📄 Texte de loi
LE GOUVERNEMENT
DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG
Ministère de l'Environnement, du Climat
et du Développement durable
Projet de règlement grand-ducal portant création de zones de protection autour des captages
d'eau souterraine Lauterbour, Peiffer, Klingelbour 1, Klingelbour 2, Tro'n, Kluckenbach 1,
Kluckenbach 2, Kluckenbach 3, Kluckenbach 4, Kluckenbach 5, Kluckenbach 6, Schmit 1, Schmit
2, Feyder 1, Feyder 2, Feyder 3, Kremer, Guirsch, Kehlen, Stoltz, Wiersch 1, Wiersch 2, Wiersch 3,
Wagner, Buchholtzerbour, Waeschbour, Wykerslooth, Camping, Olmesbour, Simmerschmelz, KR15-1, KR-15-2, KR-15-4 et KR-15-5 situées sur les territoires des communes de Habscht,
Helperknapp, Kehlen, Koerich et Steinfort
Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau ;
Vu la loi modifiée du 19 décembre 2008 relative à l'eau, et notamment son article 44 ;
Vu la directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2000 établissant un cadre
pour une politique communautaire dans le domaine de l'eau ;
Vu la directive 91/676/CEE du Conseil du 12 décembre 1991 concernant la protection des eaux contre la
pollution par les nitrates à partir de sources agricoles ;
Vu la fiche financière ;
Vu les avis de la Chambre d'agriculture et de la Chambre de commerce ;
Les avis de la Chambre des métiers, de la Chambre des salariés et de la Chambre des fonctionnaires et
employés publics ayant été demandés ;
Vu l'avis du Comité de la gestion de l'eau ;
Vu les avis des conseils communaux des communes de Habscht, Helperknapp, Kehlen, Koerich et Steinfort
Notre Conseil d'Etat entendu ;
Sur le rapport de Notre Ministre de l'Environnement, du Climat et du Développement durable, de Notre
Ministre de la Mobilité et des Travaux publics et, de Notre Ministre des Finances et après délibération du
130-000054-20161104-FR
Gouvernement en conseil ;
1
cn@mev.etatiu
Tél. (+352) 247-86811
Fax (+352) 400 410
Adresse postale:
L-2918 Luxembourg
www.emwelt.lu
www.gouvernement.lu
Arrêtons :
Art.1". Sont créées sur les territoires des communes de Habscht, Helperknapp, Kehlen, Koerich et
Steinfort, les zones de protection autour des captages d'eau souterraine Lauterbour (code national : SCS210-15), Peiffer (SCS-207-11), Klingelbour 1 (SCS-206-38), Klingelbour 2 (SCS-206-39), Tro'n (SCS-21060), Kluckenbach 1 (SCS-210-54), Kluckenbach 2 (SCS-210-55), Kluckenbach 3 (SCS-210-56),
Kluckenbach 4 (SCS-210-57), Kluckenbach 5 (SCS-210-58), Kluckenbach 6 (SCS-210-59), Schmit 1
(SCS-206-49), Schmit 2 (SCS-206-50), Feyder 1 (SCS-210-51), Feyder 2 (SCS-210-52), Feyder 3 (SCS210-53), Kremer (SCS-206-48), Guirsch (SCS-206-47), Kehlen (SCS-206-42), Stoltz (SCS-206-41),
Wiersch 1 (SCS-206-43), Wiersch 2 (SCS-206-44), Wiersch 3 (SCS-206-45), Wagner (SCS-206-46),
Buchholtzerbour (SCS-207-12), Waeschbour (SCS-207-13), Wykerslooth (SCS-207-14), Camping (SCS210-31), Olmesbour (SCS-210-32), Simmerschmelz (SCS-210-70) exploités par le Syndicat des Eaux du
Sud et les captages KR-15-1 (FCS-207-19), KR-15-2 (FCS-205-33), KR-15-4 (FCS-205-35), KR-15-5
(FCS-207-22), exploités par le Syndicat des Eaux du Barrage d'Esch-sur-Sûr, SEBES, et servant de
ressource à la production d'eau destinée à la consommation humaine.
Art. 2. La délimitation des zones de protection autour des captages d'eau souterraine Lauterbour, Peiffer,
Klingelbour 1, Klingelbour 2, Tro'n, Kluckenbach 1, Kluckenbach 2, Kluckenbach 3, Kluckenbach 4,
Kluckenbach 5, Kluckenbach 6, Schmit 1, Schmit 2, Feyder 1, Feyder 2, Feyder 3, Kremer, Guirsch, Kehlen,
Stoltz, Wiersch 1, Wiersch 2, Wiersch 3, Wagner, Buchholtzerbour, Waeschbour, Wykerslooth, Camping,
Olmesbour, Simmerschmelz, KR-15-1, KR-15-2, KR-15-4 et KR-15-5, est indiquée sur les plans des
annexes I, Il et Ill. Toutes les surfaces ne portant pas de numéro cadastral, qui sont situées à l'intérieur
des zones de protection, font partie intégrante des zones de protection.
Art. 3. Sous réserve des restrictions prévues au règlement grand-ducal modifié du 9 juillet 2013 relatif aux
mesures administratives dans l'ensemble des zones de protection pour les masses d'eau souterraine ou
parties de masses d'eau souterraine servant de ressource à la production d'eau destinée à la
consommation humaine, les règles suivantes sont applicables :
1° La limite des zones de protection immédiate est à marquer par une clôture par les exploitants des
points de prélèvement. En cas d'impossibilité matérielle ou s'il existe un obstacle topographique
naturel, à condition qu'une protection équivalente à celle procurée par une clôture soit assurée, le
membre du Gouvernement ayant la Gestion de l'eau dans ses attributions peut autoriser une
alternative à la délimitation de la zone de protection immédiate par une clôture sur demande
2
introduite conformément à l'article 23, paragraphe ler, lettre q), de la loi modifiée du 19 décembre
2008 relative à l'eau.
2° La limite des zones de protection rapprochée à vulnérabilité élevée est à marquer clairement et de
manière durable sur le terrain par les exploitants des points de prélèvement.
3° Le début et la fin des zones de protection sont signalisés sur les voies publiques, qui sont situées
à l'intérieur des zones de protection, au moyen des panneaux de signalisation F,21a et F,21aa,
prévus à l'article 107 de l'arrêté grand-ducal modifié du 23 novembre 1955 portant règlement de la
circulation sur toutes les voies publiques.
4° Les meilleures techniques disponibles pour la construction dans des zones de protection de
captages utilisés pour la production d'eau destinée à la consommation humaine sont à utiliser lors
de prochains travaux sur les C.R.102, C.R.104, C.R.105, C.R.106, C.R.108, C.R.109, C.R.110,
C.R.189, N12 ainsi que pour toute autre partie de la voie publique, qui est située à l'intérieur des
zones de protection. Les faisabilités techniques et économiques des différentes variantes de
construction envisageables, qui tiennent compte des risques de dégradation de la qualité de l'eau
captée, sont élaborées dans le programme de mesures tel que décrit à l'article 4.
5° Tout transport de produits de nature à polluer les eaux est interdit sur les tronçons des C.R.102,
C.R.104, C.R.105, C.R.106, C.R.108, C.R.109, C.R.110, C.R.189, qui sont situés à l'intérieur des
zones de protection, ainsi que pour toute autre partie de la voie publique, qui est située à l'intérieur
de ces zones, à l'exception de la N12. Les interdictions de transports ainsi que la fin de ces
interdictions sont signalisées sur les C.R.102, C.R.104, C.R.105, C.R.106, C.R.108, C.R.109,
C.R.110, C.R.189 par les panneaux C,3m et C,17a prévus à l'article 107 de l'arrêté grand-ducal
modifié du 23 novembre 1955 portant règlement de la circulation sur toutes les voies publiques.
Les produits utilisés sur les terres agricoles, dans les zones forestières, dans les établissements
et les habitations, qui sont situés à l'intérieur des zones de protection rapprochée et éloignée, ne
sont pas visés par cette interdiction.
6° L'accès aux chemins forestiers et agricoles est réservé aux engins utilisés dans le cadre de travaux
d'entretien et d'exploitations forestiers et agricoles et aux ayants droit. Le ravitaillement et
l'entretien de véhicules utilisés dans le cadre de travaux forestiers et agricoles sont interdits, sauf
sur des surfaces imperméables conçues de façon à éviter tout déversement d'huile ou
d'hydrocarbure en direction du sous-sol. Le ravitaillement et l'entretien de tout autre engin utilisé
dans le cadre de travaux forestiers et agricoles ne sont autorisés que sur une surface étanche avec
un volume de récupération suffisant en cas de fuite accidentelle au niveau de l'engin. Les engins
utiUsés dans le cadre des travaux forestiers contiennent exclusivement de l'huile biodégradable
dans leur système hydraulique.
7° Les pâturages sont interdits dans les zones de protection rapprochée.
8° Toute fertilisation décrite à l'annexe I, points 6.24 et 6.26 à 6.28 de du règlement grand-ducal
précité du 9 juillet 2013 est interdite dans les zones de protection rapprochée.
3
9° Sur les terres arables situées dans les zones de protection éloignée, la quantité maximale d'azote
organique est limitée à 130 kilogrammes par an et par hectare.
100 La quantité de fertilisants azotés disponibles épandue par an et par hectare est limitée à 150
kilogrammes sur les cultures suivantes dans les zones de protection rapprochée et éloignée :
cultures sarclées, colza, céréales d'hiver.
110 Sur les prairies temporaires et permanentes et les pâturages dans les zones de protection
rapprochée et éloignée, la quantité de fertilisants azotés disponibles épandue est limitée à 170
kilogrammes par an et par hectare. En cas de réactivation des prairies temporaires en terres
arables moins de quatre ans après leur ensemencement, les cultures sarclées et la fertilisation
organique sont interdites après la dernière coupe et pendant toute la durée de la première période
végétale, qui suit le retournement. Si le retournement se fait après la quatrième année, les cultures
sarclées sont interdites pendant les deux périodes végétales qui suivent le retournement et la
fertilisation organique est interdite après la dernière coupe et pour la première période végétale,
qui suit le retournement. Dans le cas où l'ensemencement de blé d'hiver, triticale d'hiver, seigle
d'hiver ou épeautre d'hiver est envisagé, le retournement est autorisé à partir du 15 octobre. Toute
application de produits phytopharmaceutiques est interdite après la dernière coupe et jusqu'au l er
mars non inclus.
12° Toute conversion de prairies permanentes en terres arables est interdite.
13° Tout retournement de prairies permanentes est interdit dans les zones de protection éloignée sauf
dans le cas de travaux de construction.
14° Les produits phytopharmaceutiques sont interdits dans les zones de protection rapprochée.
15° Sur demande introduite conformément à l'article 23, paragraphe l er, lettre q), de la loi précitée du
19 décembre 2008, le membre du Gouvernement ayant la Gestion de l'eau dans ses attributions
peut autoriser certains ouvrages, installations, dépôts, travaux ou activités par dérogation aux
dispositions des points 7 à 14 sous réserve de garantir une bonne qualité de l'eau destinée à la
consommation humaine.
16° Les dispositions des points 7 à 14 ne s'appliquent qu'à partir de l'année culturale qui suit l'entrée
en vigueur du présent règlement.
17° Le stockage d'ensilage en plein champs dans les zones de protection éloignée est autorisé en cas
de rendements exceptionnels dus aux conditions météorologiques, en cas de force majeure, en
cas de graves inondations ou d'accidents qui n'ont pas pu être prévus, mais uniquement sur les
terrains où la formation aquifère du Grès de Luxembourg est recouverte par la formation
géologique des marnes et calcaires de Strassen et sur les terrains où aucun ruissellement de
surface en direction des captages visés par le présent règlement n'a lieu. Des déclarations de
stockage sont à réaliser auprès de l'Administration de la gestion de l'eau au plus tard une semaine
après le début du stockage ;
18° Des programmes de vulgarisation agricole sont à élaborer dans le cadre du programme de
mesures prévu à l'article 4.
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19° Les cuves souterraines renfermant du mazout sont à double paroi et équipées d'un détecteur de
fuites et d'un avertisseur dê remplissage.
Les cuves aériennes à simple paroi y compris les réservoirs amovibles, installés à l'intérieur ou à
l'extérieur d'un immeuble, sont à placer dans une cuve externe de sorte que tout écoulement soit
détecté et retenu dans la cuve externe et ces cuves sont à équiper d'un avertisseur de remplissage.
Les cuves aériennes à double paroi sont à munir d'un détecteur de fuites ainsi que d'un avertisseur
de remplissage et sont à entourer d'une protection évitant tout endommagement.
Pour les cuves et réservoirs existants, la mise en conformité aux dispositions des alinéas l er et 2
devient obligatoire cinq ans après l'entrée en vigueur du présent règlement.
Avant la mise en service de toute nouvelle cuve ou réservoir, une attestation de conformité est à
transmettre à l'Administration de la gestion de l'eau.
20° Des contrôles d'étanchéité des réseaux d'eaux usées, d'eaux mixtes, des fosses septiques et des
installations pour le maniement et le stockage d'engrais azotés liquides, de produits
phytopharmaceutiques sont à réaliser tous les cinq ans. Cette mesure devient obligatoire deux ans
après l'entrée en vigueur du présent règlement. Les résultats de ces contrôles sont à transmettre
à l'Administration de la gestion de l'eau. En cas de renouvellement de ces installations, des critères
de construction en vigueur dans les zones de protection autour de captages d'eau destinée à la
consommation humaine sont à respecter. L'exécution des contrôles d'étanchéité incombe aux
propriétaires.
21° Toute fosse septique avec trop plein est à remplacer au plus tard deux ans après l'entrée en vigueur
du présent règlement par une fosse septique parfaitement étanche sans trop plein ou les eaux
usées ou les eaux mixtes sont à raccorder au réseau d'eaux usées ou d'eaux mixtes de la
commune concernée. Les cuves sont à équiper d'un avertisseur de remplissage et sont à vidanger
régulièrement et chaque fois qu'il y a nécessité par une entreprise autorisée à cet effet.
22° Les risques de pollution émanant des sites potentiellement pollués sont à étudier.
Un réseau de surveillance de la qualité de l'eau est à mettre en place dans le cadre du programme
de mesures prévu à l'article 4. Sans préjudice des législations applicables en matière de protection
des sols et de gestion des déchets, si les investigations montrent que la détérioration de l'eau
souterraine est due à une pollution locale du sol, l'article 31, paragraphe 2, de la loi précitée du 19
décembre 2008 est applicable.
23° Toute éolienne et les infrastructures qui y sont liées sont à considérer comme des installations
avec maniement et stockage de produits pouvant altérer la qualité de l'eau, au sens de l'annexe l,
point 1.3, du règlement grand-ducal précité du 9 juillet 2013.
24° Sur demande introduite conformément à l'article 23, paragraphe l er, lettre q), de la loi précitée du
19 décembre 2008, le membre du Gouvernement ayant la Gestion de l'eau dans ses attributions
peut autoriser dans les zones de protection éloignée l'installation, l'extension et l'exploitation de
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capteurs et sondes horizontaux enterrés en vue de l'utilisation d'énergie géothermique à une
profondeur inférieure à 10 mètres par dérogation à l'annexe l, point 5.6, du règlement grand-ducal
précité du 9 juillet 2013 sous réserve de garantir une bonne qualité de l'eau destinée à la
consommation humaine.
25° Sur demande introduite conformément à l'article 23, paragraphe l er, lettre q), de la loi précitée du
19 décembre 2008, le membre du Gouvernement ayant la Gestion de l'eau dans ses attributions
peut autoriser des paddocks destinés à l'entrainement et à la promenade des chevaux par
dérogation à l'annexe l, point 6.15, du règlement grand-ducal précité du 9 juillet 2013 dans le cas
où le crottin est enlevé quotidiennement et stocké sur des surfaces étanches, réalisées de façon à
empêcher tout déversement et infiltration de substances potentiellement polluantes pour les eaux
souterraines.
26° Sur demande introduite conformément à l'article 23, paragraphe l er, lettre q), de la loi précitée du
19 décembre 2008, le membre du Gouvernement ayant la Gestion de l'eau dans ses attributions
peut autoriser dans les zones de protection éloignée l'épandage des effluents de volailles, qui sont
produits dans les zones de protection de captages d'eau destinée à la consommation humaine et
dans le cas où toutes les surfaces dont disposent les propriétaires des volailles sont situées dans
ces zones de protection précitées, par dérogation à l'annexe l, point 6.25, du règlement grandducal précité du 9 juillet 2013 et sous réserve de garantir une bonne qualité de l'eau destinée à la
consommation humaine.
Art. 4. Un programme de mesures conformément à l'article 44, paragraphe 9, de la loi précitée du
19 décembre 2008 est à établir dans les deux ans qui suivent l'entrée en vigueur du présent règlement par
les exploitants des points de prélèvement. Ce programme comprend le détail des mesures à mettre en
place selon l'article 3, du présent règlement, ainsi que selon le règlement grand-ducal précité du 9 juillet
2013 avec l'estimation des coûts et la priorisation de ces mesures.
Art. 5. Pour tous les ouvrages, dépôts, travaux, installations, établissements et activités visés par l'annexe
l du règlement grand-ducal précité du 9 juillet 2013, qui sont en exploitation au moment de l'entrée en
vigueur du présent règlement, une demande d'autorisation est à introduire conformément à l'article 23,
paragraphe l er, lettre q), de la loi précitée du 19 décembre 2008.
Art. 6. Conformément à l'article 6 du règlement grand-ducal précité du 9 juillet 2013, un contrôle de qualité
est à réaliser par les exploitants des points de prélèvement au niveau de chacun des captages.
Des prélèvements à des fins de contrôle de qualité de l'eau sont effectués au moins quatre fois par an.
Les paramètres à analyser sont définis dans le programme de mesures prévu à l'article 4.
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Art. 7. Notre ministre ayant la Gestion de l'eau dans ses attributions, Notre ministre ayant les Transports
dans ses attributions et Notre ministre ayant le Budget dans ses attributions sont chargés chacun en ce qui
le concerne, de l'exécution du présent règlement qui sera publié au Journal officiel du Grand-Duché de
Luxembourg.
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Projet de règlement grand-ducal portant création de zones de protection autour des captages
d'eau souterraine Lauterbour, Peiffer, Klingelbour 1, Klingelbour 2, Tro'n, Kluckenbach 1,
Kluckenbach 2, Kluckenbach 3, Kluckenbach 4, Kluckenbach 5, Kluckenbach 6, Schmit 1, Schmit
2, Feyder 1, Feyder 2, Feyder 3, Kremer, Guirsch, Kehlen, Stoltz, Wiersch 1, Wiersch 2, Wiersch 3,
Wagner, Buchholtzerbour, Waeschbour, Wykerslooth, Camping, Olmesbour, Simmerschmelz, KR15-1, KR-15-2, KR-15-4 et KR-15-5 situées sur les territoires des communes de Habscht,
Helperknapp, Kehlen, Koerich et Steinfort
EXPOSÉ DES MOTIFS
Le présent règlement trouve sa base légale dans l'article 44, paragraphe ler de la loi modifiée du 19
décembre 2008 relative à l'eau en vertu duquel les zones de protection sont délimitées par règlement
grand-ducal.
Il fixe la délimitation des zones de protection autour des captages d'eau souterraine servant de ressource
à la production d'eau destinée à la consomrnation Lauterbour, Peiffer, Klingelbour 1 et 2, Tro'n,
Kluckenbach 1 à 6, Schmit 1 et 2, Feyder 1 à 3, Kremer, Guirsch, Kehlen, Stoltz, Wiersch 1 à 3, Wagner,
Buchholtzerbour, Waeschbour, Wykerslooth, Camping, Olmesbour et Simmerschmelz exploités par le
Syndicat des Eaux du Sud, ainsi que KR-15-1, KR-15-2, KR-15-4 et KR-15-5 exploités par le Syndicat des
Eaux du Barrage d'Esch-sur-Sûre.
Etant donné les problématiques similaires des différents captages et la juxtaposition, voir le recoupement
des zones de protection de certains captages, l'ensemble des captages précités ont été regroupés dans
un seul règlement et les groupes suivants ont été formés pour faciliter la présentation des données :
•
groupe 1, Koerich/Wykerslooth/Simmerschmelz, constitué des forages Koerich KR-15-1, KR-15-2,
KR-15-4 et KR-15-5 du SEBES, ainsi que des sources Lauterbour, Peiffer, Buchholtzerbour,
Waeschbour, Wykerslooth, Camping, Olmesbour et Simmerschmelz du SES ;
•
groupe 2, Riedergronn/Klingelbour/Kluckenbach, constitué des captages Schmit 1, Schmit 2,
Feyder 1, Feyder 2, Feyder 3, Kremer, Guirsch, Klingelbour 1, Klingelbour 2, Kluckenbach 1,
Kluckenbach 2, Kluckenbach 3, Kluckenbach 4, Kluckenbach 5, Kluckenbach 6 et Tro'n du SES;
•
groupe 3, Wiersch, constitué des captages Wiersch 1, Wiersch 2, Wiersch 3, Wagner, Stoltz et
Kehlen du SES.
L'eau souterraine des captages provient de l'aquifère du Grès de Luxembourg, qui fait partie de la masse
d'eau souterraine du Lias inférieur. L'eau souterraine s'écoule aussi bien à travers les pores de la matrice
rocheuse que le long des fissures. Le Grès de Luxembourg constitue la principale ressource naturelle du
pays avec 75% de l'eau souterraine utilisée comme eau potable qui provient de cet aquifère.
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Différents niveaux de nappes d'eaux souterraines, séparés par des niveaux peu perméables constitués de
marnes ou de roches calcaires peu fracturées, sont captées par les différents captages.
La nappe du Grès de Luxembourg est majoritairement libre mais lorsque la nappe est recouverte par des
niveaux peu perméables d'extension significative, celle-ci est alors sous pression et la nappe peut alors
être captive, voir même artésienne, comme c'est le cas pour les forages Koerich du SEBES et la source
Wykerslooth du SES.
Les normes de potabilité, définies dans le règlement grand-ducal modifié du 7 octobre 2002 relatif à la
qualité des eaux destinées à la consommation humaine, ne sont pas respectées pour la majorité des
sources et des forages faisant l'objet du présent règlement.
Afin de garantir la sécurité d'approvisionnement en eau potable, le Syndicat SES n'exploite actuellement,
pendant l'été 2018, pas les captages les plus contaminés ou mélange l'eau de ces captages avec celle de
captages moins contaminés. Dans le cas où l'ensemble des ressources doit être exploité, le SES dispose
également d'une dérogation conformément à l'article 11 du règlement grand-ducal précité du 7 octobre
2002. Le site de captage Koerich n'est actuellement pas en exploitation.
En effet, les normes de potabilité ne sont pas respectées de façon récurrente au niveau des captages
Klingelbour 1 (bacilles coliformes, E. Coli et entérocoques) et Wiersch 3 (bacilles coliformes, E. Coli).
Pour la majorité des autres sources, des bacilles coliformes sont détectées.
Les tableaux suivants récapitulent les dépassements des limites de potabilité pour certains paramètres
chimiques. Le détail pour chaque captage de chacun des groupes faisant l'objet du présent règlement sera
ensuite présenté.
Paramètres chimiques
Captages du
groupe 1
Nitrates
Métolachlore
Métolachlore
Métazachlore
Métazachlore
ESA
OXA
ESA
OXA
KR-15-1
X (fer et manganèse)
KR-15-2
X
KR-15-5
X (fer)
X
Lauterbour
Peiffer
Waeschbour
Autres
X
X
X
X
X
X
X
X (2,6
X
dichlorobenzamide)
Wykerslooth
X (2,6
X
dichlorobenzamide)
Camping
X
Olmesbour
X
X
X : concentration supérieure à la limite de potabilité pour le paramètre chimique en question
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Paramètres chimiques
Captages du
groupe 2
Nitrates
Métolachlore
Métolachlore
Métazachlore
Métazachlore
ESA
OXA
ESA
OXA
Feyder 2
X
X
X
Feyder 3
X
X
X
Autres
X (bentazone)
Klingelbour 1
Kluckenbach 2
X
Kluckenbach 3
X
Kluckenbach 4
X
Kluckenbach 5
X
X
Tro'n
X : concentration supérieure à la limite de potabilité pour le paramètre chimique en question
Paramètres chimiques
Captages du
groupe 3
Nitrates
Métolachlore
Métolachlore
Métazachiore
Métazachlore
ESA
OXA
ESA
OXA
X
Wiersch 1
Autres
X
X
Wiersch 2
X (2,6
Wagner
dichlorobenzamide)
Kehlen
X
X
X : concentration supérieure à la limite de potabilité pour le paramètre chimique en question
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Produits phytopharmaceutiques et métabolites pour le groupe 1
Les produits phytopharmaceutiques et leurs métabolites, qui ont été détectés au niveau de certains
captages du groupe 1 Koerich/Wykerslooth/Simmerschmelz, sont repris dans le tableau ci-dessous :
Captages du groupe 1
Métolachlore
Métolachlore
Métazachlore
Métazachlore
2,6
Koerich/Wykerslooth/Simmerschmelz
ESA
OXA
ESA
OXA
dichlorobenzamide
KR-15-1
KR-15-2
KR-15-4
XXX
X
XX
KR-15-5
Lauterbour
MO(
XXX
)OX
XXX
Peiffer
XXX
x
xxx
xxx
Buchholtzerbour
X
Waeschbour
XXX
XXX
Wykerslooth
XXX
XXX
Camping
Olmesbour
X
Simmerschmelz
XXX
X
XXX
XXX
X
XX
X : concentration inférieure à 0,075 pg/l, XX : concentration entre 0,075 et 0,1 pg/l, XXX : concentration supérieure à
0,1 pg/l (limite de potabilité : 0,1 pg/l par produit phytopharmaceutique et métabolite)
Pour les forages Koerich :
Seules deux analyses des produits phytopharmaceutiques de 2013 et 2014 sont disponibles. Les résultats
des deux campagnes sont identiques : aucun produit phytopharmaceutique n'est retrouvé dans l'eau des
forages KR-15-1 et KR-15-5 tandis que la limite de potabilité pour le métazachlore ESA, produit de
dégradation du Métazachlore utilisé comme herbicide pour les cultures de colza jusqu'à son interdiction en
2015, est atteinte pour le forage KR-15-2 et la concentration pour le forage KR-15-4 est de 90 ng/l,
supérieure à 75% de la limite de potabilité.
Pour la source Lauterbour :
Les normes de potabilité ne sont pas respectées systématiquement pour le métazachlore ESA (entre 270
et 460 ng/I entre 2014 et 2018) et quasi systématiquement pour le métolachlore ESA (entre 98 et 190 ng/l),
produit de dégradation du Métolachlore utilisé comme herbicide pour les cultures de maïs jusqu'à son
interdiction en 2015, dans l'eau de la source Lauterbour. Les concentrations en métazachlore OXA, produit
de dégradation du Métazachlore utilisé comme herbicide pour les cultures de colza jusqu'à son interdiction
en 2015, varient entre 40 et 170 ng/I et celles en Métolachlore OXA, produit de dégradation du Métolachlore
11
comme le métolachlore ESA, entre 20 et 157 ng/I entre 2011 et 2016 puis sont inférieures aux limites de
détection depuis 2017 avec une tendance à la diminution pour ces deux paramètres.
L'atrazine, l'atrazine-déséthyl, le bentazone, le métazachlore (90 ng/l uniquement en 2011) et le MétalaxylM (90 ng/I uniquement en 2011) ont également été détectés dans l'eau. La somme de tous les produits
phytopharmaceutiques n'est quasiment jamais en dessous de la limite de potabilité depuis 2014.
Pour la source Peiffer :
Pour la source Peiffer, des dépassements des limites de potabilité pour le Métazachlore ESA (990 ng/I en
2016) et métazachlore OXA (200 ng/I en 2015 et 2017) sont quasiment toujours à déplorer depuis 2015.
La limite de potabilité pour le Métolachlore ESA est atteinte à une reprise, en 2016. Des traces d'atrazine,
atrazine-déséthyl, bentazone, 2,6 dichlorobenzamide et métolachlore OXA sont également retrouvées
dans l'eau de la source Peiffer. Les données récapitulées correspondent aux données du captage avant
son réaménagement en 2017-2018 (mise en place de forages horizontaux).
Pour les sources Wykerslooth, Buchholtzerbour et Waeschbour :
Des dépassements des limites de potabilité pour le 2,6 dichlorobenzamide dans l'eau de la source
Waeschbour ont été observés avec une concentration maximale de 223 ng/I mesurée en 2011. La limite
de potabilité pour ce paramètre était encore dépassée d'après les dernières analyses réalisées l'été 2017
et en janvier 2018.
Pour la source Wykerslooth, la concentration en 2,6 dichlorobenzamide a dépassé une fois en juin 2010 la
limite de potabilité (concentration de 125 ng/l). Pour la source Buchholtzerbour, le 2,6 dichlorobenzamide
est détecté mais les concentrations respectent les normes de potabilité.
Des dépassements de la limite de potabilité pour le métolachlore ESA ont également été constatés en 2011
et 2012 respectivement pour Waeschbour (560 ng/l) et Wykerslooth (237 ng/l). Aucun dépassement n'a
cependant été observé depuis 2015 dans l'eau des deux sources d'après les analyses disponibles.
Des traces de bentazone et/ou atrazine, atrazine-déséthyl, atrazine-desisopropyl, Métazachlore ESA,
métolachlore OXA sont également détectées dans l'eau des 3 sources
Pour les sources Simmerschmelz :
La limite de potabilité pour le métazachlore ESA est dépassée systématiquement dans l'eau des sources
Olmesbour (concentration maximale de 410 ng/I mesurée en janvier 2017) et Camping (concentration
maximale de 220 ng/I mesurée en octobre 2017) depuis quelques années. Les concentrations en
12
métazachlore ESA pour la source Simmerschmelz sont comprises entre 80 et 90 ng/I depuis janvier 2017
et sont donc supérieures à 75% de la limite de potabilité.
Pour le métazachlore OXA, la limite de potabilité a été atteinte en mai 2016 et dépassée en juillet 2016
(130 ng/l) pour la source Olmesbour. Les concentrations varient entre 70 et 90 ng/I depuis septembre 2016.
La limite de potabilité pour la source Camping n'a également pas été respectée en juin 2011 avec une
concentration de 300 ng/I en métolachlore ESA. Cependant, le métabolite n'est plus détecté dans la source
Camping depuis 2015. Pour la source Olmesbour, une concentration de 108 ng/I en métolachlore ESA a
été enregistrée en juillet 2012 mais les concentrations fluctuent entre 30 et 60 ng/I depuis 2015.
Des traces d'atrazine, atrazine-déséthyl, terbutylazine-déséthyl, bentazone, DDT, 2,6 dichlorobenzamide
ou encore métolachlore OXA ont également été observées dans plusieurs des 3 sources.
Produits phytopharmaceutiques et métabolites pour le groupe 2
Les produits phytopharmaceutiques et leurs métabolites, qui ont été détectés au niveau de certains
captages du groupe 2 Riedergronn/Klingelbour/Kluckenbach, sont repris dans le tableau ci-dessous :
Captages du groupe 2
Métolachlore-
Métazachlore
Métazachlore
Riedergronn/Klingelbourn(luckenbach
ESA
ESA
OXA
Feyder 1
XX
XX
Feyder 2 et Feyder 3
XXX
XXX
X
Feyder 3
XXX
XXX
X
Klingelbour 1
X
X
Kluckenbach 1
XX
X
Kluckenbach 2
XXX
X
Kluckenbach 3
XXX
Kluckenbach 4
XXX
Kluckenbach 5
XXX
Kluckenbach 6
XX
Tro'n
XX
Bentazone
XXX
XXX
X : concentration inférieure à 0,075 pg/l, XX : concentration entre 0,075 et 0,1 pg/l, XXX : concentration
supérieure à 0,1 pg/l (limite de potabilité : 0,1 pg/l par produit phytopharmaceutique et métabolite)
13
Pour les sources Klindelbour 1 et 2
Peu d'analyses ont été réalisées pour les captages Klingelbour 1 et 2 pour les produits
phytopharmaceutiques. Les résultats montrent que seules des traces d'atrazine, d'atrazine-déséthyl,
d'Isoproturon, de Métazachlore ESA et Métolachlore ESA sont détectées dans l'eau de la source
Klingelbour 1.
Pour les sources Kuckenbach 1 à 6 et Tro'n
Peu d'analyses ont été réalisées pour les captages du groupe Kluckenbach. Des dépassements de la limite
de potabilité pour la Métolachlore ESA sont observés pour l'eau des captages Kluckenbach 2 (pic de 580
ng/I en 2011), Kluckenbach 3 (110 ng/I en 2017), Kluckenbach 4 (150 ng/I en 2017) et Kluckenbach 5 (120
ng/I en 2017). Pour les sources Kluckenbach 1, 6 et Tro'n, les concentrations les plus élevées mesurées
sont égales à 90 ng/l.
La limite de potabilité pour la Métazachlore ESA n'est pas respectée depuis juillet 2015 pour la source
Tro'n avec une concentration maximale de 210 ng/I mesurée en janvier 2017.
La limite de potabilité pour la somme des produits phytopharmaceutiques a été dépassée pour la source
Kluckenbach 2 en 2011.
L'atrazine et l'atrazine-déséthyl ont été détectés dans l'eau de la plupart des captages du groupe
Kluckenbach mais à des concentrations inférieures aux limites de potabilité.
Des traces de 2,6 dichlorobenzamide ont également été détectées dans Kluckenbach 6 (30 ng/l) en juillet
2017.
Pour les sources du groupe Riedercironn :
Les concentrations en métazachlore ESA et métolachlore ESA dépassement quasi-systématiquement les
normes de potabilité pour la source Feyder 2 avec des concentrations maximales respectives de 290 ng/l,
mesurée en 2016, et de 220 ng/l, mesurée en 2017. Pour la source Feyder 3, la norme de potabilité pour
le métazachlore ESA n'est quasiment jamais respectée et la teneur la plus élevée de 240 ng/I a été mesurée
en mai 2016. Pour la source Feyder 1, les concentrations varient entre 50 et 80 ng/I en 2017-2018.
Le métolachlore ESA est présent dans l'eau de la source Feyder 1 avec des concentrations comprises
entre 60 et 90 ng/l. Pour les sources Feyder 2 et 3, les limites de potabilité pour le métolachlore ESA sont
dépassées avec des concentrations maximales mesurées en janvier 2017 respectives de 220 et 200 ng/l.
La somme des produits phytopharmaceutiques a dépassé la limite de potabilité en mai et juillet 2016 pour
la source Feyder 2.
14
Le métazachlore OXA est détecté dans l'eau des sources Feyder 2 et 3 avec des concentrations maximales
mesurées en mai 2016 respectivement égales à 70 ng/I pour Feyder 2 et 50 ng/I pour Feyder 3.
Des traces d'atrazine et/ou d'atrazine-déséthyl, atrazine déisopropyl, bentazone, 2,6 dichlorobenzamide
sont également retrouvées dans l'eau de certaines des sources du groupe Riedergronn.
Produits phytopharmaceutiques et métabolites pour le groupe 3
Les produits phytopharmaceutiques et leurs métabolites, qui ont été détectés au niveau de certains
captages du groupe 3 Wiersch, sont repris dans le tableau ci-dessous :
Captages du groupe 3
Métolachlore-ESA
Métazachlore ESA
Métazachlore OXA
Wiersch 1
XXX
XXX
XX
Wiersch 2
X
XXX
XX
Wiersch
Wagner
XX
Stoltz
X
Kehlen
XXX
XX
2,6 dichlorobenzamide
XXX
X
X : concentration inférieure à 0,075 pg/l, XX : concentration entre 0,075 et 0,1 pg/l, XX X : concentration
supérieure à 0,1 pg/l (limite de potabilité : 0,1 pg/l par produit phytopharmaceutique et métabolite)
Les concentrations en métazachlore ESA dans la source Wiersch 1 peuvent dépasser plus de 7 fois la
limite de potabilité avec des concentrations comprises entre 460 et 730 ng/I entre 2014 et 2018.
Pour la source Kehlen, les concentrations en métazachlore ESA varient entre 53 et 93 ng/I depuis 2016.
Le métazachlore ESA est également détecté dans les sources Stoltz et Wagner (80 ng/I mesurée en 2014).
La limite de potabilité pour le métazachlore OXA a été atteinte en 2016 pour Wiersch 1 et a été dépassée
en 2011 pour la métolachlore ESA.
Des dépassements de la limite de potabilité pour le 2,6 dichlorobenzamide sont observés dans l'eau de la
source Wagner entre 2009 et 2011 avec des concentrations pouvant atteindre 330 ng/l. Les analyses
récentes montrent des concentrations de l'ordre de 50 ng/I pour ce métabolite.
La limite de potabilité pour la somme des produits phytopharmaceutiques est également dépassée
systématiquement entre 2014 et 2017 pour la source Wiersch 1 (810 ng/I en 2015) et de façon régulière
pour Wiersch 2 (610 ng/I en 2017).
Pour le métolachlore ESA, un dépassement de la limite de potabilité a été observé une fois en 2011 pour
Wiersch 1 (270 ng/l) et en 2016 (120 ng/l) pour la source Kehlen, sachant que pour cette dernière, la limite
15
de potabilité avait également été atteinte en 2014 (100 ng/l). Pour la source Wiersch 1, le métabolite n'est
cependant plus détecté dans l'eau depuis 2015 d'après les analyses disponibles. Pour la source Kehlen,
une concentration de 95 ng/l, très proche de la limite de potabilité était encore mesurée en octobre 2017.
Des traces d'atrazine et d'atrazine-déséthyl sont retrouvées dans l'eau de la plupart des sources du groupe
Wiersch.
En conclusion, de nombreux captages sont concernés par des dépassements de la limite de potabilité pour
certains produits phytopharmaceutiques, notamment le Métazachlore ESA et le Métolachlore ESA.
Les plus importantes concentrations en produits phytopharmaceutiques se retrouvent au niveau des
captages :
•
du groupe 1 :
la source'Peiffer avec une concentration en Métazachlore ESA de 990 ng/I, plus de 9 fois
supérieures à la limite de potabilité,
o
•
la source Waeschbour avec une concentration en Métolachlore ESA de 560 ng/l,
•
la source Lauterbour avec une concentration en Métazachlore ESA de 460 mg/I,
du groupe 2 avec des concentrations en métolachlore ESA de l'ordre de 580 ng/l pour la source
Kluckenbach 2,
•
du groupe 3, notamment Wiersch 1, avec des concentrations maximales de l'ordre de 730 ng/I,
pouvant être plus de 7 fois supérieures à la limite de potabilité.
Les métabolites du Métazachlore et du Métolachlore sont largement présents dans l'ensemble des zones
de protection et sont la cause principale de détérioration de la qualité de l'eau des sources du SES et
mettent en péril la sécurité d'approvisionnement des réseaux d'eau potable. De plus, pour la plupart des
captages, des tendances à la hausse des concentrations des produits phytopharmaceutiques sont à la
hausse.
Concentrations en nitrates du groupe 1
Les concentrations en nitrates varient d'un captage à l'autre et montrent des influences plus ou moins
importantes de l'agriculture dans les diverses zones de protection.
Le tableau suivant montre l'évolution des concentrations en nitrates des différents captages du groupe 1
Koerich/Wykerslooth/Simmerschmelz :
16
Captages du groupe 1
Concentration en
% par rapport à la
Tendance de l'évolution des
nitrates depuis 2000
limite de potabilité
concentrations
KR-15-1
<8 mg/I
< 16%
Pas de tendance particulière
KR-15-2
9-19 mg/I
18-38 %
Pas de tendance particulière
KR-15-4
14-27 mg/I
28-54 %
Pas de tendance particulière
KR-15-5
<3 mg/I
<6 %
Pas de tendance particulière
Lauterbour
24-40 mg/I
48-80 %
Pas de tendance particulière
Peiffer
35-54 mg/I
70-108 %
Tendance à la diminution
Buchholtzerbour
20-34 mg/I
40-68 %
Légère tendance à la diminution
Waeschbour
20-41 mg/I
40-82 %
Légère tendance à la diminution
Wykerslooth
18-36 mg/I
36-72 %
Koerich/Wykerslooth/
Simmerschmelz
Tendance à l'augmentation jusqu'en 2013
puis tendance à la baisse
Camping
15-31 mg/I
30-62 %
Tendance à la diminution depuis 2009
Olmesbour
23-34 mg/I
46-68 %
Légère tendance à l'augmentation
Simmerschmelz
9-18 mg/I
18-36 %
Tendance à la diminution depuis 2008
Les concentrations en nitrates de la source Peiffer dépassent régulièrement la limite de potabilité de 50mg/I
jusqu'en 2006 puis une fois en 2015. La concentration moyenne en nitrates en 2017-2018 était de l'ordre
de 44 mg/I, supérieure à 75% de la limite de potabilité.
Les concentrations en nitrates des sources Lauterbour et Waeschbour varient depuis 2000 entre 20 et 40
mg/I avec une concentration moyenne en 2017-2018 de l'ordre de 30 mg/I.
En résumé, une stabilisation des concentrations en nitrates est constatée sans qu'aucune tendance
significative à la baisse ne puisse être interprétée.
Concentrations en nitrates du groupe 2
Le tableau présenté ci-dessous détaille les variations des concentrations en nitrates des différents captages
du groupe 2 Riedergronn/Klingelbour/Kluckenbach :
17
Captages du groupe 2
Concentration en
% par rapport à la
Riedergronn/Klingelbour/
nitrates depuis 2000
limite de potabilité
Schmit 1
11-21 mg/I
22-42 %
Tendance à l'augmentation
Schmit 2
10-29 mg/I
20-58 %
Légère tendance à la hausse depuis 2004
Feyder 1
24-45 mg/I
48-90 %
Tendance de l'évolution des concentrations
Kluckenbach
Tendance à la baisse entre 2000 et 2006 puis
tendance à la hausse
Feyder 2
25-67 mg/I
50-134 %
Tendance à la baisse jusqu'en 2013 puis
tendance à l'augmentation
Feyder 3
31-64 mg/1
62-128 %
Tendance à la baisse jusqu'en 2013 puis
tendance à l'augmentation
Kremer
18-29 mg/I
36-58 %
Tendance à l'augmentation
Guirsch
19-31 mg/I
38-62 %
Tendance à l'augmentation
Klingelbour 1
22-38 mg/I
44-76 %
Pas de tendance particulière
Klingelbour 2
14-29 mg/I
28-58 %
Légère tendance à la baisse
Kluckenbach 1
26-37 mg/I
52-74 %
Pas de tendance particulière
Kluckenbach 2
16-29 mg/I
32-58 %
Pas de tendance particulière
Kluckenbach 3
24-36 mg/I
48-72 %
Tendance à l'augmentation
Kluckenbach 4
25-42 mg/I
50-84 %
Tendance à l'augmentation
Kluckenbach 5
28-38 mg/I
56-76 %
Légère tendance à l'augmentation
Kluckenbach 6
22-39 mg/I
44-78 %
Pas de tendance particulière
Tro'n
25-49 mg/I
50-98 %
Pas de tendance particulière
Les concentrations en nitrates des sources Feyder 2 et Feyder 3 ont dépassé la limite de potabilité jusqu'en
2004. La concentration moyenne en nitrates en 2017-2018 pour les sources Feyder 2 et Feyder 3 était
respectivement de l'ordre de 44 et 41 mg/l, supérieures à 75% de la limite de potabilité.
En résumé, les concentrations en nitrates pour la majorité des sources du groupe 2 dépassent 75% de la
limite de potabilité et une tendance généralisée à la hausse des concentrations est observée.
Concentrations en nitrates du groupe 3
Le tableau ci-dessous présente les fluctuations des concentrations en nitrates de chacun des captages du
groupe 3 Wiersch :
18
Captages du groupe 3
Concentration en
% par rapport à la
Tendance de l'évolution des
Wiersch
nitrates depuis 2000
limite de potabilité
concentrations
Wiersch 1
32-45 mg/I
64-90 %
Tendance à la baisse
Wiersch 2
17-35 mg/I
34-70 %
Tendance à la baisse entre 2000 et
2013 puis tendance à la hausse
Wiersch 3
7-16 mg/I
14-32 %
Wagner
17-33
34-66 %
Tendance à la hausse
Tendance à la hausse jusqu'en 2009
puis tendance à la baisse
Stoltz
7-15 mg/I
14-30 %
Kehlen
35-59 mg/1
70-118 %
Pas de tendance particulière
Tendance à la baisse entre 2000 et
2006 puis stabilisation
Les concentrations en nitrates de la source Kehlen dépassaient la limite de potabilité entre 2000 et 2004.
La concentration moyenne depuis 2014 est de l'ordre de 43 mg/I, supérieures à 75% de la limite de
potabilité. La source Wiersch 1 présente des concentrations en nitrates proches de 75% de la limite de
potabilité en 2017-2018.
En résumé, les concentrations élevées en nitrates constituent un risque significatif pour la sécurité
d'approvisionnement des réseaux d'eau potable d'autant plus que pour une bonne partie des sources du
SES, les concentrations en nitrates varient et ont une tendance significative à la hausse.
Autres paramètres chimiques
D'autres paramètres chimiques présentent également des concentrations qui dépassent parfois ou même
de façon récurrente les limites de potabilité ou les limites indicatrices fixées par le règlement grand-ducal
précité du 7 octobre 2002.
Pour les sulfates
Des teneurs en sulfates dans l'eau du forage KR-15-1 ont dépassé la limite indicatrice de 250 mg/I en 2014
et 2015. Les sulfates ont une origine géogène et ne constituent pas de menace pour la santé humaine dans
ces concentrations.
19
Pour les métaux
Pour la source Klingelbour 2, une concentration en fer supérieure à 1 mg/I (limite indicatrice fixée à 0,2
mg/1) a été mesurée en 2010 et de 0,2 et 1,73 mg/I pour l'aluminium (limite de potabilité fixée à 0,2 mg/1)
respectivement en 2007 et 2010.
Des dépassements des limites de potabilité pour le fer, manganèse et aluminium ont été observés en 2007
pour Tro'n, en 2011 pour Schmit 2 et en 2007 et 2013 pour Feyder 2.
Pour le forage Koerich KR-15-1, les limites indicatrices pour le fer et le manganèse sont quasiment toujours
dépassées depuis 2007. Pour le forage KR-15-5, la limite pour le fer est également très souvent dépassée.
Pour les forages KR-15-2 et KR-15-4, la limite pour le fer est dépassée de façon sporadique. Pour KR-154, seule une analyse a révélé un dépassement de la limite pour le manganèse.
La présence de ces métaux dans l'eau de certains captages est liée à la composition des roches et aux
conditions anoxiques du niveau inférieur, en partie captif, de la nappe d'eaux souterraines.
Pour les HAP
Des traces de HAP ont été retrouvées dans l'eau de la source Tro'n (fluoranthène, pyrène,
benzo(b)fluoranthène) et de la source Waeschbour (benzoanthracène et benzopyrène). Pour la source
Waeschbour, ces substances proviennent très probablement des accidents et déversements de carburants
qui se sont produits sur la route, qui est située directement au-dessus du captage.
Vulnérabilité des captages d'eau souterraine à la pollution
Les études hydrogéologiques ont révélé la présence de zones d'infiltrations préférentielle et rapide des
eaux de surface vers certains captages en particulier :
•
dans les vallons à l'est et à l'ouest des sources Klingelbour 1 et 2,
•
dans le vallon où s'écoule le « Koericherbaach », à proximité des captages Wykerslooth,
Buchholtzerbour et Waeschbour,
•
dans le vallon infiltrant où s'écoule le « Dondelerbaach », à proximité des captages du groupe
Wiersch,
•
dans le vallon Grondbur, à proximité des sources du groupe Riedergronn,
•
à proximité de la doline qui favorise une infiltration rapide des eaux météoriques jusqu'à certaines
sources du groupe Kluckenbach.
20
Des zones de protection rapprochée à vulnérabilité élevée ont également été délimitées sur les drains du
nouveau captage Peiffer et du captage Klingelbour 2 et 20 m en amont dans la direction d'écoulement de
la nappe. L'absence de couches protectrices au-dessus des drains explique la forte vulnérabilité de ces
zones.
Par conséquent, la délimitation de zones de protection rapprochée à vulnérabilité élevée s'avère nécessaire
pour les zones d'infiltrations préférentielle et rapide qui ont identifiées d'après les investigations de terrain
ainsi qu'à proximité des drains de certaines sources.
Pressions polluantes et risques de pollution
Les zones de protection créées par le présent règlement se caractérisent par la présence d'ouvrages,
d'installations, dépôts ou activités présentant des risques potentiels de pollution des eaux souterraines.
L'ensemble des zones de protection créées autour des captages faisant l'objet du présent règlement a une
surface de 21,3 km2, dont plus de la moitié est recouverte de zones forestières et plus d'un quart par des
terres agricoles.
L'occupation des sols des zones de protection des trois groupes identifiés précédemment est détaillée dans
les tableaux ci-dessous :
Occupation des sols pour le groupe 1
Koerich/Wykerslooth/Simmerschmelz
Surface des zones de protection
(avec adaptation des parcelles
cadastrales) en km'
Surface de la zone par rapport à
l'ensemble des zones de protection
pour le groupe Koerich/Wykerslooth/
Simmerschmelz
Zones forestières
8,34
62,5 %
Prairies mésophiles
1,15
8,6 %
Terres agricoles, cultures annuelles
3,3
24,7 %
Zones d'habitation et infrastructures
0,55
4,6 %
Autres (vergers, plans d'eau)
0,01
0,1 %
Cumul
13,35
100 %
21
Surface de la zone par rapport à
Occupation des sols pour le groupe 2
Riedergronn/Klingelbour/Kluckenbach
Surface des zones de protection
l'ensemble des zones de
(avec adaptation des parcelles
protection pour le groupe
cadastrales) en km2
Riedergronn/Klingelbour/
Kluckenbach
Zones forestières
1,29
39,5 %
Prairies mésophiles
0,78
23,9 %
Terres agricoles, cultures annuelles
1,13
34,4 %
Zones d'habitation et infrastructures
0,05
1,5 %
Autres (vergers, plans d'eau)
0,02
0,7 %
Cumul
3,27
100 %
Surface des zones de protection
Surface de la zone par rapport à
Occupation des sols pour le groupe 3
(avec adaptation des parcelles
l'ensemble des zones de
cadastrales) en km2
protection pour le groupe Wiersch
Zones forestières
1,39
29,7 %
Prairies mésophiles
1,54
32,9 %
Terres agricoles, cultures annuelles
1,28
27,3 %
Zones d'habitation et infrastructures
0,42
9%
Autres (vergers, plans d'eau)
0,05
1%
Cumul
4,68
100 %
Wiersch
Les pratiques agricoles telles que l'épandage d'engrais et de déjections animales ainsi que la pulvérisation
de produits phylopharmaceutiques constituent la principale menace pour la qualité des eaux souterraines
captées par les différents captages faisant l'objet du présent règlement. Les dépassements des limites de
potabilité pour les nitrates et certains produits phytopharmaceutiques témoignent de l'influence indéniable
des activités agricoles sur la qualité des eaux souterraines.
Les réseaux routiers peuvent également être à l'origine de pollutions multiples, chroniques ou accidentelles
des eaux souterraines avec le déversement d'hydrocarbures, d'huiles, le salage des routes, etc.
La présence de HAP dans le captage Waeschbour, qui résulte des accidents et des déversements
accidentels de carburants sur la route qui est située au-dessus du captage, illustre bien les risques que
représentent les infrastructures routières pour les eaux souterraines. Le C.R.110 passe directement à côté
du captage Peiffer et constitue également une source potentielle de pollution des eaux captées.
22
Les zones urbanisées peuvent également être à l'origine de pollutions multiples, chroniques ou
accidentelles des eaux souterraines avec le déversement d'hydrocarbures, d'huiles, la fuite des
canalisations d'eaux usées/mixtes, des fosses septiques ou des réservoirs de mazout et d'hydrocarbures,
la pulvérisation de produits phytopharmaceutiques pour l'entretien des espaces verts, etc.
Différents sites potentiellement pollués, tels que des décharges sauvages, des magasins de jardinage, des
garages automobiles, divers réservoirs, etc. constituent également des risques de pollutions accidentelles
et chroniques du sous-sol et des eaux souterraines.
La sylviculture, avec le déboisement, le défrichement des forêts, la conservation et l'entreposage du bois,
l'utilisation de produits phytopharmaceutiques et de produits pour la conservation du bois, et la construction
de routes ou chemins forestiers, est une activité qui présente des risques de pollution des ressources
souterraines.
Par ailleurs, les zones de protection recoupent en partie les zones Nature 2000 de la Vallée de la Mamer
et de l'Eisch (LU0001018).
Les mesures générales applicables dans les zones de protection, telles que les interdictions,
réglementations, ou autorisations ministérielles pour les ouvrages, installations, dépôts, travaux ou activités
qui sont susceptibles de porter atteinte à la qualité de l'eau ou au débit exploitable de la ressource hydrique,
font l'objet du règlement grand-ducal modifié du 9 juillet 2013 relatif aux mesures administratives dans
l'ensemble des zones de protection pour les masses d'eau souterraine ou parties de masses d'eau
souterraine servant de ressource à la production d'eau destinée à la consommation humaine.
23
COMMENTAIRE DES ARTICLES
Article i er
Les sources Lauterbour (coordonnées géographiques : 63.557,8/83.154), Tro'n (68.832,22/84.530,57),
Kluckenbach 1 (69.504,47/84.553,69), Kluckenbach 2 (69.486,15/84.603,82), Kluckenbach 3
(69.397,78/84.662,52), Kluckenbach 4 (69.350,34/84.687,97), Kluckenbach 5 (69.340,13/84694,90),
Kluckenbach
6
(69.292,68/84.727,28),
Camping
(66.814,57/84.274),
Simmerschmelz
(66.732,75/84.470,25), Feyder 1 (67.450,18/83.592,86), Feyder 2 (67.449,14/83.624,67), Feyder 3
(67.449,15/83.636,23) et les forages KR-15-2 (63.053,83/82.842,6) et KR-15-4 (63.483,9/82.866,65) sont
localisés sur le territoire de la commune de Habscht, les sources Peiffer (63.016,37/82.367,95),
Buchholtzerbour
(64.232,68/82.577,65),
Waeschbour
(63.991,91/82.662,14),
Wykerslooth
(63.942,44/82.750,72) et les forages KR-15-1 (62.921,35/82.431,9) et KR-15-5 (64.292,9/82.582,5) sur le
territoire de la commune de Koerich, les sources Klingelbour 1 (69.146,36/83.391,04), Klingelbour 2
(69.340,58/83.341,29), Kehlen (70.287,40/83.386,88), Stoltz (70.303,28/83.471,69), Wiersch 1
(70.580,92/83.410,19), Wiersch 2 (70.647,41/83.331,75), Wiersch 3 (70.743,69/83.368,14), Wagner
(70.742,31/83.314,71), Olmesbour (66.576,40/83.830), Guirsch (67.550,63/83.475,83), Kremer
(67.466,02/83.443,38), Schmit 1 (67.419,51/83.604,82) et Schmit 2 (67.423,70/83.614,69) sur le territoire
de la commune de Kehlen.
Pour le groupe 1, Koerich/Wykerslooth/Simmerschmelz
La source Lauterbour, dont le captage a été construit en 1909, permet de prélever les eaux souterraines
avec un débit moyen prélevé depuis 2007 de l'ordre de 1.178 m3/jour. Quelques travaux de rénovation ont
été réalisés ces dernières années. Les eaux s'écoulent gravitairement jusqu'à un bassin de collecte où
l'eau est pompée pour être acheminée jusqu'à la station de pompage de Koerich.
Le captage Peiffer a été construit en 1909 et 3 forages horizontaux ont été réalisés en 2017-2018. Le débit
moyen prélevé dans la source, avant la réalisation des nouveaux drains horizontaux, était de l'ordre de
1.927 m3/jour entre 2010 et 2016.
Les sources Buchholtzerbour et Wykerslooth ont été réalisées en 1909 et la source Waeschbour en 1931.
Seule la source Wykerslooth a été assainie en 2015. Les eaux des trois sources sont acheminées vers la
station de pompage de Koerich. Le débit total moyen prélevé dans les trois sources est de l'ordre de 3.000
m3/jour entre 2002 et 2017.
24
Toutes les eaux qui sont acheminées vers la station de pompage de Koerich y sont désinfectées par
chloration avant d'être distribuées dans le réseau d'eau potable.
Le captage Olmesbour a été réalisé en 1949 et le captage Simmerschmelz en 1929.
Le captage Camping, réalisé en 1929, est presque constamment hors service en raison d'importants
problèmes microbiologiques. Un assainissement du captage est prévu à court ou moyen terme et
consistera notamment à déplacer le captage de l'autre côté du C.R.104, en amont du camping.
Le débit moyen total prélevé dans les trois sources, dont les eaux sont acheminées jusqu'à la station de
pompage intermédiaire de Leesbach, est de l'ordre de 1.300 m3/jour.
Les 4 forages Koerich constituent une des 4 solutions de secours du SEBES en cas de problèmes ou de
travaux au niveau du barrage d'Esch-sur-Sûre. Ces forages ont été mis en service en 1989 et un débit
maximal total autorisé de 3000 m3/jour peut être prélevé sur une période de deux mois par an par le biais
de ces 4 captages.
Pour le groupe 2, Riedergronn/Klingelbour/Kluckenbach
Les captages Guirsch, Kremer, Schmit 1, Schmit 2, Feyder 1, Feyder 2 et Feyder 3 ont été construits en
1930. Les eaux des captages sont acheminées vers la station de pompage de Dondelange par
l'intermédiaire du captage François (SCS-511-63). Des travaux d'assainissement de l'ensemble des
captages sont prévus à moyen terme. Le débit moyen total prélevé par les différents captages du groupe
est de l'ordre de 310 m3/jour depuis 2007.
Le captage Klingelbour 1 a été construit en 1947 et est actuellement hors service en raison de problèmes
bactériologiques.
La source Klingelbour 2 est en cours d'assainissement depuis 2017 et 3 forages inclinés ont été réalisés.
Un débit moyen total de 500 m3/jour a été estimé pour les deux sources Klingelbour 1 et 2 d'après des
données manuelles réalisées entre 2004 et 2016.
Les captages Kluckenbach 1 à 6 et Tro'n ont été réalisés dans les années 1930.
Le captage Kluckenbach 1 a été rénové en 2005 avec la réalisation d'un nouveau sas d'entrée, l'étanchéité
de la surface autour du captage et le renouvellement d'une partie des conduites.
Les captages Kluckenbach 2 et Kluckenbach 2 annexe ont été assainis en 2009 et 2010. Un bassin de
dessablement recueille les eaux des drains avant que celles-ci ne soient acheminées dans le réseau de
collecte du SES.
Divers autres travaux de réhabilitation ont également été réalisés en 2005 et 2006 pour les captages
Kluckenbach 3 à 6 et Tro'n.
25
Le débit moyen est estimé à 450 m3/jour pour les sources Kluckenbach 1 à 6 et de 110 m3/j pour la source
Tro'n.
Toutes les eaux des captages du groupe Klingelbour/Kluckenbach sont acheminées vers la station de
pompage de Dondelange où une ultrafiltration permet de traiter les eaux, qui sont alors chlorées et
distribuées via le réseau du SES.
Pour le groupe 3, Wiersch
Les captages Stoltz, Kehlen, Wagner et Wiersch 1 à 3 ont été construits en 1930.
Des travaux ont été réalisés en 2005-2006 pour étanchéifier une partie du lit du cours d'eau
« Dondelerbaach » à proximité des sources Wiersch 1 et Wiersch 3.
Le débit moyen prélevé de l'ensemble des captages du groupe Wiersch est de l'ordre de 2.900 m3/j.
Article 2
Les zones de protection ont été délimitées dans le cadre du dossier de délimitation des zones de protection
établi pour le SES et le SEBES suivant les instructions de l'Administration de la gestion de l'eau.
Les zones de protection autour des captages d'eau souterraine Lauterbour, Peiffer, Klingelbour 1 et 2,
Tro'n, Kluckenbach 1 à 6, Schmit 1 et 2, Feyder 1 à 3, Kremer, Guirsch, Kehlen, Stoltz, Wiersch 1 à
3Wagner, Buchholtzerbour, Waeschbour, Wykerslooth, Camping, Olmesbour, Simmerschmelz, KR-15-1,
KR-15-2, KR-15-4 et KR-15-5 sont formées par les parcelles cadastrales suivantes, données à titre indicatif
étant donné que leur numéro est susceptible de changer suite notamment à des remembrements ou des
démem brements:
1° Zone de protection immédiate :
a) commune de Habscht, section HA de Hobscheid : 1280/4297 (partie) ;
b) commune de Habscht, section SB de Roodt : 1/499, 1/500, 1/501, 1/502, 1/503, 1/504, 247/513,
247/514 ;
c) commune de Habscht, section SC de Septfontaines : 1502/3299, 1528/3294, 838/3174 (partie) ;
26
d) commune de Kehlen, section C de Nospelt : 1029/3781, 1030/3783, 1419/3661, 1423/3650, 1438/3653,
1448/3840 ;
e) commune de Kehlen, section D de Dondelange : 140/456, 142/488, 158/457 ;
f) commune de Kehlen, section E de Keispelt et Meispelt : 894/2254, 894/2255, 894/2256 ;
g) commune de Koerich, section A de Koerich : 1087/3890, 1130/4226 (partie), 167/3015,167/3953 (partie),
168/3955, 17/3013.
2' Zone de protection rapprochée :
a) commune de Habscht, section HA de Hobscheid : 1280/4297 (partie), 1281 (partie)
b) commune de Habscht, section SB de Roodt : 1/505, 2/327, 242, 243, 245, 246/455, 247/515 (partie),
248, 249, 250, 251, 284/57, 285, 3 (partie), 3/2, 30/162, 30/163, 30/164, 30/165, 31, 32 (partie), 33, 34,
35/762, 4/298, 4/299, 40 (partie)„ , 43/761 (partie), 41/799
c) commune de Habscht, section SC de Septfontaines : 1502/3298, 1502/3300, 1506/3238, 1513/2925,
1513/3024, 1528/3340, 1530/3027 (partie), 825/3173, 825/3271, 827/1960, 829, 830/1961, 830/1962,
830/1963, 831/1964, 832/1810, 833, 834, 834/784, 836/1965, 836/1966, 836/1967, 837/1316, 837/1317,
837/1318, 838/1319, 838/1321, 838/3174 (partie), 838/3175, 839, 842 (partie), 843 (partie), 849, 896/3435,
896/3436 (partie)
d) commune de Helperknapp, section TE de Bour : 1509/124, 1511/2297, 1513/1546
e) commune de Kehlen, section A de Kehlen : 1021/1799, 1021/5174, 1032/773, 1032/774, 1033 (partie),
1033/450, 1036/453, 1037/5175, 1038/457, 1038/458, 1039 (partie), 1040, 1041/3310, 1043/3311, 1045,
1046/5270, 1050 (partie), 1053/3112, 1064/4611, 1065/4612, 1066/4615, 1067/4616, 1068/2, 1069/4619,
1069/5388, 1070/4620, 1071/4621, 1072/4622, 1072/4623, 1072/4624, 1074/4976, 1077/4977, 1078/3848,
1079/3849, 1080/3850, 1080/3851, 1081/3852, 1082/3853, 1082/3854, 1084/3856, 1085/3857, 1085/3858,
1085/5873, 1086/3861, 1086/3862, 1086/5874, 1087/3863, 1087/3864, 1088/3865, 1088/3866, 1089/3867,
1089/3868, 1090/3869, 1090/3870, 1092/3871, 1092/3872, 1093/3873, 1093/3874, 1094/3875, 1094/3876,
1095/3877, 1095/3878, 1096/3879, 1096/3880, 1098/3881, 1098/3882, 1098/3883, 1098/3884, 1100/3885,
1100/3886, 1100/3887, 1100/3888, 1101/3889, 1101/3890, 1102/3891, 1102/3892, 1103/3893, 1103/3894,
1104/3895, 1104/3896, 1104/5389, 1106/3897, 1106/3898, 1107/3899, 1107/3900, 1107/3901, 1107/3902,
1108/3903, 1108/3904, 1109/3905, 1109/3906, 1110/3907, 1110/3908, 1110/3909, 1110/3910, 1110/3911,
1110/3912, 1110/3913, 1110/3914, 1110/5, 1110/6, 1111 (partie), 1112 (partie), 1113 (partie), 1114/2639,
1114/2640, 1115, 1117/5210, 1119/5357, 1119/5358, 1120/789, 1120/790, 1121/3916, 1121/3917,
1122/1574, 1125/3918, 1125/3919, 1126 (partie), 1129/3920, 1129/3921, 1133/5023, 1136/5301,
27
1138/2141, 1138/2999, 1142/6021, 1143/5925, 1144/5926, 1144/5927, 1145/798, 1146/2434, 1146/2436,
1146/5928, 1147/5929, 1151/5930, 1156/5932, 1159/3396, 1160/3397, 1190/1951, 1190/1952, 1191/1953,
1191/3943, 1192/3944, 1193/3945, 1194/3946, 1194/3947, 1194/3948, 1195/5157, 1196/2, 1197/3949,
1198/3950, 1200/5158, 1201/3953, 1203/3954, 1203/5392, 1203/846, 1204/847, 1206/5941, 1207/851,
1208/853, 1210/5942, 1212/5159, 1213, 1214, 1217/464, 1217/465, 1217/4829, 1217/4830, 1219/3365,
1219/407, 1219/408, 1221/3366, 1226/3206, 1226/3207, 1226/3208, 1229/3209, 1230/3210, 1231/2094
f) commune de Kehlen, section C de Nospeit : 1000/2126, 1001/1333, 1001/1334, 1001/2026, 1001/2027,
1002 (partie), 1003/1087, 1003/1088, 1004 (partie), 1012 (partie), 1012/2206, 1012/2207, 1013/1637,
1013/1638, 1013/2, 1013/3, 1015/1089, 1016/1090, 1016/1091, 1017/1430, 1017/1431, 1023/1547, 1027,
1028/1552, 1028/2082, 1029/3780 (partie), 1031 (partie), 1032 (partie), 1033 (partie), 1034, 1035,
1036/1871, 1038/3373, 1040/3374, 1040/3375, 1041/2772, 1042/2773, 1043/2774, 1045/2775, 1045/2776,
1046/2777, 1047/2778, 1047/2779 (partie), 1047/2780, 1048/2781, 1048/2782, 1050/3401, 1050/3402,
1050/3403, 1050/3404, 1052/2784, 1052/2785, 1053/2786, 1053/2787, 1054/2788, 1054/2789, 1055/2790,
1055/2791, 1057/811, 1057/812, 1058/813, 1058/814, 1059 (partie), 1060/2792, 1060/2793, 1060/2794,
1081/3632, 1082/2806 (p …
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.