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En bref

Cette loi accorde la nationalité luxembourgeoise à deux individus spécifiques et détaille la modification d'un tracé de chemin de fer, ainsi que l'attribution de subventions pour l'enseignement primaire supérieur.

Ce qu'elle réglemente

Qui elle concerne

Points clés

📄 Texte de loi
709 MÉMORIAL Memorial DU des Grand-Duché de Luxembourg. Großherzogthums Luxemburg. Mercredi, 23 juillet 1902. N° 50. Mittwoch, 23. Juli 1902. Loi du 15 mai 1902, accordant la naturalisation à M. Nicolas Becker, marchand de volailles à Merl, Nous ADOLPHE, par la grâce de Dieu, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, etc., etc., etc. ; Vu l'art. 10 de la Constitution et les lois des 12 novembre 1848 et 27 janvier 1878, sur les naturalisations ; Notre Conseil d'État entendu ; De l'assentiment de la Chambre des députés ; Vu la décision de la Chambre des députés du 25 avril 1902 et celle du Conseil d'Etat du 2 mai ct., portant qu'il n'y a pas lieu à second vote ; Avons ordonné et ordonnons : Gesetz vom 15. Mai 1902, wodurch dem Hrn. Nikolas Becker, Geflügethändler zu Merl, die Naturalisation verliehen wird. Article unique- La naturalisation est accordée à M. Nicolas Becker, marchand de volailles, demeurant à Merl, né à Speicher, cercle de Bitbourg (Prusse Rhénane), le 18 septembre 1873. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial, pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Einziger Artikel. Dem Hrn. Nikolas Becker, Geslügelhändler, wohnhaft zu Merl, geboren zu Speicher, Kreis Bitburg (Rhein-Preußen), am 18. September 1873, wird hiermit die Naturalisation verliehen. Befehlen und verordnen, daß dieses Gesetz in's „Memorial" eingerückt werde, um von Allen, die es betrifft, ausgeführt und befolgt zu werden. Schloß Berg, den 15. Mai 1902. Für den Großherzog : Dessen Statthalter, Wilhelm, Erbgroßherzog. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Château de Berg, le 15 mai 1902. Pour le Grand-Duc : Son Lieutenant-Représentant, GUILLAUME, Grand-Duc Héréditaire. Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, EYSCHEN. Wir Adolph, von Gottes Gnaden, Großherzog von Luxemburg, Herzog von Nassau, u, u., u.; Nach Einsicht des Art. 10 der Verfassung, sowie der Gesetze vom 12. November 1848 und 27. Januar 1878, über die Naturalisationen; Nach Anhörung Unseres Staatsrathes; M i t Zustimmung der Kammer der Abgeordneten; Nach Einsicht der Entscheidung der Abgeordnetenkammer vom 25. April 1902 und derjenigen des Staatsrathes vom 2. M a i c., wonach eine zweite Abstimmung nicht erfolgen wird; Haben verordnet und verordnen: Eyschen. 710 Date de l'acte d'acceptation. (Art. 8 de la loi du 12 novembre 1848.) La naturalisation accordée par la loi publiée ci-avant a été acceptée le 1 e r juillet 1902 par M. Nicolas Becker, ainsi qu'il résulte d'un procèsverbal dressé le même jour par M. le bourgmestre de la commune de Hollerich et dont un extrait a été déposé à la division de la justice. Luxembourg, le 16 juillet 1902. Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, EYSCHEN. Datum der Annahme. (Art. 8 des Gesetzes vom 12. November 1848.) Die durch vorstehendes Gesetz dem Hrn. Nikolas. B e c k e r verliehene Naturalisation ist von diesem am 1. J u l i 1902 angenommen worden, wie dies aus einem am selben Tage vom Hrn. Bürgermeister der Gemeinde Hollerich aufgenommenen Protokolle, von welchem ein Auszug bei der Justizabtheilung hinterlegt ist, hervorgeht. Luxemburg, den 16. Juli 1902. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. Loi du 15 mai 1902, accordant la naturalisation à M. Emile-Nicolas Nilles-Kauffmann, propriétaire à Hassel. Gesetz vom 15. Mai 1902, wodurch dem Hrn. Emil Nikolas N i l l e s - K a n f f m a n n , Eigenthümer zu Hassel, die Naturalisation verliehen wird. Nous ADOLPHE, par la grâce de Dieu, Grand-Duc de Luxembourg Duc de Nassau, etc., etc.. etc ; Vu l'art. 10 de la Constitution et les lois des 12 novembre 1848 et 27 janvier 1878, sur les naturalisations ; Notre Conseil d'Etat entendu ; De l'assentiment de la Chambre des députés ; Vu la décision de la Chambre des députés du 25 avril 1902 et celle du Conseil d'État du 2 mai ct., portant qu'il n'y a pas lieu à second vote ; Avons ordonné et ordonnons : Article unique. La naturalisation est accordée à M. Emile-Nicolas Nilles-Kauffmann, propriétaire, demeurant à Hassel, né à Beyren, arrondissement de Thionville, le 3 octobre 1865. Wir A d o l p h , von Gottes Gnaden, Großherzog von Luxemburg, Herzog von Nassau, u., u, u.; Nach Einsicht des Art. 10 der Verfassung, sowie der Gesetze vom 12. November 1848 und 27. Januar 1878, über die Naturalisationen; Nach Anhörung Unseres Staatsrates ; M i t Zustimmung der Kammer der Abgeordneten; Nach Einsicht der Entscheidung der Abgeordnetenkammer vom 25. April 1902 und derjenigen des Staatsrathes vom 2. Mai c., gemäß welcher eine zweite Abstimmung nicht erfolgen wird ; Haben verordnet und verordnen: Einziger Artikel. Dem Hrn. Emil Nikolas Nilles-Kauffmann, Eigenthümer, wohnhaft zu Hassel, geboren zu Beyren, Bezirk Diedenhofen, am 3. Oktober 1865, wird hiermit die Naturalisation verliehen. Befehlen und verordnen, daß dieses Gesetz in's „Memorial" eingerückt werde, um von Allen, die es betrifft, ausgeführt und befolgt zu werden. Schloß Berg, den 15 Mai 1902. Für den Grotzherzog : Dessen Statthalter, Wilhelm, Erbgroßherzog. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial, pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Château de Berg, le 15 mai 1902. Pour le Grand-Duc: Son Lieutenant-Représentant, GUILLAUME, Grand-Duc Héréditaire. Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, EYSCHEN. 711 Date de l'acte d'acceptation. (Art. 8 de la loi du 12 novembre 1848.) La naturalisation accordée par la loi publiée ci-avant a été acceptée le 8 juillet 1902 par M. Emile-Nicolas Nilles-Kauffmann, ainsi qu'il résulte d'un procès-verbal dressé le même jour par M. le bourgmestre de la commune de Weilerla-Tour et dont un extrait a été déposé à la division de la justice. Luxembourg, le 16 juillet 1902. Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, EYSCHEN. Datum der Annahme. (Art. 8 des Gesetzes vom 12. November 1848.) Die durch vorstehendes Gesetz dem Hrn. Emil Nikolaus Nilles-Kauffman verliehene Naturalisation ist von diesem am 8. J u l i 1902 angenommen worden, wie dies aus einem am selben Tage vom Hrn. Bürgeimeister der Gemeinde Weiler-zum-Thurm aufgenommenen Protokolle, von welchem ein Auszug bei der Justizabtheilung hinterlegt ist, hervorgeht. Luxemburg, den 16. Juli 1902. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. Arrêté grand-ducal du 17 juillet 1902, concer- Großh Beschluß vom 17. Juli 1902, eine Aennant la modification du tracé du chemin de fer derung des Trace's der Vicinalbahn Luxemvicinal de Luxembourg à Echternach sur le burg-Echternach anf dem Gebiete der Gemeinde Eich betreffend. territoire de la commune d'Eich. Nous ADOLPHE, par la grâce de Dieu, Wir Adolph, von Gottes Gnaden, GroßGrand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, herzog von Luxemburg, Herzog von Nassau, u, u., u.; etc, etc., etc.; Vu la loi du 26 juin 1897, décrétant la consNach Einsicht des Gesetzes vom 26. J u n i 1897, truction d'une ligne de chemin de fer à petite den Bau einer Schmalspurbahn von Luxemburg nach Echternach betreffend; section de Luxembourg à Echternach ; Nach Einsicht des Gesetzes vom 17. Dezember Vu la loi du 17 décembre 1859 sur l'expro1859 über die Enteignung wegen öffentlichen priation pour cause d'utilité publique ; Notre Conseil d'État entendu ; Sur le rapport de Notre Directeur général des travaux publics et après délibération du Gouvernement en conseil ; Avons arrêté et arrêtons : er Art. 1 . La construction d'une ligne de chemin de fer à petite section de Luxembourg à Echternach, partie située sur le territoire de la commune d'Eich et modifiée entre les distances 6.359 kilom. et 6,970 kilom., d'après le plan présenté le 27 décembre 1901 par l'administration des travaux publics, est déclarée d'utilité publique. En conséquence les terrains à emprendre pour l'exécution de ces travaux le seront con- Nutzens; Nach Anhörung Unseres Staatsrathes; Auf den Bericht Unseres General-Directors der öffentlichen Arbeiten und nach Berathung der Regierung im Conseil; Haben beschlossen und beschließen: Art. 1 . Der Bau des auf dem Gebiete der Gemeinde Eich gelegenen und gemäß dem durch die Bauverwaltung am 27. Dezember 1901, eingereichten Plane zwischen Kilometer 6,359 und Kilometer 6,970 abgeänderten Theiles der Schmalspurbahn Luxemburg-Echternach ist zum Gegenstand öffentlichen Nutzens erklärt. Demzufolge werden die zur Ausführung dieser Arbeiten erforderlichen Grundstücke gemäß dem 712 formément à la loi du 17 décembre 1859 sur l'expropriation pour cause d'utilité publique. Art. 2. Notre Directeur général des travaux publics est chargé de l'exécution du présent arrêté. Luxembourg, le 17 juillet 1902. Art. 2. Unser General-Director der öffentlichen Arbeiten ist mit der Ausführung dieses Beschlusses beauftragt. Luxemburg, den 17. J u l i 1902. Pour le Grand-Duc: Son Lieutenant-Représentant, GUILLAUME, Grand-Duc Héréditaire. Le Directeur général des travaux publics, CH. RISCHARD. Gesetze vom 17. Dezember 1859 über die Enteignung wegen öffentlichen Nutzens erworben. Für den Großherzog: Dessen Statthalter, Wilhelm, Erbgroßherzog. Der General-Director der öffentlichen Arbeite», K. R i s c h a r d . Arrêté du 20 juillet 1902, portant répartition des Beschluß vom 20. J u l i 1902, die Vertheilung der Subsidien zum Besten der Oberprimärsubsides en faveur des écoles primaires supéschulen für das Schuljahr 1901—1902 berieures pour l'année 1901—1902. treffend. L E DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'INTÉRIEUR ; Der General-Director des I n n e r n ; Vu l'art. 197 du budget des dépenses pour Nach Einsicht des Art. 197 des Ausgabenbüdl'exercice 1902 et l'arrêté grand-ducal du 3 mai gets für 1902, und des Großh. Beschlusses vom 1902, concernant l'exécution de ce budget ; 3. Mai 1902, die Vollziehung dieses Budgets betreffend; Après délibération du Gouvernement en conNach Berathung der Regierung im Conseil; seil; Arrête : Beschließt: er Art. 1 . Les subsides suivants sont accordés Art. 1 . Z u Gunsten des höheren Primärpour l'année courante en faveur de l'enseigne- unterrichtes werden für's laufende Schuljahr ment primaire supérieur, savoir : nachstehende Subsidien bewilligt.: 1° à la commune de Larochette . fr: 1000 1° der Gemeinde Fels . . . . Fr. 1000 2° à la ville de Luxembourg . . » 500 2° der Stadt Luxemburg . . . „ 500 3° à la ville de Remich . . . . » 1500 3° der Stadt Remich . . . . „ 1500 4° à la ville de Vianden . . . . » 1000 4° der Stadt Vianden . . . . „ 1000 5° à la ville de Wiltz » 2000 5° der Stadt Wiltz „ 2000 6° à la commune d'Esch-sur-l'Alz. » 1000 6° der Gemeinde Esch a. d. Alz. „ 1000 7° à la commune de Petange . . » 1000 7° der Gemeinde Petingen. . . „ 1000 8° der Gemeinde Düdelingen . . „ 1000 8° à la commune de Dudelange . » 1000 9° der Gemeinde Differdingen 9e à la commune de Differdange (section chef-lieu) » 1000 (Haupsektion) „ 1000 10° à la commune de Differdange 10° der Gemeinde Differdingen (section de Niedercorn) » 500 (Sektion Niederkorn). . . . „ 500 11° der Stadt Grevenmacher . . „ 1500 11° à la ville de Grevenmacher . . » 1500 12« der Gemeinde Eich (Sektion Müh12° à la commune d'Eich (section lenbach) „ 500 de Muhlenbach) » 500 713 13° à la commune d'Eich (section de Weimerskirch) fr. 1000 14° à la commune de Hollerich 1000 15° à la commune de Rumelange 1000 13° der Gemeinde Eich (Sektion Weimerskirch) 14° der Gemeinde Hollerich 15° der Gemeinde Rümelingen Fr. 1000 1000 1000 Art. 2. Ces subsides seront liquidés immédiatement sur le crédit figurant à l'art. 197 du budget des dépenses pour 1902, au profit du collège des bourgmestre et échevins des communes intéressées. Art. 2. Diese Subsidien werden sofort auf Art. 197 des Ausgabenbüdgets von 1902 zu Gunsten des Schöffenkollegiums der betreffenden Gemeinden liquidirt. Art. 3. Le présent arrêté sera inséré au Mémorial. Art. 3. Gegenwärtiger Beschluß soll ins „Memorial" eingerückt werden. Luxemburg, den 20. Juli 1902. Der General-Director des Innern, H. Kirpach. Luxembourg, le 20 juillet 1902. Le Directeur général de l'intérieur, H . KlRPACH. Avis — Notariat. Conformément à l'art. 70 de l'ordonnance r.g.-d. du 3 octobre 1841 sur le notariat, M. Valentin Delvaux, ancien notaire à Weiswampach, a désigné son successeur, M. Nic. Delvaux, comme dépositaire de ses minutes. La présente sera publiée au Mémorial en conformité de l'art. 74 de la môme ordonnance. Luxembourg, le 19 juillet 1902. Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, EYSCHEN. Avis. — Station agricole. Les maisons ci-après désignées ont soumis leur commerce au contrôle de la station agricole de l'État à Ettelbruck, pendant l'année 1902, à savoir : 1° Lehnertz, commerçant d'engrais chimiques à Medernach ; 2e Fréd. Gœdert, fabricant de cierges et de bougies à Esch-sur-l'Alzette. Luxembourg, le 19 juillet 1902. Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, EYSCHEN. Bekanntmachung. — Notariat. In Gemäßheit des Art. 70 der Kgl.-Großh. Verordnung vom 3. Oktober 1841 über das Notariat, hat Hr. Valentin Belvaux, ehemaliger Notar zu Weiswampach, seinen Nachfolger, Hrn. Nikolas Belvaux, zum Depositar seiner Urkunden bezeichnet. Gegenwärtiger Beschluß soll gemäß Art. 74 derselben Verordnung im „Memorial" veröffentlicht werden. Luxemburg, den 19. Juli 1902. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. Bekanntmachung. — Verfuchspation. Nachstehende Firmen haben für's Jahr 1902 ihren Handel unter die Controlle der Versuchsstation zu Ettelbrück gestellt, nämlich: 1. Lehnertz, Händler für chemische Dünger zu Medernach; 2. Fried. Gödert, Kerzenfabrikant zu Esch a.d.Alz. Luxemburg, den 19. Juli 1902. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. 714 L E MINISIRE D'ÉTAT, PRÉSIDENT DU GOUVERNEMENT ; Beschluß die Veröffentlichung des allgemeinen Berichtes der Handelskammer uber die Lage des Handels und der Industrie für das Jahr 1901 betreffend Der S t a a t s m i n i s t e r , Präsident der R e g i e r u n g ; Vu le rapport général de la Chambre de commerce sur la situation du commerce et de l'industrie dans le Grand-Duché pendant l'année 1901; Nach Einsicht des allgemeinen Berichtes der Handelskammer über die Lage des Handels und der Industrie des Großherzogthums während des Jahres 1901; Arrêté concernant la publication du rapport général de la Chambre de commerce pour l'année 1901. Beschließt : Arrête : Le rapport prémentionné sera publié comme annexe au Mémorial. Erwähnter Bericht soll als Beilage zum „Memorial" veröffentlicht weiden. Luxemburg, den 22. Juli 1902. Luxembourg, le 22 juillet 1902. Le Ministre d'Etat, Président du Gouvernement, Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. EYSCHEN. Avis. — Association syndicale. Conformément à l'art. 10 de la loi du 28 décembre 1883, i l sera ouvert du 4 au 18 septembre 1902, dans la commune de Stadtbredimus, une enquête sur le projet et les statuts d'une association à créer pour l'établissement de chemins d'exploitation à Greiveldange. Le plan de situation, le dévis détaillé des travaux, un relevé alphabétique des propriétaires intéressés, ainsi que le projet des statuts de l'association sont déposés au secrétariat communal de Stadtbredimus à partir du 4 septembre prochain. M. Neyen, vétérinaire du Gouvernement à Remich, est nommé commissaire à l'enquête. Il donnera les explications nécessaires aux intéressés, sur le terrain, le 18 septembre prochain, de 9 à 11 heures du matin, et recevra les réclamations le même jour, de 2 à 4 heures de relevée, à l'école de Greiveldange. Luxembourg, le 15 juillet 1902. Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, EYSCHEN. Bekanntmachung. — Syndikatsgenoffenschaft. Gemäß Art. 10 des Gesetzes vom 28. Dezember 1883 wird vom 4. auf den 18. September 1902 in der Gemeinde Stadtbredimus eine Untersuchung abgehalten über das Projekt und die Statuten einer zu bildenden Genossenschaft für Anlage von Feldwegen zu Greiveldingen. Der Situationsplan, der Kostenanschlag, ein alphabetisches Verzeichnis der betheiligten Eigenthümer sowie das Projekt des Genossenschaftsaktes sind auf dem Gemeindesekretariat von Stadtbredimus vom 4. September k. ab hinterlegt. Hr. N e y e n , Staatsthierarzt zu Remich, ist zum Untersuchungscommissar ernannt. Die nöthigen Erklärungen wird er den Interessenten am 18. September k., von 9—11 Uhr Morgens, an Ort und Stelle geben, und am selben Tage, von 2—4 Uhr Nachmittags, etwaige Einsprüche im Schulsaale zu Greiveldingen entgegennehmen. Luxemburg, den 15. J u l i 1902. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. 715 Avis. — Règlement communal. Bekanntmachung. — Gemeindereglement. En séance du 22 mars 1902, le conseil communal de Differdange a décrété un règlement de police concernant le service des femmes dans les cabarets. — Ce règlement a été dûment approuvé et publié, In seiner Sitzung vom 22. März 1902 hat der Gemeinderath von Differdingen ein PolizeiReglement, betreffend die werbliche Bedienung in den Schänten, erlassen. — Dieses Reglement ist vorschriftsmäßig genehmigt und veröffentlicht worden. Luxembourg, le 16 juillet 1902. Le Directeur général de l'intérieur, Luxemburg, den 16. Juli 1902. Der General-Director des Innern, H. Kirpach. H. KIRPACH. Avis. — Règlement communal. Bekanntmachung. — Gemeindereglement. Dans leurs séances respectives des 6 avril et 8 juin 1902, le conseil de la fabrique d'église d'Olingen et le conseil communal de Betzdorf ont arrêté, d'accord avec le bureau des marguilliers et le curé temporaire, un règlement sur le jubé de l'église d'Olingen. — Ce règlement a été dûment publié. In ihren respektiven Sitzungen vom 6. April und 8. Juni 1902 haben der Kirchenrath von Olingen und der Gemeinderath von Betzdorf, im Einverständnis mit dem Büreau des Kirchenvorstandes und dem zeitwelligen Pfarrer, ein Reglement über die Empore der Kirche von Olingen erlassen. - Dieses Reglement ist vorschriftsmäßig veröffentlicht worden. Luxembourg, le 22 juillet 1902. Le Directeur général de l'intérieur, H . KlRPACH. Luxemburg, den 22. Juli 1902. A vis. — Société des Chemins de fer Der General-Director des Innern, H. Kirpach. Guillaume-Luxembourg. MM. les actionnaires de la Société des Chemins de fer Guillaume-Luxembourg sont convoqués eu assemblée générale extraordinaire pour le mercredi, 20 août 1992, à trois heures précises, rue de Strasbourg, n° 10, à Paris. ORDRE DU JOUR: Communication et ratification éventuelle d'un nouveau traité avec la Direction générale impériale des Chemins de fer d'Alsace-Lorraine pour l'exploitation du réseau luxembourgeois de la Société à partir du 1er janvier 1903 jusqu'à la fin de la concession. Pour assister à celte assemblée, les porteurs d'au moins vingt actions anciennes ou cent actions privilégiées ou d'un nombre de ces actions réunies réprésentant un capital nominal de 10,000 francs, devront déposer leurs titres et retirer leur carte d'admission, à Luxembourg, place Guillaume, n° 8, à Paris, rue de Strasbourg, n°10, et à Bruxelles, à la Banque de Paris et des Pays-Bas, jusqu'au 6 août, de 10 heures à 3 heures. Des formules de pouvoirs seront à la disposition des déposants. Nul ne peut représenter un actionnaire s'il n'est lui-même membre de l'assemblée. Luxembourg, le 16 juillet 1902. Caisse d'épargne. — A la date du 11 juillet 1902, le livret N° 93760 a été déclaré perdu. — Le porteur du dit livre est invité a le présenter dans la quinzaine à partir de ce jour, soit au bureau central, soit à un bureau auxiliaire quelconque de la Caisse d'épargne, et à faire valoir ses droits. Faute par le porteur de ce faire dans le dit délai, le livret en question sera déclaré annulé et remplacé par un nouveau. 716 Marktpreise. — 1. Hälfte des Monats Juni 1902. M i t t e l p r e i s e der verkauften Lebensmittel auf den Märkten von Maße oder Luxem- DieEchter- Remich Mersch. Greven- Esch Wiltz. EttelGewicht. macher. a.d.A. brück. nach. burg. kirch. Bezeichnung Der Lebensmittel u. dgl Gerste — — — Spelz — Heidekorn — Hafer — 11 44 11 50 Erbsen — 18 00 Bohnen — — 18 00 Roggen Linsen Kartoffeln 18 00 Hectoliter 16 00 16 50 18 75 17 50 Weizen Mischelfrucht alte 15 00 15 75 15 00 13 50 13 50 16 00 13 00 13 50 13 50 13 50 15 00 10 00 8 75 10 60 18 50 25 00 3 50 3 00 3 00 3 00 3 00 3 125 neue Weizen-Mehl Kilogr. 0 45 0 40 0 40 0 45 0 36 0 34 0 40 0 50 Mischel-Mehl — 0 375 0 38 0 32 0 38 0 32 0 32 0 36 0 40 0 35 0 34 0 29 0 32 Roggen-Mehl 0 70 Butter — — 35 1 89 2 25 1 88 2 10 2 30 2 10 2 20 2 50 Eier Dutzend. 0 89 0 87 0 85 0 89 0 94 1 00 0 90 1 00 1 00 Heu 500 Kilo. 50 00 Geschälte Gerste . 35 00 — 38 25 30 00 Buchenholz Eichenholz Weichholz Stere. 15 00 15 00 14 00 — 10 00 7 00 11 00 Ochsenfleisch Kilogr. 2 00 1 80 1 50 i 70 1 60 — 1 70 1 80 1 50 1 60 1 50 1 60 1 50 1 60 1 90 — 1 70 1 80 1 60 1 80 1 60 1 60 1 60 1 60 2 00 — 1 85 1 60 1 80 1 40 1 80 1 80 1 60 1 80 1 65 2 00 1 60 1 80 1 80 1 80 1 80 1 50 1 80 2 00 Stroh Kuh- od. Rindfleisch Kalbfleisch Hammelfleisch Schweinefleisch id. geränchert — — 2 50 Luxembourg Imprimerie de la Cour. V BUCK. 1 75 1 60 1 MÉMORIAL Memorial DU des Grand-Duché de Luxembourg. GroßherzogthumsLuxemburg. ANNEXE au N° 50 de 1902. RAPPORT GÉNÉRAL SUR LA Situation de l'Industrie et du Commerce pendant l'année 1901. Considérations générales. La dépression violente qui avait éclaté au printemps de l'année 1900, s'est généralisée en 1901 et a embrassé successivement tous les organes de la vie économique. Simultanément, les symptômes de la crise qui se préparait se manifestaient à travers toute l'Europe : le marché témoignait d'une lourdeur inusitée, l'offre dépassait partout la demande, l'esprit d'initiative, dont l'essor avait été si prodigieux, se paralysait, la production se rétrécissait, les valeurs industrielles dégringolaient rapidement et le taux de l'intérêt baissait. Au début, on attribuait volontiers ce malaise, industriel d'abord, commercial et financier ensuite, aux troubles en Chine et dans le Sud-Africain. A mesure qu'il se développait, on put se convaincre qu'on se trouvait en présence d'une de ces crises, devenues classiques, qui viennent éprouver à des intervalles réguliers le marché européen. Ce n'était plus un malaise passager, mais il devint évident qu'il s'agissait d'une de ces liquidations douloureuses des fautes accumulées par le passé. S'il est incontestable que les événements en Chine et dans le Sud-Africain étaient des causes adjuvantes de la crise, il serait excessif de dire qu'ils l'ont engendrée, car le rétablissement de l'ordre en Chine n'a pas facilité la liquidation. Ce sont les erreurs et les fautes des années antérieures, pondant lesquelles tout semblait conspirer pour donner un essor sans pareil aux affaires, — et que nous avons déjà signalées dans notre précédent rapport, — qui ont fait naître la réaction. 2 Le développement régulier de l'industrie et du commerce n'a pas lieu sans résistance et sans soubresauts pénibles. On l'a trop oublié pendant la récente période de prospérité. La prospérité était regardée alors comme l'état normal, la débâcle comme une hypothèse improbable. On avait travaillé pour un débouché que l'on avait cru sans limites et qui, jusqu'ici, avait absorbé tout ce qu'on lui offrait. A l'exaltation des années grasses a succédé, sans transition presque, la prostration des années maigres. Les longs espoirs et les vastes pensées ont fait place à une réserve timorée et à la méfiance. Le mouvement des affaires qui coulait à pleins bords, s'est aminci, la spéculation a retiré son stimulant énergique et la consommation ne songe plus qu'à pourvoir aux besoins du moment. Pendant les quatre années comprises entre la période de 4897 à 4900, le commerce extérieur du Zollverein a augmenté sans interruption. Cet état de choses favorable a cessé en 1901. Les importations, pour cette année, ne représentent plus que 5,709,782,000 mk. contre 6,042,992,000 mk. en 1900; les exportations, pour la môme période, sont descendues de 4,752,604,000 mk. à 4,525,546,000 mk. Ces chiffres donnent la mesure du recul énorme qui s'est produit dans le commerce du Zollverein. La balance du commerce accuse des résultats analogues pour la plupart des pays de l'Europe. Notre industrie minière et métallurgique a été atteinte la première par la crise et en a ressenti le plus lourdement les effets. Pendant cette année néfaste l'extraction de nos minières a diminué d'un tiers. Nos établissements métallurgiques, qui avaient participé largement aux bénéfices des années antérieures, forts de leurs puissantes réserves, ont résisté victorieusement aux atteintes de la crise. Les établissements nouvellement fondés étaient en moins bonne posture et le plus jeune d'entre eux, la société des Hauts-Fourneaux, Forges et Charbonnages Differdange-Dannenbaum, s'est vu forcé, au mois de mai, de demander un moratoire. Toutes nos industries extractives, constructives et manufacturières ont ressenti plus ou moins le contre-coup de la crise. Quelques-unes, comme la tannerie, sont restées stationnantes. Parmi celles qui ont résisté le mieux à l'action funeste des événements, il faut citer les industries dites de consommation, comme la brasserie, la meunerie etc; ces industries ont échappé complètement à l'influence de la crise ou n'en ont guère souffert. L'industrie dés tabacs et cigares a pâti par suite du renvoi de nombreux ouvriers. La ganterie a élargi ses débouchés en modifiant son genre de production. Au milieu de cette dégringolade industrielle, notre situation financière est restée saine, pour ne pas dire bonne. Les écroulements financiers qui se sont produits sur divers points de l'Allemagne, sont demeurés sans répercussion dans le Grand-Duché. Nos établissements de crédit ont continué à se développer, quoiqu'ils aient réalisé des bénéfices moindres par suite du ralentissement de l'activité commerciale et de la diminution des transactions. Le commerce a gardé des dispositions satisfaisantes; cependant, les transactions ont perdu l'ampleur des années de prospérité industrielle et les rentrées s'effectuent difficilement. Si le nombre des faillites témoigne d'une certaine recrudescence, il ne peut pas être taxé d'anormal. Vers la fin de l'année plusieurs signes précurseurs d'une reprise des affaires industrielles se sont manifestés, et l'année 1902 s'est ouverte sous de meilleurs auspices. Il serait 3 osé de dire cependant que la crise est vaincue. Le fond de la dépression est atteint et la conjoncture se relève. Si l'existence d'une légère reprise ne saurait être niée, il règne encore une atonie industrielle qui ne coïncide pas avec un réveil nettement accusé. Tant que les causes n'auront pas complètement disparu, les effets persisteront et Je niveau normal ne sera rétabli que lorsque les stocks seront écoulés. Actuellement, le capital se montre encore trop réservé pour qu'on puisse annoncer la fin définitive de la crise. Les capitaux, qui dorment dans l'attente des temps meilleurs, sont encore considérables. Cependant, un indice certain du retour à la prospérité est le relèvement du taux de l'intérêt. Enfin, l'échéance prochaine des traités de commerce du Zollverein a créé une atmosphère d'insécurité dans laquelle l'initiative industrielle et la spéculation se débattent, sans entrevoir une issue bien précise, et la conclusion des nouveaux traités marquera fort probablement le point de départ d'une orientation nouvelle des affaires. Travaux de la Chambre de commerce. Parmi les questions que la Chambre de commerce a traitées en 1900, nous signalerons plus particulièrement celles qui suivent : a) Nouveau tarif douanier. Déjà, en 1900, la préparation de nouveaux traités de commerce du Zollverein, dont les principaux viennent à échéance le 31 décembre 1903, formait le sujet de préoccupations incessantes dans les sphères industrielles et commerciales. Ces préoccupations se sont accentuées dans le courant de l'année dernière. En 1900, il s'agissait avant tout d'une classification nouvelle du tarif douanier. Le tarif actuel comprend 43 classes, groupées par ordre alphabétique et subdivisées en 387 positions: il compte près de 80 années d'existence. Il avait été sérieusement question, en 1879, de l'établir sur un plan plus rationnel, mais le temps manquait alors pour ce vaste travail; on faisait valoir encore pour son maintien l'intérêt de la statistique comparative du commerce extérieur et l'accoutumance du public. Cependant les découvertes sans cesse multipliées de la science et les progrès rapides d'un grand nombre d'industries imposaient une spécification plus complète, car il devenait difficile de faire rentrer de nombreux produits nouveaux ou transformés dans ce cadre suranné. Celui-ci formait, en même temps, un instrument trop défectueux pour la conclusion de nouveaux traités de commerce, les tarifs des autres Etats présentant un plus grand développement en raison des progrès modernes et des manifestations plus diverses de l'industrie. Le nouveau tarif comprend 16 grandes classes,*) subdivisées en 9-i6 positions. La plupart des Chambres de commerce du Zollverein avaient profité de la classification *) 1° Erzeugnisse der Land- und Forstwirthschaft und andere thierische und pflanzliche Naturerzeugnisse; Nahrungs- und Genussmittel ; 2° Mineralische und fossile Rohstoffe ; Mineralöle; 3° Zubereitetes Wachs; feste Fettsäuren, Paraffin und ähnliche Kerzenstoffe, Lichte, Wuchswaaren, Seifen und andere unter Verwendung von Fetten, Oelen oder Wachs hergestellte Waaren ; 4° Chemische und pharmaceutische Erzeugnisse, Farben und Farbwaaren; 3° Thierische und pflanzliche Spinnstoffe und Waaren daraus ; Menschenhaare ; zugerichtete Schmuck- 4 louvelle du tarif douanier, sur laquelle elles étaient consultées, pour formuler des vœux ansujet des droits d'entrée existants. Celle du Grand-Duché était du nombre (voir notre Rapport, pour l'année 1900). Mais ce n'est qu'au mois de juillet 1901 que les représentations du commerce et de l'industrie ont été officiellement saisies du « Entwurf eines Zollgesetzes ». Pour recueillir les* vœux des intéressés, notre Chambre de commerce avait informé le public, par un communiqué à la presse, que le projet du nouveau tarif pourrait être consulté au secrétariat à des heures désignées ; puis, les observations auxquelles le projet avait donné lieu et que nous résumons ci-après, furent arrêtées définitivement dans la séance du 29 août et présentées au Gouvernement. Blés. — La Chambre de commerce estime que les droits élevés, dont le projet de nouveau tarif frappe les blés, ne manqueront pas d'avoir une répercussion fâcheuse sur le Grand-Duché. Notre production de blé ne correspond pas à nos besoins et l'importation doit suppléer dans une large mesure aux insuffisances de la production indigène. La population ouvrière, pour laquelle la question du pain est capitale, sera atteinte, la première, par ces droits. Une hausse de la main-d'œuvre en sera la conséquence fatale, immédiate, car c'est un fait acquis que le prix de la main-d'œuvre est l'expression du prix de revient de la vie et. qu'elle traduit fidèlement toutes les fluctuations qui se produisent dans les conditions de l'existence. L'industrie, par ricochet, subira les effets d'une hausse extraordinaire des salaires : c'est bien sur elle que viendront s'accumuler, — après avoir passé à travers les autres organes de la vie économique sans en modifier le fonctionnement, — toutes les conséquences désastreuses de l'augmentation projetée. Aucun profit bien sérieux n'en résultera, d'autre part, pour notre agriculture. Par le genre de ses cultures, ses procédés et son outillage, celle-ci est appelée avant tout à satisfaire à ses propres besoins et en partie à ceux de la région circonvoisine. De puissantsdroits protecteurs, tels que les prévoit le nouveau tarif, passeront sur elle sans l'affecter. Tannerie. — Les trois tanneries du Grand-Duché qui travaillent d'après le nouveau procédé à tannage rapide, avaient adressé à la Chambre de commerce des protestations très énergiques au sujet des droits élevés qui sont prévus pour les extraits tanniques et le bois de Quebracho. Leurs observations peuvent se résumer ainsi : Nos trois tanneries qui ont adopté les nouveaux procédés de tannage, emploient par an:. 2,100,000 kg. de bois de Quebracho et 805,000 kg. d'extraits tanniques, aujourd'hui libres de tout droit d'entrée. D'après le projet du nouveau tarif, ces quantités acquitteraient : bois de Quebracho : 2,100,000 x (2 mk. les 100 kg.) = 42,000 mk. extraits tanniques : 805,000 x (8 mk. les 100 kg.) == 66,400 » sôit ensemble , . . 106,000 mk. par an. federn ; Fächer und Hüte ; Leder und Lederwaaren, Kürschnerwaaren, Waaren aus Därmen; 7° Kautschukwaaren ; 8° Geflechte und Flechtwaaren aus pflanzlichen Stoffen mit Ausnahme der Gespinnstfasern ; 9° Besen, Bürsten, Pinsel und Siebwaaren ; 10° Waaren aus thierischen oder pflanzlichen Schnitz- oder Formerstoffen ; 11° Papier, Pappe und Waaren daraus ; 12° Bücher, Bilder, Gemälde; Waaren aus Steinen oder andern mineralischen Stoffen (mit Ausnahme der Thonwaaren) sowie aus fossilen Stoffen; 14° Thonwaaren ; 15° Glas und Glaswaaren; 16° Edle Metalle und Waaren daraus; 17° Unedle Metalle und Waaren daraus; 18. Maschinen, elektrotechnische Erzeugnisse, Fahrzeuge; 19° Feuerwaffen, Uhren, Thonwerkzeuge, Kinderspielzeug. 5 Il est vrai que les droits d'entrée sur les cuirs sont relevés sensiblement aussi, mais ce relèvement n'est pas parallèle à celui qui frappe les matières premières. Pour rétablir l'équilibre entre le prix d'achat des matières premières et les prix de vente des cuirs, ceux-ci devraient subir une hausse impossible. D'autre part, ces trois tanneries ne pourront plus retourner à leur ancien moyen de tannage, l'écorce de chêne. Nos meilleures écorces ne contiennent pas plus de 12 pCt. de tannin, et encore y a-t-il de 3 à 4 pCt. d'insoluble. Pour les besoins de nos jours, l'écorce de chêne forme un tannin pauvre qui agit trop lentement ; il nous faut aujourd'hui des tannins riches, produisant leur effet sur la peau dans le temps le plus court. On devrait se garder encore des complaisantes chimères au sujet de l'avenir de l'écorce de chêne. Par des droits d'entrée sur les autres tannins, on ne parviendra guère à en relever le prix: c'est une matière surannée qui ne pourra plus être employée que mélangée avec d'autres tannins. Enlever aux tanneries modernes le bois de Quebracho et les extraits tanniques au moyen de droits prohibitifs, ce serait rendre à ces industries la concurrence sur le marché mondial impossible, surtout aux établissements travaillant la petite peau, et ouvrir les portes toutes larges à l'importation étrangère. D'ailleurs, les pays du Zollverein ne produisent pas même le cinquième des matières tannantes nécessaires à leurs tanneries. Tout en approuvant ces desiderata et en les recommandant à la sollicitude du Gouvernement, la Chambre de commerce estime cependant que la question est assez complexe en ce qu'elle touche également aux intérêts des tanneries travaillant d'après l'ancien système et à ceux des producteurs d'écorces à tan. Elle regrette que ces industriels n'aient pas présenté leurs observations sur le nouveau tarif et engage le Gouvernement à se renseigner auprès des intéressés par voie d'enquête. Ganterie, — L'industrie gantière a relevé en premier lieu l'augmentation onéreuse qui frappe les boutons de nacre, portés de 150 à 200 mk. Pourtant, ces boutons ne se fabriquent pas dans l'intérieur du Zollverein, mais en Autriche ; leur entrée en franchise de douane ne porterait donc préjudice à aucune industrie allemande. Au lieu d'être augmentés, les droits d'entrée sur cet article devraient être abolis. Il en est de même de la soie à broder. L'Allemagne ne saurait fournir la soie nécessaire, cet article formant une spécialité pour laquelle la soie allemande ne convient pas. I l a donc été protesté vivement contre le relèvement des droits sur cet article, portés de 140 à 300 mk. alors que les circonstances demanderaient pour le moins qu'ils fussent maintenus au niveau actuel. D'une grande importance pour la ganterie est également le jaune d'oeuf, dont elle fait une consommation énorme. A l'endroit de cet article, le nouveau tarif s'exprime ainsi : «Eigelb zu gewerblichen Zwecken wird amtlich ungeniessbar gemacht (denaturirt) oder unter Ueberwachung der Verwendung zollfrei abgelassen ». Or, le jaune d'œuf subit déjà dans le pays d'origine, en dehors d'une addition de sel, une autre addition de 5 à 6 pCt. de borax en vue de sa conservation. Ainsi « dénaturé » il ne peut plus servir comme aliment. Par l'ajoute d'une matière dénaturante on risque de le rendre impropre aux usages de la ganterie, la fleur des peaux étant très délicate et très susceptible de se casser au contact d'une matière étrangère. Des milliers de peaux seraient exposées ainsi à être abîmées. Quant à la surveillance à exercer sur l'emploi du jaune d'œuf, elle formerait la source 6 d'embarras sans fin. C'est la nécessité qui exige que, une fois dénaturé, le jaune d'œuf destiné à l'industrie passe librement, sans aucune formalité. Papiers. — Par sa lettre du 31 décembre 1900 la Chambre de commerce avait appelé l'attention du Gouvernement sur la campagne qui se poursuivait alors, en Allemagne, en faveur du relèvement des droits sur le papier. Cette campagne, activement menée par le syndicat des fabricants de papier, ayant trouvé son expression dans le nouveau tarif, il a été appuyé de nouveau sur le grave préjudice qui en résulterait pour nos imprimeries. Divers. — Enfin, une droguerie et une fabrique de brosses ont présenté des observations sur quelques articles spéciaux. b) Réadmission en franchise des gants de peau cousus en Belgique. Par sa lettre du 23 janvier 1901 l'administration des douanes rappelle que, depuis 1893, nos fabricants de gants sont autorisés à réimporter en franchise les gants de peau qui jouissent de l'admission temporaire en Belgique pour y être cousus. Estimant que la maind'œuvre indigène doit s'être développée depuis ce temps, elle demande l'avis de la Chambre de commerce sur la question de savoir s'il n'est pas indiqué de supprimer ce traitement exceptionnel à partir de fin décembre 1903. La Chambre de commerce reconnaît volontiers que la réimportation en franchise d'un article ne doit pas léser le travail national en opposant à celui-ci la concurrence du travail étranger sous le couvert d'un régime douanier spécial. Ce régime n'est pas à recommander, du moment qu'un pays dispose d'une main-d'œuvre suffisamment développée pour satisfaire aux besoins de son industrie. Malheureusement, le Grand-Duché n'offre pas les ressources nécessaires à la ganterie, et les conditions qui lui ont valu, en 1893, ce traitement de faveur, ne se sont pas modifiées depuis. La main-d'œuvre indigène continue d'être insuffisante. Depuis 1893 nos fabricants ont essayé loyalement de former des ouvrières dans le pays même ; ils ont monté des ateliers dans différents endroits, mais les lourds sacrifices qu'ils se sont imposés, ont abouti presque invariablement à des échecs. Dans quelques localités, comme Esch-sur-Sûre et particulièrement Wiltz, la couture des gants a pris racine ; dans les campagnes tous les essais ont échoué : nos jeunes paysannes préfèrent travailler aux champs ou d'entrer en condition. D'ailleurs, le travail qu'elles fournissaient était peu soigné et donnait lieu à des réclamations incessantes. Comme il est impossible de trouver dans le pays même la main-d'œuvre indispensable, l'industrie gantière est forcée de continuer à s'adresser à la Belgique pour y trouver le complément nécessaire. D'autre part, la couture belge est expressément demandée aujourd'hui par la clientèle anglaise qui tirait autrefois ses gants de France et de Belgique. Son abandon entraînerait inévitablement la perte d'une partie de cette clientèle. Aussi la Chambre de commerce s'est-elle prononcée énergiquement en faveur du maintien du régime douanier existant. c) Dédouanement à la gare de Hollerich. Les colis à destination de Luxembourg qui arrivent par la nouvelle ligne de Pétange sont dédouanés à la gare de Hollerich, et les destinataires sont obligés de se rendre à cette station, 7 distante de trois kilomètres et d'un accès assez compliqué, pour faire procéder aux opérations de la douane. Il en résulte pour nos industriels et commerçants, en dehors des avaries et déchets inhérents à tout déballage et réemballage des colis, des frais supplémentaires assez sensibles pour manutention et réexpédition ultérieure à Luxembourg même. La Chambre de commerce a donc exprimé le vœu au Gouvernement que toutes les marchandises soient dédouanées indistinctement à la gare centrale. d) Retards dans les envois de plants d'églantiers. Les mesures rigoureuses qui ont été prises le long de nos frontières sur l'initiative de la Commission phylloxérique font éprouver des retards considérables aux envois de plants d'églantiers, dont nos rosiéristes tirent d'importantes quantités de France, et surtout de Belgique. En dehors de la gêne que ces retards apportent dans la marche régulière des affaires, ils exposent, les plants à des avaries sérieuses. La Chambre de commerce a attiré l'attention du Gouvernement sur cet état de choses. e) Timbres-poste. La Chambre de commerce a signalé au Gouvernement un grave défaut que présentent nos timbres-poste de 25 et de 12½ centimes. Ces timbres adhèrent mal à l'enveloppe ; souvent ils s'en détachent et il en résulte des ennuis fort désagréables pour les expéditeurs. Il paraît que la cause réside dans l'épaisseur du papier qui est employé à la confection de ces deux sortes de timbres, nos autres timbres, ceux de 1, 2, 4, 5 et 10 centimes p. ex., qui sont plus minces, n'offrant pas ce défaut. f) Réclamation au sujet de la préférence accordée aux étrangers pour fournitures de travaux d'imprimerie. Dans son rapport pour 1899 et 1900 la Chambre de commerce a déjà fait ressortir les nombreux perfectionnements apportés dans l'outillage de nos imprimeries qui permettent d'exécuter, dans le pays même, beaucoup de travaux d'imprimerie pour lesquels on était jusqu'ici tributaire de l'étranger. Parmi ces travaux elle a cité notamment les actions et obligations de sociétés. Nos grands établissements industriels font tirer, depuis quelque temps, leurs actions et obligations à Luxembourg. Leur exemple a été suivi par un certain nombre de maisons étrangères. Il est donc regrettable que des administrations publiques continuent à se fournir en dehors du pays. Ainsi le Crédit foncier, établissement géré par l'État, a adressé ses commandes d'obligations à l'étranger, alors que la Banque Internationale, notre principal établissement de crédit, a fait tirer ici, tout récemment, 80,000 feuilles de coupons d'actions, et plus tard, — trouvant sans doute l'exécution de la commande à son entière satisfaction, — 20,000 actions avec coupons d'actions. Pourtant les prix de nos imprimeurs indigènes sont plus modérés et le contrôle du tirage est toujours plus facile sur place. La Chambre de commerce a donc prié le Gouvernement de ne pas refuser à l'imprimerie luxembourgeoise les encouragements et la confiance, dont l'initiative privée lui donne de si éclatants témoignages, et que, d'ailleurs, elle mérite à tous égards. Peut-être conviendrait-il d'étendre cette faveur aux fournitures de timbres et de cartes postales ? 8 g) Monnaie. Des plaintes s'élant élevées au sujet de l'abondance excessive des demi-sous, la Chambre de commerce a signalé cet inconvénient au Gouvernement. Cette monnaie ne devrait être lancée sur le marché qu'au fur et a mesure que le besoin s'en fait sentir. A un moment donné, elle formait une gêne sensible pour nos commerçants, pour les détaillants surtout, qui éprouvaient des difficultés réelles à s'en débarrasser. h) Tarif maritime. Il existe dans le «Rheiniscli-Westphäl.-Norfhvestdeutscher Seehafenverkehr » un tarif exceptionnel pour un certain nombre de. marchandises et de stations, qui ne trouve pas son application sur notre réseau ferré. La station la plus rapprochée qui bénéficie de ce tarif de Javeur est Trêves. I l serait fort à désirer pourtant, dans l'intérêt de notre commerce et de notre industrie, que ce tarif fût étendu aux principales stations du Grand-Duché. Voici p. ex. quelles différences énormes accusent les frais de transport (calculés sur .10,000 kg.) du port de Brème aux stations ci-après : TRÊVES. METZ. LÜXKMKOUR<;. Riz . .. . . 148 mk. 187 mk. 261 mk. Calé . . . . 189 » 245 » 344 » La Chambre de commerce a donc sollicité l'intervention du Gouvernement auprès de la Direction impériale des chemins de fer en Alsace-Lorraine à reifet de faire bénéficier notre j>ays de ce tarif de faveur. i) Concordat préventif de la-faillite. À plusieurs reprises, la Chambre de commerce a signale au Gouvernement les graves défauts que présente notre législation sur le concordat préventif de la faillite. Nos commerçants et industriels s'alarment, à juste tilre, des facilités trop grandes que la législation et la jurisprudence accordent au failli et qui constituent pour ainsi dire une prime à une gestion d'affaires négligente ou douteuse. Les mœurs commerciales, sous ce rapport, se montrent, plus sévères. Si le principe, de sauver l'honneur du débiteur malheureux et de bonne foi est jusie e{, volontiers reconnu, le mode de liquidation même devrait offrir plus de garantie aux créanciers : les propositions concordataires devraient reposer sur clés garanties réelles et sérieuses ; toutes autres propositions, surtout celles qui tendent à confier au débiteur même, sans aucune garantie, la liquidation de'son actif, ne devraient pas être acceptées. La Chambre de commerce a donc jugé de son devoir d'appeler de nouveau l'attention du Gouvernement sur un projet de modifications à introduire dans notre législation sur le concordat préventif de la faillite, qu'elle avait déjà élaboré en '181)8, et qui se résume ainsi: 1° le Tribunal devra nommer, avant le cours de l'instruction, un ou plusieurs experts chargés d'examiner les affaires ou débiteur qui sollicite le concordat ; celte nominal ion qui, dans le texte actuel de la loi, n'est que facultative, devra être dorénavant obligatoire ; 2" les propositions concordataires devront être sérieuses et de nature à donner une confiance absolue dans leur exécution ; à cet effet. : a) elles devront comprendre l'offre de payer au moins ;>0 pCI. aux créanciers admis, 9 b) les dividendes offerts devront être versés dans le délai maximum d'un an, c) les offres devront être appuyées d'une garantie réelle ou personnelle d'une valeur incontestable. Concurrence déloyale. La Chambre de commerce a saisi l'occasion que lui fournissait le fait suivant pour appeler de nouveau l'attention du Gouvernement sur les inconvénients de la trop grande liberté économique dont nous continuons à jouir, alors que la plupart des pays voisins ont apporté certaines restrictions à la concurrence. A une foire, un marchand ambulant annonçait une « liquidation » de certains articles de grande consommation. Lorsque la police intervint, il exhiba un bail contracté en bonne et due formé avec le propriétaire d'un magasin de l'endroit pour un terme de plusieurs années. Les commerçants de la localité se sont vivement émus de cette manœuvre, considérée comme une prodigieuse duperie ; ils étaient persuadés que la liquidation annoncée ne servait que d'appât, car il est étrange pour le moins qu'une firme débute par une liquidation. Des procédés analogues se reproduisent chaque jour dans la pratique commerciale. Afficher une liquidation est aujourd'hui un « truc » d'un usage courant pour attirer la clientèle. I l semble même que le terme « liquidation » et son correspondant allemand « Ausverkauf » aient perdu leur sens naturel pour s'appliquer à un commerce de soldes ou à vil prix et qu'ils ne soient plus qu'une forme assez ordinaire de la réclame, tellement on en abuse. Mesures dans l'intérêt de la santé et de la sécurité des ouvriers dans les industries non classées. Le Gouvernement ayant demandé l'avis de la Chambre de commerce sur la loi belge du 2 juillet 1899, concernant la sécurité et la santé des ouvriers dans les entreprises industrielles et commerciales non classées, une commission, composée de MM. A. Duchscher, M. Pescatore et A. Reinhard, fut chargée de l'examen de cette question. Les propositions de cette commission que nous résumons ci-après, ont été admises, après discussion en assemblée plénière, à former la réponse à la demande du Gouvernement : La Chambre de commerce est unanime à reconnaître l'utilité et, dans certains cas, la nécessité d'une loi renforçant l'action réglementaire du pouvoir exécutif par rapport aux industries qui ne sont pas classées, dans la catégorie des établissements dangereux ou insalubres. Des mesures préventives sont désirables pour enrayer, autant que possible, les accidents du travail et les conséquences fâcheuses qu'exerce, sur la santé de l'ouvrier, le séjour dans des ateliers malsains. Le pouvoir public et l'action personnelle se trouvent sur un terrain d'entente au point de vue du bien. Elle estime donc que la loi belge du 2 juillet 1899, concernant la sécurité et la santé des ouvriers employés dans les entreprises industrielles ou commerciales non classées, pourrait être adoptée en principe dans le Grand-Duché où elle ne manquerait pas de produire des effets éminemment salutaires. Rechercher et trouver les moyens d'accorder à l'Etat une intervention plus large dans l'agencement hygiénique des ateliers ne suffit pas : i l faut encore s'assurer que cette intervention s'exerce dans les conditions les plus pratiques. Sous ce rapport, la Chambre de com2 10 merce croît devoir proposer que l'exécution de la loi soit confiée à l'inspection des fabriques. Si l'on voulait charger de cette besogne la police, c'est à dire !a gendarmerie, il est fort à craindre que la loi ne trouve un accueil sympathique ni chez le patron ni chez l'ouvrier et. qu'au lieu de faire ressortir nettement le but d'aider et d'instruire, elle ne revête plutôt un caractère vexatoire, et ses résultats seraient médiocres. Peut-être serait-il à désirer que le Gouvernement, s'il était investi des pouvoirs prévus par la loi belge, ne fît procéder à des visites que dans les cas qui lui seraient signalés et lorsque son intervention serait requise à cet effet. Les inspections indispensables au contrôle de l'application correcte des dispositions législatives sur cette matière doivent, en principe, apporter un concours à l'industriel. Toute manifestation inquisitoire, tracassière ou intransigeante doit en être rigoureusement exclue. Le contrôle doit être rempli avec bienveillance et l'industriel doit pouvoir ouvrir ses portes avec confiance aux inspecteurs, qui, de leur côté, lui doivent leurs lumières pour lui faciliter sa tâche à laquelle sont liés sa fortune et son honneur. Aussi la Chambre de commerce est-elle persuadée que le Gouvernement chargera de cette délicate et importante mission des personnes méritant l'entière confiance des industriels, qui sauront procéder avec le tact nécessaire et sans froisser les industriels habitués à se trouver en conformité avec les exigences de l'hygiène. Nos ateliers, sous ce rapport, ont. fait un énorme pas en avant. Les sévérités de la jurisprudence à l'égard des patrons dans les questions d'accidents du travail ont fait entrer beaucoup d'industriels négligents dans la bonne voie. En Allemagne, des règlements visant le même but que la loi belge ont été édictés ces temps derniers par plusieurs grandes villes. Ces règlements émanent des administrations municipales. Des commissions spéciales, dites « soziale Kommissionen », qui sont élues par les conseils municipaux, veillent à leur exécution. Leurs membres ont à exercer gratuitement leur mission, ce qui semble peu recommandable pourtant. A en juger par les feuilles allemandes qui s'occupent spécialement de questions ouvrières, ces mesures auraient donné des résultats satisfaisants, surtout à l'égard de l'assainissement des ateliers et demeures. Il est un fait acquis aujourd'hui que la santé de l'ouvrier est ruinée sur une plus large échelle par les habitations insalubres et le séjour prolongé dans des locaux manquant d'air vital et de lumière que par une nourriture insuffisante. La Chambre de commerce a donc saisi cette occasion pour recommander à l'attention toute particulière du Gouvernement la question des habitations ouvrières dont la Chambre des députés est saisie. Par la construction d'habitations saines, spacieuses et à bon marché, dont les ouvriers pourraient se rendre acquéreurs dans un temps déterminé, l'État rendrait à ceux-ci un service immense. Un point essentiel de la question sociale est là. Sous ce rapport on pourrait s'inspirer peut-être de ce qui se passe en Belgique où des commissions locales, qui ont pour mission d'encourager la construction et l'amélioration des habitations ouvrières, fonctionnent à la satisfaction générale. Paiement des salaires aux ouvriers. Des critiques ayant été faites sur les abus auxquels la loi du 12 juillet 1895, concernant le paiement des salaires aux ouvriers, donnerait lieu dans la pratique, le Gouvernement a 11 demandé l'avis de la Chambre de commerce sur l'opportunité de modifications éventuelles à introduire dans la législation afférente. Aucun des nombreux abus signalés n'est venu à la connaissance des membres de la Chambre de commerce, ce qui permet de supposer que ces critiques reposent sur des informations erronées. La Chambre veut bien admettre que la loi de 1895 donne lieu à des abus: toutes les institutions sociales, si parfaites qu'elles soient, y sont sujettes. Dans l'espèce, ils ne doivent pas mériter de fixer particulièrement l'attention publique. Comment s'expliquer que des ouvriers, — alors que la surabondance de la demande qui règne sur le marché de la main-d'œuvre ne les force nullement à subir docilement les conditions d'un patron, — n'aient sollicité nulle part l'intervention de la police? L'ouvrier moderne n'est pourtant pas sans connaître la législation qui règle le paiement des salaires. Il est donc inadmissible que tous ces ouvriers se soient laissé exploiter tranquillement, sans invoquer la protection des lois. Au sentiment de la Chambre de commerce, il n'y a pas lieu de modifier la loi de 1895. Cette loi a fait ses preuves. Elle entoure le paiement des salaires de toutes les garanties désirables. Si elle donne lieu à des abus, les pouvoirs sont suffisamment armés pour les réprimer. En ce qui touche plus particulièrement la question du prix de revient, la Chambre estime qu'elle est diverse et changeante suivant les lieux. Une mesure générale ne saurait être prise à cet égard, les prix d'achat des denrées n'étant pas partout les mêmes. Une interprétation assez communément répandue parmi la population ouvrière tend à identifier le prix de revient avec le prix d'achat des marchandises, sans tenir compte des frais d'administration, de transport et de manutention, des frais généraux de toute sorte et des pertes provenant de déchets, avaries et soldes qui viennent s'ajouter au prix d'achat pour former le prix de revient. Les économats enfin doivent être considérés comme un bienfait immense pour l'ouvrier. Ils ont été créés dans les centres trop rapidement industrialisés pour le préserver contre l'exploitation de commerçants peu scrupuleux, et ne forment généralement qu'une charge pour les patrons. Il est de toute justice que les tenanciers des économats fassent supporter aux marchandises tous les frais de premier établissement et d'exploitation. Rapatriement des ouvriers étrangers. A la suite de la crise métallurgique qui s'était accentuée au printemps de l'année 1901, de nombreux ouvriers étrangers avaient été congédiés et vagabondaient à travers le pays. La plupart d'entre eux étant dénués de ressources, leur rapatriement éprouvait de grandes difficultés et le Gouvernement songeait aux mesures à prendre pour éviter le retour d'un pareil état de choses. A la date du 7 mai, il soumit à l'examen de la Chambre de commerce la proposition suivante: «II y aurait peut-être moyen d'obvier à cet état de choses si l'on obligeait le patron à n'occuper que des ouvriers ayant une petite réserve ou de retenir sur le salaire des ouvriers qu'ils emploient la somme nécessaire pour assurer, le cas échéant, le retour dans leur pays d'origine.» La Chambre de commerce est persuadée de l'utilité d'une mesure, consistant à créer un fonds de rapatriement au moyen de retenues à opérer sur les salaires des ouvriers étrangers embauchés par des patrons luxembourgeois. Un contrat passé de gré à gré entre le patron et l'ouvrier en établissait le montant et règlerait tous les détails de la perception. Les 12 sommes ainsi perçues resteraient consignées entre les mains du patron, à moins que le Gouvernement ne préfère créer une caisse spéciale gérée par ses agents ou sous sa surveillance. Ce procédé a déjà trouvé son application dans le pays. On a cité entre autres l'exemple d'un de nos plus grands établissements métallurgiques qui avait embauché, il y a quelques années, des ouvriers autrichiens dans des conditions analogues. Cependant, l'exécution de cette mesure se heurte à une grosse difficulté dans la pratique. Ces retenues devant être minimes, il se passera un certain temps avant que la somme nécessaire au rapatriement puisse être atteinte. Si maintenant les circonstances imposent un rapatriement anticipé, par suite de renvoi ou de tout autre cas fortuit, après quelques semaines ou un mois p. ex., la mesure devient inefficace. Régime des vins. Consultée par le Gouvernement sur l'opportunité de l'introduction dans le Grand-Duché de la loi allemande du 24 mai 1901 sur le régime des vins, la Chambre de commerce s'est prononcée à l'unanimité en faveur de l'adoption pure et simple de cette loi. Au point de vue des transactions, — celui que la Chambre a particulièrement envisagé, — la nouvelle loi allemande offre un progrès réel. Le commerce honnête y trouvera toutes les facilités et garanties désirables, alors que le consommateur qui pâtissait de la liberté trop grande dont jouit le commerce déloyal, ne pourra plus être trompé désormais sur la nature et la qualité des vins entrés dans le commerce. Elle contribuera ensuite à relever et à raffermir la réputation de nos vins indigènes qu'on a tenté à discréditer en représentant le Grand-Duché comme un centre de sophistication: les accusations dont on cherchait à nous accabler injustement, n'ayant plus de raison d'être, tomberont d'elles-mêmes. Un seul point a fait naître certaines appréhensions: c'est le contrôle prévu par la loi allemande. Nos commerçants et industriels acceptent difficilement l'ingérence de l'État dans leurs affaires si elle est exercée par des agents subalternes qui ne savent pas toujours procéder avec le tact et les ménagements nécessaires. Puis il importe aussi de mettre le commerce à l'abri de toutes les indiscrétions possibles auxquelles ce contrôle pourrait donner lieu. La Chambre de commerce a donc recommandé au Gouvernement de ne charger de ce contrôle que des personnes sûres, méritant une confiance absolue. Minières. L'année 1901 a été désastreuse pour nos minières: l'extraction du minerai de fer qui était de 6,171,299 tonnes en 1900, est tombée à 4,455,179 tonnes. La diminution représente donc 1,716,120 tonnes, soit un tiers de l'extraction totale. La valeur de la production a reculé de 5,499,251 fr. Sur le nombre des ouvriers nos statistiques renseignent une diminution de 1493. Le nombre des accidents déclarés à l'Administration des mines a été de 101, dont 22 dans les exploitations à ciel ouvert. En 1900 ce nombre a été de 156, dont 43 dans les exploitations à ciel ouvert. Il y a eu 16 accidents mortels dans les galeries, tandis qu'aucun accident mortel n'a été déclaré dans les exploitations superficielles, ce qui porte à 5,5 ‰ la proportion pour la première et à 0‰ celIe pour la dernière catégorie d'exploitations. 13 Aperçu des chômages qui se sont produits en 1901. a) BASSIN D'ESCH : II n'y a pas d'exploitation qui ait chômé complètement. b) BASSIN DE RUMELANGE : Nombre des exploita …

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