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En bref

Cet arrêté suspend temporairement certaines dispositions de la loi sur l'assurance-vieillesse et invalidité pour les sujets de l'Empire allemand résidant sur leur territoire, en raison d'un accord de réciprocité.

Ce qu'il réglemente

Qui il concerne

Points clés

📄 Texte de loi
733 Mémorial Memorial du des Grand-Duché de Luxembourg. Großherzogtums Luxemburg. Vendredi, 19 juin 1914. N° 40. Arrêté du 16 juin 1914, concernant la suspension conditionnelle, en faveur des sujets de l'Empire allemand, des art. 37 et 47 n° 3 de la loi sur l'assurance-vieillesse et invalidité. Freitag, 19 Juni 1914. Beschluß vom 16. Juni 1914, wodurch zu Gunsten der deutschen Reichsuntertanen die Art. 37 und 47 Nr. 3 des Gesetzes über die Alters- und Invalidenversicherung bedingungsweise außer Kraft gesetzt werden. LE MINISTRE D'ÉTAT, PRÉSIDENT D U GOUVERNEMENT; Der Staatsminister, Präsident der Regierung; Vu l'art 37, 47 n° 3, et 48 de la loi Nach Einsicht der Art. 37, 47 Nr. 3 und 48 du 6 mai 1911, sur l'assurance-vieillesse et des Gesetzes vom 6 Mai 1911, über die A.tersinvalidité; und Invalidenversicherung; Vu l'art. 1317 du code des assurances Nach Einsicht des Art. 1317 der „Reichsversociales de l'Empire, ainsi que l'arrêté du sicherungsordnung", sowie des BundesratsbeConseil fédéral du 13 octobre 1900, dispositions schlusses vom 13. Oktober 1900, wonach den qui assurent la réciprocité aux assurés luxem- luxemburgischen Versicherten Gegenseitigkeit gebourgeois ; währleistet ist; Après avoir entendu en son avis conforme Auf das gleichlautende Gutachten des Vorle Comité-directeur de l'établissement d'as- standes der Versicherungsanstalt; surance; Beschließt: Arrête: er Art. 1 . Les art. 37 et 47 n° 3 de la lof du 6 mai 1911, sur l'assurance-vieillesse et invalidité, sont suspendus en faveur des sujets de l'Empire allemand, lorsqu'ils résident sur le territoire de l'Empire. Art. 2. Le présent arrêté sera inséré au Mémorial. Luxembourg, le 16 juin 1914. Le Ministre d'Etat, Président du Gouvernement, EYSCHEN. Art. 1. Die Art 37 und 47 Nr. 3 des Gesetzes vom 6 Mai 1911, über die Alters- und Invalidenversicherung sind zu Gunsten der deutschen Reichsuntertanen, welche auf dem Reichsgebiete ihren Aufent alt haben außer Kraft gesetzt. Art. 2. Dieser Beschluß soll im „Memorial" veröffentlicht werden. Luxemburg, den 16. Juni 1914. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. 734 Loi du 5 juin 1914, accordant la naturalisation à M. Arthur-Hubert-Joseph Warnant, cabaretier à Esch-s.-Alz. Nous MARIE-ADÉLAIDE, par la grâce de Dieu Grande-Duchesse de Luxembourg, Duchesse de Nassau, etc., etc., etc.; Vu l'art. 10 de la Constitution et les lois des 12 novembre 1848 et 27 janvier 1878, sur les naturalisations; Notre Conseil d'État entendu; De l'assentiment de la Chambre des députés ; Vu la décision de la Chambre des députés du 15 mai 1914 et celle du Conseil d'État du 29 du même mois, portant qu'il n'y a pas lieu à second vote; Avons ordonné et ordonnons: Article unique. La naturalisation est accordée à M. Arthur-Hubert-Joseph "Warnant né à Humain (Luxembourg-Belge) le 27 janvier 1857 et demeurant à Esch-s.-Alz. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial, pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Château de Berg, le 5 juin 1914. Gesetz vom 5. Juni 1914, Wodurch dem Hrn.Arthur Hubert Joseph Warnant, Schankwirt zu Esch a. d. Alz., die Naturalisation verliehen wird. Wir M a r i a Adelheid, von Gottes Gnaden Großherzogin von Luxemburg, Herzogin zu Nassau, u., u., u.; Nach Einsicht des Art. 10 der Verfassung, sowie der Gesetze vom 12. November 1848 und 27. Ja nuar 1878, über die Naturalisationen; Nach Anhörung Unseres Staatsrates; M i t Zustimmung der Abgeordnetenkammer; Nach Einsicht der Entscheidung der Abgeordnetenkammer vom 15. M a i 1914, und derjenigen des Staatsrates vom 29. dess. Mts., wonach eine zweite Abstimmung nicht erfolgen soll; Haben verordnet und verordnen: Einziger Artikel. Dem Hrn. Arthur Hubert Joseph Warnant, geboren zu Humain (belgischLuxemburg), am 27. Januar 1857 und wohnhaft zu Esch a. d. Alz wird hiermit die Naturalisation verliehen. Befehlen und verordnen, daß dieses Gesetz ins „Memorial" eingerückt werde, um von Allen, die es betrifft, ausgeführt und befolgt zu werden. Schloß Berg, den 5. Juni 1914. Maria Adelheid. MARIE-ADÉLAÏDE. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Le Ministre d'Etat, Président du Gouvernement, Eyschen. EYSCHEN. Date de l'acte d'acceptation. (Art. 8 de la loi du 12 novembre 1848.) La naturalisation conférée par la loi publiée ci-dessus a été acceptée le 11 Juin 1914, par M. Arthur-Hubert-Joseph Warnant, ainsi que cela résulte d'un procès-verbal dressé le même jour par M. le bourgmestre de la ville d'Esch-s.Alz. et dont un exemplaire a été déposé à la Division des affaires étrangères et de la justice. Luxembourg, le 16 Juin 1914. Le Ministre d'Etat, Président du Gouvernement, EYSCHEN. Datum der Annahme. (Art. 8 des Gesetzes vom 12. November 1848.) Die durch vorstehendes Gesetz dem Hrn. Arthur Hube(...)t Joseph W a r n a n t verliehene Naturalisation ist von diesem am 11. Juni 1914 angenommen worden, wie aus einem am selben Tage vom Hrn. Bürgermeister der Stadt Esch a. d. Alz. aufgenommenen Protokolle, von welchem ein Auszug bei der Abteilung für Auswärtige Angelegenheiten und Justiz hinterlegt ist, hervorgeht. Luxemburg, den 6. Juni 1914. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. 735 Loi du 5 juin 1914, accordant la naturalisation à M. Louis-Jacques Wallrabenstein, commis des mines à Rodange. Gesetz vom 5. Juni 1914, wodurch dem Hrn. Ludwig Jakob Wallrabenstein, Minenbeamter zu Rodingen, die Naturalisation Verliehen wird. Nous MARIE-ADËLAIDE, par la grâce de Dieu Grande-Duchesse de Luxembourg, Duchesse de Nassau, etc., etc., etc.; Vu l'art. 10 de la Constitution et les lois des 12 novembre 1848 et 27 janvier 1878, sur les naturalisations; Notre Conseil d'État entendu; De l'assentiment de la Chambre des députés; Vu la décision de la Chambre des députés du 15 mai 1914 et celle du Conseil d'État du 29 du même mois, portant qu'il n'y a pas lieu à second vote; Avons ordonné et ordonnons: Article unique. La naturalisation est accordée à M. Louis-Jacques Wallrabenstein, né à Hahnstätten (Nassau), le 12 juillet 1872 et demeurant à Rodange. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial, pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Wir M a r i a Adelheid, von Gottes Gnaden Großherzogin von Luxemburg, Herzogin zu Nassau, u., u., u.; Nach Einsicht des Art. 10 der Verfassung, sowie der Gesetze vom 12. November 1848 und 27. Januar 1878, über die Naturalisationen; Nach Anhörung Unseres Staatsrates; M i t Zustimmung der Abgeordnetenkammer; Nach Einsicht der Entscheidung der Abgeordnetenkammer vom 15. M a i 1914 und derjenigen des Staatsrates vom 29. dess. Mts., wonach eine zweite Abstimmung nicht erfolgen soll; Haben verordnet und verordnen: Château de Berg, le 5 Juin 1914. MARIE-ADÉLAÏDE. Einziger Artikel. Dem Hrn. Ludwia Jakob W a l l r a b e n s t e i n , geboren zu Hahnstätten (Nassau), am 12. Juli 1872 und wohnhaft zu Rodingen, wird hiermit die Naturalisation verliehen. Befehlen und verordnen, daß dieses Gesetz ins „Memorial" eingerückt werde, um von Allen, die es betrifft, ansgeführt und befolgt zu werden. Schloß Berg, den 5. Juni 1914. Maria Adelheid. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Le Ministre d'Etat, Président du Gouvernement, Eyschen. EYSCHEN. Date de l'acte d'acceptation. (Art. 8 de la loi du 12 novembre 1848.) La naturalisation conférée par la loi publiée ci-dessus a été acceptée le 12 juin 1914 par M Louis-Jacques Wallrabenstein, ainsi que cela résulte d'un procès-verbal dressé le même jour par M. le bourgmestre 'de la commune de Petange et dont un exemplaire a été déposé à la Division des affaires étrangères et de la justice. Luxembourg, le 18 juin 1914. Le Ministre d'Etat, Président du Gouvernement, EYSCHEN. Datum der Annahme (Art. 8 des Gesetzes vom 12. November 1848.) Die durch vorstehendes Gesetz dem Hrn. Ludwig Jakob W a l l r a b e n s t e i n verliehene Naturalisation ist von diesem am 12.Juni 1914 angenommen worden, wie aus einem am selben Tage vom Hrn. Bürgermeister der Gemeinde Petingen aufgenommenen Protokolle, von welchem ein Auszug bei der Abteilung für Auswärtige Angelegenheiten und Justiz hinterlegt ist, hervorgeht. Luxemburg, den 18. Juni 1914. Der Staatsminister, Präsident der Negierung, Eyschen. 736 Arrêté du 18 juin 1914, concernant la police sanitaire du détail Beschluß vom 18. J u n i 1914, über die Viehseuchen-. Polizei. LE MINISTRE D ' É T A T , PRÉSIDENT D U GOUVERNEMENT; Der S t a a t s m i n i s t e r , P r ä s i d e n t der Regierung; Attendu qu'il résulte d'un rapport du vétérinaire du Gouvernement du canton de Grevenmacher, en date du 14 Juin 1914, que la stomatite aphteuse est restée localisée dans les étables infectées de Flaxweiler et qu'il n'a été constaté aucun autre cas de l'épizootie; In Erwägung, daß laut Beruht des Staatstierarztes des Kantons Grevenmacher, vom 14 Juni 1914 die Maul- und Klauenseuche auf die verseuchten Ställe von Flaxweiler beschrankt geblieben ist und daß kern neuer Seuchefall festgestellt wurde; Beschließt Arrête: Art. 1er. Les étables infectées de la localité de Flaxweiler, ainsi que les parcs à bétail à Buchholz et à Weissbach (Wormeldange), restent seuls soumis à l'interdit. Art. 1. Die V'ehsperre blecht nur mehr über die verseuchten Stalle der Ortschaft Flaxweiler sowie über die Weideparke von Buchholz und Weißbach (Wormeldingen) verhängt Art. 2. L a première zone de l'observation comprendra la localité de Flaxweiler. Art. 2. Das engere Beobachtungsgebiet um faßt die Ortschaft Flaxweiler. Art. 3. La deuxième zone d'observation comprendra les autres localités de la même commune de Flaxweiler et la section de Kapenacker (Wormeldange). Art. 3. Das weitere Beobachtungsgebiet begreift die übrigen Ortschaften der Gemeinde Flaxweiler sowie die Sektion Kapenacker (Wormeldingen). Art. 4, L'arrêté du 5 juin 1914, sur le même objet, est rapporté Art. 4. Der Beschluß vom 5. Juni 1914, über denselben Gegenstand, ist außer Kraft gesetzt. Art. 5. Les infractions au présent arrêté seront punies des peines prévues par l'arrêté grand-ducal du 26 Juin 1913, pris en exécution de la loi du 29 juillet 1912. Art. 5. Zuwiderhandlungen gegen diesen Beschluß werden mit den durch Großh. Beschluß vom 26. Juni 1913, in Ausfuhrung des Gesetzes vom 29 Juli 1912, vorgesehenen Strafen bestraft. Art. 6. Le présent arrêté sera obligatoire le lendemain de sa publication au Mémorial Art. K. Dieser Beschluß tritt am Tage nach seiner Veröffentlichung im „Memorial" in Kraft Luxembourg, le 18 Juin 1914 Luxemburg, den 18. J u n i 1914. Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, Der Staatsminister, Präsident der Regierung, EYSCHEN. Eyschen. 737 Arrêté du 6 juin 1914, concernant la publication Beschluß vom 6. Juni 1914, die Veröffentlichung des allgemeinen Berichtes der Handelskammer du rapport général de la Chambre de commerce für das Jahr 1913 betreffend. pour Vannée 1913. L E MINISTRE D'ÉTAT, PRÉSIDENT DU GOUVERNEMENT; Der Staatsminister, P r ä s i d e n t der Regierung; Vu le rapport général de la Chambre de Nach Einsicht des allgemeinen Berichtes der commerce sur la situation du commerce et de Handelskammer über die Lage des Handels und l'industrie dans le Grand-Duché pendant l'an- der Industrie des Großherzogtums während des Jahres 1913; née 1913; Arrête : Article unique. Le rapport prémentionné sera publié comme annexe au Mémorial. Beschließt: Einziger Artikel. Erwähnter Bericht soll als Beilage zum „Memorial" veröffentlicht werden. Luxembourg, le 6 juin 1914. Le Ministre d'Etat, Président du Gouvernement, EYSCHEN. Luxemburg, den 6. Juni 1914. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Avis. — Consulat. Bekanntmachung. — Konsulat. Eyschen. L'exéquatur a été délivré à M. J.-P. Dem Vize-Konsul von Italien zu LuxemClaude, vice-consul d'Italie à Luxembourg. burg, Hm. J. P. Claude, ist das Exequator erteilt worden. Luxembourg, le 10 juin 1914. Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, EYSCHEN. Luxemburg, den 10. Juni 1914. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Avis. — Foires et marchés. Bekanntmachung. — Märkte und Messen. Eyschen. Par arrêté du soussigné en date de ce Durch Beschluß des Unterzeichneten vom jour, la foire à tenir à Remich, le 29 juin heutigen Tage, ist der am 29 Juni 1914 zu 1914, a été remise au lendemain, 30 du Remich abzuhaltende Jahrmarkt aus den folgenden Tag, 30. desselben Mts.. verlegt worden. même mois. Luxembourg, le 17 juin 1914. Le Ministre d'État, PrésidentduGouvernement, EYSCHEN. Luxemburg, den 17. Juni 1914. Der Staatsminister, Präsident der Regierung. Eyschen. 738 Avis. — Administration des Postes et Télégraphes. Par arrêté grand-ducal en date du 10 juin ct., M . Jean Schmit, agent des postes de 1re classe à Limpertsberg, a été nommé souschef de bureau à la Direction des postes et télégraphes. Bekanntmachung. — Post- und Telegraphenverwaltung. Durch Großh. Beschluß vom 10. Juni ct, ist Hr. Johann S c h m i t , Postagent 1. Klasse zu Limpertsberg, zum Unterbureauvorsteher bei der Post- und Telegraphen-Direktion ernannt worden. Luxembourg, le 17 Juin 1914. Luxemburg, den 17. Juni 1914. Le Directeur général des finances, Der General-Direktor der Finanzen M. Mongenast MONGENAST. Bekanntmachung. — Sanitätswesen. 1 2 Capellen. Esch-s.-Alz. 3 4 5 Luxembourg. Mersch. Clervaux. 6 7 Redange. Echternach. 8 Grevenmacher. puerpérales. Méningite cérébrospinale. Affections Scarlatine. Localités. Coqueluche. Cantons Verzeichnis der in den verschiedenen Kantonen vom 30. M a i bis 16. Juni 1914 festgestellten ansteckenden Krankheiten. Diphtérie. N° d'ordre. I Avis. — Service sanitaire. Tableau des maladies contagieuses observées dans les différents cantons du 30 mai au 13 juin 1914. Fièvre typhoïde. M. 1 1 1 Kopstal. Belvaux. Esch-s.-Alz. Kayl. Schifflange. Heisdorf. Gosseldange. Clervaux. Huldange. Munshausen. Troisvierges. Roodt. Berdorf Hammhof. Rosport. Eisenborn. Grevenmacher. 2 1 1 6 1 1 1 1 1 1 1 1 1 2 Total 1 7 11 5 2 739 Avis. — Association syndicale. Conformément à l'art. 10 de la loi du 28 décembre 1883, il sera ouvert du 25 juin au 9 juillet 1914, dans la commune de Garnich, une enquête sur le projet et les statuts d'une association à créer pour l'établissement d'un assainissement aux lieux dits « Roderwies», « I n der Naswies», etc., à Kahler. Le plan de situation, le devis détaillé des travaux, un relevé alphabétique des propriétaires intéressés, ainsi que le projet des statuts de l'association sont déposés au secrétariat Communal de Garnich, à partir du 25 juin prochain. M. J.-P. Hemmer fils, membre de la Commission d'agriculture à Bascharage, est nommé commissaire à l'enquête. Il donnera les explications nécessaires aux intéressés, sur le terrain, le 9 juillet prochain, de 9 à 11 heures du matin, et recevra les réclamations le même jour, de 2 à 4 heures de relevée, dans la salle d'école de Kahler. Luxembourg, le 10 juin 1914. Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, EYSCHEN Avis. — Association syndicale. Conformément à l'art. 2 de la loi du 27 mars 1900, la société locale agricole de Birelbarrière (commune de Sandweiler) a déposé au secrétariat communal de Sandweiler l'un des doubles de l'acte d'association sous seing privé, dûment enregistré, ainsi qu'une liste indiquant les noms, professions et domiciles des administrateurs et de tous les associés. Luxembourg, le 13 juin 1914. Le Ministre d'Etat, Président du Gouvernement, EYSCHEN. Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft. Gemäß Art. 10 des Gesetzes vom 28. Dezember 1883 wird vom 25. Juni auf den 9. Juli 1914, in der Gemeinde Garnich, eine Voruntersuchung abgehalten über das Projekt und die Statuten einer zu bildenden Genossenschaft für Anlage einer Entwässerung, Orte genannt „Roderwies", In der Naswies" usw., zu Kahler. Der Situationsplan, der Kostenanschlag, ein alphabetisches Verzeichnis der beteiligten Eigentümer sowei das Projekt des Genossenschaftsaktes sind auf dem Gemeindesekretariat von Garnich, vom 25. Juni künftig ab, hinterlegt. Hr. J. P. Hemmer Sohn, Mitglied der Ackerbaukommission zu Niederkerschen, ist zum Untersuchungskommissar ernannt. Die nötigen Erklärungen wird er den Interessenten, am 9. Juli k. von 9—11 Uhr morgens, an Ort und Stelle geben und am selben Tage, von 2—4 Uhr nachmittags, etwaige Einsprüche im Schulsaale zu Kahler entgegennehmen. Luxemburg, den 10. Juni 1914. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft. Gemäß Art. 2 des Gesetzes vom 27. März 1900, hat der landwirtschaftliche Lokalverem von Birelbarriere (Gemeinde Sandweiler) auf dem Gemeindesekretariat von Sandweiler ein Duplikat der einregistrierten Privaturkunde betreffs des Genossenschaftsaktes nebst einem Verzeichnis hinterlegt, das Namen, Stand und Wohnort der Verwaltungsräte sowie sämtlicher Mitglieder angibt. Luxemburg, den 13. Juni 1914. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. 740 Avis. — Brevets d'invention. Les brevets d'invention ci-après ont été délivrés N° 10686. — 12. Mai 1914. — Schulterpolster an pendant le mois de mai 1914, en conformité de la loi verstellbarem Kumett, das an der drehbaren und in du 30 juin 1880, à savoir der Hohe verstellbaren Zugstrangkupplung befestigt N° 10674. — 1 Mai 1914. — (Zusatz zum Erfin- ist — E. A C. Puls in Segum (Texas). dungspatent Nr 10124, vom 4 April 1913). — VerN° 10687. — 12 Mai 1914. — Zweiseitig benutzfahren zur Gewinnung von Produkten der Teer- barer Tintenloscher. — Hugo Reimers in Dusseldorfdestillation unter Erhitzen mit Phosphorsaure. — Oberkassel Dr. Meilich Melamid und Louis Grotzinger in FreiN° 10688. — 13 Mai 1914. — Walzwerk — Bruno burg(...)B. Quast in Coln-Deutz. N° 10675. — 1 Mai 1914. — (Zusatz zum ErfinN° 10689. — 14. Mai 1914 — Mit Zahler versedungspatent Nr. 10124, vom 4 April 1913) — Ver- hene, als Untersatz für Trinkgefaße dienende Vorfahren um die hochsiedenden Kohlenwasserstoffe richtung — Noëlle & Hueck, G m b. H in Lùdendes Teeres in niedriger siedende Kohlenwasserstoffe scheid(...).W umzuwandeln — Dr. Meilich Melamid und Louis N° 10690. — 14. Mai 1914. — Dampfkesselanlage, Grotzinger in Freiburg(...).B. welche durch flussige Schlacke oder glühenden Koks N° 10676 — 2 mai 1914. — Perfectionnements beheizt wird — Warme-Verwertungs-Gesellschaft aux cadenas et serrures à combinaisons. — D O T. m b. H. in Berlin-Siemensstadt. Société anonyme pour l'exploitation des brevets Des- N° 10691. — 15 mai 1914. — Robinet pour licalles à Liège. quides sous pression. — Fritz Most à Bruxelles N° 10677 — 4. Mai 1914. — Der Lange nach N° 10692 — 15 Mai 1914 — (Zusatz zum Erfin verstellbares Gatter für Viehtransport in Eisenbahn- dungspatent Nr 9355, vom 20. November 1911) — wagen, Stallungen und sonstige Zwecke der Tier- Verfahren zur Herstellung von Leichtstemen — absonderung. — Ant Schretter in Mittenwald und C. H Schol in Allendorf. Karl Zitzmann in München. N° 10693 — 18 mai 1914 — Perfectionnements N° 10678. — 5 mai 1914. — Appareil de pointage. aux styles de machines parlantes •— James Winstead — Georges Schuler a Cobourg Owen à Secane (Pensylvanie). N° 10679. — 6 Mai 1914. — WindkesselspulvorN° 10694. — 18. Mai 1914. — Tiefofen — Poetter, richtung für Aborte.— Rob. Stickdorn in Gartenstadt G m. b H. in Düsseldorf Meererbusch bei Osterath (Rhld.) N° 10695 — 18 mai 1914. — Systeme d'emmagaN° 10680. — 6 Mai 1914. — Verfahren zur Darsinage de liquides combustibles avec extraction par stellung von Harnstoffen der Naphtahnreihe. — Farbenfabriken vorm. Fried. Bayer & Cle in Lever- pompe — Hermann Hoffmann à Franfort s M N° 10696. — 18. Mai 1914. — Verfahren und Vor kusen. N° 10681 — 7 Mai 1914. — Verfahren zum richtung zur rauchfreien Verbrennung. — Dr Ernst Schneiden von Metall durch einen Sauerstoffstrahl. Enke in Breslau N° 10697 — 19 mai 1914 — Dispositif pour le — Hans Reisert, G m b. H. in Cöln-Braunsfeld N° 10682. — 8 mai 1914. — Moteur à explosion, forgeage des pièces circulaires. — Société anonyme à vapeur, etc. — Berthe Demont à Puteaux (Seine), Le Forgeage mécanique à Bruxelles. et Alexandre Descroix à Paris N° 10698. — 19 mai 1914 — Système de sécurité N° 10683. — 8. Mai 1914 — Nagelmaschine fur pour chemins de fer •— Gollos International AutoSchuhwerk. — Firma Aron Rosenthal in Frankfurt matic Train Control and Recording Company à a. M Chicago. N° 10699. — 19. Mai 1914 — Spielbierteller — N° 10684. — 9 mai 1914 — Serrure de tiroir •— Désiré Mureau à Pans. Emil Müller in Düsseldorf N° 10685 — 9 mai 1914 — Générateur d'air N° 10700 —20 Mai 1914. — Waschvorrichtung chaud — Toussaint Ketin, à Liège — Max Kaufmann in Koln-Sülz 741 N° 10701. — 22. Mai 1914. — Verfahren zur N° 10715. —28. Mai 1914 — Verfahren zur HerHerstellung von Thomasroheisen. — Franz Dahl stellung von metallischen Gegenständen, die aus in Hamborn-Bruckhausen. verschiedenartigen Schichten bestehen. — Alfred N° 10702. — 22. Mai 1914. — Verfahl en zur Be- Schylla in Mülheim-Ruhr. wältigung der bei der Stahlherstellung entfallenden N° 10716. — 29. Mai 1914. — Mähmaschine für Schlackenmassen unter Benutzung von Sammel- Zuckerrohr, Maïs, junge Baumbestände und dergl. gefaßen. — Franz Dahl in Hamborn-Bruckhausen. — Otto Spillern in Wien. N° 10703. — 22. Mai 1914. — Kinematograph. — Rectification : Lewis Caesar Van Riner in Chicago. An Memorial de 1914, p. 470, les indications conN° 10704. — 22. Mai 1914. — Verfahren zur Her- cernant le brevet d'invention N° 10669 sont à comstellung dichter Flußeisenblöcke. — Karl Canaris pléter comme suit: « N° 10669. — 30. April 1914. — in Huckingen a. Rh. Verfahren zur Verhinderung der Ansatzbildung in N° 10705. — 22. Mai 1914. — Steuerapparat für metallurgischen Schmelz- und Transportvorrichmit Druckwasser betriebene Arbeitsmaschinen mit tungen bei leicht oxydierbaren Metallen und LegieManschettenkolben als Dichtungskolben. — Hugo rungen, insbesondere bei Ferromangan.—Gesellschaft Gille in Huckingen (Kr. Düsseldorf). fur Elektrostahlanlagen m. b. H in Berlin-NounenN° 10706. — 23 mai 1914. — Griffe de serrage pour damm und Wilhelm Rodenhauser in Völklingen transporteurs aériens placés sous l'influence du a. der Saar. » poids de la charge. — J. Pohlig, Aktiengesellschaft à Cologne-Zollstock. Les brevets suivants sont éteints pour défaut de N° 10707. — 23 mai 1914. — Installation de couverture de trains pour voies électriques dans les- paiement de la taxe annuelle: N° 5431. — Moulage mécanique des baignoires quelles le courant est conduit aux sections de block par des interrupteurs disposés à un endroit les uns et autres pièces de grandes dimensions. N° 5442. — Verfahren zur Chlorierung von à côté des autres et s'influençant mécaniquement entre eux. — J. Pohlig, Aktiengesellschaft à Co- Schwefelmetallen auf nassem Wege. N° 5804. •— Perfectionnements apportés aux voilogne-Zollstock. N° 10708. — 25 mai 1914. — Dispositif de blocage tures automobiles mixtes. N° 6265. — Verfahren und Einrichtung zur Herabsolu par bobine électrique spéciale. — Louis stellung von Briketts aus preßfähigen Stoffen belieCadenel à Paris. N° 10709. — 25. Mai 1914. — Rohrflansch. — biger Art ohne Anwendung eines Bindemittels. N° 6719. — Verfahren zur Herstellung künstlicher Theodor Weisser in Heidelberg. N° 10710. — 27 mai 1914. — (Certificat d'addition Fäden. N° 7275. — Fabrication directe, au four électrique, au brevet d'invention n° 10314, du 16 août 1913). — Epingle à cheveux servant en même temps à main- du manganèse métallique fondu affiné faiblement tenir les cheveux soulevés. — Louise Michel à carburé. N° 7771. — Verfahren zur weiteren Behandlung Sarrebruck. N° 10711. — 27. Mai 1914. — Gegengewichts- des der obern Schicht entströmenden Gases eines anordnung für veränderliche Kräfte. — Wladimir mit Teilung des Luftstromes arbeitenden Gaserzeugers. Olinski in Trzynietz (Osterreich). N° 7776. — Kettenspannvorrichtung für FahrN° 10712. — 28. Mai 1914. — Verfahren zum Ersatz des Eigelbs in der Gerberei. — Dr. Otto räder. N° 8330. — Verfahren zur Herstellung eines Rohm in Darmstadt. N° 10713. — 28. Mai 1914. — Verfahren zur Dar- glasurartig glänzenden feinen Mörtelüberzuges auf stellung von basischem Magnesiumcarbonat. — Zementwaren, Mauerwerk usw. N° 8342. — Procédé et dispositif pour la fabriDr. Theophil Silbermann in Dresden und Firma Chemische Fabrik Rahnitz, G. m. b. H, in Magdeburg. cation des joints métallo-plastiques. N° 8844. — Sicherungsvorrichtung an ReinigungsN° 10714. — 28. Mai 1914. — Formmaschine. — filtern für Hochofengase. Jean Habscheidt in Fürstenwalde. 40 a 742 N° 8846. — Vorrichtung zu lösbaren Befestigung von Vorhängen. N° 8868. — Nouveau motern rotatif. N° 8874. — Einrichtung zur Reinhaltung von Closets durch Wasserspülung. N° 9481. — Procède de fabrication mécanique de matériaux creux et pierres artificielles avec enveloppes sur toutes les faces. N° 9494. — Lagerung des Hinterrades von Fahirädern. N° 9496. — Stùtzpessai. N° 9510. — Sicherheitsdruck-Knopt. N° 9512. — Nouveau procédé pour le traitement des peaux. N° 9520. — Neuerung in der Befestigung von Handwerkszeugstilen aus Metallrohr. N° 9522. — Abreiber. N° 10050. — Perfectionnements dans la commande des tiroirs cylindriques de distribution a mouvements combinés pour moteurs à explosions. N° 10053. — Selbsttätige Schaltvorrichtung für elektrisch betriebene Pumpen. N° 10056. — Sicherung für an Hacken hangende Kleidungsstücke. N° 10058. — Perfectionnements aux lampes à incandescence électrique. N° 10061. — Gummiüberschuh. N° 10062. — Verfahren zur Herstellung von Gegenständen aller Art aus Papiermasse u. dgl. N° 10063. — Verfahren zur Herstellung eines schnellloslichen Kakaopräparates zur Bereitung von Getränken. N° 10075+10162. — Verschließbarer außerhalb der Wohnung anzubringender Behälter zur Empfangnahme von Briefen, Zeitungen, Milch, Backwaren(…).dgl. N° 10078. — Dentier sans palais. N° 10079. — Verfahren zur Darstellung von Alaun. N° 10080. — Procédé de soudure dans lequel les métaux qui composent la soudure ne s'oxydent pas à la température de soudage. N° 10083. — Accouplement automatique pour wagons de chemins de fer. Luxembourg, le 17 juin 1914. Le Ministre d'État Président du Gouvernement, EYSCHEN. PUBLICATIONS NON-OFFICIELLES. Avis. — Expropriations pour cause d'utilité publique. Suivant exploit de l'huissier Weitzel de Luxembourg en date du 11 juin 1914, à la requête de l'Etat du Grand-Duché de Luxembourg, représenté par son Directeur général des travaux publics M. Charles de Wah(...), demeurant à Luxembourg, poursuites et diligences de la société anonyme des chemins de fer GuillaumeLuxembourg, ayant son siège légal à Luxembourg, représentée par son administrateur M. Léon Metz, maître de forges, demeurant à Esch-s.-Alz., et respectivement de la Direction générale Impériale des chemins de fer d'Alsace-Lorraine, établie à Strasbourg, représentée dans le Grand-Duché de Luxembourg par M. Jean Abicht, conseiller intime, chef de l'administration Impériale allemande pour l'exploitation des chemins de fer Guillaume-Luxembourg, demeurant à Luxembourg, pour lesquels requérants est constitué et occupera Me Robert Brasseur, avocat-avoué, demeurant à Luxembourg, en l'étude duquel domicile est élu; Assignation a été donnée à: 1° Anne Besch, sans état et à son époux sieur Joseph Durant, mécanicien, domiciliés ensemble à Esch-s.-Alz., Höhlstrasse n° 41 ; 2° sieur Pierre Besch, rentier, demeurant à Juziersla-Ville (Seine-et-Oise); 3° sieur Nicolas Besch, cultivateur, demeurant à Berchem; à comparaître le mercredi,1erjuillet prochain, à 9½ heures du matin, devant le prédit tribunal d'arrondissement de Luxembourg, siégeant en matière d'expropriation pour cause d'utilité publique, au Palais de justice à Luxembourg, pour par les faits, causes et motifs indiqués au dit exploit, voir dire que les formalités prescrites par la loi du 17 décembre 1859 pour parvenir à l'expropriation pour cause d'utilité publique des parcelles ci-après désignées, appartenant aux assignés, situées sur le territoire de la commune de Rœser, et à emprendre pour les travaux d'établissement de voies d'évitement à la gare de Berchem, ont été remplies, savoir: 743 1° une parcelle de 3 a 25 ca. à emprendre d'un labour sis lieu dit Ob dem Stieaspâu », section B n° 632/721 du cadastre, n u 27 du plan parcellaire; 2° une parcelle de 2 a. 80 ca. a emprendre d'un labour sis même lieu dit, inscrit au cadastre sub section B n° 632/720 et n°28 au plan parcellaire; 3° une parcelle de 4 a. à emprendre d'un labour sis même lieu dit, section B n° 631 685 du cadastre et n°29 du plan parcellaire; 4° une parcelle de 3 a. 15 ca. à emprendre d'un autre labour, sis même lieu dit, section B du cadastre n° 629/719 et n° 30 du plan parcellaire; 5° une parcelle de 3 a. 20 ca. à emprendre d'un autre labour, sis même lieu dit, inscrit au cadastre sub section B n° 629/718 n° 31 du plan parcellaire, appartenant aux assignes qualifiés sub 1°, 2° et 3° ci-dessus, ainsi qu'à(...)eanBesch père, cultivateur à Berchem, assigné par exploit Weitzel du 5 juin courant, et à Madeleine Besch et à son époux Michel Decker, forgeron, domiciliés ensemble à Bech-Kleinmacher, assignes par exploit de l'huissier Goldschmit de Remich du 10 juin 1914; voir donner acte aux parties poursuivantes qu'elles offrent aux assignés pour indemnité du chef de l'expropriation pour cause d'utilité publique des parcelles dont s'agit, les sommes ci-après indiquées, savoir: a) pour leur parcelle de 3 a. 25 ca. la somme de 162 fr. 50; b) pour leur parcelle de 2 a. 80 ca. celle de 140 fr.; c) pour celle de 4 a. la somme de 200 fr.; d) pour celle de 3 a. 15 ca. celle de 157 fr. 50, et e) pour celle de 3 a. 20 ca. la somme de 160 fr.; en cas de refus d'accepter ces offres, voir procéder, conformément à la loi, au règlement des indemnités auxquelles les assignés ont d r o i t ; ' v o i r ordonner la mise en possession des parties poursuivantes à charge par elles de consigner préalablement les sommes ci-dessus offertes; s'entendre les assignés condamner aux frais et dépens; avec déclaration que les pièces suivantes sont déposées au greffe du tribunal d'arrondissement de Luxembourg, où les intéresses peuvent en prendre connaissance: 1° l'arrête grand-ducal en date de 27 mars 1914, déclarant d'utilité publique les travaux d'établissement de voies d'évitement à la gare de Berchem; 2° l'arrêté de cessibilité pour cause d'utilité publique pris par M . le Directeur général des travaux publics susdit, le 31 mars 1914, concernant les parcelles de terrain nécessaires aux travaux d'éviation susvisées 3° les plans et tableaux indicatifs des travaux à effectuer et des parcelles à exproprier pour cause d'utilité publique, ensemble les pièces de l'instruction administrative qui a précédé les arrêtes précités. Pour extrait, P. Weitzel, huissier. Suivant exploit de l'huissier Goldschmit de Remich, en date du 10 juin 1914, à la requête de l'Etat du Grand-Duché de Luxembourg, représenté par son Directeur général des travaux publics M . Charles de Waha, demeurant à Luxembourg, poursuites et diligences de la société anonyme des chemins de fer GuillaumeLuxembourg, ayant son siège légal à Luxembourg, représentée par son administrateur M . Léon Metz, maître de forges, demeurant à Esch-s.-Alz., et respectivement de la Direction générale Impériale des chemins de fer d'Alsace-Lorraine, établie à Strasbourg, représentée dans le Grand-Duché de Luxemborug par M . Jean Abicht, conseiller intime, chef de l'administration Impériale allemande pour l'exploitation des chemins de fer Guillaume-Luxembourg, pour lesquels requérants est constitué et occupera M . Robert Brassem, avocat-avoué, demeurant à Luxembourg, en l'étude duquel domicile est élu; assignation a été donnée à Madeleine Besch, sans état, et à son époux Michel Decker, forgeron, domiciliés ensemble à Bech-Kleinmacher, commune de Wellenstein; à comparaître le mercredi, 1er juillet prochain, à 9½ heures du matin, devant le prédit tribunal d'arrondissement de Luxembourg, siégeant en matière d'expropriation pour cause d'utilité publique, au Palais de justice à Luxembourg, pour par les faits, causes et motifs indiqués au dit exploit, voir dire que les formalités prescrites par la loi du 17 décembre 1859 pour parvenir à l'expropriation pour cause d'utilité publique des parcelles ci-après désignées, appartenant aux assignés, situées sur le territoire de la commune de Rœser, et à emprendre pour les travaux d'établissement de voies d'évitement à la gare de Berchem, ont été remplies, savoir: 744 1° une parcelle de 3 a. 25 ca. a emprendre d'un labour, sis lieu dit Ob dem Stiedspâd », section B, n° 632/721 du cadastre et n° 27 du plan parcellaire; 2° une parcelle de 2 a. 80 ca. à emprendre d'un labour, sis même lieu dit, inscrit au cadastre sub section B n° 632/720 et n° 28 du plan parcellaire-, 3° une parcelle de 4 a. a emprendre d'un labour, sis même lieu dit, section B, n° 631/685 du cadastre et n° 29 du plan parcellaire; 4° une parcelle de 3 a. 15 ca. à emprendre d'un autre labour, sis même lieu dit, section B du cadastre n° 629/719 et n° 30 du plan parcellaire; 5° une parcelle de 3 a. 20 ca. à emprendre d'un autre labour, sis même lieu dit, inscrit au cadastre sub section B n° 629/718 et n° 31 du plan parcellaire, appartenant aux assignes, aini qu'a 1° Jean Besch, père, cultivateur, demeurant à Berchem, assigné par exploit de l'huissier Weitzel de Luxembourg, du 5 juin courant; 2° Anne Besch, sans état, et à son époux sieur Joseph Durant, mécanicien, domiciliés ensemble à Esch-s.-AIz.; 3° Pierre Bech, rentier, demeurant à Juziersla-Ville (Seine-et-Oise); 4° Nicolas Besch, cultivateur, demeurant à Berchem, ces quatre derniers également assignes par exploit séparé du dit huissier Weitzel; voir donner acte aux parties poursuivantes qu'elles offrent aux assignés pour indemnité du chef de l'expropriation pour cause d'utilité publique des parcelles dont s'agit, les sommes ci-après indiquées, savoira) pour leur parcelle de 3 a. 25 ca., la somme de 162 fr. 50; b) pour leur parcelle de 2 a. 80 ca., celle de 140 fr.; c) pour celle de 4 a. la somme de 200 fr.; d) pour celle de 3 a. 15 ca., celle de 157 fr. 50, et e) pour celle de 3 a. 20 ca. la somme de 160 fr. ; en cas de refus d'accepter ces offres, voir procéder, conformément à la loi, au règlement des indemnités auxquelles les assignés ont droit; voir ordonner la mise en possession des parties poursuivantes à charge par elles de consigner préalablement les sommes ci-dessus offertes; s'entendre les assignés condamner aux frais et dépens; avec déclaration que les pièces suivantes sont déposées au greffe du tribunal d'arrondissement de Luxembourg, où les intéressés peuvent en prendre connaissance: 1° l'arrêté grand-ducal, en date du 27 mars 1914, déclarant d'utilité publique les travaux d'établissement de voies d'évitement à la gare de Berchem; 2° l'arrêté de cessibilité pour cause d'utilité publique pris par M. le Directeur général des travaux publics susdit, le 31 mars 1914, concernant les parcelles de terrain nécessaires aux travaux d'éviation susvisés; 3° les plans et tableaux indicatifs des travaux à effectuer et des parcelles à exproprier pour cause d'utilité publique, ensemble les pièces de l'instruction administrative qui a précédé les arrêtés précités. Pour extrait, Ed. Goldschnitt, huissier. Société des Chemins de fer Guillaume-Luxembourg. L'assemblée générale des actionnaires du 29 mai dernier a fixé le dividende de l'exercice 1913 à 30 fr. pour les actions anciennes et à 11 fr. pour les actions privilégiées. Un acompte de 10 fr. ayant été payé le 6 janvier sur les actions anciennes, il sera payé, à partir du 6 juillet prochain: I. — 20 fr. par action ancienne contre la remise du coupon N° 85, 2° semestre de l'exercice 1913; II. — 11 fr. par action privilégiée contre la remise du coupon N° 42; III. — 5 fr. par action de jouissance ancienne contre la remise du coupon N° 11 ; IV. — 1 fr. par action de jouissance privilégiée contre la remise du coupon N° 11 ; V. — 178,30 fr. par part de fondateur contre la remise du coupon N° 11 ; à Bruxelles, à la Banque de Paris et des Pays-Bas et chez ses correspondants; à Luxembourg, à la Banque Internationale. 1 Mémorial Memorial du des Grand-Duché de Luxembourg. Großherzogtums Luxemburg. Annexe au N° 40, 1914. RAPPORT GÉNÉRAL SUR LA Situation de l'Industrie et du Commerce PENDANT L'ANNÉE 1911 Considérations générales. L'activité industrielle et le mouvement des échanges avaient pris en 1912 une ampleur qui, dans l'ordre naturel des choses, devait conduire à une rupture de l'équilibre économique. Si la situation, au début de l'année 191.3, restait toujours satisfaisante, l'hypothèse d'une période de liquidation commençait à être envisagée déjà. Une crise apparaissait comme proche. Mais elle se dessinait plutôt du côté financier que, directement, du côté de la production et de la consommation. Un fait politique, la guerre des Balkans, est venu précipiter les événements dont elle a changé également l'allure. Cette guerre a interrompu et probablement modifié le rythme du mouvement économique. L'industrie et le commerce n'en ont pas été directement atteints, car les pays balkaniques n'entrent que pour une faible partie dans les exportations du Zollverein et, au demeurant, la prospérité presque universelle offrait des compensations larges et faciles. Mais les négociations diplomatiques, si longues et énervantes, finirent par ébranler la confiance et par accentuer les difficultés d'ordre financier et monétaire dont souffraient déjà les grands marchés. La gêne qui s'ensuivit arrêta le bel élan des échanges. Ainsi la crise, qui n'était pas «mûre» encore, a été certainement avancée. Sans la crise internationale, la crise économique aurait été reculée de plusieurs mois. Elle a été atténuée sans aucun doute parce que, à cette époque, les stocks en magasin s'écoulaient encore facilement et n'encombraient nullement le marché, comme c'est le cas pour les crises de surproduction; elle s'est pro- 2 duite aussi plus lentement et par branches d'industrie: D'ailleurs, les entreprises industrielles s'y étaient préparées financièrement et les cartels, de leur côté, n'avaient pas exagéré la hausse. À la crise de 1907 avait succédé une ère de prospérité très réelle. Les bénéfices réalisés au cours des dernières années, en augmentant sérieusement la puissance financière de l'industrie lui avaient permis d'améliorer l'outillage de la production et les services de la trésorerie. Ainsi les organes les plus divers de la vie économique avaient acquis une force de résistance plus grande et, en même temps, une certaine indépendance vis-à-vis du marché financier. Instruits par le passé, les industriels avaient été moins imprudents pendant la période prospère, ce qui leur a rendu la dépression moins sensible. Enfin les cartels, en poursuivant leur politique avec une connaissance plus grande des contre-coups de leurs décisions, s'étaient montrés moins étroitement égoïstes. Ils ont été, eux aussi, aidés par les circonstances; car, leur clientèle n'ayant pas de stock, ils ont pu agir sans être trop gênés par le marché. On peut en tirer la conclusion que les principaux organes de la vie économique savent mieux qu'autrefois atténuer les crises et préparer le moment d'une reprise des affaires. Quand on l'envisage au point de vue de ses résultats, l'impression qui ressort de l'étude des principaux facteurs indiciels de l'activité économique en 1913 ne justifie pas les appréciations trop pessimistes. Les chiffres de production ont été presque partout en augmentation. Ce fut, certes, une année de déceptions, mais c'est surtout la comparaison avec l'année précédente qui laisse apparaître ce caractère. Il ne faut pas oublier notamment que l'année 1912, l'un des termes de la comparaison, fut exceptionnellement prospère. Les chiffres du commerce extérieur du Zollverein sont encore restés franchement favorables. Les exportations renseignent 10.097.9 millions de marks contre 8.956,8 millions en 1912. Par contre, les importations sont restées presque stationnaires : elles ont passé de 10.691,7 millions à 10.770.3 millions. La courbe du commerce extérieur s'est développée comme suit pendant la dernière période quinquennale: (en millions de marks) Importations. Exportations. 1909 6.594,1 8.526,8 8.934,1 1910 7.474,6 1911 9.705,6 8.106 1912 8.956,8 10.691,7 10.770,3 1913 10.097,9 Les fluctuations du marché monétaire offrent un intérêt particulier. La cherté de l'argent qui s'était manifestée à la fin de l'année 1912 s'est maintenue pendant la plus grande partie de l'année 1913. La perspective du règlement coûteux des guerres balkaniques, les appels de fonds répétés des divers pays sur les grands marchés de l'Europe, les sommes énormes englouties par le développement extraordinaire de l'industrie pendant le premier semestre ont influencé le marché monétaire à tel point qu'au lieu de la détente qui se manifeste d'ordinaire vers le printemps, la rareté et la cherté de l'argent sont allées en augmentant. Le taux élevé du loyer de l'argent avec lequel l'année 1913 avait commencé, s'est maintenu jusqu'à l'automne. Dans des conditions nor 3 males, le loyer de l'argent augmente généralement à cette époque de l'année; en 1913, au contraire, c'est seulement à ce moment qu'une détente s'est produite sur le marché monétaire et que la Reichsbank a pu songer à réduire à 5½ % le taux officiel de l'escompte, qui était de 6 % depuis le 12 novembre 1912; le 12 décembre, un nouvel abaissement à 5 % a pu avoir lieu, taux qui s'est maintenu au delà du 31 décembre. La moyenne du taux d'escompte officiel a été de 5,88 % alors qu'en 1912 cette moyenne n'a été que de 4,95 %; le taux privé d'escompte a été en 1913 de 4,98 % en moyenne, contre 4,21 % en 1912. La cherté de l'argent n'a, d'ailleurs, pas été moindre dans les autres pays de l'Europe, ainsi qu'il résulte de la comparaison de la moyenne des taux d'escompte des banques nationales pour les deux dernières années: Allemagne. France. Angleterre. Belgique. 4,44 3,77 3,88 4,95 1912 1913 5,88 4 4,77 5 Au point de vue des récoltes, qui sont le grand facteur économique annuel et dont les variations ont une influence décisive sur l'activité ou la dépression de toutes les industries ainsi que sur le mouvement des capitaux disponibles, l'année 1913 a été certainement favorisée. Il est vrai que les qualités des récoltes en général n'ont pas été en rapport avec les quantités. Les index numbers (d'après M. Sauerbeck) font ressortir pour les quatre premiers mois des prix légèrement supérieurs à ceux de l'année précédente. Un mouvement vers la baisse commence à se dessiner au mois de mai et se continue, avec d'insignifiantes variations, jusqu'à la fin de l'année. Une comparaison des nombres indicateurs, desquels nous n'entendons pas tirer des conclusions définitives, mais qui sont de précieux indices d'ordre commercial, industriel et agricole, permet de suivre le développement de l'ère de prospérité close. Ces nombres s'établissent comme suit pour la périodede1907à1913: 1907 1908 1909 1910 1911 1912 1913 81,8 78,5 77,1 86,1 Janvier 82,9 78,6 86,4 78,1 Février 86,7 84,0 78,9 79,1 Mars 85,0 88,0 86,2 78,5 Avril 85,3 80,3 85,7 78,2 Mai 76,9 85,5 80,0 84,1 Juin 78,1 86,5 78,9 84,2 Juillet 78,2 79,5 85,9 85,0 Août 86,7 85,7 80,3 77,6 Septembre 77 2 85,8 80,7 84,5 Octobre 77,8 85,3 80,6 83,3 Novembre 77,9 83,0 86,4 80,9 Décembre 85,1 85,0 80,0 78,0 Moyenne L'événement le plus important au point de vue de la politique commerciale et douanière c'est la révision du tarif douanier nord-américain. Au regard des exagérations d'autrefois de la tactique 80,0 80,7 80,0 80,7 82,4 82,0 81,1 79,4 79,1 78,8 76,7 76,2 80,0 76,0 74,5 74,1 75,8 73,6 72,9 73,1 72,2 72,5 72,2 72,2 72,3 73,0 72,0 71,0 72,4 74,3 75,4 75,1 75,2 74,9 74,7 75,2 75,5 76,3 74,0 4 douanière américaine, le nouveau tarif peut être taxé d'anti-protectionniste. Il apporte un revirement très significatif. Alors que les Etats-Unis exportaient jadis en tout premier lieu des produits agricoles et des matières premières et importaient des produits fabriqués, cette situation tendait à se modifier complètement au cours des dernières années: les exportations de demi-fabricats et de fabricats prenaient toujours plus d'ampleur et dépassaient les exportations de matières premières, et même très sensiblement aussi, les importations de demi-fabricats et de fabricats. La nouvelle politique douanière fixe pour chaque industrie des tarifs rendant l'importation des produits étrangers possible afin d'empêcher certains producteurs de se créer de véritables monopoles. Les nouveaux droits atténuent la concurrence étrangère sans la supprimer complète* ment: ils ramènent la charge, dont les importations étaient grevées en moyenne, de 40 à 26% de la valeur des importations. Ces droits proportionnent la concurrence extérieure aux forces des industries nationales; ils lui laissent ce qu'elle a de stimulant, tout en lui enlevant ce qu'elle aurait de déprimant, car il ne s'agit pas d'endormir et d'engourdir l'industrie, mais, au contraire, de la susciter et de l'aiguillonner. C'est, en un mot, le retour au régime douanier éducateur recommandé par F. List. Il faut espérer seulement que des clauses administratives léonines et difficilement inadmissibles ne viennent pas rendre ce tarif illusoire. C'est en 1917 qu'expirent les traités de commerce de l'Allemagne, actuellement en vigueur. Le désir du Gouvernement allemand semble être de rester sur la défensive et de ne pas prendre l'initiative de provoquer des révisions de tarifs ni des représailles de la part des autres pays. Au nom du Gouvernement, le Ministre du commerce a fait à ce sujet les déclarations suivantes: « Le tarif douanier du 25 décembre 1902, qui a été établi en tenant compte des intérêts de l'industrie et de l'agriculture, a montré qu'il était parfaitement viable au point de vue technique et qu'il répondait bien aux exigences d'une politique économique entièrement saine qui a consisté à développer au plus haut point les forces productives du pays. Grâce à lui, le marché intérieur a été suffisamment protégé, du moins autant qu'il pouvait l'être en tenant compte des conditions économiques favorables de l'étranger. Il a prouvé qu'il était un instrument très praticable pour la conclusion de nombreux traités de commerce qui ont facilité et consolidé notre exportation. Quant aux intérêts des consommateurs nationaux, et en particulier de la classe ouvrière, la hausse générale des salaires et l'augmentation du bien-être qui s'en est suivie, précisément dans les milieux les moins fortunés, prouvent bien qu'ils n'ont pas été lésés. En conséquence, nous ne voyons aucune raison qui milite en faveur d'une modification radicale ou d'un élargissement du tarif de 1902. En se plaçant au point de vue de l'intérêt général, il ne peut être question ni d'une diminution, ni d'une élévation générale des droits protecteurs de l'industrie et de l'agriculture. » La question du maintien de notre tarif douanier tel qu'il est à l'heure actuelle est d'ailleurs inséparable de celle de la prolongation des traités de commerce existants ou de leur renouvellement sur des bases modifiées. En raison de l'intérêt qu'a la vie nationale à une durée aussi longue que possible des conditions qui président aux relations commerciales, le Gouvernement s'efforcera d'arriver à une prolongation des traités actuels et ne procèdera pas par voie de dénonciation. Mais si quelques nations contractantes croient devoir modifier les avantages consentis, il est évident qu'à ce moment-là la question d'un projet de tarif douanier deviendra de première nécessité, 5 lés armes pour l'établissement de nouveaux traités seront renforcées, on tiendra compte dos nouveaux éléments intervenus dans la vie économique et l'on comblera les lacunes du tarif actuel...» Alors que les milieux agrariens rêvent la dénonciation des traités de commerce et la reprise de la liberté d'action, les industriels approuvent plutôt la passivité relative du Gouvernement. Ils redoutent les conséquences d'une dénonciation des conventions qui lient les Etats étrangers, parce que ce serait provoquer et faciliter chez ceux-ci une contre-attaque des industriels et des agrariens nationaux. Les industriels rappellent que le tarif moins libéral de 1902 a été en Europe le point de départ d'une révision de tarifs à peu près générale et cela dans un sens réactionnaire. En outre, ils ne se contenteraient pas d'un renouvellement, impliquant la faculté d'une dénonciation annuelle: ils réclament la conclusion de conventions fondées sur le maintien du statu quo pour dix ou douze ans. Parmi les problèmes économiques dont l'année 1913 a légué la solution à celles qui vont suivre, se trouve entre autres le point de savoir si elle fut ou non le point d'aboutissement de la période de fiévreuse activité industrielle et commerciale à laquelle la génération actuelle a si largement contribué, et si elle sera ou non le point de départ d'une période de calme et de recueillement. D'autres problèmes ont été posés encore en 1913. Quelles seront les conséquences des nouveaux tarifs douaniers ? Que résultera-t-il ensuite de l'ouverture prochaine du canal de Panama au commerce mondial, et quelle influence cet événement exercera-t-il sur le mouvement économique ? Dans la circonscription plus restreinte du Grand-Duché, les faits industriels et commerciaux que nous venons d'examiner ont revêtu le même aspect que dans les autres régions du Zollverein et ont fait naître les mêmes inquiétudes. Sa situation, d'après les renseignements qui ont été adressés à la Chambre de commerce — et nous ajouterons qu'il est certainement désirable que cette collaboration des industriels à nos Rapports annuels devienne toujours plus active et surtout plus complète — peut se résumer ainsi: accroissement de la production, mouvement de recul des prix à partir du deuxième semestre. L'extraction du minerai de fer renseigne une assez forte augmentation par rapport à l'année précédente: de 6.533.930 tonnes d'une valeur de 19.427.508 fr. elle a passé à 7.333.372 tonnes d'une valeur de 21.965.818 fr. Alors que la consommation sûr place, sollicitée par les nouveaux hauts-fourneaux qui sont entrés en pleine activité, a augmenté dans une forte mesure, la courbe de nos exportations vers la Belgique s'est encore relevée très sensiblement. Mais le revirement dans nos exportations à l'étranger paraît n'avoir été que passager. Les prix des minettes se sont maintenus assez fermes et ce n'est que vers la fin de l'année qu'on a pu remarquer un fléchissement, très anodin d'ailleurs. Dans l'industrie du fer nous avons pu constater, vers la fin de l'année, un affaiblissement, peu prononcé peut-être, mais indéniable, de la situation du marché. La dépression a trouvé beaucoup moins son expression dans une diminution de la production que dans une accentuation de la concurrence, qui s'est traduite par un recul des prix. Dans un grand nombre de branches de l'industrie métallurgique, l'activité a été très grande jusque dans le courant du second semestre, et a même dépassé celle de la période correspondante de l'année 1912. La production de la fonte dans le Grand-Duché a passé de 2.252.229 tonnes à 2,547,861 tonnes, celle de l'acier de 947.184 6 tonnes à 1.182,227 tonnes, alors que les fonderies ont porté leur production de 20.893 tonnes à 26.513 tonnes. Par contre, le fléchissement des prix a été très accentué. Les cours du Stahlwerksverband se trouvaient ramenés au même niveau qu'à fin 1908, c'est-à-dire de la période de ralentissement qui a suivi la crise de 1907. La période de calme que traverse le bâtiment dans l'agglomération luxembourgeoise a perduré pendant l'année passée, niais l'année en cours semble ramener une certaine activité dans ce compartiment. A travers lé bassin minier, les bonnes dispositions se sont maintenues. La situation dans l'industrie des terres et pierres n'offre aucune variation appréciable comparativement aux années dernières. La tannerie a vu se continuer la période des années difficiles. La ganterie a été sollicitée par les mêmes influences que les années précédentes; elle est actuellement dans l'attente de la répercussion qu'exercera le nouveau tarif douanier nord-américain. A l'exception de certains articles favorisés par la mode, l'exercice n'a guère été favorable dans son ensemble à l'industrie textile qui souffre toujours des caprices du marché des matières premières. Du côté des industries de consommation nous pouvons signaler en général un accroissement de la production. Si la meunerie a légèrement progressé au point de vue de la production, ses résultats financiers, par contre, n'ont pas été encourageants. L'industrie des tabacs renseigne une continuation de la période de développement normal, mais l'incidence des nouveaux impôts n'a pas encore terminé son processus. Pour la brasserie, l'année 1913 a été exceptionnellement prospère: de 297.986 hl la production a passé à 328.475 hl. L'amélioration qu'on attendait de Vannée 1914 ne s'est pas produite. Après un début qui permettait de supposer que le plus fort de la crise était passé et laissait entrevoir un prompt relèvement du marché, la situation, dès le mois de mars, est retombée dans le marasme. Il serait osé de fonder de grandes espérances sur un avenir prochain. La liquidation de la crise se poursuit toujours, entretenant l'atonie des affaires. Travaux de la Chambre de commerce. Parmi les questions que la Chambre de commerce a traitées en 1913, nous signalons particulièrement celles qui suivent: Chemin de fer Dudelange-Algrange. Consultée par le Gouvernement sur la question du prolongement du chemin de fer de Dudelange à Algrange, la Chambre a déclaré se rallier aux points de vue développés par le conseil municipal de Dudelange. La réponse de l'administration des chemins de fer enlève tout caractère d'urgence à la question du raccordement Dudelange-Algrange qui devrait s'effacer devant le grand nombre de constructions urgentes et importantes qui occupent actuellement l'administration. Il résulte, au contraire, de l'exposé qui a été présenté par les localités intéressées que cette ligne offre une importance considérable pour les exploitations minières qu'elle est appelée à desservir. Sa rentabilité est assurée d'ailleurs. Les transports de minerais, de charbons et de cokes ainsi que les transports ordinaires 7 lui garantiront des recettes importantes auxquelles il y a lieu d'ajouter celles à provenir du mouvement intense des voyageurs qui ne manquera pas de se développer entre les grosses localités de la vallée de l'Alzette et de la vallée de la Fentsch. La création de nouvelles lignes dans les grands centres industriels ne profitera pas seulement aux usines directement intéressées et à la population des localités desservies par elles, mais en une mesure égale aux chemins de fer eux-mêmes. Les discussions sur cette question à la Diète d'Alsace-Lorraine ont démontré encore que la nécessité et l'utilité de ce raccordement, qui comporte un parcours de 6 km à peine, ne sauraient être mises en doute. La Chambre a donc prié le Gouvernement de bien vouloir intervenir auprès de la Direction des Reichseisenbahnen en faveur d'une prompte exécution de cette ligne. Entrepôt à annexer à la nouvelle gare aux marchandises de Luxembourg. Au sujet des propositions de la Direction des douanes concernant la création d'un entrepôt près de la nouvelle gare aux marchandises de Luxembourg, que le Gouvernement avait soumises à la Chambre, celle-ci a formulé, à la date du 30 juin, les desiderata suivants: Comme la Chambre l'a fait observer dans ses avis antérieurs, un entrepôt, bien agencé et pourvu des installations nécessaires serait appelé à rendre des services très réels. Il est reconnu que les entrepôts en général stimulent le goût des affaires et impriment un vigoureux essor au commerce. Les commerçants évitent d'immobiliser le montant des droits d'entrée en attendant la vente ou la réexpédition des marchandises. Quant à l'entrepôt actuel, il ne répond sous aucun rapport aux exigences du commerce, tant à cause de sa situation éloignée de la gare que de son exiguïté, de son agencement sommaire et de l'insuffisance de ses installations. D'ailleurs, il n'est guère utilisé par nos commerçants, ainsi que le prouve le chiffre des droits acquittés, qui n'ont pas dépassé 392,50 mk. pendant l'année 1912. Il est à prévoir que cette situation changera avec la création d'un nouvel entrepôt. Le commerce de gros, notamment, qui lutte depuis quelques années avec des chances variables contre la concurrence étrangère, très âpre et favorisée sous bien des rapports, y trouverait un point d'appui très appréciable qui lui rendrait cette lutte plus facile. En conséquence, la Chambre a engagé le Gouvernement à adopter la solution recommandée par la Direction des douanes. Ayant appris, depuis, par une communication de la Direction des douanes, que le projet d'entrepôt avait été ratifié par le Gouvernement, elle a signalé encore, à la date du 5 novembre à l'attention de celui-ci un autre desideratum. Pour que le futur entrepôt puisse rendre tous les services que l'industrie et le commerce sont en droit d'en attendre, il est nécessaire que les installations et l'agencement de l'établissement offrent toutes les facilités désirables. Il importe notamment que des loges spéciales (boxes) soient aménagées à l'intérieur où les manipulations des marchandises — la vérification, l'emballage la manutention et la réexpédition s'il y a lieu — se feront sous la surveillance de la douane, comme c'est le cas dans les établissements pareils de l'étranger. Convention réglant le régime des expositions internationales. Sur la question de l'opportunité pour le Grand-Duché de se rallier à la Convention concernant les expositions internationales, élaborée par la Conférence diplomatique de Berlin, que le Gouver- 8 nement avait soumise à l'avis de la Chambre de commerce, celle-ci a présenté les considérations suivantes: Le régime actuel des expositions montre des anomalies et donne lieu à des abus qui suscitent de" vives critiques. A différentes reprises, les Congrès internationaux des Chambres de commerce se sont occupés de cette question, et il a été reconnu qu'une réglementation internationale est indispensable pour mettre les exposants à l'abri des nombreux abus et de l'exploitation sous les formes les plus variées. La Convention qui a été élaborée par la Conférence diplomatique de Berlin forme une synthèse des vœux unanimes de l'industrie et du commerce. Elle établit une classification des expositions, en règle la durée et les participations et fixe les principes pour l'appréciation et le jugement des objets exposés, la composition des jurys et le régime des récompenses. Enfin, elle oblige les pays contractants de sévir contre les promoteurs d'expositions fictives et de réprimer les agissements des personnes qui se livrent au trafic des récompenses. La Chambre de commerce croit donc pouvoir engager le Gouvernement à accéder sans réserve à. cette convention qui est appelée à procurer des avantages très appréciables à nos exposants, sans restreindre en aucune manière leur liberté d'action. Il y a lieu de faire remarquer encore que cette convention ne saurait être considérée comme définitive; elle pourra être modifiée par des Conférences ultérieures. Port universel d'un penny ou de deux sous (Welt-Groschenporto). "Beaucoup de Chambres de commerce des différents pays ont signé une pétition en vue de l'introduction du port universel d'un penny ou de deux sous (Welt-Groschenporto), c'est-à-dire demandant l'application générale des taxes postales internes pour le service international. La teneur de cette pétition est la suivante: « La taxe internationale, qui existe maintenant depuis 37 ans, sans avoir subi aucune modification, et qui est double de celle du service interne, est depuis longtemps considérée comme étant trop élevée, et exerce une influence néfaste sur le trafic. » L'impossibilité de maintenir ces tarifs élevés a fini par amener la création d'Unions postales particulières dont le …

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