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CHAMBRE DES DÉPUTÉS
GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG
Luxembourg, le 7 juillet 2023
Dossier suivi par Noah Louis
Service des Commissions
Tel. : 466 966 340
Courriel : nlouis@chd.lu
Monsieur le Président
du Conseil d’État
5, rue Sigefroi
L-2536 Luxembourg
____________________
Concerne:
7524 Projet de loi portant sur la qualité des services pour personnes
âgées et portant modification de :
1° la loi modifiée du 16 mai 1975 portant statut de la copropriété
des immeubles bâtis ;
2° la loi modifiée du 8 septembre 1998 réglant les relations entre
l’Etat et les organismes œuvrant dans les domaines social, familial
et thérapeutique
Monsieur le Président,
J’ai l’honneur de vous soumettre ci-après vingt-quatre amendements au projet de loi sous
rubrique, adoptés par la Commission de la Famille et de l’Intégration lors de sa réunion du 7
juillet 2023.
Je joins en annexe, à toutes fins utiles, un texte coordonné du projet de loi sous rubrique
reprenant les amendements parlementaires proposés (figurant en caractères gras et
soulignés) et les propositions de texte formulées par le Conseil d’État dans son avis du 4
juillet 2023 (figurant en caractères non gras et soulignés). En outre, les redressements
d’erreurs matérielles figurent en caractères non gras et doublement soulignés.
*
Observations préliminaires
La Commission de la Famille et de l’Intégration tient à signaler qu’elle fait siennes les
propositions de texte émises par le Conseil d’État dans ses avis du 1er avril 2022 et du 4 juillet
2023, respectivement, et reprend de même les observations d’ordre légistique aux endroits
indiqués dans le texte coordonné ci-joint.
*
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Redressements d’erreurs matérielles
La Commission de la Famille et de l’Intégration tient à signaler qu’elle a procédé au
redressement des erreurs matérielles suivantes :
1° Aux articles 4, paragraphe 7, point 4°, 5, paragraphe 3, 19, paragraphe 7, point 4°,
20, paragraphe 3, 35, paragraphe 5, point 4°, 36, paragraphe 7, 50, paragraphe 5, point
4°, 51, paragraphe 3, 61, paragraphe 4, point 3°, 72, paragraphe 4, point 4°, 73,
paragraphe 3, 82, paragraphe 4, point 4°, 83, paragraphe 1er, alinéa 2, et paragraphe
2, alinéa 3, le terme « commun » est inséré après les termes « cadre européen » ;
2° À l’article 6, paragraphe 1er, points 1° à 4°, le terme « usagers » est remplacé par le
terme « résidents » ;
3° Aux articles 8, paragraphe 1er, 23, paragraphe 1er, 38, paragraphe 1er, 52,
paragraphe 1er, 62, paragraphe 1er, 74, paragraphe 1er, 84, paragraphe 1er, les termes
« ayant la Famille dans ses attributions » sont supprimés ;
4° Aux articles 15, paragraphe 2, point 6°, 45, paragraphe 2, point 6°, les termes « dans
les administrations et services de l’État, dans les établissements publics et dans les
écoles » après les termes « Service national de la sécurité » sont remplacés par les
termes « dans la fonction publique » et les termes « dans la fonction publique » après
les termes « loi modifiée du 19 mars 1988 concernant la sécurité » sont remplacés par
les termes « dans les administrations et services de l’État, dans les établissements
publics et dans les écoles », suite à l’observation du Conseil d’État dans son avis du
1er avril 2022 y afférente ;
5° À l’article 21, paragraphe 6, point 1°, le terme « alinéa 1er, » est inséré entre les
termes « paragraphe 1er, » et les termes « point 9° » ;
6° À l’article 36, paragraphe 12, point 1°, le terme « l) » est remplacé par le terme
« k) » ;
7° À l’article 96, paragraphes 1er et 2, les termes « ayant la Famille dans ses
attributions » sont insérés après les termes « le ministre » à chaque occurrence ;
8° À l’annexe 2, les redressements d’erreurs matérielles suivants sont effectués :
a) Au module 2, lettre h), les termes « gestion des excréta » sont repris à la lettre i) et
la lettre i) ancienne devient la lettre j) nouvelle ;
b) Au module 3, les termes « en hygiène » sont insérés après le terme « référent » tant
à l’intitulé qu’à la lettre c) ;
c) Au module 3, lettre d), les termes « pour personnes âgées » sont insérés après les
termes « structure d’hébergement ».
*
Amendements
Amendement 1 – modification de l’article 9, paragraphe 1er, point 1°
À l’article 9, paragraphe 1er, point 1°, la lettre m) est supprimée.
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Commentaire :
Dans son avis du 4 juillet 2023, le Conseil d’État se demande quelle est l’utilité voire
l’opportunité de prévoir au sein du règlement général « un plan de procédure et de gestion des
antibiotiques » étant donné que la décision concernant l’administration d’antibiotiques relève
de la compétence exclusive des médecins et est à adapter individuellement en fonction des
besoins et de l’état de santé de chaque résidant.
Au vu des observations formulées par le Conseil d’État, il est proposé de supprimer la
disposition sous rubrique.
La même observation vaut pour l’article 24, paragraphe 1er, point 9°, lettre j).
Amendement 2 – modification de l’article 13, paragraphe 2
À l’article 13, paragraphe 2, le point 2° est remplacé comme suit :
« 2° la fourniture des prestations et services définis à l’article 3 avec les souscatégories participation, animation et vie sociale, circulation, repas ainsi que
logement ; ».
Commentaire :
En ce que la « communication » mentionnée au point 2° précité ne fait pas partie des
prestations et services définis à l’article 3 auxquels le point 2° se réfère, il échet de supprimer
la mention afférente à l’article 13, paragraphe 2, point 2°.
Amendement 3 – modification de l’article 22, paragraphe 3, point 2°
À l’article 22, paragraphe 3, point 2°, les termes « des usagers » sont insérés en bout de
phrase.
Commentaire :
En vertu des dispositions similaires aux Chapitres 1er et 3, il y a lieu de procéder à cet ajout.
Amendement 4 – modification de l’article 24, paragraphe 1er
L’article 24, paragraphe 1er, est amendé comme suit :
1° Au point 3°, les termes « ainsi que d’autres concepts de prise en charge spécifiques » sont
supprimés ;
2° Au point 9°, la lettre j) est supprimée et le point-virgule à la lettre i) est remplacé par un point
final.
Commentaire :
Au point 1°, il y a lieu de procéder à la suppression des termes dont question. Il s’agit d’un
oubli et il y a lieu de supprimer lesdits termes.
Dans son avis du 4 juillet 2023, le Conseil d’État se demande quelle est l’utilité voire
l’opportunité de prévoir au sein du règlement général « un plan de procédure et de gestion des
antibiotiques » étant donné que la décision concernant l’administration d’antibiotiques relève
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de la compétence exclusive des médecins et est à adapter individuellement en fonction des
besoins et de l’état de santé de chaque résidant.
Au vu des observations formulées par le Conseil d’État, il est proposé de supprimer la
disposition sous rubrique.
La même observation vaut pour l’article 9, paragraphe 1er, point 1°, lettre m).
Amendement 5 – modification de l’article 38, paragraphe 3
À l’article 38, paragraphe 3, un point 4° nouveau est inséré, libellé comme suit :
« 4° les données relatives à l’effectif du personnel d’encadrement, en personnes et en
équivalent temps-plein, affecté aux prestations et services visés à l’article 34,
paragraphe 1er ; ».
Commentaire :
Dans son avis du 4 juillet 2023, le Conseil d’État note encore que l’organisme gestionnaire
n’est pas tenu de communiquer les données relatives à l’effectif du personnel d’encadrement
et considère que ces données pourraient utilement être rajoutées. Ainsi, il est proposé
d’amender la disposition sous rubrique afin de tenir compte des observations formulées par le
Conseil d’État, tout en insérant une disposition relative aux données à communiquer par
l’organisme gestionnaire.
Une insertion similaire est effectuée aux articles 52, paragraphe 3, 74, paragraphe 3 et 84,
paragraphe 3.
Amendement 6 – modification de l’article 43, paragraphe 2, point 2°
À l’article 43, paragraphe 2, point 2°, les termes « et animation, repas ainsi que
communication » sont remplacés par les termes « , animation et vie sociale ainsi que repas ».
Commentaire :
Afin de faire coïncider le libellé de la disposition sous rubrique avec les catégories visées à
l’annexe 3, il est proposé d’adapter le point 2°. De même il y a lieu de supprimer le renvoi à la
« communication », alors que l’article 34 ne prévoit pas cette prestation.
Amendement 7 – modification de l’article 52, paragraphe 3
À l’article 52, paragraphe 3, un point 5° nouveau est inséré, libellé comme suit :
« 5° les données relatives à l’effectif du personnel d’encadrement, en personnes et en
équivalent temps-plein, affecté aux prestations et services visés à l’article 49,
paragraphe 1er ; ».
Commentaire :
Dans son avis du 4 juillet 2023, le Conseil d’État note encore que l’organisme gestionnaire
n’est pas tenu de communiquer les données relatives à l’effectif du personnel d’encadrement
et considère que ces données pourraient utilement être rajoutées. Ainsi, il est proposé
d’amender la disposition sous rubrique afin de tenir compte des observations formulées par le
Conseil d’État, tout en insérant une disposition relative aux données à communiquer par
l’organisme gestionnaire.
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Une insertion similaire est effectuée aux articles 38, paragraphe 3, 74, paragraphe 3 et 84,
paragraphe 3.
Le point subséquent est dès lors renuméroté.
Amendement 8 – modification de l’article 64, paragraphe 1er
À l’article 64, paragraphe 1er, du même projet de loi, le point final au point 6° est remplacé par
un point-virgule et il est inséré un nouveau point 7°, libellé comme suit :
« 7° définit la gestion des réclamations pouvant être présentées par les usagers. ».
Commentaire :
Alors que le Conseil d’État a relevé que la procédure de gestion des réclamations n’est pas
prévue pour le chapitre 5, relatif aux services repas sur roues, et compte tenu du fait qu’une
telle procédure doit également être prévue au chapitre dont question, il y a lieu de prévoir une
telle procédure en la prévoyant dans le contrat de services à signer par les parties prenantes.
Amendement 9 – modification de l’article 74, paragraphe 3
À l’article 74, paragraphe 3, un point 5° nouveau est inséré, libellé comme suit :
« 5° les données relatives à l’effectif du personnel d’encadrement, en personnes et en
équivalent temps-plein, affecté aux prestations et services visés à l’article 69, point
2° ; ».
Commentaire :
Dans son avis du 4 juillet 2023, le Conseil d’État note encore que l’organisme gestionnaire
n’est pas tenu de communiquer les données relatives à l’effectif du personnel d’encadrement
et considère que ces données pourraient utilement être rajoutées. Ainsi, il est proposé
d’amender la disposition sous rubrique afin de tenir compte des observations formulées par le
Conseil d’État, tout en insérant une disposition relative aux données à communiquer par
l’organisme gestionnaire.
Une insertion similaire est effectuée aux articles 38, paragraphe 3, 52, paragraphe 3 et 84,
paragraphe 3.
Le point subséquent est dès lors renuméroté.
Amendement 10 – modification de l’article 84, paragraphe 3
L’article 84, paragraphe 3, est amendé comme suit :
1° Au point 6°, les termes « d’hébergement » sont remplacés par les termes « de services » ;
2° À la suite du point 6°, est inséré un point 7° nouveau, libellé comme suit :
« 7° les données relatives à l’effectif du personnel du service téléalarme, en personnes
et en équivalent temps-plein, affecté aux prestations et services visés à l’article 81 ; ».
Commentaire :
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Le Conseil d’État relève dans son avis que l’organisme gestionnaire n’est pas tenu de
communiquer les données relatives à l’effectif du personnel du service téléalarme et considère
que ces données pourraient utilement être rajoutées. Ainsi, le point 1° se propose d’amender
la disposition sous rubrique afin de tenir compte des observations formulées par le Conseil
d’État, tout en insérant une disposition relative aux données à communiquer par l’organisme
gestionnaire.
Au point 2°, il est demandé de procéder à un changement de terme. En effet, les contrats visés
dans le présent chapitre ne sont pas des contrats d’hébergement, mais des contrats de
services.
Une insertion similaire est effectuée aux articles 38, paragraphe 3, 52, paragraphe 3 et 74,
paragraphe 3.
Le point subséquent est dès lors renuméroté.
Amendement 11 – modification de l’article 89
À l’article 89, point 1°, les termes « et du personnel du service téléalarme » sont insérés après
le terme « usagers » à chaque occurrence.
Commentaire :
Dans son avis du 4 juillet 2023, le Conseil d’État note que l’organisme gestionnaire n’est pas
tenu de communiquer les données relatives à l’effectif du personnel du service téléalarme
alors même que le chapitre 7 ayant trait au service téléalarme, prévoit des dispositions
relatives au personnel dudit service.
Amendement 12 – modification de l’article 95, paragraphe 2
L’article 95, paragraphe 2, du même projet de loi est remplacé comme suit :
« (2) Le Conseil est composé de treize membres et de douze membres cooptés. Les
membres comprennent :
1°six représentants des associations de et pour personnes âgées ;
2° trois représentants des syndicats des salariés les plus représentatifs sur le plan
national ;
3° deux représentants des fédérations patronales d’organismes gestionnaires de
structures et services pour personnes âgées ;
4° un représentant du Syndicat des villes et communes luxembourgeoises;
5° un délégué du ministre ayant la Famille dans ses attributions ;
6°douze membres cooptés au vu de leur compétence dans les domaines du droit, de
la médecine, des soins, du travail social, des sciences humaines, de la gérontologie ou
de leur engagement social. ».
Commentaire :
Dans son avis du 4 juillet 2023, le Conseil d’État signale que le projet de règlement grandducal n° 60.124, dans sa teneur amendée, ne contient aucune disposition sur la composition
détaillée du Conseil supérieur des personnes âgées et notamment sur le nombre de
représentants de chaque regroupement ou association énumérés au paragraphe 2 de l’article
sous examen. Ainsi, dans la mesure où ni le projet de loi sous examen ni le projet de règlement
grand-ducal précité ne se prononcent sur la composition dudit conseil, les membres
composant le Conseil supérieur des personnes âgées relèvent de la seule proposition des
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organismes et associations pour être nommés par le ministre ayant la Famille dans ses
attributions. Le Conseil d’État se demande comment celui-ci procède pour nommer les
membres si le nombre de personnes proposées dépasse le maximum de 13 membres fixé par
l’article sous examen. Dans un souci de transparence, le Conseil d’État suggère aux auteurs
de reprendre la répartition des membres telle qu’elle était prévue dans la version initiale du
projet de règlement grand-ducal précité, à l’endroit de la disposition sous examen.
Amendement 13 – modification de l’article 102, paragraphe 3
À l’article 102, paragraphe 3, les termes « de la situation des » sont remplacés par les termes
« des services pour ».
Commentaire :
À l’article sous rubrique, le Conseil d’État a signalé que le texte coordonné de l’article 102,
paragraphe 3, comporte une modification qui ne fait pas l’objet d’un amendement. En effet,
selon l’article 102, paragraphe 3, dans sa version coordonnée, la Commission permanente
pour le secteur des personnes âgées peut, sur demande du ministre ayant la Famille dans ses
attributions, réaliser ou faire réaliser des enquêtes, des analyses, des études, des rapports ou
des avis sur les différents aspects de la situation des services pour personnes âgées au
Luxembourg. Le texte initial prévoyait que ces enquêtes, analyses, études, rapports ou avis
portent sur les différents aspects de la situation des personnes âgées au Luxembourg. Alors
que le Conseil d’État suggère de retenir la formulation prévue à l’endroit du texte coordonné,
il y a lieu de la prévoir par le présent amendement.
Amendement 14 – modification de l’article 103
L’article 103 est amendé comme suit :
1° Au paragraphe 4, les termes « des paragraphes 7 et 8 » sont remplacés par les termes
« paragraphe 7 » ;
2° Le paragraphe 8 est supprimé ;
3° Le paragraphe 9 nouveau (ancien paragraphe 10) est remplacé comme suit :
« (9) L’agrément visé au paragraphe 7 est valable pour une durée de cinq ans. Il peut
être renouvelé, à la demande du détenteur de l’agrément, aux conditions fixées au
paragraphe 7. » ;
4° Au paragraphe 10 nouveau (ancien paragraphe 11), les termes « aux paragraphes 7 et 8 »
sont remplacés par les termes « au paragraphe 7 ».
Commentaire :
Les paragraphes 7 et 8 de l’article sous rubrique déterminent les conditions à remplir pour
devenir formateur agréé en psycho-gériatrie. Au paragraphe 7 sont visés les personnes
physiques qui souhaitent devenir formateur. Le paragraphe 8, vise les personnes morales.
Concernant le paragraphe 8, point 1°, le Conseil d’État se demande pourquoi les auteurs des
amendements exigent que les personnes physiques de la personne morale qui demande
l’agrément soient des salariés d’un service agréé pour personnes âgées.
Au paragraphe 8, point 2°, et dans la logique où les personnes physiques devaient être des
salariés d’un service agréé pour personnes âgées, le Conseil d’État estime que l’organisme
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gestionnaire y visé est celui qui gère le service agréé pour personnes âgées visé au point 1°.
Les « membres » y visés sont donc des salariés de l’organisme gestionnaire et doivent de
toute façon remplir les conditions d’honorabilité dans le chef de leur contrat de travail s’ils
revêtent la qualité de personnel d’encadrement, de sorte que la condition d’honorabilité est
redondante. S’ajoute à cela que le Conseil d’État ne comprend pas l’emploi de la notion
d’« organisme gestionnaire » au cas où il s’agit d’une personne morale qui demande
l’agrément. Au vu de ces observations, le paragraphe 8 est source d’insécurité juridique.
Partant, le Conseil d’État demande aux auteurs, sous peine d’opposition formelle, de
reformuler le paragraphe 8 et de préciser qui peut demander un agrément et quelles sont les
conditions à remplir selon qu’il s’agit d’une personne morale ou d’une personne physique, sans
distinguer entre celles qui sont déjà salariés d’un service agréé ou non. En effet, l’activité de
formateur doit se faire en toute indépendance et nécessite donc une procédure n’interférant
d’aucune façon avec l’activité salariée éventuelle du demandeur de l’agrément.
De ce qui précède, il est proposé de supprimer le paragraphe 8. Dès lors, uniquement des
personnes physiques peuvent se voir délivrer un agrément pour l’exercice de la fonction de
formateur en psycho-gériatrie. De même, les paragraphes subséquents sont à renuméroter.
Par le biais du point 3°, et compte tenu de la suppression du paragraphe 8 du même article, il
est proposé de reformuler l’ancien paragraphe 10.
Les mêmes observations valent pour l’article 104, paragraphes 10 et 11.
Amendement 15 – modification de l’article 104
L’article 104 est amendé comme suit :
1° Au paragraphe 4, les termes « des paragraphes 7 et 8 » sont remplacés par les termes
« paragraphe 7 » ;
2° Le paragraphe 8 est supprimé ;
3° Le paragraphe 9 nouveau (ancien paragraphe 10) est remplacé comme suit :
« (9) L’agrément visé au paragraphe 7 est valable pour une durée de cinq ans. Il peut
être renouvelé, à la demande du détenteur de l’agrément, aux conditions fixées au
paragraphe 7. » ;
4° Au paragraphe 10 nouveau (ancien paragraphe 11), les termes « aux paragraphes 7 et 8 »
sont remplacés par les termes « au paragraphe 7 ».
Commentaire :
Il est renvoyé au commentaire de l’amendement 14.
Amendement 16 – modification de l’article 106, paragraphe 4
L’article 106, paragraphe 4, est amendé comme suit :
1° L’alinéa 2 est amendé comme suit :
a) Le terme « et » est inséré entre les termes « l’article 51, paragraphes 3 et 4, » et les termes
« à l’article 73 » ;
b) Les termes « et à l’article 83, paragraphe 2 » sont supprimés ;
2° Il est inséré un alinéa 3 nouveau, libellé comme suit :
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« Le personnel des services téléalarme en service en date d’entrée en vigueur de la
présente loi, et ne répondant pas aux conditions visées à l’article 83, paragraphes 1er
et 2, est autorisé à conserver sa fonction. ».
Commentaire :
Concernant le nouveau libellé de l’alinéa 2, le Conseil d’État note que l’alinéa 2 a vocation à
s’appliquer au « personnel d’encadrement » des structures et services pour personnes âgées.
Or, l’article 83 auquel l’alinéa 2 renvoie n’emploie pas la notion de « personnel
d’encadrement », mais celles d’« agents de communication » et « évaluateurs » qui sont
regroupées à l’intitulé de l’article par le terme « personnel ». Par ailleurs, l’alinéa 2, dans sa
teneur amendée, renvoie au seul paragraphe 2 de l’article 83 relatif aux évaluateurs et non
pas au paragraphe 1er dudit article qui lui est applicable aux agents de communication. Ces
imprécisions voire lacunes étant source d’insécurité juridique, de sorte à ce que le Conseil
d’État demande, sous peine d’opposition formelle, de préciser dans le cadre des « services
téléalarme » les conditions que le personnel, qui ne relève, selon l’article 83, pas du personnel
« d’encadrement », doit remplir pour pouvoir continuer à exercer leur fonction.
Au vue des observations formulées par le Conseil d’État il est proposé de modifier le libellé de
l’alinéa, tout en insérant un nouvel alinéa 3. Ce nouvel alinéa, prévoit dès lors que le personnel
des services téléalarme en service en date d’entrée en vigueur de la présente loi, et ne
répondant pas aux conditions visées à l’article 83, paragraphes 1er et 2, est autorisé à
conserver sa fonction.
Amendement 17 – modification de l’annexe 3, titre, II, point 1°, lettre b)
L’annexe 3, titre II, point 1°, lettre b), est amendée comme suit :
1° À la sous-catégorie « Participation et animation », les termes « Participation et animation »
sont remplacés par les termes « Participation, animation et vie sociale » ;
2° Aux critères 3 et 4, les termes « d’activités » sont remplacés par les termes « d’animation
et de vie sociale » ;
3° Au critère 5, les termes « plan des activités » sont remplacés par les termes « programme
d’animation et de vie sociale » ;
4° À la suite du critère 7, est inséré un nouveau critère 8, libellé comme suit :
«
Les heures de consultation du chargé de direction à l’intention des résidents et 1
de leurs proches sont affichées et communiquées
»;
5° À la sous-catégorie « Chambre, circulation et communication », les termes « « Chambre,
circulation et communication » sont remplacés par les termes « Logement et circulation » ;
6° Le critère 17 est supprimé.
Commentaire :
Les amendements 17 à 24 ont pour objectif d’apporter des modifications à l’annexe.
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Ainsi, certains intitulés de catégories, sous-catégories et critères ont été adaptés afin de les
faire correspondre avec le libellé des articles respectifs auxquels ils se réfèrent. En effet, le
Conseil d’État a suggéré de reformuler certaines catégories, voire sous-catégories afin de
mettre les libellés respectifs en phase avec les libellés des articles respectifs. Dans le même
ordre d’idées des critères ont été déplacés d’une catégorie à l’autre, afin de les faire
correspondre avec les articles respectifs.
En effet, dans un souci de cohérence interne de la loi en projet, une adaptation de la
terminologie à certains endroits s’est donc avérée nécessaire.
En vertu des observations formulées par le Conseil d’État, il est proposé d’insérer une nouvelle
catégorie relative à « la fourniture des prestations et services » définie à l’article 18.
Amendement 18 – modification de l’annexe 3, titre II, point 1°, lettre c)
À l’annexe 3, titre II, point 1°, lettre c), le critère 14 est supprimé et au critère 40 nouveau
(ancien critère 41), le terme « ou » est remplacé par une virgule et les termes « ou à sa
personne de contact mentionnée dans le dossier individuel » sont insérés en bout de phrase.
Amendement 19 - modification de l’annexe 3, titre II, point 2°, lettre a)
À l’annexe 3, titre II, point 2°, lettre a), l’intitulé de la catégorie est remplacé comme suit :
« Admission de l’usager ainsi qu’établissement et respect du plan individuel de prise
en charge de l’usager ».
Amendement 20 – modification de l’annexe 3, titre II, point 2°
À l’annexe 3, titre II, point 2, il est inséré une lettre b) nouvelle, libellée comme suit :
« b) Catégorie : Fourniture des prestations et services
Critères
Existence d’une procédure écrite de la mise à jour du plan individuel de prise
en charge de l’usager
Le personnel applique la procédure écrite concernant la mise à jour du plan
individuel de prise en charge de l’usager
Le cas échéant, le plan de vie individuel tient compte du carnet des soins
palliatifs ou des directives anticipées de l’usager ou des dispositions de fin de
vie
Existence d’une procédure écrite concernant la documentation des soins
Le personnel applique la procédure écrite concernant la documentation des
soins
Existence d’une procédure écrite assurant la continuité des soins
Le personnel applique la procédure écrite assurant la continuité des soins
Existence d’une procédure d’annulation d’un passage
Le personnel applique la procédure d’annulation d’un passage
Existence d’une procédure en cas de retard pour un passage
Le personnel applique la procédure en cas de retard pour un passage
Existence d’une procédure écrite de préparation d’un usager à un transfert
vers le/à un retour du milieu hospitalier
Le personnel applique la procédure écrite de préparation d’un usager à un
transfert vers le/à un retour du milieu hospitalier
10
Points
1
0-5
0-5
1
0-5
1
0-5
1
0-5
1
0-5
1
0-5
Existence d’une procédure écrite de déclaration d’accidents ou d’incidents
concernant un usager
Le personnel applique la procédure écrite de déclaration d’accidents ou
d’incidents concernant un usager
Existence d’une procédure écrite en cas d’un usager porté disparu
Le personnel applique la procédure écrite en cas d’un usager porté disparu
Existence d’un organigramme à jour
L’organigramme a été communiqué au personnel et aux usagers
»
1
0-5
1
0-5
1
0-5
Amendement 21 – modification de l’annexe 3, titre II, point 2°, lettre c) nouvelle
(ancienne lettre b))
L’annexe 3, titre II, point 2°, lettre c) nouvelle (ancienne lettre b), est amendée comme suit :
1° L’intitulé de la catégorie est remplacé comme suit :
« Mise en œuvre du projet d’établissement ainsi que l’établissement et la gestion du
dossier individuel » ;
2° Les critères 2 à 4, les critères 8 à 15 nouveaux (anciens critères 11 à 18), les critères 10 à
12 nouveaux (anciens critères 21 à 23) et les critères 18 à 23 nouveaux (anciens critères 32
à 37) sont supprimés ;
3° Est inséré un critère 19 nouveau, libellé comme suit :
«
La procédure de gestion des réclamations a été communiquée à l’usager, à son 0-5
représentant légal ou à sa personne de contact mentionnée dans le dossier
individuel
»
Amendement 22 – modification de l’annexe 3, titre II, point 2°, lettre d) nouvelle
(ancienne lettre c))
À l’annexe 3, titre II, point 2°, nouvelle lettre d) (ancienne lettre c)), l’intitulé est remplacé
comme suit :
« Enquête relative au degré de satisfaction des usagers par rapport aux prestations et
services et au projet d’établissement ».
Amendement 23 – modification de l’annexe 3, titre II, point 3°, lettre b)
L’annexe 3, titre II, point 3°, lettre b), est amendée comme suit :
1° L’intitulé de la sous-catégorie est remplacé comme suit :
« Participation, animation et vie sociale » ;
2° Au critère 4, le chiffre « 1 » est remplacé par les chiffres « 0-5 » ;
3° La sous-catégorie « Le centre de jour et circulation » est supprimée.
Amendement 24 – modification de l’annexe 3, titre II, point 3°, lettre c)
11
L’annexe 3, titre II, point 3°, lettre c), est amendée comme suit :
1° Le critère 27 est supprimé ;
2° Est inséré un critère 28 nouveau, libellé comme suit :
«
La procédure de gestion des réclamations a été communiquée à l’usager, à son 0-5
représentant légal ou à sa personne de contact mentionnée dans le dossier
individuel
»;
3° Sont insérés des critères 32 à 35 nouveaux, libellés comme suit :
«
Existence d’un plan de nettoyage (règles d’hygiène et sanitaires) pour le centre
de jour pour personnes âgées
Le personnel applique le plan de nettoyage (règles d’hygiène et sanitaires) pour
le centre de jour pour personnes âgées
Existence d’un concept permettant à l’usager de circuler de manière sécurisée
sur le site du centre de jour pour personnes âgées
Le personnel applique le concept permettant à l’usager de circuler de manière
sécurisée sur le site du centre de jour pour personnes âgées
1
0-5
1
0-5
».
*
*
*
Au nom de la Commission de la Famille et de l’Intégration, je vous saurais gré de bien vouloir
faire aviser par le Conseil d’État les amendements exposés ci-dessus.
J’envoie copie de la présente au ministre aux Relations avec le Parlement avec prière de
transmettre les amendements aux instances à consulter.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération très distinguée.
(s.) Fernand Etgen
Président de la Chambre des Députés
12
Annexe : Texte coordonné du projet de loi n° 7524
Projet de loi
portant sur la qualité des services pour personnes âgées et portant modification de :
1° la loi modifiée du 16 mai 1975 portant statut de la copropriété des immeubles bâtis ;
2° la loi modifiée du 8 septembre 1998 réglant les relations entre l’Etat et les
organismes œuvrant dans les domaines social, familial et thérapeutique
Chapitre 1er – Services et sStructures d’hébergement pour personnes âgées
Art. 1er. Définitions
Aux termes du présent chapitre on entend par :
1° « ministre » : le ministre ayant la Famille dans ses attributions ;
2° « structure d’hébergement pour personnes âgées » : tout établissement pour personnes
âgées géré par un organisme gestionnaire accueillant au moins trois résidents de jour et de
nuit ;
3° « organisme gestionnaire » : la personne physique ou morale qui est chargée de la gestion
et de l’exploitation de la structure d’hébergement pour personnes âgées conformément aux
dispositions de la loi modifiée du 8 septembre 1998 réglant les relations entre l’Etat et les
organismes œuvrant dans les domaines social, familial et thérapeutique ;
4° « résident » : la personne âgée ayant un besoin d’accompagnement et de soutien dans les
domaines physique, psychique ou social ;
5° « hébergement » : accueil de jour et de nuit pour une durée limitée ou non limitée dans le
temps dans un logement ;
6° « logement » : les locaux mis à la disposition personnelle du résident et dont l’usage lui est
réservé ;
7° « unité de vie » : unité de logements individuels ou logements de types appartement
pouvant accueillir au maximum 30trente résidents comprenant un ou plusieurs séjours et
salles à manger ainsi que des locaux pour l’animation et la vie sociale ;
8° « oasis » : un espace unique pouvant accueillir entre 5cinq et 9neuf résidents présentant
un état de démence avancé et nécessitant une prise en charge adaptée à leur besoin de
proximité, d’accompagnement et de soutien dans les domaines physique, psychique et
sociale ;
9° « unité adaptée » : unité comprenant des logements individuels ou des logements de type
appartement destinée à un groupe de résidents nécessitant une prise en charge spécifique
adaptée à leur besoin d’accompagnement et de soutien dans les domaines physique,
psychique et social ;
10° « personnel d’encadrement » : tous les agents dont la mission principale consiste soit à
assurer la prise en charge directe des résidents au sens de l’article 3, paragraphe 1er, points
2° à 5°, soit à assurer des missions d’organisation, de contrôle, de formation ou de supervision
gérontologique.
Art. 2. Infrastructures et équipements
(1) L’organisme gestionnaire veille à ce qu’au niveau des infrastructures et équipements, la
structure d’hébergement pour personnes âgées réponde à toutes les dispositions légales et
réglementaires en matière d’accessibilité, de sécurité, d’hygiène et de salubrité et que toutes
les autorisations requises soient accordées.
(2) Chaque structure d’hébergement pour personnes âgées doit offriroffre des logements
individuels comportant au moins une chambre et une salle d’eau. Elle peut offrir des logements
13
de type « appartement » comportant au moins une chambre, un salon et une salle d’eau et
des logements de type « oasis ». Les logements individuels et de type « appartement »
peuvent être regroupés en unités de vie ou en unité adaptée pouvant accueillir au maximum
trente résidents.
(3) Chaque structure d’hébergement pour personnes âgées doit disposer d’au moins des lieux
de vie commune suivants :
1° une salle de restaurant ;
2° une cafétéria ;
3° une salle polyvalente ;
4° des séjours ;
5° des salles à manger ;
6° des locaux pour l’animation et la vie sociale ;
7° des locaux d’ergothérapie, de kinésithérapie et de rééducation ;
8° une infirmerie ;
9° une salle de recueil ;
10° un bureau médical et de consultation.
Les lieux de vie commune visés aux points 1°, 2° et 3° peuvent être regroupés en un seul
espace divisible.
Si le nombre de résidents par unité de vie dépasse le nombre de vingt personnes, un séjour
supplémentaire est à prévoir.
(4) Chaque structure d’hébergement pour personnes âgées doit disposer d’un système
d’alerte d’urgence individuel adapté aux besoins des résidents.
(5) UAfin de les rendre conformes aux besoins spécifiques des personnes âgées y résidant,
un règlement grand-ducal précise :
1° la conception et l’aménagement des bâtiments, concernant la zone d’entrée, la liaison entre
bâtiments, les surfaces de stockage, les lieux de vie commune, la hauteur des locaux, les
ascenseurs et l’unité adaptée ;
2° les types, la surface et la conception des logements, des unités de vie, des unités adaptées
et des lieux de vie commune ;
3° les installations sanitaires privées et communes nécessaires ;
4° le système d’alerte d’urgence individuel ;
5° les exigences relatives à la luminosité, la température et la signalisation ;
6° l’accès aux technologies de l’information et de la communication.
(6) À la demande motivée de l’organisme gestionnaire, le ministre accorde des dérogations à
ces exigences concernant le bâtiment de la structure d’hébergement pour personnes âgées
fixées dans la présente loi, si au moins l’une des conditions suivantes est remplie :
1° il est techniquement impossible de réaliser les travaux nécessaires à la réalisation ou à la
mise en conformité de la structure d’hébergement pour personnes âgées à ces exigences ;
2° le coût des travaux à mettre en œuvre pour assurer la mise en conformité constitue une
charge disproportionnée, à savoir une disproportion manifeste entre les exigences concernant
la conception et l’aménagement des bâtiments d’une part et leurs coûts, leurs effets sur l’usage
ou le fonctionnement des prestations et services offerts d’autre part.
Les critères permettant de déterminer une charge disproportionnée sont :
a) le coût estimé des travaux ;
14
b) l’utilité estimée pour les résidents ;
c) la durée de vie des bâtiments, installations et locaux ainsi que des équipements qui sont
utilisés pour fournir le service.
Art. 3. Prestations et services
(1) Chaque structure d’hébergement pour personnes âgées est tenue de garantir :
1° des prestations d’hôtellerie, de restauration et d’entretien. Les prestations d’hôtellerie
comprennent au moins la mise à disposition, par le biais d’un contrat d’hébergement, d’un
logement de type individuel. Les prestations de restauration comprennent le service de trois
repas dont un repas servi chaud au moins. Les prestations d’entretien comprennent le
nettoyage quotidien et l’entretien du logement du résident ;
2° l’établissement et la mise en œuvre d’un plan de vie individuel avec la participation et
l’implication du résident. Le plan de vie individuel englobe la planification et le développement
de services d’animation et de vie sociale ainsi que d’aides et de soins. Le résident doit
pouvoirpeut être mis en mesure d’être impliqué de manière active et véritable dans la vie et le
développement de la structure d’hébergement pour personnes âgées ;
3° des services d’animation et de vie sociale qui garantissent l’ouverture de la structure
d’hébergement pour personnes âgées vers la vie sociale de la commune et de la société,
l’organisation d’activités socioculturelles et de gymnastique, la liberté de culte, l’accès à des
repas structurant la journée et sources de rencontres et d’échanges. L’offre d’animation doit
êtreest adaptée aux besoins du résident ;
4° des services d’aides et de soins englobant les soins de premier secours, l’accompagnement
des résidents lors d’une visite médicale au sein et en dehors de la structure d’hébergement
pour personnes âgées et de disposer du matériel et de l’équipement de soins et de diagnostic
approprié ;
5° l’offre de prestations des actes tels que définis au livre V du Code de la sécurité sociale et
des prestations de soins relevant des attributions des professions de santé.
(2) À l’exception de l’accompagnement du résident à une visite médicale en dehors de la
structure d’hébergement pour personnes âgées, les services et prestations déterminés au
paragraphe 1er, points 1° à 4°, doivent fairefont partie intégrante d’un contrat d’hébergement
et sont compris dans le prix d’hébergement à payer mensuellement par le résident.
L’accompagnement du résident à une visite médicale en dehors de la structure d’hébergement
peut être contenu dans le catalogue des suppléments au prix d’hébergement.
Art. 4. Chargé de direction
(1) Chaque structure d’hébergement pour personnes âgées est dirigée par un chargé de
direction qui assure la gestion journalière de la structure. Il doit êtreest engagé sous contrat
de travail par l’organisme gestionnaire. Il est tenu d’assurer une permanence pour les résidents
et leurs familles au moins quatre heures d’affilée par semaine et sur rendez-vous et ce aux
jours et heures affichés publiquement. Il doit assurer une présence effective de vingt heures
par semaine au moins au sein de la structure d’hébergement pour personnes âgées.
(2) La tâche du chargé de direction peut être de soixante-quinze75 pour cent d’une tâche
complète pour une capacité d’accueil en dessous de soixante lits.
(3) Pour une structure d’hébergement pour personnes âgées d’une capacité d’accueil de
soixante lits et plus, la tâche du chargé de direction est de cent100 pour cent. Cette tâche peut
être répartie sur deux chargés de direction sous condition que leurs tâches respectives soient
de cinquante50 pour cent d’une tâche complète.
15
(4) Un chargé de direction peut assumer la direction de deux structures d’hébergement pour
personnes âgées, sous condition que la distance entre les deux structures ne dépasse pas
cinq5 kilomètres et que le chargé de direction est à la disposition des résidents et de leurs
familles au moins quatre heures d’affilée par semaine et sur rendez-vous pour chacun des
deux établissements et ce aux jours et heures affichés publiquement. Il doit assurer une
présence effective de quinze heures par semaine au moins sur chaque site.
(5) Le chargé de direction d’une structure d’hébergement pour personnes âgées peut assumer
la direction de plusieurs services visés par la présente loi qui sont regroupés à une même
adresse, à condition qu’il occupe une tâche de cent100 pour cent.
(6) En cas d’absence de longue durée dépassant une période ininterrompue de quatre
semaines ou de vacance de poste du chargé de direction, l’organisme gestionnaire désigne
un membre du personnel d’encadrement dûment qualifié au sens du paragraphe 7 ou de
l’article 5 pour assumer temporairement, et pour une durée ne dépassant pas six mois, la
gestion journalière de la structure d’hébergement pour personnes âgées. Le nom du
remplaçant doit êtreest communiqué au personnel d’encadrement et aux résidents.
(7) Le chargé de direction doit:
1° disposer de compétences de gestion et de compétences en gérontologie ;
2° êtreest au moins détenteur d’un diplôme du niveau brevet technique supérieur ou bachelor ;
3° se prévaloirut d’une expérience professionnelle d’au moins trois ans dans un des domaines
visés au point 1° ;
4° comprendre et pouvoirpeut s’exprimer dans au moins deux des langues administratives au
Luxembourg, dont le luxembourgeois. Le niveau de compétences à atteindre au plus tard deux
ans après l’engagement sous contrat de travail tant pour la compréhension de l’oral que pour
l’expression orale dans la langue luxembourgeoise est le niveau B2 du cadre européen
commun de référence pour les langues ;
5° remplirt la condition d’honorabilité qui vise à garantir l’intégrité de la fonction de chargé de
direction ainsi que la protection des résidents dans les structures d’hébergement pour
personnes âgées.
(8) L’honorabilité du chargé de direction s’apprécie sur base de ses antécédents judiciaires
pour autant qu’ils concernent des faits ne remontant pas à plus de dix ans.
Constitue un manquement privant le chargé de direction de l’honorabilité, tout comportement
ou agissement qui affecte si gravement son intégrité qu’on ne peut plus tolérer, dans l’intérêt
des résidents concernés, qu’il exerce ou continue à exercer la fonction autorisée ou à
autoriser.
Art. 5. Personnel d’encadrement
(1) Au moins quatre-vingt80 pour cent de l’ensemble du personnel d’encadrement doivent
êtresont engagés sous contrat de travail par l’organisme gestionnaire. Ils se prévalent d’une
qualification professionnelle, sanctionnée par des diplômes et certificats luxembourgeois ou
étrangers reconnus, destinant leur titulaire à une profession de santé, psycho-sociale ou socioéducative. L’agent qui fait valoir une qualification professionnelle dans le domaine des soins
et socio-éducatif doit disposer d’une autorisation d’exercer. Ne sont autorisés à intervenir dans
l’organisation des prestations et services que les membres du personnel d’encadrement
engagés sous contrat de travail par l’organisme gestionnaire et disposant de la qualification
professionnelle requise.
(2) Au plus vingt20 pour cent de l’ensemble du personnel d’encadrement peuvent intervenir
soit sous contrat de travail sans disposer de la qualification professionnelle requise, soit sur
16
vacation ou à titre bénévole. Ces personnes ne peuvent pas intervenir dans l’organisation des
prestations et services.
(3) Le personnel d’encadrement doit comprendre et pouvoirpeut s’exprimer dans au moins
deux des langues administratives au Luxembourg, dont le luxembourgeois. Le niveau de
compétences à atteindre au plus tard deux an après l’engagement sous contrat de travail tant
pour la compréhension de l’oral que pour l’expression orale dans la langue luxembourgeoise
est le niveau B1 du cadre européen commun de référence pour les langues.
(4) Le personnel d’encadrement remplirt la condition d’honorabilité qui vise à garantir l’intégrité
de leur fonction ainsi que la protection des résidents dans les structures d’hébergement pour
personnes âgées.
L’honorabilité s’apprécie sur base des antécédents judiciaires de l’agent pour autant qu’ils
concernent des faits ne remontant pas à plus de dix ans.
Constitue un manquement privant l’agent de l’honorabilité tout comportement ou agissement
qui affecte si gravement son intégrité qu’on ne peut plus tolérer, dans l’intérêt des résidents
concernés, qu’il exerce ou continue à exercer la fonction dont il est chargé.
(5) L’organisme gestionnaire veille à ce que le personnel d’encadrement puisse bénéficier de
séances de formation continue.
(6) En dehors des personnes dûment qualifiées, nul ne peut accomplir les tâches, les actes
ou les soins liés à des attributions spécifiques dont l’exercice est réservé par les lois et
règlements à des professions déterminées.
Art. 6. Nombre minimal et formation du personnel d’encadrement
(1) Pour assurer un encadrement en aides et soins, l’organisme gestionnaire doit disposer
d’un nombre minimal en personnel d’encadrement fixé comme suit en fonction des niveaux de
besoin hebdomadaire en aides et soins définis à l’article 350, paragraphe 3, du livre V du Code
de la sécurité sociale :
1° au moins un poste à plein temps par vingt usagersrésidents ne présentant pas de besoin
hebdomadaire en aides et soins ;
2° au moins un poste à plein temps par dix usagersrésidents présentant un niveau de besoin
hebdomadaire en aides et soins de niveau 1 ou 2 ;
3° au moins un poste à plein temps par cinq usagersrésidents présentant un niveau de besoin
hebdomadaire en aides et soins de niveau 3 à 5 ;
4° au moins un poste à plein temps par 2,5 usagersrésidents présentant un niveau de besoin
hebdomadaire en aides et soins de niveau supérieur ou égal à 6.
Une permanence d’encadrement en aides et soins doit être assurée vingt-quatre heures sur
vingt-quatre, sept jours sur sept, par une présence infirmière et par un agent faisant partie du
personnel d’encadrement. La présence d’un agent supplémentaire faisant partie du personnel
d’encadrement pour chaque tranche supplémentaire de trente lits est requise vingt-quatre
heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept. Cet alinéa s’applique sous réserve du livre V du
Code de la sécurité sociale.
(2) Quarante40 pour cent au moins de l’ensemble du personnel d’encadrement doivent se
prévaloirent d’une qualification d’une durée d’au moins quarante heures en soins palliatifs,
conformément à l’article 1er, dernier alinéa, de la loi du 16 mars 2009 relative aux soins
palliatifs, à la directive anticipée et à l’accompagnement en fin de vie et au règlement grandducal pris en son exécution. Une dispense de la fréquentation d’un ou de plusieurs modules
17
de la formation est accordée par le ministre à la personne qui en fait la demande et qui peut
se prévaloir d’une formation équivalente axée sur un ou plusieurs de ces modules.
(3) Au moins un agent du personnel d’encadrement exerçant une profession de santé doit
fairet valoir une qualification d’une durée d’au moins cent soixante heures en soins palliatifs
en exécution de l’article 1er, dernier alinéa, de la loi du 16 mars 2009 relative aux soins
palliatifs, à la directive anticipée et à l’accompagnement en fin de vie.
(4) Quarante40 pour cent au moins de l’ensemble du personnel d’encadrement doivent se
prévaloirent d’une qualification d’au moins quarante heures en psycho-gériatrie. L'État assure
la formation adéquate du personnel d’encadrement conformément à l’article 103.
(5) Au moins un agent infirmier assume la fonction de responsable des soins de santé. Il
surveille l’organisation et la coordination des soins de santé administrés aux résidents.
(6) Au moins un agent du personnel d’encadrement doit assumer la fonction de référent en
matière de prévention et de lutte contre les infections et de respect des règles d’hygiène et
sanitaires. Il a comme mission :
1° de surveiller la mise en place et la bonne application des mesures prévues à l’article 9,
paragraphe 1er, point 1°, lettre l) ;
2° de transmettre les consignes de bonnes pratiques et recommandations à l’ensemble du
personnel d’encadrement ;
3° de veiller à la mise en place des produits et matériels nécessaires ;
4° d’identifier les situations à risque infectieux et de les signaler au responsable des soins de
santé ;.
5° de signaler chaque événement indésirable ou chaque situation à risque infectieux au
responsable des soins de santé.
Un deuxième référent est nécessaire pour les structures d’hébergement pour personnes
âgées d’une capacité d’accueil de soixante lits et plus.
L’État assure la formation adéquate des référents conformément à l’article 104.
Art. 7. Comité d’éthique
(1) Chaque organisme gestionnaire est tenu de mettre en place un comité d’éthique, seul ou
en association avec un ou plusieurs autres organismes gestionnaires d’un service visé aux
chapitres 1er à 3.
Dans le cas d’un comité d’éthique compétent pour plus d’un organisme gestionnaire, la
composition du comité fait l’objet d’une décision conjointe des organismes gestionnaires.
(2) L'organisme gestionnaire compose le comité d'éthique de manière à assurer une diversité
des compétences tant dans le domaine médical, des aides et de soins qu'à l'égard des
questions éthiques, sociales et juridiques. Le comité peut comprendre tant des membres
extérieurs à l'organisme gestionnaire que des membres attachés à celui-ci. Le comité doit
êtreest composé d’au moins trois personnes, dont un médecin et une personne pouvant se
prévaloir d’une formation prévue à l’article 6, paragraphe 3.
(3) Le comité d’éthique a pour mission :
1° de fournir, sur demande d’un résident, de son représentant légal ou d’une personne de
contact au sens de l’article 12, une aide à la décision concernant une question d’ordre éthique
ou de répondre à des questions relatives au respect des droits fondamentaux des résidents ;
18
2° d’accompagner et de conseiller, sur demande, le chargé de direction et le personnel
d’encadrement concernant des questions d’ordre éthique ou des questions relatives au
respect des droits fondamentaux des résidents ;
3° de donner des orientations internes concernant des questions d’ordre éthique ou des
questions relatives au respect des droits fondamentaux.
Dans le cadre de sa mission, le comité d’éthique peut demander l’avis de la Commission
permanente pour le secteur des personnes âgées prévue à l’article 102.
(4) Dans l'exercice de sa mission, le comité d'éthique émet ses avis en toute indépendance.
Ses avis émis dans le contexte du paragraphe 3, points 1° et 2°, sont non contraignants et
confidentiels. Le comité d'éthique est en droit d'obtenir communication des éléments
médicaux, d’aides et de soins tout comme du dossier individuel du résident concerné dont il a
besoin pour se prononcer en connaissance de cause.
(5) Sur demande, le comité d’éthique doit êtreest entendu par l’organisme gestionnaire ou la
direction de la structure d’hébergement pour personnes âgées dans un délai ne pouvant pas
dépasser deux semaines.
(6) Le comité d’éthique dresse un rapport annuel de ses activités qu’il communique au ministre
ainsi qu’à la Commission permanente pour le secteur des personnes âgées.
Art. 8. Informations
(1) Il est établi sous l’autorité du ministre ayant la Famille dans ses attributions, un registre
public en langues allemande et française, dénommé « registre des servicesstructures
d’hébergement pour personnes âgées », qui a pour finalité l’information des résidents par le
biais de la mise à disposition des informations visées au paragraphe 3.
(2) L’organisme gestionnaire doit communiquer au ministre les données définies au
paragraphe 3. Toute modification de ces données doit être communiquée au ministre dans les
meilleurs délais.
Ces données sont publiées, endéans un mois à partir de leur réception, sur le registre visé au
paragraphe 1er. Sur demande, l’organisme gestionnaire doit communique également
communiquer les mêmes données à tout intéressé par tout moyen approprié.
À des fins statistiques, de recherche et d’amélioration continue, les données supprimées sont
archivées sous l’autorité du ministre pendant cinq ans après la date de leur réception. À l’issue
de cette période, les données doivent être irrémédiablement détruites ou anonymisées.
Dans le cadre des missions conférées à la Commission permanente pour le secteur des
personnes âgées et conformément à l’article 102, paragraphe 3, les données recueillies lui
sont accessibles sous une forme anonymisée.
(3) Les données à transmettre en langues allemande et française par l’organisme gestionnaire
sont :
1° le nom, les coordonnées, le matricule de la personne morale ou un identifiant unique ainsi
qu’un relevé d’identité bancaire de la structure d’hébergement pour personnes âgées et son
numéro d’agrément au titre de la loi modifiée du 8 septembre 1998 réglant les relations entre
l’Etat et les organismes œuvrant dans les domaines social, familial et thérapeutique ;
2° le nom, la forme juridique, les coordonnées et le matricule de la personne morale ou un
identifiant unique de l’organisme gestionnaire ; le nom, la forme juridique, les coordonnées, le
matricule ou l’identifiant unique, un relevé d’identité bancaire ainsi que le numéro d’agrément
19
au titre de la loi modifiée du 8 septembre 1998 réglant les relations entre l’État et les
organismes oeuvrant dans les domaines social, familial et thérapeutique de l’organisme
gestionnaire de la structure d’hébergement pour personnes âgées ;
32° le nom du chargé de direction, du responsable des soins et du ou des référents en matière
de prévention et de lutte contre les infections et de respect des règles d’hygiène sanitaires ;
43° l’effectif du personnel d’encadrement, en personnes et en équivalent temps-plein, affecté
aux prestations et services visés à l’article 3, paragraphe 1er, points 2°, 3° et 4° ;
54° le nombre, les types et les catégories de logements ;
65° pour chaque logement, le prix mensuel d’hébergement en vertu de son occupation, la
catégorie de logement, le type de logement, la superficie du logement ainsi que le montant de
la caution ;
76° la liste et les prix des suppléments ;
87° le projet d’établissement ;
98° le modèle type du contrat d’hébergement ;
109° le règlement d’ordre intérieur.
Art. 9. Règlement général
(1) L’organisme gestionnaire doit adopter un règlement général contenant :
1° le projet d’établissement décrivant les caractéristiques générales du projet de vie et du
projet de soins qui sont proposés aux résidents. Il définit au moins :
a) la population cible de la structure d’hébergement pour personnes âgées ;
b) les modalités d’admission des résidents ;
c) l’offre de services dans les domaines de la participation, de l’animation et de la vie sociale
ainsi que des aides et soins ;
d) les concepts de prise en charge au bénéfice des résidents atteints d’une maladie
démentielle, des résidents en fin de vie et, le cas échéant, des résidents accueillis dans un
logement de type « oasis » ;
e) le concept de bientraitance ;
f) les modalités de recours à un comité d’éthique visé à l’article 7 ;
g) les moyens assurant la communication interne et externe ;
h) la gestion des réclamations ouvertes auxpouvant être présentées par les résidents, auxles
personnes de contact mentionnées dans le dossier individuel ou auxles représentants légaux ;
i) les moyens pour favoriser l’autonomie des résidents ;
j) la gestion de l’accès aux bâtiments des visites médicales et des visites externes ;
k) la continuité des soins ;
l) un plan de prévention et de lutte contre les infections et lesde respect des règles d’hygiène
et sanitaires à respecter qui définit au moins des procédures ou règles concernant :
(i) le nettoyage des chambreslogements et des lieux de vie commune ;
(ii) l'utilisation des produits et des matériels de nettoyage ;
(iii) l’hygiène des mains et les précautions additionnelles à appliquer ;
(iv) l’utilisation de l’équipement de protection individuel ;
(v) l’utilisation de la tenue professionnelle ;
(vi) la prévention des accidents avec exposition au sang ou aux produits biologiques d’origine
humaine ;
(vii) l'utilisation des produits antiseptiques ;
(viii) la gestion de l’environnement, dont au moins la gestion :
a. des lieux de vie commune ;
b. de la qualité de l’eau ;
c. des déchets ;
d. des excréta ;
20
e. du linge ;
f. du matériel ;
(ix) les conduites à tenir chez un résident ou un membre du personnel infectéles procédures
à respecter à l’encontre d’un résident ou d’un membre du personnel atteint d’une maladie
infectieuse ;
(x) la procédure de déclaration d’infections ou d’événements indésirables ;
m) un plan de procédure et de gestion des antibiotiques ;
2° les règlements de sécurité et les plans d’intervention ;
3° le règlement d’ordre intérieur concernant les résidents, les visiteurs et le personnel ;
4° l’organigramme de la structure d’hébergement pour personnes âgées.
Toute modification du projet d’établissement doit êtreest élaborée en concertation avec les
résidents et le personnel.
(2) Le règlement général et ses modifications éventuelles sont portés à la connaissance du
ministre, du personnel d’encadrement et des résidents ou de leurs représentants légaux ainsi
qu’à la Commission permanente pour le secteur des personnes âgées par tout moyen
approprié.
Art. 10. La forme du contrat d’hébergement
(1) L’organisme gestionnaire conclut avec le résident ou son représentant légal un contrat
d’hébergement conformément aux dispositions de l’article 10 de la loi modifiée du 8 septembre
1998 réglant les relations entre l’Etat et les organismes œuvrant dans les domaines social,
familial et thérapeutique.
(2) Le contrat d’hébergement doit êtreest rédigé en langue française ou en langue allemande.
Le gestionnaire a l’obligation d’expliquer le contenu du contrat d’hébergement à la personne
accueillie ou à son représentant légal. Sur demande, cette explication doit êtreest faite en
langue luxembourgeoise ou en langue de signes. Seul l’exemplaire signé par le résident ou
son représentant légal fait foi. Lorsque le résident n’est pas en mesure de signer le contrat
d’hébergement pour des raisons médicales et en absence d’un représentant légal, un membre
de la famille est habilité à signer le contrat d’hébergement.Lorsque le résident n’est pas en
mesure de signer le contrat d’hébergement pour des raisons médicales et en l’absence d’un
représentant légal, une des personnes de contact indiquées dans le dossier individuel du
résident signe provisoirement le contrat d’hébergement. Dès recouvrement des capacités à
signer par le résident, le contrat d’hébergement est soumis pour signature à celui-ci. À défaut
de recouvrement des capacités à signer, le contrat d’hébergement est soumis pour signature
au représentant légal du résident.
(3) Le contrat d’hébergement est établi en deux exemplaires et signé par le chargé de direction
de la structure d’hébergement pour personnes âgées ou par une personne désignée par
l’organisme gestionnaire de la structure d’hébergement pour personnes âgées, ainsi que par
le résident ou son représentant légal avant l’admission. Pour la signature du contrat, le résident
ou son représentant légal peut être accompagné de la personne de son choix. Le contrat
d’hébergement est remis à chaque résident et, le cas échéant, à son représentant légal.
Art. 11. Le contenu du contrat d’hébergement
(1) Sans préjudice d’autres dispositions contractuelles, le contrat d’hébergement :
1° détermine les droits et obligations de l’organisme gestionnaire et du résident ;
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2° détermine le logement, la catégorie ou le type de logement du résident tout en précisant le
numéro du logement ;
3° définit les conditions de transfert du résident d’un logement à un autre ;
4° précise l’équipement du logement et le mobilier mis à disposition du résident ;
5° décrit en détail les prestations et services prévus à l’article 3, paragraphe 1er, points 1° à 4°,
auxquelles la personne accueillie a droit ;
6° indique le prix du logement et des prestations et services visés à l’article 3, paragraphe 1er,
points 1° à 4°, y compris les montants éventuels à rembourser en cas d’absence ou
d’hospitalisation ainsi que les modalités de remboursement ;
7° définit les conditions et modalités du dépôt de garantie ;
8° contient une liste des suppléments et des prix qui ne sont pas inclus dans le prix établi au
point 6° ;
9° fixe les conditions et modalités de facturation, de paiement et de recouvrement ;
10° contient le projet d’établissement et le règlement d’ordre intérieur ;
11° règle les conditions de libération du logement ainsi que les modalités de paiement après
le départ ou le décès du résident ;
12° contient un état des lieux signé par les contractants ;
13° prévoit les conditions et les modalités de sa résiliation ou de sa révision ou de la cessation
des mesures qu’il contient.
(2) Les changements des termes initiaux du contrat d’hébergement font l’objet d’avenants ou
de modifications conclus dans les mêmes conditions que celles fixées à l’article 10.
Tout changement de tarification doit êtreest notifié au résident ou, le cas échéant, à son
représentant légal, par …
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.