📄 Texte de loi
LE GOUVERNEMENT
DU GRAN D-DUCHÉ DE LUXEMBOURG
Ministère d'État
Le Ministre aux Relations avec le Parlement
Monsieur le Président
du Conseil d'État
Luxembourg
Luxembourg, le 15 octobre 2018
Personne en charge du dossier:
Jean-Luc Schleich
247 - 82954
SCL : R 5913 - 1983 / ak
Objet : Projet de règlement grand-ducal déclarant zone protégée d'intérêt national sous forme de
réserve naturelle la zone humide « Sonlez-Pamer » sise sur le territoire des communes du Lac
de la Haute-Sûre et de Winseler.
Monsieur le Président,
J'ai l'honneur de soumettre à l'avis du Conseil d'État le projet de règlement grand-ducal sous rubrique,
élaboré par la Ministre de l'Environnement.
Je joins en annexe le texte du projet, l'exposé des motifs, le commentaire des articles, la fiche
d'évaluation d'impact, la fiche financière, le dossier de classement, les avis du Conseil supérieur pour la
protection de la nature et de la Chambre d'agriculture portant sur l'avant-projet de règlement grandducal ainsi que les avis de la Commune du Lac de la Haute-Sûre, de la commune de Winseler et de
l'Administration de la nature et des forêts.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'assurance de ma haute considération.
Pour le Premier Ministre
Ministre d'État
Le Ministre aux Relations
avec le Parlement
Fernand Etgen
43, boulevard F.-D. Roosevelt
L-245o Luxembourg
Tél. (+352) 247-82952
Fax (+352) 46 74 58
scl@scl.etat.lu
www.legilux.lu
www.gouvernement.lu
www.luxembourg.lu
•
LE GOUVERNEMENT
DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG
Ministère du Développement durable
et des Infrastructures
Département de l'environnement
Note au Conseil d'Etat
Concernant le proiet de règlement grand-ducal déclarant zone protégée d'intérêt national sous
forme de réserve naturelle la zone humide « Sonlez-Pamer » sise sur le territoire des
communes du Lac cle la Haute-Sûre et de Winseler
Objet et contenu du dossier
L'avant-projet de règlement gra nd-ducal concerné avait été approuvé par le Gouvernement en conseil en
sa séance du 16 mai 2017.
Les avis du Conseil supérieur concernant la protection de la nature et des ressources naturelles (daté au
28 septembre 2016), ainsi que de la Chambre d'agriculture (daté au 16 février 2017) sont joints au dossier.
Les observations, ainsi que les avis des communes du Lac de la Haute-Sûre (daté au 17 novembre 2017)
et de Winseler (daté au 17 novembre 2017) ont été transmis à la suite de l'enquête publique réalisée dans
les deux communes de manière simultanée entre le 22 septembre au 23 octobre 2017 (inclus). Le texte
de l'avant-projet de règlement grand-ducal ci-joint a été adapté à la suite de l'enquête publique, tout en
se basant sur les propositions de l'avis de l'Administration de la nature et des forêts (daté au 21 septembre
2018).
Suite à l'enquête publique et prenant en considération les remarques du public et des deux communes
concernées, le projet de règlement grand-ducal a été approuvé par le Gouvernement en conseil en sa
séance du 28 septembre 2018 et sera introduit dans la procédure règlementaire.
Le projet sous objet est soumis à l'avis du Conseil d'Etat.
1
4, Place de l'Europe
L-1499 Luxembourg
Tél. (+352) 247-86824
Fax (+352) 40 04 10
Adresse postale
L-2918 Luxembourg
www.emwelt.lu
www.gouvernementiu
Projet de règlement grand-ducal déclarant zone protégée d'intérêt national sous forme de
réserve naturelle la zone humide « Sonlez-Pamer » sise sur le territoire des communes du
Lac de la Haute-Sûre et de Winseler.
Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau,
Vu la loi du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles, et
notamment ses articles 2, 17 et 38 à 45 ;
Vu la décision du Gouvernement en conseil du 13 janvier 2017 relative au plan national concernant
la protection de la nature 2017-2021 et ayant trait à sa première partie intitulée « Stratégie nationale
Biodiversité » ;
Vu les avis émis par les conseils communaux du Lac de la Haute-Sûre et de Winseler après enquête
publique ;
Vu la fiche financière ;
Vu l'avis du Conseil supérieur pour la protection de la nature et des ressources naturelles ;
Vu l'avis de la Chambre d'agriculture ;
Notre Conseil d'Etat entendu ;
Sur le rapport de Notre Ministre de l'Environnement et de Notre Ministre des Finances et après
délibération du Gouvernement en conseil ;
Arrêtons:
Art. er. Est déclarée zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle la zone
humide « Sonlez-Pamer », sise sur le territoire des communes du Lac de la Haute-Sûre et de
Winseler.
Art. 2. La zone protégée d'intérêt national « Sonlez-Pamer », d'une étendue de 58,07 hectares, est
formée par des fonds inscrits au cadastre de la commune du Lac de la Haute-Sûre et de la commune
de Winseler, sous les numéros suivants
1° la partie A, d'une étendue de 39,17 hectares, formée par les parcelles cadastrales suivantes
a) commune du Lac de la Haute-Sûre, section HA de Tarchamps :
2028/4242, 2028/4243, 2030/3768 (partie), 2032/3827 (partie), 2032/4027 (partie),
2033/2985 (partie), 2034/2684 (partie), 2034/2685 (partie), 2036/2788 (partie),
2041/1902 (partie), 2042/2934 (partie), 2043/2935 (partie), 2044/2302 (partie),
2
2045/3769 (partie), 2056/1907 (partie), 2056/2986 (partie), 2056/4247 (partie),
2056/4253, 2057/2991, 2057/4254 (partie), 2057/4255 (partie), 2057/4256 (partie),
2057/4257 (partie), 2057/4606, 2124/4275, 2127/4276, 2139/4278 (partie), 2155/4281
(partie), 2162/4282, 2180/4283, 2180/4318, 2185/4284, 2186/4285, 2187/4286,
2193/4287, 2196/4288, 2196/4289, 2197/4290, 2198, 2199, 2200, 2201, 2205/4291,
2211/4293, 2211/4294, 2212/4295 (partie), 2221/4296 (partie), 2248/4298 (partie),
2301/4300, 2319/4301, 2345/4303 (partie) ;
b) commune de Winseler, section E de Doncols et Sonlez :
1925/4611 (partie), 1925/4612, 1925/4613, 1925/4614 (partie), 1925/4615 (partie),
1939/3650, 1942/4349 (partie), 1960/4640 (partie), 1962/4143, 1963, 1968/4121,
1969/2127, 1971, 1972.
2° la partie B, d'une étendue de 18,9 hectares, formée par les parcelles cadastrales suivantes
a) commune du Lac de la Haute-Sûre, section HA de Tarchamps :
2056/4246 (partie), 2056/4247 (partie), 2120/4274 (partie), 2127/4277, 2139/4278
(partie), 2141/4279, 2142/4280, 2155/4281 (partie), 2210/4292 (partie), 2212/4295
(partie), 2221/4296 (partie), 2247/4297, 2248/4298 (partie), 2372/4311, 2374/4312 ;
b) commune du Lac de la Haute-Sûre, section HB de Watrange :
640/2237 (partie), 645/2238 (partie) ;
c) commune Winseler, section E de Doncols et Sonlez :
1960/4640 (partie), 1975/4644.
Toutes les surfaces ne portant pas de numéro cadastral, tels que chemins et cours d'eau, situées à
l'intérieur du périmètre de la réserve naturelle font partie intégrante de la zone protégée.
La délimitation de la zone protégée est indiquée sur le plan annexé.
Art. 3. Dans la partie A sont interdits:
1° les fouilles, les sondages, les travaux de terrassement, l'enlèvement de terre végétale, le
déblai, le remblai, l'extraction de matériaux ;
2° le dépôt de déchets et de matériaux ;
3° les travaux susceptibles de modifier le régime des eaux superficielles ou souterraines tels
que le drainage, l'entretien de drainages existants, le changement du lit des ruisseaux et
le curage, ainsi que le rejet d'eaux usées ;
4° toute construction incorporée au sol ou non ;
5° la mise en place d'installations de transport et de communication, de conduites d'énergie,
de liquide ou de gaz, de canalisations ou d'équipements assimilés ; les interventions
3
nécessaires à l'entretien des installations existantes restent soumises à autorisation
préalable du Ministre ayant l'Environnement dans ses attributions, ci-après nommé « le
ministre » ;
6° le changement d'affectation des sols, y compris la réduction, la destruction ou la
détérioration de biotopes protégés ou habitats visés par l'article 17 de la loi du 18 juillet
2018 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles ;
7° le retournement ou le sursemis des prairies et pâtures permanentes ; les réparations de
dégâts des prairies et pâtures permanentes causés par le gibier pouvant se faire selon les
instructions de l'Administration de la nature et des forêts ;
8° la capture ou la destruction d'animaux sauvages indigènes ;
9° l'appâtage du gibier ;
10° l'emploi de munition à plomb ;
11° l' enlèvement, l'endommagement et la destruction de plantes sauvages ; la lutte mécanique
ou thermique contre les adventices de l'agriculture est autorisée dans le contexte de la
conditionnalité ;
12° la circulation à l' aide de véhicules motorisés en dehors des voies munies d'un revêtement
à base de macadam ; cette interdiction ne s'applique pas aux propriétaires des terrains, ni
à leurs ayants droit ;
13° la circulation à pied, à vélo et à cheval en dehors des sentiers balisés à cet effet ; cette
interdiction ne s'applique pas aux propriétaires des terrains, ni à leurs ayants droit ;
14° la divagation d'animaux domestiques ;
15° la fertilisation, le chaulage et l'emploi de pesticides ;
16° la plantation de résineux.
Art. 4. Dans la partie B sont interdits :
1° les travaux de terrassement, l'enlèvement de terre végétale, le déblai, le remblai ou
l'extraction de matériaux dépassant un volume de 50 mètres cubes ;
2° le dépôt de déchets ;
3° les travaux susceptibles de modifier le régime des eaux superficielles ou souterraines tels
que le drainage, le changement du lit des ruisseaux et le curage, ainsi que le rejet d'eaux
usées ;
4° toute construction incorporée au sol ou non, à l'exception d'abris agricoles et installation
d'affût de chasse sans impact significatif sur le site, la faune, la flore et le paysage, qui
restent soumis à autorisation préalable du ministre ;
4
5° la mise en place d'installations de transport et de communication, de conduites d'énergie,
de liquide ou de gaz, de canalisations ou d'équipements assimilés ; les interventions
nécessaires à l'entretien des installations existantes restent soumises à autorisation
préalable du ministre ;
6° le retournement ou le sursemis des prairies et pâtures permanentes ; les réparations de
dégâts des prairies et pâtures permanentes causés par le gibier pouvant se faire selon les
instructions de l'Administration de la nature et des forêts ;
7° la plantation de résineux.
Art. 5. Les dispositions énumérées aux articles 3 et 4 ne s'appliquent pas aux mesures prises dans
l'intérêt de la conservation et de la gestion de la zone protégée d'intérêt national sous forme de
réserve naturelle. Ces mesures restent toutefois soumises à autorisation préalable du ministre.
Art. 6. Notre Ministre de l'Environnement et Notre Ministre des Finances sont chargés, chacun en
ce qui le concerne, de l'exécution du présent règlement qui sera publié au Journal officiel du
Grand-Duché de Luxembourg.
5
Exposé des motifs
concernant le proiet de règlement grand-ducal déclarant zone protégée d'intérêt national sous
forme de réserve naturelle la zone humide « Sonlez-Pamer » sise sur le territoire des
communes du Lac de la Haute-Sûre et de Winseler.
Le présent projet de règlement grand-ducal vise de classer la zone humide « Sonlez-Pamer » sise sur le
territoire des communes du Lac de la Haute-Sûre et de Winseler, située entre les localités de Tarchamps
et Sonlez, comme zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle, conformément aux
articles 2, 38 à 45 de la loi du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature. A cet effet, un dossier
de classement a été établi qui était la base de la procédure de classement prévue par la loi.
Le classement de la zone protégée « Sonlez-Pamer » s'inscrit pleinement dans la politique nationale en
matière de protection de la nature telle que fixée par le « Plan National pour la Protection de la Nature »,
approuvé en date du 13 janvier 2017 par le Conseil de Gouvernement.
La future réserve naturelle « Sonlez-Pamer » est constituée de différents types de biotopes des zones
humides situés le long de la rivière Sollerbaach et d'autres ruisselets. II s'agit d'une mosaïque paysagère
de prairies humides à mésophiles, de pâtures, de friches humides, quelques labours, de cours d'eau et
d'eaux stagnantes, de bosquets, ainsi que de forêts feuillues et quelques pessières. Surtout les herbages
mésophiles à humides, fortement menacées au Luxembourg, méritent d'être protégé et représentent des
habitats de chasse ou de reproduction importants pour différentes espèces rares ou menacées d'insectes,
d'oiseaux et de chauves-souris.
De plus amples informations quant à la valeur écologique de la zone humide « Sonlez-Pamer » figurent
dans le dossier de classement ci-joint.
6
Commentaires des articles
Ad article 1" : Cet a rticle formule l'objectif du présent règlement gra nd-ducal qui est la désignation d'une
zone appelée « Sonlez-Pamer » en tant que zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve
naturelle en vertu de la loi du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature et des ressources
naturelles. II précise la situation géographique de la zone en précisant les communes concernées.
Ad article 2 : Cet article indique la surface en hectares de la réserve naturelle proposée, respectivement
de la surface en hectares des deux parties, et liste les numéros des parcelles cadastrales visées par la
désignation de la zone protégée d'intérêt national. II précise que certaines surfaces incluses dans la
réserve naturelle ne portent pas de numéro cadastral, cependant sont également visées par la désignation
de la zone protégée d'intérêt national. Finalement, cet article indique que la délimitation de la réserve
naturelle est précisée sur base d'un plan topographique annexé au règlement grand-ducal.
Ad article 3 : L'article 3 liste les différentes servitudes grevées aux fonds et interdictions imposées aux
propriétaires et exploitants dans la partie A de la zone.
Ad ier à 3e point : ces trois points interdisent les différents types d'activités de mouvement de sol
et de sous-sol, de dépôt ou d'enlèvement de matériaux ou encore d'utilisation des eaux ou de
changement du régime hydrique impactant ou risquant d'impacter - directement ou
indirectement - les biotopes, habitats d'espèces et espèces, ainsi que la beauté du paysage.
Ad e point : il interdit les différentes constructions qui impactent ou risquent d'impacter directement ou indirectement - les biotopes, habitats d'espèces et espèces, ainsi que la beauté
du paysage.
Ad 5e point : à l'instar du e point, ce point interdit l'installation de moyens de transport ou de
communication, tout en prévoyant une exception pour les installations déjà existantes, qui
restent cependant soumis à autorisation.
Ad 6e point : il interdit le changement d'affectation des sols tout en précisant que la destruction,
dégradation ou réduction de fonds présentant des biotopes en vertu de ladite loi est interdite.
Ad 7e point : il réglemente l'exploitation agricole en interdisant le labourage des prairies et
pâtures permanentes (habitats des espèces protégées), même temporaire, et interdit également
la plantation d'espèces d'herbes compétitives et concurrentielles, impactant d'autres espèces
rares de la flore. Une certaine flexibilité est prévue pour la réparation des dégâts causés par le
gibier qui peuvent être réparés comme prévu dans une instruction de l'Administration de la
nature et des forêts qui s'applique aux contrats de biodiversité, biotopes et réserves naturelles.
Ad 8e point : il interdit toute capture - temporaire ou définitive — ainsi que destruction de tout
animal indigène dans la réserve naturelle ; la chasse n'étant pas visée par ce point.
7
Ad 9e point : l'exercice de la chasse restant permis dans la zone, ce tiret règlemente la chasse en
interdisant l'appâtage du gibier qui consiste dans l'apport d'une alimentation d'attrait non
transformée en petites quantités dans le seul et unique but d'un tir immédiat ou rapproché.
Ad 10e point : il interdit l'emploi de munition de plomb pour éviter tout impact négatif sur la santé
des oiseaux suite l'ingestion accidentelle de ce type de munition ou encore indirectement par
bioaccumulation.
Ad 11e point : il interdit toute atteinte aux plantes sauvages. Une exception est prévue sur les
surfaces agricoles afin de respecter la conditionnalité dans le cadre de l'exploitation agricole.
Ad 12e et 13e points : ces points réglementent la circulation dans la zone qui impacterait ou
risquerait d'impacter - directement ou indirectement - les biotopes, habitats d'espèces et espèces
ou qui risqueraient de perturber plus précisément la faune. Différentes exceptions sont précisées
visant notamment les propriétaires des terrains de la zone et leurs ayants droit.
Ad 14e point : il interdit la divagation d'animaux domestiques ; le pâturage par le bétail n'est pas
visé par cette interdiction.
Ad 15e point : il interdit l'utilisation de différentes substances nocives pour les biotopes, les
habitats d'espèces et les espèces. La fertilisation risque d'homogénéiser la flore en donnant un
avantage aux plantes ubiquistes et généralistes. Les pesticides impactent directement voire
indirectement les espèces protégées : les herbicides portent atteinte à la flore, les insecticides
détruisent les insectes et impactent les autres animaux insectivores et les fongicides sont connus
d'impacter indirectement différentes espèces d'insectes. Le chaulage impacte directement
notamment les bas-marais acides et les zones humides.
Ad 16e point : il réglemente l'exploitation forestière en interdisant la plantation de résineux qui
risqueraient d'impacter ou dégrader les différents habitats forestiers telles les hêtraies et
chênaies.
Ad article 4 : L'article 4 liste les différentes servitudes grevées aux fonds et interdictions imposées aux
propriétaires et exploitants dans la partie B de la zone.
Ad 1" à 3e point : ces trois points interdisent les différents types d'activités de mouvement de sol
et de sous-sol, de dépôt ou d'enlèvement de matériaux ou encore d'utilisation des eaux ou de
changement du régime hydrique impactant ou risquant d'impacter - directement ou
indirectement - les biotopes, habitats d'espèces et espèces, ainsi que la beauté du paysage.
Cependant, ces interdictions sont plus modulables respectivement sont moins strictes que les
interdictions de la partie A de la zone.
e
Ad
point : il interdit les différentes constructions qui impacteraient ou risqueraient d'impacter
- directement ou indirectement - les biotopes, habitats d'espèces et espèces, ainsi que la beauté
du paysage. Cependant, par rapport aux interdictions à la partie A de la zone, des abris agricoles
peuvent être autorisés.
8
Ad 5e point : de la même manière que le 5e point de l'article 3 concernant la zone A, ce point
interdit l'installation de moyens de transport ou de communication, tout en prévoyant une
exception pour les installations déjà existantes, qui restent cependant soumis à autorisation.
Ad 6e point : il réglemente l'exploitation agricole en interdisant le labourage des prairies et
pâtures permanentes (habitats des espèces protégées), même temporaire, et interdit également
la plantation d'espèces d'herbes compétitives et concurrentielles, impactant d'autres espèces
rares de la flore. Une certaine flexibilité est prévue pour la réparation des dégâts causés par le
gibier qui peuvent être réparés comme prévu dans une instruction de l'Administration de la
nature et des forêts qui s'applique aux contrats de biodiversité, biotopes et réserves naturelles.
Ad 7e point : il réglemente l'exploitation forestière en interdisant la plantation de résineux qui ne
sont pas adaptés à la plaine alluviale.
Ad. article 5 : Cet article prévoit la possibilité de déroger aux servitudes, interdictions et
réglementations disposées par les articles 3 et 4 s'il s'agit de mesures de conservation et de
gestion prises dans l'intérêt de la zone.
Ad. article 6 : Cet article comporte la formule exécutoire.
9
FICHE FINANCIERE
lntitulé du projet: Projet de règlement grand-ducal déclarant zone protégée d'intérêt national sous forme
de réserve naturelle la zone humide « Sonlez-Pamer » sise sur le territoire des communes du Lac de la
Haute-Sûre et de Winseler.
Ministère initiateur: Ministère du Développement durable et des Infrastructures, Département
Environnement
Suivi du projet par: Monsieur Gilles Biver
Tél: 2478-6834
Courriel: gilles.biver@mev.etat.lu
En complément à la note, à l'exposé des motifs et au dossier de classement, il convient de relever que les
interdictions et réglementations prévues par le projet de règlement grand-ducal n' impliqueront, en ce qui
concerne les mesures de gestion proprement dites, la mise à disposition que de faibles moyens financiers.
Les mesures de gestion courantes se focaliseront surtout sur l'extensification de l'exploitation agricole, et
surtout sur la gestion voire la restauration des biotopes et habitats qui sont à l'origine de la déclaration de cette
zone protégée.
Les dépenses à prévoir seront imputées sur les crédits ordinaires de l'Administration de la nature et des
forêts. Les montants de ces dépenses sont estimés de la manière suivante :
1)
2)
3)
4)
Entretien de biotopes (3.000 EUR/an),
Restaurations de biotopes (10.000 EUR - dépense unique),
Pose de clôtures (10.000 EUR - dépense unique),
Enlèvement des peuplements de résineux (8.000 EUR - dépense unique).
10
Conseil supérieur pour la Protection de la Nature
[Extrait du] Rapport de la réunion du 28 septembre 2016
Présents :
M. Tom Conzemius
M. Gilles Biver
M. Guy Colling
Mme Nora Welschbillig
Mme Nora Elvinger
M. Ben Geib
M. Jan Herr
M. Pascal Pelt
M. Winfried van Loë (invité Privatbësch)
Mme Karin Riemer (secrétaire)
Excusés :
M. Roger Schauls
M. Hubert de Schorlemer
M. Henri Wurth
2. Dossier de classement de la future réserve naturelle « Sonlez-Pamer »
lnitialement la réserve naturelle « Sonlez-Pamer », qui fait partie de la zone Ramsar transfrontalière
« Vallée de la Sûre supérieure », avait une superficie plus conséquente et était constituée d'une zone
noyau, entourée d'une grande zone tampon. Cependant et dans la mesure où la zone tampon comprend
entretemps surtout des terres labourées ainsi que des résineux en propriété privée, il a été jugé plus utile
de ne conserver que la zone noyau. L'objectif de la réserve naturelle est la conservation des zones humides
et de la plaine alluviale.
Le CSPN donne un avis positif pour le classement de la réserve naturelle « Sonlez-Pamer ».
Le CSPN a des remarques générales à faire sur le fait de se limiter de plus en plus souvent à une zone
noyau sans aucune restriction autour de cette zone (voir sous 6. Remarques générales).
11
451,4
o
Ministère du Développement durable et des Infrastructures
Département de l'Environement
Administration de la nature et des forêts
ZONE PROTÉGÉE D'INTÉRÊT NATIONALE SOUS
FORME DE RÉSERVE NATURELLE " SONLEZ-PAMER"
Partie A
C.1 Partie B
ÉCHELLE 1 : 7 500
vireta
Potéau
488.
o
125
250
375
500 m
Fond de plan © Administration du Cadastre et de la Topographie Luxembourg
Dossier de classemeni
2016
«Sonlez-Pamer» zone humide
RN ZH 15
LE GOUVERNEMENT
DU GRAND-DUCHE DE LUXEMBOURG
Dossier de classement « Sonlez-Pamer »
Auftraggeber :
Administration de la nature et des forêts
Service de la nature
16 rue Eugène Ruppert, L-2456 Luxembourg
Kontaktperson:
Jan HERR
jan.herr@antetatiu
www.emwelt.lu
LE GOUVERNEMENT
DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG
Administration cle la nature et des forèts
Bearbeitung :
hortulus GmbH
Bergstrasse 6, D-54318 Mertesdorf
Kontaktperson:
Patrick Jaskowski
patrick.jaskowski@hortulus-gmbh.de
www.hortulus-gmbh.de
Fertigstellung des Dossiers: 2014
Bearbeitung
Dipl.-Biol. Urs Fränzel (Fledermäuse)
Dipl.-Biol. Undine Hauptmann (Schmetterlinge)
Dipl.-Ing. Patrick laskowski (Text, Vögel)
Dipl.-Biol. Claus Neckermann (Makrophyten)
Dipl.-Biol. Ralph Trottmann (Diatomeen)
Dipl.-Geogr. Gudrun Zolitschka (hpnV, Biotoptypen)
Dossier de classernent: Réserve naturelle "Sonlez-Pamer"
Inhaltsverzeichnis
Inhaltsverzeichnis
2
Abbildungsverzeichnis
3
Tabellenverzeichnis
3
Kartenverzeichnis
3
1. Einleitung
4
2. Allgemeine Situation
5
2.1 Flächenabgrenzung, Lage, Übersicht
5
2.1.1 Lage und Beschreibung
6
2.1.2 Eigentumsverhältnisse
7
2.1.3 Geologie und Böden
8
2.1.4 Hydrologie
9
2.1.5 Klima
11
2.1.6. Historische Entwicklung
11
3. Biotische Faktoren
13
3.1 Biotoptypen und Flora
13
3.2. Fauna
17
3.2.1 Vögel
17
3.2.2 Fledermäuse
20
3.2.3 Schmetterlinge
29
4. Gewässerqualität
34
5. Bedeutung und Schutzzwecke
47
6. Ziele und Maßnahmen
48
Literatur
53
Anhang
56
Karten
56
Listen
56
Dossier de classement: Réserve naturelle "Sonlez-Pamer"
Abbildungsverzeichnis
Abb. 1: Lage des geplanten NSG
Abb. 2: Blick von Osten auf das NSG
Abb. 3: Geologie
Abb. 4: „Du Rafri", Blick von Südosten
Abb. 5: Këppech, Blick von Norden
Abb. 6: Nordwestliche Bäche, Blick von Norden
Abb. 7: Bachbegleitender Erlenwald, Blick von Nordwesten
Abb. 8: Ferraris-Karte 1778
Abb. 9: Anzahl der Fledermaustaxa je Raster.
Abb. 10:Horchboxstandorte
6
7
8
9
10
10
11
12
20
22
Tabellenverzeichnis
Tab. 1: Übersicht über die Grunddaten des Gebietes
Tab. 2: Liste der Brutvögel in alphabetischer Reihenfolge
Tab. 3: Liste der nachgewiesenen Fledermausarten im UG Sonlez-Pamer
Tab. 4: Liste der nachgewiesenen Tagfalterarten
Tab. 5: Zusammenfassung der Ergebnisse Makrophyten/ Diatomeen
Kartenverzeichnis
Karte 1: Übersicht
Karte 2: Kern- und Pufferzone
Karte3: Geologie
Karte 4: Böden
Karte 5: Landnutzung
Karte 6: Biodiversitätsverträge
Karte 7: Flik-Parzellen
Karte 8: Biotopkataster
Karte 9: Biotoptypen
Karte 10: HpnV
Karte 11: Brutvogelreviere (Ausschnitt)
Karte 12: Fledermäuse
Karte 13: Gewässerqualität (Lage der Probestellen)
Karte 14: Eigentümer
Karte 15: Maf3nahmen
Listen
Pflanzenliste
Liste der Eigentümer
5
19
24
30
46
Dossier de classement: Réserve naturelle "Sonlez-Pamer"
1. Einleitung
Das geplante Naturschutzgebiet (NSG) Sonlez-Pamer besteht aus einer mit
verschiedenen Feuchtgebieten ausgewiesenen Zone, die entlang des
Sollerbaches und seiner Quellbäche liegt. Im Komplex miteinander verzahnen
sich Magerwiesen, Weiden, Äcker Niederwälder und Fichtenforste. Die wertvollen
und zum Teil in Luxemburg gefährdeten, schützenswerten Feucht- und
Magerwiesen stellen wichtige Nahrungs-und Bruthabitate für Insekten, Vögel und
Fledermäuse dar und gehören zu den prioritären Lebensräumen und
Lebensraumtypen (LRT) der FFH-Richtlinie. Der Plan National Protection de la
Nature (PNPN 2007-2011) sieht vor, diese prioritären Feuchtgebiete als
Naturschutzgebiete auszuweisen. Durch diese Ausweisung wird es zudem in das
grenzüberschreitende Ramsar-Gebiet „Oberes Sauerte integriert. Da die
Vorfluter in den Stausee Lac de la Haute Sûre fließen, ist die Wasserqualität der
Zuflüsse von entscheidender Bedeutung. Die Unterschutzstellung des geplanten
NSG dient des Weiteren dazu, die kulturhistorischen Lebensräume zu erhalten.
Durch die Verleihung eines Schutzstatus können die für den Fortbestand der
Feuchtbiotope nötigen landwirtschaftlichen Mindestnutzungen und dauerhafte
Pflege vor allem mit Hilfe der unterschiedlichen landwirtschaftlichen
Förderprogramme ermöglicht werden. Über die Erhaltung der Feuchtbiotope
hinaus soll die Unterschutzstellung helfen, den Komplex aus verschiedenen
Lebensräumen mit Grünland, Hecken und Gebüschen sowie den Wald zu
entwickeln und zu verbessern.
Durch umfassende floristische und faunistische Untersuchungen sowie
Makrophyten- und Diatomeenanalysen können zielgerecht Maßnahmen formuliert
werden, die zur dauerhaften Erhaltung der festgestellten Schutzgüter beitragen.
Die Menahmenplanung wurde mit dem Zweck erarbeitet, eine fachlich fundierte
und auf die spezifischen Gegebenheiten des Gebietes zugeschnittene
Handlungsgrundlage zu schaffen. Die Karten und Pläne richten sich zum einen an
die Naturschutzverwaltungen als auch an die für die Umsetzung zuständigen
Fachbehörden und Organisationen.
Dossier de classernent: Réserve naturelle "Sonlez-Parner"
2. Allgemeine Situation
2.1 Flächenabgrenzung, Lage, Übersicht
Die Übersichtstabelle (Tab. 1) zeigt die wichtigsten Kenndaten des
Untersuchungsgebietes, hinsichtlich der naturräumlichen, abiotischen und
politischen Grundlagen. In den folgenden Kapiteln werden die Charakteristika
vertiefend dargestellt.
Tab. 1: Übersicht über die Grunddaten des Gebietes
Kenndaten
Name geplantes Naturschutzgebiet: Sonlez-Pamer
Topographische Karte: TC5 Lac de la Haute Sûre
Flächengröße: 44 ha
Kernzone: 33 ha
Pufferzone: 11 ha
Kanton: Wiltz
Besitzverhältnisse:
Gemeinden: Lac de la
Privat: 91,85 %
Haute-Sûre, Winseler
Staat: 8,15 %
Forstbezirk/-reviere:
Tarchamps, Doncels-Sonlez
Naturräumliche
Gliederung
Ösling,
Nördliches Hochösling
Klima
Temperatur:
lahresmitteltemperatur:
80-90C
Hydrologie
Geologie/Böden
HpnV
Niederschlag:
Jahresniederschlag: 850-1000
mm
Vorherrschende
Sonstiges:
Windrichtung:
Kühl und niederschlagsreicher als
Westen
der Süden Luxemburgs, über 100
Frosttage, längere Schneedecke,
kürzere Vegetationsperiode (150
bis 160 Tage)
Mehrere Quellbäche speisen den Sollerbach. In den Tälern
entspringen zahlreiche Sickerquellen und führen zu flächigen
Feuchtgebieten
Gesteine: Unteres Devon Böden: Steinig-lehmige
des Rheinischen
Braunerden und Ranker aus
Schiefergebirges, Emsverwitterten Schiefern. Gleye und
Stufe mit
Auenböden in den Talbereichen
Quarzsandsteinen,
Quarzphylladen, bunten
Schiefern und Quarziten
BA: Hainsimsen-Buchenwald
HA: Sternmieren-Stieleichen-Hainbuchenwald
SB: Quell- und Quellwald
SC: Erlen- und Eschen-Sumpfwald
SE: Schwarzerlen-Bruchwald
GC: Röhrichte, Greseggenrieder
GD: Laichkraut- und Seerosengesellschaft
Dossier de classement: Réserve naturelle "Sonlez-Pamer"
2.1.1 Lage und Beschreibung
Das geplante Naturschutzgebiet (NSG) „Sonlez-Pamer" befindet sich im
Nordwesten von Luxemburg und gehört zum Distrikt Diekirch, Kanton Wiltz. Die
Gemeinde Lac de la Haute-Sûre, Katstergemeinde Harlange (Section A
Tarchamps) im Westen als auch die Gemeinde Winseler im (Section E Doncols et
an
dem
Anteil
Gebiet.
Sonlez)
im
Osten
haben
Kemzone
ufferzone
0 100 200 300 400 500
Meter
Abb.1: Lage des geplanten NSG
Das 44 ha groBe NSG liegt nördlich der StraBe C.R. 309 zwischen den
Ortschaften Sonlez und Tarchamps. Im Norden bildet Belgien zum Teil die
Grenze.
Kerngebiet ist der Talgrund des Sollerbaches mit seinen Nebenbächen, das ein
Geflecht feuchter und nasser Biotope bildet. Die schwach bis mittel geneigten
Hänge sind nach unterschiedlichen Richtungen exponiert und bilden auf Grund
der Topografie eine verhältnismäßig groBe Entwässerungszone. Von dem
höchsten Punkt im Westen bei 500 m ü. NN fällt das Gelände talwärts nach
Osten auf einer Strecke von rund 2,5 km bis kurz vor Sonlez um ca. 100 m ab.
Dossier de classement: Réserve naturelle "Sonlez-Pamer"
Xe/1&14)
Abb. 2: Blick von Osten auf das NSG
Naturräumlich gehört das Untersuchungsgebiet zum Ösling, einem Teil der
Ardennen, das sich durch eine flachhügelige Landschaft präsentiert und Höhen
bis 500 m über NN erreicht. Die Hänge sind zumeist bewaldet. Weiden und
Ackerflächen befinden sich auf den Hochebenen und überwiegend nord- und
ostexponierten Hängen.
2.1.2 Eigentumsverhältnisse
Nach Auswertung der Angaben des Katasteramtes (Administration du cadastre et
de la topographie) verteilen sich 78 Grundstücke auf 29 private Eigentümer.
Zwei Grundstücke sind im Eigentum des Staates. 50 % der Fläche sind in der
Hand eines Eigentümers. (siehe Karte 14: Eigentümer sowie die Tabelle der
Eigentümer im Schutzgebiet).
Dossier de classernent: Réserve naturelle "Sonlez-Pamer"
2.1.3 Geologie und Böden
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(URL: http://www.map.geoportal.lu, Geologie, zugegriffen am 17.01.2013)
Abb. 3: Geologie
Das NSG liegt geologisch im Bereich der Ems-Stufe des Unteren Devons. Die
variszisch gefalteten Schichten weisen grabenförmige permische Einbrüche in
SW-NE-Ausrichtung auf. Die Untere Emsstufe (Ela - Schiefer von Stolzemburg,
Elb- Quarzphylladen von Schüttburg) besteht aus Quarzsandstein und
Quarzphylladen (feingeschieferte Gesteine mit weitgehender Spaltbarkeit)
(SCHNEIDER 2011), die Mittlere Emsstufe (E2 - Bunte Schichten von Clerf) aus
bunten Schiefern und Sandsteinen, die Obere Emsstufe (q) zieht sich als
schmales Band, dem Quarzit von Berlé, von Westen nach Osten. Auf den
verwitterten Schiefern haben sich überwiegend lehmig-steinige, in Hanglagen
flachgründige, nährstoffarme Braunerden und Ranker entwickelt. Auf den
quarzreichen Sandsteinen dominieren sandige Böden mit einem hohen
Schuttanteil (LUCIUS 1950). Die flachgründigen Hänge werden daher
überwiegend forstwirtschaftlich genutzt, die tiefgründigeren Verwitterungsböden
der Hochflächen unterliegen landwirtschaftlicher Nutzung. Die periodisch
überschwemmten sowie quellreichen Talauen unterliegen Grundwassereinfluss in
denen sich Gleye und zum Teil auch torfige Böden entwickelt haben. Die
Feuchtgebiete werden überwiegend als Viehweide für Rinder genutzt.
Dossier de classement: Réserve naturelle "SonIez-Parner"
7
,erleeetÏeizi
2.1.4 Hydrologie
Der Sollerbach, der den zentralen Teil des NSGs durchfließt, wird von drei
Quellbächen gespeist. Der einzige benannte Quellbach „Rau du Rafrr entspringt
im Norden in belgischem Waldgebiet und durchfließt kurz vor der
luxemburgischen Grenze ein beweidetes Tal. Im Süden durchzieht ein Quellbach
mit zahlreichen Sickerquellen das Feuchtgebiet „Këppech" und „Pamer", das
zusätzlich im Westen von einem kleinem Teich mit Grabensystem gespeist wird.
Im Nordwesten entspringt ein weiterer Quellbach im Waldgebiet und trifft auf
beweidetem Feuchtgrünland auf den aus Belgien kommenden Sollerbach.
Ein weiterer, stark beschatteter, schwer zugänglicher Teich liegt im
Feuchtwiesenbereich des Sollerbaches westlich der bewirtschafteten Fischteiche.
Die am östlichen Rand des NSG befindlichen Fischteiche sind künstlich in den
vergangenen Jahren angelegt worden und unterliegen als eingezäunter Bereich
der Freizeitnutzung.
Abb. 4: „Rau du Rafrr, Blick von Südosten
Dossier de classement: Réserve naturelle "Sonlez-Pamer"
Abb. 5: Këppech, Blick von Norden
Abb. 6: Nordwestliche Bäche, Blick von Norden
Dossier cle classement: Réserve naturelle "Sonlez-Pamer"
Abb. 7: Bachbegleitender Erlenwald, Blick von Nordwesten
2.1.5 Klirna
Das Untersuchungsgebiet unterliegt atlantischen Klimaeinflüssen. Die jährliche
Niederschlagsmenge liegt zwischen 850 bis 1000 mm, die
Jahresmitteltemperaturen schwanken zwischen 7 und 8,5°C. In den
Sommermonaten (Mai bis September) weist die mittlere Lufttemperatur Werte
zwischen 13 und 15 °C auf (SCHNEIDER 2011). Prägend für das ca. 400 bis 500
m über NN gelegene Areal sind über 100 Frosttage und eine länger
anhaltendende Schneedecke als im Süden des Großherzogtums. Die
Vegetationsperiode reduziert sich dadurch im Mittel auf 150 bis 160 Tage
(SCHEIDER 2011).
2.1.6. Historische Entwicklung
Siedlungs- und Kulturgeschichte
In den luxemburgischen Ardennen nahm die kulturhistorische Entwicklung
entscheidenden Einfluss auf das heutige Vegetationsbild. In der jüngeren
Steinzeit war das Gebiet durch sesshafte Weidebauern besiedelt, die die Täler als
Weide für ihr Vieh nutzten. Während der fränkischen Landnahme stieg die
Bevölkerungszahl und durch die Rodungsperiode wurden Waldgebiete in
Weideflächen umgewandelt. Köhlerei und Eisenverhüttung führten zum Rückgang
der ehemals natürlichen Buchenwälder. Seit Anfang des 18. Jahrhunderts
nahmen Niederwaldwirtschaft und damit auch die Eichenbestände zu. Ziegen und
Schafe hielten die Heidelandschaft durch Beweidung offen. Zudem wurde die
Plaggenwirtschaft eingeführt. Das Abschälen des Bodens mit den darauf
11
Dossier de dassernent: Réserve naturelle "Sonlez-Pamer"
wachsenden Heidepflanzen führte zur Gewinnung von „Plaggen", die in
Viehställen als Einstreu genutzt wurde. Hatte die Plaggen als Einstreu
ausgedient, wurden sie auf landwirtschaftlichen Flächen zur Düngung
ausgebracht. Befand sich kein Stall in der Nähe, wurden die Plaggen verbrannt
und die fruchtbare Asche diente als Dünger für den Getreideanbau. Die Böden
verarmten allerdings wieder schnell und magere Borstgrasrasen konnten
entstehen. Mit Aufkommen der Dreifelderwirtschaft und der mineralischen
Düngung verschwanden viele Borstgrasrasen. Im 20. Jahrhundert wurden aus
ökonomischen Gründen die Weidewirtschaft und Viehhaltung aufgegeben. Viele
der gerodeten Waldflächen und auch sehr nassen Bereiche wurden mit Fichten
aufgeforstet.
Historische Entwicklung seit dem 18. Jahrhundert
Die Entwicklung der letzten 250 Jahre kann in der zweiten Hälfte des 18.
Jahrhunderts nach den flächendeckenden, detallierten Angaben des Direktors der
Artillerieschule der österreichischen Niederlande Joseph .Johann von Ferraris
(1726-1814) nachverfolgt werden. Ferraris erstellte von 1771 bis 1777 ein
Kartenwerk von 275 handkolorierten Blättern, auf denen er für den militärischen
Gebrauch Verkehrswege, Wege und Pfade, aber auch die Nutzung des Landes
einzeichnete.
Abb. 8: Ferraris-Karte 1778
aus: http://map.geoportail.lu/Historische topographische Karten
12
Dossier de classement: Réserve naturelle "Sonlez-Parner"
i
r,P1'
e)
Die Karte zeigt deutlich das von „Holz mit Unterholf (bois avec sous-bois)
dominierte Gebiet zwischen Sonlez und Tarchamps. Es ist davon auszugehen,
dass es sich um Eichen- und Eichen-Hainbuchen-Niederwälder bzw. Lohhecken
handelte, die für die Brennholzgewinnung und für die im Land verbreiteten
Gerbereien genutzt wurden. Die Eichenschälwälder wurden zur Gewinnung von
Gerblohe für die Lederverarbeitung verwendet und durch Niederwaldwirtschaft
gefördert. Mit dem Untergang der Gerbereien, Mitte des 20. Jahrhunderts,
wurden die Niederwälder gerodet und mit Nadelbäumen, überwiegend Fichte,
aufgeforstet. An den Hängen blieben die Niederwälder sich selbst überlassen,
wuchsen meist durch oder wurden zur Brennholzgewinnung „auf den Stock
gesetzr.
Von Sonlez aus verlief nach Westen im Tal des Sollerbachs ein Band mit
drainierten Feuchtwiesen, die als Weideflächen für das Vieh genutzt wurden. Auf
den Hochflächen befanden sich kleine ackerbauliche Flächen. Topographische
Karten aus dem frühen 20 Jahrhundert (1907) zeigen die Zunahme der
landwirtschaftlichen Intensität. Die Bereiche westlich von Këppech, aber auch
das Gebiet um den bewaldeten Bachlauf nach Belgien, waren gerodet und
landwirtschaftlich genutzt. Die Verhältnisse blieben so weitgehend auch 1927
und 1939 erhalten. Erst auf der topographischen Karte von 1954 wurden die
Flächen bei "Wakeschr wieder mit Fichte aufgeforstet. Die Hochfläche von
Tarchamps war mit Fichtenriegeln und landwirtschaftlichen Flächen zergliedert.
Diese Flächenverteilung blieb lange Zeit erhalten. Das Bachtal „Du Rafri" wurde
unter Weidewirtschaft genommen und auf Karten von 1979 ist der Bereich
„Wakescht" fast vollständig wieder bewaldet. Zu Beginn der 21. Jahrhunderts
wurde aus Naturschutzgründen die mit Fichten aufgeforsteten Talbereiche
gerodet und für robuste Weidetiere (Galloways) nutzbar gemacht. Damit wurde
das gesamte Bachsystem des Sollerbaches mit seinen Quellflüssen offengehalten
und bekam dadurch eine ökologische Aufwertung.
Heute weist das geplante Naturschutzgebiet zu fast gleichen Teilen mit je 45%
Weide- und Waldflächen auf. Ackerbaulich werden nur 5,8% genutzt. In der
Kernzone liegen 2% der Weiden brach. Die Teichanlage im Osten des Gebietes
nimmt weniger als 1% ein.
3. Biotische Faktoren
3.1 Biotoptypen und Flora
In der Vegetationsperiode 2012 wurden die im Untersuchungsgebiet
vorkommenden Biotoptypen erfasst und kartiert. Die Biotoptypen wurden in
Grünland, Nass- und Feuchtwiesen, Wald, Gewässer, Acker und Einzelstrukturen
unterteilt. Sie wurden über die geplanten Grenzen hinaus in einem Umfeld von
rund 136 ha aufgenommen.
Dossier de dassement: Réserve naturelle "Soniez-Pamer"
,ei/V(z4fr)
Grünland
Innerhalb des bewirtschafteten Grünlands (>50% des geplanten
Naturschutzgebietes) kommen artenarme Fettweiden und Mähweiden vor. Die
Mähweiden, zumeist Weidelgras-Weißklee-Weiden und Wiesen-FuchsschwanzGesellschaften, nehmen den größten Teil auf den leicht geneigten Hängen und
dem Plateau ein. Fettweiden mit den Gesellschaften der Weidelgras-WeißkleeWeiden (Lolio-Cynosuretum) sind ebenso vertreten. Sie befinden sich zumeist
auf steileren Hängen oder in Nähe der feuchteren Kernzone und weisen folgende
Arten auf: Wolliges Honiggras (Holcus lanatus), Wiesen-Kammgras (Cynosurus
cirstatus), Gewöhnlicher Löwenzahn (Taraxacum officinale), Wiesen- Margerite
(Leucanthemum vulgare), Wiesen-Rispengras (Poa pratensis), Weißklee
(Trifolium repens), Deutsches Weidelgras (Lolium perenne), Gewöhnliches
Rispengras (Poa trivialis), Gewöhnliches Knäuelgras (Dactylis glomerata),
Gänseblümchen (Bellis perennis). Eine extensiv genutzte Fettweide mit hohem
Schlehen-Verbuschungsgrad befindet sich längs des nach Norden verlaufenden
Baches zwischen den Fluren „Pamer" und „Cachambois" und verbindet die
Weideflächen im Süden mit denen des Sollerbaches. Reste von Magerweiden mit
Kleinem Habichtskraut (Hieracium pilosella),
Schwarzer Flockenblume
(Centaurea nigra), Heilziest (Betonica officinalis), Gewöhnlichem Kreuzblümchen
(Polygola vulgaris) und Gemeiner Schafgarbe (Achillea millefolium) befinden sich
auf trockenen und zum Teil steileren, südexponierten Standorten direkt oberhalb
des Sollerbaches. Mit knapp unter 1% nehmen die Magerweiden relativ kleine
Flächen ein. Grünlandbrachen sind wenig im Gebiet verbreitet.
Nass- und Feuchtweiden
Die Nass- und Feuchtweiden sind spärlich an den Bachläufen in der Kernzone
ausgebildet. Überwiegend handelt es sich um Flächen, die bis an die Bachufer mit
Rindern beweidet werden. Um die Weiden im Talgrund miteinander zu verbinden,
wurden Nadelforste eingeschlagen und offen gelassen.
Die Waldsimsen-Wiesen (Scirpus-sylvaticus-Gesellschaften) nehmen weniger
als 0,5% in der Kernzone ein und sind durch die Dominanz von Waldsimse
(Scirpus sylvaticus) auf sicker- bis staunassen Böden und Mulden
gekennzeichnet. Häufig wachsen Kuckucks-Lichtnelke (Lychnis flos-cuculi),
Echtes Mädesüß (Filipendula ulmaria), Wolliges Honiggras (Holcus lanatus),
Sumpf-Kratzdistel (Cirsium palustre), Sumpf-Dotterblume (Caltha palustris),
Gewöhnlicher Gilbweiderich (Lysimachia vulgaris), Hasenpfoten-Segge (Carex
ovalis), Sumpf-Weidenröschen (Epilobium palustre), Sumpf-VergiBmeinnicht
(Myosotis scorpoides) und Schlangen-Knöterich (Bistorta officinalis) im Bestand.
Diese Pflanzenarten treten in den mit unter 1% vorkommenden MädesüßFluren (Filipendula ulmaria-Gesellschaft) zurück. Mädesüß ist dominant sowie
aspektbestimmend. Häufig ist die Sumpf-Kratzdistel (Cirsium palustre) stetig
vertreten. Sumpf-Baldrian (Valeriana dioica) und Sumpf-Dotterblume (Caltha
palustris) sowie wenig Wald-Simse (Scirpus sylvaticus) sind in der Gesellschaft
Dossier de classement: Réserve naturelle "Sonlez-Pamer"
1;)/Vét‘te)
lokal anzutreffen. Die MädesüB-Fluren kennzeichen die Brachestadien der
Feuchtwiesen im Bereich der Gleye und Nassgleye grundwassernaher Standorte.
Die
Sumpfpippau-Waldbinsen-Wiesen
(Crepido-Juncetum acutiflori,
Oberdorfer 1957) nehmen mit rund 3,5 % den groBten Flächenanteil der ständig
nassen und quelligen Standorte mit Gleyen, Pseudogleyen und anmoorigen
Böden in der Kernzone des Gebietes ein. Die Spitzblütige Binse (Juncus
acutifiorus) dominiert die Bestände und kommt sowohl auf beweideten als auch
auf brachliegenden Standorten vor. Die Begleitflora dieser Gesellschaft besteht
aus folgenden Arten: Schlangen-Knöterich (Bistorta officinalis), Sumpf-Pippau
(Crepis paludosa), Brennender Hahnenfu6 (Ranunculus flammula), SumpfKratzdistel (Cirsium palustre), Gewöhnlicher Gilbweiderich (Lysimachia vulgaris),
Wolliges Honiggras (Holcus lanatus), Moor-Labkraut (Galium uliginosum),
Kriechender Hahnenfuß (Ranunculus repens), Kuckucks-Lichtnelke (Lychnis floscuculi), Sumpf-VergiBmeinnicht (Myosotis scorpoides) Sumpf-Dotterblume
(Caltha palustris), Sumpf-Weidenröschen (Epilobium palustre), Sumpf-Labkraut
(Galium palustre), Flutendem Schwaden (Glyceria fluitans), Teich-Schachtelhalm
(Equisetum fluviatile), Sumpf-Blutauge (Comarum palustre), Breitblättriges
Knabenkraut (Dactylorhiza majalis), Geflecktes Knabenkraut (D. maculata),
Hunds-Straußgras (Agrostis canina) und Schnabel-Segge (Carex rostrata). Ein
beweideter Standort mit Fieberklee (Menyanthes trifoliata) befindet sich im
oberen Teil des südlichen Quellbaches bei Këppech. Ein zweiter Fundpunkt mit
Fieberklee (Menyanthes trifoliata) und Schmalblättrigem Wollgras (Eriophorum
angustifolium) liegt im nördlichen, belgischen Seitental, das von dem Quellbach
„du Rafri" durchflossen wird. Unter Brache ist das Vorkommen von der
Spitzblütigen Binse so dominant, dass die Gesellschaft artenärmer und die
Begleitflora zurückgedrängt wird.
Feuchtwiesen-Verbandsgesellschaft
(Calthion-Verbandsgesellschaft)
Die
nimmt 2,5 % der Flächen ausschließlich in der Kernzone mit feuchten bis nassen
Boden ein und unterliegt der Weidenutzung. Der Gesellschaft fehlen die
Assoziationskennarten, jedoch handelt es sich um artenreiche Bestände mit
Feuchte- und Nässezeigern. Folgende Arten sind zumeist vertreten: SumpfDotterblume (Caltha palustris), Kuckucks-Lichtnelke (Lychnis flos-cuculi),
Scharfer Hahnenfuß (Ranunculus acris), Herbst-Zeitlose (Colchium autumnale),
Sumpf-VergiBmeinnicht (Myosotis scorpoides), Wiesen-Schaumkraut (Cardamine
pratensis), Gewöhnliches Ruchgras (Anthoxantum odoratum), Wolliges Honiggras
Wiesen-Kammgras
(Cynosurus cristatus),
(Holcus lanatus),
WiesenFlockenblume (Centaurea jacea), Sumpf-Schafgarbe (Achillea ptarmica), GrasSternmiere (Stellaria graminea), Flatterbinse (Juncus effusus) und HasenpfotenSegge (Carex ovalis).
Die gestörten Nass- und Feuchtweiden (0.5%) sind pflanzensoziologisch
nicht zuzuordnen, da sie aus einem kleinflächigem Mosaik der Feucht- und
mit
Waldsimsen-Wiesen,
Nasswiesen-Gesellschaften
MädesüBfluren,
Feuchtwiesen-Verbandsgesellschaften
Sumpfpippau-Waldbinsen-Wiesen
und
bestehen. Um die Weideflächen miteinander zu verbinden wurden dort die
15
Dossier de classement: Réserve naturelie "Sonlez-Pamer"
l()"/We'Lei
Fichtenforste gerodet. Die Baumstümpfe der Nadelbäume sind größtenteils noch
erhalten
Wälder
Die Wälder nehmen mit ca. 25% einen großen Teil des geplanten
Naturschutzgebietes Sonlez-Pamer ein. Der Nadelforst, überwiegend aus
Fichten bestehend, ist stark vertreten und präsentiert sich mit einer artenarmen
Krautschicht in der vereinzelt Oxalis acetosella und Luzula luzuloides wachsen..
Im Westen an der belgischen Grenze, außerhalb der Naturschutzgebiets-Grenze,
liegt ein Nadelbaum-Birken-Mischwald, eine feuchte Ausbildung mit RasenSchmiele (Deschampsia cespitosa), Wolligem Honiggras (Holcus lanatus),
Faulbaum (Frangula alnus), Breitblättrigem Dornfarn (Dryopteris dilatata), WaldEngelwurz (Angelica sylvestris) und Wald-Frauenfarn (Athyrium filix-femina) vor.
Die Kahlschläge, die im Gebiet durchgeführt wurden beschränken sich auf
abgeholzte Fichtenbestände.
Die
Niederwälder
durchgewachsenen
bestehen
aus
EichenStockausschlagwäldern mit wenig Hainbuche, die im westlichen Teil „Wakescht"
mehr Eichen-Überhälter aufweisen als im östlichen Teil des Gebietes. Die
artenarme auf den sauren Schieferboden hinweisende Krautschicht wird von
Dra ht-Sch miele
(Deschampsia
flexuosa),
Salbei-Gamander
(Teucrium
scorodonia), Rotem Fingerhut (Digitalis purpurea), Weißer Hainsimse (Luzula
luzuloides), Wiesen-Wachtelweizen (Melampyrum pratense), Harzer Labkraut
(Galium harcynicum), Wald-Sauerklee (Oxalis acetosella), Weichem Honiggras
(Holcus mollis) und vereinzelt auch Heidelbeere (Vaccinium myrtillus) gebildet.
Ein bachbegleitener Erlenwald befindet sich im Nordwesten an der belgischen
Grenze. Unter der von Erlen gebildeten Baumschicht wachsen SumpfDotterblume (Caltha palustris), Flutender Schwaden (Glyceria fluitans), UferWolfstrapp (Lycopus europaeus), Wa ld -Eng elwu rz (Angelica sylvestris), SumpfVergiBmeinnicht (Myosotis scorpioides), Sumpf-Kratzdistel (Cirsium pratense)
und Wald-Simse (Scirpus sylvaticus).
Zwischen einem Fichtenforst und Niederwald im Osten des Gebietes wurde eine
Parzelle mit Buchen (Fagus sylvatica) aufgeforstet und ist somit der einzige
Buchenstandort im kartierten Bereich, befindet sich aber außerhalb des
Naturschutzgebietes.
Gewässer
Die Gewässer nehmen einen Flächenanteil von unter 2% ein. Sichtbare Quellen,
die teilweise kurze Quellbäche ausbilden, befinden sich im „WakeschC und
fließen dem von Nordwesten aus Belgien kommenden Quellbach zu. Zudem
speisen zwei westlich entspringende Quellbäche den Sollerbach. Auf Këppech
entspringt ein weiterer Quellbach, der nach Norden in den Sollerbach entwässert.
In seinem Talgrund befinden sich zahlreiche Sickerquellen, die sich in den
einzelnen Feucht- und Nasswiesen dokumentieren und nicht darstellbar sind.
Eine nur saisonal erkennbare Sickerquelle liegt in einem Maisfeld an der
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Dossier de dassement: Réserve naturelle "Sorflez-Pamer"
Südwestgrenze des Gebietes. Aus Belgien kommend fließt von Norden der
belgische Quellbach (R. du Rafri) dem Sollerbach zu. Die künstlich angelegten
Gräben im unteren Bereich des Gebietes entwässern die feuchten Wiesen zum
Sollerbach und werden meist von Pflanzen wie Mädesüß (Filipendula ulmaria),
Flatter-Binse (Juncus effusus) und Wald-Simse (Scirpus sylvaticus) gesäumt. Die
in der Freizeitanlage vorkommenden Fischteiche weisen keine arttypische
Vegetation auf. Am Rande der Gewässer wachsen Brennnessel (Urtica dioica),
Flatter-Binse (Juncus effusus), Kleb-Labkraut (Galium aparine), SumpfKratzdistel (Cirsium palustre) und Erlen (Alnus glutinosa). Ein in Verlandung
begriffener Teich im unteren Bachtal vor der Freizeitanlage ist mit der Kleinen
Wasserlinse (Lemna minor)
bewachsen und weist auf den hohen
Nährstoffreichtums des Teichs hin.
Äcker
Im geplanten Naturschutzgebiet wird ein kleiner Teil der Flächen ackerbaulich
genutzt. Davon entfallen im Jahr 2012 1% auf Getreideanbau.
Einzelstrukturen
Die Einzelstrukturen nehmen weniger als 1% der Fläche ein. Baumgruppen und
Baumreihen bestehen meistens aus Eichen (Quercus robur), Birken (Betula
pendula) und im zunehmend feuchten Bereich auch aus Erlen (Ainus glutinosa)
und Weiden (Salix). Die Strauchhecken bestehen aus Schlehen (Prunus spinosa),
Weißclorn (Crataegus monogyna) und Hasel (Corylus avellana).
3.2. Fauna
3.2.1 Vögel
Methode
Das Untersuchungsgebiet (UG) wurde zwischen Anfang April und Mitte Juni 2012
fünfmal komplett nach den Methodenstandards zur Erfassung von Brutvögeln
(BAUER, 2005) begangen. Die Begehungen fanden in den frühen Morgenstunden,
zwischen 5:00 h und 10:00 h, statt. Der größte Teil der Feststellungen erfolgte
akustisch. Die Anzahl der wahrgenommenen, revieranzeigenden Männchen
wurde einem Brutpaar gleichgesetzt und markieren ein Territorium. Das jeweilige
Territorium wurde punktgenau auf Feldkarten registriert. Die Daten der
Feldkarten wurden auf eine Übersichtskarte übertragen und auf einem Ausschnitt
beispielhaft dargestellt (s. Anhang Karte 11).
Dossier de classement: Réserve naturelle "Sonlez-Pamer"
Ergebnisse
Insgesamt wurden 34 Vogelarten festgestellt, für die man annehmen muss, dass
sie im UG brüten. Fünf Arten sind in der Roten Liste der Brutvögel Luxemburgs
verzeichnet, eine davon (Feldlerche) gilt als „gefährdeC, vier sind in der
Vorwarnliste aufgeführt (LORGE, 2010). Insgesamt wurden 243 Reviere
ermittelt. Fast 40% entfallen auf 5 Arten.
In erster Linie ist das Gebiet ein Lebensraum für Vogelarten des Waldes mit einer
zumindest spärlichen Strauchschicht, was sich an der Dominanz des Buchfinks
widerspiegelt und die relativ hohen Revierzahlen an Rotkehlchen und Zilpzalp
erklärt. Aufgrund der hohen Dichte an Nadelforsten ist die Anzahl der Reviere
insgesamt geringer als in Mischbeständen mit Althölzern. Die höchste
Siedlungsdichte findet man deshalb in dem mit Eichen-dominiertem Teil des
Waldes „Cachamboie, der im zentralen Bereich des Naturschutzgebietes liegt.
Höhlenbewohnende Arten wie Meisen, Kleiber und Buntspecht finden hier ebenso
einen geeigneten Lebensraum wie Arten, die ihr Nest in den Kronen der Bäume
anlegen (Buchfink, Singdrossel) oder nahe am Boden (Zaunkönig, Zilpzalp,
Rotkehlchen). Entscheidend ist das Vorhandensein einer wenigstens spärlichen
Strauchschicht und eine schwachen Krautschicht damit genügend Nahrung in
Form von Sämereien und Insekten vorhanden ist.
Erwartungsgemäß finden sich im Bereich der Feuchtgrünländer keine typischen
Arten wie Braunkehlchen oder Wiesenpieper, da die Flächenausdehnung zu
gering bzw. zu schmal ist und die Umgebung wohl so intensiv beweidet wird,
dass ein regelmäßiger Bruterfolg kaum gegeben ist.
Diskussion
Bei Feldlerche, Feldsperling und Waldlaubsänger handelt es sich um
Einzelbeobachtungen, die nicht weiter ins Gewicht fallen.
Die Goldammer jedoch charakterisiert Teile des Untersuchungsgebietes als
offene- halboffene, abwechslungsreich strukturierte Kulturlandschaft mit
Sträuchern, Hecken und Waldrändern, die auch dem Baumpieper zusagen, den
man zusätzlich noch an Lichtungen und Baumgruppen antrifft.
Die mittel- bis langfristige Umwandlung der reinen Nadelforste in
standortgerechte Laub-Mischwälder sowie die Extensivierung der Landwirtschaft
in den Tälern würden die Lebensbedingungen für die Vögel insgesamt allgemein
erheblich verbessern.
Typische Vogelarten der Feuchtgebiete werden sich dadurch allerdings nicht
unbedingt einstellen. Dafür ist die langgestreckte Form zu ungünstig und die
Ausdehnung zu gering. Eine extensive Landwirtschaft zumindest in den
Randbereichen oder gar in der gesamten Pufferzone könnten die
Lebensbedingungen für manche Feuchtwiesen-liebende Arten aber verbessern
und ihre Ansiedlung begünstigen. Dazu gehören der Wiesenpieper (Anthus
pratensis), das Braunkehlchen (Saxicola rubetra) und eventuell die Bekassine
18
/
Dossier de classernent: Réserve naturelie "Sonlez-Parner"
(Gallinago gallinago), obwohl die hohen, vertikalen Strukturen ein begrenzender
Faktor für ihr Vorkommen darstellen können.
Im Zuge der Umwandlung der Nadelforste in standortgerechte, naturnahe LaubMischwälder wird sich langfristig die Artenzusammensetzung zugunsten der
Altholz-bewohnenden Höhlenbrüter verschieben. Arten wie Kleiber, Baumläufer
und Spechte werden dann häufiger.
Tab. 2: Liste der Brutvögel nach Häufigkeit
Zoologischer Artname
Deutscher Artname
Kürzel
Status
Anzahl Brutpaare
Fringilla coelebs
Buchfink
Bf
Bv
35
Erithacus rubecula
RotkehIchen
Rk
Bv
16
Parus major
Kohlmeise
Km
Bv
15
Silvia atricapilla
Monchsgrasmücke
Mg
Bv
15
Phylloscopus collybita
Zilpzalp
Zz
Bv
14
13
Parus palustris
Sumpfmeise
Su
Bv
Troglodytes troglodytes
Zaunkönig
Zk
Bv
13
Columba palumbus
Ringeltaube
Rt
Bv
12
Turdus merula
Amsel
A
Bv
10
Parus caeruleus
Blaumeise
Bm
Bv
10
Parus ater
Tannenmeise
Tm
Bv
10
Sitta europaea
Kleiber
KI
Bv
8
Regulus regulus
Wintergoldhähnchen
Wg
Bv
8
7
Emberiza citrinella
Goldammer
Ga
Bv
Prunella modularis
Heckenbraunelle
Hb
Bv
7
Turdus philomelos
Singdrossel
Sd
Bv
6
Corvus corone
Aaskrähe
R
Bv
5
Garralus glandarius
Eichelhäher
Ei
Bv
5
Turdus viscivorus
Misteldrossel
Md
Bv
4
Anthus trivialis
Baumpieper
Bp
Bv
3
3
Dendrocopos major
Buntspecht
Bsp
Bv
Loxia curvirostra
Fichtenkreuzschna bel
Fk
Bv
3
Phylloscopus trochilus
Fitis
Fi
Bv
3
Certhia brachydactyla
Gartenbaumläufer
Gb1
Bv
3
Carduelis chloris
Grünling
Gf
Bv
3
Sylvia borin
Gartengrasmücke
Gg
Bv
2
Pyrrhula pyrrhula
Gimpel
G
Bv
2
Buteo buteo
Mäusebussard
M
Bv
2
Sylvia communis
Dorngrasmücke
Dg
Bv
1
Alauda arvensis
Feldlerche
Fl
Bv
1
Passer montanus
Feldsperling
Fs
Bv
1
Sylvia curruca
Klappergrasmücke
Kg
Bv
1
Phylloscopus sibilatrix
Waldlaubsänger
Ws
Bv
1
Saxicola rubicola
SchwarzkehIchen
Sk
Bv
Summe
34 Arten
Fett: Rote Liste
1
_
243
Dossier de classernent: Réserve naturelle "Son:ez-Pamer"
3.2.2 Fledermäuse
Der untersuchte Bereich gehört zu den Landesteilen mit wenig
Fledermausnachweisen. Die Monographie der Fledermäuse Luxemburgs
(Harbusch et al. 2002) weist für die betroffenen Raster nur jeweils Nachweise
einer Art auf (Abb. 9). Nachweise weiterer Arten waren demnach mit hoher
Wahrscheinlichkeit anzunehmen.
Anzakil de r Tami pre Parker
(nur Serunardahn)
lesade
'bt
6
4
3
4
2
3
2
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46
4
5
3
4
7
3
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4
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8
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4
8
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Betroffene Raster sind grün schraffiert. (Abb. aus: HARBUSCH et al. (2002), verändert)
Abb. 9 : Anzahl der Fledermaustaxa je Raster
Für den untersuchten Komplex aus Bachtälchen, Feucht- und Nasswiesen,
Grünland mittlerer Standorte und Gehölze unterschiedlicher Struktur (Hecken,
Gebüsche, Laub- und Nadelwald) stellen die Fledermäuse eine geeignete
Organismengruppe dar, um in erster Linie den Gesamtkomplex in struktureller
Hinsicht zu beurteilen. Im Gegensatz zu manchen anderen Tiergruppen (z.B.
Tagfalter) lassen sich Fledermäuse nicht zur Einschätzung kleinräumiger und
flächenscharfer Biotope (z.B. eine gut abgrenzbare Feuchtbrache mit der zur
Entwicklung notwendigen Futterpflanze) heranziehen, sondern es muss der
Gesamtkomplex betrachtet werden. Fledermauslebensräume zeichnen sich dabei
durch eine hohe Komplexität aus, bei der der Ausfall von Einzelkomponenten zu
schwerwiegenden Störungen oder dem Komplettausfall einer ganzen Population
führen kann.
20
Dossier de classement: Réserve naturelle "Sonlez-Pamer"
.„
7/w/Wi,f,ite3
Methodik
Direktbeobachtung und aktive Ultraschall- (Detektor-) -erfassung erfolgte nach
Möglichkeit gleichzeitig, um ausreichende Bestimmungshinweise zu erlangen.
Weitergehende, aufwendigere Methoden (Netzfänge, Telemetrie) kamen nicht
zurn Einsatz.
Für die Erfassung waren drei Termine angesetzt, die Horchboxen verblieben
jeweils die gesamte Nacht im Gelände.
•
Direkte Beobachtung
Eine Direktbeobachtung fliegender Fledermäuse kann für eine Reihe von
Arten bereits entscheidende Hinweise auf eine Artzugehörigkeit bzw. auf
die Zugehörigkeit zu einer Artengruppe geben (z.B. KLAWITTER
VIERHAUS 1981). Merkmale sind hier u.a. Flugbild, Eigenschaften des
Fluges und Größe des Tieres. Nach Sonnenuntergang ließen sich fliegende
Fledermäuse gut gegen den dämmrigen Himmel beobachten, bei völliger
Dunkelheit kam eine starke LED-Lampe mit Flutlichtmodus zum Einsatz.
•
Detektorerfassung
Die Erfassung mittels Fledermaus-Detektoren ermöglicht Nachweise auch
bei völliger Dunkelheit durch die Verarbeitung der verschiedenen, ganz
überwiegend im mit bloBen Ohren nicht hörbaren Bereich über 20 kHz
liegenden, Rufe. Neben den Ortungslauten sind bei einigen Arten auch die
Sozialrufe von Interesse, die zur Artbestimmung beitragen können
(detaillierte Behandlung der Soziallaute z.B. bei Pfalzer 2002).
Zum Einsatz kam ein Ultraschallkonverter Petterson D240x (Detektor mit
Heterodyn- und Zeitdehnungsverfahren, Abtastrate 307 kHz,
Aufnahmelänge 1,7 Sekunden, entspricht 17 Sekunden zeitgedehnter
Aufnahme) und ein Echometer EM3 der Fa. Wildlife Acoustics
(Vollspektrum-Detektor mit GPS-Option).
Die Aufzeichnung ausgewählter Rufe erfolgte beim D240x als WAV-Datei
auf einen MP3-Player mit Aufnahmefunktion (iriver H340 mit der
alternativen Rockbox Firmware Vers. 3.9, Dateien werden hier jeweils mit
Zeit- und Datumsstempel geschrieben) bzw. direkt auf SD-Karte (EM3) als
komprimierte WAC-Dateien.
Das Untersuchungsgebiet wurde auf möglichst leicht begehbaren Routen
abgeschritten, dabei registrierte Arten notiert bzw. deren Rufsequenzen
zur weiteren Analyse gespeichert.
Weiterhin wurden pro Termin je vier automatisch aufzeichnende Geräte
(„Horchboxen" bzw. „-kisten") SongMeter SM2Bat der Fa. Wildlife
Acoustics eingesetzt (Vollspektrum-Detektoren), Standort des Mikrofons
jeweils auf einer ca. 2,30 m hohen Tarpstange, um Reflexionen vom
Bodenbereich zu minimieren. Die Programmierung erfolgte dahingehend,
21
Dossier de dassernent: Réserve naturelle "Sonlez-Pamer"
dass eine ununterbrochene Aufnahme von 15 Minuten vor
Sonnenuntergang bis Ende der Erfassung (15 Minuten nach
Sonnenaufgang des folgenden Tages) erfolgte. Die komprimierten Dateien
wurden mittels der Software Kaleidoscope in auswertbare WAV-Dateien
gesplittet, unbrauchbare Geräuschaufzeichnungen (Störgeräusche,
teilweise …
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.