Loi – directives et à mettre en œuvre des règlements européens pour renforcer la régulation
De quoi traite ce texte ?
Cette loi vise à transposer des directives et à mettre en œuvre des règlements européens pour renforcer la régulation du secteur financier, notamment en matière de fonds propres, de gestion des risques et de rémunération. Elle modifie plusieurs lois luxembourgeoises existantes pour y intégrer ces nouvelles exigences.
Pour qui: Les établissements de crédit et les entreprises d'investissement; Les compagnies financières holding et les compagnies financières holding mixtes, ainsi que leurs groupes.
L’essentiel
- Pays
- Luxembourg
- Domaine du droit
- Autres dispositions légales
- Articles
- 161
- Source
- legilux.public.lu
- Texte récupéré le
- Explication mise à jour le
Que réglemente ce texte ?
- La transposition de directives européennes concernant les entités exemptées, les compagnies financières holding, la rémunération et les mesures de surveillance.
- La mise en œuvre de règlements européens sur le ratio de levier, le financement stable net, les exigences de fonds propres et la gestion des risques de crédit et de marché.
- La modification de lois existantes relatives au secteur financier, à la défaillance des établissements de crédit, à la Banque et Caisse d'Epargne de l'Etat, à la commission de surveillance du secteur financier, à la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, aux services de paiement et au secteur des assurances.
- L'approbation et la surveillance des compagnies financières holding et des compagnies financières holding mixtes.
Qui est concerné par ce texte ?
- Les établissements de crédit et les entreprises d'investissement.
- Les compagnies financières holding et les compagnies financières holding mixtes, ainsi que leurs groupes.
Quels sont les points clés ?
- Les politiques et pratiques de rémunération doivent être neutres du point de vue du genre, c'est-à-dire fondées sur l'égalité des rémunérations pour un même travail ou un travail de même valeur.
- La CSSF (Commission de Surveillance du Secteur Financier) peut révoquer les membres de l'organe de direction des établissements de crédit et des entreprises d'investissement s'ils ne satisfont pas aux exigences.
- Une succursale d'un établissement de crédit d'un pays tiers doit communiquer annuellement à la CSSF des informations détaillées sur ses activités, actifs, fonds propres, dispositifs de protection des dépôts, gestion des risques, gouvernance d'entreprise et plans de redressement.
- Les compagnies financières holding mères au Luxembourg et les compagnies financières holding mixtes mères au Luxembourg doivent solliciter une approbation auprès de la CSSF.
Autres dispositions légales
Texte de loi
Texte de loi
Sommaire (161)
- Art. 1 ". L'article ler de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteu
- Art. 2 L'article 3 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 3 A l'article 5, paragraphe lbis, de la même loi, il est ajouté un nouve
- Art. 4 L'article 6 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 5 L'article 7, paragraphe let, de la même loi est modifié comme suit
- Art. 6 A l'article 11, paragraphe 4, lettre a), de la même loi, les mots «, à
- Art. 7 A l'article 12, paragraphe 2, alinéa 2, de la même loi, les mots « et
- Art. 8 A l'article 17, paragraphe Ibis, alinéa 3, de la même loi, la phrase s
- Art. 9 L'article 19, paragraphe 1bis, de la même loi est modifié comme suit
- Art. 10 A l'article 32 de la même loi, il est inséré un nouveau paragraphe 4bi
- Art. 11 A la suite de l'article 34 de la même loi, sont insérés deux nouveaux
- Art. 34-1 Définitions
- Art. 34-2 L'approbation des compagnies financières holding et des compagnies fin
- Art. 34-3 L'approbation des compagnies financières holding et des compagnies fin
- Art. 34-4 Entreprise mère intermédiaire dans l'Union européenne
- Art. 12 L'article 38 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 13 A l'article 38-1 de la même loi, les alinéas suivants sont insérés apr
- Art. 14 L'article 38-2 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 15 A l'article 38-3, paragraphe 3, de la même loi, les mots « du 18 décem
- Art. 16 L'article 38-5 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 17 L'article 38-6 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 18 A l'article 38-10, alinéa ler, de la même loi, les mots « et i) » sont
- Art. 19 A l'article 44-2, paragraphe 2, de la même loi, le point final à la fi
- Art. 20 A la suite de l'article 44-2 de la même loi, il est inséré un nouvel a
- Art. 21 A l'article 45 de la même loi, il est inséré un nouveau paragraphe 3b1
- Art. 22 L'article 49 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 23 L'article 50-1 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 24 L'article 51 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 25 A l'article 51-18, il est ajouté un nouveau paragraphe 6 prenant la te
- Art. 26 À la partie 111, chapitre 4, de la même loi, il est inséré une nouvell
- Art. 27 L'article 52 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 28 À la suite de l'article 52 de la même loi, il est inséré une nouvelle
- Art. 29 L'article 53 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 30 L'article 53-1 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 31 À la suite de l'article 53-1 de la même loi, il est inséré une nouvell
- Art. 53-2 Champ d'application
- Art. 53-3 Exigence de fonds propres supplémentaires
- Art. 53-4 Recommandations sur les fonds propres supplémentaires
- Art. 53-5 Exigences spécifiques de liquidité
- Art. 53-6 Exigences spécifiques de publication
- Art. 53-7 Autres exigences et mesures spécifiques
- Art. 53-8 Champ d'application
- Art. 53-9 Processus d'évaluation de l'adéquation des fonds propres internes
- Art. 53-10 Processus d'évaluation de l'adéquation des liquidités
- Art. 53-11 Champ d'application
- Art. 53-12 Gestion des risques
- Art. 53-13 Comités spécialisés
- Art. 53-14 Fonction de contrôle des risques
- Art. 53-15 Risque de crédit et de contrepartie
- Art. 53-16 Risque résiduel
- Art. 53-17 Risque de concentration
- Art. 53-18 Risque de titrisation
- Art. 53-19 Risque de marché
- Art. 53-20 Risque de taux d'intérêt inhérent aux activités hors portefeuille de n
- Art. 53-21 Risque opérationnel
- Art. 53-22 Risque de liquidité
- Art. 53-23 Risque de levier excessif
- Art. 53-24 Champ d'application
- Art. 53-25 Mise en œuvre du processus de contrôle et d'évaluation prudentiels
- Art. 53-26 Critères techniques du contrôle et de l'évaluation crudentiels
- Art. 53-27 Analyse comparative prudentielle des approches internes pour le calcul
- Art. 53-28 Examen continu de l'autorisation d'utiliser des approches internes
- Art. 53-29 Tests de résistance prudentiels
- Art. 53-30 Programme de contrôle prudentiel
- Art. 53-31 Champ d'application
- Art. 53-32 Portefeuilles de référence
- Art. 32 À la suite du nouvel article 53-32 de la même •loi, il est inséré une
- Art. 33 A l'article 54 de la même loi, il est inséré un nouveau paragraphe 3b1
- Art. 34 A la partie Ill, chapitre 5, de la même loi, à l'intitulé les mots « L
- Art. 35 L'article 59-1 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 36 L'article 59-2 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 37 L'article 59-3 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 38 L'article 59-4 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 39 L'article 59-5 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 40 A l'article 59-6 de la même loi, l'alinéa 2 est supprimé
- Art. 41 L'article 59-7 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 42 L'article 59-9 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 43 L'article 59-10 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 44 L'article 59-11 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 45 L'article 59-13 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 46 A la suite de l'article 59-13 de la même loi, sont insérés trois nouve
- Art. 59-13ter Restrictions applicables aux distributions en cas de non-respect de l'
- Art. 59-13quater Non-respect de l'exigence de coussin lié au ratio de levier
- Art. 47 A l'article 59-14, paragraphe l e', de la même loi, les mots (< ou lor
- Art. 48 A la partie 111 de la même loi, l'intitulé « Chapitre 6 : Les mesures
- Art. 49 A l'intitulé de l'article 59-14ter, le mot « de » est remplacé par le
- Art. 50 A la suite de l'article 59-14ter, il est inséré un nouvel article 54-1
- Art. 51 A l'article 59-15 de la même loi, il est ajouté un nouvel alinéa libel
- Art. 52 A l'article 59-16, alinéa 2, de la même loi, les mots « l'article 49,
- Art. 53 L'article 63-1 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 54 A l'article 63-2, paragraphe l er, de la même loi, le point final à la
- Art. 55 A l'article 63-4 de la même loi, l'alinéa unique actuel devient le par
- Art. 56 A la suite de l'article 66 de la même loi, sont insérés les articles 6
- Art. 68 Dispositions transitoires relatives à l'obligation de constituer une e
- Art. 57 L'article ler de la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative aux mesu
- Art. 58 A l'article 9, paragraphe 4, de la même loi, les points 15. et 16. son
- Art. 59 A l'article 10 de la même loi, les alinéas suivants sont ajoutés
- Art. 60 L'article 15 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 61 A l'article 17, paragraphe ler, de la même loi, l'alinéa suivant est i
- Art. 62 A l'article 23, paragraphe I er, alinéa 1 er, de la même loi, les mots
- Art. 63 L'article 27 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 64 A l'article 28, il est ajouté un nouveau paragraphe 3 prenant la teneu
- Art. 65 L'article 29 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 66 L'article 30 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 67 L'article 31 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 69 A l'article 33, paragraphe l er, point 2., de la même loi, les mots «
- Art. 70 A la suite de l'article 33 de la même loi, sont insérés deux nouveaux
- Art. 33-2 Procédure d'insolvabilité pour les établissements et entités gui ne so
- Art. 71 L'article 34 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 72 A la suite de l'article 34 de la même loi, est inséré un nouvel articl
- Art. 73 L'article 37 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 74 A l'article 38, paragraphe -1 er, alinéa 2, de la même loi, les mots «
- Art. 75 L'article 45 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 76 A la suite de l'article 45 de la même loi, il est inséré un nouvel art
- Art. 77 L'article 46 de la même loi est remplacé par les articles suivants
- Art. 46-1 Dispense de l'exigence minimale de fonds propres et d'engagements élig
- Art. 46-2 Engagements éligibles pour les entités de résolution
- Art. 46-3 Détermination de l'exigence minimale de fonds propres et d'engagements
- Art. 46-4 Détermination de l'exigence minimale de fonds propres et d'enqaqements
- Art. 46-5 Application de l'exigence minimale de fonds propres et d'engagements é
- Art. 46-6 Application de l'exigence minimale de fonds propres et d'engagements é
- Art. 46-7 Exemption accordée à un organisme central et aux établissements de cré
- Art. 46-8 Procédure de détermination de l'exigence minimale de fonds propres et
- Art. 46-9 Procédure de détermination de l'exigence minimale de fonds propres et
- Art. 46-10 Procédure de détermination de l'exigence minimale de fonds propres et
- Art. 46-11 Déclarations aux autorités de surveillance et publication de l'exigenc
- Art. 46-12 Déclaration à l'ABE
- Art. 46-13 Non-respect de l'exigence minimale de fonds propres et d'engagements é
- Art. 46-14 Rapports
- Art. 46-15 Périodes de transition post-résolution ou suite à l'identification d'u
- Art. 78 A l'article 47 de la même loi, le mot « éligibles » est à chaque fois
- Art. 79 A l'article 48, paragraphe l er, point 2., lettre b), de la même loi,
- Art. 80 L'article 49 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 81 L'article 56 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 82 A la partie lere, titre 11, de la même loi, l'intitulé du chapitre VII
- Art. 83 L'article 57 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 84 L'article 58 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 85 A l'article 59, paragraphe 2, de la même loi, il est ajouté un nouvel
- Art. 86 L'article 60 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 87 A l'article 61, paragraphe ler, points 6., 7. et 11., de la même loi,
- Art. 88 A l'article 64, paragraphe 4, de la même loi, le mot « éligibles » est
- Art. 89 L'article 66 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 90 L'article 67 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 91 A l'article 68 de la même loi, le paragraphe 2 est remplacé comme suit
- Art. 92 A l'article 69 de la même loi, le paragraphe 3 est remplacé comme suit
- Art. 93 A la suite de l'article 69 de la même loi, il est inséré un nouvel art
- Art. 94 L'article 88, paragraphe 2, de la même loi est modifié comme suit
- Art. 95 L'article 90 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 96 A l'article 152 de la même loi, il est inséré un nouveau paragraphe 4
- Art. 97 L'article 154, paragraphe 3, de la même loi, est modifié comme suit
- Art. 98 A la suite de l'article 212, il est inséré un nouvel article prenant l
- Art. 99 Dans l'annexe 1, à la section A, point 6., ainsi qu'à la section B, po
- Art. 100 L'article 37 de la loi modifiée du 24 mars 1989 sur la Banque et Caiss
- Art. 101 L'article 39 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 102 À l'article 3-1, alinéa 2, de la loi modifiée du 23 décembre 1998 port
- Art. 103 L'article 12-11 de la même loi est modifié comme suit
- Art. 104 A la suite de l'article 9-1bis de la loi modifiée du 12 novembre 2004
- Art. 105 A la suite de l'article 9-2quater de la même loi, il est inséré un nou
- Art. 106 L'article 107 de la loi modifiée du 10 novembre 2009 relative aux serv
- Art. 107 A l'article 219 de la loi modifiée du 7 décembre 2015 sur le secteur d
- Art. 108 L'article 46, en ce qui concerne rinsertion des articles 59-13ter et 5
nui CHAMBRE DES DÉPUTÉS ckAri) DUCHÉ. DE LUXE.A/18,..)UP,C, N° 7638 CHAMBRE DES DEPUTES Session ordinaire 2020-2021 PROJET DE LOI portant :
1
Chapitre ler — Modification de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier
Art. 1". L'article ler de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier est modifié
comme suit :
1° A la suite du point 2), il est inséré un nouveau point 2-1) qui prend la teneur suivante : « 2-1) « autorité de résolution » : une autorité de résolution au sens de l'article ler, point 8., de la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative à la défaillance des établissements de crédit et de certaines entreprises d'investissement ; » ;
2° Sont insérés deux nouveaux points 6sexies-1) et 6sexies-2) qui prennent la teneur suivante : « 6sexies-1) « compagnie financière holding mère dans un État membre » : une compagnie financière holding mère dans un État membre au sens de l'article 4, paragraphe ler, point 30), du règlement (UE) n° 575/2013 ;
6sexies-2) « compagnie financière holding mixte mère dans un État membre » : une compagnie financière holding mixte mère dans un État membre au sens de l'article 4, paragraphe 1 er , point 32), du règlement (UE) n° 575/2013 ; » ;
3° Le point llquater) est remplacé comme suit : « llquater) « établissement d'importance systémique mondiale » ou « EISm » : un établissement d'importance systémique mondiale au sens de l'article 4, paragraphe 1er, point 133), du règlement (UE) n° 575/2013 ; » ;
40 Il est inséré un nouveau point llquinquies) qui prend la teneur suivante : « llquinquies) « établissement d'importance systémique mondiale non UE » ou « EISm non UE » : un établissement d'importance systémique mondiale non UE au sens de l'article 4, paragraphe ler, point 134), du règlement (UE) n° 575/2013 ; » ;
50 Il est inséré un nouveau point 13quater) qui prend la teneur suivante :
2 «13quater)« établissement mère dans un État membre » : un établissement mère dans un État membre au sens de l'article 4, paragraphe l er, point 28), du règlement (UE) n° 575/2013 ; » ;
6° 1 1 est inséré un nouveau point 18sexies-1) qui prend la teneur suivante : « 18sexies-1) « groupe de pays tiers » : un groupe au sens de l'article 4, paragraphe l er, point 138), du règlement (UE) n° 575/2013 dont l'entreprise mère est établie dans un pays tiers ; » ;
7° A la suite du point 26-1), il est inséré un nouveau point 26-2) qui prend la teneur suivante : « 26-2) « politique de rémunération neutre du point de vue du genre » : une politique de rémunération fondée sur le principe de l'égalité des rémunérations entre travailleurs masculins et travailleurs féminins pour un même travail ou un travail de même valeur ; ».
Art. 2L'article 3 de la même loi est modifié comme suit
1 ° Au paragraphe 4, le mot « et » entre les mots « opérations envisagées » et les mots « la structure administrative » est remplacé par une virgule et les mots « et les entreprises mères, les compagnies financières holding et les compagnies financières holding mixtes au sein du groupe » sont insérés après les mots « et comptable de l'établissement » ;
2° Au paragraphe 4, il est inséré, après l'actuel alinéa ler, un nouvel alinéa libellé comme suit : « Les demandes d'agrément sont accompagnées d'une description des dispositifs, processus et mécanismes visés à l'article 5, paragraphe Ibis. » ;
30 Il est inséré un nouveau paragraphe 5bis libellé comme suit : « (5bis) L'agrément pour démarrer l'activité d'établissement de crédit est refusé si les dispositifs, processus et mécanismes visés à l'article 5, paragraphe Ibis, ne permettent pas une gestion du risque saine et efficace par cet établissement. ».
Art. 3A l'article 5, paragraphe lbis, de la même loi, il est ajouté un nouvel alinéa qui prend la
teneur suivante : « Les politiques et pratiques de rémunération visées à l'alinéa l er sont neutres du point de vue du genre. ».
Art. 4L'article 6 de la même loi est modifié comme suit
1 ° Au paragraphe 1 er, alinéa 2, les mots «, notamment lorsque » sont remplacés par le mot « selon » et les mots « ne sont pas remplis » sont supprimés ;
3 2° Aux paragraphes 2 et 9, lettre d), les mots «, au sens de l'article 4, paragraphe 1er, point
3° A la suite du paragraphe 5, il est inséré un nouveau paragraphe 5bis prenant la teneur suivante : « (5b1s) Lorsque l'évaluation visée au paragraphe (5) se fait en même temps que l'approbation d'une compagnie financière holding ou d'une compagnie financière holding mixte visée à l'article 21bis de la directive 2013/36/UE, la CSSF, en sa qualité d'autorité compétente aux fins du paragraphe (5), se coordonne en tant que de besoin avec le superviseur sur une base consolidée et, s'il s'agit d'une autorité différente, avec l'autorité compétente de l'État membre où est établie la compagnie financière holding ou compagnie financière holding mixte. Dans ce cas, la période d'évaluation visée au paragraphe (7), alinéa 2, est suspendue pour une période supérieure à vingt jours ouvrables, jusqu'à l'achèvement de la procédure fixée à l'article 21bis de la directive 2013/36/UE. ».
Art. 5L'article 7, paragraphe let, de la même loi est modifié comme suit
1° A l'alinéa 1er , la phrase suivante est insérée après la première phrase : « Il incombe au premier chef aux établissements de crédit de veiller à ce que les membres de l'organe de direction remplissent ces conditions. » ;
2° A la suite de l'alinéa 2, il est ajouté un nouvel alinéa prenant la teneur suivante : « Lorsque les membres de l'organe de direction ne satisfont pas aux exigences énoncées au présent paragraphe, la CSSF a le pouvoir de les révoquer. La CSSF vérifie en particulier s'il est toujours satisfait aux exigences énoncées au présent paragraphe lorsqu'elle a des motifs raisonnables de soupçonner qu'une opération ou une tentative de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme est en cours ou a eu lieu ou que le risque d'une telle opération ou tentative pourrait être renforcé en lien avec l'établissement de crédit concerné. ».
Art. 6A l'article 11, paragraphe 4, lettre a), de la même loi, les mots «, à l'exception des
exigences énoncées aux articles 92bis et 92ter dudit règlement » sont ajoutés à la fin de la phrase.
Art. 7A l'article 12, paragraphe 2, alinéa 2, de la même loi, les mots « et le chapitre 5 de la partie
Ili de la présente loi ainsi que la section II du chapitre 2 du titre VII de la directive 2013/36/UE relative aux critères techniques relatifs à l'organisation et au traitement des risques telle que transposée en droit luxembourgeois » sont remplacés par les mots « et la partie Ill, chapitre 4, section 3, et chapitre 5, ».
Art. 8A l'article 17, paragraphe Ibis, alinéa 3, de la même loi, la phrase suivante est ajoutée
« Ces politiques et pratiques de rémunération sont neutres du point de vue du genre. ».
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Art. 9L'article 19, paragraphe 1bis, de la même loi est modifié comme suit
10 La phrase suivante est insérée après la première phrase : « Il incombe au premier chef aux entreprises d'investissement de veiller à ce que les membres de l'organe de direction remplissent ces conditions. » ;
2° Le paragraphe 'ibis est complété par un alinéa 2 nouveau prenant la teneur suivante : « Lorsque les membres de l'organe de direction ne satisfont pas aux exigences énoncées au présent paragraphe, la CSSF a le pouvoir de les révoquer. La CSSF vérifie en particulier s'il est toujours satisfait aux exigences énoncées au présent paragraphe lorsqu'elle a des motifs raisonnables de soupçonner qu'une opération ou une tentative de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme est en cours ou a eu lieu ou que le risque d'une telle opération ou tentative pourrait être renforcé en lien avec l'entreprise d'investissement concernée. ».
Art. 10A l'article 32 de la même loi, il est inséré un nouveau paragraphe 4bis qui prend la
teneur suivante : « (4bis) Une succursale d'un établissement de crédit ayant son administration centrale dans un pays tiers communique au moins une fois par an à la CSSF les informations suivantes :
Art. 11
A la suite de l'article 34 de la même loi, sont insérés deux nouveaux chapitres 5 et 6, prenant la teneur suivante : « Chapitre 5 : L'approbation des compagnies financières holding et des compagnies financières holding mixtes 5
Art. 34-1Définitions
Pour les besoins du présent chapitre, le terme « groupe » vise les groupes au sens de l'article 4, paragraphe ler, point 138), du règlement (UE) n° 575/2013.
Art. 34-2L'approbation des compagnies financières holding et des compagnies financières
holding mixtes gui sont établies au Luxembourg.
6
7 3. une filiale qui est un établissement de crédit a été désignée comme étant responsable du respect par le groupe des exigences prudentielles sur base consolidée et est dotée de tous les moyens et de l'autorité légale nécessaires pour s'acquitter efficacement de ces obligations ;
Les compagnies financières holding ou les compagnies financières holding mixtes exemptées de l'approbation conformément au présent paragraphe ne sont pas exclues du périmètre de consolidation défini dans la présente loi, dans la directive 2013/36/UE et dans le règlement (UE) n° 575/2013.
Les mesures de surveillance visées à l'alinéa l er peuvent consister à :
8 5. limiter ou interdire les distributions ou les paiements d'intérêts aux actionnaires ;
La décision commune est dûment documentée et motivée.
En cas de désaccord, la CSSF s'abstient de prendre une décision et saisit l'Autorité bancaire européenne, ci-après l' « ABE », conformément à l'article 19 du règlement (UE) n° 1093/2010. Les autorités compétentes concernées prennent une décision commune en conforrnité avec la décision de l'ABE. L'ABE n'est pas saisie au-delà du délai de deux mois visé à l'alinéa l er ou après l'adoption d'une décision commune.
Lorsque l'accord du coordinateur est requis, les désaccords sont adressés à l'autorité européenne de surveillance concernée, à savoir l'ABE ou l'Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles, ci-après l' « AEAPP ». Toute décision prise conformément au présent paragraphe est sans préjudice des obligations au titre de la directive 2002/87/CE ou de la directive 2009/138/CE.
Art. 34-3L'approbation des compagnies financières holding et des compagnies financières
holding mixtes lorsque la CSSF agit en tant que superviseur sur une base consolidée.
La décision commune est dûment documentée et motivée. La CSSF communique la décision commune à la compagnie financière holding ou la compagnie financière holding mixte.
En cas de désaccord, la CSSF s'abstient de prendre une décision et saisit l'ABE, conformément à l'article 19 du règlement (UE) n° 1093/2010. Les autorités compétentes concernées prennent une décision commune en conformité avec la décision de l'ABE.
L'ABE n'est pas saisie au-delà du délai de deux mois visé à l'alinéa 1er ou après l'adoption d'une décision commune.
Lorsque l'accord du coordinateur est requis, les désaccords sont adressés à l'autorité européenne de surveillance concernée, à savoir l'ABE ou l'AEAPP. Toute décision prise conformément au présent paragraphe est sans préjudice des obligations au titre de la directive 2002/87/CE ou de la directive 2009/138/CE.
En tout état de cause, une décision d'octroyer ou de refuser l'approbation est prise dans un délai de six mois à compter de la réception de la demande. Le refus peut être assorti, si nécessaire, d'une des mesures visées à l'article 21bis, paragraphe 6, de la directive 2013/36/UE.
Chapitre 6 : L'obligation de constituer une entreprise mère intermédiaire dans l'Union
européenne
Art. 34-4Entreprise mère intermédiaire dans l'Union européenne
11 Par dérogation à l'alinéa 1er, lorsqu'aucun des établissements CRR visés au paragraphe er du présent article n'est un établissement de crédit ou lorsqu'une deuxième entreprise mère intermédiaire dans l'Union européenne doit être établie en lien avec des activités d'investissement, à des fins de conformité avec une obligation visée au paragraphe 2, l'entreprise mère intermédiaire dans l'Union européenne ou la deuxième entreprise mère intermédiaire dans l'Union européenne, lorsqu'elle est établie au Luxembourg, peut être une entreprise d'investissement CRR agréée en vertu de la partie Ire, chapitre 2, section 2, sous-section 1, et relevant de la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative à la défaillance des établissements de crédit et de certaines entreprises d'investissement.
Art. 12L'article 38 de la même loi est modifié comme suit
10 Au paragraphe ler, alinéa 1er, la dernière phrase est supprimée ;
2° Au paragraphe 2, les mots «, y compris celles établies dans des centres financiers extraterritoriaux » sont ajoutés à la fin de la deuxième phrase.
30 Au paragraphe 2, la phrase suivante est ajoutée à la fin du paragraphe : « Les filiales qui ne relèvent pas elles-mêmes de la directive 2013/36/UE respectent leurs exigences sectorielles sur base individuelle. » ;
4° Au paragraphe 3, les mots « ou les établissements CRR contrôlés par une compagnie financière holding mère dans l'Union européenne ou par une compagnie financière holding mixte mère dans l'Union européenne peuvent » sont remplacés par le mot « peut » ;
50 A la suite du paragraphe 4, les paragraphes suivants sont ajoutés : « (5) Les exigences en matière de rémunération visées aux articles 38-5, 38-6 et 38-9 ne s'appliquent pas sur base consolidée :
Art. 13A l'article 38-1 de la même loi, les alinéas suivants sont insérés après l'alinéa 3
13 « Les données relatives aux prêts en faveur de membres de l'organe de direction et de leurs parties liées sont dûment documentées et mises à la disposition de la CSSF sur demande.
Aux fins du présent article, on entend par « parties liées »:
Art. 14L'article 38-2 de la même loi est modifié comme suit
1° Au paragraphe ler, la phrase suivante est insérée à la fin de la lettre d) : « Le fait d'être membre d'entreprises ou d'entités affiliées n'empêche pas en soi de faire preuve d'indépendance d'esprit. » ;
2° Au paragraphe 3, la phrase introductive est complétée par les mots « et de l'article 38-6, paragraphe (1), alinéa ler, lettre m) »
3° Au paragraphe 5, lettre a), les mots « au sens de l'article 4, paragraphe l er, point 138), du règlement (UE) n° 575/2013 » sont insérés à la fin de la phrase.
Art. 15A l'article 38-3, paragraphe 3, de la même loi, les mots « du 18 décembre 2009 » sont
remplacés par les mots « du 23 juillet 2016 ».
Art. 16L'article 38-5 de la même loi est modifié comme suit
10 L'actuel alinéa unique devient le paragraphe ler, et à la phrase introductive, les mots « incluant la direction autorisée, les preneurs de risques et les personnes exerçant une fonction de contrôle, ainsi que tout salarié qui, au vu de ses revenus globaux, se trouve dans la même tranche de rémunération que la direction autorisée et les preneurs de risques, » sont supprimés et les mots « doivent respecter » sont remplacés par les mots « respectent » ;
2° Au nouveau paragraphe 1er, le point final à la fin de la lettre g) est remplacé par un pointvirgule et il est insérée une nouvelle lettre h) libellée comme suit : « h) la politique de rémunération est neutre du point de vue du genre. » ;
3° Il est inséré un nouveau paragraphe 2 libellé comme suit : « (2) Aux fins du paragraphe 1er, les catégories de personnel dont les activités professionnelles ont une incidence significative sur le profil de risque de l'établissement comprennent au moins :
14 a) b) c) tous les membres de l'organe de direction et la direction autorisée ; les membres du personnel ayant des responsabilités dirigeantes sur les fonctions de contrôle de l'établissement ou sur les unités opérationnelles importantes ; les membres du personnel ayant eu droit à une rémunération significative au cours de l'exercice précédent, à condition que les conditions suivantes soient réunies : i) la rémunération du membre du personnel en question est supérieure ou égale à 500.000 euros et supérieure ou égale à la rémunération moyenne accordée aux membres de l'organe de direction et de la direction autorisée de l'établissement visés à la lettre a) ;
Art. 17L'article 38-6 de la même loi est modifié comme suit
10 Les alinéas 1er et 2 deviennent le paragraphe I er, et à l'alinéa 1er, lettre l), le point i) est remplacé par le texte suivant : « i) l'attribution d'actions ou, en fonction de la structure juridique de l'établissement CRR concerné, de droits de propriété équivalents ou l'attribution d'instruments liés à des actions ou, en fonction de la structure juridique de l'établissement CRR concerné, d'instruments non numéraires équivalents ; et » ;
2° Au nouveau paragraphe I er, alinéa I er, lettre m), première phrase, le mot « trois » est remplacé par le mot (< quatre » et la phrase suivante est ajoutée : « En ce qui concerne les membres de l'organe de direction et la direction autorisée des établissements CRR ayant une importance significative compte tenu de leur taille, de leur organisation interne ainsi que de la nature, de l'échelle et de la complexité de leurs activités, le report ne devrait pas être d'une durée inférieure à cinq ans. » ;
3° Les paragraphes suivants sont ajoutés : « (2) Par dérogation au paragraphe I er, les exigences énoncées au paragraphe l er, alinéa l er, lettres l), m) et o), alinéa 2, ne s'appliquent pas :
15
Art. 18A l'article 38-10, alinéa ler, de la même loi, les mots « et i) » sont remplacés par les mots
« i), et k) » et les mots « , ainsi que les informations communiquées par les établissements CRR sur l'écart de rémunération entre les femmes et les hommes, » sont insérés entre les mots « n° 575/2013 » et les mots « et utilise ».
Art. 19A l'article 44-2, paragraphe 2, de la même loi, le point final à la fin du dernier tiret est
remplacé par un point-virgule et deux nouveaux tirets, libellés comme suit, sont ajoutés à la fin du paragraphe : « - les autorités chargées de la surveillance des entités assujetties énumérées à l'article 2, paragraphe ler, points 1) et 2), de la directive (UE) 2015/849 du Parlement européen et du Conseil relative à la prévention de l'utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux ou du financement du terrorisme, modifiant le règlement (UE) n' 648/2012 du Parlement européen et du Conseil et abrogeant la directive 2005/60/CE du Parlement européen et du Conseil et la directive 2006/70/CE de la Commission, ci-après « directive (UE) 2015/849 », aux fins du respect de la directive (UE) 2015/849 et les cellules de renseignement financier visées à l'article 32 de ladite directive ;
Art. 20A la suite de l'article 44-2 de la même loi, il est inséré un nouvel article 44-2bis qui
prend la teneur suivante : « Art. 44-2b1s. Transmission d'informations aux organismes internationaux.
16 3. le Conseil de stabilité financière, aux fins de ses fonctions de surveillance.
Art. 21A l'article 45 de la même loi, il est inséré un nouveau paragraphe 3b1s qui prend la teneur
suivante : « (3b1s) La CSSF, en sa qualité d'autorité compétente chargée de la surveillance des succursales d'établissements de crédit dont l'administration centrale se trouve dans un pays tiers ou des établissements CRR faisant partie d'un groupe de pays tiers, coopère étroitement avec les autorités compétentes des autres États membres chargées de la surveillance des succursales d'établissements de crédit dont l'administration centrale se trouve dans un pays tiers ou des établissements CRR faisant partie du même groupe de pays tiers, de manière à s'assurer que toutes les activités dudit groupe de pays tiers dans l'Union européenne font l'objet d'une surveillance complète, afin d'éviter un contournement des exigences applicables aux groupes de pays tiers en vertu de la présente loi, de la directive 2013/36/UE et du règlement (UE) n° 575/2013 et de prévenir toute incidence préjudiciable à la stabilité financière du Luxembourg ou de l'Union européenne. ».
17
Art. 22L'article 49 de la même loi est modifié comme suit
1° Au paragraphe l er, il est ajouté un nouvel alinéa libellé comme suit : « Pour les besoins du présent chapitre, le terme « groupe » vise les groupes au sens de l'article 4, paragraphe l er , point 138), du règlement (UE) re 575/2013. » ;
2° Le paragraphe 2 est remplacé comme suit : « (2) Lorsqu'un établissement de crédit est un établissement mère au Luxembourg ou un établissement mère dans l'Union européenne, la surveillance sur base consolidée est exercée par la CSSF lorsqu'elle assure la surveillance sur base individuelle dudit établissement de crédit.
Lorsqu'une entreprise d'investissement CRR est un établissement mère au Luxembourg ou un établissement mère dans l'Union européenne et qu'aucune de ses filiales n'est un établissement de crédit, la surveillance sur base consolidée est exercée par la CSSF lorsqu'elle assure la surveillance sur base individuelle de ladite entreprise d'investissement CRR.
Lorsqu'une entreprise d'investissement CRR est un établissement mère au Luxembourg ou un établissement mère dans l'Union européenne et qu'au moins une de ses filiales est un établissement de crédit, la surveillance sur base consolidée est exercée par la CSSF lorsqu'elle est l'autorité compétente pour l'établissement de crédit ou, lorsqu'il y a plusieurs établissements de crédit, pour l'établissement de crédit affichant le total de bilan le plus élevé. » ;
3° A la suite du paragraphe 2, les paragraphes suivants sont insérés : « (3) Lorsque l'entreprise mère d'un établissement CRR est une compagnie financière holding mère au Luxembourg, une compagnie financière holding mixte mère au Luxembourg, une compagnie financière holding mère dans un État membre, une compagnie financière holding mixte mère dans un État membre, une compagnie financière holding mère dans l'Union européenne ou une compagnie financière holding mixte mère dans l'Union européenne et que la CSSF assure la surveillance dudit établissement CRR sur base individuelle, la CSSF exerce, sous réserve de l'article 21bis de la directive 2013/36/UE, une surveillance prudentielle sur base consolidée de la compagnie financière holding ou de la compagnie financière holding le cas échéant.
18 2. la CSSF est l'autorité compétente pour l'établissement de crédit affichant le total de bilan le plus élevé, lorsqu'il y a plusieurs établissements de crédit au sein du groupe ; ou 3. la CSSF est l'autorité compétente pour l'entreprise d'investissement CRR affichant le total de bilan le plus élevé, lorsque le groupe ne comprend aucun établissement de crédit.
Par dérogation au paragraphe 4, point 3., lorsqu'une autorité compétente d'un autre État membre assure la surveillance sur base individuelle de plus d'une entreprise d'investissement CRR au sein d'un groupe, la CSSF n'est le superviseur sur une base consolidée que lorsqu'elle assure la surveillance sur base individuelle d'une ou de plusieurs entreprises d'investissement CRR au sein du groupe qui affichent, en valeurs agrégées, le total de bilan le plus élevé.
Dans ces cas, l'établissement mère dans l'Union européenne, la compagnie financière holding mère dans l'Union européenne, la compagnie financière holding mixte mère dans l'Union européenne ou l'établissement CRR affichant le total de bilan le plus élevé, selon le cas, dispose du droit d'être entendu avant que les autorités compétentes ne prennent la décision.
Art. 23L'article 50-1 de la même loi est modifié comme suit
1° A la fin du paragraphe 3b1s, il est ajouté un nouvel alinéa libellé comme suit :
19 « Aux fins de l'application de la présente loi, de la directive 2013/36/UE et du règlement (UE) n° 575/2013 sur base consolidée, la CSSF, lorsqu'elle agit en tant que superviseur sur une base consolidée d'un groupe comptant une compagnie financière holding mixte mère, coopère et met en place des accords écrits de coordination et de coopération avec le coordinateur désigné conformément à l'article 10 de la directive 2002/87/CE en vue de faciliter et d'instaurer une coopération efficace. » ;
2° Au paragraphe 8, il est ajouté un nouvel alinéa libellé comme suit : « Lorsqu'une compagnie financière holding ou une compagnie financière holding mixte s'est vue accorder une approbation dans un autre Etat membre conformément à l'article 21bis de la directive 2013/36/UE et que la CSSF est le superviseur sur une base consolidée, les accords de coordination et de coopération visés à l'alinéa 1er sont également conclus avec l'autorité compétente de l'Etat membre où l'entreprise mère est établie. » ;
3° Au paragraphe 12, les alinéas Ier et 2 sont remplacés comme suit : (( La CSSF, en sa qualité de superviseur sur une base consolidée ou en sa qualité d'autorité compétente chargée de la surveillance des filiales d'un établissement mère dans l'Union européenne, fait tout ce qui est en son pouvoir pour parvenir, ensemble avec les autres autorités compétentes chargées de la surveillance des filiales d'un établissement mère dans l'Union européenne ou d'une compagnie financière holding mère dans l'Union européenne ou d'une compagnie financière holding mixte mère dans l'Union européenne, à une décision commune : a) sur l'application du processus d'évaluation de l'adéquation des fonds propres internes et le processus de contrôle et d'évaluation prudentiels afin de déterminer, d'une part, le caractère adéquat du niveau consolidé des fonds propres détenus par le groupe au regard de sa situation financière et de son profil de risque et, d'autre part, le niveau requis des fonds propres exigés en vue de l'application de l'article 53-1, paragraphe 2, deuxième tiret, première phrase, à chaque entité au sein du groupe et sur base consolidée ; b) sur les mesures à prendre face à toute question ou constatation significative ayant une incidence sur la surveillance de la liquidité, y compris sur l'adéquation de l'organisation et du traitement des risques de liquidité, et sur la nécessité de disposer d'exigences de liquidité spécifiques à l'établissement CRR ; c) sur toute recommandation sur les fonds propres supplémentaires visée à l'article 53-4, paragraphe 3.
Les décisions communes visées à l'alinéa 1er sont prises : a) aux fins de l'alinéa Ier, lettre a), dans un délai de quatre mois à compter de la date à laquelle la CSSF en sa qualité de superviseur sur une base consolidée remet aux autorités compétentes concernées un rapport contenant l'évaluation des risques du groupe conformément à l'article 53-3 ;
20 b) c) aux fins de l'alinéa ler, lettre b), dans un délai de quatre mois à compter de la date à laquelle le superviseur sur une base consolidée remet un rapport contenant l'évaluation du profil de risque de liquidité du groupe conformément à la surveillance de la liquidité et des exigences spécifiques de liquidité ; aux fins de l'alinéa 1er, lettre c), dans un délai de quatre mois à compter de la date à laquelle le superviseur sur une base consolidée remet un rapport contenant l'évaluation des risques du groupe conformément à l'article 53-4. »;
4° Au paragraphe 12, alinéa 3, les mots (( visées à l'alinéa l » sont ajoutés entre le mot « communes » et le mot « prennent » ;
5° Au paragraphe 12, alinéa 4, les mots « visées à l'alinéa 1er, lettres a) et b), » sont ajoutés entre le mot « communes » et les mots « sont présentées » ;
6° Au paragraphe 12, alinéa 5, les mots « et b) » sont remplacés par les mots « à c) », le mot « et » entre les mots « spécifiques de liquidité » et les mots « de l'article 53-1, paragraphe 2, 2eme tiret » est remplacé par une virgule et les mots « et de l'article 53-4_» sont ajoutés entre le mot « tiret » et les mots « est prise » ;
7° Au paragraphe 12, alinéas 5 et 6, les mots « ou d'un mois, selon le cas, » sont supprimés ;
8° Au paragraphe 12, alinéas 6 et 7, les mots « et b) » sont remplacés par les mots « à c) » ;
9° Au paragraphe 12, alinéa 10, les mots «, de l'article 53-4 » sont insérés entre le mot « tiret » et les mots « et en ce qui » et les mots « ce dernier cas » sont remplacés par les mots « ces cas exceptionnels »;
10°Au paragraphe 13, il est inséré, après l'alinéa 3, un nouvel alinéa 4 libellé comme suit : « En vue de faciliter l'exécution des tâches visées aux paragraphes (1), (6) et (8), la CSSF, en sa qualité de superviseur sur une base consolidée, met également en place des collèges d'autorités de surveillance lorsque les administrations centrales de toutes les filiales transfrontières d'un établissement mère dans l'Union européenne, d'une compagnie financière holding mère dans l'Union européenne ou d'une compagnie financière holding mixte mère dans l'Union européenne se trouvent dans des pays tiers, à condition que les autorités de surveillance des pays tiers soient soumises à des exigences de confidentialité équivalentes à celles énoncées au titre VII, chapitre ler, section II, de la directive 2013/36/UE et, le cas échéant, aux articles 76 et 81 de la directive 2014/65/UE. » ;
11° Au paragraphe 14, il est inséré, après l'alinéa 2, un nouvel alinéa libellé comme suit : « L'autorité compétente de l'État membre où est établie une compagnie financière holding ou une compagnie financière holding mixte qui s'est vue accorder une approbation conformément à l'article 21bis de la directive 2013/36/UE peut participer au collège d'autorités de surveillance compétent. ».
Art. 24L'article 51 de la même loi est modifié comme suit
21 1° Au paragraphe I er, les mots « conformément au paragraphe (2) de l'article 49 » sont remplacés par les mots « conformément à l'article 49, paragraphe 3 » ;
2° Au paragraphe 4, alinéa I er, la phrase suivante est ajoutée : «11 incombe au premier chef aux compagnies financières holding et aux compagnies financières holding mixtes de veiller à ce que les membres de l'organe de direction remplissent ces conditions. » ;
3° Au paragraphe 4, à la suite de l'alinéa I er il est inséré un nouvel alinéa prenant la teneur suivante : «Lorsque les membres de l'organe de direction ne satisfont pas aux exigences énoncées au présent paragraphe, la CSSF a le pouvoir de les révoquer. La CSSF vérifie en particulier s'il est toujours satisfait aux exigences énoncées au présent paragraphe lorsqu'elle a des motifs raisonnables de soupçonner qu'une opération ou une tentative de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme est en cours ou a eu lieu ou que le risque d'une telle opération ou tentative pourrait être renforcé en lien avec la compagnie financière holding ou la compagnie financière holding mixte concernée. ».
4° Au paragraphe 10, deuxième phrase, les mots « du présent chapitre » entre les mots «que les dispositions » et les mots « relatives au secteur financier le plus important, » sont supprimés.
Art. 25A l'article 51-18, il est ajouté un nouveau paragraphe 6 prenant la teneur suivante
« (6) Aux fins de l'application de la présente loi, de la directive 2013/36/UE et du règlement (UE) n° 575/2013 sur base consolidée, la CSSF, lorsqu'elle agit en tant que coordinateur, coopère et met en place des accords écrits de coordination et de coopération avec le superviseur sur une base consolidée désigné conformément à l'article 111 de la directive 2013/36/UE en vue de faciliter et d'instaurer une coopération efficace. ».
Art. 26À la partie 111, chapitre 4, de la même loi, il est inséré une nouvelle section 1, constituée
de l'article 52, et dont l'intitulé est libellé comme suit : « Section Ire : Listes officielles et protection des titres. ».
Art. 27L'article 52 de la même loi est modifié comme suit
10 Au paragraphe ler, alinéa 3, la dernière phrase est supprimée ;
2° Au paragraphe 1er, l'alinéa 4 est supprimé ;
30 11 est inséré un nouveau paragraphe 'Ibis qui prend la teneur suivante : « (Ibis) La CSSF notifie à l'Autorité bancaire européenne les éléments suivants :
La CSSF informe l'Autorité bancaire européenne et la Commission européenne du nombre et de la nature des cas de refus opposés en vertu de l'article 33, paragraphe 4, en ce qui concerne les établissements de crédit. ».
Art. 28À la suite de l'article 52 de la même loi, il est inséré une nouvelle section 2, constituée
des articles 53 et 53-1, et dont l'intitulé est libellé comme suit : « Section 2 : Pouvoirs de la CSSF. ».
Art. 29L'article 53 de la même loi est modifié comme suit
10 Au paragraphe ler, point 16., le point final est remplacé par un point-virgule et il est inséré un nouveau point 17. libellé comme suit : « 17. de prendre les mesures visées à l'article 34-2, paragraphe 8. » ;
2° !lest inséré un nouveau paragraphe 4 libellé comme suit : « (4) Les décisions prises par la CSSF dans l'exercice de ses pouvoirs de surveillance sont motivées. ».
Art. 30L'article 53-1 de la même loi est modifié comme suit
1' Au paragraphe 2, deuxième tiret, les mots « voire au-delà des exigences fixées au chapitre 5 de la partie III de la présente loi et au règlement (UE) n° 575/2013 liés à des éléments de risques et à des risques non couverts par l'article 1er dudit règlement » sont remplacés par les mots « selon les conditions énoncées à l'article 53-3 » ;
2° Au paragraphe 2, troisième tiret, les mots «, y compris les activités externalisées » sont ajoutés à la fin ;
30 Au paragraphe 2, neuvième tiret, les mots « sur les positions de fonds propres et de liquidités » sont remplacés par les mots « sur les fonds propres, les liquidités et le levier » ;
4° Le paragraphe 3 est remplacé comme suit : « (3) Aux fins du paragraphe 2, neuvième tiret, la CSSF ne peut imposer des exigences de déclaration supplémentaires ou plus fréquentes aux établissements CRR que lorsque les exigences en question sont appropriées et proportionnées au regard des 23 fins auxquelles les informations sont requises et lorsque les informations demandées ne font pas double emploi.
Aux fins du processus de contrôle et d'évaluation prudentiels et de l'application des mesures de surveillance générales, toute information supplémentaire qui peut être exigée des établissements CRR est considérée comme faisant double emploi lorsque les mêmes informations ou des informations substantiellement identiques ont déjà été communiquées par d'autres moyens à la CSSF ou peuvent être produites par elle-même.
La CSSF n'exige pas d'un établissement CRR qu'il lui communique des informations supplémentaires lorsqu'elle les a déjà reçues dans un autre format ou à un autre niveau de granularité et que cette différence de format ou de niveau de granularité n'empêche pas la CSSF de produire des informations d'une même qualité et de fiabilité que celles produites sur la base d'informations supplémentaires qui auraient été communiquées par d'autres moyens. » ;
5° Le paragraphe 4 est abrogé ;
6° Le paragraphe 5 est complété par la phrase suivante : « Elle notifie aux autorités de résolution concernées l'exigence de fonds propres supplémentaires imposée à un établissement CRR en vertu du paragraphe 2, deuxième tiret. ».
Art. 31À la suite de l'article 53-1 de la même loi, il est inséré une nouvelle section 3 prenant la
teneur suivante : « Section 3: Processus de contrôle à l'égard des établissements CRR.
Sous-section 1
Mesures et pouvoirs de surveillance.
Art. 53-2Champ d'application
Les établissements CRR appliquent la présente sous-section conformément au niveau d'application des exigences de la première partie, titre II, du règlement (UE) n° 575/2013.
En cas d'application de l'article 15 du règlement (UE) n° 575/2013, la présente sous-section s'applique à la surveillance des entreprises d'investissement CRR sur base individuelle.
Art. 53-3Exigence de fonds propres supplémentaires
La CSSF n'impose l'exigence de fonds propres supplémentaires visée à l'article 53-1, paragraphe 2, deuxième tiret, première phrase, que pour couvrir les risques encourus par des établissements CRR donnés en raison de leurs activités, y compris ceux reflétant l'impact de certains développements économiques et développements du marché sur le profil de risque d'un établissement CRR donné.
Aux fins de l'alinéa 1er, la CSSF évalue, compte tenu du profil de risque de chaque établissement donné, les risques auxquels l'établissement est exposé, y compris :
25 1. les risques ou éléments de risques spécifiques à l'établissement CRR qui sont explicitement exclus des exigences de fonds propres énoncées à la troisième, à la quatrième et à la septième partie du règlement (UE) n° 575/2013 et au chapitre 2 du règlement (UE) 2017/2402, ou que lesdites exigences ne visent pas explicitement ;
Dans la mesure où les risques ou éléments de risque font l'objet de dispositifs transitoires ou de dispositions relatives au maintien des acquis figurant dans la présente loi ou dans le règlement (UE) n° 575/2013, ils ne sont pas considérés comme risques ou éléments de ces risques susceptibles d'être sous-estimés malgré leur respect des exigences applicables énoncées à la troisième, à la quatrième et à la septième partie du règlement (UE) n° 575/2013 et au chapitre 2 du règlement (UE) 2017/2402.
Aux fins de l'alinéa l er, le capital jugé approprié couvre tous les risques ou éléments de risque recensés comme significatifs en vertu de l'évaluation prévue à l'alinéa 2 qui ne sont pas couverts ou sont insuffisamment couverts par les exigences de fonds propres énoncées à la troisième, à la quatrième et à la septième partie du règlement (UE) n° 575/2013 et au chapitre 2 du règlement (UE) 2017/2402.
Le risque de taux d'intérêt inhérent aux positions hors portefeuille de négociation peut être considéré comme significatif dans les cas visés à l'article 53-7, paragraphe 4, à moins que la CSSF, lorsqu'elle effectue le contrôle et l'évaluation, ne conclue que la gestion par l'établissement du risque de taux d'intérêt inhérent à ses activités hors portefeuille de négociation est adéquate et que l'établissement CRR n'est pas excessivement exposé au risque de taux d'intérêt inhérent à ses activités hors portefeuille de négociation.
Le risque de taux d'intérêt inhérent aux positions hors portefeuille de négociation peut encore être considéré comme significatif dans le cas exceptionnel où l'exposition d'un établissement CRR au risque de taux d'intérêt inhérent à ses activités hors portefeuille de négociation est élevée et la gestion par l'établissement CRR de ce risque est inadéquate.
Lorsque des fonds propres supplémentaires sont requis pour faire face aux risques autres que le risque de levier excessif insuffisamment couverts au titre de l'article 92, paragraphe ler, lettre d), du règlement (UE) n° 575/2013, la CSSF fixe le niveau des fonds propres supplémentaires requis en vertu du paragraphe 1er, point 1, du présent article comme étant la différence entre le capital jugé approprié conformément au paragraphe 2 du présent article et les exigences de fonds propres applicables énoncées à la troisième et la quatrième parties du règlement (UE) n° 575/2013 et au chapitre 2 du règlement (UE) 2017/2402.
Lorsque des fonds propres supplémentaires sont requis pour faire face au risque de levier excessif insuffisamment couvert au titre de l'article 92, paragraphe 1er, lettre d), du règlement (UE) n° 575/2013, la CSSF fixe le niveau des fonds propres supplémentaires requis en vertu du paragraphe 1, point 1, du présent article comme étant la différence 26 entre le capital jugé approprié conformément au paragraphe 2 du présent article et les exigences de fonds propres applicables énoncées à la troisième et la septième parties du règlement (UE) n° 575/2013.
Les établissements CRR satisfont à l'exigence de fonds propres supplémentaires imposée par la CSSF au titre de l'article 53-1, paragraphe 2, deuxième tiret, première phrase, pour faire face au risque de levier excessif au moyen de fonds propres de catégorie 1.
Par dérogation aux alinéas ler et 2, la CSSF peut, si nécessaire, exiger de l'établissement CRR qu'il remplisse son exigence de fonds propres supplémentaires avec une proportion plus élevée de fonds propres de catégorie 1 ou de fonds propres de base de catégorie 1, compte tenu des circonstances spécifiques à l'établissement CRR.
Les fonds propres qui sont utilisés pour satisfaire à l'exigence de fonds propres supplémentaires visée à l'article 53-1, paragraphe 2, deuxième tiret, première phrase, imposée par la CSSF pour faire face aux risques autres que le risque de levier excessif ne sont pas utilisés pour satisfaire :
Les fonds propres qui sont utilisés pour satisfaire à l'exigence de fonds propres supplémentaires visée à l'article 53-1, paragraphe 2, deuxième tiret, première phrase, imposée par la CSSF pour faire face au risque de levier excessif insuffisamment couvert par l'article 92, paragraphe ler, lettre d), du règlement (UE) n° 575/2013 ne sont pas utilisés pour satisfaire :
27 3. aux recommandations sur les fonds propres supplémentaires visées à l'article 534, paragraphe 3, lorsque celles-ci concernent le risque de levier excessif.
Art. 53-4Recommandations sur les fonds propres supplémentaires
Au titre de cet examen, la CSSF détermine pour chaque établissement CRR le niveau global de fonds propres qu'elle juge approprié.
28 1. aux exigences de fonds propres énoncées à l'article 92, paragraphe 1e, lettres a) à c), du règlement (UE) n° 575/2013 ;
Les fonds propres qui sont utilisés pour satisfaire aux recommandations sur les fonds propres supplémentaires communiquées conformément au paragraphe 3 afin de faire face au risque de levier excessif ne sont pas utilisés pour satisfaire à l'exigence de fonds propres énoncée à l'article 92, paragraphe 1er, lettre d), du règlement (UE) n° 575/2013, à l'exigence énoncée à l'article 53-3 de la présente loi, imposée par la CSSF pour faire face au risque de levier excessif, ou à l'exigence de coussin lié au ratio de levier visée à l'article 92, paragraphe Ibis, du règlement (UE) n° 575/2013.
Art. 53-5Exigences spécifiques de liquidité
Afin de déterminer le niveau approprié des exigences de liquidité sur la base du contrôle et de l'évaluation effectués conformément à la sous-section 4, la CSSF évalue s'il est nécessaire d'imposer une exigence spécifique de liquidité, dont le niveau correspond globalement à l'écart entre la position réelle de liquidité d'un établissement CRR et les exigences de liquidité et de financement stable établies au niveau national ou au niveau de l'Union européenne, pour prendre en compte les risques de liquidité auxquels un établissement CRR est ou pourrait être exposé, compte tenu des éléments suivants :
4.
5.
Art. 53-6Exigences spécifiques de publication
29 2. qu'ils utilisent, pour les publications autres que leurs comptes annuels, des médias et lieux de publication spécifiques.
Art. 53-7Autres exigences et mesures spécifiques
Nonobstant l'alinéa ler, la CSSF n'est pas tenue d'exercer ses pouvoirs de surveillance lorsqu'elle estime, sur la base du contrôle et de l'évaluation visés à l'article 53-25, que la gestion par l'établissement CRR du risque de taux d'intérêt inhérent à ses activités hors portefeuille de négociation est adéquate et que l'établissement CRR n'est pas 30 excessivement exposé au risque de taux d'intérêt inhérent à ses activités hors portefeuille de négociation.
La CSSF veille à ce que ses décisions sur le bien-fondé des mesures correctrices visées à l'alinéa ler respectent le principe selon lequel lesdites mesures doivent préserver les objectifs d'une approche interne et :
Lorsqu'un établissement CRR a été autorisé à appliquer une approche pour laquelle une autorisation préalable des autorités compétentes est exigée avant son application aux fins du calcul des exigences de fonds propres conformément à la troisième partie du règlement (UE) n° 575/2013, mais que ledit établissement CRR ne satisfait plus aux exigences pour utiliser cette approche, la CSSF exige de l'établissement CRR soit de démontrer à sa satisfaction que les effets de cette non-conformité sont négligeables, le cas échéant, conformément au règlement (UE) n° 575/2013, soit de présenter un plan pour la mise en conformité en temps utile avec ces exigences et de fixer une échéance pour sa mise en œuvre. La CSSF exige que ce plan soit amélioré s'il est peu probable qu'il débouche sur le plein respect des exigences ou si le délai est inapproprié. S'il est peu probable que l'établissement CRR parvienne à rétablir la conformité dans un délai approprié et, le cas échéant, si celui-ci n'a pas démontré à la satisfaction de la CSSF que les effets de cette non-conformité sont négligeables, l'autorisation d'utilisation de l'approche est révoquée ou limitée aux domaines où la conformité est assurée ou peut l'être dans un délai approprié.
En particulier, lorsque, pour un modèle interne de risque de marché, de nombreux dépassements, au sens de l'article 366 du règlement (UE) n° 575/2013, révèlent que le modèle n'est pas ou plus suffisamment précis, la CSSF révoque l'autorisation d'utilisation du modèle interne ou impose des mesures appropriées afin que le modèle soit rapidement amélioré.
Sous-section 2 : Fonds propres internes et actifs liquides.
Art. 53-8Champ d'application
31
Lorsqu'un établissement CRR est dispensé de l'application des exigences de fonds propres sur base consolidée comrne prévu à l'article 15 du règlement (UE) n° 575/2013, les exigences énoncées aux articles 53-9 et 53-10 s'appliquent sur base individuelle.
Art. 53-9Processus d'évaluation de l'adéquation des fonds propres internes
Les établissements CRR qui, lors du calcul de leurs exigences de fonds propres afférentes au risque de position conformément à la troisième partie, titre IV, chapitre 2, du règlement (UE) n° 575/2013, ont compensé leurs positions dans une ou plusieurs des actions constituant un indice boursier avec une ou plusieurs positions dans un contrat à terme sur cet indice boursier ou avec un autre produit dérivé de cet indice boursier, disposent de fonds propres internes adéquats pour couvrir le risque de base de pertes résultant d'une évolution divergente entre la valeur du contrat à terme ou de cet autre produit et la valeur des actions qui composent l'indice boursier. Les établissements CRR disposent aussi de fonds propres internes adéquats lorsqu'ils détiennent des positions de signe opposé dans des contrats à terme sur indice boursier dont l'échéance ou la composition ne sont pas identiques.
32 Lorsqu'ils recourent à la procédure visée à l'article 345 du règlement (UE) n° 575/2013, les établissements CRR s'assurent qu'ils détiennent des fonds propres internes suffisants pour couvrir le risque de pertes qui existe entre le moment de l'engagement initial et le premier jour ouvrable qui suit.
Art. 53-10Processus d'évaluation de l'adéquation des liquidités
Sous-section 3 : Traitement des risques.
Art. 53-11Champ d'application
La présente sous-section s'applique conformément au niveau d'application visé à l'article 38.
Art. 53-12Gestion des risques
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Art. 53-13Comités spécialisés
Les membres du comité des risques disposent de connaissances, de compétences et d'une expertise qui leur permettent de comprendre et de suivre en pleine connaissance de cause la stratégie en matière de risques et d'appétit pour le risque de l'établissement CRR.
Le comité des risques vérifie que les prix des actifs et des passifs proposés aux clients tiennent pleinement compte du modèle d'entreprise de l'établissement CRR et de sa stratégie en matière de risques. Lorsque les prix ne reflètent pas correctement les risques compte tenu du modèle d'entreprise et de la stratégie en matière de risque, le comité des risques présente à l'organe de direction un plan d'action pour y remédier.
Pour favoriser des pratiques et politiques de rémunération saines, le comité des risques, sans préjudice des tâches du comité de rémunération, examine si les incitations proposées par le système de rémunération tiennent compte du risque, des fonds propres, de la liquidité et de la probabilité et de l'échelonnement dans le temps des bénéfices.
Art. 53-14Fonction de contrôle des risques
La fonction de contrôle des risques est habilitée à rendre directement compte à l'organe de direction dans l'exercice de sa fonction de surveillance, sans en référer à la direction autorisée, et peut faire part de préoccupations et avertir l'organe de direction dans l'exercice de sa fonction de surveillance en cas d'évolution des risques affectant, ou susceptible d'affecter, l'établissement CRR de manière significative.
34
Lorsque la nature, l'échelle et la complexité des activités de l'établissement CRR ne justifient pas la désignation d'une personne distincte, et en l'absence de conflits d'intérêts, un autre membre du personnel de l'établissement CRR faisant partie de l'encadrement supérieur peut assumer cette fonction.
La personne qui dirige la fonction de contrôle des risques ne peut être démise de ses fonctions sans l'accord préalable de l'organe de direction dans l'exercice de sa fonction de surveillance et elle peut, le cas échéant, en référer directement à celui-ci.
Art. 53-15Risque de crédit et de contrepartie
La CSSF encourage les établissements CRR ayant une importance significative en raison de leur taille et de leur organisation interne ainsi que de la nature, de l'échelle et de la complexité de leurs activités à mettre en place une capacité interne d'évaluation du risque de crédit et à recourir davantage à l'approche fondée sur les notations internes pour le calcul des exigences de fonds propres relatives au risque de crédit conformément à la troisième partie, titre 11, chapitre 3, du règlement (UE) n° 575/2013, dès lors que les expositions de ces établissements CRR sont significatives en valeur absolue et que ces établissements CRR ont simultanément un nombre élevé de contreparties significatives.
Art. 53-16Risque résiduel
35 Le risque que les techniques reconnues d'atténuation du risque de crédit utilisées par les établissements CRR se révèlent moins efficaces que prévu est traité et contrôlé par les établissements CRR notamment dans le cadre de leurs politiques et procédures écrites.
Art. 53-17Risque de concentration
Les politiques et procédures écrites de l'établissement CRR prévoient notamment le traitement et le contrôle du risque de concentration découlant :
Art. 53-18Risque de titrisation
Art. 53-19Risque de marché
Art. 53-20Risque de taux d'intérêt inhérent aux activités hors portefeuille de négociation
Art. 53-21Risque opérationnel
Art. 53-22Risque de liquidité
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À ces fins, les différents scénarios couvrent notamment les éléments de hors bilan et les autres engagements éventuels, y compris ceux des entités de titrisation ou d'autres entités ad hoc, au sens du règlement (UE) n° 575/2013, à l'égard desquelles l'établissement CRR joue un rôle de sponsor ou auxquelles il procure des aides de trésorerie significatives.
38
Art. 53-23Risque de levier excessif
Sous-section 4 : Processus de contrôle et d'évaluation prudentiels.
Art. 53-24Champ d'application
Les établissements CRR appliquent la présente sous-section conformément au niveau d'application des exigences de la première partie, titre II, du règlement (UE) n° 575/2013.
En cas d'application de l'article 15 du règlement (UE) n° 575/2013, la présente sous-section s'applique à la surveillance des entreprises d'investissement CRR sur base individuelle.
Art. 53-25Mise en œuvre du processus de contrôle et d'évaluation prudentiels
39 2. l'adéquation des dispositions, stratégies, processus et mécanismes mis en œuvre par les établissements CRR et les fonds propres et liquidités qu'ils détiennent en vue d'assurer une gestion et une couverture saines et prudentes de leurs risques , et 3. les risques mis en évidence par les tests de résistance, en tenant compte de la nature, de l'échelle et de la complexité des activités d'un établissement CRR.
Lorsque la CSSF utilise des méthodes adaptées conformément au présent paragraphe, elle en informe l'ABE.
Art. 53-26Critères techniques du contrôle et de l'évaluation crudentiels
Art. 53-27Analyse comparative prudentielle des approches internes pour le calcul des
exigences de fonds propres.
Sur la base des informations qui lui sont communiquées par les établissements CRR conformément à l'article 53-32 et sur base de critères d'évaluations fixés par l'ABE, la CSSF suit l'éventail des montants d'exposition pondérés ou exigences de fonds propres, selon le cas, hors risque opérationnel, pour les expositions ou transactions incluses dans le portefeuille de référence résultant des approches internes de ces établissements CRR. Au moins une fois par an, la CSSF procède à une évaluation de la qualité de ces approches en particulier en ce qui concerne :
41 1. les approches qui affichent des différences significatives dans leurs exigences de fonds propres pour une même exposition;
Lorsque certains établissements CRR s'écartent de manière significative de la majorité de leurs pairs ou lorsque des approches présentant peu de points communs se traduisent par des résultats très divergents, la CSSF enquête sur les raisons d'une telle situation.
Art. 53-28Examen continu de l'autorisation d'utiliser des approches internes
Art. 53-29Tests de résistance prudentiels
La CSSF applique le cas échéant, mais au moins une fois par an, des tests de résistance prudentiels aux établissements CRR qu'elle surveille, à l'appui du processus de contrôle et d'évaluation prudentiels prévu à l'article 53-25.