{"html": "<div class=\"lf-doc\"><p class=\"lf-p\">personnel affecté au service d'un établissement pénitentiaire quelles que soient leurs fonctions occupées au sein de l'établissement. II en va de même de l'article 26 de la loi du 28 mai 2009 portant création et organisation du centre de rétention.</p>\n<p class=\"lf-p\">Faire abstraction de cette prime de risque à l'égard des membres du personnel affectés à l'unité de sécurité du centre aura pour effet de rendre l'unité de sécurité moins attrayante par rapport à la rémunération d'un agent employé au sein de l'établissement pénitentiaire ou de celle d'un agent employé au sein du centre de rétention. Par ailleurs cette situation aboutirait à une inégalité de traitement qui serait dépourvue de justification objective et qui pour le surplus 41 se trouverait en flagrante opposition par rapport à l'intérêt pour l'administration publique de recruter du personnel qualifié et motivé pour encadrer les jeunes dans l'unité de sécurité du centre.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'objectif de cette disposition est de faire bénéficier les membres du personnel affectés à l'unité de sécurité du centre socio-éducatif de l'Etat exactement des mêmes avantages, indemnités et accessoires à la rémunération que tel est le cas pour les membres du personnel des établissements pénitentiaires ou du centre de rétention.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ad 18° La disposition transitoire du point 18° de l'article ler de la loi a pour objet de régler la situation de l'actuel directeur adjoint du centre qui a été recruté à partir de la carrière moyenne de l'Etat et dont le mandat expire en novembre 2018 et qui a pour objet de sauvegarder les droits acquis jusqu'à expiration du mandat et d'utiliser les possibilités de la loi du 25 mars 2015 fixant les conditions et modalités de l'accès du fonctionnaire à un groupe de traitement supérieur au sien et de l'employé de l'Etat à un groupe d'indemnité supérieur au sien.</p>\n<p class=\"lf-p\">Art.II. Cette disposition reprend celle de l'article III du projet de loi initial. L'article 4 de la loi du 29 juin 2005 fixant les cadres du personnel des établissements d'enseignement secondaire et secondaire technique détermine des exceptions légales aux conditions d'admission, de stage et de nomination applicables aux cadres du personnel des établissements d'enseignement secondaire et secondaire technique. La disposition sous examen a pour objet de permettre à l'éducateur —instructeur du centre socio-éducatif de l'Etat ayant travaillé pendant au moins dix ans auprès de cette administration de faciliter sa reconversion dans le domaine de l'enseignement secondaire ou secondaire technique.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cette mesure permettra tout d'abord de faciliter la reconversion d'un éducateur instructeur qui a encadré pendant au moins dix ans des pensionnaires du centre socio-éducatif de l'Etat soit une population cible difficile à gérer et auquel il faudra offrir des facilités de reconversion dans d'autres domaines de l'enseignement. De même ces agents ont acquis une expérience non négligeable dont ils peuvent faire profiter les élèves de l'enseignement secondaire ou secondaire technique.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cette dérogation par rapport aux conditions d'admission, de stage et de nomination applicables aux cadres du personnel des établissements d'enseignement secondaire et secondaire technique est partant justifiée et adéquate par rapport à son but. Par ailleurs la dérogation est proportionnelle par rapport aux autres dérogations similaires accordées à d'autres enseignants dans le cadre de l'article 4 de ladite loi pouvant faire valoir à côté de leur diplôme une pratique professionnelle de quelques années dans leur profession.</p>\n<p class=\"lf-p\">Partant les auteurs du projet de loi demandent au Conseil d'Etat de bien vouloir lever son opposition formelle quant à cette disposition légale.</p>\n<p class=\"lf-p\">A toutes fins utiles, il convient de noter que les éducateurs instructeurs dont il est question ici relèvent désormais du sous-groupe éducatif et psycho-social du groupe de traitement B1 régie 42 par la disposition transitoire de l'article 43 de la loi du 25 mars 2015 fixant le régime des traitements et les conditions et modalités d'avancement des fonctionnaires d'Etat.</p>\n<p class=\"lf-p\">Art.III. L'objectif de cette disposition est de rendre la fonction de l'agent pénitentiaire auprès du centre aussi attractive que celle de l'agent pénitentiaire auprès les établissements pénitentiaires et de permettre aux fonctionnaires exerçant les deux fonctions de bénéficier d'un régime d'embauchage et de permettre la réalisation d'un changement d'administration dans des conditions identiques. En effet l'article 25 de la loi modifiée du 23 juillet 1952 concernant l'organisation militaire dispose que les volontaires quittant l'armée après une période de service d'au moins trois ans peuvent bénéficier d'un droit de priorité pour les emplois de la carrière inférieure notamment du centre socio-éducatif de l'Etat. Y sont visés les agents de la carrière des sous-officiers et des gardiennes du centre socio-éducatif de l'Etat qui seront employées au sein de l'unité de sécurité. Comme le recrutement dans ces carrières est difficile, il convient au moins de garder une attractivité équipollente au niveau des conditions d'embauchage du gardien du centre à celle relative aux gardiens des établissements pénitentiaires.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les auteurs du projet de loi proposent de modifier l'emplacement de l'ajout « Centre socioéducatif de l'Etat dans l'énumération figurant au point b) du point 1) de l'article 25 de la loi modifiée du 23 juillet 1952 concernant l'organisation militaire.</p>\n<p class=\"lf-p\">Art.IV. L'objectif de cette disposition est de garantir que le personnel affecté à l'unité de sécurité du centre socio-éducatif de l'Etat bénéficie au même titre de la prise en charge par l'Etat des cotisations sociales à supporter par les assurés que tel est le cas pour les personnel des établissements pénitentiaires et du personnel du Centre de rétention. Cette extension dudit avantage aux membres du personnel de l'unité de sécurité est justifiée par le fait qu'ils accomplissent des missions similaires à celles incombant au personnel des établissements pénitentiaires ou aux membres du personnel du centre de rétention. Le défaut d'étendre le bénéfice de cet avantage au personnel de l'unité de sécurité aurait pour effet de les désavantager par rapport à des membres de personnel des établissements pénitentiaires et de diminuer l'attrait du personnel d'être affecté à l'unité de sécurité du centre socio-éducatif de l'Etat.</p>\n<p class=\"lf-p\">Art.V. II importe de veiller à ce que la loi et les règlements d'exécution entrent en vigueur en même temps, afin de rendre opérationnelle l'unité de sécurité.</p>\n<p class=\"lf-p\">43 44 III.Annexes 1.Tableau comparatif visualisant les changements opérés au niveau du projet de loi n°6593 Projet de loi n°6593 amendé Projet de loi n°6593 Projet de loi n°6593 portant modification Projet de loi n°6593 portant modification 1. de la loi du 16 juin 2004 porta nt réorganisation du centre socio-éducatif de l'Etat;</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>de la loi du 16 juin 2004 porta nt réorganisation du centre socio-éducatif de l'Etat;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>de la loi modifiée du 22 juin 1963 fixant le régi me des des traitements fonctionnaires de l'Etat;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>de la loi modifiée du 29 juin 2005 fixant les cadres du personnel des établissements d'enseignement secondaire et secondaire technique;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>de la loi modifiée du 29 juin 2005 fixant les cadres du personnel établissements des d'enseignement et secondaire secondaire technique;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>de la loi modifiée du 23 juillet 1952 concernant l'organisation militaire ;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">4.</span>de l'article 32 du Livre ler du code de la sécurité sociale 4. de la loi modifiée du 23 juillet 1952 concernant l'organisation militaire La loi du 16 juin 2004 portant réorganisation du centre socio-éducatif de l'Etat est modifiée comme suit:</div>\n<p class=\"lf-p\">Art. I.</p>\n<p class=\"lf-p\">1° Les deux premiers tirets de l'article 3 de la loi du 16 juin 2004 portant réorganisation du centre socio-éducatif de l'Etat, ci-après appelée loi, sont modifiés comme suit:</p>\n<p class=\"lf-p\">Art.ler. La loi modifiée du 16 juin 2004 portant réorganisation du centre socioéducatif de l'Etat, ci-après appelée « loi », est modifiée comme suit :</p>\n<p class=\"lf-p\">1° Les deux premiers tirets de l'article 3 de la loi sont modifiés comme suit: «- les internats socio-éducatifs» „— les internats socio-éducatifsu 45 Le deuxième tiret de l'article 3 de ladite loi est modifié comme suit: „des unités de sécurité\"</p>\n<p class=\"lf-p\">2° L'article 3 de la loi est complété par un alinéa 9 libellé comme suit: „Les modalités pratiques relatives au fonctionnement, à l'organisation, à la gestion administrative et financière, à l'ordre intérieur, aux régimes d'accucil, de détention et de disciplinc dcs mineurs au sein des unités du centre sont établis par voie de règlement grand-ducal.\"</p>\n<p class=\"lf-p\">3° L'alinea 3 de l'articic 7 est complete par une phrase libellée comme suit: , , - t ,, d'absence, le directeur du centre est remplace par lc directcur adjoint ou par un responsable d'unite par lui designé appelé „delegue\", cxcrçant les même5 attributions que le directeur.\"</p>\n<p class=\"lf-p\">Le deuxième tiret de l'article 3 de ladite loi est modifié comme suit: « des unités de sécurité»</p>\n<p class=\"lf-p\">2° L'article 3 de la loi est complété par un alinéa 9 libellé comme suit: „Les modalités pratiques relatives au fonctionnement, à l'organisation, à la gestion administrative et financière, aux régimes d'accueil, et d'hébergement des pensionnaires au sein des unités du centre sont établies par voie de règlement grandducal.\"</p>\n<p class=\"lf-p\">3° Au quatrième alinéa de l'article 3 de la loi les termes « Les logements externes encadrés » sont remplacés par les termes « Les logements socio-éducatifs ».</p>\n<p class=\"lf-p\">4° L'article 3 de la loi est complété par des paragraphes 2 et 3 nouveaux libellés comme suit : « (2) Le directeur du centre et les membres des unités en charge de l'encadrement socioéducatif et psycho-social du pensionnaire établissent un projet individualisé qui précise la prise en charge du pensionnaire pendant et après son séjour au centre en vue de sa préparation à la sortie du centre et qui définit les objectifs de sa réintégration sociale. A cette fin le projet individualisé tient 46 compte de l'intervention socio-éducative et psychosociale dont le pensionnaire a fait l'objet avant son placement au centre, de la situation familiale du pensionnaire, de sa personnalité et de ses besoins. Le projet individualisé est établi dans l'intérêt du pensionnaire et avec l'accord des autorités judiciaires. II mentionne l'unité du centre et l'équipe en charge de son encadrement.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'équipe associe le pensionnaire à l'élaboration du projet individualisé. Le projet individualisé est communiqué à ses parents ou à son tuteur.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(3)</span>Le pensionnaire est tenu de respecter les règles applicables aux unités du centre, d'obéir aux membres du personnel en tout ce qu'ils leurs prescrivent pour l'exécution des règlements et le maintien de l'ordre à l'intérieur du centre et de coopérer avec l'équipe en charge de son encadrement afin de réaliser le projet individualisé. Dans le cadre de la mise en oeuvre dudit projet et plus généralement du travail avec le pensionnaire dans les unités du centre, le personnel du centre peut en cas de besoin recourir aux mesures d'éducation suivantes :</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>encourager les pensionnaires à participer à un éventail d'activités et d'interventions significatives suivant le projet individualisé, 2. encourager les pensionnaires à participer à des activités du groupe, 3. participation ou réintégration dans l'activité, 4. participation ou réintégration dans le groupe, 5. attribution d'un avantage, 6. mesure de réparation, 47 7. médiation assurée par le service psycho-social ou un médiateur 8. avertissement, 9. admonestation, 10. réprimande orale, 11. réprimande écrite, 12. privation d'un avantage, 13. mise à l'écart temporaire de l'activité ou du groupe.</div>\n<p class=\"lf-p\">Les mesures d'éducation ne sont pas susceptibles d'un recours. »</p>\n<p class=\"lf-p\">Le libellé actuel de l'article 3 de la loi devient le nouveau paragraphe 1 de l'article 3 de la loi.</p>\n<p class=\"lf-p\">5° Au ler alinéa de l'article 5 de la loi les « ministre termes ayant dans ses attributions la Famille » sont remplacés par les termes « ministre ayant dans ses attributions l'Enfance et la Jeunesse ».</p>\n<p class=\"lf-p\">Les tirets 4 à 7 du deuxième alinéa de l'article 5 de la loi sont supprimés et le troisième tiret du deuxième alinéa de l'article 5 de la loi est remplacé par le libellé suivant : « - donne son avis sur le projet pédagogique du centre. »</p>\n<p class=\"lf-p\">6° Au premier alinéa de l'article 4 de la loi les termes « ministre ayant dans ses attributions la Famille, appelé dans la présente loi « ministère de la Famille » sont remplacés par les termes « ministre ayant l'Enfance et la Jeunesse dans ses attributions ». Au premier alinéa de l'article 5 de la loi les termes « ministre ayant dans ses attributions la Famille » sont remplacés par les termes « ministre ayant l'Enfance et la Jeunesse dans ses attributions ». Au troisième alinéa de 48 l'article 6 de la loi les termes « ministre de la Famille » et « ministère de la Famille » sont remplacés par les termes « ministre ayant l'Enfance et la Jeunesse dans ses attributions». Aux articles 6, 10, 12 et 20 de la loi les termes « chargé de direction » sont remplacés par le mot « directeur ».</p>\n<p class=\"lf-p\">7° L'article 7 de la loi est remplacé par le libellé suivant : « Art. 7. (1) Sous l'autorité du ministre ayant l'Enfance dans ses attributions, ciaprès désigné le ministre, le directeur du Centre est responsable de la gestion de l'administration. II est le chef hiérarchique du Centre. directeur est Le assisté dans l'accomplissement de sa mission par un directeur adjoint, et par des responsables d'unité. Le directeur adjoint remplace le directeur en cas d'absence de celui-ci.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pour pouvoir être nommé directeur ou directeur adjoint, le candidat doit remplir les conditions pour l'accès au groupe de A1 de la traitement rubrique «Administration générale» de la loi du 25 mars 2015 fixant le régime des traitements et les conditions et modalités d'avancement des fonctionnaires de l'Etat et avoir l'expérience adéquate pour l'exercice de la fonction.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les responsables d'unité assument sous l'autorité du directeur la gestion des unités mentionnées à l'article 3. Ils sont désignés par le directeur pour des termes renouvelables de deux ans parmi les fonctionnaires et employés du centre. En cas d'absence du directeur et du directeur 49 adjoint, un des responsables d'unité, désigné à ces fins par le directeur, remplace ce dernier.</p>\n<p class=\"lf-p\">4° L'artic4e 7 de la loi est complété par les alinéas 6 à 9 qui sont libellés comme suit: „Les conditions de recrutement, de formation, de nomination et d'avancement des fonctionnaires du centre sont fixées par règlement grand ducal.</p>\n<p class=\"lf-p\">Un plan de gestion des crises visant les .sites du Centre est arrêté conjointement entre lc ministre ayant la Famille dans ses</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(2)</span>Un plan de gestion des crises est établi pour chaque site du centre. Ce plan est arrêté par le ministre ayant l'Enfance et la Jeunesse dans ses attributions. attributions, le ministre ayant la Justice dans ses attributions, le ministre ayant la police grand ducale dans ses attributions, le ministre ayant les services de secours dans ses attributions et le ministère public représenté par le procureur général d'Etat.</div>\n<p class=\"lf-p\">La sécurité intérieure du centre incombe aux agents du centre. La police grand-ducale Le directeur du Centre cst responsable de la sécurité à l'intérieur du centre dont assure la sécurité extérieure du centre et les transferts des pensionnaires placés dans les périmètres sont déterminés par le l'unité de sécurité. Par ailleurs la police plan de gestion de crise. La police grand ducale cst responsable de la sécurité grand-ducale assure la garde du extérieure du centre et elle assure les pensionnaire en cas d'hospitalisation, lorsqu'une telle garde est indiquée en raison transferts des pensionnaires placés dans de la dangerosité du pensionnaire ou du l'unité de sécurité. La police grand ducale danger de fuite existant dans le chef du assure également la garde du pensionnaire. pensionnaire en cas d'hospitalisation, lorsqu'une telle garde est indiquée en raison de la dangerosité du pensionnaire ou du danger de fuite existant dans le Lorsque la gravité ou l'ampleur d'un incident chef du pensionnairc. survenu ou redouté à l'intérieur du centre Lorsque la gravité ou l'ampleur d'une ou à son entrée ne permet pas d'assurer le 50 .situation à l'intérieur d'un des périmètres du centre ne permet pas d'assurer le rétablissement ou le maintien de l'ordre et de la sécurité à l'intéricur du centrc par les moyens propres et à l'aide du personnel proprc du ccntrc, lc dirccteur du centre ou son délégué fait appel à la police grand ducale auquel cas la dircction des opérations dc gestion de crise est confiée à la police grand ducale et informe lc procureur général d'Etat de cette demande d'intervention.\"</p>\n<p class=\"lf-p\">5° Dans l'article 9 de la loi, l'alinéa suivant est inséré entre les alin6as 3 et 4: rétablissement ou le maintien de l'ordre et de la sécurité par les seuls moyens des agents du centre, le directeur ou celui qui le remplace est tenu de requérir l'assistance de la Police grand-ducale dans les conditions du Titre V de la loi modifiée du 31 mai 1999 sur la Police et l'Inspection générale de la Police. »</p>\n<p class=\"lf-p\">8° L'article 9 de la loi est remplacé par le libellé suivant : „En cas d'application des mcsures disciplinaircs il cst tenu comptc de l'état de santé, de la vulnérabilité, du degré de maturité du pensionnaire et de son contexte socio-psychologique individuel.\" « Art. 9.(1) Le régime de discipline comprend l'isolement temporaire en chambre d'isolement pendant une durée ne pouvant pas dépasser soixante-douze heures.</p>\n<p class=\"lf-p\">6° L'article 9 de la loi cst complété par un Le directeur ou son délégué décide de alin 'a 7 nouveau libellé cemme suit: l'application de la mesure disciplinaire à „Un règlcmcnt grand ducal précisc le l'encontre du pensionnaire. II peut y mettre disciplinairc applicablc à fin à tout moment. régimc l'intéricur de l'unité de sécurité.\"</p>\n<p class=\"lf-p\">La mesure disciplinaire tient compte de l'état de santé, de la vulnérabilité, du degré de maturité du pensionnaire et de son contexte socio-psychologique individuel.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pendant l'exécution de la mesure disciplinaire, le pensionnaire continue de bénéficier de l'encadrement pédagogique et il a droit à une heure d'exercice en plein air par. jour.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'infirmier et le médecin en charge des pensionnaires du Centre doivent être informés de chaque mise à l'isolement et avoir libre accès aux pensionnaires isolés.</p>\n<p class=\"lf-p\">La mesure disciplinaire ne peut être prise que pour des motifs graves dûment documentés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Elle doit être notifiée par écrit au 51 pensionnaire qui en fait l'objet au plus tard le jour suivant l'application de la mesure disciplinaire et elle porte indication des voies et des délais de recours.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les châtiments corporels sont formellement interdits.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(2)</span>La mesure disciplinaire peut s'appliquer :</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>en cas de fugue répétée</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>en cas d'agression physique ou sexuelle</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>en cas de non-respect grave des mesures de sécurité, de nature à mettre en danger la vie des pensionnaires, du personnel encadrant ou des tiers</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>en cas de violation grave ou répétée du règlement intérieur</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>en cas de détention de substances visées par l'article 7 de la loi modifiée du 19 février 1973 concernant la vente de substances médicamenteuses et la lutte contre la toxicoma nie</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>en cas de détention d'armes et munitions visées par l'article 1er de la loi modifiée du 15 mars 1983 sur les armes et munitions</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>en cas d'incitation à l'émeute.</div>\n<p class=\"lf-p\">Le pensionnaire peut introduire un recours contre la mesure disciplinaire devant le juge de la jeunesse, qui statue par ordonnance motivée sur requête.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le pensionnaire, ses parents ou tuteur et toutes autres personnes physiques qui en ont la garde provisoire ou définitive peuvent faire le choix d'un conseil ou demander au juge de la jeunesse qu'il leur en soit désigné un d'office. La désignation d'un conseil pour les besoins de la procédure disciplinaire du mineur se fait en application des dispositions de la loi modifiée du 10 août 1992 relative à la protection de la jeunesse.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le recours, non suspensif, est à introduire par le pensionnaire ou par son défenseur devant le juge de la jeunesse sous peine de forclusion dans un délai de sept jours ouvrables à compter de la notification de la mesure disciplinaire. La notification de la 52 mesure disciplinaire se fait par la remise de la décision de la mesure disciplinaire entre les mains propres du pensionnaire qui signe l'accusé de réception. En cas de refus du pensionnaire de signer l'accusé de réception, il en est fait mention de son refus sur l'accusé de réception auquel cas la décision est présumée avoir été notifiée au pensionnaire.</p>\n<p class=\"lf-p\">Lorsque la requête émane du pensionnaire, ce dernier la remettra au directeur du centre ou à son délégué qui après avoir accusé réception du dépôt de la requête au pensionnaire la transmettra le jour même au juge de la jeunesse. Dans ce cas l'accusé de réception délivré par le directeur ou son délégué vaut introduction du recours auprès le juge de la jeunesse.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le mineur qui est assisté de son avocat sera entendu par le juge de la jeunesse qui pourra au besoin se déplacer ou entendre le jeune par l'usage des techniques de la vidéoconférence.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le juge de la jeunesse statue par ordonnance motivée sur la requête introduite par le pensionnaire contre la mesure disciplinaire.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'ordonnance du juge de la jeunesse statuant sur la mesure disciplinaire n'est pas susceptible d'appel ni de pourvoi en cassation.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(3)</span>L'ordre et la discipline au centre et dans les établissements accueillant des mineurs privés de liberté doivent être maintenus, sans apporter plus de restrictions que nécessaire pour le maintien de la sécurité et d'une vie communautaire bien organisée.</div>\n<p class=\"lf-p\">Le personnel du centre et le personnel des établissements accueillant des mineurs privés de liberté ne doivent pas utiliser la force contre les mineurs, sauf, en dernier recours lorsque tous les autres moyens pour maîtriser le pensionnaire ont échoués, en cas de légitime défense, de tentative d'évasion, de résistance physique à un ordre licite, de refus de se soumettre à une fouille corporelle 53 ordonnée par le directeur ou son délégué, en cas de risque immédiat d'automutilation, de préjudicie à autrui ou de sérieux dégâts matériels.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les membres du personnel qui se trouvent en contact direct avec les mineurs pour exercer le recours à la force doivent être formés aux techniques de désescalade des conflits et aux techniques d'intervention qui permettent un emploi minimal de la force pour maîtriser des comportements agressifs.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans tous les cas l'intensité de la force appliquée doit correspondre au minimum nécessaire et la force appliquée doit être utilisée pendant une période aussi courte que nécessaire. Tout recours à la force par les membres du personnel à l'encontre des mineurs doit être signalé sans retard au directeur ou à son délégué.</p>\n<p class=\"lf-p\">7° Au point a) de l'article 10 de la loi le tcrme „visites\" est remplacé par le terme „fouilles\".</p>\n<p class=\"lf-p\">80 Dans l'article 10 de la loi, les quatre alinéas f.uivants sont insérés entre les alinéas 2 et 9° Le point a) de l'article 10 de la loi est modifié comme suit : « a) fouilles corporelles concernant la fouille simple, la fouille intégrale et la fouille intime »</p>\n<p class=\"lf-p\">Le troisième alinéa de l'article 10 est remplacé par le libellé suivant : « Les opérations sous b), c) et e) ne peuvent être faites que par deux agents au moins. »</p>\n<p class=\"lf-p\">44 100 11 est inséré un article 10 bis dans la loi qui est libellé comme suit : „La fouille corporelle est ordonnéc par ic directeur ou par son délégué à chaque fois qu'il la juge indiquée et nécessaire pour les besoins de sécurité du centre, dcs pensionnaires ct du personnel du centre et à condition que le pensionnaire est suspecté de dissimuler ou de détenir des objets ayant servi à commettre des infractions, des objcts résultant du « Art. 10bis. (1) Sur ordre du directeur ou de son délégué tout pensionnaire doit se soumettre à une fouille simple de ses vêtements lors de son admission au centre, chaque fois qu'il existe des indices d'infraction ou de risque que le comportement du pensionnaire fait courir à la sécurité des personnes et au maintien du 54 bon ordre à l'intérieur du centre. La fouille manifestation de la vérité, des objets simple est réalisée au moyen d'une interd-its dans l'enceinte du centre ou des palpation ou à l'aide de moyens de objcts d-a-n-gereux pour lui même ou pour détection électronique, sans que la autrui. La fouille corporelle se fait à l'abri personne concernée ait à se dévêtir pardu regard de tiers et dans le respect de la tiellement ou intégralement. produit d'infractions, des objets utiles à la dignité inhérente à la personne humaine.</p>\n<p class=\"lf-p\">La fouille corporelle pcut comporter une La fouille simple peut également être fouille simple, une fouille intégrale ou une ordonnée à charge de tout pensionnaire qui fouille intime. On entend par fouille a été en contact avec une ou plusieurs simple celle qui est réalisée au moyen personnes externes au centre. d'une palpation ou à l'aide de moyens techniques sans que le pensionnaire n'ait besoin de sc dévêtir partiellement ou intégralement. On entend par fouille intégrale celle ayant pour objet le dévêtement partiel ou intégral du pensionnaire. On cntend par fouille intime celle ayant pour objet de pratiquer un examen visuel ou par palpation ou encore par toute autre technique médicale de l'intéricur des cavités corporelles et des parties intimes.</p>\n<p class=\"lf-p\">Unc fouille intégrale n'est possible que si les moyens employés à l'appui de la fouille simple s'avèrent insuffisants. La fouille simple, de même que la fouille intégralc ne peuvent être effectuées que par deux agents au moins de son sexe qui sont des membres du personnel du centre, ayant les qualités requises pour procéder à ces opérations. Pour l'unité de sécurité la fouille simple, de même que la fouille intégrale ne peuvent être effectuées que par les membres du personnel de garde de l'unité de sécurité.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(2)</span>Une fouille intégrale, comportant l'obligation pour la personne concernée de se dévêtir partiellement ou intégralement, peut être ordonnée par le directeur, le directeur adjoint ou son délégué, lorsque les moyens utilisés dans le cadre de la fouille simple sont insuffisants.</div>\n<p class=\"lf-p\">Une fouille intégrale peut seulement avoir lieu pour des raisons dûment motivées.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(3)</span>Lorsque des raisons dûment motivées tenant à l'existence d'indices d'infractions ou de risques pour la sécurité du centre, de son personnel, de la personne fouillée ou des autres pensionnaires l'exigent, il peut exceptionnellement être procédé à un examen intime, y compris des cavités corporelles, sur décision du juge de la jeunesse, ou, si ce dernier ne peut être utilement saisi, du procureur d'Etat; dans ce cas, il en est donné sur le champ avis au juge de la jeunesse.</div>\n<p class=\"lf-p\">La fouille intime peut être pratiquée L'examen intime doit être réalisé par un médecin requis à cet effet par le directeur, pensionnairc va commettre une le directeur adjoint ou son délégué et infraction sanctionnée por unc peine répondre aux conditions de l'alinéa 2 du d'emprisonnement, que cet examen est paragraphe 2. lorsqu'il y a licu de -croire que le important pour permettre de recucillir des informations et qu'elle n'est pas</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(4)</span>A l'exception de l'examen intime, les 55 fouilles sont effectuées par au moins deux pèsent sur lui ou à la nature dc agents du centre du même sexe que la çons l'éventeelle infraction. La fouille intime ne personne fouillée, qui sont désignés parmi pcut -être pratiquée que par un médecin ceux qui ont suivi une formation spéciale les figefant sur la liste publiée au Mémorial préparant à cette tâche. disprepertionnée par rapport aux soup en exécution dcl'article 33 de la loi modifiée du 29 avril 1983 concernant</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(5)</span>Les fouilles doivent être effectuées dans le respect de la dignité humaine et éviter toute humiliation des personnes fouillées. vétérinaire requis à cet effet par le Elles doivent avoir lieu hors de la présence directeur du centre ou son délégué. Sans de toute personne non directement pensionnaire impliquée dans ces opérations. du consentement le l'exercice des professions de médecin, de médecin et de médecin dentiste suspecté, 11 ne pcut être procédé à une le qu'apres que intime fouille Leur fréquence et leur nature doivent être adaptées aux nécessités tenant à la point de vue et qu'après autorisation du prévention d'infractions et à la sécurité du centre, de son personnel, de la personne pFec-u-Feu-r-d'Etat ou de son délégué. fouillée et des autres pensionnaires. pensionnaire a été invité d'exprimer son</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(6)</span>Les effets personnels, la chambre individuelle ou le dortoir où loge le pensionnaire peuvent être fouillés pendant le séjour d'un pensionnaire au centre socioéducatif de l'Etat. Le pensionnaire concerné est en droit d'assister à la fouille de ses effets personnels, à moins que la fouille ne présente un danger auquel cas la présence du pensionnaire est interdite.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(7)</span>Les objets enlevés lors d'une fouille sont conservés au centre pour compte de leur détenteur, en vue de lui être remis au moment où prend fin la mesure de placement ou quand il quitte le centre à l'exception des objets dont la possession est interdite par la loi et qui sont susceptibles d'être saisis ou d'être mis sous la main de la justice.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(8)</span>Un règlement grand-ducal détermine les modalités pratiques des fouilles.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(9)</span>Toute personne qui estime qu'une fouille 56 dont elle a fait l'objet a eu lieu sans qu'aient été respectées les dispositions du présent Lcs modalités pratiques de la fouille article et les mesures réglementaires prises corpeFelle sont précisécs par règlement en leur exécution peut introduire un recours auprès du juge de la jeunesse qui peut grad-d ducal.\" charger la police grand-ducale d'instruire les faits reprochés. »</div>\n<p class=\"lf-p\">9° Le dernier alinéa de l'article 10 de la loi est remplacé par le libellé suivant: „Les opérations sous b), c) et e) ne peuvent être faites que par deux agents au moins.\"</p>\n<p class=\"lf-p\">100 L'articic 11 dc la loi cst cornplété par Ics olinéos suivants: „Le pensionnaire admis dans l'unité de £écurité fait l'objet d'unc prisc de photographies de son visage par le scrvice de gardc. La prisc de photographic du pensionnaire peut être 11 0 II est inséré un article 11 bis dans la loi qui est libellé comme suit : « (1) II est créé un fichier individuel des pensionnaires qui regroupe les dossiers personnels des pensionnaires dans lequel sont enregistrées les données nécessaires renouvelée chaque fois que le destinées à documenter l'hébergement et changement physique dc son apparence l'encadrement de chaque pensionnaire placé physique le requiert. dans les unités du centre.</p>\n<p class=\"lf-p\">II est créé un rcgistre général auprès le Le fichier individuel des pensionnaires centre socio éducatif dc l'Etat ayant pour comprend pour chaque pensionnaire admis objet de répertorier les pcnsionnaircs au centre les pièces suivantes : placés dans l'unité dc sécurité et 1. la notice individuelle, comprcnant un relevé journalier des entrécs ct des sorties ayant pour objet de 2. les documents relatifs à la santé physique répertoricr toutcs lcs personncs ayant et mentale du pensionnaire conservés dans occès à l'unité de sécurité. une farde séparée à l'infirmerie, ll cst établi un dossicr individuel pour chaque pcnsionnaire de l'unité de 3. le projet individualisé du pensionnaire,4. le .5écurité auprès le servicc de gcstion rapport d'évolution mensuel du odministrative du centrc. pensionnaire, Le registre général, de même que Ics dossiers personnels dcs pensionnaires de l'unité de sécurité, qui constituent les orchives concernant les pcnsionnaires placés au centre peuvent être établis sur 5. l'inventaire des effets personnels et des objets de valeur déposés par le pensionnaire au moment de son admission dans une unité 57 un support informatique. Les archives du centre. coneern-ant les pensionnaires sont strictement confidentielles et ne peuvent La partie médicale du dossier personnel de pas faire Vobjet d'une communication à chaque pensionnaire est adressée sous pli dcs tie-r-s. L'accès à ces archives est limité fermé au médecin de l'établissement de aux personnes directement concernées destination. par le jugement de Vaffaire en cause ou Une photographie d'identité est prise de chaque pensionnaire placé au centre. Une par le directeur.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les indications, les conditions d'accès nouvelle photo d'identité peut être prise à ct Ics modalités pratiques relatives à la chaque changement de la physionomie de la tenue du registre général et des dossiers personne concernée. individuels des pensionnaircs sont déterminées par règlement grand ducal. La notice individuelle comprend les données te ministre ayant la Famille dans scs suivantes :</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>les informations concernant l'identité attributions cst considéré, en ce qui du pensionnaire y compris la photo concerne le traitement dcs données à d'identité du pensionnaire, caractère personnel dans le cadre des 2. les informations concernant l'identité bases de données comme responsable dc de ses parents ou tuteurs légaux et à traitement au sens dc la loi modifiée du 2 titre facultatif pour le pensionnaire août 2002 rclative à la protection des , l'identité de son défenseur, 3. les motifs de son placement et le nom données à caractère personnel.\" de l'autorité y ayant procédé, 4. l'unité du centre dans laquelle il a été placé, 5. la date et Vheure de son admission, du transfert et de la sortie du centre, 6. toute documentation constatant des blessures visibles et concernant la plainte de mauvais traitements subis antérieurement à son admission au centre, 7. toute information ou rapport concernant 1 son passé et ses besoins en matière d'éducation et d'assistance sociale, 8. toute information sur d'éventuels risques d'automutilation et sur l'état de santé du pensionnaire, dont il y a lieu de tenir compte pour le bien-être physique et mental du pensionnaire, et celui d'autrui, 9. en cas de la mesure disciplinaire, indication de la date du début et de 58 fin de la mesure, de la date de notification de la mesure au pensionnaire et des contrôles effectués dans le cadre de l'exécution de la mesure disciplinaire, 10. toute information sur la conduite du pensionnaire à l'intérieur du centre, la date et heure de la survenance de l'incident et les circonstances de l'incident concernant le pensionnaire et les mesures ordonnées par le responsable du centre en charge, 11. son numéro de compte bancaire, 12.1es prénom, nom et qualité des visiteurs et la date des visites émanant du permis de visite, 13.1'indication des noms et adresse des personnes à prévenir en cas de naissance, de maladie grave ou de décès, 14. à titre facultatif pour le pensionnaire, l'indication de sa confession.</div>\n<p class=\"lf-p\">La collecte de la donnée relative à l'indication de sa confession ne peut s'opérer que moyennant le consentement exprès et éclairé du pensionnaire.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ces données proviennent du pensionnaire ou de la personne ayant encadré le pensionnaire.</p>\n<p class=\"lf-p\">Peuvent avoir accès au fichier individuel des pensionnaires, à l'exception des données visées à l'alinéa 3 :</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>les membres du personnel socioéducatif, du personnel psycho-social et du personnel médical du centre, afin d'assurer l'encadrement des pensionnaires pendant leur placement au centre, le procureur général d'Etat et son délégué pour les besoins de l'ordre et de la sécurité publics, ainsi que dans l'exercice de leurs missions légales, 59 - le directeur, le directeur adjoint du centre et le délégué du directeur du centre, aux fins de décision et de gestion en rapport avec le placement des pensionnaires au centre, ainsi que dans l'exercice de leurs missions légales.</div>\n<p class=\"lf-p\">Peuvent avoir un accès au dossier médical du pensionnaire, figurant dans le fichier individuel des pensionnaires :</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>le personnel médical du centre, aux fins de médecine préventive, de diagnostics médicaux, de l'administration de soins ou de traitements,</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>le directeur du centre auquel est confié la garde du pensionnaire mineur, le directeur adjoint du centre et le délégué du directeur du centre afin de pouvoir agir dans l'intérêt de la personne concernée lorsque sa santé est menacée, et afin de préserver le bien-être physique et mental de la personne concernée et des pensionnaires du centre.</div>\n<p class=\"lf-p\">Peuvent avoir un accès aux données figurant au point 8 de la notice individuelle du fichier individuel des pensionnaires, le directeur du centre auquel est confiée la garde du pensionnaire mineur, le directeur adjoint et le délégué du directeur du centre afin de pouvoir agir dans l'intérêt de la personne concernée lorsque sa santé est menacée, et afin de préserver le bien-être physique et mental de la personne concernée et des pensionnaires du centre.</p>\n<p class=\"lf-p\">A la sortie du pensionnaire son dossier individuel est scellé et classé dans les archives du centre pour être reproduit et continué en cas d'un nouveau placement.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les données relatives au fichier individuel des pensionnaires sont conservées jusqu'à trois ans à compter de la majorité légale du pensionnaire. Pour les mineurs faisant l'objet 60 d'une prolongation de la mesure de placement au centre aux termes des articles 3 et 4 de la loi modifiée du 10 août 1992 relative à la protection de la jeunesse, les données relatives au dossier individuel sont conservées jusqu'à trois ans à compter de l'expiration de la durée de leur placement au centre. Lorsque le délai de conservation des données relatives au dossier individuel du pensionnaire est écoulé, les données sont anonymisées à des fins statistiques ou historiques.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(2)</span>II est créé un fichier de l'unité de sécurité aux fins de surveillance et du maintien de la sécurité de l'unité, dans lequel sont répertoriés les pensionnaires placés dans l'unité de sécurité ainsi que toutes les entrées et sorties des personnes ayant accès à l'unité de sécurité.</div>\n<p class=\"lf-p\">II contient les données à caractère personnel suivantes :</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>les informations concernant l'identité du pensionnaire, 2. la date et l'heure des entrées et des sorties des pensionnaires placés dans l'unité de sécurité, 3. les informations concernant l'identité des personnes ayant accès à l'unité de sécurité et le motif de leur visite, 4. la date et l'heure des entrées et des sorties des personnes ayant accès à l'unité de sécurité.</div>\n<p class=\"lf-p\">Pour le personnel de l'unité de sécurité et pour le personnel dirigeant du centre le badge d'entrée vaut autorisation et indication du motif de sa visite dans l'unité de sécurité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ces données proviennent de la personne entrant ou sortant dans l'unité de sécurité respectivement des membres du personnel de garde.</p>\n<p class=\"lf-p\">Peuvent avoir un accès au fichier de l'unité de sécurité :</p>\n<p class=\"lf-p\">61 - les membres du personnel de garde de l'unité de sécurité afin de contrôler toutes les entrées et les sorties dans l'unité de sécurité,</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>le procureur général d'Etat et son délégué et son délégué pour les besoins de l'ordre et de la sécurité publics, ainsi que dans l'exercice de leurs missions légales, le directeur, le directeur adjoint du centre et le délégué du directeur du centre, aux fins de décision et de gestion en rapport avec le placement des pensionnaires au centre, ainsi que dans l'exercice de leurs missions légales.</div>\n<p class=\"lf-p\">La durée de conservation des données relatives au fichier de l'unité de sécurité est de trois ans à compter de leur enregistrement.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(3)</span>II est créé un fichier spécial des fouilles qui est établi en vue de documenter la fouille corporelle entreprise et la fouille de la chambre entreprise.</div>\n<p class=\"lf-p\">II contient les données à caractère personnel suivantes : a. l'identité du directeur, du directeur adjoint ou du délégué du directeur ayant ordonné la fouille corporelle ou la fouille de la chambre du pensionnaire, b. les raisons motivant la fouille entreprise, c. les date, heure et résultats de la fouille entreprise, d. en cas de fouille de chambre, l'indication de la chambre fouillée, e. l'identité des personnes ayant procédé à la fouille, f. l'identité de la personne ayant subie la fouille.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ces données proviennent de la personne ayant fait l'objet de la fouille respectivement de la personne ayant exécuté la fouille.</p>\n<p class=\"lf-p\">62 Peuvent avoir un accès au fichier spécial des fouilles : les membres du personnel de garde de l'unité de sécurité, les membres du personnel de centre autorisés à pratiquer les fouilles corporelles et le médecin requis pour réaliser la fouille intime, pour les seuls besoins de la saisine des données nécessaires pour documenter la fouille à réaliser,</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>le procureur général d'Etat et son délégué pour les besoins de l'ordre et de la sécurité publics, ainsi que dans l'exercice de leurs missions légales,</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>le directeur, le directeur adjoint du centre et le délégué du directeur du centre, aux fins de décision et de gestion en rapport avec le placement des pensionnaires au centre, ainsi que dans l'exercice de leurs missions légales.</div>\n<p class=\"lf-p\">Les données relatives au fichier spécial des fouilles sont effacées après un délai de trois ans à compter de leur premier enregistrement, sauf si elles font l'objet d'une procédure de contrôle avant l'expiration du délai de conservation. Dans ce cas, elles peuvent être conservées au-delà du délai de trois ans jusqu'à la clôture définitive de cette procédure.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(4)</span>Le fichier de l'unité de sécurité, le fichier spécial des fouilles, de même que le fichier individuel des pensionnaires du centre peuvent être établis sur support informatique.</div>\n<p class=\"lf-p\">Le Procureur général d'Etat est considéré, en ce qui concerne le traitement des données à caractère judiciaire au sens de l'article 8 de la loi modifiée du 2 août 2002 relative à la protection des personnes à l'égard du traitement des données à caractère personnel, comme le responsable de traitement au sens de ladite loi. II peut 63 autoriser l'accès aux données et informations visées aux paragraphes 1 à 3 de l'article 11 bis aux magistrats nommément désignés par lui, en fonction de leurs attributions. Le procureur général d'Etat peut autoriser l'accès aux trois fichiers du centre aux personnes compétentes nommément désignées par lui pour les besoins de la maintenance et de la gestion du système informatique.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le directeur du centre est considéré, en ce qui concerne le traitement des données à caractère administratif dans le cadre de l'hébergement et de l'encadrement du pensionnaire, comme responsable de traitement au sens de la loi modifiée du 2 août 2002 relative à la protection des personnes à l'égard du traitement des données à caractère personnel. II peut autoriser l'accès aux données et informations visées aux paragraphes 1 à 3 de l'article 11 bis aux membres du personnel du centre nommément désignés par lui, en fonction de leurs attributions. Le directeur du centre peut autoriser l'accès aux trois fichiers du centre aux personnes compétentes nommément désignées par lui pour les besoins de la maintenance et de la gestion du système informatique.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les personnes visées aux paragraphes 1 à 4 ci-avant ayant reçu connaissance des données à caractère personnel visées par le présent article sont tenues au respect du secret professionnel par rapport à des tiers, sous peine des sanctions prévues par l'article 458 du Code pénal.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(5)</span>Lors de chaque traitement de données, les informations relatives à la personne ayant procédé au traitement, la date, l'heure et la référence du dossier dans le cadre duquel la consultation a été effectuée ainsi que le motif de la consultation sont enregistrés. Ces 64 données de journalisation ne sont accessibles, à des fins de contrôle, qu'au responsable du traitement et aux membres de la Commission nationale pour la protection des données.</div>\n<p class=\"lf-p\">Les données de journalisation sont effacées après un délai de trois ans à compter de leur premier enregistrement, sauf si elles font l'objet d'une procédure de contrôle. Dans ce cas, elles peuvent être conservées au-delà du délai de trois ans jusqu'à la clôture définitive de cette procédure.</p>\n<p class=\"lf-p\">12° L'article 12 de la loi est complété par un premier et par un deuxième tiret nouveau qui sont libellés comme suit : « - fasse l'objet d'un examen médical dans les vingt-quatre heures de son admission au centre</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>soit informé dès son arrivée au centre par écrit et oralement sous une forme et dans une langue qu'il comprend sauf les cas d'impossibilité matérielle dûment constatée, de la réglementation relative à la discipline, ainsi que de ses droits et obligations au centre y compris les renseignements utiles sur la raison de son placement au centre 11° Au premier point de l'article 14 de la loi A la dernière phrase de l'article 12 de la loi le tiret suivant cst inséré avant le tiret 1: les mots « chargé de direction » sont „ des attachés de dircction,\" remplacés par le terme « directeur ».</div>\n<p class=\"lf-p\">12° Au point 2) dc l'articic 14 de la loi le terme „des éducateurs instructeurs\" est supprimé.</p>\n<p class=\"lf-p\">13° Au troisième alinéa de l'article 14 de la loi 13° Au point 3) de l'article 14 dc la loi les les termes « ministère de la Famille » sont tirets relatifs aux tcrmes „dcs éducateurs remplacés par les termes « ministre ayant instructeurs\" ct „des gardiens\" sont l'Enfance et la Jeunesse dans ses 54d-p-p-rifilés, attributions ».</p>\n<p class=\"lf-p\">14° Dans l'article 14 de la loi, lc point 4 nouvcau libellé commc suit cst inséré entre les points 3 ct 4: „ 4 ) dans la carrière inférieure des sous officiers et gardienncs du centrc socio éducatif dc l'Etat: gradc dc computation de la - 65 bonification d'ancienneté: grade 2; des adjudants dcs adjudants adjoints des maréchaux des logis chefs des maréchaux des logis des brigadiers des gardiens Le nombre des emplois dcs fonctions d'adjudant, d'adjudant adjoint, de maréchal des logis chef ct de maréchal des logis ne peut dépasser les pourcentages de l'effectif total réel dela carrière déterminés ci après: quinzc pour cent pour la fonction d'adjudant, qui-nze pour cent pour la fonction d'adjudant adjoint, quinze pour cent pour la fonction de maréchal des logis chef, vingt pour cent pour la fonction de maréchal des logis.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le recrutement dans la carrière inféricure des sous officiers et gardiennes du centre socio éducatif de l'Etat sc font par le ministre ayant la Famille dans 5CS attributions.\"</p>\n<p class=\"lf-p\">Les points et 5 deviennent les points 5 et 6.</p>\n<p class=\"lf-p\">15° 11 convient de remplacer le point 4) de l'article 14 de la loi par le libellé suivant: „5) dans la carrière supérieure de l'enseignement: des instituteurs;\"</p>\n<p class=\"lf-p\">16° Dans la première phrase de l'alinéa 4 de l'article 11 de la loi, il convient de supprimer les mots „à titre temporaire\".</p>\n<p class=\"lf-p\">17° A la première phrase de l'article 15 de la loi, il convient de remplacer le mot „primaire\" par le mot „fondamental\".</p>\n<p class=\"lf-p\">66 14° Au premier alinéa de l'article 15 de la loi les termes « l'instituteur d'enseignement spécial » sont remplacés par les termes « l'instituteur spécialisé » et les termes « enseignement primaire » sont remplacés les termes par « enseignement fondamental ».</p>\n<p class=\"lf-p\">La deuxième phrase du premier alinéa de l'article 15 de la loi est supprimée.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le paragraphe 2 de l'article 15 de la loi est remplacé par le libellé suivant : « Sur sa demande, l'instituteur faisant partie du sous-groupe enseignement fondamental ou faisant partie du sous-groupe enseignement secondaire du groupe de traitement A2 et l'instituteur spécialisé faisant partie du sous-groupe enseignement ou fondamental du sous-groupe enseignement secondaire du groupe de traitement A1, ont le droit d'être détachés à un lycée technique, s'ils peuvent se prévaloir de neuf années d'activité auprès du centre socio-éducatif de l'Etat ou des Maisons d'enfants de l'Etat.»</p>\n<p class=\"lf-p\">15° L'article 16 de la loi est supprimé.</p>\n<p class=\"lf-p\">18° L'article 19 dc la loi est complété par dc5 aline\\as 3 ct 1—notweaux—i-i-laellés—eem-me 5uit:</p>\n<p class=\"lf-p\">L'article 17 de la loi est supprimé. Les articles 18, 19, 20, 21 et 22 de la loi deviennent respectivement les articles 16, 17, 18, 19 et 20 de la loi. „Lcs cmployés de l'Etat, détenteurs du grade académique de „Mastcr of Arts in 16° L'article 19 de la loi devenu le nouvel 5ocial scrvices administration\", cngagé5 article 17 de la loi est complété par un avant l'entrée cn vigucur de la présente alinéa libellé comme suit : loi et affectés au Centre socio éducatif de 67 l'Etat au titre de responsable d'unité peuvent être nommés hors cadre dans la carrièFe de l'attaché de Gouvernement au même nIveau de carrière et aux mêmes grade et échelon qu'ils avaient atteints avant leur fonctionnarisation, sous réserve de pouvoir se prévaloir d'unc ancienneté de dix années de service au Centre socio éducatif de l'Etat et d'avoir réussi à un examen spécial dont les conditions et les modalités sont fixées par règlement grand ducal. Les avancements ultérieurs dans la nouvelle carrière sont subordonnés au-x—eon-ditions prévues par Ies dispositions légales et réglementaires Les fonctionnaires visés par la présente disposition pourront avancer hors cadre aux fonctions du cadre fermé de leur nouvelle carrierc lorsque lcs fonctions de même grade sont atteintes par les fonctionnaires de rang égal ou immé diatement inféricur dc leur nouvelle carrière.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les personnes engagées comme éducateursinstructeurs dans la carrière inférieure de l'administration du Centre socio-éducatif de l'Etat avant le ler janvier 2013 bénéficient des mêmes conditions de rémunération, d'avancement en traitement, de promotion, d'allongement de grade que celles applicables à la carriere de l'expeditionnaire « Les personnes engagées comme éducateurs-instructeurs dans la carrière inférieure de l'administration du centre socio-éducatif de l'Etat avant le ler janvier 2013 bénéficient des mêmes conditions de tcchniquc.\" rémunération, d'avancement en traitement, de promotion, d'allongement de grade que celles applicables à la fonction o / d'expéditionnaire technique du sous-groupe alinéa 2 nouveau libellé comme suit: technique du groupe de traitement CL » „Les membres du personnel dc l'unité de sécurité du centre _rocio éducatif de l'Etat relèvent des mêmes conditions de 17° L'article 20 de la loi devenu l'article 18 nouveau est complété par une phrase 68 agcnts de que les l'ad-FR-i-nistration pénitentiairc du Centre rém-bi-Flération pén-itentiaire dc Luxembourg dans carrieFes respectives.\" supplémentaire libellée comme suit : leur5 « Le personnel affecté à l'unité de sécurité du centre socio-éducatif de l'Etat bénéficie des mêmes avantages, indemnités et accessoires à la rémunération que ceux applicables au personnel des établissements pénitentiaires.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le personnel affecté à l'unité de sécurité du</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-11\"><span class=\"lf-art-num\">Art. 11</span><span class=\"lf-art-t\">La loi modifiée du 22 juin 1963</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">fixant le régime dcs traitements de5 fonctionnaires de l'Etat cst modifiée comme centre socio-éducatif de l'Etat bénéficie d'une prime de risque non-pensionnable de vingt points indiciaires. » suit:</p>\n<p class=\"lf-p\">10 A la première phrase du point 2 dc l'articic 18 de la loi, la conjonction „ct\" est remplacée par une virgule et les mot5 „centre de logopédie\" sont suivis du libellé £uivant: „et du centre socio éducatif de l'Etat\".</p>\n<p class=\"lf-p\">2° Au premier alinéa du point 1° sous I dc l'article 22 de la loi les termes „et du centre socio éducatif de l'Etat\" sont insérés entre les termes „Le gardien et la établissements gardienne des pénitentiaires\" et les termes „(grade 2} 18° II est inséré un article 20 nouveau libellé bénéficient d'un premier avancement en comme suit : «Le chargé de direction adjoint en activité de service au moment de l'entrée traitement au gradc 4..</p>\n<p class=\"lf-p\">3° Au point 5° de l'alin 'a 1) sous Vl de l'article 22 de la loi les termcs „et du en vigueur de la présente loi est autorisé à centre socio éducatif de l'Etat\" sont insérés entre les termes „Pour le sous socio-éducatif de l'Etat jusqu'à expiration de son mandat actuel.». porter le titre de directeur adjoint du centre officier et la gardienne des établissements pénitentiaires\" et lcs termes „ , le grade 8.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'article 22 de la loi devient le nouvel article 21. de l'article 22 de la loi les termes „et du 69 centre socio éducatif de l'Etat\" sont jnsérés entre les termes „du sous officier ct dc la gardienne des établisscrnents pénitentiaires\" ct Ics termes „ , de 50 A l-a- troisième phrase de rénumération figur-ant au point c) sous VII de Varticle 22 de la loi les termes „ct du centre socio éducatif de l'Etat\" sont insérés entre les termcs „sous officiers et gardiennes des établissements pénitentiaires\" et les termes „et techniciens;\".</p>\n<p class=\"lf-p\">60 A la première phrase du point 1 dc l'article 25 de la loi, les mots „et des maisons d'éducation\" sont remplacés par les mots „et du centre socio éducatif de l'Etat\".</p>\n<p class=\"lf-p\">7° Dans la rubrique l. Administration générale relatif à l'annexe A concernant la classification des fonctions dc la loi, il convient d'opércr les modifications suivantes, à savoir:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>d'ajouter au grade 2 dans la rubrique „Administration\" les termes „Centre socio éducatif de l'Etat\" et dans la rubrique „Fonction\" les termes „prdien [l 2. d'ajouter 3U grade 1 dans la rubrique „Administration\" les termes „Centre socio éducatif de l'Etat\" ct dans la rubrique „Fonction\" les tcrmes „brigadier\"</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>d'ajouter au grade 5 dans la rubrique „Administration\" les termes „Centre socio éducatif de l'Etat\" ct dans la rubrique „Fonction\" les termes „maréchal des logis\" l. d'ajouter au grade 7 dans la rubrique „Administration\" les termes „Centre socio éducatif de l'Etat\" et dans la rubrique „Fonction\" les termes „maréchal des logis cher 5. d'ajouter au gradc 7bis dans la rubrique „Administration\" les termes „Centre 70 socie éducatif de l'Etat\" et dans la rubrkitée „Fonction\" lcs termes „adjtkelant adjoint\"</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">6.</span>d'ajouter au grade 8 dans la rubrique „Administration\" lcs termcs „Ccntre socio é-ducatif de l'Etat\" et dans la rubrietbEe „Fonction\" les termes „adj-Eidant [VI 51\"</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">7.</span>d'ajouter au gradc 8bis dans la rubrique „Administration\" les tcrmes „Ccntre socio éducatif de l'Etat\" et dans la rubrique „Fonction\" lcs termes „adjudant chef {Vl 5',V1l}\".</div>\n<p class=\"lf-p\">Art. III. L'article 7 de la loi modifiée du 29 juin 2005 fixant les cadres du personnel des établissements d'enseignement secondaire et secondaire technique est complété par un point 14 libellé comme suit: „Sont admissibles à la fonction de l'éducateur les agents qui ont travaillé pendant au moins dix ans comme éducateurs-instructeurs au centre socioéducatif de l'Etat. Cette disposition s'applique uniquement aux éducateursinstructeurs occupés au centre socioéducatif de l'Etat à la date du ler janvier 2013.\"</p>\n<p class=\"lf-p\">Art. IV. Au point b) du point 1) de l'article 25 de la loi modifiée du 23 juillet 1952 concernant l'organisation militaire les termes „le centre socio-éducatif de l'Etat\" sont insérés entrc lcs termes „les communcs,\" et lcs teFmes „les établissements ....</p>\n<p class=\"lf-p\">Art.II. L'article 7 de la loi modifiée du 29 juin 2005 fixant les cadres du personnel des établissements d'enseignement secondaire et secondaire technique est complété par un point 14 libellé comme suit : « Sont admissibles à la fonction de l'éducateur les agents qui ont travaillé pendant au moins dix ans comme éducateurs-instructeurs au centre socioéducatif de l'État. Cette disposition s'applique uniquement aux éducateursinstructeurs occupés au centre socio-éducatif de l'État à la date du ler janvier 2013.»</p>\n<p class=\"lf-p\">Art.III. Au point b) du point 1) de l'article 25 de la loi modifiée du 23 juillet 1952 concernant l'organisation militaire les termes «le centre socio-éducatif de l'Etat» sont insérés après les termes « y compris ».</p>\n<p class=\"lf-p\">Art.IV. Au tiret 3 de l'article 32 du code de la 71 Art. V. Un reglement grand ducal fixe la date d'entrée en vigueur de la présente loi, qui entrera en vigueur au plus tard le 30 &amp;eptembre 2013. sécurité sociale les termes « ainsi que le personnel des établissements pénitentiaires et le personnel du Centre de rétention ; » sont remplacés par les termes « ainsi que le personnel des établissements pénitentiaires, le personnel du Centre de rétention et le personnel de l'unité de sécurité du centre socio-éducatif de l'Etat ; »</p>\n<p class=\"lf-p\">Art.V. La présente loi entrera en vigueur le premier jour du mois suivant sa publication au mémorial. »</p>\n<p class=\"lf-p\">72 II.</p>\n<p class=\"lf-p\">Texte de la loi modifiée du 16 juin 2004 portant réorganisation du centre socio-éducatif de l'Etat en cas d'adoption du projet de loi n°6593 amendé Texte coordonné de la loi en cas d'adoption du projet de loi 6593 avec les propositions d'amendements (texte modificatif en couleur rouge) Art. ler.— Le centre socio-éducatif de l'Etat, désigné dans la présente loi par le terme de «centre», est obligé d'accueillir les mineurs qui lui sont confiés par décision des autorités judiciaires, soit d'après les dispositions de la loi relative à la protection de la jeunesse, soit d'après toutes autres dispositions légales.</p>\n<p class=\"lf-p\">II peut également accueillir d'autres pensionnaires.</p>\n<p class=\"lf-p\">Sur demande de l'intéressé, l'action du centre peut être continuée au-delà des limites d'âge prévues par la loi relative à la protection de la jeunesse.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-2\"><span class=\"lf-art-num\">Art. 2</span><span class=\"lf-art-t\">— Par rapport à ses pensionnaires, le centre, dans le respect des dispositions des</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">conventions internationales pertinentes en la matière, est chargé des missions suivantes:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1)</span>une mission d'accueil socio-éducatif;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2)</span>une mission d'assistance thérapeutique;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3)</span>une mission d'enseignement socio-éducatif;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">4)</span>une mission de préservation et de garde.</div>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-3\"><span class=\"lf-art-num\">Art. 3</span><span class=\"lf-art-t\">(1) Le centre comprend les unités suivantes</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">—les internats socio-éducatifs —des unités de sécurité — des logements externes encadrés —le service psychosocial — l'institut d'enseignement socio-éducatif — l'unité de formation socio-pédagogique — le service de gestion administrative, les services technique et d'économie domestique.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'internat socio-éducatif remplit la mission d'accueil socio-éducatif.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'unité de sécurité constitue une section fermée vers l'extérieur. Elle isole les pensionnaires y placés dans un espace limité. Les missions énumérées à l'article 2 ci-dessus sont assurées au sein de l'unité de sécurité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les logements socio-éducatifs constituent un ensemble d'habitations situées hors des internats.</p>\n<p class=\"lf-p\">Y sont accueillis et suivis par le personnel du centre des pensionnaires plus âgés, ayant 73 témoigné de leurs facultés d'autonomie et qui se situent en phase d'insertion socioprofessionnelle.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le service psychosocial remplit la mission d'assistance thérapeutique.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'institut d'enseignement socio-éducatif remplit la mission d'enseignement socio-éducatif au sein du centre. II comprend des classes axées sur le régime scolaire ordinaire dans un des autres ordres d'enseignement, des classes de promotion et des classes d'initiation professionnelle.</p>\n<p class=\"lf-p\">Au vu des missions spécifiques du centre, l'unité de formation socio-pédagogique est chargée d'organiser régulièrement des sessions de formation et de formation continue ainsi que des séances de supervision au bénéfice du personnel du centre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le service de gestion administrative est chargé de la coordination administrative et financière de l'ensemble des unités du centre ainsi que de la gestion des comptes individuels des pensionnaires.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les modalités pratiques relatives au fonctionnement, à l'organisation, à la gestion administrative et financière, aux régimes d'accueil, et d'hébergement des mineurs au sein des unités du centre sont établies par voie de règlement grand-ducal.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(2)</span>Le directeur du centre et les membres des unités en charge de l'encadrement socio-éducatif et psycho-social du pensionnaire établissent un projet individualisé qui précise la prise en charge du pensionnaire pendant et après son séjour au centre en vue de sa préparation à la sortie du centre et qui définit les objectifs de sa réintégration sociale. A cette fin le projet individualisé tient compte de l'intervention socio-éducative et psychosociale dont le pensionnaire a fait l'objet avant son placement au centre, de la situation familiale du pensionnaire, de sa personnalité et de ses besoins. Le projet individualisé est établi dans l'intérêt du pensionnaire et avec l'accord des autorités judiciaires. II mentionne l'unité du centre et l'équipe en charge de son encadrement. L'équipe associe le pensionnaire à l'élaboration du projet individualisé. Le projet individualisé est communiqué à ses parents ou à son tuteur.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(3)</span>Le pensionnaire est tenu de respecter les règles applicables aux unités du centre, d'obéir aux membres du personnel en tout ce qu'ils leurs prescrivent pour l'exécution des règlements et le maintien de l'ordre à l'intérieur du centre et de coopérer avec l'équipe en charge de son encadrement afin de réaliser le projet individualisé. Dans le cadre de la mise en ceuvre dudit projet et plus généralement du travail avec le pensionnaire dans les unités du centre, le personnel du centre peut en cas de besoin recourir aux mesures d'éducation suivantes :</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>encourager les pensionnaires à participer à un éventail d'activités et d'interventions significatives suivant le projet individualisé, 2, encourager les pensionnaires à participer à des activités du groupe, 74 3. participation ou réintégration dans l'activité, 4. participation ou réintégration dans le groupe, 5. attribution d'un avantage, 6. mesure de réparation, 7. médiation assurée par le service psycho-social ou un médiateur, 8. avertissement, 9. admonestation, 10. réprimande orale, 11. réprimande écrite, 12. privation d'un avantage, 13. mise à l'écart temporaire de l'activité ou du groupe.</div>\n<p class=\"lf-p\">Les mesures d'éducation ne sont pas susceptibles d'un recours.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-4\"><span class=\"lf-art-num\">Art. 4</span><span class=\"lf-art-t\">— L'organisation générale du centre, la gestion administrative et financière, les missions</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">d'accueil socioéducatif et d'assistance thérapeutique, l'organisation et la coordination des différentes unités sont du ressort du ministre ayant l'Enfance et la Jeunesse dans ses attributions.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les décisions à prendre dans le cadre de la loi relative à la protection de la jeunesse et notamment celles qui concernent la mission de préservation et de garde sont de la compétence du ministre ayant dans ses attributions la Justice.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les programmes de l'enseignement socio-éducatif et l'inspection pédagogique de l'institut d'enseignement socioéducatif relèvent de la compétence du ministre ayant dans ses attributions l'Education nationale.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-5\"><span class=\"lf-art-num\">Art. 5</span><span class=\"lf-art-t\">— II est institué une commission de surveillance et de coordination, composée de trois</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">membres désignés respectivement par le ministre ayant l'Enfance et la Jeunesse dans ses attributions, par le ministre ayant dans ses attributions l'Education nationale et par le ministre ayant dans ses attributions la Justice.</p>\n<p class=\"lf-p\">La commission — supervise les activités socio-éducatives, de guidance, d'enseignement et de formation professionnelle, —assure la coordination entre les unités, ainsi que les relations du centre avec les départements ministériels compétents, les organes de placement et les services de guidance et d'assistance, — donne son avis sur le projet pédagogique du centre.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-6\"><span class=\"lf-art-num\">Art. 6</span><span class=\"lf-art-t\">— La commission de surveillance et de coordination se réunit au moins une fois par</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">trimestre, ou encore à l'initiative soit d'un de ses membres, soit du directeur du centre.</p>\n<p class=\"lf-p\">75 La commission peut convoquer à ses réunions le directeur, des membres du personnel, des pensionnaires, des parents ou autres représentants légaux des pensionnaires. Elle peut avoir recours à des experts.</p>\n<p class=\"lf-p\">Elle est présidée par le représentant du ministre ayant l'Enfance et la Jeunesse dans ses attributions. Les travaux de secrétariat sont effectués par un fonctionnaire du ministre ayant l'Enfance et la Jeunesse dans ses attributions.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les modalités d'organisation et de fonctionnement interne peuvent être arrêtées par règlement grand-ducal.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-7\"><span class=\"lf-art-num\">Art. 7</span><span class=\"lf-art-t\">(1) Sous l'autorité du ministre ayant l'Enfance dans ses attributions, ci-après désigné le</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">ministre, le directeur du Centre est responsable de la gestion de l'administration. II est le chef hiérarchique du Centre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le directeur est assisté dans l'accomplissement de sa mission par un directeur adjoint, et par des responsables d'unité. Le directeur adjoint remplace le directeur en cas d'absence de celuici.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pour pouvoir être nommé directeur ou directeur adjoint, le candidat doit remplir les conditions pour l'accès au groupe de traitement A1 de la rubrique « Administration générale » de la loi du 25 mars 2015 fixant le régime des traitements et les conditions d'avancement des fonctionnaires de l'Etat et avoir l'expérience adéquate pour l'exercice de la fonction.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les responsables d'unité assument sous l'autorité du directeur la gestion des unités mentionnées à l'article 3. Ils sont désignés par le directeur pour des termes renouvelables de deux ans parmi les fonctionnaires et employés du Centre. En cas d'absence du directeur et du directeur adjoint, un des responsables d'unité, désigné à ces fins par le directeur, remplace ce dernier.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(2)</span>Un plan de gestion des crises est établi en ce qui concerne chaque site du Centre. Ce plan est arrêté par le ministre ayant l'Enfance et la Jeunesse dans ses attributions.</div>\n<p class=\"lf-p\">La sécurité intérieure du Centre incombe aux agents du Centre. La police grand-ducale assure la sécurité extérieure du Centre et les transferts des pensionnaires placés dans l'unité de sécurité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Par ailleurs la police grand-ducale assure la garde du pensionnaire en cas d'hospitalisation, lorsqu'une telle garde est indiquée en raison de la dangerosité du pensionnaire ou du danger de fuite existant dans le chef du pensionnaire.</p>\n<p class=\"lf-p\">Lorsque la gravité ou l'ampleur d'un incident survenu ou redouté à l'intérieur du Centre ou à son entrée ne permet pas d'assurer le rétablissement ou le maintien de l'ordre et de la sécurité par les seuls moyens des agents du Centre, le directeur ou celui qui le remplace est tenu de requérir l'assistance de la Police grand-ducale dans les conditions du Titre V de la loi modifiée du 31 mai 1999 sur la Police et l'Inspection générale de la Police.</p>\n<p class=\"lf-p\">76</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-8\"><span class=\"lf-art-num\">Art. 8</span><span class=\"lf-art-t\">— En dehors des pensionnaires du centre, l'institut d'enseignement socio-éducatif et le</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">service psychosocial peuvent accueillir des mineurs ou des jeunes adultes en difficultés.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-9\"><span class=\"lf-art-num\">Art. 9</span><span class=\"lf-art-t\">(1) Le régime de discipline comprend l'isolement temporaire en chambre d'isolement</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">pendant une durée ne pouvant pas dépasser soixante-douze heures.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le directeur ou son délégué décide de l'application de la mesure disciplinaire à l'encontre du pensionnaire. II peut y mettre fin à tout moment.</p>\n<p class=\"lf-p\">La mesure disciplinaire tient compte de l'état de santé, de la vulnérabilité, du degré de maturité du pensionnaire et de son contexte socio-psychologique individuel.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pendant l'exécution de la mesure disciplinaire, le pensionnaire continue de bénéficier de l'encadrement pédagogique et il a droit à une heure d'exercice en plein air par jour.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'infirmier et le médecin en charge des pensionnaires du Centre doivent être informés de chaque mise à l'isolement et avoir libre accès aux pensionnaires isolés.</p>\n<p class=\"lf-p\">La mesure disciplinaire ne peut être prise que pour des motifs graves dûment documentés. Elle doit être notifiée par écrit au pensionnaire qui en fait l'objet au plus tard le jour suivant l'application de la mesure disciplinaire et elle porte indication des voies et des délais de recours.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les châtiments corporels sont formellement interdits.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(2)</span>La mesure disciplinaire peut s'appliquer :</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>en cas de fugue répétée</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>en cas d'agression physique ou sexuelle</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>en cas de non-respect grave des mesures de sécurité, de nature à mettre en danger la vie des pensionnaires, du personnel encadrant ou des tiers</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>en cas de violation grave ou répétée du règlement intérieur</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>en cas de détention de substances visées par l'article 7 de la loi modifiée du 19 février 1973 concernant la vente de substances médicamenteuses et la lutte contre la toxicomanie</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>en cas de détention d'armes et munitions visées par l'article 1er de la loi modifiée du 15 mars 1983 sur les armes et munitions</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>en cas d'incitation à l'émeute.</div>\n<p class=\"lf-p\">Le pensionnaire peut introduire un recours contre la mesure disciplinaire devant le juge de la jeunesse, qui statue par ordonnance motivée sur requête.</p>\n<p class=\"lf-p\">77 Le pensionnaire, ses parents ou tuteur et toutes autres personnes physiques qui en ont la garde provisoire ou définitive peuvent faire le choix d'un conseil ou demander au juge de la jeunesse qu'il leur en soit désigné un d'office. La désignation d'un conseil pour les besoins de la procédure disciplinaire du mineur se fait en application des dispositions de la loi modifiée du 10 août 1992 relative à la protection de la jeunesse.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le recours, non suspensif, est à introduire par le pensionnaire ou par son défenseur devant le juge de la jeunesse sous peine de forclusion dans un délai de sept jours ouvrables à compter de la notification de la mesure disciplinaire. La notification de la mesure disciplinaire se fait par la remise de la décision de la mesure disciplinaire entre les mains propres du pensionnaire qui signe l'accusé de réception. En cas de refus du pensionnaire de signer l'accusé de réception, il en est fait mention de son refus sur l'accusé de réception auquel cas la décision est présumée avoir été notifiée au pensionnaire.</p>\n<p class=\"lf-p\">Lorsque la requête émane du pensionnaire, ce dernier la remettra au directeur du centre ou à son délégué qui après avoir accusé réception du dépôt de la requête au pensionnaire la transmettra le jour même au juge de la jeunesse. Dans ce cas l'accusé de réception délivré par le directeur ou son délégué vaut introduction du recours auprès le juge de la jeunesse.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le mineur qui est assisté de son avocat sera entendu par le juge de la jeunesse qui pourra au besoin se déplacer ou entendre le jeune par l'usage des techniques de la vidéo-conférence.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le juge de la jeunesse statue par ordonnance motivée sur la requête introduite par le pensionnaire contre la mesure disciplinaire. L'ordonnance du juge de la jeunesse statuant sur la mesure disciplinaire n'est pas susceptible d'appel ni de pourvoi en cassation.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(3)</span>L'ordre et la discipline au centre et dans les établissements accueillant des mineurs privés de liberté doivent être maintenus, sans apporter plus de restrictions que nécessaire pour le maintien de la sécurité et d'une vie communautaire bien organisée.</div>\n<p class=\"lf-p\">Le personnel du centre et le personnel des établissements accueillant des mineurs privés de liberté ne doivent pas utiliser la force contre les mineurs, sauf, en dernier recours lorsque tous les autres moyens pour maîtriser le pensionnaire ont échoués, en cas de légitime défense, de tentative d'évasion, de résistance physique à un ordre licite, de refus de se soumettre à une fouille corporelle ordonnée par le directeur ou son délégué, en cas de risque immédiat d'automutilation, de préjudicie à autrui ou de sérieux dégâts matériels.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les membres du personnel qui se trouvent en contact direct avec les mineurs pour exercer le recours à la force doivent être formés aux techniques de désescalade des conflits et aux techniques d'intervention qui permettent un emploi minimal de la force pour maîtriser des comportements agressifs. Dans tous les cas l'intensité de la force appliquée doit correspondre au minimum nécessaire et la force appliquée doit être utilisée pendant une période aussi courte que nécessaire. Tout recours à la force par les membres du personnel à l'encontre des mineurs doit être signalé sans retard au directeur ou à son délégué.</p>\n<p class=\"lf-p\">78</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-10\"><span class=\"lf-art-num\">Art. 10</span><span class=\"lf-art-t\">— Le régime de sécurité comprend les mesures de sécurité suivantes</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>fouilles corporelles concernant la fouille simple, la fouille intégrale et la fouille intime</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>inspection des chambres individuelles et des dortoirs</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>inspection des effets personnels des pensionnaires</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>contrôle de la correspondance des pensionnaires</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">e)</span>retrait d'objets, de médicaments et de substances pouvant mettre en cause la santé ou la sécurité des pensionnaires, du personnel ou de tierces personnes</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">f)</span>fermeture à clé temporaire, de jour ou de nuit, de tout ou partie des dortoirs et des chambres individuelles.</div>\n<p class=\"lf-p\">Ces mesures ne peuvent être appliquées par le personnel du centre que sur ordre formel du directeur ou d'un de ses délégués à la discipline et à la sécurité, mandaté formellement à cette fin par le directeur, la commission de surveillance et de coordination demandée en son avis, et désigné parmi l'adjoint au directeur et les responsables d'unité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les opérations sous b), c) et e) ne peuvent être faites que par deux agents au moins.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-10bis\"><span class=\"lf-art-num\">Art. 10bis</span><span class=\"lf-art-t\">(1) Sur ordre du directeur ou de son délégué tout pensionnaire doit se soumettre à</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">une fouille simple de ses vêtements lors de son admission au centre, chaque fois qu'il existe des indices d'infraction ou de risque que le comportement du pensionnaire fait courir à la sécurité des personnes et au maintien du bon ordre à l'intérieur du centre. La fouille simple est réalisée au moyen d'une palpation ou à l'aide de moyens de détection électronique, sans que la personne concernée ait à se dévêtir partiellement ou intégralement.</p>\n<p class=\"lf-p\">La fouille simple peut également être ordonnée à charge de tout pensionnaire qui a été en contact avec une ou plusieurs personnes externes au centre.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(2)</span>Une fouille intégrale, comportant l'obligation pour la personne concernée de se dévêtir partiellement ou intégralement, peut être ordonnée par le directeur, le directeur adjoint ou son délégué, lorsque les moyens utilisés dans le cadre de la fouille simple sont insuffisants.</div>\n<p class=\"lf-p\">Une fouille intégrale peut seulement avoir lieu pour des raisons dûment motivées.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(3)</span>Lorsque des raisons dûment motivées tenant à l'existence d'indices d'infractions ou de risques pour la sécurité du centre, de son personnel, de la personne fouillée ou des autres pensionnaires l'exigent, il peut exceptionnellement être procédé à un examen intime, y compris des cavités corporelles, sur décision du juge de la jeunesse, ou, si ce dernier ne peut être utilement saisi, du procureur d'Etat; dans ce cas, il en est donné sur le champ avis au juge de la jeunesse.</div>\n<p class=\"lf-p\">79 L'examen intime doit être réalisé par un médecin requis à cet effet par le directeur, le directeur adjoint ou son délégué et répondre aux conditions de l'alinéa 2 du paragraphe 2.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(4)</span>A l'exception de l'examen intime, les fouilles sont effectuées par au moins deux agents du centre du même sexe que la personne fouillée, qui sont désignés parmi ceux qui ont suivi une formation spéciale les préparant à cette tâche.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(5)</span>Les fouilles doivent être effectuées dans le respect de la dignité humaine et éviter toute humiliation des personnes fouillées. Elles doivent avoir lieu hors de la présence de toute personne non directement impliquée dans ces opérations.</div>\n<p class=\"lf-p\">Leur fréquence et leur nature doivent être adaptées aux nécessités tenant à la prévention d'infractions et à la sécurité du centre, de son personnel, de la personne fouillée et des autres pensionnaires.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(6)</span>Les effets personnels, la chambre individuelle ou le dortoir où loge le pensionnaire peuvent être fouillés pendant le séjour d'un pensionnaire au centre socio-éducatif de l'Etat. Le pensionnaire concerné est en droit d'assister à la fouille de ses effets personnels, à moins que la fouille ne présente un danger auquel cas la présence du pensionnaire est interdite.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(7)</span>Les objets enlevés lors d'une fouille sont conservés au centre pour compte de leur détenteur, en vue de lui être remis au moment où prend fin la mesure de placement ou quand il quitte le centre à l'exception des objets dont la possession est interdite par la loi et qui sont susceptibles d'être saisis ou d'être mis sous la main de la justice.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(8)</span>Un règlement grand-ducal détermine les modalités pratiques des fouilles.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(9)</span>Toute personne qui estime qu'une fouille dont elle a fait l'objet a eu lieu sans qu'aient été respectées les dispositions du présent article et les mesures réglementaires prises en leur exécution peut introduire un recours auprès du juge de la jeunesse qui peut charger la police grand-ducale d'instruire les faits reprochés.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Art. 11</span><span class=\"lf-art-t\">— Le placement d'un pensionnaire dans l'unité de sécurité requiert une décision</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">formelle des autorités judiciaires conformément aux dispositions de la loi du 10 août 1992 relative à la protection de la jeunesse.</p>\n<p class=\"lf-p\">Toutefois, au sein de l'unité de sécurité, le nombre des pensionnaires placés ne peut pas dépasser douze.</p>\n<p class=\"lf-p\">La durée d'une mesure d'admission en unité de sécurité ne peut pas dépasser trois mois. Toute prolongation requiert une décision formelle des autorités judiciaires.</p>\n<p class=\"lf-p\">80</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-11-11\"><span class=\"lf-art-num\">Art.11</span><span class=\"lf-art-t\">bis.(1) 11 est créé un fichier individuel des pensionnaires qui regroupe les dossiers</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">personnels des pensionnaires dans lequel sont enregistrées les données nécessaires destinées à documenter l'hébergement et l'encadrement de chaque pensionnaire placé dans les unités du centre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le fichier individuel des pensionnaires comprend pour chaque pensionnaire admis au centre les pièces suivantes :</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>la notice individuelle, 2. les documents relatifs à la santé physique et mentale du pensionnaire conservés dans une farde séparée à l'infirmerie, 3. le projet individualisé du pensionnaire, 4. le rapport d'évolution mensuel du pensionnaire, 5. l'inventaire des effets personnels et des objets de valeur déposés par le pensionnaire au moment de son admission dans une unité du centre.</div>\n<p class=\"lf-p\">La partie médicale du dossier personnel de chaque pensionnaire est adressée sous pli fermé au médecin de l'établissement de destination.</p>\n<p class=\"lf-p\">Une photographie d'identité est prise de chaque pensionnaire placé au centre. Une nouvelle photo d'identité peut être prise à chaque changement de la physionomie de la personne concernée.</p>\n<p class=\"lf-p\">La notice individuelle comprend les données suivantes :</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>les informations concernant l'identité du pensionnaire y compris la photo d'identité du pensionnaire, 2. les informations concernant l'identité de ses parents ou tuteurs légaux et à titre facultatif pour le pensionnaire l'identité de son défenseur, 3. les motifs de son placement et le nom de l'autorité y ayant procédé, 4. l'unité du centre dans laquelle il a été placé, 5. la date et l'heure de son admission, du transfert et de la sortie du centre, 6. toute documentation constatant des blessures visibles et concernant la plainte de mauvais traitements subis antérieurement à son admission au centre, 7. toute information ou rapport concernant son passé et ses besoins en matière d'éducation et d'assistance sociale, 8. toute information sur d'éventuels risques d'automutilation et sur l'état de santé du pensionnaire, dont il y a lieu de tenir compte pour le bien-être physique et mental du pensionnaire, et celui d'autrui, 9. en cas de la mesure disciplinaire, indication de la date du début et de fin de la mesure, de la date de notification de la mesure au pensionnaire et des contrôles effectués dans le cadre de l'exécution de la mesure disciplinaire, 81 10. toute information sur la conduite du pensionnaire à l'intérieur du centre, la date et heure de la survenance de l'incident et les circonstances de l'incident concernant le pensionnaire et les mesures ordonnées par le responsable du centre en charge, 11. son numéro de compte bancaire, 12. les prénom, nom et qualité des visiteurs et la date des visites émanant du permis de visite, 13. l'indication des noms et adresse des personnes à prévenir en cas de naissance, de maladie grave ou de décès, 14. à titre facultatif pour le pensionnaire, l'indication de sa confession.</div>\n<p class=\"lf-p\">La collecte de la donnée relative à l'indication de sa confession ne peut s'opérer que moyennant le consentement exprès et éclairé du pensionnaire.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ces données proviennent du pensionnaire ou de la personne ayant encadré le pensionnaire.</p>\n<p class=\"lf-p\">Peuvent avoir accès au fichier individuel des pensionnaires, à l'exception des données visées à l'alinéa 3 : - les membres du personnel socio-éducatif, du personnel psycho-social et du personnel médical du centre, afin d'assurer l'encadrement des pensionnaires pendant leur placement au centre, - le procureur général d'Etat et son délégué pour les besoins de l'ordre et de la sécurité publics, ainsi que dans l'exercice de leurs missions légales, - le directeur, le directeur adjoint du centre et le délégué du directeur du centre, aux fins de décision et de gestion en rapport avec le placement des pensionnaires au centre, ainsi que dans l'exercice de leurs missions légales.</p>\n<p class=\"lf-p\">Peuvent avoir un accès au dossier médical du pensionnaire, figurant dans le fichier individuel des pensionnaires : - le personnel médical du centre, aux fins de médecine préventive, de diagnostics médicaux, de l'administration de soins ou de traitements, - le directeur du centre auquel est confié la garde du pensionnaire mineur, le directeur adjoint du centre et le délégué du directeur du centre afin de pouvoir agir dans l'intérêt de la personne concernée lorsque sa santé est menacée, et afin de préserver le bienêtre physique et mental de la personne concernée et des pensionnaires du centre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Peuvent avoir un accès aux données figurant au point 8 de la notice individuelle du fichier individuel des pensionnaires, le directeur du centre auquel est confiée la garde du pensionnaire mineur, le directeur adjoint et le délégué du directeur du centre afin de pouvoir agir dans l'intérêt de la personne concernée lorsque sa santé est menacée, et afin de préserver le bien•être physique et mental de la personne concernée et des pensionnaires du centre.</p>\n<p class=\"lf-p\">82 A la sortie du pensionnaire son dossier individuel est scellé et classé dans les archives du centre pour être reproduit et continué en cas d'un nouveau placement.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les données relatives au fichier individuel des pensionnaires sont conservées jusqu'à trois ans à compter de la majorité légale du pensionnaire. Pour les mineurs faisant l'objet d'une prolongation de la mesure de placement au centre aux termes des articles 3 et 4 de la loi modifiée du 10 août 1992 relative à la protection de la jeunesse, les données relatives au dossier individuel sont conservées jusqu'à trois ans à compter de l'expiration de la durée de leur placement au centre. Lorsque le délai de conservation des données relatives au dossier individuel du pensionnaire est écoulé, les données sont anonymisées à des fins statistiques ou historiques.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(2)</span>II est créé un fichier de l'unité de sécurité aux fins de surveillance et du maintien de la sécurité de l'unité, dans lequel sont répertoriés les pensionnaires placés dans l'unité de sécurité ainsi que toutes les entrées et sorties des personnes ayant accès à l'unité de sécurité.</div>\n<p class=\"lf-p\">II contient les données à caractère personnel suivantes :</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>les informations concernant l'identité du pensionnaire, 2. la date et l'heure des entrées et des sorties des pensionnaires placés dans l'unité de sécurité, 3. les informations concernant l'identité des personnes ayant accès à l'unité de sécurité et le motif de leur visite, 4. la date et l'heure des entrées et des sorties des personnes ayant accès à l'unité de sécurité.</div>\n<p class=\"lf-p\">Pour le personnel de l'unité de sécurité et pour le personnel dirigeant du centre le badge d'entrée vaut autorisation et indication du motif de sa visite dans l'unité de sécurité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ces données proviennent de la personne entrant ou sortant dans l'unité de sécurité respectivement des membres du personnel de garde.</p>\n<p class=\"lf-p\">Peuvent avoir un accès au fichier de l'unité de sécurité : - les membres du personnel de garde de l'unité de sécurité afin de contrôler toutes les entrées et les sorties dans l'unité de sécurité, - le procureur général d'Etat et son délégué et son délégué pour les besoins de l'ordre et de la sécurité publics, ainsi que dans l'exercice de leurs missions légales, le directeur, le directeur adjoint du centre et le délégué du directeur du centre, aux fins de décision et de gestion en rapport avec le placement des pensionnaires au centre, ainsi que dans l'exercice de leurs missions légales. La durée de conservation des données relatives au fichier de l'unité de sécurité est de trois ans à compter de leur enregistrement.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(3)</span>II est créé un fichier spécial des fouilles qui est établi en vue de documenter la fouille corporelle entreprise et la fouille de la chambre entreprise.</div>\n<p class=\"lf-p\">83 II contient les données à caractère personnel suivantes : a. l'identité du directeur, du directeur adjoint ou du délégué du directeur ayant ordonné la fouille corporelle ou la fouille de la chambre du pensionnaire, b. les raisons motivant la fouille entreprise, c. les date, heure et résultats de la fouille entreprise, d. en cas de fouille de chambre, l'indication de la chambre fouillée, e. l'identité des personnes ayant procédé à la fouille, f. l'identité de la personne ayant subie la fouille.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ces données proviennent de la personne ayant fait l'objet de la fouille respectivement de la personne ayant exécuté la fouille.</p>\n<p class=\"lf-p\">Peuvent avoir un accès au fichier spécial des fouilles : - les membres du personnel de garde de l'unité de sécurité, les membres du personnel de centre autorisés à pratiquer les fouilles corporelles et le médecin requis pour réaliser la fouille intime, pour les seuls besoins de la saisine des données nécessaires pour documenter la fouille à réaliser, - le procureur général d'Etat et son délégué pour les besoins de l'ordre et de la sécurité publics, ainsi que dans l'exercice de leurs missions légales, - le directeur, le directeur adjoint du centre et le délégué du directeur du centre, aux fins de décision et de gestion en rapport avec le placement des pensionnaires au centre, ainsi que dans l'exercice de leurs missions légales.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les données relatives au fichier spécial des fouilles sont effacées après un délai de trois ans à compter de leur premier enregistrement, sauf si elles font l'objet d'une procédure de contrôle avant l'expiration du délai de conservation. Dans ce cas, elles peuvent être conservées au-delà du délai de trois ans jusqu'à la clôture définitive de cette procédure.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(4)</span>Le fichier de l'unité de sécurité, le fichier spécial des fouilles, de même que le fichier individuel des pensionnaires du centre peuvent être établis sur support informatique.</div>\n<p class=\"lf-p\">Le Procureur général d'Etat est considéré, en ce qui concerne le traitement des données à caractère judiciaire au sens de l'article 8 de la loi modifiée du 2 août 2002 relative à la protection des personnes à l'égard du traitement des données à caractère personnel, comme le responsable de traitement au sens de ladite loi. II peut autoriser l'accès aux données et informations visées aux paragraphes 1 à 3 de l'article 11 bis aux magistrats nommément désignés par lui, en fonction de leurs attributions. Le procureur général d'Etat peut autoriser l'accès aux trois fichiers du centre aux personnes compétentes nommément désignées par lui pour les besoins de la maintenance et de la gestion du système informatique.</p>\n<p class=\"lf-p\">84 Le directeur du centre est considéré, en ce qui concerne le traitement des données à caractère administratif dans le cadre de l'hébergement et de l'encadrement du pensionnaire, comme responsable de traitement au sens de la loi modifiée du 2 août 2002 relative à la protection des personnes à l'égard du traitement des données à caractère personnel. II peut autoriser l'accès aux données et informations visées aux paragraphes 1 à 3 de l'article 11 bis aux membres du personnel du centre nommément désignés par lui, en fonction de leurs attributions. Le directeur du centre peut autoriser l'accès aux trois fichiers du centre aux personnes compétentes nommément désignées par lui pour les besoins de la maintenance et de la gestion du système informatique Les personnes visées aux paragraphes 1 à 4 ci-avant ayant reçu connaissance des données à caractère personnel visées par le présent article sont tenues au respect du secret professionnel par rapport à des tiers, sous peine des sanctions prévues par l'article 458 du Code pénal.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(5)</span>Lors de chaque traitement de données, les informations relatives à la personne ayant procédé au traitement, la date, l'heure et la référence du dossier dans le cadre duquel la consultation a été effectuée ainsi que le motif de la consultation sont enregistrés. Ces données de journalisation ne sont accessibles, à des fins de contrôle, qu'au responsable du traitement et aux membres de la Commission nationale pour la protection des données.</div>\n<p class=\"lf-p\">Les données de journalisation sont effacées après un délai de trois ans à compter de leur premier enregistrement, sauf si elles font l'objet d'une procédure de contrôle. Dans ce cas, elles peuvent être conservées au-delà du délai de trois ans jusqu'à la clôture définitive de cette procédure.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-12\"><span class=\"lf-art-num\">Art. 12</span><span class=\"lf-art-t\">— Le centre veille à ce que tout pensionnaire</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>fasse l'objet d'un examen médical dans les vingt-quatre heures de son admission au centre</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>soit informé dès son arrivée au centre par écrit et oralement sous une forme et dans une langue qu'il comprend sauf les cas d'impossibilité matérielle dûment constatée, de la réglementation relative à la discipline, ainsi que de ses droits et obligations au centre y compris les renseignements utiles sur la raison de son placement — soit inscrit dans une des classes de l'institut d'enseignement socio-éducatif ou dans un autre établissement scolaire — ou exerce une occupation professionnelle hors du centre — ou suive une mesure d'initiation professionnelle hors du centre.</div>\n<p class=\"lf-p\">A défaut d'instructions des autorités judiciaires compétentes, les décisions y relatives appartiennent au directeur.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-13\"><span class=\"lf-art-num\">Art. 13</span><span class=\"lf-art-t\">— Tous les frais médicaux en rapport avec les pensionnaires sont à charge du centre</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">85</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-14\"><span class=\"lf-art-num\">Art. 14</span><span class=\"lf-art-t\">— Le cadre du personnel comprend des fonctionnaires des différentes catégories de</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">traitement telles que prévues par la loi du 25 mars 2015 fixant le régime des traitements et les conditions et les modalités d'avancement des fonctionnaires de l'Etat.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le cadre prévu ci-dessus peut être complété par des chargés de cours, des stagiaires, des employés et des ouvriers de l'Etat suivant les besoins de service et dans les limites des crédits budgétaires.</p>\n<p class=\"lf-p\">Des fonctionnaires ou employés du ministre ayant l'Enfance et la Jeunesse dans ses attributions et des fonctionnaires d'autres administrations peuvent être détachés au centre. Des enseignants des différents ordres d'enseignement peuvent être détachés au centre, pour des tâches complètes et partielles et à durée déterminée.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les fonctionnaires du centre, détachés à d'autres administrations ou services, sont placés hors cadre et libèrent l'emploi qu'ils occupaient ; ils peuvent avancer parallèlement à leurs collègues de rang égal ou immédiatement inférieur au moment où ces derniers bénéficient d'une promotion.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-15\"><span class=\"lf-art-num\">Art. 15</span><span class=\"lf-art-t\">— L'instituteur et l'instituteur spécialisé sont soumis aux règles d'admission et de</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">nomination prévues pour les fonctions correspondantes auprès l'enseignement fondamental ou de l'enseignement différencié. Ils peuvent être nommés à la fonction d'instituteur spécial s'ils sont détenteurs du certificat de perfectionnement ou du brevet d'enseignement complémentaire ou s'ils justifient d'une qualification personnelle obtenue par une expérience pratique d'au moins cinq années, dont une auprès des Maisons d'enfants de l'Etat ou du Centre socio-éducatif de l'Etat.</p>\n<p class=\"lf-p\">Sur sa demande, l'instituteur faisant partie du sous-groupe enseignement fondamental ou faisant partie du sous-groupe enseignement secondaire du groupe de traitement A2 et l'instituteur spécialisé faisant partie du sous-groupe enseignement fondamental ou du sousgroupe enseignement secondaire du groupe de traitement A1, ont le droit d'être détachés à un lycée technique, s'ils peuvent se prévaloir de neuf années d'activité auprès du centre socioéducatif de l'Etat ou des Maisons d'enfants de l'Etat.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-16\"><span class=\"lf-art-num\">Art. 16</span><span class=\"lf-art-t\">— Lorsqu'un emploi d'une fonction de promotion n'est pas occupé, le nombre des</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">emplois d'une fonction inférieure au grade de la même carrière peut être temporairement augmenté en conséquence.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-17\"><span class=\"lf-art-num\">Art. 17</span><span class=\"lf-art-t\">— L'employé de l'Etat, détenteur du grade académique de psychologue, engagé le ler</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">mai 1994 et affecté au Centre socio-éducatif de l'Etat peut être nommé aux fonctions de psychologue à condition d'avoir réussi à un examen de qualification dont les conditions et modalités sont fixées par règlement grand-ducal.</p>\n<p class=\"lf-p\">86 II est dispensé de la condition de stage et les périodes passées depuis le ler mai 1994 lui sont bonifiées comme période de service intégrale tant pour le calcul du traitement que pour les avancements en traitement prévus par l'article 22, paragraphe II, point 9° de la loi modifiée du 22 juin 1963 fixant le régime des traitements des fonctionnaires de l'Etat. Les dispositions de l'article 7, paragraphe 6 et de l'article 22, VI, paragraphe ler, alinéa 1 de la loi modifiée du 22 juin 1963 fixant le régime des traitements des fonctionnaires de l'Etat ne sont pas applicables.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les personnes engagées comme éducateurs-instructeurs dans la carrière inférieure de l'administration du centre socio-éducatif de l'Etat avant le ler janvier 2013 bénéficient des mêmes conditions de rémunération, d'avancement en traitement, de promotion, d'allongement de grade que celles applicables à la fonction d'expéditionnaire technique du sous-groupe technique du groupe de traitement C1.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-18\"><span class=\"lf-art-num\">Art. 18</span><span class=\"lf-art-t\">— Pour la durée de leur mission, le directeur bénéficie d'une indemnité mensuelle non</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">pensionnable de 30 points indiciaires, le responsable d'unité de l'institut d'enseignement socioéducatif d'une prime de responsabilité mensuelle non pensionnable de 20 points indiciaires. Le personnel affecté à l'unité de sécurité du centre socio-éducatif de l'Etat bénéficie des mêmes avantages, indemnités et accessoires à la rémunération que ceux applicables au personnel des établissements pénitentiaires. Le personnel affecté à l'unité de sécurité du centre socioéducatif de l'Etat bénéficie d'une prime de risque non-pensionnable de vingt points indiciaires.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-19\"><span class=\"lf-art-num\">Art. 19</span><span class=\"lf-art-t\">— Les articles 7, 8, 18 et 20 de la loi du 12 juillet 1991 portant organisation des centres</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">socio-éducatifs de l'Etat continueront à servir de fondement juridique aux règlements d'application pris sous son empire.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-20\"><span class=\"lf-art-num\">Art.20</span><span class=\"lf-art-t\">Le chargé de direction adjoint en activité de service au moment de l'entrée en vigueur</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">de la présente loi est autorisé à porter le titre de directeur adjoint du centre socio-éducatif de l'Etat jusqu'à expiration de son mandat actuel.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-21\"><span class=\"lf-art-num\">Art. 21</span><span class=\"lf-art-t\">— Est abrogée la loi du 12 juillet 1991 portant organisation des centres socio-éducatifs</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">de l'Etat.</p>\n<p class=\"lf-p\">87 Eiche financière à l'appui du projet de loi 6593 A) Loi concernant le centre socio-éducatif de l'Etat- lancement de l'UNISEC UNISEC Coût par unité Précisions Primes + gratuité médicale incluses (début carrière) Primes + gratuité médicale incluses (coûts salariaux réels) Primes + gratuité médicale incluses (coûts salariaux réels) Primes + gratuité médicale incluses (coûts salariaux réels) Primes + gratuité médicale incluses (coûts salariaux réels) Coût total 28 agents pénitentiaires * 28*46.142,59 € 1.291.992,52 € 1 pédagogue/psychologue A1 * 138.699,67 € 138.699,67 0,5 ergothérapeute A2 * 54351,59 € 54351,59 € 6 éducateurs gradués A2 * 509.104.62 € 6 éducateurs B1 * 380.682,75 € IES UNISEC 2 pédagogues ou psychologues A1 2 éducateurs gradués A2 68.698,35 € 137.396,70 € (début carrière) 63.500,98 € 127.001,96 € (début carrière) 36.657,17 € 36.657,17 € (début carrière) 1 ouvrier avec CATP Projet Cerberus (mise en place de trois fichiers au CSEE) 43.317,78 € 43.317,78 € 70.017 € Légende IES = Institut d'enseignement socioéducatif du centre *Postes déjà engagés SPS= service psycho-social du centre CSEE= centre socio-éducatif de l'Etat ou centre Administration 1 expéditionnaire C1 Technique (début carrière) Sur le budget à prévoir de 70.017 € pour la mise en place des trois fichiers un montant de 42.120 € doit encore être autorisé B) Développement CSEE IES 2 éducateurs gradués A2 63.500,98 € 127.001,96 € 4 pédagogues A1 26.014,21 € 104.056,80 € 2 pédagogues ou psychologies A1 68.698,35 € 137.396,70 € 68.698,35 € 206.095,05 € 68.698,35 € 34.349,18 € 68.698,35 € 34.349,18 € 35.401,15 € 35.401,15 € 63.500,98 € 127.001,96 € SPS projet individualisé 3 psychologues ou pedagogues A1 Administration 1 économiste A1 0,5 juriste A1 Technique 1 aide-ouvrier Internats 2 éducateurs gradués A2 TOTAL Légende 3.629.222,91 € IES = Institut d'enseignement socio-éducatif du centre *Postes déjà engagés SPS= service psycho-social du centre CSEE= centre socio-éducatif de l'Etat ou centre encadrement intensifiéaction et suivi directs classe avec programme individualisé accompagnement de transition vers l'extérieur (transformations des 4 postes contremaîtreInstructeurs)(différence salariale pédagoguecontremaître-instructeur) LE GOUVERNEMEN1 DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Fiche d'évaluation d'impact Mesures législatives, réglementaires et autres lntitulé du projet de loi: Projet de loi n°6593 portant modification 1. de la loi du 16 juin 2004 portant réorganisation du centre socioéducatif de l'Etat;</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>de la loi modifiée du 22 juin 1963 fixant le régime des traitements des fonctionnaires de l'Etat;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>de la loi modifiée du 29 juin 2005 fixant les cadres du personnel des établissements d'enseignement secondaire et secondaire technique;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">4.</span>de la loi modifiée du 23 juillet 1952 concernant l'organisation militaire Ministère initiateur: Ministère de l'Education nationale, de l'Enfance et de la Jeunesse Département Enfance et Jeunesse Auteur(s) : Patrick Thoma Tél :2478-6520 Courriel : Patrick.Thoma@meniu Objectif(s) du projet : Amendements apportés au projet de loi n°6593 portant modification de la loi modifiée du 16 juin 2004 portant réorganisation du centre socio-éducatif de l'Etat en vue de l'opérationnalisation de l'unité de sécurité du centre socio-éducatif de l'Etat Autre(s) Ministère(s)/Organisme(s)/Commune(s) impliqué(e)(s) : Ministère de la Fonction publique, Centre socio-éducatif de l'Etat Date : 30 mars 2016 Mieux lécliférer 1. Partie(s) prenante(s) (organismes divers, citoyens,...) consultée(s) dans le cadre du projet de loi n+6593 et de ses amendements : Oui + Non E Si oui, laquelle/lesquelles : Ministère de la Fonction publique, chambres professionnelles, Parquet général, Cour supérieure de justice, Parquets de Luxembourg et de Diekirch, juges de la jeunesse de Luxembourg et de Diekirch, Commission consultative des Droits de l'Homme, Ombudsman, Ombudscomité fir d'Rechter vum Kand, Commission nationale de la protection des données, Association nationale des communautés éducatives et sociales asbl.</div>\n<p class=\"lf-p\">Remarques/Observations :</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>Destinataires du projet :</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Entreprises/Professions libérales :</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Citoyens :</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Administrations :</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>Le principe « Think small first » est-il respecté ? (c.à d. des exemptions ou dérogations sont-elles prévues suivant la taille de l'entreprise et/ou son secteur d'activité ?) 1 N.a. : non applicable.</div>\n<p class=\"lf-p\">Version 13.06.2011 E E E E Oui E Non E N.a. 1 + Oui Non Oui + Non Oui + Non Remarques/Observations :</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">4.</span>Le projet est-il lisible et compréhensible pour le destinataire ?</div>\n<p class=\"lf-p\">Existe-t-il un texte coordonné ou un guide pratique, mis à jour et publié d'une façon régulière ?</p>\n<p class=\"lf-p\">Oui + Non n oui + Non El Remarques/Observations : Le texte coordonné du projet de loi et le texte de la loi modifiée en cas d'adoption des amendements proposés sont ajoutés aux amendements.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">5.</span>Le projet a-t-il saisi l'opportunité pour supprimer ou simplifier des régimes d'autorisation et de déclaration existants, ou pour améliorer la qualité des procédures ?</div>\n<p class=\"lf-p\">Remarques/Observations : Sans impact Version 13.06.2011 oui Non El 6. Le projet contient-il une charge administrative2 pour le(s) destinataire(s) ? (un coût imposé pour satisfaire à une obligation d'information émanant du projet ?) Oui + Non Si oui, quel est le coût administratif3 approximatif total ? (nom bre de destinataires x coût administratif par destinataire) Voir fiche financière 7. a) Le projet prend-il recours à un échange de données interadministratif (national ou international) plutôt que de demander l'information au destinataire ?</p>\n<p class=\"lf-p\">Oui EI Non + N.a. El Si oui, de quelle(s) donnée(s) et/ou administration(s) s'agit-il ?</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>Le projet en question contient-il des dispositions spécifiques concernant la protection des personnes à l'égard du traitement des données à caractère personnel4 Oui + Non E1 N.a.</div>\n<p class=\"lf-p\">Si oui, de quelle(s) donnée(s) et/ou administration(s) s'agit-il ?</p>\n<p class=\"lf-p\">Création de trois fichiers au niveau du centre socio-éducatif de l'Etat disposition légale prévue au point 11 de l'article ler du projet de loi amendé.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">8.</span>Le projet prévoit-il : une autorisation tacite en cas de non réponse de l'administration ? des délais de réponse à respecter par l'administration ? le principe que l'administration ne pourra demander des informations supplémentaires qu'une seule fois ?</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">9.</span>Y a-t-il une possibilité de regroupement de formalités et/ou de procédures (p.ex. prévues le cas échéant par un autre texte) ? oui D Non N.a. + oui El Non El N.a. + OuiD Non EI N.a. + Oui D Non EI N.a. + Si oui, laquelle :</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">10.</span>En cas de transposition de directives communautaires, le principe « la directive, rien que la directive » est-il respecté ?</div>\n<p class=\"lf-p\">Sinon, pourquoi ?</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">11.</span>Le projet contribue-t-il en général à une : a. simplification administrative, et/ou à une b. amélioration de la qualité règlementaire ? oui El Non E1 N.a. + oui Ej Non n oui EI Non El Remarques/Observations : Absence d'impact 12. Des heures d'ouverture de guichet, favorables et adaptées aux besoins du/des destinataire(s), seront-elles introduites ?</div>\n<p class=\"lf-p\">Ouip Non E1 N.a. + 13. Y-a-t-il une nécessité d'adapter un système informatique auprès de l'Etat (e-Government ou application back-office) ?</p>\n<p class=\"lf-p\">Oui + Non Si oui, quel est le délai pour disposer du nouveau système ? Un projet appelé Cerberus est en train d'être élaboré avec le CTIE pour la mise en place des trois fichiers de données, dont l'opérationnalisation est planifiée pour le 31 décembre 2016 en vue de permettre l'ouverture de l'unité de sécurité du CSEE en début de l'année 2017.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">14.</span>Y a-t-il un besoin en formation du personnel de l'administration concernée ?</div>\n<p class=\"lf-p\">Oui + Non E1 N.a.</p>\n<p class=\"lf-p\">II s'agit d'obligations et de formalités administratives imposées aux entreprises et aux citoyens, liées à l'exécution, l'application ou la mise en ceuvre d'une loi, d'un règlement grand-ducal, d'une application administrative, d'un règlement ministériel, d'une circulaire, d'une directive, d'un règlement UE ou d'un accord international prévoyant un droit, une interdiction ou une obligation.</p>\n<p class=\"lf-p\">3 Coût auquel un destinataire est confronté lorsqu'il répond à une obligation d'information inscrite dans une loi ou un texte d'application de celle-ci (exemple : taxe, coût de salaire, perte de temps ou de congé, coût de déplacement physique, achat de matériel, etc.).</p>\n<p class=\"lf-p\">Loi modifiée du 2 août 2002 relative à la protection des personnes à l'égard du traitement des données à caractère personnel (www.cnpd.1u) 2 Version 13.06.2011 Si oui, lequel ? Le personnel du centre en charge des opérations de fouilles doit être formé aux opérations de fouilles. Le personnel de l'unité de sécurité doit être formé aux stratégies de désescalade des conflits. Une partie du personnel du centre doit être formé aux techniques permettant en cas de besoin de maîtriser le comportement agressif de pensionnaires.</p>\n<p class=\"lf-p\">Remarques/Observations :</p>\n<p class=\"lf-p\">Version 13.06.2011 Egalité des chances 15. Le projet est-il : principalement centré sur l'égalité des femmes et des hommes ? Oui E Non E positif en matière d'égalité des femmes et des hommes ?</p>\n<p class=\"lf-p\">Oui + Non E si oui, expliquez de quelle manière : Les fouilles corporelles concernant la pensionnaire sont effectuées par des membres du personnel ayant le même sexe que le pensionnaire faisant l'objet de la fouille. neutre en matière d'égalité des femmes et des hommes ?</p>\n<p class=\"lf-p\">Oui + Non E Si oui, expliquez pourquoi :</p>\n<p class=\"lf-p\">L'organisation des unités de vie de l'unité de sécurité consacre le principe de la séparation des pensionnaires de sexe opposé sauf pour les activités communes et l'enseignement socioéducatif. - Oui E Non + négatif en matière d'égalité des femmes et des hommes ?</p>\n<p class=\"lf-p\">Si oui, expliquez de quelle manière : oui E Non fl N.a. + 16. Y a-t-il un impact financier différent sur les femmes et les hom mes ?</p>\n<p class=\"lf-p\">Si oui, expliquez de quelle manière :</p>\n<p class=\"lf-p\">Directive « services »</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">17.</span>Le projet introduit-il une exigence relative à la liberté d'établissement Oui E Non E N.a. + soumise à évaluation 5?</div>\n<p class=\"lf-p\">Si oui, veuillez annexer le formulaire A, disponible au site internet du Ministère de l'Economie et du Commerce extérieur : www.eco.public.lu/attributions/dg2/d_consommation/d_march int rieur/Services/index.html Oui E Non E N.a+ 18. Le projet introduit-il une exigence relative à la libre prestation de services transfrontaliers 6?</p>\n<p class=\"lf-p\">Si oui, veuillez annexer le formulaire B, disponible au site internet du Ministère de l'Economie et du Commerce extérieur : www.eco.public.lu/attributions/dg2/d_consommation/d_march int_rieur/Services/index.html Article 15 paragraphe 2 de la directive « services » (cf. Note explicative, p.10-11) Article 16, paragraphe 1, troisième alinéa et paragraphe 3, première phrase de la directive « services » (cf. Note explicative, p.10-11) 5 Version 13.06.2011 Projet de règlement grand-ducal portant organisation de l'unité de sécurité du centre socio-éducatif de l'Etat Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Vu les avis de la Chambre d'agriculture, de la Chambre de commerce, de la Chambre des fonctionnaires et employés publics, de la Chambre des métiers, et de la Chambre des salariés ;</p>\n<p class=\"lf-p\">Vu la fiche financière ;</p>\n<p class=\"lf-p\">Notre Conseil d'Etat entendu ;</p>\n<p class=\"lf-p\">Sur le rapport de Notre Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enfance et de la Jeunesse, de Notre Ministre des Finances et après délibération du Gouvernement en conseil ;</p>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 1. L'organisation de l'unité de sécurité</h3>\n<h3 class=\"lf-part\">Section 1. Dispositions générales</h3>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-1\"><span class=\"lf-art-num\">Art.1</span><span class=\"lf-art-t\">(1) Est désigné dans le présent règlement grand-ducal par le mot « pensionnaire » toute</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">personne placée à l'intérieur de l'unité de sécurité du centre socio-éducatif de l'Etat, ci-après appelée « unité de sécurité » en exécution d'une décision formelle des autorités judiciaires conformément aux dispositions de la loi modifiée du 10 août 1992 relative à la protection de la jeunesse.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(2)</span>Est désigné dans le présent règlement grand-ducal par le mot « directeur » le directeur du centre socio-éducatif de l'Etat.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(3)</span>Le centre socio-éducatif de l'Etat est désigné par le terme « centre »</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(4)</span>On entend par le terme « visiteur », toute personne autre que les membres du personnel occupés dans l'unité de sécurité désireuse d'entrer dans l'unité de sécurité ou de visiter un pensionnaire dans l'unité de sécurité.</div>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-2-23\"><span class=\"lf-art-num\">Art.2</span><span class=\"lf-art-t\">L'unité de sécurité comprend des unités de vie, un service de garde et une infirmerie</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">L'unité de sécurité de Dreiborn comprend quatre unités de vie dont chacune se compose de trois chambres individuelles pouvant héberger trois pensionnaires.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les pensionnaires de sexe opposé sont séparés sauf en ce qui concerne les activités communes et l enseignement socio-éducatif.</p>\n<p class=\"lf-p\">1</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-3-24\"><span class=\"lf-art-num\">Art.3</span><span class=\"lf-art-t\">(1) L'unité de sécurité est placée sous l'autorité du directeur du centre ci-après appelé</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">« directeur ».</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(2)</span>Le personnel de l'unité de sécurité se compose a. des membres du personnel du centre occupant un poste dans l'unité de sécurité b. des agents détachés du ministre ayant la Justice dans ses attributions c. des agents détachés du ministre ayant l'Education dans ses attributions et d. des agents détachés du ministre ayant l'Armée dans ses attributions.</div>\n<p class=\"lf-p\">Le personnel de l'unité de sécurité comprend a. le responsable de l'unité b. le personnel de garde c. le personnel socio-éducatif d. le personnel psycho-social, e. le personnel d'enseignement et f. le personnel médical.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les membres du personnel du centre n'occupant pas un poste dans l'unité de sécurité, mais qui s'y acquittent de tâches ponctuelles, ne font pas partie des membres du personnel de l'unité de sécurité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Un membre du personnel socio-éducatif, psycho-social ou médical du centre peut changer d'une unité vers une autre unité du centre sur base d'une demande motivée établie par écrit à l'adresse du directeur, à condition que sa demande soit approuvée par la commission de surveillance et de coordination et sous réserve de la disponibilité d'un poste vacant dans l'unité dans laquelle il désire travailler.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(3)</span>Tous les membres du personnel occupés ou détachés dans l'unité de sécurité pour en assurer le fonctionnement, exception faite du médecin, sont placés du point de vue disciplinaire sous les ordres du directeur ou de son délégué.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(4)</span>Le personnel de garde assure la surveillance des pensionnaires qui sont placés dans l'unité de sécurité, veille à la sécurité des personnes y ayant accès et veille à la sécurité de l'unité de sécurité. Il veille au maintien de la discipline des pensionnaires ainsi qu'à l'exécution des consignes.</div>\n<p class=\"lf-p\">Le directeur ou son délégué organise le service de garde. Il règle le service spécial de la surveillance de jour et de nuit et il effectue soit en personne, soit par un agent par lui désigné, une inspection journalière de l'unité de sécurité.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(5)</span>Les membres du personnel socio-éducatif, du personnel psycho-social, du personnel d'enseignement et du personnel médical veillent à l'exécution des règlements et des instructions applicables dans l'accomplissement de leurs tâches respectives. Ils sont chargés d'observer et d'encadrer les pensionnaires pendant la durée de leur placement dans l'unité de sécurité.</div>\n<p class=\"lf-p\">2</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(6)</span>Les ministres des cultes et les conseillers moraux nommés par le ministre ayant les Cultes dans ses attributions auprès l'unité de sécurité sont en charge de l'assistance morale et de l'encadrement spirituel des pensionnaires.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(7)</span>Les modalités pratiques relatives à l'organisation, à la gestion administrative et financière de l'unité de sécurité sont établies par un règlement intérieur établi par le directeur, et approuvées par la commission de surveillance et de coordination.</div>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-4-25\"><span class=\"lf-art-num\">Art.4</span><span class=\"lf-art-t\">(1) Pour assurer les soins médicaux à dispenser aux pensionnaires de l'unité de sécurité</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">le directeur ou son délégué veille à la présence d'un infirmier et/ou d'un médecin dans tous les cas où sa présence est indiquée en raison de l'état de santé du pensionnaire et dans tous les cas où les dispositions légales ou réglementaires prescrivent la présence d'un médecin.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(2)</span>Pour assurer la présence d'un médecin dans l'unité de sécurité; le ministre ayant l'Enfance et la Jeunesse dans ses attributions peut prendre recours, sur avis du directeur ou de son délégué, à des médecins autorisés à exercer les professions de santé requises, qu'ils soient établis en profession libérale ou attachés à des organismes publics ou privés. Les prestations des médecins sont rémunérées, s'il s'agit de professionnels établis à leur propre compte, suivant vacation horaire à déterminer par le ministre de la Santé, et, s'il s'agit de professionnels engagés par des établissements publics ou privés, par forfait à négocier avec ces établissements.</div>\n<h3 class=\"lf-part\">Section 2. La sécurité de l'unité de sécurité</h3>\n<p class=\"lf-p\">2.1. Dispositions générales</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-5-26\"><span class=\"lf-art-num\">Art.5</span><span class=\"lf-art-t\">(1) Les modalités pratiques relatives à l'organisation de la sécurité à l'intérieur de</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">l'unité de sécurité sont précisées dans un règlement interne de l'unité de sécurité à établir par le directeur du Centre approuvé par la commission de surveillance et de coordination.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(2)</span>Tout événement grave touchant à l'ordre, à la discipline ou à la sécurité de l'unité de sécurité, tout acte de violence entre pensionnaires, tout acte de violence à l'égard du personnel de l'unité de sécurité, tout suicide, et toute tentative de suicide sera immédiatement porté par le directeur ou son délégué à la connaissance du juge de la jeunesse, du président de la commission de surveillance et de coordination et du procureur d'Etat. 11 en va de même des actes de violences commis par les membres du personnel à l'égard des pensionnaires</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(3)</span>Lorsqu'un crime ou un délit a été commis dans l'unité de sécurité, le directeur ou son délégué dresse rapport des faits et en avise directement et sans délai le procureur d'Etat, le juge de la jeunesse compétent, la police prand-ducale et le président de la commission de surveillance et de coordination.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(4)</span>La police grand-ducale, le procureur d'Etat, le juge de la jeunesse compétent et le président de la commission de surveillance et de coordination sont informés immédiatement de l'évasion d'un pensionnaire de l'unité de sécurité avec l'identité de l'évadé, son profil, ses 3 antécédents judiciaires et tous les renseignements utiles à sa recherche et à son placement dans l'unité de sécurité.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(5)</span>Tout incident visé aux paragraphes 2 à 4 du présent article fait l'objet d'un rapport écrit circonstancié relatant les causes ayant déclenché l'incident, les circonstances qui l'ont accompagné, les membres du personnel qui sont intervenus ainsi que les moyens mis en ceuvre pour en prévenir la répétition. Le rapport est transmis au procureur d'Etat avec copie au juge de la jeunesse et au président de la commission de surveillance et de coordination.</div>\n<p class=\"lf-p\">2.2. L'accès à l'unité de sécurité</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-6-27\"><span class=\"lf-art-num\">Art.6</span><span class=\"lf-art-t\">Tout pensionnaire lors de son admission dans l'unité de sécurité est accueilli</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">conformément aux lois et aux règlements en vigueur. Aucune personne ne peut être admise dans l'unité de sécurité sans titre de placement valable.</p>\n<p class=\"lf-p\">Au moment de l'admission d'un nouveau pensionnaire, le directeur ou son délégué doit se faire remettre par les agents de la Police grand-ducale, assurant le transfert à l'unité de sécurité, un certificat d'aptitude au placement établi par un médecin.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le directeur ou son délégué ne peut refuser un pensionnaire du sexe féminin dont l'accouchement pendant le séjour est à prévoir. L'enfant incapable de se passer des soins de sa mère placée dans l'unité de sécurité ne pourra accompagner sa mère dans l'unité de sécurité qu'en vertu d'une mesure de placement prise spécialement pour l'enfant, soit par le juge de la jeunesse, soit par le Procureur d'Etat, dans les cas d'urgence. L'enfant placé par les autorités judiciaires bénéficie d'une surveillance médicale et d'un accompagnement social avec sa mère pendant son séjour dans l'unité de sécurité. Les enfants admis avec leur mère peuvent être gardés par celle-ci dans leur chambre ou cellule; ils y disposent toujours d'une couchette séparée. Les enfants qui peuvent être séparés de leur mère ne sont pas admis.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-7-28\"><span class=\"lf-art-num\">Art.7</span><span class=\"lf-art-t\">(1) Avant d'être admis à une unité de vie de l'unité de sécurité, le pensionnaire est</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">obligé de déposer au poste de garde l'argent et les objets dont il est porteur à l'exception de sa bague d'alliance. Au moment de son entrée dans l'unité de sécurité le personnel de garde prend une photo d'idenfité du pensionnaire à des fins de son identification.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(2)</span>Tous les médicaments, tous les stupéfiants et plus généralement tous les objets dont l'usage au centre est prohibé et dont le pensionnaire est porteur au moment de son admission, lui sont retirés.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(3)</span>Le dépôt de l'argent, des objets de valeur et des objets personnels est constaté dans un inventaire dont lecture est donné au déposant qui le signe. Si le déposant refuse de signer, ce fait est mentionné au bas de l'inventaire qui est alors signé par le fonctionnaire qui reçoit le dépôt et par le témoin. Les objets déposés seront transmis aux fins de conservation au service de gestion administrative du centre et un récépissé des pièces inventoriées est remis entre les mains du pensionnaire. Un compte sera ouvert au nom du pensionnaire et les fonds touchés pendant son placement dans l'unité de sécurité de même que les objets déposés lui seront restitués au moment de la sortie de l'unité de sécurité.</div>\n<p class=\"lf-p\">Toutefois le pensionnaire peut être autorisé par le directeur ou son délégué, à recevoir des objets personnels tels que la montre ou des photographies des proches.</p>\n<p class=\"lf-p\">4 2.3. La fouille corporelle</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-8-29\"><span class=\"lf-art-num\">Art.8</span><span class=\"lf-art-t\">(1) Au moment de son admission dans l'unité de sécurité, pendant son séjour dans</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">l'unité de sécurité et à chaque fois que le pensionnaire réintègre l'unité de sécurité suite à une sortie autorisée ou à une évasion, le pensionnaire fait l'objet d'une fouille corporelle dans les conditions de l'article 10 bis de la loi. Au cas où préalablement à son entrée dans l'unité de sécurité le pensionnaire a déjà fait l'objet d'une fouille corporelle et qu'il a depuis lors été sous la surveillance permanente des agents de police, la fouille corporelle prévue à l'entrée de l'unité de sécurité par le présent paragraphe est réputée exécutée.</p>\n<p class=\"lf-p\">En tout état de cause la fouille corporelle est réalisée dans le respect de la dignité humaine et des dispositions légales et réglementaires applicables. Elle se déroule dans le respect mutuel et de coopération entre les agents qui devront effectuer la fouille corporelle et le pensionnaire qui en fait l'objet.</p>\n<p class=\"lf-p\">La fouille intime ne peut avoir lieu qu'en présence du médecin requis à cet effet par le directeur sur présentation de la décision écrite du juge ou du procureur d'Etat.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(2)</span>La fouille simple à l'entrée et dans l'enceinte de l'unité de sécurité est réalisée à l'aide de l'usage des dispositifs techniques tels que le portique de sécurité, les détecteurs portatifs ou scanners à rayons X et en cas de besoin au moyen d'une palpation, sans que le pensionnaire ait à se dévêtir partiellement ou intégralement.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(3)</span>La fouille intégrale doit être effectuée en présence de deux agents du même sexe que le pensionnaire et doit avoir lieu dans un local chauffé à une température agréable qui met le pensionnaire faisant l'objet de la fouille à l'abri des regards de tiers.</div>\n<p class=\"lf-p\">Avant de procéder à la fouille intégrale, les agents indiquent les raisons motivant la fouille intégrale ordonnée par le directeur ou son délégué au pensionnaire et lui expliquent le déroulement de la fouille intégrale.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les agents attirent l'attention du pensionnaire sur la nécessité de coopérer à la mise en ceuvre de la fouille intégrale tout en suivant leurs instructions en rapport avec le déroulement de la fouille et l'informent sur les conséquences d'un refus de suivre les instructions des agents.</p>\n<p class=\"lf-p\">Avant de procéder à la fouille intégrale les agents s'assurent que le pensionnaire est prêt à coopérer au déroulement de la fouille et en cas d'opposition ou de refus de sa part, ils lui donnent un time-out ne pouvant dépasser une demie heure pour lui permettre de réfléchir sur les conséquences d'un refus de coopérer.</p>\n<p class=\"lf-p\">Au cours du déroulement de la fouille intégrale les agents procèdent d'une manière professionnelle et digne, en tenant compte de la sensibilité et de la vulnérabilité de la personne mise à nu, et procèdent de façon à réduire au minimum son sentiment de gêne.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le déroulement de la fouille intégrale doit se faire dans des conditions hygiéniques convenables. Pour procéder à la fouille intégrale les agents portent obligatoirement des gants de protection.</p>\n<p class=\"lf-p\">5 L'agent procède au contrôle visuel de la cavité buccale, du nez, des oreilles et des mains Ensuite le pensionnaire est invité à passer ses mains dans les cheveux et derrière les oreilles.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le contrôle visuel de la cavité buccale, du nez et des oreilles consiste dans un contrôle externe de ces orifices corporels.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le pensionnaire enlève alors ses vêtements, qui sont vérifiés en détail. Lors de l'enlèvement de ses vêtements le pensionnaire est d'abord invité à se mettre torse nu et les mains à plat contre le mur. Il se penche en avant pour permettre le contrôle visuel des aisselles. Le cas échéant, le pensionnaire de sexe féminin est prié de relever ses seins. Après avoir pu se rhabiller, le pensionnaire est invité de mettre à nu la partie inférieure de son corps et d'écarter ses jambes. Les jambes écartées et les mains à plat contre le mur, il se penche vers l'avant, permettant ainsi le contrôle visuel de l'entrejambe, de la plante des pieds et des espaces entre les orteils. Le pensionnaire peut être invité à tousser, sous condition que les mesures d'hygiène nécessaires puissent être garanties.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les agents en charge des opérations de la fouille intégrale ne toucheront pas le pensionnaire qui coopère. En aucun cas les agents en charge des opérations de la fouille intégrale ne toucheront les cavités corporelles du pensionnaire.</p>\n<p class=\"lf-p\">Tout refus d'obtempérer est signalé immédiatement au directeur ou à son délégué.</p>\n<p class=\"lf-p\">En cas de résistance passive ou active à la fouille intégrale et après injonction ultime des agents en charge de la fouille de coopérer avec eux, le pensionnaire sera contraint par la force.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans ce cas les agents utilisent la contrainte selon les dispositions légales applicables. Le cas échéant, le pensionnaire revêtira des vêtements mis à la disposition par l'administration.</p></div>", "next": 239917}