Loi modifiée du 21 mars 2012 relative aux déchets Chapitre Ier: Objet, champ d'application, compétences et définitions
De quoi traite ce texte ?
Cette loi établit des mesures pour protéger l'environnement et la santé humaine en prévenant ou réduisant la production et les effets nocifs des déchets, et en améliorant l'efficacité de l'utilisation des ressources pour une économie circulaire.
Pour qui: Toute personne dont l'activité produit des déchets (producteur de déchets); Les entreprises qui organisent la valorisation ou l'élimination de déchets (courtiers) ou qui acquièrent et vendent des déchets (négociants).
L’essentiel
- Pays
- Luxembourg
- Domaine du droit
- Droit de la santé et pharmaceutique
- Articles
- 60
- Source
- legilux.public.lu
- Texte récupéré le
- Explication mise à jour le
Que réglemente ce texte ?
- La prévention et la réduction de la production de déchets.
- La gestion des déchets, incluant la collecte, le transport, la valorisation et l'élimination.
- La protection de l'environnement et de la santé humaine face aux déchets.
- La transition vers une économie circulaire et la compétitivité à long terme.
Qui est concerné par ce texte ?
- Toute personne dont l'activité produit des déchets (producteur de déchets).
- Les entreprises qui organisent la valorisation ou l'élimination de déchets (courtiers) ou qui acquièrent et vendent des déchets (négociants).
Quels sont les points clés ?
- Sont exclus du champ d'application, entre autres, les effluents gazeux, les sols non pollués utilisés sur site, les déchets radioactifs, les explosifs déclassés, et certaines matières fécales ou naturelles issues de l'agriculture/sylviculture.
- Sont également exclus, s'ils sont déjà couverts par d'autres lois, les eaux usées, certains sous-produits animaux, les carcasses d'animaux morts, les déchets de l'industrie extractive, et les substances destinées à l'alimentation animale.
- Le "ministre ayant l'Environnement dans ses attributions" est l'autorité compétente, et l'Administration de l'environnement est l'administration compétente.
- La loi définit divers types de déchets, tels que les "biodéchets", les "déchets dangereux", les "déchets municipaux" (incluant ménagers et non ménagers), et les "déchets ultimes".
Droit de la santé et pharmaceutique
Droit de la santé et pharmaceutique
Texte de loi
Texte de loi
Sommaire (60)
- Art. 1er Objet et champ d'application
- Art. 2 Exclusions du champ d'application
- Art. 3 Compétences
- Art. 4 Définitions
- Art. 5 Annexes
- Art. 6 Sous-produits
- Art. 7 Fin du statut de déchet
- Art. 8 Liste de déchets
- Art. 9 Hiérarchie des déchets
- Art. 10 Protection de la santé humaine et de l'environnement
- Art. 11 Information en matière de gestion des déchets
- Art. 12 Prévention des déchets
- Art. 13 Valorisation
- Art. 14 Réemploi et recyclage
- Art. 14bis Règles applicables au calcul visant à évaluer la réalisation des objec
- Art. 15 Elimination
- Art. 16 Principes d'autosuffisance et de proximité
- Art. 17 Coûts
- Art. 18 Responsabilité du producteur et du détenteur de déchets
- Art. 19 Régime de la responsabilité élargie des producteurs
- Art. 20 Responsabilité des communes
- Art. 21 Responsabilité de l'Etat
- Art. 22 Obligations spécifiques des personnes morales de droit public
- Art. 23 Déchets dangereux
- Art. 24 Huiles usagées
- Art. 25 Biodéchets et déchets de verdure
- Art. 26 Déchets inertes, déchets de construction et déchets de déconstruction
- Art. 27 Déchets provenant d'établissements ou d'entreprises
- Art. 28 Gestion des résidus d'épuration
- Art. 29 Carcasses de voitures
- Art. 30 Délivrance des autorisations
- Art. 31 Refus et retrait des autorisations
- Art. 32 Enregistrements
- Art. 33 Obligations des exploitants d'installations et de sites de gestion de
- Art. 34 Tenue des registres
- Art. 35 Rapports annuels
- Art. 36 Plan national de gestion des déchets et des ressources
- Art. 37 Programmes de prévention des déchets
- Art. 38 Coopération
- Art. 39 Evaluation et réexamen des plans et des programmes
- Art. 40 Participation du public
- Art. 41 Valeur juridique des plans et programmes
- Art. 42 Activités interdites
- Art. 43 Mesures préventives et curatives
- Art. 44 Inspections
- Art. 45 Recherche et constatation des infractions
- Art. 45bis
- Art. 46 Pouvoirs et prérogatives de contrôle
- Art. 47 Sanctions pénales
- Art. 48 Avertissements taxés
- Art. 49 Mesures administratives
- Art. 49bis Amendes administratives
- Art. 50 Voies de recours
- Art. 51 Dispositions modificatives
- Art. 52 Disposition abrogatoire
- Art. 53 Dispositions transitoires
- Art. 54 Entrée en vigueur
- Art. 55 Intitulé abrégé
- Art. 5bis Réemploi
- Art. 6bis Règles applicables au calcul visant à évaluer l'atteinte des objectifs
Texte coordonné Loi modifiée du 21 mars 2012 relative aux déchets Chapitre Ier: Objet, champ d'application, compétences et définitions
Art. 1erObjet et champ d'application
La présente loi établit des mesures visant à protéger l’environnement et la santé humaine par la prévention ou la réduction de la production de déchets et des effets nocifs de la production et de la gestion des déchets, et par une réduction des incidences globales de l’utilisation des ressources et une amélioration de l’efficacité de cette utilisation, qui sont essentielles pour la transition vers une économie circulaire et la compétitivité à long terme.
Art. 2Exclusions du champ d'application
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Art. 3Compétences
Aux fins de la présente loi:
Art. 4Définitions
Aux fins de la présente loi, on entend par :
1° « biodéchets » : les déchets biodégradables de jardin ou de parc, les déchets alimentaires ou de cuisine provenant des ménages, des bureaux, des restaurants, du commerce de gros, des cantines, des traiteurs ou des magasins de vente au détail, ainsi que les déchets comparables provenant des usines de transformation de denrées alimentaires ;
2° « centre de ressources » : une infrastructure fixe ouverte au public destinée à la collecte séparée de produits en vue de leur réemploi et de déchets municipaux en vue de leur préparation à la réutilisation, recyclage de qualité élevée, autres formes de valorisation et élimination ainsi qu’à la sensibilisation et à l’information du public sur la gestion des déchets et des ressources ;
3° « collecte » : le ramassage des déchets en porte-à-porte ou l’apport volontaire, y compris leur tri et stockage préliminaires, en vue de leur transport vers une installation de traitement des déchets ;
4° « collecte séparée » : une collecte dans le cadre de laquelle un flux de déchets est conservé séparément en fonction de son type et de sa nature afin de faciliter un traitement spécifique ;
5° « courtier » : toute entreprise qui organise la valorisation ou l’élimination de déchets pour le compte de tiers, y compris les courtiers qui ne prennent pas physiquement possession des déchets ;
6° « déchets » : toute substance ou tout objet dont le détenteur se défait ou dont il a l’intention ou l’obligation de se défaire ;
7° « déchets alimentaires »: toutes les denrées alimentaires au sens de l’article 2 du règlement (CE) n° 178/2002 du Parlement européen et du Conseil du 28 janvier 2002 établissant les principes généraux et les prescriptions générales de la législation alimentaire, instituant l’Autorité européenne de sécurité des aliments et fixant des procédures relatives à la sécurité des denrées alimentaires qui sont devenues des déchets ; -2- 8° « déchets dangereux » : tout déchet qui présente une ou plusieurs des propriétés dangereuses énumérées à l’annexe V ;
9° « déchets de construction et de déconstruction » : les déchets produits par les activités de construction et de déconstruction, y compris de rénovation ;
10° « déchets de verdure » : les déchets végétaux d’espaces naturels ou agricoles, autres que de jardins et de parcs ;
11° « déchets encombrants » : les déchets municipaux ménagers solides dont les dimensions ne permettent pas le ramassage moyennant les mêmes récipients que ceux destinés à la collecte des autres déchets municipaux ménagers ;
12° « déchets inertes » : les déchets qui ne subissent aucune modification physique, chimique ou biologique importante. Les déchets inertes ne se décomposent pas, ne brûlent pas et ne produisent aucune autre réaction physique ou chimique, ne sont pas biodégradables et ne détériorent pas d’autres matières avec lesquelles ils entrent en contact, d’une manière susceptible d’entraîner une pollution de l’environnement ou de nuire à la santé humaine. La production totale de lixiviats et la teneur des déchets en polluants ainsi que l’écotoxicité des lixiviats doivent être négligeables et, en particulier, ne doivent pas porter atteinte à la qualité des eaux de surface ou des eaux souterraines ;
13° « déchets municipaux » : les déchets en mélange et les déchets collectés séparément :
Les déchets municipaux n’incluent pas les déchets provenant de la production, de l’agriculture, de la sylviculture, de la pêche, des fosses septiques et des réseaux d’égouts et des stations d’épuration, y compris les boues d’épuration, les véhicules hors d’usage ou les déchets de construction et de déconstruction.
Cette définition est sans préjudice de la répartition des compétences en matière de gestion des déchets entre les acteurs publics et privés ;
14° « déchets municipaux ménagers » : Les déchets municipaux provenant :
15° « déchets municipaux non ménagers » : Les déchets municipaux autres que les déchets municipaux ménagers ;
16° « déchets non dangereux » : les déchets qui ne sont pas couverts par le point 8° ;
17° « déchets problématiques » : les déchets générateurs potentiels de nuisances, qui, en raison de leur nature, nécessitent une gestion particulière. Les déchets problématiques incluent les déchets dangereux ;
18° « déchets ultimes » : toute substance, matériau, produit ou objet résultant ou non du traitement d’un déchet, qui n’est plus susceptible d’être valorisé ou d’être préparé en vue de la réutilisation, par extraction de la part valorisable ou par réduction de son caractère polluant ou dangereux, en tenant compte de la meilleure technologie disponible au moment du dépôt et dont l’application n’entraîne pas de coûts excessifs ;
19° « déconstruction » : travaux qui impliquent un enlèvement partiel ou total des éléments d’un bâtiment ; -3- 20° « détenteur de déchets » : le producteur des déchets ou la personne physique ou morale qui a les déchets en sa possession ;
21° « élimination » : toute opération qui n’est pas de la valorisation même lorsque ladite opération a comme conséquence secondaire la récupération de substances ou d’énergie. L’annexe I énumère une liste non exhaustive d’opérations d’élimination ;
22° « gestion des déchets » : la collecte, le transport, la valorisation, y compris le tri, et l’élimination des déchets, y compris la surveillance de ces opérations ainsi que la surveillance des sites de décharge après leur fermeture et les actions menées en tant que négociant ou courtier ;
23° « huiles usagées » : toutes les huiles minérales ou synthétiques, lubrifiantes ou industrielles, qui sont devenues impropres à l’usage auquel elles étaient initialement destinées, telles que les huiles usagées des moteurs à combustion et des systèmes de transmission, les huiles lubrifiantes, les huiles pour turbines et celles pour systèmes hydrauliques ;
24° « matière naturelle » : toute matière biosourcée qui peut être retrouvée dans l’état où elle se présente dans l’environnement naturel et qui n’a pas subi un processus de transformation ;
25° « meilleures techniques disponibles » : celles qui sont définies à l’article 2, point 9 de la loi modifiée du 10 juin 1999 relative aux établissements classés ;
26° « microplastique » : particule contenant un ou plusieurs polymères solides, auxquels des additifs ou autres substances ont pu être ajoutés, et pour lequel un pourcentage égal ou supérieur à 1 en poids/poids des particules remplit l’un des deux critères suivants :
27° « mise à disposition sur le marché » : la fourniture d’un produit destiné à être distribué, consommé ou utilisé sur le marché luxembourgeois dans le cadre d’une activité commerciale, que ce soit à titre onéreux ou gratuit ;
28° « mise sur le marché » : la première mise à disposition d’un produit sur le marché luxembourgeois ;
29° « négociant » : toute entreprise qui entreprend pour son propre compte l’acquisition et la vente ultérieure de déchets, y compris les négociants qui ne prennent pas physiquement possession des déchets ;
30° « préparation à la réutilisation » : toute opération de contrôle, de nettoyage ou de réparation en vue de la valorisation, par laquelle des produits ou des composants de produits qui sont devenus des déchets sont préparés de manière à être réutilisés sans autre opération de prétraitement ;
31° « prévention » : les mesures prises avant qu’une substance, une matière ou un produit ne devienne un déchet et réduisant ;
32° « producteur de déchets » : toute personne dont l’activité produit des déchets (producteur de déchets initial) ou toute personne qui effectue des opérations de prétraitement, de mélange ou autres conduisant à un changement de nature ou de composition de ces déchets ;
33° « producteur de produits » : toute personne physique ou morale :
34° « recyclage » : toute opération de valorisation par laquelle les déchets sont retraités en produits, matières ou substances aux fins de leur fonction initiale ou à d’autres fins. Cela inclut le retraitement des matières organiques, mais n’inclut pas la valorisation énergétique, la conversion pour l’utilisation comme combustible ou pour des opérations de remblayage ;
35° « recyclage de qualité élevée » : toute opération de gestion des déchets qui permet d’assurer un recyclage garantissant le maintien de la qualité des matières le plus longtemps possible dans le circuit économique et d’atteindre ainsi un niveau élevé d’efficacité des ressources ;
36° « réemploi » : toute opération par laquelle des produits ou des composants qui ne sont pas des déchets sont utilisés de nouveau pour un usage identique à celui pour lequel ils avaient été conçus ;
37° « régénération des huiles usagées » : toute opération de recyclage permettant de produire des huiles de base par un raffinage d’huiles usagées, impliquant notamment l’extraction des contaminants, des produits d’oxydation et des additifs contenus dans ces huiles ;
38° « régime de responsabilité élargie des producteurs » : un ensemble de mesures prises pour veiller à ce que les producteurs de produits assument la responsabilité financière ou la responsabilité financière et organisationnelle de la prévention, du réemploi et de la gestion de la phase « déchet » du cycle de vie d’un produit ;
39° « remblayage »: toute opération de valorisation par laquelle des déchets appropriés non dangereux sont utilisés à des fins de remise en état dans des zones excavées ou, en ingénierie, pour des travaux d’aménagement paysager. Les déchets utilisés pour le remblayage doivent remplacer des matières qui ne sont pas des déchets, être adaptés aux fins susvisées et limités aux quantités strictement nécessaires pour parvenir à ces fins ;
40° « réutilisation » : toute opération par laquelle des substances, matières ou produits qui sont devenus des déchets sont utilisés de nouveau ;
41° « traitement » : toute opération de valorisation ou d’élimination, y compris la préparation qui précède la valorisation ou l’élimination ;
42° « valorisation » : toute opération dont le résultat principal est que des déchets servent à des fins utiles en remplaçant d’autres matières ou produits qui auraient été utilisées à une fin particulière, ou que des déchets soient préparés pour être utilisés à cette fin, dans l’usine ou dans l’ensemble de l’économie.
L’annexe II énumère une liste non exhaustive d’opérations de valorisation ;
43° « valorisation matière » : toute opération de valorisation autre que la valorisation énergétique et le retraitement en matières destinées à servir de combustible ou d’autre moyen de produire de l’énergie.
Elle comprend notamment la préparation à la réutilisation, le recyclage et le remblayage.
Art. 5Annexes
Le ministre publie un avis au Journal officiel du Grand-Duché de Luxembourg, renseignant sur les modifications ainsi intervenues, en y ajoutant une référence à l’acte publié au Journal officiel de l’Union européenne. -5-
Art. 6Sous-produits
Art. 7Fin du statut de déchet
Art. 8Liste de déchets
Si l'administration compétente dispose d'éléments probants dont il ressort que des déchets figurant sur la liste comme déchets dangereux ne présentent aucune des propriétés énumérées à l'annexe V, elle peut les considérer comme des déchets non dangereux.
Chapitre II: Principes et objectifs généraux de la gestion des déchets
Art. 9Hiérarchie des déchets
Art. 10Protection de la santé humaine et de l'environnement
La gestion des déchets doit se faire sans mettre en danger la santé humaine et sans nuire à l'environnement, et notamment:
Art. 11Information en matière de gestion des déchets
Une information appropriée doit être assurée à tous les niveaux afin de permettre une gestion des déchets transparente. Cette information ne couvre pas la sensibilisation portant sur le gaspillage alimentaire.
À ces fins, toute personne qui collecte des déchets, à l’exception des collectes par apport volontaire dans l’espace public, doit informer le producteur ou le détenteur de la destination et du mode de traitement de ces déchets.
Art. 12Prévention des déchets
Des règlements grand-ducaux peuvent:
Afin de prévenir et de limiter la production de déchets alimentaires :
1° les supermarchés d’une surface de vente d’au moins 400 mètres carrés doivent élaborer, mettre en œuvre et tenir à jour un plan de prévention des déchets alimentaires. Les supermarchés qui font partie d’une même enseigne commerciale peuvent élaborer un plan pour l’ensemble de leurs supermarchés.
Ce plan doit comprendre une méthodologie et des mesures pour diminuer les déchets alimentaires. Il peut faire partie intégrante du plan de prévention et de gestion des déchets visé à l’article 27, paragraphe 3. Le plan de prévention des déchets alimentaires doit être communiqué annuellement à l’administration compétente pour le 31 octobre au plus tard de l’année qui précède l’année à laquelle le plan s’applique.
Les supermarchés concernés publient les plans sur un site internet accessible au public.
2° Tout client d’un restaurant a le droit à ce que ses restes de repas lui soient remis pour être emportés.
Tout fournisseur d’un article au sens de l’article 3, point 33), du règlement (CE) n°1907/2006 du Parlement européen et du Conseil du 18 décembre 2006 concernant l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des substances chimiques, ainsi que les restrictions applicables à ces substances (REACH), instituant une agence européenne des produits chimiques, modifiant la directive 1999/45/CE et abrogeant le règlement (CEE) n° 793/93 du Conseil et le règlement (CE) n°1488/94 de la Commission ainsi que la directive 76/769/CEE du Conseil et les directives 91/155/CEE, 93/67/CEE, 93/105/CE et 2000/21/CE de la Commission communique les informations prévues à l’article 33, paragraphe 1er, dudit règlement à l’Agence européenne des produits chimiques à compter du 5 janvier 2021, en utilisant les formats et outils d’utilisation mis à disposition par ladite agence pour cette finalité.
1° Le dépôt d’imprimés publicitaires sur les véhicules est interdit ;
2° Le lancement sur la voie publique, de confettis, serpentins et autres projectiles festifs, lorsqu’ils contiennent du plastique ou du métal, est interdit.
1° À compter du 1er janvier 2025, les lave-linges neufs sont dotés d’un filtre à microfibres plastiques. Un règlement grand-ducal précise les modalités d’application du présent article.
2° La mise sur le marché de toute substance à l’état de microplastique, telle quelle ou en mélange, présente de manière intentionnelle en concentration égale ou supérieure à 0,01 % pour cent, considérée comme le rapport entre la masse de microplastique et la masse totale de l’échantillon de matière considéré contenant ce microplastique est interdite. Les microplastiques naturels qui n’ont pas été modifiés chimiquement ou biodégradables ne sont pas concernés.
Cette interdiction s’applique :
1° Aux produits cosmétiques rincés à usage d’exfoliation ou de nettoyage comportant des particules plastiques solides, à l’exception des particules d’origine naturelle non susceptibles de subsister dans les milieux, d’y propager des principes actifs chimiques ou biologiques ou d’affecter les chaînes trophiques animales ;
2° Aux dispositifs médicaux et aux dispositifs médicaux de diagnostic in vitro, à compter du 1er janvier 2024 ;
3° Aux produits cosmétiques rincés autres que ceux mentionnés au point 1°er à compter du 1er janvier 2026 ;
Cette interdiction ne s’applique pas aux substances et mélanges :
1° Lorsqu’ils sont utilisés sur un site industriel ;
2° Lorsqu’ils sont utilisés dans la fabrication de médicaments à usage humain ou vétérinaire ;
3° Lorsque les microplastiques sont rigoureusement confinés par des moyens techniques tout au long de leur cycle de vie pour éviter leur rejet dans l’environnement et que les microplastiques sont contenus dans des déchets destinés à être incinérés ou éliminés comme déchets dangereux ;
4° Lorsque les propriétés physiques des microplastiques sont modifiées de façon permanente quand la substance ou le mélange sont utilisés de telle manière que les polymères ne correspondent plus à la définition de microplastique ;
5° Lorsque les microplastiques sont incorporés de façon permanente dans une matrice solide lors de leur utilisation.
Art. 13Valorisation
À ces fins, les particuliers doivent se servir des infrastructures et dispositifs de collecte séparée qui sont mis à leur disposition.
La collecte séparée mentionnée à l’alinéa 1er doit être instaurée au moins pour les fractions de déchets suivantes :
1° le papier et le carton ;
2° le verre ;
3° les métaux ;
4° les matières plastiques ;
6° le bois ;
7° les textiles ;
8° les emballages au sens de l’article 3, point 7 de la loi modifiée du 21 mars 2017 relative aux emballages et aux déchets d’emballages ;
9° les déchets problématiques des ménages ;
10° les équipements électriques et électroniques au sens de la loi du 9 juin 2022 relative aux déchets d’équipements électriques et électronique ;
11° les piles et accumulateurs au sens de la loi modifiée du 19 décembre 2008 relative aux piles et accumulateurs ainsi qu’aux déchets de piles et d’accumulateur ;
12° les pneus. « (2) Afin de faciliter ou d’améliorer la préparation à la réutilisation, le recyclage de qualité élevée ou une autre opération de valorisation, les différentes fractions de déchets sont soumises à une collecte séparée et ne sont pas mélangées à d’autres fractions de déchets, à des matériaux ayant des propriétés différentes, à de l’eau ou à tout autre produit ou substance susceptible de réduire le potentiel de préparation à la réutilisation, de recyclage de qualité élevée ou de valorisation des déchets en question.
Lorsque le mélange s’est produit, les déchets doivent être séparés avant tout procédé de prétraitement ou traitement.
La collecte séparée mentionnée à l’alinéa 1er doit être instaurée au moins pour les fractions de déchets suivantes :
1° le papier et le carton ;
2° le verre ;
3° les métaux ;
4° les matières plastiques ;
5° les biodéchets ;
6° le bois ;
7° les textiles ;
8° les emballages au sens de l’article 3, point 7 de la loi modifiée du 21 mars 2017 relative aux emballages et aux déchets d’emballages ;
9° les déchets problématiques des ménages ;
10° les équipements électriques et électroniques au sens de la loi du 9 juin 2022 relative aux déchets d’équipements électriques et électronique ;
11° les batteries au sens de l'article 3 du règlement (UE) 2023/1542 ;
12° les pneus. »
2° la collecte séparée ne produit pas le meilleur résultat sur le plan de l’environnement si l’on tient compte de l’incidence globale de la gestion des flux de déchets concernés sur l’environnement ;
3° la collecte séparée n’est pas techniquement réalisable compte tenu des bonnes pratiques de collecte des déchets ;
4° la collecte séparée entraînerait des coûts économiques disproportionnés compte tenu du coût des incidences négatives de la collecte et du traitement de déchets en mélange sur l’environnement et la santé, des possibilités d’amélioration de l’efficacité de la collecte et du traitement des déchets, des recettes tirées des ventes de matières premières secondaires ainsi que de l’application du principe du pollueur-payeur et de la responsabilité élargie des producteurs.
La personne qui souhaite obtenir une dérogation au sens du présent paragraphe doit introduire auprès de l’administration compétente une demande qui reprend les éléments nécessaires pour pouvoir juger si au moins l’une des conditions reprises ci-dessus est respectée.
Une dérogation peut être accordée pour une durée maximale de cinq ans. Elle est renouvelable sur base d’un nouveau dossier de demande. Pendant toute la durée de validité de la dérogation, au moins une des conditions reprises à l’alinéa 1er doit être respectée.
La dérogation peut être retirée si aucune des conditions dont question à l’alinéa 1er n’est respectée.
Les dérogations accordées sont réexaminées par l’autorité compétente au moins tous les 5 ans en tenant compte des bonnes pratiques de collecte séparée des déchets et d’autres évolutions de la gestion des déchets.
Les collectes en mélange de différentes fractions de déchets, à l’exception des collectes de déchets ultimes en mélange, existantes au 1er janvier 2020, sont réexaminées au plus tard trois ans après cette date.
À compter du 1er janvier 2026, les communes veillent à ce que toute autorisation de construire pour un nouvel immeuble comportant au moins quatre lots à caractère résidentiel ou pour une transformation significative d’un immeuble comportant au moins quatre lots à caractère résidentiel contienne les dispositions qui font en sorte que cette collecte séparée puisse être assurée. »
Ces infrastructures de collecte sont déterminées conjointement par les supermarchés, les organismes agréés visés à l’article 19, paragraphe 5 et les communes. Les exploitants des supermarchés doivent soumettre à l’administration compétente pour le 1er juillet 2025 un plan concerté qui retient la répartition des emplacements retenus.
Dans ces infrastructures, une surveillance de la qualité du tri doit être assurée et un rapport sur la qualité des déchets d’emballages collectés doit être établi par les organismes agréés visés à l’article 19, paragraphe 5. Le supermarché informe de manière visible les consommateurs de l’existence de ce dispositif. Ces infrastructures de collecte sont accessibles par le public aux heures d’ouverture des supermarchés concernées respectifs.»
À la fin de la campagne, l’établissement de vente doit informer l’administration compétente des quantités de déchets collectées et fournir les certifications relatives au traitement conforme des déchets à la présente loi.
L’administration compétente peut interdire la réalisation de la campagne de collecte si :
1° la campagne ne permet pas de respecter la hiérarchie des déchets selon l’article 9, paragraphe 1er ;
2° les informations dont il est question à l’alinéa 1er ne sont pas fournies dans le délai y indiqué.
Art. 14Réemploi et recyclage
1° des activités de préparation à la réutilisation, dont la mise en place et le soutien de réseaux de réemploi, de réparation et de réutilisation ;
3° l’utilisation d’instruments économiques et d’objectifs quantitatifs ou d’autres mesures ;
4° la facilitation, lorsque c’est compatible avec la bonne gestion des déchets, de l’accès aux déchets qui sont détenus par les systèmes ou les installations de collecte et qui sont susceptibles de faire l’objet d’une préparation en vue de la réutilisation mais qui ne sont pas destinés à faire l’objet d’une telle préparation par le système ou l’installation de collecte en question.
1° d’ici 2020, la préparation en vue de la réutilisation et le recyclage des déchets tels que, au moins, le papier, le métal, le plastique et le verre contenus dans les déchets ménagers et, éventuellement, dans les déchets d’autres origines pour autant que ces flux de déchets soient assimilés aux déchets ménagers, passent à un minimum de 50 pour cent en poids global ;
2° d’ici 2020, la préparation en vue de la réutilisation, le recyclage et les autres formules de valorisation de matière, y compris les opérations de remblayage qui utilisent des déchets au lieu d’autres matériaux, des déchets non dangereux de construction et de déconstruction, à l’exclusion des matériaux géologiques naturels définis dans la catégorie 17 05 04 de la liste des déchets, passent à un minimum de 70 pour cent en poids ;
3° d’ici 2023, la préparation en vue de la réutilisation et le recyclage des déchets municipaux passent à un minimum de 55 pour cent en poids ;
4° d’ici 2030, la préparation en vue de la réutilisation et le recyclage des déchets municipaux passent à un minimum de 60 pour cent en poids ;
5° d’ici 2035, la préparation en vue de la réutilisation et le recyclage des déchets municipaux passent à un minimum de 65 pour cent en poids.
L’administration compétente fait le calcul des taux de recyclage. Les modalités de calcul de ces taux ainsi que les données à fournir par les différents acteurs concernés, peuvent être déterminées par règlement grand-ducal.
Art. 14bisRègles applicables au calcul visant à évaluer la réalisation des objectifs
1° le poids des déchets municipaux produits et préparés en vue de la réutilisation ou recyclés au cours d’une année civile donnée est calculé ;
2° le poids des déchets municipaux préparés en vue de la réutilisation est calculé comme étant le poids des produits ou des composants de produits qui sont devenus des déchets municipaux et qui ont été soumis à toutes les opérations nécessaires de contrôle, de nettoyage ou de réparation nécessaires pour permettre leur réutilisation sans autre tri ni prétraitement ;
3° le poids des déchets municipaux recyclés est calculé comme étant le poids des déchets qui, après avoir été soumis à toutes les opérations nécessaires de contrôle, de tri et autres opérations préliminaires nécessaires pour retirer les déchets qui ne sont pas visés par les procédés de retraitement ultérieurs et assurer un recyclage de qualité élevée, entrent dans l’opération de recyclage au cours de laquelle les déchets sont effectivement retraités en produits, matières ou substances.
Par dérogation au premier alinéa, le poids des déchets municipaux peut être mesuré à la sortie de toute opération de tri, à condition que :
Les biodéchets municipaux entrant dans un traitement aérobie ou anaérobie ne sont considérés comme recyclés que si, conformément à l’article 25, ils ont été collectés séparément ou triés à la source.
Art. 15Elimination
Art. 16Principes d'autosuffisance et de proximité
Lorsque cela s'avère nécessaire ou opportun le réseau peut être établi en coopération avec d'autres Etats membres. Ce réseau doit être dûment approuvé par le ministre.
Les transferts de déchets municipaux en mélange vers des opérations de valorisation ou d'élimination situées hors du Luxembourg sont interdits sauf dans les cas de force majeure dûment constatés par le ministre, ou lorsque l'installation située dans un autre Etat membre fait partie intégrante du réseau mentionné à l'alinéa précédent.
L’administration compétente peut, sans préjudice d’autres objections motivées prévues par la règlementation européenne en matière de transfert de déchets, refuser son consentement dans le cadre de la procédure de notification pour des déchets provenant d’un pays autre que le Luxembourg à destination d’une opération d’élimination située au Grand-Duché de Luxembourg lorsque cela s’avère nécessaire pour mettre en œuvre les principes de proximité, de priorité à la valorisation et d’autosuffisance.
Art. 17Coûts
Dans le cadre de tout nouveau contrat de collecte des déchets municipaux ménagers en mélange conclu entre les communes et des tiers et au plus tard à partir du 1er janvier 2024, les taxes mises à charge des différents ménages et, le cas échéant, des producteurs de déchets municipaux non ménagers, doivent comporter au moins une composante variable calculée en fonction du poids et/ou volume des déchets municipaux en mélange effectivement produits. Cette composante s’applique indépendamment des modalités de collecte mises en œuvre.
Lorsque plusieurs détenteurs de déchets utilisent en commun un même récipient de collecte, une répartition des taxes au moins pour les déchets municipaux ménagers en mélange sur les différents détenteurs de déchets en fonction des quantités réellement produites doit être assurée.
Pour les déchets soumis au principe de responsabilité élargie du producteur conformément aux dispositions de l’article 19, les taxes communales ne doivent pas inclure les frais déjà couverts par la contribution éventuellement demandée au consommateur lors de l’achat du produit initial.
Chapitre III: Responsabilités
Art. 18Responsabilité du producteur et du détenteur de déchets
Si, en application de la présente loi, plusieurs personnes sont responsables du même dommage, leur responsabilité est solidaire.
Le producteur n'est pas responsable s'il prouve:
La responsabilité du producteur ne peut être limitée ou écartée à l'égard de la victime par une clause limitative ou exonératoire de responsabilité. Le producteur ne peut se dégager de sa responsabilité par le seul fait d'être muni d'une autorisation des pouvoirs publics.
Art. 19Régime de la responsabilité élargie des producteurs
Tout distributeur qui met à disposition sur le marché luxembourgeois des produits pour lesquels un régime de responsabilité élargie des producteurs a été mis en place, est soumis à ce régime, sauf si le producteur desdits produits a déjà rempli cette obligation.
Les producteurs de produits ont pour obligation d’endosser les éventuelles responsabilités de reprise qui incombent aux distributeurs dudit produit, si la distribution du produit est assurée ou organisée par leurs soins.
La fixation de taux minima de réemploi, de collecte, de valorisation, de préparation à la réutilisation ou de recyclage conformément aux dispositions du présent paragraphe ou conformément à d’autres dispositions législatives ou réglementaires ne dispense pas les personnes visées au paragraphe 1er concernées de prendre les mesures nécessaires pour assurer que les taux en question soient maximisés.
Ces organismes doivent être agréés au préalable par le ministre.
1° avoir comme objet principal la prise en charge pour le compte de leurs membres des obligations, selon les cas, de reprise et de collecte séparée, de traitement, de recyclage, de réemploi, de la préparation à la réutilisation, de financement et d’information découlant des dispositions légales et réglementaires spécifiques aux divers flux de produits et de déchets ;
2° avoir comme membres les personnes visées au paragraphe 1er qu’elles représentent ;
3° être constituées sous une forme qui ne poursuit pas un but lucratif ;
4° ne compter parmi leurs administrateurs ou parmi les personnes pouvant engager l’association que des personnes jouissant de leurs droits civils et politiques ;
5° disposer des moyens financiers et organisationnels suffisants, y compris assurances et garanties financières pour les cas visés au dernier alinéa, pour accomplir les obligations en question et disposer d’une couverture géographique nationale ;
6° représenter une quantité minimale de 30 pour cent en poids du total des produits mis annuellement sur le marché national pour lesquels l’organisme a introduit une demande d’agrément. Pour le cas où ces produits sont subdivisés en diverses catégories, le taux de 30 pour cent est déterminé par l’addition du poids des produits mis annuellement sur le marché dans chacune des catégories pour lesquelles l’organisme a introduit une demande d’agrément. Dans ce cas, l’organisme doit en outre représenter un minimum de 5 pour cent en poids du total des produits mis annuellement sur le marché national dans l’ensemble des catégories respectives.
La demande d’agrément doit :
1° mentionner l’identité du requérant ;
2° être accompagnée d’une copie des statuts ;
3° indiquer les noms, prénoms et qualités des administrateurs, gérants et autres personnes pouvant engager l’organisme et documenter les connaissances professionnelles de ces derniers ;
4° énumérer les produits pour lesquels l’agrément est demandé ;
5° le cas échéant, décrire les méthodes de reprise et de collecte séparée pour les différents types de déchets ainsi que les filières de traitement des différents types de déchets, en incluant les destinataires intermédiaires et finaux ;
La demande d’agrément est introduite auprès de l’administration compétente.
L’administration compétente peut exiger des formats spécifiques, le cas échéant sous forme électronique, pour l’introduction de la demande.
L’agrément est accordé par le ministre pour un ou plusieurs types de produits et de déchets. Il est octroyé pour une période maximale de 5 ans. Il est renouvelable. Il fixe les conditions auxquelles l’organisme est tenu de se conformer.
Les agréments peuvent être refusés, suspendus ou retirés par le ministre lorsque l’organisme n’a pas respecté ou ne respecte pas les dispositions légales et réglementaires ou les conditions particulières déterminées. L’agrément peut être réexaminé à tout moment et peut être modifié par le ministre en cas de nécessité dûment motivée.
En cas de dissolution, de cessation d’activité ou de non prolongation, caducité ou retrait de l’agrément, les comptes de l’organisme agréé sont expurgés des factures en cours et les provisions perçues au titre des contributions financières des personnes visées au paragraphe 1er sont reversées à l’État pour garantir le financement de la continuité provisoire de ces activités.
2° de conclure un contrat ou une convention avec les producteurs, les distributeurs ou les tiers agissant pour leur compte pour prendre en charge leurs obligations ;
3° de conclure un contrat d’assurance couvrant les dommages susceptibles d’être causés par son activité ;
4° de présenter chaque année ses bilans et comptes pour l’année écoulée et ses projets de budget pour l’année suivante dans les délais fixés par l’agrément ;
5° d’accepter comme membre tout producteur de produits qui en fait la demande ;
6° de percevoir auprès de ses membres les contributions nécessaires pour couvrir le coût de l’ensemble des obligations qui lui incombent en vertu de la présente loi ainsi que de la législation ou réglementation spécifique régissant le ou les produits soumis au régime de la responsabilité élargie des producteurs pour lequel ou lesquels il est désigné ;
7° d’introduire une modulation des contributions demandées à ses membres, conformément aux dispositions du paragraphe 11, alinéa 4 ;
8° de mettre en place un mécanisme d’autocontrôle approprié, reposant, le cas échéant, sur des audits indépendants réguliers, afin d’évaluer sa gestion financière, y compris le respect des exigences énoncées au paragraphe 46, alinéa 1er et la qualité des données recueillies et communiquées conformément au présent article et aux exigences du règlement (CE) n°1013/2006 du Parlement européen et du Conseil du 14 juin 2006 concernant les transferts de déchets ;
9° de réaliser des mesures de sensibilisation et d’information en rapport avec le régime de responsabilité élargie du producteur.
Il est en outre tenu, selon les cas :
1° de réaliser des mesures de prévention et de réemploi en concertation avec l’administration compétente ;
2° d’assurer le traitement des déchets conformément à l’article 10 ;
3° d’assurer la transparence des flux de déchets, en terme de quantités et de destinations, de méthodes de traitement et de taux de collecte de recyclage et de valorisation ;
4° de fonctionner dans toute la mesure du possible sur base d’appels d’offres ;
5° d’enregistrer ses membres auprès de l’administration compétente et d’en actualiser la liste ;
6° de réaliser, pour l’ensemble des personnes ayant contracté avec lui et dans les délais prévus, au moins les objectifs imposés, le cas échéant, par la réglementation spécifique. Pour cela, il doit veiller à la remontée des données et à leur qualité par l’ensemble des personnes ayant contracté avec lui ainsi que des destinataires intermédiaires et finaux.
Les communes sont autorisées à facturer à l’organisme agréé ou aux personnes visées au paragraphe 9 les frais de gestion de déchets, qui malgré leur obligation légale de collecte et de traitement, ont été collectés ou traités aux frais des communes.
Les frais de gestion de déchets qui tombent sous l’obligation de collecte et de traitement des producteurs de produits, et qui, du fait qu’il s’agit de déchets problématiques en raison de leur nature, de leur composition ou de leur contamination, sont collectés dans le cadre de la collecte des déchets problématiques conformément aux dispositions de la loi modifiée du 25 mars 2005 relative au fonctionnement et au financement de l’action SuperDrecksKëscht, sont facturés, conformément à l’article 3, paragraphe 4 de la loi précitée, à l’organisme agréé ou aux personnes visées au paragraphe 9.
1° ses propriétaires et les membres adhérents de chaque organisme ;
2° les contributions financières versées par les producteurs de produits par unité vendue ou par tonne de produits mis sur le marché ;
3° la procédure de sélection des organismes de gestion des déchets.
1° les coûts de collecte séparée des déchets et de leur transport et traitement ultérieurs, y compris le traitement nécessaire pour atteindre les objectifs de gestion des déchets, ainsi que les coûts nécessaires pour atteindre les objectifs déterminés par les législations spécifiques en la matière, compte tenu des recettes tirées de la préparation à la réutilisation, des ventes des matières premières secondaires issues de ses produits, les recettes mentionnées au paragraphe 8, alinéa 1 er et, le cas échéant, des droits de consigne non réclamés ;
2° les coûts mentionnés au paragraphe 8, alinéas 2 et 3 ;
3° les coûts découlant de la fourniture d’informations adéquates aux détenteurs de déchets conformément au paragraphe 7, point 9 ;
4° les coûts de la collecte et de la communication des données.
Les dispositions de l’alinéa 1er ne s’appliquent pas aux régimes de responsabilité élargie des producteurs mis en place par les législations relatives aux équipements électriques et électroniques, aux véhicules hors d’usage et aux piles et accumulateurs, et de leurs déchets.
Les contributions financières ne doivent pas excéder les coûts nécessaires à la fourniture de services de gestion des déchets présentant un bon rapport coût-efficacité, ceci incluant les coûts de prévention, de communication (y compris des données) ainsi que des coûts de fonctionnement. Ces coûts sont établis de manière transparente entre les acteurs concernés.
Lorsque les obligations de responsabilité élargie des producteurs sont remplies collectivement, les contributions financières doivent être modulées pour chaque produit ou groupe de produits similaires, compte tenu de la durabilité, de la réparabilité, des possibilités de réemploi, de la préparation à la réutilisation et de la recyclabilité de ceux-ci ainsi que de la présence de substances dangereuses et de l’usage de matières recyclées, en adoptant pour ce faire une approche fondée sur l’analyse du cycle de vie et conforme aux exigences fixées par les législations en la matière et, lorsqu’ils existent, sur la base de critères harmonisés afin de garantir le bon fonctionnement du marché intérieur.
Lorsque plusieurs organismes agréés mettent en œuvre des obligations de responsabilité élargie des producteurs pour un même produit, l’administration compétente et l’Institut luxembourgeois de régulation, chacun en ce qui le concerne, surveillent la mise en œuvre des obligations en matière de responsabilité élargie des producteurs.
Les organismes agréés peuvent confier et déléguer la mise en œuvre opérationnelle de la gestion des déchets concernés à leurs membres.
Les personnes visées au paragraphe 1er établies dans un autre pays qui commercialisent des produits au Grand-Duché de Luxembourg sont autorisés à désigner une personne physique ou morale établie sur le territoire national en tant que mandataire chargé d’assurer le respect des obligations qui leur incombent en vertu des régimes de responsabilité élargie des producteurs.
La demande d’agrément doit :
1° mentionner l’identité du demandeur ;
2° indiquer les noms, prénoms et qualités des administrateurs, gérants et autres personnes pouvant engager le demandeur;
3° énumérer les produits pour lesquels l’agrément est demandé ;
4° le cas échéant, décrire en détail de quelle manière seront remplies les obligations incombant aux producteurs ou à l’organisme les représentant.
L’administration compétente peut exiger des formats spécifiques, le cas échéant sous forme électronique, pour l’introduction de la demande.
Afin de pouvoir obtenir un agrément, le demandeur doit remplir les conditions suivantes :
1° disposer des moyens financiers et organisationnels suffisants pour accomplir les obligations en question ;
2° le cas échéant, disposer des assurances nécessaires pour couvrir les activités opérationnelles de responsabilité élargie des producteurs ;
3° définir clairement la couverture géographique 4° le cas échéant, disposer de la garantie financière prévue par la législation spécifique.
En outre, l’agrément d’un organisme compétent en matière de responsabilité élargie des producteurs et agissant pour le compte des producteurs de produits ne peut être accordé qu’à des personnes morales qui remplissent les conditions suivantes :
1° avoir comme objet principal dans ses statuts la prise en charge pour le compte de leurs membres des obligations, selon les cas, de reprise et de collecte séparée, de traitement, de recyclage, de réemploi, de la préparation à la réutilisation, de financement et d’information découlant des dispositions légales et réglementaires spécifiques aux divers flux de produits et de déchets ;
2° disposer d’une liste des noms, prénoms et qualités des administrateurs, gérants et autres personnes pouvant engager l’organisme et de la documentation concernant les connaissances professionnelles de ces derniers ;
3° avoir comme membres les personnes visées au paragraphe 1er qu’elles représentent ;
4° être constituées sous une forme qui ne poursuit pas un but lucratif ;
5° ne compter parmi ses administrateurs ou parmi les personnes pouvant engager l’association que des personnes jouissant de leurs droits civils et politiques.
6° disposer d’une couverture géographique nationale ;
7° fournir une stratégie pour atteindre la représentativité minimale sur le marché national dont il est question au paragraphe 7, point 8.
L’agrément est accordé par le ministre pour un ou plusieurs types de produits et de déchets. Il fixe les conditions auxquelles les producteurs ou l’organisme agréé les représentant sont tenus de se conformer.
L’agrément est limité dans le temps et peut être renouvelé selon la procédure prévue par le présent article.
L’agrément peut être refusé, suspendu ou retiré par le ministre lorsque le producteur ou l’organisme agréé n’a pas respecté ou ne respecte pas les dispositions légales ou les conditions particulières déterminées. L’agrément peut être réexaminé à tout moment et peut être modifié par le ministre en cas de nécessité dûment motivée.
1° de se conformer aux conditions fixées dans l’agrément ;
2° d’assurer la transparence des flux de déchets, en termes de quantités et de destinations, de méthodes de traitement et de taux de collecte, de recyclage et de valorisation ;
3° de soumettre à l'administration compétente, conformément à l’article 35, un rapport annuel portant sur l'année écoulée.
En outre, tout organisme agréé est tenu :
1° de conclure un contrat ou une convention avec les producteurs, les distributeurs ou les tiers agissant pour leur compte pour prendre en charge leurs obligations ;
2° de conclure un contrat d’assurance couvrant les dommages susceptibles d’être causés par son activité ;
3° de présenter chaque année ses bilans et comptes pour l’année écoulée et ses projets de budget pour l’année suivante dans les délais fixés par l’agrément ;
4° d’accepter comme membre tout producteur de produits qui en fait la demande ;
5° de mettre en place un mécanisme d’autocontrôle approprié, reposant, le cas échéant, sur des audits indépendants réguliers, afin d’évaluer sa gestion financière, y compris le respect des exigences énoncées au paragraphe 6, alinéa 1er et la qualité des données recueillies et communiquées conformément au présent article et aux exigences du règlement (CE) n°1013/2006 du Parlement européen et du Conseil du 14 juin 2006 concernant les transferts de déchets ;
6° de réaliser des mesures de sensibilisation et d’information en rapport avec le régime de responsabilité élargie du producteur ;
7° d’enregistrer ses membres auprès de l’administration compétente et d’en actualiser la liste selon les modalités et procédures définies par l'administration ;
8° de représenter, dans le délai fixé par l'agrément, au moins 30 pour cent en poids du total des produits mis annuellement sur le marché national. Si ces produits sont subdivisés en différentes catégories, le taux de 30 pour cent est calculé en additionnant le poids des produits mis annuellement sur le marché dans chaque catégorie pour laquelle l'organisme a demandé un agrément. Dans ce cas, l'organisme doit également représenter au moins 5 pour cent en poids du total des produits mis annuellement sur le marché national dans chacune des catégories respectives.
Il est en outre tenu, selon les cas, de réaliser, pour l’ensemble des personnes ayant contracté avec lui et dans les délais prévus, au moins les objectifs imposés, le cas échéant, par la législation spécifique. Pour cela, il doit veiller à la remontée des données et à leur qualité par l’ensemble des personnes ayant contracté avec lui ainsi que des destinataires intermédiaires et finaux.
1° ses propriétaires et ses membres adhérents ;
2° les contributions financières versées par les producteurs de produits par unité vendue ou par tonne de produits mis sur le marché ;
3° la procédure de sélection des organismes de gestion des déchets.
L’information du public en vertu du présent article ne porte pas atteinte à la protection de la confidentialité des informations commercialement sensibles conformément au droit national et au droit de l’Union européenne applicables.
Les contributions financières ne doivent pas excéder les coûts nécessaires à la fourniture de services de gestion des déchets présentant un bon rapport coût-efficacité, ceci incluant les coûts de prévention, de communication (y compris des données) ainsi que des coûts de fonctionnement. Ces coûts sont établis de manière transparente entre les acteurs concernés.
Les communes sont autorisées à facturer aux organismes agréés et aux personnes visées au paragraphe 1er les frais de gestion de déchets, qui malgré leur obligation légale de collecte et de traitement, ont été collectés ou traités aux frais des communes.
Les frais de gestion de déchets qui tombent sous l’obligation de collecte et de traitement des producteurs de produits, et qui sont collectés dans le cadre de la collecte des déchets problématiques, conformément aux dispositions de la loi modifiée du 25 mars 2005 relative au fonctionnement et au financement de l’action SuperDrecksKëscht, en dehors des déchets collectés par les circuits mis en place par les producteurs de produits ou les organismes agréés, sont facturés, conformément à l’article 3, paragraphe 4 de la loi précitée, à l’organisme agréé ou aux personnes visées au paragraphe 1er.
Lorsque plusieurs organismes agréés mettent en œuvre des obligations de responsabilité élargie des producteurs pour un même produit, l’administration compétente et l’Institut luxembourgeois de régulation, chacun en ce qui le concerne, surveillent la mise en œuvre des obligations en matière de responsabilité élargie des producteurs.»
Art. 20Responsabilité des communes
Les communes peuvent accepter dans la collecte, le transport, la valorisation et l’élimination des déchets municipaux non ménagers.
Afin de garantir une gestion et une évacuation efficace des déchets municipaux non ménagers, les communes peuvent imposer une concertation avec les acteurs impliqués.
Si une commune n’a pas encore envoyé le catalogue pour la date mentionnée à l’alinéa 2, l’administration compétente l’établit ou le fait établir aux frais de la commune en question. L’administration compétente informe au préalable la commune par lettre recommandée avec accusé de réception de l’application de cette disposition. »
Les communes sont tenues de conseiller et d’informer sur une base régulière sur les possibilités en matière de prévention, de réemploi, de préparation à la réutilisation, de recyclage et de valorisation des déchets municipaux. À cet effet, elles engagent ou font appel à du personnel qualifié en la matière. En outre les communes sont tenues d’informer, à partir du 1er janvier 2024, annuellement les ménages et, le cas échéant, les producteurs de déchets municipaux non ménagers sur le volume ou le poids des déchets municipaux en mélange effectivement produits par ces derniers.
Au moment de la déclaration d'arrivée de nouveaux résidents, les communes informent les nouveaux résidents des dispositions relatives à la gestion des déchets applicables et plus particulièrement les structures de collecte séparée qui sont mises à leur disposition.
Ces centres de ressources doivent assurer la couverture de l’ensemble du territoire national en prenant en compte la densité de la population, pour fonctionner en tant que réseau harmonisé. Les infrastructures mises en place conformément à l’article 13, paragraphe 7 peuvent faire partie de ce réseau.
L’accès aux centres de ressources est garanti à tout résident du Grand-Duché de Luxembourg, indépendamment de son lieu de résidence.
Un règlement grand-ducal peut déterminer les modalités d’aménagement, de fonctionnement et de gestion des centres de ressources et de l’organisation du réseau.
Sauf les cas d’urgence, les règlements sont pris sur avis préalable de l’administration compétente. En cas d’absence d’avis dans un délai de deux mois, le conseil communal peut procéder à l’adoption du règlement.
Les règlements sont publiés par les autorités communales sur un site internet accessible au public.
Les communes disposent d'un délai de deux ans à compter de l'entrée en vigueur de la présente loi pour adapter leurs règlements relatifs à la gestion des déchets aux dispositions de la présente loi. Si dans ce délai une commune n'a pas pris de règlement en la matière, ou si les prescriptions prises sont reconnues insuffisantes, il pourra, six mois après une mise en demeure, être pourvu à la carence de la commune par un règlement grand-ducal. « Une commune membre d’un syndicat communal est dispensée de la demande de l’avis préalable, si le syndicat a demandé lui-même l’avis sur un projet de règlement communal et la commune en question décide de l’adopter.»
Art. 21Responsabilité de l'Etat
Les statistiques ainsi que les résultats des études, des analyses et des projets sont rendus publics, le cas échéant sous forme agrégée, par publication sur Internet.
Art. 22Obligations spécifiques des personnes morales de droit public
Les personnes morales de droit public sont tenues d’utiliser pour les besoins de leurs propres services ou de prescrire l’utilisation dans le cadre de marchés publics de travaux, de fournitures et de services, en tenant compte des dispositions de l’article 36, paragraphe 1er, de la loi modifiée du 8 avril 2018 sur les marchés publics, relatives aux spécifications techniques et labels, rapports d’essais, certifications ou autres moyens de preuve :
Il peut être fait exception à cette obligation en raison de circonstances relatives à l’objet du marché ou à la situation de concurrence des opérateurs économiques, ou encore pour des raisons propres au pouvoir adjudicateur. Pour les marchés publics relevant du champ d’application du L livre II de la loi modifiée du 8 avril 2018 sur les marchés publics, les personnes morales de droit public indiquent, dans les documents de marchés et dans le rapport individuel à dresser en application de l’article 195 du règlement grand-ducal d’exécution modifié du 8 avril 2018 de la loi du 8 avril 2018 sur les marchés publics, les principaux motifs justifiant la décision qu’elles ont prise, le cas échéant, de ne pas prendre en compte le réemploi et la préparation à la réutilisation dans le cadre du marché public concerné.
Les dispositions du présent article ne s’appliquent pas dans les procédures passées selon les articles 20, 63, 64 et 124 de la loi modifiée du 8 avril 2018 sur les marchés publics, de même que celles qui relèvent du champ d’application de la loi du 26 décembre 2012 sur les marchés publics de la défense et de la sécurité
Chapitre IV: Dispositions relatives à certains flux de déchets
Art. 23Déchets dangereux
Par dérogation à l'alinéa qui précède le ministre peut autoriser le mélange à condition que:
Lorsqu’une séparation n’est pas possible ou n’est pas requise en vertu du premier alinéa, les déchets mélangés doivent être traités dans une installation dûment autorisée pour traiter ce mélange.
Les dispositions du paragraphe (5) du présent article et de l'article 34 ne s'appliquent pas aux fractions séparées de déchets dangereux produits par les ménages tant que ces déchets n'ont pas été pris en charge par les structures de collecte de l'action SuperDrecksKëscht ou, le cas échéant, par d'autres structures de collecte spécifique à ces déchets dûment autorisées, approuvées ou enregistrées à cet effet selon les dispositions de la présente loi.
La collecte séparée des déchets municipaux ménagers dangereux est obligatoire afin que ces déchets soient traités conformément aux articles 9 et 10 et qu’ils ne contaminent pas d’autres flux de déchets. Cette collecte se fait dans le cadre de la collecte des déchets problématiques conformément aux dispositions de la loi modifiée du 25 mars 2005 relative au fonctionnement et au financement de l’action SuperDrecksKëscht.
Art. 24Huiles usagées
1° les huiles usagées sont collectées séparément, à moins qu’une collecte séparée ne soit pas techniquement faisable ;
2° les huiles usagées sont traitées, en donnant la priorité à la régénération ou à d’autres opérations de recyclage fournissant des résultats d’ensemble sur le plan environnemental équivalents à ceux de la régénération ou meilleurs que ceux-ci, conformément aux articles 9 et 10 ;
3° les huiles usagées dotées de caractéristiques différentes ne sont pas mélangées entre elles ni les huiles usagées avec d’autres déchets ou substances, si un tel mélange empêche leur régénération ou une autre opération de recyclage fournissant des résultats d’ensemble sur le plan environnemental équivalents à ceux de la régénération ou meilleurs que ceux-ci.
Lorsqu'il ne peut être procédé ni à la régénération, ni à la valorisation des huiles usagées en raison des contraintes mentionnées, les huiles usagées doivent être soumises à une opération d'élimination dûment autorisée au titre de la présente loi.
Art. 25Biodéchets et déchets de verdure
L’utilisation de matériaux produits à partir de biodéchets et de déchets de verdure doit se faire sans risque pour l’environnement et la santé humaine.
Art. 26Déchets inertes, déchets de construction et déchets de déconstruction
Cet inventaire prévoit, en cas de déconstruction, une collecte séparée des différents matériaux en vue de leur traitement respectif en tenant compte des priorités fixées à l’article 9.
Pour toute construction de bâtiments ayant un volume bâti supérieur ou égal à 3500 mètres cubes et pour laquelle l’autorisation de construire a été accordée après le 1er janvier 2025, un registre informatique des différents matériaux utilisés avec indication de leur emplacement doit être établi par le maître de l’ouvrage. Après l’achèvement de l’immeuble, ce registre doit être mis à jour par le propriétaire ou le syndic de copropriété.
Le contenu et les modalités d’établissement et de gestion de l’inventaire et du registre informatique dont il est question au présent paragraphe peuvent être déterminés par règlement grand-ducal.
Toutes les mesures doivent être prises pour éviter une contamination de matériaux par d’autres empêchant ainsi leur recyclage. Une attention particulière doit être portée aux produits dangereux et aux matériaux contaminés par des substances dangereuses qui ne doivent pas être mélangés avec des matériaux non contaminés.
Il peut être dérogé aux dispositions du paragraphe 3 lorsqu’en raison d’une menace grave pour la sécurité publique, une construction menaçant ruine doit être déconstruite d’urgence sur ordre ou par mesure d’office des autorités habilitées à cet effet par la loi. Dans ce cas, toutes les mesures possibles doivent être prises pour éviter une quelconque contamination des alentours par les matériaux de la construction.
Un règlement grand-ducal fixe les modalités de sélection pour l’emplacement de décharges régionales pour déchets inertes et de leurs extensions. « Un règlement grand-ducal peut fixer les modalités de sélection pour l’emplacement de décharges régionales pour déchets inertes et de leurs extensions. » Ce règlement grand-ducal tient compte des orientations du plan national de gestion des déchets et des ressources visé à l’article 36.
Des décharges pour déchets inertes autres que celles déterminées conformément à l’alinéa 3 sont interdites.
Art. 27Déchets provenant d'établissements ou d'entreprises
Les établissements ou entreprises qui produisent exclusivement des déchets en nature et en volume assimilables aux déchets municipaux ménagers sont dispensés de l'établissement d'un plan de prévention et de gestion des déchets.