{"html": "<div class=\"lf-doc\"><p class=\"lf-p\">sécheresse a été pour beaucoup dans les causes de ces désastres; mais le peu de précautions prises lors de l'emploi du briquet phosphorique et de la pipe paraissent n'y avoir non plus été étrangères.</p>\n<p class=\"lf-p\">Aussi, la commission a-t-elle été de l'avis qu'il y avait lieu d'appeler l'attention sur cet objet, qui lui avait d'ailleurs été signalé par un de nos agriculteurs les plus distingués.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">Aides agricoles. — Domestiques, journaliers etc</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Une plainte générale, qui n'est d'ailleurs pas limitée au Grand-Duché seul, c'est l'augmentation d e s salaires des domestiques à gage et des prix de la main-d'œuvre. Les uns en attribuent la cause à la pénurie des bras se vouant aux travaux agricoles, par suite de l'émigration ; d'autres aux grands travaux publics en construction dans le pays. Ces circonstances ne sont sans doute pas restées étrangères à l'état des choses signalé; mais la cause première semble devoir en être attrib u é e à la chèreté des vivres pendant les trois dernières années, époque de laquelle date d'ailleurs l'augmentation du prix de la main-d'œuvre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quoique cette augmentation n'est nullement en rapport avec les prix actuels des produits agricoles, elle serait de beaucoup moins onéreuse, et les plaintes qu'elle provoque, moins vives, si les aides que le cultivateur est dans la nécessité d'employer, déployaient l'activité qu'on est en droit de réclamer d'eux, si leur bonne volonté répondait toujours à leurs exigences et s'ils n'abandonnaient parfois leur maître alors qu'il a le plus besoin de leur service. En effet, il n'arrive que trop souvent, qu'à l'arrivée des forts travaux, ou à la veille de faire la récolte, le domestique nourri tout l'hiver sans trop d'occupations, quitte la ferme pour aller chercher ailleurs un travail moins rude et mieux rétribué.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'étude des moyens les plus propres pour mettre un terme à ces tristes éventualités, semble 55 mériter toute notre attention. C'est pourquoi le projet de pourvoir de livrets les ouvriers agricoles a été mis à l'étude et a fait l'objet de propositions formelles de notre part.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 3</span><span class=\"lf-art-t\">Police rurale</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Les délits champêtres et de maraudages sont devenus très-fréquents depuis la cherté des vivres, et tendent à augmenter annuellement. La cause en est d'abord à l'organisation de la police rurale, au sujet de laquelle les plaintes sont unanimes, et ensuite à l'habitude de la grande majorité de notre population agricole, de tenir une vache, dès qu'elle possède les moyens de se la procurer.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quant à la possibilité de l'entretenir, elle cherche à y pourvoir à l'aide de la récolte de mauvaises herbes dans les champs, le long des chemins, sur les terres vagues et sur le pâturage commun.</p>\n<p class=\"lf-p\">Mais ces ressoures ne suffisant pas toujours, n'étant seulement qu'un prétexte, on s'attaque aux produits cultivés; et c'est ainsi que l'on rencontre souvent des journaliers qui ne possèdent pas assez de terre pour nourrir une chèvre, ayant plusieurs têtes de gros bétail à l'écurie, et cela dans un très-bon état d'entretien. Plus d'un même, depuis que le bétail a atteint un prix élevé, a limité ses occupations à la seule recherche de la nourriture pour ses animaux domestiques, et se crée ainsi à l'aide du maraudage l'argent qu'il se procurait jusque-là par son travail. A côté de ces abus, se placent immédiatement les délits dont la vaine pâture est la cause, et qui profitent à une autre classe d'habitants. Nous voulons parler du troupeau commun et surtout des pacages de moutons, en suite duquel on est pour ainsi dire forcé de s'en tenir à la culture de son voisin, et à renoncer à tout changement dans l'assolement commun. Tout cela ne se produirait pas ou n'aurait jamais atteint les proportions actuelles, sans la négligence de la police rurale d'une part, et sa position précaire et dépendante de l'autre.</p>\n<p class=\"lf-p\">La commission d'agriculture, convaincue que le meilleur et le plus efficace encouragement qui puisse être dévolu à l'agriculture, consiste dans une protection équitable, en rapport avec les principes d'humanité de l'époque, des produits des travaux et des peines des cultivateurs, a dans sa première session émis le vœu que nous soyons le plus tôt possible dotés d'une bonne législation rurale, assurant l'indépendance nécessaire à ses agents, tout en les plaçant sous une surveillance active et une direction incessante. De cette manière l'agriculture jouira enfin de la sécurité qui lui manque et sans laquelle elle ne peut se développer complétement.</p>\n<p class=\"lf-p\">56 TABLE DES MATIÈRES.</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE I er . — Administration agricole.</h3>\n<p class=\"lf-p\">2</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 1</span><span class=\"lf-art-t\">Commission</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">d'agriculture…</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">Comité permanent de la commission</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">d'agriculture…</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 3</span><span class=\"lf-art-t\">Districts</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">agricoles…</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 4</span><span class=\"lf-art-t\">Comices</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">agricoles…</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 5</span><span class=\"lf-art-t\">Budget agricole. — Encouragements à</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">l'agriculture… 2 3 3</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE II — Étendue du domaine agricole.</h3>\n<p class=\"lf-p\">§</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"p-2-6\"><span class=\"lf-art-num\">§2</span><span class=\"lf-art-t\">…</span></h4>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"p-3-7\"><span class=\"lf-art-num\">§3</span><span class=\"lf-art-t\">…</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">1… 4 7 8</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE III. — Produits agricoles.</h3>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§1</span><span class=\"lf-art-t\">…</span></h4>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">État de la récolte en 1858</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>Céréales et farineux … b) Légumineuses…</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>Plantes racines…</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>Plantes industr. et commerciales .</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">e)</span>Plantes fourragères… f ) Plantes potagères. — Légumes.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">g)</span>Arbres fruitiers… h) Vignes… i ) Bois. — Haies à écorces… j ) Plantation de routes… k) Abeilles…</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 3</span><span class=\"lf-art-t\">Prix moyen des grains et fourrages pendant l'année</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">1858… 10 10 14 17 19 23 26 27 27 27 28 28 29</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE IV. — Améliorations agricoles.</h3>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§1</span><span class=\"lf-art-t\">…</span></h4>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">Procédés</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">nouveaux…</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 3</span><span class=\"lf-art-t\">Irrigations…</span></h4>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 4</span><span class=\"lf-art-t\">Drainage…</span></h4>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 5</span><span class=\"lf-art-t\">Engrais. —Amendements</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>. Engrais d'étable. — fumier…</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>Engrais commerciaux… c) Amendements…</div>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"p-6\"><span class=\"lf-art-num\">§ 6</span><span class=\"lf-art-t\">Cultures</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">nouvelles… a) Céréales…</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>Plantes racines…</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>Plantes industr. et commerciales .</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>Plantes fourragères…</div>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"p-7\"><span class=\"lf-art-num\">§ 7</span><span class=\"lf-art-t\">Instruments</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">d'agriculture… 33</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE V. — Industries agricoles.</h3>\n<p class=\"lf-p\">40</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE VI. — Animaux domestiques.</h3>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 1</span><span class=\"lf-art-t\">Recensement des</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">bestiaux…</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">Amélioration des</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">races…</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 3</span><span class=\"lf-art-t\">Service de la monte</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>Race chevaline…</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>Races bovine et porcine…</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 4</span><span class=\"lf-art-t\">Concours pour l'amélioration des races</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>Race chevaline…</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>Races bovine et porcine… 34 35 36 36 37 37 37 39 41 44 43 46 48 49</div>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE VII — Service sanitaire. — État</h3>\n<p class=\"lf-p\">sanitaire du bétail.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 1</span><span class=\"lf-art-t\">Service</span></h4>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">État sanitaire du</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">vétérinaire… 31 bétail… 31</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE V I I I . — Commerce des chevaux</h3>\n<p class=\"lf-p\">et des bestiaux.</p>\n<p class=\"lf-p\">Foires et marchés… 52</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE IX. — Enseignement agricole. 53</h3>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE X . — Objets divers.</h3>\n<p class=\"lf-p\">31 31 31 32</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 1</span><span class=\"lf-art-t\">Événements calamiteux, sinistres. —</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Animaux nuisibles, etc… 54</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Aides agricoles. — Domestiques, journaliers, etc… 54</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 3</span><span class=\"lf-art-t\">Police</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">rurale… RAPPORT GÉNÉRAL présenté par la Commission d'agriculture SUR LA DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG EN 1859.</p>\n<p class=\"lf-p\">D'après l'art. 12, 2e aliéna de l'arrêté royal grand-ducal du 28 novembre 1857, la commission d'agriculture adresse chaque année au Gouvernement un rapport général sur l'état de l'agriculture et notamment sur le produit de la dernière récolte.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ce rapport a donc d'abord un but d'actualité; mais à côté de ce dernier, il a encore celui de présenter un état successif du développement du progrès agricole chez nous, de réunir les renseignements y relatifs et de les grouper dans un cadre tracé d'avance par les travaux analogues publiés dans les pays qui nous environnent. Il tend donc à se rattacher aux recherches statistiques organisées ailleurs et à coordonner les rares données que nous possédons, de manière à faciliter l'élaboration d'une statistique agricole, qui manque encore pour le Grand-Duché de Luxembourg, quoique la nécessité en soit reconnue depuis longtemps. Nous disons rares données, parce que nous ne possédons en fait de renseignements que ceux que présentent un cadastre créé en vue de la perception de l'impôt foncier, et le résultat du recensement du bétail qui a lieu depuis quelques années seulement. Et cependant s'il est vrai que la statistique a pour but de faire connaître d'une manière approfondie chaque branche de la production nationale, en s'appuyant sur ses bases, ses moyens, sa progression successive et ses tendances, afin d'en faire ressortir finalement les perfectionnements nécessaires, résultant d'ailleurs de la comparaison simultanée avec les résultats obtenus ailleurs, il y a lieu de conclure que cette science est avant tout d'une indispensable nécessité, lorsqu'il s'agit de diriger l'agriculture vers son développement rationnel, et afin qu'elle satisfasse aux besoins qu'elle est appelée à couvrir.</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE I .</h3>\n<p class=\"lf-p\">Administration agricole.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 1</span><span class=\"lf-art-t\">Commission d'agriculture</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">En suite de l'art. 3 de l'arrêté royal grand-ducal du 28 novembre 1857, le premier renouvellement partiel de la commission d'agriculture devait commencer par la première série de sortie, composée de MM. de Colnet d'Huart de Luxembourg, Fallis de Heiderscheid et Delaporte de Weiler.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le mandat confié aux membres sortants, leur ayant été continué par arrêté royal grand-ducal du 27 décembre 1859, il n'est survenu en 1859 aucune mutation dans le personnel de la commission d'agriculture.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ce collége s'est réuni une seule fois, et cela en session ordinaire le 24 novembre 1859. aa Annexes au Mémorial 1861. II. partie.</p>\n<p class=\"lf-p\">2</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">Comité permanent de la commission d'agriculture</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Le comité permanent de la commission d'agriculture, renouvelé conformément à l'art. 16 de l'arrêté royal grand-ducal du 28 septembre 1857, se compose pour l'année 1859 de MM. Jos. Pescatore, président de la commission; de Colnet-d'Huart, Membres.</p>\n<p class=\"lf-p\">Knepper, vétérinaire, Koltz, secrétaire.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il s'est réuni les 16 juin et 29 octobre 1859, afin de s'occuper des affaires dont la connaissance lui est dévolue par l'arrêté prévisé. Ces affaires ont d'ailleurs été soumises à l'assemblée générale et ne donnèrent alors lieu à aucune observation.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 3</span><span class=\"lf-art-t\">Districts agricoles</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">La circonscription des districts agricoles, telle qu'elle a été renseignée en 1858, n'a subi aucun changement.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 4</span><span class=\"lf-art-t\">Comices agricoles</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">L'organisation de comices agricoles, dont la commission d'agriculture s'est occupée dans ses réunions de juin, septembre et octobre 1858, a été de nouveau soumise aux délibérations de ce collége lots de ses réunions du 24 novembre 1859; mais il a été alors reconnu que le moment d'arrêter les bases, définitives de ces institutions n'était pas encore arrivé, de sorte qu'elle a été ajournée à l'année prochaine.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 5</span><span class=\"lf-art-t\">Budget de l'agriculture</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Les crédits suivants figurent au budget de l'État de l'exercice 1859, dans l'intérêt de l'agriculture :</p>\n<p class=\"lf-p\">1° Commission d'agriculture. . . fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">1,300 2° École agricole. . . 13,000 3° Traitement des vétérinaires. . . 3,200 4° Indemnités des vétérinaires pour voyages et séjours, etc. . . 1,000 5° Primes dans l'intérêt de l'amélioration des races d'animaux domestiques, subsides aux sociétés. . . 11,300 6° Organisation de la monte en station. . . 20,000 7° Primes pour l'emploi du calcaire par les petits cultivateurs de la zone ardennaise 4,000 8° Encouragements aux communes pour boisement de terrés vagues. . .</p>\n<p class=\"lf-p\">500 9° Subside pour travaux de drainage, d'assainissement. . . 4,000 Total.</p>\n<p class=\"lf-p\">Allocations de1858...</p>\n<p class=\"lf-p\">Différence en plus . . . . 58,500 55,700 .</p>\n<p class=\"lf-p\">2,800</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE II.</h3>\n<p class=\"lf-p\">Étendue d u d o m a i n e agricole.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'étendue du domaine agricole, par nature de cultures, telle qu'elle existait jusqu'en 1856, a été détaillée dans notre exposé pour l'année 1858. Depuis lors il y a été apporté beaucoup de mutations, et beaucoup de terres improductives ont été soumises à la culture; d'autres, mais dans 3 une plus faible proportion, ont été converties en prairies naturelles, tandis qu'un troisième lot, encore plus faible, a été reboisé.</p>\n<p class=\"lf-p\">Nous regrettons ne pouvoir donner des chiffres précis au sujet de ces différentes opérations culturales, comme aussi au sujet du déboisement et de la conversion des forêts en terres arables. A l'égard de ces dernières, nous ajouterons que les opérations de ce genre deviennent de jour en jour plus rares, à cause du revenu élevé résultant du prix actuel du bois, et ensuite parce que la propriété boisée est à peu près restreinte aux plus mauvaises terres.</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE III.</h3>\n<p class=\"lf-p\">Produits agricoles.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§1</span><span class=\"lf-art-t\">L'étal météorologique de l'année 1859 a été, pour ainsi dire, aussi exceptionnel que celui des</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">deux années précédentes, et n'a pas été des plus favorables aux biens de la terre. Les pluies bienfaisantes de l'arrière-saison autorisaient les plus belles espérances, mais les gelées précoces du mois de novembre vinrent déjà eu partie les détruire; toutefois le printemps se hâta de réparer les dégâts occasionnés par ces frimas intempestifs et ramena l'abondance où beaucoup prédisaient la disette et ses suites.</p>\n<p class=\"lf-p\">La température moyenne de l'année 1859 dépassa celle de 1857 et surtout de 1858, mais la sécheresse n'a pas été aussi désastreuse qu'alors, attendu que le volume de l'eau tombée a été plus considérable et que le nombre moyen de jours où il a été recueilli de l'eau a été plus élevé qu'alors. Cette plus grande humidité à tempéré la chaleur et a aussi rendu a la terre une partie de l'humidité réclamée par la végétation.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">État de la récolte en 1859</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">A) CÉRÉALES ET FARINEUX.</p>\n<p class=\"lf-p\">La récolte des durs grains a laissé à désirer tant en qualité qu'en quantité. Le mauvais état des semences a la fin de l'hiver a surtout été préjudiciable sous ce dernier rapport, et plus d'un champ emblavé a l'automne a dû être retourné au printemps, parce que les semailles avaient été détruites par le déchaussage.</p>\n<p class=\"lf-p\">D'un autre côté, la floraison du seigle qui commença le 29 mai et du froment qui montra ses épis quelques jours après, fut contrariée par la pluie qui tomba en juin et par les orages fréquents et les coups de vent qui sévirent alors et qui ont couché le froment et le seigle. La chaleur successive qui régna avant la maturité, hâta cette dernière, et ne permit pas au grain d'acquérir tout son développement; il resta donc léger, petit, contenant peu de farine, mais nombreux, et il a fallu battre en moyenne 80 bonnes gerbes de froment ou de seigle pour obtenir un hectolitre de grains.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le froment d'été, dont la culture n'était pas très-étendue, a donné un produit assez satisfaisant, une moyenne de 17 h . 5 à l'hectare.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quant aux marsages tels que orge, avoine, etc., le produit en a été satisfaisant tant sous le rapport de la qualité que sous celui de la quantité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il en est de même du sarrasin, dont le produit a été également au-dessus de celui de l'année 1858, ainsi que l'indique d'ailleurs le tableau suivant.</p>\n<p class=\"lf-p\">4 FROMENT.</p>\n<p class=\"lf-p\">CANTONS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement SEIGLE.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement Qualité. moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Capellen Hectolitres MÉTEIL.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement Qualité. moyen. moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Qualité médiocre 12.2 médiocre.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">13.</span>mauvaise.</div>\n<p class=\"lf-p\">13.</p>\n<p class=\"lf-p\">Clervaux. . .</p>\n<p class=\"lf-p\">10.8 ass. bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">9.2 très-méd.</p>\n<p class=\"lf-p\">9.2 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Diekirch. . .</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">12.</span>mauvaise.</div>\n<p class=\"lf-p\">12.1 mauvaise.</p>\n<p class=\"lf-p\">12.1 mauvaise Echternach. . .</p>\n<p class=\"lf-p\">11.2 médiocre.</p>\n<p class=\"lf-p\">9.4 médiocre.</p>\n<p class=\"lf-p\">10.3 médiocre Esch-sur-l'Alzette . . .</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">12.</span>id.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">18.</span>id.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">15.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">Grevenmacher. . .</p>\n<p class=\"lf-p\">10.8 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">9.6 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">10.7 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Luxembourg. . .</p>\n<p class=\"lf-p\">12.7 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">9.1 mauvaise.</p>\n<p class=\"lf-p\">11.5 mauvais Mersch. . .</p>\n<p class=\"lf-p\">13.5 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">9.5 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">11 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Redange . . .</p>\n<p class=\"lf-p\">10.2 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">11.9 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">12.5 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Remich. . .</p>\n<p class=\"lf-p\">8.7 id.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">10.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">9.3 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Wiltz. . .</p>\n<p class=\"lf-p\">8.8 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">11.1 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">9.4 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Moyenne totale. . .</p>\n<p class=\"lf-p\">11.3 médiocre.</p>\n<p class=\"lf-p\">11.3 mauvaise.</p>\n<p class=\"lf-p\">11.4 mauvaise — de 1858. . .</p>\n<p class=\"lf-p\">13.</p>\n<p class=\"lf-p\">15.3 16.9 1.7 4.</p>\n<p class=\"lf-p\">5.5 Différence en plus . . . — en moins. . .</p>\n<p class=\"lf-p\">5 ORGE.</p>\n<p class=\"lf-p\">ÉPEAUTRE.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">TREMIS AVOINE. (ORGE ET AVOINE) SARRASIN.</p>\n<p class=\"lf-p\">RendeRendement Qualité. ment moyen. moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">RendeRendement Qualité. ment Qualité. moyen. moyen.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">24.</span>bonne.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">24.</span>bonne.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">24.</span>bonne.</div>\n<p class=\"lf-p\">26.6 bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">17.5 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">18.1 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">10.7 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">7.5 id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">13.6 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">18.6 id.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">20.</span>id. tr.-bonne. 18. id.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">11.</span>médiocre.</div>\n<p class=\"lf-p\">15.8 9. id.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">28.</span>tr.-bonne. 22. tr,-bonne. 22.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">18.</span>bonne.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">20.</span>bonne.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">17.</span>bonne.</div>\n<p class=\"lf-p\">11.3 mauvaise.</p>\n<p class=\"lf-p\">16.3 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">19.1 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">19.5 id.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">20.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">20.1 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">16.5 id.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">22.</span>id.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">17.</span>id.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">21.</span>id.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">10.</span>id.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">18.</span>id.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">18.</span>id.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">16.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">22.9 id, 12.2 médiocre 20. id.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">20.</span>id.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">19.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">27.6 id.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">20.</span>id.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">21.</span>id.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">17.</span>id.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">16.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">19.9 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">17.4 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">25.1 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">12.3 19.1 bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">19.8 bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">18.2 bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">20.9 bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">17.5 14.7 16.6 14.9 18.8 5.4 3.2 3.3 2.1 5.2 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">6 Si d'un côté le rendement en grains a laissé à désirer pour le froment, le seigle et le méteil, il n'en a pas été de même quant à la paille ; cette dernière a été abondante, tandis que celle des marsages est restée au-dessous de la moyenne.</p>\n<p class=\"lf-p\">Voici d'ailleurs le chiffre moyen du rendement en paille comparé à celui de 1858.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement moyen Différence en plus en faveur en 1858. en 1859. de 1859.</p>\n<p class=\"lf-p\">Froment… 1700 2000 300 Seigle… 2000 2200 200 Avoine… 800 1200 400 Orge… 1000 1600 600 B) LÉGUMINEUSES.</p>\n<p class=\"lf-p\">La culture des haricots, des pois, des lentilles, des féveroles et des vesces n'a pas été plus étendue qu'en 1858, mais le rendement en a été de beaucoup supérieur, par suite des pluies survenues au printemps, lesquelles ont favorisé la germination et l'enracinement de ces légumineuses.</p>\n<p class=\"lf-p\">Leur rendement en farine a été également de beaucoup supérieur à celui des années précédentes, ainsi qu'il résulte d'ailleurs des moyennes suivantes :</p>\n<p class=\"lf-p\">RENDEMENT MOYEN EN PLUS EN 1858.</p>\n<p class=\"lf-p\">500 1500 sur 1858.</p>\n<p class=\"lf-p\">1500 3000 EN 1859 Féveroles… 2000 Vesces… 4500 Pois… 1500 Ces deux derniers produits donnèrent un fourrage recherché et abondant qui manqua presque complètement l'année dernière.</p>\n<p class=\"lf-p\">7 CANTONS. bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">9 10.1 id. id. bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">Qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">VESCES.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement id.</p>\n<p class=\"lf-p\">12.3 id. moyen. bonne. id.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">13.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">Qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">FÉVEROLES.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement 24. id.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">14.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">12.8 id. moyen. bonne.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">10.</span>id.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">16.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">13.3 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">LENTILLES.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement 18.6 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">10 5 id.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">24.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">10.6 id. moyen. bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">14.5 id.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">20.</span>3 id.</div>\n<p class=\"lf-p\">17.7 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">10.7 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">POIS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement id.</p>\n<p class=\"lf-p\">13.9 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">12.1 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">12.4 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">19.2 moyen. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">15.8 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">15.8 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">17.7 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">HARICOTS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement 11.5 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">16 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">16.1 id.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">13.</span>id. moyen.</div>\n<p class=\"lf-p\">Diekirch...</p>\n<p class=\"lf-p\">25.5 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">11.5 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">13.8 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">13.9 20.3 Echternach… 14.1 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">10.8 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">19.0 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">19.4 Esch-sur-l'Alzette 10.3 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">12.8 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">12.</p>\n<p class=\"lf-p\">Hectolit.</p>\n<p class=\"lf-p\">Grevenmacher… 13.7 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">15 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Capellen Luxembourg… 11.1 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">7.7 . . . .</p>\n<p class=\"lf-p\">Mersch… 16.3 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Clervaux Redange… 11 id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">11.2 14. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Remich… 12. id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">12 bonne. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">11.1 1.3 Wiltz… bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">8.1 15.9 9.5 3 bonne. bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">8.9 6.4 14.1 14.9 8.6 5.2 bonne Rendement moyen .</p>\n<p class=\"lf-p\">13.4 5.3 13.8 en 1858.</p>\n<p class=\"lf-p\">1.5 — . en moins.</p>\n<p class=\"lf-p\">Différence en plus — 8 C) PLANTES RACINES.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'état suivant résume la moyenne de la récolte en pommes de terres et en betteraves, faîte en 1859. La première n'a pas été satisfaisante, ni sous le rapport de la qualité ni sous celui de la quantité. De plus elle a été attaquée par la maladie et les pertes occasionnées par cette dernière sont évaluées de 1/6 à 1/5 de la récolte. La betterave par contre a en général donné un rendement élevé, ainsi que le démontrent d'ailleurs les chiffres communiqués ci-après. Il en a été de même des autres racines fourragères, telles que carottes, navets, turneps, topinambours, sur lesquels nous ne possédons pas assez de renseignements, pour déterminer la moyenne du rendement.</p>\n<p class=\"lf-p\">POMMES DE TERRE. ment Capellen… Clervaux… Diekirch… Echternach… Esch-sur-l'Alzette… Grevenmacher… Luxembourg… Mersch… Redange… Remich… Wiltz… Moyenne… — en Différence en — en Rende- Rende- CANTONS.</p>\n<p class=\"lf-p\">1858… plus… moins… BETTERAVES.</p>\n<p class=\"lf-p\">Qualité. ment moyen. moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Hectolitre assez bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">200 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">115.5 1 1 3 . 2 médiocre. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">119.3 bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">150 1 7 0 . 8 médiocre. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">132 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">127 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">127 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">105 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">117 K° 27965 12120 30000 30000 50000 14142 33000 28402 11587 14782 10134 médiocre.</p>\n<p class=\"lf-p\">23903 20533 3370 134.3 150.4 NAVETS.</p>\n<p class=\"lf-p\">RendeQualité. ment Qualité. moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">K° bonne. id. très-bonne. bonne. id. id. id. id. id. id. id. bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">13936 10026 3910 bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">16.1 Le produit de la grande culture fait seul l'objet du tableau ci-dessus. Les cultures horticoles n'y sont pas prises en considération, et cela à cause de leur rendement toujours exceptionnel. Si toutefois l'on considère que quant aux pommes de terre, il est appelé à couvrir la consommation de ce tubercule, pendant au moins deux mois de l'année, on peut admettre qu'il forme le sixième de la quantité produite par les champs.</p>\n<p class=\"lf-p\">D ) PLANTES INDUSTRIELLES ET COMMERCIALES.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les renseignements produits sur ces cultures, se résument comme suit :</p>\n<p class=\"lf-p\">Les colzas, quoique contrariés par les orages du mois de juin, donnèrent une récolte satisfaisante tant en quantité qu'en qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">9 Capellen… Clervaux… Diekirch… Echternach… Esch-sur-l'Alzette… Grevenmacher...</p>\n<p class=\"lf-p\">Luxembourg… Mersch… Redange… Remich… Wiltz… Rendement — en Différence en — en moyen… 1858… plus… moins… H.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">20.</span>bonne.</div>\n<p class=\"lf-p\">20.</p>\n<p class=\"lf-p\">24.</p>\n<p class=\"lf-p\">17.9 17.5 24.</p>\n<p class=\"lf-p\">24.</p>\n<p class=\"lf-p\">15.5 15.2 id. très-bonne. id. id. id. id. id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">17.8 13.9 3.9 bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">H.</p>\n<p class=\"lf-p\">8.3 6.4 11.5 12.5 20.</p>\n<p class=\"lf-p\">18.</p>\n<p class=\"lf-p\">14.</p>\n<p class=\"lf-p\">10.</p>\n<p class=\"lf-p\">13.1 10.</p>\n<p class=\"lf-p\">7.</p>\n<p class=\"lf-p\">11.9 9.9 2.</p>\n<p class=\"lf-p\">Qualité. bonne. id. id. id. id. id. id. id. id. id. id. bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">Qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">LIN.</p>\n<p class=\"lf-p\">CHANVRE.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">NAVETTE D'ÉTÉ Rendement moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">CANTONS.</p>\n<p class=\"lf-p\">COLZA D'HIVER.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">La navette a également donné un bon résultat.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il en est de même de la caméline. Mais le rendement en œillette a été moins satisfaisant.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quant aux plantes textiles, leur rendement a été pour le chanvre assez abondant et de trèsbonne qualité. — Le chanvre de Piémont s'est surtout surpassé et a donné un produit très-élevé.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le lin a été généralement moins satisfaisant, mais il a été d'une belle tenue dans les défrichements.</p>\n<p class=\"lf-p\">La récolte en houblon a été moins abondante que celle de l'année dernière; le produit a toutefois été de bonne qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il en a été de même du tabac qui comme le houblon est quelque peu cultivé chez nous.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quant au rendement en graine de trèfle, il a été supérieur à celui de l'année dernière, mais il a encore été loin d'atteindre la hauteur du rendement d'une année moyenne. La luzerne seule a fait exception; son rendement en semence était des plus abondants et de toute première qualité; cette abondance a fait qu'elle n'a pas été de longtemps aussi mal payée que cette année.</p>\n<p class=\"lf-p\">Qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">K°.</p>\n<p class=\"lf-p\">K°. bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">627.5 bonne. 3 5 8 .</p>\n<p class=\"lf-p\">445.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">577.</span>assez bonne. id.</div>\n<p class=\"lf-p\">209.</p>\n<p class=\"lf-p\">361.3 bonne. id. id.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">600.</span>excellente 3 6 4 . id. bonne. 5 1 4 .</div>\n<p class=\"lf-p\">669.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">300.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">332.6 id. id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">276.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">800.</span>id. id.</div>\n<p class=\"lf-p\">270.</p>\n<p class=\"lf-p\">700.</p>\n<p class=\"lf-p\">665.7 assez bonne. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">575.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">500.</span>bonne.</div>\n<p class=\"lf-p\">398.5 id.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">251.</span>assez bonne.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">550.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">553.7 452.2 101.5 bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">377.</p>\n<p class=\"lf-p\">234.7 142.3 bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">E . PLANTES FOURRAGÈRES.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'année 1858 a été signalée par un déficit dans la production des fourrages; mais 1859 est venu en quelque sorte compléter l'approvisionnement insuffisant qui existait alors, par une récolte fourragère très-satisfaisante sous tous les rapports. La seconde coupe de trèfle et les regains laissèrent seuls à désirer, par suite de la pluie tombée à l'arrière-saison. Ceci pour les fourrages fanés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quant aux plantes fourragées en vert, leur production a été accélérée avec profit par un printemps hâtif, de sorte que sous ce rapport aussi le cultivateur n'a pas eu trop à se plaindre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Annexe au Mémorial 1861. IIe partie. bb 10 Capellen… Clervaux....</p>\n<p class=\"lf-p\">Diekirch . . .</p>\n<p class=\"lf-p\">Echternach… Esch-sur-l'Alzette… Grevenmacher… Luxembourg… Mersch… Redange… Remich… Wiltz… K°.</p>\n<p class=\"lf-p\">2739 bonne. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">3223 id. . 3293 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">3264 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">4000 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">3071 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">3952 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">3097 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">2878 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">3362 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">3992 Rendement moyen 3352 bonne. — en 1858 1638 Différence en plus — en moins 1714 Qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">LUZERNE.</p>\n<p class=\"lf-p\">SAINFOIN.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement.</p>\n<p class=\"lf-p\">Qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">TRÈFLE.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement.</p>\n<p class=\"lf-p\">CANTONS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement.</p>\n<p class=\"lf-p\">REGAIN.</p>\n<p class=\"lf-p\">FOIN.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement.</p>\n<p class=\"lf-p\">PRAIRIES ARTIFICIELLES.</p>\n<p class=\"lf-p\">PRAIRIES NATURELLES.</p>\n<p class=\"lf-p\">Qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">K°.</p>\n<p class=\"lf-p\">K°.</p>\n<p class=\"lf-p\">1261 bonne. 2000 bonne. re id.</p>\n<p class=\"lf-p\">1200 médioc 2602 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">1764 3143 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">1500 bonne. 3310 id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">3000 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">1516 id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">3628 1290 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">3539 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">2016 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">1452 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">4120 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">2978 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">1252 1497 id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">3220 1269 id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">2551 K°.</p>\n<p class=\"lf-p\">5000 bonne. id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">4066 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">4915 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">3611 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">3320 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">5500 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">4588 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">4166 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">4775 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">K°.</p>\n<p class=\"lf-p\">2000 bonne. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">6600 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">3500 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">4800 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">4840 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">6250 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">6275 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">4100 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">6150 id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">1456 bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">681 3099 bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">1438 4438 bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">2753 4946 bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">3628 775 2661 1685 1318 F ) PLANTES POTAGÈRES.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les jardins n'ont en fait de légumes fourni qu'une récolte médiocre et peu satisfaisante. Il est vrai que le rendement en pois, haricots et fèves de marais a surpassé celui de l'année dernière, mais il n'en a pas moins été que passable.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quant aux choux cabus, il n'y en eut que très-peu. Aussi le plant qui fait l'objet de transactions très-actives vers le département de la Moselle, a été très-bien payé sous le nom de chou de Bascharage. La production du replant de chou ne se fait toutefois pas dans cet endroit seul, elle a lieu dans un grand nombre de villages sur la frontière, notamment à Differdange, Tétange etc, On admet qu'elle rapporte année moyenne de 3 à 5 fr. par mètre carré de terrain ensemencé en pépinière.</p>\n<p class=\"lf-p\">G) ARBRES FRUITIERS.</p>\n<p class=\"lf-p\">La floraison des fruits ayant eu lieu dans des circonstances défavorables, i l en est résulté que la récolte a été en général de beaucoup inférieure à celle de 1858, surtout pour les fruits à pépins.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il y avait peu de pommes et de poires et ces dernières étaient encore de mauvaise garde.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quant aux fruits à noyaux, leur rendement a été plus satisfaisant et celui en quetsches a même été supérieur à l'année dernière, quoique la sécheresse leur ait également nul.</p>\n<p class=\"lf-p\">H) VIGNES.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'année 1839 a été remarquable d'abord par l'abondance et la qualité des vins que la vigne a 11 produits alors et ensuite par la circonstance rare de trois récoltes successives de bons vins. Aussi ne sera-t-elle pas oubliée de sitôt du vigneron, dont elle aidera à relever le courage, abattu par une succession de nombreuses années de labeurs aussi infructueux que pénibles.</p>\n<p class=\"lf-p\">D'après les renseignements fournis par l'administration des contributions, les vendanges produisirent : en 1859 hectolitres… 63407 81 tandis qu'en 1858 elles donnèrent… 73395 84 soit différence en moins sur 1858… 9988 03</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1)</span>BOIS. — HAIES A ÉCORCES.</div>\n<p class=\"lf-p\">Le prix élevé des matières premières, notamment du bois de feu, ne permettant plus à nos hauts-fourneaux de soutenir la concurrence avec les fers étrangers qui étaient d'ailleurs en baisse, plusieurs d'eux furent fermés et les autres travaillèrent avec moins d'activité. Il en résulta une sorte de stagnation dans le commerce de bois, laquelle fut cause que plus d'une coupe dévolue à la cognée resta debout. Il vint donc moins de bois sur le marché et cette circonstance fit que les prix de ce calorique ne diminuèrent non seulement pas, mais qu'ils se maintinrent en hausse et cela encore parce que la rigueur prolongée de l'hiver avait épuisé tous les approvisionnements.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le bois d'œuvre continua également d'être vendu en hausse, surtout les dimensions propres aux constructions de nos chemins de fer, lesquelles absorbèrent également une forte quantité de bois de hêtre, qui servait autrefois presqu'exclusivement au chauffage.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le placement du tan provenant de nos haies à écorces ne fut non plus pas moins favorable que les années antérieures, quoique les prix de cet article soient restés presque stationnaires. La qualité du tan a toutefois beaucoup souffert des pluies survenues pendant l'écorçage.</p>\n<p class=\"lf-p\">La glandée et la faînée ont été nulles cette année, ces fruits n'ayant pas mûri. On n'en a donc pas usé; mais les feuilles mortes ont dû comme de coutume, aider à couvrir le déficit résultant de l a faible récolte en paille pour litière.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les plantations et semis assez nombreux exécutés cette année sont d'une belle venue là ou ils ont été faits d'après les règles de l'art.</p>\n<p class=\"lf-p\">J) ABEILLES.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'apiculture n'a pas souffert de l'état météorologique exceptionnel de l'année, de sorte que le produit des abeilles a été satisfaisant et a fourni une ressource d'autant plus agréable, qu'en général elle ne coûte qu'un peu de soins et d'intelligence.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le rendement moyen par ruche a été estimé cette année à 9 kilogr. de miel, soit pour les 9500 ruches qui se trouvent dans le pays, 85500 kilogr. de miel.</p>\n<p class=\"lf-p\">Une partie de cette récolte est consommée dans la famille du producteur, une autre est placée par le commerce du pays, tandis qu'une dernière sert à la fabrication de l'hydromel, boisson dont l'usage tend à diminuer tous les jours davantage.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 3</span><span class=\"lf-art-t\">Prix moyens des grains et fourrages pendant l'année 1859</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Les renseignements contenus dans le relevé suivant au sujet des prix moyens mensuels des grains et autres denrées agricoles, vendus sur les marchés régulateurs du pays pendant l'année 1859, ont été extraits des mercuriales publiées par le Gouvernement, pour les marchés hebdomadaire de Luxembourg, Diekirch, Wiltz, Ettelbruck, Echternach, Remich et Mersch.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les prix moyens y portés sont en général supérieurs à ceux de l'année 1858 et accusentainsiqu' une tendance à la hausse, assez prononcée.</p>\n<p class=\"lf-p\">12 MOIS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Janvier… — Février… — Mars… — Avril… — Mai… Juin… —… Juillet… — … Août… … Septembre… Octobre… Novembre… _ … Décembre… — Bois de 9 67 9 62 9 50 9 58 9 50 9 18 9 17 9 25 9 27 9 33 9 47 9 50 9 50 9 50 9 50 9 50 9 50 9 62 9 68 9 75 9 83 9 81 9 83 9 83 5 08 5 50 5 25 5 18 5 50 5 50 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 stère.</p>\n<p class=\"lf-p\">1 91 1 90 1 91 1 97 2 19 2 25 2 19 2 17 2 02 1 79 1 82 1 85 1 71 1 76 1 64 1 68 1 67 1 64 1 77 1 88 1 83 1 85 1 88 1 88 9 54 hect. 100 kil. 100 kil. 1 kilog 6 6 75 6 75 6 75 6 75 6 52 6 6 6 6 6 5 4 5 3 75 4 3 60 3 60 3 60 3 60 3 60 3 60 3 60 3 60 1 88 hect.</p>\n<p class=\"lf-p\">5 6 78 3 37 5 32 hect.</p>\n<p class=\"lf-p\">9 27 13 01 9 58 hect.</p>\n<p class=\"lf-p\">7 29 8 69 12 44 chêne.</p>\n<p class=\"lf-p\">1 89 hect.</p>\n<p class=\"lf-p\">11 32 7 69 13 7 57 8 50 11 50 2 91 8 50 7 61 8 58 14 39 2 80 8 50 7 58 8 83 13 75 2 81 8 50 7 69 8 58 11 37 2 81 8 50 7 59 8 50 15 40 2 71 8 50 7 77 9 15 89 2 75 10 7 59 9 17 15 84 2 76 10 7 55 8 58 14 2 4 2 10 7 97 9 25 12 25 2 65 10 7 70 9 08 12 25 2 64 10 7 82 9 17 12 2 63 5 7 88 8 83 12 2 56 5 7 65 9 2 91 5 12 6 91 9 25 12 3 81 5 25 7 22 9 87 12 4 72 5 7 70 9 25 10 4 89 5 6 72 10 25 12 489 5 6 47 10 33 12 4 64 5 4 11 5 6 70 9 75 12 3 62 5 6 68 9 17 12 3 54 5 6 87 9 33 12 6 71 9 58 14 50 3 67 5 6 32 10 42 14 3 63 5 6 68 10 25 17 03 4 03 5 14 55 11 30 15 88 12 13 17 69 13 07 16 05 57 1 33 58 94 40 1 64 02 hêtre.</p>\n<p class=\"lf-p\">5 76 Pommes de terre.</p>\n<p class=\"lf-p\">3 24 10 04 Pois.</p>\n<p class=\"lf-p\">24 Sarrasin.</p>\n<p class=\"lf-p\">04 Avoine.</p>\n<p class=\"lf-p\">01 Orge.</p>\n<p class=\"lf-p\">76 Méteil.</p>\n<p class=\"lf-p\">3 26 Seigle. hect.</p>\n<p class=\"lf-p\">Beurre. hect.</p>\n<p class=\"lf-p\">Paille. hect.</p>\n<p class=\"lf-p\">Foin.</p>\n<p class=\"lf-p\">Froment 1re. 15 50 13 55 13 95 11 44 … 2e. 15 31 11 38 13 89 11 19 1re. 15 20 11 56 13 88 10 75 … 2ere. 14 93 11 60 13 76 1] 70 1 . 15 16 11 80 13 94 10 90 … 2ere. 15 17 11 64 13 97 11 15 15 26 11 75 14 08 11 1 … 2ere. 15 38 11 62 13 99 10 86 1 . 16 96 12 75 15 62 11 65 2e. 16 90 12 95 15 44 11 66 14 73 11 17 1ere. 16 23 12 2 . 16 53 12 13 14 92 10 60 1 re . 15 74 11 81 14 39 10 52 2ree. 16 67 12 40 15 03 10 50 1 . 17 84 13 65 16 15 10 75 2e. 18 66 14 03 16 70 11 70 1 re . 20 10 13 76 17 42 11 65 2ree. 21 37 14 13 17 89 11 65 1 . 20 91 14 32 18 48 11 25 2ere. 20 88 14 33 17 83 11 50 1 . 20 34 13 94 18 14 11 75 2ere. 20 48 15 05 18 20 12 03 1 . 21 11 15 30 18 99 11 71 … 2e 21 85 16 35 19 86 12 72 en 1858.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix moyen en 1859. — en moins Différence en plus . — Quinzaines.</p>\n<p class=\"lf-p\">13</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE IV.</h3>\n<p class=\"lf-p\">Amélioration agricoles.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 1</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Aucun progrès marquant n'a signalé en 4859 le développement de l'agriculture dans le pays.</p>\n<p class=\"lf-p\">Nous aurons donc très-peu de chose à dire à ce sujet. Nos cultivateurs n'ont toutefois pas pour cela discontinué de faire des efforts constants et soutenus pour l'amélioration et le perfectionnement de la production de la terre. Mais le progrès durable ne se produit que lentement, parce qu'il est le plus souvent le résultat d'expériences soutenues et répétées. Un événement, qui ne manquera pas d'exercer une influence heureuse sur cette tendance progressive et de lui imprimer une vigoureuse activité, c'est l'ouverture de l'exploitation de nos chemins de fer.</p>\n<p class=\"lf-p\">Par cela môme qu'ils nous rapprochent des grands centres de communication, ils donnent aux produits de notre sol une valeur constante peu sujette à ces variations extrêmes, qui sont également redoutables pour le producteur et le consommateur. Ils augmentent de plus nos débouchés, d'où il suit que nos produits, étant plus demandés, ils sont mieux payés. Il y aura donc avantage à produire plus, tandis que la concurrence nous oblige à fournir mieux.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les chemins de fer permettent de plus le transport facile des matières pondéreuses à de grandes distances et à des prix relativement réduits. Si d'un côté ils enlèvent à nos campagnes leurs denrées et leurs bestiaux, elles sont éminemment propres à leur ramener en échange d'autres ressources qui leur manquent, notamment les engrais. C'est ainsi que la chaux de Rochefort, très-recherchée pour l'amendement des terres, vient déjà faire concurrence à celle produite chez nous. C'est ainsi aussi que l'amendement calcaire, si nécessaire à la mise en culture de nos landes ardennaises, pourra leur être fourni à un prix assez réduit pour en permettre le défrichement ; car il y a encore beaucoup de bruyères, q u i avec les moyens de transports ordinaires, ne peuvent l'être avec profit.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ce qui fait dire à M. le membre de la commission d'agriculture pour le ressort agricole de Clervaux, que la mise en culture de l'Ardenne ne sera partout possible que du jour où la fumée de la locomotive tuera la bruyère.</p>\n<p class=\"lf-p\">Enfin les déplacements plus nombreux résultant tant de la facilité de voyage que des transactions plus vives, mettent le cultivateur à même de voir l'agriculture d'autres contrées, d'en examiner la pratique, de la comparer aux siennes et d'en retirer les avantages qui peuvent en résulter pour lui. Les chemins de fer contribuent donc aussi à la propagation des bonnes méthodes, en même temps qu'ils facilitent l'introduction de cultures nouvelles et des races perfectionnées,</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">Procédés nouveaux</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Le plâtrage des près humides a continué à être exécuté dans le canton de Diekirch et a produit de bons résultats sur les fourrages aigres, qui ont gagné en qualité et en quantité. L'enfouissement en vert du lupin prend tous les jours plus d'extension, parce qu'il a jusqu'ici donné de bons résultats dans les terres légères.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 3</span><span class=\"lf-art-t\">Irrigations</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">La pratique des irrigations dont deux années de sécheresse sont venues démontrer l'opportunité, 14 continue à se développer et ferait encore plus de progrès, s'il n'y avait pour ainsi dire absence complète d'agents propres à diriger les travaux. Aussi y a-t-il urgence de s'occuper sérieusement de ce service.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 4</span><span class=\"lf-art-t\">Drainage</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">L'assèchement des terres au moyen du drainage s'est ralenti pour le motif qui a amené la propagation des irrigations. I l a donc été très-peu drainé en 1859. Les principaux travaux ont en lieu à la ferme attachée à l'école agricole de l'État à Echternach où il a été assaini près de 3 hectares de terre au moyen de conduite en pierres et en tuyaux, afin de répondre à la fois aux exigences économiques et hygiéniques. Dans le canton d'Esch, il a été également drainé plusieurs hectares de terrain, grâce à la facilité y existante de se procurer des tuyaux de drainage d'excellente qualité, fabriqués avec la machine du Gouvernement par M. Keller de Bergem.</p>\n<p class=\"lf-p\">Enfin il a été encore drainé au Bochholzhof (canton de Grevenmacher) une superficie de trois hectares et cela par les soins du propriétaire, M. Musquart. Ces derniers travaux ont été exécutés à l'aide des pierrailles se trouvant sur place.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 5</span><span class=\"lf-art-t\">Engrais et amendements</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">La production, la conservation et l'emploi de l'engrais d'étable, provenant des déjections alvines des animaux, mélangés aux pailles et aux déchets de végétaux fournis par l'exploitation, continuent d'attirer tous les soins du cultivateur intelligent.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le nombre de citernes pour recevoir le purin, la partie la plus soluble des engrais, augmente surtout dans les cantons sud du pays.</p>\n<p class=\"lf-p\">On a employé beaucoup de guano en couverture, mais ces résultats n'ont en général pas répondu à l'attente. Un nouveau dépôt de cette matière fertilisante a été établi à Luxembourg, de sorte qu'il existe aujourd'hui deux établissements se chargeant de fournir l'engrais péruvien au cultivateur.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'usage de la chaux et du plâtre continue également. L'engrais calcaire qui est d'une indispensable nécessité pour la culture des landes ardennaises et qui jusqu'ici était fourni exclusivement par nos chauxfourniers, a aussi été livré, mais en petite quantité, par les fours à chaux des environs de Rochefort. Les chemins de fer seuls pourraient rendre cette importation possible qui, dans les circonstances actuelles, a peu de chances de prendre de l'extension.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 6</span><span class=\"lf-art-t\">Cultures nouvelles</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Il a, en fait de cultures nouvelles, été signalé les résultats suivants A) CÉRÉALES.</p>\n<p class=\"lf-p\">Froment anglais Tungstal Cultivé à l'école agricole il y a donné un rendement des plus satisfaisants, surpassant celui du froment ordinaire.</p>\n<p class=\"lf-p\">Seigle multicaule. Cette céréale, cultivée dans l'Odenwald sur essart, ne se distingue du seigle d'hiver ordinaire que par la circonstance que quelle que soit l'époque de l'année à laquelle on la sème, elle rie produit des épis qu'au deuxième automne de sa mise en terre. Cette circonstance 15 fait que dans l'Odenwald on la sème avec du sarrasin que l'on récolte la première année, de sorte qu'avec une seule façon l'on retire successivement deux produits du même terrain. En présence de l'étendue de nos haies à écorces, dont au moins 1400 h. sont annuellement soumis à la pratique de l'essartage, le seigle multicaule méritait d'appeler l'attention. Deux Viertel (320 lit.) de sa semence furent donc tirés de l'Odenwald et distribués entre les cultivateurs qui en avaient fait la demande. Les renseignements parvenus sur cette culture ont tous été en sa faveur.</p>\n<p class=\"lf-p\">B) PLANTES RACINES.</p>\n<p class=\"lf-p\">Parmi les racines fourragères nouvelles ou peu répandues, cultivés à la ferme annexée à l'école agricole, le turneps jaune globe, puis la betterave dite géante globe, ont donné le meilleur résultat.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dèjà l'année dernière le produit de ces racines a surpassé celui des autres variétés d'un bon tiers; la culture de la betterave géante peut être recommandée pour les terres fortes en bon état d'entretien, et celle du turneps jaune globe pour les terres légères, bien désinfectées et bien nourries.</p>\n<p class=\"lf-p\">C) PLANTES INDUSTRIELLES ET COMMERCIALES.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ainsi que nous l'avons déjà dit, le chanvre de Piémont a donné cette année un rendement trèsélevé et d'excellente qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Par contre la culture du Bivitz n'a donné cette année que des résultats insignifiants.</p>\n<p class=\"lf-p\">D ) PLANTES FOURRAGÈRES.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le sorgho à sucre, dont la défaveur date des résultats négatifs obtenus l'année dernière, paraît, avoir été très-peu cultivé cette année. Du moins il n'en est fait mention que dans le rapport sur le ressort agricole d'Echternach. Il y est dit : « Le sorgho pour fourrage vert a été de nouveau ensemencé à titre d'essai. Quoique placé comme l'année dernière dans des conditions favorables, il donne néanmoins un produit médiocre dans nos bonnes terres. »</p>\n<p class=\"lf-p\">Le même rapport ne s'exprime pas plus favorablement en faveur du lupin; par contre, celte plante a donné de bons résultats, mais dans les terres sablonneuses ou très-légères seulement.</p>\n<p class=\"lf-p\">On n'est toutefois pas encore parvenu à la faire fourrager par les animaux, de sorte qu'elle est principalement cultivée comme engrais vert. De plus sa semence, quoique difficile à recueillir, commence à faire l'objet de transactions avec l'étranger.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le sainfoin à deux coupes continue à donner de bons résultats.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il en est de même du trèfle farouche ou incarnat.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 7</span><span class=\"lf-art-t\">Instruments d'agriculture</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Les rapports nous parvenus continuent à signaler la propagation des bonnes machines, notamment des batteuses à manège et des hache-paille.</p>\n<p class=\"lf-p\">E n fait d'introduction nouvelle nous ne connaissons que le manége Pinet, sur le compte duquel il ne nous a rien été rapporté de défavorable.</p>\n<p class=\"lf-p\">16</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE V.</h3>\n<p class=\"lf-p\">Industrie agricole.</p>\n<p class=\"lf-p\">Aucune nouvelle industrie agricole n'a été introduite dans le pays, mais la question de la possibilité de l'établissement d'une fabrique de sucre de betteraves a fait l'objet d'une proposition d'un membre de la commission d'agriculture, sur laquelle il sera ultérieurement revenu. En attendant, la fabrication du syrop de cette chenopodiée continue d'avoir lieu dans deux établissements créés dans ce but.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le séchage des fruits pour l'exportation, particulièrement des quetches et des pommes, ne s'est non plus pas ralenti. Il en a été de même de la fabrication de la chicorée, dont les produits trouvent un placement facile et cela en dépit de la concurrence étrangère.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quant aux distilleries, les matières qu'elles ont employées se trouvent faire l'objet du relevé suivant:</p>\n<p class=\"lf-p\">PRODUITS AGRICOLES distillés dans des distilleries agricoles.</p>\n<p class=\"lf-p\">1858.</p>\n<p class=\"lf-p\">1859.</p>\n<p class=\"lf-p\">Autres matières. autres.</p>\n<p class=\"lf-p\">1858.</p>\n<p class=\"lf-p\">1859.</p>\n<p class=\"lf-p\">1858.</p>\n<p class=\"lf-p\">1859.</p>\n<p class=\"lf-p\">Grains hect. 160184 64 167383 39 30892 71 29572 70 8920 23 865 95 926 28 7416 89 Pommes de terre Fruits à pépins, fruits à baies de toutes espèces, marcs de fruits à pépins, lies 40725 56 15000 82 de vin 14797 75 13547 27 Marcs de raisins Vin, cidre, poiré et 6326 72 13835 66 fruits à noyaux Ces matières ont été distillées par 1796 distilleries, tandis qu'en 1858 il y avait 1807 de ces établissements en activité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Malgré cette différence en moins de 111 distilleries, il y a eu augmentation quant à la quantité de matières farineuses employées à la distillation. — De plus les distilleries agricoles conservent la supériorité qu'elles eurent toujours chez nous sur la distillerie industrielle.</p>\n<p class=\"lf-p\">La quantité de malt employée à la fabrication de la bière s'élevait en 1859 à kilog 920911 926023½ 1858 à Différence en moins 5112½ Il n'y avait non plus pendant la même période que 30 brasseries en activité, soit 5 de moins que l'année précédente.</p>\n<p class=\"lf-p\">17</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE VI.</h3>\n<p class=\"lf-p\">Animaux domestiques.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 1</span><span class=\"lf-art-t\">Recensement des bestiaux</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Voici l'état récapitulatif présentant le résultat du recensement des bestiaux fait dans les communes du Grand-Duché pendant les dix premiers jours de juillet de l'année 1859.</p>\n<p class=\"lf-p\">Annexes au Mémorial 1861. II. partie. cc 18 NOMBRE DE CHEVAUX de trois ans et au-dessus.</p>\n<p class=\"lf-p\">NOMBRE DES BÊTES Poulains de six mois au-dessous jusqu'à trois ans. de six mois. d e trois ans et au-dessus. de trois mois jusqu'à trois ans Hongres.</p>\n<p class=\"lf-p\">Entiers.</p>\n<p class=\"lf-p\">Juments.</p>\n<p class=\"lf-p\">Hongres.</p>\n<p class=\"lf-p\">Entiers.</p>\n<p class=\"lf-p\">Juments.</p>\n<p class=\"lf-p\">Taureaux.</p>\n<p class=\"lf-p\">Vaches.</p>\n<p class=\"lf-p\">Bœufs.</p>\n<p class=\"lf-p\">Taureaux.</p>\n<p class=\"lf-p\">Vaches.</p>\n<p class=\"lf-p\">Capellen 44 1192 514 161 255 71 123 130 57 4440 69 142 1502 Clervaux 8 504 122 38 101 27 60 58 90 4496 1394 Diekirch 22 532 372 29 58 22 23 31 56 3632 861 143 1281 Echternach 13 474 340 59 63 21 56 37 20 2546 351 107 778 Esch-sur-l'Alzette 89 1676 764 251 258 71 167 176 39 4771 61 187 1451 Grevenmacher 42 803 519 119 129 43 85 82 39 3306 132 79 1275 Luxembourg 73 1078 923 103 123 30 71 87 48 5054 92 .101 1016 548 66 39 26 62 53 49 3416 117 165 1080 80 133 156 119 4693 370 387 2557 2564 39 86 753 Entiers.</p>\n<p class=\"lf-p\">Juments.</p>\n<p class=\"lf-p\">CANTONS.</p>\n<p class=\"lf-p\">32 Mersch 31 Redange 687 1121 456 173 297 312 2589 636 466 70 89 18 31 15 39 93 89 3 9 9 10 3 12 728 173 13 311 568 265 71 86 45 53 75 111 4403 902 306 1954 Total général en 1859. 40,7 9364 5378 1143 1561 463 874 903 679 44049 4561 1057 1509 425 768 781 783 45988 5364 2365 52 38 106 122 43 Remich Vianden 10 Wiltz — en 1858. 410 9733 5621 86 Différence en plus — en moins 3 369 243 104 1939 803 2028 16547 337 18699 2152 19 NOMBRE DES PORCS au-dessus de trois mois.</p>\n<p class=\"lf-p\">Agneaux.</p>\n<p class=\"lf-p\">680 14 405 332 175 53 1107 3186 2178 150 995 73 2891 4539 2741 53 1517 2611 2562 3 51 646 34 1080 1748 899 48 956 3301 1967 11 74 81 598 50 1184 1185 592 45 697 2263 1838 1 552 24 1103 889 181 67 1384 4028 2604 2 68 623 72 933 1342 341 43 863 3743 1817 43 452 24 636 344 181 71 887 3664 1881 9 3 85 526 40 1418 1066 529 44 587 3029 1135 5 1 125 1156 52 2235 3033 2265 69 1199 3356 2281 1 39 301 1 211 60 23 43 615 3395 1067 6 78 22 1181 1078 629 8 181 746 214 65 867 67 2917 3691 2868 86 1168 3888 811 7474 1258 447 17 2 1765 28 1 1070 29 1 873 72 2 1082 53 922 41 1251 26 1564 55 793 43 1 258 1 2318 2 1921 35 473 16194 19307 11424 630 11161 37214 21862 41 10 4 13259 437 6014 455 16259 20306 11854 703 10333 27738 17798 62 10 3 11748 471 1460 18 828 65 999 450 73 9476 1 Mulets.</p>\n<p class=\"lf-p\">757 Anons.</p>\n<p class=\"lf-p\">37 Anesses.</p>\n<p class=\"lf-p\">1003 verrats. truies.</p>\n<p class=\"lf-p\">Anes.</p>\n<p class=\"lf-p\">Boucs.</p>\n<p class=\"lf-p\">Brebis.</p>\n<p class=\"lf-p\">40 Chèvres.</p>\n<p class=\"lf-p\">Moutons. destinés à la reproduction.</p>\n<p class=\"lf-p\">NOMBRE des Béliers.</p>\n<p class=\"lf-p\">Destinées à l'élève. à la boucherie. au-dessous DES BÊTES A LAINE. de trois mois. au-dessous de trois mois.</p>\n<p class=\"lf-p\">NOMBRE Destinés à l'engraissement.</p>\n<p class=\"lf-p\">CORNES.</p>\n<p class=\"lf-p\">1 2 1 4064 21 1511 34 20 Il résulte du tableau qui précède que nous comptions :</p>\n<p class=\"lf-p\">Nombre d'animaux domestiques recencés en 1858. en 1859.</p>\n<p class=\"lf-p\">Différence pour l'année 1858 en plus. en moins.</p>\n<p class=\"lf-p\">211 20093 20304 Chevaux 5062 78425 83487 Bêtes à cornes 1496 47398 48894 — ovines 14295 70867 56572 Races porcines — asines 51 1 21 72 4 1 3 Mulets 1477 13696 12219 Races caprines La diminution déjà signalée l'année dernière du nombre de tètes de bêtes à cornes a donc continué cette année. Le motif de cette diminution est le même, savoir: Approvisionnement de fourrage insuffisant pour procurer aux animaux leur ration d'entretien.</p>\n<p class=\"lf-p\">A la première vue on pourrait en déduire que l'éleveur est chez nous bien pénétré du principe qu'il ne doit tenir que le nombre d'animaux qu'il peut nourrir convenablement. Mais tel n'est pas toujours le cas, et on voit souvent deux vaches devoir se contenter du fourrage qui suffirait à peine pour en entretenir une dans de bonnes conditions.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quant au nombre de porcs qui est augmenté, il s'explique par la diminution du nombre des têtes du gros bétail. Presque chaque cultivateur a l'habitude de tuer annuellement un bouvillon pour les besoins du ménage. Ces derniers ayant été vendus, faute de nourriture, la provision de viande a été complétée par les porcs, tenus en leur lieu et place. La glandée qui était abondante cette année, a fourni, comme en 1857 et en 1858, un appoint assez considérable pour la nourriture de ces utiles pachydermes.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">Amélioration des races</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Depuis un temps immémorial l'élève du cheval est une des branches de l'industrie agricole qui donne le plus de bénéfice au cultivateur du pays et à laquelle il s'adonne très-souvent avec passion.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans les dernières années l'exportation vers l'Allemagne est venue se joindre au grand débouché que nous procure la France et a amené une élévation très-sensible dans les cours de nos marchés, Il est tout naturel que ces circonstances favorables à la production ont engagé nos éleveurs à donner tous leurs sains à la production du cheval, mais leurs efforts ont été sensiblement entravés par l'insuffisance des ressources actuelles du pays en reproducteurs de la race chevaline. Cette insuffisance est d'autant plus regrettable que la production du cheval n'est pas l'objet d'une spéculation spéciale dans un établissement particulier, ayant ses étalons à lui, mais qu'elle est à considérer comme accessoire, en ce que les cultivateurs font servir leurs chevaux de travail comme juments poulinières, en s'arrangeant de manière à ce que la délivrance coïncide avec le chômage des travaux. Il y a donc peu de personnes qui entretiennent des chevaux entiers pour le service de leurs 21 juments et la reproduction est abandonnée au hasard et exploitée par les étalons admis à la monte en suite du règlement de 1849 et que l'on a trop longtemps été chercher en Belgique, parmi les races de gros trait, particulièrement de la Hesbaye, à tempérament lymphatique trop prédominant et au tissu cellulaire trop abondant. Ces reproducteurs que les propriétaires faisaient promener de communes en communes, jetèrent la perturbation dans nos races indigènes et leur firent contracter de nouveaux défauts, tels que : ganache trop chargée, articulations empâtées, etc. Les inconvénients signalés de ce système devenaient encore plus sérieux par la circonstance que le nombre des étalons admis à la monte était insuffisant et nullement en proportion avec le nombre de poulains élevés. En effet, les 50 étalons admis en moyenne par année, comparés au nombre d'élèves produits pendant le même espace de temps, auraient eu à saillir 9000 juments, soit près de 115 poulinières par étalon. Ces chiffres démontrent à l'évidence, semble-t-il, que les plaintes généralement élevées contre l'incertitude des résultats de la monte étaient fondées et qu'il n'y avait pas lieu de s'étonner si beaucoup de juments ne retenaient ou pour mieux dire ne concevaient pas et si nos meilleurs étalons, énervés par des saillies trop souvent répétées, donnaient de mauvais produits.</p>\n<p class=\"lf-p\">C'est pour parer a cet état de choses, aussi préjudiciable à la production nationale que désastreux pour les intérêts privés, qu'il a semblé nécessaire de stimuler l'introduction de reproducteurs irréprochables, au moyen de fortes subventions sur le trésor public. Les propositions faites à ce sujet par la commission d'agriculture ont été sanctionnées par l'arrêté royal grand-ducal du 9 février 1859. Elles étaient avant tout basées sur l'établissement de stations d'étalons à demeure fixe et pour un ressort donné.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ces mesures tendent non seulement à assurer la régularité du service, mais encore à répartir les reproducteurs le plus également possible entre les juments poulinières. Le nombre des stations, tel qu'il est prévu, est toujours insuffisant; mais il y sera suppléé dans les commencements par les étalons rouleurs qui continuent d'être admis conformément au règlement de 1849. Ce système mixte, qui paraît devoir être maintenu pour sauvegarder les intérêts particuliers en cause, disparaîtra peu à peu, dès que la majorité de nos éleveurs seront mis à même d'apprécier les avantages résultant des nouveaux établissements.</p>\n<p class=\"lf-p\">Par l'arrêté prévisé, l'attention de nos éleveurs a été en outre appelée sur les races paraissant le mieux convenir à la régénération de nos chevaux. En effet, son article premier décide qu'il ne sera admis en station que des chevaux de race percheronne ou de race ardennaise. La première a été introduite dans les principaux pays éleveurs de l'Allemagne, et cela, parait-il, avec succès.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quant a la seconde, à laquelle notre pays doit sa réputation hippique, il a semblé qu'il y aurait de l'ingratitude de la négliger plus longtemps, et qu'il y avait lieu d'encourager le maintien d'une race recommandable, surtout qu'elle est faite à notre climat et à nos habitudes.</p>\n<p class=\"lf-p\">Mais comme la mère influe autant sur les qualités du poulain que le père et que nos propriétaires ne mettent généralement pas assez de soins dans le choix des juments, la commission a été également de l'avis qu'il y aurait de plus avantage d'appeler l'attention des éleveurs sur cet objet, en primant des juments bien conformées, propres à donner de bons produits et des reproducteurs irréprochables. Elle a par suite aussi proposé l'allocation de trois primes par district pour les juments réunissant les qualités d'une bonne poulinière. Ces primes ne seraient payées que l'année après leur distribution, sur la production du jury d'examen de la cavale primée, suitée de son produit ou pleine d'un étalon en station.</p>\n<p class=\"lf-p\">22</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 3</span><span class=\"lf-art-t\">Service de la monte</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">A) RACE CHEVALINE.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ainsi qu'il résulte du § précédent, le service de la monte a été nouvellement organisé, en ce qu'une partie des reproducteurs a été mise en station fixe dans un lieu déterminé, et cela pour un ressort fixé à l'avance.</p>\n<p class=\"lf-p\">En 1859 ce nouveau service n'a pu être organisé complétement, parce que les mesures adoptées pour sa mise en vigueur ont été connues trop peu à l'avance du public, et aussi parce que ce dernier n'a pas tout d'abord compris la portée des avantages y attachés. C'est ainsi qu'il ne put être admis en station que 9 étalons percherons et 1 étalon ardennais, lesquels furent placés comme suit:</p>\n<p class=\"lf-p\">ÉTALONS Cantons de ardennais. percherons.</p>\n<p class=\"lf-p\">Capellen 1 Clervaux Diekirch Echternach 1 2 Esch-sur-l'Alzette Grevenmacher 1 Luxembourg 1 1 Mersch 1 Redange 1 Remich Wiltz 1 Comme il devait y avoir deux étalons en station par canton, il s'ensuit que les seuls cantons d'Esch-sur-l'Alzette et de Luxembourg étaient au complet; par contre il manquait un étalon dans les cantons de Capellen, Echternach, Grevenmacher, Mersch, Redange et W i l t z ; tandis qu'il n'y en avait pas dans ceux de Clervaux, de Diekirch et de Remich. Tout incomplet qu'il était encore, le système de monte en station a cependant produit de bons résultats et s'est acquis de nombreuses sympathies, a en juger par l'empressement des cultivateurs à y conduire leurs juments.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quant à l'examen pour l'admission des étalons destinés à la monte pour le même exercice, il a produit le résultat suivant:</p>\n<p class=\"lf-p\">Des étalons présentés alors il a été district de Grevenmacher id. de Diekirch id. de Mersch id. de Luxembourg Admis.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rejeté.</p>\n<p class=\"lf-p\">4 7 12 22 11 6 10 22 49 45 94 23 En 1858 il en avait été admis 66 soit en moins pour 1859 21 Les causes des rejets prononcés sont les suivantes :</p>\n<p class=\"lf-p\">DISTRICT DE TOTAL.</p>\n<p class=\"lf-p\">Grevenmacher. Diekirch. Mersch.</p>\n<p class=\"lf-p\">Mauvaise conformation des membres; panard, billardé, pinsard, harpeur, bouleté, chevillé des épaules Claudication, mauvais trotteur Usure Exostose, seime Mauvais yeux Trop jeune 8 1 9 1 1 1 11 1 Luxembourg.</p>\n<p class=\"lf-p\">14 3 1 1 2 1 6 10 36 3 3 2 3 2 49 D'après l'avis des différentes commissions d'expertises, ces vices proviennent en majeure partie d u peu de soin apporté dans le choix des reproducteurs, lors de l'appariement. Tout est le plus souvent laissé au hasard, faute de pouvoir se rendre compte des résultats que l'on veut obtenir, eu égard aux qualités ou aux défauts des étalons ou des juments, et de l'influence qu'ils exercent sur leur produit. Aussi n'est ce que par exception qu'ils sont admissibles; du moins la majeure partie des étalons non admis proviennent de reproducteurs indigènes, tandis que les entiers primés et admis sont acquis à l'étranger aux fins des concours et des primes qui s'en suivent. Encore nos détenteurs n'ont-ils pas toujours le talent de conserver en bon état ces étalons, acquis à grand prix. Leurs écuries mal bâties, mal pavées, rendent défectueux l'aplomb du cheval et lui font contracter les différents défauts indiqués. Si à ce mal on ajoute le désir de retirer le plus de profit possible du cheval et l'abus qui en résulte pour sa monte répétée, on trouvera un autre motif de dépréciation qu'ils subissent souvent après une année de séjour chez nous.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ainsi qu'il résulte du dernier recensement du bétail, il y a dans le Grand-Duché 9733 juments au-dessous de l'âge de 3 ans. En admettant que le tiers de ces bêtes sert à la reproduction, il s'ensuit que 3244 juments seront à saillir par les 54 étalons admis lors des deux examens indiqués ci-dessus. Il reviendra donc environ 60 juments par chaque étalon. Ce résultat paraîtra exagéré; mais si Von considère que plus d'un entier des 49 non admis et des 316 non présentés fait le service de la monte, ce chiffre ne sera pas pris à sa valeur réelle.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cette contravention au règlement, qui en rend plus d'une des dispositions illusoires, a fait d'ailleurs l'objet des plaintes fondées des membres de la commission d'agriculture et des vétérinaires du Gouvernement. Aussi n'avons-nous pas manqué de le signaler a l'autorité supérieure, et de deman- 24 der la répression vigoureuse d'abus qui n'ont déjà que trop nui à la production et en ont entravé la marche progressive.</p>\n<p class=\"lf-p\">B ) RACES BOVINE ET PORCINE.</p>\n<p class=\"lf-p\">D'après les renseignements fournis par les vétérinaires chargés de visiter dans les communes les animaux mâles des races bovine et porcine servant à la saillie des animaux d'autrui, il s'y trouvait affecté au service de la reproduction les taureaux et verrats suivants :</p>\n<p class=\"lf-p\">RACE BOVINE.</p>\n<p class=\"lf-p\">Nombre de taureaux CANTONS. admis.</p>\n<p class=\"lf-p\">Capellen Clervaux Diekirch Echternach Esch-s.-l'Alz.</p>\n<p class=\"lf-p\">Grevenmacher Luxembourg.</p>\n<p class=\"lf-p\">Mersch Redange Remich Wiltz 18 73 56 25 61 39 37 29 48 15 69 rejetés.</p>\n<p class=\"lf-p\">RACE PORCINE.</p>\n<p class=\"lf-p\">Communes où il n'y a les compas de missions ne fonctaureaux tionnent admis. pas.</p>\n<p class=\"lf-p\">2 admis. rejetés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Communes où il n'y a pas de verrats admis. les commissions ne fonctionnent pas.</p>\n<p class=\"lf-p\">2 15 38 6 3 13 Nombre de verrats 1 1 1 2 29 21 40 28 22 10 21 21 34 5 4 1 2 2 1 1 2 9 7 279 5 44 Total de 1859 470 2 Total de 1858 275 2 13 2 15 3 493 85 Diff. en plus .</p>\n<p class=\"lf-p\">4 2 — en moins.</p>\n<p class=\"lf-p\">4 8 23 41 Il y a donc diminution du nombre de taureaux admis à la monte; mais cette décroissance est loin d'être proportionnelle a celle accusée par la statistique du nombre de têtes de bétail, de sorte que l'avantage numérique reste en faveur de l'année courante.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les rapports des vétérinaires et des membres de la commission d'agriculture signalent également une légère amélioration dans ce service; mais il laisse encore tellement à désirer, et les prescriptions y relatives sont si rarement exécutées, que la commission d'agriculture s'est vue forcée à signaler à l'autorité supérieure les abus existants. Elle a en même temps rappelé la négligence de la police rurale à ce sujet, et a d û , dans l'intérêt bien entendu du producteur et du consommateur, demander leur répression.</p>\n<p class=\"lf-p\">La vaine pâture est ici aussi un obstacle à la bonne exécution du règlement, en ce que les taureaux rejetés, les taurillons trop jeunes, font presque toujours partie du troupeau commun, et s'y livrent à la monte, quelquefois contre le gré des propriétaires.</p>\n<p class=\"lf-p\">La race porcine est toutefois encore plus abandonnée au hasard que la race bovine. Ici le porcher est le plus souvent aussi le propriétaire du seul verrat, qui est attaché à chaque troupeau 25 communal, quelle que soit d'ailleurs son importance. Cet animal mal nourri et mal soigné, n'est presque jamais soumis à la commission d'examen, parce qu'il est défectueux sous tous les rapports. Et cependant l'élève du porc a une grande importance commerciale pour nous. Nous fournissons des porcelets à la France, à l'Allemagne et à la Belgique. C'est ainsi qu'en 1859 nous avons livré 2822 porcs à ce dernier pays seul, et ce nombre est encore insignifiant lorsqu'on le compare aux exportations faites annuellement vers la France et surtout vers l'Allemagne.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cette branche de notre production mérite donc à tout égard de fixer toute l'attention de nos éleveurs.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 4</span><span class=\"lf-art-t\">Concours pour l'amélioration des races</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">A) RACE CHEVALINE.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il a été distribué, à l'occasion de l'admission des étalons à la monte en station, outre un subside de 700 francs à chacun des 9 étalons percherons, et un dernier de 500 fr. à l'entier ardennais, les primes suivantes :</p>\n<p class=\"lf-p\">Sommes allouées. distribuées.</p>\n<p class=\"lf-p\">500 500 Prime générale 400 400 Percherons, Prime de 350 350 300 300 250 250 300 300 Ardennais. Prime de 250 200 150 2100 fr. 2700 Les étalons admis sous le régime du règlement de 1849, et qui se livrent ordinairement à la monte comme routeurs, se sont partagé les prix suivants :</p>\n<p class=\"lf-p\">Sommes allouées. distribuées.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pour le Grand-Duché :</p>\n<p class=\"lf-p\">200 200 Prime générale 100 100 200 District de Grevenmacher 100 100 200 200 Diekirch.</p>\n<p class=\"lf-p\">100 100 200 200 Mersch 100 100 200 200 Luxembourg 100 fr. 1500 Annexes au Mémorial 1861. II. partie.</p>\n<p class=\"lf-p\">26 Il a été en même temps distribué aux meilleures juments poulinières présentées à cette fin, les prix suivants :</p>\n<p class=\"lf-p\">Sommes allouées. distribuées.</p>\n<p class=\"lf-p\">100 District de Grevenmacher. 100 — — 75 75 100 — Diekirch… 100 75 — — … 75 — Mersch… 100. — — 75 100 75 100 75 fr. 700 525 Luxembourg . — Ce concours était cette année peu fréquenté. On y comptait à à à et à Grevenmacher… Diekirch… Mersch… Luxembourg… 6 juments, 7 — 4 — 8 — Total… 25 juments En résumé il a été dépensé pendant l'année 1859 dans l'intérêt de l'amélioration de la race chevaline 1° subside pour station… 7,700 2° primes — … 2,100 3° — pour étalons rouleurs… 1,200 525 4° — — juments… Total… 11,525 B) RACES BOVINE ET PORCINE.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les concours institués dans chaque canton entre les reproducteurs des races bovine et porcine admis à la monte, ainsi qu'entre les plus belles génisses et les plus belles truies, furent tenus conformément au règlement du 28 décembre 1849, tel qu'il a été modifié par l'arrêté du 26 octobre 1853, sauf que le concours du canton de Clervaux a été, par disposition du 25 février 1859, et sur la proposition de la commission d'agriculture, transféré du chef-lieu à Heinerscheid. De plus le concours du canton de Wiltz n'ayant pas pu avoir lieu, par suite de l'absence des membres du jury chargé de décerner les primes, ce dernier a été remis, mais pour l'année 1859 seulement, au 29 mai 1860.</p>\n<p class=\"lf-p\">Nous donnons ci-après le résultat de ces différents concours :</p>\n<p class=\"lf-p\">27 Ettelbruck… Echternach… Echternach… Esch-s.-l'Alz… Esch-s.-l'AIz.</p>\n<p class=\"lf-p\">10 4 15 13 4 6 12 1 2 3 1 2 3 1 2 3 1 2 3 1 2 3 1 2 3 1 2 50 40 30 50 40 30 50 40 30 50 40 30 50 40 30 50 40 30 50 40 1 2 3 1 2 3 1 2 3 1 2 3 1 2 3 1 2 3 1 2 40 30 20 40 30 20 40 30 20 40 30 20 40 30 20 40 30 20 40 30 1 35 2 25 1 2 18 12 1 35 2 25 1 2 18 12 1 2 35 25 1 2 18 12 1 2 35 25 1 18 2 12 1 2 35 25 1 2 18 12 1 2 35 25 1 2 18 12 1 35 2 25 1 2 18 12 1 2 3 1 2 3 1 2 3 1 2 3 40 30 20 40 30 20 40 30 20 40 30 20 1 2 35 25 1 2 18 12 1 2 35 25 1 2 18 12 1 35 1 2 18 12 1 2 35 25 1 2 18 12 635 22 470 22 163 330 330 12 8 Grevenmacher Grevenmacher Luxembourg. Luxembourg.</p>\n<p class=\"lf-p\">5 7 3 nombre taux.</p>\n<p class=\"lf-p\">Diekirch… nombre Heinerscheid. taux.</p>\n<p class=\"lf-p\">Clervaux… taux.</p>\n<p class=\"lf-p\">9 truies. nombre 10 verrats. taux.</p>\n<p class=\"lf-p\">3 taureaux. génisses. nombr e Windhof… concours Primes accordées en 1858 aux truies. verrats.</p>\n<p class=\"lf-p\">Capellen… a été tenu. génisses.</p>\n<p class=\"lf-p\">CANTONS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Nombre présenté de taureaux.</p>\n<p class=\"lf-p\">Lieu où le 6 Mersch… Mersch… 1 50 Redange… Bettborn . . .</p>\n<p class=\"lf-p\">Remich… Remich 1 2 3 1 2 50 40 30 50 40 Wiltz… Wiltz… Total — 1858 Différence en — en . . .</p>\n<p class=\"lf-p\">2 10 1 4 1 30 2 40 3 30 30 1220 31 970 21 1859… 32 1290 30 920 17 … 1 50 4 plus… 2 70 moins… Soit pour les races bovines frs… 2190 965 porcines… — — pour Total… 3155 28 Comme beaucoup de cultivateurs ne soumettent leurs reproducteurs aux commissions locales que dans l'intention de les faire participer aux concours cantonaux, il a semblé qu'il y avait lieu de donner plus d'importance à ces institutions utiles, qui d'ailleurs sont généralement trop peu fréquentées. La commission d'agriculture a par suite proposé l'augmentation du taux des primes accordées jusqu'ici, qui sont surtout trop peu élevées pour la race porcine.</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE VII.</h3>\n<p class=\"lf-p\">Service vétérinaire. — État sanitaire du bétail.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 1</span><span class=\"lf-art-t\">Service sanitaire</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">L'exercice de la médecine vétérinaire a eu lieu pendant l'année 1859 par le nombre de praticiens suivants :</p>\n<p class=\"lf-p\">Nombre de vétérinaires.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cantons.</p>\n<p class=\"lf-p\">Capellen… 1 Clervaux… 1 Diekirch… 1 Echternach… 2 Esch-sur-l'Alzette… 1 Grevenmacher… 1 Luxembourg… 2 Mersch… 1 Redange… Remich… Wiltz… 1 Total de 1859 — 1858 11 10 Cette augmentation du nombre de vétérinaires diplômés a permis de pourvoir à la vacance de deux districts vétérinaires, tels qu'ils sont fixés par l'arrêté du 6 juillet 1858, n° 2338-42/58, de sorte que le service sanitaire du bétail est complètement organisé dans les cantons de Clervaux, Diekirch, Echternach, Esch-sur-l'Alzette, Grevenmacher, Luxembourg et Mersch. Par contre les ressorts de Capellen, Redange, Remich et Wiltz, continuent d'être desservis par les vétérinaires des cantons voisins, ainsi qu'il résulte du relevé qui va suivre :</p>\n<p class=\"lf-p\">29 SANITAIRES.</p>\n<p class=\"lf-p\">VÉTÉRINAIRES de 1re classe y attachés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Capellen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Clervaux.</p>\n<p class=\"lf-p\">Diekirch.</p>\n<p class=\"lf-p\">Echternach.</p>\n<p class=\"lf-p\">Esch-sur-l' Alzette.</p>\n<p class=\"lf-p\">Grevenmacher.</p>\n<p class=\"lf-p\">Luxembourg.</p>\n<p class=\"lf-p\">Mersch.</p>\n<p class=\"lf-p\">Redange.</p>\n<p class=\"lf-p\">Remich.</p>\n<p class=\"lf-p\">Wiltz.</p>\n<p class=\"lf-p\">Bivart, Hippolyte.</p>\n<p class=\"lf-p\">Peltier.</p>\n<p class=\"lf-p\">Wolff, Constant.</p>\n<p class=\"lf-p\">Haagen, Léopold.</p>\n<p class=\"lf-p\">Bivort, Hippolyte.</p>\n<p class=\"lf-p\">Eichhorn, Jean.</p>\n<p class=\"lf-p\">Fischer, Eugène.</p>\n<p class=\"lf-p\">Knepper, Eugène.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le même.</p>\n<p class=\"lf-p\">Eichhorn, Jean.</p>\n<p class=\"lf-p\">Peltier.</p>\n<p class=\"lf-p\">RESSORTS RÉSIDENCE.</p>\n<p class=\"lf-p\">OBSERVATIONS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Esch-sur-l'Alzette.</p>\n<p class=\"lf-p\">Hosingen, Diekirch.</p>\n<p class=\"lf-p\">Echternach.</p>\n<p class=\"lf-p\">Esch-sur-l'Alzette.</p>\n<p class=\"lf-p\">Grevenmacher.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cessingen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Mersch. à titre provisoire.</p>\n<p class=\"lf-p\">Grevenmacher.</p>\n<p class=\"lf-p\">Hosingen. id. id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il n'a été présenté de plainte contre l'exercice du service sanitaire, que dans les cantons où à n'existe pas encore de vétérinaires rétribués par l'État. Il n'est pour le moment pas possible d'y porter remède, à défaut de candidats; mais il en sera autrement dans un avenir très-rapproché, alors que les jeunes gens du pays, qui se livrent à l'étude de la médecine vétérinaire, seront rentrés dans le pays.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il en sera de même d'un autre abus, dont en se plaint généralement et avec fondement. C'est l'inobservation par les personnes compétentes, des dispositions légales qui concernent l'exercice de la médecine vétérinaire. Un des rapports qui nous est parvenu à cet égard dit même, que « le charlatanisme., en exploitant nos cultivateurs, fait plus de tort à l'agriculture nationale que les deux maladies qui emportent le plus de chevaux et de bêtes à cornes dans le pays. » Cet empirisme, quoique encore très-développé chez nous, et cela au grand détriment des intérêts bien entendus des éleveurs, ne l'est pourtant plus autant que chez nos voisins. Il a surtout perdu de son importance dans les contrées où il se trouve des vétérinaires diplômés capables, actifs, et sachant par leur caractère, se concilier la confiance des petits et des moyens cultivateurs. C'est pourquoi nous attendons tant de l'augmentation prochaine du nombre de vétérinaires et de la présence d'un plus grand nombre de ces utiles praticiens.</p>\n<p class=\"lf-p\">Entretemps, la commission d'agriculture a, pour les motifs déduits ci-dessus, demandé l'exécution de la loi avec toute la vigueur, exigée par les intérêts de l'agriculture, et a signalé ensuite les individus qui de notoriété publique exercent la médecine vétérinaire, sans y être autorisés légalement.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">Etat sanitaire du bétail</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">L'état sanitaire du bétail a continué d'être satisfaisant, l'année 1839 ne nous ayant amené aucune maladie épizootique ni enzootique, et l'état de santé du bétail ayant laissé très-peu à désirer.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les maladies contagieuses ou réputées telles, ne se présentèrent également qu'exceptionnellement La plus commune de ces dernières a été la morve, quoiqu'elle n'ait pas été aussi fréquente que les années antérieures.</p>\n<p class=\"lf-p\">30</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE VIII.</h3>\n<p class=\"lf-p\">Commerce des chevaux et des bestiaux.</p>\n<p class=\"lf-p\">Foires et marchés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les transactions en fait de bétail ont été nombreuses et très-animées en 1859, malgré la grande perturbation que la défense d'exportation vers la France et la Belgique a jetée dans notre commerce d'exportation.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les prix des chevaux ont beaucoup varié; il y a eu un moment, lors des remontes et avant la défense d'exportation, où les chevaux se vendaient à des prix excessifs. Mais la prohibition à la sortie qui fut prononcée par arrêté du 16 mars 1859 et levée à partir du 1 e r janvier 1860, y introduisit immédiatement du calme. Comme toutefois, la consommation intérieure a augmenté et que le midi de l'Allemagne nous en demande, les prix sont restés rémunérateurs, de sorte qu'en général le commerce des chevaux a été fort animé.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'abondance des fourrages de toute espèce a permis au cultivateur de songer à remplacer le bétail que la disette des années antérieures l'avait forcé de sacrifier. Aussi ne l'a-t-il cédé qu'à des prix élevés, surtout lorsqu'après la levée de la prohibition de sortie pour les bêtes à cornes, les bêtes à laine et les porcs, des marchands français et belges se présentèrent sur nos marchés et y achetèrent beaucoup de bétail.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quant aux bêtes à laine, elles se placèrent à des prix très-élevés et le mouton ne s'est jamais, à ce que prétendent les éleveurs, vendu aussi cher que cette année et cela parce que le commerce en a été exceptionnellement animé.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les porcs maigres se sont proportionnellement vendus plus cher que les porcs gras. Leur exportation a été de moitié supérieure à celle des années antérieures.</p>\n<p class=\"lf-p\">D'après les rapports qui nous sont parvenus, le commerce pour l'exportation a été en général très-vif. Il est toutefois à regretter que nous ne puissions pas, comme dans les pays entourés de tout côté de douanes, donner les chiffres exacts de ces exportations. Ils ne nous sont connus que pour la Belgique et cela par les publications faites par le Gouvernement de ce pays.</p>\n<p class=\"lf-p\">Importation.</p>\n<p class=\"lf-p\">Exportation.</p>\n<p class=\"lf-p\">En voici d'ailleurs le résumé :</p>\n<p class=\"lf-p\">276 35 Chevaux… 407 Poulains… 245 Bœufs, taureaux, bouvillons, taurillons 902 Génisses… 91 563 8050 Moutons… Porcs… 2822 Ainsi qu'il résulte des rapports des vétérinaires sur les foires qui eurent lieu en 1859, elles ont généralement été bien suivies. Le nombre n'en a pas été augmenté et il n'a été apporté qu'on seul changement dans les jours de leur tenue, à savoir: la ville de Luxembourg a été autorisée à remettre au deuxième lundi les foires aux bestiaux qui se tenaient jusque-là au premier lundi du mois.</p>\n<p class=\"lf-p\">56 TABLE DES MATIÈRES. er</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE I</h3>\n<p class=\"lf-p\">— Administration agricole.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 1</span><span class=\"lf-art-t\">Commission</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">d'agriculture…</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">Comité permanent de la commission</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">d'agriculture…</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 3</span><span class=\"lf-art-t\">Districts</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">agricoles…</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 4</span><span class=\"lf-art-t\">Comices</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">agricoles…</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 5</span><span class=\"lf-art-t\">Budget agricole. — Encouragements à</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">l'agriculture… CHAP. II. — Étendue du domaine agricole.</p>\n<p class=\"lf-p\">1 2 2 2 3 2</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE III. — Produits agricoles.</h3>\n<p class=\"lf-p\">3</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§1</span><span class=\"lf-art-t\">…</span></h4>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">État de la récolte en 1858</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>Céréales et farineux… 3 b) Légumineuses… 6</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>Plantes racines… 8</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>Plantes industr. et commerciales . 8</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">e)</span>Plantes fourragères… 9</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">f)</span>Plantes potagères. — Légumes… 10</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">g)</span>Arbres fruitiers… 10 h) Vignes… 10</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">i)</span>Bois. — Haies à écorces… 11 j) Abeilles… 11</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 3</span><span class=\"lf-art-t\">Prix moyen des grains et fourrages pendant l'année</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">1858… 11</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE I V . — Améliorations agricoles.</h3>\n<p class=\"lf-p\">13</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§1</span><span class=\"lf-art-t\">…</span></h4>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">Procédés</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">nouveaux… 13</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 3</span><span class=\"lf-art-t\">Irrigations…</span></h4>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 4</span><span class=\"lf-art-t\">Drainage…</span></h4>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 5</span><span class=\"lf-art-t\">Engrais et</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">amendements…</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 6</span><span class=\"lf-art-t\">Cultures</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">nouvelles… a) Céréales…</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>Plantes racines…</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>Plantes industr. et commerciales .</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">d)</span>Plantes fourragères…</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 7</span><span class=\"lf-art-t\">Instruments</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">d'agriculture…</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE V. — Industries</h3>\n<p class=\"lf-p\">agricoles.</p>\n<p class=\"lf-p\">13 14 14 14 14 15 15 15 15 16</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE VI. — Animaux</h3>\n<p class=\"lf-p\">domestiques.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 1</span><span class=\"lf-art-t\">Recensement des</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">bestiaux… 17</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">Amélioration des</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">races… 20</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 3</span><span class=\"lf-art-t\">Service de la monte…</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>Race chevaline… 22</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>Races bovine et porcine… 24</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 4</span><span class=\"lf-art-t\">Concours pour l'amélioration des races</span></h4>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>Race chevaline… 25</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>Races bovine et porcine… 26</div>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE VII. — Service vétérinaire. — État</h3>\n<p class=\"lf-p\">sanitaire du bétail.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 1</span><span class=\"lf-art-t\">Service sanitaire… 28</span></h4>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">Etat sanitaire du bétail…</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">29</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE VIII. — Commerce des chevaux</h3>\n<p class=\"lf-p\">et des bestiaux.</p>\n<p class=\"lf-p\">Foires et marchés… 30 RAPPORT GÉNÉRAL présenté par la Commission d'agriculture SUR LA DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Conformément au § 2 de l'art. 12 de l'arrêté royal grand-ducal du 28 novembre 1857 sur l'organisation de la commission d'agriculture, ce collége adresse chaque année au Gouvernement un rapport général sur l'état de l'agriculture. Ce rapport fait connaître notamment le produit de la dernière récolte et les effets des lois et règlements relativement à l'agriculture. Enfin il énonce les mesures qu'il peut y avoir lieu de prendre dans l'intérêt de ce service. Cette dernière partie du travail étant d'une importance majeure, nous allons examiner les bases d'après lesquelles ces propositions semblent pouvoir être faites et les principes qui doivent guider dans leur énonciation.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'agriculture ne peut avoir d'autre but que de retirer avec le moins de frais le plus grand revenu possible de la terre tout en l'améliorant. Ceci a lieu d'un côté par sa mise en valeur la plus rémunératrice, de l'autre par la réalisation la plus avantageuse des produits, à l'aide des industries qui sont en relation tout-à-fait intime avec la culture de la terre, et qui en sont inséparables, comme p. ex. l'élève du bétail. La production la plus intense doit ainsi se trouver réunie à l'emploi le plus avantageux des produits de l'exploitation. Dans ces deux cas il n'appartient pas davantage aux besoins de la population de déterminer la direction générale à imprimer à l'agriculture d'un pays, que ne peuvent le faire sur la marche de chaque ferme exploitée intensivement, les besoins particuliers de cette dernière. Ces considérations doivent s'évanouir devant le principe que chaque champ, que chaque propriété rurale, doit créer le plus de valeurs possible. Il appartient au commerce, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur, de les placer, et il s'en acquittera chaque fois qu'il ne sera pas mis d'obstacle à son libre développement. Ce principe élémentaire et juste est toutefois souvent méconnu, par la considération qu'il y a lieu de ne pas exporter de numéraire pour tel ou tel produit, qu'il y a nécessité de cultiver tel ou tel autre, parce qu'on en a besoin ou parce qu'il serait nécessaire de débourser de l'argent pour se le procurer. Mais de même que le bien-être de chaque particulier doit servir de base lors de l'appréciation de la richesse nationale, de même la détermination du mode général de l'exploitation d'un pays se fixe tout seul et de soi-même. Ce mode est l'expression de la situation économique générale et des conditions locales de la production, réglementée par le degré de fertilité de la terre, par le capital engagé, par le prix et le besoin du travail et par la nature du débouché.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ces circonstances nécessitent, dans une contrée qui n'a à disposer que de faibles capitaux ou Annexe au Mémorial 1861. IIe partie. aaa 2 d'une main-d'œuvre restreinte, ou qui pour le placement de ses produits est renvoyé à une grande distance, une exploitation extensive, c'est-à-dire réclamant un faible capital, peu de travail et la création de produits le moins pondéreux et encombrants possible, ou se transformant facilement en ces derniers. Ce système est caractérisé par des pâturages étendus et la production du bétail comme but principal. Avec l'augmentation de la population, avec la création de débouchés placés dans des conditions plus favorables, la proportion de la valeur des produits change, la terre augmente de prix, ce qui nécessite l'emploi de capitaux plus considérables, et par suite plus de frais de main-d'oeuvre, si l'on veut retirer un revenu proportionnellement rémunérateur de la terre. La culture des céréales, des plantes industrielles occupe alors le premier plan ; la production est déterminée par les besoins des nouveaux débouchés, et c'est ainsi que le mode d'exploitation parcourt toutes les phases que suit le développement des autres branches de la richesse publique.</p>\n<p class=\"lf-p\">Toutefois, par cela même que la situation de l'agriculture s'adapte peu à peu aux besoins économiques du moment, et que les transitions nécessaires à cette fin ont lieu avec régularité, il s'ensuit que l'agriculteur intelligent aussi bien que les institutions plus spécialement chargées de veiller aux intérêts de l'agriculture, doivent observer sans relâche et avec sollicitude les changements qui surviennent dans la situation économique d'une contrée, afin de ne pas perdre de temps, lorsqu'il y a nécessité de mettre le système de culture en concordance avec les besoins du moment. Il est de plus nécessaire de secouer tout préjugé à cet égard, et de poursuivre avec persévérance la voie qui paraîtra la meilleure. Une comptabilité en règle protégera d'ailleurs contre les résultats qui pourraient résulter d'une appréciation erronée de la situation, ou de toute prévision basée sur un jugement unilatéral ou faux des facteurs de la production.</p>\n<p class=\"lf-p\">La mission incombant à l'agriculture de notre pays ne peut être douteuse en présence de ce qui précède; il en résulte qu'en général, l'exploitation la plus intense du sol, avec des capitaux considérables, une main-d'œuvre développée deviennent tous les jours plus nécessaires; de plus elle doit chercher à fournir nos marchés du plus de produits parfaits qu'il sera possible, afin d'en éloigner la concurrence qui approche à grands pas avec l'augmentation, du nombre et la perfection de nos moyens de transport. Ce qui doit et peut être fait pour diriger notre agriculture vers ce but, mérite de fixer toute l'attention et d'être l'objet d'un examen approfondi. Les progrès réalisés dans les derniers temps, démontrent d'ailleurs que la généralité de nos cultivateurs commence à apprécier la position que les progrès de l'époque lui ont fait faire et les nombreux devoirs qui en découlent. Cette circonstance sera un heureux auxiliaire lors de l'introduction de nouveaux perfectionnements, surtout si l'on considère que chez nous comme autre part, il n'y a pas encore longtemps de cela, l'on voue une sollicitude plus attentive et plus soutenue à la plus ancienne, la plus générale, la plus nécessaire et la plus naturelle de toutes les professions. On croyait alors l'agriculture peu susceptible ou peu digne de perfectionnements et d'encouragements; les capacités, l'intelligence et le capital lui faisaient par conséquent défaut et si elle n'était pas précisément méprisée, elle était loin d'être estimée. Les suites de cet état de choses devaient nécessairement se traduire par un statu que d'autant plus regrettable, que les autres industries la dépassèrent bientôt sous le rapport du progrès et des revenus qu'elles donnèrent et que lorsqu'on commença à lui accorder plus d'attention, on rencontra souvent une apathie invincible pour le progrès réel, reconnu, une défiance contre tout ce qui était nouveau et contre les résultats des recherches de la science et de ceux de l'expérience, de même qu'un manque de confiance en ses propres forces, même là où le succès constaté chez le voisin ne permettait plus de douter de la possibilité du progrès. Aujourd'hui que 3 tout le monde est d'accord pour apprécier la position avantageuse que l'agriculture s'est faite, ces défiances n'ont plus de raison d'être et s'éclipsent tous les jours devant les résultats obtenus et Je bon sens de nos cultivateurs. Le champ paraît donc être bien préparé pour recevoir la semence.</p>\n<p class=\"lf-p\">Mais il ne faut pas oublier que c'est du choix de cette semence et des soins ultérieurs à accorder à ces produits que dépendra en majeure partie le résultat de la récolte !</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE 1.</h3>\n<p class=\"lf-p\">Administration agricole.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 1</span><span class=\"lf-art-t\">Commission d'agriculture</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">La commission d'agriculture a éprouvé dans le courant de l'année une perte sensible.</p>\n<p class=\"lf-p\">M . Jos. Ant. Pescatore, président de la commission d'agriculture, est décédé le 21 juin 1860 à sa campagne de Bofferdange, à l'âge de 59 ans, des suites d'une longue maladie qui ne l'empêcha toutefois pas de s'acquitter de ses fonctions. M. Pescatore exerçait les fonctions de président de la commission d'agriculture depuis 1848 jusqu'à sa réorganisation. Ces fonctions lui furent de nouveau confiées alors. En cette qualité et aussi comme agriculteur, il a donc pris une large part au développement du progrès agricole chez nous. A ce titre, son souvenir mérite d'être porté dans les annales de l'agriculture luxembourgeoise et de rester cher et respecté parmi nous.</p>\n<p class=\"lf-p\">La commission d'agriculture s'est réunie en session ordinaire le 13 décembre 1860 ; les affaires dont elle a eu à s'occuper sont relatées en leur lieu et place dans le présent rapport.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">Comité permanent de la commission d'agriculture</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Le comité permanent de la commission d'agriculture a été renouvelé conformément à l'art. 16 de l'arrêté royal grand-ducal du 28 septembre 1857. Il se compose pour l'année 1860 de :</p>\n<p class=\"lf-p\">MM. Jos. Pescatore, président de la commission d'agriculture, président; de Colnet-d'Huart, Knepper, vétérinaire, Membres.</p>\n<p class=\"lf-p\">Koltz, secrétaire.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il s'est réuni le 20 février et le 17 novembre 1860, pour traiter les affaires qui lui sont réservées par l'arrêté suscité. La communication subséquente en faite à l'Assemblée générale n'a donné lieu à aucune observation.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 3</span><span class=\"lf-art-t\">Districts agricoles</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Il n'a été apporté aucun changement à la circonscription des districts assignés en 1858, à chaque membre de la commission d'agriculture, conformément à l'art. 13 du règlement.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 4</span><span class=\"lf-art-t\">Comices agricoles</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">L'organisation de comices agricoles est encore toujours à l'étude et sera de nouveau soumise aux délibérations de la prochaine réunion de la commission d'agriculture.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 5</span><span class=\"lf-art-t\">Budget de l'agriculture</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Le budget de l'État pour l'exercice 1860, contient les crédits suivants dans l'intérêt de l'agriculture :</p>\n<p class=\"lf-p\">4 1° Commission d'agriculture fr. 1,500 2° École agricole 13,000 3° Traitement des vétérinaires 3,200 4° Frais de voyages de ces derniers 1,000 5° Amélioration des races de bétail 11,300 6° Dépôts d'étalons à demeure fixe 20,000 7° Crédit pour procurer aux petits cultivateurs des Ardennes de la chaux à prix réduits 4,000 8° Subsides aux communes pour boisement 500 9° Travaux d'irrigations et de drainage 4,000 Total 58,500 Cette somme est égale aux allocations de l'année dernière.</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE II.</h3>\n<p class=\"lf-p\">Étendue du domaine agricole.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les propriétés rurales d'un seul tenant sont rares dans le pays. La plupart des exploitations se composent suivant leur importance d'un nombre plus ou moins grand de parcelles disséminées sur toute la superficie d'un finage et même de plusieurs.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les inconvénients qui en résultent pour le cultivateur sont nombreux, et rendent très-difficile sinon impossible l'exploitation rationnelle et intensive. Outre la perte du sol productif par les dérayures, la diffusion des travaux de culture et de récolte, le parcellage met obstacle à la libre disposition des terres enclavées et à leur assolement suivant les vues du propriétaire. C'est pour y parer, que dans l'intérêt général de la production nationale, on a introduit dans les pays les plus renommés par l'état florissant de leur agriculture, la pratique de l'arrondissement des propriétés, et que dans d'autres on étudie les moyens les plus propres de propager cette amélioration agricole.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'avenir décidera si et quand il y aura lieu de recourir chez nous à une mesure de ce genre. Mais on pourrait en attendant retirer une partie des avantages qu'elle procure et populariser la réunion des champs appartenant au même propriétaire, en encourageant les échanges entre voisins. L'initiative privée, à laquelle nous devons déjà beaucoup d'opérations analogues, serait dans l'espèce encore bien plus développée, si les frais qui en résultent n'étaient pas aussi onéreux qu'ils le sont aujourd'hui, et si les droits d'enregistrement se bornaient à une redevance fixe et modérée. C'est pourquoi nous nous permettons d'y appeler l'attention.</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE III.</h3>\n<p class=\"lf-p\">Produits agricoles.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"p-4-10\"><span class=\"lf-art-num\">§4</span><span class=\"lf-art-t\">La température exerce une influence marquée sur les travaux du cultivateur et sur les résultats</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">qu'ils produisent. L'étude des phénomènes qu'elle présente sert donc à les apprécier et doit par conséquent servir de commentaire à un état sur le produit des récoltes. Nous allons donc l'esquisser ici.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'année agricole qui vient de s'écouler, mérite d'être placée sous le rapport de sa température exceptionnelle, à côté des années 1816 et 1845. Bien différent des derniers étés, qui, comme on se le rappelle, ont offert l'exemple d'une sécheresse continue, l'été de 1860, au contraire, a été remarquable par l'abondance et la continuité de ses pluies. Sous l'influence d'un vent du nord presque continuel, Ces pluies ont refroidi l'atmosphère à un point tel que la température habituelle n'a presque jamais atteint la moyenne de celle d'une année ordinaire. Aussi la moisson a-t-elle été en général pénible et les récoltes difficiles à faire.</p>\n<p class=\"lf-p\">Toutefois le cultivateur qui a su profiter d'un jour ou d'un demi-jour de beau temps, qui a 5 coupé ses blés entre deux ondées, a pu les rentrer sans trop d'avaries, de sorte que le produit des récoltes a été en général plus favorable qu'on ne l'avait espéré.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">État de la récolte en 1860</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">A ) CÉRÉALES ET FARINEUX.</p>\n<p class=\"lf-p\">Malgré la longueur d'un hiver assez rigoureux et une succession répétée de gelées et de dégels consécutifs, les emblaves d'automne avaient en général peu souffert de l'hiver et autorisaient les plus belles espérances, sans les ravages exercées par les gelées tardives de ce printemps, suivies de la basse température qui régna jusque dans la seconde moitié de juin. Mais celle-ci s'étant élevée, il en est résulté que les seigles et les froments, en dépit d'un ciel presque constamment couvert de nuages, prirent une teinte plus vigoureuse, plus foncée, ce qui n'empêcha pas l'épiage et la floraison de venir presqu'un mois plus tard que d'ordinaire. Encore cet épiage et cette floraison contrariés par l'humidité n'eurent-ils lieu que très-irrégulièrement, de sorte que l'on vit dans le même champ des épis encore retenus dans leur gaine, tandis que d'autres commençaient à montrer leurs fleurs et que le restant était défleuri. La récolte du seigle eut lieu en août, celle du froment en septembre, celle de l'épeautre encore plus tard ; tandis que la mise en grange a été encore plus irrégulière. Il n'était même pas rare de voir encore en octobre certains gucrêts couverts de meulons de durs grains, et cela parce que le propriétaire n'avait pas su ou n'avait pas pu profiter des rares et précieux beaux jours de septembre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cependant là où la rentrée des récoltes s'est faite à temps sans avaries, l'épi est assez lourd, le grain de belle apparence, bien nourri, et le rendement satisfaisant, presque toujours supérieur à Celui de l'année dernière. On signale cependant une différence en moins dans le poids spécifique des grains et dans leur rendement en farine.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ceci pour les durs grains. Quant aux marsages q u i , au commencement de juin étaient à peine sortis de terre, ils se sont refaits au beau temps qui favorisa la fin de ce mois. Les orges et les avoines tallèrent alors, développèrent beaucoup de tiges et présentèrent une végétation luxuriante, promettant une récolte rémunératrice satisfaisante. L'orge seul tint ce qu'elle avait promis et son rendement est signalé dans plusieurs parties du pays comme exceptionnel.</p>\n<p class=\"lf-p\">Par contre, les variétés hâtives dé l'avoine donnèrent seules des résultats satisfaisants, tandis que les variétés tardives, d'ailleurs très-répandues, surtout dans les terres fortes, continuèrent à végéter ; la plus grande partie encore verte à la fin de septembre, resta sur pied une bonne partie d'octobre, souffrit beaucoup de la neige tombée le 12 de ce mois, de sorte qu'on en rentra encore pendant les premiers beaux jours de novembre. On reproche aux premières centrées d'avoir peu de poids et d'être moins lourdes que celles engrangées plus tard, et que l'on avait généralement relevées en moyettes, au lieu de les laisser sur andains, ainsi que cela se pratiquait les années antérieures.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'escourgeon ou orge d'hiver, que l'on cultive par-ci par-là, a, ainsi qu'il a été constaté cidessus, pour l'orge ordinaire, donné un résultat satisfaisant.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il en est de même du mélange d'orge et d'avoine, appelé trémis, que l'on rencontre très-souvent chez nous.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pour ce qu'il en est de la récolte du sarrasin, elle est satisfaisante presque partout, et assez abondante dans la partie Nord du pays.</p>\n<p class=\"lf-p\">En général la qualité du grain de l'avoine est tellement diverse, qu'il est impossible de l'estimer exactement ; mais elle laisse dans la majeure partie des cas, beaucoup à désirer, parce qu'elle sent l'échauffé et le moisi. Comme le seigle, il est très-souvent germé sur meulon.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le résultat du rendement en grains fait d'ailleurs l'objet du tableau suivant :</p>\n<p class=\"lf-p\">6 FROMENT.</p>\n<p class=\"lf-p\">CANTONS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement MÉTEIL SEIGLE. (FROMENT ET SEIGLE.) Rendement Rendement Qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Qualité. moyen. moyen. moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">18.2 bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">19.4 bonne.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">19.</span>bonne.</div>\n<p class=\"lf-p\">Clervaux...</p>\n<p class=\"lf-p\">6.6 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">12.2 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">12.1 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Diekirch...</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">15.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">15.1 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">20.4 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Echternach...</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">18.</span>id.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">20.</span>id.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">20.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">Esch-sur-l'Azette...</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">20.</span>id.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">24.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">21.7 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Grevenmacher...</p>\n<p class=\"lf-p\">10.5 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">12.5 id.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">15.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">Luxembourg...</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">17.</span>id.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">13.</span>id.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">20.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">Mersch...</p>\n<p class=\"lf-p\">19.8 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">14.3 id.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">14.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">Redange...</p>\n<p class=\"lf-p\">14.4 id.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">17.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">17.6 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Remich...</p>\n<p class=\"lf-p\">13.1 id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">15.7 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Wiltz...</p>\n<p class=\"lf-p\">13.1 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">17.2 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">15.6 id. bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">17.3 bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">17.4 bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">Capellen...</p>\n<p class=\"lf-p\">Hectolitres Moyenne totale...</p>\n<p class=\"lf-p\">15.1 — 1859...</p>\n<p class=\"lf-p\">11.3 11.3 11.4 Différence en plus...</p>\n<p class=\"lf-p\">3.8 6.</p>\n<p class=\"lf-p\">6.0 — moins... de en 7 Rendement moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">TREMIS AVOINE.</p>\n<p class=\"lf-p\">ORGE.</p>\n<p class=\"lf-p\">ÉPEAUTRE. (ORGE ET AVOINE).</p>\n<p class=\"lf-p\">SARRASIN.</p>\n<p class=\"lf-p\">RendeRendeRendeRendement Qualité. ment Qualité. ment Qualité. ment Qualité. moyen. moyen. moyen. moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">24.6 bonne.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">26.</span>médiocre.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">27.</span>médiocre.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">13.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">18.1 . id.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">10.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">8.8 médiocre.</p>\n<p class=\"lf-p\">7.5 id.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">18.</span>bonne.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">18.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">18.6 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">13.9 id.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">18.</span>id.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">28.</span>id.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">18.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">18.2 bonne.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">26.</span>id.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">25.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">14.4 moyenne.</p>\n<p class=\"lf-p\">11.5 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">16.3 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">19.1 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">19.5 médiocre.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">18.</span>id.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">32.</span>id.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">32.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">16.6 bonne. id.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">30.</span>id.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">22.</span>id.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">16.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">17.6 bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">13.</p>\n<p class=\"lf-p\">16.6 id.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">20.</span>id.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">20.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">19.3 moyenne.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">19.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">19.8 id.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">21.</span>id.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">17.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">19.9 id. médiocre. 19. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">21.8 médiocre 16.5 bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">22.7 bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">12.3 19.1 19.8 4.2 3.6 2.</p>\n<p class=\"lf-p\">17.2 moyenne.</p>\n<p class=\"lf-p\">14.4 18.2 20.9 1.</p>\n<p class=\"lf-p\">6.5 moyenne.</p>\n<p class=\"lf-p\">8 Le rendement en paille des durs grains est peu abondant, mais d'assez bonne qualité, lorsqu'il a été bien rentré. La paille d'avoine par contre a beaucoup souffert et ne pourra pas toujours être affourragée.</p>\n<p class=\"lf-p\">La moyenne de ce rendement fait l'objet du tableau suivant:</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement moyen Différence sur 1859. en 1859. en 1860. en plus. en moins.</p>\n<p class=\"lf-p\">150 2000 1850 Seigle...</p>\n<p class=\"lf-p\">2200 2400 200 Avoine...</p>\n<p class=\"lf-p\">Orge...</p>\n<p class=\"lf-p\">1200 1400 200 1100 1000 Froment ...</p>\n<p class=\"lf-p\">100 B ) LÉGUMINEUSES.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les haricots, pois et lentilles se présentaient bien dans le principe et leur état était des plus satisfaisants ; mais l'absence du degré de chaleur réclamé pour leur maturité complète, a compromis très-sérieusement la récolte, qui d'ailleurs n'avait de l'importance que pour les pois. Quant aux féveroles, il n'arrive pas souvent de voir ces plantes déployer une aussi luxuriante végétation que celle de cette année. Mais il est à regretter que pour les causes signalées ci-dessus, le produit n'ait pas répondu à l'attente générale. Beaucoup de féveroles ont été rentrées en novembre, de sorte que le cultivateur a mis en pratique, mais forcément, l'ancien dicton agricole flamand, qu'il faut oublier les fèves au champ.</p>\n<p class=\"lf-p\">En résumé, les légumineuses cultivées pour la graine rendirent peu, et la qualité du produit laisse beaucoup à désirer. Les féveroles firent une exception là où les gousses contenaient plus de deux à trois graines, comme cela se rencontrait dans plusieurs localités. Leur rendement était alors satisfaisant. Les vesces par contre donnèrent partout peu de semences.</p>\n<p class=\"lf-p\">Leur rendement en fane laisse également à désirer.</p>\n<p class=\"lf-p\">9 HARICOTS. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">17.7 id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">VESCES.</p>\n<p class=\"lf-p\">10.7 moyenne. moyenne. .4 11.1 10.7 RendeQualité. ment Qualité. moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">FÉVEROLES.</p>\n<p class=\"lf-p\">RendeQualité. ment moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">LENTILLES.</p>\n<p class=\"lf-p\">RendeQualité. ment moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">POIS.</p>\n<p class=\"lf-p\">RendeQualité. ment moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">14.6 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement moyen. moyenne.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">16.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">20.3 id.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">36.</span>id. moyenne.</div>\n<p class=\"lf-p\">15.8 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">17.7 18.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">18.</span>id. id. médiocre.</div>\n<p class=\"lf-p\">11.5 médiocre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Hectolit.</p>\n<p class=\"lf-p\">CANTONS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Capellen .</p>\n<p class=\"lf-p\">Clervaux...</p>\n<p class=\"lf-p\">14.1 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">7.</p>\n<p class=\"lf-p\">Diekirch...</p>\n<p class=\"lf-p\">Eseh-sur-l'Alzette...</p>\n<p class=\"lf-p\">16.3 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Echternach...</p>\n<p class=\"lf-p\">Grevenmacher...</p>\n<p class=\"lf-p\">13.7 13. moyenne. id. moyenne.</p>\n<p class=\"lf-p\">2.2 15.9 18.1 10. moyenne. id. .3 14.1 12.8 12. moyenne. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">7 13.8 13.1 11.5 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Luxembourg... bonne. moyenne.</p>\n<p class=\"lf-p\">12.8 12.8 id. médiocre. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">11.1 14.</p>\n<p class=\"lf-p\">Mersch...</p>\n<p class=\"lf-p\">Redange...</p>\n<p class=\"lf-p\">Remich...</p>\n<p class=\"lf-p\">13.8 Wiltz...</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement moyen .</p>\n<p class=\"lf-p\">14.9 .9 en 1859. — plus. en moins.</p>\n<p class=\"lf-p\">Différence en — 999 Annexes au Mémorial 1861. II. partie.</p>\n<p class=\"lf-p\">10 C) PLANTES RACINES.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les pommes de terre, aussi bien et plus même que toutes les autres plantes alimentaires, eurent à souffrir de la température anormale de l'année 1860. Les apparences restèrent toutefois belles jusque lors la mi-juillet, époque à laquelle la maladie des pommes de terre fit son apparition et attaqua, contrairément à ce qui avait eu lieu jusqu'ici, les variétés hâtives et en détruisit une grande quantité. Cet état de choses ne put toutefois exercer une grande influence sur l'approvisionnement, attendu que ces pommes de terre ne sont généralement plantées que dans les jardins, pour être consommées entre les deux récoltes, au fur et à mesure des besoins, et jusqu'à la rentrée de celles cultivées dans les champs. Or, ceux-ci ayant été emblavés en majeure partie en variétés tardives, qui furent par contre plus épargnées, i l en résulte que la récolte est estimée pour la partie Sud du pays à un bon rendement moyen; tandis que les tubercules étaient en général de bonne qualité, surtout dans les terres légères, que l'on réserve d'ordinaire pour cette culture. Dans la zone ardennaise, qui pendant de longues années a fourni des pommes de terres au bon pays, et dans les terres fortes par contre le rendement a été faible et sa récolte très-difficile et retardée tellement qu'à la mi-novembre il y avait encore des pommes de terres à rentrer.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les betteraves, carottes, rutabagas, là où ils sont cultivés, donnèrent généralement une bonne récolte; mais ces racines ne présentèrent pas partout le développement auquel on est habitué, ce qui réduisit quelquefois considérablement le produit obtenu. On signale aussi une plus forte dose de substances aqueuses, dans les racines et, par suite une diminution dans leur valeur nutritive.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cette observation, qui est applicable à la majeure partie des produits de l'année, comme une conséquence de l'humidité régnante, mérite d'être prise en considération lors de l'estimation de la qualité des produits.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les feuilles de betteraves et les fanes de carottes, qui concourent également à l'alimentation du bétail, ont souffert des premiers frimas d'octobre; ces derniers n'ont toutefois pas nui aux racines elles-mêmes.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les navets sur éteules, en culture dérobée ou intercalée, se rencontrent rarement cette année, vu le retard qu'a éprouvé la rentrée des récoltes principales. Leur rendement à donc été comme de coutume le plus insignifiant.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'état suivant donne la moyenne du rendement de ces différentes récoltes, après déduction pour les pommes de terres, des tubercules attaqués de la botrydidie, lesquelles forment pour certaines contrées le tiers de la récolte, tandis que dans d'autres elles se réduisent au douzième.</p>\n<p class=\"lf-p\">41 POMMES DE TERRE.</p>\n<p class=\"lf-p\">CANTONS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Hectolitre Capellen Clervaux Diekirch Echternach Esch-sur-l'Alzette Grevenmacher Luxembourg Mersch Redange Remich Wiltz 125 75 113 129 135 170 bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">145 103 id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">63 105 53 id. id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Moyenne — en 1859 Différence en plus — en moins 109 bonne. id. id. id. id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">NAVETS.</p>\n<p class=\"lf-p\">BETTERAVES.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">K 13982 moyenne »</p>\n<p class=\"lf-p\">9343 15000 20000 6421 14180 17295 Rendement moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">K id. id. id. id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">7391 id. id. id. id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">134 12951 moyenne 23903 10340 moyenne.</p>\n<p class=\"lf-p\">13936 25 10952 3596 D . PLANTES INDUSTRIELLES ET COMMERCIALES.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le rendement en colza a été assez satisfaisant, malgré les dégâts occasionnés par les intempéries La navette d'été a souffert de la pluie, son rendement n'a toutefois laissé que peu à désirer, là où elle a été rentrée tardivement, et où elle a pu murir sur meulon.</p>\n<p class=\"lf-p\">La camèline a généralement peu souffert de la pluie.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quant au pavot cultivé plus exceptionnellement encore que la navette et la caméline, le produit en a été assez satisfaisant.</p>\n<p class=\"lf-p\">La variété de chanvre du pays a donné un produit laissant a désirer, tandis que la variété géante ou du Piémont était remarquable sous tous les rapports.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le houblon, cultivé sur une petite échelle dans les cantons de Diekirch et d'Echternach, n'est rapporté ici que pour mémoire.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quant a la production de la semence de trèfle, qui fait l'objet d'un commerce très-actif avec l'étranger, la température inconstante de l'année, avec ses alternatives de chaleur et d'humidité n'a, en général, pas été favorable à la production de la graine, ce principal et dernier but de la végétation. Aussi les résultats laissent-ils bien à désirer, surtout pour le trèfle rouge. On trouve peu de graine de l'année bien nourrie, luisante; elle passe presque toujours au sombre, signe certain qu'elle a été récoltée dans de mauvaises conditions.</p>\n<p class=\"lf-p\">12 H.</p>\n<p class=\"lf-p\">H.</p>\n<p class=\"lf-p\">Capellen Clervaux Diekirch Echternach Esch-sur-l'Alzette Grevenmacher Luxembourg Mersch Redange Remich Wiltz Rendement moyen — en 1859 Différence en plus — en moins moyenne, id.</p>\n<p class=\"lf-p\">19.</p>\n<p class=\"lf-p\">22.</p>\n<p class=\"lf-p\">17.</p>\n<p class=\"lf-p\">13.</p>\n<p class=\"lf-p\">19.</p>\n<p class=\"lf-p\">15.</p>\n<p class=\"lf-p\">12 Qualité. id. id. id. id. id. id. id. id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">K° Qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">LIN.</p>\n<p class=\"lf-p\">CHANVRE.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">NAVETTE D'ÈTÉ.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">CANTONS.</p>\n<p class=\"lf-p\">COLZA D'HIVER.</p>\n<p class=\"lf-p\">Reu dément moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">La production de la graine de luzerne laisse également à désirer.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il n'en est pas de même de celle de lupuline ou minette, dont le rendement est satifaisant, et celui du trèfle blanc qui est moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Par contre celui du sainfoin est abondant, mais de moyenne qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">K° 9 627.5 moyenne, id.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">295.</span>moyenne.</div>\n<p class=\"lf-p\">6.4 médiocre. 577.6 117.\"</p>\n<p class=\"lf-p\">11.5 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">361.3 id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">12.5 id, 357. id.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">669.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">332.6 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">308.9 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">230.</p>\n<p class=\"lf-p\">380.9 id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">282.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">13.</span>id.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">575.</span>id. id.</div>\n<p class=\"lf-p\">398.6 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">7.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">106.</span>id.</div>\n<p class=\"lf-p\">342.5 id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">16.7 moyenne. 10.1 médiocre. 448.3 moyenne. 206. moyenne.</p>\n<p class=\"lf-p\">377.</p>\n<p class=\"lf-p\">11.9 553.7 17.8 1.1 1.8 105.4 171.</p>\n<p class=\"lf-p\">E . PLANTES FOURRAGÈRES..</p>\n<p class=\"lf-p\">La fonte des neiges, les grandes pluies qui caractérisèrent l'hiver dernier, provoquèrent le débordement des cours d'eaux qui arrosent les prairies de nos vallons les plus plantureux, et leur action y fut d'autant plus bienfaisante que l'inondation de nos herbages les plus renommés s'était cette fois fait attendre bien longtemps. La température brumeuse, humide de l'année a également contribué à la production des fourrages et, s'il est vrai que les pluies fréquentes quoique peu abondantes du mois de juin retardèrent et contrarièrent la fenaison des fourrages, sans cependant que la récolte eût été compromise, i l est vrai aussi que le temps favorable venu en juillet a permis de rentrer du foin de 1er qualité. On signale toutefois quelques contrées des Ardennes, où la récolte a lieu plus tard, comme ayant beaucoup souffert de la pluie.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le regain, ou produit de la seconde coupe des prairies, laisse par contre à désirer. Son rendement eût été considérable, sans les pluies continuelles qui sévirent à l'époque de sa récolte, lesquelles eurent pour résultat d'en rendre la rentrée difficile, souvent impossible et de diminuer considérablement la qualité de ce précieux fourrage.</p>\n<p class=\"lf-p\">13 L'humidité constante de l'automne a été également funeste au pâturage des prairies, généralement en usage dans le pays, après la récolte du regain. Les cultivateurs n'ont pu user de cette ressource, qui leur aurait permis de remettre à l'hiver l'emploi des fourrages remisés et de n'attaquer que fort tard leurs provisions.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ce qui vient d'être dit au sujet du rendement des prairies naturelles est également applicable a celui des prairies artificielles telles que trèfle, luzerne, sainfoin.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les fourrages mélangés (pois, vesces, feveroles, les vesces fourragées en vert), donnèrent un produit abondant suivant l'époque plus ou moins avancée de leur mise en terre. I l y en eut toutefois beaucoup qui se gâtèrent sur pied et peu qui donnèrent de la semence.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le tableau qui va suivre résumera d'ailleurs la moyenne de ces rendements divers ;</p>\n<p class=\"lf-p\">Capellen Clervaux Diekirch Echternach Esch-sur-l'Alzette Grevenmacher Luxembourg Mersch Redange Remich Wiltz Qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">LUZERNE.</p>\n<p class=\"lf-p\">SAINFOIN.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement, Qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">TRÈFLE.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement.</p>\n<p class=\"lf-p\">Qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">K°.</p>\n<p class=\"lf-p\">K°.</p>\n<p class=\"lf-p\">K°.</p>\n<p class=\"lf-p\">K°. re 8600 bonne. 1200 médioc 3562 bonne. 5000 bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">2602 id. id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">3200 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">3143 assez bonne.4066 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">3293 assez bonne.1364 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">3310 b o n n e . 4915 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">3264 bonne. i 500 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">4392 id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">5000 assez bonce. 1000 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">3320 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">3628 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">3071 bonne. 1290 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">5500 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">3539 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">1000 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">3952 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">4588 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">4120 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">1000 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">4000 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">2879 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">750 id. 2978 id. 4166 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">3362 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">3223 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">1252 id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">18 3992 id. id. 2551 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement moyen 3601 bonne. — eu 1859 3352 Différence en plus — en moins REGAN.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement.</p>\n<p class=\"lf-p\">CANTONS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Reudement.</p>\n<p class=\"lf-p\">FOIN.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rendement.</p>\n<p class=\"lf-p\">PRAIRIES ARTIFICIELLES.</p>\n<p class=\"lf-p\">PRAIRIES NATURELLES.</p>\n<p class=\"lf-p\">249 Qualité, 4000 bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">5377 3600 2302 2320 5100 5666 2900 5331 id. id. id. id. id. id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Kl.</p>\n<p class=\"lf-p\">1150 médiocre 3368 bonne. 4355 bonne. 4077 bonne..</p>\n<p class=\"lf-p\">4946 4438 3099 1456 269 306 73 968 F ) PLANTES POTAGÈRES.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les plantes cultivées dans les jardins en vue de leurs parties vertes, herbacées, p. ex. les salades, ont donné un produit convenable. I l en est de même de celles cultivées pour leur fruit, leur grain, ainsi les fèves, les haricots, pour autant qu'elles étaient destinés -a être consommés en vert; mais chaque fois que ces fruits devaient atteindre leur maturité, les résultats produits ont 14 été, pour ainsi dire, négatifs, de sorte que l'on n'a pas toujours récolté la semence pour l'avenir.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ceci est surtout vrai pour les légumineuses et les alliacées.</p>\n<p class=\"lf-p\">La graine de betterave pour la grande culture, que l'on fait ordinairement dans les jardins, n'a aussi acquis son entier développement que là où le cultivateur a eu l'attention de la faire mûrir à couvert. La carotte par contre donna de bons résultats.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quant à la qualité des produits, elle laisse généralement à désirer.</p>\n<p class=\"lf-p\">G) ARBRES FRUITIERS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les fruits ont été abondants en 1860. Leur maturité a toutefois été retardée, de sorte que les fruits rouges, les cerises donnèrent encore en août et que les quetschiers furent cueillis en octobre et même en novembre. I l est toutefois h remarquer que le principe sucré, qui fait le principal mérite des fruits, n'a pas p u , faute du degré de température voulu, se développer à point.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les noisettes ont été d'une abondance exceptionnelle, i l en a été de môme des noix ; mais le corps ligneux qui se met entre l'amende et la broue, n'a pas acquis la consistance nécessaire à la bonne conservation du produit.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il résulte donc de ce qui précède que la qualité était bien loin de répondre à la quantité des fruits récoltés.</p>\n<p class=\"lf-p\">H ) VIGNES.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans une année comme celle que nous venons de traverser, où les plantes les plus rustiques n'ont pas toujours eu assez de chaleur pour développer des fruits parfaits, i l n'y avait pas moyen d'espérer de grands résultats des vendanges. Ces espérances ont toutefois encore été déçues, et il est arrivé cette année qu'on n'a fait qu'un quart et souvent qu'un huitième de vendange.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quoique la vigne eût déjà beaucoup souffert de la coulure pendant la floraison, les raisins étaient cependant nombreux, bien formés dans le commencement. Mais le mauvais temps qui a régné avec une constance désespérante, n'a pas permis à la grappe de prendre du volume et de mûrir ses grains. Ce sont ces circonstances qui influèrent d'une manière fâcheuse sur le produit de la vendange et qui autrefois n'auraient pas permis d'en tirer profit. Mais depuis que nos plus petits vins sont recherchés pour l'exportation, une mauvaise récolte n'est plus aussi désastreuse. Le moult de 1860 a, il est vrai, eu peu de valeur, mais il a fait l'objet d'un commerce assez actif et son placement n'était pas difficile; tandis que par cela qu'il n!était pas potable, les vins des années antérieures ont été plus recherchés et par conséquent mieux, payés qu'auparavant.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'année 1860, qui n'en est par cela pas moins calamiteuse pour le vigneron, est venue démontrer qu'il y aurait avantage pour l u i de cultiver à côté du raisin blanc ordinaire une plus forte quantité de raisins rouges et cela parce que 1° le vin rouge se vend plus facilement et se paye mieux ;2°un mauvais vin rouge est encore plus sain et plus potable qu'un vin blanc de moyenne qualité; 3° et parce que les raisins rouges mûrissent plus vite comme étant plus précoces, ainsi qu'il a été encore facile de s'en convaincre cette année, aux expositions où le raisin blanc n'est pas parvenu à maturité, quoique se trouvant à côté de vignes de la première espèce qui ont été vendangées.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le produit des vendanges s'éleva en 1860 à hectol 26128 57 Celui de 1859 était de 63407 81 Donc différence en moins pour l'année 1860 37279 25 15 I ) BOIS. HAIES A ÉCORCES.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les causes qui déterminent les fortes exploitations de bois, qui signalèrent l'année 1858, subsistent toujours; beaucoup de forêts ont été livrées a la cognée. Leur produit a été placé très-avantageusement, surtout les bois d'œuvre, qui atteignent tous les jours des prix plus élevés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il en est de même de celui des haies a écorces, dont l'exportation vers l'Allemagne prend tous les jours plus d'extension, tandis que la France ne nous offre plus qu'un débouché tout a fait insignifiant.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ces hauts prix, qui font que le revenu des terrains boisés se rapproche de plus en plus de celui des terres arables, continuent à encourager le boisement des sols improductifs on de peu de valeur. Mais les semis de résineux, qui sont d'ailleurs en majorité, ont été compromis, parce qu'à certaine époque de l'année la sécheresse a nui au développement des jeunes plantes.</p>\n<p class=\"lf-p\">J) ABEILLES.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'apiculture se ressentira longtemps encore des pertes qu'elle a essuyées cette année. Les essaims ont été excessivement rares et lorsqu'il s'est agi de l'hivernage, les provisions étaient tellement faibles, qu'il a été nécessaire de sacrifier un grand nombre des ruches qui n'étaient pas encore mortes d'inanition, afin de pouvoir sauver les autres. Aussi ne possédons-nous plus qu'environ le quart des ruches accusées par le dernier recensement, et ce quart lui-même n'a non seulement donné aucun produit, mais a encore dû être entretenu a l'aide des provisions en miel restant de l'année dernière.</p>\n<p class=\"lf-p\">Aucun autre produit n'a donc autant souffert que las abeilles, des mauvaises conditions météorologiques de l'année que nous venons de traverser.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 3</span><span class=\"lf-art-t\">Prix moyens des grains et fourrages pendant l'année 1859</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Le résumé suivant donne le mouvement des prix sur les marchés régulateurs, pendant tous les mois de l'année 1860.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les prix sont extraits des mercuriales officielles publiées par le Mémorial, pour les marchés hebdomadaires qui se tiennent à Luxembourg, Diekirch, Wiltz, Ettelbruck, Echternach, Remich et Mersch. Ils sont de beaucoup supérieurs à ceux de l'année dernière, et démontrent suffisamment que la production n'a pas été aussi favorable que les années antérieures et qu'elle a été moins abondante qu'alors, ce qui résulte d'ailleurs des chiffres de nos rapports à ce sujet.</p>\n<p class=\"lf-p\">16 MOIS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Janvier...</p>\n<p class=\"lf-p\">Février... — Mars...</p>\n<p class=\"lf-p\">Avril... —...</p>\n<p class=\"lf-p\">Mai... ...</p>\n<p class=\"lf-p\">Juin... ...</p>\n<p class=\"lf-p\">Juillet... hect. hect. hect. hect. hect. hect. hect. hect.</p>\n<p class=\"lf-p\">10 58 11 08 11 75 11 92 11 42 11 58 11 83 11 75 12 13 12 67 12 83 13 14 100 kil. 100 kil.</p>\n<p class=\"lf-p\">1 kilog.</p>\n<p class=\"lf-p\">Bois de stère.</p>\n<p class=\"lf-p\">1 72 9 83 5 1 70 9 83 5 1 78 10 5 1 84 10 5 1 93 10 5 1 89 10 17 5 2 03 10 17 5 1 87 9 83 5 1 83 9 83 5 1 93 9 50 5 9 67 5 1 68 9 67 5 1 57 1 57 9 41 5 9 42 5 1 47 1 50 9 50 5 9 33 5 1 51 1 58 9 50 5 1 53 9 50 5 1 58 9 50 5 1 64 9 58 5 9 92 6 1 63 1 68 10 6 6 1 68 10 1 86 9 83 6 3 60 3 96 5 4 05 3 60 5 4 52 5 3 60 4 52 5 3 60 4 88 5 4 5 30 6 4 5 66 5 4 5 42 5 4 5 46 6 50 4 50 5 94 6 50 4 50 6 28 7 5 50 6 95 7 25 5 7 15 7 5 6 22 7 5 5 76 7 5 4 86 7 5 3 92 7 5 4 27 7 5 4 55 7 5 5 09 7 5 5 02 7 50 6 5 18 8 6.</p>\n<p class=\"lf-p\">6 30 6 30 15 89 15 17 17 37 16 50 16 25 16 33 16 76 18 18 33 18 62 18 62 19 44 16 67 16 33 17 17 17 17 13 33 13 50 13 58 13 08 12 75 13 33 13 25 13 25 8 10 8 10 19 25 18 12 5 21 5 35 13 13 12 33 16 20 16 70 17 61 17 12 17 35 17 50 17 87 18 25 18 57 18 79 19 37 19 75 19 50 19 97 18 10 17 23 16 25 16 33 17 37 18 75 19 21 18 70 17 52 6 48 6 64 6 32 6 43 6 54 6 63 6 73 7 05 7 22 7 05 7 26 7 38 7 57 7 55 7 93 8 77 9 22 8 66 8 99 8 85 8 05 7 12 6 62 6 52 18 20 04 13 06 20 82 13 75 21 51 13 93 21 89 14 32 21 57 13 43 21 19 14 32 21 60 14 43 21 84 14 62 21 92 14 56 22 10 14 52 22 56 14 50 23 66 15 50 23 28 15 32 21 60 14 16 21 82 13 42 22 82 13 69 20 55 13 08 20 12 12 67 22 15 13 23 34 13 94 23 08 14 25 22 23 14 37 21 16 14 31 21 43 14 1re. 22 00 2ree. 22 00 1 . 23 71 ... 2e. 23 98 1re. 23 64 2ere . 23 34 1 . 23 49 2e. 24 03 24 03 2e. 24 26 1ree . 24 74 2 . 25 43 1re. 24 97 2e. 23 27 25 37 24 98 22 61 22 76 24 96 26 61 25 43 24 82 23 53 23 72 Août...</p>\n<p class=\"lf-p\">1re. ...</p>\n<p class=\"lf-p\">2ere.</p>\n<p class=\"lf-p\">Septembre...</p>\n<p class=\"lf-p\">1 . ...</p>\n<p class=\"lf-p\">2ree.</p>\n<p class=\"lf-p\">Octobre...</p>\n<p class=\"lf-p\">1 . —...</p>\n<p class=\"lf-p\">2ree.</p>\n<p class=\"lf-p\">Novembre...</p>\n<p class=\"lf-p\">1 . — ... 2e.</p>\n<p class=\"lf-p\">Décembre...</p>\n<p class=\"lf-p\">1re. — ... 2e.</p>\n<p class=\"lf-p\">5 17 5 08 9 9 75 21 1 71 17 4 75 25 6 49 17 15 1 92 29 5 29 12 49 chêne.</p>\n<p class=\"lf-p\">9 54 hêtre.</p>\n<p class=\"lf-p\">1 88 7 39 21 84 Beurre.</p>\n<p class=\"lf-p\">5 14 03 18 4 14 Paille.</p>\n<p class=\"lf-p\">6 78 13 01 24 02 en moins Foin.</p>\n<p class=\"lf-p\">3 37 11 32 15 88 Pommes de terre.</p>\n<p class=\"lf-p\">13 07 Pois.</p>\n<p class=\"lf-p\">17 69 en 1859.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix moyen en 1860. — 7 29 9 27 10 3 22 Sarrasin.</p>\n<p class=\"lf-p\">2 71 Avoine.</p>\n<p class=\"lf-p\">5 96 Orge.</p>\n<p class=\"lf-p\">4 93 Méteil.</p>\n<p class=\"lf-p\">Froment.</p>\n<p class=\"lf-p\">Différence en plus . — Seigle.</p>\n<p class=\"lf-p\">6 33 Quinzaines.</p>\n<p class=\"lf-p\">17</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE IV.</h3>\n<p class=\"lf-p\">Améliorations agricoles.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§1</span><span class=\"lf-art-t\">L'agriculture continue à marcher dans le mouvement progressif qui lui est imprimé de toute</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">part. Les pratiques nouvelles ou peu connues sont examinées et essayées avec sollicitude et p a t i e n c e .</p>\n<p class=\"lf-p\">Des procédés culturaux recommandables se propagent, des instruments nouveaux sont introduits.</p>\n<p class=\"lf-p\">Mais le service qui a éprouvé le plus d'amélioration dans les derniers temps est sans contredit celui de l'alimentation des animaux domestiques. La disette des fourrages pendant les dernières années a nécessité l'utilisation la plus complète possible des aliments présentés, de la propagation de la pratique de la cuisson de la ration, et emploi de condiments, notamment du sel, afin d'y introduire des substances employées rarement à cette fin, ou comme pendant l'année 1860, des fourrages avariés par cela qu'ils ont été rentrés dans des circonstances détestables. Cette tendance à suppléer aux ressources qui font défaut, par d'autres produits plus abondants, ou par des pratiques nouvelles, prouve que le cultivateur luxembourgeois ne tient pas avec acharnement aux anciens procédés et qu'au besoin il sait s'en approprier d'autres, lorsque les circonstances le commandent.</p>\n<p class=\"lf-p\">C'est ainsi que cette année l'avoine, qu'on laisse par habitude sur andains, a été relevée en moyettes, et qu'il en a été rentré beaucoup qui aurait été détruite sans cette précaution. Bon n o m b r e d'autres apprécient tous les inconvénients de l'assolement généralement suivi, et y introduiraient volontiers des modifications, mais ils en sont empêchés par des circonstances extérieures qu'il n'est pas en leur pouvoir de vaincre sans l'assistance d'autres. Outre le morcellement dont nous avons déjà parlé, se trouve ordinairement l'absence de voies de communication permettant l'accès en toute saison, sans passer sur les propriétés voisines, aux champs à emblaver, ce qui nécessite leur culture avec des plantes mûrissant en même temps que celles des propriétés avoisinantes. Vient ensuite la vaine pâture, qui donne occasion à tant de délits, surtout avec l'organisation actuelle de notre police rurale, et qui fait que les champs non encore récoltés dans le pacage choisi, sont soumis à un pillage inévitable. Du moment que cet état de choses viendra a cesser, le perfectionnement dont les assolements sont susceptibles, ne se fera plus attendre longtemps, s u r t o u t si le cultivateur y est rendu attentif par un système d'encouragement bien dirigé et rationnel.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">Procédés nouveaux</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">La culture des vesces d'hiver avec le seigle nous est signalée comme prenant de l'extension dans le district agricole de Remich. Cette extension était motivée par les succès obtenus jusqu'ici, de sorte qu'il y a lieu d'espérer que cette pratique nouvelle dans ces parages s'y maintiendra , surtout qu'il parait que cette légumineuse n'y souffre pas tant des hivers rigoureux que lorsqu'elle est semée seule.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 3</span><span class=\"lf-art-t\">Irrigations</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">L'irrigation des prairies fait l'objet de beaucoup d'efforts, qui par cela qu'ils sont isolés, sont restreints à de petites surfaces. L'exécution de travaux plus importants, tels qu'on les rencontre dans les pays qui nous environnent, et au moyen desquels il est possible de mettre sous eau toutes les prairies d'une contrée, se rencontre rarement. Comme c'est toutefois le seul moyen ccc Annexes au Mémorial 1861. II. partie.</p>\n<p class=\"lf-p\">18 d'améliorer radicalement une grande partie de nos prés et de les rendre productifs, il semble nécessaire d'encourager la confection de travaux de ce genre. L'expérience faite chez nos voisins indiquera ce qui peut être le plus convenablement fait à cet égard. C'est en nous basant sur elle que nous attendons beaucoup de la coopération de notre administration des travaux publics pour l'étude et la direction des améliorations à faire.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 4</span><span class=\"lf-art-t\">Drainage</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">A la section X X I X , art. 9 0 , du budget des dépenses pour l'exercice 1860, figure un crédit de 4000 fr. pour subsides et avances pour études de défrichements de t e r r a i n et de redressement de cours d'eau, pour confection de travaux de ce genre et pour indemnité à des agents d'irrigation et de drainage. Ce crédit, qui se trouve libellé de la même manière aux budgets des exercices antérieurs, n'a jusqu'ici, paraît-il, reçu aucune application. La cause ne peut toutefois en être attribuée à l'absence de travaux de ce genre, car ils existent dans toutes les parties du pays. Il n'y a donc que l'embarras du choix, et celui de rechercher les plus indispensables parmi ceux qui sont nécessaires.</p>\n<p class=\"lf-p\">Comme nous y voyons, outre l'amélioration qui en résultera, le moyen de faire connaître tel pratique de l'assèchement des terres par le drainage, dans des contrées où elle n'est pas encore en usage, nous ferons les démarches nécessaires pour que cette allocation reçoive l'application la plus utile.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le drainage a d'ailleurs pour les contrées que nous signalons, à c ô t é de sa valeur agricole, l'avantage d'assainir l'air et d'en éloigner les effluves malfaisantes, par cela qu'il en détruit les causes.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ces avantages bien connus continuent d'être de plus en plus appréciés par nos cultivateurs, de sorte que pour l'année 1860 aussi nous pouvons signaler des travaux d e ce genre. C'est ainsi que dans le canton de Luxembourg une prairie de 14 h. 80 a été drainée avec des tuyaux, et que plusieurs autres travaux moins importants y ont de plus été exécutés. Dans le canton d'Esch on a également drainé, et plusieurs prairies du fond marécageux entre Brouch et Sæul ont été assainies au moyen de conduits souterrains.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 5</span><span class=\"lf-art-t\">Engrais et amendements</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Parler des engrais du commerce et en recommander l'emploi, alors que comme chez nous il est perdu encore tant de matières fertilisantes par la conservation défectueuse et l'emploi irrationnel des fumiers d'étables et autres fabriqués dans l'exploitation, semble être non seulement en contradiction avec tous les principes d'une sage économie, mais encore être un encouragement à la dépréciation des matières qu'on laisse perdre d'un côté, pour les remplacer d'un autre et cela à gros frais.</p>\n<p class=\"lf-p\">Mais comme ce sont d'ordinaire les cultivateurs, qui par cela qu'ils apprécient la valeur des fumures, soignent non seulement les engrais qu'ils produisent, mais qui s'en procurent encore d'autres, il s'ensuit que cette contradiction ne se présentera probablement pas. D'ailleurs les engrais artificiels sont rarement employés chez nous. Le guano seul fait exception. On s'en est servi avec avantage en couverture sur les semailles qui avaient souffert de l'hiver ou malvenantes. D'autres le mêlent au purin, destiné à l'arrosement des betteraves. Enfin dans les derniers temps il est employé mélangé à de la cendre de bois à la culture des pommes d e terre. Déposé en petites doses dans les fosses destinées à recevoir le tubercule immédiatement avant la plantation, il a donné 19 des résultats assez remarquables, pour engager les cultivateurs des environs de Luxembourg à s'en servir pour leur culture en champ.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les dépouilles de chevaux voués à l'équarrisseur et d'autres animaux morts ne sont qu'exceptionnellement employées et cela au grand préjudice de la salubrité publique et de la production nationale. Un grand propriétaire, exploitant lui-même, s'est appliqué en 1860 à faire profit de cette négligence. A cette fin i l a construit de vastes citernes à purin, dans lesquelles il jette toutes les substances animales qu'il peut se procurer. Le purin, rendu encore plus caustique par l'adjonction du sulfate de cuivre, détruit bientôt les corps jetés dans les citernes et les réduit en un engrais puissant, économique et d'une grande valeur.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 6</span><span class=\"lf-art-t\">Cultures nouvelles</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Les essais culturaux tentés en 1860 sont résumés ci-après, et quoique peu concluants, ils méritent de fixer l'attention, par cela que leur nombre n'est pas grand. D'ailleurs l'année 1860 n'était pas favorable à des recherches de ce genre.</p>\n<p class=\"lf-p\">A) CÉRÉALES.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le seigle multicaule continue à donner de bons résultats. Le grain provenant de la semence introduite a presque tout été employé à l'emblave des essarts faits avec tant de peine en 1860.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'avoine orgeuse a été introduite de Belgique à l'école agricole de l'État à Echternach, où elle a été cultivée en 1860. La communication des résultats obtenus avec cette céréale aussi bien qu'avec d'autres variétés d'orges y ensemencées est ajournée à l'année prochaine.</p>\n<p class=\"lf-p\">B ) PLANTES RACINES.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les nouvelles variétés de pommes de terre, la coquette et l'infernale, recommandées particulièrement comme n'étant pas aussi sujettes à la maladie que les autres, et qui sont en culture chez nous depuis 1857, n'ont pas été plus épargnées du fléau que leurs cogenères. Leur produit, de la coquette surtout, laisse peu à désirer.</p>\n<p class=\"lf-p\">Une autre variété de pomme de terre, la Godefroid de Bouillon, cultivée à l'école agricole, a donné des résultats des plus satisfaisants ; ce tubercule n'exige pas un sol plus fécond que les autres variétés. Une fertilité moyenne suffit pour lui faire donner un produit très élevé et d'excellente qualité. Elle préfère les terres légères.</p>\n<p class=\"lf-p\">C ) PLANTES INDUSTRIELLES ET COMMERCIALES.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le chanvre de Piémont continue à donner de bons produits. Aussi peut-on croire qu'il est une de ces rares plantes nouvelles qui sont admises dans la grande culture. Reste a savoir s'il s'y m a i n tiendra; la difficulté de faire sa graine chez nous sera d'ailleurs toujours un obstacle à sa propagation exclusive.</p>\n<p class=\"lf-p\">D ) PLANTES FOURRAGÈRES.</p>\n<p class=\"lf-p\">Un fourrage que l'on signale comme étant des plus productifs, le méliot blanc de Sibérie, est à l'étude sur la ferme annexée à l'école agricole de l'État; on ne connaît pas encore le résultat de la culture de ce fourrage, qui paraît convenir beaucoup mieux aux moutons qu'aux bêtes à cornes.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'odeur fortement aromatique du méliot répugne à ces dernières; mais il est possible d'en faire un excellent usage en le consacrant à l'alimention des bêtes ovines. Un méliot a déjà été cultivé en 20 1855, dans les envions de Luxembourg, sous le nom de trèfle géant, mais il n'a pas pu se faire agréer du bétail, à cause de la grosseur et de la force de ses tiges ligneuses.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le sainfoin à deux coupes prend tous les jours plus de faveur, et remplace dans certaines parties du pays, notamment dans le ressort agricole de Remich, le trèfle hybride, qui est tombé en discrédit, ce qui justifie l'opinion que cette dernière plante était plutôt cultivée pour sa graine que pour le fourrage qu'elle donne.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le lupin jaune, cultivé non comme fourrage, mais pour être enfoui en vert, donne des résultats remarquables dans les sables du grès luxembourgeois. Aussi sa culture y prend-t-elle de l'extension. Les seigles semés sur cette fumure verte se développèrent avec plus de vigueur et de force que ceux cultivés dans des conditions identiques, sur une bonne fumure d'engrais d'étable. Il est donc à regretter qu'il n'a pas pu être récolté de semence du lupin en 1860, et que nos cultivateurs se voient obligés de la faire venir de l'étranger, où elle manque également. — On jugera de l'extension qu'à prise cette culture par la circonstance que dans le seul canton de Mersch il a été placé 41 balles (de 100 kilogr.) de la semence de lupin jaune.</p>\n<p class=\"lf-p\">Nous croyons devoir ajouter, pour éviter des déboires, qu'il a été constaté que le lupin jaune réussit mal dans les terres calcaires, et qu'il vient beaucoup mieux dans les sables purs que dans les sables fumés.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 7</span><span class=\"lf-art-t\">Instruments d'agriculture</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Le perfectionnement des faucheuses et des moissonneuses mécaniques a fait dans le dernier temps l'objet des recherches constantes des constructeurs. Aussi ont-elles acquis, surtout les premières, un tel degré de précision, qu'il est généralement admis que le problème du fauchage a l'aide de machines, est résolu.</p>\n<p class=\"lf-p\">Des concours nombreux sont venus en aide aux cultivateurs, afin de leur procurer les moyens de se prononcer sur la valeur relative des différentes constructions en présence. Parmi les machines qui ont, en ces occasions, réuni le plus de suffrages, et qui se distinguent par leur solidité, leur simplicité et leur petit volume, se trouve en première ligne la faucheuse américaine de Wood et celle d'Allen. Ces faucheuses ne pouvaient donc manquer d'attirer l'attention de nos constructeurs et d'être introduites chez nous. Cette introduction a eu lieu en 1860, par la direction des usines du domaine privé royal à Berg, où elles sont aussi construites actuellement.</p>\n<p class=\"lf-p\">La même usine a de plus introduit la herse américaine à rotation excentrique, surtout recommandable pour les terres légères, sur lesquelles elle a été employée avec succès, dans plusieurs contrées de l'Allemagne du Nord.</p>\n<p class=\"lf-p\">Si, à côte de ces introductions, nous plaçons la propagation des bonnes charrues et de machines perfectionnées, qui fait toujours l'objet de plus de progrès, nous constaterons avec plaisir que l'année 1860 mérite sous ce rapport d'être placée à côté de ses devancières.</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE V .</h3>\n<p class=\"lf-p\">Industries agricoles.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il a été employé à la distillation des eaux-de-vie la quantité de matière suivante :</p>\n<p class=\"lf-p\">21 PRODUITS AGRICOLES distillés dans des distilleries agricoles.</p>\n<p class=\"lf-p\">1859.</p>\n<p class=\"lf-p\">Grains . . hect.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pommes de terre. .</p>\n<p class=\"lf-p\">Fruits à pépins, fruits à baies de toutes espèces , marcs de fruits à pépins, lies de vin Marcs de raisins Vin, cidre, poiré et fruits à noyaux 1860.</p>\n<p class=\"lf-p\">167383 39 101357 13 7416 89 8629 87 Autres matières. autres.</p>\n<p class=\"lf-p\">1859.</p>\n<p class=\"lf-p\">1860.</p>\n<p class=\"lf-p\">29572 70 8920 23 14503 29 6027 81 1859.</p>\n<p class=\"lf-p\">1860.</p>\n<p class=\"lf-p\">15000 82 13547 27 49168 14 4170 09 13835 66 24656 23 Ces matières furent travaillées dans 2022 distilleries, — tandis qu'en 1859 on en a compté. 1796 soit en plus 226 Ainsi qu'il résulte des chiffres ci-dessus, il a été distillé moins de grains qu'on 1859. La cause doit en être cherchée d'abord dans le prix élevé des céréales et ensuite dans une plus grande abondance de fourrages. On a par contre fait plus d'eau-de-vie de pommes de terre, ce qui paraît pouvoir être expliqué par la circonstance que les tubercules malades qui étaient en plus grand nombre, ont été employés à cette fin.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quant à l'augmentation considérable de la quantité de fruits distillés, elle résulte naturellement</p></div>", "next": 239882}