{"html": "<div class=\"lf-doc\"><p class=\"lf-p\">en majorité de feuillus et qui sont gérées en futaie (par différence avec les taillis).</p>\n<p class=\"lf-p\">La réserve naturelle présente 15 ha de futaies feuillues (4% de la surface totale).</p>\n<p class=\"lf-p\">Tab. 3.5 : Composition de la futaie feuillue Type d’habitat Surface (ha) % RN Chênaie (plantations, futaie…) autre que taillis 4,91 1,4 Hêtraie du Melico-Fagetum (9130) 1,41 0,4 Hêtraie 3,45 1,0 Autre forêt de feuillus 5,63 1,6 15.40 4.4 TOTAL futaies feuillues* * : hors taillis en conversion et forêts alluviales, englobées dans les « milieux humides » (voir chapitre 3.3.) Remarque :</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>dans le cadre de la révision de la Loi PN et son Art. 17, les futaies feuillues sont prévus sur la liste des habitats (biotopes) protégés au niveau national A noter la présence de 1,4 ha de hêtraies à aspérule (Melico-Fagetum, 9130). Aujourd’hui, les hêtraies naturelles sont devenues très rares (relictuelles) dans l’ Oesling puisqu’elles ne présentent au total plus que 7% des forêts de l’Oesling*.</div>\n<p class=\"lf-p\">Les hêtraies constituent des habitats d’intérêt communautaire selon la directive „Habitats“. * : Les hêtraies, et plus particulièrement les hêtraies acidiphiles du Luzulo-Fagetum (habitat 9110), comptent parmi les principaux types de forêts naturelles « potentielles » de l’Oesling, de même qu’au niveau de la zone protégée. En effet, il est très probable qu’une grande partie de la réserve naturelle fut couverte par ce type de forêt naturelle adaptée aux conditions stationnelles (acides et asséchantes) de la zone protégée, bien avant l’intervention de l’Homme et leur « substitution » par les taillis de chêne (not. du « Luzulo-Quercetum ») respectivement par les plantations de résineux.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les futaies feuillues sont actuellement globalement très peu représentées au niveau de la réserve naturelle. On peut cependant s’attendre à une augmentation de ce taux, en priorité dû à deux objectifs particuliers : - Les dés-enrésinements des fonds de vallons, avec une évolution vers des futaies feuillues mélangées (±10ha) et de forêts alluviales (voir aussi chapitre 3.3) La conversion ou transformation progressive de « taillis en conversion / transformation » en futaies feuillues mixtes de hêtre et de chêne (± 20 ha) La transformation progressive, en forêts soumises, des forêts résineuses en futaies feuillues adaptées à la station (avec un maintien d’un maximum de 20% de résineux) EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 45 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">3.3.</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Les habitats des « milieux humides »</p>\n<p class=\"lf-p\">Les habitats des milieux dits « humides » regroupent tous les habitats qui sont en relation avec l’eau, soit le long des cours d’eau, soit au niveau de zones humides (fonds de vallons, dépressions, sources…). Ces habitats sont en général très rares en Oesling (&lt;5%) et sont pour la plupart protégés au niveau national (Art.17) et/ou au niveau communautaire, comme par exemple les forêts alluviales qui constituent un Habitat d’intérêt communautaire prioritaire (91EO*).</p>\n<p class=\"lf-p\">Les 4 types d’habitats humides, tous protégés, occupent une surface totale de 2,29 ha, soit &lt; 1 % de la surface totale de la réserve naturelle.</p>\n<p class=\"lf-p\">Tab. 3.6 : Composition des habitats humides Type d’habitat Surface (ha) % RN Forêt alluviale du Carici-Fraxinetum (91E0*) 0,74 0,2 Source naturelle (BK05) 0,03 0,0 Marécage ou marais (BK11) 1,28 0,4 Prairie humide du Calthion (BK10) 0,25 0,1 2.29 0.7 TOTAL habitats humides * : habitat d’intérêt communautaire prioritaire A noter en particulier la présence de 0,74 ha de forêt alluviale du Carici-Fraxinetum, un habitat d’intérêt communautaire prioritaire (91EO*), qui est présent en petites surfaces (discontinues) au niveau de la Lellgerbaach et au nord du Kalebur.</p>\n<p class=\"lf-p\">Commentaire:</p>\n<p class=\"lf-p\">Les surfaces de la forêt alluviale sont certainement sous-estimées : les résultats ci-dessus sont basés sur carte phytosociologique (réelle) des années ’90’, or :  certains couloirs alluviaux ont entretemps été dés-enrésinés (« renaturés ») en forêt domaniale en vue de reconstituer des forêts alluviales constituées d’essences feuillues typiques ;  il existe plusieures autres stations « de forêts alluviales potentielles » à renaturer / restaurer le long des cours d’eau Dans le vallon de la Lellgerbaach, des prairies humides du Calthion sont présentes sur de petites surfaces.</p>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 46 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">3.4.</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Les habitats des « milieux ouverts »</p>\n<p class=\"lf-p\">Les habitats des milieux dits „ouverts“ occupent globalement 58,15 ha (16%) au niveau de la réserve naturelle.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ils sont composés de 26 ha d’habitats protégés, occupant près de 7% de la zone protégée, et dont un grand nombre est issu de l’agropastoralisme.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les habitats protégés présentent un cortège important d’espèces animales et végétales rares, menacées et/ou protégées.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le restant des milieux ouverts étant constitué de prés de fauche, pâtures ou champs agricoles.</p>\n<p class=\"lf-p\">Tab. 3.7 : Composition des habitats des milieux ouverts Type d’habitat Surface (ha) % RN Lande sèche à Callune (4030) 7,53 2,1 Formation herbeuse à Nardus sur substrats siliceux (6230) 3,36 0,9 Prairie maigre de fauche (6510) 15,03 4,2 Pré de fauche, pâturage 30,25 8,5 Champs agricole, culture 1,98 0,6 58.15 16.3 TOTAL milieux « ouverts »</p>\n<p class=\"lf-p\">Les habitats « Lande sèche à callune (4030) », « Formation herbeuse à Nardus sur substrats siliceux (6230) » et « Prairie maigre de fauche (6510) » sont protégés au niveau national dans le cadre de l’Art.17 ainsi qu’au niveau européen dans le cadre de la directive « Habitats ».</p>\n<p class=\"lf-p\">3.4.1.</p>\n<p class=\"lf-p\">La lande sèche à Callune (4030) Les landes sèches sont des formations végétales dominées par des sous-arbrisseaux comme la bruyère vulgaire (Calluna), la myrtille et les genêts. Elles occupent en général des sols superficiels secs, pauvres en éléments nutritifs et généralement acides. Leur origine est liée à diverses pratiques agropastorales ancestrales. Le maintien de la lande est en effet lié au pâturage extensif resp. à la tonte à la fauche.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les landes au niveau du Héisbrich + Dierebierg (± 8 ha) présentent un mosaïquage encore assez fonctionnel, mais dont certaines parties présentent un envahissement de broussailles important, préjudiciable à la préservation de l’habitat. Cette zone présente un habitat exceptionnel et quasiment unique au Luxembourg. De nombreuses plantes rares adaptées aux conditions « extrêmes » (sols nus sur roche exposés Sud) y sont présentes et le cortège d’insectes et autres animaux y est très important.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cette zone de landes (habitat protégé) au niveau du Héisbrich + Dierebierg (± 8 ha) constitue une zone d’objectif de protection / préservation d’habitat prioritaire au niveau de la réserve naturelle.</p>\n<p class=\"lf-p\">La zone cartographiée dans le Biotop-Kataster au niveau du Hongerbierg est entièrement (définitivement) embroussaillée et ne peut plus assurer ses fonctions d’écosystème des landes.</p>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 47 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">3.4.2.</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature La formation herbeuse à Nardus sur substrats siliceux (6230) Les nardaies sont des formations végétales herbacées se développant sur des sols siliceux secs à frais, acides et pauvres en éléments nutritifs. Elles ont une origine pastorale : elles ont en effet servi autrefois de pacage pour les troupeaux de moutons ou de bovins.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ce type de pelouse semi-naturelle était autrefois omniprésent en Oesling, mais des faits de l’intensification de l’agriculture, à l’introduction d’engrais chimiques, au reboisement avec des résineux et à l’abandon des terres moins productives, ne couvre actuellement plus que 1% de la surface du territoire luxembourgeois. La présence de ce type de pelouse très rare se limite principalement à quelques petites zones résiduelles à Consthum, Wincrange, Clervaux, Kiischpelt et Lac de la Haute-Sûre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Au niveau de la réserve sur le plateau Haller, la nardaie couvre une surface de ± 3 ha, ce qui est une surface relativement grande pour le Luxembourg. A l’ouest du plateau Haller, la nardaie est en cours de recolonisation par les abrisseaux. La zone à l’est fait l’objet de diverses mesures de gestion (débroussaillage, fauchage, passage de troupeaux de bovins) visant à garder la pelouse « ouverte ».</p>\n<p class=\"lf-p\">Cette zone de nardaie (habitat protégé) au niveau du plateau Haller (± 3 ha) constitue une zone d’objectif de protection / préservation d’habitat prioritaire au niveau de la réserve naturelle.</p>\n<p class=\"lf-p\">3.4.3.</p>\n<p class=\"lf-p\">La prairie maigre de fauche (6510) Les prairies maigres de fauche sont apparues sur les meilleures stations de hêtraies et des forêts alluviales à bois dur, suite au développement des exploitations agricoles (dès le 18ème siècle, voir carte FERRARIS). Il s'agit d'associations prairiales exigeantes en nutriments qui comptent parmi les plus riches en espèces (en moyenne 30-40 espèces). Leurs conditions d’exploitation habituelles jusqu’à une époque récente consistent en une fauche bisannuelle et une fertilisation modérée à base d'engrais organiques provenant de la ferme.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les principales raisons du recul des peuplements végétaux qui s'étaient établis suite à l'exploitation agricole traditionnelle sont d'une part la fertilisation croissante et d'autre part l'avancement des dates de fauchage et l'augmentation de la fréquence de fauchage.</p>\n<p class=\"lf-p\">Au niveau de la réserve naturelle, les prairies maigres de fauche sont situées en grande partie sur les sols « riches » des fonds de vallon du Lellgerbaach et du Hellbichbaach. Une petite prairie est présente au niveau du plateau du Hongerbierg.</p>\n<p class=\"lf-p\">Au total, les prairies maigres de fauche représentent au niveau de la réserve une surface de 15 ha, soit 4% de la réserve.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les prairies maigres de fauche sont un habitat d’intérêt communautaire dans le cadre de la directive européenne « Habitat » et elles sont protégées dans le cadre de l’Art.17 de la loi sur la protection de la nature et des ressources naturelles.</p>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 48 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature L’état actuel de conservation des pelouses au niveau de la réserve naturelle n’est pas optimal. Lors des visites de terrain (2013) il a été observé que depuis la réalisation de la cartographie BTK, près de la moitié des surfaces cartographiées en 6510 ont été « dégradées » en prés de moindre valeur écologique.</p>\n<p class=\"lf-p\">3.4.4.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les prés de fauche et pâturages Les prés de fauche et pâturages regroupent tous les prés agricoles qui ne sont ni labourés, ni protégés dans le cadre de l’Art.17. Au niveau de la réserve ces pâtures et prairies de fauche forment des mosaïques avec les prairies maigres de fauche et les prairies humides du Calthion. Elles sont présentes en grande partie dans les fonds de vallon des cours d’eau Pëntsch, Lellgerbaach et Hellbichbaach. Une autre zone assez importante se situe au niveau du plateau du Ierplescht.</p>\n<p class=\"lf-p\">Au total, les prairies de fauche et pâtures représentent au niveau de la réserve une surface de 30 ha, soit 8% de la réserve naturelle.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les deux habitats d’espèces floristiques protégées, à savoir la « chênaie à narcisse » et l’ « habitat d’espèce protégée Anémone pulsatille » sont décrits plus en détail au niveau du chapitre 3.6.2. Flore protégée et/ou menacée.</p>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 49 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">3.5.</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Autres habitats La réserve présente divers autres habitats dont la plupart ne sont pas protégés mais dont certains peuvent néanmoins constituer des habitats écologiquement intéressants :</p>\n<p class=\"lf-p\">Tab. 3.8 : Composition des « autres habitats »</p>\n<p class=\"lf-p\">Type d’habitat Surface (ha) % RN Champs agricole, culture 1,98 0,6 Broussailles 31,26 8,8 Végétation pionnière des roches siliceuses (8230) 0,01 0,0 Surfaces imperméables 0,67 0,2 Ancienne Tannerie Delvaux 0,09 0,0 A souligner la présence de quelques 30 ha de broussailles (9%), habitats protégés suivant l’Art. 17.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ces habitats présentent souvent une grande diversité d’arbres secondaires, d’arbustes et de plantes à fleurs. Au niveau de la réserve naturelle, ces habitats de « broussailles » regroupent d’anciennes landes enherbées ou des parterres de coupes abandonnées dans les taillis et dont ils sont issus, ou encore la végétation diversifiée des lisières forestières. Ces zones présentent un type d’habitat privilégié pour les espèces protégées au niveau communautaire que sont chat sauvage ou encore la gélinotte des bois. Souvent ils constituent des refuges et habitats pour la faune (dont des espèces protégées de l’ avifaune et des chauve-souris) et forment des couloirs de liaison écologique très importants entre différents habitats naturels.</p>\n<p class=\"lf-p\">A mentionner également parmi les habitats protégés la présence de quelques habitats rocheux de type « Roche siliceuse avec végétation du Sedo-Scleranthion ou Sedo-Veronicion (8230) ».</p>\n<p class=\"lf-p\">Ce type d’habitat est généralement situé sur les corniches et les têtes de rochers bien exposées.</p>\n<p class=\"lf-p\">L’érosion permanente fait que le sol reste superficiel sans véritable différenciation d’un profil.</p>\n<p class=\"lf-p\">L’accumulation d’une terre fine et le développement d’un humus ne se font que très lentement. Il en résulte des réserves en eau réduites (sol peu profond) et des périodes de sécheresse prolongées. En général, il s’agit de communautés végétales riches en espèces succulentes, en poacées de petite taille, en bryophytes et en lichens. Les espèces annuelles terminent leur cycle de développement relativement tôt dans l’année.</p>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 50 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">3.6.</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Flore et faune protégée Dans le cadre de l’élaboration du présent dossier de classement aucun inventaire systématique supplémentaire d’espèce n’a été réalisé. Les données présentées dans ce dossier sont issues d’analyses d’inventaires divers réalisés au cours des dernières années. Les principales sources de données utilisées sont les suivantes :</p>\n<p class=\"lf-p\">1.</p>\n<p class=\"lf-p\">Extrait de base de données nationale LUXNAT-RECORDER du Musée National d’Histoire Naturelle (MNHN) du 02/11/2012 2.</p>\n<p class=\"lf-p\">Listes d’espèces de différents auteurs issues du document : Note descriptive de la zone protégée « Lellgerbaach » Réserve forestière N°13 de la Déclaration d’Intention Générale du 24 avril 1981 3.</p>\n<p class=\"lf-p\">Das Naturschutzgebiet Listes d’espèces de différents auteurs issues du document « Lellgerbaach » ; Ökologische Erfassung und naturschützerische Bewertung eines Landschaftsgebietes bei Lellingen, Arno Frising, Janvier 1990 4.</p>\n<p class=\"lf-p\">Etude récapitulative sur la flore bryologique de la RNRF 13 (Lellingen-op Baerel, Pënzebierg), Jean Werner 31/10/2013 (voir Annexe 11.2) 5.</p>\n<p class=\"lf-p\">Liste d’espèces de lichens de Paul Diederich, 04/10/2013 (voir Annexe 11.3) 6.</p>\n<p class=\"lf-p\">Avifaunistische Daten in Bezug zur RNRF13 : Lellingen / Fréng / op Baerel, Centrale Ornithologique Luxembourg, 22/02/2013 (voir Annexe 11.4) 7.</p>\n<p class=\"lf-p\">Communications personnelles de la part de Roland Proess, Marc Moes et Claude Heidt et Guy Colling Le nombre d’espèces inventoriées au cours des dernières années au sein de la réserve naturelle est très élevé : ± 3.000 espèces animales et végétales différentes inventoriées (plus de 40.000 relevés).</p>\n<p class=\"lf-p\">Près de 280 espèces menacées et /ou protégées ont été recensées au sein de la réserve naturelle.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le présent document structure l’analyse de toutes les données espèces recensées au niveau de la zone comme suit :  Liste des espèces menacées et/ou protégées par groupes taxonomiques au chapitre 8 Ces tableaux reprennent les informations suivantes par groupe : o Nom latin (tri alphabétique) o Nom français o Statut de menace au niveau des listes rouges (c.f. listes consultées au chapitre 9) o Statut de protection selon la loi nationale (c.f règlements consultés au chapitre 9) o Statut de protection selon les directives européennes « Habitat » et « Oiseaux » o Source avec indication de l’auteur, de l’année d’inventaire ainsi que de l’étude consultée o Habitat principal  analyse statistique des espèces menacées et/ou protégées au chapitre 3.6.1.  description sommaire des principaux groupes taxonomiques des espèces présentes, avec une description succincte des principales espèces cibles aux chapitres 3.6.2 à 3.6.5.  différents rapports d’experts concernant des groupes taxonomiques précis en annexe 11.</p>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 51 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Remarques importantes :</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Les différents groupes taxonomiques ont fait, par le passé, l’objet d’inventaires plus ou moins détaillés. Ainsi certains groupes comme les plantes, bryophytes ou lichens ont été inventoriés de façon très détaillée tandis que d’autres, comme les poissons, amphibiens ou reptiles n’ont que peu ou pas été inventoriés. La liste globale n’est donc pas exhaustive et reflète uniquement l’état actuel des données disponibles. Le chapitre 7 renseigne sur les groupes d’espèces qui nécessiteraient un monitoring supplémentaire.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Plusieurs sources différentes présentent des données non concordantes (pour différentes raisons : dates inventaires, imprécisions des indications géographiques et/ou encodages…).</div>\n<p class=\"lf-p\">Dans le cadre de ce dossier de classement, ces incohérences n’ont pu être vérifiées sur le terrain: seule une synthèse en a été réalisée.</p>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 52 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">3.6.1.</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Analyse statistique des espèces menacées / protégées La liste globale (synthèse) au chapitre 8 reprend l’ensemble des 280 espèces menacées et /ou protégées au sein de la réserve naturelle.</p>\n<p class=\"lf-p\">3.6.1.1 Espèces protégées au niveau national Parmi l’ensemble des espèces recensées au niveau de la zone protégée, un total de 216 espèces animales et végétales sont protégées au niveau national. (cfr. règlements consultés au chapitre 9).</p>\n<p class=\"lf-p\">Le tableau suivant reprend le détail par groupe taxonomique :</p>\n<p class=\"lf-p\">Tab. 3.9 : Espèces protégées au niveau national selon les groupes taxonomiques Groupe taxonomique Nombre d’espèces protégées/menacées Plantes 50 Mousses/ Hépatiques 5 Lichens 31 Mammifère* 1 Mammifères/ chauve-souris 8 Oiseaux 87 Reptiles/Amphibiens* 2 Insectes 32 Total 216 *Les inventaires des mammifères, reptiles et amphibiens étant actuellement très sommaires, ce chiffre est certainement fortement sous-estimé.</p>\n<p class=\"lf-p\">3.6.1.2 Espèces protégées au niveau européen Plusieurs espèces présentes au niveau de la réserve naturelle sont protégées dans le cadre de directives européennes (Directive « Oiseaux » 79/409/CEE et Directive « Habitats » 92/43/CEE) :</p>\n<p class=\"lf-p\">17 espèces animales sont inscrites dans les différentes annexes des directives européennes.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ci-dessous la liste des espèces concernées :</p>\n<p class=\"lf-p\">Oiseaux (Annexe I de la directive « Oiseaux » 79/409/CEE) Alcedo atthis Lanius collurio Lullula arborea Pernis apivorus Tetrastes bonasia Martin-Pêcheur d'Europe Pie-grièche écorcheur Alouette lulu Bondrée apivore Gélinotte des bois Annexe I Annexe I Annexe I Annexe I Annexe I EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 53 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">Faune autre que oiseaux MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Annexe IV de la directive « Habitats » 92/43/CEE) Amphibiens :</p>\n<p class=\"lf-p\">Alytes obstetricans Alyte accoucheur Annexe IV Coronelle lisse Annexe IV Chat sauvage Sérotine commune Murin de Daubenton Vespertilion à moustache Noctule de Leisler Noctule commune Pipistrelle de Nathusius Pipistrelle commune Oreillard roux Annexe IV Annexe IV Annexe IV Annexe IV Annexe IV Annexe IV Annexe IV Annexe IV Annexe IV Reptiles :</p>\n<p class=\"lf-p\">Coronelle austriaca Mammifères :</p>\n<p class=\"lf-p\">Felis silvestris silvestris, Eptesicus serotinus Myotis daubentonii Myotis mystacinus/brandtii Nyctalus leisleri Nyctalus noctula Pipistrellus nathusii Pipistrellus pipistrellus Plecotus auritus 3.6.1.3 Statuts « liste rouge » des différentes espèces « menacées »</p>\n<p class=\"lf-p\">Le statut des espèces au niveau des différentes listes rouges a été analysé.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le tableau suivant renseigne sur le nombre d’espèces menacées :</p>\n<p class=\"lf-p\">Tab. 3.10 : Statuts « liste rouge » selon les groupes taxonomiques Groupes Plantes Mousses/ Hépatiques Critically Endangered 10 2 Endangered 22 Extremely rare 3 6 Vulnerable Total 27 62 5 13 Lichens 0 Mammifère* 0 Mammifères/ chauve-souris Oiseaux 0 1 5 Reptiles/Amphibiens 4 10 1 1 Insectes 7 12 2 37 58 Total 20 45 5 74 144 *Les inventaires des insectes, mammifères, reptiles et amphibiens sont actuellement très sommaires, ce chiffre est certainement fortement sous-estimé.</p>\n<p class=\"lf-p\">La zone protégée abrite près de 150 espèces (végétales et animales) « menacées » à divers degrés Y compris des espèces protégées EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 54 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">3.6.1.4 MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Espèces menacées / protégées par type de milieu Chaque espèce protégée/menacée nécessite au cours de son cycle de vie un ou plusieurs « habitats principaux ». En vue de la définition d’objectifs de gestion des habitats d’espèces, quatre grands types d’habitats naturels ont été retenus:</p>\n<p class=\"lf-p\">HF HMO HH HR Habitat « Forêt »</p>\n<p class=\"lf-p\">Habitat « Milieu ouvert »</p>\n<p class=\"lf-p\">Habitat dit « Humide »</p>\n<p class=\"lf-p\">Habitat « Roche, falaise »</p>\n<p class=\"lf-p\">Suivant les principales exigences écologiques des espèces (menacées et/ou protégées), un ou plusieurs habitats ont été attribués à chaque espèce. (N.B : il s’agit ici d’une approche globale non détaillée) Tab. 3.11 : Nombre d’espèces protégées/menacées par groupe taxonomique et par type d’habitat Groupe Plantes Habitat principal HMO HH HF 16 Mousses/ Hépatiques 29 3 11 1 6 1 10 Lichens 8 19 Mammifère 2 1 Mammifères/ chauve-souris 8 1 Oiseaux 34 46 Reptiles/Amphibiens 1 1 Insectes HR 54 13 1 61 9 Total (N) 69 191 52 20 % 20 58 15 7 Les milieux ouverts, qui ne présentent que 15% de la superficie de la zone protégée, hébergent le plus grand nombre d’espèces protégées / menacées (58%).</p>\n<p class=\"lf-p\">Ce constat souligne l’importance prioritaire de la gestion appropriée des milieux ouverts (protégés) que sont : les nardaies, landes, pelouses sèches et prairies maigres de fauche.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les forêts et broussailles (&gt; 80% de la zone protégée) abritent également un nombre élevé d’espèces protégées / menacées (20%). En effet de nombreux oiseaux sont liés aux forêts ainsi que les chauve-souris pour lesquels des forêts sont des terrains de chasse et des quartiers importants.</p>\n<p class=\"lf-p\">Enfin les milieux humides, occupant moins de 1 % de la réserve naturelle, hébergent &gt; 50 espèces menacées / protégées (15%). Il s’agit essentiellement de plantes mais aussi d’espèces animales hautement spécialisées.</p>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 55 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">3.6.2.</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature La flore protégée et/ou menacée Au niveau de la réserve naturelle, quelques 74 plantes protégées et/ou menacées ont été inventoriées. Un grand nombre d’espèces sont très rares au niveau du Luxembourg et sont liées le plus souvent à des milieux très spécifiques et caractéristiques de la réserve naturelle, comme les : • • • pelouses sèches silicicoles, rankers et roches nues milieux humides (forêts alluviales et habitats associés) taillis en fortes pentes ensoleillées et sur sols superficiels L’annexe 8.1.1 fournit la liste complète.</p>\n<p class=\"lf-p\">Deux espèces « phares » présentent un statut particulier de protection au niveau national : (RGD du 8 janvier 2010 conc. la protection intégrale de certaines espèces de la flore sauvage, Annexe A)</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Narcissus pseudonarcissus (Narcisse jaune, Jonquille, Wilde Narzisse, Loublumm) La narcisse jaune présente au niveau de la réserve naturelle une population exceptionnelle. Cette plante, qui est protégée au niveau national trouve ici les conditions optimales sous le couvert clair des taillis de chêne.</div>\n<p class=\"lf-p\">Le plan d’action espèce, en cours d’élaboration, décrit sa situation actuelle comme suit : « Lichte Hang- und Auenwälder gelten innerhalb des Verbreitungsgebietes als die ursprünglichen Lebensräume der Wilden Narzisse. In den aus diesen ursprünglichen Wäldern durch Stockausschlagswirtschaft hervorgegangenen, ebenfalls lichten Niederwäldern, insbesondere denen der steilen Hanglagen, konnte sich die Wilde Narzisse halten und ausbreiten. Niederwälder, die in Zeiträumen von meist 15 bis 25 Jahren erneut auf den Stock gesetzt wurden, werden auch als Rottländereien, „Hecken“ oder Lohhecken/Louhecken bezeichnet.</p>\n<p class=\"lf-p\">Aufgrund ihres in Luxemburg vor allem an solche Niederwälder gebundenen Vorkommens wird sie im Luxemburgischen auch „Loublumm“ genannt. Aus den Wäldern konnte die Gelbe Narzisse jedoch nach und nach auch auf die in den Tälern gelegenen Bergwiesen feuchter und frischer Standorte sowie vor allem auf Magerrasen basenarmer Standorte übergreifen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Historische Verbreitung:</p>\n<p class=\"lf-p\">In der Recorder-Datenbank des Musée national d´histoire naturelle (MNHN) dokumentierte Funde, die frühesten stammen aus den 1960er Jahren, belegen die ehemalige Verbreitung der Wilden Narzisse in einem südwestlich von Wiltz nach Nordosten hin bis in die Gegend um Bockholtz und Clervaux reichenden Band. Fast alle diese Vorkommen sind heute erloschen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Aktuelle Verbreitung:</p>\n<p class=\"lf-p\">Die Wilde Narzisse ist heute nur noch im Gebiet zwischen Lellingen und Bockholtz und damit im Wesentlichen innerhalb des geplanten Naturschutzgebietes Freng / Op Baerel verbreitet. Hier ist sie überwiegend in den bislang als Niederwälder genutzten Hangwäldern verbreitet. Nur sehr vereinzelt kommt sie auch auf Magerrasen und im Wirtschaftsgrünland der Täler im Raum Lellingen vor.</p>\n<p class=\"lf-p\">La population de narcisses au sein de la réserve naturelle (surtout forêt soumise, parcelles 22 et 23) est exceptionnelle et unique au niveau national, voire de la Grande Région. Sa conservation constitue un enjeu majeur de protection au niveau du site.</p>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 56 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Pulsatilla vulgaris (Anémone pulsatille, Gemeine Kuhschelle, Kouschell) Cette petite plante vivace poussant souvent en touffe dans les pelouses sèches et nardaies sur roches calcaires est sur la liste rouge des plantes menacées d’extinction au Luxembourg. On peut entre autre encore la retrouver dans certaines zones restreintes de la vallée de la Moselle, dans la réserve naturelle « Deiwelskopp » et dans la réserve naturelle du Kiischpelt.</div>\n<p class=\"lf-p\">Le plan d’action espèce, en cours d’élaboration, décrit sa situation actuelle comme suit :</p>\n<p class=\"lf-p\">Historische Verbreitung: „Wie die von ihr besiedelten Magerrasen, so war auch die Gewöhnliche Kuh- oder Kü(h)chenschelle in Luxemburg einst weit verbreitet, vermutlich auch weiter, als es durch die Verteilung der in der RecorderDatenbank des Musée national d’histoire naturelle (MNHN) verzeichneten ehemaligen Wuchsorte nachgezeichnet wird. In früheren Jahrhunderten waren wohl zahlreiche weitere geeignete Standorte von der Art besiedelt.</p>\n<p class=\"lf-p\">Eine Inventarisierung der Vorkommen der Kuhschelle erfolgte in den Jahren 1999 und 2000, beauftragt durch das MNHN. Die Untersuchung bezog alle in der Datenbank dokumentierten Fundorte mit ein. Entsprechend der Ergebnisse dieser nun bereits fast 15 Jahre zurückliegenden Inventarisierung waren in Luxemburg nur noch 5 von insgesamt 42 Wuchsorten von der Art besiedelt (ERSA 2000a). Eines dieser Vorkommen scheint zwischenzeitlich ebenfalls erloschen zu sein.</p>\n<p class=\"lf-p\">Aktuelle Verbreitung:</p>\n<p class=\"lf-p\">Bei den 4 noch existenten Vorkommen handelt es sich um:  insgesamt 3 voneinander isolierte Vorkommen in der Umgebung von Lellingen bei Wilwerwiltz. Auf einer von Wald umgebenen Magerrasenfläche befindet sich die insgesamt größte noch überlebensfähige Teilpopulation.  ein Vorkommen bei Moersdorf. Auch dieser Wuchsort umfasste im Jahr 2000 noch mehrere hundert blühende Exemplare der Kuhschelle.</p>\n<p class=\"lf-p\">Daneben gibt es noch ein nicht indigenes Vorkommen auf der Haard bei Dudelange. Hier wurden einige vermutlich aus einem grenznahen Gebiet Frankreichs stammende Exemplare der Art ausgepflanzt“ Dans la réserve naturelle, l’anémone pulsatille présente une population importante au niveau d’un habitat de type pelouse sèche sur le flanc Sud du Baerel au lieu-dit « Lohr ».</p>\n<p class=\"lf-p\">Sa conservation constitue un enjeu majeur de protection au niveau du site.</p>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 57 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature En dehors de ces deux espèces phares de la réserve naturelle, les différents habitats présentent un grand nombre d’autres espèces végétales protégées et menacées, parmi lesquelles les suivantes représentent un intérêt particulier : - Ajuga genevensis (Bugle de Genève) ;</p>\n<p class=\"lf-p\">Avenula pratensis (Avoine des prés) ;</p>\n<p class=\"lf-p\">Antherium liliago (Phlangère à fleurs de Lys) ;</p>\n<p class=\"lf-p\">Filipendula vulgaris (Spirée filipendule) ;</p>\n<p class=\"lf-p\">Nardus stricta (Nard) ;</p>\n<p class=\"lf-p\">Orobanche rapum-gensitae (Orobanche du genêt) Serratula tinctoria (Serratule des teinturiers) A noter aussi la présence exceptionnelle de Rorippa stylosa pyreneica (Rorippe des Pyrénées), en bas de versant (voir carte). Il s’agit vraisemblablement de la seule station de cette espèce au Luxembourg.</p>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 58 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">3.6.3.</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Les lichens Les données concernant les lichens ont été mises à disposition par M. Paul Diederich (base de données lichénologique ; octobre 2013). M. Diederich signale que ce site a été beaucoup exploré du point de vue lichénologique.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les principaux intérêts lichénologiques au niveau de la réserve naturelle sont les suivants  Usnea hirta: Espèce extrêmement rare, elle a été localisée en 1966 et 1986 dans le vallon de la Lellgerbaach sur un Prunus. Si l’espèce n’a pas disparu, sa protection constitue une priorité.  Les lichens vivant en milieux ouverts (notamment en stations très sèches) sur les troncs d’arbres ou par terre (terricole) sont particulièrement bien représentés, avec beaucoup d’espèces rares, voire rarissimes : nombreuses espèces du genre Peltigera ; Cladonia strepsilis ; Chaenotheca xyloxena Au total, 188 espèces de lichens ont été recensées au niveau de la zone protégée, dont 31 protégées au niveau national.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le tableau en annexe 11.3 reprend l’intégralité des espèces de lichens recensées au Kiischpelt.</p>\n<p class=\"lf-p\">3.6.4.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les bryophytes Les données concernant les bryophytes ont été mises à disposition par M. Jean Werner dans son « Etude récapitulative sur la flore bryologique de la RNRF 13 (LELLINGEN - OP BAEREL, PËNZEBIERG) : L’intérêt bryologique des landes à genêts, des sites rocheux et aquatiques des environs de Lellingen ».</p>\n<p class=\"lf-p\">L’ annexe 11.2 reprend l’intégralité de l’étude et la liste complète de bryophytes recensées au Kiischpelt. Ci dessous des extraits du rapport d’étude de J.Werner :</p>\n<p class=\"lf-p\">Les environs de Lellingen-Pintsch sont caractérisés par la présence d’îlots de lande inculte, situées sur les schistes emsiens friables (schistes de Wiltz) qui sont exceptionnellement riches en bryophytes. Ces parages ont été bien explorés par M. Werner entre 1982 et 2010, ainsi que par un groupe de bryologues Belges (Vlaamse Werkgroep Bryologie) en automne 2011, sous la conduite de Dirk de Beer (publication à paraître fin 2013).</p>\n<p class=\"lf-p\">Le carré IFBL K8.13 (16 km2) - sur lequel se trouve l’ensemble des landes - a livré 198 taxons, soit presque le double de la moyenne nationale et presqu’autant que les meilleurs carrés de la Petite Suisse. Les deux carrés voisins K8.13 et K8.14 recèlent ensemble au moins 220 bryophytes, ce qui représente plus d’un tiers des espèces connues dans ce pays, observés sur un peu plus de 1 % du territoire seulement ! Mais c’est surtout au niveau qualitatif que cette région est remarquable pour sa bryoflore.</p>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 59 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Les communautés de bryophytes sont significatives dans deux écologies voisines qui s’interpénètrent souvent : les rochers schisteux exposés et le sol schisteux des landes à genêts, pulsatilles (ou jonquilles en lisière de forêt).</p>\n<p class=\"lf-p\">Le lit du ruisseau Lellgerbaach est aussi assez intéressant pour sa bryoflore.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les autres écologies présentes (sol forestier, écorces des arbres vivants ou pourrissants, champs, murs et autres substrats artificiels) n’ont, par contre, pas été considérées dans ce travail, car elles ne présentent aucune particularité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les observations de bryophytes ont été faites, grosso modo, dans les deux tiers situés le plus à l’ouest de la réserve, à savoir la majorité sur les pentes les plus proches de Lellingen - Pënzebierg, plus le site important de la Geesselay.</p>\n<p class=\"lf-p\">Une 40aine d’espèces de bryophytes observées présentes au niveau de la zone protégée sont remarquables et généralement rares au Luxembourg, voire parfois dans les pays voisins.</p>\n<p class=\"lf-p\">C’est à peu près une espèce sur cinq (41/198) !  3 d’entre elles n’ont été trouvées au Luxembourg qu’ une seule fois et dans ce seul site (RRR).  9 autres bryophytes sont à considérer comme « très rares (RR) » au Luxembourg, 4 comme « assez rares (AR) ».  Pas moins de 13 bryophytes sont actuellement (CR, EN, VU) menacées, dont 2 sont menacées d’extinction (CR), 6 nettement menacées (EN) et 5 vulnérables (VU).  En plus, 5 espèces sont potentiellement (NT) menacées . et EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 60 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">3.6.5.</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature La faune protégée Les données actuellement disponibles sur les espèces présentes au niveau de la zone protégée proviennent en partie de la base de données nationale LUXNAT-RECORDER du Musée National d’Histoire Naturelle (MNHN).</p>\n<p class=\"lf-p\">Ces données ont été complétées par des informations supplémentaires provenant de différentes sources :</p>\n<p class=\"lf-p\">1.</p>\n<p class=\"lf-p\">Listes d’espèces de différents auteurs issues du document : Note descriptive de la zone protégée « Lellgerbaach » Réserve forestière N°13 de la Déclaration d’Intention Générale du 24 avril 1981 2.</p>\n<p class=\"lf-p\">Das Naturschutzgebiet Listes d’espèces de différents auteurs issues du document « Lellgerbaach » ; Ökologische Erfassung und naturschützerische Bewertung eines Landschaftsgebietes bei Lellingen, Arno Frising, Janvier 1990 3.</p>\n<p class=\"lf-p\">Avifaunistische Daten in Bezug zur RNRF13 : Lellingen – Fréng / op Baerel, Centrale Ornithologique Luxembourg, 22/02/2013 4.</p>\n<p class=\"lf-p\">Communications personnelles de la part de o Roland Proess (insectes, reptiles et amphibiens) o Marc Moes (chat sauvage) o Claude Heidt (oiseaux) Une analyse des données disponibles a permis d’identifier la présence d’une 100aine d’espèces de la faune sauvage indigène protégées et/ou menacées au niveau de la zone protégée.</p>\n<p class=\"lf-p\">3.6.5.1 Les mammifères Chauve-souris :</p>\n<p class=\"lf-p\">Diverses études ont permis d’identifier plusieurs espèces de chauve-souris présentes au niveau de la réserve naturelle.</p>\n<p class=\"lf-p\">Au total, 8 espèces de chauve-souris ont été recensées au niveau de la réserve naturelle. Toutes ces espèces chassent en forêt. En fonction de leur spécialisation, elles peuvent chasser au niveau des couronnes des arbres, au niveau du sol ou au niveau du plan d’eau. La réserve naturelle présente ainsi une grande variété d’habitats de façon à ce que toutes ces espèces trouvent un milieu de chasse adapté.</p>\n<p class=\"lf-p\">A l’exception de la Sérotine commune, toutes les espèces utilisent la forêt pour installer leurs quartiers d’été et dans les habitats arboricoles (trous de pics, fentes, sous-écorce).</p>\n<p class=\"lf-p\">A noter que toutes les chauve-souris présentes au niveau de la réserve figurent sur l’annexe IV de la directive « Habitats ».</p>\n<p class=\"lf-p\">Carnivores :</p>\n<p class=\"lf-p\">Les données disponibles concernant les carnivores sont très incomplètes.</p>\n<p class=\"lf-p\">A noter en particulier la présence confirmée du chat sauvage dans le secteur de la réserve naturelle (Marc Moes, com.pers.).</p>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 61 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">3.6.5.2 MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Les insectes Au total une 60aine d’insectes protégés / menacés ont été inventoriés au niveau de la réserve naturelle, dont 32 espèces (principalement de papillons) sont protégés au niveau national Selon une communication orale de Roland Proess, les insectes-phares suivants présentent un intérêt de protection particulier :</p>\n<p class=\"lf-p\">Criquets :</p>\n<p class=\"lf-p\">Stenobothrus stigmaticus (Sténobothre nain)  sur friches et/ou pelouses sèches maigres bien ensoleillées et à végétation rase ;  espèce très rare au Grand-Duché de Luxembourg; 5 stations pour tout le pays, dont 2 à l'intérieur de la réserve naturelle: Lellingen / Direbierg (69,0/116,7) et Pintsch / Ierplescht (69,4/117,7).</p>\n<p class=\"lf-p\">Omocestus haemorrhoidalis (Criquet rouge-queue)  espèce xérophile, friches et/ou pelouses maigres bien ensoleillées et présentant une alternance de plages à sol nu et de végétation rase ;  &gt; espèce très rare au Grand-Duché de Luxembourg; 4 stations pour tout le pays, dont 1 à l'intérieur de la réserve naturelle: Lellingen / Direbierg (69,0/116,7).</p>\n<p class=\"lf-p\">Myrmeleotettix maculatus (Gomphocère tacheté)  biotopes secs, chauds et bien ensoleillés avec végétation clairsemée rase et présence de bancs rocheux ou rocailleux ;  espèce rare au Grand-Duché de Luxembourg; présente à l'intérieur de la réserve naturelle au lieu-dit Lellingen / Direbierg (69,0/116,7) Libellules Cordulegaster boltonii (Cordulégastre annelé)  cours supérieurs et moyens des ruisseaux et rivières limpides et bien oxygénés, cours d'eau entourés d'arbres et de buissons et situés en lisière forestière ou au niveau de clairières ;  espèce rare au Grand-Duché de Luxembourg; la plus grande population larvaire connue du pays existe à l'intérieur de la réserve naturelle dans la \"Lellgerbaach\".</p>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 62 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">3.6.5.3 MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Les amphibiens et reptiles Les inventaires et données disponibles concernant les amphibiens et reptiles au niveau de la réserve naturelle sont très peu nombreux. Selon une communication orale de Roland Proess, les amphibiens et reptiles suivants présentent un intérêt de protection particulier :</p>\n<p class=\"lf-p\">Alytes obstetricans (L'Alyte accoucheur)  grande variété d'habitats naturels et artificiels: carrières, étangs, mares, friches industrielles, préfère les endroits ensoleillés avec un substrat nu et la présence de pierres, vieux murs et/ou éboulis rocheux ;  espèce relativement rare au Grand-Duché de Luxembourg; présente à l'intérieur de la réserve naturelle au niveau de la localité de Lellingen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Coronella austriaca (Coronelle lisse)  espèce xérothermophile, biotopes secs, chauds et ensoleillés, caractérisés par une structure végétale hétèrogène sur une petite surface et la présence de rochers, pierres ou murs (p. ex: pelouses sèches, landes, carrières, voies ferrées, friches, ruines) ;  espèce rare au Grand-Duché de Luxembourg; présente à l'intérieur de la future réserve naturelle notamment aux environs de Lellingen.</p>\n<p class=\"lf-p\">3.6.5.4 L’avifaune Un inventaire réalisé en 1990 par Paler et Weiss fait état de 88 espèces d’oiseaux observées, toutes protégées, et dont 5 espèces font partie de l’annexe I de la directive « Oiseaux » :</p>\n<p class=\"lf-p\">Alcedo atthis Lanius collurio Lullula arborea Pernis apivorus Tetrastes bonasia Martin-Pêcheur d'Europe Pie-grièche écorcheur Alouette lulu Bondrée apivore Gélinotte des bois Annexe I Annexe I Annexe I Annexe I Annexe I La Centrale Ornithologique (COL : voir rapport complet en annexe 11.4), dans une communication de 2013 a signalé la présence des espèces d’oiseaux sensibles et protégées suivantes : « … im Untersuchungsgebiet sind einige störungsanfällige bzw. besonders zu schützende Vogelarten zu beachten « .</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Raubwürger, Lanius excubitor:</div>\n<p class=\"lf-p\">Eine Art der Roten Liste der Brutvögel Luxemburgs, für die ein Artenschutzprogramm im Rahmen des Nationalen Naturschutzplans erstellt wurde (Biver et al. 2009). Diese äußerst störungsanfällige Art (Fluchtdistanz 300m) ist auf offene Landschaften mit abwechslungsreich strukturiertem, landwirtschaftlich genutztem Gru ̈nland angewiesen. In Luxemburg ist der Raubwürger durch die zunehmende Verbauung (Landschaftsverbrauch), Fragmentierung des Lebensraums, und die steigende Störung an Brutplätzen durch Freizeitnutzung und andere Aktivitäten immer stärker gefährdet.</p>\n<p class=\"lf-p\">Die beiden wichtigsten Verbreitungs-Zentren dieser Art in Luxemburg befinden sich im Ösling und im Osten Luxemburgs. Auch wenn im direkten Untersuchungsgebiet keine Brutreviere nachgewiesen sind, werden jedoch regelmäßig Raubwürger beobachtet. Hierbei handelt es sich wahrscheinlich um umherziehende Jungvögel oder Wintergäste.</p>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 63 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Neuntöter Lanius collurio:</div>\n<p class=\"lf-p\">Eine Art des Anhangs I der Vogelschutzrichtlinie kommt in Weiden und Wiesen mit guten Heckenbeständen vor.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ähnlich wie der Raubwürger ist auch der Neuntöter auf störungsarme, reich strukturierte Offenlandschaften angewiesen, kommt aber auch in Bongerten vor, wenn auch genu ̈gend kleinere Heckenbestände vorhanden sind.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Arten des Anhangs 10 des neuen Naturschutzgesetzes (in Planung) :</div>\n<p class=\"lf-p\">Mit dem Inkrafttreten des neuen Naturschutzgesetzes werden diese Arten demnächst auch den Status von “planungsrelevanten Arten” erreichen, weswegen sie von der COL auch jetzt bereits in allen Stellungnahmen berücksichtigt werden.</p>\n<p class=\"lf-p\">Offenlandarten, wie z.Bsp Goldammern Emberiza citrinella und Dorngrasmücken Sylvia communis besiedeln bevorzugt Landschaften mit niedrigem Gestrüpp, sowie Hecken- und Baumreihen. Beide Arten sind auf der „Vorwarnliste“ der Roten Liste der Brutvögel Luxemburgs (Lorgé &amp; Biver 2010) und haben in den letzten Jahren – vor allem durch großfächige Lebensraumzerstörungen und die Intensivierung der Landwirtschaft - starke Bestandsrückgänge erlebt.</p>\n<p class=\"lf-p\">Der Kuckuck Cuculus canorus wird in der Roten Liste der Brutvögel Luxemburgs als „gefährdet“ geführt (Lorgé &amp; Biver 2012). Die Art bevorzugt halboffene, mit Hecken-, Feld- und Ufergehölzen bestandene Landschaften und buschbestandene Sumpfgebiete, kann allerdings auch vereinzelt in Wäldern vorkommen (Lorgé &amp; Melchior 2010). In Luxemburg kommt der Kuckuck in der Regel von Mitte April bis August vor, bevor er in seine Winterquartiere in Afrika zurückkehrt… »</p>\n<p class=\"lf-p\">La réserve naturelle est située intégralement au niveau d’une zone « Important Bird Area, IBA », « Région Kiischpelt ». Cette zone a été créée en vue de la protection des espèces cibles suivantes :        Gélinotte des bois, Bonasia bonasia Bondrée apivore, Pernis apivorus Autour des palombes, Accipiter gentilis Bécasse des bois, Scolopax rusticola Grand Corbeau, Corvus corax Mésange huppée, Parus cristatus Pouillot siffleur, Phylloscopus sibilatrix L’aménagement forestier de la forêt domaniale Kiischpelt mentionne en outre la présence de la cigogne noire : « …Ce grand échassier noir devenu très rare dans nos régions, peut de nouveau être observé dans certaines zones naturelles du Luxembourg, entre autre dans le domaine du Kiischpelt. Cette espèce emblématique est liée aux futaies feuillues naturelles et fonds de vallées humides… »</p>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 64 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">3.7.</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Valeurs paysagères c.f : Carte N°10 : Valeurs paysagères et récréatives La réserve naturelle présente une valeur paysagère exceptionnelle, confirmée entre autre par le grand nombre de randonneurs qui arpentent les divers sentiers parcourant la zone. La réserve naturelle fait partie de deux zones de protection dans le cadre du plan sectoriel paysage (2014) : - 350 ha (98% de la RN) situés en zone prioritaire « Landschaften als Kulturerbe » - 350 ha (98% de la RN) situés en zone d’importance particulière « Landschaften als Naturerbe »</p>\n<p class=\"lf-p\">La réserve naturelle, de par sa mosaïque d’habitats naturels très variés (voire aussi chapitre 3) présente un grand intérêt paysager particulier au sein des massifs forestiers de l’Oesling, dominés à 80% de peuplements résineux. Les fortes pentes ainsi que les expositions variées créent de nombreux angles et points de vues: - une mosaïque de peuplements forestiers où alternent des peuplements de résineux avec des taillis (dans lesquels fleurit au printemps la narcisse) et d’autres peuplements feuillus ; cette mosaïque forestière est entrecoupée par des milieux ouverts de prairies et landes notamment au niveau des plateaux Haller et Ierplecht ; magnifique vue depuis le village de Lellingen sur les landes sèches exposées plein Sud du Direbierg ; - la réserve naturel est bordée par les vallons des cours d’eau de la Pintsch et de la Lellgerbaach, qui présentent encore une méandrisation et un caractère proche de l’état naturel.</p>\n<p class=\"lf-p\">A noter aussi qu’au niveau de la réserve naturelle il n’y a que très peu d’éléments visuels perturbateurs (lignes électriques, constructions diverses, carrières...), ainsi qu’un caractère de zone de quiétude.</p>\n<p class=\"lf-p\">La réserve naturelle présente donc dans son ensemble une valeur paysagère très importante et la protection de cette entité paysagère est un objectif principal du présent document d’objectifs.</p>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 65 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 66 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">4.</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Dommages et menaces De par sa localisation géographique en milieu rural et son écart par rapport aux grandes zones d’habitation, la réserve naturelle présente peu de dommages et menaces quant à la pression anthropique (constructions, infrastructures, fragmentation paysagère, actions humaines dommageables…).</p>\n<p class=\"lf-p\">La zone est traversée par plusieurs axes de randonnée balisés qui présentent un afflux de visiteurs plus important lors de la saison de randonnée (avril-octobre). Les chemins de randonnée (ainsi que le balisage) sont régulièrement entretenus et l’état du réseau est très bon. Aujourd’hui, les dommages respectivement menaces en relation avec les chemins de randonnée sont assez faibles. Aucun risque, significatif, direct pour les habitats adjacents ou des espèces protégées n’a pu être identifié.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le maintien de la mosaïque d’habitats naturels (protégés) au sein de la réserve est un objectif prioritaire. Dans ce sens, plusieurs risques « de dégradation » de certains habitats cibles peuvent être soulignés (voir ci-dessous).</p>\n<p class=\"lf-p\">Au niveau des différents habitats naturels (protégés) de la réserve naturelle les pressions potentiellement dommageables suivantes sont à surveiller :</p>\n<p class=\"lf-p\">Pelouses sèches (dont la nardaie) et landes:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>envahissement ou recouvrement total par les essences ligneuses, le genêt, les herbes;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>dégradation de la nardaie par la recolonisation naturelle de ligneux, enherbement progressif et enrichissement dû à l’abandon des pratiques agropastorales ;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>mesures de gestion non appropriées (paturage par bovins, fertilisation…) ou abondonnées Forêts : - - - - danger d’enrésinement avec dégradation d’habitat: tendance globalement observable dans l’Oesling à la transformation des anciens taillis en plantations résineuses (notamment en douglasières) ; gestion inappropriée du taillis pour assurer la conservation à long terme de la Narcisse cueillette de la narcisse et de l’anémone pulsatille enlèvement des vieux bois et bois morts, not. ceux recouverts de lichens ; forte pression du gibier :</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>élimination sélective des essences feuillues disséminées ou rares</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>concurrence d’habitat pour gélinotte et chat sauvage ( ?) dégradations du sol et des habitats naturels par circulation surfacique avec engins d’exploitation sylvicole Milieux alluviaux et prairies:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>modification du régime et / ou de la qualité des cours d’eau ; - - e.a. : Incidences du dépotoir pour matières inertes en amont (Hosingen) à surveiller dégradation des habitats de la faune protégée / menacée et des milieux associés par gestion inadaptée ou non respectueuse ; intensification du traitement (engrais, retournement, réensemencement, …) et du mode d’exploitation (densité bétail) des prairies maigres.</div>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 67 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 68 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature 5.</p>\n<p class=\"lf-p\">Objectifs de gestion 5.1.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le zonage de la réserve naturelle c.f : Carte N°11 : Zonage pour le mémorial La réserve naturelle RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel » est constituée d’une (seule) zone intégrale de protection, sans zonage (sous-zones) subséquent.</p>\n<p class=\"lf-p\">La zone protégée ne fait pas l’objet d’une subdivision en sous-zones à statuts de protection différés, au vu des justifications suivantes :</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>au niveau des habitats et espèces naturels protégés présents dans la zone • • forte dispersion et mosaïquage très marqué des habitats naturels protégés très forte dispersion des espèces protégées sur l’ensemble de la zone  une délimitation en zone principale (habitats naturels protégés) et zone de développement ou zone tampon n’est donc ni possible ni nécessaire 2. au niveau des types de propriétaires • • • fort pourcentage (40%) de propriétés privées fort morcellement (&gt; 500 parcelles cadastrales) et dispersion des propriétés privées sur l’ensemble de la zone leur couverture partielle par des habitats et espèces protégés  une délimitation en zones A (propriétés publiques) et B (propriétés privées) est donc difficilement visualisable et non utile.</div>\n<p class=\"lf-p\">Au niveau global, un zonage subséquent ne se justifie et n’est utile ni au niveau des objectifs de gestion, ni au niveau des caractéristiques de propriétés.</p>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 69 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature 5.2.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les objectifs de gestion 5.2.1.</p>\n<p class=\"lf-p\">Objectifs généraux au niveau de la réserve naturelle c.f : Carte N°13 : GESTION / Objectifs et mesures Les objectifs généraux suivants sont valables au niveau de l’ensemble de la réserve naturelle :</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Préservation voire amélioration de l’état de conservation des habitats rares et protégés  La réserve naturelle englobe des habitats (e.a. prairies maigres de fauche, landes sèches à callune, nardaie, forêts alluviales, …) et des habitats d’espèces (e.a. taillis à narcisse…) rares et/ou protégés dans le cadre des lois nationales et européennes, et qu’il convient de préserver dans un bon état de conservation.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Préservation de l’état de conservation des espèces menacées et/ou protégés  La réserve naturelle englobe quelques 280 espèces menacées et/ou protégées dans le cadre des lois nationales et européennes, et qu’il convient de protéger et de préserver dans un bon état de conservation. Les espèces cibles sont entre autre le chat sauvage, la gélinotte des bois, les chauve-souris, diverses espèces d’oiseaux et d’insectes, diverses plantes.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Conservation de la mosaïque d’habitats et amélioration de leur interconnectivité  La réserve naturelle présente une mosaïque très développée d’habitats très variés (taillis de chêne, futaies feuillues, landes, pelouses sèches, milieux rocheux, forêts alluviales et mlieux humides, broussailles et lisières, …) très développée, garante de la présence d’un très grand nombre d’espèces protégées/menacées.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Amélioration et restauration des corridors écologiques (trames verte, bleu, arbres « bio, …)</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Application des principes d’une gestion forestière durable sur l’ensemble de la réserve naturelle  A l’instar de la partie inscrite en forêt soumise, domaine du Kiischpelt, l’ensemble des forêts inscrites au niveau de la réserve naturelle doivent faire l’objet d’une gestion forestière durable.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Maintien, voire augmentation, du pourcentage de peuplements feuillus en place.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>La transformation de peuplements feuillus (inclus. taillis) en peuplements résineux est proscrite* (forêt publique et privée). ( * : suivant Art. 13 de la Loi PN)</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>La transformation progressive des peuplements résineux en feuillus adaptés à la station, avec un maintien d’un maximum de 20% de résineux, est à viser au sein de la forêt soumise.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Maintien voire amélioration du caractère „naturel“ et paysager exceptionnel de la réserve naturelle  De par sa localisation géographique, loin des centres urbanistiques la réserve naturelle présente un caractère naturel et paysager exceptionnel et constitue une zone de quiétude de prédilection pour la faune sauvage, à préserver de toute menace ou source de dégradation.</div>\n<p class=\"lf-p\">Les objectifs et mesures de gestion s’appliquent obligatoirement à l’ensemble des terrains publics , tout en servant de « guideline » pour la gestion en forêt privée.</p>\n<p class=\"lf-p\">Globalement, la préservation en bon état de conservation des habitats et espèces protégés doit être garantie, tant sur les terrains publics que privés.</p>\n<p class=\"lf-p\">La gestion forestière durable est à réaliser également en forêts privées (suivant critères FSC / PEFC), de même que la transformation de feuillus (incl. taillis) en résineux y est également proscrite.</p>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 70 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">5.2.2.</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Objectifs spécifiques au niveau des habitats forestiers c.f : Carte N°13 : GESTION / Objectifs et mesures Les objectifs concernant la gestion globale des forêts au niveau de la réserve naturelle sont fixés comme suit : -&gt; En forêt publique Les objectifs généraux de gestion pour la partie en forêt publique sont basés sur les principes de la gestion durable, multifonctionnelle et proche de la nature, ainsi que sur les mesures de gestion sylvicole définies dans l’aménagement forestier de la forêt domaniale du Kiischpelt (2009), tout en tenant compte de certaines adaptations particulières (e.a. transformation progressive des résineux) réalisées dans le contexte de la réserve naturelle. -&gt; En forêt privée En forêt privée, la gestion suit les principes de la gestion forestière durable (voir : critères de certification FSC / PEFC).</p>\n<p class=\"lf-p\">Dispositions réglementaires (RGD) : Dans la réserve naturelle sont interdits :      la transformation de peuplements feuillus en peuplements résineux la plantation de résineux et d’essences allochtones (non indigenes) en forêts publiques toute coupe rase en forêt feuillue, y compris les taillis, sur des surfaces dépassant 0,25 ha toute coupe rase de peuplements de résineux dépassant 1 ha, celles dépassant 0,5 ha étant soumises à autorisation préalable du ministre la circulation surfacique avec des engins motorisés dans le context de l’exploitation forestière, à l’exception de la circulation des engins sylvicoles sur des layons de débardage distancés les uns des autres de 40 m au minimum Les objectifs spécifiques concernant la gestion des différents types d’habitats forestiers au niveau de la réserve naturelle sont fixés comme suit :</p>\n<p class=\"lf-p\">5.2.2.1 Taillis de chêne Les taillis de chêne sont situés à la fois sur des terrains publics et privés. -&gt; En forêt publique Dans le cadre du dossier de classement la réserve naturelle, les taillis ont été subdivisés en 4 grands groupes en fonction de la gestion qui leur est appliquée:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>application dans les taillis à narcisse d’une gestion dirigée en faveur de la préservation à long terme de la narcisse, par l’intermédiaire d’interventions sylvicoles ciblées ;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>« restauration et maintien de certains taillis par recépages traditionnels périodiques (habitats favorables à la gélinotte et au chat sauvage) ;</div>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 71 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>« conversion ou transformation de certains taillis en futaies feuillues mélangées (taillis les mieux conformés et/ou implantés dans les meilleurs classes de fertilité) ;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>application d’un mode de gestion conservatoire dans les chênaies xéroclines à campanules (Campanulo-Quercetum).</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>Taillis à Narcisse Au niveau des +/- 60 ha de taillis occupant le versant Sud du plateau du Baerel (en particulier les (parties des) parcelles 15, 17, 22 et 23 du domaine Kiischpelt) et abritant la population la plus importante de narcisses au Luxembourg, le maintien dans le sous-bois de la narcisse, plante protégée, est un objectif prioritaire de protection de la réserve.</div>\n<p class=\"lf-p\">Remarque :</p>\n<p class=\"lf-p\">Visant prioritairement des objectifs de protection (préservation de la population de narcisse, protection des sols en (très) forte pente), cette partie de la forêt domaniale a été placée en « hors-cadre », c-à-d. sans objectif de production de bois.</p>\n<p class=\"lf-p\">Même si depuis près de 50 ans ces parties n’ont pas fait l’objet d’une gestion sylvicole soutenue, leur évolution libre présenterait certains risques pour la préservation de la narcisse : fermeture du couvert (effet lumière), vieillissement excessif et risque « d’écroulement » massif des anciens taillis surâgés, pas de possibilités d’intervention sylvicole en cas de statut d’évolution libre, … . Un « classement » de ces massifs de taillis en réserve forestière intégrale (RFI), tel que envisagé dans l’étude nationale des sites potentiels de RFI, n’est donc pas indiqué.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ces taillis devront au contraire, afin d’assurer la pérennité de la narcisse, faire l’objet d’interventions écologiques et de protection ponctuelles et ciblées, si nécessaires accompagnées d’interventions sanitaires.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ces taillis à narcisse seront pour ces raisons soumis à une gestion sylvicole « dirigée » en faveur de la préservation à long terme de la narcisse. Suivant les observations et expériences de l’ANF, seule une gestion appropriée de l’apport en lumière, par des interventions sylvicoles ponctuelles adaptées, permettraient d’assurer la préservation de la narcisse, voire le cas échéant l’agrandissement de leur aire de répartition actuelle.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ces interventions « ponctuelles et adaptées » (continuation du régime de taillis sur de petites surfaces : potentiel de réponse des anciennes souches ? ; conversion ou transformation locale par petits parquets en futaies feuillues mélangées ?; potentiel de recolonisation à moyen et long terme du hêtre et influence du couvert de la hêtraie sur la narcisse ?; …) devront être précisées et éprouvées par des interventions ciblées et soumises à un monitoring permettant d’observer le potentiel (et les limites) de réponse de la narcisse à différents types de traitements sylvicoles ou d’évolution spontanée.</p>\n<p class=\"lf-p\">COLLING et al. préconisent la restauration du régime de taillis (périodicités 30-40 ans) qui serait à même de favoriser la reproduction sexuée de la narcisse, et par-là une amélioration de la diversité génétique des populations de narcisse ainsi qu’ une possible extension de leur aire de distribution.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les principales caractéristiques et exigences écologiques de la Narcisse, à prendre en considération afin de dégager les modes de gestion les plus favorables à la préservation de leur population du Fréng – op Baerel, sont résumées au chapitre 6.2 : Mesures spécifiques en faveur de la narcisse.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dispositions réglementaires (RGD) : Dans la réserve naturelle sont interdits :  … la réduction, la destruction ou la détérioration de … chênaies à Narcisse EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 72 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>Taillis « simples »</div>\n<p class=\"lf-p\">Quelques 54 ha de taillis sont de type « taillis simple », pour l’essentiel situés en forêt privée. Ils font l’objet à l’heure actuelle de différents types de gestion et sont utilisés notamment pour les besoins en bois de chauffage. La gestion future dépend des objectifs de gestion de chaque propriétaire.</p>\n<p class=\"lf-p\">L’application du mode de gestion traditionnel par recépages périodiques sur petits parquets, tel que prévu dans les parquets correspondants de la forêt publique*, et permettant de maintenir le régime du taillis sur ces superficies, pourrait contribuer à la création d’un réseau d’habitats favorables à la gélinotte ainsi qu’au chat sauvage. * : groupe de régénération : recépage périodique (30 ans) du taillis par bouquets ou par groupes d’au moins 0.5 ha répartis sur au moins 2 endroits Traitement en taillis simple par bandes, bouquets ou parquets2 Cette mesure a pour but de sauvegarder le mode de traitement du taillis comme méthode traditionnelle et de conserver un biotope favorable à la gélinotte. La durée de la rotation sera comprise dans une fourchette de 20 à 30 ans.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le traitement en taillis simple peut rester bien adapté dans le cas des stations trop médiocres pour autoriser le développement de futaies. Ce traitement sera favorable à la faune grâce à une plus grande hétérogénéité du milieu et à la multiplicité des lisières. De même il permet de promouvoir les conditions sur le plan cynégétique en offrant au gibier des surfaces plus importantes de « gagnages » et de « remises ». Mais le traitement doit se limiter à une petite partie du domaine parce qu’il présente également de multiples inconvénients dont les principales sont : - l’expérience montre que les souches vieillissent et s’épuisent au fil des rotations ; la minéralisation brutale de l’humus lors de ces coupes peut s’accompagner à la fois d’une perte d’éléments minéraux et d’une dégradation de la structure d’un sol fragile ; la récolte des produits ligneux jeunes, donc relativement riches en éléments minéraux, contribue à appauvrir le sol ; le traitement ne produit que du bois d’énergie à faible valeur unitaire et ne participe pas à la production du bois de qualité.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>Taillis « riches»</div>\n<p class=\"lf-p\">Quelques 22 ha de taillis sont en cours de conversion (par vieillissement) ou transformation (changement de l’essence principale) vers une futaie feuillue mélangée. Ces taillis, parmi les mieux conformés et implantés dans les meilleures classes de fertilité, permettant leur « diversification », font partie de la forêt domaniale du Kiischpelt.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ces taillis sélectionnés feront l’objet de mesures de gestion spécifiques et transitoires en vue de la diversification des essences feuillues et de leur évolution vers une futaie feuillue mélangée.</p>\n<p class=\"lf-p\">Traitement de conversion / transformation en futaie par parquets3 La conversion est le traitement qui fait évoluer les taillis de chêne vers le régime de la futaie par parquets en conservant le chêne comme essence principale. Ce traitement sera appliqué au sein des taillis les mieux 2 Plan d’aménagement de la forêt domaniale du Kiischpelt, 2009 3 Plan d’aménagement de la forêt domaniale du Kiischpelt (2009) EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 73 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature conformés et qui peuvent être convertis par la méthode de balivage ou dans lesquels la conversion entamée peut être poursuivie. Les éclaircies doivent intervenir dès l’âge de 40 à 50 ans.</p>\n<p class=\"lf-p\">En modifiant l’essence principale le traitement de transformation fait évoluer les taillis vieillis vers une structure de futaie régulière par parquets. Dans les taillis vieillis concernés on pratique une coupe d’abri plus ou moins sombre ou claire selon les conditions ambiantes et l’essence qui sera introduit en sous-étage. Après plantation ou ensemencement naturelle, les coupes secondaires et la coupe définitive enlèvent sur une période de 20 ans progressivement l’ancien peuplement au fur et à mesure de la demande en lumière des jeunes plants et de la réduction de l’abri qu’ils exigent. L’essence principale à introduire sera le plus souvent le hêtre, mais localement aussi l’érable ou même le tilleul et le frêne.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>Chênaies xéroclines à Campanules du Campanulo-Quercetum Finalement, il convient de noter la présence de quelques 3,5 ha (1%) de chênaies xéroclines à campanule du Campanulo-Quercetum. Ces formations xéroclines sont rares au Luxembourg et se cantonnent essentiellement au niveau des versants exposés Sud, dans des conditions thermophiles.</div>\n<p class=\"lf-p\">Ces chênaies xéroclines feront l’objet de mesures de gestion conservatoires en vue de la préservation de cette formation forestière rare et au potentiel biologique élevé. -&gt; En forêt privée En forêt privée, la gestion du taillis suit les principes de la gestion forestière durable (critères de certification FSC / PEFC). L’objectif global visant à maintenir, voire augmenter le pourcentage de peuplements feuillus en place est valable au niveau de toute la réserve naturelle.</p>\n<p class=\"lf-p\">Vu l’importance particulière des taillis (habitats d’espèces protégées), leur transformation en futaie résineuse est proscrite* au niveau de la zone protégée, aussi bien en forêt publique qu’en forêt privée. * : suivant Art. 13 de la Loi PN Dispositions réglementaires (RGD) : Dans la réserve naturelle sont interdits :  5.2.2.2 … la réduction, la destruction ou la détérioration de … chênaies xéroclines à Campanules Forêts feuillues Les objectifs à poursuivre au niveau des forêts feuillues sont les suivants : - maintien voire amélioration de l’état de conservation des hêtraies naturelles présentes; augmentation de la surface de hêtraies naturelles (e.a. par transformation de taillis et peuplements résineux en forêt soumise); favoriser et préférer la régénération naturelle par trouées ou pied par pied, par rapport aux coupes rases lesquelles ne pourront pas dépasser 25 ares; maintien voire augmentation du mélange d’essences dans les jeunes feuillus (notamment hêtre, chêne sessile et charme) ; maintien de vieux bois et arbres « biotopes » (arbres à cavité…) et augmentation du bois mort de gros diamètre sur pied et par terre.</p>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 74 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">5.2.2.3 MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Forêts alluviales Les objectifs à poursuivre au niveau des forêts alluviales sont les suivants : - - - 5.2.2.4 maintien voire amélioration de l’état de conservation des peuplements feuillus riverains autochtones (forêts alluviales avec saules, frênes, aulnes, ormes, chêne pédonculé…), le long des différents cours d’eau ; en stations de forêts alluviales potentielles : transformation progressive de peuplements résiduels de résineux non autochtones et non en station ; maintien voire création de micro-habitats en bordure de la Lellgerbaach (bras morts, zones inondables, îlots de bois mort…) ; conservation / restauration de corridors continus de forêts alluviales (p.ex. prélèvement des derniers peuplements d’épicéas en place) ; mesures de protection contre l’érosion des berges et coupes périodiques spécifiques afin d’améliorer l’habitat pour certaines espèces de libellules le long de certains tronçons de la Lellgerbaach ; maintien voire augmentation du degré de naturalité des milieux associés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les forêts résineuses Les objectifs à poursuivre au niveau des peuplements résineux sont les suivants : -&gt; En forêt publique     Transformation progressive des peuplements résineux en forêts feuillues mélangées adaptées à la station, avec un maintien d’un maximum de 20% de résineux; o L’exploitation se fera en accord avec l’âge respectivement le diamètre d’exploitabilité. o Transformation prioritaire des peuplements résineux non adaptés aux conditions stationnelles Sylviculture dynamique et soutenue (éclaircies précoces, régulières et fortes) dans les résineux, pour favoriser e.a la diversité des essences (e.a. par préservation d’essences feuillues « spontanées » dans les peuplements résineux) Dans la mesure du possible, limiter les coupes à blanc à moins de 40 ares d’un seul tenant Promouvoir le débardage par cheval dans les jeunes peuplements -&gt; En forêt privée En forêt privée, la gestion des résineux suit les principes de la gestion forestière durable (critères FSC / PEFC).</p>\n<p class=\"lf-p\">Possibilité de reconduire des parterres résineux actuels (habitats et refuges supplémentaires pour gélinotte et chat sauvage), tout en promouvant la transformation progressive et à terme des peuplements résineux non adaptés aux conditions stationnelles en peuplements feuillus mélangées d’essences autochtones.</p>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 75 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">5.2.3.</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Objectifs généraux au niveau des habitats des milieux ouverts c.f : Carte N°13 : GESTION / Objectifs et mesures 5.2.3.1 Landes (4030) et pelouses sèches (6230) Les landes et pelouses sèches regroupent les habitats suivants :</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Lande sèche à callune (4030)</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Formation herbeuse à Nardus sur substrats siliceux (6230)</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Habitat de l'espèce protégée Anémone pulsatille L’objectif principal au niveau des landes et pelouses sèches consiste à maintenir ou restaurer le milieu ouvert (c-à-d. éviter / repousser son envahissement), afin de garantir la préservation à L.T. des espèces cibles protégées.</div>\n<p class=\"lf-p\">La mise en œuvre concrète et pratique sur le terrain des mesures de gestion en fonction des espèces cibles sera détaillée dans le cadre d’un plan de gestion pluriannuel.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les objectifs généraux à poursuivre au niveau des landes et pelouses sèches sont les suivants : - maintien du mosaïquage (habitats élémentaires et milieux ouverts / ligneux « solitaires ») et amélioration globale de l’état de conservation (flore et faune) ; amélioration globale des conditions d’habitats de la faune protégée associée ; débroussaillages et/ou tonte de broussailles ou herbes envahissantes (ligneux: prunellier et en partie genêt + herbes envahissantes) ; enlèvement des résineux ; par endroits, décapage du sol: mesures locales de restauration des landes ; par endroits, dégagement de barrières ligneuses pour recréer des couloirs de liaison ; exportation systématique de toutes matières végétales éliminées ; monitorings pour suivre l’évolution globale et des plantes &amp; animaux protégés ; enlèvement des installations de chasse, minimisation des passages motorisés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Selon le « Leitfaden zur Bewirtschaftung der nach Artikel 17 des Naturschutzgesetzes geschützten Offenlandbiotope : Bewirtschaftungsempfehlungen sowie unerwünschte und genehmigungspflichtige Eingriffe (MDDI, ASTA, 2014), les mesures suivantes sont préconisées pour les landes sèches à callunes (4030):</p>\n<p class=\"lf-p\">Entbuschungs-Maßnahmen zur Verjüngung und Verminderung der Gehölzschicht (Zeitrahmen wie gesetzlich vorgeschrieben) -&gt; Mahd maximal zweimal innerhalb von 5 Jahren im Herbst oder Winter mit Entnahme des Mahdguts -&gt; Hütebeweidung mit Schafen oder Ziegen (Nachtgatter außerhalb des Biotops), in der Zeit vom 1. April - 31.</p>\n<p class=\"lf-p\">Oktober, mit einer 8-wöchigen Beweidungspause -&gt; Punktuelle und gezielte Mahd der Brombeere, des Adlerfarns, Reitgras und anderer Problemarten mit Entnahme des Mahdguts (1 Schnitt pro Jahr) -&gt; Abplaggen der Humusschicht auf maximal 1/3 der Fläche pro Jahr oder streifen-weise Schobbern alle 20 Jahre (oder mehr) Ne sont pas autorisées les mesures suivantes :</p>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 76 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature -&gt;Zufütterung bei Beweidung -&gt;Beweidung, ausgenommen Hütebeweidung mit Schafen und Ziegen -&gt;Aufrichten eines Nachtgatters bei Hütebeweidung -&gt;Jährliche Mahd, ausgenommen Problemarten 5.2.3.2 Prairies maigres de fauche (6510) Bon nombre de prairies maigres de fauche présentent actuellement un état de conservation assez dégradé.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les principaux objectifs à poursuivre pour la préservation, la protection et l’amélioration des prés maigres de fauche sont les suivants : - maintien des prés dans les vallées et vallons (interdiction de conversion en labours ;</p>\n<p class=\"lf-p\">Interdiction drainages…) ; poursuite d’un mode d’exploitation agricole adapté à la préservation et amélioration du caractère « maigre » et de leur biodiversité; préservation voire amélioration globale de leur état de conservation et diversité en espèces.</p>\n<p class=\"lf-p\">Selon le « Leitfaden zur Bewirtschaftung der nach Artikel 17 des Naturschutzgesetzes geschützten Offenlandbiotope Bewirtschaftungsempfehlungen sowie unerwünschte und genehmigungspflichtige Eingriffe (MDDI, ASTA, 2014), mesures suivantes sont préconisées pour les prairies maigres de fauche (6510):</p>\n<p class=\"lf-p\">BEWERTUNG « A » -&gt; Ein- bis zweischürige Mahd mit Entnahme des Mahdguts nach dem 15. Juni BEWERTUNG « B » -&gt; Alternativ: ein Schnitt nach dem 15. Juni gefolgt von einer Sommerbeweidung (15. Juni – 31. Oktober) mit maximal 2 GVE/ha -&gt; Flächen mit starker Hangneigung (&gt;35%):</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Beweidung in der Zeit vom 1. April - 31. Oktober, mit einer 8-wöchigen Beweidungspause</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>mit durchschnittlich maximal 2 GVE/ha möglich oder</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Beweidung &gt; 0.8 GVE/ha nach dem 1. Juni mit durchschnittlich maximal 2 GVE/ha möglich -&gt; Düngung mit Festmist von maximal 85 N-org/Jahr/ha, alle zwei Jahre (bzw. 40 N-org/Jahr/ha, jedes Jahr) Ne sont pas autorisées les actions suivantes : -&gt; Mahd vor dem 1. Juni -&gt; Düngung mit Gülle und Mineraldünger -&gt; Zuffütterung bei Beweidung -&gt; Winterbeweidung zwischen dem 1. November und 31. März - Mesures d’extensification par contrats biodiversité et mesures agri- environnementales : « …Programme zum Erhalt der Biodiversität:</div>\n<p class=\"lf-p\">Annexe III Cas de figure 1: 1-a-a1 et 1-b-b1;</p>\n<p class=\"lf-p\">Annexe III Cas de figure 2: 1; 3. 1a ; 3 : 1-d zus. neues Mahd- und Beweidungsprogramm mit entsprechender Düngung… »</p>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 77 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Dispositions réglementaires (RGD) : Dans la réserve naturelle sont interdits :  5.2.3.3 Le retournement, le réensemencement et le sursemis de prairies et pâtures permanentes Broussailles (Art.17) Il s’agit ici d’un terme « générique » qui inclut aussi bien :    de parterres issus de recolonisation / succession naturelle de friches forestières ou de coupes rases non replantées, d’embroussaillement d’anciennes landes ou autres surfaces pastorales, de haies buissonneuses et lisières.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pour l’ensemble de ces « broussailles », une évolution spontanée (+/- libre) est proposée (propriétés publiques), ce qui n’empêche pas que des mesures de gestion ponctuelles et dirigées peuvent y être opérées si elles s’avéraient utiles voire nécessaires à la préservation / restauration des habitats naturels et/ou de la faune et flore protégée et/ou menacée .</p>\n<p class=\"lf-p\">Il s’agit en particulier des parquets suivants de la forêt domaniale du Kiischpelt :</p>\n<p class=\"lf-p\">PC 12/pq 6 et 7 ; ; PC 13/pq 5 ; PC22/pq 3 et 4 PC25/pq 8 EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 78 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">5.2.4.</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Objectifs généraux en faveur de la préservation de la valeur paysagère Cet objectif est particulièrement marqué autour du village de Lellingen, le long des lisières ainsi qu’aux abords des voies de promenades touristiques. Il appelle des règles sylvicoles particulières4, souvent simples, dont on devra toujours vérifier la compatibilité avec les autres objectifs: - Favoriser le mélange des essences, pour enrichir la palette des couleurs. - Veiller à la mise en lumière du sol et chercher un équilibre des strates et des essences. - Etaler dans le temps le renouvellement des peuplements (limiter les coupes rases) et rechercher une structure plus irrégulière (p.ex. par bouquets) qui assure la permanence du paysage. - Respecter tous les arbres remarquables par leurs formes (pittoresques, ornementales) ou leurs dimensions. - Maintenir les résineux sains, en mélange avec la succession naturelle.</p>\n<p class=\"lf-p\">4 suivant le plan d’aménagement de la forêt domaniale Kiischpelt, 2009 EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 79 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">5.2.5.</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Objectifs au niveau des corridors / trames de liaison écologique c.f : Carte N°13 : GESTION / Objectifs et mesures La réserve naturelle présente un mosaïquage très intéressant de différents habitats avec un grand nombre d’espèces menacées/protégées liées. Afin de garantir la fonctionnalité spatiale et temporelle de ces habitats au sein de la réserve ainsi qu’avec les milieux environnants, les liaisons écologiques (trames) jouent un rôle primordial.</p>\n<p class=\"lf-p\">Au niveau de la zone protégée on peut distinguer plusieurs types de trames de liaison écologique :</p>\n<p class=\"lf-p\">Trame bleue Trame « taillis »</p>\n<p class=\"lf-p\">Trame « lisière » + Trame bois mort et arbres « bio »</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>4 îlots de vieillissement</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Bois mort, vieux arbres et arbres biologiques (min 4 arbres/ha) sur toute la RN Trame bleue :</div>\n<p class=\"lf-p\">La trame bleue est formée par les cours d’eau au niveau de la réserve naturelle. Cette trame est primordiale puisqu’elle présente un corridor majeur de déplacement pour un grand nombre d’espèces (poissons, amphibiens, oiseaux, chauve-souris…).</p>\n<p class=\"lf-p\">Les principaux objectifs à poursuivre au niveau de la trame bleue sont : - - maintien voire amélioration de l’état de conservation des peuplements feuillus autochtones (forêts alluviales avec saules, frênes, aulnes, ormes, chêne pédonculé…) le long des différents cours d’eau et augmentation du degré de naturalité des milieux associés conservation et amélioration du rôle de corridor continu des forêts alluviales (p.ex. prélèvement des derniers peuplements d’épicéas) en stations potentielles de forêts alluviales : transformation progressive de peuplements résiduels de résineux non autochtones et non en station ; maintien voire création de micro-habitats en bordure de la Lellgerbaach (bras morts, zones inondables, îlots de bois mort…) mesures de protection contre l’érosion des berges et coupes spécifiques afin d’améliorer l’habitat pour certaines espèces de libellules le long de certains tronçons de la Lellgerbaach EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 80 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Trame « lisière » :</p>\n<p class=\"lf-p\">La trame lisière est formée par les lisières forestières structurées et zones à broussailles. Ces zones sont particulièrement intéressantes comme zones de nourrissage de la gélinotte (fruits), corridors de déplacement du chat sauvage et des chauve-souris et comme habitats pour les oiseaux.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les principaux objectifs à poursuivre au niveau de la trame lisière sont : - préservation voire amélioration de l’état de conservation des zones de broussailles et semiouvertes dans les taillis exposés Sud ; maintien voire amélioration de l’état des lisières exposées Sud au niveau de la Lellgerbaach, et le long de la Pintsch création ou restauration de nouvelles lisières Trame « taillis » :</p>\n<p class=\"lf-p\">La trame « taillis » est formée par l’ensemble du « réseau » formé par les taillis de chêne au niveau de la zone protégée (40% de la RN !). Cette trame joue un rôle primordial pour la gélinotte des bois et le chat sauvage.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le maintien respectivement l’amélioration de la trame « taillis » est garantie par les différentes mesures de gestion concernant les taillis présentées au chapitre 5.2.2.1.</p>\n<p class=\"lf-p\">Trame bois mort et arbres « biologiques » :</p>\n<p class=\"lf-p\">Le bois mort et les arbres « biologiques » jouent un rôle important en tant que habitat pour de nombreuses espèces, comme les chauve-souris, les insectes ou encore les oiseaux. De nombreuses espèces de lichens et bryophytes sont aussi fortement dépendantes de bois mort. La trame « bois mort et arbres biologiques » devra à terme s’étendre sur l’ensemble des peuplements forestiers (publics) de la réserve naturelle.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les objectifs à poursuivre au niveau de la trame bois mort et arbres « biologiques » sont les suivants :  Mise en place globale d’une trame de bois morts et d’arbres « biologiques » couvrant l’ensemble de la zone de la réserve naturelle  visant à augmenter le nombre de bois mort, vieux bois et arbres « biologiques »;  surtout de gros diamètre ;  création et préservation d’Îlots de vieillissement;  maintien d’arbres solitaires morts, vieux et « biologiques » en quantité suffisante (4 /ha) entre ces îlots.</p>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 81 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Dans le cadre de l’aménagement forestier de la FD Kiischpelt et concernant la partie inscrite au niveau de la zone protégée, les actions suivantes sont prévues en forêt domaniale : - installation de 4 îlots de vieillissement (PC 16.3 ; 16.5 ; 32.2 et 33.5); voir carte de gestion. application des instructions du 13 décembre 2013 relatives à la mise en œuvre, en forêts soumises, du programme d’action en faveur du maintien et du développement de la biodiversité: dispositions concernant les arbres « Bio » et le bois mort voir ci-dessous.</p>\n<p class=\"lf-p\">Instructions (13 décembre 2013) concernant la mise en en œuvre du programme d’actions en faveur du maintien et du développement de la biodiversité en forêts soumises:</p>\n<p class=\"lf-p\">7.5.1.2. Arbres « bio »solitaires (« Habitabäume ») Un arbre « bio » comporte plusieurs des caractéristiques suivantes - arbre vivant (le bois mort n’est pas à compter dans la catégorie des arbres « bio ») ; arbre hébergeant une espèce rare (rapace, hulotte, cigogne noire, chiroptères, espèce de lichen, de mousse, d’insecte ou de champignon rare, …) ; arbre particulièrement âgé ou ayant un diamètre particulièrement important (diamètre &gt; 100cm) en comparaison avec les autres arbres du peuplement ; arbre à cavité (trou de pic, trou obtenu suite à des branches pourries,…) ; arbre comportant des dégâts de débardage ou d’abattage importants, de la pourriture du bois visible de l’extérieur, arbre atteint par la foudre ; arbre comportant des champignons ; arbre comportant un taux élevé de branches mortes, comportant des dégâts importants au tronc ou une cime cassée, arbre dont le volume du houppier est excessivement important ; arbre comportant une fourche malsaine ; arbre comportant une écorce partiellement décollée ou particulièrement rugueuse ;</p>\n<p class=\"lf-p\">Les arbres « bio » solitaires sont marqués par le gestionnaire de terrain à l’aide d’une plaquette blanche (env.</p>\n<p class=\"lf-p\">42x34 mm) portant l’inscription « BIOTOP » et un numéro courant, la plaquette est entourée au spray d’un triangle blanc, un angle du triangle pointant vers le haut. Les arbres « bio » sont désignés dans les peuplements suivants : - futaies feuillues (à l’exclusion des peuplements résineux et taillis) ; parquets d’une surface supérieure à 3 ha ; peuplements de densité supérieure à 0,6 ; peuplements dont l’essence principale est plus âgée que 80 ans.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les arbres « bio » ne seront en principe pas exploités, sauf pour des raisons sanitaires ou sylvicoles, dans des cas exceptionnels et bien motivés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le nombre moyen minimum d’arbres « bio » en général , qu’il s’agisse d’arbres « bio » situés dans des îlots de vieillissement, ou qu’il s’agisse d’arbres « bio » solitaires, est de 4 arbres/ha, cette moyenne se rapportant aux peuplements définis ci-dessus.</p>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 82 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature 7.5.1.4. Bois mort Le bois mort est en principe laissé en forêt. Comme il s’agit d’un bon indicateur biologique pour lequel il est utile d’avoir des données, il est inventorié dans le cadre des inventaires d’aménagement (voir instructions concernant les inventaires d’aménagement). Dans le cadre des aménagements forestiers, les résultats y relatifs sont analysés et un bilan est établi. Sur base de ce constat, des mesures des gestion sont proposées. Les peuplements pour lesquels un « déficit » en bois mort est constaté sont notamment identifiés et matérialisés sur la carte « gestion biodiversité » . La valeur –cible minimale pour le bois mort est en moyenne 4 arbres morts/ha, compté dans les peuplements définis dans les instructions concernant les inventaires d’aménagement.</p>\n<p class=\"lf-p\">Un monitoring, pour en documenter l’évolution et leur effet sur la biodiversité, peut être mis en place.</p>\n<p class=\"lf-p\">En forêt privée ces objectifs font également partie de la mise en œuvre d’une gestion forestière durable (critères FSC / PEFC). Certaines mesures peuvent faire l’objet de subsides (Règlement « biodiversité).</p>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 83 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">5.2.6.</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Objectifs thématiques généraux D’autres objectifs à poursuivre au niveau de la zone protégée et liés à certains thèmes plus généraux, sont les suivants : - Pas de développement supplémentaire de la voirie forestière ni du réseau de chemins de randonnée  Préservation du caractère « naturel » du paysage et de la zone de quiétude - Coupes de sécurisation le long des principaux chemins de randonnées. - Suivi de l’évolution de la pression du gibier par la mise en place et le monitoring d’un enclostémoin en forêt publique au niveau de la parcelle 25/11(« Weisergatter / Wildverbiss »).</p>\n<p class=\"lf-p\">L’installation ainsi que le monitoring des enclos-témoin pour le suivi de la pression exercée par le gibier sont réalisés selon les lignes directrices de l’Administration de la nature et des forêts. - Préservation des sites historiques et vestiges archéologiques (voir chapitre 2.7).</p>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 84 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">5.2.7.</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Tableau synoptique des objectifs et mesures de gestion Le tableau suivant fournit une synthèse globale des objectifs et mesures de gestion à poursuivre ainsi que les surfaces concernées (en ha et %) au niveau de la zone protégée, et subdivisés suivant les principaux types de milieux (forêts, milieux ouverts, milieux agricoles) : c.f : Carte N°13 : GESTION / Objectifs et mesures Tab. 5.1 : Tableau synoptique des objectifs et mesures de gestion Objectifs et mesures de gestion (Statut de protection, code) Surface (ha) % Gestion forestière durable des feuillus (futaies) (Art.17) 13,35 3,7 Conservation de la hêtraie naturelle (9130) Préservation de la chênaie xérocline à Campanules (Art.17) 1,41 3,68 0,4 1,0 Gestion dirigée des taillis à Narcisse (RGD 2010) Maintien du taillis par recépage (habitat gélinotte) (Art.17) 60,04 53,91 16,9 15,1 Conversion/transformation du taillis en futaie feuillue mélangée (Art.17) Restauration de la forêt alluviale et des milieux associés* (91E0*) 22,28 0,74 6,3 0,2 Transformation progressive en forêt alluviale Gestion forestière durable des résineux 5,17 1,5 105,63 29,7 266,21 74,8 Protection de la zone humide (BK11) 1,30 0,4 Evolution spontanée (libre) de la végétation (« broussailles ») (Art.17) Mesures spécifiques en faveur de l'Anémone pulsatille** (RGD 2010) 29,79 1,50 8,4 0,4 Préservation / restauration de la lande sèche à callune** (4030) Préservation / restauration de la nardaie * / ** (6230) 5,84 3,36 1,6 0,9 (en forêt soumise : transformation progressive (80%) en forêts feuillues) Sous-total : milieux forestiers Préservation de la végétation rocheuse (8230) 0,01 0,0 41,80 11,7 Gestion extensive de la prairie maigre de fauche** (6510) Gestion extensive de la prairie humide ** (BK10) 15,04 0,25 4,2 0,1 Maintien et gestion extensive des prés de fauche et pâtures Terres agricoles cultivées 30,27 1,84 8,5 0,5 47,40 13,3 0,70 0,2 356,11 100,0 Sous-total : milieux naturels ouverts Sous-total : milieux agricoles Zones artificialisées et/ou imperméables, Tannerie, … Total Réserve naturelle Autres mesures de gestion (sans indication de surface) Trame verte: Maintien, restauration et création de lisières Trame bois mort et arbres « bio »</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Installation d’ îlots de vieillissement (4 en forêt soumise)</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Conservation en forêt soumise d’arbres solitaires ( &gt; 4 / ha) de respectivement : bois morts, vieux arbres et arbres « biologiques »</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Parquets en « libre évolution » (forêt soumise) Enclos-témoin « gibier » (1 en forêt soumise) Programme de monitoring (habitats et espèces protégées) * Habitat prioritaire suivant la directive « Habitats » 92/43/CEE ** Habitat ou espèce prioritaire suivant le « Plan National Protection de la Nature »</div>\n<p class=\"lf-p\">RGD 2010 : RGD du 8 janvier 2010 concernant la protection intégrale de certaines espèces de la flore sauvage EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 85 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">5.3.</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Objectifs concernant les espèces Les objectifs et mesures de gestion préconisées pour les habitats (points 5.1 et 5.2) et plus particulièrement les mesures concernant: a. la diversification et la structuration des habitats forestiers, b. la préservation, voire restauration, et l’amélioration de l’état de conservation des habitats des milieux ouverts et de leur interconnectivité , c. la restauration et renaturation des cordons alluviaux, d. la constitution d’une trame « bois mort et arbres biologiques » sous forme d’un réseau dense sur l’entière surface de la réserve naturelle , avec maintien voire l’augmentation de bois mort, vieux bois et arbres « biologiques » à fort diamètre, e. l’amélioration de la trame lisières contribueront de façon globale et cumulative à l’amélioration des conditions d’habitat de la plupart des espèces protégées / menacées et à préserver au niveau de la réserve naturelle, et plus particulièrement des principales espèces cibles suivantes :</p>\n<p class=\"lf-p\">Oiseaux:</p>\n<p class=\"lf-p\">Alcedo atthis Lanius collurio Lullula arborea Pernis apivorus Tetrastes bonasia Martin-Pêcheur d'Europe Pie-grièche écorcheur Alouette lulu Bondrée apivore Gélinotte des bois Annexe I Annexe I Annexe I Annexe I Annexe I Amphibiens :</p>\n<p class=\"lf-p\">Alytes obstetricans Alyte accoucheur Annexe IV Reptiles :</p>\n<p class=\"lf-p\">Coronelle austriaca Coronelle lisse Annexe IV Mammifères :</p>\n<p class=\"lf-p\">Felis silvestris silvestris, Eptesicus serotinus Myotis daubentonii Myotis mystacinus/brandtii Nyctalus leisleri Nyctalus noctula Pipistrellus nathusii Pipistrellus pipistrellus Plecotus auritus Chat sauvage Sérotine commune Murin de Daubenton Vespertilion à moustache Noctule de Leisler Noctule commune Pipistrelle de Nathusius Pipistrelle commune Oreillard roux Annexe IV Annexe IV Annexe IV Annexe IV Annexe IV Annexe IV Annexe IV Annexe IV Annexe I Criquets :</p>\n<p class=\"lf-p\">Stenobothrus stigmaticus Omocestus haemorrhoidalis Myrmeleotettix maculatus Sténobothre nain Criquet rouge-queue Gomphocère tacheté EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 86 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">Libellules Cordulegaster boltonii MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Cordulégastre annelé Plantes :</p>\n<p class=\"lf-p\">Narcissus pseudonarcissus Pulsatilla vulgaris Ajuga genevensis Avenula pratensis Antherium liliago Filipendula vulgaris Nardus stricta Orobanche rapum-gensitae Serratula tinctoria Rorippa stylosa pyreneica Narcisse jaune, jonquille Anémone pulsatille Bugle de Genève Avoine des prés Phlangère à fleurs de Lys Spirée filipendule Nard Orobanche du genêt Serratule des teinturiers Rorippe des Pyrénées Bryophytes et Lichens Nombreuses espèces protégées / rares liées aux stations sèches ou au bois (mort) EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 87 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 88 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Mesures spécifiques d’aménagement et de gestion 6. (à détailler dans un plan de gestion pluriannuel, précisant les mises en œuvre concrètes et pratiques des mesures de gestion sur le terrain) 6.1.</p>\n<p class=\"lf-p\">Mesures spécifiques en faveur des habitats 6.1.1.</p>\n<p class=\"lf-p\">Gestion spécifique des pelouses et nardaies Mesures de gestion préconisées (Avis d’experts : Guy Colling, Rol Proess, Thomas Frankenberg)  Vordringliches Ziel ist es, die Magerrasen zu erhalten und diese in einen gegenüber heute besseren Erhaltungszustand zu überführen. Eine besonders hohe Relevanz hat neben dem Erhalt des Biotoptyps/der Lebensgemeinschaft als solcher die Sicherung des Fortbestands spezieller Artvorkommen. Zu den in Luxemburg besonders seltenen, im Gebiet noch vorkommenden Pflanzenarten gehört z.B. die Gewöhnliche Küchenschelle (Pulsatilla vulgaris), die Ginster-Sommerwurz (Orobanche rapum-genistae), die Wildform der Gelben Narzisse (Narcissus pseudonarcissus), das Borstgras (Nardus stricta) und der Dreizahn (Danthonia decumbens). Der seltene Flügelginster (Genistella sagittalis) hat derzeit keinen Rote Liste-Status.  Der derzeit großenteils relativ schlechte Erhaltungszustand der Magerrasen ist Folge langzeitiger Brache. Große Teilflächen sind sehr stark „vergrast“, andere Teilflächen sind bereits stark verbuscht. Als Vergrasung wird hier die Dominanz der Drahtschmiele ( Avenella bzw. Deschampsia flexuosa) verstanden, welche mit zunehmender Streuakkumulation und der Bildung dicker Rohhumusauflagen einhergeht.  Das Vorkommen der Magerrasen geht auf die über Jahrhunderte hinweg erfolgte Nutzung als Triftweide zurück. Auf den die Ortschaft(en) umgebenden Allmendeflächen, dem gemeinschaftlichen Weideland, erfolgte eine „ungeregelte“ Beweidung mit vor allem aus Schafen, Ziegen und Rindern bestehenden Herden. Die Flächen wurden in einzelnen Jahren ggf. überbeansprucht, in anderen Jahren blieben sie unberührt.  Heute ist als Pflegenutzung der Magerrasen eine kurzzeitige, von Jahr zu Jahr etwas abzuwandelnde Beweidung mit einer größeren Anzahl an Schafen (und einigen Ziegen) in Hüte(netz)haltung zu bevorzugen. Eine Nachtpferchnutzung auf dafür geeigneten Flächen (z.B. den Intensivgrünlandflächen in den Tälern) ist dabei als obligatorisch anzusehen. Hinzu kommt die ebenfalls notwendige Nachpflege durch Freischneidearbeiten, die auf die Beseitigung sich ausbreitender Gehölze (v.a. Schlehe, Weißdorn und Brombeere) ausgerichtet sein soll.  Gelingt es nicht, eine Wanderbeweidung mit Schafen (und Ziegen) zu etablieren, so kann die Mahd von Jahr zu Jahr wechselnder Teilflächen mit Freischneider und/oder Balkenmäher inklusive Abtransport des Mahdgutes und die Mahd der jeweils gleichen Teilfläche im Turnus von wenigstens 4 bis 5, besser 2 bis 3 Jahren als Ersatz dienen. Eine Mahd im Abstand von 2</p>\n<p class=\"lf-p\">bis 3 Jahren sollte zumindest auf den derzeit noch von der Küchenschelle ( Pulsatilla vulgaris) bewachsenen Flächen erfolgen. Ergänzend sollte auf kleinen Teilflächen (ggf. mehrere 1x1m große Flächen) die Rohhumusschicht verletzt oder sogar abgetragen werden. Der Einfluss dieser gezielten Störungen sollte durch ein Monitoring begleitet werden.</p>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 89 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature  Die derzeit auf einem Teil der naturschutzfachlich besonders wertvollen Plateaufläche Op Baerel stattfindende Rinderbeweidung muss zukünftig durch partielle Nachpflegearbeiten begleitet werden. Auf dieser Fläche lässt sich derzeit sehr anschaulich belegen, dass eine Extensivbeweidung mit Rindern nicht dazu geeignet ist, aufkommenden Schlehenaufwuchs einzudämmen.  Als einer zukünftigen Wanderbeweidung bzw. die diese ersetzende Mahd vorausgehende Maßnahme (Initialmaßnahme) sollte eine partielle Beseitigung spontan aufgekommener Gehölze erfolgen. Auch sollten alle angepflanzten, Querriegel zwischen den Silikatmagerrasen und Silikatfelsfluren bildenden Nadelhölzer entfernt werden. Diese Maßnahme soll der Schaffung von Verbindungen zwischen den einzelnen Teilflächen dienen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Aufgrund der Flachgründigkeit der Standorte und dem Vorkommen von Zielarten in unmittelbarer Nähe der Querriegel ist eine Neubesiedlung der derzeit von Gehölzen eingenommenen Flächen und damit die Entwicklung zu Magerrasen wahrscheinlich.  Insgesamt soll jedoch, nicht zuletzt aus faunistisch-ökologischen Gründen, ein vielseitiges Mosaik aus Offenlandbereichen und Gehölzinseln sowie einzeln stehenden Sträuchern und Laubbäumen erhalten bleiben. Einzelne Gehölze, insbesondere bereits höherwüchsige Eichen, einzelne Weißdorn-Sträucher sowie Besenginstersträucher sollen belassen werden.</p>\n<p class=\"lf-p\">Der Besenginster dient u.a. der zumindest auf dem Plateau zerstreut vorkommenden Braunwurz (Orobanche rapum-genistae) als Wirt, weshalb in den Offenlandbereichen zahlreiche ältere und jüngere Besenginster belassen werden sollen.  Essentiell für den Erhalt der Magerrasen ist nicht nur eine Mindestnutzung, sondern grundsätzlich auch der Verzicht auf Düngung, Nachsaat und die Zufütterung von Weidetieren.  Verboten werden sollen ferner das Anlegen von Anfütterungsstellen, Wildäckern und das Befahren der Flächen.  Der Einfluss aller Maßnahmen sollte durch ein vegetationskundliches Monitoring begleitet werden.</p>\n<p class=\"lf-p\">6.1.2.</p>\n<p class=\"lf-p\">Gestion spécifique des forêts alluviales Favoriser par des actions concrètes le maintien, voire la restauration, ainsi que l’amélioration globale de la biodiversité des cordons de forêts alluviales, avérées et potentielles: o o o o o o o entretien d’une mosaïque de zones d’ombre et de lumière favorables à la faune aquatique par le développement d’une végétation diversifiée ; préservation des milieux associés (sources, zones de suintements, mégaphorbiaies, roselières …) ; maintien d’une quantité significative d’arbres morts et d’arbres à cavités (au moins 25/ha , D&gt;35 cm), ainsi que de bois pourrissant au sol ; créer des zones de quiétude pour l’avifaune, particulièrement pendant la période de reproduction ; favoriser le vieillissement de la ripisylve pourrait être bénéfique à certaines espèces à fort intérêt conservatoire ; maintenir des branches au-dessus du cours d’eau qui sont utilisées comme perchoir pour les oiseaux piscivores; pratiquer les coupes et autres entretiens susceptibles de perturber l’avifaune en dehors de la période de reproduction qui s’étend de mars à août.</p>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 90 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature 6.2.</p>\n<p class=\"lf-p\">Mesures spécifiques en faveur de certaines espèces-cibles 6.2.1.</p>\n<p class=\"lf-p\">Gélinotte des bois et chat sauvage La protection de la gélinotte des bois et du chat sauvage sera réalisée par l'intermédiaire d'une gestion appropriée des forêts en vue de l’amélioration globale des habitats vitaux des 2 espècescibles. Les mesures préconisées respecteront les exigences écologiques et besoins vitaux des deux espèces et viseront le maintien ou l'amélioration de leurs habitats.</p>\n<p class=\"lf-p\">La poursuite de cet objectif se fera entre autre par une gestion adaptée des taillis présents. En effet, le recépage d’une partie de ces taillis de chêne ainsi que le maintien d’une certaine proportion des anciens taillis à couvert léger, respectivement leur conversion / transformation en forêts feuillues claires, permettra le développement d'une strate arbustive et herbacée homogène. Ces peuplements clairs à sous-bois dense, appréciés par les ongulés, ont permis à Felis silvestris et Bonasa bonasia de s'y maintenir et doivent pour ces raisons être partiellement conservés.</p>\n<p class=\"lf-p\">De même l’amélioration des trames « vertes » (lisières) et « bleues » ( cordons alluviaux ), avec une augmentation d’habitats et de corridors de liaison favorables, de même qu’une amélioration de l’offre en arbustes portant des fruits, apportera une nette amélioration des conditions de vie et de survie aux 2 espèces-cibles.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quant au chat sauvage, son exigence principale envers son habitat est la présence de grands massifs forestiers calmes et en un bloc. Ce chat sauvage préfère en outre les lisières forestières qui lui permettent de partir en chasse sur les parcelles agricoles avoisinantes. La mise en place et l’entretien des lisières diversifiées et structurées horizontalement ainsi que verticalement favorisent donc sa présence.</p>\n<p class=\"lf-p\">D’autres mesures à préconiser en vue de protéger le chat sauvage et la gélinotte des bois sont l’interdiction totale ou la réduction à un minimum de : - la circulation d’engins motorisés sauf pour les besoins de l’exploitation forestière ; l’exploitation forestière dans les peuplements feuillus et lisières pendant la période de reproduction de la faune (15 février – 15 septembre). l’abattage du chat haret (risque de confusion avec le chat sauvage) ; la circulation à pied et à vélo en-dehors des sentiers balisés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Remarque :</p>\n<p class=\"lf-p\">L’étude réalisée par Allan Johnston* et ses observations actuelles semblent montrer une tendance (récente) à la diminution des couples de gélinotte observées sur le territoire de la RN et de ses environs immédiats (région autour du Pënzebierg en général), alors que les conditions d’habitat naturel semblent a priori meilleurs qu’auparavant, mais que les « dérangements » pourraient en être une des raisons du déclin observé (gibier, raton laveur, cavaliers, pression récréative globale en défaveur de la zone de quiétude, … ?).</p>\n<p class=\"lf-p\">La dernière reproduction observée d’un couple de gélinottes dans la RN = 2009 par Richard Dahlem. * : Hazel Grouse Monitoring 2013 EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 91 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">6.2.2.</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Narcisse jaune (jonquille) Voir également : mesures spécifiques par type d’habitat détaillées au chapitre 5.2.2.1 : Taillis à narcisse Les principales caractéristiques et exigences écologiques de la Narcisse, à prendre en considération afin de dégager les modes de gestion les plus favorables à la préservation de leur population du Fréng – op Baerel, peuvent être résumées comme suit5:</p>\n<p class=\"lf-p\">Ecologie générale Groupe écologique : Plantes de montagne ou orophytes Type écologique : Géophyte Milieux Delarze &amp; al. 2008 : Chênaies à charmes du Carpinion Valeurs écologiques d’après Landott &amp; al., 2010 Facteurs du sol (valeurs 1-5):</p>\n<p class=\"lf-p\">Valeur d’humidité : moyennement humide (3) Valeur de réaction : légèrement acide à neutre (pH 4.5 – 7.5) (3) Valeur de substances nutritives : pauvre en nutriments (2) Facteurs du climat (valeurs 1-5) :</p>\n<p class=\"lf-p\">Valeur de lumière : lumineux (4) Valeur de température : étage montagnard (forêts de hêtres ) (3) - étage collinéen (forêts de feuillus mixtes de chênes) (4) Valeur de continentalité : subatlantique (forte humidité de l’air, faibles variations de température, hivers plutôt doux) (2) Milieux et Mode reproduction La Jonquille (Narcisse) pousse aussi bien dans les forêts claires (en particulier les chênaies) que les prairies modérément humides. La jonquille se reproduit de 2 manières différentes :</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>grâce à la pollinisation (reproduction sexuée)</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>par division du bulbe (reproduction asexuée) Ce second mode de reproduction est de loin le plus efficace : cette division donne un nouveau bulbe génétiquement identique au premier, il s’agit donc d’un « clone » du bulbe. C’est en raison de cette reproduction par division du bulbe que les Jonquilles forment des tapis de fleurs continus : il s’agit en fait d’un ensemble de « clones ». Cependant, afin d’assurer une plus grande diversité génétique (différentes populations), le mode de reproduction sexué devrait être favorisé par des traitements sylvicoles appropriés, notamment par la restauration des taillis par recépages périodiques (30-40 ans) (COLLING et al.). Ceci permettrait en outre d’agrandir à terme l’aire de distribution actuelle de la narcisse sur le site.</div>\n<p class=\"lf-p\">Menaces par cueillette La cueillette excessive met en péril les populations de jonquilles : le prélèvement des feuilles prive le bulbe de sa capacité d’accumuler de l’énergie dont il a besoin pour se diviser et donner ainsi de nouvelles jonquilles. Les cueilleurs peu précautionneux, arrachant les bulbes, mettent ainsi terme à la vie de Jonquilles peut-être vieilles de plusieurs dizaines d’années : une jonquille a une durée de vie de 180 ans en prairies et de 120 ans en forêts.</p>\n<p class=\"lf-p\">5 a) Centre National de données et d’informations sur la flore de Suisse / info flora ; de l’Avesnois ;</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>Parc Naturel Régional EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 92 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</div>\n<p class=\"lf-p\">6.2.3.</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Bryophytes Mesures de conservation pour les bryophytes (extraits de l’avis d’expert J. Werner, 2013):</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>En ce qui concerne les pointements rocheux naturels de schiste (emsien, notamment), il faudra veiller à ce qu’ils restent sans perturbation. Un rocher est spécialement vulnérable : Il s’agit de la Geesselay (à l’extrémité ouest du village), oû des populations de pulsatilles sont d’ailleurs toutes proches sur le sol maigre schisteux. Ces rochers naturels secs portent des cortèges de bryophytes quasiment climaciques, avec Grimmia laevigata et G. ovalis.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>Pour ce qui est de la bryoflore aquatique du Lellgerbaach, le problème éventuel seraient des nitrates ; or le ruisseau est alimenté par des zones boisées ; point à vérifier.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>La majorité des espèces les plus rares vivent sur les sols ouverts, notamment de la lande, en site semi-ombragé ou au soleil, sur terre schisteuse ou argileuse, fraîche à très sèche.</div>\n<p class=\"lf-p\">Il est très difficile de donner des consignes de conservation précises, étant donné :     que plusieurs d’entre elles n’ont été vues qu’une seule fois; qu’elles sont aussi en grande partie des espèces fugaces et saisonnières ; qu’elles sont de petite taille et passent facilement inaperçues ; on n’est pas sûr du tout de pouvoir les revoir aisément ; que plusieurs d’entre elles sont des espèces pionnières, qui disparaissent au profit d’autres communautés et qu’on ne retrouvera pas nécessairement, même trois ans après la dernière visite.</p>\n<p class=\"lf-p\">EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 93 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">6.3.</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Mesures spécifiques en faveur des activités récréatives Les recommandations suivantes6 garantissent une sylviculture respectueuse des fonctions dans les forêts de récréation : - conservation et promotion de la diversité de la structure et de la biodiversité aménagement des lisières forestières diversité dans le choix des essences et des mélanges (mélange feuillus- résineux) favoriser les essences peu représentées extension des périodes de révolution (favoriser les gros diamètres) augmentation du taux de bois mort en respectant les règles de sécurité limitation des interventions sylvicoles en forêts feuillues aux périodes peu fréquentées et hors périodes de reproduction des animaux mise en valeur d’arbres ou de groupes d’arbres remarquables (élagage individuel, coupes d’arbres avoisinants,…) effectuer des éclaircies fortes, et dès le jeune âge, pour obtenir des arbres vigoureux, bien enracinés, et donc stables le long des chemins, éliminer systématiquement les arbres penchés, instables, susceptibles de provoquer des risques pour les visiteurs de la forêt maintien de la voirie forestière et des infrastructures récréatives dans un état soigné Recommandations particulières en faveur d’un meilleur accueil ainsi que d’une canalisation et information adéquate des visiteurs, permettant en même temps de sensibiliser le public à la préservation de la quiétude et de la biodiversité exceptionnelle de la zone protégée:  améliorer le balivage des chemins dans la réserve naturelle  publier une carte avec une brochure d’information 6 Plan d’aménagement de la forêt domaniale Kiischpelt EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 94 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">7.</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Monitoring Proposition de programmes de monitoring « Habitats » à réaliser au niveau de la réserve naturelle: - - - Evolution des milieux ouverts protégés : o « Lande sèche à callune (4030) », « Formation herbeuse à Nardus sur substrats siliceux (6230) » et « Prairie maigre de fauche (6510) »</p>\n<p class=\"lf-p\">Evolution des taillis à narcisses o -&gt; déterminer les mesures sylvicoles adaptées pour assurer la préservation de la narcisse, améliorer la diversité génétique des populations et étendre à terme ses aires de distribution actuelles et potentielles Evolution des habitats de l’Anémone pulsatille o -&gt; déterminer les mesures adaptées pour assurer la préservation de l’anémone Evolution des forêts alluviales o -&gt; évolution vers un corridor continu d’un habitat prioritaire Ilots de vieux bois selon les directives de l’ANF o -&gt; suivi des vieux bois et espèces / biodiversité liées Enclos-témoin « pression gibier » selon les directives de l’ANF o -&gt; suivi de la régénération potentielle du chêne et d’autres essences feuillues disséminées, en-dehors de la pression du gibier Proposition de programmes de monitoring « Espèces » à réaliser au niveau de la réserve naturelle:</p>\n<p class=\"lf-p\">Flore : - narcisse (réaliser e.a. une cartographie de l’aire de distribution actuelle et potentielle en forêt soumise et privée) anémone pulsatille nard lichens et bryophytes liés au bois Faune : - gélinotte et chat sauvage chauve-souris reptiles/amphibiens libellules avifaune insectes EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 95 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 96 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature 8.</p>\n<p class=\"lf-p\">Listings des espèces protégées/menacées 8.1.</p>\n<p class=\"lf-p\">Liste des plantes protégées/menacées 8.1.1.</p>\n<p class=\"lf-p\">Flore 8.1.2.</p>\n<p class=\"lf-p\">Mousses et hépatiques 8.1.3.</p>\n<p class=\"lf-p\">Lichens 8.1.4.</p>\n<p class=\"lf-p\">Avifaune 8.1.5.</p>\n<p class=\"lf-p\">Mammifères 8.1.6.</p>\n<p class=\"lf-p\">Insectes 8.1.7 Amphibiens et reptiles EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 97 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 98 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">8.1.1.</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Flore EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 99 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 100 Dossier de classement RNRD 13 Freng / Baerel Listing espèces protégées/menacées Espèce Espèce Flore Statuts Nom français Statut Liste rouge Sources Protection LU Directives EU Habitat \"principal\"</p>\n<p class=\"lf-p\">Auteur (Année) / (Source) HF HMO HH 1 1 Agrostis canina Agrostide des chiens Near Threatened Georges Moes (2008, 2009) Agrostis vinealis Agrostide des sables Near Threatened Guy Colling (1990) / (2) 1 Aira caryophyllea Canche caryophyllée Vulnerable Guy Colling (1990) / (2) 1 1 Aira praecox Canche précoce Vulnerable Guy Colling (1990) / (2) 1 1 / (1) Charles Reckinger (1999) Richard Dahlem (2003) / (1) Georges Moes (2009) Richard Dahlem (2003) / (1) P. Kirsch (1999) Antoinette Welter (2002) / (1); (3) Ajuga genevensis Bugle de Genève Alchemilla vulgaris Alchémille à lobes aigus Extremely Rare Anthericum liliago Phalangère à fleurs de Lis Vulnerable Aquilegia vulgaris Ancolie vulgaire Near Threatened 1 P. Kirsch (1999) Arabis pauciflora Arabette pauciflore Extremely Rare 1 Richard Dahlem (2004) Avenula pratensis Avoine des prés 1 Guy Colling (1990) / (2) 1 Bidens cernua Bident penché Mikka Mootz (2008) 1 1 1 1 Endangered 1 1 Vulnerable / (1) 1 1 1 1 / (1) 1 1 / (1) Claudine Felten (2008) Richard Dahlem (2003) Georges Moes (2008) Mikka Richard Dahlem (2003, 2004, 2010) /</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(1)</span>Caltha palustris Populage des marais Campanula glomerata Campanule agglomérée Endangered 1 Campanula patula Campanule étalée Critically Endangered 1 Carex canescens Laiche blanchâtre Vulnerable Guy Colling (1990) / (2); (3) 1 1 Carex echinata Laiche en étoile Vulnerable Guy Colling (1990) / (2); (3) 1 1 Carex lepidocarpa Laîche écailleuse Vulnerable Richard Dahlem (2003) 1 1 Centaurea montana Centaurée des montagnes Near Threatened Richard Dahlem (2004) Georges Moes (2008) Mikka Mootz (2008) / (1) 1 Colchicum autumnale Colchique d’automne Vulnerable Richard Dahlem (2003, 2004) 1 Dactylorhiza maculata Orchis tacheté Endangered 1 Guy Colling (1990) / (2); (3) 1 1 Dactylorhiza majalis Orchis à larges feuilles Vulnerable 1 Guy Colling (1990) / (2); (3) 1 1 Danthonia decumbens Danthonie tridentée Vulnerable Daphne mezereum Bois gentil Near Threatened Near Threatened 1 Richard Dahlem (2003) 1 1 / (1) 1 / (1) Georges Moes (2008, 2009) / (1) / (1) 1 1 1 Guy Colling (1990) / (2) 1 1 Vulnerable 1 Claudine Felten (2008) Richard Dahlem (2003, 2010) Georges Moes (2008) 1 1 Digitalis grandiflora Digitale à grandes fleurs Vulnerable 1 Guy Colling (1990) / (2); (3) 1 Digitalis lutea Digitale jaune 1 Guy Colling (1990) / (2); (3) 1 Dianthus carthusianorum Œillet des chartreux Near Threatened Georges Moes (2009) Mikka Mootz (2008, 2009) / (1) 1 1 1 1 Epilobium palustre Epilobe des marais Vulnerable Eriophorum angustifolium Linaigrette à feuilles étroites Endangered 1 Guy Colling (1990) / (2) Euphrasia stricta Euphraise raide Endangered 1 Guy Colling (1990) / (3) Filipendula vulgaris Spirée filipendule Critically endangered 1 Guy Colling (1990) / (2) Gagea lutea Gagée jaune Vulnerable Hieracium lactucella Epervière petite-laitue Endangered Illecebrum verticillatum Illécèbre Critically Endangered Inula salicina Inule à feuille de saule Near Threatened 1 Guy Colling (1990) / (2); (3) 1 Georges Moes (2009) / (1) 1 1 1 Jan Schotel (1995) Guy Colling (1995) /</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(1)</span>1 1 1 Richard Dahlem (2004) 1 1 1 / (1) Iris pseudacorus Iris jaune Vulnerable 1 Georges Moes (2008, 2009) Richard Dahlem (2003) / (1); (3) Jasione montana Jasione Vulnerable 1 Georges Moes (2008) Juniperus communis Genévrier commun Endangered 1 Marc Owaller (2010) Koeleria macrantha Koelérie grêle Extremely Rare 1 Georges Moes (2008) Listera ovata Listère ovale 1 Guy Colling (1990) / (3) Menynathes trifoliata Trèfle d'eau 1 Guy Colling (1990) / (2); (3) Vulnerable 1 1/11 / (1) / (1) / (1) 1 1 1 1 HR Dossier de classement RNRD 13 Freng / Baerel Listing espèces protégées/menacées Espèce Flore Statuts Espèce Nom français Myosotis discolor Myosotis versicolore Sources Protection LU Statut Liste rouge Habitat \"principal\"</div>\n<p class=\"lf-p\">Auteur (Année) / (Source) 1 Richard Dahlem (2004) Vulnerable 1 Pascal Hemmer (2003) Richard Dahlem (2004) / (1); (3) Nard Endangered 1 Georges Moes (2008, 2009) Orchis mascula Orchis mâle Vulnerable 1 Richard Dahlem (2004) / (1); (3) Ornithopus perpusillus Pied-d'oiseau délicat Vulnerable Georges Moes (2008) / (1) Orobanche rapumgenistae Orobanche du genêt Endangered 1 Georges Moes (2008) / (1) Phleum phleoides Fléole de Boehmer Critically Endangered 1 Marc Owaller (2002) Endangered 1 Guy Colling (1990) / (3) Endangered 1 Guy Colling (1990) / (2); (3) Narcissus pseudonarcissus Jonquille Nardus stricta Plathantera bifolia Plathantera chlorantha Platanthère à deux feuilles Platanthère des montagnes Endangered Directives EU Potentilla rupestris Potentille des rochers Endangered Primula veris Primevère officinale Vulnerable Prunella laciniata Brunelle découpée Endangered Pulmonaria officinalis Pulmonaire officinale Vulnerable / (1) 1 Anémone pulsatille Endangered 1 Rorippe des Pyrénées Critically Endangered 1 Rosa pimpinellifolia Églantier pimprenelle Endangered Rosa villosa Rosier pomme Critically endangered Sanguisorba officinalis Sanguisorbe officinale Endangered Senecio helenitis Séneçon à feuilles spatulées Vulnerable Serratula tinctoria Serratule des teinturiers Critically endangered Seseli libanotis Libanotis Stellaria palustris HH 1 1 1 1 / (1) 1 1 1 1 1 1 Guy Colling (1990) / (2) 1 1 Georges Moes (2008) Tania Walisch (1999) Guy Colling (2005) Kim Engels S. Hermant (2002) Guy Colling (2002) Tania Walisch (2002) / (1) 1 1 1 1 Guy Colling (1990) / (2); (3) 1 1 Guy Colling (1990) / (2) 1 1 1 Richard Dahlem (2003) / (1) 1 1 Guy Colling (1990; 2013) / (2) 1 1 Guy Colling (1990) / (2) 1 Vulnerable 1 Guy Colling (1990) / (2) 1 Stellaire glauque Critically Endangered 1 Georges Moes (2009) / (1) 1 1 Succisa pratensis Succise des prés Vulnerable Claudine Felten (2008) / (1) 1 1 Tephroseris helenitis Séneçon à feuilles spatulées Endangered 1 1 Teucrium botrys Germandrée botryde Vulnerable Guy Colling (1990) / (2) 1 Trifiolium rubens Trèfle blanc Critically endangered Guy Colling (1990) / (2) 1 Trifolium ochroleucum Trèfle jaunâtre Vulnerable 1 Guy Colling (1990) / (2) 1 Valeriana dioica Valériane dioïque Endangered 1 Georges Moes (2008) Veronica scutellata Véronique à écus Endangered 1 Mikka Mootz (2008) Vincetoxicum hirundinaria Dompte-venin Vulnerable 1 Antoinette Welter (2002) 1 1 1 P. Kirsch (1999) / (1) 1 / (1) / (1) 1 / (1) Viola canina Violette des chiens Endangered 1 Georges Moes (2008, 2009) Mikka Mootz (2008) / (1) Viola palustris Violette des marais Endangered 1 Mikka Mootz (2008, 2009) Vulpia bromoides Vulpie queue d’écureuil Critically Endangered 1 Total Richard Dahlem (2003)</p>\n<p class=\"lf-p\">50 1 1 / (1) / (1) 1 1 1 16 HF: Habitat \"Forêt\"</p>\n<p class=\"lf-p\">HMO: Habitat \"Milieu ouvert\"</p>\n<p class=\"lf-p\">HH: Habitat \"Humide\"</p>\n<p class=\"lf-p\">HR: Habitat \"Roche, Falaise\"</p>\n<p class=\"lf-p\">Sources</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(1)</span>Extrait de base de données nationale LUXNAT-RECORDER du Musée National d’Histoire Naturelle (MNHN) du 02/11/2012</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(2)</span>Listes d’espèces de différents auteurs issues du document : Note descriptive de la zone protégée « Lellgerbaach »</div>\n<p class=\"lf-p\">Réserve forestière N°13 de la Déclaration d’Intention Générale du 24 avril 1981</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(3)</span>Listes d’espèces de différents auteurs issues du document Das Naturschutzgebiet « Lellgerbaach » ;</div>\n<p class=\"lf-p\">Ökologische Erfassung und naturschützerische Bewertung eines Landschaftsgebietes bei Lellingen, Arno Frising, Janvier 1990 2/11 HR 1 / (1); (3) Guy Colling (1990) / (2) Rorippa stylosa (pyreneica) HMO 1 Charles Reckinger (1999, 2003, 2005) Claudine Felten (2008) / (1); (3) Richard Dahlem (2003, 2004, 2010) /</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(1)</span>1 Pulsatilla vulgaris HF 55 29 3 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</div>\n<p class=\"lf-p\">8.1.2.</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Mousses et hépatiques EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 101 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 102 Dossier de classement RNRD 13 Freng / Baerel Listing espèces protégées/menacées Espèce Espèce Archidium alternifolium (Hedw.) Mitt.</p>\n<p class=\"lf-p\">Bryoerythrophyllum ferruginascens (Stirt.) Endangered / Endangered Riccia ciliifera Link. ex Lindenb.</p>\n<p class=\"lf-p\">Sanonia uncinata (Hedw.) Loeske Scapania compacta (A.</p>\n<p class=\"lf-p\">Roth) Dumort.</p>\n<p class=\"lf-p\">Schistidium confertum (Funck) Bruch &amp; Sources Protection LU Statut Liste rouge / Cephaloziella stellulifera / (Taylor ex Spruce) Diplophyllum / obtusifolium (Hook.) Ditrichum lineare (Sw.) / Lindb.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ditrichum pusillum / (Hedw.) Hampe Fossombronia pusilla / (L.) Nees Grimmia laevigata (Brid.) / Brid.</p>\n<p class=\"lf-p\">Grimmia ovalis (Hedw.) / Lindb.</p>\n<p class=\"lf-p\">Imbribryum alpinum / (Huds. ex With.) Philonotis caespitosa / Jur.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ptychomitrium / polyphyllum (Dicks. ex Riccia bifurca Hoffm.</p>\n<p class=\"lf-p\">Statuts Nom français Bryum tenuisetum Limpr. / Mousses Directives EU Habitat \"principal\"</p>\n<p class=\"lf-p\">HF HMO Vlaamse Werkgroep Bryologie (2011) /</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(4)</span>Vlaamse Werkgroep Bryologie (2011) /</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(4)</span>Vlaamse Werkgroep Bryologie (2011) /</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(4)</span>Vlaamse Werkgroep Bryologie (2011) /</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(4)</span>Vulnerable Vulnerable Auteur (Année) / (Source) 1 Near threatened HH HR 1 1 1 1 Jean Werner (1984) / (4) Critically Endangered 1 Vulnerable Near threatened Endangered 1 Vlaamse Werkgroep Bryologie (2011) /</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(4)</span>Vlaamse Werkgroep Bryologie (2011) /</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(4)</span>Vlaamse Werkgroep Bryologie (2011) /</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(4)</span>1 Near threatened 1 1 1 Jean Werner (1991) / (4) 1 Jean Werner (1994) / (4) 1 Vlaamse Werkgroep Bryologie; Jean Werner (2011) / (4) Vlaamse Werkgroep Bryologie (2011) /</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(4)</span>Vlaamse Werkgroep Bryologie (2011) /</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(4)</span>Vlaamse Werkgroep Bryologie (2011) /</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(4)</span>Vulnerable Vulnerable 1 1 Endangered 1 1 / Endangered 1 / Critically Endangered Jean Werner (2005) / (4) 1 / Near threatened Vlaamse Werkgroep Bryologie (2011) /</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(4)</span>1 / Near threatened Jean Werner (1993) / (4) / Endangered 1 1 Jean Werner (2006) / (4) Total 5 0 HF: Habitat \"Forêt\"</div>\n<p class=\"lf-p\">HMO: Habitat \"Milieu ouvert\"</p>\n<p class=\"lf-p\">HH: Habitat \"Humide\"</p>\n<p class=\"lf-p\">HR: Habitat \"Roche, Falaise\"</p>\n<p class=\"lf-p\">Sources</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(4)</span>Etude récapitulative sur la flore bryologique de la RNRF 13 (Lellingen-op Bärel, Pënzebierg), Jean Werner 31/10/2013 3/11 1 0 11 1 6 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</div>\n<p class=\"lf-p\">8.1.3.</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature Lichens EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 103 Dossier de classement RNRF 13 « Lellingen - Fréng / op Baerel »</p>\n<p class=\"lf-p\">MDDI &amp; ANF / Service de la Nature EFOR-ERSA ingénieurs-conseils L-2422 Luxembourg 104 Dossier de classement RNRD 13 Freng / Baerel Listing espèces protégées/menacées Espèce Espèce Caloplaca cerinella</p></div>", "next": 239946}