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En bref

Cette loi modifie le Code du travail et la loi du 21 décembre 2007 sur l'Inspection du travail et des mines, principalement en ce qui concerne le détachement de travailleurs et la sécurité sur les chantiers. Elle vise à clarifier et à harmoniser certaines définitions et procédures.

Ce qu'elle réglemente

Qui elle concerne

Points clés

📄 Texte de loi
LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère du Travail, de l'Emploi et de l'Économie sociale et solidaire PROJET DE LOI n°7319 portant modification 1. du Code du travail ; 2. de la loi du 21 décembre 2007 portant réforme de l'Inspection du travail et des mines TEXTE ET COMMENTAIRE DES AMENDEMENTS GOUVERNEMENTAUX Amendement 1 A l'article premier, point 1 du projet de loi, article L. 141-2, le paragraphe 2 est supprimé. « 424 Les articles L.142 2 ct L.1112 3 Re-4a-pial-iefeeet-pas-aux-sa-la-Fiés-qualifiés-eti-spé-eialisés de l'entreprise établie à l'étranger et qui se rendent au Grand Duché de Luxembourg pour y condition que la durée des travaux en question n'excède pas cinq jours de calendrier par erfeis ll en cst de même des salariés dc l'entreprise établie à l'étranger et qui se rendent au Grand Duché dc Luxembourg en vue d'y exercer des activités comme formateur, conférencier ou orateur ou bicn en vue d'assister à des formations, à des conférences ou à des réunions de Commentaire Le Gouvernement propose de supprimer le paragraphe 2 de l'article L. 141-2 du projet initial et d'ajouter un nouvel article L. 142-3b1s à la suite de l'article L. 142-3 actuel qui reprend les dispositions du paragraphe 2. Amendement 2 A l'article premier, point 2 du projet de loi, article L. 141-2, l'ancien paragraphe 3 devenant le nouveau paragraphe 2 est modifié comme suit : « (2) Toutefois, la dérogation fixée au paragraphe 1" ne s'applique pas aux activités dans le domaine de la construction qui visent la réalisation, la remise en état, l'entretien, la modification ou l'élimination de constructions, et notamment les travaux visés à l'annexe 8. » 1 Commentaire La suppression du paragraphe 2 du projet de loi initial aura comme conséquence une reformulation du nouveau paragraphe 2 (l'ancien paragraphe 3). Le Gouvernement propose d'ailleurs de supprimer la liste des travaux actuellement visés à l'article L. 141-2, paragraphe 2. Etant donné que le présent projet de loi prévoit d'insérer le contenu du règlement grand-ducal du 27 juin 2008 concernant les prescriptions minimales de sécurité et de santé à mettre en œuvre sur les chantiers temporaires ou mobiles ainsi que ses annexes dans le Code du travail, la liste dont question devient superfétatoire. Le contenu de la nouvelle annexe 8 du Code du travail contient désormais la liste des travaux du bâtiment ou de génie civil visés à l'article L. 141-2, paragraphe 2 du projet de loi. Il est dès lors prévu de renvoyer à l'annexe 8 du Code du travail. En effet, les dispositions de l'article L. 141-2, paragraphe 2 du Code du travail transposant l'annexe de la directive 96/71/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 1996 « concernant le détachement de travailleurs effectué dans le cadre d'une prestation de services » prévoient à l'heure actuelle une liste des activités dans le domaine de la construction qui visent la réalisation, la remise en état, l'entretien, la modification ou l'élimination de constructions. L'annexe I du règlement grand-ducal du 27 juin 2008 « concernant les prescriptions minimales de sécurité et de santé à mettre en œuvre sur les chantiers temporaires ou mobiles » dont les dispositions résultent de la directive 92/57/CEE du Conseil du 24 juin 1992 « concernant les prescriptions minimales de sécurité et de santé à mettre en œuvre sur les chantiers temporaires ou mobiles » prévoit également une telle énumération, mais présentant de légères différences avec la liste prévue à l'article L. 141-2, paragraphe 2. Dans un but d'uniformiser, voire de cumuler ces deux listes, il est proposé de les remplacer par une liste unique insérée en tant qu'annexe 8 au Code du travail. Amendement 3 A l'article premier, il est ajouté un nouveau point 3 de la teneur suivante : « 3° A l'article L. 142-1, l'alinéa ler est modifié comme suit : « Les infractions au présent titre sont recherchées et constatées par les agents de l'Administration des douanes et accises, par les officiers et agents de la Police grand-ducale et par les membres de l'inspectorat du travail et les agents de contrôle de l'Inspection du travail et des mines. » » Commentaire Il est prévu que les infractions en matière de détachement sont désormais également recherchées et constatées par les agents de contrôle qui sont recrutés par l'Inspection du travail et des mines après avoir effectué trente-six mois de service militaire en tant que volontaires de l'armée. L'article 2 de la loi modifiée du 21 décembre 2007 portant réforme de l'Inspection du travail et des mines, tel que proposé par les amendements gouvernementaux, prévoit les conditions que doit remplir le candidat pour être admis à la fonction de l'agent de contrôle auprès de l'Inspection du travail et des mines. 2 A l'issue de ces trente-six mois, le candidat qui remplit toutes ces conditions peut alors postuler auprès de l'Inspection du travail et des mines dans le cadre d'une convention de période d'adaptation et aborder une carrière en tant qu'agent de contrôle dans la recherche des infractions en matière de détachement. Amendement 4 : A l'article premier, il est ajouté un nouveau point 4 de la teneur suivante : « 4° A la suite de l'article L. 142-3, il est ajouté l'article L. 142-3b1s qui prend la teneur suivante : « Art. L. 142-3b1s. (1) Les articles L. 142-2 et L. 142-3 ne s'appliquent pas aux salariés qualifiés ou spécialisés de l'entreprise établie à l'étranger et qui se rendent au Grand-Duché de Luxembourg pour y effectuer des travaux d'entretien, de maintenance ou de réparation sur des machines, à condition que la durée des travaux en question n'excède pas cinq jours de calendrier par mois. Il en est de même des salariés de l'entreprise établie à l'étranger et qui se rendent au Grand-Duché de Luxembourg en vue d'y exercer des activités comme formateur, conférencier ou orateur ou bien en vue d'assister à des formations, à des conférences ou à des réunions de travail, à condition que ces activités ne dépassent pas cinq jours de calendrier par mois. (2) Les dérogations fixées au paragraphe 1" ne s'appliquent pas aux activités dans le domaine de la construction tel que visé à l'article L. 141-2, paragraphe 2. » » Commentaire Etant donné que le contenu des dispositions de l'article L. 141-2, paragraphe 2 du projet initial prévoit une exception par rapport aux articles L. 142-2 et L. 142-3, le Gouvernement propose d'ajouter ces dispositions dans un nouvel article L. 142-3bis qui est inséré à la suite de l'article L. 142-3. Amendement 5 A l'article premier, il est ajouté un nouveau point 6 qui prend la teneur suivante: « 6° A l'article L. 311-2, le point 2 est modifié comme suit : « 2. « employeur », toute personne physique ou morale qui est titulaire de la relation de travail avec le salarié et qui a la responsabilité de l'entreprise; » » Commentaire Le Gouvernement propose de supprimer la référence à l'établissement, étant donné que seule l'entreprise constitue une entité juridique à part entière et n'est à considérer comme employeur que celui qui est titulaire de la relation de travail, celui qui a la responsabilité de l'entreprise et non seulement d'un établissement d'une entreprise. 3 Amendement 6 A l'article premier, nouveau point 7 du projet de loi (ancien point 4), article L. 311-2, le point 7 est remplacé comme suit : « 7. « coordinateur en matière de sécurité et de santé pendant l'élaboration du projet de l'ouvrage », toute personne physique ou morale chargée par le maître d'ouvrage d'exécuter, pendant l'élaboration du projet de l'ouvrage les tâches visées à l'article L. 363-3; » Commentaire Le Gouvernement propose de prévoir que le rôle du coordinateur en matière de sécurité et de santé pendant l'élaboration du projet de l'ouvrage peut être effectué non seulement par une personne physique mais encore par toute personne morale, comme ceci est prévu par la directive 92/57/CEE du Conseil du 24 juin 1992 « concernant les prescriptions minimales de sécurité et de santé à mettre en œuvre sur les chantiers temporaires ou mobiles ». Il est encore prévu de modifier le renvoi aux différentes tâches que doit exécuter le coordinateur en matière de sécurité et de santé pendant l'élaboration du projet de l'ouvrage qui sont désormais prévues à l'article L. 363-3. Amendement 7 A l'article premier, nouveau point 8 du projet de loi (ancien point 5), article L. 311-2, le point 8 est remplacé comme suit : « 8. « coordinateur en matière de sécurité et de santé pendant la réalisation de l'ouvrage », toute personne physique ou morale chargée par le maître d'ouvrage d'exécuter, pendant la réalisation de l'ouvrage, les tâches visées à l'article L. 364-2; » Commentaire Le Gouvernement propose de prévoir que le rôle du coordinateur en matière de sécurité et de santé pendant la réalisation de l'ouvrage peut être effectué non seulement par une personne physique mais encore par toute personne morale, comme ceci est prévu par la directive 92/57/CEE du Conseil du 24 juin 1992 « concernant les prescriptions minimales de sécurité et de santé à mettre en œuvre sur les chantiers temporaires ou mobiles ». Il est encore prévu de modifier le renvoi aux différentes tâches que doit exécuter le coordinateur en matière de sécurité et de santé pendant la réalisation de l'ouvrage qui sont désormais prévues à l'article L. 364-2. Amendement 8 A l'article premier, il est ajouté un nouveau point 9 qui prend la teneur suivante : « 9° A l'article L. 311-2, il est ajouté un point 9 qui prend la teneur suivante : « 9. « chantier », tout chantier temporaire ou mobile où s'effectuent des travaux du bâtiment ou de génie civil dont la liste figure à l'annexe 8. » » 4 1 Commentaire La définition relative au chantier reprise au nouveau point 9 est la reproduction textuelle de l'article 2, point a) du règlement grand-ducal du 27 juin 2008 concernant les prescriptions minimales de sécurité et de santé à mettre en œuvre sur les chantiers temporaires ou mobiles qui fait dorénavant partie du Code du travail. Amendement 9 A l'article premier, nouveau point 10 du projet de loi (ancien point 6), article L. 312-8, le paragraphe 6 est supprimé. « (6) Les coordinateurs en matière dc sécurité et de santé, tels que définis à l'article 1.311 2, points 7 et 8, doivent être détenteurs d'un agrément délivré par le ministre ayant le Travail dans ses attributions et spécifiant les activités de coordination qu'ils peuvent exercer. L'agrément est délivré aux postulants : 1,--peFteer-s-ElLkin-des-€1-iplêmes-seivants a) diplôme d'architecte ou d'ingénieur en génie civil, b) diplôme d'ingénieur industriel cn génic civil ou d'ingénieur technicien en génie civil, c) brevet dc maîtrise dans un des métiers de la construction, el-)—eu-enc-er-e-ayant-aeeempl-i-tine-f-efFnatien-équivalefite, d'une durée minimale de cinq, respectivement de trois ans, suivant l'activité de coordination que les candidats entendent exercer, tel que visé au paragraphe 9; et entendent exercer. » Commentaire Afin de tenir compte de l'article 32, paragraphe 3 et 11, paragraphes 4, 5 et 6 de la Constitution le Gouvernement propose d'insérer une nouvelle section 8 dans le Chapitre II du Titre Premier du Livre III intitulée « Le coordinateur en matière de sécurité et de santé », et d'y insérer et de détailler le contenu des dispositions des paragraphes 6, 8 et 9 de l'article L. 312-8 du projet de loi initial. Les conditions de l'octroi d'un agrément étant une matière réservée à la loi, il est prévu que celles-ci seront prévues intégralement dans le Code du travail. Amendement 10 A l'article premier, il est ajouté un nouveau point 11 qui prend la teneur suivante : « 11.' A l'article L. 312-8, le paragraphe 7 est modifié comme suit : « (7) Les formations prévues aux paragraphes 1, 4 et 5 ne peuvent être mises à la charge des salariés ou de leurs représentants respectifs. Elles doivent se dérouler durant le temps de travail. 5 Le contenu et les modalités des formations spécifiées aux paragraphes 4 et 5, ainsi que leur sanction sont fixés par règlement grand-ducal à prendre sur avis du Conseil d'Etat et de l'assentiment de la Conférence des présidents de la Chambre des députés. » » Commentaire Alors que la loi du 23 juillet 2015 portant réforme du dialogue social à l'intérieur des entreprises et modifiant le Code du travail et la loi modifiée du 19 décembre 2002 concernant le registre de commerce et des sociétés ainsi que la comptabilité et les comptes annuels des entreprises a supprimé le paragraphe 3 de l'article L. 312-8 du Code du travail, le Gouvernement propose de modifier le paragraphe 7 dudit article en ce sens. Amendement 11 A l'article premier, nouveau point 12 du projet de loi (ancien point 7), article L. 312-8, le paragraphe 8 est supprimé. « (8) Les coordinateurs visés au paragraphe 6, qui entendent exercer l'activité à titre d'indépendant, fégLlement-ant-gac-c-ès-a-ux-taFsafessioes d'artisan, de commerçant, d'industriel ainsi qu'à certaines safefessione-libéicales-.- » Commentaire Cf. commentaire de l'amendement 9. Amendement 12 A l'article premier, nouveau point 13 du projet de loi (ancien point 8), article L. 312-8, le paragraphe 9 est supprimé. candidats entendent exercer et de la classification des chantiers qui sont divisés en trois classes et des risques particuliers qu'ils présentent. tes modalités d'octroi de l'agrément sont précisées et détaillées par voie de règlement grand ducal. Les chantiers sont classés en trois classes de difficultés, selon le volume des travaux en 4( hommes/jours » et les risques particuliers qu'ils présentent, comme suit : 1. « chantier niveau A »: tout chantier ayant un volume de travail inférieur à cinq cents la-efflelles/jaur-s-i 2. « ehafitice-nivea-u-B-»tebit-c-kant-ier--ayant-ffl-ve-1-u-me-ele-tfavai-l-ififéfieur-à-E14x-m-i-ile 14641444-}esije-u-r-sl, e-u-teut-ehantieF-ayafit-ffl-vel-iime4e-t-ravei-l-i444Fietif-à-eifiq-cents hommes/jours en fonction des risques définis par règlement grand ducal; 6 3. «chantier niveau C»: tout chantier ayant un volume de travail supérieur à dix mille henafflesiieurs, règlement-grand-titic-ab selon l'activité de coordination à exercer, suivant qu'il s'agit de la phase d'élaboration du ces deux phases : 1. chantiers niveau A : _1 un brevet dc maîtrise dans un dcs métiers de la construction; ,• cumulativement selon l'activité de coordination faisant l'objet de la demande exercé; J un cycle de formation de vi soit en phase de réalisation de l'ouvrage, selon l'activité de coordination de formation de quarante heures portant sur ces deux phases si la demande 2. chantiers eiveau B : J un diplôme d'ingénieur industriel en génie civil ou d'ingénieur technicien cn génie civil ; une expérience professionnelle de trois ans, dans le cadre de la profession correspondante, en phase d'élaboration du projet, respectivement en phase de réalisation de l'ouvrage alternativement ou cumulativement selon l'activité de cn phase dc r 'alisation dc l'ouvrage, selon l'activité dc coordination-correspondante c-enjeintemeek 3. chantiers niveau C: un diplôme d'architecte ou d'ingénieur en génie civil ; J une expérience professionnelle de trois ans, dans le cadre de la profession correspondante, en phase réalisation dc l'ouvrage alternativement ou cumulativement scion l'activité de , l'agrément se rapporte dans l'ordre respectif à dcs chantiers de niveau A, B ou C tels que définis précédemment. 7 par lc ministre, sur avis obligatoire du Comité consultatif tel que défini par règlement grand ducal. Daffs--c-e-bas7-gagférbeet-peet-êtfe-liecilté-4-c-eFtaies-c-bantieFs-spée-ifiques-en-Fa-ppen-avec-4a-fer-matieb feeeenue-GEWRFRe-équivalebt-e-clu-eandidat: Pendant l'élaboration du projet de l'ouvrage, le ou les coordinateurs en matière dc sécurité ct santé sont chargés des tâches suivantes : 1. ils coordonnent la misc cn oeuvre des principes généraux de prévention cn matière de sécurité et de santé tels que visés à l'article 1...311 1 : I lors des choix architecturaux, techniques ou organisationnels afin de planifier les différents travaux ou phases de travail qui sc déroulent simultanément ou sueeessiveffleeti j lors de la prévision de la durée impartie à la réalisation de ces différents travaux ou phases-de-t-r-avail, 2. ils établissent un plan général de sécurité et de santé précisant les règles spécifiques applicables au chantier concerné, en tenant compte, le cas éch&Int, des activités eexpleitatien-ayafit-lieu-stir--le-site-1- utiles en matière de sécurité et de santé à prendre en compte lors d'éventuels travaux ultérieurs. sont chargés des tâches suivantes : 1. ils coordonnent la mise en œuvre des principes généraux dc prévention en matière de sécurité et de santé tels que visés à l'article L.311 1: --4er-s4ee,-c-heix--tec-44Aktues-etf-efga-nisatienfiels-afin-de-pieb-ifier-lec,elleféfents4Fava-ux-eu j lors de la prévision de la durée impartie à la réalisation de ces différents travaux ou pbases-de4Favalh 2. ils s'assurcnt que les employeurs : j mettent cn œuvre dc façon cohérentc les principes généraux de prévention énoncés à l'article 1.312 2, paragraphe 2 ; j appliquent, lorsqu'il est requis, le plan général de sécurité et de santé. 3. ils procèdent aux adaptations éventuelles du plan général de sécurité et de santé et du dossier adapté aux caractéristiques de l'ouvrage, en fonction dc l'évolution des travaux et des modifications éventuelles intervenues, ainsi qu'en fonction des informations supplémentaires contenues dans les plans particuliers de sécurité et de santé des entreprises. coopération et la coordination des activités en vue dc la protcction des salariés ct dc la prévention dcs accidents et des risques professionnels d'atteinte à la santé, ainsi que leur , aragra iefef-FRatiefl-m-utuelle-Pfévtles-à-Paelele-L-T-342-2-p 5. ils coordonnent la surveillance de l'application correcte des procédures de travail; -4-be-q-ue--les-mesur-es-néeessal-Fes-selent-pflse-s-à-be-fee-seules-les-perseneres autorisées puissent accéder au chantier. 8 Les tâches et fonc-tions précitées du coordinateur en matière dc f;écurité et dc santé, sont pluf; afetement-préesées-et-elétai4lées-par--veie-ele-Fèglemeet-gr-aeel-eleeal, Commentaire Cf. commentaire de l'amendement 9. Amendement 13 A l'article premier, il est ajouté un nouveau point 14 qui prend la teneur suivante : « 14° A la suite de l'article L. 312-8, il est prévu une nouvelle section 8 intitulée « Le coordinateur en matière de sécurité et de santé » ayant la teneur suivante : « Section 8. - Le coordinateur en matière de sécurité et de santé Art. L. 312-9. (1) Le coordinateur en matière de sécurité et de santé, tel que défini à l'article L. 311-2, points 7 et 8, doit être détenteur d'un agrément délivré par le ministre ayant le Travail dans ses attributions et spécifiant les activités de coordination qu'il peut exercer. Nul ne peut exercer la fonction de coordinateur en matière de sécurité et de santé s'il n'est pas détenteur d'un agrément délivré par le ministre spécifiant les activités de coordination qu'il peut exercer. (2) Le coordinateur visé au paragraphe ler, qui entend exercer l'activité à titre d'indépendant, sollicite une autorisation d'établissement conformément à la loi modifiée du 2 septembre 2011 réglementant l'accès aux professions d'artisan, de commerçant, d'industriel ainsi qu'à certaines professions libérales. (3) Les conditions d'octroi de l'agrément sont fonction de l'activité de coordination que le candidat entend exercer et de la classification des chantiers qui sont divisés en trois classes et par rapport aux travaux comportant des risques particuliers pour la sécurité et la santé des salariés qui y sont effectués. (4) Les chantiers sont classés en trois classes de difficultés, selon le volume des travaux en « hommes/jours » et en fonction des travaux comportant des risques particuliers pour la sécurité et la santé des salariés qui y sont effectués, comme suit : 1. « chantier niveau A » : tout chantier ayant un volume de travail inférieur à cinq cents hommes/jours et comportant tout au plus des risques particuliers visés à l'annexe 9, points 1, 2 et 4; 2. « chantier niveau B » : tout chantier ayant un volume de travail inférieur à dix mille hommes/jours et comportant tout au plus des risques particuliers visés à l'annexe 9, points 1, 2 et 4, ainsi que tout chantier ayant un volume de travail inférieur à cinq cents hommes/jours et comportant en plus des risques particuliers visés à l'annexe 9, points 5, 9, 10, 11 et 12; 9 3. « chantier niveau C » : tout chantier tel que défini à l'article L. 311-2, point 9 où s'effectuent des travaux du bâtiment ou de génie civil dont la liste figure à l'annexe 8. (5) L'agrément est délivré au candidat répondant aux conditions minimum de i) diplômes, ii) d'expérience professionnelle et iii) de formation, telles que retenues aux points 1, 2 et 3 selon l'activité de coordination à exercer, suivant qu'il s'agit de la phase d'élaboration du projet de l'ouvrage ou de la phase de réalisation de l'ouvrage, ou encore cumulativement de ces deux phases : 1. chantiers niveau A : a) un brevet de maîtrise dans un des métiers de la construction; b) une expérience professionnelle de trois ans relative à l'élaboration d'un chantier temporaire ou mobile ou à la gestion et au suivi des travaux sur un tel chantier, respectivement à la phase de réalisation d'un chantier temporaire ou mobile ou à la gestion et au suivi des travaux sur un tel chantier selon l'activité de coordination faisant l'objet de la demande d'agrément ainsi qu'une expérience de trois ans dans le métier de construction exercé; c) un cycle de formation comportant au moins quatre-vingt heures, soit en phase d'élaboration du projet, soit en phase de réalisation de l'ouvrage, selon l'activité de coordination correspondante faisant l'objet de la demande d'agrément, respectivement sur ces deux phases si la demande d'agrément s'y rapporte conjointement. 2. chantiers niveau B : un diplôme d'ingénieur industriel en génie civil ou d'ingénieur technicien en génie civil; b) une expérience professionnelle de deux ans, dans le cadre de la profession correspondante, en phase d'élaboration du projet, respectivement en phase de réalisation de l'ouvrage selon l'activité de coordination faisant l'objet de la demande d'agrément; c) un cycle de formation comportant au moins cent vingt heures, soit en phase d'élaboration du projet, soit en phase de réalisation de l'ouvrage, selon l'activité de coordination correspondante faisant l'objet de la demande d'agrément, respectivement sur ces deux phases si la demande d'agrément s'y rapporte conjointement. a) 3. chantiers niveau C: a) un diplôme d'architecte ou d'ingénieur en génie civil; b) une expérience professionnelle d'un an, dans le cadre de la profession correspondante, en phase d'élaboration du projet, respectivement en phase de réalisation de l'ouvrage selon l'activité de coordination faisant l'objet de la demande d'agrément; c) un cycle de formation comportant au moins cent cinquante heures portant sur la phase d'élaboration du projet et sur la phase de réalisation de l'ouvrage. (6) Les cycles de formation doivent en outre être complétés par des formations complémentaires d'au moins seize heures, suivies chaque fois dans un délai de cinq ans, 10 selon que l'agrément se rapporte à des chantiers de niveau A, B ou C tels que définis au paragraphe 5, points 1 à 3. (7) Par dérogation, l'agrément peut être délivré au candidat qui, sans disposer de la formation de base correspondante visée au paragraphe 5, points 1 à 3, justifie d'une formation reconnue comme équivalente par le ministre ayant le Travail dans ses attributions. Dans ce cas, l'agrément peut être limité à certains chantiers spécifiques en rapport avec la formation reconnue comme équivalente du candidat. Pour que la formation puisse être reconnue comme équivalente, le candidat doit avoir suivi le cycle de formation comportant au moins vingt heures portant sur la législation luxembourgeoise en matière de sécurité et de santé au travail sur les chantiers temporaires ou mobiles et avoir accompli avec succès les épreuves se rapportant au chantier de niveau A, B et C. (8) L'agrément visé au paragraphe ler est à produire sur demande d'un représentant d'une des institutions visées à l'article L. 314-3. Art. L. 312-10. La demande d'agrément du candidat à la fonction de coordinateur en matière de sécurité et de santé défini à l'article L. 311-2, points 7 et 8 est adressée à l'Inspection du travail et des mines. La demande mentionne notamment les nom, prénoms, date de naissance, profession et domicile de la personne physique qui sollicite l'agrément. Elle est accompagnée de tous les renseignements et documents utiles, destinés à établir que les conditions requises par l'article L. 312-9, paragraphe 5 sont remplies. Art. L. 312-11. Les formations visées à l'article L. 312-9, paragraphe 5, sont sanctionnées par des épreuves organisées par l'Inspection du travail et des mines. La durée des épreuves visées à l'alinéa ler n'est pas comprise dans les heures de formation pour les différents cycles de formation tels que définis à l'article L. 312-9, paragraphe 5. Le ministre ayant le Travail dans ses attributions nomme au moins trois examinateurs procédant à l'évaluation des épreuves sanctionnant les formations visées à l'alinéa 1". L'Inspection du travail et des mines délivre un certificat aux personnes qui passent avec succès les épreuves sanctionnant les formations visées à l'alinéa 1". Les formations complémentaires visées à l'article L. 312-9, paragraphe 6, sont sanctionnées par un certificat de participation qui est contresigné par l'Inspection du travail et des mines. Un règlement grand-ducal détermine les programmes pour les cycles de formation tels que définis à l'article L. 312-9, paragraphes 5 à 7. » » Commentaire Afin de tenir compte de l'article 32, paragraphe 3 de la Constitution qui dispose que « dans les matières réservées à la loi par la Constitution, le Grand-Duc ne peut prendre des règlements et arrêtés qu'aux fins, dans les conditions et suivant les modalités spécifiées par la loi », le Gouvernement propose d'insérer une nouvelle section 8 dans le Chapitre II du Titre Premier du Livre 11 III intitulée « Le coordinateur en matière de sécurité et de santé », et d'y prévoir la procédure et les conditions d'octroi de l'agrément ainsi que la formation du coordinateur en matière de sécurité et de santé. Les auteurs entendent se conformer ainsi à l'arrêt de la Cour constitutionnelle du 20 mars 2015 qui a décidé que l'article L. 312-8, paragraphe 9 est contraire aux dispositions combinées des articles 32, paragraphe 3 et 11, paragraphes 4, 5 et 6 de la Constitution. Amendement 14 A l'article premier, il est ajouté un nouveau point 15 qui prend la teneur suivante : « 15° A l'article L. 314-4, il est ajouté un nouvel alinéa 2 ayant la teneur suivante : « Toute infraction commise par le coordinateur en matière de sécurité et de santé aux dispositions de l'article L. 312-9 est punie des mêmes peines que celles prévues à l'alinéa »» Commentaire Eu égard à l'ajout d'une nouvelle section 8 intitulée « Le coordinateur en matière de sécurité et de santé » dans le Livre Ill, Titre Premier, Chapitre II du Code du travail, le Gouvernement propose de prévoir une sanction pénale à l'encontre du coordinateur qui ne respecte pas les dispositions de l'article L. 312-9 dudit Code. Amendement 15 A l'article premier, il est ajouté un nouveau point 17 qui prend la teneur suivante : « 17° Le Livre III est complété d'un Titre VI intitulé « Prescriptions minimales de sécurité et de santé sur les chantiers temporaires ou mobiles » ayant la teneur suivante : « Titre Vl — Prescriptions minimales de sécurité et de santé sur les chantiers temporaires ou mobiles Chapitre Premier. — Champ d'application et définitions Art. L. 361-1. Le présent titre ne s'applique pas aux activités de forage et d'extraction dans les industries extractives. Par industries extractives au sens du présent article, on entend les activités : 1. de prospection; 2. d'extraction proprement dite; 3. de préparation des matières extraites pour la vente (concassage, triage-lavage), à l'exclusion des activités de transformation des matières extraites. Art. L. 361-2. Aux fins du présent titre, on entend par : 12 1. «chantier», tout chantier temporaire ou mobile où s'effectuent des travaux du bâtiment ou de génie civil dont la liste figure à l'annexe 8; 2. «maître d'ouvrage», toute personne physique ou morale pour le compte de laquelle un ou plusieurs ouvrages sont réalisés; 3. «maître d'œuvre», toute personne physique ou morale chargée pour le compte du maître d'ouvrage, de la conception ou de la direction de l'exécution de l'ouvrage, ou d'une partie de l'ouvrage; 4. «entreprise», toute personne physique ou morale chargée, directement ou indirectement par sous-traitance, de l'exécution de l'ouvrage; 5. «employeur», toute personne physique ou morale qui est titulaire de la relation de travail avec le salarié intervenant sur le chantier et qui a la responsabilité de l'entreprise; 6. «indépendant», toute personne autre que celles visées à l'article L. 311-1 du Code du travail dont l'activité professionnelle concourt à la réalisation de l'ouvrage; 7. «salariés», tous les salariés tels que définis à l'article L. 121-1, ainsi que les stagiaires, les apprentis et les élèves et étudiants occupés pendant les vacances scolaires; 8. «coordinateur en matière de sécurité et de santé pendant l'élaboration du projet de l'ouvrage», ci-après désigné «coordinateur de sécurité et de santé - projet», toute personne physique ou morale chargée par le maître d'ouvrage d'exécuter, pendant l'élaboration du projet de l'ouvrage, les tâches visées à l'article L. 363-3; 9. «coordinateur en matière de sécurité et de santé pendant la réalisation de l'ouvrage», ciaprès désigné «coordinateur sécurité et santé - chantier», toute personne physique ou morale chargée par le maître d'ouvrage d'exécuter, pendant la réalisation de l'ouvrage, les tâches visées à l'article L. 364-2; 10. «plan général de sécurité et de santé», un dossier qui définit l'ensemble des mesures spécifiques propres à prévenir les risques liés aux activités simultanées ou successives des différents intervenants sur le chantier ainsi que, le cas échéant, les risques liés à des activités d'exploitation ayant lieu sur le site en reprenant les caractéristiques fixées à l'annexe 12; 11. «plan particulier de sécurité et de santé», un dossier établi par chaque employeur, qui définit les mesures spécifiques prises par cet employeur pour la prévention des risques liés à ses interventions sur le chantier selon l'annexe 13; 12. «journal de coordination», un dossier où l'ensemble des documents tenus par les coordinateurs et reprenant, sur pages à numéroter, les données et les annotations concernant la coordination et les évènements sur le chantier selon l'annexe 14; 13. «dossier adapté aux caractéristiques de l'ouvrage», un dossier qui reprend les éléments utiles en matière de sécurité et de santé à prendre en compte lors des travaux ultérieurs sur l'ouvrage achevé et dont les caractéristiques sont fixées à l'annexe 15. Chapitre II. — Coordinateurs de sécurité et de santé - Plan de sécurité et de santé - Avis préalable L. 362-1. (1) Le maître d'ouvrage désigne un ou plusieurs coordinateurs en matière de sécurité et de santé pour tout chantier où interviennent au moins deux entreprises. A cet effet, le maître d'ouvrage peut, selon le cas: 13 1. avoir recours à des tiers qui, sous leur propre responsabilité, exercent cette fonction; 2. exercer lui-même cette fonction s'il dispose de l'agrément délivré à cet effet. Lorsque le coordinateur de sécurité et de santé est un salarié du maître d'ouvrage lié à celuici par un contrat de travail, la mission de coordination fait l'objet d'un document écrit permettant d'individualiser chaque opération. (2) Le maître d'ouvrage est dispensé de désigner un coordinateur en matière de sécurité et de santé en cas d'urgence déterminée par un cas de force majeure. Dans ce cas, l'Inspection du travail et des mines est informée sans délai par le maître d'ouvrage précisant le cas de force majeure. (3) Lorsque, sur un même chantier, plusieurs opérations de bâtiment ou de génie civil sont conduites en même temps par plusieurs maîtres d'ouvrage, les coordinateurs respectifs se concertent afin de prévenir les risques résultant de l'interférence de ces interventions. (4) La désignation du coordinateur de sécurité et santé - projet ainsi que celle du coordinateur de sécurité et santé - chantier font l'objet d'une convention écrite entre le maître d'ouvrage et les coordinateurs respectifs. La convention précise : 1. les tâches que les coordinateurs accomplissent selon les articles L. 363-3 et L. 364-2; 2. le début et la fin de la mission du ou des coordinateurs; 3. les obligations du maître d'ouvrage et du ou des maîtres d'œuvre. (5) Aux fins du bon accomplissement de sa mission, le coordinateur: 1. est associé à toutes les étapes des activités relatives à l'élaboration du projet et aux étapes des activités relatives à la réalisation de l'ouvrage; 2. reçoit un programme de toute réunion de conception et de réalisation; 3. est invité à toutes les réunions de conception et de réalisation; 4. reçoit et, le cas échéant, exige toutes les études nécessaires à l'exécution de ses tâches réalisées par les maîtres d'œuvre; 5. établit et met à jour le journal de coordination; 6. remet, en fin de sa mission, avec accusé de réception, le dossier adapté aux caractéristiques de l'ouvrage; 7. conserve pendant une durée de cinq ans à compter de la date de réception de l'ouvrage un exemplaire du journal de coordination. L. 362-2. Le maître d'ouvrage veille à ce que soit établi, préalablement à l'ouverture du chantier, un plan général de sécurité et de santé conformément à l'article L. 363-3, point 2, s'il s'agit : 1. soit de travaux pour lesquels un avis préalable est requis en application de l'article L. 362-3; 2. soit de travaux comportant des risques particuliers tels que ceux énumérés à l'annexe 9. A cet effet, le coordinateur de sécurité et santé - projet veille à ce que soit établie une évaluation des risques tels que définis à l'annexe 9. 14 Les plans particuliers de sécurité et de santé émanant de chaque employeur, de chaque indépendant ou de chaque employeur, lorsqu'il exerce lui-même une activité professionnelle sur le chantier, intervenant sur le chantier sont intégrés dans le plan général de sécurité et de santé du même chantier. L. 362-3. En ce qui concerne un chantier dont au moins une des conditions suivantes est applicable : 1. la durée présumée des travaux est supérieure à trente jours ouvrables et sur lequel sont occupés plus de vingt salariés et indépendants simultanément à un moment quelconque des travaux; 2. le volume présumé est supérieur à cinq cents hommes/jours; le maître d'ouvrage communique un avis préalable, dont le contenu est fixé à l'annexe 10, à l'Inspection du travail et des mines sur la plateforme électronique destinée à cet effet au moins trente jours avant le début effectif des travaux. Tout changement ultérieur est signalé par le même biais à l'Inspection du travail et des mines. L'avis préalable ainsi que la mise à jour y afférente sont affichés de manière visible sur le chantier. Chapitre III.- Elaboration du projet de l'ouvrage L. 363-1. Lors des phases de conception, d'étude et d'élaboration du projet de l'ouvrage, les principes généraux de prévention en matière de sécurité et de santé énoncés aux articles L. 311-1 à L. 314-4 sont pris en compte par le maître d'œuvre et, le cas échéant, par le maître d'ouvrage, notamment: 1. lors des choix architecturaux, techniques ou organisationnels afin de planifier les différents travaux ou phases de travail qui se déroulent simultanément ou successivement; 2. lors de la prévision de la durée impartie à la réalisation de ces différents travaux ou phases de travail. Il est également tenu compte, chaque fois que cela s'avère nécessaire, de tout plan de sécurité et de santé et de tout dossier établis conformément à l'article L. 363-3, points 2 ou 3 ou de tout dossier adapté conformément à l'article L. 364-2, point 3. L. 363-2. La désignation du coordinateur de sécurité et santé - projet précède la phase d'élaboration des plans d'exécution donnant le moyen à celui-ci d'exprimer son avis sur les décisions architecturales retenues par le maître d'ouvrage et le ou les maîtres d'œuvre lors de l'avant-projet de l'ouvrage. L. 363-3. Pendant l'élaboration du projet de l'ouvrage, le coordinateur en matière de sécurité et de santé est chargé des tâches suivantes : 1. il coordonne la mise en œuvre des dispositions de l'article L. 363-1; 2. il établit un plan général de sécurité et de santé précisant les règles spécifiques applicables au chantier concerné, en tenant compte, le cas échéant, des activités 15 d'exploitation ayant lieu sur le site. Ce plan comporte en outre des mesures spécifiques concernant les travaux qui rentrent dans une ou plusieurs catégories de l'annexe 9 en reprenant les éléments figurant à l'annexe 12. Les indications particulières et mesures spécifiques du plan général de sécurité et de santé sont intégrées dans les dossiers d'appel d'offres; 3. il établit un dossier adapté aux caractéristiques de l'ouvrage reprenant les éléments utiles en matière de sécurité et de santé à prendre en compte lors d'éventuels travaux ultérieurs en reprenant les éléments figurant à l'annexe 15. Chapitre IV.- Réalisation de l'ouvrage L. 364-1. Lorsque le maître d'ouvrage désigne pour la phase de réalisation un ou des coordinateurs distincts de celui de la phase de l'élaboration du projet de l'ouvrage, cette désignation intervient au plus tard avant le lancement de la phase de consultation des entreprises. L. 364-2. Pendant la réalisation de l'ouvrage, le coordinateur en matière de sécurité et de santé est chargé des tâches suivantes : 1. il coordonne la mise en œuvre des principes généraux de prévention et de sécurité : a) lors des choix techniques ou organisationnels afin de planifier les différents travaux ou phases de travail qui se déroulent simultanément ou successivement; b) lors de la prévision de la durée impartie à la réalisation de ces différents travaux ou phases de travail; 2. il coordonne la mise en oeuvre des dispositions pertinentes, afin d'assurer que les employeurs et, si cela est nécessaire pour la protection des salariés, les indépendants et les employeurs, lorsqu'ils exercent eux-mêmes une activité professionnelle sur le chantier: a) mettent en œuvre de façon cohérente les principes visés à l'article L. 367-1; b) appliquent, lorsqu'il est requis, le plan général de sécurité et de santé visé à l'article L. 363-3, point 2; 3. il procède aux adaptations éventuelles du plan général de sécurité et de santé visé à l'article L. 363-3, point 2 et du dossier adapté aux caractéristiques de l'ouvrage visé à l'article L. 363-3, point 3, en fonction de l'évolution des travaux et des modifications éventuelles intervenues, ainsi qu'en fonction des informations supplémentaires contenues dans les plans particuliers de sécurité et de santé des entreprises, des indépendants et des employeurs, lorsqu'ils exercent eux-mêmes une activité professionnelle sur le chantier; 4. il organise entre les employeurs, y compris ceux qui se succèdent sur le chantier, la coopération et la coordination des activités en vue de la protection des salariés et de la prévention des accidents et des risques professionnels d'atteinte à la santé, ainsi que leur information mutuelle prévues à l'article L. 312-2, paragraphe 4 en y intégrant, le cas échéant, des indépendants et des employeurs, lorsqu'ils exercent eux-mêmes une activité professionnelle sur le chantier; 5. il coordonne la surveillance de l'application correcte des procédures de travail; 16 6. il veille à ce que les mesures nécessaires soient prises à ce que seules les personnes autorisées puissent accéder au chantier. Chapitre V.- Indépendance du coordinateur en matière de sécurité et de santé L. 365-1. Tout coordinateur en matière de sécurité et de santé exerce sa fonction en pleine indépendance, et ce même s'il est engagé dans les liens d'un contrat de prestation de service ou d'emploi avec, soit le maître d'ouvrage, soit le maître d'œuvre, soit une entreprise exécutante. Chapitre VI.- Responsabilité des maîtres d'ouvrage et des employeurs L. 366-1. (1) Si un maître d'ouvrage a désigné un ou des coordinateurs pour exécuter les tâches visées aux articles L. 363-3 et L. 364-2, ceci ne le décharge pas de ses responsabilités dans ce domaine. (2) La mise en œuvre des articles L. 363-3 et L. 364-2 ainsi que du paragraphe ler n'affecte pas le principe de la responsabilité des employeurs prévu aux articles L. 311-1 à L. 314-4. Chapitre Vll.- Obligations des employeurs et des autres groupes de personnes L. 367-1. Lors de la réalisation de l'ouvrage, les principes énoncés à l'article L. 312-2 sont mis en œuvre en ce qui concerne : 1. la maintenance du chantier en bon ordre et en état de salubrité satisfaisant; 2. le choix de l'emplacement des postes de travail, en prenant en compte les conditions d'accès à ces postes, et la détermination des voies ou zones de déplacement ou circulation; 3. les conditions de manutention des différents matériaux; 4. l'entretien, le contrôle avant mise en service et le contrôle périodique des installations et dispositifs afin d'éliminer les défectuosités susceptibles d'affecter la sécurité et la santé des salariés; 5. la délimitation et l'aménagement des zones de stockage et d'entreposage des différents matériaux, notamment s'il s'agit de matières ou substances dangereuses; 6. les conditions de l'enlèvement des matériaux dangereux utilisés; 7. le stockage et l'élimination ou évacuation des déchets et des décombres; 8. l'adaptation, en fonction de l'évolution du chantier, de la durée effective à consacrer aux différents types de travaux ou phases de travail; 9. la coopération entre les employeurs et les indépendants; 10. les interactions avec des activités d'exploitation sur le site à l'intérieur ou à la proximité duquel est implanté le chantier. L. 367-2. 17 Afin de préserver la sécurité et la santé sur le chantier, et dans les conditions définies aux articles L. 363-3 et L. 364-2, l'employeur: 1. prend, notamment lors de la mise en œuvre de l'article L. 367-1, des mesures conformes aux prescriptions minimales figurant à l'annexe 11 et des mesures d'exécution d'ordre technique telles que prévues à l'article L. 314-2 du Code du travail; 2. tient compte des indications du coordinateur en matière de sécurité et de santé; 3. transmet au maître d'ouvrage, respectivement au coordinateur de sécurité et de santé chantier, au moins 15 jours ouvrables avant le début de leurs travaux, un plan particulier de sécurité et de santé, reprenant les éléments figurant à l'annexe 13. L. 367-3. (1) Afin de préserver la sécurité et la santé sur le chantier, l'indépendant ou l'employeur, lorsqu'il exerce lui-même une activité professionnelle sur le chantier, se conforme aux articles L. 312-2, paragraphes 2 et 4, L. 313-1, L. 314-2 ainsi qu'à l'article L. 367-1 et à l'annexe 11. (2) L'indépendant ou l'employeur, lorsqu'il exerce lui-même une activité professionnelle sur le chantier, se procure ou utilise des équipements de travail qui satisfont à la réglementation et aux prescriptions minimales applicables en la matière. L'indépendant ou l'employeur, lorsqu'il exerce lui-même une activité professionnelle sur le chantier, prend les mesures nécessaires afin que les équipements de travail, tout au long de leur utilisation, soient gardés, par une maintenance adéquate, à un niveau tel qu'ils satisfassent aux prescriptions minimales applicables en la matière. (3) Lorsque les risques ne peuvent être évités ou suffisamment limités par des moyens techniques de protection collective ou par des mesures, méthodes ou procédés d'organisation du travail l'indépendant ou l'employeur, lorsqu'il exerce lui-même une activité professionnelle sur le chantier, utilise les équipements de protection individuelle. L'équipement de protection individuelle utilisé par l'indépendant ou l'employeur, lorsqu'il exerce lui-même une activité professionnelle sur le chantier, est conforme à la législation en vigueur relative à la conception et à la construction en matière de sécurité et de santé le concernant. Dans tous les cas, l'équipement de protection individuelle : 1. est approprié par rapport aux risques à prévenir, sans induire lui-même un risque accru , 2. répond aux conditions existant sur le lieu de travail; 3. tient compte des exigences ergonomiques et de santé du salarié; 4. convient au porteur, après tout ajustement nécessaire. En cas de risques multiples exigeant le port simultané de plusieurs équipements de protection individuelle, les équipements utilisés par l'indépendant ou l'employeur, lorsqu'il exerce lui-même une activité professionnelle sur le chantier, sont compatibles et maintiennent leur efficacité par rapport aux risques correspondants. Les conditions dans lesquelles l'équipement de protection individuelle est utilisé par l'indépendant ou l'employeur, lorsqu'il exerce lui-même une activité professionnelle sur le chantier, notamment celles concernant la durée du port, sont déterminées en fonction de la gravité du risque, de la fréquence de l'exposition au risque et des caractéristiques du poste 18 de travail de chaque salarié ainsi que des performances de l'équipement de protection individuelle. L'équipement de protection individuelle à utiliser par l'indépendant ou l'employeur, lorsqu'il exerce lui-même une activité professionnelle sur le chantier, est en principe destiné à un usage personnel. Il ne peut être utilisé que pour les usages prévus et il est utilisé conformément aux notices d'instruction qui doivent être compréhensibles. Avant le choix d'un équipement de protection individuelle, l'indépendant ou l'employeur, lorsqu'il exerce lui-même une activité professionnelle sur le chantier, procède à une appréciation de l'équipement de protection individuelle qu'il envisage d'utiliser pour évaluer dans quelle mesure il répond aux conditions des alinéas 2 à 4. Cette appréciation comprend : 1. l'analyse et l'évaluation des risques qui ne peuvent pas être évités par d'autres moyens; 2. la définition des caractéristiques nécessaires pour que les équipements de protection individuelle répondent aux risques visés au point 1, compte tenu des éventuelles sources de risques que peuvent constituer les équipements de protection individuelle; 3. l'évaluation des caractéristiques des équipements de protection individuelle concernés qui sont disponibles, en comparaison avec les caractéristiques visées au point 2. L'appréciation prévue à l'alinéa 7 est revue en fonction des changements intervenant dans les éléments qui la composent. (4) L'indépendant ou l'employeur, lorsqu'il exerce lui-même une activité professionnelle sur le chantier, transmet au maître d'ouvrage, respectivement au coordinateur en matière de sécurité et de santé, au moins 15 jours ouvrables avant le début de ses travaux, un plan particulier de sécurité et de santé, reprenant les éléments figurant à l'annexe 13. L. 367-4. (1) Sans préjudice des articles L. 414-2, paragraphes 4 et 5, L. 414-3, paragraphes 2 à 5, L. 414-9, L. 414-14, paragraphe 7 et L. 415-10, les salariés ou leurs délégués désignés conformément au Titre premier du Livre IV concernant la représentation du personnel sont informés par leurs employeurs de toutes les mesures à prendre en ce qui concerne leur sécurité et leur santé sur le chantier. (2) Les informations doivent être compréhensibles pour les salariés concernés. L. 367-5. La consultation et la participation des salariés ou de leurs représentants ont lieu conformément aux articles L. 414-2, paragraphes 4 et 5, L. 414-3, paragraphes 2 à 5, L. 414-9, L. 414-14, paragraphe 7 et L. 415-10 sur les matières couvertes par les articles L. 364-2, L. 367-1 et L. 367-2, en prévoyant, chaque fois que cela s'avère nécessaire, compte tenu du niveau des risques et de l'importance du chantier, une coordination appropriée entre les salariés ou les représentants des salariés au sein des entreprises qui exercent leurs activités sur le lieu de travail. L. 367-6. 19 Les infractions aux chapitres II, III, IV et V ainsi qu'aux articles L. 366-1 à L. 367-3 sont punies d'un emprisonnement de huit jours à six mois et d'une amende de 251 à 25.000 euros ou d'une de ces peines seulement. Toute infraction aux dispositions des articles L. 367-4 et L. 367-5 est punie des peines prévues à l'article L. 417-5. » » Commentaire Le Gouvernement propose de prévoir un nouveau Titre VI intitulé « Prescriptions minimales de sécurité et de santé sur les chantiers temporaires ou mobiles » dans le Livre III qui reprend les dispositions du règlement grand-ducal du 27 juin 2008 concernant les prescriptions minimales de sécurité et de santé à mettre en œuvre sur les chantiers temporaires ou mobiles. Les auteurs profitent de l'occasion afin de réagencer les dispositions figurant dans le nouveau Titre VI. Il est plus particulièrement procédé au remplacement des termes « travailleurs » par les termes « salariés ». La rédaction du nouveau titre a permis de redresser des erreurs légistiques et de procéder à des modifications d'ordre rédactionnel. La décision d'introduire les dispositions du règlement grand-ducal précité dans le Code du travail est basée sur les raisons suivantes : 1. Dans un premier temps, les auteurs entendent se conformer à l'arrêt du 20 mars 2015 qui dispose que l'article L. 312-8, paragraphe 9 constitue une disposition inconstitutionnelle en ce qu'il prévoit que les modalités d'octroi de l'agrément du coordinateur de sécurité et de santé sont déterminées par règlement grand-ducal. Les juges de la Cour constitutionnelle rappellent que dans les matières réservées à la loi — tel l'exercice de la profession du coordinateur de sécurité et de santé pendant l'élaboration du projet de l'ouvrage et sa réalisation ainsi que la détermination des conditions requises pour l'obtention d'un agrément pour pouvoir exercer cette fonction - l'essentiel du cadrage normatif doit résulter de la loi, y compris les fins, les conditions et les modalités suivant lesquelles des éléments moins essentiels peuvent être réglés par des règlements et arrêtés pris par le Grand-Duc. Les juges considèrent encore que l'article L. 312-8, paragraphe 6, du Code du travail se limite à énumérer les diplômes devant être détenus par les postulants à l'agrément ministériel, sans donner aucune indication concernant les tâches à exercer par le coordinateur détenteur de l'un ou l'autre des diplômes visés, respectivement les chantiers sur lesquels il peut être admis à œuvrer en fonction du diplôme détenu et omet dès lors, en une matière réservée à la loi, de préciser les fins, les conditions et les modalités appelées à être spécifiées au niveau de la loi pour qu'elle puisse valablement habiliter le pouvoir exécutif à arrêter utilement des dispositions réglementaires en la matière. Le Titre VI du Livre III ainsi que la nouvelle section 8 du Chapitre II du Titre Premier du Livre Ill constituent ainsi la base légale de l'exercice de la fonction du coordinateur de sécurité et de santé et prévoient désormais les modalités d'octroi de l'agrément, les tâches à effectuer par le coordinateur ainsi que les chantiers sur lesquels il peut être admis à œuvrer. 2. Deuxièmement, le Gouvernement propose de mettre en place la digitalisation de l'avis préalable qui figure actuellement à l'article 6 du règlement grand-ducal du 27 juin 2008 concernant les prescriptions minimales de sécurité et de santé à mettre en œuvre sur les chantiers temporaires ou mobiles. La digitalisation de l'avis préalable se traduira par le recours à la plateforme électronique MyGuichet qui sera spécialement destinée à cet effet. 20 Celle-ci pourra être consultée sur le site web www.guichet.lu et mettra à la disposition des entreprises un formulaire type élaboré par l'Inspection du travail et des mines (ITM) en vue d'une gestion simplifiée de la démarche administrative prévue dans le cadre de la communication de l'avis préalable à l'ITM. La digitalisation de cette démarche entraînera une simplification administrative certaine et pour le maître d'ouvrage et pour l'ITM qui reçoit actuellement les avis préalables par courrier et par email. Afin de pouvoir gérer les informations contenues dans les avis préalables, l'ITM est alors obligée de faire la saisie des données de façon manuelle nécessitant ainsi d'importantes ressources en termes de temps et de personnel. La digitalisation de l'avis préalable profitera au maître d'ouvrage en ce sens que les données enregistrées par le maître d'ouvrage seront sauvegardées et pourront être réutilisés lors de la communication d'un avis préalable ultérieur ou bien en cas de mise à jour de l'avis préalable. 3. Finalement, le Gouvernement propose de prévoir la responsabilisation du maître d'ouvrage, du maître d'œuvre, du donneur d'ordre, du coordinateur en matière de sécurité et de santé, de l'indépendant et de l'employeur, lorsqu'il exerce lui-même une activité professionnelle sur le chantier, dans le Code du travail. L'introduction dans le Code du travail des obligations des différents acteurs permet désormais de pénaliser les infractions commises aux dispositions des articles du titre VI du Livre Ill du Code du travail relatif aux prescriptions minimales de sécurité et de santé sur les chantiers temporaires ou mobiles. Amendement 16 A l'article premier, nouveau point 18 du projet de loi (ancien point 10), l'article L. 611-2 est modifié comme suit : « Pour l'exécution et l'application du présent Titre et de ses mesures d'exécution, on entend par : 1. « salarié »: toute personne physique, y compris les stagiaires, les apprentis et les élèves occupés pendant les vacances scolaires, dans les limites des textes applicables, qui est occupée par un employeur en vue d'effectuer des prestations rémunérées accomplies sous un lien de subordination, à l'exception du salarié visé à l'article L. 612-1, paragraphe 2, 2. « employeur »: toute personne physique ou morale qui est titulaire de la relation de travail avec le salarié et qui a la responsabilité de l'entreprise; 3. le « ministre »: le membre du Gouvernement ayant dans ses attributions le Travail. » Commentaire Le Gouvernement propose de modifier la définition du salarié afin d'éviter une double compétence de contrôle en matière de sécurité et de santé au travail avec le Service national de la sécurité dans la fonction publique. Il ressort de la combinaison des articles L. 611-2, point 1 et L. 612-1, paragraphe 2 que l'Inspection du travail est des mines est dorénavant compétente également en ce qui concerne les salariés qui sont occupés dans les institutions visées à l'article 2, alinéa ler de la loi modifiée du 19 mars 1988 concernant la sécurité dans les administrations et les services de l'Etat, dans les établissements publics et dans les écoles, mais uniquement en matière de droit du travail si les relations de travail sont régies par un statut de droit privé. 21 Amendement 17 A l'article premier, il est ajouté un nouveau point 19 qui prend la teneur suivante : « 19° A l'article L. 612-1, le paragraphe 2 est remplacé comme suit : « (2) L'Inspection du travail et des mines n'est pas compétente en ce qui concerne les salariés visés à l'article L. 611-2, point 1 qui sont occupés dans les institutions visées à l'article 2, alinéa 1" de la loi modifiée du 19 mars 1988 concernant la sécurité dans les administrations et les services de l'Etat, dans les établissements publics et dans les écoles : 1. en matière de sécurité et de santé au travail, si les relations de travail sont régies par un statut de droit privé ou de droit public ; 2. en matière de droit du travail, si les relations de travail sont régies par un statut de droit public. » » Commentaire Cf. commentaire de l'amendement 16. Amendement 18 A l'article premier, il est ajouté un nouveau point 20 qui prend la teneur suivante : « 20° A l'article L. 612-1, il est ajouté un paragraphe 3 qui reprend la teneur de l'ancien paragraphe 2: « (3) Le ministre pourra charger l'Inspection du travail et des mines de toutes questions ou enquêtes d'ordre juridique ou technique afférentes aux conditions de travail et au bien-être des salariés. » » Commentaire Cf. commentaire de l'amendement 16. Amendement 19 A l'article premier, nouveau point 22 du projet de loi (ancien point 12), article L. 613-4, paragraphe 2, l'alinéa 3 est modifié comme suit : « Le directeur élabore les mesures et prend les décisions requises pour l'accomplissement des missions conférées à l'Inspection du travail et des mines. Il assume la gestion de l'administration. Il coordonne et surveille les activités des différents services. Il représente l'administration et établit les relations avec les autorités et le public. » Commentaire Il s'agit de remédier à une erreur qui s'est glissée dans le texte initial ; il est proposé de prévoir que c'est le directeur et non pas la direction qui est compétent des tâches prévues à l'article L. 613-4, paragraphe 2, alinéa 3. Le Gouvernement propose encore de supprimer les termes « dont en particulier le ministère de tutelle ». 22 Amendement 20 A l'article premier, nouveau point 23 du projet de loi (ancien point 13), article L. 613-4, paragraphe 3, est modifié comme suit : « (3) L'inspectorat du travail comprend les membres de la direction et les inspecteurs en chef du travail, les inspecteurs généraux du travail, les inspecteurs principaux du travail, les inspecteurs du travail et les agents de contrôle. » Commentaire Il est prévu que les agents de contrôle font désormais partie de l'inspectorat du travail. Ceux-ci peuvent être recrutés par l'Inspection du travail et des mines après avoir effectué trente-six mois de service militaire en tant que volontaires de l'armée. Amendement 21 A l'article premier, nouveau point 24 du projet de loi (ancien point 14), article L. 613-4, le paragraphe 4 est remplacé comme suit : « (4) Les agents de contrôle sont définis à l'article 2 de la loi modifiée du 21 décembre 2007 a) portant réforme de l'Inspection du travail et des mines ; b) modification du Titre premier du Livre VI du Code du travail ; c) modification de l'article L. 142-3 du Code du travail. Ils sont autorisés à procéder conformément aux articles L. 614-3 à L. 614-13 dans les strictes limites de l'application des articles L. 141-1 à L. 144-10. » Commentaire Le nouveau paragraphe 4 consacre les missions qui incombent aux agents de contrôle. Amendement 22 A l'article premier, il est ajouté un nouveau point 25 qui prend la teneur suivante : « 25° A l'article L. 613-4, il est ajouté un paragraphe 5 qui reprend la teneur de l'ancien paragraphe 4: « (5) Les différents services exercent leurs fonctions sous l'autorité directe du directeur. A cette fin, le directeur élabore des lignes de conduite et veille à garantir une action efficiente et uniforme de tous les agents de l'Inspection du travail et des mines. » » Commentaire Il est ajouté un paragraphe 5 qui reprend la teneur de l'ancien paragraphe 4. Amendement 23 A l'article premier, nouveau point 27 du projet de loi (ancien point 16), article L. 613-5, le paragraphe 3 est modifié comme suit : 23 « (3) L'organisation interne et le fonctionnement des différents services, notamment en ce qui concerne son organigramme et la gestion du personnel, ainsi que les relations entre ces services, sont soumis à l'approbation du ministre conformément à l'article 4 de la loi modifiée du 16 avril 1979 fixant le statut général des fonctionnaires de l'Etat. » Commentaire Afin de respecter la procédure prévue à l'article 4 de la loi modifié …

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