Loi du 17 décembre 2010 concernant les organismes de placement collectif et – portant transposition de la directive 2009/65/CE du Parlement européen et du Conseil du 13 juil
De quoi traite ce texte ?
Cette loi luxembourgeoise du 17 décembre 2010 concerne les organismes de placement collectif (OPC), en particulier ceux qui investissent en valeurs mobilières (OPCVM). Elle vise à coordonner les dispositions légales et réglementaires les concernant, notamment en transposant une directive européenne.
Pour qui: Les organismes de placement collectif (OPC) établis au Luxembourg; Les sociétés de gestion de ces organismes.
L’essentiel
- Pays
- Luxembourg
- Domaine du droit
- Autres dispositions légales
- Articles
- 243
- Source
- legilux.public.lu
- Texte récupéré le
- Explication mise à jour le
Que réglemente ce texte ?
- La coordination des dispositions législatives, réglementaires et administratives concernant certains organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM).
- La modification de lois existantes relatives aux organismes de placement collectif et aux fonds d’investissement spécialisés.
- La modification de l'article 156 de la loi concernant l’impôt sur le revenu.
- Les exigences organisationnelles, les conflits d’intérêts, la conduite des affaires, la gestion des risques et le contenu de l’accord entre le dépositaire et la société de gestion pour les OPCVM.
Qui est concerné par ce texte ?
- Les organismes de placement collectif (OPC) établis au Luxembourg.
- Les sociétés de gestion de ces organismes.
Quels sont les points clés ?
- Un OPCVM est un organisme dont l'objet exclusif est le placement collectif en valeurs mobilières ou autres actifs financiers liquides des capitaux recueillis auprès du public.
- La Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) est l'autorité compétente au Luxembourg pour la surveillance des OPC et des sociétés de gestion.
- Un dépositaire est un établissement de crédit chargé de missions spécifiques pour les OPC de droit luxembourgeois.
- La loi définit divers termes clés comme "fusion", "liens étroits", "participation qualifiée" et "valeurs mobilières".
Autres dispositions légales
Texte de loi
Texte de loi
Sommaire (243)
- Art. 1er Aux fins de la présente loi, on entend par
- Art. 2 (1) La présente partie s’applique à tous les OPCVM établis au Luxembou
- Art. 3 La présente partie ne concerne pas
- Art. 4 Un OPCVM est considéré comme établi au Luxembourg lorsque cet OPCVM es
- Art. 5 Est réputée fonds commun de placement pour l’application de la présent
- Art. 6 Le fonds commun de placement ne répond pas des obligations de la socié
- Art. 7 La gestion d’un fonds commun de placement est assurée par une société
- Art. 8 (1) La société de gestion émet des certificats nominatifs ou des titre
- Art. 9 (1) L’émission des parts s’opère à un prix obtenu en divisant la valeu
- Art. 10 L’achat et la vente des actifs ne peuvent se réaliser qu’à des prix co
- Art. 11 (1) Les porteurs de parts ou leurs créanciers ne peuvent pas exiger le
- Art. 12 (1) Par dérogation à l’article 11, paragraphe (2)
- Art. 13 (1) La société de gestion établit le règlement de gestion du fonds com
- Art. 14 (1) La société de gestion gère le fonds commun de placement en conform
- Art. 15 La société de gestion doit exécuter ses obligations avec la diligence
- Art. 16 Sauf stipulation contraire du règlement de gestion, les actifs nets du
- Art. 17 (1) La garde des actifs d’un fonds commun de placement doit être confi
- Art. 18 (1) Le dépositaire accomplit toutes opérations concernant l’administra
- Art. 19 (1) Le dépositaire est responsable, selon le droit luxembourgeois, à l
- Art. 20 La société de gestion et le dépositaire doivent, dans l’exercice de le
- Art. 21 Les fonctions de la société de gestion ou du dépositaire à l’égard du
- Art. 22 (1) Le fonds commun de placement se trouve en état de liquidation
- Art. 23 L’actif net du fonds commun de placement ne peut être inférieur à un m
- Art. 24 La société de gestion doit informer sans retard la CSSF quand l’actif
- Art. 25 Par SICAV dans le sens de la présente partie on entend les sociétés qu
- Art. 26 (1) Les SICAV sont soumises aux dispositions applicables aux sociétés
- Art. 27 (1) Une SICAV n’ayant pas désigné une société de gestion doit disposer
- Art. 28 (1) a) La SICAV peut à tout moment émettre ses parts, sauf disposition
- Art. 29 (1) Les variations du capital social se font de plein droit et sans le
- Art. 30 (1) Dans le cas où le capital social de la SICAV est inférieur aux deu
- Art. 31 (1) Sauf stipulation contraire des statuts, l’actif net de la SICAV pe
- Art. 32 La mention «société anonyme» ou «société européenne (SE)» est remplacé
- Art. 33 (1) La garde des actifs d’une SICAV doit être confiée à un dépositaire
- Art. 34 (1) Le dépositaire doit, soit avoir son siège statutaire au Luxembourg
- Art. 35 Le dépositaire est responsable, selon le droit luxembourgeois, à l’éga
- Art. 36 Les fonctions du dépositaire ou de la société de gestion dans le cas d
- Art. 37 Le dépositaire doit, dans l’exercice de ses fonctions, agir exclusivem
- Art. 38 Par autres sociétés d’investissement dans le sens de la présente parti
- Art. 39 Les articles 26, 27, 28, sauf les paragraphes (8) et (9), 30, 33, 34,
- Art. 40 Lorsqu’un OPCVM est formé de plusieurs compartiments d’investissement,
- Art. 41 (1) Les placements d’un OPCVM doivent être constitués uniquement d’un
- Art. 42 (1) Une société de gestion ayant son siège statutaire au Luxembourg do
- Art. 43 (1) Un OPCVM ne peut investir plus de 10% de ses actifs dans des valeu
- Art. 44 (1) Sans préjudice des limites prévues à l’article 48, les limites pré
- Art. 45 (1) Par dérogation à l’article 43, la CSSF peut autoriser un OPCVM à p
- Art. 46 (1) Un OPCVM peut acquérir les parts d’OPCVM et/ou d’autres OPC visés
- Art. 47 (1) Le prospectus précise les catégories d’actifs dans lesquels un OPC
- Art. 48 (1) Une société d’investissement ou une société de gestion, agissant p
- Art. 49 (1) Les OPCVM ne doivent pas nécessairement se conformer aux limites p
- Art. 50 (1) Ne peuvent emprunter
- Art. 51 (1) Sans préjudice de l’application des articles 41 et 42, ne peuvent
- Art. 52 Ne peuvent effectuer de ventes à découvert de valeurs mobilières, d’in
- Art. 53 Un OPCVM qui commercialise ses parts dans un autre État membre doit pr
- Art. 54 (1) Un OPCVM qui se propose de commercialiser ses parts dans un autre
- Art. 55 (1) Si un OPCVM commercialise ses parts dans un autre État membre, il
- Art. 56 Un OPCVM peut, aux fins de l’exercice de ses activités, utiliser pour
- Art. 57 Aux fins du présent chapitre, le terme «OPCVM» vise également les comp
- Art. 58 Les dispositions des articles 53 à 57 de la présente loi sont égalemen
- Art. 59 Un OPCVM établi dans un autre État membre commercialisant ses parts au
- Art. 60 (1) Si un OPCVM établi dans un autre État membre se propose de commerc
- Art. 61 (1) Si un OPCVM établi dans autre État membre commercialise ses parts
- Art. 62 Un OPCVM peut, aux fins de l’exercice de ses activités, utiliser pour
- Art. 63 Aux fins du présent chapitre, le terme «OPCVM» vise également les comp
- Art. 64 Les dispositions des articles 59 à 63 de la présente loi sont égalemen
- Art. 65 Aux fins du présent chapitre, le terme «OPCVM» vise également les comp
- Art. 66 (1) Sous réserve des conditions prévues dans le présent chapitre et in
- Art. 67 (1) Lorsque l’OPCVM absorbé est un OPCVM établi au Luxembourg, une fus
- Art. 68 (1) Lorsque l’OPCVM absorbeur est un OPCVM établi au Luxembourg, et l’
- Art. 69 (1) L’OPCVM absorbé et l’OPCVM absorbeur doivent rédiger un projet com
- Art. 70 Les dépositaires de l’OPCVM absorbé et de l’OPCVM absorbeur, pour auta
- Art. 71 (1) L’OPCVM absorbé établi à Luxembourg doit charger un réviseur d’ent
- Art. 72 (1) Si l’OPCVM absorbé et/ou l’OPCVM absorbeur sont établis au Luxembo
- Art. 73 (1) Si l’OPCVM absorbé et/ou l’OPCVM absorbeur sont établis au Luxembo
- Art. 74 Sauf dans les cas où les OPCVM n’ont pas désigné de société de gestion
- Art. 75 (1) La date à laquelle la fusion prend effet ainsi que la date de calc
- Art. 76 (1). Une fusion effectuée conformément à l’article 1, point 20) a), a
- Art. 77 (1) Un OPCVM nourricier est un OPCVM, ou l’un de ses compartiments d’i
- Art. 78 (1) L’investissement d’un OPCVM nourricier, qui est établi au Luxembou
- Art. 79 (1) L’OPCVM maître doit fournir à l’OPCVM nourricier tous les document
- Art. 80 (1) Lorsqu’un OPCVM maître n’a pas le même dépositaire qu’un OPCVM nou
- Art. 81 (1) Lorsqu’un OPCVM maître n’a pas le même réviseur d’entreprises agré
- Art. 82 (1) Outre les informations prévues au schéma A de l’annexe I, le prosp
- Art. 83 (1) Un OPCVM nourricier qui exerce déjà des activités en tant qu’OPCVM
- Art. 84 (1) L’OPCVM nourricier doit contrôler effectivement l’activité de l’OP
- Art. 85 (1) Tout OPCVM maître établi au Luxembourg informe immédiatement la CS
- Art. 86 (1) Dans l’hypothèse où l’OPCVM maître et l’OPCVM nourricier sont étab
- Art. 87 La présente partie s’applique à tous les OPCVM visés à l’article 3 de
- Art. 88 Un OPC est considéré comme situé au Luxembourg lorsque le siège statut
- Art. 89 (1) Est réputé fonds commun de placement pour l’application de la prés
- Art. 90 Les articles 6, 8, 9, 10, 11 (1), 12 (1) b), 12 (3), 13 (1), 13 (2) a)
- Art. 91 (1) Un règlement CSSF peut fixer
- Art. 92 (1) Ni la société de gestion, ni le dépositaire, chacun agissant pour
- Art. 93 Par SICAV dans le sens de la présente partie on entend les sociétés qu
- Art. 94 Le capital social de la SICAV ne peut être inférieur à un million deux
- Art. 95 (1) Les articles 26, 28 (1) a), 28 (2) a), 28 (3) à (10), 29, 30, 31,
- Art. 96 (1) Un règlement CSSF peut fixer
- Art. 97 Le présent chapitre s’applique à toutes les sociétés et à tous les org
- Art. 98 (1) L’actif net des OPC relevant du présent chapitre ne peut être infé
- Art. 99 (1) Un règlement CSSF peut fixer
- Art. 100 Les OPC du type autre que fermé constitués ou fonctionnant selon une l
- Art. 101 (1) L’accès à l’activité des sociétés de gestion ayant leur siège stat
- Art. 102 (1) La CSSF n’accorde l’agrément à la société de gestion qu’aux condit
- Art. 103 (1) La CSSF n’accorde pas l’agrément permettant d’exercer l’activité d
- Art. 104 (1) L’agrément pour une société de gestion est subordonné à la conditi
- Art. 105 En cas de liquidation non judiciaire d’une société de gestion, le ou l
- Art. 106 Les relations avec les pays tiers sont régies par les dispositions déf
- Art. 107 (1) La société de gestion doit à tout moment respecter les conditions
- Art. 108 (1) Les participations qualifiées dans une société de gestion sont rég
- Art. 109 (1) Compte tenu de la nature de l’OPCVM qu’elle gère et au titre des r
- Art. 110 (1) Les sociétés de gestion sont autorisées à déléguer à des tiers, en
- Art. 111 Dans le cadre de ses activités, une société de gestion visée par le pr
- Art. 112 Une société de gestion devra prendre des mesures conformément à l’arti
- Art. 113 Si une société de gestion agréée au titre du présent chapitre se propo
- Art. 114 (1) Outre l’obligation de satisfaire aux conditions prévues aux articl
- Art. 115 (1) Toute société de gestion agréée conformément au présent chapitre q
- Art. 116 (1) Une société de gestion agréée au sens du présent chapitre exerçant
- Art. 117 (1) Une société de gestion relevant du présent chapitre qui demande de
- Art. 118 (1) L’État membre d’accueil des sociétés de gestion peut exiger des so
- Art. 119 (1) Une société de gestion agréée par les autorités compétentes d’un a
- Art. 120 (1) Une société de gestion agréée dans un autre État membre qui désire
- Art. 121 (1) Une société de gestion agréée dans un autre État membre qui désire
- Art. 122 (1) Une société de gestion exerçant au Luxembourg des activités de ges
- Art. 123 (1) Nonobstant l’article 129, une société de gestion qui demande à gér
- Art. 124 (1) La société de gestion ayant une succursale au Luxembourg doit four
- Art. 125 (1) L’accès à l’activité d’une société de gestion au sens du présent c
- Art. 126 L’article 104 est applicable aux sociétés de gestion tombant dans le c
- Art. 128 Les banques multilatérales de développement figurant sur la liste à l’
- Art. 129 (1) Les OPC relevant des articles 2, 87 et 100 doivent, pour exercer l
- Art. 130 (1) Les OPC agréés sont inscrits par la CSSF sur une liste. Cette insc
- Art. 131 Les OPC luxembourgeois de type autre que fermé, les OPCVM communautair
- Art. 132 Le fait qu’un OPC est inscrit sur la liste visée à l’article 130, para
- Art. 133 (1) L’autorité chargée d’exercer les attributions qui sont prévues par
- Art. 134 (1) Toutes les personnes exerçant ou ayant exercé une activité pour la
- Art. 135 (1) La CSSF coopère avec les autorités compétentes des autres États me
- Art. 136 (1) La CSSF, dans la mesure où un OPCVM est établi au Luxembourg, est
- Art. 137 (1) La CSSF peut prendre des mesures à l’égard d’un OPCVM dont les par
- Art. 138 Lorsque, par voie de prestation de services ou par l’établissement de
- Art. 139 (1) Lorsque la CSSF est l’autorité compétente pour la société de gesti
- Art. 140 Lorsque l’OPCVM est établi au Luxembourg, la CSSF doit notifier sans d
- Art. 141 (1) Lorsqu’une société de gestion agréée dans un autre État membre exe
- Art. 142 (1) Les décisions à prendre par la CSSF en exécution de la présente lo
- Art. 143 (1) Le tribunal d’arrondissement siégeant en matière commerciale prono
- Art. 144 (1) Les OPC sont, après leur dissolution, réputés exister pour leur li
- Art. 145 (1) En cas de liquidation non judiciaire d’un OPC, le ou les liquidate
- Art. 146 En cas de liquidation volontaire ou forcée d’un OPC au sens de la prés
- Art. 147 (1) Aux fins de l’application de la présente loi, la CSSF est investie
- Art. 148 (1) Les administrateurs ou membres du directoire, selon le cas, gérant
- Art. 149 La CSSF pourra rendre publique toute amende d’ordre prononcée en vertu
- Art. 150 (1) La société d’investissement et la société de gestion pour chacun d
- Art. 151 (1) Le prospectus doit contenir les renseignements qui sont nécessaire
- Art. 152 (1) Le règlement de gestion ou les documents constitutifs de la sociét
- Art. 153 Les éléments essentiels du prospectus doivent être tenus à jour
- Art. 154 (1) Les OPC luxembourgeois doivent faire contrôler, par un réviseur d’
- Art. 155 (1) Les OPC doivent transmettre à la CSSF leurs prospectus et toute mo
- Art. 156 (1) Le prospectus et les derniers rapports annuel et semestriel publié
- Art. 157 (1) Les OPCVM visés à l’article 2 de la présente loi doivent rendre pu
- Art. 158 Toutes les communications publicitaires destinées aux investisseurs do
- Art. 159 (1). Les sociétés d’investissement et les sociétés de gestion pour cha
- Art. 160 (1) Les informations clés pour l’investisseur sont des informations pr
- Art. 161 (1). Les sociétés d’investissement et les sociétés de gestion pour cha
- Art. 162 Les informations clés pour l’investisseur peuvent être fournies sur un
- Art. 163 (1) Les OPCVM doivent transmettre à la CSSF leurs informations clés po
- Art. 164 (1) Aucune entité ne peut faire état d’appellations ou d’une qualifica
- Art. 165 Sont punis d’une peine d’emprisonnement d’un mois à un an et d’une ame
- Art. 166 (1) Sont punis d’un emprisonnement d’un mois à six mois et d’une amend
- Art. 167 Sont punis d’une amende de cinq cents à dix mille euros les administra
- Art. 168 Sont punis d’une peine d’emprisonnement d’un mois à un an et d’une ame
- Art. 169 Sont punis d’une peine d’emprisonnement d’un mois à un an et d’une ame
- Art. 170 Sont punis d’un emprisonnement de trois mois à deux ans et d’une amend
- Art. 171
- Art. 172 Les dispositions fiscales de la présente loi s’appliquent aux OPC assu
- Art. 173 (1) Sans préjudice de la perception des droits d’enregistrement et de
- Art. 174 (1) Le taux de la taxe d’abonnement annuelle due par les organismes vi
- Art. 175 Sont exonérés de la taxe d’abonnement
- Art. 176 (1) La base d’imposition de la taxe d’abonnement est constituée par la
- Art. 177 L’administration de l’enregistrement a dans ses attributions le contrô
- Art. 178 L’article 156, numéro 8, littera c) de la loi modifiée du 4 décembre 1
- Art. 179 Sont exempts de l’impôt sur le revenu des collectivités, de l’impôt co
- Art. 180 (1) Les sociétés d’investissement inscrites sur la liste prévue à l’ar
- Art. 181 (1) Les OPC peuvent comporter des compartiments multiples correspondan
- Art. 182 Toutes les dispositions de la présente loi se référant à la «société a
- Art. 183 (1) Les OPCVM assujettis à la partie I de la loi modifiée du 20 décemb
- Art. 184 (1) Les sociétés de gestion assujetties au chapitre 13 de la loi modif
- Art. 185 Entre l’entrée en vigueur de la présente loi et le 1er juillet 2011, l
- Art. 186 Les OPCVM créés avant la date d’entrée en vigueur de la présente loi,
- Art. 187 La référence dans l’article 6 de la loi du 13 février 2007 relative au
- Art. 188 La référence dans l’article 68 (2) de la loi du 13 février 2007 relati
- Art. 189 Il est ajouté un nouveau paragraphe (2), (3) et (4) à l’article 26 de
- Art. 190 Il est ajouté un nouveau paragraphe (7), (8) et (9) à l’article 75 de
- Art. 191 L’article 133 de la loi modifiée du 20 décembre 2002 est complété par
- Art. 192 La loi modifiée du 20 décembre 2002 concernant les organismes de place
- Art. 193 La référence à la présente loi peut se faire sous forme abrégée en rec
- Art. 194 La présente loi entre en vigueur le premier jour du mois suivant sa pu
- Article 2 Champ d’application
- Article 3 Définitions
- Article 4 Objet et champ d’application
- Article 5 Exigences générales en matière de procédures et d’organisation
- Article 6 Ressources
- Article 7 Traitement des plaintes
- Article 8 Traitement électronique des données
- Article 9 Procédures comptables
- Article 10 Contrôle par les instances dirigeantes et la fonction de surveillance
- Article 11 Fonction permanente de compliance
- Article 12 Fonction permanente d’audit interne
- Article 13 Fonction permanente de gestion des risques
- Article 14 Transactions personnelles
- Article 15 Enregistrement des opérations de portefeuille
- Article 16 Enregistrement des ordres de souscription et de rachat
- Article 17 Conservation des enregistrements
- Article 18 Objet et champ d’application
- Article 19 Critères pour la détection des conflits d’intérêts
- Article 20 Politique en matière de conflits d’intérêts
- Article 21 Indépendance en matière de gestion des conflits
- Article 22 Gestion des activités donnant lieu à un conflit d’intérêts préjudiciab
- Article 23 Stratégies pour l’exercice des droits de vote
- Article 24 Objet et champ d’application
- Article 25 Obligation d’agir au mieux des intérêts des OPCVM et de leurs porteurs
- Article 26 Obligation de diligence
- Article 27 Obligations d’information en ce qui concerne l’exécution des ordres de
- Article 28 Exécution de décisions de négociation pour le compte de l’OPCVM géré
- Article 29 Ordres de négociation pour le compte d’OPCVM passés pour exécution aup
- Article 30 Principes généraux
- Article 31 Groupement et répartition des ordres de négociation
- Article 32 Sauvegarde des intérêts des OPCVM
- Article 33 Objet et champ d’application
- Article 34 Éléments relatifs aux procédures à suivre par les parties à l’accord
- Article 35 Éléments relatifs à l’échange d’informations et aux obligations en mat
- Article 36 Éléments relatifs à la nomination de tiers
- Article 37 Éléments relatifs aux modifications et à la résiliation éventuelles de
- Article 38 Droit applicable
- Article 39 Transmission électronique des informations
- Article 40 Champ d’application de l’accord
- Article 41 Accord sur le niveau de service
- Article 42 Objet et champ d’application
- Article 43 Politique de gestion des risques
- Article 44 Évaluation, contrôle et réexamen de la politique de gestion des risque
- Article 45 Mesure et gestion des risques
- Article 46 Calcul du risque global
- Article 47 Méthode du calcul de l’engagement
- Article 48 Risque de contrepartie et concentration des émetteurs
- Article 49 Procédures d’évaluation de la valeur des instruments dérivés négociés
- Article 50 Rapports sur les instruments dérivés
- Article 51 Publication
3927 LUXEMBOURG MEMORIAL MEMORIAL Journal Officiel du Grand-Duché de Luxembourg Amtsblatt des Großherzogtums Luxemburg RECUEIL DE LEGISLATION A –– N° 239 24 décembre 2010 Sommaire ORGANISMES DE PLACEMENT COLLECTIF Loi du 17 décembre 2010 concernant les organismes de placement collectif et
Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Notre Conseil d’Etat entendu;
De l’assentiment de la Chambre des Députés;
Vu la décision de la Chambre des Députés du 16 décembre 2010 et celle du Conseil d’Etat du 17 décembre 2010 portant qu’il n’y a pas lieu à second vote;
Avons ordonné et ordonnons:
PARTIE INTRODUCTIVE:
DÉFINITIONS
Art. 1erAux fins de la présente loi, on entend par
3929 LUXEMBOURG
Aux fins du point b), les dispositions suivantes s’appliquent:
3930 LUXEMBOURG
Aux fins de l’application de la présente définition, ne constituent pas des valeurs mobilières les techniques et instruments visés à l’article 42 de la présente loi.
PARTIE I:
DES OPCVM Chapitre 1er. – Dispositions générales et champ d’application
Art. 2(1) La présente partie s’applique à tous les OPCVM établis au Luxembourg
Art. 3La présente partie ne concerne pas
Art. 4Un OPCVM est considéré comme établi au Luxembourg lorsque cet OPCVM est agréé conformément à
l’article 129 de la présente loi.
Chapitre 2. – Des fonds communs de placement en valeurs mobilières
Art. 5Est réputée fonds commun de placement pour l’application de la présente partie toute masse indivise de
valeurs mobilières et/ou d’autres actifs financiers liquides mentionnés à l’article 41, paragraphe (1), composée et gérée selon le principe de la répartition des risques pour le compte de propriétaires indivis qui ne sont engagés que jusqu’à concurrence de leur mise et dont les droits sont représentés par des parts destinées au placement dans le public par une offre publique ou privée.
Art. 6Le fonds commun de placement ne répond pas des obligations de la société de gestion ou des porteurs de
parts; il ne répond que des obligations et frais mis expressément à sa charge par son règlement de gestion.
3931 LUXEMBOURG
Art. 7
La gestion d’un fonds commun de placement est assurée par une société de gestion visée à la partie IV, chapitre 15, de la présente loi.
Art. 8(1) La société de gestion émet des certificats nominatifs ou des titres au porteur, représentatifs d’une ou de
plusieurs quotes-parts du fonds commun de placement qu’elle gère, ou encore, dans les conditions prévues au règlement de gestion, des confirmations écrites d’inscription des parts ou de fractions de parts sans limitation de fractionnement.
Les droits attachés aux fractions de parts sont exercés au prorata de la fraction de part détenue à l’exception toutefois des droits de vote éventuels qui ne peuvent être exercés que par part entière. Les certificats et titres sont signés par la société de gestion et par le dépositaire visé à l’article 17.
Ces signatures peuvent être reproduites mécaniquement.
Art. 9(1) L’émission des parts s’opère à un prix obtenu en divisant la valeur de l’actif net du fonds commun de
placement par le nombre de parts en circulation, ce prix pouvant être majoré de frais et commissions, dont les maxima et les modalités de perception peuvent être fixés par un règlement CSSF.
Art. 10L’achat et la vente des actifs ne peuvent se réaliser qu’à des prix conformes aux critères d’évaluation du
paragraphe (3) de l’article 9.
Art. 11(1) Les porteurs de parts ou leurs créanciers ne peuvent pas exiger le partage ou la dissolution du fonds
commun de placement.
Art. 12(1) Par dérogation à l’article 11, paragraphe (2)
Art. 13(1) La société de gestion établit le règlement de gestion du fonds commun de placement. Ce règlement de
gestion doit être déposé au greffe du tribunal d’arrondissement et sa publication au Mémorial est faite par une mention du dépôt au greffe de ce document, conformément aux dispositions de la loi du 10 août 1915 concernant les sociétés commerciales, telle que modifiée. Les clauses de ce règlement de gestion sont considérées comme acceptées par les porteurs de parts du fait même de l’acquisition de ces parts.
Art. 14(1) La société de gestion gère le fonds commun de placement en conformité avec le règlement de gestion
et dans l’intérêt exclusif des porteurs de parts.
Art. 15La société de gestion doit exécuter ses obligations avec la diligence d’un mandataire salarié; elle répond, à
l’égard des porteurs de parts, du préjudice résultant de l’inexécution ou de la mauvaise exécution de ses obligations.
Art. 16Sauf stipulation contraire du règlement de gestion, les actifs nets du fonds commun de placement peuvent
être distribués dans les limites de l’article 23 de la présente loi.
Art. 17(1) La garde des actifs d’un fonds commun de placement doit être confiée à un dépositaire
Par «dirigeants», on entend les personnes qui, en vertu de la loi ou des documents constitutifs, représentent le dépositaire ou qui déterminent effectivement l’orientation de son activité.
Art. 18(1) Le dépositaire accomplit toutes opérations concernant l’administration courante des actifs du fonds
commun de placement.
Art. 19(1) Le dépositaire est responsable, selon le droit luxembourgeois, à l’égard de la société de gestion et des
porteurs de parts, de tout préjudice subi par eux résultant de l’inexécution injustifiable ou de la mauvaise exécution de ses obligations.
Si la société de gestion n’agit pas, nonobstant sommation écrite d’un porteur de parts, dans un délai de trois mois à partir de cette sommation, ce porteur de parts peut mettre en cause directement la responsabilité du dépositaire.
Art. 20La société de gestion et le dépositaire doivent, dans l’exercice de leurs fonctions respectives, agir de façon
indépendante et exclusivement dans l’intérêt des participants.
Art. 21Les fonctions de la société de gestion ou du dépositaire à l’égard du fonds commun de placement prennent
fin:
3933 LUXEMBOURG
Art. 22(1) Le fonds commun de placement se trouve en état de liquidation
Art. 23L’actif net du fonds commun de placement ne peut être inférieur à un million deux cent cinquante mille
euros (1.250.000 euros).
Ce minimum doit être atteint dans un délai de six mois à partir de l’agrément du fonds commun de placement.
Un règlement CSSF peut fixer ce minimum à un chiffre plus élevé sans dépasser deux millions cinq cent mille euros (2.500.000 euros).
Art. 24La société de gestion doit informer sans retard la CSSF quand l’actif net du fonds commun de placement
est devenu inférieur aux deux tiers du minimum légal. Dans le cas où l’actif net du fonds commun de placement est inférieur aux deux tiers du minimum légal, la CSSF peut, compte tenu des circonstances, obliger la société de gestion à mettre le fonds commun de placement en état de liquidation.
L’injonction faite à la société de gestion par la CSSF de mettre le fonds commun de placement en état de liquidation est publiée sans retard par les soins de la société de gestion ou du dépositaire. À défaut, la publication est effectuée par la CSSF, aux frais du fonds commun de placement. Cette publication se fait par l’insertion au Mémorial et dans au moins deux journaux à diffusion adéquate dont au moins un journal luxembourgeois.
Chapitre 3. – Des SICAV en valeurs mobilières
Art. 25Par SICAV dans le sens de la présente partie on entend les sociétés qui ont adopté la forme d’une société
anonyme de droit luxembourgeois,
Art. 26(1) Les SICAV sont soumises aux dispositions applicables aux sociétés anonymes en général, pour autant
qu’il n’y est pas dérogé par la présente loi.
3934 LUXEMBOURG
Art. 27(1) Une SICAV n’ayant pas désigné une société de gestion doit disposer d’un capital social de trois cent
mille euros (300.000 euros) à la date de son agrément. Le capital social de toute SICAV, y compris de celle ayant désigné une société de gestion, doit atteindre un million deux cent cinquante mille euros (1.250.000 euros) dans un délai de 6 mois à partir de l’agrément de la SICAV. Un règlement CSSF peut fixer ces minima à des chiffres plus élevés sans pouvoir dépasser respectivement six cent mille euros (600.000 euros) et deux millions cinq cent mille euros (2.500.000 euros).
En outre, lorsqu’une SICAV n’a pas désigné une société de gestion agréée conformément à la directive 2009/65/CE:
La CSSF refuse également l’agrément si les dispositions légales, réglementaires ou administratives d’un pays tiers dont relèvent une ou plusieurs personnes physiques ou morales avec lesquelles la SICAV a des liens étroits, ou si des difficultés tenant à l’application de ces dispositions, entravent le bon exercice de sa mission de surveillance.
Les SICAV sont tenues de communiquer à la CSSF les informations qu’elle requiert.
Le demandeur est informé, dans les six mois à compter de la présentation d’une demande complète, que l’agrément est octroyé ou refusé. Le refus d’agrément est motivé.
Dès que l’agrément est accordé, la SICAV peut commencer son activité.
L’octroi de l’agrément implique pour les membres des organes d’administration, de gestion et de surveillance de la SICAV l’obligation de notifier à la CSSF spontanément par écrit et sous une forme complète, cohérente et compréhensible tout changement concernant les informations substantielles sur lesquelles la CSSF s’est fondée pour instruire la demande d’agrément.
La CSSF ne peut retirer l’agrément à une SICAV relevant de la présente partie de la loi que lorsque celle-ci:
Les SICAV peuvent gérer uniquement les actifs de leur propre portefeuille et ne peuvent en aucun cas être mandatées pour gérer des actifs pour le compte d’un tiers.
En particulier, la CSSF, compte tenu aussi de la nature de la SICAV, exigera que la société ait une bonne organisation administrative et comptable, des dispositifs de contrôle et de sécurité dans le domaine informatique, ainsi que des mécanismes de contrôle interne adéquats incluant, notamment, des règles concernant les transactions personnelles des salariés de l’entreprise ou la détention ou la gestion de placements dans des instruments financiers en vue d’investir son capital initial et garantissant, entre autres, que chaque transaction concernant la société peut être reconstituée quant à son origine, aux parties concernées, à sa nature, ainsi qu’au moment et au lieu où elle a été effectuée, et que les actifs de la SICAV soient investis conformément aux documents constitutifs et aux dispositions légales en vigueur.
Art. 28(1) a) La SICAV peut à tout moment émettre ses parts, sauf disposition contraire des statuts
3935 LUXEMBOURG
Dans l’intérêt des porteurs de parts, les rachats peuvent être suspendus par la CSSF lorsque les dispositions législatives, réglementaires ou statutaires concernant l’activité et le fonctionnement de la SICAV ne sont pas observées.
Art. 29(1) Les variations du capital social se font de plein droit et sans les mesures de publicité et d’inscription au
registre de commerce et des sociétés prévues pour les augmentations et diminutions de capital des sociétés anonymes.
Art. 30(1) Dans le cas où le capital social de la SICAV est inférieur aux deux tiers du capital minimum, les
administrateurs ou le directoire, selon le cas, doivent soumettre la question de la dissolution de la SICAV à l’assemblée générale délibérant sans condition de présence et décidant à la majorité simple des parts représentées à l’assemblée.
Art. 31(1) Sauf stipulation contraire des statuts, l’actif net de la SICAV peut être distribué dans les limites de
l’article 27 de la présente loi.
Art. 32La mention «société anonyme» ou «société européenne (SE)» est remplacée, pour les sociétés tombant
sous l’application du présent chapitre, par celle de «société d’investissement à capital variable» ou celle de «SICAV» soit par celle de «société européenne d’investissement à capital variable» ou celle de «SICAV-SE».
Art. 33(1) La garde des actifs d’une SICAV doit être confiée à un dépositaire
3936 LUXEMBOURG
Art. 34(1) Le dépositaire doit, soit avoir son siège statutaire au Luxembourg, soit y être établi, s’il a son siège
statutaire dans un autre État membre.
Par «dirigeants», on entend les personnes qui, en vertu de la loi ou des documents constitutifs, représentent le dépositaire ou qui déterminent effectivement l’orientation de son activité.
Art. 35Le dépositaire est responsable, selon le droit luxembourgeois, à l’égard de la société d’investissement et
des porteurs de parts de tout préjudice subi par eux résultant de l’inexécution injustifiable ou de la mauvaise exécution de ses obligations.
Art. 36Les fonctions du dépositaire ou de la société de gestion dans le cas d’une SICAV ayant désigné une société
de gestion prennent respectivement fin à l’égard de la SICAV:
Art. 37Le dépositaire doit, dans l’exercice de ses fonctions, agir exclusivement dans l’intérêt des porteurs de parts
Chapitre 4. – Des autres sociétés d’investissement en valeurs mobilières
Art. 38Par autres sociétés d’investissement dans le sens de la présente partie I, on entend les sociétés qui ne sont
pas des SICAV et
Art. 39Les articles 26, 27, 28, sauf les paragraphes (8) et (9), 30, 33, 34, 35, 36 et 37 de la présente loi sont
applicables aux sociétés d’investissement tombant dans le champ d’application du présent chapitre.
Chapitre 5. – Politique de placement d’un OPCVM
Art. 40Lorsqu’un OPCVM est formé de plusieurs compartiments d’investissement, chaque compartiment est
considéré, aux fins du présent chapitre, comme un OPCVM distinct.
Art. 41(1) Les placements d’un OPCVM doivent être constitués uniquement d’un ou de plusieurs des éléments
suivants:
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Un OPCVM peut détenir, à titre accessoire, des liquidités.
Art. 42(1) Une société de gestion ayant son siège statutaire au Luxembourg doit employer une méthode de gestion
des risques qui lui permette de contrôler et de mesurer à tout moment le risque associé aux positions et la contribution de celles-ci au profil de risque général du portefeuille; elle doit employer une méthode permettant une évaluation précise et indépendante de la valeur des instruments dérivés de gré à gré. Elle doit communiquer régulièrement à la CSSF, pour chaque OPCVM qu’elle gère, selon les règles détaillées définies par cette dernière, les types d’instruments dérivés, les risques sous-jacents, les limites quantitatives ainsi que les méthodes choisies pour estimer les risques associés aux transactions sur instruments dérivés.
La même obligation incombe à une société d’investissement ayant son siège statutaire au Luxembourg.
En aucun cas, ces opérations ne doivent amener l’OPCVM à s’écarter de ses objectifs d’investissement tels qu’exposés dans son règlement de gestion, dans ses documents constitutifs ou dans son prospectus.
Les risques sont calculés en tenant compte de la valeur courante des actifs sous-jacents, du risque de contrepartie, de l’évolution prévisible des marchés et du temps disponible pour liquider les positions. Ceci s’applique également aux alinéas suivants.
Un OPCVM peut, dans le cadre de sa politique d’investissement et dans les limites fixées à l’article 43, paragraphe
Lorsqu’une valeur mobilière ou un instrument du marché monétaire comporte un instrument dérivé, ce dernier doit être pris en compte lors de l’application des dispositions du présent article.
Art. 43(1) Un OPCVM ne peut investir plus de 10% de ses actifs dans des valeurs mobilières ou des instruments
du marché monétaire émis par la même entité. Un OPCVM ne peut investir plus de 20% de ses actifs dans des dépôts placés auprès de la même entité. Le risque de contrepartie de l’OPCVM dans une transaction sur instruments dérivés de gré à gré ne peut excéder 10% de ses actifs lorsque la contrepartie est un des établissements de crédit visés à l’article 41, paragraphe (1), point f), ou 5% de ses actifs dans les autres cas.
Cette limite ne s’applique pas aux dépôts auprès d’établissements financiers faisant l’objet d’une surveillance prudentielle et aux transactions sur instruments dérivés de gré à gré avec ces établissements.
Nonobstant les limites individuelles fixées au paragraphe (1), un OPCVM ne peut combiner, lorsque cela l’amènerait à investir plus de 20% de ses actifs dans une même entité, plusieurs éléments parmi les suivants:
En particulier, les sommes découlant de l’émission de ces obligations doivent être investies, conformément à la législation, dans des actifs qui, durant toute la période de validité des obligations, peuvent couvrir les créances résultant des obligations et qui, en cas de faillite de l’émetteur, seraient utilisés en priorité pour le remboursement du principal et le paiement des intérêts courus.
3939 LUXEMBOURG Lorsqu’un OPCVM investit plus de 5% de ses actifs dans les obligations mentionnées au premier alinéa et émises par un seul émetteur, la valeur totale de ces investissements ne peut dépasser 80% de la valeur des actifs de l’OPCVM.
Les limites prévues aux paragraphes (1), (2), (3) et (4) ne peuvent être combinées; par conséquent, les investissements dans des valeurs mobilières ou des instruments du marché monétaire émis par la même entité, dans des dépôts ou dans des instruments dérivés effectués avec cette entité conformément aux paragraphes (1), (2), (3) et
Les sociétés qui sont regroupées aux fins de la consolidation des comptes, au sens de la directive 83/349/CEE ou conformément aux règles comptables internationales reconnues, sont considérées comme une seule entité pour le calcul des limites prévues dans le présent article.
Un même OPCVM peut investir cumulativement jusqu’à 20% de ses actifs dans des valeurs mobilières et des instruments du marché monétaire d’un même groupe.
Art. 44(1) Sans préjudice des limites prévues à l’article 48, les limites prévues à l’article 43 sont portées à 20% au
maximum pour les placements en actions et/ou en titres de créance émis par une même entité, lorsque, conformément au règlement de gestion ou aux documents constitutifs de l’OPCVM, la politique de placement de l’OPCVM a pour but de reproduire la composition d’un indice d’actions ou de titres de créance précis qui est reconnu par la CSSF, sur les bases suivantes:
Art. 45(1) Par dérogation à l’article 43, la CSSF peut autoriser un OPCVM à placer, selon le principe de la
répartition des risques, jusqu’à 100% de ses actifs dans différentes émissions de valeurs mobilières et d’instruments du marché monétaire émis ou garantis par un État membre, par ses collectivités publiques territoriales, par un État qui ne fait pas partie de l’Union européenne ou par des organismes internationaux à caractère public dont font partie un ou plusieurs États membres de l’Union européenne.
La CSSF n’accorde cette autorisation que si elle estime que les participants des OPCVM bénéficient d’une protection équivalente à celle dont bénéficient les participants à des OPCVM qui respectent les limites des articles 43 et 44.
Ces OPCVM doivent détenir des valeurs appartenant à six émissions différentes au moins, sans que les valeurs appartenant à une même émission puissent excéder 30% du montant total.
Art. 46
Pour les besoins de l’application de cette limite d’investissement, chaque compartiment d’un OPC à compartiments multiples est à considérer comme un émetteur distinct, à condition que le principe de la ségrégation des engagements des différents compartiments à l’égard des tiers soit assuré.
Lorsqu’un OPCVM a acquis des parts d’OPCVM et/ou d’autres OPC, les actifs de ces OPCVM ou autres OPC ne sont pas combinés aux fins des limites prévues à l’article 43.
Un OPCVM qui investit une part importante de ses actifs dans d’autres OPCVM et/ou d’autres OPC indique dans son prospectus le niveau maximal des commissions de gestion qui peuvent être facturées à la fois à l’OPCVM lui-même et aux autres OPCVM et/ou autres OPC dans lesquels il entend investir. Il indique dans son rapport annuel le pourcentage maximal des frais de gestion supportés tant au niveau de l’OPCVM qu’à celui des OPCVM et/ou autres OPC dans lesquels il investit.
3940 LUXEMBOURG
Art. 47(1) Le prospectus précise les catégories d’actifs dans lesquels un OPCVM est habilité à investir. Il indique
si les opérations sur instruments financiers dérivés sont autorisées; dans ce cas, il précise de manière bien visible si ces opérations peuvent être effectuées en couverture ou en vue de la réalisation des objectifs d’investissement ainsi que les effets possibles de l’utilisation d’instruments financiers dérivés sur le profil de risque.
Art. 48(1) Une société d’investissement ou une société de gestion, agissant pour l’ensemble des fonds communs
de placement qu’elle gère et qui relèvent du champ d’application de la partie I de la présente loi respectivement de la directive 2009/65/CE ne peut acquérir d’actions assorties du droit de vote et lui permettant d’exercer une influence notable sur la gestion d’un émetteur.
Les limites prévues aux deuxième, troisième et quatrième tirets peuvent ne pas être respectées au moment de l’acquisition si, à ce moment-là, le montant brut des obligations ou des instruments du marché monétaire, ou le montant net des titres émis, ne peut être calculé.
Art. 49(1) Les OPCVM ne doivent pas nécessairement se conformer aux limites prévues dans le présent chapitre
lors de l’exercice de droits de souscription afférents à des valeurs mobilières ou des instruments du marché monétaire qui font partie de leurs actifs.
Tout en veillant au respect du principe de la répartition des risques, les OPCVM nouvellement agréés peuvent déroger aux articles 43, 44, 45 et 46 pendant une période de six mois suivant la date de leur agrément.
Art. 50(1) Ne peuvent emprunter
Toutefois, un OPCVM peut acquérir des devises par le truchement de prêts croisés en devises (back-to-back loans).
3941 LUXEMBOURG
Lorsqu’un OPCVM est autorisé à emprunter au titre des points a) et b), ces emprunts ne dépassent pas, au total, 15% de ses actifs.
Art. 51(1) Sans préjudice de l’application des articles 41 et 42, ne peuvent octroyer de crédits ou se porter garant
pour le compte de tiers
Art. 52Ne peuvent effectuer de ventes à découvert de valeurs mobilières, d’instruments du marché monétaire ou
d’autres instruments financiers mentionnés à l’article 41, paragraphe (1), points e), g) et h)
Chapitre 6. – Des OPCVM établis au Luxembourg commercialisant leurs parts dans d’autres
États membres de l’Union européenne
Art. 53
Un OPCVM qui commercialise ses parts dans un autre État membre doit prendre les mesures nécessaires, dans le respect des dispositions législatives, réglementaires et administratives en vigueur dans l’État membre où ses parts sont commercialisées, pour que les paiements aux porteurs de parts, le rachat ou le remboursement des parts ainsi que la mise à disposition d’informations qui incombe à l’OPCVM soient assurés dans cet État membre.
Art. 54(1) Un OPCVM qui se propose de commercialiser ses parts dans un autre État membre doit transmettre
au préalable une lettre de notification à la CSSF.
La lettre de notification contient des informations sur les modalités prévues pour la commercialisation des parts de l’OPCVM dans l’État membre d’accueil, y compris, le cas échéant, au sujet des catégories de parts. Dans le cadre de l’article 113, elle indique notamment que l’OPCVM est commercialisé par la société de gestion qui gère l’OPCVM.
La CSSF transmet l’ensemble de la documentation visée aux paragraphes (1) et (2) aux autorités compétentes de l’État membre dans lequel l’OPCVM se propose de commercialiser ses parts, au plus tard dix jours ouvrables suivant la date de réception de la lettre de notification et de l’ensemble de la documentation visée au paragraphe (2). La CSSF joint à la documentation une attestation certifiant que l’OPCVM remplit les conditions imposées par la directive 2009/65/CE.
Après transmission de la documentation, cette transmission est notifiée sans délai par la CSSF à l’OPCVM. L’OPCVM peut avoir accès au marché de son État membre d’accueil à compter de la date de cette notification.
Art. 55(1) Si un OPCVM commercialise ses parts dans un autre État membre, il doit fournir aux investisseurs qui
se trouvent sur le territoire de cet État membre toutes les informations et tous les documents qu’il est tenu de fournir aux investisseurs au Luxembourg conformément au chapitre 21 de la présente loi.
Ces informations et ces documents sont fournis aux investisseurs dans le respect des dispositions suivantes:
3942 LUXEMBOURG
Art. 56Un OPCVM peut, aux fins de l’exercice de ses activités, utiliser pour sa dénomination, dans un État membre
d’accueil, la même référence à sa forme juridique, telle que «société d’investissement» ou «fonds commun de placement», que celle qu’il utilise au Luxembourg.
Art. 57Aux fins du présent chapitre, le terme «OPCVM» vise également les compartiments d’investissement d’un
OPCVM.
Art. 58Les dispositions des articles 53 à 57 de la présente loi sont également d’application, dans les limites définies
par l’Accord sur l’Espace économique européen et des actes y afférents, lorsqu’un OPCVM établi au Luxembourg commercialise ses parts sur le territoire d’un État partie à l’Accord sur l’Espace économique européen, autre qu’un État membre.
Chapitre 7. – Des OPCVM établis dans d’autres États membres de l’Union européenne
commercialisant leurs parts au Luxembourg
Art. 59Un OPCVM établi dans un autre État membre commercialisant ses parts au Luxembourg doit désigner un
établissement de crédit pour que les paiements aux porteurs de parts et le rachat ou le paiement des parts soient assurés au Luxembourg.
L’OPCVM doit prendre les mesures nécessaires pour que la mise à disposition des informations qui incombe à l’OPCVM soit assurée aux porteurs de parts au Luxembourg.
Art. 60(1) Si un OPCVM établi dans un autre État membre se propose de commercialiser ses parts au
Luxembourg, la CSSF se voit transmettre par les autorités compétentes de l’État membre d’origine de l’OPCVM la documentation visée aux paragraphes (1) et (2) de l’article 93 de la directive 2009/65/CE ainsi qu’une attestation certifiant que l’OPCVM remplit les conditions imposées par la directive 2009/65/CE.
Dès notification à l’OPCVM de la transmission à la CSSF visée au présent paragraphe par les autorités compétentes de l’État membre d’origine de l’OPCVM, celui-ci peut avoir accès au marché luxembourgeois à compter de la date de cette notification.
Art. 61(1) Si un OPCVM établi dans autre État membre commercialise ses parts au Luxembourg, il doit fournir
aux investisseurs qui se trouvent au Luxembourg toutes les informations et tous les documents qu’il est tenu de fournir aux investisseurs de son État membre d’origine conformément au chapitre IX de la directive 2009/65/CE.
Ces informations et ces documents sont fournis aux investisseurs dans le respect des dispositions suivantes:
3943 LUXEMBOURG
Art. 62Un OPCVM peut, aux fins de l’exercice de ses activités, utiliser pour sa dénomination, au Luxembourg, la
même référence à sa forme juridique, telle que «société d’investissement» ou «fonds commun de placement», que celle qu’il utilise dans son État membre d’origine.
Art. 63Aux fins du présent chapitre, le terme «OPCVM» vise également les compartiments d’investissement d’un
OPCVM.
Art. 64Les dispositions des articles 59 à 63 de la présente loi sont également d’application, dans les limites définies
par l’Accord sur l’Espace économique européen et des actes y afférents, lorsque des OPCVM établis dans un État partie à l’Accord sur l’Espace économique européen, autre qu’un État membre commercialisent leurs parts au Luxembourg.
Chapitre 8. – Fusions d’OPCVM
A. – Principe, autorisation et approbation
Art. 65Aux fins du présent chapitre, le terme «OPCVM» vise également les compartiments d’investissement d’un
OPCVM.
Art. 66(1) Sous réserve des conditions prévues dans le présent chapitre et indépendamment de la manière dont
les OPCVM sont constitués au titre de l’article 2, paragraphe (3), un OPCVM établi à Luxembourg peut, que ce soit à titre d’OPCVM absorbé ou à titre d’OPCVM absorbeur, faire l’objet de fusions transfrontalières et nationales telles que définies à l’article 1, points 21) et 22), conformément à une des techniques de fusion prévues à l’article 1, point 20) de la présente loi.
En l’absence de dispositions spécifiques dans le règlement de gestion ou les documents constitutifs, toute fusion doit être approuvée par la société de gestion pour les OPCVM absorbés sous forme de fonds commun de placement et par l’assemblée des porteurs de parts statuant à la majorité simple au moins des votes exprimés par les porteurs de parts présents ou représentés à l’assemblée pour les OPCVM absorbés qui revêtent une forme sociétaire.
Pour toute fusion où l’OPCVM absorbé est une société d’investissement qui cesse d’exister, la prise d’effet de la fusion doit être décidée par une assemblée des porteurs de parts de l’OPCVM absorbé qui délibèrent suivant les modalités et exigences de quorum de présence et de majorité prévues par les statuts, étant entendu que les dispositions du présent paragraphe s’appliquent.
Pour tout OPCVM absorbé qui cesse d’exister, la prise d’effet de la fusion doit être constatée par acte notarié.
Pour autant qu’une fusion requiert l’approbation des porteurs de parts selon les dispositions ci-dessus, seule l’approbation des porteurs de parts du ou des compartiment(s) concerné(s) par la fusion est requise, sauf disposition contraire dans le règlement de gestion ou les documents constitutifs de l’OPCVM.
Les modalités pratiques concernant les procédures de fusion pour les OPCVM luxembourgeois concernés par une fusion peuvent être arrêtées par voie de règlement CSSF. Les fusions prévues à l’article 1, point 20) c) de la présente loi s’opèrent selon les modalités prévues au présent chapitre.
Lorsque l’OPCVM absorbeur et l’OPCVM absorbé sont établis au Luxembourg, les dispositions prévues dans le présent chapitre quant à l’intervention des autorités compétentes d’un autre État membre ne trouvent pas application.
Art. 67(1) Lorsque l’OPCVM absorbé est un OPCVM établi au Luxembourg, une fusion est subordonnée à une
autorisation préalable de la CSSF.
Ces informations sont fournies à la CSSF dans une des langues luxembourgeoise, française, allemande ou anglaise.
Si la CSSF le juge nécessaire, elle peut exiger par écrit une clarification des informations destinées aux porteurs de parts de l’OPCVM absorbé.
Si les autorités compétentes de l’État membre d’origine de l’OPCVM absorbeur le jugent nécessaire, elles peuvent exiger par écrit, dans un délai maximal de quinze jours ouvrables après réception des copies des informations complètes visées au paragraphe (2), que l’OPCVM absorbeur modifie les informations à fournir aux porteurs de ses parts.
Les autorités compétentes de l’État membre d’origine de l’OPCVM absorbeur marquent alors leur insatisfaction auprès de la CSSF. Elles indiquent à la CSSF, dans les vingt jours ouvrables suivant le moment où elles en ont reçu notification, si elles considèrent comme satisfaisantes les informations modifiées destinées aux porteurs de parts de l’OPCVM absorbeur. (b) Lorsque l’OPCVM absorbeur est établi au Luxembourg, et pour autant que le dossier est complet, la CSSF examine l’incidence potentielle de la fusion proposée sur les porteurs de parts de l’OPCVM absorbé et de l’OPCVM absorbeur, afin d’établir si des informations appropriées sont fournies aux porteurs de parts. Si la CSSF le juge nécessaire, elle peut exiger par écrit (i) une clarification des informations destinées aux porteurs de parts de l’OPCVM absorbé et (ii) dans un délai maximal de quinze jours ouvrables après réception des copies des informations complètes visées au paragraphe (2) que l’OPCVM absorbeur modifie les informations à fournir aux porteurs de ses parts.
Lorsque l’OPCVM absorbeur est également établi au Luxembourg et que:
Art. 68(1) Lorsque l’OPCVM absorbeur est un OPCVM établi au Luxembourg, et l’OPCVM absorbé est établi dans
un autre État membre, la CSSF doit obtenir de la part des autorités compétentes de cet autre État membre transmission des copies des informations énumérées sous l’article 67 (2) a), c) et d).
3945 LUXEMBOURG Si la CSSF le juge nécessaire, elle peut exiger par écrit, dans un délai maximal de quinze jours ouvrables après réception des copies des informations complètes visées au paragraphe (1), que l’OPCVM absorbeur modifie les informations à fournir aux porteurs de ses parts.
La CSSF indique aux autorités compétentes de l’État membre d’origine de l’OPCVM absorbé, dans les vingt jours ouvrables suivant le moment où la CSSF en a reçu notification, si elle considère comme satisfaisantes les informations modifiées destinées aux porteurs de parts de l’OPCVM absorbeur.
Art. 69(1) L’OPCVM absorbé et l’OPCVM absorbeur doivent rédiger un projet commun de fusion
Le projet commun de fusion expose les éléments suivants:
B. – Contrôle des tiers, information des porteurs de parts et autres droits des porteurs de parts
Art. 70Les dépositaires de l’OPCVM absorbé et de l’OPCVM absorbeur, pour autant que le ou les OPCVM sont
établi(s) au Luxembourg doivent vérifier la conformité des éléments énoncés à l’article 69, paragraphe (1), points a), f) et g), avec les exigences de la présente loi et avec le règlement de gestion ou avec les documents constitutifs de leur OPCVM respectif.
Art. 71(1) L’OPCVM absorbé établi à Luxembourg doit charger un réviseur d’entreprise agréé, ou le cas échéant
un contrôleur légal des comptes indépendant de valider les éléments suivants:
Art. 72(1) Si l’OPCVM absorbé et/ou l’OPCVM absorbeur sont établis au Luxembourg, chacun doit fournir à ses
porteurs de parts respectifs des informations utiles et précises quant à la fusion proposée afin de permettre à ces derniers de juger en pleine connaissance de cause de l’incidence de cette fusion sur leur investissement.
Elles sont transmises au moins trente jours avant la date ultime de demande de rachat ou de remboursement ou, le cas échéant, de conversion sans frais supplémentaires au titre de l’article 73, paragraphe (1) de la présente loi.
Elles comprennent les éléments suivants:
3946 LUXEMBOURG
Art. 73(1) Si l’OPCVM absorbé et/ou l’OPCVM absorbeur sont établis au Luxembourg, leurs porteurs de parts
ont le droit d’exiger, sans frais autres que ceux retenus par l’OPCVM pour couvrir les coûts de désinvestissement, le rachat ou le remboursement de leurs parts ou, lorsque c’est possible, leur conversion en parts d’un autre OPCVM poursuivant une politique de placement similaire et géré par la même société de gestion ou par toute autre société avec laquelle la société de gestion est liée dans le cadre d’une communauté de gestion ou de contrôle ou par une importante participation directe ou indirecte. Ce droit devient effectif au moment où les porteurs de parts de l’OPCVM absorbé et ceux de l’OPCVM absorbeur ont été informés de la fusion proposée conformément à l’article 72 et expire cinq jours ouvrables avant la date de calcul du ratio d’échange visée à l’article 75, paragraphe (1) de la présente loi.
C. – Coûts et prise d’effet
Art. 74Sauf dans les cas où les OPCVM n’ont pas désigné de société de gestion, les coûts juridiques, des services
de conseil ou administratifs associés à la préparation et à la réalisation de la fusion ne peuvent pas être mis en charge à l’OPCVM absorbé, à l’OPCVM absorbeur ou à leurs porteurs de parts.
Art. 75(1) La date à laquelle la fusion prend effet ainsi que la date de calcul du ratio d’échange des parts de
l’OPCVM absorbé avec les parts de l’OPCVM absorbeur et, le cas échéant, celle de la détermination de la valeur nette d’inventaire appropriée pour les paiements en espèces est prévue dans le projet de fusion commun visé à l’article 69.
Ces dates doivent être postérieures à l’approbation, le cas échéant, de la fusion par les porteurs de parts de l’OPCVM absorbeur ou de l’OPCVM absorbé.
Art. 76(1). Une fusion effectuée conformément à l’article 1, point 20) a), a les conséquences suivantes
3947 LUXEMBOURG
Chapitre 9. – Structures maître-nourricier
A. – Champ d’application et autorisation
Art. 77(1) Un OPCVM nourricier est un OPCVM, ou l’un de ses compartiments d’investissement, qui a été
autorisé à investir, par dérogation à l’article 2, paragraphe (2), 1er tiret, aux articles 41, 43 et 46, et à l’article 48, paragraphe (2), 3e tiret, de la loi au moins 85% de ses actifs dans des parts d’un autre OPCVM ou d’un compartiment d’investissement de celui-ci (ci-après dénommés «OPCVM maître»).
Aux fins de la conformité avec l’article 42, paragraphe (3), l’OPCVM nourricier calcule son risque global lié aux instruments financiers dérivés en combinant son propre risque direct au titre du premier alinéa, point b), avec:
Art. 78
Les points a), b) et c) du paragraphe (3) du présent article ne sont pas applicables au cas où l’OPCVM nourricier et l’OPCVM maître sont tous deux établis au Luxembourg.
Lorsque l’OPCVM nourricier est établi au Luxembourg alors que l’OPCVM maître est établi dans un autre État membre, l’OPCVM nourricier fournit également à la CSSF une attestation des autorités compétentes de l’État membre d’origine de l’OPCVM maître certifiant que celui-ci est un OPCVM ou un compartiment d’investissement de celui-ci qui remplit les conditions énoncées à l’article 58 paragraphe 3 points b) et c) de la directive 2009/65/CE. Les documents sont fournis par l’OPCVM nourricier dans une des langues luxembourgeoise, française, allemande ou anglaise.
3948 LUXEMBOURG B. – Dispositions communes aux OPCVM maîtres et nourriciers
Art. 79(1) L’OPCVM maître doit fournir à l’OPCVM nourricier tous les documents et toutes les informations
nécessaires pour que ce dernier respecte les exigences de la présente loi. À cet effet, l’OPCVM nourricier conclut un accord avec l’OPCVM maître.
L’OPCVM nourricier n’investit au-delà de la limite applicable en vertu de l’article 46, paragraphe (1), dans les parts de cet OPCVM maître qu’une fois que l’accord visé au premier alinéa est entré en vigueur. Sur demande, cet accord est mis gratuitement à la disposition de tous les porteurs de parts.
Lorsque l’OPCVM maître et l’OPCVM nourricier sont gérés par la même société de gestion, l’accord peut être remplacé par des règles de conduite internes assurant le respect des exigences énoncées dans le présent paragraphe.
Sans préjudice des dispositions spécifiques applicables en matière de liquidation obligatoire, la liquidation d’un OPCVM maître ne peut intervenir dans un délai inférieur à trois mois à compter du moment où il a informé tous ses porteurs de parts et la CSSF de sa décision contraignante de liquidation.
La fusion ou la division d’un OPCVM maître ne prend effet que si celui-ci a fourni à tous ses porteurs de parts et le cas échéant à la CSSF les informations visées à l’article 72 ou des informations comparables à celles-ci, au plus tard soixante jours avant la date de prise d’effet proposée.
À moins que la CSSF n’ait donné son accord au titre du premier alinéa, point a), l’OPCVM maître autorise l’OPCVM nourricier à racheter ou à rembourser toutes les parts de l’OPCVM maître avant que la fusion ou la division de celuici ne prenne effet.
C. – Dépositaires et réviseurs d’entreprises agréés
Art. 80(1) Lorsqu’un OPCVM maître n’a pas le même dépositaire qu’un OPCVM nourricier, ces dépositaires
doivent conclure un accord d’échange d’informations afin d’assurer la bonne fin des obligations des deux dépositaires.
L’OPCVM nourricier n’investit dans les parts de l’OPCVM maître qu’une fois qu’un tel accord est entré en vigueur.
Lorsqu’ils se conforment aux exigences énoncées dans le présent chapitre, ni le dépositaire de l’OPCVM maître ni celui de l’OPCVM nourricier ne sont considérés comme enfreignant une quelconque règle restreignant la divulgation d’informations ou en rapport avec la protection des données, que cette règle soit prévue par un contrat ou par une disposition législative, réglementaire ou administrative. Le fait de se conformer auxdites exigences n’entraîne, pour le dépositaire ou pour quiconque agit pour son compte, aucune responsabilité d’aucune sorte.
L’OPCVM nourricier ou, le cas échéant, la société de gestion de l’OPCVM nourricier doit se charger de communiquer au dépositaire de l’OCPVM nourricier toute information concernant l’OPCVM maître qui est nécessaire pour que le dépositaire de l’OPCVM nourricier puisse s’acquitter de ses obligations.
Art. 81(1) Lorsqu’un OPCVM maître n’a pas le même réviseur d’entreprises agréé qu’un OPCVM nourricier, ces
réviseurs d’entreprises agréés concluent un accord d’échange d’informations afin d’assurer la bonne fin des obligations des deux réviseurs d’entreprises agréés, y compris les dispositions prises pour se conformer aux exigences du paragraphe (2).
L’OPCVM nourricier n’investit dans les parts de l’OPCVM maître qu’une fois un tel accord entré en vigueur.
3949 LUXEMBOURG
Le réviseur d’entreprises agréé de l’OPCVM nourricier fait notamment rapport sur toute irrégularité signalée dans le rapport d’audit de l’OPCVM maître et sur son incidence sur l’OPCVM nourricier.
D. – Informations obligatoires et communications publicitaires de l’OPCVM nourricier
Art. 82(1) Outre les informations prévues au schéma A de l’annexe I, le prospectus de l’OPCVM nourricier doit
contenir les éléments d’information suivants:
Les rapports annuel et semestriel de l’OPCVM nourricier doivent indiquer la manière dont il est possible de se procurer les rapports annuel et semestriel de l’OPCVM maître.
E. – Conversion d’OPCVM existants en OPCVM nourriciers et changement d’OPCVM maître
Art. 83(1) Un OPCVM nourricier qui exerce déjà des activités en tant qu’OPCVM, y compris celles d’un OPCVM
nourricier d’un autre OPCVM maître, doit fournir les informations suivantes à ses porteurs de parts:
Cette information est fournie au moins trente jours avant la date mentionnée au présent paragraphe, point c).
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F. – Obligations et autorités compétentes