📄 Texte de loi
LE GOUVERNEMENT
341
DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG
Ministère de l'Environnement, du Climat
et du Développement durable
Projet de règlement grand-ducal déclarant zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve
naturelle la zone humide « Kéidénger Brill — Supp » sise sur les territoires des communes de
Larochette, Heffingen, Fischbach et Junglinster.
Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau ;
Vu la loi modifiée du 18 juillet 2018concernant la protection de la nature et des ressources naturelles, et
notamment ses articles 2, 17 et 37 à 46 ;
Vu la décision du Gouvernement en conseil du 13 janvier 2017 relative au plan national concernant la
protection de la nature et ayant trait à sa première partie intitulée « Stratégie nationale Biodiversité » ;
Vu l'avis du Conseil supérieur pour la protection de la nature et des ressources naturelles ;
Vu les avis émis par les conseils communaux de Larochette, Heffingen, Fischbach et Junglinster après
enquête publique ;
Vu la fiche financière ;
Vu les avis [de la Chambre d'agriculture, de la Chambre de commerce et de la Chambre des métiers] ;
Notre Conseil d'État entendu ;
Sur le rapport de Notre Ministre de l'Environnement du Climat et du Développement durable et de Notre
Ministre des Finances, et après délibération du Gouvernement en conseil ;
Arrêtons :
Art. 1". Est déclarée zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle, la zone humide
« Kéidénger Brill — Supp », sise sur le territoire des communes de Larochette, Heffingen, Fischbach et
Junglinster, partie des zones protégées d'intérêt communautaire « Vallée de l'Ernz Blanche » référencée
1
Adresse postale:
L-2918 Luxembourg
Tél. (+352) 247-86824
Fax (+352) 400 410
4, place de l'Europe
L-1499 Luxembourg
www.emwelt.lu
www.gouvernement.lu
sous le code LU0001015, « Pelouses calcaires de la région de Junglinster » référencée sous le code
LU0001020 et (( Vallée de l'Ernz blanche de Bourglinster à Fischbach » référencée sous le code
LU0002005.
Art. 2. La zone protégée « Kéidénger Brill », d'une étendue de 158,6 hectares, est formée de fonds inscrits
au cadastre des communes de Larochette, Heffingen, Fischbach et Junglinster :
10 la partie A, d'une étendue de 87,58 hectares, formée par des fonds inscrits au cadastre de la
commune de Larochette, section B d'Ernzen, de la commune de Heffingen, section A de Heffingen,
de la commune de Fischbach, section A de Fischbach, section B de Koedange et section C de
Weyer, ainsi que de la commune de Junglinster, section JC d'Altlinster ;
20 la partie B, d'une étendue de 71,02 hectares, formée par des fonds inscrits au cadastre de la
commune de Fischbach, section B de Koedange et de la commune de Junglinster, section JC
d'Altlinster.
Sont également inclus tous les fonds et toutes les parcelles cadastrales ne portant pas de numéros, se
trouvant à l'intérieur du périmètre de la zone protégée d'intérêt national.
La délimitation de la zone protégée et de ses parties est indiquée sur les plans annexés.
Art. 3. Sont interdits dans l'intégralité de la zone protégée, partie A et partie B :
10
les fouilles, les sondages, les travaux de terrassement, l'enlèvement de terre végétale, le déblai,
le remblai ou l'extraction de matériaux ;
2°
30
le dépôt de déchets ;
les travaux susceptibles de modifier le régime ou de dégrader la qualité des eaux superficielles ou
souterraines, tels que le drainage, l'entretien de drainages existants, le changement du lit des
ruisseaux et le curage, ainsi que le rejet d'eaux usées non traitées, la dégradation, la destruction
ou la pollution des sources. L'entretien de drainages existants reste soumis à autorisation du
ministre ayant l'Environnement dans ses attributions, dénommé ci-après « ministre » ;
4° toute construction incorporée au sol ou non, à l'exception des installations légères d'affût de
chasse. En outre, cette interdiction ne s'applique pas :
a) à l'entretien et au renouvellement des constructions existantes ;
b) à l'élargissement ou au redressement de la voirie publique existante pour des raisons de
sécurité publique ;
c) aux abris agricoles légers dans la seule partie B.
Les exceptions visées sous les points a) à c) restent soumises à autorisation du ministre ;
2
5° la mise en place d'installations de transport et de communication, de conduites d'énergie, de
liquide ou de gaz, de canalisations ou d'équipements assimilés. Cette interdiction ne s'applique
pas aux interventions nécessaires à l'entretien ou au renouvellement des installations existantes,
qui restent soumises à autorisation préalable du ministre ;
6°
le changement d'affectation des sols, y compris la réduction, la destruction ou la détérioration de
biotopes, tels que mares, sources, cours d'eau, broussailles, haies, arbres solitaires, rangées
d'arbres, bosquets, lisières de forêt, couvertures végétales constituées par des roseaux, des carex
ou des joncs, prairies humides ou friches, ainsi que d'habitats listés à l'annexe 1 et les habitats
d'espèces listées aux annexes 2, 3 et 4 de la loi modifiée du 18 juillet 2018 concernant la protection
de la nature et des ressources naturelles ;
7°
l'emploi de rodenticides ;
8°
l'emploi de pesticides, la fertilisation ou le chaulage en milieu forestier, ainsi que sur les biotopes
protégés et habitats visés par l'article 17 de la loi modifiée du 18 juillet 2018 concernant la
protection de la nature et des ressources naturelles ;
9° le renouvellement des prairies et pâtures permanentes par l'emploi d'herbicides totaux, le
retournement ou le réensemencement. Les réparations des dégâts pouvant se faire selon les
instructions de l'Administration de la nature et des forêts ;
0
10 l'enlèvement, l'endommagement et la destruction de plantes sauvages, sans préjudice de
l'exploitation forestière ou agricole, ou des travaux nécessaires pour des raisons de sécurité
publique. La lutte mécanique ou thermique contre les adventices, dans le contexte de la
conditionnalité de l'exploitation agricole, est autorisée ;
11° la perturbation, la capture ou la destruction d'animaux sauvages indigènes non classés comme
gibier, sans préjudice des dispositions afférentes de la législation sur la chasse ;
12° la chasse aux oiseaux ;
13° l'emploi de la munition de plomb ;
14° la circulation à l'aide de véhicules motorisés en dehors des voies à base de macadam ou de béton.
Cette interdiction ne s'applique pas aux propriétaires des terrains, ni à leurs ayants droit ;
15° l'usage de drones ou autres engins télécommandés ;
16° la circulation à pied, à vélo ou à cheval en dehors des sentiers balisés à cet effet. Cette interdiction
ne s'applique pas aux propriétaires des terrains, ni à leurs ayants droit, ni aux visites guidées
organisées dans le contexte de la sensibilisation environnementale encadrée par l'Administration
de la nature et des forêts. Les activités susceptibles de nuire à l'environnement restent soumises
à autorisation du ministre.
Art. 4. Sont en outre interdits dans la seule partie A de la zone protégée :
1°
2°
le dépôt de matériaux, à l'exception des grumes sur les lieux d'entreposage ;
l'appâtage du gibier ;
3°
la circulation avec chien non tenu en laisse, à l'exception dans le cadre de l'exercice de la chasse ;
4°
le sursemis des prairies ou pâtures permanentes ;
5°
la fertilisation, le chaulage ou l'emploi de pesticides ;
6°
la plantation de résineux ou d'essences allochtones.
3
Art. 5. Les dispositions énumérées aux articles 3 et 4 ne s'appliquent pas aux mesures et activités prises :
10 dans l'intérêt de la conservation, la gestion et la promotion pédagogique de la zone protégée
d'intérêt national ;
2° dans le cadre des sondages servant à l'identification de sources d'eau potable ou des travaux
relatifs au captage d'eau destinée à la consommation humaine ;
3° dans le cadre de la réalisation du réseau cyclable national conformément à la loi modifiée du 28
avril 2015 relative au réseau cyclable national et aux raccordements de ce réseau vers les réseaux
cyclables communaux ;
4°
dans l'intérêt de la prévention d'inondations ;
5° dans l'intérêt de la recherche archéologique, de la conservation et restauration du patrimoine
historique et culturel dans la zone protégée d'intérêt national.
Toutes ces mesures et activités restent toutefois soumises à autorisation préalable du ministre.
Art. 6. Notre ministre ayant l'Environnement dans ses attributions et Notre ministre ayant les Finances
dans ses attributions sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent règlement qui
sera publié au Journal officiel.
La Ministre de l'Environnement
Le Ministre des Finances
Exposé des motifs
Le présent projet de règlement grand-ducal vise de classer la zone « Kéidenger Brill - Supp » sise sur le
territoire des communes de Larochette, Heffingen, Fischbach et Junglinster, située entre les localités
d'Altlinster, Weyer, Koedange, Heffingen et Ernzen, en tant que zone protégée d'intérêt national sous
forme de réserve naturelle, conformément aux articles 2 et 38 à 46 de la loi modifiée du 18 juillet 2018
concernant la protection de la nature. A cet effet, un dossier a été établi qui sera la base de la procédure
de classement prévue par la loi.
Le classement de la zone protégée « Kéidenger Brill - Supp » s'inscrit pleinement dans la politique
nationale en matière de protection de la nature telle que fixée par le « Plan National pour la Protection
de la Nature », approuvé en date du 13 janvier 2017 par le Conseil de Gouvernement.
La future zone protégée d'intérêt national se chevauche en grande partie avec des zones de protection
spéciale Natura2000 « Vallée de l'Ernz Blanche LU0001015 » et « Pelouses calcaires de la région de
Junglinster LU0001020 » qui ont été désignées dans le cadre de la mise en oeuvre de la Directive
« Habitats » (92/43/CEE), ainsi que « Vallée de l'Ernz blanche de Bourglinster à Fischbach LU0002005 »
qui a été désignée dans le cadre de la mise en œuvre de la « Directive Oiseaux » (2009/147/CE). Cette
zone est une véritable zone noyau desdites zones Natura2000 et par ce, le classement de cette zone est
à considérer comme mesure réglementaire pour la mise en œuvre desdites zones Natura 2000 en vertu
des articles 34, 35 et 37 de la loi modifiée du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature et des
ressources naturelles, et comme telle sera grevée de servitudes et de charges prévues par l'article 42 de
la même loi.
L'intérêt principal de cette zone réside dans la présence de nombreuses espèces d'oiseaux et de plantes
inféodées aux zones humides de la plaine alluviale, et de leurs habitats de prédilection, dont notamment
les forêts alluviales et ripisylves, roselières, prairies humides, marécages, eaux stagnantes et courantes,
ainsi que des herbages et surfaces boisées des bassins versants y relatifs.
La future zone protégée couvre une superficie totale de 158,6 ha et constitue une zone humide dans la
zone inondable de l'Ernz blanche et un bassin de rétention naturel. Depuis la renaturation d'un tronçon
de l'Ernz blanche entre Koedange et le lieu-dit Supp à Heffingen, l'état écologique et hydromorphologique
de la zone s'est nettement amélioré. Afin de tenir compte des changements des conditions écologiques
résultant de la renaturation récente, et à la suite d'une première enquête publique, les limites des zones
ont été ajustées et le dossier de classement y relatif a été entièrement adapté. Ceci a notamment conduit
à une expansion de la zone centrale (partie A) incluant notamment les zones renaturées. D'autres
changements significatifs par rapport à la version précédente sont la prise en compte des plans de gestion
Natura 2000 publiés en 2016 et 2017, ainsi que la mise à jour de diverses données telles que la qualité de
l'eau, la faune, la flore, etc.
De plus amples informations quant à la valeur écologique de la zone « Kéidenger Brill - Supp » figurent
dans le dossier de classement ci-joint, élaboré par l'Administration de la nature et des forêts.
5
Commentaires des articles
Ad article ler : Cet article formule l'objectif du présent règlement grand-ducal qui est la désignation d'une
zone appelée « Kéidénger Brill - Supp » en tant que zone protégée d'intérêt national sous forme de
réserve naturelle en vertu de la loi modifiée du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature et
des ressources naturelles. Il précise la situation géographique de la zone en précisant les communes
concernées. En plus, cet article indique que la zone sous question se chevauche avec des zones protégées
d'intérêt communautaire et en conséquence le présent règlement grand-ducal est à interpréter
également en tant que mesure réglementaire desdites zones d'intérêt communautaire.
Ad article 2 : Cet article indique la surface en hectares de la réserve naturelle proposée. Il précise que
certaines surfaces incluses dans la réserve naturelle ne portent pas de numéro cadastral, cependant sont
également visées par la désignation de la zone protégée d'intérêt national. Finalement, cet article indique
que la délimitation de la réserve naturelle est précisée sur base des plans annexés au règlement grandd uca I.
Ad article 3 : L'article 3 liste les différentes servitudes grevées aux fonds et interdictions imposées aux
propriétaires et exploitants dans les parties A et B de la zone protégée.
Ad ler à 3e point : ces trois points interdisent les différents types d'activités de mouvement de sol
et de sous-sol, de dépôt ou d'enlèvement de matériaux ou encore d'utilisation des eaux ou de
changement du régime hydrique impactant ou risquant d'impacter - directement ou
indirectement - les biotopes, habitats d'espèces et espèces, ainsi que la beauté du paysage. Une
exception pour l'entretien des drainages existants est prévue, mais l'entretien reste soumis à
autorisation du ministre.
Ad e point : il interdit les différentes constructions qui impactent ou risquent d'impacter directement ou indirectement - les biotopes, habitats d'espèces et espèces, ainsi que la beauté
du paysage. Des exceptions sont prévues pour les installations d'affût de chasse ainsi que pour les
travaux d'entretien ou de renouvellement de la voirie publique et de constructions existantes et
pour les abris agricoles légers dans la partie B de la zone protégée et restent soumises à
autorisation du ministre.
Ad 5e point : à l'instar du e point, ce point interdit l'installation de moyens de transport ou de
communication, tout en prévoyant une exception pour les installations déjà existantes, qui
restent cependant soumis à autorisation.
Ad e point : il interdit le changement d'affectation des sols tout en précisant que la destruction,
dégradation ou réduction de fonds présentant des biotopes en vertu de ladite loi est interdite.
Ad 7e et 8e point : ils interdisent l'utilisation de différentes substances nocives pour les biotopes,
les habitats d'espèces et les espèces et le milieu forestier. La fertilisation risque d'homogénéiser
la flore en donnant un avantage aux plantes ubiquistes et généralistes. Les pesticides impactent
directement voire indirectement les espèces protégées : les herbicides portent atteinte à la flore,
6
les insecticides détruisent les insectes et impactent les autres animaux insectivores, les
rodenticides portent atteinte au rongeurs et indirectement à leurs prédateurs (rapaces et
carnivores) et les fongicides sont connus d'impacter indirectement différentes espèces d'insectes.
Le chaulage impacte directement notamment les bas-marais acides et les zones humides.
Ad 9' point : il réglemente l'exploitation agricole en interdisant le labourage des prairies
permanentes (habitats des espèces protégées), même temporaire. Une certaine flexibilité est
prévue pour la réparation des dégâts de gibier qui peuvent être réparés comme prévu dans une
instruction de l'Administration de la nature et des forêts qui s'applique aux contrats de
biodiversité, biotopes et réserves naturelles.
Ad 10e point : il interdit toute atteinte aux plantes sauvages. Une exception est prévue pour les
travaux réalisés dans le cadre des pratiques agricoles et forestières afin de respecter la
conditionnalité dans le cadre de l'exploitation agricole.
Ad 11e point : il interdit toute capture - temporaire ou définitive — destruction de tout animal
indigène dans la réserve naturelle ; la chasse n'étant pas visée par ce point.
Ad. 12' point : il interdit la chasse aux oiseaux, ceci dans un souci d'éviter tout impact direct ou
indirect sur des espèces d'oiseaux protégées et non-chassables dans cette réserve d'intérêt
ornithologique particulier.
Ad. 13 point : il interdit l'emploi de munition de plomb pour éviter tout impact négatif sur la
santé des oiseaux suite à l'ingestion accidentelle de ce type de munition.
Ad 14' et 16e points : ces points réglementent la circulation dans la zone qui impacterait ou
risquerait d'impacter - directement ou indirectement - les biotopes, habitats d'espèces et espèces
ou qui risqueraient de perturber plus précisément la faune. Différentes exceptions sont précisées
visant notamment les propriétaires des terrains de la zone et leurs ayants droit, la circulation des
engins sylvicoles et les activités de promotion pédagogique et de sensibilisation encadrées par
l'Administration de la nature et des forêts.
Ad 15e point : il interdit l'usage d'engins volants et télécommandés dans la réserve naturelle.
Ad article 4 : L'article 4 liste les différentes servitudes grevées aux fonds et interdictions imposées aux
propriétaires et exploitants dans la partie A de la zone protégée.
Ad rr point : il interdit le dépôt de matériaux divers. Une exception est prévue pour l'entreposage
des grumes.
Ad 2e point : l'exercice de la chasse restant permis dans la zone, ce tiret règlemente la chasse en
interdisant l'appâtage du gibier qui consiste dans l'apport d'une alimentation d'attrait non
transformée en petites quantités dans le seul et unique but d'un tir immédiat ou rapproché.
Ad 3e point : il interdit la circulation avec le chien non tenu en laisse. Ce point ne concerne pas la
divagation de chiens pendant l'exercice de la chasse.
7
Ad 4. point : il interdit la plantation d'espèces d'herbes compétitives et concurrentielles,
impacta nt d'autres espèces rares de la flore.
Ad 5 point : il interdit l'utilisation de différentes substances nocives. La fertilisation risque
d'homogénéiser la flore en donnant un avantage aux plantes ubiquistes et généralistes. Les
pesticides impactent directement voire indirectement les espèces protégées : les herbicides
portent atteinte à la flore, les insecticides détruisent les insectes et impactent les autres animaux
insectivores, les rodenticides portent atteinte aux rongeurs et indirectement à leurs prédateurs
(rapaces et carnivores) et les fongicides sont connus d'impacter indirectement différentes espèces
d'insectes. Le chaulage impacte directement notamment les bas-marais acides et les zones
humides.
Aci e point : il réglemente l'exploitation forestière en interdisant la plantation de résineux et
d'essences allochtones qui risqueraient d'impacter ou dégrader des habitats protégés tels que
zones humides, prairies permanentes et forêts de feuillues.
Ad. article 5 : Cet article prévoit la possibilité de déroger aux servitudes, interdictions et
réglementations disposées par les articles 3 et 4 s'il s'agit de mesures de conservation et de gestion
prises dans l'intérêt de la zone ainsi que d'activités pédagogiques liées aux objectifs de la zone, travaux
de sondages et de captage dans l'intérêt de l'alimentation en eau potable, travaux réalisés dans le cadre
du réseau cyclable national, mesures de prévention d'inondations et mesures d'intérêt historique,
archéologique et culturel. L'autorisation du ministre reste requise pour toutes ces dérogations.
Ad. article 6 : Cet article comporte la formule exécutoire.
8
FICHE FINANCIERE
Intitulé du projet : Projet de règlement grand-ducal déclarant zone protégée d'intérêt national sous
forme de réserve naturelle la zone « Kéidenger Brill — Supp » sise sur les territoires des communes de
Larochette, Heffingen, Fischbach et Junglinster
Ministère initiateur : Ministère de l'Environnement, du Climat et du Développement durable
Suivi du projet par : Monsieur Gilles Biver
Tél. : 2478-6834
Courriel : gilles.biver@mev.etatiu
En complément à la note, à l'exposé des motifs et au dossier de classement, il convient de relever que les
interdictions et réglementations prévues par l'avant-projet de règlement grand-ducal n'impliqueront, en ce qui
concerne les mesures de gestion proprement dites, la mise à disposition que de faibles moyens financiers.
Les mesures de conservation et de gestion courantes et déjà existantes se focaliseront sur l'extensification de
l'exploitation agricole, et surtout sur la gestion, voire la restauration des habitats qui sont à l'origine de la
déclaration de cette zone protégée, dont notamment le maintien des forêts alluviales, des roselières et des
mégaphorbi ai es.
Les dépenses relatives à la désignation proprement dite de la zone protégée d'intérêt national seront
imputées sur les crédits ordinaires de l'Administration de la nature et des forêts, et sont estimées comme
suit :
1) enlèvement des essences allochtones : 10.000 € (montant unique),
2) introduction des plants de genévrier : 5.000 € (montant unique),
3) entretien annuel des sentiers didactiques : 1.000 ean,
4) suivi scientifique : 5.000 € (tous les 6 ans),
5) sensibilisation du publique (panneaux) : 5.000 € (montant unique).
9
Conseil supérieur pour la Protection de la Nature
Rapport de la réunion du 30 mars 2018 [Extrait]
Présents :
M. Tom Conzemius
M. Gilles Biver
M. Jan Herr
M. Pascal Pelt
M. Ben Geib
M. Roger Schauls
M. Winfried van Loë (invité Privatbësch)
M. Michel Dostert (invite Privatbësch)
Mme Danièle Murat (invitée ANF)
Mme Lucy Leer (invitée ANF)
M. Julien Reiners (invité ANF)
M. Mike Reckel (invité MDDI)
Mme Karin Riemer (secrétaire)
Excusés :
M. Guy Colling
M. Mikis Bastian
M. Jean-Paul Lickes
M. Hubert de Schorlemer
Mme Nora Welschbillig
M. Marc Weyland
5.
Zone protégée d'intérêt national « Kéidenger Brill-Supp » (présenté par Mme Lucy Leer)
La déclaration de la zone « Kéidenger Brill-Supp » s'inscrit pleinement dans la politique nationale en
matière de la protection de la nature telle que fixée par le « Plan National pour la Protection de la
Nature ». Elle y figure dans l'annexe E « Les zones d'intérêt national » sous le numéro ZPIN 36.
La déclaration de ladite zone avait déjà été avisée favorablement par le CSPN. Cependant, suite à
l'enquête publique et surtout suite à la réalisation de la renaturation de l'Ernz blanche entre Koedange et
le lieu-dit Supp à Heffingen, il a été proposé de modifier le projet et le dossier de classement relatif à la
déclaration de la zone protégée « Kéidenger Brill-Supp ».
Les modifications et les adaptations ayant été présentées, la déclaration de la zone humide vise
essentiellement la protection de la plaine alluviale limitrophe à l'Ernz blanche et surtout des prairies
humides et des habitats nouvellement restaurés.
3 sites Natura2000 sont concernés, à savoir :
Vallée de l'Ernz blanche LLJ0001015
10
•
Pelouses calcaires de la région de Junglinster LU0001020
•
Vallée de l'Ernz Blanche de Bourglinster à Fischbach LU0002005
Le CSPN avise favorablement les modifications apportées au projet visant de déclarer de la zone humide
« Kéidenger Brill-Supp » sous forme de réserve naturelle.
11
FI-SWIPACH
Ministère de PEnvironnement, du aimat
et du Développement durable
Administration de la nature et des forêts
ZONE PROTÉGÉE D'INTÉRÉT NATIONAL
SOUS FORME DE RÉSERVE NATURELLE
• Kéidénger Bal- Sape •
c Partie A
Partie B
Dossier de classement
2018
rve Nat
«Kéidénger Brin - Supp»
ZPIN 16
Dossier de classement « Kéidénger Brill — Supp » ZPIN 36
Koordination :
Administration de la nature et des forêts
Service de la nature
81, Avenue de la Gare
L-9233 Diekirch
Kontaktperson:
Jan HERR
Jan.herr@anf.etat.lu
www.emwelt.lu
LE GOUVERNEMENT
DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG
Administration de la nature et des forêts
Fertigstellung des Dossiers: 2018
Vorwort
Das Gebiet „Kéidénger Brill" in den Gemeinden Larochette, Heffingen, Fischbach und Junglinster
enthält eine reiche und wichtige biologische Vielfalt und wird im 2. Nationalen Naturschutzplan
von 2017 „Plan National pour la Protection de la Nature" (PNPN2) in der Liste der auszuweisenden
nationa len Schutzgebiete aufgelistet (ZPIN36 — Kéidénger Brill — Supp).
Eine offizielle Ausweisungsprozedur wurde schon 2015 in die Wege geleitet. Auf Grund der
Renaturierung der WeiRen Ernz, ergibt sich jedoch die Notwendigkeit die Ausweisungsakte zu
überarbeiten.
Um den veränderten ökologischen Rahmenbedingungen, in Folge der rezenten Renaturierung,
Rechnung zu tragen wurden auRerdem die Gebietsgrenzen angepasst. Dies brachte insbesondere
eine Ausdehnung der Kernzone (Partie A) Richtung Norden, auf die renaturierten Bereiche der
WeiRen Ernz, mit sich. Die Gesamtfläche des Gebiets hat sich jedoch nicht verändert. Andere
bedeutende Änderungen im Vergleich zu der vorigen Fassung sind die Berücksichtigung der 2016
bzw. 2017 veröffentlichten Natura 2000 Managementpläne sowie die Aktualisierung
verschiedener Daten wie Gewässerqualität, Fauna, Flora, etc...
lnhaltsverzeichnis
INHALTSVERZEICHNIS
3
1.
5
ALLGEMEINE GEBIETSBESCHREIBUNG
1.1.
Abgrenzung und Lage
5
1.2.
Geologie und Geomorphologie
6
1.3.
Böden
6
1.4.
Klima
7
1.5.
Hydrologie und Renaturierung der Weillen Ernz
7
1.6.
Historische Nutzungen
9
1.7.
Flächennutzung
10
1.8.
Eigentümer und Bewirtschafter
11
1.9.
Jagd
12
2.
12
SCHUTZWÜRDIGKEIT DES GEBIETES
2.1.
Rechtlicher Rahmen
12
2.2.
Natura 2000 Zielsetzungen für den Bereich Kéidénger Brill
13
2.3.
Lebensräume und Biotope des Untersuchungsgebietes
13
2.4.
Flora des Untersuchungsgebietes
16
2.4.1.
Einteilung in Gefährdungskategorien
16
2.4.2.
Gefährdete Pflanzenarten im Naturschutzgebiet Kéidénger Brill
16
2.5.
18
Fauna
2.5.1.
Insekten
18
2.5.2.
Lurche
19
2.5.3.
Fische und sonstige Wassertiere
19
2.5.4.
Vogel
19
2.5.5.
Säuger
22
3
3. GEFÄHRDUNGEN
23
3.1.
Aufgabe der Bewirtschaftung
24
3.2.
Intensivierung der Landwirtschaft
24
3.3.
Unangepasste Bewirtschaftungsmethoden
26
3.4.
Radweg
26
3.5.
Gebietsfremde Baumarten
26
3.6.
Invasive Arten
26
3.7.
Jagd
27
4.
SCHUTZ UND MANAGEMENT
27
4.1.
Wiederaufnahme der Nutzung
28
Nassbrachen im Gebiet Nei Schmelz
28
Wacholderbestand und ehemaliger Kalkmagerrasen am Unterhang des Haedchesbierg
28
Schilfflächen
28
Extensivierung der Bewirtschaftung und Wiedervernässung
29
iv.
Extensivierung durch Biodiversitätsverträge
29
v.
Pflanzung von Hecken und Solitärbäumen
29
Naturnahe Wälder
29
vi.
Gebietsfremde Baumarten
29
vii.
Naturnahe Waldbewirtschaftung
30
sensibilisierung und Besucherlenkung
30
i.
4.2.
4.3.
4.4.
5. LITERATUR
31
6. ANHÄNGE
33
4
1. Allgemeine Gebietsbeschreibung
1.1. Abgrenzung und Lage
Die Abgrenzung des Gebiets wurde überJahre immer wieder angepasst. Das allererste Mal wurde
eine Abgrenzung für das Gebiet in der „Déclaration d'intention générale" von 1981 vorgeschlagen.
Diese Abgrenzung unterscheidet sich aber sehr stark von der aktuellen Gebietsgrenze. 2013
wurde eine neue Abgrenzung vorgeschlagen, die der aktuellen Abgrenzung schon sehr ähnlich
war. Sie unterscheiden sich hauptsächlich in der Aufteilung in Kern- und Pufferzone. 2018 wurde
der renaturierte Teil der Weißen Ernz im nördlichen Teil des Gebiets mit in die Kernzone
aufgenommen (s. Karte Anhang 1).
Heute umfasst das Naturschutzgebiet (NSG) den Auenbereich der Weißen Ernz von Altlinster bis
Ernzen (s. Karte Anhang 2). Die Westseite wird über die ganze Länge von der C.R.119 begrenzt.
Einzige Ausnahme bildet eine kleinere Fläche nördlich von Koedange auf der Höhe des
Schiltzbierg, wo die mageren Hangwiesen des Koepchesbierg und Wanteschbierg in das
Naturschutzgebiet aufgenommen wurden.
lm Süden wird das Gebiet von der C.R.119 und vom Bauperimeter von Altlinster begrenzt und
nordöstlich von Altlinster von der C.R.130. Südöstlich der Schleifmillen gehören noch einige
Grünlandparzellen zum NSG, dann verläuft die Grenze in nordwestlicher Richtung bis
Härdcheslee. Die Ostgrenze besteht hauptsächlich aus der Unterseite der Sandsteincuesta mit
Ausnahme der am Hang gelegenen Wiesen westlich von Schiltzbierg. Der Bauperimeter von
Ernzen (Larochette) bildet die nördliche Grenze des Gebietes.
lnnerhalb der äußeren Grenzen wurde das Naturschutzgebiet in Kern- (Partie A) und Pufferzone
(Partie B) unterteilt. Die Kernzone (A) beinhaltet die renaturierten Auenbereiche der Weißen Ernz,
sowie die angrenzenden Feuchtwiesen zwischen Ernzen im Norden und der Ortschaft Weyer im
Süden (s. Karte Anhang 2).
lm südlichen Teil erreicht das Naturschutzgebiet, in der Ost-West-Achse, seine höchste Breite, die
etwas mehr als 1 km beträgt. Nördlich der Straße nach Schiltzbierg verengt sich das Tal stark.
Zwischen den ehemaligen Fischteichen und Supp bei Heffingen ist das Tal stellenweise weniger
als 50 m breit. Die Gesamtlänge des Gebietes beträgt etwa 6 km.
Das NSG ist 158,5 ha groß und erstreckt sich über die vier Gemeinden Larochette, Heffingen,
Fischbach und Junglinster. Dabei entfallen auf die Gemeinde Larochette 9,2 ha, auf die Gemeinde
Junglinster 50,3 ha, auf die Gemeinde Heffingen 3,8 ha und auf die Gemeinde Fischbach 95,2 ha.
Die Kernzone A hat eine Fläche von 87,5 ha und die Pufferzone B eine Fläche von 71,0 ha.
ln Bezug auf die Besitzverhältnisse (s. Karte Anhang 3) befinden sich 16,1 ha, also ungefähr 10%
des Gebietes in öffentlichem Besitz. 2,45 ha (1,5 %) sind im Besitz von „natur&ëmwelt — Fondation
Hëllef fir d'Natur". Der Rest der Fläche befindet sich in privatem Besitz, wovon der Großherzog
Haupteigentümer ist.
Das Naturschutzgebiet Kéidénger Brill ist Teil der Natura 2000 — Habitat Gebiete LU0001015
„Vallée de l'Ernz Blanche" und LU0001020 „Pelouses calcaires de la région de Junglinster" sowie
des europäischen Vogelschutzgebietes LU0002005 „Vallée de l'Ernz Blanche de Bourglinster à
5
Fischbach". Die Ausweisung als Schutzgebiet von nationalem lnteresse kommt demnach einer
reglementarischen Umsetzung zum Erreichen der Natura 2000 Zielsetzungen gleich und ist so
auch als Maßnahme in den betreffenden Natura 2000 Managementplänen explizit vorgesehen.
1.2. Geologie und Geomorphologie
Geologisch weist das NSG eine deutliche Zweiteilung auf, die sich ebenfalls in der Morphologie
wiederspiegelt. Der Grund dafür ist eine geologische Verwerfung, die nördlich der Fischteiche in
ostwestlicher Richtung verläuft. Von Altlinster bis zu dieser Verwerfung ist das Tal der Weißen
Ernz verhältnismäßig breit. Nach Norden hin verengt sich dann das Tal. Der Talgrund besteht im
gesamten Gebiet aus alluvialen Talablagerungen (s. Karte Anhang 4).
Süden:
lm südlichen Bereich erreicht das Tal eine maximale Ost-West Breite von etwa 1000 m. Hier wird,
dort wo er nicht von Sedimenten des Flusses überlagert ist, der Steinmergelkeuper (km3) sichtbar.
Die roten Gipsmergel (km2) sind im Untergrund vorhanden, treten aber nur punktuell zutage,
weshalb sie auf der geologischen Karte nicht dargestellt sind. Dennoch beeinflussen sie
gebietsweise die Boden — und hydrologischen Eigenschaften.
Der südliche Teil des NSG weist die typische flachwellige Morphologie der Keuperlandschaft auf.
Hangaufwärts, östlich und westlich des NSG, bildet sich die, für den Lias typische
Schichtstufenlandschaft, die vor allem vom Luxemburger Sandstein (Ii2) geprägt wird. Das Rhät
(ko) und die Psilonotenschichten (lil) treten geomorphologisch nicht sehr stark zum Vorschein.
Norden:
Nördlich der Verwerfung verengt sich das Tal und es erreicht höchstens noch eine Breite von 50
bis 70 m. Hier finden wir den Luxemburger Sandstein wieder, der stellenweise vertikale Felswände
bildet. Das Auensubstrat ist hier viel sandiger als im südlichen Teil des NSG. Die erodierende Kraft
des Flusses zeigt sich hier ebenfalls deutlicher. Er mäandriert manchmal sehr stark und entlang
des Flusses sind die sandigen Uferablagerungen oft klar zu erkennen.
Die Hochebenen, die außerhalb des NSG liegen, aber hydrologisch mit dem Gebiet in Verbindung
stehen, sind an der Westseite und östlich, auf der Höhe von Heffingen, meistens mit
Arietenschichten (Ii3) überlagert. Dieses Sediment bildet oft feste, tonige bis lehmige Böden, die
wenig wasserdurchlässig sind.
1.3. Böden
Zur Beschreibung der Böden wurden die Bodennomenklaturen nach der FAO (1971-1978) und
nach SCHEFFER & SCHACHTSCHABEL (1998) herangezogen.
lm südlichen Teil des NSG von Altlinster bis zu den Verwerfungen nördlich der Fischteiche haben
die Auenböden meist deutliche hydromorphe Merkmale. ln der Nähe des Flusses sind die Böden
oft sandig bis schluffig, weisen eine Schichtung auf und auf den obersten 50 cm deutliche
hydromorphe Merkmale. Die Basensättigung ist höher als 50%. Oberhalb der Reduktionszone
finden sich Rostflecken und schwarze Konkretionen (FeMn) (Eutric Gleysol).
6
Vielerorts, etwas weiter vom Fluss entfernt, findet sich ein mooriger A-Horizont, der an
verschiedenen Stellen eine Mächtigkeit von 10 — 20 cm aufweist. Oft ist das organische Material
stark mit dem mineralischen Bodenmaterial durchmischt. Auch hier ist die Basensättigung höher
als 50% (Mollic Fluvisol).
Am Rande der Aue sind die Böden meist schluffig und stellenweise etwas sandig. In größerer Tiefe
findet sich lehmiges Material mit kleinen Stückchen Holzkohle, ein deutlicher Hinweis auf das
Vorkommen von Kolluvium. Der B-Horizont ist hier in der Regel durch Tonverlagerung
charakterisiert (Bt). lm Allgemeinen ist das Bodenprofil hier ebenfalls schwach entwickelt (Eutric
Regosol und Haplic Luvisol).
An den höher gelegenen Talhängen sind die Böden oft sandiger. Sie zeigen manchmal eine
schwache Podsolidierung, aber die Bodenprofilentwicklung ist nicht sehr ausgeprägt (Arenosol,
Regosol, Luvisol und Leptosol).
Nördlich der Fischteiche verengt sich das Tal der Weißen Ernz. Ab hier wird der Keuper gänzlich
vom Luxemburger Sandstein überlagert, welcher bis an die Flussaue reicht. Die Auenböden sind
sehr sandig und wasserdurchlässig. Stellenweise sind sie von einer dünnen moorigen Schicht
überlagert, die ihrerseits aber wieder von sandigem Sediment abgedeckt sein kann. Die Böden
sind meist als Fluvisol zu bezeichnen. Arenosole und Gleysole können ebenfalls vorkommen.
1.4. Klima
Sowohl in Bezug auf die Temperatur, als auch auf die Niederschläge liegen keine genaueren
Angaben als die der ca. 15 km südlich gelegenen Messstation Findel bzw. der 8 km entfernten
pluviometrischen Station Lorentzweiler.
vor. Aufgrund der geringen Entfernung und der ähnlichen
Höhenlage dürften hier im langjährigen Mittel auch keine größeren Unterschiede bestehen.
Die an der Messstation Godbrange (325m) ermittelte langjährige, mittlere Temperatur liegt bei
9,5°C mit einem Minimum von -17,0°C und einem Maximum von 36°C (2005 — 2017, außer 2009
und 2010). Der durchschnittliche jährliche Niederschlag in dieser Periode beträgt in Godbrange
630,5 L/m2. Der niederschlagsreichste Monat ist der Dezember mit 62,2 L/m2, am trockensten ist
der April mit 33,7 L/m2 (agrimeteo.lu).
Hinsichtlich des Mikroklimas bewirkt die kesselartige, waldlose Tallage im südlichen Teil des
Gebietes eine stärkere Aufhitzung an Sonnentagen. lm nördlichen Teil des Gebietes hingegen ist
es an heißen Sommertagen, bedingt durch den hohen Waldanteil und die Präsenz des Flusses
spürbar kühler.
1.5. Hydrologie und Renaturierung der Weißen Ernz
Der Wasserhaushalt des geplanten NSG wird durch die Weiße Ernz geprägt, die ein Zufluss der
Sauer ist. Sie verläuft von Süden nach Norden quer durch das Gebiet. Rezente Wasseranalysen
der Weigen Ernz zeigen, dass ihre Wasserqualität, basierend auf biologischen und chemischen
Kriterien, als mäßig bis schlecht zu bewerten ist (Tabelle 1).
7
Parameter
Messstation
Physicochemikalischer
Zustand
Biologischer
Zustand
II-5.1 (Unterlauf ab
unbefriedigend* mäßig
unterhalb Medernach)
11-5.2 (Oberlauf bis
mäßig**
mäßig
unterhalb Medernach)
* wegen unbefriedigendem Zustand der Fische
** wegen mittelmäßigem Zustand der Makrophyten
Tabelle 1: Zustand der Weigen Ernz im NSG (AGE, 2015)
Chemischer Zustand
schlecht
schlecht
Auf der Ferraris Karte von 1777 (s. Karte Anhang 5) sind noch ausgedehnte Feuchtwiesen entlang
eines mäandrierenden Flussbettes zu sehen. Seitdem wurden jedoch Magnahmen ergriffen um
die Auenbereiche trocken zu legen: der Flusslauf wurde begradigt und vertieft um das Wasser
schneller abzuleiten und die angrenzenden Wiesen zu drainieren. Augerdem wurden Drainagen
in den Feuchtwiesen angelegt. Die Konsequenz dieser Magnahmen war, dass der
Grundwasserspiegel gesenkt wurde und die Flächen landwirtschaftlich besser zu nutzen waren.
Parallel haben diese Magnahmen aber auch zur Hochwasserproblematik in den urbanisierten
Bereichen flussabwärts beigetragen.
Die Strukturkartierung der Weigen Ernz und der direkten Uferbereichen zeigt, dass die Weige Ernz
sich vor der Renaturierung in einem stark bis sehr stark veränderten hydromorphologischen
Zustand befand, und demnach auch den Zielsetzungen der Wasserrahmenrichtlinie nicht gerecht
wu rde.
Schon im Jahr 2006 wurde eine Studie über die Renaturierung der Weigen Ernz ausgeführt um zu
prüfen ob und wie eine Renaturierung des Flusses der Hochwasserproblematik entgegenwirken
könnte und zeitgleich zur Wiederherstellung der Feuchtzonen in der Aue beitragen könnte. Die
Studie schlug vor die Weige Ernz zurück in den natürlichen Talweg zu verlegen, das Flussbett
anzuheben und das Bachbett zu verbreitern. Folgende Zielsetzungen wurden dabei verfolgt:
Natürliche Wasserretention: da sich das Wasser auch schon bei kleineren HochwasserEreignissen schnell in der Aue ausbreiten kann ohne über einen tiefen künstlichen Kanal direkt
flussabwärts evakuiert zu werden, kann sich das Wasser in der Aue aufstauen und nachher
verlangsamt abfliegen. Damit verringert sich das Hochwasserrisiko für urbanisierte Bereiche
flussabwärts (z.B. Larochette).
Ökologie: durch die Verlegung des Baches in den natürlichen Talweg werden feuchte und
amphibische Zonen wiederhergestellt, indem der Fluss einen Teil seines natürlichen Bettes
zurückerhält und der Grundwasserspiegel ansteigt. Diese Magnahme wirkt sich positiv auf die
Entwicklung der typischen Vegetation der Feuchtgebiete aus und förderte die Ansiedlung einer
angepassten Fauna.
selbstreinigungskraft des Gewässers: die Renaturierung fördert die Selbstreinigungskraft des
Gewässers. Durch die erhöhte Wasseroberfläche und Turbulenzen wird der Austausch von
Sauerstoff zwischen Luft und Wasserkörper gefördert. Dies fördert den Abbau von organischem
8
Material durch Mikroorganismen. AuRerdem nehmen die Wasserpflanzen der amphibischen
Zonen Nährstoffe aus dem Wasser auf, bzw. regen den Abbau von Nährstoffen an.
Attraktiveres Landschaftsbild: die Wiederherstellung einer funktionsfähigen Aue mit einem frei
flieRenden Gewässer und die Ausbildung einer natürlichen Vegetation tragen zu einem
attraktiveren Landschaftsbild bei.
Die RenaturierungsmaRnahmen erstreckten sich von Koedange bis Supp und sollen 2018
abgeschlossen werden. Wie sich die angrenzenden Wälder, Grünlandflächen und Biotope an den
neuen Wasserhaushalt anpassen werden bleibt abzuwarten. Jedoch kann man davon ausgehen,
dass die typischen Vegetationsformen der Feuchtgebiete deutlich zunehmen werden, was
mitweilen auch Veränderungen/Verschiebungen in den bestehenden Biotopen mit sich bringen
kann.
1.6. Historische Nutzungen
Aus den im 18. Jahrhundert erstellten Ferrariskarten (s. Karte Anhang 5) ist ersichtlich, dass
bereits damais das Tal der WeiRen Ernz landwirtschaftlich genutzt wurde. Der Ursprung der
Mähwiesen geht vermutlich noch weiter zurück, in die Zeit nach den Völkerwanderungen, als, wie
Pollenanalysen belegen, groRe Waldflächen gerodet und in Kultur gebracht wurden. Verglichen
mit der heutigen Ausdehnung war die Waldfläche im ausgehenden 18. Jahrhundert wesentlich
kleiner, auch Grenzertragsstandorte wurden genutzt. Vermutlich wurden die Hänge unterhalb der
Sandsteincuesta im südlichen Gebietsteil mit Schafen oder Ziegen beweidet. Darauf deuten die
reliktischen Wacholdervorkommen hin.
Die landwirtschaftliche Nutzung der Talwiesen erfolgte vermutlich in Form von Mähwiesen.
Darauf deutet zum einen die derzeitige Vegetation hin, die das Relikt einer aus Mahd
entstandenen Pfeifengraswiese ist. Die Phosphorarmut des Standortes ist darüber hinaus ein lndiz
für den jahrhundertelangen Nährstoffaustrag durch Mahd. Zum anderen waren die durch
Überschwemmungen und Staunässe geprägten Wiesen der Talaue ein Herd für Viehkrankheiten,
wie z.B. den Leberegel. Durch Trocknen des Heus wurde diese Gefahr eingeschränkt. Die Mahd
erfolgte einmal jährlich im Spätsommer, in den etwas höher gelegenen Bereichen vielleicht auch
zweimal jährlich.
Noch bis Mitte der 1960er Jahre wurden die Wiesen mittels untiefer Gräben be- und entwässert.
Zur Bewässerung wurde die Ernz noch bis vor wenigen Jahrzehnten bei Trockenperioden
aufgestaut. Ein Wehr ist noch vorhanden. Die Wiesen im Ort genannt Pönn, die sich zum gröRten
Teil im Besitz des Schlossherrn von Koedange befanden, wurden von Jahr zu Jahr verpachtet.
Gedüngt wurden diese Wiesen kaum, da sich diese Investition bei der unsicheren Pachtlage nicht
lohnte.
Ebenfalls aus der Ferrariskarte ersichtlich ist der Standort der Fischbacher Schmiede unmittelbar
an der WeiRen Ernz gelegen. Noch heute sind die Überreste des ein Stück entfernt südöstlich
gelegenen, um 1813 errichteten Hochofens zu sehen, welcher bis 1857 in Betrieb war. Dieser liegt
jedoch auRerhalb des NSG. Zeugen der Eisenverhüttung und -verarbeitung finden sich in Form
von Schlacken, Kohlplätzen und Kohlstückchen auch im Bereich des NSG. Interessant ist, dass an
der Stelle der früheren Fischteiche bereits im 18. Jahrhundert ein großer Stauteich existierte.
Dieser wurde vermutlich zum Antrieb der Schmiedehämmer genutzt. Von kulturhistorischer
9
Bedeutung sind die Sandsteinmonolithen der Haerdcheslay, in unmittelbarer Nähe des
Naturschutzgebietes, welche römische Grabinschriften tragen.
1.7. Flächennutzung
Die Flächennutzung ist aus Tabelle 2 ersichtlich (s. auch Karte Anhang 6). Sie beruht auf den
Angaben der OBS -Kartierung (Occupation Biophysique du Sol) von 2016. Weit über die Hälfte des
Gebietes, ca. 100 ha, werden von Grünland eingenommen. Dabei handelt es sich hauptsächlich
um mesophiles Grünland. ln der Regel sind das drei — bis mehrschürige Glatthaferwiesen, die in
Abhängigkeit von der Nutzungsintensität mehr oder weniger artenarm sind. Ausnahmen sind die
wenigen, sehr artenreichen Flächen in Pönn, östlich der Ernz, die aufgrund von
Biodiversitätsverträgen nur zweimal jährlich gemäht und nicht gedüngt werden. Der Rest ist
Feuchtgrünland. Auch hierbei handelt es sich überwiegend um Mähwiesen, Weiden kommen nur
vereinzelt vor.
Die Ackerflächen nehmen gut 7 ha ein. Diese liegen in unmittelbarer Nähe zu Altlinster, allesamt
in der Pufferzone (Partie B).
Die aus der Sicht des Naturschutzes interessanten Schilfflächen, Großseggenriede und
Hochstaudenfluren bestimmen das Bild auf knapp 9% der Fläche (14 ha).
Der Wald bestimmt vor allem im nördlichen Teil des Gebietes das Bild. Nimmt man den Vorwald
dazu, der vor allem im nördlichen Teil des Gebietes im Auebereich die rezent entfichteten Flächen
einnimmt, so ist ein Fünftel (30 ha) des NSG bewaldet.
Nach der Renaturierung hat sich der Wasserhaushalt im Gebiet allerdings erheblich verändert, es
gibt öfters Überschwemmungen und auch der Grundwasserspiegel wurde dauerhaft erhöht.
Deshalb muss man davon ausgehen, dass es in Zukunft zu einer Veränderung in der
Flächennutzung kommen wird. Hauptsächlich ist davon auszugehen, dass es zu einer Ausdehnung
der Feuchtgebiete kommen wird.
Flächennutzung (OBS 2016)
Fläche (ha)
Grünland
103,8
Feuchtgebiete (Großseggenriede und Röhrichte)
14,0
10,8
Buschwerk, Vorwald
7,1
Ackerflächen
7,1
Nadelwald
Sonstige Wälder
6,6
6,2
Laubwald
1,7
Siedlungsbereiche und Straßen
1,4
Naturnahe Gewässer
158,5
Total
Tabelle 2: Verteilung der Flächennutzungen im „Kéidénger Brill"
10
%
65,5 %
8,8 %
6,8 %
4,5 %
4,5 %
4,2 %
3,9 %
1,1 %
0,9 %
100 %
1.8. Eigentümer und Bewirtschafter
Größe und Flâchenanteile
Die Gesamtfläche des zukünftigen Naturschutzgebietes beträgt 158,5 ha.
Territorium der Gemeinde Fischbach: 95,2 ha
Territorium der Gemeinde Larochette: 9,2 ha
Territorium der Gemeinde Junglinster: 50,3 ha
Territorium der Gemeinde Heffingen: 3,8 ha
Verwaltungstechnische Einbindung
Verwaltungstechnisch ist das geplante Naturschutzgebiet Bestandteil:
- Gemeinden: Fischbach, Larochette, Junglinster und Heffingen
- Naturverwaltung: Arrondissement Est, Triage Junglinster; Arrondissement Centre-Est, Triages
Larochette und Marscherwald
- Gemeindesyndikate: SIAS und Naturpark Mëllerdall
Katasterplâne
Die Fläche des geplanten Naturschutzgebietes umfasst folgende Katastersektionen (s. Karte
Anhang 3):
Gemeinde Fischbach
Sektionen Fischbach, Koedange und Weyer
Gemeinde Larochette
Sektion Ernzen
Gemeinde Junglinster
Sektion Altlinster
Gemeinde Heffingen
Sektion Heffingen
Eigentümer
Flâchen (ha)
Eigentümer
% der Gesamtflâche
Partie A
Partie B
Total
2,2
4,5
36,5
1,4
8,0
2,5
3,6
12,5
39,0
2%
8%
25 %
2,5
0,0
2,5
2%
37,3
57,9
95,2
60 %
4,5
1,2
5,7
4%
Gemeinde
Staat
SAR le Grand-Duc
natur&ëmwelt FhN
Privat
Andere Flächen
(Straßen usw...)
100 %
71,0
158,5
87,5
Total
Tabelle 3: Eigentumsverhältnisse im Naturschutzgebiet Kéidénger Brill
(s. auch Karte Anhang 3)
11
Bewirtschafter
Bewirtschafter
Flächen (ha)
Partie A
Partie B
Bewirtschafter 1
18,9
11,2
30,2
Bewirtschafter 2
6,0
7,6
13,7
Total
Bewirtschafter 3
0,1
13,0
13,1
Bewirtschafter 4
0,9
9,0
10,0
Bewirtschafter 5
4,8
3,6
8,4
Bewirtschafter 6
4,2
1,3
5,5
Bewirtschafter 7
0,0
4,5
4,5
Bewirtschafter 8
0,0
4,0
4,0
Bewirtschafter 9
3,6
0,0
3,6
Bewirtschafter 10
0,3
2,3
2,6
Bewirtschafter 11
0,0
2,4
2,4
Bewirtschafter 12
0,0
2,0
2,0
Total
38,8
60,9
99,7
1.9. Jagd
lnsgesamt 6 Jagdlose (239, 240, 294, 322, 335 und 368) erstrecken sich teilweise über das
Naturschutzgebiet. (s. Karte Anhang 7)
2. Schutzwürdigkeit des Gebietes
2.1. Rechtlicher Rahmen
Der Kéidénger Brill wurde 1981 als RN RD08 in einer Absichtserklärung der luxemburgischen
Regierung in Sachen Naturschutz (Déclaration d'intention générale - DIG1981) erstmals in eine
Liste von potentiellen Naturschutzgebieten aufgenommen. Auch im ersten Nationalen
Naturschutzplan von 2007 (PNPN) war das Gebiet als prioritär auszuweisendes Naturschutzgebiet
aufgelistet. Nachdem es auch bis 2017 noch nicht zu einer Ausweisung kam, wurde das Gebiet
wiederum in die Liste der auszuweisenden Naturschutzgebiete des 2. Nationalen
Naturschutzplans von 2017 (PNPN2) übernommen.
Auf europäischer Ebene ist der Kéidénger Brill Teil der Natura 2000 Habitat Gebiete LU0001015
„Vallée de l'Ernz Blanche" und LU0001020 „Pelouses calcaires de la région de Junglinster" sowie
des europäischen Vogelschutzgebietes LU0002005 „Vallée de l'Ernz blanche de Bourglinster à
Fischbach"(s. Karte Anhang 8). Ein gemeinsamer Natura 2000 Managementplan für die Gebiete
LU0001020 und LU0002005 wurde 2016 erstellt. Ein weiterer Natura 2000 Managementplan für
das Gebiet LU0001015, der im Kéidénger Brill lediglich die Aue zwischen Fischbach und Ernzen
betrifft, wurde 2017 fertig gestellt. Alle beide sehen in ihren Langzeitzielen die Ausweisung des
12
Kéidénger Brill als nationales Naturschutzgebiet vor. Eine solche Ausweisung kommt also der
reglementarischen Umsetzung der Zielsetzungen der Natura 2000 Gebiete gleich.
Seit 1981 haben viele Flächen des Gebietes ihre Artenvielfalt, hauptsächlich durch
Entwässerungsmagnahmen und Nährstoffzufuhr, eingebüßt. Viele Tiere und Pflanzen sind
verschwunden oder vom Aussterben bedroht. Umso dringender gebietet sich ein effektiver
Schutz der verbleibenden Aden und ihrer Lebensräume.
2.2. Natura 2000 Zieisetzungen für den Bereich Kéidénger Brill
Die oben erwähnten Managementpläne definieren grobe Langzeitzielsetzungen für die
betroffenen Natura 2000 Gebiete und damit auch für das darin liegende zukünftige
Naturschutzgebiet Kéidénger Brill. Das Naturschutzgebiet liegt grögtenteils in der im Natura 2000
Managamentplan definierten „Flussaue und Flieggewässer"-Zone. Folgende generelle
Zielsetzungen werden für diese Zone definiert:
•
Verbesserung der Strukturierung der Weigen Ernz sowie deren Aue
•
Verbesserung der Wasserqualität durch unter anderem verringerte Nährstoffeinträge
•
Erhalt und Wiederherstellung der Nahrungsräume für Vögel durch den Erhalt einer
und Erhalt der Grünländer entlang des Gewässers
strukturierten Landschaft mit Weiden, Wiesen, Brachen und Feuchtgrünländern die
extensiv genutzt werden
Als europaweit geschützte Ziellebensräume werden Auwälder (91E01, Hochstaudenfluren (6430)
und Pfeiffengraswiesen (6410) genannt. Bei den Tieren handelt es sich prioritär um Aden wie
Groger Feuerfalter, Wachtelkönig, Eisvogel, sowie schilfbewohnende Aden wie Wiesenpieper,
Rohrammer oder Teichrohrsänger.
2.3. Lebensräume und Biotope des Untersuchungsgebietes
Das folgende Kapitel basiert auf dem 2014 veröffentlichten Offenland-Biotopkataster, auf den
Daten der 2016 durchgeführten Waldbiotopkartierung, sowie auf einer weiteren
Biotopkartierung die im Zuge der Renaturierung der Weigen Ernz von der Naturverwaltung in
Auftrag gegeben wurde. Da sich aufgrund der sehr rezenten Renaturierung der Weigen Ernz der
Wasserhaushalt der Aue verändert hat, es zu häufigeren kleinen Überschwemmungsereignissen
im Gebiet kommen wird und der Grundwasserspiegel augerdem dauerhaft erhöht wurde, muss
man davon ausgehen, dass es in Zukunft zu Verschiebungen, bzw. Ausdehnung der Feuchtbiotope
kommen wird. lnsbesondere dürfte es zu einer Ausdehnung des Auwaldes, der Feuchtwiesen und
-brachen und der Röhrichte kommen, was natürlich auch mit der zukünftig möglichen
Bewirtschaftung zusammenhängt.
Es wird hier auf detaillierte Beschreibungen der Biotoptypen verzichtet. Diese können folgenden
Dokumenten entnommen werden:
1) Leitfaden zur Bewirtschaftung der nach Artikel 17 des Naturschutzgesetzes geschützten
2)
Offenlandbiotope
Leitfaden für forstliche Bewirtschaftungsma8nahmen von geschützten Waldbiotopen
13
Fläche (ha)
Biotoptyp
Partie A
Partie
B
Gesamt
% Gesamtfläche
Naturschutzgebiet
3140
0,1
0,0
0,1
0,1 %
6210
0,6
1,3
1,9
1,2 %
0,0
0,0
6,5
4,1
5 St.
8,7
5,3
6 St.
6,9
0,3
17,6
4,4 %
0,2 %
11,1 %
2,8
1,8 %
8,2 %
0,2 %
0,1 %
0,6 %
0,7 %
3,3 %
Offenlandbiotope
Oligo- bis mesotrophe Stillgewässer mit
Characeen-Vegetation
Trespen-Schwingel-Kalk-Halbtrockenrasen
Feuchte Hochstaudensäume entlang von
Gewässern und Feuchtwäldern
Magere Flachlandmähwiese
Großseggenriede (Magnocaricion)
Quellen
Röhrichte
Naturnahes Stillgewässer
Sumpfdotterblumenwiesen
Nassbrachen, Quellsümpfe, Niedermoore
und Kleinseggenriede
6430
6510
BK04
BK05
BK06
BK08
BK10
2,2
1,2
1 St.
6,9
0,3
17,4
BK11
2,8
91E0
6430
8220
9110
9130
BK12
13,0
0,3
0,1
0,0
0,7
1,1
0,0
0,0
0,3
0,0
13,0
0,3
0,1
0,0
1,0
1,1
BK13
1,3
3,9
5,2
0,2
5,5 %
3,3 %
Waldbiotope
Auenwald
Feuchte Hochstaudenfluren
Silikatfelsen und ihre Felsspaltenvegetation
Hainsimsen-Buchenwald (Luzulo-Fagetum)
Waldmeister-Buchenwald (Melico-Fagetum)
Permanentes Fließgewässer
Laubhochwälder mit mehr als 50%
Laubbaumarten
Strukturierte Waldränder
BK15
Total Biotop:
0,0
0,3
0,1
0,4
0,3 %
48,0
16,4
64,4
41,0 %
Tabelle 4: Liste mit allen Biotoptypen des nationalen Biotopkatasters mit ihrer GröRe
(0,0 bedeutet, dass das Biotop auf einer Flàche <0,1 ha vorhanden ist)
Nach Anhang 1 der FFH-Richtlinie geschützte Biotope
FF11 91E0* «Rest »-Bestände von Erlen-, Eschen- und Weichholzauenwäldern an FlieRgewässern
(Alnion glutinoso -incanae)
Auwälder kommen im Untersuchungsgebiet hauptsächlich in der Form des bachbegleitenden
Erlen-Eschenwaldes vor, der in nördlicher Richtung ab der Höhe von Schiltzbierg den Bach fast
durchgängig säumt. Auf großen Teilen seiner Fläche ist dieser Galeriewald beidseitig des Ufers
mehrere Meter breit und gut strukturiert. Dort wo er zu den angrenzenden Feuchtbrachen und
Schilfflächen überleitet, ist er gut bis sehr gut entwickelt.
Durch die Renaturierung ist eine Ausdehnung des Auwaldes zu erwarten. lnsbesondere Flächen
die jetzt zu nass sind um weiter in einer Bewirtschaftung zu bleiben dürften sich langfristig zu
Auwald entwickeln.
lm Bereich zwischen Altlinster und Schiltzbierg ist der potenziell natürliche bachbegleitende ErlenEschenwald nur noch reliktisch in Form vereinzelter Bäume anzutreffen.
Daneben findet sich im Bereich Nei Schmelz ein kleinflächiger, relativ gut entwickelter Erlenwald
der Assoziation Macrophorbio-Alnetum. Dieser Bestand hat sich vermutlich von selbst auf dem
quelligen Gelände entwickelt und stellt demnach hier die potenzielle natürliche Vegetation dar.
14
In der Vergangenheit wurden Teile des Bestandes jedoch zurückgedrängt, um die sehr seltene
Feuchtwiesenvegetation des Gebietes zu erhalten.
Formationen von Juniperus communis auf Kalkheiden und -rasen
vor. lm Bereich Pönn finden sich
lm Untersuchungsgebiet kommt der Biotoptyp aktuell nicht mehr.
am Waldrand jedoch wenige Exemplare des Wacholders in einem stark verbuschten KalkHalbtrockenrasen. Bei entsprechender Bewirtschaftung könnte sich die Fläche (BK_272412083)
wieder zum entsprechenden Biotoptyp entwickeln.
FFH 6210 Kalkmagerrasen
Die Kalkmagerrasen des Untersuchungsgebietes sind nur mäßig bis schlecht ausgebildet.
Aufgrund von Nährstoffeinträgen und Verbuschung sind sie floristisch stark verarmt. Orchideen
wu rden rezent keine mehr nachgewiesen.
FFH 6410 Pfeifengraswiesen auf kalkreichem Boden, torfigen und tonig-schluffigen Böden
(Molinion caeruleae)
Pfeifengraswiesen sind als solche im Gebiet aktuell keine mehr zu finden. Allerdings findet man
auf verschiedenen Flächen noch Relikte von ehemaligen Pfeifengraswiesen mit Aden wie
Scorzonera humilis und Molinia caerulea.FFH 6510 Magere Flachland-Mähwiesen
lnsgesamt sind die Wiesen in gutem bis hervorragendem Zustand. Dies ist jedoch darauf zurück
zu führen, dass schlechtere Flächen im Rahmen des Biotopkatasters nicht aufgenommen wurden,
da sie die Anforderungen nicht erfüllen. Bei den meisten Grünlandflächen im NSG handelt es sich
um eher artenarme, von wenigen hochwüchsigen Gräsern dominierte Wiesen, die hauptsächlich
für Silage genutzt werden.
Die kartierten Flächen hingegen sind verhältnismäßig artenreich; vielfach mit Aden die zum
Kalkmagerrasen überleiten, wie Briza media, Bromus erectus, Primula veris und Sanguisorba
minor. Bei den meisten Flächen handelt es sich jedoch nicht um Mähwiesen, sondern um extensiv
genutzte Weiden. Bezeichnenderweise liegen diese Weiden im Hangbereich der nur begrenzt
maschinell befahrbar ist.
FFH 9130 Waldmeister-Buchenwald (Asperulo-Fagetum)
Der Waldmeister-Buchenwald ist die potenzielle natürliche Waldgesellschaft des Gebietes
auRerhalb der Aue. Derzeit ist jedoch der GroRteil der geeigneten Flächen mit Nadelhölzern
bestockt oder besteht aus Vorwaldflächen. Bei naturnaher Bewirtschaftung können sich diese
Flächen zum Waldmeister-Buchenwald entwickeln.
Biotope nach Art. 17 des Naturschutzgesetztes
Biotoptypen des Offenlandes nach Artikel 17 des modifizierten Naturschutzgesetzes vom 19.
Januar 2004, die keinen Schutzstatus nach der europäischen Flora-Fauna-Habitatrichtlinie
genieRen.
15
Röhrichte (BK06)
Bei den im Untersuchungsgebiet vorkommenden Röhrichten handelt es sich ausschließlich um
Schilfröhricht. Bestände der Assoziation Phragmitetum australis sind in der Regel sehr artenarm.
Neben dem dominanten Schilf finden sich nur wenige Aden wie Galium aparine und Urtica dioica.
Als Lebensraum beherbergen die Schilfröhrichte jedoch eine Vielzahl von Tieren, die sich auf diese
Gesellschaft spezialisiert haben.
Calthion-Wiesen (BK10)
Die Sumpfdotterblumenwiesen stellen flächenmäßig das größte Biotop des Kéidénger Brill. Sie
gehören mit zu den artenreichsten des Landes und sind einer der Hauptgründe für Ausweisung
des Kéidénger Brill zum Schutzgebiet. Besonders im Bereich Pönn beherbergen die CalthionWiesen floristische Seltenheiten wie die Salz-Teichsimse (Schoenoplectus tabernaemontani), das
Sumpf-Läusekraut (Pedicularis palustris), die Niederliegende Schwarzwurzel (Scorzonera humilis)
und das Schmalblättrige Wollgras (Eriophorum polystachion). Ein Teil der Wiesen geht vermutlich
auf die frühere Nutzung als Streuwiesen zurück und hat sich durch geänderte
Bewirtschaftungsweisen zum Calthion entwickelt.
FlieRgewässer (BK12)
Das Untersuchungsgebiet wird maggeblich von der Aue der Weißen Ernz geprägt. Der Bach selbst
hat jedoch im südlichen Teil keinen Einfluss mehr auf die Entwicklung der Aue, da er hier
geradlinig verläuft und stark eingetieft ist. Ab Koedange jedoch, wo der Bach renaturiert wurde,
ist die natürliche Anbindung des Fließgewässers an die Aue wiedergegeben. lnsbesondere in
diesem Teil hat die Renaturierung zu einer drastischen Verbesserung der Hydromorphologie der
Weißen Ernz geführt.
2.4. Flora des Untersuchungsgebietes
2.4.1. Einteilung in Gefährdungskategorien
Der Gefährdungsgrad der Pflanzenarten Luxemburgs in der „Roten Liste" wird in folgende
Kategorien eingeteilt (COLLING 2005):
Gefährdungsgrad
RE
Regional ausgestorben
CR
Vom Aussterben bedroht
EN
Stark gefährdet
VU
Gefährdet
NT
Potentiell gefährdet
Tabelle 5: Gefährdungskategorien der IUCN
2.4.2. Gefährdete Pflanzenarten im Naturschutzgebiet Kéidénger Brill
Nachfolgend (Tabelle 6) sind die seltenen Pflanzenarten des Naturschutzgebietes aufgeführt
mitsamt Rote-Liste —Status. lnsgesamt finden sich 38 Rote-Liste-Arten im Gebiet, davon sind 4
16
vom Aussterben bedroht, 10 stark gefährdet, 19 gefährdet und 5 potenziell gefährdet.
Hervorzuheben sind Arten wie Wollgras (Eriophorum polystachion), Graue Seebinse (Scirpus
tabernaemontani), Lücken-Segge (Carex distans), Sumpf-Dreizack (Triglochin palustre),
Einspelzige Sumpfbinse (Eleocharis uniglumis), Geflecktes und Breitblättriges Knabenkraut
(Dactylorhiza maculata, D. fistulosa), Sumpfläusekraut (Pedicularis palustris) und Niedrige
Schwarzwurzel (Scorzonera humilis), die in der roten Liste Luxemburgs als „stark gefährdet" bzw.
„vom Aussterben bedroht" geführt werden. Die meisten dieser Aden sind im NSG Kéidénger Brill
noch in verhältnismäßig green Populationen anzutreffen, ebenso wie die Sumpf-Stendelwurz
(Epipactis palustris), die in Nei Schmelz einen der letzten Standorte ihrer Verbreitung in
Luxemburg hat.
Art
RL-
1995
2004
2006
2010
Status
Avenula pubescens
NT
+
+
+
Berula erecta
VU
+
+
+
Caltha palustris
NT
+
+
Carex cuprina
VU
+
Carex distans
EN
+
Carex echinata
VU
+
Centaurium erythraea
VU
+
Cephalanthera damasonium
NT
+
Cirsium acaule
VU
+
Colchicum autumnale
VU
+
Convallaria majalis
NT
+
Dactylorhiza maculata
EN
Dactylorhiza majalis
+
+
+
VU
+
+
Eleocharis uniglumis
CR
+
Epipactis palustris
EN
Eriophorum polystachion
EN
Festuca lemanii
VU
+
Gymnadenia conopsea
VU
+
+
tris pseudacorus
VU
+
+
+
+
17
+
+
+
+
+
Juncus compressus
VU
+
Juniperus communis
EN
+
Odontites vernus ssp.
EN
+
+
+
+
+
Serotinus
Orchis purpurea
VU
+
Pedicularis palustris
EN
+
Poo palustris
VU
+
Polygala calcarea
VU
+
Primula veris
VU
+
+
+
Rhinanthus minor
NT
+
+
+
Rosa rubiginosa
VU
+
Schoenoplectus
CR
+
+
Scorzonera humilis
EN
+
+
Scrophularia auriculata
CR
+
Scrophularia umbrosa
VU
+
Selinum carvifolia
VU
+
Triglochin palustre
CR
+
Valeriana dioica
EN
Verbascum denisflorum
VU
Veronica anagallis-aquatica
EN
tabernaemontani
+
+
+
+
Tabelle 6: Seltene und gefährdete Pflanzenarten im NSG Kéidénger Brill
2.5. Fauna
ln diesem Kapitel werden einige Tiere, insofern sie für bestimmte Naturwerte indikativ sind, näher
beschrieben. Die Karte in Anhang 10 zeigt die wichtigsten Aden im Gebiet.
2.5.1. lnsekten
Libellen
Von den vier beobachteten Libellen ist eine, die Gebänderte Prachtlibelle (Calopteryx splendens),
als zurückgehend (V) auf der Roten Liste (PROESS 2006) vermerkt. Dass nur vier Libellenarten im
NSG beobachtet worden sind, ist, obwohl es sich hier um ein großes Feuchtgebiet handelt, kein
gutes Vorzeichen. Bei einer Begehung im Sommer 2006 wurde ebenfalls die Blauflügel-
18
Prachtllibelle (Calopteryx virgo) beobachtet. Abzuwarten ist wie sich die Libell …
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.