dioica Valeriona officinalis agg. x x x Veronica scutellata Viola polustris Gesamtbewertung A A A B B B B B Arteninventar A A A B B B B B Struktur A A A B B B B B Beeinträchtigungen B A B B B B B B 40 A.2.3.7 Nassbrachen und Quellsümpfe (BK11) Allgemeine Beschreibung des Biotoptyps Unter diesem Sammelbegriff werden alle Feuchtbiotope zusammengefasst, die laut „Instructions d'application" zum Art.17 unter gesetzlichen Schutz fallen, sich aber, weil sie sich pflanzensoziologisch nicht eingrenzen lassen (z.B. Nassbrachen) oder häufig nur in sehr kleinen Beständen vorkommen und daher nur im Komplex vorkommen (Kleinseggenriede), bei der Kartierung nicht als eigenständiger Biotoptyp berücksichtigen lassen. Als verschiedene Subtypen oder Ausprägungen wird hier unterschieden zwischen Nassbrachen, Quellsümpfen, Kleinseggenrieden und Niedermooren. Kartierkriterium für den Subtyp „Nassbrache" ist zunächst einmal die fehlende oder nur in grögerem zeitlichem Abstand (z.B. 2-3 jähriger Nutzungsrhythmus bei Landespflegeflächen) durchgeführte Nutzung. Darüber hinaus müssen die Flächen aber auch eine deutliche Vernässung und einen gewissen Artenreichtum aufweisen; reine Mädesügbestände z.B., die auch häufig auf wechselfeuchte Standorte übergreifen, sind von der Kartierung ausgeschlossen. Es müssen daher eindeutige Vernässungszeiger vorhanden sein. Die Quellsümpfe dagegen sind durch einen oder mehrere Quellaustritte, die ein Gebiet von mehr als 100m 2 vernassen, gekennzeichnet. Charakteristisch ist ein ganzjährig hoher Grundwasserstand, dabei können diese Sümpfe mehr oder weniger artenreich sein. Auch extrem artenarme Bestände wie z.B. Glyceria-Reinbestände werden kartiert. Die Kleinseggenriede sind spezielle Pflanzengesellschaften nasser Standorte, die durch kleinwüchsige Seggen dominiert werden. Sie kennzeichnen nährstoffarme, häufig auch quellige und vermoorte Flächen. Sie nehmen in Luxemburg nur geringe Flächen ein und es gibt nur wenige Kleinseggenriede, die über 100m2 grog sind. Die Niedermoore sind in der Regel durch Vermoorung von Flächen mit hohem Grundwasserstand oder aber durch Verlandung von Stillgewässern entstanden. Sie sind durch eine mehr oder weniger dicke Torfschicht aus abgestorbenen Torfmoosen oder Sauergräsern gekennzeichnet. Ein lndiz dafür, dass es sich bei der Flache um ein Niedermoor handelt, ist das Vorkommen von Sphagnum-Arten; bei degradierten Flächen ohne rezente Torfbildung kann auch das Vorkommen anderer Zeigerpflanzen wie z.B. Sumpfblutauge (Comarum palustre) oder Schmalblättriges Wollgras (Eriophorum angustifolium) auf einen Niedermoorstandort hinweisen. Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet und Bewertung Feuchtbiotope sind die häufigsten Biotope im Untersuchungsgebiet und zum Grogteil in Besitz von natur&ëmwelt Fondation Hëllef fir d'Natur. Besonders in Form von Schlangenknöterichwiesen kommt dem Biotop in dieser Region eine wichtige Bedeutung als Habitat des sehr seltenen Blauschillernden Feuerfalters zu. Weil es sich hierbei um Sekundärhabitate handelt, ist eine regelmagige Pflege nötig um den guten Zustand zu erhalten bzw. zu erreichen. Bei unterbleibender Mahd entstehen rasch Mädesefluren, bald tauchen auch Sträucher, vor allem Weiden (Salix) in der Weiterentwicklung zum Bruch- oder Auenwald auf. Schlangenknöterichwiesen mögen nicht zu nasse oder zu trockene Standorte und befinden sich meist im Überschwemmungsbereich der Gewässer, in einiger Distanz zu diesen. Bei 41 Überschwemmung mit zu nährstoffreichem Wasser entstehen Brennesselfluren. ln den trockneren Bereichen im Degradationsstadium ist der Anteil an Weideröschen (Epilobium angustifolium), die im Herbst den Schlangenknöterich überragen, oft hoch. Abbildung
- Schlangenknöterichwiese auf der untersten Woltz (BK_661108138), die nach jahrelangem Brachliegen einer Pflegemahd unterzogen wurde. Neben dem BK11 in Staulsbach im Thal der Millenbaach (BK_661108181), wurde 2012 ein Kahlschlag des LIFE Loutre Projekts, mit dem Ziel die Fläche in Grünland umzuwandeln, gefräst. lm folgenden Frühjahr wurden Wurzelstöcke des Schlangenknöterichs eingepflanzt sowie Samen ausgebracht um die bereits bestehende Schlangenknöterichwiese zu vergrößern. Über das LIFE Eislek Projekt wurden auch in weiteren Flächen des Naturschutzgebiets ähnliche Maßnahmen unternommen. Die betroffenen Flächen waren zur Zeit der Biotopkartierung noch nicht renaturiert und sind somit nicht erfasst worden. Abbildung
- Versuchsflâche zur Ausbringung des Schlangenknöterichs an der Millenbaach. 42 Tabelle
- Aden und Bewertung im Untersuchungsgebiet 1 (BK11). BK_661108142 BK_661108138 BK_661108 136 BK_661108135 BK_661108 132 BK_661108125 BK_66 1108124 BK_661108123 BK_661108122 BK_66 1108119 BK_661108117 BK_661108104 BK_661108103 BK_661108102 BK_661108101 BK_661108087 BK_661108084 BK_661108082 BK_661108081 BK_661108080 BK_661108077 BK_661108070 BK_661108062 BK_661108057 Kenn- und Trennarten Achillea ptarmica x x Agrostis canina x Ajuga reptans x Angelico sylvestris x Caltha palustris x x x x x Cardamine amara x x x x x x x x x x x x x x x Cardamine pratensis Carex acuta x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x Carex acutiformis Carex canescens x x x Carex cuprina Carex demissa Carex disticha Carex echinata x Carex nigra x Carex ovalis x x x x x x x x x x x x x x x x x x x Carex pallescens Carex panicea Carex paniculata Carex rostrata x x x 43 x x x Carex vesicaria x x x Carex vulpina Cirsium oleraceum Cirsium palustre x Comarum palustre x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x Crepis paludosa Cuscuta europaea Dactylorhiza majalis Dactylorhiza maculata Eleocharis palustris Eleocharis quinqueflora Eleocharis uniglumis Epilobium ciliatum x Epilobium hirsutum Epilobium obscurum x Epilobium palustre x x x x x x x x x x x x x Epilobium parviflorum Epilobium tetragonum agg. x x Equisetum fluviatile x x x x x x x Equisetum palustre x x x x x x x x x x x Eriophorum angustifolium Eriophorum polystachion x x x x x Eupatorium cannabinum Filipendula ulmaria x Galium palustre Galium uliginosum x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x Glyceria maxima (G) 44 x x x x x x Glyceria spp. x x x x x x x x Juncus articulatus x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x Juncus conglomeratus Juncus effusus x x Hypericum tetrapterum Juncus acutiflorus x x x x x x x Lychnis flos-cuculi x x x Lycopus europaeus x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x Juncus filiformis
- cm)<20 <30 <10 9 2 8 <40 2 7 15 2 Tabelle 17. Elektrobefischung an der Geisbréck (24.04.14. 14.40-15.10), Befischung auf 50m. Art Salmo truffa fario Cottus gobio Lampetra fluviatilis Pacifastacus leniusculus Brut 21 <5 Number of individuals per size class (
- cm)<20 <30 <10 4 15 12 9 7 2 5 1 <40 1 4 A.2.3.9 Gebüsche Allgemeine Beschreibung des Biotoptyps Gebüsche sind höherwüchsige, aus Sträuchern oder Sträucher und Bäumen (Strauchartenanteil >50%) a ufgebaute Gehölzbestände (Efor-ersa 2009). lm Gegensatz zu den Gebüschen bleiben fast ausschließlich aus Brombeeren oder Rosensträuchern bestehende Gestrüppe ausgeklammert. Bei Gebüschen feuchter bzw. nasser Standorte handelt es sich zumeist um die charakteristisch halbkugelförmig ausgebildeten, aus breitblättrigen Strauchweiden zusammengesetzten Gebüsche der Talauen. Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet und Bewertung In Untersuchungsgebiet tauchen Gebüsche im Übergangsstadium zu Waldgesellschaften nasser bzw. feuchter Standorte auf. Bei Aufgabe einer regelmäßigen Pflege entwickeln Feuchtbrachen sich in Richtung Weiden- oder Erlenbruch weiter. Bis zu einer bestimmten Dichte fördern Gebüsche die Heterogenität des Gebiets und somit die Artenvielfalt. lm Naturschutzgebiet CornelysmillenSchucklai stehen die halboffenen Feuchtgebiete jedoch im Vordergrund. Gebüsche werden regelmäßig zurückgedrängt um die über Jahrhunderte entstandenen Offenlandschaften zu erhalten. Andererseits spielen einzelne Hecken und Solitärbäume eine wichtige Rolle im Fortpflanzungsverhalten vieler Tierarten, sie dienen als Unterschlumpf und Nahrungsquelle. Es gilt die Flächen offen zu halten und Strukturen hauptsächlich am Rande der Feuchthabitate zu erhalten. 52 A.2.4 Mageres Grünland mit Arten des Biodiversitätsreglements Allgemeine Beschreibung des Biotoptyps Hierbei handelt es sich um Grünland, welches innerhalb der Fläche Pflanzenarten des Anhangs 2 des Biodiversitätsreglements enthält (Memorial, 2002). Zu diesen Aden gehören alle Rote Liste Arten sowie definierte Magerkeitszeiger im Grünland, die als nicht gefährdet eingestuft sind, aber eine Zeigerfunktion hinsichtlich Nährstoffarmut einer Wiese oder Weide haben. Hierzu gehören beispielsweise Leucanthum vulgare, Centaurea jacea colt Lychnis flos-cuculi, Scnafrago granulata oder fast alle Carex Aden. Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet und Bewertung lnsgesamt 69 Flächen wurden im Rahmen der Grünlandkartierung im Untersuchungsgebiet aufgenommen und bewertet. Die hohe Anzahl an Flächen zeigt dass das Gebiet einen hohen Anteil an magerem Grünland besitzt. Es handelt sich hierbei hauptsächlich um den Biotoptyp Calthion, zum Teil auch Arrhenatherion. Viele dieser Flächen sind außerdem auch als Biotop kartiert. Von den insgesamt 76,73ha magerem Grünland, wurde auf 41,68ha bereits ein Biodiversitätsprogramm abgeschlossen, das sind rund 54% des mageren Grünlands im Gebiet. Tabelle 18. Bewertung des Grünlands im Untersuchungsgebiet. Bewertung Anzahl Flächen Fläche (
- ha)la 3 8,55 lb 7 11,72 2 19 19,15 3 40 37,31 A.3 Gefährdete Pflanzenarten des Untersuchungsgebiets A.3.1 Einteilung in Gefährdungskategorien Der Gefährdungsgrad der Pflanzenarten Luxemburgs in der „Roten Liste" wird in folgende Kategorien eingeteilt (Colling 2005): • RE- Regionally Extinct (regional ausgestorben) • CR- Critically endangered (vom Aussterben bedroht) • EN- Endangered (stark gefährdet) • VU- Vulnerable (gefährdet) • NT- Near Threatened (potentiell gefährdet) lm Rahmen des Biodiversitätsreglements nach Art. 17 des Naturschutzgesetztes ergibt sich folgende Klassifizierung des Gefährdungsgrades (Memorial, 2002): • *** Art nach Anhang II der EU-VO 92/43 • ** Art nach Anhang IV der EU-VO 92/43 • * Art nach Anhang II des nationalen Biodiversitätsreglementes • *1 nur Aden, die sich innerhalb bewirtschafteter Weiden oder Mähwiesen befinden. Daraus ergibt sich die folgende Einteilung der gefährdeten Pflanzen im Untersuchungsgebiet. 53 Tabelle 19. Pflanzenarten der Roten Liste in, Untersuchungsgebiet (in grau: Arten, die bei der Biotopkartierung nicht länger im Gebiet vorgefunden wurden). Art Deutscher Name Rote Liste Agrostis canina Arnica montana Asplenium scolopendrium Betula alba Sumpf-Straussgras Berg-Wohlverleih NT CR Hirschzunge NT Moor-Birke Nickender Zweizahn Sumpfdotterblume LC Bidens cernuus Caltha palustris Carex acuta Carex acutiformis Carex canescens Carex disticha Carex echinata Carex nigra Carex ovalis Carex panicea Carex rostrata Carex vesicaria Centaurea jacea Chenopodium bonus-henricus Colchicum autumnale Comarum palustre Dactylorhiza fistulosa Dactylorhiza incarnata Dactylorhiza maculata Danthonia decumbens Epilobium palustre Eriophorum angustifolium Galium verum Hieracium pilosella iris pseudacorus Leucanthemum vulgare Linum catharticum Luzula campestris Schlanke Segge Sumpf-Segge Graue Segge Sumpf-Segge lgel-Segge Wiesen-Segge Hazezegge Hirsen-Segge Schnabel-Segge Blasen-Segge Biodiversitätsreglement
- Das letzte Vorkommen von Vocciunium oxycoccus, ouf der obersten Woltz. Als Art der Regen- und Zwischenmoore, ist der Rückgang der Moosbeere mit dem ihres Habitats zu verbinden. Durch Veränderung des Wasserhaushalts, Nährstoffeintrag und Umwandlung ist die Fläche der Zwischenmoore in Luxemburg deutlich geschrumpft. Die Bestände sind nur sehr kleinflächig ausgebildet und umgeben von landwirtschaftlich genutzten Flächen. ln Luxemburg sind von diesem Biotop nur sechs Vorkommen mit einer Fläche von insgesamt nur lha bekannt. Wahrscheinlich sind einige Bestände, die als BK11 kartiert worden sind, dazu zu rechnen, so zum Beispiel das Gebiet auf der obersten Woltz mit dem Vorkommen von Vaccinium oxxycoccus. Alle anderen vom Aussterben bedrohten Arten sind nicht länger relevant weil sie im Gebiet länger nicht nachgewiesen werden konnten: Arnica montana (*** PNPN 1) Chenopodium bonus-henricus (***) Dactylorhiza incarnata (*** PNPN 1) Ranunculus aquatilis (*) Unica urens (***) 57 A.3.3 Stark gefährdete Arten (EN) Das Schmalblättriges Wollgras Eriophorum angustifolium (PNPN 2) gehört zu den Sauergräsern und ist eine kennzeichnende Art der Hoch- und Zwischenmoore. Die Blütenhüllfäden bilden den kennzeichnenden weißen Wollschopf der Wollgräser. lhr Hauptverbreitungsareal in Luxemburg ist in den Feuchtgebieten im äußersten Norden Luxemburgs. Die in Luxemburg stark gefährdete Art kommt im ganzen Untersuchungsgebiet verstreut vor, mit Schwerpunkt auf der obersten Woltz. lm Ösling scheint ihre Verbreitung Dank reproduktiver Fortpflanzung durch Rhizome stabil zu sein während sie im Gutland einen starken Rückgang verzeichnet. Wie bei den anderen Aden der Moore, liegt auch bei dieser Art die Bedrohung im Verschwinden ihres Lebensraums. Abbildung
- Eriophorum angustifollum ist eine prioritäre Art des Plan nationale de la protection de la nature. Das Bunte Vergissmeinnicht Myosotis discolor (**) wächst auf Sand- und Silikattrockenrasen und auf sandigen Äckern. Somit ist sie die einzige als CR oder EN klassierte Art im Untersuchungsgebiet, deren Vorkommen nicht an die wassergebundenen Habitate geknüpft ist. Sie ist ein Angehöriger der Raublattgewächse und lässt sich von den anderen Myosotis-Arten leicht durch die unterschiedlich gefärbten Blüten an derselben Pflanze unterscheiden. Der Verbreitungsschwerpunkt der Art in Luxemburg ist im nordwestlichen Ösling auf sauren und sandigen Böden. lm Untersuchungsgebiet wurde das Bunte Vergissmeinnicht bei der Biotopkartierung 2008 an zwei Standorten an der Stauwelsbaach (GK_661108095 und BK_661108159) nachgewiesen. Gefährdet ist es durch Verbrachung der Trockenrasen. Abbildung
- Myosotis discolor Abbildung
- hlasturtium officinale 58 Die Echte Brunnenkresse Nasturtium officinale (**) ist eine Art der Bach und Grabenröhrichte, kann außerdem auch flutend auf Fließgewässer vorkommen. Die Brunnenkresse wurde bereits von den Griechen und Römern als Gemüse verwendet, damais wurde sie an natürlich vorkommenden Standorten gesammelt, während sie heute für den Gebrauch kultiviert wird. Allgemein gibt es nur wenige Beobachtungen im Ösling, außerhalb des Untersuchungsgebiets nur bei Biwisch, an der Our bei Kalborn und bei Clervaux. lm Gebiet wurde die Echte Brunnenkresse während der Biotopkartierung
- Viola palustris Abbildung
- Valeriana dloica 59 Die beiden anderen stark gefährdeten Arten sind nicht länger relevant weil sie im Gebiet länger nicht nachgewiesen werden konnten: - Dactylorhiza maculata (**) - Papayer argemone (**) B FAUNA B.1 Avifauna Das Gebiet um Cornelysmillen ist aufgrund graflächiger Feuchtgebiete und der Weiher sehr interessant für wassergebundene Vogelarten. Das Nahrungsangebot für lnsektenfresser ist außerdem höher als im umliegenden Agrarland. Bei den Beobachtungen, die außerhalb des Gebiets gemacht wurden (Karte 12) kann man daher davon ausgehen, dass die lndividuen zumindest teilweise vom Naturschutzgebiet profitieren. Die Grenzen des Naturschutzgebiets basieren auf der Verteilung der Biotope, die verschiedenen Tierarten wurden gezielter bei den graflächiger ausgelegten Natura 2000 Gebieten berücksichtigt. lnsgesamt 143 Vogelarten konnten seit 2010 im Gebiet Cornelysmillen-Schucklai beobachtet werden. Viele der aufgeführten Vôgel sind auf der Roten Liste der Brutvögel Luxemburgs aufgelistet, drei Arten darunter Bekassine, Gelbspötter und Braunkehlchen gelten hierzulande als Brutvögel ausgestorben. lnsgesamt fünf Aden sind vom Aussterben bedroht und weitere fünf gelten als stark gefährdet, sieben als gefährdet. Die Bekassine ist seit den 70er Jahren in Luxemburg nicht mehr als Brutvogel nachgewiesen. Mit der Trockenlegung der Feuchtgebiete verschwand der Lebensraum der Art. Als Wintergast hält sie sich jedoch häufig auf dem nassen Grünland des Untersuchungsgebiets auf. Auch die Kornweihe, die nicht länger im Land brütet (letzter Nachweis 1985), profitiert als Wintergast vom Nahrungsangebot der Naturschutzflächen, wie die Beobachtungen eindeutig beweisen. Eine kleine Erfolgsgeschichte wurde beim Kiebitz erreicht. Bereits 1988 konnte ein Rückgang der Art, vor allem im Ösling festgestellt werden. Eine systematische Kartierung 1998 lieferte die ernüchternde Feststellung dass der Kiebitz nicht länger im Ösling brütet. Nach umfangreichen Entbuschungsarbeiten im Kerngebiet der Cornelysmillen auf der obersten Woltz im Jahr 2014 wurde im Folgejahr über mehrere Wochen ein Paar bei der Balz und Revierverteidigung im nunmehr offenen Bereich beobachtet, so dass von einer erfolgreichen Brut ausgegangen werden kann. Abbildung
- Der Kiebitz (Vanellus vanellus) wurde 2014 das erste Mal seit über 10 Jahren während der Brutzeit im Ösling beobachtet. C) M. Cordella 60 Der Neuntöter, bei dem seit einigen Jahren ein Rückgang festgestellt werden musste, brütet sehr häufig innerhalb des Naturschutzgebiets, wo er noch