📄 Texte de loi
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MEMORIAL
Memorial
DU
des
Grand-Duché de Luxembourg.
Großherzogtums Luxembourg.
Samedi. 11 mai 1912.
N° 34.
Samstag, 11. Mai 1912.
Bekanntmachung — Prüfungsjury.
Avis. — Jury d'examen.
Die Prüfungsjury für das Rechtsstudium,
Le jury d'examen pour le droit, composé
de MM. Paul Ulveling, conseiller honoraire à bestehend ans den H H . Paul Ulveling, Ehrenla Cour supérieure de justice, président du obergerichtsrat, Präsident am Bezirksgericht zu
tribunal d'arrondissement à Luxembourg, pré- Luxemburg, Präsident; Math. G l a e s e n e r ,
sident; Math. Glaesener, conseiller à la Cour Obergerichtsrat, Camille Velter, Ehrenobersupérieure de justice, Camille Velter, conseiller gerichtsrat und Staatsanwalt zu Luxemburg,
honoraire à la Cour supérieure de justice et Florian Schmit, Advokat-Anwalt zu Luxemprocureur d'Etat à Luxembourg, Florentin burg, Mitglieder, und Leo Moutrier, ReSchmit, avocat-avoué à Luxembourg, membres, gierungsrat, Mitglied-Sekretär, wird in anßeret Léon Moutrier, conseiller de Gouvernement, ordentlicher Sitzung vom 22. Juni ans den 6.
membre-secrétaire, se réunira en session ex- Juli k. in einem der Säle des Justizpalastes zu
Luxemburg zusammentreten, behufs Prüfung
traordinaire du 22 juin au 6 juillet prochain,
dans une des salles du palais de justice à der HH. Jos. Bech aus Diekirch, Rene Blum
Luxembourg, à l'effet de procéder à l'examen ans Esch a. d. Alz., Emil Faber ans Bettemde MM. Joseph Bech de Diekirch, René Blum burg, Paul Faber, ans Luxemburg, Hubect
ans Luxemburg, Paul W e l t e r
d'Esch-sur-Alz., Emile Faber de Bettembourg, Etümper
Paul Faber de Luxembourg, Hubert Stumper ans Hollerich, Rezipienden für das zweite
de Luxembourg, Paul Wolter de Hollerich, Doktorat der Rechte.
tous récipiendaires pour le second examen du
doctorat en droit.
Die schriftliche Prüfung ist für alle ReziL'examen écrit pour tous les récipiendaires
pienden
auf Samstag, den 22. Juni, von 9
est fixé au samedi, 22 juin, de 9 h. du matin
Uhr
morgens
bis Mittag, und von 3 bis 6 Uhr
à midi, et de 3 à 6 h. du soir.
nachmittags
festgesetzt.
Les examens oraux auront lieu dans l'ordre
suivant: celui de M. Bech, le mardi, 25 juin,
Die mündlichen Prüfungen sind anberaumt wie
celui de M. Blum, le jeudi, 27 juin, celui de folgt: für Hrn. Bech, auf Dienstag, 25. Juni,
M. Emile Faber, le mardi, 2 juillet, celui de für Hrn. Blum, auf Donnerstag, 27. Juni,
M. Paul Faber, le mercredi, 3 juillet, celui de für Hrn. Emil F a b e r , auf Dienstag, 2. J u l i ,
M. Stumper, le jeudi, 4 juillet, celui de M. für Hrn. Paul F a b e r , auf Mittivoch, 3. Juli,
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Welter, le samedi, 6 juillet, chaque fois à
3 h. de relevée.
für Hrn. S t ü m p e r , auf Donnerstag, 4. Juli,
für Hrn. Welter, auf Samstag, 6. Juli,
jedesmal um 3 Uhr nachmittags.
Luxembourg, le 10 mai 1912.
Le Directeur général des finances,
Luxemburg, den 10. Mai 1912.
Der General-Direktor der Finanzen,
M. Mongenast.
M . MONGENAST.
Avis. — Répression de la circulation des publica- Bekanntmachung. - Bekämpfung der Verbreitung
unzüchtiger Veröffentlichungen.
tions obscènes.
L'Autriche-Hongrie a ratifié l'Arrangement
signé à Paris le 4 mai 1910, pour la répression
de la circulation des publications obscènes (Mémorial 1911, p. 589 ss.). L'instrument de ratification a été déposé à Paris le 24 avril 1912.
Luxembourg, le 3 mai 1912.
Le Ministre d'État,
Président du Gouvernement,
EYSCHEN.
Avis. — Administration
du Cadastre.
Österreich-Ungarn hat das am 4. Mai 1910
zu Paris unterzeichnete Abkommen zur Bekämpfung der Verbreitung unzüchtiger Ver
öffentlichungen ratifiziert Memorial 1911,
S. 589 ff.). Die Ratifilationsurkunde ist am
24. April 1912 in Paris niedergelegt worden
Luxemburg, den 3. Mai 1912.
Der Staatsminister.
Präsident der Regierung,
Eyschen.
Bekanntmachung. - Kataster-Verwaltung.
Par arrêté grand-ducal du 26 avril et, M.
Jean-Pierre Lorang, commis provisoire de 3e
classe du Cadastre, a été nommé surnuméraire
de la même administration.
Durch Großh. Beschluß vom 26. April 1912,
ist Hr. Johann Peter Lorang, provisorischer
Kommis 3. Klasse des Katasters, zum Super,
numerar derselben Verwaltung ernannt worden.
Luxembourg, le 29 avril 1912.
Le Directeur général des finances,
Luxemburg, den 29. April 1912.
Der General-Direktor der Finanzen
M. Mongenast.
M . MONGENAST.
Circulaire concernant les envois destinés au Laboratoire pratique de bactériologie.
Il m'a été signalé qu'il parvient encore au
Laboratoire pratique de bactériologie des colis
renfermant des matières éminemment infectieuses dans un état d'emballage tel qu'ils constituent un réel danger pour l'administration des
postes, le personnel du Laboratoire et le public.
Dans ces circonstances, je tiens à rappeler aux
intéressés ma circulaire du 26 juin 1911, (Mémorial de 1911, p. 748 et ss.) et je les prie de
Rundschreiben betreffend die an das bakteriologische
Etaats-Laboratorium bestimmten Sendungen.
Es ist zu meiner Kenntnis gelangt, daß noch
immer im bakteriologischen Staatslaboratorium
Sendungen von infektiösem Material ankommen,
die dermaßen schlecht verpackt sind, daß sie sowohl
für die Beamten der Postverwaltung und das
Laboratoriumspersonal, als auch für die Öffent
lichkeit eine wirkliche Gefahr bilden. Ich fühle
mich daher genötigt, den Interessenten mein
Rundschreiben vom 26. Juni 1911 (Mem. 1911,
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suivre consciencieusement les recommandations
et prescriptions y formulées. D'ailleurs, ceux
nui s'obstinent à remettre à la poste des envois,
à destination du Laboratoire, qui ne sont pas
conditionnés suivant les prescriptions de la circulaire susdite, s'exposeront à voir refuser leurs
envois au transport.
S. 748 n. f.) in Erinnerung zu dringen und ich
ersuche sie, die darin gegebenen Anweisungen
und Vorschriften gewissenhaft zu befolgen. Wer
an das Laboratorium Gegenstände versenden
will, die nicht vorschriftsmäßig verpackt sind,
setzt sich der Gefahr ans, daß deren Annahme
am Postschalter verweigert wird.
Luxembourg, le 6 mai 1912.
Le Directeur général des travaux publics,
CH DE WAHA.
Der General-Direktor der öffentlichen Arbeiten,
K. de W a h a .
Arrêté du 9 mal 1912, concernant la publication
du rapport général de la Chambre de commerce
pur l'année 1911.
LE MINISTRE D'ETAT,
PRÉSIDENT D U GOUVERNEMENT;
Luxemburg, den 6. Mai 1912.
Beschluß vom 9. Mai 1912, die Veröffentlichung
des allgemeinen Berichtes der Handelskammer
für das Jahr 1911 betreffend.
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung;
Vu le rapport général de la Chambre de commerce sur la situation du commerce et de l'industrie dans le Grand-Duché pendant l'aimée
1911;
Arrête:
Nach Einsicht des allgemeinen Berichtes der
Handelstammer uber die Lage des Handels und
der Industrie des Großherzogtums während des
Jahres 1911;
Article unique. Le rapport prémentionné sera
publié comme annexe au Mémorial.
Einziger Artikel. Erwähuter Bericht soll als
Beilage zum „Memorial" veröffentlicht werden.
Luxembourg, le 9 mai 1912.
Le Ministre d'Etat,
Président du Gouvernement,
EYSCHEN.
Avis. — Règlement communal.
En séance du 10 décembre 1911 le conseil
communal de Steinsel a édicté un règlement
de police sur la conduite d'eau de la. commune
de Steinsel. — Le dit règlement a été dûment
publié.
Luxembourg, le 7 mai 1912.
Le Directeur général de l'intérieur,
BRAUN.
Beschließt:
Luxemburg, den 9. Mai 1912.
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung,
Eyschen.
Bekanntmachung. — Gemeindereglement.
In seiner Sitzung vom 10. Dezember 1911 hat
der Gemeinderat von Steinsel ein Polizeireglement uber die Wasserleitung der Gemeinde
Steinsel erlassen. Besagles Reglement ist
vorschriftsmäßig veröffentlicht wurden.
Luxemburg, den 7. Mai 1912.
Der General Direktor des Innern,
Braun.
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Luxemburg, den 7. Mai 1912.
Der General-Direktor des Innern,
Braun.
BRAUN.
Luxemburg, den 7. Mai 1912.
Der General-Direktor des Innern,
Braun.
BRAUN.
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Capellen.
Mersch.
Clervaux.
Redange.
Wiltz.
Hobscheid.
Bissen.
Hachiville.
Bas-Bellain.
Huldange.
Sæul.
Harlange.
Totaux
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pérales.
LOCALITÉS.
Affections
puer-
CANTONS.
Bekanntmachung. — Sanitätswesen.
Verzeichnis der in den verschiedenen Kantonen, vom 20. April bis 4. Mai 1912 festgestellten ansteckenden Krankheiten.
Fièvre
typhoïde.
N°
d'ordre.
Avis, — Service sanitaire.
Tableau des maladies contagieuses observées
dans les différents cantons du 20 avril au 4
mai 1912.
Variole.
Luxembourg, le 7 mai 1912.
Le Directeur général de l'intérieur,
Bekanntmachung. — Gemeindereglement.
In seiner Sitzung vom 23. März letzthin hat
der Gemeinderat von Esch a. d. Alz. ein Reglement erlassen, welches die in Art. 10 des Wasserleitungsreglementes vom 30. März/30. Mai
1885 vorgesehenen Taxen abändert. — Diese
Abänderungen sind vorschriftsmäßig genehmigt
und veröffentlicht worden.
Scarlatine.
Avis. — Règlement communal.
Dans sa séance du 23 mars dernier, le conseil
communal d'Esch-s.-Alz. a édicté un règlement
portant modification des taxes prévues par
Fart. 10 du règlement sur la conduite d'eau
des 30 mars/30 mai 1885. — Les dites modifications ont été dûment approuvées et publiées.
Coqueluche.
Luxembourg, le 7 mai 1912.
Le Directeur général de l'intérieur,
Bekanntmachung. — Gemeindereglement.
In seiner Sitzung vom 21. Januar bezw.
8. Februar 1912 hat der .Kirchenfabrikrat und
der Gemeinderat von Bondorf, im Einvernehmen
mit der .Kirchenmeisterstube und dem Pfarrer von
Bondorf, ein Polizeireglement über die Aufrechterhaltung der Ordnung im Innern und in
der Umgebung der Kirche von Bondorf, erlassen.
— Besagtes Reglement ist vorschriftsmäßig veröffentlicht worden.
Diphtérie.
Avis. — Règlement communal
Dans leurs séances respectives des 21 janvier
et 8 février 1912, le conseil de fabrique et le
conseil communal de Bigonville ont arrêté,
d'accord avec le bureau des marguilliers et le
curé de Bigonville, un règlement de police sur
le maintien de l'ordre à l'intérieur et aux abords
de l'église de Bigonville. — Le dit règlement a
été dûment publié.
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Avis. — Brevets d'invention.
Les brevets d'invention ci-après ont été déN° 9590. — 5. April. - Turschliesser. — C. Tacke
livrés durant le mois d'avril 1912, en confor- in Holzminden.
N° 9591. — 5. April. — Gardinenring. — Karl
mité de la loi du 30 juin 1880, à savoir:
Conrad Edler von Heidendorff zu Mediasch (Ungarn).
N° 9592. — 5. April. - Im Innern des Rockarmel auzunahende Klammer zum Festhalten der
Manschetten. — K. Jaeger in Würzburg.
N° 9593. — 6. April. — Verfahren zur Herstellung
von enggebogenen Röhren. — M. Schitzkowsky in
Düsseldorf.
N° 9594. — 6. April. - Verfahren zur Herstellung
von Bunden oder sonstigen Verstärkungen an
Rohren und anderen Hohlkörpern. — Derselbe.
N° 9595. — 6. April. — Verfahren zum Desoxidieren von Stahl und Eisen und zum Legieren von
Metallen. — Westdeutsche Thomasphosphat-Werke
G. m. b. H. in Berlin.
Ostromislensky et la Société pour la production et la
N° 9596. — 6 avril. — Graisseur pour perforavente des articles en caoutchoue «Bogatyr» à Moscou. trice à percussion fonctionnant par l'air comprimé.
N° 9581. — 1. April. — Bieuintersatz, mit Vor
Firme Emile Knepper-Thiry, P. Baldauff, succesrichtung zum Markieren der erhaltenen Glas Bier. seur à Esch-s.-Alz. (Luxembourg).
— F. Nimtz in Manow.
N° 9597. — 9. April. — FensterverstellvorrichN° 9582. — 1. April.
Wechselklappe für Rege- tung zur Erhaltung der geöffneten Fensterflügel
nerativöfen. — J. Maerz in Breslau.
in jeder beliebigen Lage. — Stanislaus und Johann
N° 9583. — 1. April.
Zusammenklappbares Klosin in Stargard.
Kleider-Hackengestell.
Maria Palm in HirschN° 9598. — 9. April. — Fensterverstellvorrichtung
berg.
mittelst eines in einer Verlängerung des FensterN° 9584. — 3 avril. Procédé pour la fabrication beschlages einzuschiebenden Flachstiftes. — M.
de béton très fluide. H.-J. Harms (…) à Paris et Racithel in Schwarzenbach.
G.-E. Smal à Amsterdam.
N° 9599. — 9. April.
Schraubenschlüssel mit
N°9585. — 3 avril.
Procédé et dispositif pour auswechselbaren Backen für alle Größen von Schraumouler et couler des maisons et autres construc- benmuttern.
Fr. Exenberger in Soll b. Würgl.
tions analogues d'une seule pièce.
Les mêmes.
N° 9600. — 9. April.
Verfahren zum Betriebe
N° 9586. — 3. April. — Verschluss von Einmache- von elektrischen Öfen zur Gewinnung von Stahl und
glase n und anderen Gefässen. W. Schenk in Eisen.
Westdeutsche Thomasphosphat-Werke, G.
Freiburg i. Breisgau.
m. b. H. in Berlin.
N° 9601. — 10. April.
Rohrwalzwerk. — H .
N° 9587. — 3. April.
Pferdekot-Auffänger für
Fuhrwerke. — Cl. Uhlich in Chemnitz.
Schilling in Siegen.
N° 9602. — 10. April. — Geschirrteil mit LuftN° 9588. — 4 avril. Perfectionnements apportés
I I . Dohne in Burgwerben.
aux tissus caoutchoutés ou gommés et plus spe- polster.
N° 9603. 10. April. Selbsttätige Eisenbahncialement aux tissus de ce genre que constituent, en
quelque sorte, les enveloppes pour bandage pneu- kuppelung.
R. Seidel in Aue im Erzgebirge und
matique. — L. Liais à Paris.
B. Seidel in Lössnitz im Erzgebirge,
N° 9589. — 4. April.
Schachtabschluss für
N° 9604. — 11. April.
Klosett mit auswechselDrehrostgeneratoren. — A. v. Kerpely in Wien,
barem Unratfänger zur Verhütung von Infektionen
N° 9576. — 1er avril. — Procédé de fabrication
des métaux précieux: or, argent, et platine. — J.
picard et A. Verley à Paris.
N° 9577. — 1. April. — Selbsttätiger Telephon
gesprächzahler. — E. G. Godhee in Sandringham
(Australien).
N° 9578. — 1. April. - Flugapparat mit beweglich angeordneten Flügeln. — M. Eichele in Kautbeuren.
N° 9579. — 1. April. — Ausziehbare Schutzwand.
— R. Werdet in Neumünster.
N° 9580. — 1er avril. — Procédé d'obtention du
caoutchouc et de ses homologues ou isomères à
l'aide de l'isoprène et des corps analogues. — I .
390
bei Epidemie. — Max Fiedler jun. in Zschorna bei
Pommritz.
N° 9605. — 12 avril. — Chargeur automatique
pour chemin de fer aérien.— P. Dumont à Ampsin.
N° 9606. — 13 avril. - Perfectionnements dans
la fabrication des raquettes et plus particulièrement des raquettes de tennis. — A.-A. Tunmer et
Cie à Levallois-Perret.
N° 9607. — 13 avril. — Machine servant à polir
les métaux ordinaires ou précieux. — R. Matthes
et R. Schirmer à Zeitz.
N° 9608. — 15. April. — Imitierter Überfangglasbuchstabe. — R. Grabe in Leipzig.
N° 9609. — 15. April. — Sicherbarer Fahrradständer. — K. Porzig in Glauchau i. Sa.
N° 9610. — 15. April. — Steinsägemaschine mit
durch ein Kurbelgetriebe längs einer Stangenführung hin und her bewegtem Rahmen für das
aus einzelnen Platten sich zusammensetzende Sägewerkzeug. — Paul Schottes in Luxemburg.
N° 9611. — 15 avril. — Dispositif appliqué aux
charrues pour couper le gazon et les terrains durs.
— O. Georg à Ilbeshausen.
N° 9612. — 15. April. — Gardinenhalter. — M .
Riedt in Kufstein.
N° 9613. — 16. April. — Schloss für Turen aller
Art insbesondere für Eisenbahn-Personenwagen. —
Dr. jur. Hans Schulz in Wilmersdorf b. Berlin.
N° 9614. — 17 avril. — Procédé pour l'obtention
de caoutchouc à l'aide des chlorure et bromure de
vinyle ou analogues. — I. Ostromislensky et Société
pour la production et la vente des articles en caoutchouc « Bogatyr » à Moscou.
N° 9615. — 17 avril. — Procédé pour obtenir
l'isoprène et ses homologues à l'aide des dipentènes
et leurs isomères et homologues. - Les mêmes.
N° 9616. — 18 avril. — Machine pour la destruction des manuscrits et des imprimés. — Fr.
Guettler à Francfort-s.-M.
N° 9617. — 20. April. — Formhalter insbesondere
für Damenröcke. — E. Seidel in Plauen i. Vogtl.
N° 9618. — 20. April. - Winderhitzer mit gleichachsig ineinauderliegenden Ringkammern. — Stettiner Chamotte-Fabrik, Aktiengesellschaft, vorm.
Didier in Stettin.
N° 9619. — 20. April. - Verfahren zur Vorrichtung zur Trocknung und Behandlung von Material
— The Mark Process Company in Phoenix (V. St. A.).
N° 9620. — 20. April. — M i t einem verschiebbaren, beim Gebrauch mittels des als zweiarmiger
Hebel ausgebildeten Schaftes die Mutter festklemmenden Backen versehener Schraubenschlüssel. Br. Thomaschke in Radeberg.
N° 9621. — 20. April. — Verfahren zum Überziehen der Innenflächen von eisernen Gärbottichen,
Lagergefässen, Kühlschiffen u. dgl. — H. Friedmann in Berlin-Wilmersdorf.
N° 9622. — 22. April. - Elektrische Kern- und
Randlicht-Reklame. — Neuheiten-Verwertungs-Gesellschaft m. b. H. in Berlin.
N° 9623. — 22. April. - Schalldose im Boden
einer Hülle. — E. Wilke et Co. in Görlitz und A.
Bug in Berlin.
N° 9624. — 22 avril. — (Certificat d'addition au
brevet N° 8825 du 18 Janvier 1911). — Fer à repasser à chauffage intérieur et poignée mobile. H . Suzan à Paris.
N° 9624 a. — 23. April.
Mandel-Reibmühle
mit Reinigungseinrichtung für geriebene Mandeln.
— Mitzi Friess in Waidhofen.
N° 9625. — 24 avril. — Amortisseur de chocs perfectionné pour automobiles et autres véhicules à
ressorts de suspension. — Société anonyme des Automobiles et Cycles Peugeot à Paris.
N° 9626. — 24 avril. — Mécanisme de distribution pour mot urs à explosions à quatre temps. —
La même.
N° 9627. — 24. April.
Acetylen-ErzeugungsApparat mit Fuhrungsvorrichtung für komprimierte Carbidkörper. — E. Richter in Wien und
J. Herok in Bielitz.
N° 9628. — 25. April.
Apparat zum Messen
der Länge gelegter bezw. gerollter Stoffstücke. —
E. Schwendinger in Mittelberg (Voralberg).
N° 9629. — 25. April.
Drahtbefestigungs-und
Abzweigkontaktvorrichtung
nebst
Spanneinrichtung mittels Schraubnippel an Isolatoren und IsoKerrollen. — T h . Wittrin in Saarbrücken.
N° 9630. - 26 avril. — Procédé de fabrication
d'oxyde de zinc pur par extraction directe des
minerais ou de tous sels de zinc. — G. Ranson à
Paris.
N° 9631. — 26. April.
Verfahren zum Brikettieren von feinkörnigen Materialien für metallurgische Zwecke. — Allgemeine Brikettierungsgesellschaft m. b. H. in Berlin.
391.
N° 9632. — 26. April. — Türverschluss für EisenN° 8259. — Elastische Bereifung für Motorwagenbahnwagen. — J. Gibas und A. Huppert in Czaniec räder oder dergl,
b. Kenty in Galizien.
N° 8269. — Procédé de traitement de la dolomie.
N° 9633. — 27 avril. — Système de propulsion
N° 8269 a. — Kerzenanzünder mit Löschhorn.
de véhicules et de trains au moyen de moteurs
N° 8273. — Einsteckschloss für Möbelstücke aller
thermiques. — H. Pieper à Liège.
Art.
N° 9634. — 27. April. — Schachtel für kleine
N° 8275. — Fahrrad- oder Automobilreifen mit
Gegenstände. — V. Panku und M. Alexandresen Stahlfedereinlage.
in Bukarest.
N° 8278. — Vorrichtung zum Entkuppeln von
N° 9635. — 29 avril. — Procédé de solidification Vieh bei Feuersgefahr.
et d'imperméabilisation des tissus et du papier.
N° 8282. — Procédé de durcissement de projecB. Chapiro à Paris.
tiles et pièces diverses.
N° 9636. — 29 avril. — Dispositif d'avant-train
N° 8286. — Luftschiff.
automobile. — G.-E. Sabra à Nogent-sur-Marne.
N° 8292. — Beinkleid mit automatisch dehnN° 9637. — 30 avril. — Procédé de fabrication barem Bauchstück.
N° 8300. — Gasdruckregler.
de caoutchouc ou de substances analogues à l'aide
des composés halogénés des matières organiques.
N< 8790. — Hebeapparat für Tiefbau-Absperrdielen.
— I. Ostromislensky et Société pour la production et
N° 8801. — Accélérateur pour freins continus à
la vente des articles en caoutchouc « Bogatyr » à Mosair comprimé.
cou.
N° 8804. — Verrou de porte à dispositif d'arrêt
Ont été transférés:
sans
cadenas.
Le 15 avril 1912, le brevet N° 5633, du 12 sepN° 8808.
Zugstrang aus Eisendrahtseil.
tembre 1904 — Disposition nouvelle d'un rompu
N°8810.
—
Perfectionnements
apportés aux roues
ou arbre brisé pour moteurs et autres applications
élastiques.
— aux sieurs Mathieu-Joseph, Joannès, JoannèsEugène et Joseph-Antoine les Burtat à Villeurbanne; N° 8813. — Krawattenhalter.
N° 8814.
Durch Wasser angetriebene Baggerle 18 avril 1912, la moitié du brevet N° 5633 susmaschine.
dit à la société anonyme des moteurs rotatifs Hurlai
N° 8822. — Nouveau coffre-fort indétériorable
à Lyon.
et incombustible.
Sont éteints pour de faul, de paiement de la
N° 8824.
Wagen für landwirtschaftliche und
andere Zwecke mit Federung durch Zug-und Drucktaxe annuelle :
N° 5013. — Perfectionnements apportés dans la federn.
N° 8827. — Mehrschariger Kehrpflug.
fabrication et le traitement de la gélatine.
N° 8828.
Monoplan à vis de sustentation et
N° 5020. Machine pour laminer les corps méailes battantes.
talliques tubulaires ou pleins.
N° 8832. — Frein d'écrou.
N°5403. Appareil pour la stérilisation de l'eau
N° 8833.
Bandage pneumatique cuirassé pour
au moyen d'un courant électrique.
roues
de
véhécules.
N°6191. — Verfahren zur Herstellung eines die
N° 8838. — Walzeisenrinnensprosse mit GlasBildung von Strassenstaub verhütenden Macatafelbesfestigung.
dams.
N° 6667. — Naturzugtrompete.
Rectification:
N° 7204.
Train de roues avec buselure à rouAu Mémorial de 1912, n° 29, p. 318, lire au lieu
leaux.
de « N° 8645. — Vorrichtung zur etc.»: «N° 8745.
N° 7224. — Parkettabziehmaschine.
Vorrichtungzuretc.».
N° 7225.
Procédé de fabrication de pierres
Luxembourg, le 1er mai 1912,
artificielles.
N° 7751. — Verfahren und Maschine zur HerLa Ministre d'Etat,
stellung eines die Bildung von Strassenstaub verPrésident du Gouvernement,
hütenden Macadams.
EYSCHEN,
N° 7752. — Ofen zum Trockne» und Erwärmen
von Kies.
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Avis. — Associations syndicales.
Conformément à l'art. 2 de la loi du 27 mars
1900, la société locale agricole de la ville de
Luxembourg a déposé au secrétariat de l'administration municipale de cette ville où se
trouve établi son siège social, l'un des doubles
de l'acte d'association sous seing privé, dûment
enregistré, ainsi qu'une liste indiquant les noms,
professions et domicile des administrateurs et
de tous les associés.
Luxembourg, le 9 mai 1912.
Le Ministre d'Etat,
Président du Gouvernement,
EYSCHEN.
Avis. — Association syndicale.
Conformément à l'art. 2 de la loi du 27
mars 1900, la société locale agricole de Weiler-la-Tour a déposé au secrétariat de la commune où se trouve établi le siège social, l'un
des doubles de l'acte d'association, sous seing
privé, dûment enregistré, ainsi qu'une liste
indiquant les noms, professions et domicile
des administrateurs et de tous les associés.
Luxembourg, le 10 mai 1912.
Le Ministre d'Etat,
Président du Gouvernement,
EYSCHEN.
Bekanntmachung. - Syndikatsgenossenschaften.
Gemäß Art. 2 des Gesetzes vom 27. Mäz
1900 hat der landwirtschaftliche Lokalverein der
Stadt Luxemburg auf dem Sekretariat der
Gemeindeverwaltung dieser Stadt, wo sich sein
Sitz befindet, ein Duplikat der gehörig einregistrierten Privaturkunde, betreffs des Genossenschaftsattes, nebst einem Verzeichnis hinterlegt, das Namen, Stand und Wohnort der Verwaltungsräte sowie sämtlicher Mitglieder angibt.
Luxemburg, den 9. Mai 1912.
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung,
Eyschen.
Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft.
Gemäß Art. 2 des Gesetzes vom 27. März
1900 hat der landwirtschaftliche Lokalverein
Weiler-zum-Turm auf dem Sekretariat der Gemeinde, in der sich fein Sitz befindet, ein Duplikat der gehörig einregistrierten Privaturkunde
betreffs des Genossenschaftsaktes nebst einem
Verzeichnis hinterlegt, das Namen, Stand und
Wohnsitz der Verwaltungsräte sowie sämtlicher
Mitglieder angibt.
Luxemburg, den 10. Mai 1912.
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung,
Eyschen.
Caisse d'épargne. — Par décision en date du 2 mai 1912, les livrets Nos 41787, 110357 et 138021
ont été annulés et remplacés par des nouveaux.
Luxembourg, le 3 mai 1912.
V BUCK IMPRIMEUR DE LA COUR, LUXEMBOURG.
Mémorial
Memorial
DU
des
Grand-Duché de Luxembourg.
Großherzogtunls Lmembmg«
Annexe au № 34 de 1912.
RAPPORT GrÉNÉRAL
SUR LA
SITUATION DE L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE
PENDANT CANNÉE 1911.
(Jonsid érations générales.
L'année 191J a continué, on F accentuant, l'orientation favorable de la situation économique
malgré les influences contraires qui gênaient la marche on avant: le volume des affaires a considérablement augmenté, la production et la consommation se sont développées d'une façon remarquable et les résultats financiers ont été supérieurs, dans leur ensemble, à ceux de Tannée précédente.
Cet accroissement de progrès industriel et commercial a ses sources dans la puissance d'absorption du marché intérieur ainsi que dans le développement continu des transactions internationales. Lee besoins sans cesse grandissants d'un monde élargi et la capacité d'achat de la population en général ont vivement stimulé la production dos richesses. Tout excès de production a
pu être évité cependant: l'industrie, au lieu de devancer la consommation, s'était imposé une prudente réserve pendant l'armée précédente, ce qui n'a pas laissé que d'exercer une influence heureuse sur la marche des affaires en 1911. ttn même temps le nombres des capitaux fixes, expression
du progrès de la civilisation, s'est accru dans une forte mesure par suite du perfectionnement
de l'outillage industriel et des nombreuses installations nouvelles, (îooi laisse supposer dans les
milieux industriels une confiance sereine dans l'avenir; l'industrie songe à s'outiller, à perfectionner
ses moyens de production en vue d'une demande plus vaste encore.
Pendant la première partie; de l'année, la courbe économique ascendante s'est développée
régulièrement, avec une certaine- circonspection i l est vrai, mais sans heurts n i défaillances. Le
deuxième semestre, plus mouvementé, a été marqué par des troubles politiques et économiques
qui prenaient parfois un aspect assez grave: la question marocaine et la guerre italo-turque étaient
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une source continuelle d'inquiétudes nuisibles à la marche normale des affaires, alors que la sécheresse persistante d'un été exceptionnel faisait naître des craintes ai semblait devoir diminuer le
pouvoir d'achat des populations rurales.
Si les recettes croissantes des chemins de fer donnent la mesure du mouvement des affaires
h l'intérieur, le commerce extérieur du Zollverein renseigne aussi de notables progrès. Le raovve
ment du commerce extérieur s'établit comme suit pour les six dernières années:
Exporlaùons.
Importations.
mk. G ,478,6 millions.
mk. 8,438,6 millions.
1906
» 7,100,6
»
» 9,003,3
»
1907
»
6
,48J
,7
»
»
8,077,1
»
1908
» 6,858,9
»
» 8,860,4
»
1909
» 7,644,2
»
» 9,305,8
»
1910
» 8,219,9
»
» 9,811,6
»
1911
À l'importation, la statistique douanière renseigne une valeur de 9,8] 1,6 millions dp marks, et
à l'exportation, de 8,219,9 millions de marks, ce qui porte le total des échanges internationaux à
18,030,5 millions contre 16,950 millions en 1910. Et lorsqu'on examine dans le détail les éléments
de ces échanges, on peut constater que les importations se composent en grande paitie de matières
premières nécessaires à l'industrie, tandis que les exportations comprennent surtout des produits
fabriqués.
I l est vrai que les résultats financiers, tout en se présentant sous un aspect des plus satisfaisants, ne se sont pas développés parallèlement avec le volume des affaires. Les causes en sont
multiples. Le renchérissement de toutes les matières premières nécessaires à l'industrie, la hausse
continue des salaires ainsi que l'accroissement des charges fiscales tendent à élever le prix de revient, alors que la concurrence ne permet pas d'élever les prix de vente dans une proportion égale.
Ensuite dans quelques branches l'incidence des nouveaux impôts de consommation, qui n'a pas
encore terminé son évolution, se fait toujours sentir au détriment des profits industriels.
Malgré les perturbations politiques de tous genres et la récolle plutôt médiocre de l'année
1911, le marché monétaire en Allemagne, sur lequel se règle forcément le nôtre, n'a pas présenté de
notables variations sur l'année précédente au point de vue du taux de l'intérêt. Le cours moyen
du taux d'escompte de la Banque de l'Empire a été de 4,40 en 1911 contre. 4,35 en 1910. ( V t
un effet de la sage politique financière de la Direction de cet établissement d'avoir pu réussir à
ne pas excéder pendant toute l'année le taux de 5 %, alors que, par suite du retrait de capitaux
français considérables provoqué par les difficultés au sujet du Maroc, les besoins d'argent, déjà
fort élevés à cause de l'essor extraordinaire de l'industrie et du commerce, étaient devenus énorme«,
Voici les divers taux de l'escompte officiel pendant l'année 1931: 5 % du 1 er janvier au G février;
4% % du 6 février au 18 février; 4 % du 18 février au 19 septembre; 5 % du 19 seplembie au
31 décembre.
L'augmentation du coût de la me dans toutes les couches sociales, spécialement dans la classe
ouvrière, est restée au premier plan des préoccupations économiques. Elle est due, en partie sans
doute, à l'augmentation des consommations individuelles qui a pour cause l'abondance croissante,
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la variété et le bon marché des produits qui tentent les acheteurs ainsi qu'à l'accroissement des
ressources pécuniaires qui donne aux consommateurs les moyens d'acquérir plus tic produits que
par le passé, mais en partie aussi au renchérissement d'une série de produits alimentaires.
Ce renchérissement est inconstestable, mais i l est intéressant d'en examiner de plus près les
causes. La récolte de 1911 a certainement laissé à désirer sous beaucoup de rapports. Cependant,
les exagérations qui ont été répandues sur l'insuffisance de la récolte avaient fait perdre à beaucoup
de consommateurs la saine notion des choses et cet état d'esprit préparait les voies à la spéculation
qui, par ses manœuvres, a pu susciter une hausse souvent factice et assez peu justifiée en somme.
Sous l'obsession de l'idée de renchérissement général ICH consommateurs acceptaient sans trop de
difficultés la hausse que leur imposaient les fournisseurs, naturellement portés à tirer profit d'une
situation anormale. C'est donc une cause psychologique qui a contribué en une forte mesure au
renchérissement subit des produits alimentaires en 1911.
Comme en 1910, nous remarquons une augmentation nouvelle du prix de la viande qui est
venue grossir les dépenses ménagères et dont la cause doit être cherchée essentiellement dans
l'orientation actuelle de l'alimentation. 11 est reconnu que la consommation de la viande ne s'aciToît pas seulement en raison directe de l'augmentation de la population, mais que la nourriture
carnée tend à prendre une place toujours plus importante dans F alimentation du peuple. Ainsi
la disproportion entre l'offre de bétail de boucherie et la demande de viande s'accentue d'année en
année, poussant les prix vers la hausse.
Une constatation symptomafique pour la situation de l'industrie est l'avènement d'un nouveau système d'organisation qui se développe, sous l'impulsion de circonstances diverses, Cinlvgration de l'indudric, qui est le résultat des grandes tendances économiques de l'heure actuelle.
La concentration, Je syndicalisme- et le capitalisme y ont tous coopéré: le nouveau procédé résume
tous les progrès antérieurs dont iJ est le couronnement. Par un effort de synthèse tout à fait remarquable l'intégration développe le régime de lu production contemporaine do façon à mieux adapter
l'activité industrielle aux besoins de la consommation.
Cette tendance, qui consiste à grouper (Jans un seul tout économique le« différentes industrie«
spécialisées qui concourent à l'élaboration du mémo produil ou à, la satisfaction d'un môme besoin,
domine aujourd'hui l'organisation du travail, la vit économique. Sur notre territoire exigu ce
mouvement s'ont traduit par doux nouveaux groupements industriels très puissants: la reprise
dos hauts-fourneau\ et aciéries de Rumolango-Sninl.-Ingbert par Deutsch-Luxemburg et la fusion
des sociétés de Burbaeh, Kiïeh et- Dudelange.
Par la réunion d'établissement solidaires l'intégration écarte Jos ri.squo.s inhérents à une
situation dépendante d'autres établissements qui n'est pas tempérée par l'unité de vues et les
services mutuels. Dans l'organisation du travail elle réalise un progrès incontestable. Leu diverses
entreprises fortifient Jour position sur Jo terrain de la concurrence et augmentent Jour J'orco eoinbattive, tandis qu'on même temps elles se rendent indépendantes en se suffisant à olloK-mênio»
dan? tous leurs besoins.
Mais lo phénomène est trop récent pour être exactement apprécié. Envisagé au seul point
de vue de la production des richesses, l'intégration de l'industrie peut être considérée comme un
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facteur de prospérité, si toutefois elle n'est pas employée comme instrument de monopole: la production se perfectionne et devient plue efficace, partant le fonds de consommation est plus largement pourvu et le bien-cire général augmente incontestablement. Ses effets au point de vue social
n'apparaîtront que dans quelque temps, mais il ne semble pas qu'elle doive avoir une influence
directe et appréciable sur la distribution des richesses.
Dans le domaine de la poMr,ve douanière et commerciale du Zollverein i l y a lieu de signaler
le renouvellement des traités de commerce avec la Suède et le Japon sur la base du traitement
de la nation la pins favorisée jusqu'à la fin do l'année 1917 et la piorogation du règlement provisoire des rapports commerciaux avec la Grande-Bicta^nc jusqu'au 31 décembre 1913. Les tendances protectionnistes qui ont envahi la politique c(n.n.eiciale des grands Etats se sont encore
accentuées et ont conduit dans quelques-uns à un relèvement des tarifs douaniers. Dans le Zollverein également commence à se dcsMLor un mouvement en faveur du relèvement des tarifs en
viu des traités de commerce qui viennent à échéance en 1917.
Il n'est que juste de s'élever dès à présent contie ces aspirations. L'augmentation des droits
d'entrée sur les produits agricoles a eu pour conséquence une hausse considérable des principaux
articles servant à l'alimentation, imposant ainsi des charges nouvelles aux grandes masses de la
population. Exaspérer encore ces charges serait de la mauvaise politique ; i l semble plutôt indiqué
de dégrever les produits agricoles pour autant que cela se peut sans porter préjudice à l'agriculture.
La demande d'un «tarif intégral» qui prévoit des droits sur les produits agricoles actuellement
libres et surtout sur les principales matières pi entières nécessaires à l'industrie apparaît comme
particulièrement dangereuse. Si, d'un côté, le besoin de nouveaux droits ne se fait pas sentir, ce
tarif créerait, d'antre part, à l'industrie déjà fortement handicapée, des difficultés énormes dans
sa lutte sur les marchés étrangers où elle ne pourrait plus soutenir la concurrence, alors que la
consommation, qui a déjà à souffrir-du renchérissement progressif de la* vie, se verrait surchargée
d'une façon intolérable.
Dans la circonscription plus restreinte du Grand-Duché, les faits économiques que nous venons
de passer en revue ont revêtu le même aspect que dans les autres régions du Zollverein. La plupart
des rapports qni ont été adressés à la Chambre de commerce signalent un accroissement de la production et des échanges ainsi qu'un renchérissement continu de la main-d'œuvre.
Au relèvement de la production de nos minières que nous avons constaté pour l'année 1910,
a succédé en 1911 un nouveau recul de 233.588 tonnes: de 6.263.385 tonnes l'extraction du minerai
de fer est descendue à 6.059.797 tonnes en dépit de la forte alluic des hauts-fouineaux. Ce fait
doit être attribué à la diminution de nos exportations vers la Belgique où la concurrence des minerai"
de Briey devient plus redoutable d'année en année. Néanmoins les prix de la minello ont pu se
raffermir vers la fin de l'année en marquant même un très léger progrès.
Du côté de la métallurgie nous constatons une activité remarquable et de bon aloi: la production des hauts-fourneaux a passé à 1.728.923 tonnes, supérieure de 46.454 tonnes à celle de
Tannée précédente, alors que les aciéries ont porté leur production à 716.194 tonnos, supérieure
de 117.884 tonnes à celle de l'année précédente. Déprimé et tiraillé dans les divers sens pendant
la première partie de l'année, le marché des fontes s'est ressaisi pendant les derniers mois à la
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suite de la constitulion du «Roheisen verband ». Les prix, ast-ez indécis, se sont rnnélioiés aussitôt,
les consommateurs, abandonnant leur réserve, ont hugoiiient eou\eit leurs besoins et vers la fin
de l'année ce compartiment présentait un aspect très animé. D?ns les produits finis Tannée s'est
ouverte sur une période d'atonie avec des prix on baisse pour tous les produits non syndiqués.
Vers le milieu de l'année cependant, les besoins de la consommation se sont manifestes avec une
force toile que ni les difficultés politiques ni les incertitudes au sujet du renouvellement du
Stahlwerksvorband n'ont pu en réprimer l'essor. Kn barres notamment la demande prenait
une ampleur inusitée et bientôt los cours dépassaient ceux de l'ancienne convention des barres,
dissoute Je 1 er avril 1911. Dans les ateliers de construction l'aborrdauce dos ordres a nécessité
des heures de travail supplément aires. Les résultats financieis des établissements métallurgiques
ont partout dépassé ceux de l'année procèdente.
Dans le lâtimcnt la période de recueillement, successive à une période de suiproduction, paraît
devoir se continuer à Luxembourg et dans les localités suburbaines; par contie, une activité tout
à fait remarquable, qui parvient à peine à satisfaite les besoins nouveaux créés par les agrandissements des usines métallurgiques, se manifeste à tra\ ci s le bassin minier. Cette situation se répercute
sur les industries des tems et 'pierres ainsi que sur les autres industries liibutahcs du bâtiment.
Vom h briqueterie la tenue du marché s'est alourdie par suite de la dissolution du syndicat de vente
lorrain.
La tannerie continue à se débattre dans les mêmes difficultés que nous signalons depuis une
série d'années et qui comSui.sent à l'élimination progressive des petits établissements. Pour la
ganterie l'année écoulée a été moins favorable quoique la production ait atteint un chiffre plus
élevé. Des itiiluences diverses et changeant os, parmi lesquelles nous citerons les sautes inconsidérées des prix des matières premières, se sont l'ait sentir dans l'industrie textile.
Les industries de consommation et les industries agricoles se sont développées avec, les besoins
croissants de la consommation, mais l'allure a été inégale dans les différentes branches. La ni auncrie est restée stationnai™, la brasserie, vivement stimulée par un été sec et chaud, a pu augmenter
puissamment sa production, V industrie des tabaen a continué à marcher d'un bon train tout on
s'adaptant aux changements des besoins des consommateurs.
Si le oommemi de détail rensoiirne un courant d'affaires très satisfaisant en général, Ira
différentes branches ont profité certainement dans une mesure fort inégale de l'essor industriel. L'âpre concurrence des grands magasins et le développement des sociétés coopératives de
consommation pèsent lourdement sur une série de branches; d'autres, au contraire, moins exposées
à ces influences, ont pu adapter leur chiffre d'affaires aux progrès de l'industrie. De très sérieux
efforts sont faits par le commerce de détail eu vue de son organisation professionnelle.
Dans la région mosellane, la récolte a permis aux vignerons d'acquitter, au moins en partir,
les obligations contractées pendant les années antérieures, mais le commerce de détail souffre
toujours du manque d'argent causé par les mauvaises récoltes successives. A travers les régions
rurales, le pouvoir d'achat de la population a subi vers la fin de l'année les conséquences den maladies
contagieuses du bétail; la défense de fréquenter \m foires et la fermeture des l'ronlières ont entravé
la marche des al faire? et l'ait un tort considérable au commerce des localités intéressées. Le bassin
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milder a enregistré en général des résultat« satisfaisants. Los nouvelles eonslruetion.s et le*» agrandissements auxquels procèdent les établissements métallurgiques ont provoqué un afflux considérable d'ouvriers qui a vivement stimulé l'industrie du bâtiment, et le commerce des artiJos
de consommation a pris une marche ascendante. Beaucoup de nouvelles maisons se sont créées
dans cette région et i l est môme à craindre, qu'une fois l'effervescence actuelle passée et la demande
de main-d'œuvre régularisée, le nombre des maisons do commerce dépassera les besoins. Les détaillants de la région minière estiment ensuite que la grande industrie néglige trop de s'approvisionner sur place, dans le commerce tenant magasin. Les grands établissements sont portés à céder
à l'attirance de la marchandise venant de loin et aux sollicitations des nombreux représentants
étrangers qui se sont abattus sur cette région où ils trouvent un champ d'opération facile et lucratif
au détriment du commerce local.
Nous croyons également devoir appeler l'attention des pouvoirs sur les lois que le commerce
de détail souhaite instamment et dont la Chambre de commerce a signalé à différentes reprises
la mise en projet. Ces réformes ne pourraient qu'assainir sensiblement la situation de notre petit
( ommorce.
Le marché du travail a été vivement sollicité par la forte allure de la production dans la plupait
des industries, notamment dans la métallurgie. A travers le bassin minier, la demande a été particulièrement active, alors que, dans la région de Luxembourg, l'offre a continué d'être plutôt
abondante. Ainsi la bourse du travail d'Esch renseigne 4495 demandes contre 5024 offres, tandis
que la bourse de Luxembourg renseigne 5437 demandes contre 8877 offres.
L'édifice de la prévoyance sociale, inauguré en 1901 par la loi sur l'assurance-maladie et continué depuis par l'assurance-accidents, a été couronné par la loi du ß mai 1911 sur rassurancovieillessc et invalidité, bien autrement vaste que les deux premières et qui est appelée à exercer
une répercussion considérable sur la vie économique du pays. Si l'industrie doit assumer de nouvelles charges du fait de la nouvelle loi, elle a la conscience de contribuer à cette grande rouvre
de solidarité humaine et de justice sociale envers ses collaborateurs.
Enfin la législation commerciale a été heureusement complétée par la loi du ?> avril 1911 concernant la création d'un service de chèques et virements postaux qui est entrée en vigueur le l ( l
octobre. Des arrangements internationaux avec l'Allemagne, la Belgique et la Suisse ont internationalisé ce service de façon à lui faire produire son plein effet.
Travaux de la Chambre de commerce.
Parmi les questions que la Chambre de commerce a traitées en 1911, nous signalons particulièrement celles qui suivent:
La nouvelle gare aux maichandiseb de Luiemboimf.
La Chambre de commerce avait chargé une commission, composée de MM. L. Metz, J. Ileintz,
M. Peacatore, J. Wurth et Paul "Wùrth, d'examiner le projet de la nouvelle gare aux marchandises
de Luxembourg que le Gouvernement avait soumis à ses délibérations. Le rapport élaboré par cette
commission, qui a été adopté à l'unanimité dans la séance plénière du 10 août, se prononce en faveur
?
du dernier projet qui place la gare aux marchandises de petite vitesse au «Dernier Sol», à condition toutefois qu'il soit tenu compte d'une série de modifications et d'améliorations signalées
dans ce rapport.
La commission, «'inspirant de l'idée qu'il s'agit de l'aire une œuvre d'avenir répondant pendant une longue période aux besoins du commerce et de l'industrie de Luxembourg, a saisi cette
occasion pour présenter une série d'autres desiderata se rattachant à la question de la nouvelle
gare aux marchandises :
a) Halles aux marchandises — Actuellement les marchandises à destination de Luxembourg
sont délivrées en trois endroits différents: à la gare du Guillaume-Luxembourg, à la gare du PrinceHenri et à la gare des chemins de fer secondaires. Le nouveau plan laisse subsister cet inconvénient,
alors qu'il serait certainement dans l'intérêt du commerce do Luxembourg de voir réunir
toutes les marchandises en un endroit unique.
b) Douane. — La bâtiment de la douane est manifestement insuffisant. Le bâtiment actuel
ne répond pas entièrement aux besoins du service; il est donc permis de se demander comment
le nouveau bâtiment, dont les dimensions seront plus modestes encore, parviendra à y répondre.
11 est notamment à désirer que les colis du Prince-Henri soient dédouanés à la gare de Luxembourg
aussi bien dans l'intérêt de la douane que du public.
A cette occasion, la Ohambre exprime encore le vœu que la visite de la douane pour les grands
express de Paris et de Bruxelles soit faite le plus tôt possible dans les locaux prévus à cet effet dans
la nouvelle gare.
c) Trucfa. — La nécessité d'une installation pratique de trueks dans la gare de transbordement
est vivement ressentie et i l faut espérer que l'Administration y pourvoira à l'occasion des nouvelles installations.
d) Entrepôt —• La Chambre s'est occupée à différentes reprises de la question de la création
d'un entrepôt de transit à Luxembourg qui ne laisse pas que de présont er une importance considérable et dont la solution devra être étudiée à cette occasion.
Luxembourg est une des portes d'entrée du Zollverein et, comme telle, susceptible de devenir
un centre de transactions commerciales. I l est, donc de toute nécessité que. les pouvoirs examinent
déplus près la question d'un entrepôt de transit qui permettrait, aux négociants de no payer les
droits et taxes sur Jos produits divers qu'ils importent qu'au fur et à mesure que les marchandises
sont livrées à la consommation.
L'exemple d'autres villes qui tirent une, parue de, leur prospérité d'un entrepôt do transit
prouve certainement l'importance de cotte proposition sur laquelle nous appelons l'attention du
Gouvernement.
L'entrepôt à créer devrait occuper une surface bâtie de I2002 au moins, c'est-à-dire, présenter
cette dimension pour la cave, Je re*wle~chauKKée, Je premier étage et Je grenier.
e) Tarifs. — La Ohambre prie enfin le Gouvernement de saisir l'occasion qui se, présente pour
inviter les Directions des chemins de fer de l'Alsace-Lorrainc et du Prince-Henri à faire disparaître
la tarification injuste, appliquée aujourd'hui aux marchandisen de et vorn ICH stations de Luxcrrrbourg-gare centrale et Luxembourg-IIolIerich, La tarification actuelle est contraire à la loi du
Ô
23 décembre 1894 octroyant la concession de la ligne de Petange sous la condition que cette ligne
devrait partir depuis la gare centrale de Luxembourg. Au lieu de se conformer à cette stipulation,
les chemins de fer appliquent leuis taxes sur chacun des parcours effectués sur les deux rébeaux,
on soudant ensemble lob prix ainsi obtenus. Les diiféreucoh entre leb prix établis et ceux qui résulteraient de l'application d'un taux uniforme sont très notables et causent un grand préjudice au
commerce et surtout aux industries qui se sont établies sur les raccordements et qui doivent foicément pour cela passer par la gare centrale.
Chemins de fer. — Ligne de Trêves.
Dans sa séance du 30 mars, la Chambre s'est occupée d'une réclamation que le Stahlwerksverband avait adressée à la Direction des chemins de fer, visant le train n° 154 Cologne-Trêves
qui a une correspondance vers Luxembourg Ce train est utilisé surtout par les directeurs et employés des usines métallurgiques et des exploitations mini èi es de notre région à qui i l offre la seule
occasion convenable de rentrer encore le soir, leurs affaires terminées, de Dusseldorf et des autres
principales places rhénanes-westphaliennes.
Déférant au désir exprimé par le Stahlwerksverband la Chambre a prié le Gouvernement
de bien vouloir appuyer la proposition d'ajouter un wagon-restaurant à ce train.
Elle a saisi cette occasion pour appeler l'attention du Gouvernement sur la mauvaise correspondance que nous possédons pour ce train. L'itinéraire Cologne-Luxembourg se décompose
actuellement comme suit:
Cologne départ 7,10 h.
Trêves arrivée 10,32 h.
Trêves départ 11,08 h.
Luxembourg arrivée 12,27 h.
k\\ sentiment de la Chambre, cet itinéraire est susceptible de très sérieuses améliorations.
L'arrêt de trente minutes à Trêves, qui ne se justifie guère, pourrait être réduit à quelques minutes,
et le train n° 470, qui s'arrête aujourd'hui à Trèves-Sud, Karthaus, Igel, Wasserbillig, Wecker,
Roodt et Oetrange, transformé en un train rapide. Ces diverses améliorations permettraient
d'arriver à Luxembourg une heure plus tôt, c'est-à-dire vers 11,30 h.
Horaire de la ligne de Wüte.
Dans la même séance, la Chambre a réitéré un vœu qu'elle a déjà exprimé à différentes reprises
au sujet de l'horaire en vigueur sur la ligne de Wiltz, c'est-à-dire de voir transformer le train qui
part de Wiltz à 3,56 h. le dernier mardi de chaque mois seulement en une correspondance régulière.
On ne saurait méconnaître que l'horaire actuel ne tient pas suffisamment compte des intérêts
industriels et commerciaux de la ville de Wiltz. L'intervalle entre le train de 10,53 h. du matin
et celui de 6,37 h. du soir qui assurent la correspondance vers Luxembourg, est manifestement
trop considérable. Souvent des acheteurs, craignant de perdre une journée entière par suite des
mauvaises correspondances, hésitent de visiter la localité; ils se contentent d'une vague information
par téléphone et ainsi maintes affaires, qui pourraient se traiter sur place, échappent aux industriels
de Wiltz.
Ce train n'assurerait pas seulement une correspondance indispensable vers Luxembourg,
9
mais encore uno autre correspondance vors Troisvicrges. A l'aller, i l permettrait de prendre, soit
le train Luxembourg-Troisviergcs qui passe à Kautonbach à 4,24 h., soit le train TroisviorgesLuxembourg qui y passe à 4,43 h . ; au retour, i l assurerait aux voyageurs do ces deux trains
une correspondance très appréciable vers Wiltz.
Droit de Vexpéditeur à une certaine surface de chargement.
La Corporation « Die Ältesten der Kaufmannschaft von Berlin» avait demandé l'appui de
la Chambre de commerce pour une requête tendant à accorder à l'expéditeur un droit à une surface de chargement analogue au droit accordé pour le poids de chargement.
Pour ce qui est du principe même de la requête i l doit paraître juste. Une série de marchandises encombrantes seraient appelées ainsi à bénéficier d'un tarif plus favorable. La Chambre a
donc décidé d'appiner cette requête, mais avec la réserve expresse que les wagons de grande
capacité dont les chemins de fer ne possèdent qu'un nombre restreint, ne soient pas enlevés en
partie à notre industrie. Comme il est reconnu que les parcs ri« wagons à marchandises ne répondent,
en général,qu'imparfaitement aux exigences du trafic, i l semble que les chemins de fer devraient
aviser surtout, en cas de réalisation de la réforme proposée, à augmenter le nombre des wagons de
grande capacité.
Changement de tarif 'pour le ciment armé.
La Chambre avait été avisé qu'une proposition tondant à faire passer les articles en ciment
armé du tarif spécial JI dans le tarif spécial 11 f devait êtie discutée dans la réunion de la commission permanente dos tarifs des chemins do for allemandes, fixée au H février.
Comme ce changement de tarif aurait une répercussion fâcheuse sur 3'indusiiie métallurgique,
qui éprouve déjà des difficultés à soutenir la concurrence du ciment armé, le comité permanent
do la Chambre de commerce s'est adressée à cette commission avec la prière d'étendre,, le cas
échéant, le m CM no traitement, aux fers servant, à la construction.
Service de voitures Heetriqws ou automotrices.
Dans les pays voisins les chemins do l'or ont organisé depuis quelque temps, sur certains parcours, des services réguliers par voitures électriques ou voilures automotrices pour répondre à
dos besoins locaux ou régionaux. A l'heure actuelle, aucun essai dans ce sens n'a encore élé fait
sur notre réseau ferré. Il paraît cependant qu'un service de voitures électriques est projeté outre
Wasserbillig et Trêves.
En présence des résultats si appréciables quo l'organisation do cos services a donnés ailJouro,
la Chambre s'est demandé si col, exemple no devrait pas vin) imité daim le Grand-Duché. U existe
sur notre réseau ferré d'assez nombreux parcours où ces voilures seraient appelées à rendre des
services incontestables: à citer p. ox. dos parcours comme Luxembourg-Dommeldange ainsi qu'une
série do parcours du bassin minier, sur lesquels règne un mouvement de voyageurs particulièrement intense, ou bien encore dos parcours comme Kaufenbach-Wiltz, qui no possèdent qu'un
nombre insuffisant de correspondances par jour» La Chambre a donc prié lo Gouvernement do
bien vouloir examiner cotte queslion qui présente un intérêt très réel pour certaines régions do
notre pays.
2
10
Tarif pour le transport des colis par exprès sur le réseau du Prince-Henri.
Inattention de la Chambre de commerce a été appelée sur les inconvénients très sérieux
qu'offre l'absence d'un tarif pour le transport des colis par exprès sur le réseau du Prince-Hemi.
L'expédition en grande vitesse ne supplée pas toujours au défaut de ce tarif. A Esch, p. ex. i l est
impossible, les dimanches à partir de 11 h. et les jours de la semaine après 7 h. re&p. 6.30 h. du
soir, d'expédier des colis dépassant 15 kg.
Un avantage des envois par exprès consiste en ce que les colis sont livrés ou peuvent l'être
à l'arrivée du train à quelle heure qu'il arrive, tandis que les envois en grande vitesse anivani après
la fermeture des bureaux ne sont livrés que le lendemain. Les haltes du chemin de ici ne possédant
pas de gare aux marchandises ne peuvent recevoir des colis dépassant 15 kg. et les habitants de
ces localités sont obligés d'aller prendre leurs envois à des gares parfois assez éloignées. A citer
p. ex. Obercorn, halte desservant une localité importante et des minières, qui voit diiiger ses
envois sur Differdange où les destinataires doivent les faire prendre par des voitures.
Assez souvent, des commerçants d'Esch, voulant livrer des commandes pressées, en sont
réduits à envoyer à Eodange, à Differdange ou à d'autres stations leurs employés qui emportent
avec eux les marchandises comme bagages. Pour les localités desseivies par le Prince-Henri, et
surtout pour la ville d'Esch, cette question présente une importance très réelle: les relations de
cette ville avec les établissements industriels des environs exigent souvent des envois urgents qui
ne souffrent pas de retard, et les clients, ignorant que les expéditions par exprès ne peuvent se
faire sur le réseau du Prince-Henri alors que les stations du Guillaume-Luxembourg jouissent de
cette facilité, sont portés à admettre de la négligence ou de la mauvaise volonté de la part des
vendeurs.
La Chambre a donc recommandé cette question au bienveillant examen du Gouvernement.
Elle a été informée depuis que le tarif réclamé a été homologué et mis en application.
Lettres-télégrammes.
A partir du 1 e r octobre dernier, l'administration des postes allemandes a introduit, à titre
d'essai, des lettres-télégrammes. Ce sont des lettres télégraphiées dans la nuit même au lieu de
destination où elles sont distruibées par le premier courrier ou remises aux destin ai aii os dans la
forme usitée. La taxe est de 1 pf. par mot. I l est perçu un minimum de 50 pf. par lettre. Le télégramme doit être remis entre 7 heures du soir et minuit.
Si l'usage des lettres-télégrammes, qui est limité en principe aux localités d'une certaine
importance, n'offre guère d'intérêt pour l'intérieur du Grand-Duché, i l n'en est pas de même
pour nos relations internationales avec l'Allemagne. La Chambie de eommeico a donc décidé,
dans sa séance du 23 novembre, d'appeler l'attention du Gouvernement sur la nouvelle institution
et de le prier de bien vouloir examiner la question de la création d'un seivice int pi national de
lettres-télégrammes avec ce pays.
Elle a saisi cette occasion pour lui signaler diverses améliorations dans le service des correspondances postales avec l'Allemagne du Nord et dans le service entre Wiliz et Bastognc.
Taxes des cartes imprimées.
L Association des voyageurs et employés du commerce et de l'industrie avait saisi la Chambre
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d'une réclamation concernant les cartes imprimées revêtues d'un timbre-poste de retour que
l'Administration des postes n'admet que sous enveloppe formée, affranchie d'un timbre de 10 centimes. Les associations de secours mutuels s'en trouvent gênées dans leurs rapports avec leurs
membres et l'Association exprime le désir que la poste applique aux imprimés un régime analogue
à celui des cartes postales avec réponse payée.
De l'avis de la Chambre de commerce, les associations ne seraient pas seules à profiter de
l'envoi de ces imprimes. La question présente un caractère plus général. Beaucoup de maisons
de commerce trouveraient avantage à pouvoir lancer des imprimés revêtus d'un timbre de retour
pour s'assurer une réponse que l'indifférence des destinataires rend souvent aléatoire.
La Chambre a donné à considérer au Gouvernement s'il n'était pas indiqué de compléter
le règlement des postes dans le sens demandé, c'est-à-dire d'appliquer aux imprimés un régime
analogue à celui des cartes postales avec réponse payée. Elle estime d'ailleurs qu'il n'en résulterait pour le service des postes ni surcroît de besogne ni diminution des recettes et qu' il s'agit
ici que d'une simple question de réglementation dont la solution serait certainement aussi dans
l'intérêt du commerce.
Service international de chèques ci virements postaux.
A la demande du Handelsvertragsverein, de Berlin, qui avait sollicité l'appui de la Chambre
de commerce pour amener une convention entre l'Allemagne et le Luxembourg instituant un
service international de chèques postaux entre les deux pays, cette question avait été portée à
l'ordre du jour de la séance du 19 mai.
La Chambre a été unanime à reconnaître les services très réels qu'une convention dans ce
sons serait appelée à rendre. En Allemagne le chèque postal, quoique de création récente, a gagné
rapidement les faveurs du public, de sorte qu'on a songé aussitôt à l'internationaliser et à lui faire
produire ainsi son maximum d'effet. Le Grand-Duché doit s'associer sans retard à ce progrès.
Nos relations économiques si considérables avec l'Allemagne, qui naissent du Zollverein, font
souhaiter que l'introduction du chèque postal dans le Grand-Duché, actuellement à l'étude, soit
accompagnée ou suivie de près d'une convention avec l'Allemagne internationalisant cet instrument de paiement si justement apprécié.
Elle a donc appelé l'attention toute particulière du Gouvernement sur cotte question qui
intéresse au plus haut point nos industriels et commerçants.
Unification du droit relatif au chèque.
La Chambre de commerce avait chargé une commission, composée de MM. Boch, Mongenast
et Jos. Würth, des réponses à faire au questionnaire élaboré par les soins du Gouvernement des
Pays-Bas on vue d'une conférence internationale qui aurait à n'occuper, entre autres, d'un projet
de loi uniforme sur le choque. La commission s'est ralliée aux points de vue développés dans un
travail très circonstancié présenté par M. Jos. Würth, que la Chambre a approuvé à l'unanimité
dans sa séance du 11 mai.
Exposition universelle de Gand.
Consultée par le Gouvernement sur l'opportunité d'une participation éventuelle du GrandDuché à l'exposition universelle de Gand en 1913, la Chambre n'est prononcée comme suit:
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La multiplicité et la fréquence des expositions universelles et spéciales ont fini par causer
chez nos industriels un sentiment de. lassitude. Leur intérêt à ces manifestations s'est émoussé. Pour
ce qui concerne plus spécialement l'exposition de Gand,la Chambre estime qu'elle suit de bien près
colle de Bruxelles. De l'échange de vues qui s' est produit à ce sujet dans la séance du 23 novembre
il résulte qu'on ne saurait compter sur une participation tant soit peu active de nos nationaux.
Coopératives de consommation de l'Union des boulangers.
Au sujet de la réclamation des épiciers des faubourgs de Luxembourg contre les maisons
de vente dites Coopératives de consommation, qui ont été ouvertes par l'Union des boulangers,
la Chambre de commerce a émis, dans sa séance du 6 juillet, sur la proposition d'une commission,
composée de MM. Buchholtz, Duchscher et Soupert, l'appréciation suivante:
Les faits signalés par les marchands-épiciers sont certainement regrettables, mais l'état actuel
de notre législation écarte la …
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.