📄 Texte de loi
Projet de loi portant modification:
1° de la loi modifiée du 17 juillet 2020 sur les mesures de lutte contre la pandémie Covid-19 ;
2° de la loi modifiée du 11 avril 1983 portant réglementation de la mise sur le marché et de la
publicité des médicaments ;
3° de la loi modifiée du 6 janvier 1995 relative à la distribution en gros des médicaments ;
4° de la loi modifiée du 24 juin 2020 portant introduction de mesures temporaires relatives à la loi
communale modifiée du 13 décembre 1988 et à la loi modifiée du 27 mars 2018 portant organisation
de la sécurité civile dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 ;
5° de la loi modifiée du 24 juin 2020 portant introduction d’une mesure temporaire relative à
l’application de l’article 12 de la loi modifiée du 19 juillet 2004 concernant l’aménagement
communal et le développement urbain dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 ;
6° de la loi modifiée du 24 juin 2020 concernant la célébration du mariage dans un édifice communal
autre que la maison communale dans le cadre de la lutte contre la pandémie Covid-19 ;
7 ° de la loi du 24 juillet 2020 portant dérogation temporaire aux articles L. 524-1, L. 524-2, L. 524-5,
L. 541-1 et L. 541-2 du Code du travail ;
8° de la loi modifiée du 20 juin 2020 portant 1°dérogation temporaire à certaines dispositions en
matière de droit du travail en relation avec l’état de crise lié au Covid-19 ; 2°modification du Code
du travail ;
9° de la loi modifiée du 19 décembre 2020 portant dérogation temporaire à l’article L. 121-6 du Code
du travail ;
10° de la loi modifiée du 19 décembre 2020 ayant pour objet la mise en place d’une contribution
temporaire de l’Etat aux coûts non couverts de certaines entreprises ;
11° de loi modifiée du 19 décembre 2020 ayant pour objet la mise en place d’une nouvelle aide de
relance ;
12° de la loi modifiée du 22 janvier 2021 portant : 1° modification des articles L. 234-51, L. 234-52 et
L. 234-53 du Code du travail ; 2° dérogation temporaire aux dispositions des articles L. 234-51, L.
234-52 et L. 234-53 du Code du travail
Exposé des motifs
Le présent projet de loi se propose d’apporter des modifications substantielles à la version actuelle de
la loi modifiée du 17 juillet 2020 sur les mesures de lutte contre la pandémie Covid-19 qui vient, en
principe, à échéance le 18 décembre 2021. Pour des raisons de santé et de sécurité des citoyens, il est
d’ailleurs proposé de ne pas attendre cette échéance pour mettre en place les nouvelles mesures.
La situation épidémiologique reste très préoccupante. En effet, depuis la dernière modification de la
loi modifiée du 17 juillet 2020 précitée, le contexte sanitaire a évolué de manière très rapide et sur
plusieurs fronts.
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En effet, depuis fin octobre, l’Europe qui connaît une nouvelle flambée des infections au SARS-CoV-2,
est redevenue l’épicentre de la pandémie. Cette nouvelle vague, la 4e en Europe a déferlé en l’espace
de quelques semaines plongeant certains pays dans une situation dramatique au point d’entendre à
nouveau parler de lockdown, de déprogrammation d’opérations non urgentes voire de triage des
malades. L’OMS s’est dite particulièrement préoccupée par l’évolution pandémique en Europe. Face
à cette recrudescence, beaucoup de pays ont serré la vis et pris des mesures parfois drastiques.
Il en est ainsi de l’Autriche qui, face à la hausse des infections et du nombre de personnes
hospitalisées, a dû imposer un nouveau lockdown. Les Pays-Bas, qui ont connu un lockdown de 14
jours, ont pris des mesures sévères pour contrer la recrudescence pandémique, en imposant
notamment la fermeture des magasins et des secteurs non-essentiels tels que les restaurants, les
théâtres, salles de sport entre 17 heures et 5 heures du matin, ou en limitant le nombre de personnes
que l’on peut recevoir chez soi en visite à 4 personnes.
L’Allemagne, où la situation est également très inquiétante, vient de prendre des mesures très strictes,
afin de briser la 4e vague de la pandémie, en imposant la règle des « 2G » dans la plupart des secteurs
(restaurants, théâtres, structures de loisirs). Les personnes non-vaccinées ne peuvent plus que se
rendre dans des magasins dits essentiels tels que les supermarchés ou encore les pharmacies.
Concernant le nombre de personnes pouvant se réunir au domicile, il est limité à 4 personnes d’un
autre ménage (enfants de moins de 14 ans exclus). Lors de rassemblements dans des stades et autres
structures sportives et culturelles pouvant accueillir un public nombreux, le nombre de participants
est limité à 30% voire 50% de la capacité d’accueil. A l’instar de l’Italie, bien que les situations
épidémiologiques des deux pays ne sont pas comparables, l’Italie agissant de manière prévoyante,
l’Allemagne avait déjà décidé sur le plan fédéral d’instaurer la règle dite des « 3G » sur le lieu du travail
et dans les transports en commun. L’Allemagne discute aussi, comme d’autres pays d’ailleurs, de la
mise en place d’une obligation vaccinale, bien qu’il s’agisse encore de l’ultime mesure qu’elle prendra.
A noter dans ce contexte que la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, a
estimé que l’Union européenne devait avoir une discussion sur la vaccination obligatoire, tout en
soulignant que cette question relève bien évidemment de la compétence des Etats membres. Si l’Italie
a été l’un des premiers pays à imposer une telle obligation au corps médical et soignants en avril 2021,
la question de la vaccination obligatoire de l’ensemble de la population est maintenant de plus en plus
thématisée. L’Autriche vient de sauter le pas et est en train de préparer un texte de loi obligeant les
personnes adultes à se vacciner contre la Covid-19. Cette loi devrait entrer en vigueur le 1er février
2022.
En Belgique, où la situation épidémiologique est également particulièrement alarmante, les mesures
en place ont été renforcées. La Belgique a ainsi fermé les discothèques et les dancings et ramené
l’horaire de fermeture à 23 :00 heures. Ella a aussi décidé e.a. que les rassemblements de plus de 50
personnes à l’intérieur et de plus de 100 personnes à l’extérieur devaient se faire sous le régime du
Covid Safe Ticket, comparable à notre régime Covid check. De nouvelles mesures plus strictes
pourraient être prises telles que fermeture anticipée des restaurants à 20 :00 heures, fermeture des
écoles pendant 10 jours, suspension d’une série d’évènements.
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En France, la situation sanitaire s’aggrave très nettement et très rapidement atteignant fin novembre
un niveau jamais atteint depuis le printemps. Le gouvernement français a pris un certain nombre de
mesures afin de freiner la propagation. Elle a ainsi notamment décidé qu’après les personnes âgées
de plus de 65 ans, ce sont tous les adultes qui devront justifier d’un rappel vaccinal pour que leur pass
sanitaire soit renouvelé. La France a aussi réduit la durée de validité des tests TAAN et TAR, et le port
du masque en intérieur est de nouveau obligatoire dans les établissements qui reçoivent du public.
Le Portugal, pays au taux de couverture vaccinale le plus élevé d'Europe, a dû à son tour rétablir
certaines mesures de contrôle de l'épidémie de Covid-19, tout en misant sur une nouvelle campagne
de vaccination à marche forcée.
Les mesures prises par les différents pays visent à freiner la progression du virus voire à anticiper une
évolution qui déraperait, et ce en fonction de la situation épidémiologique et du contexte. Le fait que
le virus ne connaisse pas de frontière et la présence de celui-ci dans les pays limitrophes joue bien
évidemment aussi un rôle. Notre pays est bien placé pour savoir que, si la pandémie prend le dessus
dans ses pays voisins, cela aura nécessairement des répercussions pour lui.
Concernant la situation de notre pays, force est de constater que si la situation est moins
« préoccupante » que dans d’autres pays européens, il n’en demeure pas moins qu’elle se caractérise
toutefois par une augmentation considérable du nombre de personnes infectées et des
hospitalisations.
Rien qu’entre le 22 et le 28 novembre 2021, 2.373 personnes ont été testées positives à la Covid-19,
soit une augmentation de 25% par rapport à la semaine précédente. En un mois, le nombre
d’infections a plus que doublé. En effet, lors de la semaine du 11 au 17 octobre 2021, on dénombrait
786 personnes qui étaient positives.
Au cours de la semaine du 22 au 28 novembre 2021, le taux d’incidence des nouvelles infections par
100.000 habitants était de 373,86 contre 298,87 une semaine plus tôt. Selon le statut vaccinal des
personnes, ce taux était de 571,26 pour les personnes non-vaccinées et de 373,8 pour celles qui
avaient un schéma vaccinal complet. Un mois plus tôt, ce même taux s’élevait à 222,19 pour les
personnes non vaccinées et à 66,16 pour les personnes avec un schéma vaccinal complet. Quant au
taux d’incidence total, il était de l’ordre de 123,83 personnes infectées par 100.000 habitants.
Concernant le taux de reproduction effectif (RT eff), il était de l’ordre de 1,16 au 28 novembre 2021,
soit en légère baisse par rapport au 21 novembre 2021 où ce taux s’élevait à 1,20. Le taux de positivité
sur tous les tests effectués (ordonnances, contact tracing) était de 8,65% au cours de la semaine du
22 au 28 novembre 2021 contre 8,06% la semaine précédente. A noter dans ce contexte qu’un mois
plus tôt, plus précisément le 17 octobre 2021, le taux de reproduction effectif (RT eff) était de 1,12,
alors que le taux de positivité sur tous les tests effectués (ordonnances, contact tracing), était de 4,77
pour la semaine du 11 au 17 octobre 2021.
Lors de la semaine du 22 au 28 novembre 2021, le taux d’incidence a, par rapport à la semaine
précédente, augmenté dans toutes les tranches d’âge. La plus grande augmentation est enregistrée
chez les 75 ans ou plus (+58%) suivie des 60-74 ans (+43%). Le taux d’incidence le plus élevé est
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enregistré chez les 0-14 ans avec 688 cas pour 100.000 habitants. Le taux d’incidence le plus bas est
enregistré dans la tranche d’âge des 75 ans ou plus (171 cas pour 100.000 habitants).
Concernant les infections actives, leur nombre se situait à 4.268 infections en date du 28 novembre
2021 contre 3.334 une semaine plus tôt le 21novembre 2021. A titre de comparaison, le 17 octobre
2021 on comptait 1.396 infections actives.
Le nombre de personnes hospitalisées a lui aussi augmenté. Durant la semaine du 22 au 28 novembre,
on enregistrait 68 nouvelles admissions en lien avec la Covid-19 dont 43 hospitalisations en soins
normaux et 11 hospitalisations en soins intensifs. A titre de comparaison : durant la semaine du 11 au
17 octobre 2021, il y a eu 19 nouvelles admissions en lien avec la Covid-19, dont 15 hospitalisations
en soins normaux et 4 en soins intensifs. L’âge des personnes hospitalisées reste stable et tourne
autour de 58 ans depuis plusieurs semaines.
Si on considère le statut vaccinal des personnes hospitalisées, on constate qu’en chiffres absolus, le
nombre de personnes vaccinées hospitalisées est en augmentation.
Lorsqu’on analyse ces chiffres et données, il échet toutefois de prendre en considération le fait que
plus le nombre de personnes vaccinées est en hausse, plus leur nombre augmente tant parmi la
catégorie des personnes testées positives à la Covid-19 que parmi la catégorie des personnes
hospitalisées. Leur proportion par contre n’augmente pas aussi rapidement, et est nettement moins
importante que celle des personnes non vaccinées. Ainsi, les personnes non vaccinées ont 2 fois plus
de risque d’être contaminées et proportionnellement – alors que le nombre de personnes non
vaccinées tourne autour des 150.000 personnes - elles sont surreprésentées au niveau des admissions
à l’hôpital.
Moyenne 7 jours - soins normaux
7
6
5
4
3
2
1
0
01/06/2021
01/07/2021
01/08/2021
Soins normaux-Vacc
01/09/2021
01/10/2021
01/11/2021
Soins normaux-Non Vacc
4
Moyenne 7 jours - soins intensifs
1.6
1.4
1.2
1
0.8
0.6
0.4
0.2
0
01/06/2021
01/07/2021
01/08/2021
Soins intensifs-Vacc
01/09/2021
01/10/2021
01/11/2021
Soins intensifs-Non Vacc
Pour la semaine du 22 au 28 novembre, 11 nouveaux décès en lien avec la COVID-19 sont à déplorer.
L’âge moyen des personnes décédées est de 77 ans.
Depuis quelques jours, un nouveau variant a fait son apparition en Europe. Il s’agit du Omicron
B1.1.529 identifié en Afrique du Sud et dont l’apparition est jugée « inquiétante » par les experts
poussant ainsi de plus en plus de pays, dont le Luxembourg, à prendre des mesures de restriction
concernant les voyages en provenance de certains pays d’Afrique australe dont l’Afrique du Sud, mais
aussi e.a. le Lesotho, le Botswana ou encore la Namibie.
Dans une note technique du 19 novembre 2021, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a ainsi
jugé que le risque lié au variant Omicron était « très élevé » au niveau mondial, pointant la probabilité
qu'il se répande rapidement et qu'il remplace les nouvelles précédentes souches. Les experts de l'OMS
craignent que ce variant n’échappe à la réponse immunitaire. Le Centre européen de prévention et
de contrôle des maladies (ECDC) s’est, quant à lui, aussi montré préoccupé dans un rapport
d'évaluation des risques en pointant sur l'«incertitude considérable concernant la contagiosité,
l'efficacité des vaccins, le risque de réinfection et les autres caractéristiques du variant Omicron».
L’ECDC juge élevée la probabilité de nouvelles contaminations (par Omicron) dans l'Union européenne
et l’Espace économique européen. La possible propagation d'Omicron pourrait être très élevée
d’après l’ECDC.
Des études récentes suggèrent que les vaccins anti-Covid-19 dans les schémas actuels de
primovaccination (en général deux injections espacées de quelques semaines) confèrent une
protection moins longue contre une infection que ce l’on espérait au départ et certains vaccins
protègent moins longtemps que d’autres. Il est rappelé dans ce contexte qu’une vaccination ne
protège jamais à 100% contre une infection et qu’elle a pour but suprême d’éviter en cas de maladie
de graves complications pouvant être fatales. Il n’en demeure pas moins que les incertitudes
concernant l’efficacité des vaccins amènent de nombreux pays à revoir leur stratégie de vaccination
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et à prévoir des « rappels de vaccination » ou des « vaccinations supplémentaires » ou « boosters ».
Il s’agit le plus souvent d’administrer une 3e dose de vaccin aux personnes déjà vaccinées en principe
au plus tôt six mois après la date de la deuxième injection. Pour certains vaccins, la date à partir de
laquelle une 3e dose peut être administrée est raccourcie. Le Luxembourg a également adaptée sa
stratégie et ouvre la possibilité de recevoir une 3e dose à toutes les personnes de plus de 18 ans. Le
Luxembourg a aussi annoncé que les personnes vaccinées avec le vaccin d’AstraZeneca pourraient
recevoir leur 3e dose après un délai de quatre au lieu de six mois à partir de leur 2ième injection.
De nombreuses inconnues demeurent concernant le nouveau variant, à commencer par sa
contagiosité, le niveau de protection conféré par les vaccins contre le Covid existants et la gravité des
symptômes provoqués.
Bien qu’imparfaits, les vaccins anti-Covid-19 actuels continuent d’être l’arme la plus efficace contre la
propagation de la Covid-19. Bien qu’en date du 30 novembre 2021, le nombre total de vaccins
administrés au Luxembourg s’élevait à 907.033, le taux de vaccination n’est toujours pas suffisamment
élevé pour arriver à une immunité de cohorte. Seuls 77,8% des personnes de plus de 12 ans sont
actuellement complètement vaccinées. En effet, au 30 novembre 2021, 430.536 personnes
présentaient un schéma vaccinal complet. Près d’un quart de personnes de plus de 12 ans ne sont
toujours pas vaccinées., du moins complètement. Ces personnes sont soumises à un double risque :
1. celui d’être infectées par le virus et de tomber malades avec pour certaines, la nécessité d’être
hospitalisées (certaines personnes connaîtront une issue fatale), et 2. celui d’infecter d’autres
personnes, dont des personnes vulnérables qui, vaccinées ou non peuvent être gravement malades à
leur tour. Dans les deux cas, notre système de santé risque d’être mis à mal avec pour conséquence
que l’activité médico-chirurgicale normale doit être déprogrammée. L’offre de soins ne peut dans ce
cas plus être assurée de manière adéquate. Or, il est impératif de continuer à assurer le bon
fonctionnement de notre système de santé et de lui permettre de faire face aux défis de la pandémie
mais aussi à ceux liés à la prise en charge habituelle des patients.
Avec l’arrivée du nouveau variant, qui semble plus contagieux que le variant Delta qui lui déjà était
plus contagieux que le variant de souche, il est nécessaire d’accélérer la vaccination de la population,
mais aussi de prendre de nouvelles mesures sanitaires voire de renforcer celles d’ores et déjà en place
afin d’assurer d’une part, la sécurité de toutes les personnes, et plus particulièrement de celles qui
ne sont pas vaccinées ou qui n’ont pas encore de schéma de vaccination complet voire les personnes
qui tout en étant complétement vaccinées restent vulnérables en raison de leur âge avancé ou d’une
maladie voire des deux, et d’autre part, assurer la pérennité de notre système de santé.
A noter encore que l’EDCD s’est prononcé dans son rapport précité pour une approche prudente en
recommandant aux Etats membres de l’Union européenne à renforcer les mesures et interventions
non pharmaceutiques, en d’autres termes les mesures sanitaires.
Une protection vaccinale collective couplée à des mesures sanitaires renforcées constituent partant
le meilleur moyen pour éviter tout dérapage et notamment pour éviter de devoir prendre des mesures
encore plus incisives voire décréter un nouveau lockdown.
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Le présent projet de loi entend proposer les mesures suivantes :
1. au niveau du régime du Covid check
Il s’agit de modifier celui-ci :
en prévoyant que seuls les certificats de vaccination et de rétablissement (« 2G ») sont admis
comme justificatifs afin d’accéder à des établissements placés sous ce régime ou des
évènements ayant lieu sous ce régime. Tombent d’office sous ce régime, les activités et les
établissements dits de « loisirs » tels que les restaurants ou encore les activités sportives ou
culturelles. Il s’agit en effet, d’activités ou de lieux où il est difficile de respecter les gestes
barrières. Face à la recrudescence de la pandémie et à l’émergence d’un nouveau variant qui
préoccupe pour l’instant, il est nécessaire de protéger les personnes les plus vulnérables
notamment en soumettant les activités non essentielles comme les loisirs au régime des
« 2G », et partant de ne les réserver qu’aux personnes qui ont été vaccinées ou qui sont
rétablies qui courent un risque moins élevé en cas d’infection.
L’accès au restaurant est ainsi obligatoirement soumis à la présentation d’un certificat de
vaccination ou de rétablissement pour les clients. Concernant les activités sportives ou
culturelles, ce régime s’applique dès que plus de 10 personnes participent à ces activités. Des
exceptions sont prévues pour les enfants de moins de 12 ans et deux mois.
Une exception a été prévue concernant les rassemblements qui ont lieu au domicile. Dans ce
cas de figure, la règle des « 3G » et non des « 2G » s’applique en cas de rassemblement placé
sous le régime du Covid check.
en précisant qu’en cas de contrôle, la preuve de la notification peut se faire au moyen d’une
copie de l’avis d’envoi du formulaire de notification.
en précisant encore que, l’exploitant de l’établissement ou l’organisateur du
rassemblement, de la manifestation ou de l’évènement sous régime Covid check est tenu
de demander une pièce d’identité à la personne qui lui présente un certificat de vaccination
ou de rétablissement afin de s’assurer que l’identité mentionnée sur le certificat présenté et
celle figurant sur la pièce d’identité sont identiques. Si la personne refuse ou est dans
l’impossibilité de présenter un certificat et de justifier, sur demande de l’exploitant ou de
l’organisateur, son identité, elle ne pourra pas accéder à l’établissement ou à l’évènement. A
noter que l’exploitant ou l’organisateur précité peut déléguer cette mission de contrôle.
en précisant que le personnel des établissements ou des organisateurs de rassemblements,
manifestations ou évènements est soumis à l’obligation de présenter un certificat de
vaccination, de rétablissement ou de test.
en prévoyant la possibilité de tenir une liste des personnes vaccinées pour faciliter les
vérifications effectuées dans le cadre du Covid check par l’exploitant ou l’organisateur lorsque
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les personnes vaccinées accèdent p.ex. régulièrement à un établissement donné ou
participent régulièrement à des activités ou évènements soumis au régime Covid check.
L’inscription sur cette liste doit être volontaire. Cette liste ne peut contenir que le nom des
personnes vaccinées. Celles-ci peuvent demander à voir retirer leur nom de ladite liste à tout
moment sans aucune explication ou justification. La durée de validité de ce type de liste ne
peut dépasser la durée de validité de la présente loi. A l’expiration de la durée de la présente
loi, la liste est détruite. L’exploitant ou l’organisateur peut déléguer la tenue de cette liste à
un ou plusieurs de ses salariés ou à un ou plusieurs prestataires externes.
2. au niveau du personnel du secteur Horeca
Le présent projet de loi vient préciser que le personnel et l’exploitant des établissements de
restauration et de débit de boissons sont soumis à l’obligation de présenter un certificat de
vaccination, de rétablissement ou de test (articles 3bis, 3ter ou 3quater) afin d’accéder aux
établissements concernés. Il ne s’agit pas d’une nouveauté, dans la mesure où l’actuelle loi prévoit
déjà que les clients et le personnel desdits établissements sont soumis à une telle obligation. Dans la
mesure où les clients sont désormais sous le régime « 2G », il échet de préciser que le personnel
tombe, quant à lui, sous le régime « 3G ». Le personnel non vacciné ou rétabli a encore la possibilité
de recourir à des tests. Il est nécessaire de prendre toutes les précautions nécessaires et utiles afin de
protéger tout le monde.
3. au niveau de la durée des différents tests
Il est proposé de réduire la durée de validité des tests TAAN et TAR qui passe de 72 à 48 heures
respectivement de 48 à 24 heures. Cette modification s’explique également par la nécessité de
prendre des mesures de précaution. Or, plus la durée d’un test est réduite, plus une personne sera
obligée de se tester. Avec chaque test supplémentaire, le risque qu’une personne soit infectée et
partant que le virus se propage est moins grand. Les tests sont et restent un élément déterminant
dans la lutte contre la Covid-19.
4. au niveau des établissements visés à l’article 3 de la loi modifiée du 17 juillet 2020 sur les mesures
de lutte contre la pandémie Covid-19
Le présent projet de loi entend réaménager les dispositions relatives à l’accès de certains
établissements tels que les établissements hospitaliers et les établissements qui hébergent des
personnes âgées.
La principale modification consiste à obliger les prestataires de services externes ou les
visiteurs d’un établissement, lorsqu’ils sont susceptibles d’avoir un contact étroit avec les
patients, les pensionnaires ou les usagers des établissements susmentionnés à la double
obligation de présenter un certificat de vaccination, de rétablissement ou de test et
d’effectuer un test rapide sur place. Les personnes qui se rendent à l’hôpital pour un examen,
des soins ou un rendez-vous médical sont exclues de cette double obligation, alors que ces
personnes n’ont pas en principe de contacts étroits avec les patients de l’hôpital.
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Il a encore été précisé dans le texte de loi que le port du masque est obligatoire dans les
locaux à usage collectif des structures d’hébergement pour personnes âgées, et que les
personnes qui se rendent dans un établissement hospitalier en tant que patient ou
accompagnateur doivent également porter un masque. Il est évident que les patients
hospitalisés ne sont pas soumis à une telle obligation.
Finalement il a été aussi précisé que les salles de restauration présentes au sein des hôpitaux,
et autres structures visées à l’article 3 ainsi que les services de vente à emporter offerts par
ces mêmes structures sont soumises aux conditions de l’article 2, paragraphes 1er et 2
(HORECA). Un visiteur, qui se rend p.ex. à l’hôpital pour un examen et qui n’a en principe pas
besoin d’effectuer un test sur place, ne peut pas se rendre à la cafétéria d’un hôpital pour une
consommation sur place. Il s’agit de protéger les patients des hôpitaux qui se rendent
également parfois à la cafétéria.
A noter que cette disposition ne s’applique pas aux résidents et usagers des structures
d’hébergement pour personnes âgées, des services d’hébergement pour personnes en
situation de handicap, des centres psycho-gériatriques, des services d’activités de jour et des
services de formation.
En effet, si de nombreux résidents ou usagers de ces structures ou services sont vaccinés,
certaines personnes ne le sont pas. Or, on ne peut pas décemment leur refuser l’accès à la
salle de restauration.
5. au niveau des règles relatives aux rassemblements
Il est proposé de réajuster les règles relatives aux rassemblements, en prévoyant que tout
rassemblement qui met en présence entre 51 et 200 personnes incluses, au lieu de 2000, est soumis
à la condition que les personnes portent un masque et se voient attribuer des places assises en
observant une distance minimale de deux mètres. La limite de deux mille demeure inchangée.
6. au niveau des dispositions relatives au protocole sanitaire
La première modification essentielle concerne la conséquence du silence de l’administration.
Jusqu’à présent, lorsque le protocole sanitaire est notifié à la Direction de la santé pour
acceptation, et que la Direction de la santé reste muette, après 10 jours de la réception son
silence vaut acceptation. Maintenant, le silence de la Direction de la santé vaut refus.
Le protocole n’est réputé conforme et valable que si la Direction de la santé a émis une
réponse en bonne et due forme. Cette réponse peut consister en une réponse standard. La
Direction de la Santé n’a pas besoin de justifier son aval. Dans la mesure où, il s’agit
d’évènements qui accueillent beaucoup de personnes simultanément, les auteurs de la
présente loi estiment utile qu’au vu de la situation épidémiologique qu’un tel rassemblement
soit formellement accepté.
En cas de non-acceptation du protocole, la Direction de la santé émet des propositions de
corrections et les notifie par voie de lettre recommandée avec accusé de réception et le
protocole adapté doit faire l’objet d’une nouvelle notification. De nouveau, il s’agit de
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s’assurer, au vu des évènements en question, que le protocole est conforme aux suggestions
de la Direction de la santé afin de minimiser le risque de propagation du virus.
7. au niveau des dispositions spécifiques relatives aux centres pénitentiaires
Le présent projet de loi prévoit d’incorporer dans la loi sur les mesures de lutte contre la pandémie
Covid-19 des mesures spécifiques applicables dans les centres pénitentiaires. Ces mesures
spécifiques se justifient par plusieurs particularités existantes quasi uniquement au sein des centres
pénitentiaires. D’une part, la population carcérale affiche un taux de vaccination particulièrement bas
et est majoritairement hostile aux mesures sanitaires imposées. D’autre part, force est de constater
que toute mesure que l’administration pénitentiaire prend à l’égard des prisonniers, même
protectrice, doit disposer d’une base légale solide. Cela est d’autant plus important en matière de
santé et d’hygiène, alors que l’administration pénitentiaire a une obligation particulière de veiller au
maintien de la santé des prisonniers au sens de l’article 26 de la loi du 20 juillet 2018 portant réforme
de l’administration pénitentiaire. En ce sens, les prisonniers doivent être considérés comme
population à besoins spécifiques par rapport au personnel ou aux usagers des autres administrations.
8. au niveau des certificats de vaccination
Il est prévu que le directeur de la santé peut émettre, sur demande, un certificat de vaccination
contre la Covid-19 aux ressortissants de pays tiers, dont le Luxembourg a reconnu les certificats de
vaccination à l’entrée du territoire, et qui séjournent temporairement sur le territoire du GrandDuché de Luxembourg. Il échet de noter qu’il s’agit d’un certificat sous forme papier sans code QR,
mais qui permettra d’accéder aux établissements et évènements 2G. La durée de ces certificats est
limitée à 30 jours en principe. Il s’agit de permettre à ces personnes de prendre part à des réunions
ou meetings se déroulant sous le régime Covid check ou de se rendre au restaurant. Il s’agit de la suite
logique de la reconnaissance de certains certificats par notre pays.
9. au de la vaccination des mineurs
Il est proposé de préciser dans le cadre de la loi modifiée du 17 juillet 2020 précitée que seule
l’autorisation de l’un ou l’autre des titulaires de l’autorité parentale est requise pour la vaccination
des enfants mineur âgés de 12 ans à 15 ans révolus contre la Covid-19, sans préjudice de l’appréciation
des éventuelles contre-indications médicales. Par dérogation à l’article 372 du code civil, la vaccination
contre la Covid-19 peut être pratiquée, à sa demande, sur le mineur de plus de seize ans.
A noter que pour être vacciné, il suffit qu’un mineur se présente au Centre de vaccination avec l’un de
ses parents ou que l’un des parents ait marqué son accord par écrit. Or, il arrive parfois que des parents
ont des conceptions différentes p.ex. quant à la nécessité de la vaccination de leurs enfants, alors
même que ces derniers y sont favorables. Il est ainsi proposé à des fins de sécurité juridique,
notamment à l’égard de celui des parents qui serait favorable à la vaccination de son enfant mineur
ou prêt à l’accompagner au centre de vaccination, d’ancrer dans la loi la possibilité :
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•
pour les mineurs de 12 à 15 révolus de se faire vacciner, s’ils le souhaitent, dès lors qu’un seul
de leurs parents serait d’accord avec la vaccination ;
pour les mineurs à partir de 16 ans, et par dérogation à l’article 372 du code civil, de se faire
vacciner sans qu’ils aient besoin d’une autorisation parentale.
10. au niveau de certaines dispositions
Il est proposé de :
introduire dans la loi modifiée du 11 avril 1983 portant réglementation de la mise sur le
marché et de la publicité des médicaments une série de cas d’exception au principe
d’autorisation préalable de mise sur le marché de médicaments. Ces exceptions sont
destinées à encadrer notamment les pratiques d’usage compassionnel respectivement
d’usage hors indications de médicaments.
proroger les dispositions dérogatoires aux articles L. 524-1, L. 542-2, L. 524-5, L. 541-1 et L.
541-2 du Code du travail, qui sont actuellement limitées au 31 décembre 2021 jusqu’au 30
juin 2022.
Il est rappelé qu’au début de la pandémie la loi du 24 juillet 2020 a introduit des mesures
temporaires destinées à offrir une meilleure perspective d’occupation aux demandeurs
d’emploi ce qui constitue certainement un meilleur investissement que de financer le
chômage. Il importait au Gouvernement d’apporter une solution immédiate à la situation du
chômage. Ainsi, par dérogation aux dispositions légales existantes, il avait été décidé d’ouvrir
le stage de professionnalisation à tous les demandeurs d’emploi, de rendre les demandeurs
d’emploi éligibles au contrat de réinsertion-emploi dès l’âge de 30 ans, de réduire en partie
les quotes-parts à prendre en charge par l’employeur dans le cadre d’un tel contrat et d’élargir
le remboursement de la part patronale des cotisations de sécurité sociale en cas d’embauche
d’un demandeur à la tranche d’âge des 30 à moins de 45 ans.
Vu que cette problématique est cependant toujours existante et en tenant compte de
l’évolution des principaux indicateurs et de la situation épidémiologique telle qu’elle se
présente actuellement, il est impératif de maintenir les mesures et dispositifs en place.
proroger pour une durée de deux mois, la nouvelle aide de relance et l’aide aux coûts non
couverts en faveur des entreprises dont l’activité reste impactée par la situation pandémique
et les mesures sanitaires.
de prolonger les dispositions relatives au dispositif dérogatoire en matière de congé pour
raisons familiales, en vigueur depuis le 21 janvier 2021, jusqu'au 28 février 2022 inclus, afin
de maintenir la possibilité de réagir rapidement aux conséquences que la situation actuelle
peut avoir pour les parents d'enfants vulnérables et par rapport aux problèmes de garde qui
peuvent se poser en cas de fermeture des écoles ou des structures d'accueil pour les parents
d'enfants de moins de treize ans.
11
Prolonger l’application des textes législatifs suivants, qui viennent à échéance le 31
décembre 2021, au 15 juillet 2022 :
o
la loi portant modification de la loi modifiée du 24 juin 2020 portant introduction de
mesures temporaires relatives à la loi communale modifiée du 13 décembre 1988 et
à la loi modifiée du 27 mars 2018 portant organisation de la sécurité civile dans le
cadre de la lutte contre le Covid-19
o
la loi modifiée du 24 juin 2020 portant introduction d’une mesure temporaire relative
à l’application de l’article 12 de la loi modifiée du 19 juillet 2004 concernant
l’aménagement communal et le développement urbain dans le cadre de la lutte
contre le Covid-19
o
la loi modifiée du 24 juin 2020 concernant la célébration du mariage dans un édifice
communal autre que la maison communale dans le cadre de la lutte contre la
pandémie Covid-19.
Le présent projet de loi reste applicable jusqu’au 28 février 2022. Ce laps de temps permettra d’avoir
suffisamment de recul pour pouvoir évaluer notamment la propagation, la contagiosité voire le
caractère pathogène du nouveau variant. A noter encore que certaines dispositions entreront en
vigueur de manière différée. Il s’agit notamment des dispositions ayant pour but de prolonger
certaines mesures qui viennent à échéance le 31 décembre 2021.
12
Projet de loi portant modification:
1° de la loi modifiée du 17 juillet 2020 sur les mesures de lutte contre la pandémie Covid-19 ;
2° de la loi modifiée du 11 avril 1983 portant réglementation de la mise sur le marché et de la publicité
des médicaments ;
3° de la loi modifiée du 6 janvier 1995 relative à la distribution en gros des médicaments ;
4° de la loi modifiée du 24 juin 2020 portant introduction de mesures temporaires relatives à la loi
communale modifiée du 13 décembre 1988 et à la loi modifiée du 27 mars 2018 portant organisation
de la sécurité civile dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 ;
5° de la loi modifiée du 24 juin 2020 portant introduction d’une mesure temporaire relative à
l’application de l’article 12 de la loi modifiée du 19 juillet 2004 concernant l’aménagement communal
et le développement urbain dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 ;
6° de la loi modifiée du 24 juin 2020 concernant la célébration du mariage dans un édifice communal
autre que la maison communale dans le cadre de la lutte contre la pandémie Covid-19 ;
7 ° de la loi du 24 juillet 2020 portant dérogation temporaire aux articles L. 524-1, L. 524-2, L. 524-5, L.
541-1 et L. 541-2 du Code du travail ;
8° de la loi modifiée du 20 juin 2020 portant 1°dérogation temporaire à certaines dispositions en
matière de droit du travail en relation avec l’état de crise lié au Covid-19 ; 2°modification du Code du
travail ;
9° de la loi modifiée du 19 décembre 2020 portant dérogation temporaire à l’article L. 121-6 du Code
du travail ;
10° de la loi modifiée du 19 décembre 2020 ayant pour objet la mise en place d’une contribution
temporaire de l’Etat aux coûts non couverts de certaines entreprises ;
11° de loi modifiée du 19 décembre 2020 ayant pour objet la mise en place d’une nouvelle aide de
relance ;
12° de la loi modifiée du 22 janvier 2021 portant : 1° modification des articles L. 234-51, L. 234-52 et L.
234-53 du Code du travail ; 2° dérogation temporaire aux dispositions des articles L. 234-51, L. 234-52
et L. 234-53 du Code du travail
1
Commentaire des articles
Article 1er
L’article sous rubrique entend modifier l’article 1er, point 27° de la loi modifiée du 17 juillet 2020 sur les
mesures de lutte contre la pandémie Covid-19 concernant le régime Covid check.
Cet article prévoit tout d’abord que seuls les certificats de vaccination et de rétablissement (« 2G ») sont
admis comme justificatifs afin d’accéder à des établissements placés sous ce régime ou des évènements
ayant lieu sous ce régime. Tombent d’office sous ce régime, les activités et les établissements dits de
« loisirs » tels que les restaurants ou encore les activités sportives ou culturelles, dès lors que certaines
conditions, notamment quant au nombre de personnes concernées, sont remplies. Il s’agit en effet,
d’activités ou de lieux où il est difficile de respecter les gestes barrières. Face à la recrudescence de la
pandémie et à l’émergence d’un nouveau variant qui préoccupe pour l’instant, il est nécessaire de
protéger les personnes les plus vulnérables notamment en réservant l’accès des activités non essentielles
aux personnes qui ont été vaccinées ou qui sont rétablies, et qui partant courent un risque moins élevé
en cas d’infection.
Il a encore été précisé que le régime Covid check est applicable à des établissements ou évènements dont
l’entrée est exclusivement réservée aux personnes pouvant se prévaloir soit d’un certificat de vaccination
tel que visé à l’article 3bis muni d’un code QR, soit d’un certificat de rétablissement tel que visé à l’article
3ter muni d’un code QR, mais aussi aux personnes qui peuvent présenter un certificat établi par le
directeur de la santé ou son délégué conformément à l’article 3bis, paragraphe 3. Il s’agit d’un certificat
établi sous certaines conditions à des ressortissants de pays tiers dont le Luxembourg accepte les
certificats de vaccination.
L’accès au restaurant est obligatoirement soumis à la présentation d’un certificat de vaccination ou de
rétablissement pour les clients. Concernant les activités sportives ou culturelles, ce régime s’applique dès
que plus de 10 personnes participent à ces activités. Des exceptions sont prévues notamment pour les
enfants de moins de 12 ans et deux mois. Le personnel des établissements ou des évènements sous
régime Covid check sons soumis au « 3G », c.-à-d. qu’à côté des certificats de vaccination et de
rétablissements sont dans admissibles dans cette hypothèse également les certificats de test visés à
l’article 3quater.
Concernant les rassemblements qui ont lieu au domicile sous le régime Covid check, il est prévu une
dérogation au régime du Covid check. Dans ce cas de figure, la règle des « 3G » et non des « 2G »
s’applique.
Il est encore précisé qu’en cas de contrôle, la preuve de la notification peut se faire au moyen d’une copie
de l’avis d’envoi du formulaire de notification.
2
L’exploitant de l’établissement ou l’organisateur du rassemblement, de la manifestation ou de
l’évènement sous régime Covid check est tenu de demander une pièce d’identité à la personne qui lui
présente un certificat de vaccination ou de rétablissement afin de s’assurer que l’identité mentionnée sur
le certificat présenté et celle figurant sur la pièce d’identité sont identiques. Si la personne refuse ou est
dans l’impossibilité de présenter un certificat et de justifier, sur demande de l’exploitant ou de
l’organisateur, son identité, elle ne pourra pas accéder à l’établissement ou à l’évènement. A noter que
l’exploitant ou l’organisateur précité peut déléguer cette mission de vérification.
Pour faciliter les vérifications effectuées dans le cadre du Covid check, tout exploitant ou organisateur
peut tenir une liste des personnes vaccinées lorsque celles-ci accèdent régulièrement à un établissement
donné ou participent régulièrement à des activités ou évènements soumis au régime Covid check.
L’inscription sur cette liste doit être volontaire. Cette liste ne peut contenir que le nom des personnes
vaccinées. Celles-ci peuvent demander à voir retirer leur nom de ladite liste à tout moment sans aucune
explication ou justification. La durée de validité de ce type de liste ne peut dépasser la durée de validité
de la présente loi. A l’expiration de la durée de la présente loi, la liste est détruite. L’exploitant ou
l’organisateur peut déléguer la tenue de cette liste à un ou plusieurs de ses salariés ou à un ou plusieurs
prestataires externes.
Article 2
Cet article se propose de modifier les dispositions relatives aux établissements de restauration et de débit
de boissons. Ces établissements sont soumis au régime Covid check tant à l’intérieur que sur les terrasses.
Il ne s’agit pas d’une nouveauté, dans la mesure où l’actuelle loi prévoit déjà que les clients et le personnel
desdits établissements sont soumis à un tel régime. La différence par rapport au système actuel réside
dans le fait que les clients sont désormais sous le régime « 2G », alors que le personnel tombe, quant à
lui, sous le régime « 3G ». Il est nécessaire de prendre toutes les précautions nécessaires et utiles afin de
protéger plus particulièrement les personnes qui ne sont pas complètement vaccinées.
Pour accéder aux établissements concernés, les clients doivent non seulement présenter un certificat de
vaccination ou de rétablissement valable, mais ils doivent aussi justifier, sur demande, leur identité.
Si les cantines scolaires ne sont toujours pas soumises à un tel régime, les cantines universitaires, au même
titre que les cantines d’entreprise, le sont, alors que les personnes concernées sont en principe en âge
d’avoir reçu leur primo-vaccination, et courent partant moins de risque que la population du même âge
de transmettre ou d’attraper la Covid-19.
Article 3
Le présent projet de loi entend réaménager les dispositions relatives à l’accès de certains établissements
tels que les établissements hospitaliers et les établissements qui hébergent des personnes âgées.
La principale modification consiste à obliger les prestataires de services externes ou les visiteurs d’un
établissement, lorsqu’ils sont susceptibles d’avoir un contact étroit avec les patients, les pensionnaires ou
les usagers des établissements susmentionnés à la double obligation de présenter un contrat de
3
vaccination, de rétablissement ou de test et d’effectuer un test rapide sur place. Il s’agit d’optimiser le
cordon sanitaire établi au niveau de ces établissement en renforçant les mesures y relatives dans le but
de mieux protéger les patients, les résidents ou les usagers de ces établissements.
Les personnes qui se rendent à l’hôpital pour un examen, des soins ou un rendez-vous médical sont
exclues de cette double obligation, alors que ces personnes n’ont pas en principe de contacts étroits avec
les patients de l’hôpital. Par ailleurs, les hôpitaux ont une mission de santé publique qu’il ne faut pas
oublier.
L’article sous rubrique précise encore que le port du masque est obligatoire dans les locaux à usage
collectif des structures d’hébergement pour personnes âgées, et que les personnes qui se rendent dans
un établissement hospitalier en tant que patient ou accompagnateur doivent également porter un
masque. Il est évident que les patients hospitalisés ne sont pas soumis à une telle obligation.
Finalement il est aussi précisé que les salles de restauration présentes au sein des hôpitaux, et autres
structures visées à l’article 3 ainsi que les services de vente à emporter offerts par ces mêmes structures
sont soumises aux conditions de l’article 2, paragraphes 1er et 2 (HORECA). Un visiteur, qui se rend p.ex. à
l’hôpital pour un examen et qui n’a en principe pas besoin d’effectuer un test sur place, ne peut pas se
rendre à la cafétéria d’un hôpital pour une consommation sur place. Il s’agit de protéger les patients des
hôpitaux qui se rendent également parfois à la cafétéria.
A noter que cette disposition ne s’applique pas aux résidents et usagers des structures d’hébergement
pour personnes âgées, des services d’hébergement pour personnes en situation de handicap, des centres
psycho-gériatriques, des services d’activités de jour et des services de formation. En effet, si de nombreux
résidents ou usagers de ces structures ou services sont vaccinés, certaines personnes ne le sont pas. Or,
on ne peut pas décemment leur refuser l’accès à la salle de restauration.
Article 4
L’article 4 concerne (nouveau paragraphe 3) les certificats de vaccination et prévoit la possibilité pour le
directeur de la santé d’émettre, sur demande, un certificat de vaccination contre la Covid-19 aux
ressortissants de pays tiers, dont le Luxembourg a reconnu les certificats de vaccination à l’entrée du
territoire, et qui séjournent temporairement sur le territoire du Grand-Duché de Luxembourg. Il échet de
noter qu’il s’agit d’un certificat sous forme papier sans code QR, mais qui permettra d’accéder aux
établissements et évènements « 2G ». La durée de ces certificats est limitée à 30 jours en principe. Il s’agit
de permettre à ces personnes de prendre part à des réunions ou meetings se déroulant sous le régime
Covid check ou de se rendre au restaurant. Il s’agit de la suite logique de la reconnaissance de certains
certificats par notre pays.
Cet article prévoit (nouveau paragraphe 4) en outre que seule l’autorisation de l’un ou l’autre des titulaires
de l’autorité parentale est requise pour la vaccination des enfants mineur âgés de 12 ans à 15 ans révolus
contre la Covid-19, sans préjudice de l’appréciation des éventuelles contre-indications médicales. Par
dérogation à l’article 372 du code civil, la vaccination contre la Covid-19 peut être pratiquée, à sa
demande, sur le mineur de plus de seize ans.
4
A noter que pour être vacciné, il suffit qu’un mineur se présente au Centre de vaccination avec l’un de ses
parents ou que l’un des parents ait marqué son accord par écrit. Or, il arrive parfois que des parents ont
des conceptions différentes p.ex. quant à la nécessité de la vaccination de leurs enfants, alors même que
ces derniers y sont favorables. Il est ainsi proposé à des fins de sécurité juridique, notamment à l’égard
de celui des parents qui serait favorable à la vaccination de son enfant mineur ou prêt à l’accompagner
au centre de vaccination, d’ancrer dans la loi la possibilité :
•
•
pour les mineurs de 12 à 15 révolus de se faire vacciner, s’ils le souhaitent, dès lors qu’un seul de
leurs parents serait d’accord avec la vaccination ;
pour les mineurs à partir de 16 ans, et par dérogation à l’article 372 du code civil, de se faire
vacciner sans qu’ils aient besoin d’une autorisation parentale.
La mise en place d’une telle disposition, très largement inspirée de la législation française (loi n° 20211040 du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire), a également été suggérée par le Conseil
d’Etat dons son avis (n° 60.780) émis en date du 13 octobre et relatif au projet de loi n° 7897 portant
modification de la loi modifiée du 17 juillet 2020 sur les mesures de lutte contre la pandémie Covid-19.
Article 5
Au niveau de la durée des différents tests, l’article sous rubrique propose de réduire la durée de validité
des tests TAAN et TAR qui passe de 72 à 48 heures respectivement de 48 à 24 heures. Cette modification
s’explique également par la nécessité de prendre des mesures de précaution. Or, plus la durée d’un test
est réduite, plus une personne sera obligée de se tester. Avec chaque test supplémentaire, le risque
qu’une personne soit infectée et partant que le virus se propage est moins grand. Les tests sont et restent
un élément déterminant dans la lutte contre la Covid-19
Article 6
Cet article vient modifier l’article 3septies. Il précise que les travailleurs ne tombent pas sous le régime
« 2G », mais qu’ils sont soumis au régime « 3G ». S’il s’agit de protéger les personnes non vaccinées en
leur refusant l’accès à certains établissements ou à certaines activités non essentielles, il échet d’adopter
une démarche plus nuancée concernant le travail et de permettre aux personnes non vaccinées de
pouvoir continuer à travailler. Toutefois, ces personnes sont soumises à un obligation de test rapprochée
puisque la durée de validité des tests a été réduite.
Article 7
L’article sous rubrique entend réajuster les règles relatives aux rassemblements, en prévoyant que tout
rassemblement qui met en présence entre 51 et 200 personnes incluses, au lieu de 2000, est soumis à la
condition que les personnes portent un masque et se voient attribuer des places assises en observant une
distance minimale de deux mètres. La limite de deux mille demeure inchangée.
Il prévoit aussi une exception pour les rassemblements qui ont lieu au domicile. Ceux-ci ne sont pas placé
sous le « 2G », mais le « 3G ».
5
Il apporte aussi des modifications quant aux dispositions relatives au protocole sanitaire. La première
modification essentielle concerne la conséquence du silence de l’administration. Jusqu’à présent, lorsque
le protocole sanitaire est notifié à la Direction de la santé pour acceptation, et que la Direction de la santé
reste muette, après 10 jours de la réception, son silence vaut acceptation. Maintenant, le silence de la
Direction de la santé vaut refus. Le protocole n’est réputé conforme et valable que si la Direction de la
santé a émis une réponse en bonne et due forme. Cette réponse peut consister en une réponse standard.
La Direction de la Santé n’a pas besoin de justifier son aval. Dans la mesure où, il s’agit d’évènements qui
accueillent beaucoup de personnes simultanément, les auteurs de la présente loi estiment utile qu’au vu
de la situation épidémiologique qu’un tel rassemblement soit formellement accepté.
En cas de non-acceptation du protocole, la Direction de la santé émet des propositions de corrections et
les notifie par voie de lettre recommandée avec accusé de réception et le protocole adapté doit faire
l’objet d’une nouvelle notification. Il s’agit de s’assurer, au vu des évènements en question, que le
protocole est conforme aux suggestions de la Direction de la santé afin de minimiser le risque de
propagation du virus.
L’article sous rubrique prévoit aussi aux niveau des activités péri- et parascolaires que lorsque celles-ci
s’adressent aux jeunes âgés entre douze ans et deux mois et dix-neuf ans, dépassent le nombre de dix
personnes et se déroulent à l’intérieur, elles sont soumises au « 3G ».
Article 8
N’appelle pas d’observations.
Article 9
Cet article concerne les activités sportives et apporte plusieurs modifications relatives aux dispositions
relatives à celles-ci.
Tout d’abord, l’article 4bis, paragraphe 1er, s’applique aux activités sportives en intérieur qu’à l’extérieur.
La pratique d’activités sportives et de culture physique est autorisée sans obligation de distanciation
physique et de port de masque, à condition d’être exercée individuellement ou dans un groupe ne
dépassant pas le nombre de dix personnes. Si le groupe dépasse le nombre de dix personnes pratiquant
une activité sportive ou de culture physique, le régime Covid check est obligatoire.
Il est encore prévu que les sportifs, juges et arbitres âgés entre douze ans et deux mois et moins de dixneuf ans, relevant d’un club affilié ou d’une fédération sportive agréée, ne peuvent participer aux
entraînements réunissant plus de dix personnes, et aux compétitions sportives réunissant plus de dix
personnes, que s’ils présentent un certificat tel que visé par les articles 3bis, 3ter ou 3quater. Il en est de
même pour les sportifs liés par un contrat de travail, tel que visé à l’article L.121-4 du Code du travail, à
un club affilié ou à une fédération sportive agréée et exerçant leur activité à titre principal et régulier ou,
d’une manière générale, pour tout sportif affilié, à titre principal, en tant que tel à la sécurité sociale. Pour
6
les sportifs, juges et arbitres âgés de dix-neuf ans et plus, relevant d’un club affilié ou d’une une fédération
sportive agréée, la participation aux entraînements réunissant plus de dix personnes, et aux compétitions
sportives réunissant plus de dix personnes n’est ouverte que s’ils présentent un certificat tel que visé par
les articles 3bis ou 3ter. Dans ces deux cas, il s’agit de la mise en place des régimes « 2G » et « 3G » au
niveau sportif en distinguant entre les jeunes de moins et de 19 ans et de plus de 19 ans. Les jeunes de
moins de 19 ans sont le plus souvent scolarisés et partant sont testés trois fois par semaine. Ils sont partant
étroitement surveillés d’un point de vue épidémiologique. Par ailleurs, plus on est jeune, moins on risque
de tomber gravement malade en cas d’infection.
Les encadrants liés par un contrat de travail, tel que visé à l’article L.121-4 du Code du travail, à un
club affilié ou à une fédération sportive agréée et exerçant leur activité, auprès de sportifs licenciés, à
titre principal et régulier ou, d’une manière générale, tout encadrant affilié, à titre principal, en tant
que tel à la sécurité sociale, ne peuvent participer aux entraînements réunissant plus de dix personnes
et compétitions sportives réunissant plus de dix personnes que s’ils présentent un certificat tel que
visé par les articles 3bis, 3ter ou 3quater.
Les encadrants non visés à l’alinéa 1er doivent faire preuve d’un certificat tel que visé par les articles
3bis ou 3ter pour participer aux entraînements réunissant plus de dix personnes et compétitions
sportives réunissant plus de dix personnes.
L’obligation de présenter un certificat tel que visé aux articles 3bis, 3ter ou 3quater, est contrôlée par lune
personne déléguée par le club affilié ou la fédération sportive agréée, ou toute autre personne désignée
à cette fin.
Les sportifs, juges, arbitres et encadrants qui refusent ou sont dans l’impossibilité de présenter l’un des
certificats visés à l’alinéa 1er, n’ont pas le droit de participer à un entraînement ou à une compétition
sportive.
Article 10
L’article vient modifier l’article 4quater ayant trait non plus uniquement aux activités musicales mais aux
activités culturelles.
A l’instar de ce qui est prévu au niveau des activités sportives, le régime Covid Check est obligatoire pour
les activités culturelles mettant en présence simultanée plus de dix personnes.
A l’instar de ce qui est prévu pour les activités sportives, il est prévu que les personnes âgées entre douze
ans et deux mois et moins de dix-neuf ans, pratiquant une activité culturelle au sein d’une fédération,
d’une association du secteur culturel ou d’une entreprise privée ayant comme objet social l’organisation
d’activités culturelles, ne peuvent participer aux activités culturelles que si elles présentent un certificat
tel que visé par les articles 3bis, 3ter ou 3quater.Il en est de même pour les professionnels du secteur
culturel liés par un contrat de travail, tel que visé à l’article L.121-4 du Code du travail ou d’un contrat de
prestation de service conclu avant le 1er décembre 2021. Pour les personnes âgées de dix-neuf ans et plus,
pratiquant une activité culturelle au sein d’une fédération, d’une association du secteur culturel ou d’une
entreprise privée ayant comme objet social l’organisation d’activités culturelles, la participation aux
activités culturelles n’est ouverte que s’ils présentent un certificat tel que visé par les articles 3bis ou 3ter.
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Il est encore précisé que toutes les activités culturelles pratiquées au sein d’une fédération, d’une
association du secteur culturel ou d’une entreprise privée ayant comme objet social l’organisation
d’activités culturelles par des personnes de moins de dix-neuf ans, sont interrompues en cas de mesures
prises dans le cadre de la lutte contre la pandémie Covid-19 supprimant les cours en présentiel relevant
de l’enseignement fondamental et secondaire au plan national. Ces activités culturelles peuvent
reprendre lorsque les mesures précitées prennent fin.
Article 11
Cet article introduit un nouveau Chapitre intitulé : « Chapitre 2quater bis – Mesures concernant les
centres pénitentiaires » comportant un article 4quinquies nouveau relatif aux mesures applicables aux
centres pénitentiaires.
Ces mesures spécifiques se justifient par plusieurs particularités existantes quasi uniquement au sein des
centres pénitentiaires. D’une part, la population carcérale affiche un taux de vaccination particulièrement
bas et est majoritairement hostile aux mesures sanitaires imposées. D’autre part, force est de constater
que toute mesure que l’administration pénitentiaire prend à l’égard des prisonniers, même protectrice,
doit disposer d’une base légale solide. Cela est d’autant plus important en matière de santé et d’hygiène,
alors que l’administration pénitentiaire a une obligation particulière de veiller au maintien de la santé des
prisonniers au sens de l’article 26 de la loi du 20 juillet 2018 portant réforme de l’administration
pénitentiaire. En ce sens, les prisonniers doivent être considérés comme population à besoins spécifiques
par rapport au personnel ou aux usagers des autres administrations.
Le paragraphe 1er propose de conférer une base légale spécifique à la mise en quarantaine de chaque
prisonnier nouvellement admis dans un centre pénitentiaire. Cette mesure est déjà appliquée au sein des
centres pénitentiaires depuis le début de la crise sanitaire et a fait ses preuves d’efficacité, de sorte qu’il
est proposé de l’inscrire dans la loi.
Le paragraphe 2 vise à réglementer la situation des entrées et sorties temporaires des prisonniers au sein
des centres pénitentiaires. En effet, que ce soit pour des audiences devant une juridiction, pour des
hospitalisations, des aménagements de la peine comme par exemple un congé pénal, de sorties
temporaires ou encore pour des démarches administratives à effectuer en vue de leur future libération,
il faut compter, pour chaque jour, environ 30 à 50 sorties et rentrées temporaires au centre pénitentiaire
de Luxembourg à Schrassig, et 50 à 60 sorties et rentrées temporaires au Centre pénitentiaire de Givenich.
Il est ainsi proposé que, dans ces cas, chaque prisonnier doit se soumettre à un test antigénique rapide au
moment de sa rentrée au centre pénitentiaire.
Le paragraphe 3 prévoit que, même lorsque le régime Covid check est applicable, les gestes barrières
d’usage restent applicables à l’intérieur du périmètre du Covid check. Cette disposition se justifie par le
fait que le Covid check, à lui seul, ne représente pas une garantie suffisante contre la propagation du virus
intra muros, alors que la population carcérale est hautement vulnérable et la promiscuité est par
définition importante. A noter que la désinfection des mains des prisonniers de même que des locaux doit
être spécifiquement adaptée au sein des centres pénitentiaires, alors qu’il ne saurait être question de
8
remettre aux prisonniers des solutions hydro-alcooliques ce qui, précisément en raison de la teneur en
alcool de ces produits, pourrait mener à des abus et des risques de santé pour certains prisonniers qui
pourraient être tentés d’ingurgiter ces produits. Ces produits sont alors remplacés par d’autres produits
à base de savon ou d’autres produits hygiéniques sans alcool.
Articles 12 et 13
Ces articles n’appellent pas d’observation particulières, les sanctions ayant été adaptées aux nouvelles
dispositions et mesures en place.
Article 14
Cet article n’appelle pas d’observation particulière.
Article 15
Cet article apporte des modifications à la loi modifiée du 11 avril 1983 portant réglementation de la mise
sur le marché et de la publicité des médicaments afin de créer une base légale qui permet:
- la prescript …
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.