Projet de loi – cadre légal de la titrisation au Luxembourg et à mettre en œuvre un règlement
De quoi traite ce texte ?
Ce projet de loi vise à moderniser le cadre légal de la titrisation au Luxembourg et à mettre en œuvre un règlement européen concernant le financement participatif pour les entrepreneurs. Il clarifie et adapte la loi existante sur la titrisation aux exigences actuelles du marché.
Pour qui: Les organismes de titrisation et les opérateurs souhaitant réaliser des opérations de titrisation sous le droit luxembourgeois; Les prestataires européens de services de financement participatif pour les entrepreneurs.
L’essentiel
- Pays
- Luxembourg
- Domaine du droit
- Autres dispositions légales
- Articles
- 145
- Source
- legilux.public.lu
- Texte récupéré le
- Explication mise à jour le
Que réglemente ce texte ?
- La modification de la loi sur la titrisation de 2004 pour clarifier son cadre légal.
- La désignation de la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) comme autorité compétente pour le financement participatif.
- Les pouvoirs de surveillance, d'enquête et de sanctions de la CSSF pour le financement participatif.
- Les exigences uniformes pour la prestation de services de financement participatif et l'exploitation de plateformes.
Qui est concerné par ce texte ?
- Les organismes de titrisation et les opérateurs souhaitant réaliser des opérations de titrisation sous le droit luxembourgeois.
- Les prestataires européens de services de financement participatif pour les entrepreneurs.
Quels sont les points clés ?
- Les organismes de titrisation peuvent se financer par des instruments financiers ou toute forme d'emprunt.
- Les fonds de titrisation doivent s'immatriculer auprès du registre de commerce et des sociétés.
- Un organisme de titrisation est considéré comme émettant en continu s'il réalise plus de trois émissions d'instruments financiers offerts au public au cours d'un exercice social.
- Une émission est considérée comme offerte au public si elle n'est pas destinée à des clients professionnels, si les coupures sont inférieures à 100.000 euros, et si elle n'est pas distribuée sous forme de placement privé.
Autres dispositions légales
Texte de loi
Texte de loi
Sommaire (145)
- Art. 1er L'article 1er de la loi modifiée du 22 mars 2004 relative à la titrisa
- Art. 2 L'article 4 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 3 A l'article 5 de la même loi, les mots « le conseil d'administration »
- Art. 4 L'article 7 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 5 L'article 10 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 6 L'article 13 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 7 L'article 19 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 8 L'article 21 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 9 A l'article 24, paragraphe 2, de la même loi, les mots « de valeurs mo
- Art. 10 L'article 25 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 11 L'article 47 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 12 L'article 53 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 13 L'article 61 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 14 Il est inséré à la suite de l'article 61 de la même loi, un nouvel art
- Art. 15 A l'article 63, paragraphe 1 er, de la même loi, les mots « valeurs mo
- Art. 16 L'article 64 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 17 A l'article 65, paragraphe 1er, de la même loi, les mots « valeurs mob
- Art. 18 L'article 66 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 19 Il est inséré à la suite de l'article 66 de la même loi, un nouvel art
- Art. 20 L'article 70 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 21 A l'article 79 de la même loi, le paragraphe 2 est abrogé
- Art. 22 A l'article 80, paragraphe 1er, de la même loi, les mots « quatre cent
- Art. 23 Après l'article 85 de la même loi, il est inséré un nouvel article 85-
- Art. 24 A l'article 2, paragraphe 1er, alinéa 1er, de la loi modifiée du 23 dé
- Art. 25 La loi modifiée du 19 décembre 2002 concernant le registre de commerce
- Art. 26 Avant le chapitre 5 de la loi du 16 juillet 2019 portant mise en œuvre
- Art. 20-13 Définitions
- Art. 20-14 Fonds reçus par les porteurs de projet
- Art. 20-15 Autorité compétente au Luxembourg
- Art. 20-16 Pouvoirs de la CSSF
- Art. 20-17 Sanctions administratives et autres mesures administratives
- Art. 20-18 Responsabilité liée à la fiche d'informations clés sur l'investissemen
- Art. 20-19 Responsabilité liée à la fiche d'informations clés sur l'investissemen
- Art. 20-20 Droit de recours
- Art. 27 L'article 25 de la même loi prend la teneur suivante
- Art. 28 Les fonds de titrisation créés avant le rinsérer date de l'entrée en v
- Article 1er L'article 1er du projet de loi vise à modifier l'article 1er de la loi
- Article 2 L'article 2 du projet de loi vise à modifier l'article 4 de la loi de
- Article 3 L'article 3 du projet de loi vise à opérer une modification technique
- Article 4
- Article 7 En vertu de l'article 19 de la loi de 2004, l'obligation de se soumett
- Article 10 L'article 10 du projet de loi vise à modifier l'article 25 de la loi d
- Article 11 L'article 11 du projet de loi vise à clarifier, en complétant l'articl
- Article 12 L'article 12 du projet de loi vise à clarifier l'article 53 de la loi
- Article 13 L'article 13 du projet de loi vise à modifier l'article 61 de la loi d
- Article 14 L'article 14 du projet de loi introduit un nouvel article 61-1 dans la
- Article 15 L'article 15 du projet de loi vise à modifier l'article 63, paragraphe
- Article 16
- Article 17 L'article 17 du projet de loi vise à modifier l'article 65, paragraphe
- Article 18 L'article 18 du projet de loi procède à l'endroit de l'article 66 de l
- Article 19 L'article 19 du projet de loi introduit un nouvel article 66-1 dans la
- Article 20 Les modifications opérées par l'article 20 du projet de loi visent à m
- Article 21
- Article 22 L'article 22 du projet de loi modifie l'article 80 de la loi de 2004 q
- Article 23 L'article 23 du projet de loi vise à introduire un nouvel article 85-1
- Article 24 La modification opérée par le présent chapitre est à lire ensemble ave
- Article 25 L'article 25 du projet de loi introduit l'obligation légale pour les f
- Article 26 L'article 26 du projet de loi vise à modifier la loi du 16 juillet 201
- Article 27
- Article 28 L'article 28 du projet de loi fixe une période transitoire visant à ac
- Art. 29 (1) La CSSF exerce de plein droit la fonction de commissaire de survei
- Art. 30 (1) A peine de nullité, l'autorisation écrite des commissaires de surv
- Art. 31 (1) Le jugement prévu par le paragraphe (1) de l'article 39 de la prés
- Art. 32 Les organismes de titrisation sont, après leur dissolution, réputés ex
- Art. 33 Chaque compartiment d'un organisme de titrisation peut être liquidé sé
- Art. 34 Le liquidateur peut intenter et soutenir toutes actions pour l'organis
- Art. 35 Les sommes et valeurs revenant à des investisseurs qui ne se sont pas
- Art. 36 (1) Les liquidateurs sont responsables tant envers les tiers qu'envers
- Art. 37 Le liquidateur d'un organisme de titrisation agréé doit présenter tout
- Art. 38 Durant la procédure de liquidation, les organismes de titrisation agré
- Art. 39 (1) Le tribunal d'arrondissement siégeant en matière commerciale prono
- Art. 40 A partir du jugement, toutes actions mobilières ou immobilières, toute
- Art. 41 Le liquidateur ne peut constituer des sûretés sur les biens de l'organ
- Art. 42 Après le paiement ou la consignation des sommes nécessaires au paiemen
- Art. 43 Le tribunal peut à tout moment demander au liquidateur de lui faire ra
- Art. 44 En cas d'absence ou d'insuffisance d'actif, constatée par le juge-comm
- Art. 45 (1) Lorsque la liquidation est terminée, le liquidateur fait rapport a
- Art. 46 Les actions contre les liquidateurs, pris en cette qualité, se prescri
- Art. 47 Les sociétés de titrisation doivent respecter les prescriptions4e4a-se
- Art. 48 (1) Les comptes d'un organisme de titrisation sont contrôlés par un ou
- Art. 49 L'institution des commissaires prévue par la loi modifiée du 10 août 1
- Art. 50 Les fonds de titrisation sont soumis au régime comptable et fiscal des
- Art. 51 ( .)
- Art. 52 (1) Toutes conventions conclues dans le cadre d'une opération de titri
- Art. 53 (1) Sont susceptibles de faire l'objet d'une titrisation, les risques
- Art. 54 Les organismes de titrisation peuvent acquérir et, sous les conditions
- Art. 55 (1) La cession d'une créance existante à un organisme de titrisation o
- Art. 56 (1) La créance cédée à un organisme de titrisation entre dans son patr
- Art. 57 La cession interdite par le contrat dont est issue la créance cédée ou
- Art. 58 La loi qui régit la créance cédée détermine le caractère cessible de c
- Art. 59 Les statuts, le règlement de gestion de l'organisme de titrisation, un
- Art. 60 L'organisme de titrisation peut charger le cédant ou un tiers du recou
- Art. 61 (1) Un organisme de titrisation n'est autorisé à céder ses biens que s
- Art. 61-1 Un organisme de titrisation ne peut titriser un panier de risques cons
- Art. 62 (1) Les droits des investisseurs et des créanciers sont limités aux ac
- Art. 63 (1) A condition que les statuts, le règlement de gestion ou le contrat
- Art. 64 (1) Les règles de subordination suivantes s'appliquent aux instruments
- Art. 65 (1) Les conditions d'émission et de remboursement des valeurs-mobilièr
- Art. 66 (1) Sous réserve de l'article 70 ci-après, les articles 88-à-97 470-1
- Art. 66-1 Toute émission d'obligations par un organisme de titrisation peut excl
- Art. 67 Les investisseurs et les créanciers d'un organisme de titrisation peuv
- Art. 68 (1) L'acte par lequel un représentant-fiduciaire accepte sa mission do
- Art. 69 (1) Sauf disposition contraire, les investisseurs et les créanciers, q
- Art. 70 (1) Lorsqu'un organisme de titrisation émet des titres de créances, il
- Art. 71 (1) Le représentant-fiduciaire peut également se voir reconnaître par
- Art. 72 L'organisme de titrisation peut céder au représentant-fiduciaire, sous
- Art. 73 Le représentant-fiduciaire qui se substitue un tiers pour exercer les
- Art. 74 Les statuts ou le règlement intérieur d'un organisme de titrisation pe
- Art. 75 En cas de liquidation volontaire ou forcée d'un organisme de titrisati
- Art. 76 A défaut de disposition contraire dans l'acte de nomination, la respon
- Art. 77 (1) En cas de remplacement d'un représentant-fiduciaire tous les droit
- Art. 78 (1) Sur demande motivée d'un investisseur ou d'un créancier représenté
- Art. 79 (1) Les représentants-fiduciaires soumis à la présente loi doivent êtr
- Art. 80 (1) L'agrément pour l'activité de représentant-fiduciaire ne peut être
- Art. 81 La demande d'agrément doit être adressée par écrit au Ministre ayant d
- Art. 82 (1) L'agrément est accordé après instruction par la CSSF portant sur l
- Art. 83 (1) Toute modification dans le chef de personnes devant remplir les co
- Art. 84 (1) L'agrément devient caduc s'il n'en est pas fait usage pendant une
- Art. 85
- Art. 85-1 Sont punis d'un emprisonnement de trois mois à deux ans et d'une amend
- Article 5 Obligations liées au devoir de diligence
- Article 6 Gestion individuelle de portefeuille de prêts
- Article 8 Conflits d'intérêts
- Article 9 Externalisation
- Article 29 Autorités compétentes
- Article 30 Pouvoirs des autorités compétentes
- Article 33 Coopération avec d'autres autorités
- Article 34 Obligations de notification
- Article 35 Secret professionnel
- Article 36 Protection des données
- Article 37 Mesures conservatoires
- Article 38 Traitement des réclamations par les autorités compétentes
- Article 39 Sanctions administratives et autres mesures administratives
- Article 40 Exercice des pouvoirs de surveillance et de sanction
- Article 41 Droit de recours
- Article 42 Publication des décisions
- Article 43 Notification des sanctions et des mesures administratives à l'AEMF
- Article 44 Exercice de la délégation
- Article 45 Rapport
- Article 46 Modification du règlement (UE) 2017/1129
- Article 47 Modification de la directive (UE) 2019/1937
- Article 48
- Article 49 Dérogation temporaire relative au seuil fixé à l'article 1, paragraphe
- Article 50 Transposition de la modification de la directive (UE) 2019/1937
- Article 51 Entrée en vigueur et application
PROJET DE LOI portant :
1° modification de la loi modifiée du 22 mars 2004 relative à la titrisation ;
2° modification de la loi modifiée du 23 décembre 1998 portant création d'une commission de surveillance du secteur financier ;
3° modification de la loi modifiée du 19 décembre 2002 concernant le registre de commerce et des sociétés ainsi que la comptabilité et les comptes annuels des entreprises ;
4° modification de la loi du 16 juillet 2019 portant mise en œuvre des règlements EuVECA, EuSEF, MMF, ELTIF et Titrisation STS ; et 5° mise en œuvre du règlement (UE) 2020/1503 du Parlement européen et du Conseil du 7 octobre 2020 relatif aux prestataires européens de services de financement participatif pour les entrepreneurs, et modifiant le règlement (UE) 2017/1129 et la directive (UE) 2019/1937 1 /26 I. EXPOSE DES MOTIFS Le présent projet de loi comporte deux volets.
Premièrement, le projet de loi vise à apporter des modifications ciblées à la loi modifiée du 22 mars 2004 relative à la titrisation (ci-après, la « loi de 2004 »). La finalité des modifications est de clarifier davantage le cadre légal existant et de l'adapter aux exigences actuelles du marché de la titrisation.
Le projet de loi vise notamment à clarifier les moyens par lesquels un organisme de titrisation peut se financer, à permettre aux organismes de titrisation d'octroyer des sûretés dans un cadre plus souple et de gérer activement leurs actifs dans les limites posées par la loi, à spécifier certaines règles relatives aux compartimentage, ainsi qu'à obliger les fonds de titrisation de s'immatriculer auprès du registre de commerce et des sociétés.
La modernisation de la loi de 2004 vise à offrir aux opérateurs désireux de réaliser des opérations de titrisation sous le droit luxembourgeois de nouvelles possibilités pour accomplir celles-ci dans des conditions claires alliant souplesse et sécurité juridique, tout en assurant une protection efficace des investisseurs.
Deuxièmement, la loi en projet a pour objet la mise en œuvre du règlement (UE) 2020/1503 du Parlement européen et du Conseil du 7 octobre 2020 relatif aux prestataires européens de services de financement participatif pour les entrepreneurs, et modifiant le règlement (UE) 2017/1129 et la directive (UE) 2019/1937 (ci-après, le « règlement (UE) 2020/1503 »).
Le projet de loi vise notamment à désigner la Commission de surveillance du secteur financier (ci-après, la « CSSF ») en tant qu'autorité compétente au Luxembourg aux fins de l'application du règlement (UE) 2020/1503 et à prévoir les pouvoirs de surveillance, d'enquête et de sanctions dont la CSSF sera dotée pour assurer le respect dudit règlement.
Le règlement (UE) 2020/1503 établit des exigences uniformes, proportionnées et directement applicables pour la prestation de services de financement participatif, pour le fonctionnement, l'organisation, l'agrément et la surveillance des prestataires de services de financement participatif, pour l'exploitation des plates-formes de financement participatif ainsi que pour la transparence et les communications publicitaires concernant la prestation de services de financement participatif dans l'Union européenne.
S'inscrivant dans le contexte de l'approfondissement de l'Union des marchés des capitaux (dite, « CMU »), le règlement (UE) 2020/1503 vise à faciliter l'accès, notamment pour les petites et moyennes entreprises et les jeunes entreprises en expansion, à des formes alternatives de financement et à élargir les possibilités d'investissement pour les investisseurs dans un cadre plus sûr.
2/26 II. TEXTE DU PROJET DE LOI Chapitre l er — Modification de la loi modifiée du 22 mars 2004 relative à la titrisation
Art. 1erL'article 1er de la loi modifiée du 22 mars 2004 relative à la titrisation est modifié
comme suit :
10 Au paragraphe 1er, les mots « valeurs mobilières » sont remplacés par les mots « instruments financiers ou en contractant, pour le tout ou pour une partie, toute forme d'emprunt, » ;
2° Au paragraphe 2, les mots « des valeurs mobilières destinées » sont remplacés par les mots « d'instruments financiers ou par la conclusion, pour le tout ou pour une partie, de toute autre forme d'emprunt, destinés » ;
3° A la suite du paragraphe 2 sont ajoutés deux nouveaux paragraphes 3 et 4, libellés comme suit : « (3) Si un organisme de titrisation se finance pour le tout ou pour une partie en contractant des emprunts, toute référence à des « émissions d'instruments financiers » ou « instruments financiers émis » ou « instruments financiers à émettre » s'entend également comme faite à la « conclusion de l'emprunt » ou à l' « emprunt contracté » ou à l' « emprunt à contracter ».
Art. 2L'article 4 de la même loi est modifié comme suit
10 Au paragraphe 1er, après les mots « d'une société à responsabilité limitée », sont ajoutés les mots « , d'une société en nom collectif, d'une société en commandite simple, d'une société en commandite spéciale, d'une société par actions simplifiée » ;
2° Au paragraphe 2, la référence à l'article « 137 » est remplacée par la référence à l'article « 813-9 ».
Art. 3A l'article 5 de la même loi, les mots « le conseil d'administration » sont remplacés par
les mots « l'organe de gestion ».
Art. 4L'article 7 de la même loi est modifié comme suit
3/26 10 Au paragraphe 1er, les mots « valeurs mobilières émises » sont remplacés par les mots « instruments financiers émis » ;
2° Le paragraphe 3 est abrogé.
Art. 5L'article 10 de la même loi est modifié comme suit
10 Au paragraphe 1er, huitième tiret, les mots « valeurs mobilières » sont remplacés par les mots « instruments financiers » ;
2° Au paragraphe 3, les mots «, conformément aux dispositions de la loi modifiée du 10 août 1915 concernant les sociétés commerciales et du » sont remplacés par les mots « et sa publication au Recueil électronique des sociétés et associations est faite par mention du dépôt de ce document, conformément aux dispositions du » ;
3° Au paragraphe 4, les mots « de valeurs mobilières émises » sont remplacés par les mots « d'instruments financiers émis ».
Art. 6L'article 13 de la même loi est modifié comme suit
10 Au paragraphe 1er, les mots « au Recueil électronique des sociétés et associations » sont remplacés par les mots « par les soins de la société de gestion au Recueil électronique des sociétés et associations conformément aux dispositions du chapitre Vbis du titre ler de la loi modifiée du 19 décembre 2002 concernant le registre de commerce et des sociétés ainsi que la comptabilité et les comptes annuels des entreprises » ;
2° Au paragraphe 2, les mots « toute valeur mobilière » sont remplacés par les mots « tout instrument financier ».
Art. 7L'article 19 de la même loi est modifié comme suit
1° A l'alinéa 1er, les mots « valeurs mobilières à destination du public » sont remplacés par les mots « instruments financiers offerts au public » ;
2° A la suite de l'alinéa 1er, sont insérés les nouveaux alinéas 2 et 3, libellés comme suit : « Les organismes de titrisation qui émettent en continu, au sens de la présente loi, sont ceux qui réalisent plus de trois émissions d'instruments financiers offerts au public au cours d'un exercice social. Le nombre d'émissions correspond au total des émissions réalisées par tous les compartiments de l'organisme de titrisation pendant cette période.
Une émission d'instruments financiers offerts au public, au sens de la présente loi, est une émission :
Art. 8L'article 21 de la même loi est modifié comme suit
1° Au paragraphe 2, les mots « valeurs mobilières » sont remplacés par les mots « instruments financiers » ;
2° Au paragraphe 3, les mots « valeurs mobilières émises » sont remplacés par les mots « instruments financiers émis ».
Art. 9A l'article 24, paragraphe 2, de la même loi, les mots « de valeurs mobilières » sont
remplacés par les mots « d'instruments financiers ».
Art. 10L'article 25 de la même loi est modifié comme suit
1° Au paragraphe 1er, les mots « ou qui aurait dû l'être, en application des dispositions de la présente loi, » sont insérés entre les mots « organisme de titrisation agréé » et les mots « n'observe pas », les mots « de valeurs mobilières » sont remplacés par les mots « d'instruments financiers », et les mots « valeurs mobilières émises » sont remplacés par les mots « instruments financiers émis » ;
2° Le paragraphe 2 est modifié comme suit : a) Au deuxième tiret, les mots « de valeurs mobilières » sont remplacés par les mots « d'instruments financiers » ;
Art. 11L'article 47 de la même loi est modifié comme suit
1° L'alinéa unique actuel devient le nouveau paragraphe 1er et les mots « de la section XIII de la loi modifiée du 10 août 1915 concernant les sociétés commerciales et, à compter du 1er janvier 2005, celles » sont supprimés ;
2° A la suite du paragraphe 1er, il est ajouté un nouveau paragraphe 2, libellé comme suit : « (2) Lorsque des compartiments sont financés par voie d'actions ou de parts sociales, le bilan et le compte de profits et pertes préparés par compartiment sont approuvés uniquement par les actionnaires ou associés qui détiennent des actions ou parts sociales émises par le compartiment en question, si tel est prévu par les statuts.
Sans préjudice de l'application aux sociétés anonymes de l'article 461-2 de la loi modifiée du 10 août 1915 concernant les sociétés commerciales, le bénéfice et les réserves distribuables peuvent être déterminés par compartiment sans tenir compte de la situation de l'organisme de titrisation en sa globalité, si tel est prévu par les statuts.
Sans préjudice de l'application aux sociétés anonymes de l'article 461-1 de la loi modifiée du 10 août 1915 concernant les sociétés commerciales, la réserve légalement 5/26 obligatoire selon les dispositions de ladite loi doit uniquement être déterminée par compartiment sans tenir compte de la situation de l'organisme de titrisation en sa globalité, si tel est prévu par les statuts. » ;
3° A la suite du paragraphe 2, il est ajouté un nouveau paragraphe 3, libellé comme suit : « (3) Par dérogation à l'article 25, alinéa I e", point 1, de la loi modifiée du 19 décembre 2002 concernant le registre de commerce et des sociétés ainsi que la comptabilité et les comptes annuels des entreprises, les dispositions des chapitres II, Ilbis et IV du titre II de ladite loi sont applicables aux sociétés de titrisation qui prennent la forme d'une société en nom collectif, d'une société en commandite simple ou d'une société en commandite spéciale. ».
Art. 12L'article 53 de la même loi est modifié comme suit
1° Au paragraphe 2, les mots « directement ou indirectement » sont insérés entre les mots « en acquérant » et les mots « les biens » ;
2° Au paragraphe 3, la référence à la « loi du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances » est remplacée par une référence à la « loi modifiée du 7 décembre 2015 sur le secteur des assurances ».
Art. 13L'article 61 de la même loi est modifié comme suit
10 Au paragraphe 1er, les mots « , les documents d'émission applicables » sont insérés entre les mots « ses statuts » et les mots « ou son » ;
2° Au paragraphe 3, alinéa 1er, les mots « qu'il a souscrits en vue de réaliser leur titrisation ou en faveur de ses investisseurs, de leur représentant-fiduciaire ou de l'organisme d'émission participant à la titrisation » sont remplacés par les mots « relatifs à l'opération de titrisation » ;
3° Au paragraphe 3, l'alinéa 2 est supprimé ;
4° Au paragraphe 4, alinéa 2, la référence à la « loi du I er août 2001 relative au transfert de propriété à titre de garantie » est remplacée par une référence à la « loi modifiée du 5 août 2005 sur les contrats de garantie financière », et les mots « valeurs mobilières » sont remplacés par les mots « instruments financiers ».
Art. 14Il est inséré à la suite de l'article 61 de la même loi, un nouvel article 61-1, libellé
comme suit : « Art. 61-1. Un organisme de titrisation ne peut titriser un panier de risques constitué de titres de créance, d'instruments financiers de dette ou de créances, qui est géré activement par l'organisme de titrisation lui-même ou par un tiers, qu'à la condition que les instruments financiers émis pour financer l'acquisition de ce panier de risques ne soient pas offerts au public. ».
6/26
Art. 15A l'article 63, paragraphe 1 er, de la même loi, les mots « valeurs mobilières » sont
remplacés par les mots « instruments financiers ».
Art. 16L'article 64 de la même loi est modifié comme suit
10 Les paragraphes 1er et 2 actuels deviennent les nouveaux paragraphes 3 et 4, et sont insérés deux nouveaux paragraphes 1er et 2, libellés comme suit : « (1) Les règles de subordination suivantes s'appliquent aux instruments financiers émis par un organisme de titrisation :
2.
Les actions, parts sociales ou parts d'intérêt d'une société de titrisation sont subordonnées aux autres instruments financiers émis et aux emprunts contractés par cette société de titrisation ;
3.
Les actions, parts sociales ou parts d'intérêt d'une société de titrisation sont subordonnées aux parts bénéficiaires émises par cette société de titrisation ;
4.
Les parts bénéficiaires émises par une société de titrisation sont subordonnées aux instruments financiers de dette émis et aux emprunts contractés par cette société de titrisation ;
5.
Les instruments financiers de dette à rendement non-fixe émis par un organisme de titrisation sont subordonnés aux instruments financiers de dette à rendement fixe émis par cet organisme de titrisation.
2° Au paragraphe 3, les mots « acceptent de subordonner l'exigibilité ou le recouvrement de leurs droits au paiement d'autres investisseurs ou créancier ou » sont supprimés ;
3° Au paragraphe 4, les mots « de telles clauses » sont remplacés par les mots « des dispositions visées au paragraphe 1er ou des clauses visées aux paragraphes 2 et 3 ».
Art. 17A l'article 65, paragraphe 1er, de la même loi, les mots « valeurs mobilières émises »
sont remplacés par les mots « instruments financiers émis ».
Art. 18L'article 66 de la même loi est modifié comme suit
10 Au paragraphe ler, la référence aux articles « 86 à 97 » est remplacée par une référence aux articles « 470-1 à 470-20 » ;
2° Au paragraphe 2, la référence aux articles « 86 à 95 » est remplacée par une référence aux articles « 470-1 à 470-20 ».
7/26
Art. 19Il est inséré à la suite de l'article 66 de la même loi, un nouvel article 66-1, libellé
comme suit : « Art. 66-1. Toute émission d'obligations par un organisme de titrisation peut exclure les conditions résolutoires. ».
Art. 20L'article 70 de la même loi est modifié comme suit
1° Au paragraphe 1er, la référence à l'article « 88 » est remplacée par une référence à l'article « 470-5 » ;
2° Au paragraphe 2, la référence aux articles « 86 à 97 » est remplacée par une référence aux articles « 470-1 à 470-20 ».
Art. 21A l'article 79 de la même loi, le paragraphe 2 est abrogé
Art. 22A l'article 80, paragraphe 1er, de la même loi, les mots « quatre cent mille » sont
remplacés par les mots « cent vingt-cinq mille ».
Art. 23Après l'article 85 de la même loi, il est inséré un nouvel article 85-1, libellé comme
suit : « Art. 85-1. Sont punis d'un emprisonnement de trois mois à deux ans et d'une amende de cinq cents à cent vingt-cinq mille euros, ou d'une de ces peines seulement, ceux qui ont procédé ou fait procéder à des émissions en continu des instruments financiers offerts au public sans que l'organisme de titrisation pour lequel ils ont agi ait été inscrit sur la liste prévue à l'article 21, paragraphe 1er. ».
Chapitre 2 — Modification de la loi modifiée du 23 décembre 1998 portant
création d'une commission de surveillance du secteur financier
Art. 24A l'article 2, paragraphe 1er, alinéa 1er, de la loi modifiée du 23 décembre 1998
portant création d'une commission de surveillance du secteur financier, les mots « et des prestataires de services de financement participatif au sens du règlement (UE) 2020/1503 du Parlement européen et du Conseil du 7 octobre 2020 relatif aux prestataires européens de services de financement participatif pour les entrepreneurs, et modifiant le règlement (UE) 2017/1129 et la directive (UE) 2019/1937 » sont ajoutés après les mots « relative aux services de paiements ».
8/26
Chapitre 3 — Modification de la loi modifiée du 19 décembre 2002 concernant le
registre de commerce et des sociétés ainsi que la comptabilité et les comptes annuels des entreprises
Art. 25La loi modifiée du 19 décembre 2002 concernant le registre de commerce et des
sociétés ainsi que la comptabilité et les comptes annuels des entreprises est modifiée comme suit :
1° A l'article 1er, alinéa 1er, il est inséré un nouveau point 14bis°, libellé comme suit : «14bis° les fonds de titrisation ; » ;
2° A l'article 10, les mots « et tout fonds de titrisation » sont insérés entre les mots « de placement » et les mots « est tenu ».
Chapitre 4 — Modification de la loi du 16 juillet 2019 portant mise en œuvre des
règlements EuVECA, EuSEF, MMF, ELTIF et Titrisation STS
Art. 26Avant le chapitre 5 de la loi du 16 juillet 2019 portant mise en œuvre des règlements
EuVECA, EuSEF, MMF, ELTIF et Titrisation STS1, il est introduit un nouveau chapitre 4quater, libellé comme suit : « Chapitre 4quater - Mise en œuvre du règlement (UE) 2020/1503 du Parlement européen et du Conseil du 7 octobre 2020 relatif aux prestataires européens de services de financement participatif pour les entrepreneurs, et modifiant le règlement (UE) 2017/1129 et la directive (UE) 2019/1937
Art. 20-13Définitions
Les termes utilisés dans le présent chapitre ont la signification qui leur est attribuée par le règlement (UE) 2020/1503 du Parlement européen et du Conseil du 7 octobre 2020 relatif aux prestataires européens de services de financement participatif pour les entrepreneurs, et modifiant le règlement (UE) 2017/1129 et la directive (UE) 2019/1937, ci-après le « règlement (UE) 2020/1503 ».
Art. 20-14Fonds reçus par les porteurs de projet
Les fonds des investisseurs reçus par les porteurs de projet dans le cadre de prêts facilités par un prestataire de services de financement participatif ne constituent pas des dépôts ou autres fonds remboursables au sens de l'article 2, paragraphe 3, de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier..
Art. 20-15Autorité compétente au Luxembourg
La CSSF est l'autorité compétente au Luxembourg aux fins de l'application du règlement (UE) 2020/1503 et du présent chapitre.
Art. 20-16Pouvoirs de la CSSF
1 telle que modifiée par le projet de loi n° 7774 9/26
10/26 10. interdire la prestation de services de financement participatif en cas de violation du règlement (UE) 2020/1503 ;
Art. 20-17Sanctions administratives et autres mesures administratives
11 /26 1. une déclaration publique indiquant le nom de la personne physique ou morale responsable de la violation et la nature de la violation, conformément à l'article 42 du règlement (UE) 2020/1503 ;
Art. 20-18Responsabilité liée à la fiche d'informations clés sur l'investissement
12/26
Art. 20-19Responsabilité liée à la fiche d'informations clés sur l'investissement au
niveau de la plate-forme
Art. 20-20Droit de recours
Les décisions prises par la CSSF en vertu du règlement (UE) 2020/1503 ou du présent chapitre peuvent être déférées dans le délai d'un mois, sous peine de forclusion, au tribunal administratif qui statue comme juge du fond. ».
Art. 27L'article 25 de la même loi prend la teneur suivante
« Art. 25. Intitulé de citation La référence à la présente loi se fait sous la forme suivante : « loi du 16 juillet 2019 relative à l'opérationnalisation de règlements européens dans le domaine des services financiers ». ».
13/26
Chapitre 5 — Disposition transitoire
Art. 28Les fonds de titrisation créés avant le rinsérer date de l'entrée en vigueur de la
présente 1011 doivent faire l'objet d'une immatriculation auprès du registre de commerce et des sociétés, conformément à l'article 10 de la loi modifiée du 19 décembre 2002 concernant le registre de commerce et des sociétés ainsi que la comptabilité et les comptes annuels des entreprises, dans un délai de six mois à compter du ['s'insérer date de l'entrée en vigueur de la présente loil.
14/26 III. COMMENTAIRE DES ARTICLES Chapitre 1er
Article 1erL'article 1er du projet de loi vise à modifier l'article 1er de la loi modifiée du 22 mars 2004
relative à la titrisation (ci-après, la « loi de 2004 ») dans le double objectif de clarifier et d'élargir les moyens par lesquels un organisme de titrisation peut se financer.
La loi de 2004 se réfère à la notion de « valeurs mobilières » pour définir les moyens de financement d'un organisme de titrisation. Cette notion n'est pas clairement définie en droit luxembourgeois et risque de créer des incertitudes juridiques, notamment si la loi luxembourgeoise n'est pas applicable aux instruments émis par l'organisme de titrisation. En effet, il y lieu de noter que la notion de valeurs mobilières n'est pas un concept qui est défini uniformément dans les différents systèmes juridiques. A titre d'illustration, la notion de « valeurs mobilières » telle que retenue dans le cadre de la directive 2014/65/UE du Parlement européen et du Conseil du 15 mai 2014 concernant les marchés d'instruments financiers et modifiant la directive 2002/92/CE et la directive 2011/61/UE (dite « MiFID II ») est traduite à la fois par le terme « securities » et le terme « transferable securities », qui sont des notions juridiques différentes en droit anglais. Si la notion de valeur mobilière doit être interprétée de façon large, afin d'inclure des titres étrangers (comme p.ex. des « Schuldscheine » allemands) qui présentent les mêmes fonctions ou fonctionnalités que les valeurs mobilières luxembourgeoises, il paraît opportun de prévoir qu'un organisme de titrisation puisse se financer par des « instruments financiers », tels que définis à l'article 1er, point 8, de la loi modifiée du 5 août 2005 sur les contrats de garantie financière, à l'exclusion des instruments financiers visés à l'article 1er, point 8, lettre f), de ladite loi.
Le financement par le biais d'instruments financiers n'exclut pas la possibilité pour l'organisme de titrisation de recourir en outre et en sus d'un tel financement, en tout ou en partie, à la conclusion d'autres formes de financement, comme notamment des facilités de liquidité ou des financements permanents de tout type. L'article 1er du projet de loi prend soin de préciser que l'organisme de titrisation peut, en complément du financement par l'émission d'instruments financiers, également recourir à l'emprunt. Dans la mesure où certains investisseurs peuvent être soumis à des restrictions quant aux produits financiers dans lesquels ils peuvent investir, il paraît opportun de permettre aux organismes de titrisation d'avoir la flexibilité de se financer en contractant des emprunts dont le rendement ou le principal remboursable dépend des risques acquis. Aux fins de la loi de 2004, la notion d'emprunt doit être interprétée de façon large et ne doit pas se limiter à des transactions dans lesquelles le montant remboursable correspond au montant emprunté, et augmenté, le cas échéant, des intérêts courus. La notion d'emprunt, peu importe son traitement comptable, inclut toute forme d'endettement qui fait naître à charge de l'organisme de titrisation une obligation de remboursement, y compris des endettements où le montant remboursable dépend de la performance des actifs sous-jacents ou de la situation financière de l'émetteur. De tels emprunts peuvent, par exemple, prendre la forme de prêts participatifs ou de contrats de bailleur de fonds.
15/26 Un organisme de titrisation pourra dès lors se financer à la fois par l'émission d'instruments financiers et en contractant des emprunts. Ces financements peuvent être subdivisés en tranches avec, par exemple, une tranche senior rémunérée à un taux d'intérêt défini et une tranche junior participative, permettant à l'investisseur de profiter pleinement d'une éventuelle plus-value générée par les risques titrisés.
Par souci de clarté juridique, il est précisé que toute référence dans la loi de 2004 à des émissions d'instruments financiers par un organisme de titrisation doit, le cas échéant, être lue comme étant également une référence à un ou plusieurs emprunts contractés par un organisme de titrisation.
Les changements opérés s'inscrivent par ailleurs dans la logique du règlement (UE) 2017/2402 du Parlement européen et du Conseil du 12 décembre 2017 créant un cadre général pour la titrisation ainsi qu'un cadre spécifique pour les titrisations simples, transparentes et standardisées (ci-après, le « règlement STS ») et visent à assurer que toute titrisation soumise audit règlement européen peut être réalisée par un organisme de titrisation luxembourgeois. Le règlement STS prévoit en effet la possibilité de titrisations n'impliquant pas l'émission de titres mais créant des positions de titrisations par d'autres biais, notamment en contractant un emprunt. Le changement opéré par la loi en projet permet ainsi aux organismes de titrisation luxembourgeois de réaliser en toute sécurité juridique des titrisations soumises au règlement STS.
Article 2L'article 2 du projet de loi vise à modifier l'article 4 de la loi de 2004 relatif aux différentes
formes de société que les organismes de titrisation constitués sous forme de sociétés de titrisation sont autorisés à adopter.
Afin d'offrir un maximum de flexibilité quant à la forme sociale d'une société de titrisation, le point 1° vise à permettre aux organismes de titrisation constitués sous forme de sociétés de titrisation de se constituer également sous la forme de société en nom collectif, de société en commandite simple, de société en commandite spéciale et de société par actions simplifiée.
Le point 2° procède à une mise à jour de la référence à la loi modifiée du 10 août 1915 sur les sociétés commerciales suite à l'adoption du règlement grand-ducal du 5 décembre 2017 portant coordination de la loi modifiée du 10 août 1915 concernant les sociétés commerciales.
Article 3L'article 3 du projet de loi vise à opérer une modification technique à l'endroit de l'article 5 de
la loi de 2004 qui devient nécessaire suite à l'élargissement des formes sociales que peuvent prendre les organismes de titrisation constitués sous forme de sociétés de titrisation. Il est clarifié que la décision de créer des compartiments reviendra à l'organe de gestion. La formulation actuelle de l'article 5 de la loi de 2004 se référant au conseil d'administration n'est plus adaptée à toutes les formes de société que peut prendre une société de titrisation.
Article 4
L'article 4, point 1°, du projet de loi reflète à l'endroit de l'article 7, paragraphe ler, de la loi de 2004 la possibilité pour les organismes de titrisation de se financer par l'émission de tout type d'instrument financier, conformément au nouvel article 1er de la loi de 2004 tel que modifié par le présent projet de loi.
16/26 L'article 4, point 2°, du projet de loi vise à abroger l'article 7, paragraphe 3, de la loi de 2004.
Étant donné que les organismes de titrisation peuvent émettre des titres dématérialisés conformément aux clarifications apportées à l'article Ier de la loi de 2004, il n'est plus requis de maintenir la disposition spéciale prévue à cet effet à l'article 7, paragraphe 3.
Articles 5 et 6 Les changements apportés par les articles 5 et 6 du projet de loi aux articles 10 et 13 de la loi de 2004 reflètent la possibilité pour les organismes de titrisation de se financer par l'émission de tout type d'instrument financier.
Par ailleurs, à l'endroit de l'article 10, paragraphe 3, de la loi de 2004, il est précisé que la publication du règlement de gestion au Recueil électronique des sociétés et associations est faite par mention du dépôt de ce document, conformément aux dispositions du chapitre Vbis du titre ler de la loi modifiée du 19 décembre 2002 concernant le registre de commerce et des sociétés. A l'endroit de l'article 13, paragraphe Ier, de la loi de 2004, il clarifié que la mise en liquidation du fonds de titrisation est également publiée par les soins de la société de gestion au Recueil électronique des sociétés et associations conformément aux dispositions du chapitre Vbis du titre ler de la loi modifiée du 19 décembre 2002 concernant le registre de commerce et des sociétés. Ces clarifications sont inspirées des articles 13, paragraphe 1er, et 22, de la loi modifiée du 17 décembre 2010 concernant les organismes de placement collectif.
Article 7En vertu de l'article 19 de la loi de 2004, l'obligation de se soumettre à la surveillance
prudentielle de la CSSF incombe aux organismes de titrisation dont les émissions se font en continu et dont les instruments financiers émis sont offerts au public.
L'article 7 du projet de loi vise à clarifier les critères selon lesquels un organisme de titrisation est considéré comme émettant « en continu » des instruments financiers « offerts au public ».
Ces critères ne sont actuellement pas définis dans la loi de 2004. Par souci de sécurité juridique, la loi en projet arrête, sur base de la pratique réglementaire actuelle, une définition plus précise de ces deux critères.
L'article 7, point 2°, du projet de loi introduit un nouvel alinéa 2 dans l'article 19 de la loi de 2004 qui définit ainsi, sur base de la pratique prudentielle actuelle, la notion d'émission « en continu ». L'organisme de titrisation est ainsi considéré comme émettant des instruments financiers de manière continue, s'il réalise plus de trois émissions à destination du public au cours de son exercice social.
Le nouvel alinéa 3 introduit à l'article 19 vise à arrêter, en ligne avec la pratique réglementaire actuelle, une définition plus précise de la notion d'offre à destination du public.
L'appréciation du caractère « public » des émissions se fait notamment en relation avec le public cible auquel les instruments financiers émis seront offerts et/ou distribués.
Une émission d'instruments financiers offerts au public, au sens de la loi de 2004, est ainsi une émission (1) qui n'est pas destinée à des clients professionnels, et (2) dont les coupures sont inférieures à 100.000 euros, et (3) qui n'est pas distribuée sous forme de placement privé. La qualification de placement privé doit être appréciée au cas par cas selon les moyens de communication utilisés et de la technique employée pour la distribution des 1 7/26 instruments financiers. Le montant de la coupure est aligné sur la réglementation applicable aux prospectus et répond aux pratiques générales actuelles des marchés de capitaux.
Les critères relatifs à l'appréciation du caractère « public » sont cumulatifs, c'est-à-dire qu'il s'agit uniquement d'une offre publique si les trois critères fixés dans la loi de 2004 sont remplis.
A titre d'exemples, des instruments financiers offerts sous forme de placement privé à moins de 150 personnes, mais non exclusivement réservés à des clients professionnels et ayant une dénomination par instrument financier de moins de 100.000 euros ne seraient pas à considérer comme émis dans le cadre d'une offre publique au sens de la loi de 2004 dans la mesure où l'un des trois critères, à savoir le fait qu'il ne doit pas s'agir d'un placement privé, n'est pas rempli. Une offre adressée exclusivement à des clients professionnels, au sens de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier, peu importe leur nombre, ainsi que tout autre placement privé, ne constituent également pas une offre au public. De même, à partir du moment où les coupures des instruments financiers offerts sont d'un montant minimal de 100.000 euros, il n'a y plus lieu à considérer que ces instruments financiers sont offerts au public.
Articles 8 et 9 Par souci de cohérence, les changements apportés par les articles 8 et 9 du projet de loi aux articles 21 et 24 de la loi de 2004 reflètent la possibilité pour les organismes de titrisation de se financer par l'émission de tout type d'instrument financier.
Article 10L'article 10 du projet de loi vise à modifier l'article 25 de la loi de 2004 relatif aux mesures
que la CSSF est habilitée à prendre à l'encontre d'un organisme de titrisation.
Le point 1° vise à clarifier que les mesures spécifiées à l'article 25 de la loi de 2004 peuvent être prises par la CSSF autant contre un organisme de titrisation agréé que contre un organisme de titrisation qui aurait dû être agréé en vertu de ladite loi.
Le point 2° vise à procéder à des modifications techniques visant à refléter la possibilité pour les organismes de titrisation de se financer par l'émission de tout type d'instrument financier.
Article 11L'article 11 du projet de loi vise à clarifier, en complétant l'article 47 de la loi de 2004 par
l'insertion d'un nouveau paragraphe 2, certaines règles applicables en matière de compartimentage d'un organisme de titrisation ayant trait à la comptabilité. Il est précisé que la ségrégation des actifs peut également être reproduite dans la comptabilité de l'organisme de titrisation en question. Le corollaire de cette approche est l'approbation du bilan et du compte de profits et pertes au niveau du compartiment. Pour les sociétés de titrisation où un tel aménagement est possible, il est également prévu que certaines décisions, telles que la distribution de bénéfices, sont à prendre au niveau du compartiment. Ces clarifications s'inscrivent dans l'objectif de protéger les investisseurs d'un compartiment contre la contamination par d'autres compartiments.
Le nouveau paragraphe 3 vise à préciser que toutes les sociétés de titrisation prenant également la forme d'une société en nom collectif, d'une société en commandite simple ou d'une société en commandite spéciale sont tenues, peu importe par ailleurs dans le cas des sociétés en nom collectif et des sociétés en commandite simple leur chiffre d'affaires, à une 18/26 obligation d'établissement de comptes annuels, au même titre que les sociétés de titrisation constituées sous forme de société anonyme ou de société à responsabilité limitée. Cette approche a pour but d'assurer un degré de transparence et de protection des investisseurs, qui bénéficient ainsi d'informations financières relative à la société de titrisation dans laquelle ils investissent.
Article 12L'article 12 du projet de loi vise à clarifier l'article 53 de la loi de 2004 relatif à la prise en
charge des risques par l'organisme de titrisation. Si la loi de 2004 a pour but d'autoriser la titrisation de la plus grande variété de risques liés à tous types de biens, qu'ils soient mobiliers ou immobiliers, corporels ou incorporels, notamment en les acquérant, il convient de préciser expressément que cette acquisition peut être effectuée directement ou indirectement par l'organisme de titrisation, notamment par le biais d'une société détenue entièrement, ou en partie, par l'organisme de titrisation. Le point 10 vise à apporter cette clarification à l'article 53, paragraphe 2, de la loi de 2004.
L'acquisition directe ou indirecte d'un bien ne doit cependant pas être comprise comme la possibilité de développer une activité commerciale ou entrepreneuriale. La technique du transfert de propriété des biens sous-jacents doit être utilisée comme un outil de refinancement de l'actif concerné et comme un moyen de rendre un actif physique liquide.
L'ensemble des risques opérationnels liés à l'actif dont la propriété est transférée à l'organisme de titrisation est pris en charge par l'utilisateur de l'actif, notamment à travers une convention de crédit-bail ou de « sale and lease back ». Les biens concernés peuvent aussi bien être des biens meubles de toute nature que des immeubles. Le transfert de la propriété offre à l'organisme de titrisation et à ses investisseurs la meilleure sûreté qui soit, dans la mesure où l'organisme de titrisation dispose de la propriété de l'actif titrisé. Une telle acquisition peut également être le résultat de la réalisation d'une sûreté dans le cadre d'une titrisation de prêts bénéficiant de sûretés sur des biens mobiliers ou immobiliers. Cette acquisition se fera alors dans le cadre de la gestion et de la réalisation des créances titrisées.
Le point 2° vise à remplacer à l'endroit de l'article 53, paragraphe 3, de la loi de 2004, la référence à la loi du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances, entretemps abrogée, par une référence à la loi modifiée du 7 décembre 2015 sur le secteur des assurances.
Article 13L'article 13 du projet de loi vise à modifier l'article 61 de la loi de 2004 en ce qui concerne le
régime des sûretés susceptibles d'être constituées par un organisme de titrisation.
Il est précisé, à des fins de cohérence, que l'organisme de titrisation peut également céder ses biens selon les modalités prévues par les documents d'émission applicables. Cette clarification est apportée à l'article 61, paragraphe l er, de la loi de 2004.
Aux termes de l'article 61, paragraphe 3, de la loi de 2004, tel qu'actuellement rédigé, un organisme de titrisation peut octroyer des sûretés ou garanties sur ses biens uniquement pour couvrir des engagements qu'il a souscrits en vue de réaliser leur titrisation, ou au bénéfice des investisseurs dans l'opération de titrisation concernée. En conséquence, en dehors de ces cas, l'organisme de titrisation ne peut pas octroyer de sûretés à une tierce personne, ce qui réduit les possibilités de structuration de l'opération de titrisation, notamment des montages avec une structure dite nourricière. Un exemple pratique est le 19/26 cas d'un organisme de titrisation assumant un risque sur la portion junior du financement d'un actif détenu par une société. Le financement de l'actif par la société propriétaire se fait par le biais d'un prêt bancaire. La banque va en principe exiger que l'organisme de titrisation consente une sûreté sur le financement junior. Un autre exemple est le cas d'un groupe de sociétés dont une société est un organisme de titrisation. Pour un financement bancaire octroyé à la société mère du groupe (dont les fonds sont en principe investis dans l'organisme de titrisation), des garanties réelles seront exigées de l'organisme de titrisation.
Dans ces deux exemples concrets et issus de la pratique, la banque prêteuse n'étant ni créancière de l'organisme de titrisation, ni investisseur, la sûreté ne pourra pas être octroyée à la banque par l'organisme de titrisation.
La modification apportée au paragraphe 3 de l'article 61 vise à conférer plus de flexibilité aux organismes de titrisation en matière de constitution de sûretés, tout en continuant à garantir un niveau élevé de protection des investisseurs.
Il convient également de remplacer à l'endroit du paragraphe 4 de l'article 61 de la loi de 2004 la référence à la loi du 1er août 2001 relative au transfert de propriété à titre de garantie par une référence à la loi modifiée du 5 août 2005 sur les contrats de garantie financière.
Article 14L'article 14 du projet de loi introduit un nouvel article 61-1 dans la loi de 2004 relatif à la
gestion active de certains actifs titrisés par l'organisme de titrisation. Alors que la loi de 2004 est actuellement silencieuse en ce qui concerne la gestion active par un organisme de titrisation de son portefeuille de biens titrisés, la Banque centrale européenne admet qu'un organisme de titrisation puisse gérer activement un portefeuille de créances titrisées (v.
Guidance note on the definitions of 'financial vehicle corporation' and `securitisation' under regulation ECB/2008/30).
En raison d'une pratique de plus en plus répandue, il paraît opportun de clarifier dans la loi de 2004 qu'il est possible pour un organisme de titrisation de gérer activement certains actifs titrisés dans les limites posées par le nouvel article 61-1. La faculté de gestion active est dès lors possible pour un panier de risques, constitué de titres de créance, d'instruments financiers de dette ou de créances, et est réservée uniquement aux organismes de titrisation qui ne se financent pas par des émissions à destination du public.
Article 15L'article 15 du projet de loi vise à modifier l'article 63, paragraphe 1er, de la loi de 2004 afin
de refléter la possibilité pour les organismes de titrisation de se financer par l'émission de tout type d'instrument financier.
Article 16
L'article 16, point 10, du projet de loi vise à apporter des clarifications à l'article 64 de la loi de 2004 concernant la subordination légale en matière de titrisation. Les règles de subordination fixées dans la loi de 2004 s'alignent sur celles applicables aux sociétés commerciales et aux fonds communs de placement et reprennent les principes de subordination habituellement appliqués dans des transactions de titrisation.
Ainsi, le nouveau paragraphe 1er vise, d'une part, à clarifier la subordination légale qui s'applique entre les différents parts et titres émis par un organisme de titrisation et, d'autre 20/26 part, à préciser les règles de priorités applicables, sauf dérogation contractuelle, à certains types d'instruments financiers émis par un organisme de titrisation.
Il est précisé que les parts d'un fonds de titrisation sont subordonnées aux autres instruments financiers émis et aux emprunts contractés par le fonds de titrisation.
Ces règles de subordination s'appliquent également aux sociétés de titrisation. Les actions, parts sociales ou parts d'intérêt d'une société de titrisation sont subordonnées aux autres instruments financiers émis et aux emprunts contractés par cette société de titrisation. Les précisions apportées dans la loi de 2004 visent à reproduire la subordination légale des parts ou actions d'une société commerciale aux autres instruments financiers qu'elle émet, tout comme les parts d'un fonds commun de placement sont subordonnées aux autres instruments financiers qu'il émet. Il est en sus précisé que les actions, parts sociales ou parts d'intérêt d'une société de titrisation sont subordonnées aux parts bénéficiaires émises par cette société de titrisation et que les parts bénéficiaires émises par une société de titrisation sont subordonnées aux instruments financiers de dette émis et aux emprunts contractés par cette société de titrisation.
Le texte prend enfin soin de préciser que les instruments financiers de dette à rendement non-fixe émis par un organisme de titrisation sont subordonnés aux instruments financiers de dette à rendement fixe émis par l'organisme de titrisation.
Le nouveau paragraphe 2 précise que les parties à une opération de titrisation seront libres d'organiser contractuellement des règles de subordination distinctes de celles prévues par le nouveau paragraphe 1er de l'article 64 de la loi de 2004.
Les points 2° et 3° de l'article 16 du projet de loi procèdent à des modifications techniques afin de refléter les clarifications apportées à la loi de 2004 en matière de subordination à l'endroit des paragraphes 1er et 2 actuels de l'article 64 qui deviennent les nouveaux paragraphes 3 et 4. Il convient de noter, qui si généralement il y a lieu d'omettre de telles renumérotations, celle-ci est possible en l'occurrence en raison de l'absence de références croisées à ces deux paragraphes.
Article 17L'article 17 du projet de loi vise à modifier l'article 65, paragraphe I er, de la loi de 2004 afin
de refléter la possibilité pour les organismes de titrisation de se financer par l'émission de tout type d'instrument financier suite aux modifications apportées à l'article 1er de la loi de 2004.
Article 18L'article 18 du projet de loi procède à l'endroit de l'article 66 de la loi de 2004 à une mise à
jour des références à la loi modifiée du 10 août 1915 concernant les sociétés commerciales.
Article 19L'article 19 du projet de loi introduit un nouvel article 66-1 dans la loi de 2004 qui vise à
préciser que toute émission d'obligations par un organisme de titrisation peut exclure les conditions résolutoires, telles que notamment prévues dans l'article 470-21 de la loi modifiée du 10 août 1915 concernant les sociétés commerciales.
L'article 470-21 de la loi précitée du 10 août 1915 prévoit que la condition résolutoire est toujours sous-entendue dans les contrats de prêts réalisés sous forme d'émission 21 /26 d'obligations, pour le cas où l'une des deux parties ne satisfera point à son engagement. Il est opportun de permettre expressément aux émissions obligataires réalisées par un organisme de titrisation d'exclure l'application de l'article 470-21 de la loi modifiée du 10 août 1915 concernant les sociétés commerciales.
Article 20Les modifications opérées par l'article 20 du projet de loi visent à mettre à jour les références
aux dispositions de la loi modifiée du 10 août 1915 concernant les sociétés commerciales.
Article 21
L'article 21 du projet de loi vise à modifier l'article 79 de la loi de 2004 relatif à l'agrément des représentants-fiduciaires. La loi de 2004 prévoit la possibilité pour les investisseurs et les créanciers d'un organisme de titrisation de se faire représenter par et de confier leurs intérêts à un représentant-fiduciaire. Aucun agrément de représentant-fiduciaire n'a cependant été octroyé ou demandé depuis l'entrée en vigueur de la loi de 2004. Afin d'aligner davantage le statut des représentant-fiduciaire sur celui des professionnels du secteur financier (« PSF »), il est jugé opportun de supprimer le paragraphe 2 de l'article 79 de la loi de 2004 qui prévoit une interdiction quant aux activités étrangères à l'activité de représentant-fiduciaire qu'un tel professionnel peut exercer. Le statut de représentantfiduciaire n'est dès lors plus incompatible avec d'autres statuts réglementés.
Article 22L'article 22 du projet de loi modifie l'article 80 de la loi de 2004 qui précise les conditions
d'agrément auxquelles doivent satisfaire les représentants-fiduciaires. Il est proposé de réduire le seuil de capital social et de fonds propres actuellement exigé à une valeur au moins égale à 125 000 euros. Cet assouplissement à l'accès à la fonction de représentantfiduciaire en matière de fonds propres vise à contribuer au développement effectif de cette activité. Le seuil de 125 000 euros offre un niveau de capitalisation et de fonds propres en ligne avec les règles déjà en vigueur pour un certain nombre d'autres activités réglementées du secteur financier.
Article 23L'article 23 du projet de loi vise à introduire un nouvel article 85-1 dans la loi de 2004 afin de
prévoir une sanction pénale pour les personnes qui procéderaient à l'émission en continu d'instruments financiers offerts au public, conformément à l'article 19 de la loi de 2004, par l'intermédiaire d'un organisme de titrisation sans que cet organisme soit agréé conformément à l'article 21 de la loi de 2004.
Chapitre 2
Article 24La modification opérée par le présent chapitre est à lire ensemble avec les modifications
opérées par le chapitre 4 du projet de loi.
L'article 24 du projet de loi vise à modifier la loi modifiée du 23 décembre 1998 portant création d'une commission de surveillance du secteur financier pour inclure les prestataires de services de financement participatif parmi les entités relevant de la surveillance prudentielle de la CSSF énumérées à l'article 2 de ladite loi. Il convient de noter que la CSSF pourra dès lors prélever la contrepartie de ses frais du personnel en service, de ses frais 22/26 financiers et de ses frais de fonctionnement par des taxes à percevoir auprès des prestataires de services de financement participatif en vertu de l'article 24, paragraphe ler, de ladite loi.
Chapitre 3
Article 25L'article 25 du projet de loi introduit l'obligation légale pour les fonds de titrisation de
s'immatriculer au registre de commerce et des sociétés (ci-après, le « RCS ») sur un format identique à l'immatriculation des fonds communs de placement, telle qu'actuellement prévue à l'article 10 de la loi modifiée du 19 décembre 2002 concernant le registre de commerce et des sociétés ainsi que la comptabilité et les comptes annuels des entreprises.
L'immatriculation du fonds de titrisation au RCS poursuit un double objectif. Elle permet au fonds de titrisation d'obtenir un numéro RCS, requis pour certaines démarches administratives, et notamment pour la demande d'une cotation en bourse du fonds de titrisation, et constitue pour les investisseurs un moyen complémentaire pour identifier le fonds de titrisation concerné.
Chapitre 4
Article 26L'article 26 du projet de loi vise à modifier la loi du 16 juillet 2019 portant mise en œuvre des
règlements EuVECA, EuSEF, MMF, ELTIF et Titrisation 5T52, (ci-après, la « loi du 16 juillet 2019 ») en y insérant un nouveau chapitre 4quater qui met en œuvre le règlement (UE) 2020/1503 du Parlement européen et du Conseil du 7 octobre 2020 relatif aux prestataires européens de services de financement participatif pour les entrepreneurs, et modifiant le règlement (UE) 2017/1129 et la directive (UE) 2019/1937 (ci-après, le « règlement (UE) 2020/1503 »). Le règlement 2020/1503 s'appliquera à partir du 10 novembre 2021.
Commentaire concernant l'article 20-13 Dans un souci de clarté juridique et à des fins de lisibilité du nouveau chapitre 4quater de la loi du 16 juillet 2019, l'article 20-13 renvoie aux définitions du règlement (UE) 2020/1503.
Commentaire concernant l'article 20-14 L'article 20-14 vise à mettre en œuvre l'article ler, paragraphe 3, du règlement (UE) 2020/1503 en précisant que les fonds des investisseurs reçus par les porteurs de projet dans le cadre de prêts facilités par un prestataire de services de financement participatif ne constituent pas des dépôts ou autres fonds remboursables au sens de l'article 2, paragraphe 3, de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier. Il convient de noter que la participation d'un investisseur à un projet de financement participatif au sens du règlement (UE) 2020/1503 ne constitue par ailleurs pas une activité d'octroi de prêts au public au sens de l'article 28-4 de la loi précitée.
Commentaire concernant l'article 20-15 2 telle que modifiée par le projet de loi n° 7774 23/26 L'article 20-15 assure la mise en œuvre de l'article 29 du règlement (UE) 2020/1503.
Il désigne la Commission de surveillance du secteur financier (ci-après, la « CSSF ») en tant qu'autorité compétente au Luxembourg pour veiller à l'application dudit règlement et du chapitre 4quater de la loi du 16 juillet 2019.
Commentaire concernant l'article 20-16 L'article 20-16 met en œuvre l'article 30, paragraphes ler, 2 et 6, du règlement (UE) 2020/1503 et couvre les pouvoirs que la CSSF aura à sa disposition pour assurer le respect du règlement (UE) 2020/1503 et du chapitre 4quater de la loi du 16 juillet 2019, ainsi que des mesures prises pour leur exécution.
L'article 20-16 reprend, au niveau de son paragraphe 2, les pouvoirs de surveillance et d'enquête énumérés à l'article 30, paragraphes ler et 2, du règlement (UE) 2020/1503 et dont l'autorité compétente doit disposer au minimum pour exercer ses fonctions au titre dudit règlement. Le régime des pouvoirs prévu par le règlement (UE) 2020/1503 est largement inspiré des pouvoirs de sanction et d'enquête visés dans le règlement (UE) 2017/1129 du Parlement européen et du Conseil du 14 juin 2017 concernant le prospectus à publier en cas d'offre au public de valeurs mobilières ou en vue de l'admission de valeurs mobilières à la négociation sur un marché réglementé, et abrogeant la directive 2003/71/CE.
Il est à noter que le champ d'application ratione personae du pouvoir d'exiger des informations et des documents est élargi pour viser également les porteurs de projets. Par ailleurs, il est rajouté à la liste des pouvoirs d'enquête et de surveillance prévus par le règlement (UE) 2020/1503, le pouvoir de transmettre des informations au procureur d'État en vue de poursuites pénales ainsi que le pouvoir pour la CSSF de convoquer les dirigeants des prestataires de services de financement participatif pour les entendre, à l'instar de ce qui est prévu dans d'autres lois ayant trait aux services financiers. Le texte prend soin de préciser que la CSSF a en sus le pouvoir de charger des réviseurs d'entreprises ou des experts de procéder à une inspection sur place ou à une enquête auprès des personnes soumises à sa surveillance prudentielle. Cette disposition reflète l'article 31, paragraphe 2, alinéa 2, lettre d), du règlement (UE) 2020/1503.
Commentaire concernant l'article 20-17 L'article 20-17 met en oeuvre l'article 39 du règlement (UE) 2020/1503 en définissant les sanctions administratives et autres mesures administratives que la CSSF peut prononcer.
Le paragraphe ler énumère les comportements qui peuvent faire l'objet de sanctions administratives et d'autres mesures administratives. Les sanctions administratives et autres mesures administratives que la CSSF peut infliger en cas de violations visées au paragraphe le' sont ensuite énumérées au paragraphe 2. Enfin, le paragraphe 3 donne la possibilité à la CSSF de prononcer des amendes d'ordre dans certains cas déterminés. Ce paragraphe est inspiré de dispositions analogues figurant par exemple dans la loi du 16 juillet 2019 relative aux prospectus pour valeurs mobilières.
Commentaire concernant l'article 20-18 24/26 L'article 20-18 met en œuvre l'article 23, paragraphes 9 et 10, du règlement (UE) 2020/1503 ayant trait à la responsabilité des informations figurant dans une fiche d'informations clés sur l'investissement.
L'article 20-18, paragraphe ler, précise que la responsabilité des informations figurant dans une fiche d'informations clés sur l'investissement incombe au porteur de projet ou à ses organes d'administration, de direction ou de surveillance. L'option d'étendre la responsabilité à d'autres personnes prévue par le règlement (UE) 2020/1503 n'est pas retenue.
L'article 20-18, paragraphe 2, établit les situations dans lesquelles la responsabilité civile s'applique aux personnes physiques et morales responsables des informations communiquées dans une fiche d'informations clés sur l'investissement, en reprenant les cas qui doivent être au minimum prévus par le droit national, conformément à l'article 23, paragraphe 10, du règlement (UE) 2020/1503.
Dans un souci de cohérence, la rédaction de l'article 20-18, dans sa généralité et du point de vue de sa structure, s'inspire de près de l'article 5 de la loi du 16 juillet 2019 relative aux prospectus pour valeurs mobilières.
Commentaire concernant l'article 20-19 L'article 20-19 vise à mettre en œuvre l'article 24, paragraphes 4 et 5, du règlement (UE) 2020/1503. L'article 20-19, paragraphe ler, précise que la responsabilité des informations figurant dans la fiche d'informations clés sur l'investissement au niveau de la plate-forme incombe au prestataire de services de financement participatif.
L'option d'étendre la responsabilité à d'autres personnes prévue par le règlement (UE) 2020/1503 n'est pas retenue.
A l'instar de l'article 20-18, paragraphe 2, le paragraphe 2 de l'article 20-19 circonscrit ensuite les situations dans lesquelles la responsabilité civile s'applique aux personnes responsables des informations communiquées dans la fiche d'informations clés sur l'investissement au niveau de la plate-forme.
Commentaire concernant l'article 20-20 L'article 20-20 vise à opérationnaliser l'article 41 du règlement (UE) 2020/1503 et prévoit la possibilité d'introduire un recours en réformation endéans le délai d'un mois auprès du tribunal administratif contre les décisions prises par la CSSF. Le libellé retenu est identique à celui employé dans d'autres lois portant sur les services financiers, dont notamment la loi du 16 juillet 2019.
Article 27
L'article 27 du projet de loi vise à mettre à jour l'intitulé de citation de la loi du 16 juillet 2019, suite aux modifications opérées par le projet de loi n° 7774 et le présent projet de loi.
Chapitre 5
Article 28L'article 28 du projet de loi fixe une période transitoire visant à accorder aux fonds de
titrisation créés avant l'entrée en vigueur de la présente loi un délai raisonnable pour procéder à leur immatriculation auprès du registre de commerce et des sociétés, conformément au nouvel article 10 de la loi modifiée du 19 décembre 2002 concernant le 25/26 registre de commerce et des sociétés ainsi que la comptabilité et les comptes annuels des entreprises.
26/26 IV. TEXTES COORDONNÉS (par extraits) 1. LOI MODIFIÉE DU 22 MARS 2004 RELATIVE À LA TITRISATION
TITRE I
Définitions
Art. 1er(1) La « titrisation », au sens de la présente loi, est l'opération par laquelle un organisme de titrisation
acquiert ou assume, directement ou par l'intermédiaire d'un autre organisme, les risques liés à des créances, à d'autres biens, ou à des engagements assumés par des tiers ou inhérents à tout ou partie des activités réalisées par des tiers en émettant des vale-u-r-s—rhebilières instruments financiers ou en contractant, pour le tout ou pour une partie, toute forme d'emprunt, dont la valeur ou le rendement dépendent de ces risques.
TITRE II
Les organismes de titrisation
Chapitre 1 — Les sociétés et les fonds de titrisation
Art. 2Les organismes de titrisation peuvent être constitués sous la forme d'une société ou d'un fonds géré
par une société de gestion.
Art. 3La présente loi s'applique aux seuls organismes de titrisation situés au Luxembourg. Sont situés au
Luxembourg, au regard de la présente loi, les sociétés de titrisation qui y ont leur siège statutaire ainsi que les fonds de titrisation dont la société de gestion a son siège statutaire au Luxembourg.
Section 1 — Les sociétés de titrisation
Art. 4(1) Les sociétés de titrisation doivent prendre la forme d'une société anonyme, d'une société en
commandite par actions, d'une société à responsabilité limitée, d'une société en nom collectif, d'une société en commandite simple, d'une société en commandite spéciale, d'une société par actions simplifiée ou d'une société coopérative organisée comme une société anonyme.
1
Art. 5Les statuts d'une société de titrisation peuvent habiliter le-eenseil-eadministratien l'organe de
gestion à créer un ou plusieurs compartiments correspondant chacun à une partie distincte de son patrimoine.
Section 2 - Les fonds de titrisation et leurs sociétés de gestion
Sous-section 1 - Les fonds de titrisation
Art. 6(1) Les fonds de titrisation sont formés d'une ou de plusieurs copropriétés ou d'un ou de plusieurs
patrimoines fiduciaires. Le règlement de gestion du fonds stipule expressément si le fonds est soumis au régime de la copropriété ou à celui du trust et de la fiducie.
Art. 7(1) Les droits des investisseurs sur le fonds, qu'ils interviennent en qualité de copropriétaires ou de
fiduciants, sont représentés par des valeurs—mebilières—emises instruments financiers émis conformément au règlement de gestion.
Art. 8A condition que son règlement de gestion le prévoie, un fonds de titrisation peut consister en plusieurs
compartiments correspondant chacun à une copropriété ou un patrimoine fiduciaire distincts.
Art. 9Des titres de créance peuvent être émis à la charge d'un fonds de titrisation ou de l'un de ses
compartiments.
Art. 10(1) Le règlement de gestion du fonds de titrisation contient au moins les indications suivantes
2
Art. 11Sous réserve de l'article 62 les investisseurs dans un fonds de titrisation ne sont tenus des dettes du
fonds de titrisation qu'à concurrence de l'actif du fonds et au prorata de leur participation.
Art. 12Le fonds de titrisation ne répond que des obligations mises expressément à sa charge par son
règlement de gestion ou souscrites en conformité avec ce dernier. Il ne répond pas des dettes de la société de gestion ou des investisseurs.
Art. 13(1) La mise en liquidation d'un fonds de titrisation est déposée auprès du registre de commerce et
des sociétés et est publiée par les soins de la société de gestion au Recueil électronique des sociétés et associations conformément aux dispositions du chapitre Vbis du titre ler de la loi modifiée du 19 décembre 2002 concernant le registre de commerce et des sociétés ainsi que la comptabilité et les comptes annuels des entreprises au-Reoueil-éleotrenique-cies-reGGiétérret-assoolatiens et dans au moins deux journaux à diffusion adéquate, l'un de ces journaux étant nécessairement luxembourgeois, dans un délai de quinze jours par les soins de la société de gestion.
Sous-section 2 - Les sociétés de gestion
Art. 14La société de gestion est une société commerciale ayant pour objet de gérer des fonds de titrisation
et, le cas échéant, d'agir en qualité de fiduciaire des fonds constitués sous la forme d'un ou de plusieurs patrimoines fiduciaires.
Art. 15(1) La société de gestion établit le règlement de gestion du fonds de titrisation
Art. 16La société de gestion doit accomplir sa mission de façon indépendante et dans l'intérêt exclusif du
fonds de titrisation et des investisseurs. Elle ne peut pas utiliser les actifs du fonds de titrisation pour ses besoins propres et répond envers les investisseurs et les tiers de la bonne exécution de sa mission.
Art. 17Les créanciers de la société de gestion ou des investisseurs n'ont pas de recours sur les actifs du
fonds de titrisation.
Art. 18Les fonctions de la société de gestion à l'égard du fonds de titrisation prennent fin
Chapitre 2 - Les organismes de titrisation agréés
Section 1 - Obligation et conditions d'agrément
Art. 19Les organismes de titrisation qui émettent en continu des
oublis instruments financiers offerts au public (« organismes de titrisation agréés ») doivent être agréés par la Commission de surveillance du Secteur Financier (ci-après, la « CSSF ») pour exercer leurs activités.
Les organismes de titrisation qui émettent en continu, au sens de la présente loi, sont ceux qui réalisent plus de trois émissions d'instruments financiers offerts au public au cours d'un exercice 3 social. Le nombre d'émissions correspond au total des émissions réalisées par tous les compartiments de l'organisme de titrisation pendant cette période.
Une émission d'instruments financiers offerts au public, au sens de la présente loi, est une émission :
Art. 20(1) Un organisme de titrisation n'est agréé que si la CSSF approuve les statuts ou le règlement de
gestion de l'organisme de titrisation et agrée, le cas échéant, sa société de gestion. Les sociétés de titrisation et les sociétés de gestion des fonds de titrisation doivent disposer d'une organisation et de moyens adéquats pour l'exercice de leur activité et la surveillance par la CSSF.
Art. 21(1) Les organismes de titrisation agréés sont inscrits par la CSSF sur une liste. Cette inscription vaut
agrément et est notifiée à l'organisme de titrisation. La liste ainsi que les modifications qui y sont apportées sont publiées par les soins de la CSSF.
Section 2 - Surveillance des organismes agréés
Art. 22Les organismes de titrisation agréés doivent confier la garde de leurs avoirs liquides et de leurs
valeurs mobilières à un établissement de crédit établi ou ayant son siège statutaire au Luxembourg.
Art. 23(1) Les organismes de titrisation agréés sont surveillés par la CSSF qui s'assure en particulier qu'ils
respectent la législation ainsi que leurs obligations.
Art. 24(1) La CSSF peut demander aux organismes de titrisation agréés un état périodique de leurs actifs
et passifs et de leurs résultats.
Art. 25(1) Si la CSSF constate qu'un organisme de titrisation agréé OU qui aurait dû l'être, en application
des dispositions de la présente loi, n'observe pas les dispositions de la présente loi, du règlement de gestion, des statuts ou des contrats d'émission de-valeurs-mobilières d'instruments financiers ou que les —ses instruments financiers émis par celui-ci risquent d'être droits attachés aux valeurs-mobilières-ami 4 compromis, elle peut mettre l'organisme de titrisation en demeure de remédier à la situation constatée dans le délai qu'elle fixe.
Art. 26Lorsqu'un organisme de titrisation agréé ou sa société de gestion ne publient pas sa mise en
liquidation conformément à l'article 13, cette publication est entreprise par la CSSF, aux frais de l'organisme de titrisation.
Section 3 — Décisions de la CSSF
Art. 27(1) Les décisions de la CSSF prises en exécution de la présente loi sont motivées, et sauf péril en la
demeure, interviennent après instruction contradictoire. Elles sont notifiées par lettre recommandée ou signifiées par voie d'huissier.
Art. 28La décision de la CSSF portant retrait de la liste prévue à l'article 21 d'un organisme de titrisation
entraîne de plein droit, à partir de sa notification à l'organisme concerné et à charge de celui-ci, jusqu'au jour où la décision sera devenue définitive, le sursis à tout paiement par cet organisme et interdiction sous peine de nullité de procéder à tous actes autres que conservatoires, sauf autorisation du commissaire de surveillance.
Art. 29(1) La CSSF exerce de plein droit la fonction de commissaire de surveillance, à moins qu'a sa
requête, le tribunal d'arrondissement siégeant en matière commerciale en nomme un ou plusieurs autres.
Art. 30(1) A peine de nullité, l'autorisation écrite des commissaires de surveillance est requise pour tous les
actes et décisions de l'organisme. Le tribunal peut toutefois limiter le champ des opérations soumises à l'autorisation.
Art. 31(1) Le jugement prévu par le paragraphe (1) de l'article 39 de la présente loi met fin aux fonctions du
commissaire de surveillance qui devra, dans le mois à compter de son remplacement, faire rapport aux liquidateurs nommés par le jugement sur l'emploi des valeurs de l'organisme et leur soumettre les comptes et pièces à l'appui.
Chapitre 3 — La liquidation des organismes de titrisation
Section 1 — Dispositions communes aux organismes de titrisation agréés et non agréés
5
Art. 32Les organismes de titrisation sont, après leur dissolution, réputés exister pour les besoins de leur
liquidation. Tous les documents émanant d'un organisme de titrisation en liquidation mentionnent cet état.
Art. 33Chaque compartiment d'un organisme de titrisation peut être liquidé séparément sans qu'une telle
liquidation ait pour effet d'entraîner la liquidation d'un autre compartiment.
Art. 34Le liquidateur peut intenter et soutenir toutes actions pour l'organisme de titrisation, recevoir tous
paiements, donner mainlevée avec ou sans quittance, réaliser tous les actifs de l'organisme et en faire le réemploi, créer ou endosser tous effets de commerce, transiger ou compromettre sur toutes contestations.
Art. 35Les sommes et valeurs revenant à des investisseurs qui ne se sont pas présentés lors de la clôture
des opérations de liquidation sont déposées à la Caisse de Consignation au profit de qui il appartiendra.
Art. 36(1) Les liquidateurs sont responsables tant envers les tiers qu'envers l'organisme de titrisation de
l'exécution de leur mandat et des fautes commises dans leur gestion.
Section 2 — Dispositions particulières aux organismes de titrisation agréés
Sous-section 1 — Liquidation volontaire des organismes agréés
Art. 37Le liquidateur d'un organisme de titrisation agréé doit présenter toutes les garanties d'honorabilité et
de qualification professionnelles et être agréé par la CSSF.
Art. 38Durant la procédure de liquidation, les organismes de titrisation agréés restent soumis à la
surveillance de la CSSF.
Sous-section 2 — Liquidation forcée des organismes agréés
Art. 39(1) Le tribunal d'arrondissement siégeant en matière commerciale prononce sur la demande du
procureur d'Etat, agissant d'office ou à la requête de la CSSF, la dissolution et la liquidation des organismes de titrisation agréés, dont l'inscription à la liste prévue à l'article 21 aura été définitivement refusée ou retirée.
Art. 40A partir du jugement, toutes actions mobilières ou immobilières, toutes voies d'exécution sur les
meubles ou les immeubles ne pourront être suivies, intentées ou exercées que contre le liquidateur.
Le jugement de mise en liquidation arrête toutes saisies, à la requête des créanciers chirographaires et non privilégiés sur les meubles et immeubles.
Art. 41Le liquidateur ne peut constituer des sûretés sur les biens de l'organisme de titrisation ou les donner
en garantie qu'avec l'autorisation du tribunal. Le tribunal peut donner cette autorisation au liquidateur à tout moment de la procédure de liquidation pour tout ou partie des biens de l'organisme de titrisation.
Art. 42Après le paiement ou la consignation des sommes nécessaires au paiement des dettes, le liquidateur
distribue aux investisseurs les sommes ou valeurs qui leur reviennent.
6
Art. 43Le tribunal peut à tout moment demander au liquidateur de lui faire rapport sur l'état de la liquidation
Il arbitre les frais et honoraires des liquidateurs et peut leur allouer des avances.
Art. 44En cas d'absence ou d'insuffisance d'actif, constatée par le juge-commissaire, les actes de procédure
sont exempts de tous droits de greffe et d'enregistrement et les frais et honoraires du liquidateur sont à charge du Trésor et liquidés comme frais judiciaires.
Art. 45(1) Lorsque la liquidation est terminée, le liquidateur fait rapport au tribunal sur l'emploi des valeurs
de l'organisme et soumet les comptes et pièces à l'appui.
Art. 46Les actions contre les liquidateurs, pris en cette qualité, se prescrivent par cinq ans à partir de la
publication de la clôture des opérations de liquidation.
Chapitre 4 - Les comptes, la révision des comptes et la fiscalité applicable aux organismes de
titrisation in
Art. 47Les sociétés de titrisation doivent respecter les prescriptions4e4a-seetien4111-cle-lalei-modifiée
clu-1-0-aeût-1-9-1-5-sensernant-les-seciétés-Gemmer-Giales-et-à-Gempter-clu-ter-janvier-2004r-Gelles des chapitres II et IV du titre II de la loi du 19 décembre 2002 concernant le registre de commerce et des sociétés ainsi que la comptabilité et les comptes annuels des entreprises. Leurs rapports de gestion doivent contenir toute information significative relative à leur situation patrimoniale susceptible d'affecter les droits des investisseurs.
Sans préjudice de l'application aux sociétés anonymes de l'article 461-2 de la loi modifiée du 10 août 1915 concernant les sociétés commerciales, le bénéfice et les réserves distribuables peuvent être déterminés par compartiment sans tenir compte de la situation de l'organisme de titrisation en sa globalité, si tel est prévu par les statuts.
Sans préjudice de l'application aux sociétés anonymes de l'article 461-1 de la loi modifiée du 10 août 1915 concernant les sociétés commerciales, la réserve légalement obligatoire selon les dispositions de ladite loi doit uniquement être déterminée par compartiment sans tenir compte de la situation de l'organisme de titrisation en sa globalité, si tel est prévu par les statuts.
Art. 48(1) Les comptes d'un organisme de titrisation sont contrôlés par un ou plusieurs réviseurs
d'entreprises agréés désignés, selon le cas, par l'organe d'administration de la société de titrisation ou par la société de gestion du fonds de titrisation.
7
La CSSF peut fixer des règles quant à la portée du mandat de contrôle des documents comptables annuels et quant au contenu des rapports et commentaires écrits du réviseur d'entreprises agréé, prévus à l'alinéa précédent, sans préjudice des dispositions légales régissant le contenu du rapport du contrôleur légal des comptes.
Art. 49L'institution des commissaires prévue par la loi modifiée du 10 août 1915 concernant les sociétés
commerciales est supprimée pour les sociétés de titrisation luxembourgeoises.
Art. 50
Les fonds de titrisation sont soumis au régime comptable et fiscal des fonds communs de placement, tel qu'il résulte de la loi du 17 décembre 2010 concernant les organismes de placement collectif, à l'exception de la taxe d'abonnement qui n'est pas due.
Art. 51( .)
Art. 52(1) Toutes conventions conclues dans le cadre d'une opération de titrisation ainsi que tous autres
actes relatifs à une telle opération sont dispensés des formalités de l'enregistrement, même lorsqu'il en est fait usage, par acte public, en justice ou devant toute autre autorité constituée, toutes les fois qu'ils n'ont pas un effet translatif de droits devant être transcrits, immatriculés ou enregistrés portant sur un immeuble situé au Luxembourg, des aéronefs, des navires ou des bateaux de navigation intérieure immatriculés au Luxembourg. Toutefois, ils peuvent être présentés à la formalité de l'enregistrement, auquel cas ils sont enregistrés au droit fixe.
TITRE III
Les risques titrisés
Chapitre 1 - La prise en charge des risques
Art. 53
Art. 54
Les organismes de titrisation peuvent acquérir et, sous les conditions de l'article 61 ci-après, transférer des créances et d'autres biens, existants ou futurs, en une ou plusieurs fois ou de façon continue.
Art. 55(1) La cession d'une créance existante à un organisme de titrisation ou par celui-ci prend effet entre
parties et devient opposable aux tiers au moment de l'accord de cession, sauf stipulation contraire de celuici.
8
Art. 56(1) La créance cédée à un organisme de titrisation entre dans son patrimoine dès que la cession
devient effective, nonobstant tout engagement pris par l'organisme de titrisation de la recéder ultérieurement.
La cession n'est pas susceptible d'être requalifiée en raison d'un tel engagement.
Art. 57La cession interdite par le contrat dont est issue la créance cédée ou qui n'y est pas conforme pour
d'autres raisons est inopposable au débiteur cédé à moins que
Art. 58La loi qui régit la créance cédée détermine le caractère cessible de celle-ci, les rapports entre
cessionnaire et débiteur, les conditions d'opposabilité de la cession au débiteur et le caractère libératoire de la prestation faite par le débiteur.
La loi de l'Etat dans lequel est situé le cédant régit les conditions d'opposabilité de la cession aux tiers.
Art. 59Les statuts, le règlement de gestion de l'organisme de titrisation, une convention de cession ou toute
autre convention peuvent accorder au cédant un droit sur tout ou partie des actifs de l'organisme de titrisation disponibles après le paiement de tous les autres créanciers.
Chapitre 2 - La gestion des risques
Art. 60L'organisme de titrisation peut charger le cédant ou un tiers du recouvrement des créances qu'il
détient ainsi que de toutes autres tâches relatives à leur gestion, sans que ceux-ci soient tenus de requérir un agrément au titre de la législation relative au secteur financier.
Art. 61(1) Un organisme de titrisation n'est autorisé à céder ses biens que selon les modalités prévues par
ses statuts, les documents d'émission applicables ou son règlement de gestion.
Sans préjudice de la loi modifiée du 5 août 2005 sur les contrats de garantie financière le-i-clu-1-eF-aeût 2001-r-eiative-au-tr-ansfert4e-propr-iété-à-titr-e-de-garantie, l'article 445 paragraphe 4 du code de commerce ne s'applique pas à la sûreté constituée au plus tard au moment de l'émission des valeu-r-s-mebillères instruments financiers ou de la conclusion de contrats garantis nonobstant son extension à de nouveaux biens ou créances en conformité avec le présent article et la convention constituant la sûreté.
9
Art. 61-1Un organisme de titrisation ne peut titriser un panier de risques constitué de titres de
créance, d'instruments financiers de dette ou de créances, qui est géré activement par l'organisme de titrisation lui-même ou par un tiers, qu'à la condition que les instruments financiers émis pour financer l'acquisition de ce panier de risques ne soient pas offerts au public.
TITRE IV
Les investisseurs et les créanciers
Chapitre 1 - Les droits des investisseurs et des créanciers
Art. 62(1) Les droits des investisseurs et des créanciers sont limités aux actifs de l'organisme de titrisation
Lorsqu'ils sont relatifs à un compartiment ou nés à l'occasion de la constitution, du fonctionnement ou de la liquidation d'un compartiment ils sont limités aux actifs de ce compartiment.
Art. 63(1) A condition que les statuts, le règlement de gestion ou le contrat d'émission le prévoient, un
organisme de titrisation peut émettre des valeurs-melailkifes instruments financiers dont la valeur ou le rendement sont fonction de compartiments, d'actifs ou de risques déterminés ou dont le remboursement est subordonné au remboursement d'autres titres, de certaines créances ou de certaines catégories d'actions.
En présence d'un organisme d'acquisition distinct de l'organisme d'émission, la valeur, le rendement et les conditions de remboursement peuvent également dépendre des actifs et des dettes de l'organisme d'acquisition.
Art. 64(1) Les règles de subordination suivantes s'appliquent aux instruments financiers émis par
un organisme de titrisation:
Les parts d'un fonds de titrisation sont subordonnées aux autres instruments 1. financiers émis et aux emprunts contractés par ce fonds de titrisation ;
Les actions, parts sociales ou parts d'intérêt d'une société de titrisation sont 2. subordonnées aux autres instruments financiers émis et aux emprunts contractés par cette société de titrisation ;
Les actions, parts sociales ou parts d'intérêt d'une société de titrisation sont 3. subordonnées aux parts bénéficiaires émises par cette société de titrisation ;
Les parts bénéficiaires émises par une société de titrisation sont subordonnées aux 4. instruments financiers de dette émis et aux emprunts contractés par cette société de titrisation • Les instruments financiers de dette à rendement non-fixe émis par un organisme de 5. titrisation sont subordonnés aux instruments financiers de dette à rendement fixe émis par cet organisme de titrisation.
Art. 65(1) Les conditions d'émission et de remboursement des valeurs-mobilières-émises instruments
financiers émis par un organisme de titrisation s'imposent à ce dernier ainsi qu'aux investisseurs et sont opposables à toute autre personne y compris en cas de liquidation d'un ou plusieurs compartiments, de faillite et plus généralement de toute situation de concours entre ses créanciers, sous réserve de ne pas porter atteinte aux droits des créanciers qui n'y ont pas consenti.
Art. 66(1) Sous réserve de l'article 70 ci-après, les articles 88-à-97 470-1 à 470-20 de la loi modifiée du 10
août 1915 concernant les sociétés commerciales sont applicables aux porteurs de tous titres de créance émis par un organisme de titrisation. Les contrats d'émission de tels titres peuvent cependant déroger à ces dispositions.
Art. 66-1Toute émission d'obligations par un organisme de titrisation peut exclure les conditions
résolutoires.
Chapitre 2 - Les représentants-fiduciaires
Section 1 - Droits et pouvoirs des représentants-fiduciaires
Art. 67Les investisseurs et les créanciers d'un organisme de titrisation peuvent confier la gestion de leurs
intérêts à un ou plusieurs représentants-fiduciaires. La présente loi s'applique aux seuls représentantsfiduciaires dont le siège statutaire est au Luxembourg.
Art. 68(1) L'acte par lequel un représentant-fiduciaire accepte sa mission doit préciser ses droits et ses
pouvoirs, en particulier de représentation, désigner les groupes d'investisseurs ou de créanciers pour le compte desquels il intervient et prévoir une procédure pour pourvoir à son remplacement.
Art. 69(1) Sauf disposition contraire, les investisseurs et les créanciers, qui ont nommé un représentant
fiduciaire, sont représentés par celui-ci dans toutes leurs relations avec l'organisme de titrisation et les tiers liés à la titrisation. Tant qu'ils sont représentés, ils ne peuvent plus exercer individuellement les droits dont ils ont confié la gestion au représentant-fiduciaire.
Art. 70(1) Lorsqu'un organisme de titrisation émet des titres de créances, il peut confier à un représentant
fiduciaire les fonctions de représentant de la masse des porteurs de ces titres en définissant librement ses pouvoirs, nonobstant l'article 88 470-5 de la loi modifiée du 10 août 1915 sur les sociétés commerciales.
Art. 71(1) Le représentant-fiduciaire peut également se voir reconnaître par des investisseurs et des
créanciers le pouvoir d'agir dans leur intérêt en qualité de fiduciaire, conformément à la législation sur les trusts et les contrats fiduciaires. Les droits et les biens qu'il acquiert au bénéfice des investisseurs et des créanciers forment un patrimoine fiduciaire distinct du sien, comme de tout autre patrimoine fiduciaire dont il serait titulaire.
Art. 72L'organisme de titrisation peut céder au représentant-fiduciaire, sous les modalités convenues avec
lui, tout ou partie des droits et actions nées d'un contrat conclu avec un tiers. La cession est opposable au cocontractant ainsi qu'a tous les autres tiers dès sa conclusion et n'est pas susceptible d'être remise en cause sur le fondement des articles 445, 446, 447 alinéa 2 et 448 du code de commerce.
Le cocontractant peut cependant se libérer valablement de toutes dettes entre les mains de l'organisme cédant, tant qu'il n'a pas eu connaissance de la cession.
Art. 73Le représentant-fiduciaire qui se substitue un tiers pour exercer les droits et actions qui lui ont été
cédés ne répond des dommages causés par celui-ci qu'a condition qu'il n'ait pas reçu le pouvoir de se substituer quelqu'un ou qu'il ait fait le choix d'une personne notoirement incapable ou insolvable.
L'organisme cédant et, nonobstant leur représentation par le représentant-fiduciaire, les investisseurs et les créanciers peuvent agir directement contre la personne que celui-ci s'est substituée.
Art. 74Les statuts ou le règlement intérieur d'un organisme de titrisation peuvent permettre à un
représentant-fiduciaire de demander en justice, pour motifs graves, le remplacement, provisoire ou définitif, de ses organes d'administration, de ceux, le cas échéant, de la société de gestion comme de celle-ci ellemême.
Art. 75En cas de liquidation volontaire ou forcée d'un organisme de titrisation ou de l'un de ses
compartiments et sauf disposition contraire dans l'acte de nomination, le représentant-fiduciaire exerce les fonctions de liquidateur pour le compte des investisseurs et des créanciers qui l'ont nommé.
Art. 76A défaut de disposition contraire dans l'acte de nomination, la responsabilité d'un représentant
fiduciaire vis-à-vis des investisseurs et des créanciers pour le compte desquels il intervient s'apprécie comme celle d'un mandataire salarié.
Art. 77(1) En cas de remplacement d'un représentant-fiduciaire tous les droits et toutes les actions que
celui-ci détient dans l'intérêt des investisseurs et des créanciers sont transmis de plein droit et sans autre formalité au nouveau représentant-fiduciaire.
Art. 78
Section 2 — Agrément obligatoire des représentants-fiduciaires
Art. 79(1) Les représentants-fiduciaires soumis à la présente loi doivent être agréés par le Ministre ayant
dans ses attributions la CSSF.
Art. 80(1) L'agrément pour l'activité de représentant-fiduciaire ne peut être accordé qu'a des sociétés de
capitaux justifiant d'un capital social et de fonds propres d'une valeur au moins égale à quatre-Gent-mille cent vingt-cinq mille euros.
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Art. 81La demande d'agrément doit être adressée par écrit au Ministre ayant dans ses attributions la CSSF
et être accompagnée de tous les renseignements nécessaires à son appréciation, en particulier, des informations précises sur la structure administrative et comptable du demandeur.
Art. 82(1) L'agrément est accordé après instruction par la CSSF portant sur les conditions exigées par la
présente loi.
Art. 83(1) Toute modification dans le chef de personnes devant remplir les conditions légales d'honorabilité
et d'expérience professionnelles, doit être autorisée au préalable par la CSSF. A cet effet, la CSSF peut demander tous renseignements nécessaires sur les personnes susceptibles de devoir remplir les conditions légales. La décision de la CSSF peut être déférée, dans le délai d'un mois sous peine de forclusion, au tribunal administratif, qui statue comme juge du fond.
Art. 84(1) L'agrément devient caduc s'il n'en est pas fait usage pendant une période ininterrompue de plus
de douze mois.
TITRE V
Sanctions
Art. 85
Les administrateurs, gérants et directeurs des organismes de titrisation agréés ou d'un représentantfiduciaire ainsi que les liquidateurs en cas de liquidation volontaire d'un organisme de titrisation agréé peuvent