Loi – loi luxembourgeoise sur le climat de 2020 pour corriger des erreurs et s'aligner sur la
De quoi traite ce texte ?
Cette loi modifie la loi luxembourgeoise sur le climat de 2020 pour corriger des erreurs et s'aligner sur la législation européenne concernant le système d'échange de quotas d'émission (SEQE).
Pour qui: Les installations dont la Commission européenne a refusé l'inscription sur la liste visée par la directive 2003/87/CE; Les secteurs des transports, de l'agriculture et de la sylviculture.
L’essentiel
- Pays
- Luxembourg
- Domaine du droit
- Autres dispositions légales
- Articles
- 101
- Source
- legilux.public.lu
- Texte récupéré le
- Explication mise à jour le
Que réglemente ce texte ?
- Les allocations d'émissions annuelles pour certains secteurs jusqu'au 31 décembre 2030.
- L'octroi de quotas gratuits aux installations.
- L'établissement et la publication de listes nationales d'installations couvertes par la loi.
- La renumérotation et la modification de l'annexe III de la loi originale.
Qui est concerné par ce texte ?
- Les installations dont la Commission européenne a refusé l'inscription sur la liste visée par la directive 2003/87/CE.
- Les secteurs des transports, de l'agriculture et de la sylviculture.
Quels sont les points clés ?
- Un règlement grand-ducal déterminera les allocations d'émissions annuelles pour une première période allant jusqu'au 31 décembre 2030.
- Le ministre ne peut pas octroyer de quotas gratuits aux installations refusées par la Commission européenne.
- L'administration établit une première liste nationale des installations pour la période de cinq ans débutant le 1er janvier 2021, et des listes subséquentes tous les cinq ans.
- Les listes nationales des installations sont publiées sur un site internet dédié et notifiées à la Commission européenne.
Autres dispositions légales
Texte de loi
Texte de loi
Sommaire (101)
- Art.2 L'article 31, paragraphe 2 de la même loi est modifié comme suit
- Art.3 L'article 32 de la même loi est abrogé
- Art.4 L'annexe 111de la même loi, qui est renumérotée « ANNEXE 11 », est mod
- Art. 2 Définitions
- Art. 3 Annexes
- Art. 4 Principes et objectifs climatiques nationaux
- Art. 5 Objectifs climatiques sectoriels
- Art. 6 Plateforme pour l'action climat et la transition énergétique
- Art. 7 Observatoire de la politique climatique
- Art. 8 Projet de plan national intégré en matière d'énergie et de climat
- Art. 9 Plan national intégré en matière d'énergie et de climat
- Art. 10 Mise à jour du plan national intégré en matière d'énergie et de climat
- Art. 11 Stratégie à long terme pour la réduction des émissions de gaz à effet
- Art. 12 Stratégie d'adaptation aux effets du changement climatique
- Art. 13 Fonds climat et énergie
- Art. 14 Investissements éligibles
- Art. 15 Alimentation du fonds
- Art. 16 Champ d'application
- Art. 17 Quantité totale de quotas pour l'aviation
- Art. 18 Méthode d'allocation des quotas pour l'aviation par mise aux enchères
- Art. 19 Octroi et délivrance de quotas aux exploitants d'aéronefs
- Art. 20 Réserve spéciale pour certains exploitants d'aéronefs
- Art. 21 Programmes de suivi et de notification
- Art. 22 État membre responsable
- Art. 23 Autorisation d'émettre des gaz à effet de serre
- Art. 24 Demande d'autorisation d'émettre des gaz à effet de serre
- Art. 25 Conditions de délivrance et contenu de l'autorisation d'émettre des ga
- Art. 26 Changements concernant les installations
- Art. 27 Quantité de quotas pour l'ensemble de l'Union
- Art. 28 Adaptation de la quantité de quotas délivrée pour l'ensemble de l'Unio
- Art. 29 Mise aux enchères des quotas
- Art. 30 Délivrance de quotas à titre gratuit
- Art. 31 Mesures nationales d'exécution
- Art. 33 Activités de projets
- Art. 34 Transfert, restitution, suspension, annulation et réclamation de quota
- Art. 35 Validité des quotas
- Art. 36 Surveillance et déclaration des émissions SEQE
- Art. 37 Vérification et accréditation
- Art. 38 Diffusion d'informations et secret professionnel
- Art. 39 Accès à l'information
- Art. 40 Registres
- Art. 41 Administration
- Art. 42 Amendes administratives
- Art. 43 Mesures administratives
- Art. 44 Recherche et constatation des infractions
- Art. 45 Prérogatives et pouvoirs de contrôle
- Art. 46 Sanctions pénales
- Art. 47 Disposition modificative
- Art. 48 Disposition abrogatoire
- Art. 49 Dispositions transitoires
- Art. 50 Intitulé de citation
- Article 2 Champ d'application
- Article 3 Définitions
- Article 4 Une autorisation d'émettre des gaz à effet de serre peut couvrir
- Article 7 Changements concernant les installations
- Article 8
- Article 5 a) de l'installation et de ses activités ainsi que des technologies
- Article 6 Conditions de délivrance et contenu de l'autorisation
- Article 9 Plan national d'allocation de quotas
- Article 17 Accès à l'information
- Article 19 Registres
- Article 22 Modifications de l'annexe III
- Article 20 Administrateur central
- Article 23
- Article 24
- Article 21 Procédures pour l'inclusion unilatérale d'activités et de gaz
- Article 25 Liens avec d'autres systèmes d'échange de droits d'émission de gaz à e
- Article 26 Modification de la directive 96/61/CE
- Article 27 Exclusion temporaire de certaines installations
- Article 28 Mise en commun
- Article 30
- Article 32 Entrée en vigueur
- Article 33
- Article 31 Destinataires
- Article 3 bis Champ d'application
- Article 3 ter Activités aériennes
- Article 3 quater Quantité totale de quotas pour l'aviation
- Article 3 quinquies Méthode d'allocation des quotas pour l'aviation par mise aux
- Article 3 sexies Octroi et délivrance de quotas aux exploitants d'aéronefs
- Article 3 octies Programmes de suivi et de notification
- Article 9 bis Adaptation de la quantité de quotas délivrée pour l'ensemble de la
- Article 10 Mise aux enchères des quotas
- Article 10 bis Règles communautaires transitoires concernant la délivrance de
- Article 10 ter Mesures destinées à soutenir certaines industries à forte intensité
- Article 11 bis Utilisation des REC et des URE résultant d'activités de projet dans
- Article 11 ter Activ ités de projets
- Article 12 Transfert, restitution et annulation de quotas
- Article 13 Validité des quotas
- Article 14 Surveillance et déclaration des émissions
- Article 15 • M4
- Article 15 bis Diffusion d'informations et secret professionnel
- Article 16 SanctiOns
- Article 18 A utorité compétente
- Article 18 bis État membre responsable
- Article 18 ter Assistance d'Eu rocon trol
- Article 21 bis Contributions aux activités de renforcement des capacités
- Article 24 bis Règles harmonisées concernant les projets de réduction des
- Article 25 bis N1esures prises par les pays tiers pour réduire l'impact de l'aviation
- Article 28 bis Dérogations applicables par anticipation de la mise en œuvre, d'ici
- Article 29 Rapport visant à assurer un meilleur fonctionnement du marché du
- Article 29 bis Mesures en cas de fluctuations excessives des prix
LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Environnement, du Climat et du Développement durable Projet de loi modifiant la loi modifiée du 15 décembre 2020 relative au climat Art.ler. L'article 5, paragraphe 2, première phrase, de la loi modifiée du 15 décembre 2020 relative au climat est modifié comme suit : « (2) Un règlement grand-ducal détermine les allocations d'émissions annuelles des secteurs visés à l'article 5, paragraphe 1 er, pour une première période allant jusqu'au 31 décembre 2030. »
Art.2L'article 31, paragraphe 2 de la même loi est modifié comme suit
« (2) Le ministre ne peut octroyer de quotas à titre gratuit aux installations dont la Commission a refusé l'inscription sur la liste visée à l'article 11, paragraphe 1 er, de la directive 2003/87/CE précitée.
L'administration établit une première liste nationale des installations couvertes par la présente loi pour la période de cinq ans débutant le 1er janvier 2021 et, tous les cinq ans par la suite, des listes nationales subséquentes des installations en question pour chaque période ultérieure de cinq ans. Les listes, qui sont publiées par l'administration sur un site internet installé à cet effet, sont notifiées à la Commission européenne. »
Art.3L'article 32 de la même loi est abrogé
Art.4L'annexe 111de la même loi, qui est renumérotée « ANNEXE 11 », est modifiée comme suit
« 1. A la ligne du tableau visant le secteur « Transports », les termes « et par voie d'eau (domestique) (1A4b) » sont remplacés par les termes « et par voie d'eau (domestique) (1A3d) » ;
1 Adresse postale:
L-2918 Luxembourg Tél. (+352) 247-86824 Fax (+352) 400 410 4, place de l'Europe L-1499 Luxembourg www.emwelt.lu www.gouvernement.lu Exposé des motifs Le présent projet de loi se propose de corriger des erreurs matérielles dans la loi modifiée du 15 décembre 2020 relative au climat.
Outre quatre redressements mineurs, il y a lieu — dans un souci de conformité avec la législation de l'Union européenne portant sur la phase 4 du régime anciennement appelé « ETS » et nouvellement dénommé « SEQE de l'UE » — de donner une suite à deux remarques formulées par la Commission européenne dans le contexte de la transposition, par le biais de la loi précitée, de la directive (UE) 2018/410 du Parlement européen et du Conseil du 14 mars 2018 modifiant la directive 2003/87/CE afin de renforcer le rapport coût-efficacité des réductions d'émissions et de favoriser les investissements à faible intensité de carbone, et la décision (UE) 2015/1814.
Dans leur courrier afférent, les services concernés de la Commission européenne ont soulevé les interrogations suivantes :
Article 1(17) of Directive (EU) 2018/410 (amending Article 11(1) of Directive 2003/87/EC): This provision establishes the submission of the list of installations covered by the ETS Directive every five years, which is related to the amended definition of a new entrant in Article 3(h) of Directive 2003/87/EC. However, the provision cited for the transposition of Article 11(1) does not refer to the 5-year cycle for the list of installations. Could you please clarify?
Article 1(18) of Directive (EU) 2018/410 (amending Article lla of Directive 2003/87/EC): on the use of international credits. According to Art. 32 of your transposition instrument, CERs and ERUs from projects in third countries that have ratified the Paris Agreement are accepted.
However, according to the provisions of the revised EU ETS Directive, international credits can no longer be used for EU ETS compliance in 2021-2030. Could you please explain how Art. 32 is compatible with the rules of the ETS Directive?
Concernant la première remarque, il y a donc lieu de reprendre les dispositions afférentes dans le cadre de l'article 31 de la loi précitée, alors même que les obligations en question sont mises en pratique par l'Administration de l'environnement.
Pour ce qui est de la deuxième remarque, il y a lieu d'abroger l'article 32 de la loi précitée. En effet, les unités de réductions certifiées d'émissions (REC) et les unités de réduction des émissions (URE) ne peuvent plus être utilisées dans la phase IV de l'EU ETS. Les entités qui ont un droit au crédit restant pouvaient échanger les REC ou URE achetées jusqu'à la fin avril 2021 en quotas de phase Ill.
2 Commentaire des articles Ad article 1': L'article redresse une erreur matérielle, alors que la période en question couvre les années 2021 à 2030 inclusivement.
Ad article 2 : A la lumière des remarques formulées par la Commission européenne, l'article régularise, dans le cadre de l'article 31, la transposition de dispositions afférentes introduites par la directive (UE) 2018/410.
Ad article 3 : L'abrogation de l'article 32 s'explique par le fait que les de réductions d'émissions certifiées (REC) et les unités de réduction des émissions (URE) ne peuvent plus être utilisées dans la phase IV de l'EU ETS.
Ad article 4 : L'annexe III est renumérotée et des erreurs matérielles sont redressées.
3 Fiche financière Concerne : Projet de loi modifiant la loi modifiée du 15 décembre 2020 relative au climat Le présent projet de loi n'a pas d'impact financier sur le budget de l'Etat. - 4 Loi du 15 décembre 2020 relative au climat et modifiant la loi modifiée du 31 mai 1999 portant institution d'un fonds pour la protection de l'environnement TEXTE COORDONNE Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Notre Conseil d'Etat entendu ;
De l'assentiment de la Chambre des Députés ;
Vu la décision de la Chambre des Députés du 03 décembre 2020 et celle du Conseil d'Etat du 15 décembre 2020 portant qu'il n'y a pas lieu à second vote ;
Avons ordonné et ordonnons
Chapitre 1" Dispositions générales
Art. ler. Objet
10 de la Convention-Cadre des Nations unies sur les changements climatiques, à New York le 9 mai 1992, approuvé par la loi du 4 mars 1994 ;
2° du Protocole de Kyoto à la Convention-Cadre des Nations unies sur les changements climatiques, et de ses annexes A et B, adopté à Kyoto le 11 décembre 1997, approuvé par la loi du 29 novembre 2001 ;
3° de l'amendement au Protocole de Kyoto à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, adopté à Doha le 8 décembre 2012, approuvé par la loi du 27 février 2015 ;
4° de l'Accord de Paris, adopté à Paris le 12 décembre 2015, approuvé par la loi du 28 octobre 2016 ;
5° des directives, règlements et décisions de l'Union européenne adoptés en exécution des obligations de droit international précitées.
1° du plan national intégré en matière d'énergie et de climat ;
2° de la stratégie d'adaptation aux effets du changement climatique ;
3° de la stratégie à long terme pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre ; aux fins d'exécution du règlement (UE) 2018/1999 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2018 sur la gouvernance de l'union de l'énergie et de l'action pour le climat, modifiant les règlements (CE) no 663/2009 et (CE) n° 715/2009 du Parlement européen et du Conseil, les directives 94/22/CE, 98/70/CE, 2009/31/ CE, 2009/73/CE, 2010/31/UE, 2012/27/UE et 2013/30/ UE du 5 Parlement européen et du Conseil, les directives 2009/119/CE et (UE) 2015/652 du Conseil et abrogeant le règlement (UE) n° 525/2013 du Parlement européen et du Conseil ;
Art. 2Définitions
Aux fins de la présente loi, on entend par:
10 « quota» : le quota autorisant à émettre une tonne d'équivalent-dioxyde de carbone au cours d'une période spécifiée, valable uniquement pour respecter les exigences de la présente loi, et transféra ble conformément aux dispositions de la présente loi ;
2° « émissions» : le rejet dans l'atmosphère de gaz à effet de serre ;
3° « émissions SEQE» : le rejet dans l'atmosphère de gaz à effet de serre, à partir de sources situées dans une installation, ou le rejet, à partir d'un aéronef effectuant une activité aérienne visée à l'annexe l, de gaz spécifiés en rapport avec cette activité ;
4° « zéro émissions nettes» : l'état dans lequel toute émission anthropique résiduelle de gaz à effet de serre est contrebalancée par des absorptions anthropiques équivalentes ;
50 « gaz à effet de serre» : les gaz énumérés à l'annexe 11 de la directive 2003/87/CE du Parlement européen et du Conseil du 13 octobre 2003 établissant un système d'échange de quotas d'émission de gaz à effet de serre dans l'Union et modifiant la directive 96/61/CE du Conseil, telle que modifiée par acte délégué de la Commission européenne pris en conformité des articles 22 et 23 de cette directive, et les autres composants gazeux de l'atmosphère, tant naturels qu'anthropiques, qui absorbent et renvoient un rayonnement infrarouge ;
6° « autorisation d'émettre des gaz à effet de serre» : l'autorisation délivrée conformément aux articles 24 et 25 ;
70 « installation» : une unité technique fixe où se déroulent une ou plusieurs des activités indiquées à l'annexe l ainsi que toute autre activité s'y rapportant directement qui est liée techniquement aux activités exercées sur le site et qui est susceptible d'avoir des incidences sur les émissions et la pollution ;
8° « exploitant» : toute personne qui exploite ou contrôle une installation ou toute personne à qui un pouvoir économique déterminant sur le fonctionnement technique de l'installation a été délégué ;
9' « personne» : toute personne physique ou morale ;
100 « nouvel entrant »: toute installation poursuivant une ou plusieurs des activités énumérées à l'annexe l, qui a obtenu une autorisation d'émettre des gaz à effet de serre pour la première fois au cours du délai commençant à courir trois mois avant la date prévue pour la présentation de la liste 6 visée à l'article 11, paragraphe ler, et expirant trois mois avant la daté prévue pour la présentation de la liste suivante au titre dudit article ;
110 « public» : une ou plusieurs personnes ainsi que les associations, organisations ou groupes constitués par ces personnes ;
12° « tonne d'équivalent-dioxyde de carbone» : une tonne métrique de dioxyde de carbone (CO2) ou une quantité de tout autre gaz à effet de serre visé à l'annexe II ayant un potentiel de réchauffement planétaire équivalent ;
13° « activité de projet»: une activité de projet approuvée par une ou plusieurs parties visées à l'annexe I de la Convention cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques, faite à New York, le 9 mai 1992, telle qu'approuvée par une loi du 4 mars 1994, et dénommée ci-après «CCNUCC», conformément à l'article 6 ou 12 du Protocole à ladite Convention, fait à Kyoto, le 11 décembre 1997, tel qu'approuvé par une loi du 29 novembre 2001 et dénommé ci-après le «Protocole» et aux décisions adoptées en vertu de la CCNUCC ou du Protocole, pour autant que lesdites parties aient ratifié le Protocole ;
14° « unité de réduction des émissions » ou « URE » : une unité délivrée en application de l'article 6 du Protocole, et des décisions adoptées en vertu de la CCNUCC ou du Protocole ;
150 « réduction d'émissions certifiées » ou « REC » : une unité délivrée en application de l'article 12 du Protocole et des décisions adoptées en vertu de la CCNUCC ou du Protocole ;
16° « exploitant d'aéronef » : la personne qui exploite un aéronef au moment où il effectue une activité aérienne visée à l'annexe I ou, lorsque cette personne n'est pas connue ou n'est pas identifiée par le propriétaire de l'aéronef, le propriétaire de l'aéronef lui-même ;
17° « transporteur aérien commercial » : un exploitant qui fournit au public, contre rémunération, des services réguliers ou non réguliers de transport aérien pour l'acheminement de passagers, de fret ou de courrier ;
18° « émissions SEQE de l'aviation attribuées » : les émissions SEQE de tous les vols relevant des activités aériennes visées à l'annexe I au départ d'un aérodrome situé sur le territoire d'un État membre ou à l'arrivée dans un tel aérodrome en provenance des pays tiers ;
19° « émissions SEQE historiques du secteur de l'aviation » : la moyenne arithmétique des émissions SEQE annuelles produites pendant les années civiles 2004, 2005 et 2006 par les aéronefs effectuant une activité aérienne visée à l'annexe I ;
20° « Commission » : la Commission européenne ;
21° « combustion » : toute oxydation de combustibles quelle que soit l'utilisation faite de la chaleur, de l'énergie électrique ou mécanique produite par ce processus et toutes autres activités s'y rapportant, y compris la destruction des effluents gazeux ;
22° « producteur d'électricité » : une installation qui, à la date du ler janvier 2005 ou ultérieurement, a produit de l'électricité destinée à la vente à des tiers et dans laquelle n'a lieu aucune activité énumérée dans l'annexe I, autre que la « combustion de combustibles » ;
23° « Accord de Paris » : Accord universel sur le climat tel qu'approuvé par la loi du 28 octobre 2016 portant approbation de l'Accord de Paris sur le changement climatique, adopté à Paris le 12 décembre 2015.
7
Art. 3Annexes
10 annexe I : « Catégories d'activités auxquelles s'applique la présente loi »
20 annexe III : « Secteurs visés à l'article 5 »
3° Les modifications aux annexes II, IV et V de la directive 2003/87/CE précitée telles que modifiées par les actes délégués de la Commission européenne pris en conformité de l'article 22 et de l'article 23 de cette directive s'appliquent avec effet au jour de la date de l'entrée en vigueur des actes afférents de la Commission européenne.
Le ministre publiera un avis au Journal officiel du Grand-Duché de Luxembourg, renseignant sur les modifications ainsi intervenues, en y ajoutant une référence à l'acte publié au Journal officiel de l'Union européenne.
Chapitre 2. Gouvernance climatique et régime juridico-institutionnel
Art. 4Principes et objectifs climatiques nationaux
1° l'objectif à long terme de la neutralité climatique, qui consiste à atteindre le « zéro émissions nettes » au Luxembourg, d'ici 2050 au plus tard ;
2° l'objectif intermédiaire qui consiste à réduire de 55 pour cent d'ici à 2030 par rapport aux niveaux de 2005 tes émissions attribuées au Luxembourg au titre du règlement (UE) 2018/842 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2018 relatif aux réductions annuelles contraignantes des émissions de gaz à effet de serre par les États membres de 2021 à 2030 contribuant à l'action pour le climat afin de respecter les engagements pris dans le cadre de l'Accord de Paris et modifiant le règlement (UE) 525/2013.
Art. 5Objectifs climatiques sectoriels
1° industries de l'énergie et manufacturières, construction ;
2° transports ;
30 bâtiments résidentiels et tertiaires ;
4° agriculture et sylviculture ;
5° traitement des déchets et des eaux usées.
8 L'annexe II délimite les secteurs visés à l'alinéa ler PI du XXX « (2) Un règlement grand-ducal détermine les allocations d'émissions annuelles des secteurs visés à l'article 5, paragraphe 1 er, pour une première période allant jusqu'au 31 décembre 2030. » l'article 5, paragraphe e, pour une première période allant jusqu'au 31 décembre 2029. Ces allocations d'émissions annuelles sont fixées pour chaque période subséquente de dix ans par voie de règlement grand-ducal à prendre avant le début de la période donnée.
Les allocations d'émissions annuelles seront déterminées :
1° de façon à ce que les émissions de ces secteurs diminuent de manière régulière et continue selon le mécanisme visé à l'article 4 du règlement (UE) 2018/842 précité ;
2° en tenant compte du potentiel de réduction des différents secteurs ;
3° en fonction de l'impact social, économique et budgétaire.
Sous réserve que les objectifs nationaux de réduction des émissions soient atteints et dans la mesure où les émissions comptabilisées d'un secteur n'atteignent pas la quantité d'émission disponible pour ce secteur en vertu du paragraphe 2, la différence peut être portée au crédit d'un autre secteur dont les émissions comptabilisées dépassent les émissions disponibles.
Art. 6Plateforme pour l'action climat et la transition énergétique
La Plateforme climat a pour mission : a) d'être un forum de discussion sur le climat ; b) de proposer des recherches et des études dans tous les domaines ayant trait au climat ; c) d'établir des liens avec les comités comparables des Etats membres de l'Union européenne ; d) d'instaurer un dialogue multiniveau entre des représentants des communes, d'organisations de la société civile, du monde des entreprises, des investisseurs et d'autres parties prenantes concernées ainsi que du grand public ; e) de participer à l'élaboration de l'avant-projet de plan national intégré en matière d'énergie et de climat ;
9 d'émettre des avis, sur demande du Gouvernement en conseil, relatives à la politique f) nationale climatique prises ou envisagées, notamment sur l'exécution des engagements internationaux ou d'étudier de sa propre initiative l'opportunité de nouvelles mesures ou de modifications de mesures en place.
Art. 7Observatoire de la politique climatique
10 de conseiller en matière de projets, actions ou mesures susceptibles d'avoir un impact sur la politique climatique ;
2° d'évaluer scientifiquement les mesures réalisées ou envisagées en matière de politique climatique et d'en analyser l'efficacité, ainsi que de proposer de nouvelles mesures ;
3° de rédiger à l'attention du Gouvernement un rapport annuel sur la mise en œuvre de la politique climatique ; et 4° de proposer des recherches et études dans tous les domaines ayant trait au climat.
Art. 8Projet de plan national intégré en matière d'énergie et de climat
Au plus tard le ler septembre 2027 et tous les dix ans par la suite et sur décision du Gouvernement en conseil, cet avant-projet de plan national intégré en matière d'énergie et de climat est transmis par les ministres visés au paragraphe ler à la Plateforme climat et est publié sur un site internet créé à cet 10 effet pendant 30 jours aux fins d'enquête publique permettant aux personnes intéressées de formuler leurs observations. Au plus tard le 1er décembre de la même année, l'avis de la Plateforme climat doit parvenir aux ministres visés à l'alinéa 1er.
Art. 9Plan national intégré en matière d'énergie et de climat
Art. 10Mise à jour du plan national intégré en matière d'énergie et de climat
Art. 11Stratégie à long terme pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre
Au plus tard le lerjanvier 2029, et tous les dix ans par la suite, sur base d'un projet établi par le ministre et le ministre ayant l'Energie dans ses attributions, le Gouvernement en conseil établit une stratégie à long terme à un horizon d'au moins trente ans. La stratégie à long terme est, le cas échéant, actualisée de la même manière tous les cinq ans.
Art. 12Stratégie d'adaptation aux effets du changement climatique
11
Chapitre 3 Fonds climat et énergie
Art. 13Fonds climat et énergie
Le financement des projets se fait conformément à la programmation financière pluriannuelle telle que prévue par la loi modifiée du 12 juillet 2014 relative à la coordination et à la gouvernance des finances publiques.
10 des mesures nationales qui sont mises en œuvre pour lutter contre le changement climatique, et pour promouvoir les énergies renouvelables ;
2° des mesures de lutte contre le changement climatique dans les pays en développement ; et 3° des mécanismes de flexibilité créés par le protocole de Kyoto et par l'Accord de Paris, ceux prévus par la décision n° 406/2009/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 avril 2009 relative à l'effort à fournir par les Etats membres pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre afin de respecter les engagements de l'Union en matière de réduction de ces émissions jusqu'en 2020, ainsi que ceux prévus par le règlement (UE) 2018/842 précité.
Art. 14Investissements éligibles
1° projets, programmes, activités, rapports et autres mesures visant la réduction des émissions ;
2° mesures d'adaptation aux changements climatiques ;
3° frais de fonctionnement d'un programme de réduction des émissions par une subvention forfaitaire annuelle, une subvention variable annuelle ainsi que les frais des conseillers climat dans le cadre d'un tel programme, selon les critères, modalités et montants maxima fixés par la loi du 13 septembre 2012 portant création d'un pacte climat avec les communes ;
4° financement de la lutte contre le changement climatique dans les pays en développement ;
5° financement de projets d'énergies renouvelables et d'efficacité énergétique dans les pays en développement et au Luxembourg ;
6° échange de droits d'émission et projets communs concernant la réduction des émissions dans le cadre d'un accord avec un ou plusieurs pays respectivement une ou plusieurs entités privées ;
7° activités de projet de mise en œuvre conjointe (MOC) réalisées dans les pays membres de l'OCDE et les pays à économie de transition, y compris l'achat et la vente de droits d'émission ;
12 8° activités de projet de mécanisme de développement propre (MDP) dans des pays en développement, l'achat et la vente de droits d'émission ;
9° mécanisme de réduction des émissions prévu par l'Accord de Paris ;
100 participation à des fonds multilatéraux gérés par des organismes internationaux ou régionaux qui ont pour mission notamment d'appuyer financièrement lesdits activités et projets communs ;
11° mécanisme de compensation tel que prévu par l'article 7 de la loi modifiée du le' août 2007 relative à l'organisation du marché de l'électricité ;
12° mesures de coopération prévues par la directive 2009/28/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 avril 2009 relative à la promotion de l'utilisation de l'énergie produite à partir de sources renouvelables et modifiant puis abrogeant les directives 2001/77/CE et 2003/30/CE et par la directive 2018/2001/UE du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2018 relative à la promotion de l'utilisation de l'énergie produite à partir de sources renouvelables ;
13° projets, programmes, activités, rapports et autres mesures visant la promotion de la construction et de l'habitat durables ;
14° projets, actions et mesures visant la finance durable ; et 150 la promotion des véhicules routiers à zéro ou à faibles émissions de CO2 à travers :
1° soit par le financement ou le cofinancement des domaines visés sous les points 1 à 5 et 7 à 14, sous la forme : i) d'investissements; ii) d'études ou de conseils portant sur les modalités d'investissement ; iii) d'études ou de conseils portant sur la faisabilité et l'éligibilité d'activités de projet, y compris des projets pilotes ; iv) d'études portant sur les potentiels de réduction des émissions et d'énergies renouvelables ; ou v) de participations financières directes.
13 2° soit par l'achat ou la vente de crédits d'émission de gaz à effet de serre ou par leur transfert statistique entre pays.
Art. 15Alimentation du fonds
1° des dotations budgétaires annuelles ;
2° des dotations spécifiques à charge du budget de l'Etat ;
3° le produit de la vente de crédits d'émissions SEQE ;
4° des dons ;
5° un droit d'accise autonome additionnel prélevé sur les huiles minérales légères et les gasoils destinés à l'alimentation des moteurs de véhicules routiers et utilisés comme carburant, dénommé « contribution changement climatique » ;
60 une partie du produit de la taxe sur les véhicules routiers fixée au budget ; et 7° les contributions forfaitaires et les pénalités sous le mécanisme d'obligations en matière d'efficacité énergétique.
8° les recettes de la mise aux enchères des quotas pour l'aviation.
Chapitre 4. Système d'échange de quotas d'émission de gaz à effet de serre
Section 1". - Dispositions générales
Art. 16Champ d'application
Le présent titre s'applique aux émissions SEQE résultant des activités indiquées à l'annexe I et aux gaz à effet de serre énumérés à l'annexe II de la directive 2003/87/CE précitée telle que modifiée par les actes délégués de la Commission européenne pris en conformité des articles 22 et 23 de cette directive.
Section 2.- Quotas de l'aviation
Art. 17Quantité totale de quotas pour l'aviation
14 La quantité totale de quotas à allouer aux exploitants d'aéronefs pour la période de huit ans ayant débuté le 1" janvier 2013, et pour chaque période ultérieure, correspond à 95 pour cent des émissions SEQE historiques du secteur de l'aviation, multipliées par le nombre d'années de la période concernée.
Art. 18Méthode d'allocation des quotas pour l'aviation par mise aux enchères
Art. 19Octroi et délivrance de quotas aux exploitants d'aéronefs
Aux fins du présent article, l'année de surveillance est l'année civile se terminant vingt-quatre mois avant le début de la période à laquelle la demande se rapporte, conformément aux annexes précisées par règlement grand-ducal. Toute demande est introduite au moins vingt-et-un mois avant le début de la période à laquelle elle se rapporte.
10 la quantité totale de quotas à allouer pour cette période conformément à l'article 17, 2° le nombre de quotas à mettre aux enchères pour cette période conformément à l'article 18, 3° le nombre de quotas à prévoir au titre de la réserve spéciale pour les exploitants d'aéronefs pour cette période conformément à l'article 20, paragraphe 1", 4° le nombre de quotas à délivrer gratuitement pour cette période, obtenu en soustrayant le nombre de quotas visé aux points 20 et 3° de la quantité totale de quotas déterminée en application du point 1°; et 5° le référentiel à utiliser pour allouer à titre gratuit des quotas aux exploitants d'aéronefs dont les demandes ont été soumises conformément au paragraphe 2.
Le référentiel, exprimé en quotas par tonnes-kilomètres, est calculé en divisant le nombre de quotas visé au point 4° par la somme des tonnes-kilomètres consignées dans les demandes soumises à la Commission au titre du paragraphe 2.
15 1° du total des quotas alloués pour la période concernée à chaque exploitant d'aéronefs dont la demande est soumise à la Commission conformément au paragraphe 2, calculé en multipliant les tonnes-kilomètres consignées dans la demande par le référentiel visé au paragraphe 3, point 5° ; et 2° des quotas alloués à chaque exploitant d'aéronefs pour chaque année, ce chiffre étant déterminé en divisant le total des quotas pour la période en question, calculé conformément au point 1°, par le nombre d'années dans la période pour laquelle cet exploitant d'aéronefs réalise une des activités aériennes visées à l'annexe I.
Art. 20Réserve spéciale pour certains exploitants d'aéronefs
1° qui commencent à exercer une activité aérienne relevant de l'annexe I après l'année de surveillance pour laquelle les données relatives aux tonnes-kilomètres ont été communiquées conformément à l'article 19, paragraphe 1", pour une période visée à l'article 17 ;
OU 2° dont les données relatives aux tonnes-kilomètres traduisent une augmentation annuelle moyenne supérieure à 18 pour cent entre l'année de surveillance pour laquelle les données relatives aux tonneskilomètres ont été communiquées conformément à l'article 19, paragraphe 1", pour une période visée à l'article 17, et la deuxième année civile de cette période ; et dont les activités visées au point 10, ou le surcroît d'activités visées au point 2°, ne s'inscrivent pas, pour une partie ou dans leur intégralité, dans le cadre de la poursuite d'une activité aérienne exercée auparavant par un autre exploitant d'aéronef.
En application du paragraphe ler, point 2°, un exploitant de lignes aériennes ne peut se voir allouer plus d'un million de quotas.
1° contient les données relatives aux tonnes-kilomètres vérifiées, conformément aux annexes précisées par règlement grand-ducal, pour les activités aériennes relevant de l'annexe I et exercées par l'exploitant durant la deuxième année civile de la période visée à l'article 17, à laquelle la demande se rapporte ;
2° apporte la preuve que les critères d'admissibilité visés au paragraphe ler sont remplis ;
3° dans le cas d'un exploitant d'aéronef relevant du paragraphe 1, point 1°, indique :
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10 de l'allocation de quotas provenant de la réserve spéciale à chaque exploitant d'aéronef dont la demande a été soumise à la Commission. Cette allocation est calculée en multipliant le référentiel visé au paragraphe 5 :
Art. 21Programmes de suivi et de notification
Chaque exploitant d'aéronef soumet à l'administration un programme énonçant les mesures relatives au suivi et à la notification des émissions SEQE et des données relatives aux tonnes-kilomètres nécessaires aux fins des demandes au titre de l'article 19. L'administration approuve ces programmes en conformité avec les exigences du règlement d'exécution (UE) 2018/2066 de la Commission du 19 décembre 2018 relatif à la surveillance et à la déclaration des émissions SEQE de gaz à effet de serre au titre de la directive 2003/87/CE du Parlement européen et du Conseil et modifiant le règlement (UE) n° 601/2012 de la Commission.
Art. 22État membre responsable
17 10 dans le cas d'un exploitant d'aéronef titulaire d'une licence d'exploitation en cours de validité délivrée par un État membre conformément aux dispositions du Règlement (CE) n° 1008/2008 du Parlement européen et du Conseil du 24 septembre 2008 établissant des règles communes pour l'exploitation de services aériens dans la Communauté, l'État membre qui a délivré la licence d'exploitation à l'exploitant d'aéronef en question et 20 dans tous les autres cas, l'État membre pour lequel l'estimation des émissions SEQE de l'aviation qui lui sont attribuées liées aux vols effectués par l'exploitant d'aéronef en question pendant l'année de base est la plus élevée.
Section 3.- Installations fixes
Art. 23Autorisation d'émettre des gaz à effet de serre
Aucune installation n'a le droit d'exercer une activité visée à l'annexe I entraînant des émissions SEQE spécifiées en relation avec cette activité, à moins que son exploitant ne détienne une autorisation délivrée par le ministre conformément aux articles 24 et 25.
Pour les installations reprises à l'annexe I de la loi modifiée du 9 mai 2014 relative aux émissions industrielles, les limitations et conditions fixées dans l'autorisation au titre de la loi précitée du 9 mai 2014 servent de référence pour l'autorisation d'émettre des gaz à effet de serre.
Art. 24Demande d'autorisation d'émettre des gaz à effet de serre
1° de l'installation et de ses activités ainsi que des technologies utilisées;
2° des matières premières et auxiliaires dont l'emploi est susceptible d'entraîner des émissions SEQE des gaz énumérés à l'annexe II de la directive 2003/87/CE précitée telle que modifiée par les actes délégués de la Commission européenne pris en conformité des articles 22 et 23 de cette directive ;
30 des sources d'émission des gaz énumérés à l'annexe II de la directive 2003/87/CE précitée telle que modifiée par les actes délégués de la Commission européenne pris en conformité des articles 22 et 23 de cette directive de l'installation ;
18 4° des mesures prévues pour surveiller et déclarer les émissions SEQE conformément au règlement (UE) 2018/2066 précité. La demande comprend également un résumé non technique des informations visées à l'alinéa ler.
Art. 25Conditions de délivrance et contenu de l'autorisation d'émettre des gaz à effet de serre
Une autorisation d'émettre des gaz à effet de serre peut couvrir une ou plusieurs installations exploitées sur le même site par le même exploitant.
1° le nom et l'adresse de l'exploitant ;
2° une description des activités et des émissions SEQE de l'installation ;
3° un programme de surveillance qui répond aux exigences du règlement d'exécution (UE) 2018/2066 précité. Le ministre peut autoriser l'actualisation des programmes de surveillance des exploitants sans modifier leur autorisation. Les exploitants soumettent tout programme de surveillance actualisé au ministre pour approbation ;
4° les exigences en matière de déclaration ;
5° l'obligation de restituer, dans les quatre mois qui suivent la fin de chaque année civile, des quotas correspondant aux émissions SEQE totales de l'installation au cours de l'année civile écoulée, telles qu'elles ont été vérifiées conformément à l'article 37.
Art. 26Changements concernant les installations
Art. 27Quantité de quotas pour l'ensemble de l'Union
Art. 28Adaptation de la quantité de quotas délivrée pour l'ensemble de l'Union
En ce qui concerne les installations qui ont été incluses dans le SEQE de l'UE au cours de la période 2008-2012 au titre de l'article 24, paragraphe le`, de la directive 2003/87/CE précitée, la quantité de quotas à délivrer à compter du ler janvier 2013 est adaptée pour tenir compte de la quantité annuelle moyenne de quotas délivrés pour ces installations au cours de la période de leur inclusion, elle-même adaptée en utilisant le facteur linéaire visé à l'article 27.
Art. 29Mise aux enchères des quotas
Un pourcentage minimal de 50 pour cent des recettes tirées de la mise aux enchères des quotas visés au paragraphe 2, y compris l'intégralité des recettes des enchères visées au paragraphe 2, lettres b) et c), ou l'équivalent en valeur financière de ces recettes, sera utilisé pour une ou plusieurs des fins suivantes :
1° réduction des émissions SEQE de gaz à effet de serre, notamment en contribuant au Fonds mondial pour la promotion de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables et au Fonds d'adaptation rendu opérationnel par la conférence sur le changement climatique de Poznan (COP 14 et COP/MOP 20
2° développement des énergies renouvelables pour respecter l'engagement de l'Union en matière d'énergies renouvelables, ainsi que développement d'autres technologies qui contribuent à la transition vers une économie sobre en carbone sûre et durable, et contribution au respect de l'engagement de l'Union d'augmenter son efficacité énergétique pour l'amener aux niveaux convenus dans des actes législatifs pertinents ;
3° mesures destinées à éviter le déboisement et à accroître le boisement au Luxembourg et le boisement dans les pays en développement ayant ratifié l'accord international ;
4° transfert de technologies et facilitation de l'adaptation aux effets néfastes du changement climatique dans ces pays ;
50 piégeage par la sylviculture dans l'UE ;
6° captage et stockage géologique, dans des conditions de sécurité pour environnement, du CO2, en particulier en provenance des centrales à combustibles fossiles solides et d'une gamme de secteurs et de sous-secteurs industriels, y compris dans les pays tiers ;
7° incitation à adopter des moyens de transport à faible émission et les transports publics ;
80 financement des activités de recherche et de développement en matière d'efficacité énergétique et de technologies propres dans les secteurs couverts par la présente loi ;
90 mesures destinées à améliorer l'efficacité énergétique, les systèmes de chauffage urbain et l'isolation ou à fournir un soutien financier afin de prendre en considération les aspects sociaux en ce qui concerne les ménages à revenus faibles et moyens ;
110 couverture des frais administratifs liés à la gestion du SEQE de l'UE ;
12° financement des actions climatiques dans les pays tiers vulnérables, notamment pour l'adaptation aux conséquences du changement climatique ;
13° promotion de l'acquisition de compétences et de la réaffectation de la main-d'œuvre afin de contribuer à une transition juste vers une économie sobre en carbone, en particulier dans les régions les plus concernées par la transition professionnelle, en étroite collaboration avec les partenaires sociaux.
Art. 30Délivrance de quotas à titre gratuit
21
10 50 millions de quotas au maximum sont utilisés pour augmenter la quantité de quotas disponibles pour soutenir l'innovation conformément à l'article 10 bis, paragraphe 8 de la directive 2003/87/CE précitée ;
2° 0,5 pour cent au maximum de la quantité totale de quotas est utilisé pour augmenter la quantité de quotas disponibles afin de moderniser les systèmes énergétiques de certains États membres conformément à l'article loquinquies de la directive 2003/87/CE précitée.
Art. 31Mesures nationales d'exécution
L'administration étabht une première liste nationale des installations couvertes par la présente loi pour la période de cinq ans débutant le 1er janvier 2021 et, tous les cinq ans par la suite, des listes nationales subséquentes des installations en question pour chaque période ultérieure de cinq ans. Les listes, qui sont publiées par l'administration sur un site internet installé à cet effet, sont notifiées à la Commission européenne. »
Section 4.- Dispositions applicables au secteur de l'aviation et aux installations fixes
eue Seules les REC et URE provenant de projets des pays tiers qui ont ratifié l'Accord de Paris sont acceptées dans le SEQE dc l'UE.
Art. 33Activités de projets
23 Les activités de projet ne sont autorisées que lorsque tous les participants au projet ont leur siège social soit dans un pays qui a signé l'accord international relatif à ces projets, soit dans un pays ou une entité sous-fédérale ou régionale qui est lié(e) au SEQE de l'UE conformément à l'article 25 de la Directive 2003/87/CE précitée.
Art. 34Transfert, restitution, suspension, annulation et réclamation de quotas
10 personnes dans l'Union européenne ;
2° personnes dans l'Union européenne et personnes dans des pays tiers où ces quotas sont reconnus mutuellement en application d'accords conclus entre l'Union européenne et lesdits pays, sans restrictions autres que celles contenues dans la présente loi ou adoptées en application de celle-ci.
Pour la période débutant le ler janvier 2021, tout exploitant d'une installation restitue, le 30 avril de chaque année au plus tard, un nombre de quotas correspondant aux émissions SEQE totales de cette installation au cours de l'année civile écoulée, telles qu'elles ont été vérifiées conformément à l'article 32. Le ministre veille à ce que ces quotas soient ensuite annulés.
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Art. 35Validité des quotas
Les quotas délivrés à partir du le` janvier 2013 sont valables pour une durée indéterminée. Les quotas délivrés à partir du ler janvier 2021 comportent une mention indiquant au cours de quelle période de dix ans à compter du ler janvier 2021 ils ont été délivrés, et ils sont valables pour les émissions SEQE produites dès la première année de cette période.
Art. 36Surveillance et déclaration des émissions SEQE
Chaque exploitant d'installation ou d'aéronef, après la fin de l'année concernée, surveille et déclare au ministre les émissions SEQE produites par son installation ou par l'aéronef qu'il exploite, au cours de chaque année civile, conformément à l'annexe IV de la directive 2003/87/CE précitée telle que modifiée par les actes délégués de la Commission européenne pris en conformité des articles 22 et 23 de cette directive et au règlement d'exécution (UE) 2018/2066 précité. Les déclarations annuelles et les rapports du vérificateur doivent être présentés par les exploitants d'installations ou les exploitants d'aéronefs à l'administration au plus tard le 7 mars.
Art. 37Vérification et accréditation
Les déclarations présentées par les exploitants d'installations ou les exploitants d'aéronefs en application de l'article 36 sont vérifiées conformément à l'annexe V de la directive 2003/87/CE 25 précitée telle que modifiée par les actes délégués de la Commission européenne pris en conformité des articles 22 et 23 de cette directive et au règlement d'exécution (UE) 2018/2067 de la Commission du 19 décembre 2018 concernant la vérification des données et l'accréditation des vérificateurs conformément à la directive 2003/87/CE telle que modifiée.
Un exploitant ou un exploitant d'aéronef dont la déclaration n'a pas été reconnue satisfaisante, après vérification, pour le 31 mars de chaque année en ce qui concerne les émissions SEQE de l'année précédente, ne peut plus transférer de quotas jusqu'à ce qu'une déclaration de la part de cet exploitant ou exploitant d'aéronef ait été vérifiée comme étant satisfaisante.
Au moins une semaine à l'avance, les exploitants et les exploitants d'aéronefs communiquent la date de la visite sur site du vérificateur à l'administration. Cette dernière peut participer à cette visite sur site en tant qu'observatrice.
Art. 38Diffusion d'informations et secret professionnel
L'ensemble des décisions et des rapports concernant la quantité et la distribution des quotas, ainsi que la surveillance, la déclaration et la vérification des émissions SEQE, est immédiatement et systématiquement diffusé de manière à garantir un accès non discriminatoire à ces informations.
Il est interdit de communiquer les informations couvertes par le secret professionnel à toute autre personne ou autorité, sous réserve de la loi du 25 novembre 2005 concernant l'accès du public à l'information en matière d'environnement.
Art. 39Accès à l'information
Les décisions relatives à l'allocation de quotas, les informations relatives aux activités de projets et les rapports sur les émissions SEQE requis conformément à l'autorisation d'émettre des gaz à effet de serre qui sont détenus respectivement par le ministre et l'administration sont mis à la disposition du public sur un site électronique crée à cet effet.
Art. 40Registres
Chaque Etat membre peut exécuter les opérations autorisées au titre de la CCNUCC ou du protocole de Kyoto.
A l'exception des comptes de vérificateur, les frais de gestion des comptes sont à payer annuellement par le titulaire du compte. Les frais de gestion sont de 500 euros. Au moins un des représentants 26 autorisés d'un compte doit être résident permanent au Luxembourg, sauf pour les comptes de vérificateur, les comptes de dépôt d'exploitants et les compte de dépôt d'exploitants d'aéronefs.
Art. 41Administration
10 les demandes en vue d'une allocation à titre gratuit ;
20 la déclaration visée à l'article 26, paragraphes 1 et 2 ;
3° les déclarations relatives aux données de référence, les plans méthodologiques de surveillance et les rapports de vérification visés à l'article 4, paragraphe 2 du règlement délégué (UE) 2019/331 de la Commission du 19 décembre 2018 définissant des règles transitoires pour l'ensemble de l'Union concernant l'allocation harmonisée de quotas d'émission à titre gratuit conformément à l'article 10 bis de la directive 2003/87/CE du Parlement européen et du Conseil ;
4° les déclarations des données de nouveaux entrants, les plans méthodologiques de surveillance et les rapports de vérification visés à l'article 5, paragraphe 2, du règlement délégué (UE) 2019/331 précité ;
50 les plans de surveillance et les corrections apportées à ces plans, ainsi que la remise des déclarations annuelles d'émissions SEQE et de données relatives aux tonnes-kilomètres, les rapports de vérification et les rapports relatifs aux améliorations apportées dont question au règlement d'exécution (UE) 2018/2066 précité, sous réserve de l'article 3, paragraphe 3, alinéa 3 du règlement d'exécution (UE) 2019/1842 précité ;
6° Les rapports de vérification visés par le règlement d'exécution (UE) 2018/2067 précité.
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Chapitre 5 Dispositions diverses
Art. 42Amendes administratives
La non restitution à la date du 30 avril déclenche d'office l'amende.
L'amende sur les émissions SEQE excédentaires concernant les quotas délivrés à compter du 1erjanvier 2013 augmente conformément à l'indice européen des prix à la consommation.
Le paiement de l'amende ne libère pas l'exploitant ou l'exploitant d'aéronefs des obligations précitées. Si les obligations ne sont pas respectées malgré l'amende prononcée, l'exploitant ou l'exploitant d'aéronefs s'expose aux mesures administratives prévues à l'article 43.
Les amendes sont perçues par l'Administration de l'enregistrement, des domaines et de la TVA Le recouvrement se fait comme en matière de droits d'enregistrement. Les amendes sont portées directement en recette au fonds dont question au Titre Ill.
Art. 43Mesures administratives
10 impartir à l'exploitant ou à l'exploitant d'un aéronef un délai dans lequel ce dernier doit se conformer à ces dispositions, délai qui ne peut être supérieur à deux ans, 2° faire suspendre, en tout ou en partie, l'exploitation d'une installation ou d'une activité aérienne par mesure provisoire ou faire fermer l'installation, en tout ou en partie et apposer des scellés.
28 Tout intéressé peut demander l'application des mesures visées à l'alinéa 1.
Dès qu'il a été constaté qu'il a été mis fin aux non-conformités ayant fait l'objet des mesures visées à l'alinéa 1, ces dernières sont levées.
Toute demande formulée en application du présent paragraphe comporte :
10 des éléments démontrant que l'exploitant d'aéronef ne s'est pas conformé aux obligations qui lui incombent en vertu de la présente loi ;
2° des précisions sur les mesures coercitives prises pour assurer le respect de la loi ;
3° une justification de l'imposition d'une interdiction d'exploitation au niveau communautaire ; et 4° une recommandation quant à la portée d'une interdiction d'exploitation au niveau communautaire et aux conditions éventuelles qui devraient être appliquées.
Lorsque la Commission envisage de prendre une décision faisant suite à une demande introduite en vertu du présent paragraphe, elle communique à l'exploitant d'aéronef concerné les faits et considérations essentiels qui justifient cette décision. L'exploitant d'aéronef concerné a la possibilité de soumettre à la Commission des observations par écrit dans un délai de dix jours ouvrables à compter de la date de la communication de ces faits et considérations.
La décision de la Commission portant interdiction d'exploitation à l'encontre de l'exploitant d'aéronef concerné est applicable sur le territoire national.
Art. 44Recherche et constatation des infractions
Avant d'entrer en fonction, ils prêtent devant le Tribunal d'arrondissement de Luxembourg, siégeant en matière civile, le serment suivant : « Je jure de remplir mes fonctions avec intégrité, exactitude et impartialité ».
L'article 458 du Code pénal leur est applicable.
Art. 45Prérogatives et pouvoirs de contrôle
Toutefois, et sans préjudice de l'article 33, paragraphe 1er, du Code de procédure pénale, s'il existe des indices graves faisant présumer que l'origine de l'infraction se trouve dans les locaux destinés à l'habitation, il peut être procédé à la visite domiciliaire entre six heures et demie et vingt heures par un des agents ayant la qualité d'officier de police judiciaire visés à l'article 44, ou par un officier de police judiciaire de la Police grand-ducale, agissant en vertu d'un mandat du juge d'instruction.
1° constater les infractions par des procès-verbaux faisant foi jusqu'à preuve contraire ;
2° accéder à tous locaux, terrains ou installations à usage professionnel, prendre ou obtenir la communication des livres, factures et tous autres documents professionnels et en prendre copie, recueillir, sur convocation ou sur place, les renseignements et justifications ;
3° prélever des échantillons aux fins d'analyser la quantité des émissions SEQE de gaz à effet de serre visés à l'annexe II de la directive 2003/87/CE précitée telle que modifiée par les actes délégués de la Commission européenne pris en conformité des articles 22 et 23 de cette directive. Ces échantillons sont pris contre délivrance d'un accusé de réception. Une partie de l'échantillon, cachetée ou scellée, est remise à l'exploitant de l'établissement ou au détenteur pour le compte de celui-ci, à moins que l'exploitant ou le détenteur n'y renoncent expressément.
Art. 46Sanctions pénales
30 Est punie d'une peine d'emprisonnement de huit jours à trois ans et d'une amende de 251 euros à 1 000 000 euros ou d'une de ces peines seulement :
1° Toute personne qui par infraction à l'article 34, paragraphe 10 ne restitue pas les quotas y visés ;
2° Toute personne qui par infraction à l'article 12, ler, du règlement d'exécution (UE) 2018/2066 précité ne déclare pas les émissions SEQE ;
3° Toute personne qui par infraction à l'article 23, paragraphe 2, du règlement d'exécution (UE) 2018/2066 précité n'informe pas immédiatement l'autorité compétente de son impossibilité à mettre en oeuvre une surveillance conforme au plan de surveillance approuvé par l'autorité compétente ;
4° Toute personne qui par infraction à l'article 25, paragraphe 3 ne délivre pas les informations y visées ;
5° Toute personne qui par infraction à l'article 26, paragraphe 2 n'informe pas le ministre des changements y visés ;
6° Toute personne qui par infraction à l'article 34, paragraphe 4 ne restitue pas les quotas avant l'écoulement du délai y visé ;
7° Toute personne qui par infraction à l'article 36 ne déclare pas les émissions SEQE conformément au règlement d'exécution (UE) 2018/2066 précité ;
8° Toute personne qui entrave ou ne respecte pas les mesures administratives prises en application de l'article 43.
Art. 47Disposition modificative
L'article 4, lettre k) de la loi modifiée du 31 mai 1999 portant institution d'un fonds pour la protection de l'environnement est supprimé.
Art. 48Disposition abrogatoire
La loi modifiée du 23 décembre 2004 établissant un système d'échange de quotas d'émission de gaz à effet de serre est abrogée.
Art. 49Dispositions transitoires
31
Art. 50Intitulé de citation
La référence à la présente loi se fait sous la forme suivante « loi du [...] relative au climat».
Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Journal officiel du Grand-Duché de Luxembourg pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne.
32 ANNEXE I Catégories d'activités auxquelles s'applique la présente loi 1. Les installations ou parties d'installations utilisées pour la recherche, le développement et l'expérimentation de nouvèaux produits et procédés, ainsi que les installations utilisant exclusivement de la biomasse, ne sont pas visées par la présente loi.
Activités Gaz à effet de serre Combustion de combustibles dans des installations dont la puissance calorifique totale de combustion est supérieure à 20 MW (à l'exception des installations d'incinération de déchets dangereux ou municipaux) Dioxyde de carbone Raffinage de pétrole Production de coke Dioxyde de carbone Dioxyde de carbone 33 Grillage ou frittage, y compris pelletisation, de minerai métallique (y compris de minerai sulfuré) Production de fonte ou d'acier (fusion primaire ou secondaire), y compris les équipements pour coulée continue d'une capacité de plus de 2,5 tonnes par heure Dioxyde de carbone Dioxyde de carbone Production ou transformation de métaux ferreux (y compris les ferroalliages) lorsque des unités de combustion dont la puissance calorifique totale de combustion est supérieure à 20 MW sont exploitées. La Dioxyde de carbone transformation comprend, notamment, les laminoirs, les réchauffeurs, les fours de recuit, les forges, les fonderies, les unités de revêtement et les unités de décapage Production d'aluminium primaire Production d'aluminium secondaire, lorsque des unités de combustion dont la puissance calorifique totale de combustion est supérieure à 20 MW sont exploitées Dioxyde de carbone et hydrocarbures perfluorés Production ou transformation de métaux non ferreux, y compris la production d'alliages, l'affinage, le moulage en fonderie, etc., lorsque des unités de combustion dont la puissance calorifique totale de combustion (y compris les Dioxyde de carbone combustibles utilisés comme agents réducteurs) est supérieure à 20 MW sont exploitées Production de clinker (ciment) dans des fours rotatifs avec une capacité de production supérieure à 500 tonnes par jour, ou dans d'autres types de fours, avec une capacité de production supérieure à 50 tonnes par jour Dioxyde de carbone Production de chaux, y compris la calcination de dolomite et de magnésite, dans des fours rotatifs ou dans d'autres types de fours, avec une capacité de production supérieure à 50 tonnes par jour Dioxyde de carbone Fabrication du verre, y compris de fibres de verre, avec une capacité de fusion supérieure à 20 tonnes par jour Fabrication de produits céramiques par cuisson, notamment de tuiles, de briques, de pierres réfractaires, de carrelages, de grès ou de porcelaines, avec une capacité de production supérieure à 75 tonnes par jour Dioxyde de carbone Fabrication de matériaux isolants en laine minérale à partir de roches, de verre ou de laitier, avec une capacité de fusion supérieure à 20 tonnes par jour 34 Séchage ou calcination du plâtre ou production de
planches de plâtre et autres compositions à base de plâtre, lorsque des unités de combustion dont la puissance calorifique de combustion est supérieure à 20 Dioxyde de carbone MW sont exploitées Dioxyde de carbone Production de pâte à papier à partir du bois ou d'autres matières fibreuses Production de papier ou de carton, avec une capacité de production supérieure à 20 tonnes par jour Production de noir de carbone, y compris la carbonisation de substances organiques telles que les huiles, les goudrons, les résidus de craquage et de distillation, Dioxyde de carbone lorsque des unités de combustion dont la puissance calorifique totale de combustion est supérieure à 20 MW sont exploitées Dioxyde de carbone Dioxyde de carbone Dioxyde de carbone Dioxyde de carbone Production d'acide nitrique Dioxyde de carbone et protoxyde d'azote Production d'acide adipique Dioxyde de carbone et protoxyde d'azote Production de glyoxal et d'acide glyoxylique Dioxyde de carbone et protoxyde d'azote Production d'ammoniac Production de produits chimiques organiques en vrac par craquage, reformage, oxydation partielle ou totale, ou par d'autres procédés similaires, avec une capacité de production supérieure à 100 tonnes par jour Dioxyde de carbone Dioxyde de carbone 35 Production d'hydrogène (H2) et de gaz de synthèse par reformage ou oxydation partielle avec une capacité de production supérieure à 25 tonnes par jour Dioxyde de carbone Production de soude (Na2CO3) et de bicarbonate de sodium (NaHCO3) Captage des gaz à effet de serre produits par les installations couvertes par la présente loi en vue de leur transport et de leur stockage géologique dans un site de stockage autorisé conformément à la loi du 27 août 2012 Dioxyde de carbone Dioxyde de carbone relative au stockage géologique du dioxyde de carbone Transport par pipelines des gaz à effet de serre en vue de leur stockage dans un site de stockage autorisé conformément à la loi du 27 août 2012 relative au stockage géologique du dioxyde de carbone Stockage géologique des gaz à effet de serre dans un site de stockage autorisé conformément à la loi du 27 août Dioxyde de carbone 2012 relative au stockage géologique du dioxyde de carbone , Dioxyde de carbone Aviation Vols au départ ou à l'arrivée d'un aérodrome situé sur le territoire d'un Etat membre soumis aux dispositions du Traité.
Dioxyde de carbone Sont exclus de cette définition :
36
Les vols effectués exclusivement aux fins de transporter, en mission officielle, un monarque régnant et sa proche famille, des chefs d'Etat, des chefs de gouvernement et des ministres d'un Etat membre ne peuvent pas être exclus en vertu du présent point.
37 Loi du XXXX ANNEXE ll Secteurs visés à l'article 5 Secteurs Délimitation Industries de l'énergie Production et manufacturières, catégorie(s) GIEC (CRF) et distribution 1A1 d'électricité et de chaleur : ne incinération comprend pas l'incinération de construction avec déchets hors 1A2 récupération d'énergie (1A1), 1B combustion (1A2), 2 émissions fugitives (stockage et distribution d'énergie) (113), procédés industriels (2A à 2C), utilisation non-énergétique de produits (2D), gaz fluorés et émissions de protoxyde d'azote de certains produits (2E à 2G) Loi du XXXX transports aériens domestiques (1A3a), routier (1A3b), par rail (1A3c) et voie par d'eau (-61-emestique)—(-1,444)7 « et par voie d'eau (domestique) (1A3d) », ainsi que les véhicules Transports militaires (1A5b).
1A3 carburants 1A5 (chauffage, Bâtiments résidentiels combustion et tertiaires climatisation/ventilation, chaude) pour les commerciaux et (1A4a) les et 1A4a et 1A4b eau bâtiments de services logements résidentiels (1A4b).
Agriculture sylviculture et engins agricoles et sylvicoles (1A4c), combustion (chauffage, climatisation/ventilation, eau 1A4c 3 chaude) des bâtiments agricoles (1A4c), fermentation entérique 38 Loi du XXXX (3A), gestion animales des (3B), déjections émissions directes et indirectes des sols agricoles (3D), chaulage de5 terres (3G) et épandage d'urée minérale (31-1) « chaulage des terres (3G), épandage d'urée minérale (3H) et autres engrais carbonés (31). »
Traitement des stockage en décharges de déchets et des eaux déchets non dangereux (5A), usées compostage et traitement biologique des déchets 1A1a incinération 5 (digestion anaérobie dans les installations de biogaz) (56), incinération de déchets avec récupération d'énergie (1A1a) et traitement des eaux usées (5D).
39 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG FICHE D'ÉVALUATION D'IMPACT MESURES LÉGISLATIVES, RÉGLEMENTAIRES ET AUTRES Coordonnées du projet Intitulé du projet :
Projet de loi modifiant la loi modifiée du 15 décembre 2020 relative au climat Ministère initiateur :
Ministère du de l'Environnement,du Climat et du Développement durable Auteur(s) :
Claude Franck; Joe Ducomble; André Weidenhaupt; Georges Gehl Téléphone :
247-86814; 86848; 86820; 8684à Courriel : claude.franck@mev.etat.lu; joe.ducomble@mev.etat.lu;
Objectif(s) du projet :
Le présent projet de loi se propose de corriger des erreurs matérielles dans la loi modifiée du 15 décembre 2020 relative au climat.
Outre quatre redressements mineurs, il y a lieu — dans un souci de conformité avec la législation de l'Union européenne portant sur la phase 4 du régime anciennement appelé « ETS » et nouvellement dénommé « SEQE de l'UE » — de donner une suite à deux remarques formulées par la Commission européenne dans le contexte de la transposition, par le biais de la loi précitée, de la directive (UE) 2018/410 du Parlement européen et du Conseil du 14 mars 2018 modifiant la directive 2003/87/CE afin de renforcer le rapport coût-efficacité des réductions d'émissions et de favoriser les investissements à faible intensité de carbone, et la décision (UE) 2015/1814.
Dans leur courrier afférent, les services concernés de la Commission européenne ont soulevé les interrogations suivantes :
Concernant la première remarque, il y a donc lieu de reprendre les dispositions afférentes dans le cadre de l'article 31 de la loi précitée, alors même que les obligations en question sont mises en pratique par l'Administration de l'environnement.
Pour ce qui est de la deuxième remarque, il y a lieu d'abroger l'article 32 de la loi précitée. En effet, les URCE réductions d'émissions certifiées (REC) et les unités de réduction des émissions (URE) ne peuvent plus être utilisées dans la phase IV de l'EU ETS. Les entités qui ont un droit au crédit restant pouvaient échanger les URCE REC ou ERUURE achetées jusqu'à la fin avril 2021 en quotas de phase III.
Autre(s) Ministère(s) / Organisme(s) / Commune(s) impliqué(e)(s) Ministère de l'Energie Date :
07/06/2021 \_ Version 23.03.2012 2 /6 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Mieux légiférer Partie(s) prenante(s) (organismes divers, citoyens,...) consultée(s) : n Oui E Non Si oui, laquelle / lesquelles : Consultation après [approbation du projet de loi par le Gouvernement en conseil Remarques / Observations :
Destinataires du projet :
E Oui Non
E oui E oui D Non D Oui D Non Le projet est-il lisible et compréhensible pour le destinataire ?
E oui Ej Non Existe-t-il un texte coordonné ou un guide pratique, mis à jour et publié d'une façon régulière ?
D Oui E Non E oui Ei Non
3 Le principe « Think small first » est-il respecté ? (c.-à-d. des exemptions ou dérogations sont-elles prévues suivant la taille de l'entreprise et/ou son secteur d'activité ?) n Non N.a.
Remarques / Observations :
IN.a. : non applicable.
4 Remarques / Observations :
5 Le projet a-t-il saisi l'opportunité pour supprimer ou simplifier des régimes d'autorisation et de déclaration existants, ou pour améliorer la qualité des procédures ?
Remarques / Observations :
Version 23.03.2012 3/6 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG 6 Le projet contient-il une charge administrative 2 pour le(s) destinataire(s) ? (un coût imposé pour satisfaire à une obligation d'information émanant du projet ?) D oui Non Si oui, quel est le coût administratif3 approximatif total ? (nombre de destinataires x coût administratif par destinataire) 2 il s'agit d'obligations et de formalités administratives imposées aux entreprises et aux citoyens, liées à l'exécution, l'application ou la mise en œuvre d'une loi, d'un règlement grand-ducal, d'une application administrative, d'un règlement ministériel, d'une circulaire, d'une directive, d'un règlement UE ou d'un accord intemational prévoyant un droit, une interdiction ou une obligation.
3 Coût auquel un destinataire est confronté lorsqu'il répond à une obligation d'information inscrite dans une loi ou un texte d'application de celleci (exemple : taxe, coût de salaire, perte de temps ou de congé, coût de déplacement physique, achat de matériel, etc.).
7
D oui D Non N.a.
D oui D Non N.a.
Si oui, de quelle(s) donnée(s) et/ou administration(s) s'agit-il ?
Si oui, de quelle(s) donnée(s) et/ou administration(s) s'agit-il ?
4 Loi modifiée du 2 août 2002 relative à la protection des personnes à l'égard du traitement des données à caractère personnel (www.cnpd.lu) 8 9 Le projet prévoit-il :
D oui El Non D N.a.
D Oui is Non D N.a.
D oui rs Non D N.a.
Y a-t-il une possibilité de regroupement de formalités et/ou de procédures (p.ex. prévues le cas échéant par un autre texte) ?
IJ Oui Non D N.a.
El oui Ej Non D N.a.
Si oui, laquelle :
10 En cas de transposition de directives communautaires, J le principe « la directive, den que la directive » est-il respecté ?
Version 23.03.2012 4/6 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Sinon, pourquoi ?
11 Le projet contribue-t-il en général à une : simplification administrative, et/ou à une D Non
Non a) Remarques / Observations :
12 Des heures d'ouverture de guichet, favorables et adaptées aux besoins du/des destinataire(s), seront-elles introduites ?
D oui D Non 13 Y a-t-il une nécessité d'adapter un système informatique auprès de l'Etat (e-Government ou application back-office) D Oui E Non E Oui D Non N.a.
Si oui, quel est le délai pour disposer du nouveau système ?
14 Y a-t-il un besoin en formation du personnel de l'administration concernée ?
Si oui, lequel ?
D N.a.
OPJ Remarques / Observations :
Version 23.03.2012 5/6 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Egalité des chances 15 Le projet est-il : principalement centré sur l'égalité des femmes et des hommes ?
El Oui El Non positif en matière d'égalité des femmes et des hommes ?
D oui is Non fs oui D Non 171 Oui Non LJ oui n Non N.a.
D oui D Non N.a.
Si oui, expliquez de quelle manière : neutre en matière d'égalité des femmes et des hommes ?
Si oui, expliquez pourquoi : négatif en matière d'égalité des femmes et des hommes ?
Si oui, expliquez de quelle manière :
16 Y a-t-il un impact financier différent sur les femmes et les hommes ?
Si oui, expliquez de quelle manière :
Directive « services »
17 Le projet introduit-il une exigence relative à la liberté d'établissement soumise à évaluation ?
Si oui, veuillez annexer le formulaire A, disponible au site Internet du Ministère de l'Economie et du Commerce extérieur : www.eco.publiciu/attributions/dg2/d_consommation/d_march int rieur/Services/index.html Article 15 paragraphe 2 de la directive « services » (cf. Note explicative, p.10-11) 18 Le projet introduit-il une exigence relative à la libre prestation de services transfrontaliers 6 ? (1 Oui El Non N.a.
Si oui, veuillez annexer le formulaire B, disponible au site Internet du Ministère de l'Economie et du Commerce extérieur : www.eco.public.lu/attributions/dg2/d_consommation/d_march___int rieur/Services/index.html 6 Article 16, paragraphe 1, troisième alinéa et paragraphe 3, première phrase de la directive « services » (cf. Note explicative, p.10-11) Version 23.03 2012 6/6 L 275/32 Journal officiel de l'Union européenne FR 25.10.2003 DIRECTIVE 2003/87/CE DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 13 octobre 2003 établissant un système d'échange de quotas d'émission de gaz à effet de serre dans la Communauté et modifiant la directive 96/61/CE du Conseil (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE) LE PARLEMENT EUROPÉEN ET LE CONSEIL DE L'UNION EUROPÉENNE,
(1)
Le sixième programme d'action communautaire pour l'environnement institué par la décision n° 1600/2002/ CE du Parlement européen et du Conseil (5) fait des changements climatiques un domaine d'action prioritaire et prévoit de mettre en place d'ici à 2005 un système communautaire pour l'échange de droits d'émission. 11 reconnaît que la Communauté s'est engagée à opérer, de 2008 à 2012, une réduction de 8 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport aux niveaux d'émission de 1990, et qu'à long terme, il conviendra de réduire les émissions de gaz à effet de serre d'environ 70 % par rapport aux niveaux d'émission de 1990.
0 Avis du Parlement européen du 10 octobre 2002 (non encore paru au Journal officiel), position commune du Conseil du 18 mars 2003 (JO C 125 E du 27.5.2003, p. 72) et décision du Parlement européen du 2 juillet 2003 (non encore parue au Journal officiel). Décision du Conseil du 22 juillet 2003.
11 est nécessaire d'adopter des dispositions communautaires relatives à l'allocation de quotas par les États membres, afin de contribuer à préserver l'intégrité du marché intérieur et d'éviter des distorsions de concurrence.
0 JO L 130 du 15.5.2002, p. I.
0 30 L 167 du 9.7.1993, p. 31. Décision modifiée par la décision 1999/296/CE (JO L 117 du 5.5.1999, p. 35).
25.10.2003 FR l journal officiel de l'Union européenne
(10)
Les États membres devraient veiller à ce que les exploitants de certaines activités spécifiées détiennent une autorisation d'émettre des gaz à effet de serre et surveillent et déclarent leurs émissions des gaz à effet de serre spécifiés en rapport avec ces activités.
L 275/34 FR
Lors du réexamen de la directive, il y a lieu d'établir dans quelle mesure ces objectifs ont été atteints.
(24)
Les politiques et mesures devraient être mises en œuvre au niveau de l'État membre et de la Communauté dans tous les secteurs de l'économie de l'Union européenne, et pas uniquement dans les secteurs de l'industrie et de l'énergie, afin de générer des réductions substantielles des émissions. En particulier, la Commission devrait examiner les politiques et mesures au niveau communautaire afin que le secteur des transports apporte une contribution réelle à l'exécution par la Communauté et les États membres de leurs obligations concernant le changement climatique, conformément au protocole de Kyoto.
Conformément au principe de proportionnalité tel qu'énoncé audit article, la présente directive n'excède pas ce qui est nécessaire pour atteindre cet objectif, ONT ARRÊTÉ LA PRÉSENTE DIRECTIVE:
Article premier Objet La présente directive établit un système communautaire d'échange de quotas d'émission de gaz à effet de serre dans la Communauté (ci-après dénommé «système communautaire») afin de favoriser la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans des conditions économiquement efficaces et performantes.
Article 2Champ d'application
1.
La présente directive s'applique aux émissions résultant des activités indiquées à l'annexe I et aux gaz à effet de serre énumérés à l'annexe 11.
Article 3Définitions
Aux fins de la présente directive, on entend par: