{"html": "<div class=\"lf-doc\"><div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">(4)</span>, . Ai si dig , l’a ti le se le dui e l’a tio de es e tit s au d oit de l’U io . E p ati ue, elles doi e t avoir le même accès au recours collectif que les entités nationales, ce qui explique la reformulation dans le projet de loi.</div>\n<p class=\"lf-p\">72 38</p>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 2 – Compétence juridictionnelle et procédure applicable</h3>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l512-1-48\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 512-1</span><span class=\"lf-art-t\">Juridiction compétente</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Compétence internationale.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le règlement Bruxelles I bis76 s’appli ue ua t à la o p te e des ju idi tio s lu e ou geoises77.</p>\n<p class=\"lf-p\">L’a ti le du gle e t B u elles I bis prévoit la compétence de la juridiction du for du défendeur. En outre, en matière contractuelle, l’a ti le , pa ag aphe du règlement Bruxelles I bis donne la possibilité au demandeur de poursuivre le professionnel devant la juridiction du lieu de livraison ou du lieu de fourniture du service. Enfin, en matière délictuelle, l’a ti le , pa ag aphe du règlement Bruxelles I bis offre la possibilité au demandeur de poursuivre le professionnel devant la juridiction du lieu où le fait do agea le s’est p oduit.</p>\n<p class=\"lf-p\">L’a ti le du gle e t B u elles I bis prévoit une règle dérogatoire, le privilège du for du o so ateu , ui o t oie la possi ilit pou le o so ateu d’i te te u e a tio o t e u p ofessio el de a t les t i u au de l’État da s le uel le consommateur est domicilié. Toutefois, ce fo de p ote tio est d’i te p tatio st i te et la Cou de justi e de l’U io eu op e e a ejet la possi ilit d’u p i il ge de fo du o so ateu o u e as de e ou s olle tif 78.</p>\n<p class=\"lf-p\">Compétence interne. Juridiction spécialisée.</p>\n<p class=\"lf-p\">La ju idi tio de d oit o u est, au Lu e ou g, le t i u al d’a o disse e t TA . E ta t ue ju idi tio « o di ai e », le t i u al d’a o disse e t o aît de tous les litiges ui e so t pas spécialement et e p ess e t att i u s à u e aut e ju idi tio , pa e e ple au Juge de pai . L’a ti le du NCPC dispose à et effet u’e « ati e i ile et o e iale, le t i u al d’a o disse e t est juge de droit commun et connaît de toutes les affaires pour les uelles o p te e ’est pas att i u e expressément à une autre juridiction, en raison de la nature ou du montant de la demande ». Or, la Justice de paix détient une compétence en matière civile et commerciale, personnelle ou mobilière et en matière immobilière pour toutes les demandes inférieures à 10.000 euros79. Le projet de loi prévoit la compétence exclusive du t i u al d’a o disse e t de Luxembourg en matière de recours collectif en droit de la consommation. En ce sens, la procédure de recours collectif constitue une dérogation à la compétence matérielle de la Justice de paix, et à la compétence territoriale du tribunal d’a o disse e t de Dieki h. Cepe da t, des arguments de droit comparé et de praticité sont en fa eu d’u juge sp ialis ui aît ise la complexité de cette procédure, ce qui favorisera le d eloppe e t d’u e ju isp ude e ho og e. Le hoi de o fie ette p o du e à u e ju idi tio sp ialis e se fo de su l’e p ie e f a çaise do t la o p te e g ale des t i u au de g a de 76 Règlement (UE) N° 1215/2012 du Parlement européen et du Conseil du 12 décembre 2012 concernant la o p te e judi iai e, la e o aissa e et l’e utio des d isio s e ati e civile et commerciale (refonte).</p>\n<p class=\"lf-p\">77 Article 2, paragraphe 3 de la proposition de directive (orientation générale du 21 nov. 2019) : « [l]a présente directive s'applique sans préjudice des règles de droit international privé de l'Union, en particulier les règles relatives à la compétence juridictionnelle, à la reconnaissance et à l'exécution des décisions et à la loi applicable. »</p>\n<p class=\"lf-p\">78 CJCE, 1er octobre 2002, Henkel C-167/00. Comp. CJUE, 25 janvier 2018, Schrems, C-498/16. V. également : « Collective redress in the Member States of the European Union », Study requested by the JURI committee, Octobre 2018, p. 93 ; Matthieu DARY et Victoria LICHET, « Définition du consommateur et du recours collectif : l’ lai age appo t pa la Cou de justi e de l’Union européenne : CJUE, 25 janvier 2018, aff. C-498/16, Schrems c/Facebook », Revue Lamy Droit des affaires, N° 136 (2018), pp. 15-20.</p>\n<p class=\"lf-p\">79 Article 2 du NCPC.</p>\n<p class=\"lf-p\">39 instance (les « tribunaux judiciaires » sont compétents depuis le 1er janvier 2020)80 du lieu où demeure le défendeur81 pou o aît e du e ou s olle tif a o duit à des iti ues dues au a ue d’e pe tise de ces tribunaux face à la complexité et à l’o igi alit de e t pe de o te tieu . La loi elge a o fi le o te tieu de l’a tio e pa atio olle ti e e lusi e e t au ou s et t i u au de B u elles82.</p>\n<p class=\"lf-p\">L’e pos des otifs p ise ue e eg oupe e t du o te tieu e t alise l’e pe tise e la matière et que « [c]es ju idi tio s d eloppe o t de la so te u e ju isp ude e u ifo e pou l’e se le du pays »83. C’est da s e e sou i ue le Gou e e e t p opose de o fie toutes les affai es de e ou s olle tif au t i u al d’a o disse e t de Luxembourg.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l512-49\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 512</span><span class=\"lf-art-t\">Me tio s de l’assig atio</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Paragraphe 1. Mentions et procédure applicable.</p>\n<p class=\"lf-p\">Procédure applicable.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le pa ag aphe s’i spi e de l’a ti le R. -3 du Code de la consommation français. Le recours collectif est u e a tio e justi e ui figu e da s le Code de la o so atio ais doit s’a ti ule a e le NCPC, le droit commun de la procédure, et les autres législations spécifiques applicables le cas échéant. Ainsi, les dispositions relatives à la p o du e o te tieuse de a t le t i u al d’a o disse e t si gea t e ati e i ile so t appli a les. Co fo e t à l’a ti le du NCPC, l’i t odu tio du e ou s olle tif se fait pa assig atio . L’a ti le du NCPC ui dispose ue les pa ties sont tenues de o stitue a o at de a t le t i u al d’a o disse e t si gea t e ati e i ile s’appli ue au e ou s olle tif. Il est e effet diffi ile e t o e a le u’u o so ateu i di iduel ou u’u e e tit qualifiée telle une association de consommateurs puissent se passer de l’assista e des a o ats da s les di e s olets de l’a tio da tio de l’assig atio , po ses au o e s de d fe se, o ga isatio et sui i de l’i de isatio , o te tieu de l’e utio des juge e ts et da s ses différentes phases (jugement sur la responsabilité, information des consommateurs, adhésion au groupe ou exclusion du g oupe, op atio s d’i de isatio , et e tuelle e t l’e utio fo e 84.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ce tai es l gislatio s sp ifi ues peu e t aussi t ou e à s’appliquer. À citer par exemple, à titre d’illust atio , l’a ti le du Code de la s u it so iale relatif à la mise en intervention des institutions de sécurité sociale85, l’a ti le L. -6, paragraphe 6 du Code du t a ail pou l’e plo eu ui a o ti u 80 Suite à la réforme judiciaire opérée par la loi n° 2019-222 du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice, les t i u au d’i sta e et les t i u au de g a de i sta e fusio e t au er janvier 2020 pour former une juridiction unique, le « tribunal judiciaire ». Le décret n° 2019-966 du 18 septembre 2019 e po te odifi atio de l’a ticle R. 623-2 du Code de la consommation français qui prévoyait la compétence des t i u au de g a de i sta e a ati e d’a tio de g oupe.</p>\n<p class=\"lf-p\">81 Article R. 623-2 du Code de la consommation français.</p>\n<p class=\"lf-p\">82 Article XVII. 35 du Code de droit économique belge.</p>\n<p class=\"lf-p\">83 Document parlementaire, Chambre des représentants, n° 53-3300/01, exposé des motifs, p. 12.</p>\n<p class=\"lf-p\">84 Valérie LASSERRE et Pauline LE MORE, « P e i es o se atio s su la ise e œu e du e ou s olle tif en matière de consommation », Dalloz n° 2014-1081, 24 sept. 2014.</p>\n<p class=\"lf-p\">85 Ex. paragraphe 3 : « Dans les affaires portées devant les juridictions civiles ou commerciales, le demandeur doit appele les i stitutio s de s u it so iale e d la atio de juge e t o u , sous pei e d’i e e a ilit de la demande. Les juges peu e t o do e , e d’offi e, l’appel e d la atio de juge e t o u de es institutions. Il en est de même pour les affaires portées par citation directe devant les juridictions répressives. »</p>\n<p class=\"lf-p\">40 le paie e t du salai e e as d’i apa it de t a ail86, ai si ue l’i l’a ti le du Code de la s u it so iale87. u it de l’e plo eu p ue pa Cas individuels exemplaires.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les termes « cas individuels » font référence à un consommateur et le terme « exemplaire » renvoie à e ui ep se te u e g alit . Aut e e t dit, o se ase su le as i di iduel d’u o so ateu qui reflète ce qui a pu arriver à plusieurs autres consommateurs, connus ou non.</p>\n<p class=\"lf-p\">Frais.</p>\n<p class=\"lf-p\">La pratique judiciaire et le droit commun sont applicables en ce qui concerne les frais de justice. Les f ais de p o du e so t à la ha ge de la pa tie à l’o igi e ou à l’i itiati e de l’a te. Pa e e ple, le oût de l’assig atio et des e pe tises est à la ha ge du de a deu puis u’il a initié le procès. Cependant, à l’issu du p o s, e p e a t e o pte l’ uit , le juge peut d ide de fai e suppo te les f ais, e totalit ou e pa tie, à l’u e ou l’aut e des pa ties. Ai si, l’a ti le du NCPC dispose ue « [t]oute partie qui succombera sera condamnée aux dépens, sauf au tribunal à laisser la totalité, ou une fraction des dépens à la charge d'une autre partie par décision spéciale et motivée ». De la même manière, l’a ti le p oit ue « [l]orsqu'il paraît inéquitable de laisser à la charge d'une partie les sommes exposées par elle et non comprises dans les dépens, le juge peut condamner l'autre partie à lui payer le montant qu'il détermine ». Ensuite, lorsque le professionnel a été déclaré responsable par le jugement sur la respo sa ilit , se pose la uestio de la ha ge des f ais de pu li it , aut e e t dit l’i fo atio des o so ateu s e ue d’adh e au g oupe ou de s’e e lu e, et des olu e ts du li uidateu .</p>\n<p class=\"lf-p\">Ces frais sont postérieurs au jugement sur la responsabilité devenu définitif puisque la publicité et le li uidateu i te ie e t da s la phase de ise e œu e du juge e t. Selo la p ati ue judi iai e, es f ais so t à la ha ge de la pa tie ui a su o , e l’esp e le p ofessio el. Da s les p o s civils, la partie qui perd le procès doit notamment supporter les taxes à témoins ainsi que les rémunérations des experts judiciaires. De la même manière, le Code de la consommation français p oit pou l’a tio de g oupe ue les esu es de pu li it so t à la harge du professionnel pour la procédure ordinaire (art. L. 623-7) et la procédure simplifiée (art. L. 623- . E e ui o e e l’a tio en réparation collective belge, le Code de droit économique dispose également que les frais des mesures de publicité de la décision de recevabilité et du jugement sur le fond (art. XVII. 54., paragr. 4), ainsi que les frais du liquidateur (art. XVII. 61. paragr. 2, al. 2), sont à la charge de la partie qui succombe.</p>\n<p class=\"lf-p\">86 Article L. 121-6, paragraphe 6, alinéa 1 du Code du travail : « Si le salarié peut réclamer à un tiers, en vertu d’u e dispositio l gale, la pa atio du do age sulta t pou lui de la aladie ou de l’a ide t, e d oit, pou auta t u’il o e e l’indemnisation pour pertes de salaire subies pendant les périodes visées aux pa ag aphes et , passe à l’e plo eu jus u’à o u e e du salai e et des i de it s pa lui pa es. »</p>\n<p class=\"lf-p\">87 Article 135 du Code de la sécurité sociale : « Les assurés et leurs a a ts d oit e peu e t, e aiso de l’a ide t ou de la maladie professionnelle, agir judiciairement en dommages intérêts contre leur employeur ou la personne pou o pte de la uelle ils e e e t u e a ti it , i da s le as d’u t a ail o e e ou d’u travail non connexe e e e e te ps et su le e lieu, o t e tout aut e e plo eu ou tout aut e assu , à oi s u’u juge e t p al ’ait d la les d fe deu s oupa les d’a oi p o o u i te tio elle e t l’a ide t ou la maladie professionnelle. Dans ce cas, les assurés et ayants droit ne peuvent agir que pour le montant des do ages ui ’est pas ou e t pa la p se te assu a e, sa s u’il ait lieu à la espo sa ilit des aît es et o etta ts et des a tisa s telle u’elle est p ue par l’a ti le du Code i il. »</p>\n<p class=\"lf-p\">41 Prescription.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le recours collectif se prescrit selon les règles de droit commun. Peuvent notamment être citées la prescription décennale du Code de commerce88, la prescription trentenaire du Code civil89, ou encore la p es iptio de t ois a s p ue pa la loi du juillet su le o t at d’assu a e90 (applicable aux contrats conclus à distance dans le cadre du recours collectif).</p>\n<p class=\"lf-p\">Me tio s de l’assig atio .</p>\n<p class=\"lf-p\">La demande de recours collectif est introduite par un consommateur individuel ou une entité qualifiée par assignation devant le tribunal d’a o disse e t de Lu e ou g si gea t e ati e i ile. Out e les e tio s p ues pa les a ti les , et du NCPC, l’assig atio de ait i di ue les as individuels exemplaires concernés ainsi que la preuve que les conditions de recevabilité prévues à l’a ti le L.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>so t e plies. Su le od le du d oit f a çais, l’assig atio de ait aussi t e ualifi ati e. Le e u a t de a à et effet i di ue à la fois e u’il equiert et sur quel fondement.</div>\n<p class=\"lf-p\">Tout d’a o d, l’assig atio de a i di uer les cas similaires ou identiques sur lesquels repose le recours olle tif. C’est e effet « au vu des cas individuels exemplaires » (art. L. 524-1, paragr. 1)91 que le juge statue. L’e a e des as i di iduels doit pe ett e d’ ta li l’e iste e d’u ou de plusieurs p judi e s i de isa le s et g alisa le s à l’e se le du g oupe, ai si ue de d fi i les a a t isti ues d te i a tes du g oupe. Le o so ateu i di iduel ou l’e tit ualifi e ui ep se te le g oupe de a e effet s’ t e assu et permettre au juge et au professionnel défendeur de reconnaître u’il e iste ie elle e t plusieu s o so ateu s a a t su i u p judi e pa a le dans le cadre de cette action et que les conditions du recours collectif sont bien remplies, et ce au stade le plus p o e de l’a tio e ue de l’a al se de la e e a ilit . Il est important de noter que cette mention est une condition formelle92. Ai si, u auteu p ise u’« [i]l s’agit d’u e ullit pou i e de fo e do t o sait u’elle est diffi ile à ett e e œu e puis u’elle doit t e soule e i li i e litis e justifia t d’u g ief. E out e, il est possi le de la gula iser avant que le juge ne statue »93. En pratique, la mention des cas individuels exemplaires da s l’assig atio fait ho à la condition de e e a ilit de l’a tio elati e à la pluralité de consommateurs.</p>\n<p class=\"lf-p\">Paragraphe 2. Preuve de l’a se e de o flit d’i t ts.</p>\n<p class=\"lf-p\">Lo s de l’assig atio , le de a deu à l’a tio doit p ou e ue les o ditio s de e e a ilit p ues à l’a ti le L. -1, paragraphe 1 sont remplies. Parmi celles-ci figure l’a se e de o flit d’i t ts.</p>\n<p class=\"lf-p\">L’a ti le L. -2, paragraphe 2 précise que cette preuve est faite par la divulgation de tout contrat de financement, ou de legs ou dons reçus par une a.s.b.l., autrement dit en dévoilant les sources de L’a ti le du Code de o e e dispose ue « [l]es obligations nées à l'occasion de leur commerce entre commerçants ou entre commerçants et non-commerçants se prescrivent par dix ans si elles ne sont pas soumises à des prescriptions spéciales plus courtes. »</p>\n<p class=\"lf-p\">89 L’a ti le du Code civil dispose que « [t]outes les actions, tant réelles que personnelles, sont prescrites par trente ans. »</p>\n<p class=\"lf-p\">90 Article 44, paragraphe 1.</p>\n<p class=\"lf-p\">91 L’e p essio « les cas individuels » est reprise de l’a ti le R. -3 du Code de la consommation français.</p>\n<p class=\"lf-p\">92 « L'examen des assignations du 28 octobre 2014 ne fait apparaître aucune irrégularité de forme, puisqu'ainsi que l'a constaté le juge de la mise en état les textes fondant la demande y sont visés, les griefs articulés contre les défenderesses de façon suffisante, et plusieurs cas individuels exposés. » (CA Versailles, 3 novembre 2016, n° de RG 16/00563 ; v. Dalloz 2017, p. 230).</p>\n<p class=\"lf-p\">93 Soraya AMRANI-MEKKI, « A tio de g oupe, ode d’e ploi », Procédures, n°12, Décembre 2014, Étude 16, p. 6 et s.</p>\n<p class=\"lf-p\">88 42 fi a e e t de l’a tio . Un auteur explique pourquoi cette exigence de transparence financière doit fai e l’o jet d’u e disposition spécifique : « Il esso t des di e ses p opositio s eu op e es u’il est i p atif ue le fi a e e t soit l . O , e l’ tat a tuel du d oit positif, il ’e iste au u le ie p o du al pou i pose la di ulgatio de l’ide tit du fi a eur. On pourrait certes mobiliser une i te p tatio pa ti uli e e t i agi ati e de l’adage « nul ne plaide par procureur » 94 . Puisque le ita le o jet de l’adage o siste à o att e à isage d ou e t, il pourrait contraindre le funder à apparaître dans la procédure. « M. X, représenté par Maître Y et financé par Z ». Nul ne pourrait plaider par financeur ! » 95. D’aut e pa t, la Co issio eu op e e el e ue « [l]e fi a e e t di e t d’a tio s olle ti es pa u tie s est o sid o e u fa teu pote tiel de e ou s a usifs, à oi s d’ t e o e a le e t gle e t »96. Pour que le financement de recours collectifs pa des tie s soit o fo e au i t ts d’u e bonne justice, le juge doit donc exercer un o t ôle su l’a o d de fi a e e t. Il doit pou oi s’assu e de la alidit de l’a o d de fi a e e t e app ia t le deg d’i pli atio du fi a eu et so d si t esse e t da s l’issue du litige. De plus, la divulgation des dons et legs octroie une garantie supplémentaire aux professionnels contre les actions abusives. Ainsi le juge peut vérifier que l’a tio ’est pas fi a e par un concurrent du défendeur.</p>\n<h3 class=\"lf-part\">Titre 2 – Procédure</h3>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 1 – Jugement sur la recevabilité</h3>\n<p class=\"lf-p\">On notera que la recommandation de 2013 prévoyait de manière expresse et générale l’e a e de la « recevabilité »97 des actions collectives. Si le te e ’appa aît plus ni dans la proposition de directive du 11 avril 2018 ni dans la e sio de l’o ie tatio g ale du o e e , les deux versions reprennent une formule similaire à celle de la recommandation à laquelle ils ajoute les éléments à prendre en compte. Ainsi, les deux versions de la proposition de directive se contentent, dans leurs o sid a ts, à e ou age les juges ou auto it s ad i ist ati es o p te tes e ati e d’« actions représentatives en réparation » à « vérifier dès le début de la procédure » 98 ou « au stade le plus précoce possible de la procédure »99 si l’affai e se p te à l’i t odu tio d’u e telle a tio « compte L’auteu p ise : « L’adage « ul e plaide pa p o u eu » eut e su sta e ue la pe so e ui est titulai e de l’a tio e justi e e puisse dissi ule so ide tit (Henri ROLAND et Laurent BOYER, Adages du droit français, Paris, Litec, 1999, p. 551). O , da s le as du fi a e e t de p o du e, le titulai e de l’a tio appa aît ie da s la procédure, ’est le fi a ie ui ’ appa aît pas puis ue p is e t il ’est pas pa tie » (Séverine MENÉTREY, « Le financement privé des actions collectives : perspective comparative et enjeux européens », De Boeck Supérieur, Revue internationale de droit économique, 2018/4, t. XXXII, p. 511, note 76).</p>\n<p class=\"lf-p\">95 Op. cit., pp. 511 et 512.</p>\n<p class=\"lf-p\">96 Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des Régions « Vers un cadre horizontal européen pour les recours collectifs », (COM(2013) 401 final), p. 17.</p>\n<p class=\"lf-p\">97 Point III, « 8. Les États e es de aie t p oi u’il soit ifi , au stade le plus p o e possi le du o te tieu , ue les de a des pou les uelles les o ditio s d’e e i e d’u e a tio olle ti e e so t pas u ies et les demandes manifestement non fondées sont rejetées. »</p>\n<p class=\"lf-p\">98 Considérant 18 de la proposition de directive du 11 avril 2018.</p>\n<p class=\"lf-p\">99 Co sid a t de l’o ie tatio g ale du o e e .</p>\n<p class=\"lf-p\">94 43 te u de la atu e de l’i f a tio et des caractéristiques des dommages subis par les consommateurs lésés » 100. Certaines législations prévoient une telle phase, comme par exemple la Belgique101, l’Italie102 et le Québec103. La F a e a opt pou u e solutio alte ati e et sou et la e e a ilit de l’a tio de groupe en matière de consommation à une mise en demeure préalable obligatoire et à l’e pi atio d’u d lai de uat e ois à compter de la réception de celle-ci104. Les opposants de la phase de e e a ilit aig e t u e pe te de te ps i utile da s le ad e d’u e a tio e justi e d jà h o ophage. Cepe da t, la e e a ilit se le justifi e à plusieu s ga ds. Tout d’a o d, la recevabilit d’u e a tio est s st ati ue e t a al s e pa le juge saisi, ue e soit da s u e d isio à part ou non du jugement sur le fond. E suite, l’ la o atio de o ditio s de e e a ilit sp ifi ues au recours collectif assure une sécurité juridique pour le professionnel puisque les éventuelles actions fantaisistes ou abusives pourront être éliminées à un stade précoce de la procédure judiciaire. De plus, elle est utile pour la suite de la procédure car « la phase de recevabilité vise à déterminer les grandes lignes du litige »105.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l521-1-50\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 521-1</span><span class=\"lf-art-t\">Conditions de recevabilité</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Paragraphe 1. Cinq conditions de recevabilité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les points a), b) et d) du paragraphe 1 concernant le manquement potentiel, la qualité à agir et l’effi ie e du e ou s olle tif so t i spi s de l’a ti le XVII. . du Code de d oit o o i ue elge.</p>\n<p class=\"lf-p\">La loi belge prévoit une première étape de filtrage au cours de laquelle, « le juge doit vérifier que le ep se ta t du g oupe satisfait au o ditio s l gales, u’il peut e e la procédure de façon ad uate et ue l’a tio e pa atio olle ti e se le plus « effi ie te » u’u e a tio de d oit commun »106. La p eu e de l’effi ie e du e ou s ise à ga a ti la o e ad i ist atio de la justi e.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le recours à cette procédure spécifique doit être justifié par son utilité par rapport aux autres actions de droit commun. Le droit procédural permet, grâce à la jonction et à la connexité, de traiter en même temps plusieurs demandes individuelles107. C’est le as s’il y a intérêt à ce que deux ou plusieurs affaires puisse t fai e l’o jet d’u seul et e juge e t et u’il e iste u lie suffisa t e t e elles. Selo la complexité du litige en cause, on imagine que cinq ou quinze demandes soient simplement jointes, ta dis u’il de ie d ait difficile de gérer cent ou mille plaintes individuelles, réunies dans une même procédure ou non. L’effi ie e peut do t e alu e selo plusieu s it es tels le o e pote tiel de o so ateu s o e s, s’il e iste u e oie alte ati e ou e o e si les parties ou la justice feront 100 La version du 21 novembre 2019 utilise les termes de « consommateurs lésés », tandis que la version du 11 avril 2018 emploie les termes de « consommateurs concernés ».</p>\n<p class=\"lf-p\">101 Article XVII. 36 du Code de droit économique belge.</p>\n<p class=\"lf-p\">102</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-840\"><span class=\"lf-art-num\">Article 840</span><span class=\"lf-art-t\">ter, paragraphe 3, du Code de procédure civile italien</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">103 Article X du Code de procédure civile du Québec.</p>\n<p class=\"lf-p\">104 Article 62, alinéa 2 de la loi sur la modernisation de la justice du XXIe siècle : « [a] peine d'irrecevabilité que le juge peut soulever d'office, afin que la personne mise en demeure puisse prendre les mesures pour cesser ou faire cesser le manquement ou réparer les préjudices subis, l'action de groupe ne peut être introduite qu'à l'expiration d'un délai de quatre mois à compter de la réception de cette mise en demeure. »</p>\n<p class=\"lf-p\">105 Florence DANIS, Élodie FALLA et Françoise LEFEVRE, « I t odu tio au p i ipes de la Loi elati e à l’a tion en réparation collective et premiers commentaires critiques », R.D.C., 2014/6, p. 567.</p>\n<p class=\"lf-p\">106 Ibid.</p>\n<p class=\"lf-p\">107 Gaston VOGEL, Les Pandectes – Procédure civile, Larcier Luxembourg, 2017, n° 244 et s., p. 225 et s.</p>\n<p class=\"lf-p\">44 des économies en ayant recours à la procédure collective108. Ensuite, le point c) relatif à la pluralité des o so ateu s est u e o ditio ui d oule de l’aspe t olle tif du a is e. Il est essai e ue deux consommateurs au moins soient concernés (cette condition fait écho aux « cas individuels exemplaires » devant t e e tio s da s l’assig atio . E fi , le poi t e o e e l’a se e de o flit d’i t ts. Da s le ad e d’a tio s t a sf o ti es, la p opositio de di e ti e appelle u’afi de p e i les o flits d’i t ts, les États e es de aie t pou oi fi e des gles p o a t ue le juge ou l’auto it ad i ist ati e peu e t e a i e si u e e tit ualifi e i te ta t u e a tio représentati e e pa atio est fi a e pa u tie s a a t u i t t o o i ue da s l’issue de l’a tio ep se tati e o e e et, si ’est le as, efuse de e o aît e la apa it ju idi ue de l’e tit ualifi e au fi s de ette a tio 109. De plus, l’a ti le bis, paragraphe 3, point c ter) précise u’afi de pou oi agi , l’e tit ualifi e « n'est pas influencée par des personnes, autres que des consommateurs, qui ont un intérêt économique dans l'introduction d'une action représentative, en particulier des professionnels, y compris en cas de financement par des tiers, et elle dispose de procédures pour prévenir une telle influence » 110. Le cas échéant, afin que le juge puisse constater l’a se e de o flit d’i t ts, le de a deu doit di e qui le finance. Si le défendeur ou le juge réalise par la suite que les informations sont fausses, les conséquences nécessaires pourront être prises.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pa ag aphe . Co t ôle du t i u al et a se e d’u o flit d’i t ts.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les points a) et b) figurant au second paragraphe de l’a ti le L. -1 correspondent à deux des trois exigences prévues au point III (16) de la recommandation de 2013 relatif au « Financement ».</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l521-2-52\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 521-2</span><span class=\"lf-art-t\">Procédure du jugement sur la recevabilité</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Paragraphe 1. Recevabilité et désignation du représentant du groupe.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le t i u al d’a o disse e t de Lu e ou g saisi de la de a de de e ou s olle tif a al se les o ditio s de fo e et de fo d de la e e a ilit , aut e e t dit les e tio s de l’assig atio p ues à l’a ti le L. -2 et les conditions de recevabilité rep ises à l’a ti le L.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>. Il s’agit de la p o du e traditionnelle, le juge saisi statuant en une fois sur la recevabilité et la responsabilité ou dans deux décisions distinctes si un renvoi à la mise en état est nécessaire. À titre de comparaison, la loi belge dispose ue le juge se p o o e su la e e a ilit de l’a tio da s les deu ois de so d pôt111. La ou elle loi italie e p oit ua t à elle ue l’o do a e de e e a ilit est t ait e o ee f puisque le juge doit se prononcer dans les 30 jours à partir de la première audience112. Le tribunal d’a o disse e t de Lu e ou g désigne également le représentant du groupe. Dans le contexte particulier du recours collectif, le demandeur est chargé d’u e « mission collective ». Ainsi, pour des raisons de sécurité juridique, le tribunal désigne le représentant du groupe par une décision positive.</div>\n<p class=\"lf-p\">Cette désignation se révèle particulièrement utile et nécessaire en cas de pluralité de demandeurs. À V. Hakim BOULARBAH, « Le ad e et les o ditio s de l’a tio e pa atio olle ti e », i L’a tio e réparation collective, dir. Jacques ENGLEBERT et Jean-Luc FAGNART, U.D.B.U.L.B., Anthémis, Limal, 2015, p. 30 ;</p>\n<p class=\"lf-p\">Eugénie NOTHOMB, L’a tio e pa atio collective à la belge. État des lieux presque deux ans après son entrée en vigueur, Mémoire, Université catholique de Louvain, 2016, p. 25.</p>\n<p class=\"lf-p\">109 Considérant 11 sexies bis et article 4 ter, paragraphe 3, alinéa de de l’o ie tatio g ale o . .</p>\n<p class=\"lf-p\">110 Ibid.</p>\n<p class=\"lf-p\">111 Article XVII. 43. du Code de droit économique belge.</p>\n<p class=\"lf-p\">112</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article 840</span><span class=\"lf-art-t\">ter, paragraphe 3, du Code de procédure civile italien</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">108 45 l’i e se, la l gislatio elati e à l’a tio de g oupe française en matière de consommation ne « ferme pas, pa ses te es t s g au , l’ e tualit d’a tio s o u e tes », autrement dit « [e]n cas de plu alit d’a tio s de g oupe e gag es e tout ou pa tie pou les es a ue e ts, o t e le ou les mêmes professionnels et pour la réparation des mêmes préjudices »113. Il est alors fait application, selon les circonstances, des règles de procédure civile (exception de connexité, sursit à statuer, retrait de l’affai e du ôle, jo tio des i sta es, etc.)114. Le choix du législateur français est cohérent puisque plusieurs tribunaux peuvent être compétents, contrairement au présent projet de loi qui prévoit la o p te e e lusi e du t i u al d’a o disse e t de Lu e ou g. Ainsi en droit français, la compétence matérielle est attribuée aux tribunaux de grande instance, devenus les tribunaux judiciaires au 1er janvier 2020115.</p>\n<p class=\"lf-p\">Paragraphe 2. Publicité du jugement sur la recevabilité et fixation, par anticipation, du délai d’i fo atio et d’adh sio des o so ateu s au g oupe appli a le si les pa ties d ide t d’e ta e un processus extrajudiciaire du litige collectif.</p>\n<p class=\"lf-p\">Lorsque la demande est recevable, le tribunal détermine le contenu et les modalités de la publicité du jugement sur la recevabilité afin d’i fo e les o so ateu s pote tielle e t o e s et de leu pe ett e de se a ifeste . Afi d’ ite u fo alis e i utile, le juge e t su la e e a ilit p oit les esu es d’i fo atio et d’adh sio des o so ateu s o e s da s le as où les parties d ide aie t d’e ta e u p o essus e t ajudi iai e du litige olle tif tel ue p u au hapit e du p se t tit e. Le d lai d’i fo atio et d’adh sio des o so ateu s est u d lai u i ue d te i par le tribunal, ne pouvant pas être inférieur à trente jours ni supérieur à trois mois. Le système d’optio d’i lusio est i pos e as de ise e œu e du p o essus e t ajudi iai e du litige olle tif, afi de ai te i l’aspe t olo tai e des go iatio s a ia les. Ce d lai s’i spi e du d lai d’e e i e du d oit d’optio , p u e d oit elge à l’a ti le XVII. ., pa ag aphe , poi t ° du Code de d oit économique, et qui a lieu avant la phase de négociation obligatoire. Le paragraphe 2 rappelle que le d lai d’i fo atio et d’adh sio o e e, o fo e t à l’a ti le L. -4, paragraphe 2, lorsque les pa ties i fo e t le juge u’elles d ide t d’e ta e u p o essus e t ajudi iai e du litige olle tif.</p>\n<p class=\"lf-p\">Renvoi à la mise en état.</p>\n<p class=\"lf-p\">Lorsque la demande est recevable, le tribunal renvoie l’affai e à la ise e tat afi de pou oi p o de pa la suite au juge e t su le fo d. L’o do a e de lôtu e de la ise e tat fi e la date de l’audie e des plaidoi ies.</p>\n<p class=\"lf-p\">113 Circulaire du 26 septembre 2014 de présentation des dispositions de la loi n° 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation et du décret n° 2014du septe e elatif à l’a tio de g oupe en matière de consommation, p. 2 (BOMJ n° 2014-10 du 31 octobre 2014).</p>\n<p class=\"lf-p\">114 E e a he, da s ette h poth se de plu alit de de a deu s, il ’est pas fait appli atio des règles de litispendance (lorsque deux juges compétents sont saisis du même litige – identité de partie, objet et cause) car la o ditio d’ide tit de pa tie ’est pas e plie.</p>\n<p class=\"lf-p\">115 Articles L. 623-1 et R. 623-2 du Code de la consommation français. Depuis le 1er janvier 2020, les tribunaux d’i sta e et les t i u au de g a de i sta e o t fusio pou fo e le « tribunal judiciaire » (le décret n° 2019du septe e e po te odifi atio de l’a ti le R. -2 du Code de la consommation français).</p>\n<p class=\"lf-p\">46 Paragraphe 3. Publicité du jugement sur la recevabilité et appel.</p>\n<p class=\"lf-p\">Publicité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le paragraphe 3 précise que la publication du jugement sur la recevabilité a lieu lorsque celui-ci est définitif. La publicité permet d’i fo e les o so ateu s de l’e iste e de la procédure judiciaire en cours, afin, le cas échéant, de se manifester. Toutefois, le juge peut d ide ue la pu li atio ’est pas oppo tu e, pa e e ple, si elle est i utile ou u’elle po te ait attei te à la putatio du professionnel défendeur. La publication du jugement sur la recevabilité est notamment pertinente et utile car elle permet, e appli atio de l’a ti le in fine du NCPC, le atta he e t d’u ou de plusieu s ou eau as i di iduels e e plai es pa de a de i ide te s’ils p se te t u lie suffisamment étroit avec les prétentions originaires116. C’est le as pa e e ple si la de a de o igi ai e oncerne un p judi e at iel et u’u o so ateu i ti e d’u p judi e o po el se fait connaître. Son préjudice pourrait être reconnu comme une nouvelle catégorie de préjudice prise en compte par le recours collectif en question. Ce i est possi le jus u’à la ise e d li .</p>\n<p class=\"lf-p\">Appel.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le juge e t du t i u al est toujou s sus epti le d’appel pendant quinze jours. Le projet de loi limite le d lai de o testatio de la e e a ilit afi d’ ite les a œu es dilatoires. Le délai est repris de l’a ti le , ali a du NCPC ui p oit u d lai de ui ze jou s pou fai e appel de l’o do a e de f de a t le t i u al d’a o disse e t. Si la e e a ilit ’est pas o test e à e o e t-là, elle ne peut plus l’ t e par la suite, sauf pour les o e s d’o d e pu li o e les d lais de fo lusio 117.</p>\n<p class=\"lf-p\">Si la e e a ilit ’est pas o test e, le t i u al p o de au fo d.</p>\n<p class=\"lf-p\">En conclusion, lorsque la demande de recours collectif est recevable, les parties sont conviées à une u io d’i fo atio o ligatoi e elati e au p o essus e t ajudi iai e de gle e t du litige olle tif.</p>\n<p class=\"lf-p\">Comme cela sera expliqué ultérieurement, si les pa ties d ide t d’e ta e u tel p o essus, la p o du e judi iai e est suspe due. Les o so ateu s se o t alo s i fo s de la ise e œu e du p o essus et des odalit s d’adh sio , à la uelle ils pou o t p o de pe da t u d lai a t pa le tribunal lors du jugement sur la recevabilité. Ensuite, les parties pourront négocier et faire homologuer leu a o d. E as de d sa o d ou d’a se e d’ho ologatio , la p o du e judi iai e ep e d so ou s. Les pa ties peu e t gale e t p oi da s l’a o d u e se o de phase d’adh sio des o so ateu s ui au a alo s lieu ap s l’ho ologatio .</p>\n<p class=\"lf-p\">116 « Le régime de la recevabilité de la demande nouvelle est lié par la jurisprudence à deux considérations contradictoires : d'une part éviter que l'instance ne s'éternise par des modifications abusives du litige tel que présenté originairement, et d'autre part éviter que les parties ne doivent entamer un autre procès sur une question qui se trouve en rapport avec la première. » (Thierry HOSCHEIT, Le droit judiciaire privé au Grand-Duché de Luxembourg, Éditions Paul Bauler, Luxembourg, 2012, n° 1005, p. 506).</p>\n<p class=\"lf-p\">117 Le délai de forclusion est celui « […] do t l’e pi atio o so e le d oit d’a tio , ’est-à-di e u’il e se a possi le d’agi u’à l’i t ieu de e d lai ai si e a-t-il du délai pour exercer une voie de recours par exemple) » (Séverine MENÉTREY, La procédure civile luxembourgeoise. Approche comparative, Bruxelles, Éditions Larcier, 2016, n° 35, p. 47). L’auteu ajoute : « [l]’i e e a ilit de la de a de a u a a t e d’o d e pu li , si ie ue le juge el e a d’offi e la fin de non- e e oi ti e de l’e pi atio des d lais de e ou s » (op. cit., n° 639, p. 491). Ainsi, « […] la sa tio e suppose pas la d o st atio d’u g ief et elle ’a e pas à t e i o u e lo s ue le d lai est d’o d e pu li » (op. cit., n° 41, p. 50).</p>\n<p class=\"lf-p\">47</p>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 2 – Règlement extrajudiciaire du litige collectif</h3>\n<p class=\"lf-p\">Le a is e p opos de gle e t e t ajudi iai e du litige olle tif ’est pas e lusif des aut es modes de règlement amiable des litiges. Si les autres procédures restent possibles118, ce nouveau mécanisme offre des garanties spécifiques, notamment en ce qui concerne son financement et sa mise e œu e. Si u ou plusieu s o so ateu s o t e ta u anisme de résolution amiable de a i e i di iduelle et u’ils souhaite t ejoi d e le p o essus olle tif, la p o du e i di iduelle est suspendue. Comme pour le règlement extrajudiciaire des litiges de consommation prévu au Livre 4 du présent Code, le recou s à l’a o at est fa ultatif.</p>\n<h3 class=\"lf-part\">Section 1 – R u io d’i fo</h3>\n<p class=\"lf-p\">atio o ligatoi e su le p o essus de collectif gle e t e t ajudi iai e du litige</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l522-1-53\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 522-1</span><span class=\"lf-art-t\">Rôle du tribunal</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Le p o essus de gle e t e t ajudi iai e d’u litige ti e sa fo e du principe de la participation olo tai e da s la esu e où il et e ide e le pa fait espe t de l’auto o ie des pa ties. À tit e de comparaison, le législateur belge a opté pour une phase de négociation obligatoire dès que la requête contentieuse est dé la e e e a le. Si l’o souhaite p i il gie la di e sio i de itai e du e ou s olle tif, il o ie t d’e ou age di e te e t la diatio . E e a he, da s u e opti ue plus régulatoire, le choix de recourir à la médiation devrait rester à la discrétion des parties prenantes.</p>\n<p class=\"lf-p\">Da s e o te te o fli tuel, ’est u d fi pou les pa ties de se p ojete da s u e situatio de négociation de bonne foi. Pour ces raisons, dès lors que la demande de recours collectif est déclarée recevable par le tribunal, les pa ties doi e t assiste à u e u io d’i fo atio elati e au d oule e t d’u pote tiel p o essus de gle e t e t ajudi iai e.</p>\n<p class=\"lf-p\">Au cours de cette réunion, à laquelle les parties participent sans aucun engagement, le médiateur, désigné conformément à l’a ti le L. -2, pourra clarifier les attentes, répondre aux questions, dissiper les inquiétudes et développer une relation de confiance grâce à son rôle neutre et impartial.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les pa ties este t li es de hoisi soit d’e ta e u p o essus de gle ent extrajudiciaire, soit de poursuivre la procédure judiciaire.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l522-54\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 522</span><span class=\"lf-art-t\">Choi du</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">diateu o duisa t la u io d’i fo atio .</p>\n<p class=\"lf-p\">Il i o e au pa ties de se ett e d’a o d, e tuelle e t a e l’assista e de leu a o at, su la personne qui se a ha g e de o dui e la u io d’i fo atio o ligatoi e. Cette pe so e doit obligatoirement figurer sur la liste des médiateurs agréés en matière de recours collectif prévue à l’a ti le L. -5, paragraphe 1 du présent projet de loi, et dressée par le ministre ayant la protection 118 Sur la médiation : Jan KAYSER, La médiation au Grand-Duché de Luxembourg. Droit, Technique, Processus, Posture &amp; Paysage institutionnel, 1ère éd., Windhof, Larcier Luxembourg, 2019 ; su l’a it age : Thierry HOSCHEIT, « Le point de vue luxembourgeois », J.T.L., 2015/2, n° 38, 5 avril 2015, p. 46-51, Patrick KINSCH, « La l gislatio lu e ou geoise e ati e d’a it age », Bull. du Cercle François Laurent, 1997, bulletins II et III ; sur la conciliation et la transaction : Jean A. MIRIMANOFF (dir.), Martine BECKER, Federica OUDIN , Anne-Sophie SCHUMACHER et Coralie SMETS-GARY, Di tio ai e de la diatio et d’aut es odes a ia les, Bruxelles, Bruylant, 2019, p. 132 et s. et p. 506 et s.</p>\n<p class=\"lf-p\">48 des o so o dui e la ateu s da s ses att i utio s. À d faut d’a o d e t e les pa ties, le u io d’i fo atio est hoisi pa le juge.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l522-3\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 522-3</span><span class=\"lf-art-t\">Organisation de la</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">u io d’i fo diateu de a t atio .</p>\n<p class=\"lf-p\">L’o ga isatio p ati ue de la u io d’i fo atio o ligatoi e i o e au diateu hoisi pa les parties ou désigné par le juge. Il doit obligatoirement figurer sur la liste dressée par le ministre ayant la protection des consommateurs dans ses attributions. Le diateu a la possi ilit de s’adjoi d e u ou plusieurs co-médiateurs, également inscrits sur la liste précitée. Le médiateur doit fournir un motif au besoin de co-médier et pratique la possibilité de co-médiation dans un esprit de gestion responsable du budget étatique. Enfin, i i e o e, à d faut d’a o d e t e les pa ties et afi de d lo ue la situatio , le juge de la ise e tat fi e l’heu e, la date et le lieu de la u io d’i fo atio o ligatoi e.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l522-4\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 522-4</span><span class=\"lf-art-t\">R sultat de la</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">u io d’i fo atio .</p>\n<p class=\"lf-p\">Paragraphe 1. Information du juge par les parties quant à leur décision.</p>\n<p class=\"lf-p\">Da s u d lai app o h de la u io d’i fo atio o ligatoi es, les pa ties i fo e t le t i u al de leur choix : entamer un processus de règlement extrajudiciaire du litige collectif ou poursuivre la p o du e judi iai e. Le d lai de huit jou s a o d au pa ties est p o he de elui di t à l’a ti le 1251-13, paragraphe 1, alinéa 1 du NCPC relatif à la médiation judiciaire. En effet, le médiateur dispose d’« une semaine » pour faire connaître son acceptation ou son refus au juge et aux parties. Si les parties décident de poursuivre la procédure judiciaire, elles peuvent toutefois recourir au processus de règlement extrajudiciaire du litige olle tif jus u’au juge e t su la espo sa ilit . La fo ulatio s’i spi e de l’a ti le</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>du NCPC elatif à la diatio o e tio elle et de l’a ti le -12 du même Code relatif à la médiation judiciaire.</div>\n<p class=\"lf-p\">Pa ag aphe . D lai d’i fo atio des o so ateu s et d’adh sio au g oupe.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les esu es d’i fo atio des o so ateu s ua t à l’e iste e d’u gle e t e t ajudi iai e du litige olle tif et l’adh sio au g oupe, d te i es pa le t i u al lo s du juge e t su la e e a ilit , sont ises e œu e lo s ue les pa ties i fo e t le t i u al u’elles souhaite t e ta e u p o essus extrajudiciaire du litige collectif conformément au paragraphe 1er.</p>\n<h3 class=\"lf-part\">Section 2 – Agrément et liste des médiateurs agréés en matière de recours collectif</h3>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 522</span><span class=\"lf-art-t\">Liste des</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">la liste. diateu s ag s et auto it o p te te pou d li e l’ag e t et d esse Paragraphe 1. Liste des médiateurs agréés en matière de recours collectif.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il est créé une liste spécifique sur laquelle devront être inscrits les médiateurs agréés en matière de recours collectif. Le processus extrajudiciaire du litige collectif est un processus ad hoc adapté à 49 l’aspe t olle tif du p o essus do t la ise e œu e effi a e essite des certains c it es, ota e t e te es d’e p ie e et de fo atio .</p>\n<p class=\"lf-p\">Pa ag aphe . Auto it o p te te pou d li e l’ag diateu s e plissa t e t et d esse la liste des diateu s ag s.</p>\n<p class=\"lf-p\">L’o ga isatio et la o duite d’u p o essus de gle e t e t ajudi iai e e ati e de litiges collectifs nécessitent des compétences et des sensibilités spécifiques dans la mesure où les personnes concernées ne sont pas nécessairement physiquement présentes lors du processus et sont dès lors ep se t es. Le d fi side ota e t da s l’o ga isatio et l’ha o isatio des o epts de t a spa e e et de t a sfe t d’i fo atio s au i eau des pe so es ep se t es et du p i ipe de o fide tialit . Pou ette aiso , il est p opos d’ ta li u e liste auto o e de diateu s ui o t une expérience da s la ati e des diatio s i iles o e iales d’u e pa t, ais ui o t d’aut e pa t fi i d’u e fo atio sp ifi ue ta t th o i ue ue p ati ue da s le do ai e des diatio s de litiges collectifs. Il est proposé que le ministre ayant la protection des consommateurs dans ses attributions dresse et gère cette liste.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l522-6-57\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 522-6</span><span class=\"lf-art-t\">Inscription à la liste des médiateurs agréés en matière de recours collectif</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Les uat e pa ag aphes p ise t la p o du e d’ag e t et d’i s iptio su la liste des médiateurs en matière de recours collectif. Le s st e d’i s iptio su la liste des diateu s ag s e ati e de recours collectif est inspiré de celui du NCPC en matière de médiation civile et commerciale et du concept des médiateurs agréés en matière civile et commerciale, tout en laissant à un règlement grand-du al le soi de d fi i les it es de fo atio de ase, de o p te e, d’e p ie e et de fo atio sp ifi ues ai si ue les o ditio s de e ou elle e t de l’ag e t. L’ag e t est li it à une durée de trois ans. Les conditions de renouvellement sont fixées par règlement grand-ducal dans le ut d’assu e ue les pe so es ha g es du gle e t e t ajudi iai e des litiges olle tifs pratiquent régulièrement des médiations et entretiennent leurs compétences.</p>\n<h3 class=\"lf-part\">Section 3 – Processus de règlement extrajudiciaire du litige collectif</h3>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l522-7-58\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 522-7</span><span class=\"lf-art-t\">Choix du médiateur</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Il i o e au pa ties de hoisi , d’u o u a o d, u diateu de la liste d ess e pa le i ist e ayant la protection des consommateurs dans ses attributions pour conduire le processus de règlement extrajudiciaire du litige collectif. Ce choix peut porter sur la même personne ayant conduit la réunion d’i fo atio o ligatoi e. À d faut d’a o d e t e les pa ties, le diateu peut t e d sig pa le juge de la mise en état, afin de permettre au processus de se poursuivre.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l522-8-59\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 522-8</span><span class=\"lf-art-t\">Acceptation de la mission par le médiateur</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Le diateu i fo e le t i u al et les pa ties s’il a epte la issio et s’il e te d s’adjoi d e u ou plusieurs co- diateu s, e e ou s de a t t ou e l’a al des pa ties. Le diateu hoisi pa les parties a la faculté de modifier son équipe de co-médiateurs au cours du processus de règlement extrajudiciaire en tenant compte de la complexité des dossiers. Il en informe le tribunal et les parties, ces dernières devant donner leur accord, en amont, pour les modifications proposées.</p>\n<p class=\"lf-p\">50</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l522-9-60\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 522-9</span><span class=\"lf-art-t\">Honoraires des médiateurs</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Le p ojet de loi s’alig e su le hoi du l gislateu de p e d e e ha ge les f ais de l’e tit siduelle en matière de règlement extrajudiciaire des litiges de consommation, à savoir le Service national du Médiateur de la consommation. Dans la mesure où tant la mise en place du règlement extrajudiciaire des litiges de consommation que celle du recours collectif a une vocation à régler un différend entre professionnels et consommateurs, il est proposé de maintenir la logique de la gratuité du processus extrajudiciaire. La prise en charge publique des frais se justifie par ailleurs du fait que le recours à la médiation a vocation à délester les tribunaux dont le fonctionnement est également financé sur le udget de l’État. Le pa ag aphe p e d e o pte les o ligatio s des i ist es e ati e udg tai e et de o t ôle fi a ie , ota e t afi de pe ett e d’e gage les so es essai es en temps utile. Ensuite, le paragraphe précise qu’e as de d passe e t, le diateu fait pa e i au même ministre un nouveau devis motivé. Ce dernier est soumis au principe de confidentialité du p o essus p u à l’a ti le L. -11.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l522-10-61\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 522-10</span><span class=\"lf-art-t\">Délai pour terminer le processus</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Un des objectifs du p o essus de gle e t e t ajudi iai e d’u litige olle tif est de résoudre le conflit da s u laps de te ps plus ou t u’u e a tio judi iai e. Bien évidemment, tout dossier est différent, de sorte que le ou les médiateurs doivent garder la liberté de donner aux parties et au processus le temps nécessaire pour aboutir. Par souci de clarté, il est précisé que le processus de règlement extrajudiciaire du litige collectif commence dès que les parties informent le tribunal de leur décision d’e ta e u p o essus de gle e t e t ajudi iai e du litige olle tif tel ue p u à l’a ti le L. , pa ag aphe . Co fo e t à l’a ti le -12, paragraphe 6, alinéa 1 du NCPC119, relatif aux dispositions générales de la médiation judiciaire, le processus de règlement extrajudiciaire du litige collectif suspend la procédure du recours collectif. Sur demande des parties, le juge peut autoriser la prolongation du délai. Le p o essus est o sid o e te i lo s ue l’a o d est ho ologu .</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l522-11-62\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 522-11</span><span class=\"lf-art-t\">Confidentialité du processus</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Il est proposé de consacrer un article spécifique au principe de la confidentialité du processus de gle e t e t ajudi iai e du litige olle tif, ui, tout e s’i spi a t du NCPC et du Code de la consommation, nécessite des a age e ts sp ifi ues e aiso du fait u’e la ati e, l’ho ologatio de l’a o d ai si u’u e pu li atio ad uate so t essai es et o ligatoi es.</p>\n<p class=\"lf-p\">Paragraphe 1.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le pa ag aphe s’i spi e de l’a ti le -6, paragraphe 1 du NCPC relatif aux principes généraux en matière de médiation. Il pose en premier lieu la prémisse que les documents établis, les o u i atio s faites et les d la atio s e ueillies au ou s d’u p o essus de gle e t e t ajudi iai e d’u litige olle tif ou e elation avec ce processus et pour les besoins de celui-ci sont confidentiels. En deuxième lieu ce paragraphe organise le principe de la confidentialité dans le chef du ou des médiateurs et de toute autre personne impliquée dans le processus de règlement « Lo s ue les pa ties solli ite t o joi te e t u’u e médiation soit ordonnée, les délais de procédure qui leur sont impartis sont suspendus à dater du jour où elles formulent cette demande. »</p>\n<p class=\"lf-p\">119 51 extrajudiciaire du recours collectif. Dans ce contexte, il importe de mettre en place un cadre sécurisé qui favorise un dialogue constructif et ouvert sans que, dans le chef des parties, la crainte puisse naître que le processus de règlement extrajudiciaire les e pose à des is ues et u’e as d’ he du p o essus, ’est-à-di e lo s ue u’au u a o d ’a pu t e t ou , elles se et ou e t da s u e situatio oi s a a tageuse u’a a t la phase e t ajudi iai e du e ou s olle tif. E e te ps, tel que relevé ci-a a t, l’esse e e d’u e p o du e de e ou s olle tif, à t a e s l’ho ologatio et la pu li it o ligatoi e, i pose l’a age e t de e p i ipe.</p>\n<p class=\"lf-p\">Paragraphes 2, 3 et 4.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le pa ag aphe s’i spi e de l’a ti le -6, paragraphe 2 du NCPC relatif aux principes généraux en ati e de diatio . Le pa ag aphe s’i spi e de l’a ti le -6, paragraphe 3 du NCPC relatif aux p i ipes g au e ati e de diatio . E fi , le pa ag aphe s’i spi e de l’a ti le -7 du NCPC relatif aux principes généraux en matière de médiation.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l522-12-63\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 522-12</span><span class=\"lf-art-t\">Accord en vue du processus de règlement extrajudiciaire du litige collectif</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">L’o ligatio de dige u a o d e ue du p o essus de gle e t e t ajudi iai e du litige olle tif est i spi e des pa ag aphes et de l’a ti le -9 du NCPC relatif à la médiation conventionnelle.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l522-13-64\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 522-13</span><span class=\"lf-art-t\">Processus</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">L’a ti le décrit un processus de règlement extrajudiciaire du litige collectif à la fois flexible, adaptable au i t ts et esoi s des pa ties et du diateu , ais d’u e o ple it e tai e, d’où la essit d’u e fo atio sp ifi ue e la ati e.</p>\n<p class=\"lf-p\">Paragraphe 1.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le pa ag aphe ise à ett e à la dispositio du ou des diateu s la thode et les te h i ues d’u p o essus de diatio . Ce pa ag aphe ep e d la p e i e pa tie de l’a ti le L. -8 du Code de la consommation qui prévoit la médiation dans le cadre de la résolution extrajudiciaire des litiges de consommation.</p>\n<p class=\"lf-p\">Paragraphe 2.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le pa ag aphe fo alise la p ati ue ou a te da s le ad e d’u p o essus de diatio d’e te d e les parties séparément, les « caucus », ou de mener une « médiation de navette », ’est-à-dire que le diateu fait l’i te diai e e t e les pa ties alo s ue elles-ci sont installées dans des pièces différentes.</p>\n<p class=\"lf-p\">Paragraphe 3.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le paragraphe 3 complète le 1er pa ag aphe e e u’il ep e d la se o de pa tie de l’a ti le L. -8 du Code de la consommation relative à la conciliation dans le cadre de la résolution extrajudiciaire des litiges de consommation.</p>\n<p class=\"lf-p\">52</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l522-14-65\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 522-14</span><span class=\"lf-art-t\">Caractère volontaire du processus</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Le caractère volontaire, du début à la fin, du processus est la pierre angulaire du mécanisme. Le fait pou les pa ties d’a oi la li e t de uitte la ta le de go iatio à tout o e t e l e u e e tai e p essio et fa o ise leu p dispositio à s’engager sur la voie de la collaboration et à surmonter les phases difficiles du conflit.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l522-15-66\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 522-15</span><span class=\"lf-art-t\">Accord extrajudiciaire du litige collectif</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">La da tio de l’a o d du p o essus est la ge e t i spi e de la diatio o e tio elle du NCPC.</p>\n<p class=\"lf-p\">S’ ajoute t l’o ligatio de p oi des esu es de pu li it pou i fo e de a i e ad uate les consommateurs potentiellement intéressés et en conséque e l’o ligatio de fi e les odalit s de confidentialité en ce qui concerne les échanges dans le cadre du processus. Ensuite, le paragraphe 2 d taille le o te u de l’a o d. Il s’i spi e des dispositio s de l’a ti le XVII. . du Code de d oit économique elge elatif à la go iatio d’u a o d de pa atio olle ti e. Le poi t d , elatif à u e e tuelle se o de phase d’adh sio des o so ateu s au g oupe, est ua t à lui u e proposition nouvelle. Le point d) peut être mis en lien avec le point e) relatif à un éventuel accord de isio ui au ait lieu ap s l’ho ologatio de l’a o d. I d pe da e t ou lo s u’elles so t o i es, es dispositio s pe ette t, d’u e pa t, au pa ties de ise l’a o d ho ologu , et d’aut e pa t, au o so ateu s de se a ifeste ap s l’ho ologatio de l’a o d lo s d’u e se o de phase d’adh sio . Ces possi ilit s so t e fa eu du o so ateu ui a u e se o de ha e d’adh e au g oupe et do de fi ie de la pa atio telle ue d te i e da s l’a o d. De plus, ces mesures sont bénéfiques pour le professionnel qui pourra éviter la multiplication des recours i di iduels des o so ateu s ui ’o t pas oulu ou ui ’o t pas pu adh e au g oupe lo s du premier délai accordé à cet effet, ou encore éviter un futur recours collectif fondé sur un type de p judi e o p is e o pte pa l’a o d ho ologu . L’o je tif est de p opose u p o essus fle i le qui répond aux attentes des parties, préserve leur autonomie et encourage leur responsabilisation.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l522-16\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 522-16</span><span class=\"lf-art-t\">Ho ologatio de l’a o d</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Paragraphes 1 et 2. Ca a t e o ligatoi e de l’ho ologatio .</p>\n<p class=\"lf-p\">Si les pa ties s’a o de t à e ta e u p o essus de solutio e t ajudi iai e du litige olle tif, l’ e tuel a o d ui e sulte est sou is à l’ho ologatio o ligatoi e du Président du tribunal 120 d’a o disse e t qui peut le refuser pour les raisons indiquées121. L’e ige e du o t ôle de l’a o d pa le juge se et ou e à l’article 8, paragraphe 4 de la proposition de directive122. Un auteur souligne à cet égard que « la procédure de médiation de groupe requiert un contrôle judiciaire minutieux et en La o p te e du p side t du t i u al d’a o disse e t pou ho ologue les a o ds de diatio est ue à l’a ticle 1251-22, paragraphe 2, alinéa 1 du NCPC.</p>\n<p class=\"lf-p\">121 Le pa ag aphe s’i spi e de l’a ti le -22, paragraphe 2, alinéa 2 du NCPC.</p>\n<p class=\"lf-p\">122 « Les règlements visés au […] pa ag aphe [….] […] so t sou is au o t ôle de la ju idi tio ou de l’auto it administrative. La ju idi tio ou l’auto it ad i ist ati e e a i e […] si elle doit efuse ou app ou e u règlement qui est contraire aux dispositions impératives nationales ou qui comporte des conditions qui ne peuvent pas être appliquées, en tenant compte des droits et des i t ts de toutes les pa ties, […] et e pa ti ulie eu des consommateurs concernés » (orientation générale du 21 nov. 2019).</p>\n<p class=\"lf-p\">120 p 53 p ofo deu su les te es de l’a o d ui se a o lu. Alla t au-delà d’u si ple o t ôle fo el, le juge doit s’assu e ue les i t rêts des parties absentes et représentées sont correctement pris en compte »123. O , e d oit o u , l’ho ologatio des a o ds issus d’u e diatio o e tio elle ou judiciaire est seulement facultative (articles 1251-11 et 1251-15 du NCPC). Ainsi le projet de loi p oit e p ess e t le a a t e o ligatoi e de l’ho ologatio . L’ho ologatio d’u a o d pe et u o t ôle pa l’auto it o p te te et lui o f e u a a t e e utoi e, pe etta t, le as échéant son exécution forcée.</p>\n<p class=\"lf-p\">Paragraphe 3. La non-reconnaissance de la responsabilité du professionnel.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le pa ag aphe est i spi de l’a ti le XVII. . du Code de d oit o o i ue elge elatif à l’a o d de pa atio olle ti e. Il dispose ue l’ho ologatio d’u a o d de pa atio olle ti e ’e po te pas la reconnaissance de responsabilité ou de culpabilité du professionnel, et cela pour encourager les parties à trouver un accord amiable124. L’a o d de gle e t e t ajudi iai e du litige olle tif pe et donc une solution satisfaisante o o i ue e t, ais ui ’a pas d’i pa t o atif, aut e e t dit ui ’ et pas de juge e t de aleu .</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l522-17\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 522-17</span><span class=\"lf-art-t\">Mise e œu e de l’a o d</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Le diateu peut d ide , pou la ise e œu e de l’a o d ho ologu , d’appli ue les a ti les relatifs à la ise e œu e du juge e t su la espo sa ilit à afi de o se e la oh e e de la p o du e et les ga a ties appo t es, ota e t au stade de l’e ution. L’a ti le L. -14 est relatif aux mentions obligatoires des mesures de publicité destinées à informer les consommateurs tandis ue l’a ti le L. o e e les odalit s d’adh sio au g oupe.</p>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 3 – Cessation ou interdiction du manquement</h3>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l523-1-69\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 523-1</span><span class=\"lf-art-t\">Cessation ou interdiction du manquement comme objet du recours collectif</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Cet a ti le s’i spi e de l’a ti le de la loi f a çaise ° -1547 du 18 novembre 2016 de ode isatio de la justi e du XXIe si le ui e u so le o u à l’a tio de g oupe de a t le juge judiciaire et le juge administratif. Pour plus de p isio s su l’a tio e essatio ou e i te di tio o e o jet du e ou s olle tif, il est e o au o e tai e de l’a ti le L. -3 intitulé « Objet ». Co fo e t au gi e a tuel de l’a tio e essatio p ue e ati e de protection des o so ateu s, do t il est fait f e e à l’a ti le L. -8, paragraphe 2, les dispositio s elati es à l’ast ei te so t appli a les.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ale a d e BIARD, « Sale te ps pou le e ou s olle tif ... La essai e e he he d’outils alte atifs pou résoudre les litiges de masse », Revue Lamy Droit Civil, 157, mars 2018, pp.21-26.</p>\n<p class=\"lf-p\">124 Exposé des motifs de la loi du 28 mars 2014, Doc. parl., Ch. repr., 2013-2014, n°53-3300/001, p. 35.</p>\n<p class=\"lf-p\">123 54</p>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre 4 – Réparation des préjudices</h3>\n<p class=\"lf-p\">Jugements du recours collectif et force exécutoire.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le recours collectif soulève certaines questions quant à la force exécutoire car il présente un déroulement particulier en plusieurs étapes et plusieurs jugements. Se pose la question de savoir quels juge e ts p o o s lo s d’u e telle p o du e o stitue t u tit e exécutoire et peuvent donc faire l’o jet d’u e e utio fo e. Dans le cadre de la procédure ordinaire comme de la procédure simplifiée, le jugement sur la responsabilité constitue un titre exécutoire au profit du demandeur représentant du groupe par exe ple s’il p oit u e p o isio à so p ofit. Par ailleurs, certaines pa ti ula it s e iste t selo la p o du e ise e œu e.</p>\n<p class=\"lf-p\">Lorsque la procédure ordinaire est appliquée, seul le jugement sur les contestations (phase 3) peut constituer un titre exécutoire au profit du consommateur car il concerne sa situation en particulier. À noter que le demandeur agit toujours pour le compte du consommateur et continue de le représenter.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le de a deu ep se ta t du g oupe est do put a ie pou l’e ution forcée du jugement sur les contestations (le o so ateu ’est ja ais pa tie à l’a tio .</p>\n<p class=\"lf-p\">Lorsque la procédure simplifiée est ise e œu e, le jugement sur la responsabilité donne droit à exécution forcée au profit du demandeur représentant du groupe puis u’il d te i e u o ta t à transférer immédiatement par le professionnel sur le compte ouvert par le liquidateur, et ce avant l’i fo atio des o so ateu s et la fo atio du g oupe.</p>\n<p class=\"lf-p\">E fi , il o ie t de e tio e e tai es a se es d’effet. N’a pas d’i pa t et donc ne confère pas une force exécutoire particuli e d’u des juge e ts au p ofit de e tai s o so ateu s : 1° le fait u’u o so ateu i di iduel soit de a deu et do ep se ta t du g oupe de consommateurs (il est représentant ualifi do ’est e ette ualit u’il peut seul pou sui e l’e utio fo e, du oi s jus u’à la lôtu e ; 2° les « cas individuels exemplaires » mentionnés dans l’assig atio su les uels se fo de le TA pou se p o o e su la espo sa ilit du professionnel (il sont des test case qui se noient dans la masse du groupe de consommateur) ; 3° les consommateurs do t les e e di atio s fo t l’o jet de d ats pa ti ulie s (ils ne devraient pas acquérir de ce fait un d oit pe so el à l’e utio fo e car le jugement afférent clarifie leurs droits, cela ne change pas leur statut de membre du groupe).</p>\n<h3 class=\"lf-part\">Section 1 – Jugement sur la responsabilité</h3>\n<p class=\"lf-p\">Lo s ue la de a de de e ou s olle tif est jug e e e a le pa le t i u al d’a o disse e t de Luxembourg, e de ie e oie l’affai e à la ise e tat. Lo s ue le dossie est e esu e d’ t e jug , le tribunal se réunit de manière collégiale et se prononce sur le principe de la responsabilité du professionnel. Deux types de procédures sont alors prévues, la procédure ordinaire et la procédure si plifi e. Cette de i e est ise e œu e lo s ue e tai es o ditio s so t u ies. C’est le as lo s ue le o e et l’ide tit des o so ateu s so t o us et ue le o ta t du do age est le même ou identique par prestation ou référence de temps. Le juge sera alors en mesure de déterminer u o ta t glo al ue le p ofessio el de a e se au li uidateu et l’i fo atio des o so ateu s se a i di idualis e. Il o ie t d’a al se ha u e des p o du es a a t de revenir plus longuement sur leurs différences.</p>\n<p class=\"lf-p\">55</p>\n<h3 class=\"lf-part\">Sous-section 1 – Procédure ordinaire</h3>\n<p class=\"lf-p\">Respo sa ilit et d te i atio du s h a d’i de isatio .</p>\n<p class=\"lf-p\">Si le principe de la responsabilité du professionnel est retenu, le tribunal détermine le schéma d’i de isatio . Aut e e t dit, da s u p e ie te ps, le t i u al d fi it le g oupe, ide tifie les préjudices concernés par le recours, détermine les mesures de pa atio à ett e e œu e pa le p ofessio el ai si ue le s st e d’optio appli a le adh sio ou e lusio du g oupe . E suite, le t i u al fi e les d lais et odalit s des di e ses tapes de ise e œu e du juge e t, aut e e t dit les mesures d’i fo atio des o so ateu s, l’adh sio ou l’e lusio du g oupe, et e fi l’i de isatio des o so ateu s.</p>\n<p class=\"lf-p\">E e ui o e e la ise e œu e du juge e t su la espo sa ilit , le t i u al d sig e u liquidateur, dont les missions peuvent varier, et qui sera notamment chargé de rédiger un rapport comprenant toutes les données utiles de la procédure et de son déroulement. Enfin, le tribunal désigne u agist at ha g du o t ôle de la ise e œu e du juge e t su la espo sa ilit d sig iaprès le « juge de contrôle » . Ce de ie assu e le o d oule e t de la ise e œu e et t a he les diff e ds et diffi ult s d’o ga isatio ui peu e t su e i , ais e au u as e se p o o e su le fond.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le jugement sur la responsabilité ou une ordonnance du juge chargé du contrôle pourra constituer un tit e e utoi e au p ofit du de a deu ep se ta t du g oupe, pa e e ple s’il a u e p o isio prévue à son profit125. Cependant, le jugement sur la responsabilité ne fait que fixer un principe de responsabilité sans que les consommateurs concernés soient identifiés par le jugement. En effet, les o so ateu s fe o t d fi iti e e t pa tie du g oupe lo s ue le d lai d’e e i e du d oit d’optio (opt-in ou opt-out) sera écoulé et e so t ja ais pa tie à l’i sta e puis u’ils so t ep se t s jus u’à la lôtu e de l’i sta e pa le de a deu . Le jugement sur la responsabilité ne peut donc pas constituer un titre exécutoire au profit des consommateurs hormis le cas évoqué. Seul l’ e tuel juge e t su les o testatio s, li uida t l’i de isatio des o so ateu s, pou a o stitue u tit e exécutoire au profit des consommateurs, puis u’ils so t di e te e t o e s et o s. Il convient de revenir plus en détail sur le contenu du jugement sur la responsabilité.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l524-1-70\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 524-1</span><span class=\"lf-art-t\">Responsabilité, définition du groupe, identification des préjudices, mesures de</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">pa atio et s st e d’optio appli a le.</p>\n<p class=\"lf-p\">Lorsque le tribunal estime que le professionnel est responsable, il détermine un schéma d’i de isatio . E d oit o u et e p ati ue, la espo sa ilit et les do ages do e t sou e t lieu à deux décisions successives en raison de la complexité de la fi atio de l’i de isatio . Da s les faits, le juge statue su la espo sa ilit puis o do e des esu es d’i st u tio pou t e e esu e de d te i e l’i de isatio . E l’a se e de p isio du te te, ela este possi le. E suite il convient de précise ue et a ti le s’i spi e p i ipale e t du Code de la o so atio f a çais.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cepe da t, il s’i spi e du Code de d oit o o i ue elge e e ui o e e le hoi du s st e d’optio appli a le, le d oit f a çais p o a t u i ue e t le s st e d’optio d’i lusio ’est-àdire que la formation du groupe se fait uniquement par adhésion des consommateurs.</p>\n<p class=\"lf-p\">125 Provision : « So e d’a ge t allou e pa le juge d’u e faço p o isoi e et avant le prononcé de sa décision définitive » ; Provision ad litem : « So e d’a ge t allou e à l’u e des pa ties pou u’elle puisse fai e fa e au f ais de l’i sta e […] » (Catherine PUIGELIER, Dictionnaire juridique, Bruxelles, Bruylant, 2017). V. Introduction, in Marc BOURGEOIS (dir.) Les provisions comptables et fiscales. Principes généraux et cas pratiques, Anthemis, 2015.</p>\n<p class=\"lf-p\">56 Paragraphe 1. Jugement statuant sur la responsabilité, définition du groupe et détermination des critères de rattachement.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ce pa ag aphe s’i spi e de l’article L. 623-4 du Code de la consommation français. Le recours collectif p se te u e pa ti ula it e e ui o e e la otio de pa tie à l’a tio . U de a deu à l’a tio (un consommateur individuel ou une entité qualifiée) introduit le recours, pou le o pte d’u ensemble de consommateurs (le groupe), qui sont placés dans une situation identique ou similaire, et ui su isse t des p judi es i di iduels du fait d’u a ue e t d’u e p ofessio el. Le ep se ta t du g oupe a fou i à l’appui de sa demande des cas individuels exemplaires permettant au juge de trancher le litige et de se prononcer sur la responsabilité du professionnel.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Conseil constitutionnel français126 s’est p o o su la o pati ilit du a is e p o du al is en place avec le principe de la contradiction. Un auteur écrit à cet égard : « [c]omment, en effet, le professionnel pourrait-il o e te e t se d fe d e, i o ue à l’appui de sa d fe se des a gu e ts effi a es, s’il e o aît pas l’ide tit des de a deu s ? Co ment pourrait-il leur opposer des éléments ti s de la elatio i di iduelle ui les elie ? A ai di e, l’a gu e t est i i fausse e t pe ti e t da s la esu e où, s’il est ai ue lo s de la p e i e phase, pou ta t o te tieuse le d fe deu – le professionnel – e o aît pas l’ide tit de toutes les i ti es, ela ’e t aî e pas u e attei te au o t adi toi e a p is e t il ’est statu ue su le p i ipe de sa espo sa ilit , ’est-à-dire sur les conditions de sa responsabilité : y a-t-il un fait g ateu ela s’app ie à so seul e d oit , u do age o sid da s so e iste e plus ue da s so a pleu , e o e u’il soit pa fois possi le de le d te i e a e p isio et e g al, o e da s le as d’u e a tio de g oupe si plifi e et 127 un lien de causalité » . E fi , l’auteu fait utile e t e a ue ue, lo s de la phase de o stitutio du groupe, si le professionnel conteste le droit de telle ou telle victime à être indemnisée, par exemple e aiso d’u e faute de sa pa t, il pou a alors le faire devant le juge et, à ce moment-là, la contradiction sera respectée128. Da s la p o du e p opos e, il s’agi a du juge e t su les o testatio s de a t le t i u al d’a o disse e t si tous les o so ateu s du g oupe ’o t pas t indemnisés, ce ui se a ota e t le as e tuelle e t si le p ofessio el o teste l’appa te a e au groupe de tel ou tel consommateur.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pa ag aphe . Cat go ie s de p judi es et o ta t de l’i de isatio .</p>\n<p class=\"lf-p\">Ce pa ag aphe s’i spi e de l’a ti le L. -5 du Code de la consommation français. Le tribunal détermine les catégories de préjudices concernées pour chaque consommateur ou chaque catégorie de o so ateu s o stitua t le g oupe. E suite, le t i u al fi e le o ta t de l’i de isatio ou tous les éléments devant t e p is e o pte pe etta t l’ aluatio des p judi es. E effet, il est possible que certaines expertises soient nécessaires à leur évaluation. Conformément au droit o u de la espo sa ilit , le p i ipe appli a le e ati e d’ aluatio du do age est elui de la réparation intégrale.</p>\n<p class=\"lf-p\">126 Décision du Conseil Constitutionnel du 13 mars 2014.</p>\n<p class=\"lf-p\">Jérôme JULIEN, « Présentation de la loi n° 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation », Les revues Jurisclasseur, Contrats Concurrence Consommation, N° 5, mai 2014, pp. 8-10, point 7.</p>\n<p class=\"lf-p\">128 Ibid.</p>\n<p class=\"lf-p\">127 57 Pa ag aphe . É e tuelles esu es d’i st u tio .</p>\n<p class=\"lf-p\">Ce pa ag aphe s’i spi e de l’a ti le R. -9 du Code de la consommation français. La proposition de di e ti e du a il p oit ue la ju idi tio ui supe ise l’a tio ep se tati e a la possi ilit , si l’e tit ualifi e de a deu à l’a tio le de a de, d’o do e au d fe deu de fou i des éléme ts de p eu e pe ti e ts pou l’affai e, u’il a e sa possessio 129. Le NCPC contient des dispositions similaires permettant la production forcée des pièces. Ainsi les articles 284 et 285 du NCPC elatifs à l’o te tio de pi es d te ues pa u tie s ou par la partie adverse prévoient que la partie ui souhaite ette o u i atio fo e ad esse sa de a de au juge saisi de l’affai e pou u’il l’o do e, sous la fo e u’il d te i e, e tuelle e t sous ast ei te. Selo la ju isp ude e, la pièce sollicit e doit t e d te i e a e p isio , l’e iste e de la pi e doit t e aise la le, tout comme la détention de la pièce par le tiers ou la partie adverse et enfin la pièce doit être pertinente pour la solution du litige130.</p>\n<p class=\"lf-p\">Paragraphe 4. Réparation en nature du préjudice.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ce pa ag aphe s’i spi e de l’a ti le L. -6 du Code de la consommation français. Il reprend le droit de la responsabilité civile qui permet au juge de choisir le remède le plus approprié pour réparer le préjudice subi.</p>\n<p class=\"lf-p\">Paragraphe . Modalit s d’i de isatio .</p>\n<p class=\"lf-p\">Selo les i o sta es du litige, le juge d ide s’il est plus pe ti e t ue le p ofessio el i de ise di e te e t les o so ateu s ou s’il p o de pa l’i te diai e du li uidateu su le ôle de e dernier, voir ci-dessous le o e tai e de l’a ti le L. 524-2). Le législateur français prévoit également cette option pour l’a tio de g oupe. Le Code de la consommation prévoit par principe que « [l]e p ofessio el p o de à l’i de isatio i di iduelle des p judi es subis par chaque consommateur […] »131. Le professionnel français indemnise donc directement ou non les consommateurs132. En effet, il est possi le ue l’i de isatio se fasse pa le iais de l’asso iatio de a de esse. Lo s u’elle eçoit les fonds au titre de l’i de isatio des o so ateu s l s s, l’asso iatio ou e u o pte spécifique au groupe des consommateurs définis auprès de la Caisse des dépôts et consignations133.</p>\n<p class=\"lf-p\">E fi , lo s ue l’a tio de g oupe si plifi e est ise e œu e les o so ateu s sont connus et les montants des préjudices sont identiques), le juge français peut condamner le professionnel à les indemniser « directement et individuellement »134. Le droit belge prévoit quant à lui que le liquidateur désigné distribue les indemnités aux consommateurs lésés135. O peut esti e u’e p ati ue la p e i e optio ui o siste e l’i de isatio di e te pa le p ofessio el se a l’e eptio et 129 Article 13 de la proposition de directive.</p>\n<p class=\"lf-p\">Séverine MENÉTREY, Procédure civile luxembourgeoise. Approche comparative, 1ère éd., Collection de la Fa ult de D oit, d’É o o ie et de Fi a e de l’U i e sit du Lu e ou g, La ie , , p. .</p>\n<p class=\"lf-p\">131 Article L. 623-18 du Code de la consommation français.</p>\n<p class=\"lf-p\">132 Circulaire du 26 septembre 2014 de présentation des dispositions de la loi n° 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation et du décret n° 2014du septe e elatif à l’a tio de g oupe en matière de consommation, p. 16 (BOMJ n° 2014-10 du 31 octobre 2014).</p>\n<p class=\"lf-p\">133 Article L. R. 623-23 du Code de la consommation français.</p>\n<p class=\"lf-p\">134 Article R. 623-14, Code de la consommation français.</p>\n<p class=\"lf-p\">135 Le li uidateu est d sig da s l’o do a e d’ho ologatio a t. XVII. . pa ag . , du Code de d oit économique belge) ou dans le jugement sur le fond (art. XVII. 54., paragr. 2, du Code de droit économique belge).</p>\n<p class=\"lf-p\">130 58 o e e a les as elati e e t si ples, pa e e ple lo s ue l’ide tit des o so ateu s o e s sera connue136, ou en cas de réparation en nature, par exemple si le professionnel procède à un envoi de produits. L’i de isatio di e te du consommateur par le professionnel sera a priori exceptionnelle en raison de la complexité prévisible des recours collectifs ui essite o t l’assista e d’u tie s p ofessio el, ota e t e e ui o e e l’i de isatio .</p>\n<p class=\"lf-p\">Paragraphe 6. Choi du s st e d’optio pa d’i lusio dit « opt-in ») ou d’e lusio dit « opt-out »).</p>\n<p class=\"lf-p\">Il peut être rappelé que les termes « s st e d’optio d’e lusio » et « s st e d’optio d’i lusio » sont utilisés dans la loi belge. Le p ojet de loi s’est i spi des d fi itio s de l’a ti le I. ., ° et ° du Code de droit économique. Ainsi, le syst e d’optio d’e lusio est le « système dans lequel sont e es du g oupe tous les o so ateu s […] l s s pa le p judi e olle tif, à l’e eptio de eu qui ont manifesté leur volonté de ne pas faire partie de ce groupe ». Le s st e d’optio d’i clusion est quant à lui défini comme le « système dans lequel sont seuls membres du groupe les o so ateu s […] l s s pa le p judi e olle tif ui o t a ifest leu olo t de fai e pa tie de e groupe ». L’opt-in pe et la fo atio du g oupe pa l’adhésion des consommateurs concernés tandis ue l’opt-out essite l’e lusio pa les o so ateu s de elui-ci.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ce pa ag aphe s’i spi e de l’a ti le XVII. ., pa ag aphe er et de l’a ti le XVII. ., pa ag aphe er, poi t ° du Code de d oit o o i ue elge. À l’i sta du juge elge, le t i u al lu e ou geois a le hoi e t e le s st e d’optio d’i lusio ou le s st e d’optio d’e lusio . Laisse le hoi du s st e d’optio appli a le au juge lui pe et de s’adapter aux faits du litige qui lui est soumis.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cepe da t, le s st e d’optio est i pos da s e tai s as de figu e. Lo s ue l’a tio e pa atio i lut la pa atio d’u p judi e o po el ou o al, ou si des o so ateu s side t ho s du Grand-Duch de Lu e ou g, seul le s st e d’optio d’i lusio est appli a le.</p>\n<p class=\"lf-p\">L’o je tif est de ga a ti la s u it ju idi ue et de pe ett e au juge d’opte pou le s st e le plus pertinent, tout en tenant compte de la nature du ou des préjudices en cause, de la résidence des o so ateu s o e s ou e o e si leu ide tit est o ue ou o . Ai si, l’opt-in apparaîtra plus adapté « lo s u’il est totale e t i possi le d’esti e e app o i ati e e t le o e de membres qui composeront le groupe » ou « lorsque la atu e du do age essite l’i te e tio active des personnes lésées » comme cela « est o e a le e ati e d’attei te à la pe so alit ou 137 à la vie privée » . L’o ligatio de l’opt-in pour les non- side ts est gale e t p ue pa l’a ti le 5 ter, paragraphe 3, de la proposition de directive138. En effet, dans ce cas, un opt-out aurait pour effet d’i lu e auto ati ue e t les consommateurs étrangers au groupe, sa s u’il puisse t forcément s’e e lu e pa e e ple s’ils ’o t pas pu t e ala le e t i fo s de l’i t odu tio d’u e a tio en justice via les mesures de publicité), ce qui aurait pour conséquence de les priver de leur droit d’a s à la justi e tel u’ils l’au aie t souhait ( à ause de l’auto it de hose jug e, pa e e ple s’ils souhaitaient intenter une action individuelle ou rejoindre une autre action collective)139.</p>\n<p class=\"lf-p\">Contrairement au droit belge, le législateur français a choisi exclusivement le système d’opt-in, autrement dit la fo atio du g oupe pa l’adh sio des o so ateu s140. Une partie de la doctrine Nous so es i i da s le ad e de la p o du e o di ai e. E effet, si le o e et l’ide tit des o so ateu s o e s so t o us ais ue le o ta t du p judi e ’est pas le e ou ’est pas identique pour une p estatio ou u e du e do e, la p o du e si plifi e e peut pas t e ise e œu e.</p>\n<p class=\"lf-p\">137 Andrée PUTTEMANS, Hakim BOULARBAH, Erik VAN DEN HAUTE et Raphaël GYORY, « Exposé des motifs du projet de loi relative aux procédures de réparation collective », Rev. dr. U.L.B. – 40, 2010/1-2, p. 195.</p>\n<p class=\"lf-p\">138 Orientation générale du 21 novembre 2019.</p>\n<p class=\"lf-p\">139 Exposé des motifs de la loi belge, p. 24.</p>\n<p class=\"lf-p\">140 V. « Paragraphe 2 : Adhésion au groupe » (art. R. 623-17 à R. 623-22 du Code de la consommation français).</p>\n<p class=\"lf-p\">136 59 critique ce système du fait notamment que la léthargie du consommateur constitue souvent un o sta le au su s de l’a tio . Des auteurs font remarquer que « dans tous les pays qui pratiquent l’opt-in, il est avéré que le pourcentage des consommateurs qui se joignent à la procédure ne dépasse pas 10 % »141.</p>\n<p class=\"lf-p\">Enfin, la Commission a ele les a a tages du s st e d’optio pa e lusio ou opt-out : « [l]e système par consentement tacite présente deux avantages qui expliquent pourquoi certains États e es l’o t is e pla e : p e i e e t, il fa ilite l’a s à la justi e da s des as où le p judi e i di iduel est si fai le ue e tai s des de a deu s pote tiels ’e isage aie t pas de s’e gage .</p>\n<p class=\"lf-p\">Deuxièmement, la procédure par consentement tacite offre une plus grande sécurité juridique à la partie défenderesse, puisque seules les personnes ayant choisi de se retirer ne seraient pas liées par la décision de justice »142. À noter que la p opositio de di e ti e est eut e ua t au s st e d’optio appli a le et laisse le hoi au États e es d’opte pou u « opt-in », un « opt-out » ou une combinaison des deux systèmes143, sauf comme énoncé précédemment lorsque des consommateurs non- side ts so t o e s pa l’a tio ep se tati e où l’opt-in est imposé.</p>\n<p class=\"lf-p\">E o lusio , l’opt-in et l’opt-out peu e t t e is e œu e pou la p o du e o di ai e o e pou la procédure simplifiée. Cependant, il semblerait de par leurs o ditio s d’appli atio ue l’opt-in soit plus hoisi pou la p o du e o di ai e et l’opt-out pour la procédure simplifiée. Le tableau ci-dessous ise à su e leu p o a ilit d’appli atio :</p>\n<p class=\"lf-p\">Opt-in Procédure ordinaire Procédure simplifiée Opt-out ++ + L’ide tit des o so ateu s et leu nombre sont inconnus ET Sont concernés des dommages matériels dont les montants diffèrent ou des dommages corporels ou moraux.</p>\n<p class=\"lf-p\">L’ide tit des o so ateu s et leu nombre sont connus MAIS Sont concernés des dommages matériels dont les montants diffèrent. + ++ L’ide tit des o so ateu s et leu nombre sont connus et le montant des dommages matériels sont les mêmes MAIS Les consommateurs résident hors du LU.</p>\n<p class=\"lf-p\">L’ide tit des o so ateu s ou leur nombre sont connus et le montant des dommages matériels sont les mêmes ET Les consommateurs résident au LU.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l524-2\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 524-2</span><span class=\"lf-art-t\">Li uidateu et juge ha g du o t ôle de la</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">responsabilité. ise e œu e du juge e t su la Paragraphe 1. Désignation du liquidateur et du juge chargé du contrôle.</p>\n<p class=\"lf-p\">Tout d’a o d, le juge d sig e u li uidateu . Ce de ie peut t e toute pe so e o p te te et apte à réaliser ce type de mission, notamment par exemple une personne appartenant à une profession 141 Maria-Josée AZAR-BAUD et Suzanne CARVAL, « Le recours collectif et la réparation des dommages de o so atio : ila d’ tape et p o isatio s », Recueil Dalloz 2015, p. 2136.</p>\n<p class=\"lf-p\">142 Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions, « Vers un cadre horizontal européen pour les recours collectifs » (COM(2013) 41 final), note 37.</p>\n<p class=\"lf-p\">143 Article 5 ter, paragraphe 2 (orientation générale du 21 novembre 2019).</p>\n<p class=\"lf-p\">60 judiciaire réglementée, tel un avocat à la Cour144 ou un huissier de Justice145. En pratique, le tribunal a la possi ilit de d sig e u ou plusieu s li uidateu s selo la o ple it de l’affai e. La désignation d’u li uidateu est o ligatoi e e d oit elge ais fa ultati e e d oit f a çais. Ai si, le Code de d oit o o i ue elge ui gle e te l’a tio e pa atio olle ti e dispose ue le juge d sig e le li uidateu da s so o do a e d’ho ologatio 146 ou dans le jugement sur le fond147. Le Code de la consommation français prévoit quant à lui que « l’asso iatio peut s’adjoi d e, a e l’auto isatio du juge, toute pe so e appa te a t à u e p ofessio judi iai e gle e t e […] »148. Au-delà d’appo te une assista e au de a deu , la p se e d’u li uidateu ga a tit u e gestio opti ale et u contrôle objectif de la constitution du groupe de consommateurs et de leur indemnisation, tâches qui peu e t s’a e t s o ple es selo l’a pleu du e ou s olle tif.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ensuite, le t i u al d sig e u agist at ha g du o t ôle de la ise e œu e du juge e t su la espo sa ilit . Il est ha g de t a he les uestio s elati es à l’o ga isatio et au d oule e t de la ise e œu e du juge e t, ais il e se p o once pas sur le fond (cette tâche reviendra e tuelle e t au t i u al d’a o disse e t lo s du juge e t su les o testatio s . Ai si, pa exemple, le juge chargé du contrôle pourra désigner un nouveau liquidateur mais ne se prononcera pas sur la contestatio pa le p ofessio el de l’i de isatio d’u o so ateu . Pou plus de p isio su le ôle du juge ha g du o t ôle de la ise e œu e du juge e t, oi le o e tai e de l’a ti le L. -18 « Règlement des différends ».</p>\n<p class=\"lf-p\">Paragraphe 2. Rôle du liquidateur.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le rôle du liquidateur est de o t ôle la ise e œu e du juge e t et plus g ale e t d’assiste le requérant qui représente les consommateurs lésés auprès du professionnel. Le liquidateur réalise ses missions sous le contrôle du juge ha g du o t ôle de la ise e œu e du juge e t sur la responsabilité. Le projet de loi ne détaille pas expressément toutes les missions possibles du liquidateur afin que le tribunal puisse les définir selon les litiges en cause et les besoins qui se présentent. Si les missions du liquidateur peuvent varier, certaines sont prévues ponctuellement par le p ojet de loi. Tout d’a o d, le li uidateu p o de à la eptio des de a des d’adh sio ou d’e lusio des o so ateu s o e s pe da t le d lai fi é par le jugement sur la responsabilité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ensuite, il identifie et détermine les prétentions individuelles et, le cas échéant, les transmet au p ofessio el. À tit e de o pa aiso , da s l’a tio de g oupe f a çaise, ette tâ he, ui peut s’a e complexe, e ie t à l’asso iatio de a de esse. Cepe da t, ette de i e peut de a de au juge l’assista e d’u tie s. Puis, da s le ad e de la p o du e o di ai e, si le t i u al a d id ue le p ofessio el de ait i de ise les o so ateu s du g oupe pa l’intermédiaire du liquidateur, ce de ie p e d les esu es essai es à ette fi , telle l’ou e tu e d’u o pte a ai e. Lo s ue la p o du e si plifi e est ise e œu e, l’i de isatio se alise o ligatoi e e t pa l’i te diai e du liquidateur. Si le tribunal décide que le professionnel indemnise directement les consommateurs du g oupe, le p ofessio el doit i fo e le li uidateu de ha ue op atio effe tu e, afi u’il puisse le p e d e e o pte da s so appo t. E fi , lo s ue le d lai d’i demnisation est écoulé, le li uidateu e et u appo t eg oupa t les do es du d oule e t de la ise e œu e du juge e t su la espo sa ilit au juge ha g du o t ôle, afi u’il puisse se p o o e su la lôtu e de l’i sta e oi i-après les com e tai es de l’a ti le L. -22). En pratique et toujours selon la La loi modifiée du 10 août 1991 sur la p ofessio d’a o at.</p>\n<p class=\"lf-p\">La p ofessio de l’huissie de justi e est gle e t e pa la loi du d e 146 Article XVII. 49. paragraphe 3.</p>\n<p class=\"lf-p\">147 Article XVII. 54., paragraphe 2.</p>\n<p class=\"lf-p\">148</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l623-13\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 623-13</span><span class=\"lf-art-t\">144</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">145 e .</p>\n<p class=\"lf-p\">61 complexité du litige soumis au juge, ce dernier peut prévoir que le liquidateur doit remettre des rapports intermédiaires.</p>\n<p class=\"lf-p\">Paragraphe 3. Émoluments du liquidateur.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les émoluments du liquidateur sont fixés par règlement grand-du al. Ces dispositio s s’i spi e t du règlement grand-ducal du 18 juillet 2003 portant prévision du tarif des honoraires des curateurs en matière de faillite. Le système du barème permet une rémunération objective et prévisible.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l524-73\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 524</span><span class=\"lf-art-t\">D te</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">i atio des esu es d’i fo atio des o so ateu s.</p>\n<p class=\"lf-p\">Paragraphes 1 et 2.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cet a ti le s’i spi e de l’a ti le L. -7 du Code de la consommation français et le paragraphe 2 ep e d l’a ti le R.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>du e ode. Les esu es d’i fo atio so t à desti atio des consommateurs concernés ou potentiellement concernés, selon que leur identité est connue ou non.</div>\n<p class=\"lf-p\">Les consommateurs reçoivent une information conformément aux prescriptions du jugement sur la responsabilité et dans les délais prévus. Le tribunal détermine le support le plus adapté, par exemple par courrier électronique si les consommateurs sont connus ou par voie de presse, radio ou par le biais d’u site I te et si les o so ateu s o e s so t i o us. Les esu es d’i fo atio doi e t o te i au i i u les e tio s p ues à l’a ti le L. -14. Ces informations minimales concernent notamment le dispositif de la décision, les informations nécessaires à la manifestation de l’adh sio ou de l’e lusio du o so ateu o e , ai si ue les i fo atio s elati es au o s ue es de l’adh sio ou de l’e lusio .</p>\n<p class=\"lf-p\">Paragraphe 3.</p>\n<p class=\"lf-p\">Conformément à la pratique judiciaire, le professionnel qui succombe et a été déclaré responsable suppo te les f ais des esu es d’i fo atio des o so ateu s. Afin de préserver, dans la mesure du possible, la réputation du professionnel les mesures de pu li it , aut e e t dit l’i fo atio des o so ateu s, ’i te ie t ue lo s ue le juge e t est d fi itif149.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 524</span><span class=\"lf-art-t\">Fi atio du d lai et des</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">odalit s d’e e i e du d oit d’optio .</p>\n<p class=\"lf-p\">Cet a ti le s’i spi e de l’a ti le L. -8 du Code de la consommation français. Le tribunal détermine le d lai pe da t le uel les o so ateu s o e s peu e t adh e au g oupe ou s’e e lu e. Le délai, repris du droit français, ne peut être inférieur à deux mois ou supérieur à six mois. Le droit belge prévoit u d lai ie plus ou t ui se le i suffisa t puis u’il e peut t e i f ieu à t e te jou s ou supérieur à trois mois150. E suite, le t i u al d te i e les odalit s d’e e i e du d oit d’optio , ui L’e p essio « jugement définitif » d sig e le juge e t ui ’est plus sus epti le de e ou s tel ue l’appel, l’oppositio ou le pou oi e assatio . Thie Hos heit e pli ue u’« [u]ne décision qui ne peut plus être remise e ause pa l’e e i e d’u e oie de e ou s a uie t la fo e de chose jugée. Elle est alors dite définitive, en ce se s ue la solutio u’elle do e au o te tieu ui tait sou is à la ju idi tio e peut plus t e e ise e question entre les mêmes parties » (Thierry HOSCHEIT, Le droit judiciaire privé au Grand-Duché de Luxembourg, Éditions Paul Bauler, Luxembourg, 2012, n° 1175, p. 569).</p>\n<p class=\"lf-p\">150 Article XVII.43., paragraphe 2, 7° du Code de droit économique belge.</p>\n<p class=\"lf-p\">149 62 s’effe tue o fo e t au a ti les L. 524-15 et L. 524-16. Afi de fa ilite l’o ga isatio de l’adh sio au g oupe ou de l’e lusio du g oupe, l’a ti le p oit ue les o so ateu s ad esse t leur demande directement au liquidateur désigné par le tribunal. Ce dernier analysera si les consommateurs qui se sont manifestés répondent ou non aux critères déterminés par le jugement sur la responsabilité et en informera le professionnel.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 524</span><span class=\"lf-art-t\">Fi atio du d lai d’i de</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">isatio .</p>\n<p class=\"lf-p\">Le pa ag aphe de et a ti le s’i spi e de l’a ti le L. -11 du Code de la consommation français. Le pa ag aphe appelle la sa tio de d oit o u appli a le e as de eta d ou d’i e utio pa le p ofessio el de so o ligatio d’i de isatio dans les délais prescris par le jugement. Si le p ofessio el ’i de ise pas les o so ateu s du g oupe da s le d lai fi , le tau d’i t t se a ajo à l’e pi atio de elui- i. Cette sa tio est p ue pa l’a ti le de la loi modifiée du 18 avril 2004 relative aux délais de paiement et aux intérêts de retard qui dispose u’« [e]n cas de condamnation, le tribunal ordonnera, dans le jugement, à la demande du créancier, que le taux de l'intérêt légal sera majoré de trois points à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de la signification du jugement ». Cet article fait référence au jugement final qui chiffre avec précision les montants à allouer aux consommateurs lésés. Cette demande est en principe toujours formulée par les avocats.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l524-6-74\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 524-6</span><span class=\"lf-art-t\">Date des débats sur les contestations</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Cet a ti le s’i spi e de l’a ti le R. -8 du Code de la consommation français. Après avoir statué sur la espo sa ilit du p ofessio el et d te i le s h a d’i de isatio , le t i u al f a çais o p te t fi e la date de l’audie e de lôtu e et e oie l’affai e à la ise e tat. La p o du e p opos e s’i spi e de e a is e et p oit, lo s du juge e t su la espo sa ilit , la d sig atio d’u juge ha g du o t ôle de la ise e œu e du juge e t, ai si ue la d te i atio d’u e date de l’audie e des d ats su les o testatio s. La i ulai e de p se tatio de la loi ta lissa t l’a tio de groupe française explique la raison du renvoi à la mise en état : « [l]’a tio de g oupe e e ée par l’asso iatio e appli atio de l’a ti le L. -1 du code de la consommation est conçue comme une instance unique engagée devant le tribunal de grande instance151 depuis l’assig atio jus u’à l’i de isatio fi ale des o so ateu s. E effet, la fi alit de l’a tio de g oupe, au se s de l’a ti le L. 423-1 du code de la consommation est la réparation des préjudices, dont le principe sera fixé dès le premier jugement sur la responsabilité, mais qui nécessitera pour certains membres du groupe, éventuelle e t, u e li uidatio judi iai e e as de d sa o d a e le p ofessio el su l’appa te a e ou o de tel ou tel o so ateu au g oupe ou e tuelle e t su des auses d’e e ptio de espo sa ilit à l’ ga d de tel ou tel o so ateu . Le t i u al est do saisi jus u’à e u’il ait statu su l’e se le des p judi es des o so ateu s o stitua t le g oupe si essai e. C’est pou uoi d s le p e ie juge e t, il est e o à la ise e tat, ai si u’à u e audie e fi ale pou ett e u te e à l’instance »152. Le ôle du juge de la ise e tat da s l’a tio de g oupe f a çaise est assu par le juge chargé du contrôle dans la présente procédure.</p>\n<p class=\"lf-p\">151 Depuis le 1er janvier 2020, le « tribunal judiciaire » est compétent (le décret n° 2019-966 du 18 septembre 2019 emporte odifi atio de l’a ti le R. -2 du Code de la consommation français).</p>\n<p class=\"lf-p\">152 Circulaire du 26 septembre 2014 de présentation des dispositions de la loi n° 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation et du décret n° 2014du septe e elatif à l’a tio de g oupe en matière de consommation, p. 6 (BOMJ n° 2014-10 du 31 octobre 2014).</p>\n<p class=\"lf-p\">63</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l524-7-75\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 524-7</span><span class=\"lf-art-t\">Appel</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">L’a ti le du NCPC dispose ue l’appel du juge e t su la espo sa ilit est possible pendant quarante jours. Par parallélisme à la mise en état153, il est fait applicatio de l’a ti le , ali a du NCPC afi ue les e tuelles o do a es e dues pa le juge ha g du o t ôle de la ise e œu e du juge e t su la espo sa ilit soie t sus epti les d’appel seule e t a e le fo d, aut e e t dit soit a e l’o do a e de lôtu e p o o e pa le juge ha g du o t ôle le d lai d’appel est de quinze jours154 , soit a e le juge e t su les o statatio s e du pa le t i u al d’a o disse e t le d lai d’appel est de ua a te jou s155). Comme énoncé préalablement, il est possible en pratique que le juge statue sur la responsabilité du professionnel dans une première décision, et sur les préjudices da s u e se o de d isio . Da s e as de figu e, o fo e t à l’a ti le du NCPC, ha u e des d isio s est sus epti le d’appel puis u’elles t a he t une partie du principal.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 524</span><span class=\"lf-art-t\">A tio e</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">essatio p da t l’i t odu tio d’u e ou s olle tif.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le e ou s olle tif peut a oi pou o jet soit la essatio ou l’i te di tio d’u a ue e t du professionnel, soit la demande de réparation du préjudice (et donc la recherche de la responsabilité), soit les deux. Il est utile de rappeler que la proposition de directive contient la possibilité pour les États e es de p oi ue les esu es d’i jo tio et de pa atio soie t t ait es au sei d’u e a tio « unique »156. Cette option est notamment utile en cas d'absence d'action en cessation préalable au recours collectif puisque cela évite, d’u e pa t l’o ligatio pou le demandeur d’introduire une telle action en cessation avant tout recours collectif en indemnisation ou, d’aut e pa t au tribunal saisit pour indemnisation de devoir sursoir à statuer a il e pou ait pas t e saisi d’u e de a de e essatio .</p>\n<p class=\"lf-p\">Le double objet du recours collectif permet au tribunal de pouvoir traiter directement la demande en cessation.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pa ag aphes , et . L’a tio e essatio p de l’i t odu tio d’u e ou s olle tif.</p>\n<p class=\"lf-p\">Si le recours collectif peut avoir pour objet la cessation du manquement du professionnel, il est gale e t possi le ue le e ou s olle tif soit o s utif à u e a tio e essatio da s l’i t t collectif des consommateurs telle que prévue en droit positif. Ai si le pa ag aphe ep e d l’A e e I Le pa all lis e e t e le juge ha g du o t ôle de la ise e œu e du juge e t su la espo sa ilit (existant dans la procédure proposée de recours collectif en droit de la consommation) et le juge de la mise en état de droit com u se justifie à plusieu s ga ds. Tout d’a o d, la o p te e et le ôle du juge ha g du o t ôle so t d olus au juge de la ise e tat da s l’a tio de g oupe f a çaise. Puis u’il e s’agit pas d’u e mise en état à proprement parlé, le projet de loi p opose la d sig atio d’u juge ui a o pli a les es issio s att i u es au juge de la ise e tat da s le ad e pa ti ulie de l’a tio de g oupe. E suite, da s les deu as, il s’agit d’u juge u i ue ui e t a he pas su le fo d ais ui pe et d’assu e le o d oule e t de la p o du e judi iai e et peut ett e fi à l’i sta e ou o state so e ti tio a t. , al. et du NCPC .</p>\n<p class=\"lf-p\">Ai si, il est appa u oppo tu et oh e t d’appli ue les a ti les e tio s elatifs à la ise e tat de droit commun au juge chargé du contrôle dans le cadre du recours collectif.</p>\n<p class=\"lf-p\">154 Article 217, alinéas 3 et 4 du NCPC.</p>\n<p class=\"lf-p\">155 Article 571 du NCPC.</p>\n<p class=\"lf-p\">156 Article 5, paragraphe 4 et considérant 13 de la proposition de directive (orientation générale du 21 nov. 2019).</p>\n<p class=\"lf-p\">153 64 de la directive 2009/22/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 avril 2009 relative aux actions en cessation en matière de protection des intérêts des consommateurs et l’a ti le de la loi du jui 2019 elati e à e tai es odalit s d’appli atio et à la sa tio du gle e t UE / du Parlement européen et du Conseil du 28 février 2018 visant à contrer le blocage géographique injustifié.</p>\n<p class=\"lf-p\">La situatio e isag e pa et a ti le est elle da s la uelle u ou plusieu s a ue e ts d’u p ofessio el o t d jà fait l’o jet d’u e o do a e de cessation et que le représentant du groupe de consommateurs demande la réparation des préjudices qui en découlent. La proposition de directive p oit u’u e a tio e pa atio puisse t e i te t e su ase d’u e d isio fi ale e ati e de 157 cessation . Ai si, lo s ue le de a deu à l’a tio saisit le t i u al d’a o disse e t e ue d’u e a tio e pa atio olle ti e su ase d’u e i f a tio p ala le e t o stat e da s le ad e d’u e action en cessation, la faute du professionnel est établie158. Dans ce cas, le droit de la responsabilité i ile e ige seule e t ue le de a deu à l’a tio appo te la p eu e du do age et du lie de causalité. Sur cette base, le tribunal procède au jugement sur la responsabilité conformément à l’a ti le L. -1.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les d isio s t a g es e ati e de essatio , do t l’auto it est e o ue pa les a ti les et du règlement (UE) n° 1215/2012 du Parlement européen et du Conseil du 12 décembre 2012 o e a t la o p te e judi iai e, la e o aissa e et l’e ution des décisions en matière civile et commerciale, dit règlement « Bruxelles I bis », o t gale e t auto it de la hose jug e, ui s’oppose à e ue de telles d isio s a a t d’u e ju idi tio d’u État e e de l’U io eu op e e soie t remises en question dans un autre État membre et qui leur permettent de servir de base à une exception de chose jugée.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 524</span><span class=\"lf-art-t\">L’a tio e</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">essatio a lieu ap s l’i t odu tio d’u e ou s olle tif.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans ce cas de figure, le représentant du groupe de consommateurs a introduit un recours collectif afi d’o te i pa atio des p judi es sulta t du ou des a ue e ts du p ofessio el, ais e cours de procédure, un manquement crée une urgence. Le représentant peut alors souhaiter intenter une action e essatio da s l’i t t olle tif des o so ateu s telle ue p ue e d oit a tuel. Le t i u al su soit à statue jus u'au o e t où l’ e tuelle o do a e de essatio de ie t d fi iti e.</p>\n<p class=\"lf-p\">Co fo e t au dispositio s o es p de e t, l’o do ance de cessation constituera la preuve de la faute du professionnel.</p>\n<p class=\"lf-p\">En résumé, il existe trois articulations possibles entre le recours collectif et la cessation d'un manquement :</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>1° le recours collectif est consécutif à une action en cessation (procédure actuelle en cessation prévue par le droit de la consommation ; l’o do a e de essatio d fi iti e constitue la preuve de la faute du professionnel) ; ° la essatio ou l’i te di tio du a ue e t fait l'o jet du e ou s olle tif (possibilité prévue par la proposition de directive) ;</div>\n<p class=\"lf-p\">157 Article 10 (orientation générale du 21 nov. 2019) : « Les États membres font en sorte que la décision finale d'une juridiction ou d'une autorité administrative d'un État membre constatant l'existence d'une infraction portant atteinte aux intérêts collectifs des consommateurs [...] puisse servir de preuve de l'existence de cette infraction aux fins de toute autre action en réparation intentée devant leurs juridictions ou autorités administratives nationales contre le même professionnel pour la même infraction, conformément à législation nationale relative à l'appréciation des preuves. »</p>\n<p class=\"lf-p\">158 Pou e ui est de l’auto it de la hose jug e, . le o e tai e de l’a ti le L. -4.</p>\n<p class=\"lf-p\">65 - ° l’a tio e essatio a lieu pe da t la p o du e de e ou s olle tif et est donc post ieu e à l’i t odu tio de elui-ci (le recours collectif a uniquement pour objet la réparation des préjudices ; procédure actuelle en cessation prévue par le droit de la consommation ; le tribunal sursoit à statuer).</p>\n<h3 class=\"lf-part\">Sous-section 2 – Procédure simplifiée</h3>\n<p class=\"lf-p\">Lorsque le litige soumis au juge présente certaines caractéristiques, ce dernier peut décider d’appli ue la p o du e si plifi e du e ou s olle tif.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l524-10-76\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 524-10</span><span class=\"lf-art-t\">Conditions</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Le recours à la procédure simplifiée est envisagé comme la procédure de droit commun par la proposition de directive qui prévoit une telle procédure159. En règle générale, une ordonnance de réparation doit pouvoir être obtenue. Exceptionnellement, dans les cas complexes, les États membres peuvent autoriser les juridictions et les auto it s ad i ist ati es à ett e, au lieu d’u e o do a e de réparation, une décision déclaratoire concernant la responsabilité du professionnel envers les consommateurs lésés par une infraction. La procédure simplifiée est donc la procédure de droit commun lorsque « les o so ateu s o e s pa l’i f a tio so t ide tifia les et o t su i u p judi e o pa a le aus pa la e p ati ue au ega d d’u e p iode ou d’u a hat. E pa eil as, l’o ligatio d’o te i le a dat des diff e ts o sommateurs concernés ne constitue pas une o ditio pou e gage l’a tio . La pa atio s’ad esse au o so ateu s o e s »160. Il s’agit, par exemple, de cas où les consommateurs concernés par une même pratique sont identifiables et ont subi un préjudice d’u e o ta t ou ide ti ue au regard d'u a hat ou d’u e p estatio , notamment par rapport à une période ou une durée déterminée, comme dans le cas de contrats de consommation à long terme161. Les o so ateu s so t sus epti les d’ t e fa ile e t ide tifiables e as d’a o e e ts ou de a tes de fid lit . Ce sera le cas, par exemple, si le professionnel prélève indument « quelques euros » par mois aux consommateurs avec qui il a conclu un contrat d’a o e e t. Le o ta t du p judi e est « apparent » et peut être constaté objectivement par le juge, et ne requiert donc aucune estimation de la part de ce dernier. Le montant des préjudices étant ide ti ue, l’ aluatio des p judi es se a do plus si ple ue da s la p o du e o di ai e. Il découle de es o ditio s de ise e œu e ue l’i de isatio est o ligatoi e e t sous fo e p u iai e.</p>\n<p class=\"lf-p\">Contrairement à la procédure ordinaire, elle ne peut donc pas se faire éventuellement en nature162. La procédure simplifiée se retrouve aussi en droit français aux articles L. 623-14 à L. 623-17 du Code de la consommation.</p>\n<p class=\"lf-p\">159 Article 6, paragraphe 3, point a) de la proposition de directive (version initiale du 11 avril 2018).</p>\n<p class=\"lf-p\">Ibid.</p>\n<p class=\"lf-p\">161 Circulaire du 26 septembre 2014 de présentation des dispositions de la loi n° 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation et du décret n° 2014-1081 du 24 septembre 2014 relatif à l’a tio de g oupe e matière de consommation, p. 19 (BOMJ n° 2014-10 du 31 octobre 2014).</p>\n<p class=\"lf-p\">162 Su l’i de isatio u i ue e t « en espèces » da s le ad e de la p o du e si plifi e de l’a tio de g oupe en matière de consommation en droit français, voir Julien MARTINET, « Action de groupe. Procédure simplifiée : particularités et dangers », Banque &amp; Droit n° 157, septembre-octobre 2014, p. 10.</p>\n<p class=\"lf-p\">160 66 Rappelo s ue le t i u al peut o do e toute esu e d’i st u tio pou la conservation des preuves et la production de pièces, et notamment la production forcée de pièce (voir le commentaire de l’a ti le L.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>, pa ag aphe . Da s le ad e de la p o du e si plifi e, le de a deu à l’a tio pourrait utiliser cette prérogative afi d’o te i les i fo atio s essai es à l’ide tifi atio des consommateurs lésés, par exemple les fichiers clients.</div>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l524-11-77\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 524-11</span><span class=\"lf-art-t\">Information des consommateurs concernés</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Cet a ti le s’i spi e de l’a ti le L. -15 du Code de la consommation français. Le paragraphe 2 de l’a ti le e oie à l’a ti le L. -14 relatif aux informations obligatoires à transmettre aux o so ateu s o e s da s le ad e de la p o du e o di ai e afi u’ils puisse t p e d e u e décision éclairée et réfléchie (voir le commentaire de cet article pour plus de détails). Le contenu des informations à communiquer aux consommateurs est donc identique pour la procédure ordinaire et la procédure simplifiée. Tout comme dans la procédure ordinaire, afin de préserver la réputation du p ofessio el, les esu es d’i fo atio so t ises e œu e u i ue e t lo s ue le juge e t su la responsabilité est définitif. Ici encore, conformément à la pratique judiciaire, les frais de publicité sont à la charge du professionnel qui a succombé.</p>\n<p class=\"lf-p\">U e des o ditio s de ise e œu e de la p o du e si plifi e est la o aissa e de l’ide tit du o so ateu , e ui est le as pa e e ple lo s u’o dispose de la liste des lie ts a a t sous it à un contrat de téléphonie mobile ou de ceux qui ont acheté tel objet. Il en découle une des particularités de la procédure simplifiée, par rapport aux mesures de publicité prévues dans la procédure ordinaire, puis ue l’i fo atio est i di idualis e. Aut e e t dit, le o so ateu eçoit directement une information à son nom, par exemple un courrier électronique ou un courrier postal (en opposition à u e i fo atio g ale pa oie de p esse ou pa le iais d’I te et lo s ue l’ide tit des consommateurs est inconnue).</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l524-12-78\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 524-12</span><span class=\"lf-art-t\">Adhésion au groupe ou exclusion du groupe</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Co e da s la p o du e o di ai e, le t i u al d te i e les odalit s de l’adh sio ou de l’e lusio des consommateurs. Cet article renvoie aux articles L. 524-15 et L. 524-16. Lorsque le tribunal opte pour le s st e d’optio d’i lusio , les o so ateu s doi e t adh e au g oupe et e p i e leu olo t de fai e pa tie du g oupe. À l’i e se, lo s ue le t i u al opte pou le s st e d’optio d’e lusio , les o so ateu s fo t auto ati ue e t pa tie du groupe. Le cas échéant, ils doivent expressément faire part de leur volonté de ne pas faire partie du groupe. Pour plus de détails, voir les commentaires des articles précités.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 524</span><span class=\"lf-art-t\">. Mise e œu e du juge e t et</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">pa atio des p judi es.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pa ti ula it s de ise e œu e de la p o du e si plifi e.</p>\n<p class=\"lf-p\">Comme il est prévu pour la procédure ordinaire, le tribunal désigne un ou plusieurs liquidateurs dont les émoluments sont supportés par le professionnel qui a succombé et a été désigné responsable par le juge e t d fi itif, ai si u’u agist at ha g du o t ôle de la ise e œu e du juge e t. Les o ditio s de ise e œu e de la p o du e si plifi e l’ide tit des o so ateu s est o ue et les montants des préjudices sont identiques) font qu’u o ta t glo al peut t e d te i pa le juge. En droit français, la procédure simplifiée permet au juge qui statue sur la responsabilité de 67 condamner le responsable à indemniser les victimes « directement et individuellement, dans un délai et selon les odalit s u’il fi e »163. Toutefois, il semble plus pertinent que le professionnel verse la somme déterminée par le tribunal sur un compte bancaire spécifique ouvert par le liquidateur au nom du groupe des consommateurs lésés. Ainsi, une autre particularité de la procédure simplifiée est l’i de isatio o ligatoi e pa l’i te diai e du li uidateu , o t ai e e t à la p o du e o di ai e da s le ad e de la uelle l’i de isatio est faite, selo le hoi du juge, di e te e t pa le consommateur ou par l’i te diai e du li uidateu .</p>\n<p class=\"lf-p\">Le montant global déterminé par le juge est le résultat du calcul entre le nombre de consommateurs o e s do t o o aît l’ide tit et le o ta t de leu p judi e ui est lui aussi o u et ide ti ue . E ela, l’i de isatio e t u e po t e gulatoi e puis u’elle e o e e pas seulement les consommateurs qui se manifestent ou restent dans le groupe mais bien tous les consommateurs effectivement lésés. Le surplus, en cas par exemple de décès du consommateur ou de déménagement, constitue le reli uat et est att i u au p ofit de l’État. Pa o s ue t, l’effet dissuasif de l’a tio e pa atio olle ti e est a plifi . La lôtu e de l’i sta e se d oule o fo e t au articles L. 524-19 à L. 524-24.</p>\n<p class=\"lf-p\">Reliquat dans la procédure simplifiée.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le eli uat sulte, da s le ad e d’u e p o du e si plifi e, de toute so e o p le e du o ta t glo al d te i pa le t i u al. E effet, l’ide tit et le o e de o so ateu s concernés sont connus, et le montant de leur préjudice est le même ou identique. Sur la base de ces données, le juge peut calculer et déterminer un montant global. Il y aura donc potentiellement un eli uat, ue le s st e d’optio hoisi pa le t i u al soit pa adh sio ou pa e lusio pa e e ple, si un ou plusieurs consommateurs sont connus mais ne résident pas au Grand-Duché de Luxembourg, le s st e d’optio d’i lusio est o ligatoi e .</p>\n<p class=\"lf-p\">Deux spécialistes font remarquer que « la doctrine américaine recense quatre utilisations possibles du reliquat. Le financement de mesu es fi ia t à la olle ti it l s e, so att i utio à l’Etat ou à u organisme privé ou public, sa distribution entre les victimes qui se sont manifestées, et, enfin, sa estitutio au d fe deu , lo s ue l’a tio e pou suit au u o je tif de dissuasion. Dans le domaine qui nous intéresse, celui des dommages de consommation, la restitution au défendeur nous semble devoir t e pu e e t et si ple e t a t e. L’i t t de l’opt-out est de contraindre le fautif à réparer la totalit du do age u’il a aus . Cet o je tif se ait duit à a t s’il up ait le eli uat e fi de procédure. La distribution entre les membres du groupe qui se sont manifestés nous paraît également critiquable. Elle aboutirait à les enrichir de manière excessive, et sans justifi atio ala le. […] L’att i utio du eli uat à l’Etat ou à des pe so es p i es ou pu li ues pou ait p e d e la fo e, e F a e, du fi a e e t d’u fo ds sp ialis , ui pe ett ait de ou i tout ou pa tie des f ais e pos s par les associations ui e e e t les a tio s de g oupe. U tel fo ds e iste au Qu e ; il s’agit du Fo ds d’aide au e ou s olle tifs, do t les issio s so t l’appo t d’u e aide fi a i e au pe so es ui d si e t i te te u e ou s olle tif et la diffusio d’i fo atio s elati es à l’e e i e d’u tel recours »164.</p>\n<p class=\"lf-p\">En conclusion, le déroulement de la procédure simplifiée est donc le suivant : le tribunal statue sur la recevabilité et détermine la somme globale à verser par le professionnel. Il détermine les délais et odalit s de ise e œu e du juge e t et d sig e u li uidateu et u juge ha g du o t ôle. Une fois que le jugement est définitif, le professionnel verse le montant déterminé sur un compte ouvert 163</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l623-14\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 623-14</span><span class=\"lf-art-t\">Code de la consommation français</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Maria-Josée AZAR-BAUD et Suzanne CARVAL, « Le recours collectif et la réparation des dommages de o so atio : ila d’ tape et p o isatio s », Recueil Dalloz, 2015, p. 2136.</p>\n<p class=\"lf-p\">164 68 par le liquidateur et les consommateurs concernés sont informés de manière individuelle et o i ati e. E suite, es de ie s peu e t adh e au g oupe ou s’e e lu e aup s du li uidateu . Ce dernier traite des demandes des consommateurs et procède à leur indemnisation. L’i sta e est clôturée comme dans le cadre de la procédure ordinaire. Le liquidateur remet son rapport au juge chargé du contrôle qui émet une ordonnance de clôture si tous les consommateurs ont été indemnisés l’ e tuel eli uat est e s au p ofit de l’État), ou qui saisit le tribunal en ue d’u juge e t su les o testatio s si tous les o so ateu s ’o t pas t i de is s (ce qui pourrait être le cas par exemple si le p ofessio el ’a pas e s le montant prescrit par le jugement sur la responsabilité et s’il ’a pas été fait directe e t e ou s à l’e utio fo e du jugement sur la responsabilité). En effet, rappelons que dans le cadre de la procédure ordinaire ou simplifiée, le jugement sur la responsabilité constitue un titre exécutoire au profit du demandeur représentant du groupe par e e ple s’il p oit u e p o isio à so p ofit. Cepe da t, da s le ad e de la p o du e si plifi e, le jugement sur la responsabilité constitue un titre exécutoire, ce qui permet son exécution forcée au profit du demandeur (représentant du groupe). En effet, la particularité du jugement sur la espo sa ilit da s la p o du e si plifi e est u’il d te i e gale e t u o ta t glo al à transférer immédiatement par le professionnel sur le compte ouvert par le liquidateur, et ce avant l’i fo atio des consommateurs et la formation du groupe.</p>\n<p class=\"lf-p\">En résumé, la procédure simplifiée diverge de la procédure ordinaire quant aux points suivants :</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Le juge e t est plus apide a e tai es do es so t o ues l’ide tit des o so ateu s et le montant des préjudices) ;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>En conséquence de quoi, le tribunal peut déterminer un montant global, versé par le professionnel ;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Le jugement a force exécutoire a le p ofessio el a l’o ligatio de e se i diate e t la somme déterminée par le juge sur le compte ouvert par le liquidateur ;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>La pu li it , aut e e t dit l’i fo atio des o so ateu s, est si plifi e et i l e a elle est individuelle ;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>L’i de isatio s’effe tue o ligatoi e e t pa l’i te diai e du li uidateu ;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Il est plus p o a le d’o te i u eli uat puis u’u e so e glo ale est toujou s d te i e .</div>\n<p class=\"lf-p\">Après que le tribunal a statué sur la responsabilité du professionnel, il a déterminé le schéma d’i de isatio . Aut e e t dit, le t i u al a d fi i le g oupe, ide tifi les p judi es, d te i les esu es de pa atio et le s st e d’optio appli a le, puis fi les d lais et les odalit s de toutes les tapes de la ise e œu e du juge e t, espe ti e e t les esu es d’i fo atio des o so ateu s, l’e e i e du d oit d’optio pa les o so ateu s, et l’i de isatio des consommateurs par le professionnel. Enfin, le tribunal a fixé la date des débats sur les contestations.</p>\n<p class=\"lf-p\">S’il ’est pas fait appel du juge e t, ou si l’appel est ejet , le juge e t su la espo sa ilit est is e œu e.</p>\n<h3 class=\"lf-part\">Section 2 – Mise e œu e du juge e t</h3>\n<p class=\"lf-p\">La ise e œu e du juge e t su la espo sa ilit est i spi e des a ti les L. -18 et suivants du Code de la consommation français et des articles R. 623-16 et suivants du même Code.</p>\n<p class=\"lf-p\">69</p>\n<h3 class=\"lf-part\">Sous-section 1 – Information des consommateurs</h3>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l524-14-80\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 524-14</span><span class=\"lf-art-t\">Mentions obligatoires</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">L’a ti le s’i spi e de l’a ti le R. -16 du Code de la consommation français165. En plus des éventuels éléments estimés utiles par le tribunal, les consommateurs doivent obligatoirement recevoir certaines informations. En effet, ceux-ci doivent être en mesure de prendre une décision éclairée et réfléchie quant au fait de faire partie du groupe ou non. Pour ce faire, ils doivent notamment connaître les faits du litige, la d isio du t i u al, o e t adh e au g oupe ou s’e e lu e et les o s ue es ui en découlent.</p>\n<h3 class=\"lf-part\">Sous-section 2 – Adhésion au groupe ou exclusion du groupe</h3>\n<p class=\"lf-p\">La constitution du groupe.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ap s la phase d’i fo atio des o so ateu s pa le p ofessio el, la deu i e phase de la ise e œu e du juge e t su la espo sa ilit o espo d à la o stitutio du groupe des consommateurs lésés. Le g oupe est o pos de l’e se le des o so ateurs qui, à titre individuel, sont lésés par une cause commune. Le tribunal a déterminé dans le jugement sur la responsabilité si la constitution du groupe se faisait par inclusion ou par exclusion, ainsi que le délai imparti aux consommateurs pour adhérer au g oupe ou s’e e lu e. Le projet de loi prévoit que ce dernier ne peut être inférieur à deux mois ni supérieur à six mois.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l524-15-81\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 524-15</span><span class=\"lf-art-t\">Adhésion au groupe</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Cet a ti le s’i spi e des a ti les R. -17 et R. 623-19 à R. 623-22 du Code de la consommation français. Lo s ue le t i u al d te i e ue le s st e d’optio d’i lusio est appli a le, le consommateur lésé souhaitant être indemnisé selon les modalités prévues par le jugement sur la responsabilité doit en informer le liquidateur. Le consommateur lésé peut vouloir ne pas adhérer au g oupe et do e pas fi ie de l’i de isatio p ue pa le juge e t su la espo sa ilit , pa e e ple s’il p f e i te te u e a tio i di iduelle pa e ue le e ou s olle tif p e d e o pte unique e t u p judi e at iel alo s u’il a gale e t su i u p judi e o al ou o po el. À ote du poi t de ue p o du al u’il pou ait tout à fait adh e au e ou s olle tif pou fi ie de la réparation du préjudice matériel pris en compte, et intenter une action individuelle en responsabilité pour obtenir réparation du préjudice moral ou corporel, et ce, en parallèle ou à la suite du recours olle tif su les aut es o s ue es p o du ales du e ou s olle tif, oi le o e tai e de l’a ti le L. 530-4, paragraphe 2).</p>\n<p class=\"lf-p\">S’il souhaite fai e pa tie du g oupe, le o so ateu de a e p i e sa olo t d’adh e au g oupe selon les modalités et délais prévus par le jugement sur la responsabilité. Le consommateur devra notamment fournir les éléments de preuve nécessaires déterminés dans le jugement, par exemple une fa tu e ou u o t at. L’adh sio aut a dat au fi s de ep se tatio et d’e utio fo e au p ofit du de a deu et au fi s d’i de isation au profit du liquidateur. Conformément au droit commun, l’e utio fo e peut t e ise e œu e pa le de a deu à l’o asio du jugement sur Su l’i fo atio des o so ateu s, oi les o sid a ts et bis, ai si ue l’a ti le « Information sur les actions représentatives » de la proposition de directive (orientation générale, 21 novembre 2019).</p>\n<p class=\"lf-p\">165 70 la responsabilité : dans le cadre de la procédure simplifiée car le juge détermine une somme globale qui doit être directement versée par le professionnel, ou dans le cadre de la procédure ordinaire si une provision est prévue à son profit par exemple. Ensuite, le demandeur peut également demander l’e utio fo e du juge e t su les o testatio s li uida t l’i de isatio des o so ateu s puis ue so t o e s des o so ateu s pa ti ulie s ui ’o t pas t i de is s o fo e t au jugement sur la responsabilité (sur la particularité du titre exécutoire en recours collectif, voir le commentaire introductif « jugement sur la responsabilité », p da t l’a ti le L. -1, et le o e tai e de l’a ti le L. -23, « Jugement sur les contestations »). Le consommateur peut mettre fin au mandat à tout moment.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l524-16-82\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 524-16</span><span class=\"lf-art-t\">Exclusion du groupe</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Lorsque le tribunal détermine que le s st e d’optio d’e lusio est appli a le, le o so ateu lésé fait « d’offi e » pa tie du g oupe. S’il souhaite s’e e lu e, il de a e i fo e le li uidateu selo les modalités et délais prévus par le tribunal dans le jugement sur la responsabilité. Cependant, le o so ateu l s peut ouloi s’e lu e du g oupe et do e pas fi ie de l’i de isatio telle ue p ue pa le juge e t su la espo sa ilit , pa e e ple s’il p f e i te te u e a tio individuelle car le recours collectif prend e o pte le p judi e at iel alo s u’il a aussi su i u préjudice moral ou corporel. Ici encore, du point de vue procédural, le consommateur pourrait vouloir rester dans le groupe pour bénéficier de la réparation du préjudice matériel pris en compte, et par ailleurs intenter une action individuelle en responsabilité pour obtenir réparation des autres types de préjudices non concernés par le recours collectif.</p>\n<h3 class=\"lf-part\">Sous-section 3 – Réparation des préjudices et règlement des différends</h3>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l524-17-83\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 524-17</span><span class=\"lf-art-t\">Réparation des préjudices et contrôle par le liquidateur</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Paragraphe 1. Réparation des préjudices.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le professionnel indemnise les consommateurs selon les modalités et délais fixés par le jugement sur la responsabilité. Le tribunal détermine notamment dans le jugement sur la responsabilité si l’i de isatio pa le p ofessio el se fait di e te e t aup s des consommateurs ou par l’i te diai e du li uidateu . Co e o p de e t, e aiso de la o ple it d’u e ou s olle tif, la pa atio des p judi es s’effe tue a a priori ajo itai e e t a e l’aide d’u e tie e pe so e, ’est-à-dire par l’i te diai e du li uidateu . L’i de isatio di e te pa le p ofessio el du o so ateu se ait alo s l’e eptio .</p>\n<p class=\"lf-p\">Paragraphe 2. Contrôle par le liquidateur.</p>\n<p class=\"lf-p\">Que l’i de isatio s’effe tue di e te e t e t e le p ofessio el et les o so ateu s ou u’elle se alise pa l’i te diai e du li uidateu oi pa ag aphe , le li uidateu o t ôle si elle est e ut e conformément aux modalités et délais fixés par le jugement sur la responsabilité. Sur le rôle et les missions du liquidateur, voir le co e tai e de l’a ti le L. -2.</p>\n<p class=\"lf-p\">71 Reliquat dans la procédure ordinaire.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il peut t e appel ue la ise e œu e de la p o du e si plifi e est p opi e à l’e iste e d’u reliquat puisque le tribunal détermine un montant global qui doit être versé par le professionnel. Toute so e esta te o stitue a le eli uat e e s à l’État. À l’i e se, la p o du e o di ai e est ise e œu e lo s ue le o e et l’ide tit des o so ateu s so t i o us, ou lo s ue le o ta t de leu p judi e ’est pas le e ou identique pour une durée ou une prestation donnée. Dans ce cas, le tribunal ne peut pas déterminer de montant global. Cependant, un reliquat peut tout de même exister, par exemple lorsque le professionnel a versé la somme déterminée par le tribunal au li uidateu ais ue le o so ateu ’est plus joig a le pa e e ple, e as de d age e t ou est d d . Da s e as, il est logi ue ue es so es esta tes soie t gale e t e s es à l’État.</p>\n<p class=\"lf-p\">En effet, le consommateur était effectivement lésé, car il faisait partie du groupe, mais son indemnité ’a si ple e t pas pu lui t e t a s ise. A priori, le reliquat sera moins conséquent lorsque sera mise e œu e la p o du e o di ai e puis u’a priori elle est p opi e à l’opt-in) par rapport à la procédure si plifi e puis ue ette de i e pe et le e se e t d’u o ta t glo al, ue l’opt-in ou l’opt-out soit choisi par le tribunal).</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l524-18-84\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 524-18</span><span class=\"lf-art-t\">Règlement des différends</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Pa ag aphe . Diffi ult s d’o ga isatio ou d’ad i ist atio de la responsabilité. ise e œu e du juge e t su la Ce pa ag aphe s’i spi e de l’a ti le L.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>du d oit de la o so atio f a çais. La ise e œu e du jugement sur la responsabilité est censée se dérouler entre les parties, sans intervention du tribunal, et au vu du jugement sur la responsabilité qui doit être le plus précis possible. Cependant, des diffi ult s peu e t appa aît e e e ui o e e l’i fo atio des o so ateu s ise e œu e diffi ile , l’adh sio ou l’e lusio du g oupe pa le o so ateur, la nécessité de remplacer le li uidateu pa e e ple suite à so d pa t de la p ofessio , ou e o e ua t à l’i de isatio des consommateurs. Ainsi, lors du jugement sur la responsabilité, le tribunal désigne un juge chargé du contrôle de sa mise en œu e. Il o ie t de p ise u’« [i]l e s’agit toutefois pas de e ett e e uestio la p e i e d isio ui a d’o es et d jà auto it de hose jug e e t e le p ofessio el et [le de a deu ep se ta t du g oupe]. Il e s’agit pas o plus de liquider les préjudices individuels, ce qui doit avoir lieu en dernière phase »166. Le demandeur agit toujours en sa qualité propre et sur a dat des o so ateu s a a t d jà adh optio d’i lusio ou ui e se so t pas e lus du g oupe optio d’e lusion).</div>\n<p class=\"lf-p\">Paragraphe 2. Délais cadre de saisine du juge de contrôle et effets de sa saisine.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ce pa ag aphe s’i spi e de l’a ti le R. -25 du Code de la consommation français. La saisine du juge ha g du o t ôle de la ise e œu e du juge e t su la espo sa ilit est possi le jus u’à la fi du d lai d’i de isatio . Sa saisi e suspe d le d lai d’e utio du juge e t su la espo sa ilit jus u’à ce que le juge rende son ordonnance.</p>\n<p class=\"lf-p\">166 Circulaire du 26 septembre 2014 de présentation des dispositions de la loi n° 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation et du décret n° 2014-1081 du 24 septe e elatif à l’a tio de g oupe en matière de consommation, p. 16 (BOMJ n° 2014-10 du 31 octobre 2014).</p>\n<p class=\"lf-p\">72 Paragraphe 3. Appel des ordonnances du juge chargé du contrôle.</p>\n<p class=\"lf-p\">Par parallélisme avec la mise en état, en applicatio de l’a ti le , ali a du NCPC, les éventuelles o do a es e dues pa le juge ha g de la ise e œu e du juge e t su la espo sa ilit à l’o asio de diffi ult s de ise e œu e so t sus epti les d’appel seule e t a e le fo d, aut e e t dit soit a e l’o do a e de lôtu e du juge ha g du o t ôle a t. L. -22), pour laquelle le délai d’appel est de ui ze jou s167, soit avec le jugement sur les contestations rendu par le tribunal d’a ondissement (art. L. 524- , pa ag . , pou le uel le d lai d’appel est de ua a te jou s168.</p>\n<h3 class=\"lf-part\">Section 3 – Audience de clôture : o do a e de lôtu e de l’i sta e ou juge e t su les</h3>\n<p class=\"lf-p\">contestations et exécution forcée</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l524-19-85\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 524-19</span><span class=\"lf-art-t\">Rapport du liquidateur</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">À l’e pi atio du d lai d’i de isatio des o so ateu s pa le p ofessio el, le li uidateu d sig pa le t i u al e et u appo t au juge ha g du o t ôle de la ise e œu e du juge e t su la responsabilité qui est toujours saisi. Il est utile de appele ue la p se e d’u li uidateu est gale e t o ligatoi e e d oit elge alo s u’elle ’est ue fa ultati e e d oit f a çais. L’a ti le XVII.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">61.</span>du Code de droit économique belge prévoit que le liquidateur transmet au juge un rapport trimestriel détaillé (paragraphe 1er, ali a ai si u’u appo t fi al lo s ue l’a o d ho ologu ou la décision du juge sur le fond est entièrement exécutée (paragraphe 1er, alinéa 4). Le rapport contient les do es elati es à la ise e œu e du jugement sur la responsabilité, notamment les consommateurs qui ont été remboursés ou non, ainsi que les frais et émoluments du liquidateur et, le cas échéant, le montant du solde restant non reversé aux consommateurs qui constitue le reliquat.</div>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l524-20-86\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 524-20</span><span class=\"lf-art-t\">Frais et émolument du liquidateur</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Conformément à la pratique judiciaire, les frais et émoluments du liquidateur sont à la charge du p ofessio el d fe deu ui a su o à l’a tio et est d fi iti e e t e o u o e espo sa le.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pour plus de détails, voir le commentaire « Frais » sous l’a ti le L. -2.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l524-21-87\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 524-21</span><span class=\"lf-art-t\">Reliquat éventuel</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">So t is s les pote tiels eli uats sulta t de la ise e œu e de la p o du e o di ai e pa e e ple en cas de déménagement ou de décès du consommateur) ou de la procédure simplifiée (un montant global est déterminé). Pour plus de détails sur le reliquat éventuel résultant de chaque procédure, voir les commentaires respectifs des articles L. 524-17 et L. 524-13.</p>\n<p class=\"lf-p\">167 168 Article 217, al. 3 et 4 du NCPC.</p>\n<p class=\"lf-p\">Article 571 du NCPC.</p>\n<p class=\"lf-p\">73</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"a-l524-22\"><span class=\"lf-art-num\">Article L. 524-22</span><span class=\"lf-art-t\">Ordonnan e de lôtu e de l’i sta e</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Lo s ue le appo t du li uidateu est e is au juge ha g du o t ôle de la ise e œu e du jugement sur la responsabilité, deux hypothèses peuvent être envisagées. Dans la première hypothèse, tous les consommateurs ont été indemnisés. Dans ce cas, le juge chargé du contrôle p o o e la lôtu e de l’i sta e. Pa pa all lis e a e la ise e tat, e appli atio des ali as et de l’a ti le du NCPC, l’o do a e du juge ha g du o t ôle lôtu a t l’i sta e est sus eptible d’appel pe da t u d lai de ui ze jou s à o pte de sa sig ifi atio . De plus, il pou a t e fait appel</p></div>", "next": 239878}