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Journal officiel
de l’Union européenne
FR
Série L
2023/2413
31.10.2023
DIRECTIVE (UE) 2023/2413 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL
du 18 octobre 2023
modifiant la directive (UE) 2018/2001, le règlement (UE) 2018/1999 et la directive 98/70/CE en ce qui
concerne la promotion de l’énergie produite à partir de sources renouvelables, et abrogeant la
directive (UE) 2015/652 du Conseil
LE PARLEMENT EUROPÉEN ET LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment son article 114, son article 192, paragraphe 1, et
son article 194, paragraphe 2,
vu la proposition de la Commission européenne,
après transmission du projet d’acte législatif aux parlements nationaux,
vu les avis du Comité économique et social européen (1),
vu l’avis du Comité des régions (2),
statuant conformément à la procédure législative ordinaire (3),
considérant ce qui suit:
(1)
Dans le cadre du pacte vert pour l’Europe, énoncé dans la communication de la Commission du 11 décembre 2019
(ci-après dénommé «pacte vert pour l’Europe»), le règlement (UE) 2021/1119 du Parlement européen et du
Conseil (4) a fixé l’objectif de neutralité climatique de l’Union d’ici à 2050 et un objectif intermédiaire de réduction
d’au moins 55 % des émissions nettes de gaz à effet de serre d’ici à 2030 par rapport aux niveaux 1990. L’objectif de
neutralité climatique de l’Union requiert une transition énergétique juste, qui ne laisse aucun territoire ni aucun
citoyen de côté, une augmentation de l’efficacité énergétique et une part nettement plus importante d’énergie
produite à partir de sources renouvelables dans un système énergétique intégré.
(2)
L’énergie renouvelable joue un rôle fondamental dans la réalisation de ces objectifs, étant donné que le secteur de
l’énergie représente actuellement plus de 75 % des émissions totales de gaz à effet de serre dans l’Union. En
réduisant ces émissions de gaz à effet de serre, les énergies renouvelables peuvent contribuer également à relever les
défis liés à l’environnement, tels que la perte de biodiversité, et à réduire la pollution conformément aux objectifs de
la communication de la Commission du 12 mai 2021 intitulée «Plan d’action de l’UE sur la voie d’une planète saine
pour tous: «Vers une pollution zéro pour l’air, l’eau et les sols». La transition écologique vers une économie fondée
sur les énergies renouvelables contribuera à la réalisation des objectifs de la décision (UE) 2022/591 du Parlement
européen et du Conseil (5), qui vise également à protéger, restaurer et améliorer l’état de l’environnement,
notamment en stoppant et en inversant la perte de biodiversité. Le fait que l’énergie renouvelable réduit l’exposition
aux chocs de prix par rapport aux combustibles fossiles lui confère un rôle crucial à jouer dans la lutte contre la
précarité énergétique. L’énergie renouvelable peut également apporter des avantages socio-économiques
considérables, en créant de nouveaux emplois et en favorisant les industries locales, tout en répondant à la demande
croissante de technologie en matière d’énergie renouvelable au niveau national et mondial.
(1) JO C 152 du 6.4.2022, p. 127 et JO C 443 du 22.11.2022, p. 145.
(2) JO C 301 du 5.8.2022, p. 184.
(3) Position du Parlement européen du 12 septembre 2023 (non encore parue au Journal officiel) et décision du Conseil du 9 octobre
2023.
(4) Règlement (UE) 2021/1119 du Parlement européen et du Conseil du 30 juin 2021 établissant le cadre requis pour parvenir à la
neutralité climatique et modifiant les règlements (CE) no 401/2009 et (UE) 2018/1999 («loi européenne sur le climat») (JO L 243 du
9.7.2021, p. 1).
(5) Décision (UE) 2022/591 du Parlement européen et du Conseil du 6 avril 2022 relative à un programme d’action général de l’Union
pour l’environnement à l’horizon 2030 (JO L 114 du 12.4.2022, p. 22).
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(3)
La directive (UE) 2018/2001 du Parlement européen et du Conseil (6) fixe un objectif global contraignant de l’Union
visant à ce que la part d’énergie produite à partir de sources renouvelables dans la consommation finale brute
d’énergie de l’Union en 2030 soit d’au moins 32 %. Dans le cadre du plan cible en matière de climat à l’horizon
2030, énoncé dans la communication de la Commission du 17 septembre 2020 intitulée «Accroître les ambitions
de l’Europe en matière de climat pour 2030: investir dans un avenir climatiquement neutre, dans l’intérêt de nos
concitoyens», la part de l’énergie renouvelable dans la consommation finale brute d’énergie devrait être portée à
40 % d’ici à 2030 afin d’atteindre l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’Union. Dans ce
contexte, la Commission a proposé en juillet 2021, dans le cadre du train de mesures visant à mettre en œuvre le
pacte vert pour l’Europe, de doubler la part de l’énergie renouvelable dans le mix énergétique d’ici à 2030 par
rapport à 2020, pour atteindre au moins 40 %.
(4)
Le contexte général posé par l’invasion de l’Ukraine par la Russie et les effets de la pandémie de COVID-19 ont
entraîné une forte hausse des prix de l’énergie dans l’ensemble de l’Union, soulignant ainsi la nécessité d’accélérer
l’amélioration de l’efficacité énergétique et d’accroître l’utilisation de l’énergie renouvelable dans l’Union. Afin
d’atteindre l’objectif à long terme de disposer d’un système énergétique indépendant des pays tiers, l’Union devrait se
concentrer sur l’accélération de la transition verte et sur une politique énergétique visant à réduire les émissions,
réduisant la dépendance à l’égard des combustibles fossiles importés et promouvant des prix justes et abordables
pour les citoyens et les entreprises de l’Union dans tous les secteurs de l’économie.
(5)
Le plan REPowerEU énoncé dans la communication de la Commission du 18 mai 2022 (ci-après dénommé «plan
REPowerEU») vise à rendre l’Union indépendante des combustibles fossiles russes bien avant 2030. Ladite
communication prévoit un déploiement accéléré de l’énergie éolienne et solaire, une augmentation du taux de
déploiement moyen de cette énergie ainsi que des capacités supplémentaires d’énergies renouvelables d’ici à 2030
pour tenir compte de la production accrue de carburants renouvelables d’origine non biologique. Elle invite
également les colégislateurs à envisager de relever l’objectif visant à augmenter la part de l’énergie renouvelable dans
le mix énergétique ou d’avancer sa réalisation. Dans ce contexte, il convient de porter l’objectif global de l’Union en
matière d’énergie renouvelable à 42,5 % afin d’accélérer considérablement le rythme actuel de déploiement de
l’énergie renouvelable et, partant, l’élimination progressive de la dépendance de l’Union à l’égard des combustibles
fossiles russes en augmentant la disponibilité d’une énergie abordable, sûre et durable dans l’Union. Au-delà de ce
niveau obligatoire, les États membres devraient s’efforcer d’atteindre collectivement l’objectif global de 45 %
d’énergies renouvelables dans l’Union conformément au plan REPowerEU.
(6)
Les objectifs en matière d’énergie renouvelable devraient aller de pair avec les efforts complémentaires de
décarbonation sur la base d’autres sources d’énergie non fossiles en vue d’atteindre la neutralité climatique d’ici à
2050. Les États membres devraient pouvoir combiner différentes sources d’énergie non fossiles afin d’atteindre
l’objectif de neutralité climatique de l’Union d’ici à 2050, compte tenu de leur situation nationale spécifique et de la
structure de leur approvisionnement énergétique. Afin d’atteindre cet objectif, le déploiement des énergies
renouvelables dans le cadre de l’objectif global contraignant renforcé de l’Union devrait être intégré dans des efforts
complémentaires de décarbonation impliquant le développement d’autres sources d’énergie non fossiles que les
États membres décident d’entreprendre.
(7)
L’innovation est essentielle pour assurer la compétitivité de l’énergie renouvelable. Le plan stratégique européen pour
les technologies énergétiques présenté dans la communication de la Commission du 15 septembre 2015 intitulée
«Vers un plan (SET) stratégique intégré pour les technologies énergétiques: accélérer la transformation du système
énergétique européen (ci-après dénommé «plan SET») vise à accélérer la transition vers un système énergétique
neutre sur le plan climatique au moyen d’actions en faveur de la recherche et de l’innovation, qui portent sur
l’ensemble de la chaîne d’innovation, depuis la recherche jusqu’à l’introduction sur le marché. Dans leurs plans
nationaux intégrés en matière d’énergie et de climat soumis en application de l’article 3 du règlement
(UE) 2018/1999 du Parlement européen et du Conseil (7), les États membres fixent les objectifs nationaux et les
montants cibles nationaux de financement de la recherche et de l’innovation dans le secteur public et, le cas échéant,
le secteur privé en lien avec l’union de l’énergie, avec, s’il y a lieu, un calendrier indiquant les échéances de réalisation
(6) Directive (UE) 2018/2001 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2018 relative à la promotion de l’utilisation de
l’énergie produite à partir de sources renouvelables (JO L 328 du 21.12.2018, p. 82).
(7) Règlement (UE) 2018/1999 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2018 sur la gouvernance de l’union de l’énergie et
de l’action pour le climat, modifiant les règlements (CE) no 663/2009 et (CE) no 715/2009 du Parlement européen et du Conseil, les
directives 94/22/CE, 98/70/CE, 2009/31/CE, 2009/73/CE, 2010/31/UE, 2012/27/UE et 2013/30/UE du Parlement européen et du
Conseil, les directives 2009/119/CE et (UE) 2015/652 du Conseil et abrogeant le règlement (UE) no 525/2013 du Parlement européen
et du Conseil (JO L 328 du 21.12.2018, p. 1).
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des objectifs, en tenant compte des priorités de la stratégie pour une union de l’énergie énoncées dans la
communication de la Commission du 25 février 2015 intitulée «Cadre stratégique pour une Union de l’énergie
résiliente, dotée d’une politique clairvoyante en matière de changement climatique», et, le cas échéant, du plan SET.
Afin de compléter leurs objectifs nationaux et leurs montants cibles nationaux de financement, de promouvoir la
production d’énergie renouvelable à partir d’une technologie innovante en matière d’énergie renouvelable et de
préserver la première place de l’Union dans la recherche et le développement de technologies innovantes en matière
d’énergie renouvelable, chaque État membre devrait fixer un objectif indicatif pour les technologies innovantes en
matière d’énergie renouvelable d’au moins 5 % de la capacité d’énergie renouvelable nouvellement installée d’ici à
2030.
(8)
Conformément à l’article 3 de la directive (UE) 2023/1791 du Parlement européen et du Conseil (8) et dans le droit fil
de la recommandation (UE) 2021/1749 de la Commission (9), les États membres devraient adopter une approche
intégrée en promouvant la source d’énergie renouvelable la plus efficace pour un secteur et une application donnés,
et en favorisant l’efficacité des systèmes afin d’utiliser le moins d’énergie possible pour une activité économique
donnée.
(9)
Les amendements énoncés dans la présente directive visent également à contribuer à la réalisation de l’objectif de
l’Union de parvenir à un volume de production annuelle de biométhane durable de 35 milliards de m3 d’ici à 2030,
fixé dans le document de travail des services de la Commission du 18 mai 2022 accompagnant le plan REPowerEU,
intitulé «Mise en œuvre du plan d’action Repower de l’UE: besoins d’investissement, accélérateur hydrogène et
réalisation des objectifs en matière de biométhane», participant ainsi à assurer la sécurité d’approvisionnement et à
réaliser les ambitions de l’Union dans le domaine climatique.
(10)
Il est de plus en plus admis qu’il est nécessaire d’aligner les politiques en matière de bioénergie sur le principe
d’utilisation en cascade de la biomasse. Ce principe consiste à viser une utilisation efficace des ressources de la
biomasse en donnant la priorité, chaque fois que c’est possible, à l’usage matériel de la biomasse par rapport à son
usage énergétique, de façon à augmenter la quantité de biomasse disponible dans le système. Cet alignement vise à
garantir un accès équitable au marché des matières premières de la biomasse pour le développement de solutions
biologiques innovantes à forte valeur ajoutée et d’une bioéconomie circulaire durable. Lorsqu’ils élaborent des régimes
d’aide en faveur de la bioénergie, les États membres devraient donc tenir compte de la source de biomasse durable
disponible pour des utilisations énergétiques et non énergétiques, de l’entretien des puits de carbone et écosystèmes
forestiers nationaux et du principe de l’économie circulaire, du principe d’utilisation en cascade de la biomasse, et de la
hiérarchie des déchets établie dans la directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil (10). Conformément au
principe d’utilisation en cascade de la biomasse, la biomasse ligneuse devrait être utilisée en fonction de sa valeur
ajoutée économique et environnementale la plus élevée, selon l’ordre de priorité suivant: produits à base de bois,
allongement de la durée de vie des produits à base de bois, réutilisation, recyclage, bioénergie et élimination. Lorsque
plus aucune utilisation de la biomasse ligneuse n’est économiquement viable ou appropriée sur le plan
environnemental, la valorisation énergétique aide à réduire la production d’énergie à partir de sources non
renouvelables. Les régimes d’aide des États membres en faveur de la bioénergie devraient donc être orientés vers les
matières premières pour lesquelles il existe peu de concurrence de marché avec les secteurs des matériaux et dont
l’approvisionnement est jugé positif à la fois pour le climat et la biodiversité, afin d’éviter des incitations négatives en
faveur de filières bioénergétiques non durables, telles qu’elles sont recensées dans le rapport de 2021 du Centre
commun de recherche de la Commission intitulé «The use of woody biomass for energy production in the EU» (Utilisation de
la biomasse ligneuse pour la production d’énergie dans l’Union).
Dans le même temps, dans le cadre de la mise en œuvre des mesures visant l’application du principe d’utilisation en
cascade de la biomasse, il est nécessaire de reconnaître les spécificités nationales qui guident les États membres dans
la conception de leurs régimes d’aide. Les États membres devraient être autorisés à déroger audit principe dans des
circonstances dûment justifiées, par exemple lorsque cela est nécessaire à des fins de sécurité de l’approvisionnement
énergétique, par exemple dans des conditions climatiques de grand froid. Les États membres devraient également être
autorisés à déroger à ce principe lorsqu’il n’existe pas d’industries ou d’installations de transformation susceptibles de
donner une utilisation à plus forte valeur ajoutée à certaines matières premières à l’intérieur d’un périmètre
géographique. Dans un tel cas, le transport au-delà de ce périmètre aux fins d’une telle utilisation pourrait ne pas
être justifié d’un point de vue économique ou environnemental. Les États membres devraient notifier de telles
dérogations à la Commission. Les États membres ne devraient pas accorder d’aide financière directe à la production
(8) Directive (UE) 2023/1791 du Parlement européen et du Conseil du 13 septembre 2023 sur l’efficacité énergétique, et modifiant le
règlement (UE) 2023/955 (JO L 231 du 20.9.2023, p. 1).
(9) Recommandation (UE) 2021/1749 de la Commission du 28 septembre 2021 sur le principe de primauté de l’efficacité énergétique: des
principes à la pratique — Lignes directrices et exemples relatifs à sa mise en œuvre dans le cadre du processus décisionnel dans le
secteur de l’énergie et au-delà (JO L 350 du 4.10.2021, p. 9).
(10) Directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil du 19 novembre 2008 relative aux déchets et abrogeant certaines
directives (JO L 312 du 22.11.2008, p. 3).
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d’énergie à partir de grumes de sciage et de placage, de bois rond de qualité industrielle, de souches et de racines. Aux
fins de la présente directive, les avantages fiscaux ne sont pas considérés comme une aide financière directe. La
prévention de la production de déchets, leur réutilisation et leur recyclage devraient constituer l’option prioritaire.
Les États membres devraient éviter de créer des régimes d’aide qui seraient incompatibles avec les objectifs en
matière de traitement des déchets et entraîneraient une utilisation inefficace des déchets recyclables. En outre, afin
de garantir une utilisation efficace de la bioénergie, les États membres ne devraient pas accorder de nouveau soutien
ou renouveler leur soutien aux installations exclusivement électriques, sauf si les installations sont situées dans des
régions ayant un statut d’utilisation spécifique en ce qui concerne leur abandon des combustibles fossiles ou dans
les régions ultrapériphériques visées à l’article 349 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, ou si les
installations utilisent le captage et le stockage du CO2.
(11)
La croissance rapide et l’augmentation de la compétitivité sur le plan des coûts de la production d’électricité
renouvelable peuvent être utilisées pour répondre à une part de plus en plus importante de la demande d’énergie,
par exemple en recourant à des pompes à chaleur pour le chauffage des locaux ou les procédés industriels à basse
température, à des véhicules électriques pour le transport ou à des fours électriques dans certaines industries.
L’électricité renouvelable peut également être utilisée pour produire des carburants de synthèse destinés à des
secteurs du transport difficiles à décarboner, tels que l’aviation et le transport maritime. Un cadre pour
l’électrification doit permettre une coordination solide et efficace et étendre les mécanismes du marché afin de faire
coïncider l’offre et la demande dans l’espace et dans le temps, de stimuler les investissements dans la flexibilité et de
contribuer à l’intégration de grandes parts de la production d’énergie renouvelable variable. Les États membres
devraient donc veiller à ce que le déploiement de l’électricité renouvelable continue d’augmenter à un rythme
suffisant pour répondre à la demande croissante. À cet effet, les États membres devraient mettre en place un cadre
comprenant des mécanismes compatibles avec le marché pour éliminer les obstacles qui subsistent à la mise en
place de systèmes de production d’électricité sûrs et adéquats adaptés à un niveau élevé d’énergie renouvelable et à
celle d’installations de stockage pleinement intégrées dans le système de production d’électricité. Ce cadre devrait en
particulier répondre aux obstacles qui subsistent, y compris les obstacles non financiers, tels que le manque, de la
part des autorités, de ressources numériques et humaines suffisantes pour traiter un nombre croissant de demandes
d’autorisation.
(12)
Lors du calcul de la part de l’énergie renouvelable dans un État membre, les carburants renouvelables d’origine non
biologique devraient être comptabilisés dans le secteur où ils sont consommés (électricité, chauffage et
refroidissement, ou transports). Afin d’éviter une double comptabilisation, l’électricité renouvelable utilisée pour
produire ces combustibles ne devrait pas être comptabilisée. Il en résulterait une harmonisation des règles de
comptabilisation applicables à ces carburants dans l’ensemble de la directive (UE) 2018/2001, qu’ils soient
comptabilisés pour l’objectif global en matière d’énergies renouvelables ou pour tout sous-objectif. Cela permettrait
également de comptabiliser l’énergie réellement consommée, en tenant compte des pertes d’énergie dans le
processus de production de ces carburants. En outre, les carburants renouvelables d’origine non biologique
importés et consommés dans l’Union pourraient être comptabilisés. Les États membres devraient être autorisés à
convenir, au moyen d’un accord de coopération spécifique, de comptabiliser les carburants renouvelables d’origine
non biologique consommés dans un État membre donné dans la part de la consommation finale brute d’énergie
produite à partir de sources renouvelables dans l’État membre où ils ont été produits. Lorsque de tels accords de
coopération sont mis en place, sauf accord contraire, les États membres sont encouragés à comptabiliser comme
suit les carburants renouvelables d’origine non biologique produits dans un État membre autre que les États
membres où ils sont consommés, comme suit: jusqu’à 70 % de leur volume dans le pays où ils sont consommés et
jusqu’à 30 % de leur volume dans le pays où ils sont produits. Les accords entre États membres peuvent prendre la
forme d’un accord de coopération spécifique conclu au moyen de la plateforme de l’Union pour le développement
des énergies renouvelables, lancée le 29 novembre 2021.
(13)
La coopération entre les États membres en matière de promotion de l’énergie renouvelable peut prendre la forme de
transferts statistiques, de régimes d’aide ou de projets communs. Elle permet un déploiement rentable de l’énergie
renouvelable dans toute l’Europe et contribue à l’intégration du marché. Malgré son potentiel, la coopération entre
les États membres a été très limitée, ce qui a conduit à des résultats insuffisants en matière de déploiement efficace
de l’énergie renouvelable. Les États membres devraient donc être tenus d’établir un cadre de coopération pour les
projets communs d’ici à 2025. Dans ce cadre, les États membres devraient s’efforcer de mettre en place au moins
deux projets communs d’ici à 2030. En outre, les États membres dont la consommation annuelle d’électricité
dépasse 100 TWh devraient s’efforcer de mettre en place un troisième projet commun d’ici à 2033. Les projets
financés par des contributions nationales au titre du mécanisme de financement des énergies renouvelables de
l’Union établi par le règlement d’exécution (UE) 2020/1294 de la Commission (11) satisferaient à cette obligation
pour les États membres concernés.
(11) Règlement d’exécution (UE) 2020/1294 de la Commission du 15 septembre 2020 sur le mécanisme de financement des énergies
renouvelables de l’Union (JO L 303 du 17.9.2020, p. 1).
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(14)
Dans sa communication du 19 novembre 2020 intitulée «Une stratégie de l’UE pour exploiter le potentiel des
énergies renouvelables en mer en vue d’un avenir neutre pour le climat», la Commission a introduit un objectif
ambitieux de 300 GW d’énergie éolienne en mer et de 40 GW d’énergie marine dans tous les bassins maritimes de
l’Union d’ici à 2050. Pour garantir ce changement radical, les États membres devront coopérer par-delà les frontières
au niveau des bassins maritimes. Le règlement (UE) 2022/869 du Parlement européen et du Conseil (12) impose aux
États membres de conclure des accords non contraignants pour coopérer sur les objectifs de production d’énergie
renouvelable en mer à déployer dans chaque bassin maritime d’ici à 2050, avec des étapes intermédiaires en 2030
et 2040. La publication d’informations sur les volumes d’énergie renouvelable en mer que les États membres
prévoient de réaliser à l’aide d’appels d’offres permet d’accroître la transparence et la prévisibilité pour les
investisseurs et contribue à la réalisation des objectifs de production d’énergie renouvelable en mer. La planification
de l’espace maritime est un outil essentiel pour assurer la coexistence entre les différents usages de la mer. Il est
nécessaire d’attribuer de l’espace pour les projets d’énergie renouvelable en mer dans les plans issus de la
planification de l’espace maritime pour permettre une planification à long terme, pour évaluer l’incidence de ces
projets en matière d’énergie renouvelable en mer et pour permettre l’adhésion du public à leur déploiement prévu.
Permettre la participation des communautés d’énergie renouvelable à des projets communs en matière d’énergie
renouvelable en mer est un moyen supplémentaire de renforcer l’adhésion du public.
(15)
Le marché des accords d’achat d’électricité renouvelable connaît une croissance rapide et offre une voie
complémentaire au marché de la production d’énergie renouvelable, en plus des régimes d’aide des États membres
ou de la vente directe sur le marché de gros de l’électricité. Dans le même temps, le marché des accords d’achat
d’électricité renouvelable reste limité à un petit nombre d’États membres et de grandes entreprises, et d’importants
obstacles administratifs, techniques et financiers subsistent sur une grande partie du marché de l’Union. Il convient
dès lors de renforcer davantage les mesures existantes prévues à l’article 15 de la directive (UE) 2018/2001 visant à
encourager l’adoption d’accords d’achat d’électricité renouvelable, en étudiant le recours aux garanties de crédit pour
réduire les risques financiers de ces accords tout en tenant compte du fait que ces garanties, lorsqu’elles sont
publiques, ne devraient pas supplanter le financement privé. En outre, les mesures visant à soutenir les accords
d’achat d’électricité renouvelable devraient être étendues à d’autres formes d’accords d’achat d’énergie renouvelable,
y compris, le cas échéant, les accords d’achat de chauffage et de refroidissement renouvelables. Dans ce contexte, la
Commission devrait analyser les obstacles aux accords d’achat d’énergie renouvelable à long terme, en particulier au
déploiement d’accords transfrontières d’achat d’énergie renouvelable, et publier des orientations sur la suppression
de ces obstacles.
(16)
Il peut être nécessaire de poursuivre la rationalisation des procédures administratives d’octroi de permis afin
d’éliminer toute charge administrative inutile aux fins de la mise en place des projets en matière d’énergie
renouvelable et des projets d’infrastructure de réseau connexes. Dans un délai de deux ans à compter de l’entrée en
vigueur de la présente directive et sur la base des rapports d’avancement nationaux intégrés en matière d’énergie et
de climat, soumis en application de l’article 17 du règlement (UE) 2018/1999, la Commission devrait examiner si
des mesures supplémentaires sont nécessaires pour soutenir davantage les États membres dans la mise en œuvre des
dispositions de la directive (UE) 2018/2001 régissant les procédures d’octroi de permis, y compris compte tenu de
l’obligation incombant aux points de contact mis en place ou désignés en application de l’article 16 de ladite
directive, qui est de garantir le respect des délais fixés pour les procédures d’octroi de permis par ladite directive. De
telles mesures devraient pouvoir comprendre des indicateurs de performance clés indicatifs concernant, entre autres,
la durée des procédures d’octroi de permis relatives à des projets en matière d’énergie renouvelable situés à l’intérieur
et à l’extérieur des zones d’accélération des énergies renouvelables.
(17)
Les bâtiments présentent un vaste potentiel inexploité pour contribuer efficacement à la réduction des émissions de
gaz à effet de serre dans l’Union. La décarbonation du chauffage et du refroidissement dans les bâtiments au moyen
de l’augmentation de la part de production et d’utilisation de l’énergie renouvelable sera nécessaire pour respecter
l’ambition prévue dans le règlement (UE) 2021/1119 afin d’atteindre l’objectif de neutralité climatique de l’Union.
Toutefois, les progrès en matière d’utilisation de l’énergie renouvelable pour le chauffage et le refroidissement ont
stagné au cours de la dernière décennie et ont en grande partie reposé sur une utilisation accrue de la biomasse.
Sans la fixation de parts indicatives d’énergie renouvelable dans les bâtiments, il ne sera pas possible de suivre les
progrès accomplis et de recenser les goulets d’étranglement dans le recours à l’énergie renouvelable. La définition de
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(12) Règlement (UE) 2022/869 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2022 concernant des orientations pour les infrastructures
énergétiques transeuropéennes, modifiant les règlements (CE) no 715/2009, (UE) 2019/942 et (UE) 2019/943 et les
directives 2009/73/CE et (UE) 2019/944, et abrogeant le règlement (UE) no 347/2013 (JO L 152 du 3.6.2022, p. 45).
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parts indicatives d’énergie renouvelable dans les bâtiments constitue un signal à long terme pour les investisseurs, y
compris pour la période suivant immédiatement 2030. Par conséquent, il convient de fixer des parts indicatives
pour l’utilisation de l’énergie renouvelable dans les bâtiments qui est produite sur site ou à proximité ainsi que de
l’énergie renouvelable provenant du réseau, afin d’orienter et d’encourager les efforts déployés par les États membres
pour exploiter le potentiel de l’utilisation et de la production d’énergie renouvelable dans les bâtiments, encourager le
développement d’une technologie qui produit de l’énergie renouvelable et permet l’intégration efficace de cette
technologie dans le système énergétique, tout en offrant une sécurité aux investisseurs, en favorisant une
participation au niveau local, et en contribuant à l’efficacité des systèmes. Il convient également de promouvoir, le
cas échéant, une technologie intelligente et innovante qui contribue à l’efficacité des systèmes. Pour le calcul de ces
parts indicatives, lors de la détermination de la part d’électricité renouvelable provenant du réseau qui est utilisée
dans les bâtiments, les États membres devraient utiliser la part moyenne de l’électricité renouvelable fournie sur leur
territoire les deux années précédentes.
(18)
La part indicative de l’Union en matière d’énergie renouvelable à atteindre d’ici à 2030 dans le secteur du bâtiment
constitue une étape intermédiaire minimale nécessaire pour garantir la décarbonation du parc immobilier de
l’Union d’ici à 2050 et complète le cadre réglementaire relatif à l’efficacité énergétique et à la performance
énergétique des bâtiments. Elle est essentielle pour procéder à une élimination progressive, harmonieuse et rentable
des combustibles fossiles dans les bâtiments afin d’assurer leur remplacement par l’énergie renouvelable. La part
indicative de l’énergie renouvelable dans le secteur du bâtiment complète le cadre réglementaire applicable aux
bâtiments en vertu du droit de l’Union sur la performance énergétique des bâtiments en veillant à ce que la
technologie, les appareils et les infrastructures utilisant des énergies renouvelables, y compris des systèmes de
chauffage et de refroidissement urbains efficaces, soient suffisamment développés en temps voulu pour remplacer
les combustibles fossiles dans les bâtiments et garantir d’ici à 2030 la disponibilité d’un approvisionnement sûr et
fiable en énergie renouvelable pour les bâtiments dont la consommation d’énergie est quasi nulle. La part indicative
de l’énergie renouvelable dans le secteur du bâtiment favorise également les investissements dans l’énergie
renouvelable dans les stratégies et plans nationaux de rénovation des bâtiments à long terme, contribuant ainsi à la
décarbonation des bâtiments. En outre, la part indicative de l’énergie renouvelable dans le secteur du bâtiment
fournit un indicateur supplémentaire important pour promouvoir le développement ou la modernisation des
réseaux de chauffage et de refroidissement urbains efficaces, complétant ainsi à la fois l’objectif indicatif en matière
de chauffage et de refroidissement urbains en vertu de l’article 24 de la directive (UE) 2018/2001 et l’obligation de
veiller à ce que l’énergie renouvelable et la chaleur et le froid fatals issus de systèmes de chauffage et de
refroidissement urbains efficaces soient disponibles pour contribuer à couvrir la consommation annuelle totale
d’énergie primaire des bâtiments neufs ou rénovés. Cette part indicative de l’énergie renouvelable dans le secteur du
bâtiment est également nécessaire pour atteindre de manière rentable l’augmentation annuelle de l’énergie
renouvelable dans le secteur du chauffage et du refroidissement en application de l’article 23 de la directive
(UE) 2018/2001.
(19)
Compte tenu de la consommation d’énergie importante des bâtiments résidentiels, commerciaux et publics, les
définitions existantes figurant dans le règlement (CE) no 1099/2008 du Parlement européen et du Conseil (13)
pourraient être utilisées pour calculer la part nationale d’énergie produite à partir de sources renouvelables utilisée
dans les bâtiments afin de réduire au minimum la charge administrative tout en veillant à progresser pour atteindre
d’ici à 2030 la part indicative de l’Union en matière d’énergie renouvelable dans le secteur du bâtiment.
(20)
La longueur des procédures administratives d’octroi de permis constitue l’un des principaux obstacles aux
investissements dans les projets en matière d’énergie renouvelable et les infrastructures connexes. Ces obstacles
comprennent la complexité des règles applicables pour la sélection des sites et les autorisations administratives des
projets, la complexité et la durée de l’évaluation de l’incidence de tels projets sur l’environnement, et les réseaux
énergétiques connexes, les problèmes de raccordement au réseau, les contraintes liées à l’adaptation des
spécifications technologiques au cours de la procédure d’octroi de permis, et les problèmes de personnel des
autorités chargées de l’octroi des permis ou des gestionnaires de réseau. Afin d’accélérer le déploiement de tels
projets, il est nécessaire d’adopter des règles qui simplifieraient et raccourciraient les procédures d’octroi de permis,
en tenant compte de l’adhésion générale du public au déploiement de l’énergie renouvelable.
(21)
La directive (UE) 2018/2001 simplifie les procédures administratives d’octroi de permis applicables aux installations
d’énergie renouvelable en introduisant des règles relatives à l’organisation et à la durée maximale de la partie
administrative de la procédure d’octroi de permis applicables aux projets en matière d’énergie renouvelable,
couvrant tous les permis pertinents pour la construction, le rééquipement et le fonctionnement des installations
d’énergie renouvelable, ainsi que pour le raccordement de ces installations au réseau.
(13) Règlement (CE) no 1099/2008 du Parlement européen et du Conseil du 22 octobre 2008 concernant les statistiques de l’énergie
(JO L 304 du 14.11.2008, p. 1).
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JO L du 31.10.2023
(22)
Il est nécessaire de mettre en place une nouvelle simplification et un raccourcissement des procédures
administratives d’octroi de permis pour les installations d’énergie renouvelable, y compris celles qui combinent
différents sources d’énergie renouvelable, les pompes à chaleur, le stockage colocalisé de l’énergie, y compris les
installations électriques et thermiques, ainsi que les actifs nécessaires au raccordement de ces installations, pompes à
chaleur et stockage au réseau, et pour l’intégration de l’énergie renouvelable dans les réseaux de chauffage et de
refroidissement de manière coordonnée et harmonisée, afin de garantir que l’Union réalise ses objectifs ambitieux
en matière de climat et d’énergie pour 2030 et l’objectif de neutralité climatique d’ici à 2050, tout en tenant compte
du principe consistant à «ne pas nuire» du pacte vert pour l’Europe et sans préjudice de la répartition interne des
compétences au sein des États membres.
(23)
L’application de délais plus courts et précis pour les décisions à prendre par les autorités compétentes pour l’octroi de
permis aux installations d’énergie renouvelable sur la base d’une demande complète permettra d’accélérer le
déploiement de projets en matière d’énergie renouvelable. La période nécessaire à la construction des installations
d’énergie renouvelable et de leur raccord au réseau ne devrait pas être comptabilisée dans ces délais, sauf si elle
coïncide avec d’autres étapes administratives dans la procédure d’octroi de permis. Il convient toutefois de faire une
distinction entre les projets situés dans des zones particulièrement propices au déploiement de projets en matière
d’énergie renouvelable, pour lesquels les délais peuvent être raccourcis, à savoir les zones d’accélération des énergies
renouvelables, et les projets situés en dehors de ces zones. Lorsque l’on fixe les délais, il convient de tenir compte des
particularités des projets en matière d’énergie renouvelable en mer.
(24)
Certains des problèmes les plus fréquents auxquels se heurtent les promoteurs de projets en matière d’énergie
renouvelable concernent la complexité et la longueur des procédures administratives d’octroi de permis et de
raccordement au réseau établies au niveau national ou régional ainsi que le manque de personnel et d’expertise
technique dans les autorités chargées de l’octroi de permis pour évaluer les incidences des projets proposés sur
l’environnement. Par conséquent, il convient de simplifier certains aspects environnementaux des procédures
d’octroi de permis applicables aux projets en matière d’énergie renouvelable.
(25)
Les États membres devraient soutenir un déploiement plus rapide des projets en matière d’énergie renouvelable en
réalisant une cartographie coordonnée pour le déploiement de l’énergie renouvelable et des infrastructures
connexes sur leur territoire, en coordination avec les autorités locales et régionales. Les États membres devraient
déterminer les zones terrestres, de surface et souterraines, et les zones maritimes et d’eaux intérieures nécessaires à
l’établissement d’installations d’énergie renouvelable et des infrastructures connexes afin de respecter à tout le moins
leurs contributions nationales à la réalisation de l’objectif global révisé en matière d’énergies renouvelables à
l’horizon 2030 prévu à l’article 3, paragraphe 1, de la directive (UE) 2018/2001 et en soutien à la réalisation de
l’objectif de neutralité climatique d’ici à 2050 au plus tard, conformément au règlement (UE) 2021/1119. Les États
membres devraient être autorisés à utiliser les documents d’aménagement du territoire existants afin de recenser ces
zones. Les États membres devraient s’assurer que ces zones reflètent l’estimation de leurs trajectoires et le total de leur
puissance installée planifiée et ils devraient déterminer des zones spécifiques pour les différents types de technologie
en matière d’énergie renouvelable prévus dans leurs plans nationaux intégrés en matière d’énergie et de climat
soumis conformément aux articles 3 et 14 du règlement (UE) 2018/1999. La détermination des zones terrestres, de
surface et souterraines, et des zones maritimes et d’eaux intérieures requises devrait tenir compte de la disponibilité,
en particulier, de l’énergie provenant de ressources renouvelables et du potentiel offert par les différentes zones
terrestres et maritimes pour la production d’énergie renouvelable des différents types de technologie, de la demande
d’énergie prévue, compte tenu de l’efficacité énergétique et de celle du système, globalement et dans les différentes
régions de l’État membre, et de la disponibilité des infrastructures énergétiques connexes, des installations de
stockage et des autres outils de flexibilité pertinents, en gardant à l’esprit la capacité nécessaire pour tenir compte de
la quantité croissante d’énergie renouvelable, ainsi que la sensibilité environnementale conformément à l’annexe III
de la directive 2011/92/UE du Parlement européen et du Conseil (14).
(26)
Les États membres devraient désigner, comme un sous-ensemble de ces zones, des zones terrestres (de surface et
souterraines) et maritimes ou d’eaux intérieures particulières comme zones d’accélération des énergies
renouvelables. Ces zones devraient se prêter particulièrement bien au développement de projets en matière
d’énergie renouvelable, en faisant la distinction entre les types de technologie, étant entendu que le déploiement du
type spécifique de sources d’énergie renouvelable ne devrait pas avoir d’incidence importante sur l’environnement.
Lors de la désignation des zones d’accélération des énergies renouvelables, les États membres devraient éviter les
zones protégées et envisager des plans de restauration et des mesures d’atténuation appropriées. Les États membres
devraient pouvoir désigner des zones d’accélération des énergies renouvelables spécifiquement pour un ou plusieurs
types d’installations d’énergie renouvelable et devraient indiquer le ou les types d’énergie provenant de sources
FR
(14) Directive 2011/92/UE du Parlement européen et du Conseil du 13 décembre 2011 concernant l’évaluation des incidences de certains
projets publics et privés sur l’environnement (JO L 26 du 28.1.2012, p. 1).
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FR
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renouvelables qui peuvent être produits dans ces zones d’accélération des énergie renouvelables. Les États membres
devraient désigner de telles zones d’accélération des énergies renouvelables pour au moins un type de technologie et
décider de la taille de ces zones, compte tenu des spécificités et des exigences du type ou des types de technologie
pour lesquels ils mettent en place lesdites zones d’accélération des énergies renouvelables. Ce faisant, les États
membres devraient veiller à ce que la taille combinée de ces zones soit significative et à ce qu’elles contribuent à la
réalisation des objectifs fixés dans la directive (UE) 2018/2001.
(27)
L’utilisation multiple de l’espace pour la production d’énergie renouvelable et d’autres utilisations terrestres, d’eaux
intérieures et maritimes, telles que la production alimentaire ou la protection ou la restauration de la nature, permet
d’atténuer les contraintes liées aux utilisations terrestres, d’eaux intérieures et maritimes. Dans ce contexte,
l’aménagement du territoire constitue un outil essentiel pour déterminer et orienter, à un stade précoce, les
synergies en ce qui concerne les utilisations terrestres, d’eaux intérieures et maritimes. Les États membres devraient
explorer, permettre et favoriser les utilisations multiples des zones déterminées à la suite des mesures
d’aménagement du territoire adoptées. À cette fin, les États membres devraient faciliter les changements d’utilisation
des zones terrestres et maritimes lorsque cela est nécessaire, à condition que les différentes utilisations et activités
soient compatibles entre elles et puissent coexister.
(28)
La directive 2001/42/CE du Parlement européen et du Conseil (15) définit les évaluations environnementales comme
un outil important permettant d’intégrer les considérations en matière d’environnement dans l’élaboration et
l’adoption des plans et programmes. Afin de désigner les zones d’accélération des énergies renouvelables, les États
membres devraient élaborer un ou plusieurs plans englobant la désignation des zones d’accélération des énergies
renouvelables ainsi que les règles et les mesures d’atténuation pour les projets situés dans chacune de ces zones. Les
États membres devraient pouvoir élaborer un plan unique pour toutes les zones d’accélération des énergies
renouvelables et de la technologie en matière d’énergies renouvelables, ou des plans spécifiques à chaque
technologie désignant une ou plusieurs zones d’accélération des énergies renouvelables. Chaque plan devrait faire
l’objet d’une évaluation environnementale en application de la directive 2001/42/CE afin d’évaluer les incidences de
chaque technologie en matière d’énergie renouvelable sur les zones pertinentes désignées dans ce plan. La réalisation
à cette fin d’une évaluation environnementale en application de ladite directive permettrait aux États membres
d’avoir une approche plus intégrée et plus efficace de la planification, d’assurer la participation du public à un stade
précoce et de tenir compte des considérations en matière d’environnement dès le début du processus de
planification à un niveau stratégique. Cela contribuerait à accélérer le déploiement de différents sources d’énergie
renouvelables de manière plus rapide et plus rationnelle, tout en réduisant les effets négatifs de ces projets sur
l’environnement. Ces évaluations environnementales devraient inclure des consultations transfrontières entre les
États membres si le plan est susceptible d’avoir des effets négatifs importants sur l’environnement d’un autre État
membre.
(29)
À la suite de l’adoption des plans désignant les zones d’accélération des énergies renouvelables, les États membres
devraient assurer le suivi de l’incidence négative importante sur l’environnement de la mise en œuvre des plans et
programmes, afin de déterminer notamment, à un stade précoce, les incidences négatives imprévues et d’être en
mesure d’engager les actions correctrices appropriées, conformément à la directive 2001/42/CE.
(30)
Afin d’accroître l’adhésion du public aux projets en matière d’énergie renouvelable, les États membres devraient
prendre des mesures appropriées pour promouvoir la participation des communautés locales aux projets en matière
d’énergie renouvelable. Les dispositions de la convention de la Commission économique pour l’Europe des Nations
unies sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière
d’environnement (16), signée à Aarhus le 25 juin 1998, notamment les dispositions relatives à la participation du
public et à l’accès à la justice, restent applicables.
(31)
Afin de rationaliser le processus de désignation des zones d’accélération des énergies renouvelables et d’éviter la
duplication d’évaluations environnementales dans une zone, les États membres devraient avoir la possibilité de
déclarer comme zones d’accélération des énergies renouvelables les zones ayant déjà été désignées comme propices
au déploiement accéléré de technologie en matière d’énergie renouvelable en vertu du droit national. De telles
déclarations devraient être soumises à certaines conditions environnementales, de manière à assurer un niveau élevé
de protection de l’environnement. La possibilité de désigner des zones d’accélération des énergies renouvelables dans
le cadre d’une planification existante devrait être limitée dans le temps, de manière à ne pas compromettre le
processus standard de désignation des zones d’accélération des énergies renouvelables. Les projets situés dans des
zones désignées nationales existantes faisant partie de zones protégées qui ne peuvent être déclarées comme zones
d’accélération des énergies renouvelables devraient continuer à fonctionner dans les mêmes conditions que celles
dans lesquelles ils ont été mis en place.
(15) Directive 2001/42/CE du Parlement européen et du Conseil du 27 juin 2001 relative à l’évaluation des incidences de certains plans et
programmes sur l’environnement (JO L 197 du 21.7.2001, p. 30).
(16) JO L 124 du 17.5.2005, p. 4.
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(32)
Les zones d’accélération des énergies renouvelables, avec les installations d’énergie renouvelable existantes, les
futures installations d’énergie renouvelable en dehors de ces zones et les mécanismes de coopération devraient viser
à garantir que la production d’énergie renouvelable est suffisante pour permettre aux États membres de contribuer à
la réalisation de l’objectif global de l’Union en matière d’énergie renouvelable fixé à l’article 3, paragraphe 1, de la
directive (UE) 2018/2001. Les États membres devraient conserver la possibilité d’octroyer des permis pour des
projets en dehors de ces zones.
(33)
Dans les zones d’accélération des énergies renouvelables, les projets en matière d’énergie renouvelable qui se
conforment aux règles et mesures fixées dans les plans élaborés par les États membres devraient bénéficier d’une
présomption d’absence d’incidence importante sur l’environnement. Par conséquent, ces projets devraient être
exemptés de l’obligation de réaliser une évaluation spécifique des incidences sur l’environnement au niveau des
projets au sens de la directive 2011/92/UE, à l’exception des projets pour lesquels l’État membre a établi l’exigence
d’une évaluation des incidences sur l’environnement dans sa propre liste nationale obligatoire de projets et des
projets qui sont susceptibles d’avoir une incidence importante sur l’environnement dans un autre État membre ou
lorsqu’un État membre susceptible d’être affecté de manière notable le demande. Les obligations découlant de la
convention sur l’évaluation de l’incidence sur l’environnement dans un contexte transfrontière (17), signée à Espoo le
25 février 1991, devraient rester applicables aux États membres lorsque le projet est susceptible d’avoir une
incidence transfrontière importante dans un pays tiers.
(34)
Les obligations énoncées dans la directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil (18) restent applicables
en ce qui concerne les centrales hydroélectriques, y compris lorsqu’un État membre décide de désigner des zones
d’accélération des énergies renouvelables liées à l’énergie hydraulique, en vue de garantir que l’incidence négative
potentielle sur la masse d’eau ou les masses d’eau concernées est justifiée et que toutes les mesures d’atténuation
utiles sont mises en œuvre.
(35)
La désignation des zones d’accélération des énergies renouvelables devrait permettre aux installations d’énergie
renouvelable et au stockage colocalisé de l’énergie, ainsi qu’au raccordement de ces installations et stockage au
réseau de bénéficier d’une prévisibilité et de procédures administratives d’octroi de permis simplifiées. En particulier,
les projets situés dans les zones d’accélération des énergies renouvelables devraient bénéficier de procédures
administratives accélérées d’octroi de permis, y compris d’une approbation tacite en cas d’absence de réponse de
l’autorité compétente à une démarche administrative intermédiaire dans le délai imparti, sauf si le projet en question
est soumis à une évaluation des incidences sur l’environnement ou si le principe d’approbation administrative tacite
n’existe pas dans le droit national de l’État membre concerné. Ces projets devraient également bénéficier de délais
clairs et d’une sécurité juridique quant à l’issue attendue de la procédure d’octroi de permis. Une fois soumise la
demande concernant un projet dans une zone d’accélération des énergies renouvelables, les États membres
devraient procéder à un examen préalable rapide afin de déterminer si le projet est fortement susceptible d’avoir une
incidence négative importante imprévue, compte tenu de la sensibilité environnementale de la zone géographique où
il est situé, et qui n’ont pas été constatées lors de l’évaluation environnementale des plans désignant les zones
d’accélération des énergies renouvelables effectuée en application de la directive 2001/42/CE, et si le projet relève du
champ d’application de l’article 7 de la directive 2011/92/UE, compte tenu du fait qu’il est susceptible d’avoir une
incidence négative importante sur l’environnement dans un autre État membre ou sur la base d’une demande d’un
État membre susceptible d’être affecté de manière notable. Aux fins de cet examen préalable, l’autorité compétente
devrait pouvoir demander au demandeur de fournir des informations supplémentaires disponibles sans qu’il soit
nécessaire de procéder à une nouvelle évaluation ou à une nouvelle collecte de données.
FR
Tous les projets situés dans des zones d’accélération des énergies renouvelables qui sont conformes aux règles et
mesures définies dans les plans élaborés par les États membres devraient être réputés approuvés au terme de cette
procédure d’examen préalable. Dans la mesure où les États membres disposent d’éléments probants leur permettant
de considérer qu’un projet spécifique est fortement susceptible d’entraîner de telles incidences négatives importantes
imprévues, les États membres devraient, à la suite de cet examen préalable, soumettre le projet à une évaluation des
incidences sur l’environnement en application de la directive 2011/92/UE et, le cas échéant, à une évaluation en
application de la directive 92/43/CEE du Conseil (19). Les États membres devraient motiver leurs décisions de
soumettre des projets à ces évaluations avant la réalisation de celles-ci. Ces évaluations devraient être réalisées dans
un délai de six mois suivant lesdites décisions, avec la possibilité de prolonger le délai en raison de circonstances
(17) JO L 104 du 24.4.1992, p. 7.
(18) Directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2000 établissant un cadre pour une politique
communautaire dans le domaine de l’eau (JO L 327 du 22.12.2000, p. 1).
(19) Directive 92/43/CEE du Conseil du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore
sauvages (JO L 206 du 22.7.1992, p. 7).
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extraordinaires. Il convient d’autoriser les États membres à prévoir des dérogations à l’obligation de réaliser ces
évaluations pour les projets éoliens et solaires photovoltaïques dans des cas justifiés, lorsque ces projets devraient
fournir la grande majorité de l’électricité renouvelable d’ici à 2030. Dans pareil cas, le promoteur du projet devrait
adopter des mesures d’atténuation proportionnées ou, à défaut, des mesures compensatoires, qui, si d’autres
mesures compensatoires proportionnées ne sont pas disponibles, peuvent prendre la forme d’une compensation
financière, afin de remédier à l’incidence négative importante imprévue mise en évidence au cours de l’examen
préalable.
(36)
Compte tenu de la nécessité d’accélérer le déploiement de l’énergie provenant de sources renouvelables, la
désignation des zones d’accélération des énergies renouvelables ne devrait pas empêcher l’installation actuelle et
future de projets en matière d’énergie renouvelable dans toutes les zones disponibles pour le déploiement de
l’énergie renouvelable. Ces projets devraient rester soumis à l’obligation de réaliser une évaluation spécifique des
incidences sur l’environnement en application de la directive 2011/92/UE et devraient être soumis aux procédures
d’octroi de permis applicables aux projets en matière d’énergie renouvelable situés en dehors des zones
d’accélération des énergies renouvelables. Afin d’accélérer les procédures d’octroi de permis à l’échelle nécessaire à la
réalisation de l’objectif en matière d’énergie renouvelable fixé par la directive (UE) 2018/2001, il convient également
de simplifier et de rationaliser les procédures d’octroi de permis applicables aux projets situés en dehors des zones
d’accélération des énergies renouvelables en appliquant des délais maximaux précis pour toutes les étapes de la
procédure d’octroi de permis, y compris les évaluations environnementales spécifiques par projet.
(37)
La construction et l’exploitation d’installations d’énergie renouvelable peuvent occasionnellement tuer ou perturber
des oiseaux et d’autres espèces protégées en vertu de la directive 92/43/CEE ou de la directive 2009/147/CE du
Parlement européen et du Conseil (20). Toutefois, une telle mise à mort ou de telles perturbations d’espèces protégées
ne devraient pas être considérées comme intentionnelles au sens de ces directives si le projet de construction et
d’exploitation de ces installations d’énergie renouvelable prévoit des mesures d’atténuation appropriées afin d’éviter
une telle mort, de prévenir les perturbations, d’évaluer l’efficacité de ces mesures par un suivi approprié et, à la
lumière des informations recueillies, de prendre des mesures supplémentaires nécessaires pour garantir l’absence
d’incidence négative importante sur la population de l’espèce concernée.
(38)
Outre l’établissement de nouvelles installations d’énergie renouvelable, le rééquipement des centrales électriques
existantes utilisant des sources d’énergie renouvelable peut contribuer de manière significative à la réalisation des
objectifs en matière d’énergie renouvelable. Étant donné que les centrales électriques existantes utilisant des sources
d’énergie renouvelable ont été, pour la plupart, établies sur des sites présentant un potentiel important en matière de
sources d’énergie renouvelable, le rééquipement peut assurer la continuation de l’utilisation de ces sites tout en
réduisant la nécessité de désigner de nouveaux sites pour les projets en matière d’énergie renouvelable. Le
rééquipement comporte d’autres avantages tels que le raccordement au réseau existant, un degré d’adhésion du
public probablement plus élevé et la connaissance des incidences sur l’environnement.
(39)
La directive (UE) 2018/2001 introduit des procédures simplifiées d’octroi de permis pour le rééquipement. Afin de
répondre au besoin croissant de rééquipement des centrales électriques existantes utilisant des sources d’énergie
renouvelable et d’exploiter pleinement les avantages qu’il offre, il convient d’établir une procédure d’octroi de
permis encore plus courte pour le rééquipement des centrales électriques utilisant des sources d’énergie
renouvelable situées dans les zones d’accélération des énergies renouvelables, y compris un examen préalable plus
court. Pour le rééquipement des centrales électriques existantes utilisant des sources d’énergie renouvelable situées
en dehors des zones d’accélération des énergies renouvelables, les États membres devraient garantir une procédure
d’octroi de permis simplifiée et rapide n’excédant pas un an, tout en tenant compte du principe consistant à «ne pas
nuire» du pacte vert pour l’Europe.
(40)
Afin de favoriser et d’accélérer encore davantage le rééquipement des centrales électriques existantes utilisant des
sources d’énergie renouvelable, il y a lieu d’établir une procédure simplifiée d’octroi de permis pour les
raccordements au réseau lorsque l’augmentation de la capacité totale entraînée par le rééquipement est limitée par
rapport au projet initial. Le rééquipement dans le cadre de projets en matière d’énergie renouvelable entraîne des
modifications ou l’extension des projets existants à différents degrés. La procédure d’octroi de permis, y compris les
évaluations environnementales et les examens préalables, aux fins du rééquipement dans le cadre de projets en
matière d’énergie renouvelable devraient être limitée aux incidences potentielles résultant de la modification ou de
l’extension par rapport au projet initial.
(20) Directive 2009/147/CE du Parlement européen et du Conseil du 30 novembre 2009 concernant la conservation des oiseaux sauvages
(JO L 20 du 26.1.2010, p. 7).
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(41)
Le rééquipement d’une installation solaire lui permet de gagner en efficacité et en capacité sans occuper davantage
d’espace. L’incidence sur l’environnement de l’installation rééquipée n’est donc pas différente de celle de l’installation
initiale dès lors que le processus n’entraîne pas une augmentation de l’espace utilisé et que les mesures d’atténuation
des incidences sur l’environnement initialement requises continuent d’être respectées.
(42)
L’installation d’équipements d’énergie solaire et le stockage colocalisé de l’énergie qui y est associé ainsi que le
raccordement de ces équipements et stockage au réseau, dans des structures existantes ou futures artificielles créées
à des fins autres que la production d’énergie solaire ou le stockage d’énergie, à l’exclusion des surfaces d’eau
artificielles, telles que les toits, les aires de stationnement, les routes et les voies ferrées, ne soulèvent généralement
pas de problèmes liés à des utilisations concurrentes de l’espace ou aux incidences sur l’environnement. Il devrait
donc être possible que ces ins …
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.