Projet de loi – loi luxembourgeoise sur le commerce électronique pour la rendre conforme à la
De quoi traite ce texte ?
Ce projet de loi vise à modifier la loi luxembourgeoise sur le commerce électronique pour la rendre conforme à la réglementation européenne concernant l'identification électronique et les services de confiance pour les transactions électroniques. Il s'agit d'adapter la législation nationale aux exigences du règlement européen eIDAS.
Pour qui: Les personnes physiques ou morales utilisant des services de la société de l'information (destinataires du service); Les prestataires de services de confiance, qu'ils soient qualifiés ou non qualifiés.
L’essentiel
- Pays
- Luxembourg
- Domaine du droit
- Droit commercial et des sociétés
- Articles
- 113
- Source
- legilux.public.lu
- Texte récupéré le
- Explication mise à jour le
Que réglemente ce texte ?
- L'identification électronique et les services de confiance pour les transactions électroniques.
- Les exigences pour les services de confiance (signature électronique, cachet électronique, horodatage, envoi recommandé électronique, authentification de site internet).
- La distinction entre services de confiance qualifiés et non qualifiés, et leurs prestataires.
- Les sanctions applicables et la désignation de l'organe de contrôle national (ILNAS).
Qui est concerné par ce texte ?
- Les personnes physiques ou morales utilisant des services de la société de l'information (destinataires du service).
- Les prestataires de services de confiance, qu'ils soient qualifiés ou non qualifiés.
Quels sont les points clés ?
- La loi modifiée du 14 août 2000 relative au commerce électronique est l'objet de cette modification.
- Le règlement (UE) n° 910/2014 du Parlement européen et du Conseil du 23 juillet 2014 (règlement européen eIDAS) est le texte de référence pour cette mise en conformité.
- L'Institut Luxembourgeois de la Normalisation, de l'Accréditation, de la Sécurité et Qualité des produits et services (ILNAS) est désigné comme l'organe de contrôle.
- Les titulaires de certificats (signature électronique, cachet électronique, authentification de site internet) ont des obligations de notification des modifications et de révocation en cas de doute sur la confidentialité ou la conformité.
Droit commercial et des sociétés
Droit commercial et des sociétés
Texte de loi
Texte de loi
Sommaire (113)
- Art. 1 La loi modifiée du 14 août relative au commerce électronique est modif
- Art. 21ter Vérification des identités dans le cadre de la délivrance de certifica
- Art. 2 Champ d'application
- Art. 3 De l'usage de la cryptographie
- Art. 4 De l'accès à l'activité de prestataires de services
- Art. 5 De l'obligation générale d'information des destinataires
- Art. 6 «Signature»
- Art. 7 Après l'article 1322 du Code civil, il est ajouté un article 1322-2 ai
- Art. 8 L'article 292 du Nouveau code de procédure civile est modifié comme su
- Art. 9 L'article 1325 du Code civil est complété par l'alinéa suivant: «Le pr
- Art. 10 L'article 1326 du Code civil est modifié comme suit: «L'acte juridique
- Art. 11 A la section première du Chapitre VI du Code civil, l'intitulé du Para
- Art. 12 L'article 1333 du Code civil est réintroduit avec le libellé suivant:
- Art. 13 L'article 1334 du Code civil est inséré au paragraphe III et est rempl
- Art. 14 L'article 1348, alinéa 2 du Code civil est supprimé. Le règlement gran
- Art. 15 Les deux premiers alinéas de l'article 11 du Code de commerce sont rem
- Art. 16 Toute personne à charge de laquelle la loi prévoit l'obligation de dél
- Art. 18 « (Projet de loi) De&-effets-jur-kikeies4le4a-signatuee-éleer-onique.
- Art. 1.9 De l'obligation de secret professionnel
- Art. 20 De la protection des données à caractère personnel des prestataires de
- Art. 21 Des obligations du titulaire de certificat
- Art. 26 De la révocation des certificats
- Art. 29 ka-sufveillawee,
- Art. 32 De l'arrêt et du transfert des activités
- Art. 34 Le-mesage-signé-élec-tfeniquemefft-ser-base-cgun-c-ertificat-qtralifié
- Art. 34bis (1) L'ILNAS peut infliger une amende de 250 euros à 15.000 euros à tou
- Art. 35 L'article 196 du Code pénal est modifié comme suit: «Seront punies de
- Art. 36 L'article 197 du Code pénal est modifié comme suit: «Dans tous les cas
- Art. 37 L'article 487 du Code pénal est modifié comme suit: «Sont qualifiées f
- Art. 38 L'article 488 du Code pénal est modifié comme suit: «Quiconque aura fr
- Art. 39 L'article 498 du Code pénal est modifié comme suit: «Sera puni d'un em
- Art. 40 L'article 505 du Code pénal est modifié comme suit: «Ceux qui auront r
- Art. 41 L'article 509-1 du Code pénal est modifié comme suit: «Quiconque, frau
- Art. 42 L'article 509-2 du Code pénal est modifié comme suit: «Quiconque aura,
- Art. 43 L'article 509-3 du Code pénal est modifié comme suit: «Quiconque aura,
- Art. 44 L'article 509-4 du Code pénal est abrogé
- Art. 45 L'article 509-5 du Code pénal est abrogé
- Art. 45bis (1) Est punie d'une amende de 251 euros jusqu'à 25.000 euros toute per
- Art. 46 Définition
- Art. 46 bis Professions réglementées
- Art. 47 Obligation de transparence
- Art. 48 Des communications commerciales non sollicitées
- Art. 49 Définitions
- Art. 50 Champ d'application
- Art. 50 bis Les opérations de courtage aux enchères réalisées par voie électroniqu
- Art. 51 Informations «techniques» générales à fournir
- Art. 52 « (Loi du &juillet mai) De la passation d'une commande. »
- Art. 52 bis « Abrogé (Loi du 8 avril 2011) »
- Art. 53 « Abrogé (Loi du 8 avril 2011) »
- Art. 54 « Abrogé (Lai du 8 avril 2011) »
- Art. 54bis « Abrogé (Loi du 8 avril 2011) »
- Art. 55 « Abrogé (Loi du 8 avril 2011) »
- Art. 56 « Abrogé (Loi du 8 avril 2011) »
- Art. 57 « Abrogé (Loi du 8 avril 2011) »
- Art. 58 « Abrogé (Loi du 8 avril 2011) »
- Art. 59 « Abrogé (Loi du 8 avril 2011) »
- Art. 60 Simple transport
- Art. 61 Forme de stockage dite caching
- Art. 62 Hébergement
- Art. 63 Obligation en matière de surveillance
- Art. 70 Le Ministre de l'Economie est autorisé à procéder à l'engagement pour
- Art. 70bis A l'article 20(4) de la loi modifiée du 30 juillet 2002 réglementant c
- Art. 70ter L'article 1135-1, alinéa 2 du Code civil est abrogé. »
- Art. 71 (1) Par règlement grand-ducal il peut être créé un comité «commerce él
- Art. 71-1 « (Loi du 8 avril 2011) » Le magistrat présidant la Chambre du tribuna
- Art. 72 Dans toute disposition légale ou réglementaire future, la référence à
- Article 2 Champ d'application
- Article 3 Définitions
- Article 4 Principe du marché intérieur
- Article 5 Protection et traitement des données à caractère personnel
- Article 6 Reconnaissance mutuelle
- Article 7 Éligibilité pour la notification des schémas d'identification électron
- Article 8 Niveaux de garantie des schémas d'identification électronique
- Article 9 Notification
- Article 10 Atteinte à la sécurité
- Article 11 Responsabilité
- Article 12 Coopération et interopérabilité
- Article 13 Responsabilité et charge de la preuve
- Article 14 Aspects internationaux
- Article 15 Accessibilité aux personnes handicapées
- Article 16 Sanctions
- Article 17 Organe de contrôle
- Article 18 Assistance mutuelle
- Article 19 Exigences de sécurité applicables aux prestataires de services de conf
- Article 20 Contrôle des prestataires de services de confiance qualifiés
- Article 21 Lancement d'un service de confiance qualifié
- Article 22 Listes de confiance
- Article 23 Label de confiance de l'Union pour les services de confiance qualifiés
- Article 24 Exigences applicables aux prestataires de services de confiance qualif
- Article 25 Effets juridiques des signatures électroniques
- Article 26 Exigences relatives à une signature électronique avancée
- Article 27 Signatures électroniques dans les services publics
- Article 30 Certification des dispositifs de création de signature électronique qu
- Article 33 Service de validation qualifié des signatures électroniques qualifiées
- Article 34 Service de conservation qualifié des signatures électroniques qualifié
- Article 35 Effets juridiques des cachets électroniques
- Article 36 Exigences du cachet électronique avancé
- Article 37 Cachets électroniques dans les services publics
- Article 38 Certificats qualifiés de cachet électronique
- Article 39 Dispositifs de création de cachet électronique qualifiés
- Article 40 Validation et conservation des cachets électroniques qualifiés
- Article 41 Effet juridique des horodatages électroniques
- Article 42 Exigences applicables aux horodatages électroniques qualifiés
- Article 43 Effet juridique d'un service d'envoi recommandé électronique
- Article 44 Exigences applicables aux services d'envoi recommandé électronique qua
- Article 45 Exigences applicables aux certificats qualifiés d'authentification de
- Article 46 Effets juridiques des documents électroniques
- Article 47 Exercice de la délégation
- Article 48 Comité
- Article 49 Réexamen
- Article 50 Abrogation
- Article 51 Mesures transitoires
- Article 52 Entrée en vigueur
LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère d'État Le Ministre aux Relations avec le Parlement Monsieur le Président du Conseil d'État Luxembourg Personne en charge du dossier:
Roland Gaasch Ir 247 - 82953 Luxembourg, le 12 mars 2019 SCL : L 5596 - 315 / ak Objet : Projet de loi portant modification de la loi modifiée du 14 août 2000 relative au commerce électronique.
Monsieur le Président, J'ai l'honneur de soumettre à l'avis du Conseil d'État le projet de loi sous rubrique, élaboré par le Ministre de l'Économie.
Je joins en annexe le texte du projet, l'exposé des motifs, le commentaire des articles, la fiche d'évaluation d'impact, la fiche financière, le texte coordonné de la loi modifiée du 14 août 2000 que le projet émargé tend à modifier ainsi que le texte du règlement (UE) n° 910/2014 du Parlement européen et du Conseil du 23 juillet 2014 sur l'identification électronique et les services de confiance pour les transactions électroniques au sein du marché intérieur et abrogeant la directive 1999/93/CE.
Les avis de la Chambre d'agriculture, de la Chambre de commerce, de la Chambre des métiers, de la Chambre des salariés, de la Chambre des fonctionnaires et employés publics, des autorités judiciaires ainsi que des barreaux de Luxembourg et de Diekirch ont été demandés et vous parviendront dès réception.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'assurance de ma haute considération.
Pour le Premier Ministre Ministre d'État Le Ministre aux Relations avec le Parlement 43, boulevard F.-D. Roosevelt L-2450 Luxembourg Tél. (+352) 247-82952 Fax (+352) 46 74 58 scl@scl.etat.lu www.legilux.lu www.gouvernementiu www.luxembourg.lu LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie Projet de loi portant modification de la loi modifiée du 14 août 2000 relative au commerce électronique I.
II.
III.
IV.
V.
VI.
VII.
Exposé des motifs Texte du projet de loi Commentaire des articles Fiche financière Fiche d'impact Texte coordonné Règlement (UE) n°910/20014 p. 2 P- 3 p. 10 p. 16 p. 17 p. 20 p. 50 1 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie I.
Exposé des motifs Au Grand-Duché de Luxembourg, le secteur de l'information et des communications fait partie intégrante de la politique de développement et de diversification. La pérennité des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) est indispensable au développement du marché économique.
Le présent projet de loi a pour objectif principal de mettre la législation luxembourgeoise en conformité avec le règlement (UE) N°910/2014 du Parlement européen et du Conseil du 23 juillet 2014 sur l'identification électronique et les services de confiance pour les transactions électroniques au sein du marché intérieur et abrogeant la directive 1999/93/CE (ci-après le « règlement européen eIDAS »).
Ce projet de loi vise la mise en œuvre du règlement européen eIDAS afin de légiférer au niveau national les questions nécessitant une intervention législative nationale tels les sanctions applicables, la désignation de l'organe de contrôle et ses pouvoirs ou d'autres marges de manœuvres laissées au législateur national.
L'objectif principal du législateur européen est de mettre en place un cadre juridique complet interopérable pour les différents systèmes mis en place au sein des Etats membres qui confère la sécurité juridique, augmente la confiance dans les transactions électroniques et promeut le développement d'un marché de la confiance numérique.
Le règlement européen eIDAS abroge la directive 1999/93 CE tout en reprenant les principales dispositions de cette dernière et en la complétant notamment par de nouvelles dispositions relatives aux différents services de confiance.
Le règlement européen eIDAS prévoit des exigences pour les services de confiance relatifs à la signature électronique, au cachet électronique, à l'horodatage électronique, à l'envoi du recommandé électronique et à l'authentification de site internet. Il distingue entre les services de confiance qualifiés et les services de confiance non qualifiés. Les services de confiance qualifiés et les prestataires de service de confiance qui les offrent, sont soumis à des exigences particulières.
Le législateur européen distingue les services de confiance qualifiés et les services de confiance non qualifiés ainsi que les prestataires de services de confiance qualifiés et les prestataires de services de confiance non qualifiés. Les services de confiance qualifiés et les prestataires de services qualifiés sont plus strictes que les services de confiance non qualifiés et les prestataires de services non qualifiés. Le niveau de sécurité et de fiabilité par domaine dépend du choix des services de confiance qualifiés ou non qualifiés. Les services de confiance qualifiés bénéficient d'une présomption dispensant ainsi son utilisateur de la charge de la preuve en cas de contestation alors que les services de confiance non qualifiés bénéficient uniquement de la clause de non-discrimination. L'effet juridique et la recevabilité des services de confiance non qualifiés ne peuvent pas être refusés comme preuve en justice au seul motif que ces services se présentent sous une forme électronique. L'utilisateur des services de confiance non qualifiés doit rapporter la preuve de la fiabilité et des garanties normalement attendues de ces services.
2 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie II.
Texte du projet de loi
Art. 1La loi modifiée du 14 août relative au commerce électronique est modifiée comme suit
1° L'article ler prend la teneur suivante: « Art. ler. Définitions.
Au sens de la présente loi, on entend par:
1° « authentification » au sens du le règlement (UE) N*910/2014 du Parlement Européen et du Conseil du 23 juillet 2014 sur l'identification électronique et les services de confiance pour les transactions électroniques au sein du marché intérieur et abrogeant la directive 1999/93/CE (ci-après le « règlement européen eIDAS »);
2° « cachet électronique » au sens du règlement européen eIDAS ;
30 « cachet électronique qualifié » au sens du règlement européen eIDAS ;
4° « certificat d'authentification de site internet » au sens du règlement européen eIDAS ;
50 « certificat de cachet électronique » au sens du règlement européen eIDAS « certificat de signature électronique » au sens du règlement européen eIDAS ;
6° « certificat qualifié d'authentification de site internet » au sens du règlement européen eIDAS ;
70 « certificat qualifié de cachet électronique » au sens du règlement européen eIDAS ;
8° « certificat qualifié de signature électronique » au sens du règlement européen eIDAS ;
9° « destinataire du service»: toute personne physique ou morale qui, à des fins professionnelles ou non, utilise un service de la société de l'information, notamment pour rechercher ou pour rendre accessible une information ;
10° « données de création d'authentification de site internet » : des données uniques qui sont utilisées par le site internet dans le processus d'authentification du site internet ;
110 « données de création de cachet électronique » au sens du règlement européen eIDAS ;
12° « données de création de signature électronique » au sens du règlement européen eIDAS ;
13° « identification électronique » au sens du règlement européen eIDAS ;
14° « organisme d'évaluation de la conformité » au sens du règlement européen eIDAS ;
15° « prestataire »: toute personne physique ou morale qui fournit un service de la société de l'information;
16° « prestataire de services de confiance » au sens du règlement européen eIDAS ;
17° « prestataire de services de confiance qualifié » au sens du règlement européen eIDAS ;
18° « produit » au sens du règlement européen eIDAS :
190 « service de confiance » au sens du règlement européen eIDAS ;
20° « service de confiance qualifié » au sens du règlement européen eIDAS ;
3 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie 21° « service d'envoi recommandé électronique » au sens du règlement européen eIDAS ;
22° « service d'envoi recommandé électronique qualifié » au sens du règlement européen eIDAS ;
23° « services de la société de l'information »: tout service presté, normalement contre rémunération, à distance par voie électronique et à la demande individuelle d'un destinataire de services ;
24° « signature électronique » au sens du règlement européen eIDAS ;
25° « titulaire de certificat »: une personne physique ou morale à laquelle un prestataire de services de confiance a délivré un certificat d'authentification de site internet, une personne physique à laquelle un prestataire de services de confiance a délivré un certificat de signature électronique ou une personne morale à laquelle un prestataire de services de confiance a délivré un certificat de cachet électronique. »
2° L'intitulé du Titre II prend la teneur suivante: « Titre II - De la preuve, des services de confiance et des prestataires de services de confiance. »
3* A l'article 16 les mots « certifié conforme à l'original » sont supprimés.
4° L'intitulé du Chapitre 2, du Titre 11 loi prend la teneur suivante: « Chapitre 2 - Des services de confiance et des prestataires de services de confiance. »
5* L'intitulé de la section 1 prend la teneur suivante: « Section 1 - Dispositions communes. » e L'article 17 est abrogé.
7° L'article 18 est abrogé.
8° L'intitulé de la section 2 « Des prestataires de service de certification » et l'intitulé de la sous-section « Dispositions communes » de la même loi sont abrogés.
9° L'article 19 est modifié comme suit:
10° L'article 20 est modifié comme suit : « Art. 20. De la protection des données à caractère personnel des prestataires de services »
4 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie
110 L'article 21 est modifié comme suit:
120 La Sous-Section 2 « Des prestataires de services de certification délivrant des certificats qualifiés » devient la Section 2 libellée comme suit: « Section 2 - Des obligations du titulaire de certificats qualifiés. »
130 Suite à la nouvelle section 2 sont insérés un nouvel article 21bis et un nouvel article 2lter libellés comme suit: « Art. 21bis. Nonobstant les obligations contenues dans les articles 19 et 24 du règlement européen eIDAS, un titulaire de certificat qualifié de cachet électronique établi au Luxembourg met en œuvre les mesures nécessaires afin de pouvoir établir l'identité, la qualité et les pouvoirs de chaque personne physique qui représente la personne morale, lors de chaque usage manuel/usage non automatisé de création de cachet électronique.
Art. 21terVérification des identités dans le cadre de la délivrance de certificats qualifiés
5 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie Si, dans le cadre de ses activités de surveillance, l'ILNAS constate des insuffisances ou des risques en termes de sécurité, l'ILNAS peut imposer au prestataire de services de confiance qualifié la prise de mesures de sécurité techniques ou organisationnelles supplémentaires. Si les risques constatés ne peuvent être suffisamment mitigés, l'ILNAS peut interdire au prestataire de services de confiance qualifié l'utilisation de la méthode d'identification concernée et en cas de non-conformité à cette interdiction prononcée par l'ILNAS, le prestataire de services de confiance qualifié se voit appliquer les sanctions prévues par la présente loi. »
14° L'article 22 prend la teneur suivante: « Art. 22. De l'obligation d'information.
Le prestataire de services de confiance prévient le titulaire de l'échéance du certificat au moins
15° Les articles 23, 24 et 25 sont abrogés.
16° L'article 26 est modifié comme suit:
17° Les articles 27 et 28 sont abrogés.
18° Avant l'article 29 de la même loi est inséré un nouvelle Section 3 libellée comme suit: « Section 3 — La surveillance des prestataires de services de confiance. »
6 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie 19° L'article 29 prend la teneur suivante: « Art. 29. (1) Le rôle de l'ILNAS est le suivant:
20° La Sous-Section 3 « Des prestataires de service de certification accrédités » de la même loi devient la nouvelle Section 4 libellée comme suit: «Section 4 - De l'arrêt et du transfert des activités des prestataires de services de confiance qualifiés.»
21° Les articles 30 et 31 sont abrogés.
22° L'article 32 prend la teneur suivante: « Art. 32. De l'arrêt et du transfert des activités.
7 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie
Il s'assure de la reprise des activités par un autre prestataire de service de confiance qualifié, dans les conditions décrites au §2 du présent article, ou, à défaut, prend les mesures requises au §3 du présent article.
230 L'article 33 est abrogé.
240 La Sous-section 4 « Du recommandé électronique » devient la nouvelle Section 5.
250 L'article 34 prend la teneur suivante: « Art. 34. Le recommandé électronique qualifié au sens du règlement européen eIDAS est équivalent à celui d'un envoi recommandé sur support papier. Sous réserve de l'application d'exigences légales ou réglementaires particulières, l'obligation légale ou réglementaire de recourir à un envoi recommandé est présumée satisfaite par le recours à un service d'envoi recommandé électronique qualifié. »
260 A la suite de l'article 34 est inséré un nouvelle section 6 qui prend la teneur suivante: « Section 6 — Dispositions administratives.
Art. 34b1s. (1) L'ILNAS peut infliger une amende de 250 euros à 15.000 euros à tout prestataire de services de confiance qui:
10 refuse de fournir les documents et informations ou autres renseignements demandés par l'ILNAS dans le cadre du contrôle des prestataires de services de confiance ;
2° fait obstacle à l'exercice de contrôle ;
3° enfreint les dispositions de l'article 23 du règlement européen eIDAS.
8 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie
27° A la suite de l'article 45 est inséré un nouvel article 45b1s qui prend la teneur suivante: « Art. 45bis. (1) Est punie d'une amende de 251 euros jusqu'à 25.000 euros toute personne:
1° en cas de prestation de services de confiance prétendument qualifiés sans être inscrits sur la liste de confiance nationale publiée par l'ILNAS, ou 2° qui n'est pas conforme à l'article 21, paragraphe 1 du règlement européen eIDAS.
1° à l'article 19 de la présente loi, 2° à l'article 19, paragraphe 2 du règlement européen eIDAS, 3* à l'article 24, paragraphe 3 du règlement européen eIDAS, 3° à l'article 24, paragraphes 4 du règlement européen eIDAS. »
9 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie III. Commentaire des articles Ad Article 1 De manière générale, il faut noter que la présente intervention législative nécessite une réorganisation structurelle de la présente loi.
1° Afin de faciliter la lecture, les définitions sont énumérées de manière alphabétique.
Les définitions « par voie électronique » et « à la demande individuelle d'un destinataire de services » sont supprimées. Le concept de la définition « par voie électronique » est clair dans la langue courante comme dans la langue juridique et il n'est pas nécessaire de le définir. Les termes « à la demande individuelle d'un destinataire de services » ne décrit pas un service à proprement parler mais un aspect d'un service de confiance. Cet aspect d'un service de confiance est aussi assez clair de manière que sa définition n'est plus nécessaire.
La définition « Titulaire de certificat » est insérée. Cette définition est reprise de l'ancien article 17 de la loi sur le commerce électronique, article qui est abrogé par la présente loi, et adaptée suite aux différents types de certificats introduits par le règlement européen eIDAS.
Les termes définis par le règlement (UE) N°910/2014 du Parlement Européen et du Conseil du 23 juillet 2014 sur l'identification électronique et les services de confiance pour les transactions électroniques au sein du marché intérieur et abrogeant la directive 1999/93/CE (ci-après le « règlement européen eIDAS ») et qui figurent dans le présent projet de loi sont repris dans cet article.
La reprise a pour objectif de rassurer l'utilisateur et d'éviter le doute ou tout oubli afin de le mettre en mesure d'appliquer la présente loi. En effet, le règlement européen eIDAS définit des termes qui risquent se voir confondre avec des termes usuels.
La définition « données de création d'authentification de site internet » est insérée sur le modèle des définitions du règlement européen el DAS de « données de création de signature électronique » et de « données de création de cachet électronique ». Cette définition permet dans l'article 21.3 d'aligner de manière uniforme les exigences de révocation pour tous les types de certificats.
Le règlement européen eIDAS définit la signature électronique à l'article 3.10 et prévoit les effets juridiques y relatifs dans son article 25. Il est renvoyé dans l'article 1 de la présente loi à la définition du règlement européen eIDAS.
Le règlement eIDAS définit à l'article 3.10 la signature électronique et détermine à l'article 26 les exigences liées aux signatures électroniques. Il introduit une définition générique de la signature électronique dans l'intérêt des évolutions techniques ou algorithmiques futures.
Parallèlement, le règlement eIDAS introduit l'utilisation de mécanismes de confiance à différents niveaux et pour différents types de signatures électroniques, notamment pour les signatures électroniques avancées et les signatures électroniques qualifiées.
La signature électronique avancée offre des garanties plus précises que la signature électronique quant à l'identification du signataire et à la sécurité des technologies utilisées.
10 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de rÉconomie La signature électronique qualifiée offre des garanties encore plus strictes que la signature électronique avancée concernant le certificat identifiant le signataire et liant les données de signature à cette identité (Annexe l) ainsi qu'au dispositif de signature utilisé (Annexe II).
La définition « Titulaire de certificat », adaptée aux différents types de certificats introduits par le règlement européen eIDAS, est reprise dans l'article 1 de la présente loi. Les termes figurant à l'article 17 sont définis par l'article 3 du règlement européen eIDAS. L'article 1 de la présente loi renvoie à des définitions du règlement européen eIDAS utilisés dans le présent projet de loi.
2° Cette modification vise à harmoniser la terminologie employée avec celle du règlement européen eIDAS et à élargir le champ d'application à tous les services de confiance définis dans le règlement eIDAS.
3° Cette modification vise aligner la loi relative au commerce électronique sur la loi du 29 mai 2009 portant abolition de l'obligation de fournir une copie certifiée conforme d'un document original.
4°, 5° et 6° Ces modifications visent à élargir le champ d'application à tous les services de confiance définis dans le règlement eIDAS et à apporter un nouvel agencement à la loi de commerce électronique.
Le règlement européen établit une distinction entre les services de confiance qualifiés et les services de confiance non qualifiés. Les premiers satisfont à des exigences particulières et peuvent bénéficier d'effets juridiques spécifiques. Les services de confiance qualifiés sont assurés par des prestataires de services de confiance qualifiés.
7° L'article 18 est abrogé étant donné qu'il est défini par le règlement eIDAS et repris dans l'article 1er du présent projet de loi.
En outre, l'abrogation du paragraphe 3 est nécessaire puisque des dispositions législatives prévoient l'obligation d'utiliser la signature électronique. A titre d'exemple, on peut citer la passation de procédures de marchés publics et toutes les communications y afférentes ou les dispositions relatives au dépôt électronique de documents dans la loi sur le Registre de Commerce et des Sociétés qui doivent obligatoirement se faire de manière électronique.
8° Les différentes modifications rendent nécessaires une nouvelle réorganisation structurelle de la présente loi.
9' Les modifications visent à harmoniser la terminologie employée avec celle du règlement européen eIDAS. En outre, l'article 45bis (3) punit spécifiquement le non-respect du secret professionnel par des sanctions pénales en veillant au caractère effectif, proportionné et dissuasif des sanctions applicables.
10° L'intitulé est élargi à tous les prestataires de service afin de souligner la conformité au règlement général sur la protection des données.
A l'instar du règlement européen el DAS, les modifications précisent que pour les services de confiance l'utilisation d'un pseudonyme est limité aux certificats de signature électronique et n'est pas permise pour les certificats de cachets électroniques.
11 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie L'identité du titulaire d'un certificat de signature électronique ne peut être révélée par le prestataire de services de confiance qu'avec le consentement du titulaire du certificat ou dans les cas prévus à l'article 19(2) de la présente loi.
11° Le paragraphe ler est à supprimer car un régime de responsabilité est régi par l'article 13 du règlement européen eIDAS. En vertu de cet article tous les prestataires de services de confiance sont responsables des dommages causés à toute personne physique ou morale en raison d'un manquement à leurs obligations telles que définies par le règlement européen eIDAS.
Le règlement européen eIDAS s'applique sans préjudices conformément aux règles luxembourgeoises plus précises en matière d'obligations d'informations. Les modifications des paragraphes 2, 3 et 4 tiennent compte des trois types de certificats introduits par le règlement européen eIDAS, à savoir, les certificats de signature électronique, les certificats de cachet électronique et les certificats d'authentification de site internet.
12° Les différentes modifications rendent nécessaires une réorganisation structurelle de la présente loi.
13°[Art. 21bis.] Il faut différencier d'une part les cachets électroniques émis de manière automatisée et les cachets électroniques émis de manière manuelle. Cet article ne vise que les derniers.
Au vu des effets juridiques des cachets électroniques tels qu'établis par le règlement européen eIDAS et lorsque la création d'un tel cachet est initiée par une personne physique de manière manuelle, il convient que la personne morale titulaire du certificat puisse établir le nom, la qualité et les pouvoirs de la personne physique à l'origine de cette création. [Art. 21ter. Vérification des identités dans le cadre de la délivrance de certificats qualifiés] Ce nouvel article vise à mettre le droit national en conformité avec l'article 24 paragraphe ler d) du règlement européen eIDAS qui indique que l'étape de vérification d'identité en vue de la délivrance d'un certificat qualifié peut s'effectuer « à l'aide d'autres méthodes d'identification reconnues au niveau national qui fournissent une garantie équivalente en termes de fiabilité à la présence en personne ».
Afin d'assurer un niveau de sécurité homogène entre les solutions techniques existantes et futures, il convient que ces méthodes d'identification soient validées par l'autorité nationale de supervision des prestataires de services de confiance (ILNAS).
Cet article permet àl'ILNAS de publier les méthodes d'identification reconnues au Luxembourg sur son site internet, sous condition que la garantie équivalente en termes de fiabilité à la présence en personne soit confirmée par un organisme d'évaluation de la conformité. De plus, les méthodes d'identification en question sont surveillées par l'ILNAS. L'ILNAS peut prendre des mesures s'il s'avère que les méthodes d'identification en question présentent des insuffisances ou des risques en termes de sécurité par exemple suite à l'apparition d'attaques informatiques.
14° Les anciens paragraphes 1 et 2 sont issues de l'annexe II de la directive 99/93 qui est abrogée par le règlement européen eIDAS et qui ne les reprend pas.
Le principe d'obligation d'information de l'annexe II de la Directive 1999/93 se retrouve désormais à l'article 24.2. d) du règlement européen eIDAS afin de s'appliquer à tous les services de confiance qualifiés.
12 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie L'obligation d'information du titulaire de l'échéance d'un certificat qualifié et non qualifié veut que le prestataire de services de confiance prévient son titulaire au moins un mois en avance.
15° L'article 23 est à supprimer dans la mesure où l'obligation de vérification est imposée par l'article 24 du règlement européen eIDAS aux prestataires de services de confiance qualifiés.
L'article 24 est à supprimer dans la mesure où le règlement européen eIDAS ne comporte pas de telles exigences.
L'article 25 est à supprimer dans la mesure où les exigences applicables aux prestataires de services de confiance qualifiés sont fixées par l'article 19 et 24 du règlement européen eIDAS.
16° Ces modifications visent à harmoniser la terminologie employée avec celle du règlement européen eIDAS.
La dernière phrase du paragraphe 3 est reprise à l'article 22(1). De l'obligation d'information de la présente loi.
Les anciens paragraphes 4 et 5 sont régis par l'article 24.3 du règlement européen eIDAS.
17° L'article 27 est à supprimer alors que le régime de responsabilité des prestataires de services de confiance est régi par l'article 13 du règlement européen eIDAS et par les règles générales luxembourgeoises.
L'article 28 est à supprimer car la reconnaissance de services de confiance fournis par des prestataires de services de confiance établis dans un pays tiers est régie par l'article 14 du règlement européen eIDAS.
18° Les différentes modifications rendent nécessaires une nouvelle réorganisation structurelle de la présente loi.
19° Cet article reprend en partie les anciens paragraphes (1), (3), (6) et (7) tout en harmonisant la terminologie employée avec celle du règlement européen eIDAS.
Le rôle de l'organe de contrôle, à savoir l'ILNAS, est fixé à l'article 17 paragraphe (3) du règlement européen eIDAS. A ce rôle s'ajoute le contrôle des prestataires de services de confiance qualifiés afin de s'assurer que ces prestataires satisfont aux exigences de la présente loi et des règlements pris en son exécution ainsi que la prise de mesures, si nécessaire, en ce qui concerne les prestataires de services de confiance non qualifiés, lorsque l'ILNAS est informé que ces derniers ne satisferaient pas aux exigences fixées dans la présente loi ou les règlements pris en son exécution.
20° Les différentes modifications rendent nécessaires une nouvelle réorganisation structurelle de la présente loi.
21° Les articles 30 et 31 qui visaient l'accréditation et les conditions d'obtention de l'accréditation sont à supprimer car les conditions de lancement d'un service de confiance qualifié sont régies par l'article 21 du règlement européen eIDAS.
13 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie 22° Cet article reprend l'esprit de l'article 24 (2) du règlement européen eIDAS tout en imposant au prestataire de services de confiance qualifié qui envisage de mettre fin à ses activités ou, le cas échéant, de son incapacité de poursuivre ses activités, d'informer l'ILNAS au moins trois mois à l'avance, soit dans un délai raisonnable afin de permettre à l'ILNAS de vérifier le respect des dispositions légales au moment de la fin des activités ou du transfert.
Le paragraphe 2 est à modifier afin d'imposer aux prestataires de services de confiance de se conformer à ces plans d'arrêt d'activités prévu par le règlement européen eIDAS tout en s'alignant sur l'article 9 de la loi sur l'archivage électronique.
Le paragraphe 3 requiert que le prestataire de services de confiance qualifié qui cesse ses activités sans qu'elles ne soient pas reprises par un autre prestataire de services de confiance qualifié révoque tous les certificats émis dans un certain délai. Cette exigence peut faire l'objet d'une dérogation par l'organe de contrôle en l'occurrence dans le cas où les activités sont reprises par le Gouvernement. Cette disposition permet, entre autres, de couvrir le cas de la compromission de la clé privée de l'autorité de certification du prestataire de services de confiance qualifié.
23° L'article 33 est modifié et repris à l'article 29 de la présente loi.
24° Les différentes modifications rendent nécessaires une nouvelle réorganisation structurelle de la présente loi.
25° Cette modification reprend le principe d'équivalence entre les envois recommandés classiques et les envois par recommandé électronique qualifié au sens du règlement européen eIDAS. Elle renforce ainsi la présomption posée par l'article 43 paragraphe (2) du règlement européen eIDAS.
26° Les différentes modifications rendent nécessaires une nouvelle réorganisation structurelle de la présente loi.
Afin de tenir compte de l'exigence de l'article 16 du règlement européen eIDAS qui exige des Etats membres de fixer des sanctions effectives, proportionnées et dissuasives, la présente loi prévoit aussi bien des sanctions administratives à l'article 34bis de la présente loi que des sanctions pénales à l'article 45bis de la présente loi.
L'ILNAS peut recourir à des amendes administratives allant de 250 euros à 15.000 euros dans le cadre du contrôle des prestataires de services de confiance et lorsqu'une personne physique ou morale use du titre de prestataire de services de confiance qualifié ou de services de confiance qualifiés sans y être autorisé.
27° Le paragraphe (1) punit d'une amende allant de 251 euros jusqu'à 25.000 euros le comportement des personnes physiques ou morales qui enfreignent les obligations de l'article 21(1) du règlement européen eIDAS à savoir l'obligation qui doit assurer une concurrence loyale entre les prestataires de services de confiance et d'éviter de tromper la confiance des utilisateurs.
Le paragraphe (2) punit d'une amende de 251 euros à 25.000 euros, d'une peine d'emprisonnement de 8 jours à 6 mois ou d'une de ces peines seulement, toute personne qui n'est pas conforme aux dispositions légales de l'arrêt et du transfert des activités des prestataires de service de confiance 14 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie qualifiés, du contrôle des prestataires de services de confiance qualifiés, et des exigences applicables aux prestataires de services de confiance qualifiés.
Le paragraphe (3) punit d'une amende de 251 euros à 500.000 euros et d'une peine d'emprisonnement de 8 jours à trois ans ou d'une de ces peines seulement, toute personne qui n'est pas conforme aux dispositions légales des obligations de secret professionnel, des obligations de notification de toute atteinte à la sécurité ou toute perte d'intégrité ayant une incidence importante sur le service de confiance fourni ou les données à caractère personnel qui y sont conservées et des exigences des règles de publication des certificats révoqués.
Les sanctions administratives et pénales sont le fruit d'une longue réflexion et reflètent la nécessité de fixer des sanctions effectives, proportionnées et dissuasives. La combinaison de ces différentes sanctions permet de disposer de sanctions effectives, proportionnées et dissuasives pour les prestataires de services de confiance tel que le préconise le règlement européen eIDAS à l'article 16.
15 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie Iv.
Fiche financière (art. 79 de la loi du 8 juin 1999 sur le Budget, la Comptabilité et la Trésorerie de l'Etat) Le projet de loi ne comporte pas de dispositions dont l'application est susceptible de grever le budget de l'Etat.
16 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie V.
Fiche d'évaluation d'impact Mesures législatives et réglementaires Intitulé du projet: Projet portant modification de la loi modifiée du 14 août 2000 relative au commerce électronique Ministère initiateur: Ministère de l'Economie Auteur: Annick Hartung Tél .: 247-84320 Courriel: annick.aartung@eco.etat.lu Objectif(s) du projet: mise en application de la législation européenne Autre(s) Ministère(s)/Organisme(s)/Commune(s) impliqué(e)(s): non Date: janvier 2019 Mieux légiférer 1.
Partie(s) prenante(s) (organismes divers, citoyens,...) consultée(s): Oui:
Non: E si oui, laquelle/lesquelles: Min. Justice, ILNAS, CTIE Remarques/Observations:
2.
Destinataires du projet:
Entreprises/Professions libérales:
3.
Oui:
Non:
Citoyens:
Oui: H Non:
N.a.:2 [S] Remarques/Observations:
4.
Le projet est-il lisible et compréhensible pour le destinataire?
Oui:
Non: D Existe-il un texte coordonné ou un guide pratique, mis à jour et publié d'une façon régulière?
Oui:
E Non: E Remarques/Observations: Texte coordonné et guide 'trust services under the eIDAS regulation' sur le site internet d'ILNAS 5.
2 2 Le projet a-t-il saisi l'opportunité pour supprimer ou simplifier des régimes d'autorisation et de déclaration existants, ou pour améliorer la qualité des procédures?
Oui: D Non: [I] Double-click sur la case pour ouvrir la fenêtre permettant de l'activer N.a.: non applicable 17 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie Remarques/Observations:
8.
Le projet prévoit-il: une autorisation tacite en cas de non réponse de l'administration?
9.
Y a-t-il une possibilité de regroupement de formalités et/ou de procédures (p. ex. prévues le cas échant par un autre texte)?
Oui: 1:1 Non: [si N.a.: ÉJ Oui: D Non: Ei N.a.: D Si oui, laquelle:
Oui: E] Non: D N.a.:
Si non, pourquoi?
Oui: D Non: [s] oui: ts Non: ÉJ Remarques/Observations: harmonisation au niveau européen 12. Des heures d'ouverture de guichet, favorables et adaptées aux besoins du/des destinataire(s), seront-elles introduites?
Oui: [s] Non: E N.a.: jjjjjjj 11 s'agit d'obligations et de formalités administratives imposées aux entreprises et aux citoyens, liées à l'exécution, l'application ou la mise en oeuvre d'une loi, d'un règlement grand-ducal, d'une application administrative, d'un règlement ministériel, d'une circulaire, d'une directive, d'un règlement UE ou d'un accord international prévoyant un droit, une interdiction ou une obligation.
Coût auquel un destinataire est confronté lorsqu'il répond à une obligation d'information inscrite dans une loi ou un texte d'application de celle-ci (exemple: taxe, coût de salaire, perte de temps ou de congé, coût de déplacement physique, achat de matériel, etc...).
18 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie 13. Y a-t-il une nécessité d'adapter un système informatique auprès de l'Etat (e-Government ou application back-office)?
Oui: E Non: E si oui, quel est le délai pour disposer du nouveau système: un système d'acceptations des certificats électroniques étrangers est en cours de transposition 14. Y a-t-il un besoin en formation du personnel de l'administration concernée?
Oui: [1] Non: [S] N.a.: E Si oui, lequel?
Remarques/Observations:
Egalité des chances 15. Le projet est-il:
Oui: D Non: D Si oui, expliquez de quelle manière: neutre en matière d'égalité des femmes et des hommes? si oui, expliquez pourquoi: négatif en matière d'égalité des femmes et des hommes?
Oui: El Non: LJ Oui: D Non: E si oui, expliquez de quelle manière:
Directive « services »
Oui: D Non: El N.a.: LJ 18. Le projet introduit-il une exigence relative à la libre prestation de services transfrontaliere ?
Oui:
5 Non: D N.a.: D Article 15, paragraphe 2, de la directive « services » (cf. Note explicative p. 10-11) Article 16, paragraphe 1, troisième alinéa et paragraphe 3, première phrase de la directive « services » (cf. Note explicative, p.10-11) 19 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie vl. Texte coordonné Loi COMMERCE ELECTRONIQUE (Mém. A — 96 du 8 septembre 2000, p. 2176, doc. parl. 4641, dir. 93/13, 97/7 et 2000/31) modifiée par:
Loi du décembre 2003 (abrogée); (Mém. A — 189 du 31 décembre 2003, p. 3989, doc. parl. 4861, dir. 98/27) Loi du 5 juillet 2004; (Mém. A — 125 du 16 juillet 2004, p. 1847, doc. parl. 5095) Loi du 18 décembre 2006 (abrogée); (Mém. A — 223 du 21 décembre 2006, p. 3801, doc. parl. 5389, dir. 2002/65) Loi du 21 décembre 2007; (Mém. A — 236 du 27 décembre 2007, p. 4085, doc. parl. 5800) Loi du 23 avril 2008 (abrogée); (Mém. A — 55 du 29 avril 2008, p. 759, doc. parl. 5699) Loi du 28 mai 2008 (abrogée); (Mém. A — 74 du 28 mai 2008, p. 1066, doc. parl. 5516) Loi du 10 novembre 2009; (Mém. A — 215 du 11 novembre 2009, p. 3697, doc. parl. 6015, dir. 2007/64) Loi du 8 avril 2011; (Mém. A — 69 du 12 avril 2011, p. 1119 doc. parl. 5881A, dir. 2008/48 et 2008/122) Loi du 2 avril 2014; (Mém. A — 64 du 22 avril 2014, p. 659, doc. parl. 6478, dir. 2011/83) Projet de loi (gras) 20 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie TITRE ler - DISPOSITIONS GENERALES. « (Projet de loi) Art. 1. Définitions.
Au-Se4S-de-4afefésente-leir en-entend-reae 44Sep4iees-de-la-soc-iété-de-Pinfor-nziation4ei-teut-seFviee-pfestér nonealement-eentr-e-rémunérationy à-distanee-par-voie-éleetronique-et-à-la-demande-individuelle-eue-destinataife-de-servisee, Aux-fias-de-la-gerésente4éfinitienr en-enteeed-par4 fes-termes-«-à-distanee»;-un-seFvke4eur-ni-sans-q•ue-îes-panies-seient-sinwltanément-pFésentes* «-par-veie-éleetfonique»;-un-seitiéiee-envoyé-à-gefigi•ne-et-feçu-à-elestination-au-moyen eéquipepnents-éleetfoniques-4e4Faitement-(y-eompfis-la-c-ompressien-numérique)-et-de-steekage de-derknées,-et-gui-est-entièfement-transfnis,-asheminé-et-Few--pap-filsr par-radich-paf -mayens eptiques-eu-ger-eautr-es-moyens-éketregnagnétifieest ' eviduelle-eun-itestifiateife-ete-servkeeffl-un-seeeise-foufni-jear-transnaission4e 441-1a-demande-ifi dennées-suf-demande-ineviduellet «prestataire4x-toute-personee-physique-eu-mor-ale-wi-foumit-un-sentife-de-la-soeiété-cie ginfor-mationi e pFestataka-établi->v-prIrt-u-'
Au sens de la présente loi, on entend par:
1° « authentification » au sens du le règlement (UE) IY°910/2014 du Parlement Européen et du Conseil du 23 juillet 2014 sur l'identification électronique et les services de confiance pour les transactions électroniques au sein du marché intérieur et abrogeant la directive 1999/93/CE (ciaprès le « règlement européen eIDAS »);
2° « cachet électronique » au sens du règlement européen eIDAS ;
3° « cachet électronique qualifié » au sens du règlement européen eIDAS ;
4° « certificat d'authentification de site internet » au sens du règlement européen eIDAS ;
5° « certificat de cachet électronique » au sens du règlement européen eIDAS « certificat de signature électronique » au sens du règlement européen eIDAS ;
6' « certificat qualifié d'authentification de site internet » au sens du règlement européen eIDAS ;
7° « certificat qualifié de cachet électronique » au sens du règlement européen eIDAS ;
8° « certificat qualifié de signature électronique » au sens du règlement européen eIDAS ;
9° « destinataire du service»: toute personne physique ou morale qui, à des fins professionnelles ou non, utilise un service de la société de l'information, notamment pour rechercher ou pour rendre accessible une information ;
100 « données de création d'authentification de site internet » : des données uniques qui sont utilisées par le site internet dans le processus d'authentification du site internet ;
21 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie 11° « données de création de cachet électronique » au sens du règlement européen eIDAS ;
12* « données de création de signature électronique » au sens du règlement européen eIDAS ;
13* « identification électronique » au sens du règlement européen eIDAS ;
14° « organisme d'évaluation de la conformité » au sens du règlement européen eIDAS ;
15° « prestataire »: toute personne physique ou morale qui fournit un service de la société de l'information;
16° « prestataire de services de confiance » au sens du règlement européen eIDAS ;
17° « prestataire de services de confiance qualifié » au sens du règlement européen eIDAS ;
18° « produit » au sens du règlement européen eIDAS :;
19° « service de confiance » au sens du règlement européen eIDAS ;
20° « service de confiance qualifié » au sens du règlement européen eIDAS ;
21° « service d'envoi recommandé électronique » au sens du règlement européen eIDAS ;
22" « service d'envoi recommandé électronique qualifié » au sens du règlement européen eIDAS ;
23° « services de la société de l'information »: tout service presté, normalement contre rémunération, à distance par voie électronique et à la demande individuelle d'un destinataire de services ;
24° « signature électronique » au sens du règlement européen eIDAS ;
25° « titulaire de certificat »: une personne physique ou morale à laquelle un prestataire de services de confiance a délivré un certificat d'authentification de site internet, une personne physique à laquelle un prestataire de services de confiance a délivré un certificat de signature électronique ou une personne morale à laquelle un prestataire de services de confiance a délivré un certificat de cachet électronique. »
Art. 2Champ d'application
22 -4g LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie « (Loi du 5 juillet 2004) (5) La libre circulation des services de la société de l'information en provenance d'un autre Etat membre ne peut être restreinte. » « (Loi du 5 juillet 2004) (6) a) Le ministre ayant le commerce électronique dans ses attributions peut, par dérogation aux dispositions du paragraphe (5), restreindre la libre circulation d'un service donné de la société de l'information en provenance d'un autre Etat membre lorsque ledit service porte atteinte, ou représente un risque sérieux et grave d'atteinte à l'ordre public, la sécurité publique, la santé publique ou la protection des consommateurs, en observant par ailleurs les exigences posées par le droit communautaire à l'exercice de cette faculté, et notamment le principe de proportionnalité.
Il peut être dérogé aux conditions prévues ci-dessus en cas d'urgence. En pareil cas, le ministre ayant le commerce électronique dans ses attributions notifie, dans les plus brefs délais, à la Commission européenne et à l'Etat membre d'origine les mesures prises et les raisons pour lesquelles il estime qu'il y a urgence. »
Art. 3De l'usage de la cryptographie
L'usage des techniques de cryptographie est libre.
Art. 4De l'accès à l'activité de prestataires de services
« (Loi du 5 juillet 2004) Sans préjudice des dispositions de la loi d'établissement, l'accès à l'activité de prestataire de services de la société de l'information et l'exercice de cette activité ne font, en tant que tels, pas l'objet d'une autorisation préalable. »
Art. 5De l'obligation générale d'information des destinataires
23 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie
Ces dispositions s'appliquent sans préjudice de la législation sur la protection des consommateurs.
24 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie « (Projet de loi) TI-TRE-11-1)E-LA-RRUALE-E-T-DS-L-A-S4GNAT-14RE-C4SG-TRON4Q4e.
TITRE II - DE LA PREUVE, DES SERVICES DE CONFIANCE ET DES PRESTATAIRES
DE SERVICE DE CONFIANCE. »
Chapitre 1.er - De la preuve littérale.
Art. 6«Signature»
Après l'article 1322 du Code civil, il est ajouté un article 1322-1 ainsi rédigé: «La signature nécessaire à la perfection d'un acte sous seing privé identifie celui qui l'appose et manifeste son adhésion au contenu de l'acte.
Elle peut être manuscrite ou électronique.
La signature électronique consiste en un ensemble de données, liées de façon indissociable à l'acte, qui en garantit l'intégrité et satisfait aux conditions posées à l'alinéa premier du présent article.
La signature électronique consiste en un ensemble de données, liées de façon indissociable à l'acte, qui en garantit l'intégrité et satisfait aux conditions posées à l'alinéa premier du présent article.
Art. 7Après l'article 1322 du Code civil, il est ajouté un article 1322-2 ainsi rédigé: «L'acte sous
seing privé électronique vaut comme original lorsqu'il présente des garanties fiables quant au maintien de son intégrité à compter du moment où il a été créé pour la première fois sous sa forme définitive.»
Art. 8L'article 292 du Nouveau code de procédure civile est modifié comme suit: les mots «signée
et paraphée» sont remplacés par «signée et, en cas de signature manuscrite, paraphée.»
Art. 9L'article 1325 du Code civil est complété par l'alinéa suivant: «Le présent article ne s'applique
pas aux actes sous seing privé revêtus d'une signature électronique.»
Art. 10L'article 1326 du Code civil est modifié comme suit: «L'acte juridique par lequel une seule
partie s'engage envers une autre à lui payer une somme d'argent ou à lui livrer un bien fongible doit être constaté dans un titre qui comporte la signature de celui qui souscrit cet engagement ainsi que la mention de la somme ou de la quantité en toutes lettres. Cette mention doit être écrite de sa main ou être revêtue spécifiquement d'une signature électronique; si elle est indiquée également en chiffres, en cas de différence, l'acte sous seing privé vaut pour la somme écrite en toutes lettres, à moins qu'il ne soit prouvé de quel côté est l'erreur.»
Art. 11A la section première du Chapitre VI du Code civil, l'intitulé du Paragraphe III est remplacé
par l'intitulé suivant: «Des copies des actes sous seing privé.»
Art. 12L'article 1333 du Code civil est réintroduit avec le libellé suivant: «Les copies, lorsque le
titre original ou un acte faisant foi d'original au sens de l'article 1322-2 subsiste, ne font foi que de ce qui est contenu au titre ou à l'acte, dont la représentation peut toujours être exigée.»
Art. 13L'article 1334 du Code civil est inséré au paragraphe III et est remplacé par la disposition
suivante:
25 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie «Lorsque le titre original ou l'acte faisant foi d'original au sens de l'article 1322-2 n'existe plus, les copies effectuées à partir de celui-ci, sous la responsabilité de la personne qui en a la garde, ont la même valeur probante que les écrits sous seing privé dont elles sont présumées, sauf preuve contraire, être une copie fidèle lorsqu'elles ont été réalisées dans le cadre d'une méthode de gestion régulièrement suivie et qu'elles répondent aux conditions fixées par règlement grand-ducal.»
Art. 14L'article 1348, alinéa 2 du Code civil est supprimé. Le règlement grand-ducal du 22
décembre 1986, pris en exécution de l'article 1348 du Code civil, continue à produire ses effets sur la base de l'article 13 de la présente loi.
Art. 15Les deux premiers alinéas de l'article 11 du Code de commerce sont remplacés par l'alinéa
suivant: «A l'exception du bilan et du compte des profits et pertes, les documents ou informations visés aux articles 8 à 10 peuvent être conservés sous forme de copie. Ces copies ont la même valeur probante que les originaux dont elles sont présumées, sauf preuve contraire, être une copie fidèle lorsqu'elles ont été réalisées dans le cadre d'une méthode de gestion régulièrement suivie et qu'elles répondent aux conditions fixées par un règlement grand-ducal.»
Art. 16Toute personne à charge de laquelle la loi prévoit l'obligation de délivrer ou de
communiquer des documents et données à la requête d'un agent d'une administration fiscale doit, lorsque ces documents et données n'existent que sous forme électronique, les délivrer ou communiquer, sur requête d'un agent d'une administration fiscale, dans une forme lisible et directement intelligible, « (Projet de loi) GeFtifiée-4anfeme4e.ofiginal », sur support papier ou, par dérogation, suivant toutes autres modalités techniques que l'administration fiscale détermine.
Constitue un manquement à l'obligation de délivrance ou de communication le fait, pour la personne à laquelle la délivrance ou la communication incombent légalement, de ne pas se conformer aux requêtes et instructions d'une administration fiscale visées à l'alinéa précédent. « (Projet de loi) Chapitre-2—De-la-signatuée-éleatfenique-et-des-jefestateifes-ele-seFviee-de eeptificatioa,
Chapitre 2 - Des services de confiance et des prestataires de services de confiance. »
« (Projet de loi) Seetiee-1—Définitioas-et-effets-jeridiques-Ele4a-s•ignatufe-éleefenique,
Section 1 - Dispositions communes. »
« (Projet de loi) Art.47-,Défieitiens, 446ignataifee;-teute-per-senne-qui-détieat-U•R-espesiti4-ele-eFéatiGwele-s4gnatufe-et-qtéi-agit-seit peuf-sen-pFepfe-eempter seitfota-Gekbi-euee-peFsenne-p•hysique-eu-nlefale-q4elle-Femésenter fèg4eFaent-gr-a44-Glu‘al-felati4-au-aenifisat-qualifiér «Diepositif-séeufisé4e-eféatioa-4e-sigeatuFe»4-U414ispesitif-de-eréatien-ele-signatufe-q»i-satisfait 26 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie a-Prestataiee-sle-seFviee-de-Geftificationffl-tetéte-peFseneer physkfue-ow-meraier gei-délivfeet-gèr-e des-eeFtific-ats-eu-feureit-eautfes-seeikes-liés-atim-signatufes-éleetfeniques, «-Titulaife-cle-Geitific-at»44eute-persennerphysique-Gu-mereler à-laquelle-ue-prestataife-de-seozviGe 4e-settific-ation-a-Elélivfé-tin-eeFtific-at, *AseeéGlitatiefffl-meGéchae-par-4aquelle-ue-erganisme-faisant-auteeité-reseneaît-feemellereeet «Système-egaeer-éeiitatien4x-syetème-ayaet-des-pfepr-es-r-ègies-de-pfeeéclur-e-et-de-gestien-et ilestioé-à-pfeeéder-à-gaeer-éclitatien, *Acc-r-tiel4tatien-velentair-e»;-tetite-auterisatien-iediciteaRt-les-dreits-et-ebkgations-spéeifigees-à-la feureittw-e-de-sefvic-es-de-c-e4ifieatien,-aec-er-dée,-&ur-demaRcie-du-pfestateife-cie-sefvic-e-de Ge4ification-eenc-efnér par-gAuter-ité-natienale-cgac-c-Féclitatien-et-cle-sufveillanc-e--Ghafgée-eélaber-eF Ges-ctFeits-et-ebligations-et-dlen-centreer--le-respestrier-sctue-le-pfestataife-cie-servise-de-Geftif-icatien West-pas-babilité-à-emer-ser-les4reits-déc-eulant-de-gatiter-isatiea-aussi-lengtemps-qu44ea-pas-ebtenti 4-€14eisien-cie-geFganisme.
441-LAkiter-ité-Nationa4e-dlAscréditatien-et-de-Supdeillanseffl-«-(Lo440-28-«964--2oée)-est-glestittit iuxetebetéfgeeis-de4a-neeffbalisatien7-de-gaeceé€14tatieR,-Gte-la-SéC4if-i4é-et-qua4ité-sles-pfeckd4s-et sen4ce4;-» ---(44-clifige-et-gèr-e,-par-ses-sereic-es7-un-système-d-'-aec-Féclitatien-et-ffei-se-prenenc-e-fflf 4aesféctitatiefit qui4ifige-et-gèFer par-ses-sepdieesrla-supoeigaRee-cles-pfestataires-de-seevke-de-Gedifieatioe ele-signatures-éleetr-eniques,-et-plu.s-pankutièfement-de-seux-qui-éreettent4es-eeFtifisats emealifiésr »
Art. 18« (Projet de loi) De&-effets-jur-kikeies4le4a-signatuee-éleer-onique. »
« (Projet de loi) 444-Sens-pféjtec-e-cles-aftieles-18.28-et-suivants4u-Gecle-c-ivil7-uee-signatwe éleetfeftique-créée-paeeia-dispesitif-séeur-isé-ée-c-r-éatien4e-signatufe-cfue-Le-signataiFe-peisse-gaFdeé setés-sen-ecietfôle-exclued-et-qui-r-epese-ster-un-Gendic-at-ctualifiér censtitue-ffle-signatufe-au-sens-de (Projet de loi) (2.)-Line-sigreture-éleetr-enique-ne-peut-êtfe-rejetée-par-tejuge-aki-sekel-Fnetif-qulelle se-pFéserete-SGUS--fere:ee-éiec4renique.qeeile-Ae-repese-pas-reuf-UR-Geetifieat-cival4€iér cegelle-Re fepese-pas-sur-un-cenific-at-qualifié-délivfé-par-Ulli-pr-estataife-ac-eFéciité-de-c-eptific-ationreu-qteelle 4est-pas-eFéée-par-m-dispe4itif-séc-ter-isé-de-er-éatien-cte-signateFe.--» «[Projet de loi] (4)-Alul-ne-peut-êtfe-c-entfaint-de-egnee-éleetroniquement-» « (Projet de loi) Set:tieR-2---Desioestataires-cle-seedic-e-cie-eeftificaticeer Seus4eetion-l-re---Dispesitions-c-emmunes, »
Art. 1.9De l'obligation de secret professionnel
Art. 20De la protection des données à caractère personnel des prestataires de service
Art. 21Des obligations du titulaire de certificat
« (Projet de loi) (4)-Dès-le-Friement-de-I•a-reéation-des--floneées-affér-entes-à4a-er-éation-de 28 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie deefflées-afréeeMes-à4e-eréatieee-de-signatter-e-g441-titilise.-Teute444isatien-Gle-Geux-Gi-est-r-éputéer saueffetive-cerea4F%-êtfe-son-fait, » « (Projet de loi) (2)-L-e-titulair-e-cki-Gerztifieat-est-tenti,-Glaes-l•es-meilleues-ciélais,-de-watifieF-au se-estatak•e4ieeepeise-ele-Geetifesatiee-teute-ffledifisatien-des-infer-matieffl-sontenues-d•aRs-Gelui-eir
Section 2 - Des obligations du titulaire de certificats qualifiés. »
« (Projet de loi) Art. 21bis. Nonobstant les obligations contenues dans les articles 19 et 24 du règlement européen eIDAS, un titulaire de certificat qualifié de cachet électronique établi au Luxembourg met en œuvre les mesures nécessaires afin de pouvoir établir l'identité, la qualité et les pouvoirs de chaque personne physique qui représente la personne morale, lors de chaque usage manuel/usage non automatisé de création de cachet électronique.
Art. 21terVérification des identités dans le cadre de la délivrance de certificats qualifiés
L'ILNAS publie sur son site Internet, quelles autres méthodes d'identification au sens de
Si, dans le cadre de ses activités de surveillance, l'ILNAS constate des insuffisances ou des risques en termes de sécurité, l'ILNAS peut imposer au prestataire de services de confiance qualifié la prise de 29 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie mesures de sécurité techniques ou organisationnelles supplémentaires. Si les risques constatés ne peuvent être suffisamment mitigés, l'ILNAS peut interdire au prestataire de services de confiance qualifié l'utilisation de la méthode d'identification concernée et en cas de non-conformité à cette interdiction prononcée par l'ILNAS, le prestataire de services de confiance qualifié se voit appliquer les sanctions prévues par la présente loi. » « (Projet de loi) Art. 22. De l'obligation d'information.
Art. 26De la révocation des certificats
31 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie
A-meies-etuld-ne-pfelkée-etaveir-esieweis-austale-négligenee,-le-prestataiee-de-sepeiee-de —à-gexaetitude-des-infeematiens-c-entenues-dens-le-c-eittifieat-quafifié-à-dater--de-sa-elélivra4sei --à-gassufance-gee,-au-rfeemient-de-La-clélivfanc-e-du-eertifisat,-le-signataife-identifié4laires-le eeFtific-at-qua4ifié-déteRa4t-les4ennées-afféreates-à-I.a-eFéatiori-de-signatuFe-GGFFespefxiant aux-dennées-afférentes-à-la-vérifieatiela-cle-signatter-e-feumies-eu-identifiées-dafis-le ceetificati ---à-gassur-aece-we-le-dispesitif-ele-Gréatien-de-signattoe-et-le-ekspositif-ele-vér-ific-atiffl-de signattee-fenetioneeet-ensemblede-fa§eR-c-emplémeRtalfer au-sas-oà-le-pfestataife-a-généfé les-deux-dispesitifs., 4.4-A-meins-quLil-ne-rweuve-nLaveif-eommis-aeeune-négligenc-ele-pfestataire-cie-sepeic-e-de eefti4eatien-ie44-déktre-à4Lintentien-d4A-publie-tae-c-ertifieat-ituatifié-eu-efei-gafantit-publiquement-Uff ' 32 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie tel-GeFtifieat-est-respensable-du-pféjudica-causé-à-toute-perseane-gei-se-pFévaut-Faiseanablement du-eettific-atr peuf-avoir-emis-ele-faife-eFeéegistr-er-4a-Févec-atien-clu-eeFtdieat,
Gme4élivfés-par-un-pfestataire-de-sepeise-de-Ge4ifiGatieR-établi-au-Luxembeur-e a.)—si-le-pfestateife-de-sefviee4e-eeFtific-atien-femptit-fee-cenditiens-visées-par-la-pféeente-lei•et a-été-aeGrédité-clans-le-eadm-euR-Fégime-velentaife-dfaereéditation-étabti-par--m-Etat merebre-el•e-ILURiefi-eufspéeRnei-eu 14—si-k141-prestataire-cle-seFviee-de-Genifieation-établi-daes-ue-E-tat-membee-de-141eion eurepéeffle-gerafitit-c-es-c-enific-atc4-eu
Section 3- La surveillance des prestataires de services de confiance. »
« (Projet de loi)
Art. 29
ka-sufveillawee, 441ei-déi-i-juglet-30043
34 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie
Section 4- De l'arrêt et du transfert des activités des prestataires de services de confiance qualifiés. »
« (Projet de loi) A4 44,D€L4Lac<444itation, ,
Art. 32De l'arrêt et du transfert des activités
4144e-pr-estatake4e-serviee-cie-ceftifeatien-ac-efédité-infer-me4eas-ue-d•élai-Faisennable-gAutefité Natiefiale-dLAGeréditatien-et-de-Sumeiliaffle-de-sen-intentien-de-Fnettfe-fin-à-ses-aetivités-eurle-cas éc-héant,-cle-sen-ineapaeité-de-peur-suivr-e-ses-aetivités,-11-eassufe-de4a-Feppiee4e-c-elles-ei-par-ue autre-prestataire-de-servic-e-de-Gertific-atien-awéditér daes-les-c-enditiewes-d4c-r-ites-au-§2-du-pré-sent aft-ic-lej-eur à-eléfautrpren€14es-mesufes-Fequises-au-§3-de-présent-artieler
Il s'assure de la reprise des activités par un autre prestataire de service de confiance qualifié, dans les conditions décrites au §2 du présent article, ou, à défaut, prend les mesures requises au §3 du présent article.
36 LE GOUVERNEMENT -4g DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie
Art. 34
Le-mesage-signé-élec-tfeniquemefft-ser-base-cgun-c-ertificat-qtralifié-flent-gheurerla-el.ate, fixées-per-règlement-grand-elecal-c-onetitue-ue-erzwer-rec-earffland& Le recommandé électronique qualifié au sens du règlement européen eIDAS est équivalent à celui d'un envoi recommandé sur support papier. Sous réserve de l'application d'exigences légales ou réglementaires particulières, l'obligation légale ou réglementaire de recourir à un envoi recommandé est présumée satisfaite par le recours à un service d'envoi recommandé électronique qualifié. » « (Projet de loi)
Section 6 - Dispositions administratives.
Art. 34bis(1) L'ILNAS peut infliger une amende de 250 euros à 15.000 euros à tout prestataire de
services de confiance qui:
10 refuse de fournir les documents et informations ou autres renseignements demandés par l'ILNAS dans le cadre du contrôle des prestataires de services de confiance ;
2° fait obstacle à l'exercice de contrôle ;
3° enfreint les dispositions de l'article 23 du règlement européen eIDAS.
37 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie
38 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie
TITRE III - DISPOSITIONS PENALES.
Art. 35L'article 196 du Code pénal est modifié comme suit: «Seront punies de réclusion de cinq à
dix ans les autres personnes qui auront commis un faux en écritures authentiques et publiques, et toutes personnes qui auront commis un faux en écritures de commerce, de banque ou en écritures privées, en ce compris les actes sous seing privé électronique, Soit par fausses signatures, Soit par contrefaçon ou altération d'écritures ou de signatures, Soit par fabrication de conventions, dispositions, obligations ou décharges, ou par leur insertion après coup dans les actes, Soit par addition ou altération de clauses, de déclarations ou de faits que ces actes avaient pour objet de recevoir et de constater.»
Art. 36L'article 197 du Code pénal est modifié comme suit: «Dans tous les cas exprimés dans la
présente section, celui qui aura fait usage du faux sera puni comme s'il était l'auteur du faux.»
Art. 37L'article 487 du Code pénal est modifié comme suit: «Sont qualifiées fausses clefs: Tous
crochets, rossignols, passe-partout, clefs imitées, contrefaites ou altérées, y compris électroniques;
Les clefs qui n'ont pas été destinées par le propriétaire, locataire, aubergiste ou logeur, aux serrures, cadenas ou aux fermetures quelconques auxquelles le coupable les aura employées;
Les clefs perdues, égarées ou soustraites, y compris électroniques, qui auront servi à commettre le vol.
Toutefois, l'emploi de fausses clefs ne constituera une circonstance aggravante que s'il a eu lieu pour ouvrir des objets dont l'effraction eût entraîné une aggravation de peine.»
Art. 38L'article 488 du Code pénal est modifié comme suit: «Quiconque aura frauduleusement
contrefait ou altéré des clefs, y compris électroniques sera condamné à un emprisonnement de trois mois à deux ans et à une amende de 10.001 francs à 80.000 francs.»
Art. 39L'article 498 du Code pénal est modifié comme suit: «Sera puni d'un emprisonnement d'un
mois à un an et d'une amende de 20.000 francs à 400.000 francs, ou d'une de ces peines seulement, celui qui aura trompé l'acheteur:
Sur l'identité du bien vendu, en livrant frauduleusement un bien autre que l'objet déterminé sur lequel a porté la transaction;
Sur la nature ou l'origine du bien vendu, en vendant ou en livrant un bien semblable en apparence à celui qu'il a acheté ou qu'il a cru acheter.
Les dispositions qui précèdent s'appliquent aux biens mobiliers y compris incorporels et immobiliers.»
Art. 40L'article 505 du Code pénal est modifié comme suit: «Ceux qui auront recelé, en tout ou en
partie, les choses ou les biens incorporels enlevés, détournés ou obtenus à l'aide d'un crime ou d'un 39 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie délit, seront punis d'un emprisonnement de quinze jours à cinq ans et d'une amende de 10.001 francs à 200.000 francs.
Ils pourront, de plus, être condamnés à l'interdiction, conformément à l'article 24.
Constitue également un recel le fait de sciemment bénéficier du produit d'un crime ou d'un délit.»
Art. 41L'article 509-1 du Code pénal est modifié comme suit: «Quiconque, frauduleusement, aura
accédé ou se sera maintenu dans tout ou partie d'un système de traitement ou de transmission automatisé de données sera puni d'un emprisonnement de deux mois à deux ans et d'une amende de 20.000 francs à 1.000.000 francs ou de l'une de ces deux peines.
Lorsqu'il en sera résulté soit la suppression soit la modification de données contenues dans le système, soit une altération du fonctionnement de ce système, l'emprisonnement sera de quatre mois à deux ans et l'amende de 50.000 francs à 1.000.000 francs.»
Art. 42
L'article 509-2 du Code pénal est modifié comme suit: «Quiconque aura, intentionnellement et au mépris des droits d'autrui, entravé ou faussé le fonctionnement d'un système de traitement ou de transmission automatisé de données sera puni d'un emprisonnement de trois mois à trois ans et d'une amende de 50.000 francs à 500.000 francs ou de l'une de ces deux peines.»
Art. 43
L'article 509-3 du Code pénal est modifié comme suit: «Quiconque aura, intentionnellement et au mépris des droits d'autrui, directement ou indirectement, introduit des données dans un système de traitement ou de transmission automatisé de données ou supprimé ou modifié les données qu'il contient ou leurs modes de traitement ou de transmission, sera puni d'un emprisonnement de trois mois à trois ans et d'une amende de 50.000 francs à 500.000 francs ou de l'une de ces deux peines.»
Art. 44L'article 509-4 du Code pénal est abrogé
Art. 45L'article 509-5 du Code pénal est abrogé
« (Projet de loi)
Art. 45bis(1) Est punie d'une amende de 251 euros jusqu'à 25.000 euros toute personne
10 en cas de prestation de services de confiance prétendument qualifiés sans être inscrits sur la liste de confiance nationale publiée par l'ILNAS, ou 2° qui n'est pas conforme à l'article 21, paragraphe 1 du règlement européen eIDAS.
10 à l'article 32 paragraphe 1 de la présente loi, 2* à l'article 32 paragraphe 2 de la présente loi, 30 à l'article 20, paragraphe 1 du règlement européen eIDAS, 40 à l'article 24, paragraphe 1 du règlement européen eIDAS, ou 40 à l'article 24, paragraphe 2 du règlement européen eIDAS.
40 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie
10 à l'article 19 de la présente loi, 2° à l'article 19, paragraphe 2 du règlement européen eIDAS, 30 à l'article 24, paragraphes 3 du règlement européen eIDAS, 4° à l'article 24, paragraphe 4 du règlement européen eIDAS. »
41 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie
TITRE IV - DES COMMUNICATIONS COMMERCIALES.
Art. 46Définition
«Communication commerciale»: toutes les formes de communication destinées à promouvoir, directement ou indirectement, des biens, des services, ou l'image d'une entreprise, d'une organisation, ou d'une personne ayant une activité commerciale, industrielle, artisanale ou de profession libérale.
Ne constituent pas en tant que tel des communications commerciales: les coordonnées permettant l'accès direct à l'activité de cette entreprise, organisation ou personne notamment un nom de domaine ou une adresse de courrier électronique; les communications relatives aux biens, services ou à l'image de cette entreprise, organisation ou personne élaborées d'une manière indépendante de celle-ci, en particulier lorsqu'elles sont fournies sans contrepartie financière. « (Loi du 5 juillet 2004)
Art. 46 bisProfessions réglementées
L'utilisation des communications commerciales qui font partie d'un service de la société de l'information fourni par un membre d'une profession réglementée ou qui constituent un tel service est autorisée sous réserve du respect de leurs règles professionnelles visant, notamment, l'indépendance, la dignité et l'honneur de la profession, ainsi que le secret professionnel et la loyauté envers les clients et les autres membres de la profession. »
Art. 47Obligation de transparence
La communication commerciale doit respecter les conditions suivantes: a) la communication commerciale doit être clairement identifiable en tant que telle; b) la personne physique ou morale pour le compte de laquelle la communication commerciale est faite doit être clairement identifiable; c) les concours « (Loi du 5 juillet 2004) , offres » ou jeux promotionnels doivent être clairement identifiables comme tels et leurs conditions de participation doivent être aisément accessibles et présentées de manière précise et non équivoque.
Art. 48Des communications commerciales non sollicitées
42 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie « (Loi du 5 juillet 2004) (4) Quiconque contrevient aux dispositions du présent article est puni d'un emprisonnement de huit jours à un an et d'une amende de 251 à 125.000 euros ou d'une de ces peines seulement. La juridiction saisie peut prononcer la cessation du traitement contraire aux dispositions du présent article sous peine d'astreinte dont le maximum est fixé par ladite juridiction. »
43 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie
TITRE V - DES CONTRATS CONCLUS PAR VOIE ELECTRONIQUE.
Chapitre ler - Dispositions communes.
Art. 49Définitions
«Support durable»: tout instrument qui permet au consommateur de stocker des informations qui lui sont adressées personnellement d'une manière permettant de s'y reporter aisément à l'avenir pendant un laps de temps adapté aux fins auxquelles les informations sont destinées et qui permet la reproduction à l'identique des informations stockées. « (Loi du 5 juillet 2004) « Service financier » : tout service ayant trait à la banque, au crédit, à l'assurance, aux retraites individuelles, aux investissements et aux paiements. »
Art. 50Champ d'application
« Abrogé (Loi du 2 avril 2014) » « (Loi du 5 juillet 2004)
Art. 50 bisLes opérations de courtage aux enchères réalisées par voie électronique
Les opérations de courtage aux enchères réalisées par voie électronique, se caractérisant par l'absence d'adjudication et d'intervention d'un tiers dans la conclusion de la vente d'un bien entre parties, ne constituent pas une vente aux enchères publiques.
Les opérations de courtage aux enchères réalisées par voie électronique ne peuvent porter que sur des biens meubles. »
Art. 51Informations «techniques» générales à fournir
44 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie
Art. 52« (Loi du &juillet mai) De la passation d'une commande. »
« (Loi du 5 juillet 2004) (1) Sauf si les parties qui sont des professionnels en ont convenu autrement, dans les cas où un destinataire du service passe sa commande par des moyens technologiques, le prestataire doit: - mettre à disposition du destinataire du service des moyens techniques appropriés, efficaces et accessibles lui permettant d'identifier les erreurs commises dans la saisie des données et de les corriger, et ce avant la passation de la commande, et - accuser réception de la commande du destinataire sans délai injustifié et par voie électronique.
Art. 52 bis« Abrogé (Loi du 8 avril 2011) »
Chapitre 2 - Des contrats conclus avec les consommateurs.
« Abrogé (Loi du 8 avril 2011) »
Art. 53« Abrogé (Loi du 8 avril 2011) »
Art. 54« Abrogé (Lai du 8 avril 2011) »
Art. 54bis« Abrogé (Loi du 8 avril 2011) »
Art. 55« Abrogé (Loi du 8 avril 2011) »
Art. 56« Abrogé (Loi du 8 avril 2011) »
Art. 57« Abrogé (Loi du 8 avril 2011) »
Art. 58« Abrogé (Loi du 8 avril 2011) »
Art. 59« Abrogé (Loi du 8 avril 2011) »
45 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie
TITRE VI - DE LA RESPONSABILITE DES PRESTATAIRES INTERMEDIAIRES.
Art. 60Simple transport
Art. 61Forme de stockage dite caching
Le prestataire qui fournit un service de la société de l'information consistant dans la transmission sur un réseau de communications des informations fournies par un destinataire du service ne peut pas voir sa responsabilité engagée pour le stockage automatique, intermédiaire et temporaire de cette information fait avec le seul objectif de rendre plus efficace la transmission ultérieure de l'information à la demande d'autres destinataires du service à condition: a) qu'il ne modifie pas l'information; b) qu'il se conforme aux conditions d'accès de l'information; c) qu'il se conforme aux règles concernant la mise à jour de l'information, indiquée d'une manière largement reconnue et utilisée par l'industrie; d) qu'il n'entrave pas l'utilisation licite de la technologie, largement reconnue et utilisée par l'industrie, dans le but d'obtenir des données sur l'utilisation de l'information, et e) qu'il agisse promptement pour retirer l'information qu'il a stockée ou pour rendre l'accès à celle-ci impossible, dès qu'il a effectivement connaissance du fait que l'information a été retirée là où elle se trouvait initialement sur le réseau, ou du fait que l'accès à l'information a été rendu impossible, ou du fait qu'une autorité judiciaire ou administrative a ordonné le retrait de l'information ou interdit son accès.
Art. 62Hébergement
46 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie
Art. 63Obligation en matière de surveillance
47 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie
TITRE VII - DES PAIEMENTS ELECTRONIQUES.
« Abrogé (Loi du 10 novembre 2009) »
TITRE VIII - DISPOSITIONS FINALES.
Art. 70Le Ministre de l'Economie est autorisé à procéder à l'engagement pour les besoins de
l'Autorité d'Accréditation et de Surveillance de trois agents de la carrière supérieure de l'Etat, à occuper à titre permanent et à tâche complète. Les engagements définitifs de personnel au service de l'Etat se feront par dépassement de l'effectif total du personnel et en dehors du nombre d'engagements de renforcement déterminé dans la loi du 24 décembre 1999 concernant le budget des recettes et des dépenses de l'Etat pour l'exercice 2000. « (Loi du .5 juillet 2004)
Art. 70bisA l'article 20(4) de la loi modifiée du 30 juillet 2002 réglementant certaines pratiques
commerciales, sanctionnant la concurrence déloyale et transposant la directive 97/55/CE du Parlement Européen et du Conseil modifiant la directive 84/450/CEE sur la publicité trompeuse afin d'inclure la publicité comparative est insérée une lettre f) libellée comme suit : « f) aux biens et aux prestations de services qui sont offerts ou vendus par voie électronique. » » « (Loi du 5 juillet 2004)
Art. 70terL'article 1135-1, alinéa 2 du Code civil est abrogé. »
Art. 71(1) Par règlement grand-ducal il peut être créé un comité «commerce électronique»
regroupant des utilisateurs tant du secteur public que du secteur privé. Un règlement grand-ducal fixe la composition de ce comité.
Art. 71-1« (Loi du 8 avril 2011) » Le magistrat présidant la Chambre du tribunal d'arrondissement
siégeant en matière commerciale à la requête des organisations visées par l'article L. 313-1 et suivant du Code de la consommation, du Ministre ayant la protection des consommateurs dans ses attributions, de la Commission de surveillance du secteur financier ou du Commissariat aux Assurances, peut ordonner toute mesure destinée à faire cesser tout acte contraire aux articles 1 à 5, 19 à 21, 46 à 52 de la présente loi.
L'ordonnance peut intervenir indépendamment de l'action publique. La mesure ordonnée par le magistrat présidant la Chambre du tribunal d'arrondissement siégeant en matière commerciale prend toutefois fin en cas de décision d'acquittement prononcée par le juge pénal et coulée en force de chose jugée.
L'action en cessation est introduite selon la procédure applicable devant le tribunal des référés. Le magistrat présidant la Chambre du tribunal d'arrondissement siégeant en matière commerciale statue comme juge du fond. Le délai d'appel est de quinze jours.» « (Loi du 19 décembre 2003) Sont également applicables les articles 2059 à 2066 du Code civil.
48 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère de l'Économie L'affichage de la décision peut être ordonné à l'intérieur ou à l'extérieur des installations de vente du contrevenant et aux frais de celui-ci. La décision précise la durée de l'affichage et elle peut également ordonner la publication, en totalité ou par extrait aux frais du contrevenant, par la voie des journaux ou de toute autre manière.
Il ne peut être procédé à l'affichage et à la publication qu'en vertu d'une décision judiciaire coulée en force de chose jugée.
Tout manquement aux injonctions ou interdictions portées par une décision judiciaire prononcée en vertu du présent article et coulée en force de chose jugée est puni d'une amende de 251 à 50.000 euros. »
Art. 72Dans toute disposition légale ou réglementaire future, la référence à la présente loi pourra
se faire sous une forme abrégée en utilisant les termes de «loi du 14 août 2000 relative au commerce électronique».
49 28.8.2014 FR Journal officiel de l'Union européenne L 257/73 RÈGLEMENT (UE) N° 910/2014 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 23 juillet 2014 sur l'identification électronique et les services de confiance pour les transactions électroniques au sein du marché intérieur et abrogeant la directive 1999/93/CE LE PARLEMENT EUROPÉEN ET LE CONSEIL DE L'UNION EUROPÉENNE, vu le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, et notamment son article 114, vu la proposition de la Commission européenne, après transmission du projet d'acte législatif aux parlements nationaux, vu l'avis du Comité économique et social européen ('),