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En bref

Ce règlement grand-ducal vise à classer la zone « Cornelysmillen-Schucklai » en tant que zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle, afin de protéger sa biodiversité et ses habitats naturels.

Ce qu'il réglemente

Qui il concerne

Points clés

📄 Texte de loi
LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Environnement, du Climat et du Développement durable Projet de règlement grand-ducal déclarant zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle la zone « Cornelysmillen-Schucklai » sise sur le territoire de la commune de Troisvierges. Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau ; Vu la loi modifiée du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles, et notamment ses articles 2, 15, 17, 34, 35 et 37 à 45 ; Vu la décision du Gouvernement en conseil du 13 janvier 2017 relative au plan national concernant la protection de la nature et ayant trait à sa première partie intitulée « Stratégie nationale Biodiversité » ; Vu l'avis du Conseil supérieur pour la protection de la nature et des ressources naturelles ; Vu l'avis émis par le conseil communal de Troisvierges après enquête publique ; Vu la fiche financière ; Vu les avis [de la Chambre d'agriculture, de la Chambre de commerce et de la Chambre des métiers] ; Notre Conseil d'État entendu ; Sur le rapport de Notre Ministre de l'Environnement et de Notre Ministre des Finances, et après délibération du Gouvernement en conseil ; Arrêtons: Art. ler. Est déclarée zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle, la zone « Cornelysmillen-Schucklai » sise sur le territoire de la commune de Troisvierges, partie des zones protégées d'intérêt communautaire « Vallée de la Woltz et affluents de la source à Troisvierges », référencée sous le code LU0002001, » et « Troisvierges-Cornelysmillen », référencée sous le code LU0001038. Art. 2. La zone protégée d'intérêt national, d'une étendue de 143,68 hectares est formée de fonds inscrits au cadastre de la commune de Troisvierges, section A de Hautbellain, section C de Goedange, section E de Drinklange, section F de Troisvierges, section G de Basbellain et section H de Biwisch. 1 Adresse postale: L-2918 Luxembourg Tél. (+352) 247-86824 Fax (+352) 400 410 4, place de l'Europe L-1499 Luxembourg www.emwelt.lu www.gouvernement.lu La délimitation de la zone protégée d'intérêt national est indiquée sur les plans annexés. Toutes les surfaces ne portant pas de numéro cadastral situées à l'intérieur du périmètre de la zone protégée d'intérêt national, en font partie intégrante. Art. 3. Dans la zone protégée d'intérêt national sont interdits : 1° les fouilles, les sondages, les travaux de terrassement, l'enlèvement de terre végétale, le déblai, le remblai, l'extraction de matériaux ; 2° le dépôt de déchets et de matériaux ; 3° les travaux susceptibles de modifier le régime des eaux superficielles ou souterraines tels que le drainage, l'entretien de drainages existants, le changement du lit des ruisseaux et le curage, ainsi que le rejet d'eaux usées ; 4° toute construction incorporée au sol ou non. Cette interdiction ne s'applique pas : a) à la mise en place de miradors et d'installations légères d'affût de chasse ; b) aux interventions nécessaires à l'entretien ou au renouvellement des constructions existantes ; c) à l'élargissement ou au redressement de la voirie publique existante pour des raisons de sécurité publique ; d) aux abris agricoles légers. Les exceptions visées sous les points a) à d) restent soumises à autorisation préalable du ministre ayant l'Environnement dans ses attributions, désigné ci-après par « ministre » ; 5° la mise en place d'installations de transport ou de communication, de conduites d'énergie, de liquide ou de gaz, de canalisations ou d'équipements assimilés, à l'exception de raccordements nécessaires au fonctionnement de stations d'épurations qui restent soumis à autorisation préalable du ministre. Les interventions nécessaires à l'entretien et au remplacement des installations existantes restent également soumises à autorisation préalable du ministre ; 6° le changement d'affectation des sols, y compris la conversion de forêts feuillues en forêts résineuses, ainsi que la réduction, la destruction ou la détérioration de biotopes ou habitats protégés par l'article 17 de la loi modifiée du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles ; 7° le retournement, le réensemencement ou le sursemis des prairies et pâtures permanentes, les réparations de dégâts de gibier pouvant se faire selon les instructions de l'Administration de la nature et des forêts ; 8° l'enlèvement, l'endommagement ou la destruction de plantes sauvages, sans préjudice de exploitation forestière ou agricole, ou des travaux nécessaires pour des raisons de sécurité publique. La lutte mécanique ou thermique contre les adventices, dans le contexte de la conditionnalité de l'exploitation agricole, est autorisée ; 2 9° la perturbation, la capture ou la destruction d'animaux sauvages indigènes ; 100 l'a ppâtage du gibier ; 11° la chasse aux oiseaux ; 12° l'emploi de munition de plomb ; 13° la circulation à l'aide de véhicules motorisés en dehors des voies à base de macadam ou de béton. Cette interdiction ne s'appliquant pas aux propriétaires des terrains ni à leurs ayants droit ; 14° la circulation à vélo et à cheval en dehors des sentiers balisés à cet effet. Cette interdiction ne s'applique pas aux propriétaires des terrains, ni à leurs ayants droit ; 15° la circulation avec chien non-tenu en laisse, à l'exception dans l'exercice de la chasse ; 16° le chaulage, la fertilisation ou l'emploi de pesticides ; 17° la plantation de résineux ou d'essences allochtones. Art. 4. Les dispositions énumérées à l'article 3 ne s'appliquent pas aux mesures et activités prises dans l'intérêt de la conservation et de la gestion de la zone protégée d'intérêt national, dans l'intérêt de la promotion pédagogique et de la sensibilisation environnementale, ainsi que dans l'intérêt de la recherche archéologique, de la conservation et restauration du patrimoine historique et culturel dans la zone protégée d'intérêt national. Ces mesures et activités sont toutefois soumises à l'autorisation du ministre. Art. 5. Notre ministre ayant l'Environnement dans ses attributions et Notre ministre ayant les Finances dans ses attributions sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent règlement qui sera publié au Journal officiel du Grand-Duché de Luxembourg. La Ministre de l'Environnement, du Climat et du Développement durable Le Ministre des Finances 3 Exposé des motifs Le présent avant-projet de règlement grand-ducal vise de classer la zone « Cornelysmillen-Schucklai » sise sur le territoire de la commune de Troisvierges, située entre les localités de Hautbellain, Troisvierges et Goedange, à l'extrémité nord-ouest du Grand-Duché, en tant que zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle, conformément aux articles 2, 15, 17, 34, 35 et 37 à 46 de la loi mod ifiée du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature. A cet effet, un dossier de classement a été établi qui sera la base de la procédure de classement prévue par ladite loi. Le classement de la zone protégée « Cornelysmillen-Schucklai » s'oriente fortement selon la politique nationale en matière de protection de la nature telle que fixée par le « Plan National pour la Protection de la Nature », approuvé en date du 13 janvier 2017 par le Conseil de Gouvernement. La future réserve naturelle se cheva uche en grande partie avec la zone de protection spéciale Natura2000 « LU0002001 — Vallée de la Woltz et affluents de la source à Troisvierges » et la zone spéciale de conservation « Troisvierges — Cornelysmillen » qui ont été désignées dans le cadre de la mise en ceuvre de la « Directive Oiseaux » (2009/147/CE) et de la directive « Habitats » (92/43/CEE). Ce site est une véritable zone noyau desdites zones Natura2000 et par ce, le classement de ce site est à considérer comme mesure réglementaire pour la mise en ceuvre de ces zones Natura 2000 en vertu des articles 34 à 38 de la loi modifiée du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles, et comme telle sera grevée de servitudes et de charges prévues par l'article 42 de la même loi. Un cortège impressionnant d'espèces inféodées aux zones humides s'est installé respectivement s'y est maintenu, dont de nombreuses espèces des libellules, d'amphibiens et de plantes rares. Un intérêt principal de ce site réside dans la présence du papillon Cuivré de la bistorte et des espèces d'oiseaux inféodées aux zones humides du plateau de l'Oesling (dont les Pies-grièches grise et écorcheur, la Cigogne noire, le Milan royal, la Caille des blés...), ainsi que de leurs habitats de prédilection ou d'habitats d'intérêt communautaire, dont notamment les prairies maigres à humides, friches humides, eaux stagnantes et courantes, et boisements humides et forêts alluviales, mais également habitats rocheux et landes. Depuis l'arrivée du Castor d'Europe, il y a quelques années, par la construction de plusieurs barrages, de nouveaux habitats et biotopes humides ont été créés, et la situation hydrologique et écologique a été améliorée dava ntage. De plus amples informations quant à la valeur écologique de la zone « Cornelysmillen-Schucklai » figurent dans le dossier de classement ci-joint, élaboré sous la supervision de l'Administration de la nature et des forêts. 4 Commentaires des articles Ad article 1" : Cet article form ule l'objectif du présent règlement grand-ducal qui est la désignation d'une zone appelée « Cornelysmillen-Schucklai » en tant que zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle en vertu de la loi modifiée du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles. 11 précise la situation géographique de la zone en précisant la commune concernée. En plus, cet article indique que la zone sous question se chevauche en partie avec deux zones protégées d'intérêt communautaire et en conséquence le présent règlement grand-ducal est à interpréter en tant que mesure réglementaire desdites zones d'intérêt communautaire. Ad article 2 : Cet article indique la surface en hectares de la zone protégée d'intérêt national proposée et cite les sections cadastrales visées par la désignation de ladite zone protégée. 11 précise que certaines surfaces incluses dans ladite zone protégée ne portent pas de numéro cadastral, cependant sont également visées par la désignation de la zone protégée d'intérêt national. Finalement, cet a rticle indique que la délimitation de ladite zone protégée est précisée sur base de plans annexés au règlement grandd uca I. Ad article 3 : L'article 3 liste les différentes servitudes grevées aux fonds et interdictions imposées aux propriétaires et exploitants de la zone protégée. Ad ler à 3e point : ces trois points interdisent les différents types d'activités de mouvement de sol et de sous-sol, de dépôt ou d'enlèvement de matériaux ou encore d'utilisation des eaux ou de changement du régime hydrique impactant ou risquant d'impacter - directement ou indirectement - les biotopes, habitats d'espèces et espèces, ainsi que la beauté du paysage. Ad e point : il interdit les différentes constructions qui impactent ou risquent d'impacter - directement ou indirectement - les biotopes, habitats d'espèces et espèces, ainsi que la beauté du paysage, tout en prévoyant certaines exceptions relatives à des constructions légères ou encore aux constructions existantes qui restent néanmoins soumis à autorisation préa lable. Ad 5e point : à l'instar du e point, ce point interdit l'installation de moyens de transport ou de communication, tout en prévoyant deux exceptions : pour les raccordements nécessaires au fonctionnement de stations d'épurations et pour les installations déjà existantes, qui restent cependant soumis à autorisation. Ad e point : il interdit le changement d'affectation des sols tout en précisant que la transformation de forêts feuillues ou la destruction, dégradation ou réduction de fonds présentant des biotopes ou habitats protégés en vertu de ladite loi est interdite. Ad 7e point : il réglemente l'exploitation agricole en interdisant le labourage des prairies permanentes (habitats des espèces protégées), même temporaire, et interdit également la plantation d'espèces d'herbes compétitives et concurrentielles, impactant d'a utres espèces rares de la flore. Une certaine flexibilité est prévue pour la réparation des dégâts de gibier qui peuvent 5 être réparés comme prévu dans une instruction de l'Administration de la nature et des forêts qui s'applique aux contrats de biodiversité, biotopes et réserves naturelles. Ad 8e point : il interdit toute atteinte aux plantes sauvages. Des exceptions sont prévues pour les travaux forestiers et agricoles ainsi que pour des travaux à réaliser en raison de la sécurité publique. Ad 9point : 11 interdit toute perturbation, capture - temporaire ou définitive — ou destruction de tout animal indigène dans la réserve naturelle ; la chasse n'étant pas visée par ce point. Ad 10e point : l'exercice de la chasse restant permis dans la zone, ce tiret règlemente la chasse en interdisant l'appâtage du gibier qui consiste dans l'apport d'une alimentation d'attrait non transformée en petites quantités dans le seul et unique but d'un tir immédiat ou rapproché. Ad. 11e point : il interdit la chasse aux oiseaux, ceci dans un souci d'éviter tout impact direct ou indirect sur des espèces d'oiseaux protégées et non-chassables dans cette réserve d'intérêt ornithologique particulier. Ad. 12e point : il interdit l'emploi de munition de plomb pour éviter tout impact négatif sur la santé des oiseaux ou des autres espèces protégées suite à l'ingestion accidentelle de ce type de munition. Ad 13e et 14e points : ces points réglementent la circulation dans la zone qui impacterait ou risquerait d'impacter - directement ou indirectement - les biotopes, habitats d'espèces et espèces ou qui risqueraient de perturber plus précisément la faune. Différentes exceptions sont précisées visant notamment les propriétaires des terrains de la zone et leurs ayants droit. Ad 15e point : il interdit la circulation avec le chien non tenu en laisse. Ce point ne concerne pas la divagation de chiens dans le contexte de l'exercice de la chasse. Ad 16e point : il interdit l'utilisation de différentes substances nocives pour les biotopes, les habitats d'espèces et les espèces. Le chaulage impacte directement notamment les bas-marais acides et les zones humides. La fertilisation risque d'homogénéiser la flore en donnant un avantage aux plantes ubiquistes et généralistes. Les pesticides impactent directement voire indirectement les espèces protégées : les herbicides portent atteinte à la flore, les insecticides détruisent les insectes et impactent les autres animaux insectivores, les rodenticides portent atteinte aux rongeurs et indirectement à leurs prédateurs (rapaces et carnivores) et les fongicides sont connus d'impacter indirectement différentes espèces d'insectes. Ad 17 point : ii réglemente l'exploitation forestière en interdisant la plantation de résineux qui risqueraient d'impacter ou dégrader des biotopes ou habitats protégés tels que zones humides, pra iries permanentes et forêts de feuillues. Ad. article 4 : Cet article prévoit la possibilité de déroger aux servitudes, interdictions et réglementations disposées par l'article 3 s'il s'agit de mesures de conservation et de gestion prises dans l'intérêt de la zone ainsi que d'activités pédagogiques liées aux objectifs de la zone ou encore de mesures prises dans l'intérêt de la recherche ou conservation du patrimoine historique et culturel. 6 Ad. article 5 : Cet article comporte la formule exécutoire. 7 FICHE FINANCIERE Intitulé du projet : Projet de règlement grand-ducal déclarant zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle la zone « Cornelysmillen-Schucklai » sise sur le territoire de la commune de Troisvierges Ministère initiateur : Ministère de l'Environnement, du Climat et du Développement durable Suivi du projet par : Monsieur Gilles Biver Tél. : 2478-6834 Courriel : gilles.biver@mev.etat.lu En complément à la note, à l'exposé des motifs et au dossier de classement, il convient de relever que les interdictions et réglementations prévues par l'avant-projet de règlement grand-ducal n'impliqueront, en ce qui concerne les mesures de gestion proprement dites, la mise à disposition que de faibles moyens financiers. Les mesures de conservation et de gestion courantes déjà existantes se focalisent surtout sur la gestion des herbages de la plaine alluviale et des zones humides qui sont à l'origine de la déclaration de cette zone protégée. D'autres mesures de gestion à prévoir sont l'enlèvement des résineux, la restauration des étangs et des cours d'eau, la gestion des habitats rocheux, voire le guidage des visiteurs des habitats. Les dépenses relatives à la désignation proprement dite de la zone protégée d'intérêt national seront imputées sur les crédits ordinaires, ainsi que sur les fonds spéciaux respectifs du Ministère de l'Environnement, du Climat et du Développement durable, et sont estimées comme suit : 1) 2) 3) 4) 5) 6) 7) restauration de mares : 30.000 € (montant unique), renaturation des cours d'eau : 10.000 € (montant unique), enlèvement d'une partie des résineux : 10.000 € (montant unique), débroussaillage des habitats rocheux : 5.000 (montant unique), entretien annuel sentiers didactiques/pédestres : 1.000 €/an, suivi scientifique : 5.000 € (tous les 6 ans), sensibilisation du publique (panneaux) : 5.000 € (montant unique). 8 Conseil supérieur pour la Protection de la Nature [Extrait dul Rapport de la réunion du 28 septembre 2016 Présents : M. Tom Conzemius M. Gilles Biver M. Guy Colling Mme Nora Welschbillig Mme Nora Elvinger M. Ben Geib M. Jan Herr M. Pascal Pelt M. Winfried van Loë (invité Privatbësch) Mme Karin Riemer (secrétaire) Excusés : M. Roger Schauls M. Hubert de Schorlemer M. Henri Wurth 4. Dossier de classement de la future réserve naturelle « Cornelysmillen — Schucklai » La zone humide « Cornelysmillen — Schucklai » fait partie intégrante de deux zones Natura 2000, « Troisvierges-Cornelysmillen LU0001038 » et « Vallée de la Woltz et affluents de la source à Troisvierges LU0002001 ». A qualifier en tant que mesure réglementaire, son classement en réserve naturelle doit permettre de mieux mettre en oeuvre les objectifs des zones Natura 2000. initialement la réserve naturelle « Cornelysmillen — Schucklay » avait une superficie plus conséquente et était constituée d'une zone noyau, entourée d'une grande zone tampon. Cependant comme la zone noyau est entourée par une grande zone Natura2000 où une participation proactive aux contrats biodiversité est possible, et dans la mesure où la zone tampon comprend entretemps surtout des terres labourées ainsi que des résineux en propriété privée, il a été jugé plus utile de ne conserver que la zone noyau. L'objectif de la réserve naturelle est la conservation des biotopes en zone humide et de la plaine alluviale. Le CSPN donne un avis positif pour le classement de la réserve naturelle « Cornelysmillen - Schucklai » prévue depuis longue date. 6. Remarques générales 9 • L'orientation actuelle selon laquelle souvent uniquement une zone noyau est classée en réserve naturelle suit un principe minimaliste qui sert à peine à préserver les biotopes présents au sein de la réserve, cette approche ne suffit pas à restaurer des biotopes appauvris, voire à créer des nouveaux biotopes. Cependant, vu les nombreux problèmes et le peu de résultats obtenus avec des zones tampons larges, il semble légitime de suivre cette politique pour le moment et de se concentrer pleinement sur les zones NATURA 2000 pour la restauration d'habitats. • De manière générale, il reste à clarifier ce qui est possible dans les zones noyau et zones tampon pour ce qui est des sursemis. Il a été convenu qu'un wording uniforme devrait être formulé et appliqué pour toutes les réserves naturelles. De la même manière il a été suggéré d'étendre les dégâts de sangliers aux dégâts de gibiers et de permettre une ouverture pour inclure également les dégâts dus aux intempéries ou encore aux sècheresses. • Il semble important au CSPN de se doter d'un système général d'information, d'orientation et de guidage pour toutes les réserves naturelles. En effet, il semble primordial que les visiteurs d'une réserve naturelle soient informés sur le simple fait d'entrer dans une telle réserve, de savoir qu'ils sont dans un endroit sensible avec éventuellement des restrictions. Cependant il ne faudra pas mettre l'accent sur les restrictions, mais bien sur les intérêts naturels de chaque réserve. Ceci semble évidemment encore plus important pour les endroits, telle que la réserve naturelle « Leiffrâchen », avec un taux de visiteurs élevé. Des panneaux unifiés à travers le GrandDuché donneraient d'ailleurs plus d'impact. 10 \ fe.imme \"' Ministbre de l'Environnement du Climat et du Développernent durable Administration de la nature et des forêts ZONE PROTEGÉE IYINTÉRZT NATIONAL SOUS FORME oe RÉSERVE NATURELLE t Cornelysmitlen - Schueldai a M IN) M A 1:10 000 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG FICHE D'ÉVALUATION D'IMPACT MESURES LÉGISLATIVES, RÉGLEMENTAIRES ET AUTRES Coordonnées du projet Intitulé du projet : Projet de règlement grand-ducal déclarant zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle la zone « Cornelysmillen-Schucklai » sise sur le territoire de la commune de Troisvierges Ministère initiateur : Ministère de l'Environnement, du Climat et du Développement durable Auteur(s) : Gilles Biver (MECDD) Téléphone : 2478-6834 Courriel : gilles.biver@mev.etat.lu Objectif(s) du projet : Déclaration de la zone « Comelysmillen-Schucklai » sous forme de réserve naturelle Autre(s) Ministère(s) / Organisme(s) / Commune(s) impliqué(e)(s) Administration de la nature et et des forêts Date : 04/01/2022 Version 23.03.2012 1 /5 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG ( Mieux légiférer 1 Partie(s) prenante(s) (organismes divers, citoyens,...) consultée(s) : oui D Non Si oui, laquelle / lesquelles : Conseil échevinal de Troisvierges ; Agents de l'Administration de la nature et des forêts ; Conseil supérieur pour la protection de la nature et des ressources naturelles ; Consultation des exploitants les plus concemés Remarques / Observations : Modifications réalisées après consultation des exploitants les plus concernés et après l'enquête publique prévue par ladite loi modifiée du 18 juillet 2018 2 Destinataires du projet : - Entreprises / Professions libérales : D Non Oui D Non g Oui D Non D Oui D Non Le projet est-il lisible et compréhensible pour le destinataire ? El oui D Non Existe-t-il un texte coordonné ou un guide pratique, mis à jour et publié d'une façon régulière ? D oui E Non - Citoyens : - Administrations : 3 Ej Oui Le principe « Think small first » est-il respecté ? (c.-à-d. des exemptions ou dérogations sont-elles prévues suivant la taille de l'entreprise et/ou son secteur d'activité ?) N.a. 1 Remarques / Observations : N.a. : non applicable 4 f Remarques / Observations : Le projet est accompagné d'un exposé des motifs, complété par un dossier de classement, ainsi que d'un commentaire des articles f 5 Le projet a-t-il saisi l'opportunité pour supprimer ou simplifier des régimes d'autorisation et de déclaration existants, ou pour améliorer la qualité des procédures ? E Oui D Non Remarques / Observations : Le projet clarifie le statut du site mentionné par la Décision du Gouvernement en conseil du 13 janvier 2017 relative au plan national concernant la protection de la nature 2017-2021 Version 23.032012 2 /5 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG % 6 Le projet contient-il une charge administrative 2 pour le(s) destinataire(s) ? (un coût imposé pour satisfaire à une obligation d'information émanant du projet ?) D Oui Non Si oui, quel est le coût administratif 3 approximatif total ? (nombre de destinataires x coût administratif par destinataire) 2 II s'agit d'obligations et de formalités administratives imposées aux entreprises et aux citoyens, liées à l'exécution, l'application ou la mise en œuvre d'une loi, d'un règlement grand-ducal, d'une application administrative, d'un règlement ministériel, d'une circulaire, d'une directive, d'un règlement UE ou d'un accord international prévoyant un droit, une interdiction ou une obligation. 3 Coût auquel un destinataire est confronté lorsqu'il répond à une obligation d'information inscrite dans une loi ou un texte d'application de celleci (exemple : taxe, coût de salaire, perte de temps ou de congé, coût de déplacement physique, achat de matériel, etc.). r- [ a) Le projet prend-il recours à un échange de données interadministratif (national ou international) plutôt que de demander l'information au destinataire ? D oui D Non N.a. D oui D Non N.a. Si oui, de quelle(s) donnée(s) et/ou administration(s) s'agit-il ? b) Le projet en question contient-il des dispositions spécifiques concernant la protection des personnes à l'égard du traitement des données à caractère personnel 4 ? Si oui, de quelle(s) donnée(s) et/ou administration(s) s'agit-il ? 4 Loi modifiée du 2 août 2002 relative à la protection des personnes à l'égard du traitement des données à caractère personnel (www.cnpd.lu) r-----8 Le projet prévoit-il : - une autorisation tacite en cas de non réponse de l'administration ? LJ Oui LJ Non - des délais de réponse à respecter par l'administration ? LJ Oui D Non g N.a. g N.a. - le principe que l'administration ne pourra demander des informations supplémentaires qu'une seule fois ? D oui D Non g N.a. Y a-t-il une possibilité de regroupement de formalités et/ou de procédures (p.ex. prévues le cas échéant par un autre texte) ? D oui D Non El N.a. D oui D Non N.a. Si oui, laquelle : [ 0 ; En cas de transposition de directives communautaires, le principe « la directive, rien que la directive » est-il respecté ? Version 23.03.2012 3/5 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Sinon, pourquoi ? Le projet contribue-t-il en général à une : a) simplification administrative, et/ou à une g Oui El Non b) amélioration de la qualité réglementaire ? g oui n Non Remarques / Observations : Meilleure visibilité d'un projet de zone protégée d'intérêt national mentionnée par la Décision du Gouvernement en conseil du 13 janvier 2017 relative au plan national concernant la protection de la nature f g Non 12 Des heures d'ouverture de guichet, favorables et adaptées aux besoins du/des destinataire(s), seront-elles introduites ? g oui 13 Y a-t-il une nécessité d'adapter un système informatique auprès de l'Etat (e-Government ou application back-office) • Oui Non • Oui flNon N.a. Si oui, quel est le délai pour disposer du nouveau système ? 14 Y a-t-il un besoin en formation du personnel de l'administration concernée ? N.a. Si oui, lequel ? Remarques / Observations : Version 23.03.2012 4/5 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Egalité des chances 15 Le projet est-il : - principalement centré sur l'égalité des femmes et des hommes ? - positif en matière d'égalité des femmes et des hommes ? D oui D oui is Non is Non oui D Non Si oui, expliquez de quelle manière : - neutre en matière d'égalité des femmes et des hommes ? Si oui, expliquez pourquoi : - Le projet de la zone protégée vise tous les citoyens négatif en matière d'égalité des femmes et des hommes ? D oui Non Lj oui D Non N.a. D oui D Non N.a. Si oui, expliquez de quelle manière : 16 Y a-t-il un impact financier différent sur les femmes et les hommes ? Si oui, expliquez de quelle manière : Directive « services » 17 Le projet introduit-il une exigence relative à la liberté d'établissement soumise à évaluation 5 ? Si oui, veuillez annexer le formulaire A, disponible au site Internet du Ministère de l'Economie et du Commerce extérieur : www.eco.public.lu/attributions/dg2/d_consommation/d_march int rieur/Services/index.html 5 Article 15 paragraphe 2 de la directive « services » (cf. Note explicative, p.10-11) ' 18 Le projet introduit-il une exigence relative à la libre prestation de services transfrontaliers 6 ? D Oui Lj Non N.a. Si oui, veuillez annexer le formulaire B, disponible au site Internet du Ministère de l'Economie et du Commerce extérieur : www.eco.public.lu/attributions/dg2/d_consommation/d_march int rieur/Services/index.html 6 Article 16, paragraphe 1, troisième alinéa et paragraphe 3, première phrase de la directive « services » (cf. Note explicative, p.10-11) Version 23.03.2012 5/5 Dossier de classement 2018 1I I «Cornelysmilien-Schucklai» ZP1N14 Cti.;\ Eï-,"•:f-MENI C.EANC-(:“'CHÉMi, ' Dossier de classement « Cornelysmillen-Schucklai » Koordination : Administration de la nature et des forêts Service de la nature 81, Avenue de la Gare L-9233 Diekirch Kontaktperson : Jan HERR ian.herr@antetatiu www.emwelt.lu LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Administration de la nature et des forêts Fertigstellung des Dossiers: 2018 INHALTSVERZEICHNIS 4 1 SITUATION 4 1.1 Das Feuchtgebiet Cornelysmillen-Schucklai 1.1.1 Abgrenzung des Schutzgebiets 4 1.1.2 Geografische Lage 4 1.1.3 Aktueller Rechtsstatus 5 1.2 Allgemeines zum Untersuchungsgebiet 5 1.2.1 Topographie 5 1.2.2 Hydrologie 5 6 1.2.2.1 Wasserqualitãt 1.2.3 Geologie 7 1.2.4 Bodenkunde 7 1.2.5 Klimadaten 8 1.2.6 Die aktuelle Landnutzung 8 1.2.7 Kulturelle und historische Schwerpunkte 9 10 2 UMWELTWERTE 10 A FLORA 10 A.1 Methodik A.1.1 Klassifizierung der Biotope 10 A.1.2 Beschreibung der Biotope 10 A.1.3 Bewertungssystem 11 A.1.3.1 Bewertung der Biotope 11 A.1.3.2 Bewertung magerer Grünlandflächen 11 12 A.2 Biotope des Untersuchungsgebiets A.2.1 Nach FFH-Richtlinie geschützte prioritäre Biotope 12 A.2.2 Nach FFH-Richtlinie geschützte Biotope 12 A.2.2.1 Natürliche eutrophe Seen mit einer Vegetation des Magnopotamion oder Hydrocharition (FFH-Code 3150) 12 A.2.2.2 Trockene europäische Heiden (FFH-Code 4030) 14 A.2.2.3 Feuchte Hochstaudenfluren der planaren und montanen bis alpinen Stufe (FFHCode 6430) 15 A.2.2.4 Magere Flachland-Mähwiesen (FFH-Code 6510) 17 A.2.2.5 Silikatfelsen mit Felsspaltenvegetation (FFH-Code 8220) 22 A.2.2.6 Silikatfelsen mit Pioniervegetation des Sedo-Scleranthion oder des Sedo albi23 Veronicion dillenii (FFH-Code 8230) 1 A.2.3 Biotope nach Art.17 des Naturschutzgesetzes 26 A.2.3.1 Greseggenriede (BK04) 26 A.2.3.2 Quellen (BK05) 28 A.2.3.3 Röhrichte (BK06) 30 A.2.3.4 Sand- und Silikatmagerrasen (BK07) 32 A.2.3.5 Stillgewässer (BK08) 37 A.2.3.6 Calthion-Wiesen (BK10) 38 A.2.3.7 Nassbrachen und Quellsümpfe (BK11) 41 A.2.3.8 Fließgewässer 51 A.2.3.9 Gebüsche 52 A.2.4 Mageres Grünland mit Aden des Biodiversitätsreglements A.3 Gefährdete Pflanzenarten des Untersuchungsgebiets 53 53 A.3.1 Einteilung in Gefährdungskategorien 53 A.3.2 Vom Aussterben bedrohte Aden (CR) 57 A.3.3 Stark gefährdete Arten (EN) 58 60 B FAUNA B.1 Avifauna 60 B.2 Entomofauna 65 B.2.1 Coleoptera 65 B.2.2 Orthoptera 67 B.2.3 Hymenoptera 68 B.2.4 Lepidoptera 69 8.2.5 Diptera 75 B.2.6 Hemiptera 77 B.2.7 Odonata 81 B.3 Mammalia 83 B.4 Amphibia 85 B.5 Reptilia 86 3 DERZEITIGE BEEINTRÂCHTIGUNGEN UND GEFÄHRDUNGEN 87 3.1 Intensivierung der Landbewirtschaftung 87 3.2 Hydrologische Veränderungen des Feuchtgrünlandes 89 3.3 Gewässerqualität 90 3.4 Aufgabe des Feuchtgrünlandes 90 3.5 Aufforstung mit Fichten in den Tal-Auen 92 93 4. MARNAHMEN 2 4.1 Bereits laufende/ abgeschlossene Maßnahmen 93 4.2 Entwicklungsziele 99 4.2.1 Offenhaltung/ extensive Bewirtschaftung der Feuchtbrachen 99 4.2.2 Schlangenknöterich Bestand vergrößern 100 4.2.3 Uferrandstreifen und Hochstaudensäume 100 4.2.4 Lichte Auwälder entwickeln 101 4.2.5 Umwandlung der Fichtenforste 101 4.2.6 Renaturierung von Fischweihern 101 4.2.7 Renaturierung der Gewässerläufe 102 4.2.8 Schutz der sehr seltenen Biotope im Gebiet: Silikatfelsen und Heiden 103 103 5 ANHANG 5.1 Liste der Karten 103 5.2 Literatur 104 3 1 SITUATION 1.1 Das Feuchtgebiet Cornelysmillen-Schucklai Die Hochebene des Öslings, nördlich einer Linie von Niederwampach nach Weiswampach, ist eine der reichsten Gegenden des Landes was Feuchtgebiete betrifft. Es handelt sich hierbei um den südlichen Ausläufer der belgischen Hautes Fagnes. Orte mit den Bezeichnungen „Fenn" zeugen von der ehemaligen Ausprägung der Feuchtgebiete in der Region. Heute ist dieses Habitat weit weniger verbreitet, zwischen 1962 und 1999 wurde ein Rückgang der Feuchtgebiete von 82% in Luxemburg registriert. Besonders das Tal der Woltz sowie seine Nebentäler beherbergen heute noch einen relativ green Teil der übrig gebliebenen Feuchtgebiete. Das Untersuchungsgebiet umfasst das Tal der Woltz zwischen Basbellain und Troisvierges sowie einige Seitentäler, im Westen die Weier-, die Kléngelund Rénkebaach, im Osten die Stauwelsbaach. Besondere Bedeutung kommt in diesem Gebiet der relativ häufigen Präsenz des Blauschillernden Feuerfalters (Lycaena helle) in sämtlichen -Men, des Gebiets zu. Diese im Anhang II und IV der FFHRichtlinie erwähnte Art ist eine der seltensten Schmetterlingsarten in Europa und Schirmart der (sub)montanen Feuchtgebiete. Andere seltene und schützenswerte Aden werden in den jeweiligen Kapiteln beschrieben. 1.1.1 Abgrenzung des Schutzgebiets Die Grenzen des Gebiets beinhalten zwei Réserves DIG (Déclaration d'Intention Générale) von 1981: ZH 04 Cornelysmillen und RD 26 Schucklai (Karte 3). lm ersten Dossier de classement der Fondation Hëllef fir d'Natur von 1993 beträgt die Gesamtausdehnung der Schutzzone 190ha mit einer Kernzone von 98ha und einer Pufferzone von 91ha. Die ehemaligen Grenzen des Naturschutzgebiets wurden überarbeitet, es wurde sich gegen eine Pufferzone entschieden und die Grenzen der Kernzone dementsprechend adaptiert. Außerdem wurde die Réserve DIG Schucklai ins Gebiet integriert. Das Gebiet Cornelysmillen-Schucklai ist auch im 2. Nationalen Naturschutzplan (PNPN2) auf der Liste der auszuweisenden Naturschutzgebiete. Die Grenzen wurden nach wissenschaftlichen Kriterien ausgewählt und beinhalten die wichtigsten Biotope in den Tälern der Fließgewässer. Hierbei wurden die Katasterparzellen und Bewirtschaftungseinheiten weitestgehend respektiert. Das neue Naturschutzgebiet hat engere Grenzen als die ehemals vorgeschlagenen Gebiete und hat eine Gesamtgröße von 142,98 ha. 1.1.2 Geografische Lage Das geplante Naturschutzgebiet „Cornelysmillen-Schucklai" befindet sich im äußersten Norden des Großherzogtums Luxemburg, an der Grenze zu Bejgien. Es befindet sich in der Gemeinde Troisvierges, zwischen den Ortschaften Hautbellain, Troisvierges und Goedange. Die Gegend ist Teil des Ardennenmassivs, das in Nordfrankreich beginnend, sich quer durchs südliche Belgien und das nördliche Großherzogtum bis zum deutschen Teil der Eifel erstreckt. Die Abgrenzung des Naturschutzgebiets ist auf Karte 1 eingezeichnet. Sie umfasst vor allem feuchte Niederungen in Höhenlagen von 420 bis 470m. 4 1.1.3 Aktueller Rechtsstatus Die Schutzzone Cornelysmillen-Schucklai ist Teil des Natura 2000 Netzes, in welchem die EU Mitgliedsstaaten sich engagieren die ausgewiesenen Gebiete in einem guten Erhaltungszustand zu bewahren. Die nationale Naturschutzzone befindet sich im Vogelschutzgebiet (79/409/CEE) „Vallée de la Woltz et affluents de la source à Troisvierges" (LU0002001), außerdem im FFH-Gebiet (92/43/EEC) „Troisvierges-Cornelysmillen" (LU0001038). Das Naturschutzgebiet ist, mit Außnahme einer Parzelle in öffentlicher Hand, integral in beiden Natura 2000 Gebieten gelegen, wie die Karte 7 belegt, und stellt eine reglementarische Umsetzung dieser dar. Die Grenzen des Naturschutzgebiets beschränken sich auf das Kerngebiet des N2000 Gebiets um die Zielsetzungen der EU Richtlinien hier verstärkt umsetzen zu können. 1.2 Allgemeines zum Untersuchungsgebiet 1.2.1 Topographie Das Ösling liegt im Norden des Landes und umfasst etwa ein Drittel der Landesfläche. Es gehört dem Eifel-Ardennen-Mittelgebirgsblock an mit einer mittleren Höhe von etwa 450m über NN (höchste Erhebung 560m NN). lm Norden, wo sich das Untersuchungsgebiet befindet, sind die Hochflächen noch relativ geschlossen vorhanden. lm mittleren Ösling ist das Gelände auf 420-450m erniedrigt und im Süden ist es durch tiefeingeschnittene Täler zerschnitten. Geologisch besteht das gesamte Ösling aus Devon (Schiefergesteine und Quarzite). Die Böden sind steinig-lehmig, vielfach flachgründig und nährstoffarm. 1.2.2 Hydrologie Prägendes Fließgewässer des Untersuchungsgebiets ist die Woltz, Sammelgewässer für sämtliche Gewässer der Nordspitze unseres Landes. Über Sauer und Mosel verläuft der Anschluss an das Gewässersystem des Rheins. Die meisten Zuflüsse kommen aus westlicher Richtung in der sich die Wasserscheide befindet: die Rénkebaach (unterhalb von Basbellain), die Weierbaach (bei Kiirchermillen), südlich davon die Kléngelbaach, und schließlich trifft oberhalb von Troisvierges noch ein kleineres Gewässer auf die Woltz, die Heffbaach (Karte 8). Die im nördlichen Teil des Untersuchungsgebiets nur gering eingesenkten Sohlentäler schneiden sich erst unterhalb von Cornelysmillen tiefer in das Gelände ein. Hier kommt aus östlicher Richtung als wichtiger Nebenbach die Stauwelsbaach/Millebaach in die Woltz. lm südlichen Teil des Naturschutzgebiets wird die Wasserführung demnach bedeutender, die Wassertiefe nimmt entsprechend zu, die Fließgeschwindigkeit bleibt allerdings auch hier noch relativ gering. Zahlreiche winzige Wasserläufe bleiben noch zu erwähnen, die zumeist aus Hangquellen gespeist werden und sich über geringe Entfernungen ins eine oder andere Bächlein ergießen. Die Gewässer sind von Natur aus als relativ nährstoffarm einzustufen, besitzen ein entsprechend geringes Puffervermögen und sind demnach stark von Abwasser beeinflusst. Das Artenspektrum besteht aus der typischen faunistischen Zusammensetzung einer Forellenregion. ln enger Verbindung mit den Fliagewässern und in Abhängigkeit von der Geomorphologie bilden sich in den Talgründen Feuchtgebiete unterschiedlicher Ausdehnung, sowie stehende Gewässer unterschiedlicher Sukzessionsstadien. Die stehenden Gewässer sind größtenteils vom Menschen geschaffene und beeinflusste Weiher und Teiche in Verbindung mit örtlichen Fließgewässern oder Quellen. Die größte Wasserfläche bilden die ehemaligen Fischteiche von Cornelysmillen sowie der 5 Mühlteich der Kiirchermillen. Natürlich entstandene, stehende Gewässer finden sich über den stark vergleyten Talgründen, die zur Staunässe neigen, da sie kaum wasserdurchlässig sind. Das schwache Relief begünstigt noch zusätzlich das Entstehen von Sumpfzonen und deren Ausdehnung. Die wichtigsten Feuchtgebiete in der weiteren Umgebung sind, ebenso wie Cornelysmillen-Schucklai, als potentielle Naturschutzgebiete eingestuft worden. 1.2.2.1 Wasserqualität Die Daten basieren auf Probenahmen und Messungen an der Woltz und Nebenbäche (jeweils an der Mündung) vom 21. Juli 2014 bei einer Tagesmitteltemperatur von 17,3 °C und einem Niederschlag in 7 Tagen von 0,3mm (gemessen in Asselborn). Tabelle 1. Die Wasserqualität im Untersuchungsgebiet: Probenahmen von der Quelle der Woltz bis zur Geisbréck. ln rot die Daten der Woltz, in weiß die Daten der Nebenbäche (aufgenommen von natur&ëmwelt Fondation Hëllef fir d'Natur). Entnahmepunkt T [°C] LF [1.1s/cm] 02 [°/0] 02 [mg/ 11 pH Trübu ng [NTU] PO4 [mg /1] NO2 [mg /L] NH4 [mg /1] NO3 [mg /L] Cl [mg /1] Quelle Woltz 13,9 169,9 93,3 7,84 6,66 9,36 0,15 0,03 0,10 11,2 27,1 14,8 425,0 67,8 5.69 7,33 9,26 9,10 0,98 7,45 13,1 58,0 16,1 89,1 82,6 6.95 7,29 7,18 0,63 0,05 0,80 5,10 5,7 15,0 260,0 63,5 5.44 7,24 8,20 2,96 0,85 0,92 19,1 29,5 13,4 163,4 67,2 5.69 6,86 6,77 0,27 0,03 0,08 23,3 20,2 auf Katzenbrück 16,2 233,0 72,5 6.21 7,25 3,81 1,91 0,25 0,11 23,1 28,5 Brëllbaach 14,1 238,0 80,6 6.75 7,30 2,88 0,77 0,45 0,16 23,2 26,4 Basbellain unterhalb 15,7 229,0 72,7 6.45 7,25 2,72 1,69 0,22 0,17 23,5 25,5 Rénkebaach 14,5 123,4 80,3 6.75 7,19 3,52 0,20 0,05 0,12 15,7 12,0 Weierbaach 17,0 107,0 81,7 6.65 7,13 5,65 0,15 0,07 0,09 14,3 5,4 6,84 10,5 0,19 0,18 0,16 4,7 5,7 7,23 6,17 0,76 0,17 0,11 16,8 17,0 4,70 0,60 0,11 0,09 16,3 16,0 Huldange unterhalb Zulauf Klära nlage Follmillbach Huldange unterhalb CR341 Haardbaach Basbellain Kläranlage Kléngelbach auf der obersten Woltz Geisbréck 17,8 92,0 74,0 6.33 16,3 169,2 79,7 6.81 16,1 156,6 79,8 6.97 Die Woltz wird im Untersuchungsbereich hauptsächlich durch die unterdimensionierte Kläranlage von Huldange belastet. Das Wasser wird durch den Zulauf der Nebenbäche verdünnt und die Wasserqualität verbessert sich weiter flussabwärts, auch wegen der klärenden Funktion der Vegetation von Uferrandstreifen. Es sind jedoch auch einige der Seitenbäche belastet, hauptsächlich die Brëllbaach, wahrscheinlich durch die Kläranlage von Hautbellain. Auch die STEP von Basbellain tragen sicherlich zur Belastung der Gewässer bei. Abgesehen von den nicht ausreichend green 6 Kläranlagen, wird die Wasserqualität auch durch die umgebende landwirtschaftliche Nutzung anthropogen beeinflusst. Änderungen betreffend des Abwassers sind bereits in Planung. Anstelle einer Kläranlage in Huldange, soll das Abwasser der Ortschaft in Zukunft zusammen mit dem Abwasser von Goedange nach Wilwerdange gepumpt um dann in Troisvierges trätiert zu werden. Es sind zwei Pumpstationen in Huldange geplant. ln Basbellain soll eine neue Zentrale Anlage für die Ortschaften Hautbellain und Basbellain errichtet werden, so werden Brëllbaach und Woltz entlastet. 1.2.3 Geologie Der Gesteinsuntergrund wird ausschließlich aus steil aufgefalteten, devonischen Schiefern gebildet (entstanden vor ca. 400 Millionen Jahren), die sich durch völlige Kalkabwesenheit kennzeichnen. Der Schiefer stammt vorwiegend aus den Oberen Siegenien und setzt sich aus geschichtetem, dunklem Grobschiefer zusammen (Karte 9). Da dieser Schiefer spaltbar ist, wurde/wird er als Dachschiefer abgebaut. Das Gebiet ist geomorphologisch von zahlreichen Fließgewässern und Feuchtgebieten geprägt. lm südlichen Ösling schnitten die Gewässer tiefe Taler in die Rumpffläche, während der nordwestliche Teil eher flach oder nur leicht gewellt ist. Die internationale Wasserscheide zwischen Rhein und Maas verläuft in unmittelbarer Nähe des Untersuchungsgebiets. Die flachen Talwannen führen zu Versumpfungen. Der Untergrund ist wasserundurchlässig, so dass weder Wurzeln noch Wasser durchdringen können. Die tiefer liegenden Gebiete sind als Niedermoore zu bezeichnen, in intakten Gebieten kann hier die typische Moorvegetation vorgefunden werden. Eine anthropogene Beeinflussung der Geomorphologie des Gebiets haben die beiden Eisenbahnlinien, einerseits die noch in Betrieb stehende Strecke Troisvierges-Gouvy, andererseits die seit den 50er Jahren progressiv aufgelassene Strecke Troisvierges-St.Vith. Letztere wurde über ein lnterreg Projekt zur Fahrradstrecke „Vennbahn" umfunktioniert und führt als längster Bahntrassenweg durch Deutschland, Belgien und Luxemburg. Beide Bahnstrecken tragen mit ihren Erdanschnitten, Dämmen und begleitender Vegetation erheblich zur Strukturierung der Landschaft bei. 1.2.4 Bodenkunde Die Böden des Untersuchungsgebiets sind vorwiegend Sauerbraunerden mit mehr oder weniger hohem Skelettanteil (5 bis >15%), der hauptsachlich aus Schiefern und sandigen Schiefern besteht. Der geringe Gehalt dieser Gesteine an mineralischen Nährstoffen wie Phosphor, Kalium, Magnesium und Kalzium begründet die natürliche Nährstoffarmut und den geringen pH-Wert dieser Böden. Entstanden sind sie durch Verwitterung des Ausgangsgesteins (Devon-Schiefer), durch Ablagerung von Lockersedimenten während der Eiszeiten sowie unter dem Zusammenwirken klimatischer und biologischer Faktoren. Die Tiefgründigkeit der Plateauböden ist variabel und schwankt im Allgemeinen zwischen 40 und 80cm. Stellenweise sind sie jedoch stärker erodiert und nur mehr wenige Zentimeter dick. Der größte Teil des Gebiets umfasst vorwiegend vom Wasser beeinflusste Bodenarten (Karte 10). Der hohe Grundwasserspiegel und die wasserstauenden Schichten haben ein Mosaik aus Gleyen, Pseudogleyen, Auenböden und anmoorigen Böden verursacht. All diese Bodentypen sind den zumindest teilweise wechselnden nassen und trockneren Zeitphasen ausgesetzt. Die Bodenorganismen reagieren dementsprechend, ihre Zersetzungsaktivität ist wegen des 7 Sauerstoffmangels und dem niedrigen pH in Nassphasen stark reduziert. Die Humusauflage wächst und es kann unter kühlen, nährstoffarmen Bedingungen zur Moorbildung kommen. 1.2.5 Klimadaten lm Ösling, auf submontaner Stufe, ist das Klima kühler und niederschlagsreicher als im Gutland. Die Jahresmitteltemperatur erreicht 7,5 °C auf den Hochebenen und 9,0 °C in den Tälern. Die jährliche Niederschlagsmenge liegt meist zwischen 850 mm und 950 mm, kann aber die 1000 mm übersteigen (z.B. 2001 und 2007). Der Niederschlag verteilt sich über das ganze Jahr. Trotz dieser hohen Niederschlagsmengen können sich keine groRen Grundwasserspeicher bilden, durch den kompakten, wasserundurchlässigen Schiefer und die bereits in geringer Tiefe geschlossenen Klüfte des Schiefergesteins, flieRt der größte Teil der Niederschläge oberflächlich ab. 1.2.6 Die aktuelle Landnutzung Die Landnutzung ist in 11 Kategorien gegliedert, wie in Tabelle 2 aufgelistet, die Daten sind auf Karte 5 dargestellt. Der größte Anteil der Flache nimmt das Grünland, mit fast der Hälfte der Gesamtfläche ein. Da es sich um ein Gebiet handelt, das wegen der Feuchtgebiete ausgewiesen werden soli, nehmen auch Staudenfluren und naturnahen Gewässer einen größeren Anteil (22%) der Fläche in Anspruch. Nadelwald wurde in der Nachkriegszeit mit Aufgabe der traditionellen Heunutzung und Streugewinnung in den Talauen angepflanzt und nimmt immer noch einen großen Anteil (19%) der Flache ein. Tabelle 2. Die Landnutzung im Untersuchungsgebiet (OBS 2007). Nutzungsart Grünland Sonstige Forstkulturen Nadelwald Laubwald Ruderalstandorte Siedlungsbereiche und Straßen Naturferne und künstliche Gewässer Acker Naturnahe Gewässer; Staudenfluren feuchter Standorte Fels- und Schotterrasen, Felsen TOTAL Flächengröße (ha) Anteil im Gebiet (%) 60,61 18,41 19,31 8,40 5,77 42,48 12,90 13,53 5,89 4,04 2,82 4,02 2,95 0,94 22,23 15,59 0,04 151,86 0,03 100,00 8 2,07 0,66 0,03 ▪ Grünland Sonstige Forstkulturen Nadelwald Laubwald • Ruderalstandorte Siedlungsbereiche und Stragen • Naturfeme und künstliche Gewässer • Acker • Naturnahe Gewässer; Staudenfluren feuchter Standorte • Fels- und Schotterrasen, Felsen Abbildung 1. Die Landnutzung im Untersuchungsgebiet (OBS 2007). Die landwirtschaftlich genutzten Flächen mit Biodiversitätskontrakten werden auf Karte 15 dargestellt (Stand 2015). lnsgesamt wurden 2015 um die 40 ha mit den Auflagen der jeweiligen Biodiversitätskontrakte bewirtschaftet, was rund 60% des Grünlands im Gebiet ausmacht. Bei den Biodiversitätskontrakten handelt es sich um • einschürige Mähwiese Kontrakte, mit einer Mahd nach dem 15. Juni; • Mähweide Kontrakte; • Kontrakt für eine Ganzjahresbeweidung; • Weidekontrakte mit max. 2GVE/ha. 1.2.7 Kulturelle und historische Schwerpunkte Die Besiedlung der Luxemburgischen Ardennen begann um 700 v. Chr. mit den Kelten, die die Landschaft gerodet haben um Getreide anzubauen. lhre Spuren sind weiterhin in Form von Tumuli nördlich der Kiirchermillen am Gaalgenbierg anzutreffen. Mit dem Bau einer green römischen Straße von Reims nach Köln hielten die Techniken der Römer Einzug ins Gebiet und Katasterparzellen, von denen wir heute noch Spuren in der Landschaft vorfinden, wurden geschaffen. Bis zur Mine des 14. Jahrhunderts hat es im Ösling eine deutliche demographische Entwicklung gegeben. Dank guter klimatischer Bedingungen und der Entwicklung der Dreifelderwirtschaft, bei der zwei Drittel der Fläche mit Getreide bestellt wurden (Winterung und Sommerung) während das andere Drittel brach lag um sich zu erholen, konnte sich ein gewisser Wohlstand entwickeln. Auf den Talwiesen wurde das für die Rindviehfütterung notwendige Heu geerntet. Rodland (Heiden und Lohhecken) wurde in Abständen von 15-30 Jahren jeweils zum Teil gerodet, abgebrannt (eng Sang brennen) und zur ladwirtschaftlichen Zwischennutzung gehackt. Nach der Ernte von Roggen und im 9 folgenden Jahr Buchweizen, wurden die Lohhecken/ Heiden auch noch als Gemeinschaftsweide (Allmende) genutzt. Zwischen dem 14. und 18. Jahrhundert litten die Bauern unter Missernten und Viehseuchen, vor allem auch unter den Frondiensten die sie dem Grundherrn leisten mussten. Erst mit der Einführung der Pachtverträge und dem Eigenerwerb von Land, ging es ihnen besser. Ab dem 19. Jahrhundert, mit der Einführung des mineralischen Düngers, hauptsächlich Thomasschlacke aus der Eisenerzindustrie, konnten die Felder jedes Jahr bestellt und die Ernteerträge erhöht werden. Zu Beginn des 20. Jahrhunderts war der Landbesitz meist nicht größer als zwei Hektar, die Anbauflächen wurden durch Vererben zersplittert. Ab Ende des 19. Jahrhunderts begannen einige Grundbesitzer das wenig ertragsfähige Land mit Nadelhölzern anzupflanzen. Meist wurden nasse und häufig überschwemmte Gebiete mit standortsfremden Baumarten bepflanzt was zum Verschwinden vieler ökologisch wertvoller Überschwemmungsgebiete führte. Die Landschaften, die wir heute im Gebiet antreffen, sind anthropogen erschaffen und benötigen als solche einer regelmäßigen Pflege oder gar einer Wiederaufwertung. 2 UMWELTWERTE A FLORA A.1 Methodik Die Erfassung, Klassifizierung und Bewertung der Lebensräume im Untersuchungsgebiet erfolgte im Zuge der landesweiten Biotopkartierung (Naumann et al. 2008). Dadurch ist eine Vergleichbarkeit mit anderen Kartierungen, die im Rahmen des Biotopkatasters Luxemburg erfasst wurden, am besten möglich. A.1.1 Klassifizierung der Biotope Die kartierten Biotope lassen sich auf Grundlage der Flora-Fauna-Habitatrichtlinie 92/43/CEE (FFH) und des luxemburgischen Naturschutzgesetzes in vier Klassen nach ihrer ökologischen Bedeutung ordnen: 1. nach FFH geschützte prioritäre Biotope (Europäische Union 1992), 2. nach FFH geschützte Biotope (Europäische Union 1992), 3. nach Art. 17 des luxemburgischen Naturschutzgesetzes geschützte Biotope (Großherzogtum 4. magere Grünlandflächen mit lndikatorarten nach Anhang 2 der luxemburgischen Luxemburg 2004), Biodiversitätsrichtlinie (Großherzogtum Luxemburg 2012). A.1.2 Beschreibung der Biotope Die Beschreibung der Biotope gliedert sich in einen allgemeinen und in einen speziellen Teil. Die allgemeine Beschreibung des Biotoptyps umfasst seine generelle Bedeutung für Luxemburg. Diese Beschreibungen wurden Naumann et al. (2008) entnommen. Die spezielle Beschreibung umfasst die Darstellung der verschiedenen Biotope spezifisch im Gebiet des Naturschutzgebiets CornelysmillenSchucklai. 10 A.1.3 Bewertungssystem A.1.3.1 Bewertung der Biotope Die erfassten Offenlandbiotope werden nach Naumann et al. (2008) in ihrer Struktur, Artenzusammensetzung und ihren Beeinträchtigungen wie folgt bewertet: Bei der Bewertung der Struktur wird das Vorhandensein bestimmter, für den jeweiligen Biotoptyp typischer Strukturmerkmale bewertet, teilweise fließen bei Offenlandbiotopen auch der Grad der Verbrachung oder Verbuschung mit ein. Das Resultat ist eine Einordnung in die Bewertungskategorien A, B, oder C. Die Bewertung der Artenzusammensetzung basiert auf der Artenliste, die Charakterarten und seltene Arten enthält. Aus der Summe der kartierten Pflanzenarten resultiert eine Artenzahl, die eine Einordnung in die Kategorien A, B oder C ermöglicht. Der dritte Bewertungsparameter berücksichtigt die Beeinträchtigungen und Störungen des Biotoptyps. Alle Störfaktoren werden benannt und in ihrer Relevanz gewichtet. Daraus resultiert eine Einordnung in die Kategorien A, B oder C. Die Bewertung der Einzelparameter ergibt eine Gesamtbewertung, die nach folgendem Schema berechnet wird: Habitatstruktur A A AAAAAAABBBBBBBBBCCCCCCCCC Arteninventar A A ABBBCCCAAABBBCCCAAABBBCCC BeeinträchtigungenABCABCABCABCABCABCABCABCABC GesamtbewertungAABABBBBCABBBBBB r I3 CBBCBBCCCC A.1.3.2 Bewertung magerer Grünlandflächen Die mageren Grünlandflächen, die innerhalb der Fläche Pflanzenarten des Anhang 2 des Biodiversitätsreglements aufweisen, werden wie folgt bewertet (Naumann et al. 2008): Kategorie la: Fläche von regionaler oder nationaler Bedeutung Fläche mit optimaler, artenreicher und typischer Ausbildung der Vegetation, Vorkommen mehrerer gefährdeter Aden oder einer hochgradig geferdeten Art in größeren Populationen. Kategorie lb: Fläche von regionaler oder nationaler Bedeutung Vegetation entweder gut strukturiert, aber leicht artenverarmt oder Störeinflüsse in der Struktur, aber noch mit Vorkommen von einer oder mehrerer seltener Arten in größeren Populationen. Kategorie 2: Fläche von lokaler Bedeutung Fläche mit Störeinflüssen, Teilflächen noch gut strukturiert und mit typischer Artenzusammensetzung und/oder Vorkommen gefährdeter Aden in kleineren Populationen. Kategorie 3: Entwicklungsfläche Fläche mit starken Störeinflüssen, Vegetation nur in kleinen Teilflächen noch typisch ausgebildet und/oder wenige Exemplare oder randliches Vorkommen gefährdeter Arten. 11 A.2 Biotope des Untersuchungsgebiets A.2.1 Nach FFH-Richtlinie geschützte prioritäre Biotope ln diesem Gebiet sind keine nach FFH- Richtlinie geschützte prioritäre Biotope vorhanden. A.2.2 Nach FFH-Richtlinie geschützte Biotope A.2.2.1 Natürliche eutrophe Seen mit einer Vegetation des Magnopotamion oder Hydrocharition (FFH-Code 3150) Allgemeine Beschreibung des Biotoptyps Unter diesen Biotoptyp fallen alle meso- bis eutrophen Tümpel, Teiche und Seen, die einer naturnahen Entwicklung unterliegen. Dabei ist es unerheblich, ob es sich um primäre oder sekundäre Stillgewässer handelt, wenn ein natürlicher oder naturnaher Zustand vorliegt. Die Mindestgröße für die Aufnahme als FFH-Biotop beträgt 25m2 einschließlich Verlandungsbereiche. Zum Schutz nach FFH-Richtlinie ist außerdem eine typisch ausgebildete Vegetation (Magnopotamion oder Hydrocharition) notwendig, wobei das alleinige Vorkommen von Wasserlinsen (Lemna minor, Lemna trisuica) nicht ausreicht. Die Gewässer dürfen für mehrere Monate im Jahr trocken fallen. Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet und Bewertung Natürliche Stillgewässer sind im Ösling selten. Sie entstanden und verschwanden in einem natürlichen Wechsel in den flachen Muldentälern entlang der Bâche. Durch Drainage und Tieferlegen der Bachsohle sind diese Bereiche nach und nach ausgetrocknet, so dass die Hälfte der heutigen Stillgewässer in der Gemeinde Troisvierges künstlich angelegt ist. lm Mittelalter hatten künstlich angelegte Teiche eine große wirtschaftliche Bedeutung und konnten sich nach Aufgabe der Nutzung in artenreiche Lebensräume entwickeln. Vom Naturschutz künstlich angelegte Tümpel, zum Beispiel in Pluck an der Kléngelbaach (BK_6611008079), sind dem ursprünglichen Vorbild nachempfunden und sollen als Ersatzhabitat für Amphibien dienen. lm zuvor genannten Tümpel wurden im Mai und Juni 2014 Molchreusen ausgelegt. Triturus helveticus und Triturus vulgaris konnten nachgewiesen werden. Hierbei handelt es sich um die einzigen rezenten Nachweise von Molchen in der Region. Die nächsten Nachweise befinden sich im benachbarten Naturschutzgebiet Kaleburn. Abbildung 2. lm Weiher in Pluck (BK_6611008079) wurden 2014 zwei der vier heimischen Molcharten nachgewiesen. 12 Der Weiher in Ahl Wasser an der Weierbaach (BK_661108088) wurde im Rahmen der Râumung des Fichtenkahlschlags Ende der 90er Jahre angelegt. Des Weiteren wurden 1994 in Belzbourn zwei Weiher von natur&ëmwelt angelegt. Abbildung 4. Die Weiher in Belzbourn 15 Jahre nach der Ausbaggerung, nur der Kleinere wurde als 3150 (BK_661108324) aufgenommen. ©Robert Wagener Abbildung 3. Die Ausbaggerung der Weiher in Belzbourn 1994. Tabelle 3. Arten und Bewertung der Biotope im Untersuchungsgebiet (3150). x x x Elodea Lemna minor BK_661108325 BK_66 1108324 BK_66 1108179 BK_661108172 BK_661108088 BK_661108078 BK_66 1108058 BK_661108079 Kenn- und Trennarten Callitriche sp. x x x x x x x x Lemna trisulca Myriophyllum spicatum Myriophyllum verticillatum Najas marina Nuphar lutea . Nymphaea alba Potamogeton sp. x x x Ranunculus aquatilis Ranunculus circinatus Ranunculus peltatus Spirodela polyrhiza Utricularia vulgaris Utricularia australis Gesamtbewertung B B B B B C B B Arteninventar C B C C C C C C Struktur B B B B B C B B Beeinträchtigungen B A A A A C A B 13 A.2.2.2 Trockene europãische Heiden (FFH-Code 4030) Allgemeine Beschreibung des Biotoptyps Von den trockenen Heidegesellschaften, die unter diesen FFH-Biotoptyp fallen, kommen in Luxemburg nur die vom Heidekraut (Calluna vulgaris)geprägten Bestände vor. Ausschlaggebend für die Ausbildung von Heidevegetation sind saure, sehr nährstoffarme Boden und eine sehr spezielle Form früherer Nutzung (Plaggen). Die wenigen Heidebestände, die es in Luxemburg noch gibt, sind häufig mit Borstgrasrasen verzahnt. Alle Calluna-Heiden ab einer Mindestgröße von 100m2 sind nach Art.17 des luxemburgischen Naturschutzgesetzes geschützt. Weiteres Kriterium ist der Deckungsgrad der Zwergsträucher, dieser muss mindestens 25% betragen resp. die Vegetation darf maximal 75% Verbuschungs- oder Vergrasungsanteil aufweisen. Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet und Bewertung Die ehemals durch eine weit verbreitete extensive Feld-Heide-Wirtschaft entstandenen Heideflächen sind heute bis auf einige Restflächen komplett verschwunden und haben ihre Hauptverbreitung auf den sauren Böden des Öslings. Die meisten dieser Flächen befinden sich auch noch in einem schlechten Erhaltungszustand. Ein letztes Zeugnis der ehemals ausgedehnten Heidelandschaft bildet eine Schafstallruine bei der Mündung der Stauwelsbaach. Auch der Name der Geisbréck zeugt von der ehemaligen Schafshaltung, sie hat ihren Namen der ehemaligen Handelsroute, über die Schafherden vom Markt in St.Vith nach Prümm gebracht wurden, zu verdanken. lm Naturschutzgebiet Cornelysmillen-Schucklai befinden sich vier Heiden, alle sind in einem schlechten Erhaltungszustand. Zwei Habitate befinden sich auf der Schuck an der Rénkebaach (BK_661108206, BK_661108210), zwei weitere auf Knirchesberg (BK_601108059, BK_601108112). Alle Heiden sind kleinflächig ausgebildet und in einem verbrachten, teilweise verbuschten Zustand. Sie wurden seit Jahrzehnten nicht mehr bewirtschaftet. Ein lnventar der Heidevorkommen im Õsling wurde 2004 durchgeführt (Schotel 2004). Tabelle 4. Arten und Bewertung der Biotope im Untersuchungsgebiet (4030) Kenn- und Trennarten Calluna vulgaris BK_661108206 BK_661108059 BK_661108112 x x x BK_661108210 Cuscuta epithymum Euphrasia nemorosa Festuca filiformis Festuca heteropachys Galium pumilum Galium saxatile x x Genista anglica Genista pilosa Genista tinctoria Genistella sagittalis Hypnum jutlandicum x Lycopodium clavatum 14 Nardus stricto Orobanche ropum-genistae Vaccinium myrtillus x Viola canina Gesamtbewertung C C C C Arteninyentar B C C C Struktur C C C C Beeinträchtigungen C C C C A.2.2.3 Feuchte Hochstaudenfluren der planaren und montanen bis alpinen Stufe (FFH-Code 6430) Allgemeine Beschreibung des Biotoptyps Dieser Biotoptyp umfasst alle gewässerbegleitenden oder am Rand von Feuchtwäldern ausgebildeten Säume, die von Hochstauden dominiert werden. Sie wachsen typischerweise auf stärker nährstoffangereicherten, feuchten Böden und zeichnen sich durch das Vorhandensein von Nitrophyten aus. Aufgrund der häufigen Vorkommen der meisten Arten in anderen, nicht geschützten Biotoptypen gelten sehr spezielle Regeln, wann ein Hochstaudensaum unter Art. 17 Mat. Schutz gilt nur für Bestände entlang von Gewässern und Feuchtwäldern in naturnahem Zustand (Anteil der Neophyten), bei naturnahem Zustand der Gewässer und Feuchtwälder, bei einer Mindestgröße von 100m2 und einem maximalen Abstand vom Fließgewässer/ Waldrand von 5m. Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet und Bewertung lm Untersuchungsgebiet befinden sich lediglich zwei Standorte des FFH-Habitats 6430, beide mit Bewertung B, einer auf der untersten Woltz, flussabwärts der Geisbréck (BK_601108137), der zweite im Knierchen im Bereich des Altarms …

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