{"html": "<div class=\"lf-doc\"><div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>auprès du C. rC. I . afin d'obtenir pour nos exportateurs le&lt; même- biciliti* dont joui 1 en! les exportateurs pour les p;iys rhénans occupés;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>auprès du Gouvernement anglais afin d'obtenir la libre sortie &lt;l&lt;«&lt; luim'-s et, d*mie mmiieie içéuérale, de tous les produits bruts achetés en Anfiel cm» par nos i n d i M n e k (Jourfilioiti vMutbilo1 {Pinii1 un ion irononritiiii1 il nnirlurr pur Ir (îrnuil Hut lu'.</div>\n<p class=\"lf-p\">Au sujet den « Conditions essentielles d'une union économique a conclure par !•• (iijtml I Miche la Chambre a présenté les desiderata ci-après:</p>\n<p class=\"lf-p\">La Chambre se permet de rappeler d'abord nu Gouvernement que rinduMne H le ennuicree se débattent dans une situation chaotique, inextricable. L'activité induhtrielle VH\\ tenue &lt;&gt;n u pens, le commerce végète. La réalination de l'union économique qu'on minouce et qifm« veuf VA proche, est toujours reculée. Les négocia lions traînent. Hien de définitif ne semble encore obtenu.</p>\n<p class=\"lf-p\">II (»Kl donc désirable (juc le (ùmverncment hâte l'élude de celle question dans la mesure du possible.</p>\n<p class=\"lf-p\">Tout en approuvant, dans leur ensemble, les directives sur lesquelles la Chambre est appelée à se prononcer, elle croit devoir présenter des vues et formuler des observations .sur oortîmies conditions:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>Hi'tjhnv tics voiunisninn*.</div>\n<p class=\"lf-p\">Les dil'lieullés que nos nationaux rencontrèrent en Allemagne aux soumissions des administrations publiques m- sont (pie Irop connues. Sous les prétextes Je» plus divers les offres de nos industriels e| arlh-ntis furent écartées. Noire Chambre, dans ses rapports annuels, a signalé régulièrement les doléances des concurrents luxembourgeois écoiiduîlN.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ce (jue nos industriels cl artisan,-* réelamenl Mirfuul, ce n'est pas rinterdieliou de mesures défensives de:, mesuicr» défensive.'. '. eraieul manifestement couImires a l'esprit même de l'union à conclure, la liberté den échaii\"e'» élan! de I essence même de celte union mais une réciprocité complète et loyale, l'absolue égalité de traitement.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il y aurait donc lieu de donner a la clniue afférente une forme plus- adéquate et surlout plus éue!\"i&lt;jue. La Chambre piopo. c de remplace! le texte actuel par: Kt'îdilé de liaitement des nalio nau\\ de,*, deux pnv* nus lOiimir'.ionh de- admîuinl ration« publique,,</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>J''uiihli n'njiniipii jutiu Ir Innuil, Celle elau c »c heurte aux revendications ouvrières qui tendent a éliminer le travail des* éttatifcr-. A ce piopo , la Chambre Ueiil h rappeler qu'une piopo.ihoii de loi ,1 été déposée récemment (jiii. üot»1-1 l'étiquette de la protection de non nationaux dam le entiepii*e industrielle cf commci ci/de-., dis, imule l'exclusion du Iravail étranger ou den Hslnclinu (juî en hument Ion jour l'équivalent, tl \\a de .ni que ee&gt;* revendications perdent nlor« toute raiMm d V t i e |,e emblnuf de bien fondé ut lequel elle, «..'appuyaient leur échîippe, l / i n îroductinn de retie cl/m «• dan un l i a i l é ijileni;tlioii;d prouve que le;- ari'iimeîifs qu'on invoque ici contre Je tiawiil étum'-ei n'ont aucune valeur bien léelle,</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>lét'tjiJtitum m mir J/mlîipîatmu de la léi'îï&lt;lidion hocinlc plnee notre pny« en f/ice «l'un nombre de pu&gt;hUnw&lt;&lt; n-.w cmUnnir-'Hul-, Ku \\*i;uu'(\\ num bien qu'en JleJi{ique, J« JéiîÏKhjlion o i n i i f f c e t utom- déu4oppéc qu'eu Luxendfouit 1 . Un repemu-hiou de ce travail d'ndnpt/iliou doit etie e i i u ».\"ée n un double pomf di* vue: social et éeoiumif'que.</div>\n<p class=\"lf-p\">Il e»,{ in.ulnu« ible, d \\\\w j»ut, que le Luxeuibuitr\" débifee une partie de l'édifice noehd qu'il n cou h m f »u c&lt;«ni du deuuej quai! de siècle et dont il peut .n'enonçueiHir il juste fifre. Ce Hcniit VnUiuuUw d une jmifi«' de «soi ,ictif, de .on putiimoitK' Jmiunjufmre, un recul iudéuifihlr« doul le« fiautdlciii' -et,sieiif néce&gt; ;memefit le uetîme^, Notre allié nv verrait alors dauh rofjlij'.altou il Jidiiptet n hVi l;»li««n .1 la iwfie, Le \\oi»h,'i I il? Le pourni f i l seulement avec les efuu't'.es de \"lieue qu'il f i .1 uinêc '* O i t u l i e païf l,i nwsi lejn-e •!«• den\\ lêi'i lattoii1- tuende* différente?- n riniérieur d'une union dou«iinrtc ciéei.ul de ujnihtinu* économique dHléteute\\ ce tuü ^eniit encore eoitltaire n I e.pn't de I »mon, L IIMIII Un-tlw reluule- tiens JI«VV «•(JHtractJititH ou l;i 1 •\"*•*i- latiou Mieifile aurait p r h le plu ï«nunl déu-li.ppcmeuf et mi pai tant» elle aurait le plus lourde- chat «MM a .iUpportiT» c ' o t a due r m d U ' t n e lu\\nuli«m\"i'iit-e, -««niil liaudiciipée u n i vw de la concurrence du \\my* tûli(*.</p>\n<p class=\"lf-p\">14</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>Régime de tmmitwn. - La conclusion d'une nouvelle union douanière privera certaines industries de leurs débouchés. Ainsi les ardoisières qui (Voulaient le* neuf dixièmes de leur production dans le Zollverein, auraient les plus grandes difficultés â s'adapter à la situation nouvelle.</div>\n<p class=\"lf-p\">D'autres industries seraient dans le même cas. La viticulture regret ferait vivement la perle du marché allemand.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il est donc à désirer que pendant cinq ans les produits luxembourgeois puissent entrer en franchise sur le territoire douanier allemand. Des facilités devront encore être accordées pour les sorties d'Allemagne. Des dérogations pareilles sont piévues dans le tiaité de paix pour l'AlsaceLorraine et le pays de la Sarre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le traité de paix établit d'ailleurs que les Klafs alliés cl associés pourront réclamer pendant cinq ans un régime de faveur pour les produits du Luxembourg, désannexé du Zollverein, el instituer un régime douanier spécial pour les territoires allemands occupés, si la protection économique de ces régions l'exige.</p>\n<p class=\"lf-p\">Règlement légal du loiwgc de cerner des cniplm/és priri\\, Sur la proposition de loi concernant le règlement Icual du louage de service dis employés privés, la Chambre a présenté les desiderata suivants;</p>\n<p class=\"lf-p\">La renaissance industrielle ne pourra se bure que dans l'ordre, la concorde, la p&lt;a\\ intérieure, Kl le exige la continuité et la sécurité de la production. Les antagonismes entre le capital et le tra\\ail doivent s'atténuer, disparaître. Un programme de politique sociale, w e , avancé démocratique, entièrement dégagé de tout électoialisme aussi bien que de fout ducfrinarKme économique «/impose aux nations soucieuses de leur avenir. Le règlement du louage de service des employée privé* l'ait partie intégrante de ce programme.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quoique la communauté d'intérêts qui unit les employeurs et les employés .soil absolue, de conflits, qui ont leur cause dans des abus .supposés ou réels, doivent surgir neVes^iiiemetif ende l'entrepreneur et le salarié et troubler leurs rapports. La soudaiité monde den homme.» ne tue pn,s les égoïfjines et ne suffit pas h instituer la justice sociale, A défaut de solidaiilé. il hiul aluj% n-courii à la loi, dont le respect peut être imposé à l'un et à l'autre. La proposition de loi m r le te\"lemeii{ de louage de service établit les modalités de ce réuitue.</p>\n<p class=\"lf-p\">La Chambre s'est bornée a y relever quelques détails qui ne lui semblaient pas en h;umonte avec la pratique de la solidarité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Défi'une den impnrUjIiOHS de lu,n\\ Bur la question de la défense d'importation de cerlainn objets de luxe et atihi* marHi«mliM&gt; non indispensables, la ( t a n b t e a émis l'avis suivant:</p>\n<p class=\"lf-p\">En théorie, la mesure proposée semble être appelée h améliorer notre balance de« paiemeiiK fortement passive. Les engagements envers l'étranger qui nainHenf de* achats d'objet* de luxe et de marchandises similaires disparaîtraient de la balance, lien résulterait un niffermiswmeni du change sur l'étranger dont PalTaiBHemerit progressif cause de gro* SOUHPZB à non îndtmfriefM H emn m&amp;rçants. Et comme i l ne n'agit que de l'interdiction de nuperfluiféN qui flattent rmumtr-ptopje, If) ta vanité ou les dépositions frivoles de IVsprit (M (1rs sens, il n'y aurait, au poini do vue économique, rien a y objecter.</p>\n<p class=\"lf-p\">Mais la question est autre. Klle se résume en ceci: Le but que poursuit le (»ouvoruoiue-nt, ral'l'ermir notre chaude sur Pé(rnn&lt;&lt;ei, pnurra-t-il être réellement atteint? La Chambre ne le croit pas. Les articles de luxe sont pour la plupart des articles présentant une valeur élevée par rapport à leur volume. Leur introduction en contrebande est donc extrêmement facile. b)\\ comme elle promettrait, de plus, un beau bénéfice cai les nouveaux liches chercheront a sntisl'aire à leurs besoins de parure et d\\'i&lt;',rément, et ils y mettront le prix une diminution des importations de luxe n'est pa-s a prévoir. Le commerce des aiticles prohibés passerait dans les mains des mercaniis dont quatre années de guêtre oui perfectionné l'éducation et stimulé l'audace.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il n'y a donc a attendre de cette mesure nulle amélioration de la balance des paiements. (V serait un coup d'épéc dau&gt; Peau. Tu payi tout eu liniere comme le («rand Ihiché n'est pas à même d'assurer un .Jcivice etl'icaec de se Iroutiejc^. Les années de j'.uetrc l'ont prouvé surabondamment.</p>\n<p class=\"lf-p\">La Chambre es! donc unanime a prier le (ionveruemeut d'abandonné) le projet.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le seul remède a no.- maux actuel4- e t I union pro|efée avec noi&gt; voisins de P&lt; )iiest. Nous devons sortit a tout p i i \\ de I c „.eulemeuf qui tonne le piincipe même des diflicultés dans lesquelles se débattenl l'indu Lie el le commerce. Uv- uie«ure^ dan^ le \"eure de celle qui nous occupe., même si leur exécution présentait une CH laine eilicacité, ne seraient toujours que des expédients, La t'hambie décide erieoie a 1 unanimité de prier le (touvernement d'aborder résolument la solution du «T-nid problème (pli tient notre vie économique eu MispeîH. tfi'fi wr pu il ni.</p>\n<p class=\"lf-p\">A la dale du ; t oetobje la i'hambie elle a prenante la requête suivait!«1:</p>\n<p class=\"lf-p\">La 4ippii' &gt;ion totale de la di tiibution de- lettre-* pendant le* dimanches est vivement critiqnée dan no nulieus industriel et eoumieu;auh. t'ne partie de Pactivité humaine» celle qui est vous la dépendance plu ou moin* du cet c de cone«poudaiieeh postule.*, se trouve ainnî miBpeiuluc, La vie, cependant, ne u pend p*i^ .on COUP: elle M&gt; pout^uit sans interruption ni arrêt avec s (»s \\w iiin (\\iUitf(ll(fn-, c utre *ifé méjucfablc-, îl en (é-«ul(c uéceK'.aircrneftl den embamih el dw cindlit mu ce «e lenomelê*.</p>\n<p class=\"lf-p\">La (Iiumbjc uv»'fifeu«i pu». 'Ciutcf le mnfih qui ont dicté ce-Ile uichure. Klle ne p(»rmet de fnire i»b ci ver uénmuoiu que, i l\\nîmim . l u i i n t i avait cédé n de«^ eiiUHÎdérafiouH d'éconoînie, le même but pouiniîl »'îie »ttteiut pui In uppie.tou de lune ou l'autre dintribution de la .sennaue. I'ne telle mertiuc mn\\\\ moue JUCJ n*e, moiu «MMiante urtout, Au demenianî, lr pnbhc &lt;• t loin tic léclamet un -»enice de distribution complet, comme il eXHliiii «HiîM'fut !,»• tétnbh einen! d mie di&lt;tubutjou» de préférence le matin, lui donnerait satin» fuctioti Aux Jtutie (U ttibulimi dominicale il n'attache totere d'importance, l,it ( hitmhte wnt't ihitiv ,t Vuumunutt' le vtvu qu'il plaine au fîouverncrneuf de rétabliï la pîcnncie t{j tnbnttou du dimanche ilnu* Pinteii»! du commerce et de l'industrie, l'iWltl tu i ni tl'iffiinitu f tt'tUltitltl'Jlt* .</p>\n<p class=\"lf-p\">Ml'HHfl'H U pri'Ullff U- tuuitnt'iiit ni t i\"h.ulhwl ih1 lu \\i1iwluni N'tituunttfiu ntiiii tic A Ut dnii* dn l orfohie la rh.mjbfe ^i ndn^-v nu Uwneinemenl Ja jequeJe -tiiiv aiiti«;</p>\n<p class=\"lf-p\">16 L'isolement économique dans lequel nous sommes confinés a mis l'activité nationale aux prises avec des problèmes d'une extrême gravite'1.</p>\n<p class=\"lf-p\">Notre situation économique est Franchement mauvaise, L'industrie et le commerce se débattent au milieu des plus cruels embarras. Alors que le commerce clandestin réalise des bénéfices insolents, l'industrie végète, le commerce racine dépérit et la morale commerciale, déjà si fnrfoniouf ébranlée par quatre années de guerre, s'aveulit toujours davantage. Le change sur Pélnui&lt;&gt;ei atteint aujourd'hui un niveau regrettable, les approvisionncineiifs de l'industrie sont toujours fini précaires et les échanges se heurtent à des difficultés sans cesse renouvelées.</p>\n<p class=\"lf-p\">Et cette situation empire de jour en jour. Les embarras e( les difficultés se multiplient à l'infini. Le pays court à sa ruine. (lue catastrophe nous guette.</p>\n<p class=\"lf-p\">Aux maux dont nous continuons à souffrir il n'y a qu'un remède: il faut ainsi que la Chambre a, eu l'honneur de l'exposer à, différentes reprises au Gouvernement sortir à tout prix du fatal isolement dans lequel notre prospérité nationale menace de sombrer. La Chambre est unanime Mir ce point.</p>\n<p class=\"lf-p\">Elle a décidé d'appeler de nouveau l'attention toute particulière du (îouveniemenl Ktir l'an goissante question de la prompte réalisation de l'union économique projetée que l'industrie et le commerce réclament instamment et qui semble toujours fuir.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement ayant demandé un avis et des propositions détaillée-; Mir la question de savoir si, aux inconvénients signalés ci-dessus, il ne pourrait être remédié par de,*- négociation», particulières tant que des circonstances majeures empêchent la réalisation d'une union douanière, la Chambre chargea une Commission composée de MM. Buchholtz, («udehaux, Ktiaiï, SebnHl et Paul Wurth d'examiner la question et diverses questions annexes. L'a via de la CummkMnu tut adopté, à la date du 26 décembre, dans la teneur suivante;</p>\n<p class=\"lf-p\">Les (lii'l'iculiés qui se dégagent de notre isolement économique affectent font particulièrement les produits fabriqués. Notre industrie, à l'exception de la grosse métallurgie, et 1 piise entre l'eu elume e1 le marteau. Nos produits Fabriqués, âprement concurrencés à l'intérieur par le-» pioduitr. étrangers qui entrent en franchise de douane, sont évincés systématiquement de-, marché- éftîim'.cr*« par des droits d'entrée très élevés, souvent prohibitifs. Peu ou poiul défendue a Pinlérietu, Pin dustrie s'épuise en stériles efforts pour travailler les marchés voisins.</p>\n<p class=\"lf-p\">De toutes parts se dressent des barrières douanières devant lesquelles notre commerce d'en portation doit s'arrêter, k'u Allemagne, nos exportations: vins, meubles, trieoK confituie.s, etc. sont soumis«! au tarif maximum, et ce tarif se complique encore de la dépréciation du mark qui rend le marché allemand peu attrayant eu général pour les importateurs Le marché bellte «dire un débouché peu facile: la Belgique produit actuellement dann des condition« plus avantm'eine* que le Luxembourg, qui, outre qu'il est handicapé par la journée de H heures, doit payer encoie des salaires plus élevés. Le marché français est fermé eu quelque sorte par ICH droits- édicté*! en w i tu du décret du 8 juillet, qui applique à une série d'articles des coeffieienisde majoration MUI- le*, nuclmdroits spécifiques pouvant aller jusqu'à U. Pour beaucoup d'artielen. les nouveaux riniith sont ab* pplttmant prohibitifs.</p>\n<p class=\"lf-p\">17 Sur les autres marchés, n i Holland«» et en Suisse, la concurrence allemande, par suite de, la dépréciation du mark, »'exerce avec une intensité telle qu'elle inquiète même le» pays les mieux outillés pour la concurrence économique. Mais comme tous les pays son! affectés à un de^ré égal par cette situation, elle ne saurait être considérée comme offrant un désavantage particulier pour le (îrand-Ouché.</p>\n<p class=\"lf-p\">Kous choisirons, pour faire ressortir les difficultés inhérentes a notre situation douanière anormale, une industrie spéciale, l'industrie textile.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pendant la guerre, de grands stocks de (issus se sont accumulés en France et eu Angleterre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ces articles ont été fabriqués avec des matières premières achetées à des prix très avantageux comparés avec les prix actuels. Les laines et cotons qui sont importées aujourd'hui dans les pays reviennent très cher par suite du change élevé sur l'Angleterre. Les tissus que nous *ti lirons ne sauraient donc être vendus aux prix faits par les fabricants français et anglais. A l'exportation, ces produits doivent payer les droits d'entrée suivants:</p>\n<p class=\"lf-p\">Pour la bonneterie; en France: ',)()() fr, les % k &amp; ; en Belgique: JKVHO fr, les % k &amp; ; eu Allemagne occupée: .'550 Mk.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pour les draperies: en Kranee quand la laine est dominante, suivant poids du mètre 120, 540 HW) fr. ICH \" „ k»,, quand le coton domine, -172 fr. ICH % k&amp;, «oit ,'i,5() à, I fr. par mètre, tëîi Allemagne occupée, le.-* tiimus de provenance luxeinboHnrenÎHe soni farifiés à 175 mk. ICH \" „ kiç.. tandis que Je* tissu.. fini» lais nout tarifién à MO mk.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le HCUI moyen de remlie les conditions d'existence supportables à PitidiiHtrie textile nerait de rétablir les ancien,-, dioits a l'entrée. Ainsi celte industrie ressentirait moins vivement les effet H de la eoucurieuce et fa ni? ère t&gt;u\\ le marché intérieur. Main um» telle mesure ne répercuterait iiéees« Hairemeut nui la cuimommalimi en faisant renchérir les vêtements.</p>\n<p class=\"lf-p\">Si In situation unie jj\\ec les établissements, elle est sensiblement la même pour tout en les branches d'induntue. Pendant que Jen barrières douanières ne resserrent (oujours davantage, le Luxembourg »ente uumtl ouvert aux importations». éframïèreH. Notre tarif douanier n«» frappe qu'une série d'ai fiele!« de eniwnîniuufiou. Tous Im produits manufacturés (•ntrent librement. II eu rat jésuite une situation abHolinnenI anonnale, dont notre induntrie fait les frai«.</p>\n<p class=\"lf-p\">A ce.-? difficnltéi* viennent h'H jouter le* nombreuHeh formalitén administratives qui entourent le paHHH«c de»* mmchnndwe^ d'un \\m\\y dans-, l'autre: permi». dVxportalioti, permis d'importatioti, licenccH, ceitificittM ci wwif de toute uatuic qui occanionnent dm iracas et den pertes de temps HUHni retrH'ttnl»leH qn'intttil&lt; w .</p>\n<p class=\"lf-p\">On ne Hituritit nier, d'autre jmit, que le commerce et, d'une manière générale, la couHommntinn bénéficient d»v fnénuv cucoiwtHnccK qtiî condtn«ent PinduHtrie nationale vero «a ruine, Le couuneree peut livrei et le conHoummteur ne fournir annez MOUS eut dmw de meilleures eondilioi^ que dan le« payj* envirmmitutn, Kn exHuuimnt hs icmèdes h appoiter « cette nituafion intenable, la Chamlne «• t .inHfo» aux deux pro]»O'j$îion* •uiivanf«**:</p>\n<p class=\"lf-p\">IS A.</p>\n<p class=\"lf-p\">A l'heure actuelle, l'industrie luxembourgeoise pourrait travailler encore le marché fntii(;ai^ avec quelque chance de succès, mais les importations son! rendues impossibles par Pélévalion dedroits d'outrée. Les dernières mesures douanières édictées en Knmce procèdenl du désir de rétabli) l'équilibre tnriïaire rompu par la hausse considérable des prix. Le nouveau système de péréquatioi des droits do douane majore les droits spécifiques inscrits à l'ancien tarif d'un coenieieiil qui \\ a r i i avec les marchandises et qui peut aller jusqu'à '.\\, Le coel'l'icieni varie de 1.1 a '.'&gt; pour le* tissuil est 2,2 pour les petites peaux métissées e! les »nuls, '2,1) pour les carreaux céramique-, .\"» JIOIII leclous et les pointes, etc. A la suite de négociations particulières, la Knuice a abandonné l'appliea lion du coefficient de majoration sm certains aiticles, comme les lonles brille.-., h- l'en laminés, les ciîïienls^t les briques. Pour les autres articles qui alimentent notre cotuiueiee d Y x p o i infiou, couune les articles de fonderie, les tissus, les explosils, les article 1 de broderie, la clouterie, e ! r , il est mté^nilomeiit appliqué.</p>\n<p class=\"lf-p\">La Chambre invite donc le (Joiuernemenl à coiilimiei les pour parler,•&lt;&gt; a\\ec la l ' i . m c r eu \\ ne d'obtenir, d'une manière générale, la suppression den coell'icienls de majoration cl le léi.ibh •(•ment des anciens droits spécifiques pour tous les articles iabriqués dans» le Luxembourg.</p>\n<p class=\"lf-p\">IJ.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le (iouvernenionl a soumis à l'avis de la Chambre un a \\ N de liné a ' pioléiM-i l'indu Irre indigène contre les conséquences désastreuses du coins du chaude allemand cl de I impm t a l i o n sans contrôle de marchandises p r m criant de rAlleimi'jue &gt;., et qui .OIIMI&lt; ( | ce impur fa}ion a la formalité des licences d'importation. Celte mesure, qui leud à soutuellie, d'une mniiH'ie \"énéidle, les importalioriH d'Allemagne à une licence, apjiorferail de nouvelle c i i l i a \\ e nu eonmieief .-»on prétexte de protéger les intérêts individuell, elle lèverai! la collecti\\ite Notre ChambiT eslime ({ne le mnmeiil ou celte rmsiirc aurail pu avoir (jucbjue ejtit.icifé e,| ])assé. On peut constater aujourd'hui, eti Allemagne, un \\;v- te miuivemetil ori'.'ini-.é en -, ne de iéibtire l'exportation (k's produits par un relèvement exorbitaiil des prix pour lev aitiele de Imé ;i Te trauter. Kn liel^irjue, ou prévoit déjà que les licences d ' i m p o r t a t i o n puni lis mafchandi e d*\\He ma^ne seront bientôl rendues inutiles cl que la hausse coustanle et voulue de p n \\ en cnfjainera la disparition.</p>\n<p class=\"lf-p\">La Chambre croit toutefois qu'il y a lieu de proférer l'aciivité nationale contre 1 e m n h i e ruent de corjain.s produits allemands qui s'opère a la faveur de la bai-*e con fnnie du m a r k , I tu» nérie d'industries nous citerons p, ex. rindiiHlrie des e\\plo»ils *&lt;m\\ nwnm'îr, dan leur ««si-* tenee même par les conditions anormales de la production ef t\\t&lt; r â p r e i ê d'une coiiruricun* ilh mitée.</p>\n<p class=\"lf-p\">Four Hauve^arder la production tifitiouale, sans porter alteinfe HUX întéretn de |jj coJleefhité. elle propose l'mtroduction d'une licence d'importation pour les produit» qui NOUI tabiiqué*. JI.HI le Grand-Duché, alors queJes aulres produits Fabr^jné.1- continuel aienf de jc«t&lt;'t libie . Le, ct»n nui matcuïs rt les industriels y trouveraient leur compte.</p>\n<p class=\"lf-p\">De plus, cos licences nervïniioni d'ar&lt;&gt;ument décihil' dnns len nfawiiïum* u\\n&lt; U ïnww en vue de la suppression des coet'iicieutK de majorât ion sur no«, p r o d u i s , K l h - Wr,\\mi\\ \\umlm um\\ 1!» naturellement l'objection que ces produits peinent r&gt;ln&gt; importés en toute liberté d'Allemagne pour r i r e réexportés ensuite en l'rance cl bénéficier ainsi les faveurs douanières accordées aux produits luxemboun&gt;eois.</p>\n<p class=\"lf-p\">Toutefois la ('liambre n'a &lt;pùitic confiance ires limitée dans relïicaoilé des propositions qu'elle \\ i e u l de formuler: dit 1 n'y voil que des expédients.</p>\n<p class=\"lf-p\">Aux maux dont mm souffrons il n'y a qu'un remède: la réalisation de l'union économique ([lie la Chambre ne cesse de réclamer depuis l'armistice et qui semble toujours' se dérober.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le temps presse, Plus nous nous attardons dans notre isolement, plus s'affirme la déchéance de noire a c l h i f é iudiistiielle.</p>\n<p class=\"lf-p\">Minières.</p>\n<p class=\"lf-p\">La l a l i l i q i i e de p i o d i i c l i o n , c l a b l i e p a r 1 A d m i i i é I r a ! i o n des Mine 1 ( \\ o i r pn\",es 2*J e l \"SA). lensehuie pour IUIU; «Nombre de- ou», l i e r , o c c u p é . , , l'ioduclloii îfitîde .. .., l ' i i \\ de seule mo\\cu par foime.</p>\n<p class=\"lf-p\">Htiviiii Uassiii clé Uutni-|, Diidcl. l!;i!i-.in dv Dilli'i-cl, I,;iniii&lt;lr|. 'l'olim%, IMS .\"»liliO :5.1 l ü . I7J i.'JA H.IJ MW1 I IHK t, t\\\\;\\, »:J..&gt; l.rvu.lf.'} h.</p>\n<p class=\"lf-p\">W.','.\\ S.IK) La prodiicllou uiosenne pat o i u r i e i je, • orl a S,;,», 1 lonne La compaïai, on avec le chifhe d une \\a!etir de (i'.KIO Ir, H(l, de la prodilcliitii de I aunéf précédeiife donne les ivsillliils 1 u n an! : \\ o n d ) i e de n i i \\ i ici l'uidiiciion totale \\tim-f« l'.üK. :;.)i)ii \\nt\\('t* Ulli», i, :;,i;;i,iiH) II i'Lu .i;&gt;,i;:u L 'à. 11*2. ll'd IV, ^..'ÏIMi.lim uecilpf\" , , V»|«'Hi de la proflucliou I ' J K uio\\en pai tonne ...daile p{i\\é ( L..I :ii»i;o H. |,;j &lt;,Mj&lt;nqiic i e,\\fj,iclion i«t I«' în.ncbé de nnueiai' de |ei aiffil élé NollicïhK par den cireniihliiufi\"* o t t \\ e n ! \"ppo ce- a celle qui piedomiiiaieul pendant la {'lierre le \\ojiimc de I V x I n i c t i o i i u'fi pus \\ a i i é eu ibicnseni pin l a p p o i l ,\\ I année piéeédenie; M l l ; * J 7 i I , coiilre .''», 1,'IL Uli) L Le ïihuch»\" ,i u i d t n l de l u i c c u i i l e éconniimpic \"cnéiale qui l'oruie la ciirac(éri«.li((iie de I aune«* lül'.i, M le d e m a n d e ' poiu l ' c l i a i e n i -fuloiit pour I*A1U*III;I*Ïtif*. étaient Ire- forte-,, la co» (»lïijH.iiK.K m j)J;i&lt;-i' JJ;U uîîr- de 1 alline laible eï inreifaiiie de' u ine^ mélai!ui'\"iqiie&gt;, in itlh îiUiuH-uf el iMpucieu enieut appiou-ionnée-, en coke, élai! fort limitée. Sm l ' i n \\ i l a l i u i i du &lt; loiiu-inemcnf qui letn «iceoidaïf de a^anee^ ^ut I«* mitienii- mis eu jock le espluitani-&lt;'&lt;&gt;n hnuajen! Je i n n a i l jwuu ne pa lai' '-i CIHHPCI je- n i m i w . Le^ e\\pédilion |H»nr l'elian'MT élaienl iMinlnilee j»#n le &lt; 1% t qui a%mi p i h a a cliai'/e lis expéditions de miner.n ef taisait la lépîirlif ioti du coke, 20 Les salaires, après s'être légèrement recueillis au début de l'année, se sont mis résolument ;i la hausse depuis. Parus de H) fr. pour Jes ouvriers eu paierie et de 18 lr. 'M pour les rouieurs, ils se sont acheminés vers des moyennes de 23 fr. 15 et Ul i'r. 75 que nous relevons vers la fin de l'année.</p>\n<p class=\"lf-p\">Des salaires de 28 et 23 fr. étaient l'exception.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le recul du rendement que nous constatons depuis l!M7 s'est encore accentué. L'année dernière, nous avions donné une explication de ce fait qui délie toute Ionique industrielle; le déficit d'énergie résultant de l'alimentation insuffisante de l'ouvrier, en ajoutant que des facteurs moraux et psychologiques dont le coefficient est difficile à, déterminer y contribuaient aussi pour une certaine part. (le qui était vrai pendant la guerre ne l'est plus aujourd'hui. La cause principale de la diminution du rendement est aujourd'hui la réduction des heures do travail, aggravée encore par les difficultés de transport. Après l'introduction de la journée de huit heures, l'extraction est tombée aussitôt à 2% tonnes par jour; elle ne dépasse guère la moitié de l'extraction normale de l'avant-guerre. Le lableau ci-après permet de suivre la courbe du rendement depuin In dernière année normale.</p>\n<p class=\"lf-p\">Production moyenne.</p>\n<p class=\"lf-p\">1918 1914 H)lf) t. »</p>\n<p class=\"lf-p\">3a Viûvuit l.2t»2. « 1.140. 8 0 t fr. m » » i..m 4H6 } : &gt;,7№jn .. :Î. r&gt;04, m 1,420,30 1910 1917 » »</p>\n<p class=\"lf-p\">1.44().</p>\n<p class=\"lf-p\">I.077.« 1 7 1918 »</p>\n<p class=\"lf-p\">H\\n.Am &gt;' : U 7 L U I « 00</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>tuwu.HO I91U Hftf).* » i.H.'52,.i:i »</div>\n<p class=\"lf-p\">L4Dl,iH) Concurremment avec l'effervescence des salaires et la diminution du rendement, tous les facteurs qui concourent au prix de revient industriel ont poursuivi leur mouvement a la bau^e.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le bois de mine, très demandé pour l'étranger, ne s'obtenait qu'à den prix exorbitants Au point de vue des explosifs la situation n'eut améliorée. les minières ayant pu se fou/nii de nouveau en explosifs de sûreté.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le prix moyen des minettes s'est avancé de l fr, ûl à H fr, \\h, huit une aii»meutîition de H I % , Au début de l'année, la minette cotait vers o à (j fr,; elle s'HviuK'itit \\m\\ étupes Huwanive*. junqiui 12 fr. au mois d'août pour se fixer à \\h fr. vers la fin de Tannée.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans le mouvement des exportations nous consfatoiih une oiicnfafion différente de celle de aimées de guerre. Le total des exportations a augmenté de (Ki'j.Ofil t. Les cspédîtîoih i«n Allemagne sont montées de 575.540 t. a 784.702 t. Dans le tableau des exportations la Krnnee figure de non veau avec 284.761) t., la Belgique avec .128.041 t. Les importation,^ de France ne «imt élexcV. ,'i 611.189 t.</p>\n<p class=\"lf-p\">La situation actuelle ne permet aucun pronostic. L'avenir rente suie» l'entieie dépeuduitce de uotre future orientation éoonoinûjue.</p>\n<p class=\"lf-p\">21 Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production des minières depuis 1908:</p>\n<p class=\"lf-p\">Production 5.800.868 5.793.875 6.203.385 0.059.797 6.533.930 7.333.372 5.007.457 6.139.434 6.752.207 4.276.550 3.131.400 3.112.472 t.</p>\n<p class=\"lf-p\">1908 1909 1910 1911 1912 1913 1914 1915 1916 1917 1918 1919 Rappel de la production 1868 1869 1870 1871 1872 1873 1874 1875 1876 1877 1878 1879 1880 1881 1882 1883 1884 Valeur totale fr. 10.696.005 15.850.966 17.747.017 18.647.326 19.427.508 21.965.818 15.826.511 19.485.064 23.024.145 17,833.214 14,995,635 25.366.646 Prix de la tonne fr. 2.88 2,73 2,83 3,07 2,97 2,99 3.16 3,17 3,41 4,17 4,01 8,15 des minières depuis 1868, Tonnes Années Tonnes Années Tonnes 772,039 924.382 911.695 990.499 1.174.334 1.331.743 1.142.668 1.090,845 1.196,729 1.262.825 1.407,617 1,613.392 2.173,463 2.161.881 2.539.295 2.551.090 2,447,631 1885 1886 1887 1888 1889 1890 1891 1892 1893 1894 1895 1896 1897 1898 1899 1900 1901 2.648.449 2.361.372 2.049.710 3.261.925 3.102.753 3.359.413 3,102,050 3.370,352 3.351.938 3.958.280 3.913,076 4.758,741 5,349.009 5.348.951 6,014.394 6.171.229 4.455.179 1902 1903 1904 1905 1906 1907 1908 1909 1910 1911 1912 1913 1914 1915 1916 1917 1918 1919 5.130.069 6.010.012 6.347,781 6.595.860 7.229.385 7,492,870 5,800.868 5,793.875 6.263.385 6.059.797 6.533.930 7.333.372 5.007.457 6.139.434 6.752.207 4.276.550 3.131,400 3.112.472 22 Statistique Production de mineral de fer.</p>\n<p class=\"lf-p\">Nombre moyen Bassins d'ouvriers occupes.</p>\n<p class=\"lf-p\">Salaires et Désignation Craitements du payes (en francs.) mineral.</p>\n<p class=\"lf-p\">Minette Calcaire Teneur en Nombre de tonnes.</p>\n<p class=\"lf-p\">Teneur moyenne à 100° en (...) en %. en 32.10 1.24 0,71 1.043.400 30,39 4.90 0,76 28.15 726.461 6.464 888.508 29.26 9.21 0,62 1.69 0.65 1148 5.445.835 1918 917 3.529.614 1919 1024 4.614.509 1918 1139 4.230.127 Rumelange-Dudelange 1919 1488 1918 1444 1919 3660 16.905.850 Mmelle et Calcaire 3.112 472 29.(...) 1918 3500 13.203.353 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">1.131.400 29,2(...) Mmelle Calcaire phosphore 1.016.300 133.874 Differdange-Lamadelaine 1919 Esch-sur-Alztte.</p>\n<p class=\"lf-p\">Valeur du mineral sur wagon pur tonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">8,00 6.843.306 Mmelle Calcaire 3.443.312 1.223.891 3 282 29 00 0,60 3,94 1.190.150 (...).80 0,60 8,(...) Totaux Différence en faveur de1919 Différence en faveur de 1918 160 3.702.497 18.928 11 50 0,64 4,(...) 0,6(...) (...) 3,61 0 03 23 Minière.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quantité exportée en Quantité vendue ou consommée dans le Grand-Duché.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quantité importée de Allemagne territoire territoire occupé.</p>\n<p class=\"lf-p\">France, Total.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgique.</p>\n<p class=\"lf-p\">France. non occupé 316,290 330.707 251.791 760.</p>\n<p class=\"lf-p\">000293.800 Stock.</p>\n<p class=\"lf-p\">69.413 92.894 243,929 161.640 575.738 293.800 140.640 800 662.375 861,850 2.890 23.679 1.915 18.874 6.300 376.136 1.303.180 163.311 608.093 4.166 6.300 275.973 464.741 166.736 921.800 275.350 1.873 290.683 927.024 Lorraine 275.350 France 46.671 20.700 156.339 182.772 Lorraine 730 France 183.302 1.438.033 437.401 2.543.650 375.450 347.301 94.767 328.041 784.702 209.(...) (...) 1.207.</p>\n<p class=\"lf-p\">375 94.167 328,041 510 450 611.139 1.109.796 Lorraine 376.886 France 1.486.688 632,061 446.939 82,994 24 Production des Minières 25 Métallurgie.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les débuts de l'année 1919 ont été particulièrement difficiles pour la métallurgie. A l'époque de l'armistice, les transports étaient complètement arrêtés par les mouvements de troupes et les approvisionnements en combustibles suspendus. Les usines travaillèrent à une allure restreinte avec Ies stocks de coke encore disponibles pour arrêter bientôt après. Les ouvriers étaient occupés à des travaux d'entretien et de réparation.</p>\n<p class=\"lf-p\">Un changement fondamental de la métallurgie luxembourgeoise se préparait déjà. Tant que durait le Zollverein, son approvisionnement en coke était largement assuré. L'armistice y mit fin.</p>\n<p class=\"lf-p\">Et depuis lors c'est ta question du coke qui domine la situation: c'est elle qui résume les angoisses et les espoirs de la métallurgie. La production houillère du monde entier, mais surtout dans nos centres d'approvisionnement naturels, était eu baisse, les arrivages étaient rares et intermittents: notre métallurgie se trouvait devant le néant.</p>\n<p class=\"lf-p\">Après l'armistice, l'Entente prit eu mains l'approvisionnement en combustible. Les négociations aboutirent en décembre 1918 à une convention, dite « convention de Luxembourg», par laquelle l'Allemagne s'engageait à fournir le coke nécessaire à la France en échange de minettes.</p>\n<p class=\"lf-p\">Mais lu production allemande baissait toujours, et comme l'Allemagne ne parvenait même pas à fournir à la France Ies quantités stipulées, il ne restait rien de disponible pour le Luxembourg.</p>\n<p class=\"lf-p\">Toutefois, la France consentit à nous rétrocéder certaines quantités sur les fournitures qui lui étaient faites. Notre approvisionnement se faisait ainsi par l'intermédiaire de ce pays.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les premiers cokes arrivèrent fin décembre. Dans la première moitié du mois de janvier, plusieurs hauts fourneaux furent remis en marche, mais à une allure très modérée. Les arrivages étaient peu considérables. La France souffrait de la même pénurie de coke et se montrait peu disposée à aider les usines allemandes du pays qui ne furent approvisionnées que pour leur permettre d'assurer certains services publics qu'elles avaient assumés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le travail reprit lentement. Au manque de combustible correspondait d'ailleurs une demande insignifiante en produite métallurgiques. Malgré l'énormité des dévastations en France et en Belgique, la demande se réservait, les travaux de reconstruction n'étaient pas encore suffisamment organisés et les ateliers n'étaient pas encore nur pied. Les besoins n'apparurent que polit à petit Simultanément, notre métallurgie devait changer non orientation: ses attaches avec le marché allemand étaient rompues et le contact avec les marchés français et belge en voie de s'établir.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cette période, qui se continuait jusqu'à la fin du printemps, peut se caractériser ainsi: production restreinte demande réservée, pour hésitants.</p>\n<p class=\"lf-p\">Une amélioration très sensible se produisit au mois d'août. Les travaux de reconstruction des régions dévastées s'organisaient sur une large échelle, stimulant vivement la demande. Les prix des produits finis s'amélioraient on rapport avec le renchérissement des produits bruts. Vers la fin de l'année la production ne put suffire à la demande, car les usines, qui ne recevaient en moyenne que 50.000 tonnes de coke par mois, devaient se tenir dans des limites très étroites.</p>\n<p class=\"lf-p\">Aux difficulté que suscitait l'approvisionnement en combustible venaient s'ajouter Ies inconvénients qui se dégagent de notre esseulement économique. Des barrières dominieren nous enserrent 4 26 de toutes parts. Le débouché le plus important de la métallurgie était la France qui prélevait au début un droit d'entrée de 75 fr. à la tonne pour les produits laminés, il ont vrai que ce droit a été réduit en mars à 50 fr., mais ce tarif est encore exorbitant si l'on considère qu'il atteint la moitié du prix du fer avant la guerre. Si les droits sont moindres en Belgique, ce marché est plus difficile à travailler, les usines indigènes étant favorisées par le prix plus bas du coke. Le coke que nous obtenons par l'intermédiaire de la France revient plus cher par la péréquation des prix avec le coke américain et anglais. A conditions égales, la métallurgie française est encore protégée par les droits d'entrée qui grèvent nos produits.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les spasmes révolutionnaires qui secouaient l'Allemagne à l'époque de l'armistice et se continuaient encore pendant un certain temps, ont eu leurs répercussions nur nos usines. Des mouvements assez anodins se produisirent, mais ils étaient dirigés plutôt contre les indésirables étrangers. Des excès n'ont pas eu lieu. Les usines ont pu garder leurs ouvriers.</p>\n<p class=\"lf-p\">Si l'introduction de la journée de huit heures, décrétée en décembre 1918, n'a pas eu des conséquences immédiates, il ne faut pas perdre de vue que la production a été très limitée depuis.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ses effets ne manqueront pas de se faire sentir quand la métallurgie recommencera à marcher à pleine allure, le nombre des ouvriers étant déjà insuffisant en temps normal. Ou peut dire qu'au point de vue social et ouvrier, la situation a été satisfaisante comparée à celle des autres centres. métallurgiques où les grèves avaient pris un caractère violent et franchement anarchique.</p>\n<p class=\"lf-p\">Au point de vue de son organisation intérieure, nous assistons à une transformation radicale de la métallurgie luxembourgeoise. A la place des grands syndicats qui s'occupaient autrefois de la vente des divers produits métallurgiques, les usines, depuis leur dissolution, ont dû s'occuper individuellement à créer des organisations de vente qui formaient un sujet de constantes préoccupations.</p>\n<p class=\"lf-p\">En présence des difficultés qui se dégageaient pour eilen du changement d'orientation du Grand-Duché, les sociétés métallurgiques allemandes entamèrent des négociations avec des groupes luxembourgeois, français et belges pour la vente de leurs usines, Les établissements de la Gelsenkirchener Bergwerks A.-G,, à Esch, furent repris dans la suite par une société franco-belgo-luxembourgeoise, constituée au capital de 100 millions de francs sous la dénomination « Société métallurgique des Terres Kongos». Les établissements de la « Deutsch-Luxemburgische Bergwerksund Hütten A. G.» furent repris également par une société franco-belgo-luxembourgeoise constituée au capital de 110 millions de francs nous la dénomination « Société des Hauts Fourneaux et Aciéries de .Differdange-St. Ingbert-Rumelange». Enfin les Hauts Fourneaux et Aciéries de Steinfort ont passé pas transfert d'actions entre les mains d'un groupe français, La situation actuelle de la métallurgie continue d'être assez précaire. Son approvisionnement en combustible dépend du bon vouloir des pays voisins.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Traité de paix de Versailles règle, il est vrai, cette question, Au § 5 de la Partie VIII, Réparations, Annexe V, il est stipulé que « l'Allemagne livrera au Luxembourg, si elle en est requise par la Commission des réparations, une quantité annuelle de charbon égale à la quantité annuelle de Charbon allemand consommé par le Luxembourg avant la guerre». Seulement, l'Allemagne n'est pas même en mesure d'exécuter ses engagements au point de vue des fournitures de charbon 27 à faire à la France, à la Belgique et à l'Italie. Le Traité de paix n'apporte alors aucune amélioration réelle au régime actuel.</p>\n<p class=\"lf-p\">Au cours du 1er semestre 1919, certaines quantités de coke belge pouvaient nous être livrées, beaucoup d'usines belges étant partiellement détruites alors que les charbonnages travaillaient.</p>\n<p class=\"lf-p\">Avec la remise en marche des usines, ces arrivages cessèrent. A la suite de pourparlers entre les deux gouvernements, des combustibles belles furent livrés, mais en quantités insignifiantes pour l'industrie.</p>\n<p class=\"lf-p\">La métallurgie continue d'être gênée au point de vue de ses débouchés: sur le marché français, parles droits d'entrée si élevés, sur le marché belge, par l'élévation de son prix de revient. Le marché allemand lui reste virtuellement fermé. Par l'art. 268 c (Partie X, Hauses économiques) «les Puissances alliées et associées se réservent la faculté d'imposer à l'Allemagne l'obligation de recevoir en franchise de tous droits de douane, à leur entrée sur le territoire allemand, les produits naturels ou fabriqués, originaires et en provenance du Grand-Duché de Luxembourg, pendant une période de cinq années il dater de la mine en vigueur du Traité», mais cette mesure n'a encore reçu aucune sanction, Enfin, les incertitudes dont s'entoure le problème de noire orientation économique future entretiennent une situation d'attente très préjudiciable aux affaires. Une solution définitive de ce grave problème, en donnant une base plus sûre à nos exportations, contribuerait puissamment à stabiliser la situation.</p>\n<p class=\"lf-p\">Statistique de production.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>Hauts Fourneaux.</div>\n<p class=\"lf-p\">Nombre des Jours existants Nombre des fours à feu Nombre des semaines de travail Nombre den ouvriers occupés Montant des sulfures payés indigènes Consommation de minerals exotiques Consommation de coke Production; foule de moulage fonte fonte d affinage ensemble Valeur de la production; fonte de moulage fonte Thomas fonte d'affinage Année 1917 Année 1918 Ännée 1919 47 43 1883 47 38 47 20 730 4244 17.520.941 2.055.651 62.436 839.590 1526 5242 fr. t. fr. t.</p>\n<p class=\"lf-p\">18.990.755 1.997.378 416.410 2.175.892 t.</p>\n<p class=\"lf-p\">110.666 t. t.</p>\n<p class=\"lf-p\">1.405.839 Thomas 12.360 4783 19.739.541 t. 3.910.153 439.928 1.808.790 fr, t. t, 57.507 1.196.404 12.760 t.</p>\n<p class=\"lf-p\">93.648 523.287 487 1.528.865 t.</p>\n<p class=\"lf-p\">1.266.671 t.</p>\n<p class=\"lf-p\">617.122 fr. 14.162.284 215.561.136 2.121.635 fr.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">11.</span>060. 906 211.328.390 2.201.100 fr.</div>\n<p class=\"lf-p\">24.013.148 fr. fr. t.</p>\n<p class=\"lf-p\">231.845.055 254.390.396 133.713.371 113.960 fr. 157.870,782 28 Le tableau ci-après donne le mouvement et la valeur de la production de la fonte pendant les dix dernières aimées:</p>\n<p class=\"lf-p\">1910 1911 1912 1913 1914 1915 1916 1917 1918 1919 Production Valeur totale t. 1.682.519 1. 728.973 2.252.229 2.547.861 1.827.270 1.590.773 1.950.514 4.528.865 1.266.671 617.422 fr. 100.777.902 102.165. 567 135.788.759 163. 359.161 113.170.161 113.892.183 205.794.142 231.845.055 254.590. 396 157.870.782 Prix moyen de la tonne fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">59,89 59,09 60,29 64,11 60,60 71,59 105,54 151,73 201,10 255,69</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>Aciéries.</div>\n<p class=\"lf-p\">Année 1917 Année 1918 7 Année 1919 7 Nombre des aciéries 1603 1360 1692 Nombre des ouvriers occupés fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">7.240.610 fr. 5.832.630 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">6,424.104 Montant des salaires payés Consommation de matières premières: t.</p>\n<p class=\"lf-p\">107,458 1.</p>\n<p class=\"lf-p\">982.744 fontes t.</p>\n<p class=\"lf-p\">1.324.093 11,110 35.406 20.040 mitrailles 63.875 163.173 178.313 chaux et dolomie Production : t.</p>\n<p class=\"lf-p\">1.053.596 t.</p>\n<p class=\"lf-p\">857.937 acier brut (lingots) t.</p>\n<p class=\"lf-p\">366.231 33,126 1.504 acier coulé et au four électr.</p>\n<p class=\"lf-p\">29.712 89.850 212.190 275.151 scories de déphosphoration 7,901 7.019 autres scories 7.322 Valeur de la production : fr. 199.573.806 acier brut (lingots), fr. 207.045.891 fr. 133.882.768 9.653.635 11.274.961 acier coulé et au four électr.</p>\n<p class=\"lf-p\">1.039.703 .scories de déphosphoration 11.202.862 5.827.492 9,420,817 343,698 autres scories 136.205 102.100 Le tableau ci-après donne le mouvement et la valeur de la production de l'acier brut (lingots) pendant les six dernières années:</p>\n<p class=\"lf-p\">Production Valeur totale Prix de la tonne 1914 t. 1.128.791 fr. 68.35 fr, 77,097,187 1915 967.821 121.553.061 125.70 1916 1.290.407 195.060,772 150.51 1917 1.053.596 207.045,891 196.62 1918 857.937 199.573.806 232.61 1919 384,00 133.882.768 366.231 7 29 L'acier coulé et au four électrique renseigne pour la même période;</p>\n<p class=\"lf-p\">Production 1914 1915 1916 1917 1918 1910 t.</p>\n<p class=\"lf-p\">Valeur totale 7.704 12.563 15.155 33.126 20.712 3.185 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">3.093.750 3.411.757 3.574.135 9.653.635 11.274.961 3.345.000</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>Laminoirs.</div>\n<p class=\"lf-p\">Nombre des Iaminoirs Nombre des ouvriers occupés Montant des salaires payés Consommation de lingots Production : demi-produits matériel fixé de voie poutrelIes et gros profilés barres et petits profilés fil machine bandages Année 1917 Année 1918 Année 1919 5 5 5 3104 fr. 11.885.385 t, 1.028.609 2889 fr, 13.072.829 t.</p>\n<p class=\"lf-p\">853.274 t.</p>\n<p class=\"lf-p\">361.120 t. t. t.</p>\n<p class=\"lf-p\">19.141 225.443 70.405 59.603 289.266 51.489 18.530 157.801 109.149 108.027 31.495 58.120 83.513 7.834 14.028 7.834 1.420 30.045 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">44.917.831 17.399.220 30.338.934 43.047.042 4..357.670 8.907.780 4.758.500 942.880 5.090.165 280.215 57.360 114.940 310.125 82.204 4467 fr. 17.144.967 tôles palplanches chutes Valeur de la production: demi-produits matériel fixé de voie poutrelles et gros barres et fil machine petits fr. profilés profilés bandages tôles palplanches chutes Nombre des fonderies en activité Nombre des ouvriers occupés Montant des salaires payés Consommation de matières premières: fontes mitrailles 59.886.496 14.002.425 32.015.105 84.255.112 23.564,460 5,861.931 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">55.366.555 25.698.740 22,858.067 100.542.490 17.362.557 6.949.000 14.788.900 15,597,606</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>Fonderies fr. t.</div>\n<p class=\"lf-p\">Année 1917 Année 1918 9 9 080 636 1.522.796 14.182 12.108 Année 1919 9 738 fr, 2.220.056 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">2.581.713 t.</p>\n<p class=\"lf-p\">11.484 8.646 t.</p>\n<p class=\"lf-p\">9,206 6,074 30 Production : poterie tuyaux machines acier colué fonte pour bâtiments fontes spéciales t.</p>\n<p class=\"lf-p\">150 diverses 366 t.</p>\n<p class=\"lf-p\">777 t.</p>\n<p class=\"lf-p\">21 4.896 2.107 149 15.881 8.705 1.749 156 7.6600 407 50 6.874 972 245 3.415 1.</p>\n<p class=\"lf-p\">19.068 1.</p>\n<p class=\"lf-p\">23.609 1.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">11.</span>969 soit ensemble fr.</div>\n<p class=\"lf-p\">10.670.479 fr. 9.053.861 fr. 9.135.879 Valeur de la production Le tableau ci-après donne le mouvement et la valeur de la production den fonderies pour les dix dernières années:</p>\n<p class=\"lf-p\">Valeur totale Production 1910 1911 1912 1913 1914 1915 1916 1917 1918 1919 t.</p>\n<p class=\"lf-p\">17.218 10.002 20.199 20.513 22.954 10.049 24.571 23.609 19.068 11.969 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">2.711.987 2. 360 070 3.</p>\n<p class=\"lf-p\">046.304 4.959.960 4.258.102 2.880.230 6.037.716 9.053.861 10.670.479 9.135. 879 Prix moyen de tonne fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">157,58 147,48 145,82 187,45 185,51 173,36 245,72 383,49 561,50 763,31 31 Rappel de la production sidérurgique depuis 1872.</p>\n<p class=\"lf-p\">Années Nombre des hauts fournaux Production des hauts fournaux Tonnes 1872 1873 1874 1875 1876 1877 1878 1879 1880 1881 1882 1883 1884 1885 1886 1887 1888 1889 1890 1891 1892 1893 1894 1895 16 18 19 21 21 -20 19 17 18 18 18 18 18 21 21 21 21 21 21 21 22 23 23 23 184,573 256.349 246,600 270.377 230.500 215.388 248.377 261.236 1896 1897 1898 1899 1900 1901 1902 1903 1904 1905 1906 1907 1908 1909 1910 1911 1912 1913 1914 1915 1916 1917 1918 1919 25 27 28 28 28 23 27 27 28 32 33 33 31 31 34 38 43 45 47 47 47 47 47 Production des aciéries Tonnes 260.666 293.615 376.587 334.688 365.997 419.610 300.644 492.038 523.776 561.733 539.9122 544.994 586.515 558.289 679.816 694.812 898.898 870.373 954.867 982.929 970.885 916.403 1.080.305 1.217.830 1.198.002 1.368.252 1.460.105 1.485.272 1.299.918 1.552.590 1.682.519 1.728.973 2.252.229 2.547.861 1.827.270 1.390.773 1.950.514 1.528.865 1.266.671 617.422 20.554 57.345.</p>\n<p class=\"lf-p\">69.</p>\n<p class=\"lf-p\">97.900 97.462 110.920 103.310 129.123 131.220 134.812 136.955 143.692 170.153 166.206 184.714 257.055 314.930 371.979 366.302 397.942 435.285 444.208 460.576 535.202 598.310 716.194 947.184 1.182.227 1.136.495 980.384 1.296.407 1.053.596 857.937 366.231 Production des fonderies Tonnes 1.615 1..413 1.310 1.341 1.370 1.269 1.394 1.205 1.701 1.579 1.726 1.827 1.670 1.440 2.585 3.644 4.615 4.642 5.909 7.062 6.281 7.764 8.328 8.747 9.307 9.874 0.358 11.154 11.293 9.981 9.638 11.119 13.437 13.628 16.877 18.054 16.382 15.442 17.217 16.002 20.893 26.513 22.954 16.649 '24.571 23.609 19.068 11.969 .32 I. — Production de la Fonte.</p>\n<p class=\"lf-p\">33 II.</p>\n<p class=\"lf-p\">Répartition de la Production ci-contre.</p>\n<p class=\"lf-p\">34 III. — Production de l'Acier.</p>\n<p class=\"lf-p\">35 IV..— Production des Fonderies.</p>\n<p class=\"lf-p\">36 Ateliers de construction.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'aimée 1919 a été grosse de difficultés pour les ateliers de construction. Par suite de la résiliation de l'union douanière et de la dépréciation du mark l'intérêt à travailler le marché allemand diminuait de plus on plus. De nouveaux débouchés, par contre, ne s'ouvraient que lentement.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'orientation économique du pays se faisait toujours attendre sans qu'un indice quelconque vînt éclairer les industriels sur ses destinées futures. Le commerce avec les pays d'outre-mer, de son côté, souffrait de la crise des transports.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les trois premiers trimestres étaient marqués par une certaine stabilité des prix des Fontes et des fers laminés. Le moulage 111 coûtait 270 à 280 fr. et Deutsch 1 .170 fr. la tonne, le fer laminé 42 à 55 fr. les % kg prix de base. A noter qu'il s'agit des prix fixés par les revendeurs dont l'intervention est inévitable pour les faibles quantités demandées par les petites usines. Cette situation s'explique assez facilement par l'atonie du bâtiment et l'existence des stocks énormes accumulés par la grande industrie. Vers la fin de l'année, nous constatons une demande plus soutenue et den prix en hausse rapide; l'écoulement était devenu plus aisé par suite de la remise en marche des fabriques dans les régions limitrophes et de la reprise des affaires en général en même temps que la pénurie du coke s'accentuait. Les fers laminés p. ex., qui cotaient 42 fr. en janvier et 51 fr. en août, se fixaient en décembre à 70 fr. les % kg prix de base.</p>\n<p class=\"lf-p\">La fabrication a largement souffert, vers la fin de l'année surtout, du manque de combustible ainsi que des nombreuses difficultés de douane et de transport qui entravaient les échange.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'usure des machines pendant Ja guerre, par suite du manque de lubrifiants appropriés et aussi des pièces de rechange nécessaires, occasionnait de fréquents arrêts. Enfin, l'Imprécision de la situation politique et économique du pays ainsi que de nombreuses grèves injustifiées ont causé du préjudice aux ateliers.</p>\n<p class=\"lf-p\">Du côté des salaires il y a à relever des hausses successives, notamment dans la seconde moitié de l'année. Malheureusement, l'augmentation des salaires ne s'est pas traduite par une amélioration correspondante des conditions de la vie, mais elle entraînait un renchérissement progressif des objets de première nécessité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les appréhensions que nous avons formulées l'année dernière au sujet de la journée de huit heures, mesure prématurée, insuffisamment étudiée et prise trop hâtivement, introduite sans préparation et sans transition, se sont pleinement réalisées. Cette loi, tout en portant mi coup fatal à la moyenne industrie du fer • ateliers de construction, fonderies et. fabriques de machines forme encore le principe et, le point de départ d'autres revendications ouvrières exagérées, que les pouvoirs, trop complaisants, n'ont pas été en mesure de réduire à leurs justes proportions.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les aptitudes des jeunes ouvriers ont diminué par suite du manque de bonne volonté et du peu d'intérêt apporté à l'exécution de leur tâche. Les réclamations de la clientèle pour travail peu soigné ou malfaçon se font de plus en plus nombreuses. Dans plusieurs ateliers le rendement va diminuant, dans d'autres on a pu constater néanmoins une amélioration, sans que toutefois cette amélioration fût telle que la production ait pu reprendre le niveau constaté avant l'introduction de la journée de huit heures, L'apprentissage de son côté, tend à se désorganiser sous l'influence des salaires très élevés accordés aux hommes sans éducation professionnelle aucune.</p>\n<p class=\"lf-p\">37 Les ateliers désireraient voir la grosse métallurgie imiter l'heureuse initiative du Comptoir de Longwy, qui fournit aux fonderies la Fonte de moulage nécessaire à leur propre consommation à un prix de faveur, et avantager d'une façon générale les moyennes et petites Industrie du pays en leur fournissant de préférence les matériaux dont elles ont besoin, Les perspectives d'avenir ne sont guère rassurantes. A l'heure actuelle, le marché français, malgré l'élévation des droits d'entrée qui ont triplé depuis 1911, offre toutefois de sérieuses ressources, Par contre, le chômage presque complet des grands établissements métallurgiques indigènes et limitrophes prive la moyenne et petite industrie du fer de sa meilleure clientèle, alors que les travaux de reconstruction des régions dévastées ne sont pas encore poussés assez activement pour y suppléer complètement. L'entrée en franchise eu Allemagne, prévue par le traité de paix, n'a toujours pas été demandée par les Puissances alliées et associées, de sorte que notre pays se trouve entouré de toutes parts de barrières douanières qui lui rendent très difficile l'écoulement de ses produits, surtout des produits manufacturés, pour lesquels les taxes françaises ont subi des majorations allant de 10 à 200 %.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'effondrement de l'édifice des prix et le désarroi dans les règlements causent de gros soucis.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les ateliers n'ont pas pu toujours se soustraire aux suites fâcheuses des paiements anticipatifs des matières premières et des fluctuations brusques et déconcertantes du marché ainsi que des conditions de travail eu général qui rendent presque illusoires tous les calculs de prix de revient.</p>\n<p class=\"lf-p\">Si les prix de vente parviennent à s'adapter quelquefois à ces oscillations, les marchés à longue échéance réservent assez souvent des surprises.</p>\n<p class=\"lf-p\">Alors que la valorisation des avoirs importants résultant des opérations avec l'Allemagne se fait attendre, le m a r k , d'autre part, restent inutilisables par suite des prescriptions du Gouvernement allemand qui exige les paiements en francs français, belges ou même suisses. Il n'y a pas à douter que cet état de choses ne finisse par immobiliser notre moyenne industrie dont les ressources s'absorbent rapidement par suite des prix exorbitants des matières premières payables par anticipation, A relever enfin les embûche et pièges de l'interdépendance des marchés. L'industrie allemande, à de forces, minée par les troubles incessants, les revendications extravagantes des ouvriers et employés, à court de moyens de transport, malmenée au surplus par des pouvoirs sans autorité suffisante, fait des efforts inouïs pour se relever. Tout fait prévoir cependant que la démoralisation économique et le bas niveau du mark finiront par détruire les relations autrefois si soutenues et si rémunératrices.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le marché français était moins familier à nos ateliers. La crise aiguë des transports dont la France souffre depuis la guerre tend à se perpétuer et se complique encore d'un ensemble de mesures bureautique, souvent contradictoires et inutiles. En France, comme en Allemagne, le contrat de vente mobile tend se substituer aux engagements fermes. Malgré ces entraves, nos expéditions de produits brutes vers la France sont assez actives à cause des besoins énormes des régions dévastées, mais il est certain, qu'une fois ces besoins satisfaits, ce mouvement cessera si nous ne parvenons pas, à conclure des traités de commerce qui amèneront une diminution sensible des droits d'entrée.</p>\n<p class=\"lf-p\">38 Avec la Belgique, où le relèvement de la vie industrielle et commerciale a fait des progrès prodigieux, les relations déjà existantes avant la guerre ont pu être rétablies presque intégralement. Malheureusement, ces relations étaient toujours très exiguës et ne pourront prendre une grande importance, l'industrie belge suffisant complètement aux besoins du pays. Il est à souhaiter qu'une solution prochaine de la question économique vienne faciliter les rapports avec nos voisins de l'Ouest et du Sud.</p>\n<p class=\"lf-p\">Meubles en fer.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les conditions économiques spéciales du pays si défavorables pour les exportations ont forcé l'établissement Berl et Cie à suspendre sa fabrication à partir de l'automne 1918 jusqu'en été 1919.</p>\n<p class=\"lf-p\">Encore la reprise du travail n'a-t-elle pu se faire que sur une échelle très limitée, et pendant le veste de l'aimée, tout connue à l'heure actuelle, la production est sans importance comparativement à la production normale de l'avant-guerre. Dès que la situation Économique sera définitivement réglée par la conclusion d'une union douanière donnant des facilités pour les exportations, l'établissement espère pouvoir mettre eu valeur ses installations outillées pour le travail eu série.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les droits d'entrée parfois exorbitants prélevés par les pays voisins rendent actuellement la concurrence très difficile pour nos produits, Il est à noter que les meubles en fer qui sont Fabriqués depuis cinquante ans à Luxembourg, en particulier les lits en fer, forment un article de premier ordre, d'un travail soigné et fabriqué avec des matériaux de choix, supérieur au point de vue du cachet et de la solidité aux lits de fer légers qui sont mis souvent en vente.</p>\n<p class=\"lf-p\">Clouterie.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'arrêt complet de la vie économique qui suivit l'armistice perdurait pendant une grande partie de l'année 1919 à cause des difficultés douanières et de la crise des transports, La clientèle se réservait toujours dans l'espoir de la baisse qui s'était annoncée au commencement de l'année pour faire l'ace, à sa fin, à une hausse d'autant plus rapide qu'il y avait à enregistrer une diminution sensible de la fabrication, due à la réduction des heures de travail.</p>\n<p class=\"lf-p\">La production n'a plus été que de 650 tonnes au lieu de 1000 tonnes en 1918. La paix n'a pas encore fait disparaître, les difficultés d'approvisionnement en matières premières difficultés qui pour le charbon entre autres, devenaient une calamité vers la fin de Tannée, Le nombre du personnel ouvrier n'a pas varié, mais les salaires en même temps que les diverses revendication ouvrières augmentent de jour en jour, Industrie du bâtiment.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'allure si faible du bâtiment que nous constatons depuis 1914 ne s'est guerre modifiée avec le retour de la paix. En dehors de la colonie ouvrière de Dudelange, l'activité s'est bornée dans ses grandes lignes à l'achèvement des constructions commencées dans le cours de l'année précédente et à des travaux de réparation et d'entretien.</p>\n<p class=\"lf-p\">39 Dans l'agglomération luxembourgeoise et dans le bassin minier il a été construit un nombre très restreint de maisons familiales. A travers les campagnes, au contraire, le bâtiment continue à témoigner de plus d'entrain; les agriculteurs emploient les bénéfices exceptionnels qu'ils ont. réalisés pendant la guerre à se loger pins confortablement et à agrandir les bâtiments de ferme.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les perspectives d'avenir de l'industrie du bâtiment deviennent de plus en plus sombres.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les frais des constructions nouvelles augmentent de jour en jour par suite de l'effervescence des prix des matériaux de construction, de l'augmentation des frais de transport et de la hausse échevelée des salaires. Les prix de revient ont augmenté en moyenne de 500 à 600 %. Depuis quelques années déjà le bâtiment ne tente plus les spéculateurs et rebute même les particuliers.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les matériaux de construction poursuivent leur mouvement désordonné vers la hausse.</p>\n<p class=\"lf-p\">Une comparaison des prix actuels avec les prix pratiqués avant la guerre permet de se faire une idée du chemin parcouru depuis 1911.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix pratiqués avant la guerre Prix actuels Terrassements (le m3) 10 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">Maçonnerie en moellons (le m²) 10 60 500 600 Maçonnerie en pierre de taille (le m3) 100 150 75 80 Travaux à l'intérieur 350 400 6 25 30 Toitures en ardoises (le m2) 5 5 6 Travaux en zinc (le m2) 25 30 3 500 600 Travaux en béton (le m) 75 5 0,50 Travaux en plâtre (le m2) 6 30 35 Planchers en chêne (le m2) 10 75 80 15 Portes et fenêtres(lem²) 2 8 3 10 Peinture (le m²) Les salaires des ouvriers en bâtiment qui, avant la guerre, oscillant entre 0,50 à 0.75 fr. l'heure, se sont fixé, à 2,50 3 fr., soit une augmentation de (...) à 600°. Les bois de construction, de 200 à 250 fr., se sont avancer vers 350 à 650 fr, le m3, le fer a passé de 10 à 20 fr. de 90 à 100 fr. les % kg. La hausse de tous les facteurs que nous venons d'énumérer est de 5 à 600 fr, Si le prix des nouvelles constructions a quadruplé et même quintuplé, il n'en est pas de même des loyers qui ont été majorés de 50 à 60 % en moyenne là où les baux en cours sont arrivés à leur terme. La nouvelle loi édictée en vue de prévenir la hausse exagérée des loyers, qui est une loi d'ordre essentiellement social, atténue fortement le jeu des facteurs économiques qui concourent à leur fixation, L'atonie que nous remarquons depuis cinq ans dans le bâtiment le transfert des administrations métallurgiques à Luxembourg et surtout l'afflux d'une population interlope de spéculateurs et de mercantis ont engendré la crise des logements dont la ville de Luxembourg souffre à l'heure actuelle, 40 Carrières.</p>\n<p class=\"lf-p\">Nombre des exploitations.</p>\n<p class=\"lf-p\">La production des différents groupes de carrières du Grand-Duché pour l'exercice 1019 est résumée dans les tableaux statistiques ci-après, dressés par l'Administration des Minen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Nombre des ouvriers occupés sous terre au jour QUANTlTÉS PRODUCTION Quantités en m3 Spécification Prix (fr.) employées dans le Grand-Duché exportées à l'étranger Carrières de calcaires à polypler.</p>\n<p class=\"lf-p\">Communes de Differdange. Pétange..</p>\n<p class=\"lf-p\">2 — 0 dalles pierres de taille moellons 1.00 65.00 3,75 92 m² 38,5 60 92 33,5 60 5 Déblais de mine.</p>\n<p class=\"lf-p\">Commune de Pétange..</p>\n<p class=\"lf-p\">870 moellons — 1,63 870 Commune de Mersh.</p>\n<p class=\"lf-p\">1710 7.00 960 780 734 ‰ 585‰ 127 146 21 Terre glaise, 2 1 terre glaise Commune de Bettembourg..</p>\n<p class=\"lf-p\">1 35 briques 1319‰ 117.00 Carrières de grès (...)asique.</p>\n<p class=\"lf-p\">Communes de Hellingen, Larochette.</p>\n<p class=\"lf-p\">4 11 parements pierres de taille moellons pavés pierraille 148 116 26½ ‰ 50 45.00 150.00 200.00.</p>\n<p class=\"lf-p\">3.00 5.00 75.00 250.00 10. 00 26½ ‰ 50 Communes de Bech. Berdorf. Consdorf. Echternach.</p>\n<p class=\"lf-p\">17 — 22 dalles pierres de taille moellons payés pierraille sable ou gravier 59 7,5 550 14 ‰ 1150 1081 5.00 59 50,00 3.00 7,5 7.00 125.00 .3.00 2.00 6.00 9.00 560 14 ‰ 1150 1081 Nombre des exploitations 41 Nombre des ouvriers occupés sous terre au jour PRODUCTION Spécification QUANTITÉS Quantités en m(...) employees dans le Grand-Duché Prix (fr.) exportées à l'étranger Communes de Beunfort, Medernach, Reisdorf, Waldbillig.</p>\n<p class=\"lf-p\">9 19 parements dalles pierres de faille moellons pavés pierraille sable ou gravier 1783,5 23‰ 883 35.00 10.00 125.00 150.00 8.00 3.50 100.00 250.00 1.00 10.00 1783,5 23‰ 883 10 3.75 10 66 116m2 183 66 379 37 183 Communes de Beckerich Saeul.</p>\n<p class=\"lf-p\">5 7 pavés pierraille 195 sable 64 100.00 5‰ 5.00 2.50 6.00 5‰ 195 61 Communes de Mondorf-les-Bains, Dalheim, Weiler-la-Tour.</p>\n<p class=\"lf-p\">9 12 moellon pavé 1090 pierraille sable ou gravier 1000 820 4.00 6.00 137‰ 125.00 300.00 5.00 5.00 1090 137‰ 12.50 1000 10.00 820 Communes de Belzdorf, Fla(...)ler, Niederanren.</p>\n<p class=\"lf-p\">6 36 moellons 1718 pavés pierraille sable ou gravier 579‰ 2096 291 4.00 7.00 125.00 500.00 1.50 2.50 10.00 8.00 1718 504‰ 2096 75‰ 294 CommunesdeSteinfort,, Kierich, Hobscheid, Bertrange, Kehlen, Mamer. (...)7 73 moellons pavés pierraille sable ou gravier.</p>\n<p class=\"lf-p\">Commune de Centern, 15 (....) Eich, Hallerich, parements moellons pavés pierraille sable ou gravier 3150 686‰ 5359 25810 3.76 75.00 2.00 1.00 10.00 200.00 10.00 7.00 3150 591,5‰ 5359 17697 94,5‰ 8118 Hesperange, Rollingergrund, Sandweiler, Schultrange.</p>\n<p class=\"lf-p\">35 12.00 35 15.00 30.00 8.00 1460 1 460 65‰ 250.00 188‰ 130.00 123‰ 6.00 2.50 3700 3700 920 10 00 920 3.00 4a Nombre des exploitations 42 Nombre des ouvriers occupés sous terre au jour QUANTITES PRODUCTION Quantités en m(...) Spécification Prix (fr.) exportées employées dans à l'étranger le Grand-Duché Communes de Junglinster, Rodenbour, Tunlange, Walferdange, Lorentzweiler, Fischbach.</p>\n<p class=\"lf-p\">1 100.00 4 10 7 pierres de taille 7.50 5.00 moellons 280 280 125.00 160‰ pavés 16‰ pierraille sable ou gravier 190 2160 5.00 7.50 1 .00 190 2160 Carrières de grès coquillier supérieur.</p>\n<p class=\"lf-p\">22 Communes de Bettborn, Ell, Feulen, Merzig, Schieren, l'(...)eldange, Vichlen 60 60 250.00 280.00 24 pierres de faille 7.50 5.00 110 pierres à bâtir 110 2.50 390 5.00 390 pierraille 6.00 2.50 sable ou gravier 447 117 Carrières de grès de Born. pierres à pierraille Communes de Mompach. Rospo(...). bâtir 50 100 50 100 Carrière de grès coquillier.</p>\n<p class=\"lf-p\">3 52 Communes de Bellendorf, Ermsdorf. dalles 5.00 40 pierres de taille 400 300.000 pierres à bâtir 400 5.00 pavés 350‰ 250.00 pierraille 800 5.00 40 400 400 350‰ 800 Carrières du Calcaire keuprique.</p>\n<p class=\"lf-p\">3 4 Communes de Bissen, Bærange sur-Aller(...). pierres à bâtir 43 150 pierraille 6.25 60 sable ou gravier 12.50 Carrières 43 150 60 de schiste et de quartzite.</p>\n<p class=\"lf-p\">Communes d'Asselborn. Bœvange, Clervaux, Consthum, Heinersch(...)/, Ho(...)ingen, M(...)an ha(...)n, Troisvierges, Weiswampach.</p>\n<p class=\"lf-p\">1912 27 36 pierres à bâtir 2.00 10.50 1912 pierraille 2.00 6.00 2365 2365 sable ou gravier 20 2.00 20 Nombre des exploitations 43 PRODUCTION Nombre des ouvriers occupes au jour sous terre Quantités Spécification en m(...) QUANTITÉS Prix employées dans exportées le Grand-Duché à l'étranger (fr.) Communes de Boulaide, Esch(...)eiler, Ha(...)lange, Heiderscheid, Mecher, Oberwampach, Wiltz, K(...)enbach.</p>\n<p class=\"lf-p\">6 60 2 00 pierres à bâtir 15.00 3126 3126 2(...) pierraille 1 .00 2 0 . 0 0 20010 20010 159 sable ou gravier 159 1.00 1.25 Commun d'Arsdorf, Bigonville, Folschette, Perlé, Wahl.</p>\n<p class=\"lf-p\">6.00 395 pierres à bâtir 395 (...)7 13 285 285 pierraille 10.00 13.75 60 60 sable ou gravier 1.00 7 17 (...) 11 5 Commune de B(...)teindorf, Bourscheid, Erpeldange, Hoscheid, 5 00 110 110 pierre à bâtir 6.00 3260 3260 pierraille 3.00 Commune de Fouhren, Pulscheid Vianden.</p>\n<p class=\"lf-p\">7 .00 5.00 345 10.00 410 5.00 pierre à bâtir pierraille Carrieres de pierres a chaux.</p>\n<p class=\"lf-p\">Commune 600 d'Echternach. 1.00 5.00 3.50 (...)10 4 00 10 pierraille pierre à chaux f(...)t Commune 6 7 Winseler, de Diekirch l'(...)elbruck 110 600 (...)30 39 10 7 Redange.</p>\n<p class=\"lf-p\">6.00 3.00 11 10 pierres à chaux 345 11 10 Carrières de pierres a chaux et dolomies.</p>\n<p class=\"lf-p\">Commune 1(...) de 11 (....) Bi(...) (...) (...) Mer(...)ert, moellon pierraille chaux Carrières de Remich (...)merschen Wo(....)ange, 5.00 1315 2030 5980 5 00 6.00 3637 chaux hydraulique.</p>\n<p class=\"lf-p\">3.00 1315 3.00 2030 Mandernach.</p>\n<p class=\"lf-p\">15.883 300 1(...)50 8.00 12.50 16183 • 50 Commune de Beitrange, Mamer.</p>\n<p class=\"lf-p\">1 (...) chaux 5100 50.00 2930 2170 Platrieres.</p>\n<p class=\"lf-p\">6 Commune de Ro(...) Re(...)dorf Ro(...)ul SintiSte(....)elWal(...)erdange.</p>\n<p class=\"lf-p\">19 (...) p(...) (...) 1767 4709 30.00 30.00 Sablières.</p>\n<p class=\"lf-p\">2 5 (...)alde Communes de Grosbous, Folsc(....).</p>\n<p class=\"lf-p\">337 5.00 8.00 337 (...)91(...) 44 La production des carrières, dans son ensemble, est loin d'atteindre le volume d'une année normale. Le peu d'entrain dont témoignait le bâtiment, aggravé par les difficulté de transport et la réduction des heures de travail, a exercé une influence défavorable sur cette branche de notre activité nationale.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans les moellons, la production conservait un caractère plutot local correspondant a la marche du bâtiment. Bien que la production ait diminué de 13.700 m 3 pour la région du gres liasique et de 10.400 m 3 dans les carrières de schiste et de quartzite, il n'y a rien d'alarmant dans ce fait, Le surplus de 1918 est dû aux agrandissements exécutés à cette époque aux établissements industriels des régions respectives.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans les pierres de taille, le recul que nous constatons depuis le commencement de la guerre s'est fortement accentué: la production est tombée de 2000 m 3 à 330 m3. L'exploitation avait à lutter contre des difficultés de toutes sortes, eu même temps que la concurrence du ciment dans les bâtiments de, moindre importance se faisait plus acharnée.</p>\n<p class=\"lf-p\">La fabrication des pavés blancs en grès de Luxembourg qui sont recherchés a cause de leurs excellentes qualités d'élasticité, de résistance et d'aspect, a pris un essor remarquable.</p>\n<p class=\"lf-p\">La production de la pierraille est eu augmentation de 42% pour lescarrieres liasiques et de 52% pour les carrières de quartzite. Il faut en chercher la cause dans le fait que bon nombre d'exploitants qui, en 1918, avaient soumissionné à des prix trop bas et nullement en rapport avec les prix exorbitants des transporteurs, ont dû être dégagés de ces livraisons. Les prix de soumission furent relevés vers la fin de 1918 et bon nombre de ces commandes ne furent exécutées qu'en 1919.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ensuite la préférence que l'administration des travaux publics témoigne pour la pierre dite « hassel », c'est-à-dire le quartzite dévonien, a engagé les particuliers à ouvrir des carrieres de gres quart zitiques là où cette roche affleure. Ainsi la production des particuliers a été en 1919 de 16.000 m 3 , tandis que celle de l'État n'était que de 10.000 m 3 . Cette constatation prouve que la concurrence que l'industrie privée cherche à faire aux carrières de l'État de Merkholtz s'affirme de plus en plus, Le sable, comme d'ailleurs la plupart des matériaux de construction, était l'objet d'une forte demande pour l'étranger. Les dragues de la Moselle étaient très occupées pour alimenter le rares chantiers de construction système Monier.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les fours à chaux marchaient à pleine allure, sollicités par les demander d'exportation. A noter que le Grand-Duché fournit les qualités les plus diverses, tant la chaux pour ciment que la chaux de construction.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le plâtre était très recherché par les glaceries belges qui venaient s'alimenter dans le Grand Duché, les arrivages de France étant trop précaires. La dolomie, par contre, était négligée par (...)te de l'allure si faible des aciéries.</p>\n<p class=\"lf-p\">45 Années.</p>\n<p class=\"lf-p\">1918 1919 Nombre des exploitations.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ardoisières.</p>\n<p class=\"lf-p\">La statistique de production, établie par l'Administration des Mines, renseigne les chiffres suivants pour les deux dernières années:</p>\n<p class=\"lf-p\">Nombre des ouvriers occuges sous terre jour 109 183 au 6 7 115 215 PRODUCTION QUANTITÉS Specification Quantites Prix (Fr.) ardoises1 ) éviers2) dalles 3 ) ardoises éviers dalles 7329½ 382.00 258 32.00 1873 9630 185 20.00 187.50 211.60 32.00 22.50 1958 employees vendues dans le à Grand-Duché. l'étranger.</p>\n<p class=\"lf-p\">2884 257 4152½ 175 961 1698 8669 82 1876 133 1 52 La production, en augmentation sur l'année précédente, ne dépasse guère le tiers du volume de l'avant-guerre, qui, pour les ardoises, avait atteint 28 millions.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les prix de production, sous l'influence du mouvement ininterrompu des salaires qui ont triplé, mais surtout du renchérissement des matériaux nécessaires à l'exploitation, ont considérablement augmenté en 1919: ils ont quadruplé depuis la guerre. Les prix de vente, par contre, n'ont pas pu suivre ce mouvement. L'arrêt dans les ventes qui s'est dessiné a partir du mois de novembre 1918, forçait les ardoisières à accorder de fortes concessions au lieu d'élever leurs pris, A la fin du premier semestre il restait d'importants stocks sur chantier.</p>\n<p class=\"lf-p\">Au point de vue des débouchés il n'y a aucun changement a signaler. Les procédés de fabrication et la nature du produit assignent comme débouché à cette industrie les anciens territoires du Zollverein, L'industrie ardoisiere fait le nécessaire pour adapter sa production aux marchés occidentaux mais elle doute que la nature du gîte ardoisier lui permette une orientation définitive dans ce (...)us. L'art de l'industriel, di(...)ion nous dans notre dernier rapport, ne peut rien sur la nature du schiste. Il est donc indispensable que ses anciens débouchés sur le marché allemand lui restent ouverts par l'entrée en franchise de ses produits et des tarifs de transport modérés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Diverses causes ont empeché le développement de l'extraction. Après l'armistice, Ie personnel ne reprenait le travail que lentement alors que le manque des matériaux nécessaires à l'exploitation et surtout du charbon ne permettait pas un travail régulier, D'ailleurs le recrutement des ouvriers présente toujours les plus grandes difficultés.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'industrie ardoisière exprime le désir que, par l'obtention de l'entrée en franchise sur le marché allemand et de conditions douanières favorables dans les pays de l'Ouest, elle puisse acquérir une base sérieuse pour son développement, Lu situation actuelle, envisagée au point de vue des rapports avec l'Allemagne, est Franchement désastreuse, Anciennement les ardoise entraient librement ; aujourd'hui elles sont soumises à leur entrée en Allemagne au droit maximum de 125 mk., 46 soit 1250 marks, ce prix étant stipulé payable en or. Il y a là évidemment une charge que cette industrie ne peut pas supporter à la longue.</p>\n<p class=\"lf-p\">La production des ardoisières luxembourgeoises renseigne les chiffres suivants pour les sept dernières années;</p>\n<p class=\"lf-p\">Éviers (pièces) Dalles (m2) ardoises (mille) 7051 807 28.072 1913 3520 355 14.010 1914 1166 193 12.339 1915 1299 195 7.803 1916 1810 200 8.488 1917 1873 258 7.329 1918 1958 485 9. 630 1919 Le tableau suivant renseigne les i m p o r t a t i o n s d'ardoises pendant la même période;</p>\n<p class=\"lf-p\">Ardoises françaises.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ardoises belges, Ardoises allemandes, 456 t. t . 5871 1913 271 2793 1914 1208 1915 1916 311 1917 1918 898 1919 Les exportations pour 1919 renseignent 5150 tonnes 1375 100 1031 t.</p>\n<p class=\"lf-p\">93 Faïencerie.</p>\n<p class=\"lf-p\">La production a considérablement diminué en 1919; elle n'a atteint que 600.000 La(...) soit a peu près les trois cinquièmes de l'année précédente, Au début de l'année, pendant p(...) de quatre mois, la fabrication était arrêtée par suite du manque de matieres premiere et de combustible.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quand la fabrication put reprendre, l'écoulement n'était pas facile. La dépréciation du mark et les droits de douane élevés qui frappent les produits à leur entrée en Allemagne, ne permettaient pas l'exportation vers ce pays. D'un autre côté, les relations avec la clientele des pays de l'Entente n'étaient pas encore établies. La nouvelle situation économique imposait a l'établissement des devoirs très impérieux, auxquels, dans l'intérêt du personnel, employés et ouvrier , il s'agi(...)ait de satisfaire promptement. Il fallait changer la fabrication, ce qui demandait du temps. Heureuse ment, les relations se nouaient vite avec la clientele française, belge, suisse, hollandaise, etc. et à la fin de l'année, la production totale, dont avant l'armistice les trois quarts allaient en Allemagne, était absorbée par ces différents marchés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les prix des produits finis ont fortement augmenté en 1919. Ils devaient naturellement mar cher de pair avec ceux des matières premières et ne proportionner aux salaires qui, par rapport à l'année précédente, avaient fortement augmenté aussi, Les matières premières att(...)aient des prix inconnus jusqu'alors, leur qualité laissait à désirer en même temps que les arrivages étaient insuffisants.</p>\n<p class=\"lf-p\">47 Le nombre des ouvriers a varié entre 200 et 250 qui furent occupés au début de Tannée, alors que la fabrication était arrêtée, à divers travaux d'agrandissement et d'entretien.</p>\n<p class=\"lf-p\">Mosaïques et dallages céramiques.</p>\n<p class=\"lf-p\">La production de l'usine de Wasserbillig a atteint à peine un tiers de son volume normal tout en dépassant de 75% celle de l'année précédente. Les prix de revient, déjà fort élevés, ont augmenté depuis 1918 d'une façon inattendue.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les conditions de vente étaient des plus défavorables. Avant l'armistice la presque totalité de la production était vendue en Allemagne; de faillies quantités étaient expédiées en Hollande, en Belgique et dans les pays Scandinaves. Aujourd'hui les importations en France sont extrêmement difficiles, les marchandises devant justifier par certificat d'origine qu'elles ne contiennent pas plus de 25% de matieres premieres ennemies argile ou feldspat. Nos produits ne remplissent pan cette condition. Comme toutes les fabriques françaises d'ailleurs, l'usine de Wasserbillig doit acheter en matieres premieres en Allemagne, parce qu'elle ne les trouve ni en France ni en Luxembourg. La conséquence en est que ses produits sont soumis à un tarif de douane pour ainsi dire prohibitif, Il est donc désirable que la question de l'union économique trouve une prompte solution.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les fournitures de matieres premieres par l'Allemagne ont été très restreintes. Les fournisseurs, pour leur justification. invoquent le manque de moyens de transport. Les prix des matières premieres, en augmentant sans cesse, sont devenus exorbitants.</p>\n<p class=\"lf-p\">Toutes ces circonstance (...) sont répercutées nécessairement sur la fabrication. Par suite du manque de matieres premiers et des arrivages insuffisants de houille, l'usine était dans l'impossibilité d'embaucher tou(...) les ouvriers qui demandaient du travail, Les effets de la journée de huit heures doivent se faire sentit d'une façon défavorable dans un établissement a (...)outs et leu(...) cont(...) Les installations de Wasserbillig sont adaptées à la journée de 10 heures, La chaleur s'échappant du four cuit servait a chauffer en partie le four suivant.</p>\n<p class=\"lf-p\">Aujourd'hui le four ne ont plu vidés et remplis dans le temps requin de sorte que la chaleur n'e(...)t plus utilisée dans la meme proportion. Il en résulte que la consommation du combustible est plus élevée qu'auparavant.</p>\n<p class=\"lf-p\">Simultanément avec la réduction de la durée du travail le rendement de l'ouvrier a diminué d'environ 25°‰ . Il est évident que ce (...)ait se justifie difficilement. Le rendement pourrait être sensiblement dépassé(...)ile travail a la tache était accepté, L'usine a occupé en moyenne (...) ouvriers et 30 ouvrières. La fabrication ne demande en général qu'un nombre restr(...) d'ouvriers robustes, le travail étant fourni par des machines et le poids de la marchandises fabriqué ne dépassant que très rarement 1 kg. par pièce. Les salaires de 1919, beaucoup supérieur a ceux de 1918, ne ont plus en aucune proportion avec les prix de vente. l'(...)e nouvelle augmentation, si les circonstances la rendaient nécessaire, aurait une répercussion des plus facheuses sur cette branche de notre activité nationale; les produits atteindraient des prix qui mettraient fin a leur emploi malgré leur qualité supérieure à celle des produits concurrents.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le personnel ouvrier est presque exclusivement composé d'indigences, mais qui ne suffisent pa(...) en cas de marche normale de la production. La pé(...)ie des logements à Wasserbillig ne per- 48 mettrait guère l'emploi de la main-d'œuvre du dehors. La construction de maisons ouvrières semble s'imposer alors. Elle trouverait un concours empressé de la part de l'usine qui estime la la construction de maisons ouvrières par ses soins comme inopportune et préfère que l'ouvrier, à qui la journée de 8 heures laisse beaucoup de temps libre, se décide à se créer une habitation qui soit à lui.</p>\n<p class=\"lf-p\">Industrie des ciments.</p>\n<p class=\"lf-p\">La production du ciment n'a pas varié par rapport à l'année dernière. Les usines ont été forcées à des chômages réitérés par suite de l'approvisionnement insuffisant en combustible. Au point de vue des débouchés, il y a lieu de signaler le changement d'orientation dans Ies expéditions.</p>\n<p class=\"lf-p\">La production a été placée de préférence en France et en Hollande; l'AIlemagne n'a absorbé que de faibles quantités.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les frais de production ont dépassé très sensiblement ceux de Tannée précédente: le prix du charbon, le coût de la main-d'œuvre, accentué encore par les effets de la journée de huit heures, ainsi que le prix de tous les articles accessoires indispensables à la fabrication no cessent d'augmenter.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les prix de vente ont du s'adapter nécessairement à ce mouvement ascensionnel.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les ventes rencontraient de sérieuses difficultés, les pays environnants étant en mesure de produire dans des conditions plus avantageuses. Le marché allemand était impraticable à cause du change. En Alsace-Lorraine et en Belgique le prix du charbon, et par conséquent le prix de revient de la briqueterie, était inférieur à celui du Grand-Duché, tandis que les droits d'entrée très élevés gênaient sérieusement les exportations en France. A ces circonstances venaient s'ajouter les multiples difficultés de transport par chemin de fer ainsi que les entraves administratives créées par le système des licences.</p>\n<p class=\"lf-p\">Briqueterie mécanique.</p>\n<p class=\"lf-p\">En suite des perturbations amenées par l'état de guerre, en suite aussi de l'incertitude où l'on se trouve des conditions à venir du marché, l'activité des transactions est fortement réduite.</p>\n<p class=\"lf-p\">La baisse de la puissance d'achat de l'argent arrête toutes Les initiatives, et bien que le manque de logements soit de plus en plus sensible, l'esprit d'entreprise fait défaut.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'augmentation énorme du prix de revient oblige les briqueteries a augmenter considérablement leurs prix de vente. Malgré ces augmentations, il ont bien difficile d'obtenir des marchés avantageux, et, afi(...) de pouvoir lutter contre la concurrence étrangere, les briqueteries sont obli gées de transformer et de moderniser leur outillage et leurs installations. Certaines fabriques font des constructions et installations dont le prix dépasse même celui du matériel existant.</p>\n<p class=\"lf-p\">Avant tout il s'agit d'économiser la main-d'œuvre et le charbon. En ce qui concerne notamment le charbon, l'industrie briquetière luxembourgeoise est placée en état d'infériorité manifeste du fait que les usines d'Alsace-Lorraine obtiennent le combustible à des prix inférieurs d'au moins 100 % à ceux payés par le consommateur luxembourgeois, Cet état de choses, en se prolongeant, finirait par amener la ruine de l'industrie briquetière luxembourgeoise.</p>\n<p class=\"lf-p\">49 Les briqueteries mécaniques du pays, qui en temps normal produisaient et vendaient environ 10 millions de briques par an, ont produit en 1919 à peine 2 millions. Et encore, le marché national a-t-il été impuissant à absorber ces faibles quantités, et il a fallu recourir à l'exportation. En 1920 également, la plus grande partie de la production devra être exportée. Dans ces conditions, il est indispensable d'obtenir la protection des pouvoirs publics, qui, en premier lieu devront avoir à ci(...) de résoudre la question du charbon. Ensuite, nous tenons à faire observer encore une fois que les briques luxembourgeois sont happées de taxes à leur entrée en France et en Belgique, alors que les produits français et Belges entrent chez nous francs et libres de tous droits de douane.</p>\n<p class=\"lf-p\">Industrie des explosifs.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'année 1919 a été plus funeste encore pour l'industrie des explosifs que la précédente: la production ne renseigne que 328,200 kg. de poudre de mine contre 443.4004 et 82.800 kg. d'explosifs de sûreté contre 88.500 kg. En 1918, le manque du matieres premières empêchait cette industrie de satisfaire aux demandes; en 1919, où les matières premieres ne manquaient plus, les commandes faisaient défaut.</p>\n<p class=\"lf-p\">Sur le marché intérieur la consommation d'explosifs a beaucoup diminué par suite du recul de la production miniere. Néanmoins, elle a dépassé la production indigène, car les mines couvraient la majeure partie de leurs besoins en Allemagne. Les fabriques allemandes étaient à même de fournir a des prix plus avantageux parce que, d'une part, elles disposaient encore de grands stocks de matières premieres destinées à la fabrication de munitions de guerre, et que, d'autre part, elles payaient leurs employés et ouvriers en marks, ce qui leur permettait d'établir leurs prix dans la même monnaie, alors que l'industrie luxembourgeoise, qui payait ses employés et ouvriers en francs, devait établir son prix de vente en francs également. Les mines ont profité du mauvais cours du mark pour acheter des explosifs allemands au-dessous du prix de revient luxembourgeois.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le principal débouché de cette industrie avant la guerre fut la Lorraine. Comme la fabrication des explosifs est en France monopole de l'État, l'importation en Alsace-Lorraine a été prohibée des le 1er janvier 1919. Les manufactures de l'État français n'étant pan en mesure de fournir les explosifs auxquels les mineurs lorrains étaient habitués et les mines trouvant des difficultés à se fournir en France par suite de la crise des transports, le Commissaire général de la République a Strasbourg a toléré temporairement l'importation de quantités limitées d'explosifs luxembourgeois. La quantité de poudre de mine importée en 1919 en Lorraine a été de 147.000 kg., soit le tiers de la production totale, L'importation étant prohibée depuis le commencement de 1920, il en résulte que la situation dans cette branche devient de plus en plus précaire, L'industrie des explosifs a cherché à trouver une compensation en Belgique, mais ses efforts ont été déjoués. D'après la loi belge aucun transport de matieres explosives ne peut s'effectuer qu'en vertu d'une autorisation administrative. Cette autorisation ne pouvant être accordée qu'a des personnes justifiant d'un permis d'emmagasiner en Belgique, elle permet, soit d'empêcher l'importation d'explosifs étrangers, soit d'obliger les fabricants étranger à avoir des dépots en Belgique ce qui leur occasionnerait des frais supplémentaires. Il à été constaté qu'un grand nombre de clients belges, a(...)é par les avantages qu'offraient les explosifs luxembourgeois, n'ont pas reçu 50 les autorisations de transport sollicitées ou les ont reçues avec des retards tels que, rebutés par les difficultés administratives, ils ont fini par abandonner l'idée d'importer des explosifs luxembourgeois.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les négociateurs qui auront à examiner les problèmes soulevés par l'union économique à contracter veilleront alors à ce que les dispositions de la loi belge sur les explosifs soient modifiées, sinon cette union aurait pour résultat de compromettre l'existence même de celte branche industrielle: les explosifs belges viendraient la concurrencer librement dans le Grand-Duché, tandis que nos produits ne jouiraient pas du même avantage eu Belgique.</p>\n<p class=\"lf-p\">Tannerie, La production des tanneries a été nécessairement très limitée par suite de la pénurie des peaux propres au tannage, des difficultés des approvisionnements en peaux exotiques et de la crises des transports. Pendant la première moitié de l'année, nos établissements ont dû se borner au travail des peaux indigènes. Si, dans le courant du deuxieme semestre, ils ont réussi a s'approvisionner en peaux exotiques, la production est toujours restée très restreinte, comparée a celle de l'avant-guerre.</p>\n<p class=\"lf-p\">An mois d'avril, quand l'Office d'achat cessa ses opérations, d'assez forts stocks de peaux indigènes étaient encore disponibles dans le pays, Le marché à cette époque, était hésitant et les prix stationnaires, Mais bientôt les exportations vers l'Amérique en transit a travers la France sollicitées parle bas cours du franc luxembourgeois, prirent une assez, vive allure. A vrai due, ces stocks n'intéressaient que médiocrement la tannerie, lesaba(...)agesdu pays se prêtant moins bien que les peaux exotiques à la fabrication du cuir fort, pour laquelle non établissement sont parti culièrement outillés. L'offre des peaux indigènes se raréfiait dans la suite. les peaux exotiques revenaient très cher, et comme leur choix était limité, les tanneries devaient se rabattre sur de la marchandise de seconde qualité. Les peaux ne mirent à la hausse. Partis de 3 fr., les prix se sont acheminés par étapes successives jusqu'à 7 fr. 50 le kg.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les prix des tannants exotiques ont été vivement influencés par le cours du change. Ainsi la valonnée, qui cotait 80 fr. au début de l'année, ne fixait à 100 fr. vers lin décembre, le bois de Quebracho liquide s'avancait de 100 fr. à 125 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cette situation s'est nécessairement répercutée sur le prix du tanné, Les prix officiels de 13 fr. 50 pour cuir fort et vache. 17 fr. 50 pour cuir empeigne et 18 fr. 50 pour venu demeurerent en vigueur jusqu'au 1er mai. Une hausse de 1 fr. 50 à 5 fr. 50 se produisit au mois de juin pour mettre les cuirs indigènes on harmonie avec les prix étrangers. Le tanné augmentait dans la suite avec les peaux. Vers la fin de l'année les prix se fixèrent à 19 à 20 fr. pour euh fort et vache. à 25 à 28 fr. pour cuir empeigne et à 28 à 30 fr. pour veau. A l'heure actuelle, on remarque une tendance a la baisse qui est partie de l'étranger et semble se répercuter sur le marché mondial.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les deux fabriques de chaussures sont pleinement occupées. Le prix des chaussures courantes. à l'exception des chaussures de luxe, est sous la dépendance des prix de l'Office de répartition.</p>\n<p class=\"lf-p\">Comme la tannerie en Amérique a pris une grande extension pendant la guerre. elle continue a présent à fournir le marché européen avec des chaussures d'un bon marché relatif.</p>\n<p class=\"lf-p\">51 Ganterie.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'armistice et la signature de la paix n'ont pas apporté l'amélioration espérée. Les difficultés de se procurer la peau brute et autres matières nécessaires à la ganterie, à la mégisserie et à la teinturerie no se sont nullement atténuées. L'Allemagne et l'Autriche-Hongried'où nos fabriques (iraient la plus grande partie de leurs peaux brutes, s'obstinaient à refuser la sortie des peaux nous prétexte d'en avoir besoin pour leur propre industrie. il fallait donc songer à se pourvoir ailleurs, en France, en Hollande et eu Espagne. Les prix d'achat déjà si élevés des peaux et des nombreux articles servant à la ganterie, à la mégisserie et à la teinture des peaux se trouvaient sensiblement grevés encore par l'effet du change défavorable. A ces circonstance. il y à lieu d'ajouter encore l'augmentation considérable des salaires, qui était d'environ 200% On peut se demander comment, dann ces conditions, la ganterie luxembourgeoise pourra soutenir la concurrence étrangere, entre autres celle des importantes fabriques de Bruxelles et de Grenoble qui paient des salaires sensiblement inférieurs à ceux des ouvriers luxembourgeios ?</p>\n<p class=\"lf-p\">Jamais la ganterie ne s'était vue aux prises avec des difficultés pareilles.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quoique la production fût nulle en 1919, il fallait entretenir les employés et les contre-maîtres et conserver ainsi un noyau d'ouvriers et d'ouvrieres en vue de pouvoir reprendre le travail à un moment donné, Ce n'est que vers le commencement de l'année eu cours que la ganterie a réussi à se procurer quelques petits lots de matière brutes à des prix fantastiques majorés encore par l'élévation du change, 11 est a remarquer encore qu'apres s'être procuré ces peaux à des prix exorbitants, les peaux devant s'éjourner assez longtemps avant de panser à la teintures la fabrication n'a pu commencer qu'au mois de février, Toutefois, elle ne représente que 30% du volume de l'avantguerre Somme toutes Ia situation actuelle de l'indrustrie gantier luxembourgeoise est réellement lamentable.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ecorces à tan.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le marché des écorces à tan a perdu, pendant l'année 1919, l'animation que lui avaient. imprimée les anées précédentes L'Allemagne, qui avait absorbé auparavant la majeure partie de Ia production Luxembourgeiose, ne pouvait plus acheter a cause de la dépréciation du mark, La derniere récolte a donné un rendement d'environ 100.000 bottes, dont à peine 10% ont été expédiés a l'etranger alors que le reste a été employé par les tanneries du pays. Les prix des êcorces excellent autour de 6 h , la botte de 25 kg,.</p>\n<p class=\"lf-p\">Brasserie.</p>\n<p class=\"lf-p\">Malheureusement, le retour de la paix n'a pas amélioré la situation de la brasserie luxembourgeoise qui dont ranger l'exercice 1919, comme les quatre exercices précédents, parmis les années défavoralbes 52 La production de la bière en 1919 a été d'environ 100.000 hl., soit seulement :32 % de la production normale, la production moyenne des années 1913 et 1914 ayant été de .315.000 hl, La brasserie attribue la mauvaise allure de ses affaires et sa situation financière si défavorable à la crise générale dans l'industrie d'abord, à la hausse continuelle du malt, du houblon, des combustibles, des fourrages, etc., ainsi qu'à l'augmentation excessive et inquiétante des Irais généraux en général.</p>\n<p class=\"lf-p\">A la grande cherté des matières premières et des combustibles ainsi qu'aux frais généraux exorbitants est venu s'ajouter, dans la seconde moitié de l'exercice, un renforcement tres considérable des droits d'accise, et tous ces facteurs ont pesé lourdement sur le prix de revient de la bière qui, par rapport au prix de vente, est de beaucoup trop élevé, L'avenir de la brasserie luxembourgeoise est lié à la nouvelle orientation économique du Grand-Duché, problème qui, à l'heure actuelle, n'a toujours pas trouvé sa solution. La prompte réalisation d'une union douanière serait à souhaiter; elle permettrait à la brasserie de le créer de nouveaux débouchés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Distillerie, Au cours de la campagne 1918-19,60 distilleries ont travaillé 1.271.574 Kg. de betteraves (déchets, pulpes, etc.) et produit 77,450 litres d'alcool pur.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le nombre des distilleries travaillant des fruits, qui était de 1097 pour la campagne précédente, est descendu à 801. Ces établissements ont travaillé ensemble .31,000 hl de huits et produit 71,.544 litres d'alcool pur.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les droits d'accise payés se sont élevés à environ 180,000 fr, Industrie textile.</p>\n<p class=\"lf-p\">En draperie, le volume de la production n'a guère varié. Les prix de revient et de vente contunuent leur mouvement à la hausse. Les ordres abondent et la marchandise est expediée aussitôt prête. Les difficultés de s'approvisionner dann certains produits indispensables n'ont pas diminué, La boucherie n'a pu reprendre le travail qu'en octobre 1919, toutes les matieres. premieres, faisant défaut. Pour l'armée 1920, cette branche a passablement de commandes pour l'intérieur du pays, la Franco, l'Angleterre et la Belgique, mais elle rencontre de sérieuses difficulté a se proenrer une série d'articles, comme les fils à coudre, les boutons, les dentelles, etc.,alors que les exigences des ouvriers rendent le travail presque impossible. Si la bonneterie trouve a se fournir de laines et de colons en Angleterre et eu Belgique, les prix de ces articles, pur suite du change désastreux, ont doublé depuis juillet 1919, Cette branche a eu des difficultés énormes à se remettre au travail, L'écoulement de la production était même difficile au commencement parce que la France inondait le pays de (...)riens qui s'étaient accumulés pondant la guerre et fabriqués avec des matières bon marche, En 1920, la situation changea. Le marché français s'est vidé à son tour, les fabricants français ne peuvent plu livrer et leurs produits sont devenus beaucoup plus chers, Aujourd'hui, les articles fabriqués sont recherchés par tous les pays et la cherté dos vêlement atteindra des niveaux inconnus jusqu'ici.</p>\n<p class=\"lf-p\">53 Commerce des chiffons. - L'année dernière, pour Ia première l'ois depuis le commencement de la guerre, il a été possible d'importer des. chiffons de l'étranger et, par suite, d'occuper régulièrement les ouvrières. Les chiffons ont augmenté d'une façon inattendue et les prix que les chiffonniers ont pu obtenir s'approchaient des maxima renseignés vers la fin de la guerre, Comme l'industrie textile ne demande plus de chiffons, les quantités importées et recueillies dans Je pays-; même sont exportées, Industrie des tabacs, La production n'a pas sensiblement varié par rapport à l'année précédente: elle peut être évaluée à 300 ,330.000 kg.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cette production a été écoulée facilement. Comme, d'un coté, les pays voisins avaient rétabli la douane et que,d'un autre coté, le Gouvernement grand-ducal avait interdit les exportations à cause de la pénurie des tabacs dans le Grand-Duché, les ventes restaient limitées an marché intérieur, La pénurie des tabacs a cessé depuis longtemps et les fabricants ont demandé à plusieurs reprises au Gouvernement de supprimer la défense d'exportation qui n'a plus de raison d'être. l'approvisionnement du pays étant assuré et la défense ne pouvant plus influencer le prix de vente.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les prix des tabacs bruts n'ont guere changé dans le cours de l'année, L'approvisionnement eu quantité suffisante était possible mais il se compliquait de difficultés de t r a n p s o r t tant par mer que pat chemin de fer, Toutefois, l'effervescence des chances sur la Hollande et l'Amérique qui s'acheminaient ver des niveaux fantastique rendait les achats impossibles vers la fin de l'année, Depius l'armistice, l'industrie luxembourgeoise, ne recevant plus de tabacs bruts Palatinal était obligée de fournier exclusivement en tabacs bruts d'outre mer, soit a Anvers, soit sur les marchés hollandais lesquels sont soumis a des droits d'entrée eu Luxembourg, Les matières necessaires telle que papier d'emballage etc., ne l'obtenaient que tres difficilement et a des prix fort éléve. Le pris de vente ce sont adaptée naturellement a l'augmentation progressive du prix de revient, La fabrication est restée limitée aux. besoins de la consommation indigene. Il n'y a pas de modification a signaler dans l'outillage En présences de l'incertitude dont s'entoure l'avenir que la prochaine orientation économique du prix réserve a cette industrie les fabricants s'abstiennet de faux l'acquisition de nuveau matériel, L'outillage actuel suffisant amplement aux besoins du moment, Le personnel réduit que l'industrie des tabac occupe depuis la guerre par suite de lu perte de certains débouchés a travaillé régulierement Les salaires ont augmenté avec le renchérissement de la vie Des le début de l'exercice un tarif douanier, essentiellement provisoire, a été mis en vigueur par le Gouvernement, Les taxes pour le tabac se rapprochent de celles du tarif allemand; tabacs en feuilles non fabriqués, éco(..)es 220 fr, les % kg, autres 160 fr.. tiges et cotes de tabac 100 fr,; tabacs fabriqué engares 700 fr., cigarettes (outre le droit d'accise 700 h , tabac a fumer contre le droit d'acce(...) pour coups fines d'un prix de vente en détail supérieur a 20 fr. kg 300 fr autre 100 fr, 54 Seulement, pour satisfaire au désir des fabricants et des consommateurs, et tenant compte des prix de vente élevés pour les circonstances, la limite du prix de vente en détail du tabac coupefine a été portée jusqu'à 20 fr. le kg., de sorte que la presque totalité den produits peut être Iivrée à la consommation en coupe fine sans être sujette à la taxe de la banderole.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'industrie des tabacs, comme l'industrie et le commerce en général, souhaite vivement la solution de la question de l'union économique du pays.</p>\n<p class=\"lf-p\">Imprimerie.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'imprimerie, dans son ensemble, était suffisamment occupée en 1919, Comme l'armée précédente, les fournitures d'imprimés pour les divers services de ravitaillement ont contribué dans une certaine mesure à entretenir un courant d'ordres assez régulier.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le marché du papier a vigoureusement accentué son mouvement à la hausse qui, depuis le début de l'année en cours, a pris une allure désordonnée et réellement inquiétante. Aujourd'hui, les papiers sont arrivés à un niveau qui décourage les consommateurs et menace de paralyser l'imprimerie. Les commandes sont limitées au strict nécennaire et dans les dernier temps les divers établissements sont moins bien pourvus de travail. Les papiers à lettres, de fantaisie et de luxe sont à des prix inabordables. Les approvisionnements en papiers de toutes sortes sont irréguliers et souvent assez précaires.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les salaires ont adapté leur évolution au coût de la vie. Vers la lin de l'année, un accord s'est établi entre l'Association des imprimeurs et l'Union des ouvriers-imptimeurs en vue du maintien provisoire du barême existant jusqu'à l'orientation économique définitive du pays, Cependant, pour tenir compte de la cherté croissante de la vie. les salaires des aides ont été majorés de 1 fr. 30 à partir du 1 er janvier 1920, Les célibataires reçoivent la même indemnité de renchénissement de 85 fr. par mois que les hommes mariés et les supplément pour les enfants au dessous de seize ans sont fixés en principe à 10 fr, par mois. Depuis le commecement de la guerre les salaires des aides ont été majorés successivement de 0,25 ( 1,00 | 1,2.*) 2,50 1 30 . 1,.30 8 fr. indépendamment de l'indemnité de renchérissement de 3 fr. 10 par jour, soit de 11 fr, 10 ensemble, Le minimum de salaire, qui était de 3 fr. 50 en 1914. est monté à 16 fr, 90 pour les célibataires et les ouvriers mariés sans enfants. Il va sans dire que l'introduction de la journée de huit heures en décembre 1918 n'a pas été suivie, d'une réduction den salaires.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les prix exorbitants du papier et le relèvement considérable den salaires forcent l'Association des imprimeurs à élaborer un nouveau tarif des prix pour les imprimés Ies plus usuels Les répercussions de cette situation se font sentir dans tous Ies compartiments de l'imprimerie.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les livres est complètement négligé, Par suite de l'augmentation extraordinaire du prix de revient la reimpression des manuels classiques ne laisse plus aucune marge de bénéfice et ne tente plus les editeurs. Le journal est particulierement affecté par le renchérissement du papier et de tous les accessoires que modeste relèvement des prix d'abonnement ne parvient pas à compenser, Le labeur de ville va sans cesse diminuant.</p>\n<p class=\"lf-p\">55 La situation si précaire qui règne sur le marché du papier fait regretter le chômage de la fabrique de Manternach qui eût pu contribuer en une certaine mesure à l'approvisionnement du marché indigène.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pour parer à des abus, l'Etat a imaginé d'introduire un contrôle des fournit lires d'imprimés.</p>\n<p class=\"lf-p\">En conséquence, d'accord et sous le contrôle de l'Association des imprimeurs, la répartition des toutes les commandes sera faite, apres examen préalable du prix de chaque commande, entre huiles les imprimeries sur la hase du nombre d'ouvriers occupés dans chaque établissement.</p>\n<p class=\"lf-p\">Horticulture.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'exportation des rosiers, suspendue pendant la guerre, a recommencé en 1919, mais sur une modeste échelle. Les stocks étaient insignifiants, car les rosiétistes ont travaillé pendant toute la guerre avec den pertes énormes, leur seul but pouvant être de conserver leur personnel.</p>\n<p class=\"lf-p\">Apres l'armistice ils se sont mis à réorganiser leurs cultures, triais un grave inconvénient se présentait, le manque de plants pour le greffage et c'est au prix des plus grandes difficultés et d'énormes serifices d'argent qu'ils arrivèrent à se procurer des quantités très minimes de porte-greffe de sorte qu'une nouvelle année était perdue pour la culture rosicole. Les plus grands efforts et des sacrifices considérables seront nécessaires pour rétablir la renommée du pays des roses dans le monde entier.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les pépiniéristes ont trouvé, pour le petit nombre d'arbres dont ils disposaient, un débouché assez, rémunérateur dans le pays même.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les fleruistes avaient a lutter contre de sérieuses difficultés, dont la principale était la cherté du charbon. et ce n'est que grace au développement du goût pour les fleurs et plantes dans le Grand-Duché qu'ils ont pu réaliser des bénéfices.</p>\n<p class=\"lf-p\">Comme la consommation den légumes a pris des proportions très considérables depuis Ia guerre à des prix tre rénumérateurs les maraîchers ont activement mené leur production.</p>\n<p class=\"lf-p\">Conserves de légumes, La production de l'établissement de Beaufort a été de 10.000 kg. environ, en légère diminution sur 1918 La fabrication a été défavorablement influencée par la rareté de la main-d'œuvre et la difficulté de se procurer certaines matieres premières.</p>\n<p class=\"lf-p\">Comme la production était assez réduite, la vente s'est effectuée sans Trop de difficultés, A relever également que la concurrence belge et française a fait fléchir les pris pratiqués.</p>\n<p class=\"lf-p\">La hausse des matieres premières à l'exception des semences, s'est poursuivie d'une façon interompue, Il est tres difficile au demeurant sinon impossible. de se procurer certains articles, comme le fer blanc pour les boîtes, dont Ies prix ont encore septuplé depuis la guerre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le nombre des ouvriers a été de 10 environ que l'établissement a pu occuper régulirement, mais non sans grands sacrifices et à des salaires en forte hausse, C'est toujours la main d'œuvre Hamande qui forme le noyau du personnel ouvrier, 56 Meunerie.</p>\n<p class=\"lf-p\">La rentrée des récoltes s'est faite dans d'excellentes conditions, la qualité des blés était bonne et la farine tirée à 80 % donnait un pain irréprochable pour ces temps, assez difficiles encore, Le rendement se rapprochait sensiblement de celui de 1916.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les blés étaient confisqués pour le compte de l'Etat. Les prix étaient fixes à 90 fr, les % kg. pour le froment et à 75 fr. pour le seigle, Commes les années précédentes, la meunerie de commerce travaillait exclusivement pour compte de l'Etat. Les quantité livrées par l'agriculture pour les besoins des consommateurs nonproducteurs s'élevaient pour l'exercice 1919-19 à 14. 169.00 1 kg. auxquelles viennent s'ajouter les blés exotiques, soit 1.</p>\n<p class=\"lf-p\">752.720 »</p>\n<p class=\"lf-p\">La meunerie avait donc à travailler au total 15.921 ,72 1 kg,. de blé, quantité insuffisante pour lui procurer du travail pondant foule l'année, quantité insufisante encore pour la consommation indigène..</p>\n<p class=\"lf-p\">L'État s'est vu forcé d'importer de fortes quantités de farine, soit. ensembles 6.223.330 kg, La farine tirée du blé indigène aux (aux d'environ 80 % a donné un rendement total de 12..385.781 »</p>\n<p class=\"lf-p\">Le total de la farine consommée s'élève ainsi à 18.608.813 kg.</p>\n<p class=\"lf-p\">La hausse continuelle de tous les articles de meunerie et les augmentation successives des salaires ont. grevé lourdement les frais de production. Les difficultés. du recrutement des ouvriers augmentent d'armée en année.</p>\n<p class=\"lf-p\">Viticulture et commerce des vins. (Rappfort présenté par la Commission de Viticulture.) L'année 1919 a débuté dans des conditions assez heureuses, L'a(...)lement parfait du boi, le départ tardif de la végétation diminuant les dangers des gelées. blanches, finalement la .sorte régulière des mannes assez nombreuses justifiaient un pronostic favorables pour une bonne récolte, (\"était le mois de juin caractérisé par d'excessives variations de la température qui marquait un fâcheux tournant. La marche normale de la floraison en fut sensiblement entravée d'une grange partit; don fleurs ne nouaient pas, coulure et millerandage en furent la conséquence, l'un autre phénomène qui influençai! désavantageusement le développement et la maturation des r(...)ins, fut la rouillure (Sang) des tenilles qui n'épuisaient en grande partite. et ne pouvaient donc qu' un parfaitement, exercer leurs fonctions nutritives et d'assimilation, Quant aux ennemis les plus implacables de la vigne la cochylis, le mildew et l'oidum. ils ont également contribué à amoindrir Ies chances d'une récolte abondante et de qualité supreme.</p>\n<p class=\"lf-p\">C'est notamment dans les vignes situées entre Ahn et Machtum. le domaine favori de la cochyles: que cet insecte a fait don ravages énormes, Aussi, malgré les jours ensoleillés. de la fin d'été les raisins ne faisaient que de tres lents progrès, La pourriture s'emparant des grains forçait les vignerons à procéder à la cueillette, alors que les raisins n'etaient pas encore entierement mûrs La statistique de la récolte établie par les soins de la Commission de Viticulture accuse un rendrent de 8857 foudres de 100 1, La qualité des vins était fort médiocre ainsi qu' on devant 57 s'y attendre en présence d'aussi malencontreuses prémisses. C'est notamment la grande acidité qui caractérise les 1919. D'après les analyses faites par le contrôleur des vins et le chimiste du laboratoire bactériologique, l'acidité varie entre 10 et 2 0 ‰ , la densité constatée par l'aréomètre d'Occhste oscille entre 50 et 82 %.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le commerce des vins de 1919 a été peu animé. Depuis notre dernier rapport, Ies prix se sont tenus à peu près au munie niveau. Le 1919 a été coté, en automne, à 1200 2 0 0 0 fr. Quelques erus de qualité ont réalisé des prix plus élevés. A l'heure qu'il est, plus de 4000 foudres, soit presque la moitié de la récolte, restent encore à vendre. Aussi les cours inclinent-ils à fléchir. Les causes de cet état de choses alarmant résident dans la dépréciation du mark allemand et dans la fermelure quasi complète de la frontiere prussienne. il est a espérer que l'art, 268 du Traité de paix qui assure aux produits luxembourgeois l'entrée libre en Allemagne, sera mis en vigueur prochainement. Sinon, notre viticulture ira au-devant d'une crise inéluctable.</p>\n<p class=\"lf-p\">Produit de la récolte des moûts de 1919.</p>\n<p class=\"lf-p\">Commune Nombre de foudre par Section localité Bous Burmerange.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dalheim Echternach Flaxweiler commune 118 Bous Erpeldange Rolling Burmerange 123 Assel 68 Elvange 76 Emerange 19 12 13 17 Dalheim Filsdorf Wettrange Echternach Bevren 341 80 173 25 17 21 Goturgen Grevenmacher Lennungen Manternach Mertert.</p>\n<p class=\"lf-p\">Mompach, Flaxweiler Niederdonven 321 Oberdonven Grevenmacher 67 670 Canach Lenningen 150 192 Lellig Manternach 34 Munschecker 30 Mertert 295 Wasserbillig 190 Born 53 50 Mœrsdorf Mondorf, Herborn Givenich 2 Ellange Mondorf 52 597 670 342 87 185 105 137 # 58 Commune Section Remerschen Remerschen Schengen Wintrange Remich Gust Hinkel Rosport Greiveldange Stadtbredimus Tuntange Waldbredimus Bech-Klemmacher Schwebsange Wollenstein, Remich Rosport Stadtbredimus Waldbredimus Wellenstein Wormeldange Nombre de foudres par localité commune 380 160 290 830 648 31 1 318 37 72 270 400 78 33 670 133 700 100 600 Ahn 195 Ehnen Machtum Wormeldange 134 367 837 1700 420 884 Vins de Champagne.</p>\n<p class=\"lf-p\">E Mercier et Cie, succursale de Luxembourg En 1918 la maison Mercier étant fermee et occupée par l'Othee d'achat et de repartition de l'Etat (Section Graisse et beurre) et la Fédération des Commerces agricole.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ce n'est qu'au mois d'avril 1919 qu'elle a recommencé Ia vente Le marche allemand qui, avant la guerre, était le débouché principal de la succursale de Luxembourg. est devenu tres peu actif par suite du change. Par contre Luxembourg ayant de bonnes communications par chemin de fer avec la Belgique, les expédition vers ce pays ont augmenté de mois en mois et atteint un chiffre satisfaisant.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le stock de vins en bouteilles de la succursale de Luxembourg eut encore très important Les cuvées de moindre qualité sont épuisées si bien que Ia maison Mercier est particulierement bien placée au point de vue de la qualité Tous les articles servant à Ia manutention ont augmenté régulièrement pendant l'année 1919 Il est impossible de prévoir une mise en boutteilles tant que la situation économique du Grand Duché n'est pas définitivement fixée En particulier l'application de l'article 258 du Traité de Versailles influera sur les prochains tirages, L'établissement a occupé en moyenne comme personnel ouvrier 30 hommes et 6 femmes Luxembourg et 6 hommes et 12 femmes à Kopstal 59 Industrie du gaz. (Usine a gaz de Luxembourg.</p>\n<p class=\"lf-p\">Marché des combustibles).</p>\n<p class=\"lf-p\">L'année 1919 était caractérisée par les grands bouleversements politiques qui s'accomplissaient sur nos frontières, L'AIsace-Lorraine était redevenue française, le pays de la Sarre passait, pour 13 ans sous le régime de I'Entente et ses mines de charbons, qui avaient été le domaine de l'Etat prussien, passaient pour la durée de l'occupation en toute propriété à l'Etat français.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le nouvel état de choses devait nécessairement entraîner de gros dérangements. Si ceux-ci furent moins sensibles pour les charbonnages lorrains qui continuaient do fournir leurs anciens clients, la nouvelle organisation des mines fiscales était autrement compliquée. La France était absolument dépourvue de combustible et i l était naturel qu'elle se réservai la majeure partie de la production; elle rétrocédait cependant aux consommateurs luxembourgeois à peu près le contingent absolument indispensable au maintien des diverses industries.</p>\n<p class=\"lf-p\">Au point de vue pratique, la nouvelle organisation se heurtait à de grosses difficultés. Les quantités attribuées aux consommateurs ne furent pas livrées, Les besoins pressants de la France, la nouveauté du régime, les grêves continuelles des mineurs et des cheminots, toutes ces circonstances contribuaient a jeter le désarroi dann l'approvisionnement des usines à gaz.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les difficultés arriverent a leur apogée au mois de décembre. Grâce a l'intervention du Gouvernemeut, les plus pressants besoins purent être satisfaits, Les usines à gaz purent maintenir leur service tant bien que mal, mais elles vivaient au jour le jour* toujours en proie au souci du lendemain, craignant à tout instant de voir leurs réserves s'épuiser.</p>\n<p class=\"lf-p\">La répartition des confingents de charbons attribués à notre pays était faite à l'origine par un service industriel français spécial. Au plus fort des difficultés cette Organisation passait à un groupe d'industriel indigenes pour prendre, vers la fin de l'année, le caractere d'une administration spéciale qui, sous le nom de Bureau économique, fonctionne à la satisfaction générale.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cet organisme a centralisé entre ses mains tout l'approvisionnement du pays en combustibles natif les rares arrivage de Belgique où le commerce privé continuait à dominer le marché et à se soustraire a toute réglementation. Le contingent de combustible fourni en 1919 par la Belgique tant à l'industrie qu'a la consommation domestique était insignifiant. Tout l'approvisionnement dépendait de Ia Sarre et de la Lorraine, Au commencement l'année, le prix du charbon était en moyenne de 66 fr. pris à la mine, il sufit plusieurs augmentation pour atteindre 87 fr, 50 vers la fin de l'année., Le mouvement des prix du charbon a gaz pris au charbonnage se présente comme*suit depuis 1908:</p>\n<p class=\"lf-p\">1908 fr. 19.12 1914 fr. 20,00 . 21.87 1915., 1909 19,30 1910 19.30 1916.23.12 1917 45018 1911 1787 1912 66.37 1918 17.87 76.50 1919 1913 17.87 La hausse du charbon, fonte sensible qu'elle fût, suivait à peu près celle des salaires et de tous les articles de premier nécessité en général; elle lui des plus modestes comparée a celle que devait 60 lions réserver l'année 1920. Les prix du gaz subiront une légère augmentation de 18 à 25 centimes, par m 3 à partir du 1er mars 1919, mais cette majoration était absolument insuffisante pour couvrir les augmentations continuelles du prix de revient. Une perle de 127.950 fr. sur la régie du gaz en fui la conséquence naturelle.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les résultats techniques de l'exploitation du gaz n'ont guère varié par rapport à l'année préfédenie. Les embarras qui surgissent sur le marché d'un article quelconque se réperentent avant t o u t sur la qualité. Cette loi s'observe également pour les charbons dont le rendement moyen en gaz, ne fut que de 276,.5 m 3 par tonne de charbon distillée. La production totale était de .3.729.000 m3 de gaz; elle était supérieure de 201.000 m3 ou de 6 % à celle de 1918. L'insuffisance de l'usine se manifestait par conséquent d'une façon plus prononcée encore: elle ne pouvait couvrir toute la consommation et, pour assurer du moins l'éclairage public et privé, il fallait i n t e r r o m p r e le débit d u gaz de 8 à 11 heures du matin pendant tout l'hiver depuis le 21 octobre jusqu'au 15 février.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'usine a produit 720 tonnes de goudron, soit 53 % du poids des charbons distillés. A cause du bouleversement économique du marché mondial, les débouchés ordinaires nous étaient fermés et i l fallait recourir à des expédients pour loger ce produit si précieux, mais en même temps. incommode.</p>\n<p class=\"lf-p\">La production eu coke disponible s'élevait à 51 % du charbon distillé, soit a 6886 tonne .</p>\n<p class=\"lf-p\">Comme l'approvisionnement du pays en charbon était insuffisant, surtout pendant le mois le plus difficiles d'octobre et de novembre, les marchands, les petites industries et les consommation privés étaient absolument dépourvus. C'est grâce à la sollicitude du Gouvernement, a se démarche, fréquentes et inlassables auprès des organes français chargés de la distribution de la production de la Sarre que la situation restait supportable. Cependant, sans l'hiver extraordinairement doux, la pénurie du charbon aurait provoqué une catastrophe, Grâce à la prévoyance avisée du Gouvernement, les services municipaux ont pu parer aux besoins les plus urgents Le coke de l'usine fut fortement rationné. Pour la vente en gros, aucune commande dépa(...)ant 750 kg ne fut acceptée; chaque ménage n'avait droit qu'à 50 kg par semaine.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les bâtiments municipaux furent approvisionnés par le Bureau économique en gro coke d'usine au prix excessif de 1860 fr. les 10 tonnes, tandis que la ville vendait le coke de l'usine au prix dérisoire de 700 IV. les 10 tonnes. Elle devait faire ce sacrifice pour réserver de plu forte quantités aux besoins de ses habitants.</p>\n<p class=\"lf-p\">Assurances.</p>\n<p class=\"lf-p\">A peine 1 armistice conclu, les assureurs français se sont jetés en masse sur l'Alsace Lorraine en cherchant à se devancer l'un l'autre, II est quelque peu surprenant de voir leur abstention radicale à l'égard du Grand-Duché, malgré que ce dernier avait spontanément rompu fou lien économiques avec l'Allemagne pour s'orienter résolument du coté des pays de l'Entente La différence, s'explique partiellement en ce que l'Alsace Lorraine redevenait eu 1918 terre francaise.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les Compagnies françaises n'avaient donc aucune formalité à remplir avant l'installation, et eu outre, elles trouvaient le champ libre par l'expulsion des Compagnies allemandes, Chez, sont , au contraire, aucune Compagnie ne s'est retirée pour céder la place aux nouveaux venus De plu 61 nous avons notre législation assez sévère de [89] qui, pour proférer les assurés locaux, ne manque pas de n i e d r e de nombreuses entraves à l'introduction de nouvelle Compagnies. Il est possible aussi que certaines Compagnies de l'Entente attendent la conclusion de noire union économique avant de r e m p l i r les formalités prescrites par la loi, car nous constatons que sur, les 12 Compagnies d'assurances contre l'incendie, il y a 8 Compagnies, allemandes, 3 Compagnies belges, l'anglaise et une seule Compagnie Française.</p>\n<p class=\"lf-p\">Passant en revue les diverses brauche: de l'industrie des assurances, nous constatons que les assurances contre le vol et celles du risque de transports, tout eu majorant très sensiblement les tarifs, ne poussent plus (...) a la consommation Le vol avec effraction se pratiquant depuis la guerre (..) une t r o p large échelle, l'assureur préfère s'abstenir, ses relèvements de tarifs se montrant en fin de compte encore insuffisant.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'assurance contre les, accident, de la responsabilité civile des a t r o u v é un intéressant automobile;. loi d'affaires dans la couverture dont le nombre a doublé depuis la guerre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le:. Compagnie, d'assurances sur la vie ayant (...) dans les pays de l'Entente lesquelles dominent sur le marché local, n'ont apres quatre années de paralysie par la guerre, pas No cultivateur et nous viendrons axaient déjà fourni avant trouvé les résultat. espéré, la cotisation des ho t i l i t é la majeure partie des polices i m p u t a b l e s a la prospérité due a la guerre. Quant au monde i n d u s t r i e l et commercial, il a t t e n d toujours, que le pays ait pris son nouvel essor économique, avant d'assumer de, charge contraire. ont continué a attribuer lioration du echeance a l l e m a n d , il tactée relativement i m p o r t a n t e . . Les Compagnie; allemandes, au la part du lion. Et cela, par de simples. spéculations sur agit, en effet, de police, différées ou Ie bénéficie du change favorab|e de I'argent l'amé- a prime unique polices con- Luxembourgeois par rapport au mark l'opération ,e de. ine pu qu'ici commune tout heureuse pour les assurés qui ont acheté une créance contre l'a u n or allemand dans la p r o p o r t i o n rapport de (...) il peinent opérer période encore bien différée de Non pa on a I'une de demeure a trouvé un Le (...) tout principale pour le q u e , plus exposé, Ce tait la de aine du couverture jour ne de (...) laquelle est déjà améliorée jusqu'au de confiance le rapprochement du pair pour la du contrat, (...) des valeurs assurables, décide pourtant que tort lentement à l'adaptation de la façon, l'assureur n'obtient le primes fortement majorées que que de c o m p r o m e t t r e le résultats espérés car la meilleure pas le c o n t i n e n t de prime, nécessaires à l'établissement de moyenne, Il y a lieu de (...) ma(...) imprimé relever (...) (...) en passant malgré de (...) que dans le Grand Duché aucune Compagnie d'assurance le rémunération (...) fiscale. du personnel, etc. En un mot l'assurance reste tort franche- ment ut chez, non l'unique article q u i ait été diale (...) de peut (...) dans le tant que a (...) de recel le. dans le publie des (..) que bour(...) ne (...) Ia branche , a celle de. assurance.. contre l'incendie, Cette (...)ément aux pa(...) avec plu l'échéance c. police de rechercher dans la (...) autre le concurrencée accroisement maintenat (...) qui sont (...) ,est des prix frais d'avant plutôt raréfié dans généraux guerre. mai La eau c primor- elle n'est pas moin celle branche indu hielte I r e m o p o l i l e par rapport aux m u l t i p l e s Compagnie représentée sur place, Aux représentant co- locaux 62 de ces Compagnies revient le mérite que, tout en sauvegardant les intérêts de leurs mandants, ils ont su ménager les intérêts de leurs clients, car dans d'autres pays le relèvement des tarifs bat</p>\n<p class=\"lf-p\">déjà «on plein. (\"est peut-être une leçon [tour nos partisans des monopoles d'État et qui ne le sont souvent que par pur plaisir de substituer le fonctionnarisme à l'initiative privée, A ce sujet, il serait peutêtre intéressant d'enregistrer la récente appréciation de AI. Loucheur à la Chambre français dans la question de la nationalisation de certaines industries. La voici: « Je suis formellement opposé à la création de monopoles nouveaux, et il y a. a cela, pour moi, une raison péremptoire. En ce qui concerne les œuvres humaines, dans lesquelles il \\ a un maniement d'argent, je ne connais actuellement qu'un seul levier; l'intérêt. Je sais bien que le parti socialiste prétend que dans la Société Future, t elle qu'il Ja conçoit, on pourra remplacer ce levier par un autre. Mais je vous dis simplement ce que je pense, à savoir que je n'ai vu bien marcher que les affaires dans lesquelles quelqu'un avait intérêt A ce qu'elles marchassent bien. Prenons une exploitation d'État ! Mettons-y le fonctionnaire le plus intelligent. Je plus désintéressé. Ce fonctionnaire qui n'aura pas à supporter éventuellement, à la fin de l'année, la perte qui se pro duira au bilan, pensez-vous qu'il connaîtra les nuits difficiles que panse l'industriel soucieux de son échéancee ? Si un déficit est constaté dans l'exploitation dont il a la charge. il demandent simplement au Parlement de boucher le tron. Je. resterai résolument hostile aux monopoles d'État tant qu'il y manquera cet organe essentiel, le seul levier qui pousse l'homme au travail: la participation aux pertes ! »</p>\n<p class=\"lf-p\">Inutile de dire, que le projet d'extension des monopoles d'État a été écarté pour la Chambre française à une très forte majorité tout connue la Chambre luxembourgeoise ne paraît plus disposée à confier à l'État des exploitations que l'industrie privée soigne avec beaucoup plus de souplesse et à bien meilleur compte pour le consommateur, Assurances sociales.</p>\n<p class=\"lf-p\">Résumé des opérations de la période 1910-1919.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>Assurance-accidents.</div>\n<p class=\"lf-p\">Recettes 1910 1911 1912 1913 1914 1915 1916 1917 1918 1919 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">1.522.786 1.775.905 2.131.957 2.003.575 2.182.449 1.920. ,'544 2.623.700 2.876.018 3.692.136 3..939.636 payées fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">716.792 832.299 916.695 1.066.242 1.217,815 1.303.281 1.478,655 1.788.079 2.131.588 2.458.212 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">Frais de traitement 70.700 (...) fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">74.342 95.073 87.604 86.735 111.855 191.225 258.493 80.393 81.670 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">91.826 90.239 77.656 78.302 127.677 148.136 63</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>Assurance-vieillesse et invalidité.</div>\n<p class=\"lf-p\">1012 1913 1914 1915 1919 1917 1918 1919 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">1010 1911 1912 1913 fr. 2.052,502 1911 2.099.000 1915.</p>\n<p class=\"lf-p\">1916 1917 1918 1919 1.943.263 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">1.288.157 1.280.642 1.731.832 37.523 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">1.601.811 1.655.111 2.122.073 2.904.532 186.783 326.100 785.696 81.559 51.258 75.524 71.606 88.205 139.238 202.737 772.739 197.923 8.664 33.806 52.812 69.275 109.162 115.780 185.318 213.829 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">57.110 157.472 3.073.818</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>Assurance-maladie. fr.</div>\n<p class=\"lf-p\">2,323.183 2.487.327 2.552.538 2.861.672 1.679.286 3.132.603 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">761.236 867.621 943.132 1.027.451 817.813 694.315 871.066 1.2:51.00:5 770.510 900.649 1. 016.489 fr.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">93.</span>870 92.128 79.499 79108 84.598 95.312 17,1,220 186.328 1.139.544 939.564 845.830 1.022.902 1.41.964 1.292.043 1.520.607 2.581.193 1.902.107 80.928</div></div>", "next": 239988}