📄 Texte de loi
LE GOUVERNEMENT
DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG
Ministère de l'Environnement, du Climat
et du Développement durable
Note au Conseil d'Etat
concernant le projet de Règlement grand-ducal déclarant zone protégée d'intérêt national sous forme
de réserve naturelle, la zone « Engelsratt / Werwelslach » sise sur les territoires des communes de
Mamer et de Kehlen
Obiet et contenu du dossier
L'intention de la déclaration de la zone « Engelsratt / Werwelslach » en tant que zone protégée d'intérêt
national sous forme de réserve naturelle a été approuvée par le Gouvernement en conseil dans le cadre
de l'approbation du Plan National concernant la Protection de la Nature en date du 13 janvier 2017.
Le lancement de l'enquête publique concernant la déclaration de la zone « Engelsratt / Werwelslach »
sous forme de réserve naturelle avait été approuvé par le Gouvernement en conseil en sa séance du 20
juillet 2018.
Le dossier comprend : l'exposé des motifs, le projet du règlement grand-ducal et son annexe, le dossier
de classement, le commentaire des articles, la fiche financière et la fiche d'impact. De même, l'avis du
Conseil supérieur concernant la protection de la nature et des ressources naturelles (daté au 16 avril 2018)
est joint au dossier. Les observations, ainsi que les avis respectifs du conseil communal de Mamer (daté
au 3 juin 2019) et de Kehlen (daté au 10 mai 2019) ont été transmis à la suite de l'enquête publique
réalisée dans les deux communes.
Le texte de l'avant-projet de règlement grand-ducal ci-joint, ainsi que la délimitation de la zone protégée
ont été adaptés à la suite de l'enquête publique, tout en se basant sur les propositions de l'avis de
l'Administration de la nature et des forêts (daté au 27 octobre 2020).
A la suite de l'enquête publique et prenant en considération les remarques pertinentes du public et des
deux communes concernées, le projet de règlement grand-ducal a été approuvé par le Gouvernement en
conseil en sa séance du 25 novembre 2020 et sera introduit dans la procédure règlementaire.
000054 -20161104-FR
Le dossier incluant le projet de règlement grand-ducal sous objet est soumis à l'avis du Conseil d'Etat.
1
cn@mev.etat.lu
Tél. (+352) 247-86811
Adresse postale:
www.emwelt.lu
Fax (+352) 400 410
L-2918 Luxembourg
www.gouvernement.lu
Projet de Règlement grand-ducal déclarant zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve
naturelle, la zone « Engelsratt / Werwelslach » sise sur les territoires des communes de Mamer et de
Ke h len
Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau,
Vu la loi du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles, et
notamment ses articles 2, 15, 17, 34, 35 et 37 à 45 ;
Vu la décision du Gouvernement en conseil du 13 janvier 2017 relative au plan national concernant la
protection de la nature 2017-2021 et ayant trait à sa première partie intitulée « Stratégie nationale
Biodiversité » ;
Vu la fiche financière ;
Vu l'avis du conseil supérieur pour la protection de la nature et des ressources naturelles ;
Vu l'avis émis par les conseils communaux des communes de Mamer et de Kehlen après enquête
publique ,
Vu l'avis de la Chambre d'agriculture ,
Les avis ... [Chambre des métiers et Chambre de commerce à demander] ;
Notre Conseil d'Etat entendu ;
Sur le rapport de Notre Ministre de l'Environnement, du Climat et du Développement durable et de
Notre Ministre des Finances, et après délibération du Gouvernement en conseil ;
Arrêtons :
Art. ler. Est déclarée zone protégée d'intérêt national, la réserve naturelle « Engelsratt / Werwelslach »,
sise sur le territoire des communes de Mamer et de Kehlen, chevauchant en partie la zone protégée
d'intérêt communautaire « Vallée de la Mamer et de l'Eisch » référencée sous le code LU0001018.
Art. 2. La zone protégée d'intérêt national « Engelsratt / Werwelslach » d'une étendue totale de 152,18
hectares, se compose de deux parties :
10 la partie A, d'une étendue de 99,16 hectares, formée par des fonds inscrits au cadastre de la
commune de Mamer, section A de Mamer-Nord et section E de Capellen, et de la commune de
Kehlen, section A de Kehlen et section B d'Olm, sous les numéros :
a)
Commune de Mamer, section A de Mamer-Nord :
1, 2/1825, 2/3335, 3/1826, 4/1827, 4/1828, 19, 22, 23, 24/131, 24/132, 24/670, 24/671,
24/672, 25, 27/1235, 29/1239, 29/1240, 29/2465, 30, 37, 38/1933, 38/1934, 48/4608,
48/4609, 49/4611, 51/2727, 51/2760, 55/2729, 57/2863 partie, 58 partie, 60, 61, 62,
2
63/1550, 63/1551, 89/1836 partie, 89/1837, 90/1287, 90/1288, 90/1289, 90/1290,
91/1379, 92/1380 partie, 115, 116/1409, 117/1410, 117/1411, 117/1907, 118/1469,
118/2736, 118/2737, 118/2963, 118/2964, 120/2738, 120/2739, 121, 122, 123/4192,
124/172, 126/2827, 126/2828, 126/3338, 127/2740, 127/2741, 170/2458, 173/4193,
234/1997 partie, 235/1114, 239/2493, 240/2556, 241, 242, 243, 244, 245/3340, 246,
247/1493, 248 partie, 393/2847, 394/2038, 394/846, 394/847, 395/1583, 395/1584,
396/1250, 396/1251, 397/1794, 397/2497, 398/1199, 398/1200, 398/673, 400/2498,
401, 402, 404/1904, 404/1905, 405/1612, 405/1613, 409/4194 partie, 410/4195 partie ;
b)
Commune de Mamer, section E de Capellen :
1, 2, 7/78, 8 partie, 21/792 partie, 45/79, 77/657 ;
c)
Commune de Kehlen, section A de Kehlen :
2765/2319 partie, 2765/2320, 2765/5234, 2772/5235 ;
d)
Commune de Kehlen, section B d'Olm :
203, 217/367, 217/368, 204/1419, 205 ;
2° la partie B, d'une étendue de 53,02 hectares, formée par des fonds inscrits au cadastre de la
commune de Mamer, section A de Mamer-Nord et section E de Capellen, sous les numéros :
a)
Commune de Mamer, section A de Mamer-Nord :
18/1574 partie, 18/1575 partie, 18/2989, 20/1878, 20/2722, 28/1236, 28/1237,
28/1238, 28/2, 31, 32/2517, 33, 34, 35/508, 35/509, 36/2604, 38/425, 39/426, 39/427,
39/428, 40/1195, 40/1196, 41, 42, 43/2518, 45, 46/2605, 46/2606, 47, 47/2, 47/3,
47/795, 48/1935, 49/1768, 50, 56/2723, 56/2724, 57/2863 partie, 57/2864, 58 partie,
59, 64, 64/2, 65, 66, 68, 69, 70, 71, 72, 73/4614, 73/4615, 76/2399 partie„ 77/4620
partie, 77/4622 partie, 78/801, 78/968, 79/2607, 81/1770, 81/1771, 81/2562, 81/3,
82/1577, 83/2684, 83/2685, 84/1830, 85/1831, 86/1832, 86/1833, 87/1880, 87/2466,
87/2467, 88, 89/1836 partie, 92/1380, 92/1881, 92/1983, 92/677, 94/1984, 94/1985,
95/1986, 98, 99, 100, 101/2886, 103/2887, 104, 104/2, 105/163, 105/164, 106/1990,
107/1991, 108/1992, 108/1993, 109/1214, 109/1215, 110, 111/1994, 113/709,
114/1995, 114/3336, 114/3337, 191/2400, 192, 193/1293, 193/2468, 193/2469, 193/3,
194, 195, 196 partie, 216, 217, 218, 219, 220, 221, 222, 223, 224/1777, 225/1778, 226,
227, 228, 229, 230/1996, 230/3339, 231, 234/1997 partie, 236/1998, 236/1999,
237/2000, 248 partie, 249, 249/2, 250/2001, 250/2002, 250/2003, 250/830, 251/1937,
252/831, 254, 256, 257/1273, 257/1274, 257/2004, 257/2005, 257/2006, 257/2007,
257/2008, 258/2608, 258/2609, 259/2610, 260/2611, 260/2612, 266 partie, 267/1691
partie, 268/832, 269/1295, 269/1296, 269/1297, 269/1580, 270/3341, 272/1581,
272/1582, 275, 276, 278, 279, 280, 376/2009, 379/2890, 385/2891, 386/2892,
386/2893, 389/2021, 390/743, 391/2, 391/438, 392/2023, 392/2024, 393/2846 ;
b)
Commune de Marner, section E de Capellen :
42/795 partie, 73/663, 74/128, 76/130, 76/131.
Sont également inclus tous les fonds et toutes les parcelles cadastrales ne portant pas de numéros se
trouvant à l'intérieur du périmètre de la zone protégée d'intérêt national.
La délimitation de la zone protégée d'intérêt national est indiquée sur le plan annexé.
3
Art. 3. Sont interdits dans l'intégralité de la zone protégée, partie A et partie B :
1° les fouilles, les sondages, les travaux de terrassement, l'enlèvement de terre végétale, le déblai,
le remblai ou l'extraction de matériaux ;
2°
le dépôt de déchets ;
3° les travaux susceptibles de modifier le régime hydrique ou dégrader la qualité des eaux
superficielles ou souterraines, le changement du lit des ruisseaux et le curage, ainsi que le rejet
d'eaux usées, la dégradation, la destruction ou la pollution des sources ;
4° toute construction incorporée au sol ou non, à l'exception des installations légères d'affût de
chasse et de ruches apicoles ; en outre, cette interdiction ne s'applique pas :
a) à la mise en place de miradors ;
b) aux interventions nécessaires à l'entretien ou au renouvellement des constructions
existantes ;
c)
aux abris légers nécessaires à l'exploitation agricole ou apicole de la zone protégée, dans
la seule partie B.
Les exceptions visées sous les points a) à c) restent soumises à autorisation préalable du
ministre ayant l'Environnement dans ses attributions, désigné ci-après comme « le ministre »
;
5° le changement d'affectation des chemins communaux, ruraux ou forestiers, ou des pistes
cyclables ;
6° la mise en place d'installations de transport et de communication, de conduites d'énergie, de
liquide ou de gaz, de canalisations ou d'équipements assimilés, sauf dans les chemins consolidés
existants ; les interventions nécessaires à l'entretien ou au renouvellement des installations
existantes restent soumises à autorisation préalable du ministre;
7°
le changement d'affectation des sols, y compris la réduction, la destruction ou la détérioration de
biotopes protégés et habitats visés par l'article 17 de la loi du 18 juillet 2018 concernant la
protection de la nature et des ressources naturelles ;
8°
toute coupe rase en forêt feuillue sur des surfaces dépassant 0,3 hectare;
90
toute coupe rase de peuplements de résineux dépassant 0,5 hectare ;
100 la perturbation, la capture ou la mise à mort d'animaux appartenant à la faune sauvage indigène,
à l'exception de ceux considérés comme gibier, sans préjudice des dispositions afférentes de la
législation sur la chasse ;
110 la circulation à l'aide de véhicules motorisés en dehors des voies munies d'un revêtement à base
de macadam, d'asphalte ou de béton ; cette interdiction ne s'applique pas aux propriétaires des
terrains, ni à leurs ayants droit ;
12° l'usage d'avions, drones ou autres engins télécommandés ;
13° la circulation à vélo et à cheval en dehors des chemins existants, sauf dans le cadre de
l'exploitation forestière réalisée avec des chevaux de traits ;
14° l'emploi de pesticides, la fertilisation ou le chaulage sur les biotopes protégés et habitats visés par
l'article 17 de la loi précitée du 18 juillet 2018, ou encore à une distance inférieure à 10 mètres à
partir de la crête des berges des cours d'eau permanents ou temporaires ;
4
15° le renouvellement des prairies et pâtures permanentes par l'emploi d'herbicides totaux, le
retournement ou le réensemencement.
Art. 4. Sont en outre interdits dans la seule partie A de la zone protégée :
1°
le dépôt de matériaux, à l'exception des grumes sur les lieux d'entreposage ;
2° le drainage et l'entretien de drainage ;
3°
la circulation à pied en dehors des chemins existants ; cette interdiction ne s'applique pas aux
propriétaires des terrains, ni à leurs ayants droit ;
4°
la circulation avec chien non tenu en laisse, sans préjudice de l'exercice de la chasse ;
5°
la circulation surfacique avec des engins motorisés dans le contexte de l'exploitation forestière, à
l'exception de la circulation des engins sylvicoles sur les chemins existants ou sur des layons de
débardage distancés les uns des autres de 40 mètres au minimum ;
6°
l'appâtage du gibier sur les biotopes protégés et habitats visés par l'article 17 de la loi précitée du
18 juillet 2018 ;
7' l'enlèvement, la destruction et l'endommagement de plantes sauvages et de parties de ces
plantes appartenant à la flore indigène, sans préjudice de l'exploitation agricole, ou des travaux
nécessaires pour des raisons de sécurité publique; la lutte mécanique ou thermique contre les
adventices de l'agriculture est autorisée ;
8°
le sursemis des prairies et pâtures permanentes ;
9°
l'emploi de pesticides, la fertilisation ou le chaulage ;
100 la transformation de peuplements de feuillus en peuplements de résineux ou l'augmentation du
taux de recouvrement de résineux dans la strate arborée des peuplements de feuillus, ainsi que
la plantation de résineux ou d'autres essences allochtones.
Art. 5. Au sein de la partie A, une partie des forêts soumises au régime forestier sera gérée comme
réserve forestière intégrale avec une surface minimale de 30 ha. Un plan de gestion spécifique de la
réserve naturelle « Engelsratt / Werwelslach » ou le plan de gestion de la zone protégée d'intérêt
communautaire « Vallée de la Mamer et de l'Eisch » déterminera l'emplacement de la partie réserve
forestière intégrale.
Art. 6. Les dispositions énumérées aux articles 3 et 4 ne s'appliquent pas aux mesures prises :
10 dans l'intérêt de la conservation, la gestion et la promotion pédagogique de la zone protégée
d'intérêt national ;
2°
dans le cadre de la réalisation du réseau cyclable national conformément à la loi du 28 avril 2015
relative au réseau cyclable national et aux raccordements de ce réseau vers les réseaux cyclables
communaux ;
3° dans l'intérêt de la recherche archéologique, de la conservation et restauration du patrimoine
historique et culturel dans la zone protégée d'intérêt national.
5
Toutes ces mesures visées sous 10 à 3° restent toutefois soumises à autorisation préalable du
ministre.
Art. 7. Notre ministre de l'Environnement, du Climat et du Développement durable et notre ministre des
Finances sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent règlement qui sera
publié au Journal officiel du Grand-Duché du Luxembourg.
La Ministre de l'Environnement, du Climat et du Développement durable
Le Ministre des Finances
6
Exposé des motifs
concernant le projet de Règlement grand-ducal déclarant zone protégée d'intérêt national sous forme
de réserve naturelle, la zone « Engelsratt / Werwelslach » sise sur les territoires des communes de
Mamer et de Kehlen
Le présent projet de règlement grand-ducal vise de classer la zone « Engelsratt / Werwelslach » sise sur
les territoires des communes de Mamer et de Kehlen, située entre les localités de Capellen et d'Olm et
Kehlen, en tant que zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle, conformément
aux articles 2 et 38 à 45 de la loi du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature. A cet effet, un
dossier de classement a été établi qui sera la base de la procédure de classement prévue par la loi.
Le classement de la zone protégée « Engelsratt / Werwelslach » s'inscrit pleinement dans la politique
nationale en matière de protection de la nature telle que fixée par le « Plan National pour la Protection
de la Nature », approuvé en date du 13 janvier 2017 par le Conseil de Gouvernement.
Outre sa valeur écologique pour des biotopes et espèces protégées au niveau national, la future réserve
naturelle est à considérer comme une des zones noyau à haute valeur biologique de la zone Natura2000
« LU0001018 — Vallée de la Mamer et de l'Eisch » qui a été désignée dans le cadre de la mise en œuvre
de la « Directive Habitats » (92/43/CEE). Ainsi, le classement du site « Engelsratt / Werwelslach » est
également à considérer en tant que mesure réglementaire pour la mise en œuvre du réseau Natura2000
en vertu des articles 34 à 37 de la loi du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature et des
ressources naturelles, et comme telle sera grevée de servitudes et de charges prévues par l'article 42 de
la même loi.
La future zone protégée « Engelsratt / Werwelslach » est constitué d'un complexe paysager de biotopes
et d'habitats de haute qualité : elle comprend une vaste forêt de chênaie-charmaies exceptionnellement
bien structurée et une zone humide adjacente de prairies maigres de fauche riches en espèces, de prairies
humides, d'eaux stagnantes, ainsi que de prairies à Molinie très rares au Luxembourg. La zone protégée
comprend également des terres agricoles qui constituent un habitat pour plusieurs espèces d'oiseaux
protégées au niveau national et européen : p.e. la Pie-grièche écorcheur et les deux espèces de milans.
Les chênaies-charmaies abritent plusieurs espèces de chauves-souris dont notamment le Murin de
Bechstein.
Hors, la diversité biologique, la zone est également fort appréciée par la population locale pour sa valeur
récréative. Nombreux sont les promeneurs qui recherchent recueil ou les sportifs qui s'y exercent. La zone
est traversée par plusieurs sentiers et chemins à ces effets.
Notamment la partie A de cette zone, notamment les chênaies-charmaies ainsi que les biotopes et
habitats des milieux ouverts sont gérés depuis plusieurs années par l'Administration de la nature et des
forêts, respectivement la station biologique Sicona selon un plan de gestion visant le maintien de l'état
de conservation favorable desdites zones. La haute valeur écologique demeure dans la conservation de la
mosaïque paysagère des différents types de biotopes.
La plus-value de la désignation en tant que zone protégée réside dans la réglementation voire
l'interdiction de certaines pressions exercées sur la réserve. A titre d'exemple, l'obligation de rester sur
les nombreux chemins balisés permet de diriger les visiteurs à travers l'entièreté de la réserve, tout en
préservant des zones de tranquillité pour la diversité biologique.
7
De plus amples informations quant à la valeur écologique de la zone « Engelsratt / Werwelslach » figurent
dans le dossier de classement ci-joint.
8
Commentaires des articles
Ad article 1" : Cet article formule l'objectif du présent règlement grand-ducal qui est la désignation d'une
zone appelée « Engelsratt / Werwelslach » en tant que zone protégée d'intérêt national sous forme de
réserve naturelle en vertu de la loi du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature et des
ressources naturelles. Il précise la situation géographique de la zone en précisant les communes
concernées. En plus, cet article indique que la zone sous question se chevauche en partie avec une zone
protégée d'intérêt communautaire et en conséquence le présent règlement grand-ducal est à interpréter
en tant que mesure réglementaire de ladite zone d'intérêt communautaire.
Ad article 2 : Cet article indique la surface en hectares de la réserve naturelle proposée, liste les numéros
des parcelles cadastrales visées par la désignation de la zone protégée d'intérêt national et énonce que la
zone est constituée de deux parties, l'une nommée partie A, l'autre partie B. Il précise que certaines
surfaces incluses dans la réserve naturelle ne portent pas de numéro cadastral, cependant sont également
visées par la désignation de la zone protégée d'intérêt national. Finalement, cet article indique que la
délimitation de la réserve naturelle est précisée sur base d'un plan topographique annexé au règlement
grand-ducal.
Ad article 3 : L'article 3 liste les différentes servitudes grevées aux fonds et interdictions imposées aux
propriétaires et exploitants de la totalité de la zone, les parties A et B.
Ad 1er à 3' point : ces trois points interdisent les différents types d'activités de mouvement de sol
et de sous-sol, de dépôt ou d'enlèvement de matériaux ou encore d'utilisation des eaux ou de
changement du régime hydrique impactant ou risquant d'impacter - directement ou
indirectement - les biotopes, habitats d'espèces et espèces, ainsi que la beauté du paysage.
Ad e point : il interdit la mise en place de différentes constructions qui impactent ou risquent
d'impacter - directement ou indirectement - les biotopes, habitats d'espèces et espèces, ainsi que
la beauté du paysage, hormis les légers affûts de chasse et des ruches apicoles. L'article prévoit
des exceptions pour la mise en place de miradors ou les interventions relatives à l'entretien ou au
renouvellement des constructions existantes. L'article prévoit également l'exception des
installations pour des abris légers pour l'exploitation agricole ou apicole de la zone, cependant
uniquement pour la partie B de la zone. Ces exceptions restent cependant soumises à autorisation
du ministre.
Ad 5' point : ce point interdit tout changement d'affectation des chemins communaux, ruraux ou
forestiers, ou encore des pistes cyclables.
Ad e point : à l'instar du 4e point, ce point interdit l'installation de moyens de transport ou de
communication, tout en prévoyant une exception pour les installations déjà existantes, ainsi que
les installations desdits moyens dans le gabarit des chemins consolidés existants. Ces exceptions
restent cependant soumises à autorisation du ministre.
9
Ad 7' point : il interdit le changement d'affectation des sols tout en précisant que la destruction,
dégradation ou réduction de fonds présentant des biotopes en vertu de ladite loi est interdite.
Ad 8 et 9e points : il réglemente l'exploitation forestière en précisant différents seuils maximaux
pour les coupes rases et en interdisant la plantation de résineux ou d'essences allochtones qui
risqueraient d'impacter ou dégrader les différents habitats ouverts ou forestiers.
Ad 10e point : il interdit toute perturbation, capture - temporaire ou définitive - ou destruction de
tout animal indigène dans la réserve naturelle.
Ad 11e à 13' points : ces points réglementent différents types de circulation dans la zone ou
l'usage de différents engins qui impacterait ou risquerait d'impacter - directement ou
indirectement - les biotopes ou habitats d'espèces ou qui risqueraient de perturber plus
précisément la faune. Différentes exceptions sont précisées visant notamment les propriétaires
des terrains de la zone et les ayants droit.
Ad 14e point : il interdit l'utilisation de différentes substances nocives sur les biotopes et les
habitats visés par ledit article 17.
Ad 15e point : il réglemente l'exploitation agricole en interdisant le renouvellement des prairies
permanentes par labourage des prairies permanentes (habitats des espèces protégées), même
temporaire, ou par emploi d'herbicides totaux.
Ad article 4 : L'article 4 liste les différentes servitudes grevées aux fonds et interdictions imposées aux
propriétaires et exploitants uniquement dans la partie A de la zone.
Ad le point : supplémentairement aux points 1° et 2° de l'article 3, ce point interdit le dépôt de
matériaux dans la partie A de la zone, à l'exception de certains dépôts temporaires nécessaires à
l'exploitation forestière.
Ad 2e point : supplémentairement au point 3° de l'article 3, ce point interdit tout drainage et
entretien de drainage dans la partie A de la zone.
Ad 3e point : supplémentairement aux points 11° à 14° de l'article 3 qui réglementent la
circulation, ce point règlemente également la circulation à pied dans la partie A de la zone. A
l'instar des points 110 à 14° de l'article 3, des exceptions sont exprimées pour les propriétaires et
les ayants droit.
Ad e point : supplémentairement aux points 110 à 14° de l'article 3 qui réglementent la
circulation, ce point impose que les chiens soient tenus en laisse dans la partie A de la zone, à
l'exception dans le cadre de l'exercice de la chasse.
Ad 5' point : supplémentairement aux points 11° à 14° de l'article 3 qui réglementent la
circulation, ce point précise différentes interdictions relatives l'exploitation forestière.
Ad 6e point : l'exercice de la chasse restant permis dans la zone, ce tiret règlemente la chasse en
interdisant l'appâtage du gibier sur les biotopes protégés et habitats visés par l'article 17 de ladite
loi du 18 juillet 2018, uniquement dans la partie A de la zone. L'appâtage consiste dans l'apport
10
d'une alimentation d'attrait non transformée en petites quantités dans le seul et unique but d'un
tir immédiat ou rapproché.
Ad 7e point : il interdit toute atteinte aux plantes sauvages de la partie A de la zone, hormis dans
le cadre de l'exploitation forestière et agricole ou des travaux à réaliser pour garantir la sécurité
publique. Afin de pouvoir respecter la conditionnalité dans le cadre de l'exploitation agricole, la
lutte mécanique ou thermique des adventices reste autorisée.
Ad 8e point : il interdit le semis d'espèces d'herbes compétitives et concurrentielles dans la partie
A de la zone, impactant d'autres espèces rares de la flore.
e point : supplémentairement au point 15° de l'article 3, ce point interdit toute utilisation de
différentes substances nocives pour les biotopes, les habitats d'espèces et les espèces dans la
partie A de la zone. La fertilisation et le chaulage risquent d'homogénéiser la flore en donnant un
avantage aux plantes ubiquistes et généralistes. Les pesticides impactent directement voire
indirectement les espèces protégées : les herbicides portent atteinte à la flore, les insecticides
détruisent les insectes et impactent les autres animaux insectivores, les rodenticides tuent les
rongeurs et posent indirectement un risque pour les rapaces qui mangent les rongeurs
empoisonnés et les fongicides sont connus d'impacter indirectement différentes espèces
d'insectes.
Ad
Ad 10e point : il réglemente l'exploitation forestière dans la partie A de la zone en interdisant la
transformation de forêts feuillues en forêts résineuses, l'accroissement du taux de résineux des
boisements feuillus, ou encore la plantation de résineux ou d'autres essences allochtones qui
risqueraient d'impacter ou dégrader les différents habitats forestiers.
Ad. article 5 : Cet article prévoit l'installation d'une ou plusieurs zones au sein de la partie A où toute
exploitation forestière est supprimée. Les emplacements exacts de ces zones sans exploitations seront
déterminés par plan de gestion, soit spécifique à la zone protégée d'intérêt national, soit par le plan de
gestion de la zone spéciale de conservation « Vallée de la Mamer et de l'Eisch ».
Ad. article 6 : Cet article prévoit la possibilité de déroger aux servitudes, interdictions et
réglementations disposées par les articles 3 et 4 s'il s'agit de mesures de conservation, de gestion
ou de promotion pédagogique prises dans l'intérêt de la zone, de mesures prises dans le cadre
de la construction de pistes cyclables nationales ou de raccordements vers ce réseau ou de
mesures de conservation du patrimoine historique et culturel de la zone. Ces activités restent
soumises à autorisation.
Ad. article 7 : Cet article comporte la formule exécutoire.
11
FICHE FINANCIERE
Intitulé du projet : Avant-projet de Règlement grand-ducal déclarant zone protégée d'intérêt national sous
forme de réserve naturelle, la zone « Engelsratt / Werwelslach » sise sur les territoires des communes de
Mamer et de Kehlen.
Ministère initiateur : Ministère de l'Environnement, du Climat et du Développement durable
Suivi du projet par: Monsieur Gilles Biver
Tél: 2478-6834
Courriel: gilles.biver@mev.etat.lu
En complément à la note, à l'exposé des motifs et au dossier de classement, il convient de relever que les
interdictions et réglementations prévues par l'avant-projet de règlement grand-ducal n'impliqueront, en ce qui
concerne les mesures de gestion proprement dites, la mise à disposition que de faibles moyens financiers.
Les mesures de conservation et de gestion courantes et déjà existantes - instaurées dans le cadre de la mise-enœuvre de la gestion d'une zone Natura2000 - se focalisent surtout sur la gestion, voire la restauration des
habitats qui sont à l'origine de la déclaration de cette zone protégée, précisément les chênaies, ainsi que les
prairies humides, maigres ou mésophiles.
Les dépenses relatives à la désignation proprement dite de la zone protégée d'intérêt national seront
imputées sur les crédits ordinaires de l'Administration de la nature et des forêts, et sont estimées comme
suit :
1) suivi scientifique : 3.000 €/an,
2) sensibilisation du publique (panneaux) : 3.000 € (montant unique).
12
Conseil supérieur pour la Protection de la Nature
[Extrait du] Rapport de la réunion du 16 avril 2018
Présents :
M. Tom Conzemius
M. Gilles Biver
M. Jan Herr
M. Pascal Pelt
M. Ben Geib
M. Roger Schauls
M. Guy Colling
Mme Nora Elvinger
M. Winfried van Loë (invité Privatbësch)
M. Michel Dostert (invite Privatbësch)
M. Dierk Fabian (invité bureau d'études Zeyen-Baumann)
M. Jean-Claude Kieffer (invité bureau d'études efor-ersa)
M. Mike Reckel (invité MDDI)
Excusés :
Mme Nora Welschbillig
M. Jean-Claude Kirpach
M. Mikis Bastian
M. Jean-Paul Lickes
M. Hubert de Schorlemer
M. Marc Weyland
3. Zone protégée d'intérêt national « Engelsratt/Werwelslach » (présentation par M. Dierk Fabian)
La déclaration de la zone « Engelsratt/Werwelslach » s'inscrit pleinement dans la politique nationale en
matière de la protection de la nature telle que fixée par le « Plan National pour la Protection de la
Nature ». Elle y figure dans l'annexe E « Les zones d'intérêt national » sous le numéro ZPIN 18.
La valeur écologique de la future zone protégée réside dans la présence des vieux types d'habitats naturels
forestiers, ainsi que des prairies à Molinie aux milieux ouverts, représentant des habitats d'espèces
remarquables, rares ou menacées de la faune et de la flore. Le territoire a été subdivisé en zone très
prioritaire A et zone prioritaire B. De plus amples informations de la zone ont été exposées,
respectivement figurent dans le dossier de classement.
13
La population très élevée du gibier constitue une des plus fortes pressions pour la conservation du site.
Ainsi, le CSPN suggère à l'Administration de la nature et des forêts d'envisager des chasses
administratives.
Remarques concernant l'avant-nroiet du règlement grand-ducal :
Plusieurs membres du CSPN ne sont pas d'accord par rapport au point 4 c) de l'article 3, relatif à
l'élargissement ou au redressement de la voirie publique existante, de l'avant-projet du règlement grandducal et ont proposé de le supprimer ; Monsieur Pascal Pelt s'abstient de cette opinion.
Le CSPN votait unanimement de supprimer le point 11 de l'article 3 concernant l'interdiction de la
divagation d'animaux domestiques, étant donné qu'aucun contrôle sur les chats errants p.ex. ne serait
possible.
Le CSPN attire également l'attention sur le fait que l'usage d'avions, drones ou autres engins
télécommandés (point 13 de l'article 3) peut être accordé dans certains cas sous condition de disposer
d'une autorisation de l'administration de la navigation aérienne.
Le CSPN a remarqué qu'il existe un problème de communication et de définition de la notion « Kirrungen
(appâtage) » et conseille de l'adapter par celle proposée de la chambre d'agriculture : (interdiction de )
l'appâtage au niveau des biotopes protégés et habitats visés par l'article 17 de la loi modifiée du 19 janvier
2004 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles ;
Ces remarques faites, le CSPN avise favorablement le dossier et les documents relatifs à l'avant-projet de
la zone protégée d'intérêt national « Engelsratt/Werwelslach »
14
H nesbeeefl
ee,
Qtz
L
wed
,e4t.
eebet'
Zi
Ministère de l'Environnement,
du Climat et du Développement durable
Administration de la nature et des forêts
ZONE PROTÉGÉE D'INTÉRET NATIONALE
"Engelsratt / Werwelslach"
e--
11111 Partie A
125
hât.
Partie B
250
375
500 m
1 : 10 000
Fond de plan() Administration du Cadastre et de la Topographie Luxembourg
Dossier de classement
2018
« Engelsratt / Wervvelslach
ZPIN18
LE GOUVERNEMENT
DU GPAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG
Mil#:#;tëeedu Ouveloppement dorable
et des Infrastruct oits
etu
Dossier de classement
2018
Zone de protection d'intérêt national
sous forme de réserve Naturelle
« Engelsratt werwelslach » - ZPIN 18
Dossier de classement
„Engelsratt / Werwelslach"
Koordination
Ministére du Développernent durable et des Infrastructures
Département de l'Environnement
Gilles Biver
gilles.biver@mev.etat.lu
Bearbeitung:
Dierk Fabian
G
ZEYEN
BAUMANN
Zeyen+Baumann sàrl
T: +352 33 02 04
9, rue de 5teinsel
F: +352 33 28 86
L-7254 Bereldange
www.zeyenbaumann.lu
Fertigstellung des Dossiers: 6. Juli 2018
INHALTSVERZEICHNIS
1
Einleitung
1
2
Kenndaten des Gebietes
2
2.1
Lage und Beschreibung des Gebietes
2
2.2
FlächengröRe und administrativer Status
4
3
Abiotische Grundlagen
6
3.1 Topographie
6
3.2 Geologie
6
3.3 Böden
6
3.4 Hydrographie
10
3.5 Klima
10
3.6
Historische Entwicklung
10
4
Vegetation und Fauna des Schutzgebietes
13
4.1
Biotoptypen und Flora
13
4.2 Fauna
26
4.3
Vorbelastungen und Beeinträchtigungen
34
5
Vorschläge für Schutz-, Pflege- und Entwicklungsmaßnahmen
35
Kartenverzeichnis
Karte 1
Lageplan
5
Karte 2
Reliefstrukturen
8
Karte 3
Bodentypen
9
Karte 4
Historische Landnutzung / Ferraris-Karte
12
Karte 5
Übersichtsplan geschützter Biotoptypen
25
Karte 6
übersichtsplan der Vorkommen geschützter Tierarten
33
Karte 7
Ziele und Maßnahmenvorschläge
37
Anhang
Liste der Katasterparzellen im Naturschutzgebiet
1 Einleitung
Das geplante Naturschutzgebiet Engelsratt / Werwelslach umfasst einen hochwertigen Biotop- und
Landschaftskomplex feuchter Standorte mit einem ausgedehnten, außergewöhnlich gut strukturierten alten Eichen-Hainbuchen-Wald und einem angrenzenden Biotopkomplex aus artenreichen Mähwiesen, Feuchtwiesen, Stillgewässern und den in Luxemburg nur noch sehr selten vorkommen Pfeifengraswiesen. Das Schutzgebiet schließt darüber hinaus den innerhalb der landwirtschaftlich genutzten Flächen liegenden Lebensraum von mehreren national und auf europäischer Ebene geschützten Vogelarten und das Gewässernetz des Gebietes ein. Hier kommen unter anderem Neuntöter, Braunkehlchen und die beiden Milanarten vor.
Ein erstes Ausweisungsdokument wurde im Jahr 2002 für das wesentlich größere, bis nach Mersch
reichende Schutzgebiet „Mamertal" ausgearbeitet, welches damals auch die Bereiche Werwelslach
und Engelsratt umfasste und im Jahr 2012/2013 in die Ausweisungsprozedur gegeben wurde. Das
vorliegende Dossier stellt die überarbeitete und aktualisierte Grundlage zur Ausweisung des Gebietes
nach Art. 39-45 des Naturschutzgesetzes dar.
lm neuen Ausweisungsdossier wird das Naturschutzgebiet „Engelsratt / Werwelslach" vom Naturund Landschaftsschutzgebiet „Mamerdall" abgetrennt und einem eigenen Ausweisungsverfahren
unterzogen. Dies ermöglicht eine auf die spezifische Situation angepasste Definition der Schutz- und
Entwicklungsziele für die beiden Gebiete, die sich in ihren standörtlichen Voraussetzungen und der
Ausprägung ihrer typischen Biotoptypen deutlich voneinander unterscheiden.
Ziel der Neubearbeitung war auch eine lntegration der inzwischen vorliegenden Grundlagendaten in
die Schutzgebietsabgrenzung, insbesondere des Biotopkatasters, der Kartierung der Waldtypen und
des Schutzgebietssystems Natura-2000, sowie zwischenzeitlich angedachter und realisierter durchgezogenen öffentliche Projekte.
Abb. 1
Blick vom Waldrand Engelsratt nach Süden
auf die Zond d'activités Capellen
Abb. 2
Charakteristisches
Landschaftsbild
im
westlichen Teil des Gebietes
3.
2 Kenndaten des Gebietes
2.1 Lage und Beschreibung des Gebietes
Das geplante Naturschutzgebiet liegt im nördlichen Teil der Gemeinde Marner und wird derzeit landund forstwirtschaftlich genutzt. Die äußeren Grenzen des Gebietes bilden im Westen das Wohngebiet „Domaine d'Olm" bzw. der C.R. 109; nach Süden der „Parc d'activités Capellen" an der Autobahn
A 6; im Osten der C. R. 102 und nach Norden die Gemeindegrenze zwischen Mamer und Kehlen.
Das Schutzgebiet umfasst eine Fläche von 181,93 ha. Seine Ausdehnung beträgt von Westen nach
Osten ca. 2 km und von Süden nach Norden ca. 1,1 km; jeweils an der breitesten Stelle gemessen.
ln der „Naturräumlichen Gliederung Luxemburgs" (Ministère de l'Environnement, Ministère de
l'Agriculture & Administration des Eaux et Forêts 1995) liegt das geplante Naturschutzgebiet an der
Grenze der beiden Wuchsbezirke „Eisch-Mamer-Gutland" und „Südliches Gutland".
Beide Wuchsbezirke liegen hier im Bereich toniger Mergelgesteine des Lias und weisen nahezu identische Standortbedingungen auf. Dementsprechend sind auf den schweren bis mittelschweren,
feuchten bis stark vernässten Böden in den Geländesenken frische bis feuchte Waldtypen und
Feuchtbiotope ausgebildet. Die Landnutzungen verteilen sich zu 45,5 % auf Wald und Gebüsche, zu
7,3 % auf Feucht- und Extensivgrünland und zu 47,2 % auf Dauergrünland, Äcker und das Feldwegenetz.
2
Die auf der Grundlage der Waldkartierung (ANF 2017) und der Biotoptypenkartierung (OBS 2016)
ermittelten Landnutzungen nehmen innerhalb des Schutzgebietes die folgenden Flächenanteile ein:
Biotop- bzw. Nutzungstyp
Anteil in %
Fläche in ha
Stieleichen-Hainbuchenwald
53,44
29,54 %
Waldmeister-Buchenwald
21,33
11,71 %
Sonstiger / junger Laubwald
5,29
2,90 %
Nicht standortheimischer Laubwald
0,25
0,13 %
Nadelforst
0,80
0,44 %
Kahlschlag Nadelforst
0,98
0,54 %
Gebüsch / Vorwald feuchter Standorte
0,47
0,26 %
Gebüsch / Vorwald mittlerer Standorte
1,23
0,68 %
Feuchtwiese
3,88
2,12 %
Pfeifengraswiese
1,27
0,70 %
Artenreiche Mähwiese
2,73
1,50 %
Greseggenried
0,26
0,13 %
Röhricht
1,38
0,76 %
Stillgewässer im Offenland*
0,11
0,06 %
Mardellen im Wald*
0,12
0,06 %
Naturnaher Bachlauf
0,35
0,18 %
Feuchte Hochstaudenflur
0,05
0,03 %
Dauergrünland
65,92
36,14 %
Acker
21,33
11,71 %
Wege und StraRen
0,74
0,41 %
181,93
100%
Gesamt
* lm Engelsratt sind weitere Mordellen yorhanden, die nicht einzeln auskartiert wurden. Diese
sind in die Biotoptypen Stieleichen-Hainbuchen-wold und Waldmeister-Buchenwald integriert
3
2.2
Flächengröße und administrativer Status
Die Abgrenzung des Schutzgebietes wurde auf der Basis aktueller Katasterpläne durchgeführt (PCN
2017). Eine Liste der einbezogenen Parzellen ist dem Anhang zu entnehmen. Das Naturschutzgebiet
umfasst Flächen in den folgenden Katastersektionen:
Gemeinde
Katastersektion
Mamer
Mamer-Nord
Capellen
Kehlen
Olm
Kehlen
Die Gesamtfläche des zukünftigen Naturschutzgebietes beträgt insgesamt 181,93 ha, von denen
106,75 ha als Zone A und 75,18 ha als Zone B ausgewiesen werden. Die Schutzgebietsfläche verteilt
sich wie folgt auf die beiden beteiligten Gemeinden Mamer und Kehlen.
Klassifizierung
Kehlen
Mamer
ha
%
Zone A
101,76
55,92 %
Zone B
75,18
41,31 %
Gesamt
ha
4,99
0
%
ha
%
2,77 %
106,75
58,69 %
0
75,18
41,31 %
181,93
100 %
Gesamt
Teile des zukünftigen Schutzgebietes überlagern sich mit dem Natura-2000-Schutzgebiet LU0001018
„Vallée de la Mamer et de l'Eisch". Das Naturschutzgebiet umfasst mit seiner Zone A den besonders
hochwertigen Kernbereich innerhalb des Natura-2000-Gebietes und stellt diese unter besonderen
Schutz. Die Ausweisung des Naturschutzgebietes stellt demnach eine reglementarische Maßnahme
dar, um auf nationaler Ebene die Ziele und Maßnahmen für das Natura-2000-Schutzgebiet sicher zu
stellen.
Die zum Umgebungsschutz des Gewässernetzes, zum Erhalt der Lebensräume gefährdeter Tierarten
sowie für den Landschaftsschutz ausgewiesene Zone B umfasst darüber hinausgehend auch einige
Flächen außerhalb des Natura-2000-SchutzgebieteslIA1
Die Überschneidungsbereiche zwischen EU-Natura-2000-Gebiet und dem zukünftigen Naturschutzgebiet sind in der folgenden Tabelle dargestellt:
EU-Natura-2000- Gebiet
Zone B
Zone A
Gesamt
ha
%
ha
%
ha
%
Lage im EU-Schutzgebiet
98,90
54,36 %
21,02
11,55 %
119,92
65,91 %
Lage außerhalb
7,85
4,31 %
54,17
29,78 %
62,01
34,09 %
181,93
100 %
Gesamt
4
Horicht
.316
St. prmrp.
„
4! 6
'tri
•
°e>
Zones protégées d'intérêt national (ZPIN)
EMI Zone A
1.115 1 Zone B
Fond de plan:
GAdmmistmtion du Cadastre cf de la Topographie, Droite réservés d Mat du GrandDuché de Luxembourg
- Carte topographique 1:20.000, édition 2013
elsratt
....-1111110111.111
R voà.
,
heealch9n
Karte 1 Übersichts-Lageplan
331
www.map.geoportail.lu
3 Abiotische Grundlagen
3.1 Topographie
Das Naturschutzgebiet weist ein leicht hügeliges Relief mit nur geringen Höhenunterschieden von ca.
10 m auf. Es umfasst die schwach nach Osten geneigte Talmulden des Loorbaches und seiner Seitengewässer in einer Höhenlage zwischen ca. 305 m ü. NN an der westlichen Grenze und ca. 294 m. ü.
NN an der östlichen Grenze des Gebietes. Die höchsten Erhebungen des Plangebietes liegen zwischen
307 — 309 m. ü. NN.
3.2 Geologie
Feinkörnige, tonige graue Mergel des Unteren Lias bestimmen den geologischen Untergrund in den
beiden naturräumlichen Einheiten des Naturschutzgebietes. lm Osten des Gebietes gibt es Übergänge zu den ebenfalls feinkörnig-tonigen Ablagerungen der Mergel und Kalke von Strassen und zum
hier anstehenden Gebiet des Luxemburger Sandstein. Die im Gebiet vorhandenen Gesteinsschichten
sind überwiegend von geringer Wasserdurchlässigkeit geprägt.
3.3 Böden
Die Böden im Untersuchungsgebiet werden aufgrund des relativ einheitlichen geologischen Untergrundes maßgeblich vom Relief und der Exposition des Geländes bestimmt.
ln den Bachauen und Geländesenken haben sich aus den wasserstauenden Tonen vernässte Gleyboden entwickelt. Aufgrund ihres räumlich begrenzten Vorkommens, der Empfindlichkeit gegenüber
Stoffeinträgen aus angrenzenden Landwirtschaftsflächen und der hohen Bedeutung für den Schutz
des Grund- und Oberflächenwassers sind diese Böden von sehr hoher Bedeutung im Naturhaushalt
und daher schutzbedürftig. Die vernässten Gleyboden sind auch die Standorte der Feuchtgebiete
innerhalb des Schutzgebietes mit ihren geschützten Biotoptypen und Pflanzenarten. Mit ihrem gesamten Verlauf wirken sie sich indirekt auf das Wasserregime und den Nährstoffhaushalt der geschützten Biotoptypen aus und müssen daher in ihrem gesamten Einzugsgebiet vor Beeinträchtigungen geschützt werden. Die Ausdehnung der vernässten Böden stellt damit ein wesentliches Kriterium
zur für den Umgebungsschutz der Biotope und damit zur Abgrenzung des Schutzgebietes dar.
Die besonders schützenswerten Boden innerhalb des Naturschutzgebietes sind in der Bodenkarte
1:25.000 dargestellt und umfassen die folgenden Bodentypen-:
EFp: Tonige, stark bis sehr stark vernässte Boden mit reduziertem Horizont in entlang der Bachläufe
Tonige, stark bis sehr stark vernässte Böden der Geländesenken und Quellmulden
EDp: Tonige, leicht bis mä Big vernässte Böden an den Rä ndern der Bachläufe und Geländesenken
Auf den flachen Hängen und Höhenrücken des Untersuchungsgebietes haben sich Braunerden und
Parabraunerden frischer bis trockener Standorte entwickelt. Jedoch sind auch die hier vorkommenden tonigen Parabraunerden von einer leichten bis mäßigen Vernässung gekennzeichnet. Dieser Bodentyp bietet die idealen Standortvoraussetzungen für die Ausbildung der sehr gut strukturierten
6
feuchten Eichen-Hainbuchenwälder des Engelsratt. Außerhalb der Waldflächen wird dieser schwer zu
bearbeitende Bodentyp bevorzugt als Wiese und Weideland genutzt. Höher gelegene, besser drainierte Flächen des Bodentyps werden auch als Ackerland genutzt.
Weitere im Gebiet kleinflächig vorkommende Bodentypen sind nährstoffreiche Parabraunerden aus
Lösslehm und sandig-lehmige Braunerden und Parabraunerden, die sich gut für eine landwirtschaftliche Nutzung auch als Ackerland eignen.
Abb. 3
Waldrand des Engelsratt mit vorgelagertem Extensivgrünland und landschaftsprâgenden Einzelbâumen im Bereich "Gollewiss"
Abb. 4
Strukturreiche Landschaft im östlichen Teil des Schutzgebietes am Loorbaach
7
-11111rERIF1111111111U
Gewässerlâufe
Bachauen und Geländesenken
•
r--11
— Grenze des Naturschutzgebietes
..wm• %am,.
r
•••
11.11
Abb.2 Reliefstrukturen
www.map.geoportaiLlu
Schutzwürdige, vernässte Böden der Bachtäler und Senken
Tonige, stark — sehr stark vernässte Gleyböden
Tonige,leicht- mäßig vernässte Gleyböden
Böden der Talhänge und Plateaus
0
Tonige, leicht- mäßig vernässte Parabraunerden
Sandig-lehmige Parabraunerden
Parabraunerden aus Lösslehm
, e• .4% . •
3.4
Hydrographie
Das Untersuchungsgebiet ist ein Tell der Grundwasserlandschaft des Luxemburger Sandstein, der
hier jedoch von den wasserstauenden Ablagerungen des Ufflteren Lias überdeckt wird. Dem entsprechend ist der Wasserhaushalt von einer geringen Versickerungsrate, überwiegend oberflächigem
Abfluss des Niederschlagswassers und einem ausgedehnten Gewässernetz gekennzeichnet.
Aufgrund des geringen Längsgefälles der Bachläufe in Richtung West-Ost haben sich entlang der Gewässerläufe relativ breite Auenbereiche ausgebildet, die von einem hoch anstehenden Grundwasserspiegel und dem Einstau von Oberflächenwasser gekennzeichnet sind. Diese Eigenschaft des Plangebietes ist die Voraussetzung für die Entwicklung der vorhandenen schützenswerten Wald- und
Feuchtbiotope von Engelsratt und Werwelslach und an einigen weiteren Stellen des Naturschutzgebietes.
Die durch das Gebiet verlaufenden Gewässer sind als landschaftstypische Wiesenbäche ausgebildet,
die nicht oder nur vereinzelt mit Gehölzen bestanden sind. Zu den im Gebiet vorhandenen Ackerflächen sind als Grünland genutzte ausreichende Abstandsflächen vorhanden, so dass die Gewässerstruktur derzeit als günstig bezeichnet werden kann.
Aufgrund des wasserstauenden Untergrundes sind Mardellen im Waldgebiet „Engelsratt" sowie einige angelegte Stillgewässer im Wiesenbereich des „Werwelslach" vorhanden. Die Flurbezeichnung
„Golleweier" weist auf eine früher an dieser Stelle vorhandene Wasserfläche hin. Derzeit wird die
Fläche als Grünland genutzt und weist nur stellenweise leichte Vernässungen des Bodens auf.
3.5
Klima
Das Untersuchungsgebiet gehört mit seinen Höhen um 294 m. ü. NN bis 309 m. ü. NN der kollinen
Höhenstufe an, die durch ein mildes, gemäßigtes Klima und mittlere Niederschlagsmengen gekennzeichnet ist. Die Monatsmitteltemperatur liegt im Januar bei 0°C und erreicht im Juli 16 - 17°C. Die
durchschnittlichen Jahresniederschläge liegen um 750-800 mm
3.6
Historische Entwicklung
Die ältesten vorliegenden lnformationen zur Landnutzung liefert die „Ferraris-Karte" von 1778. Bereits hier sind der größte, östliche Tell des Waldgebietes Engelsratt sowie die Feuchtwiesenbereiche
des Werwelslach, Loorlach, am Hooch, Rouer und Gollewiss zu erkennen. Es handelt sich bei diesen
Flächen demnach um sehr alte, seit mehr als 240 Jahren tradierte historische Nutzungsformen, die
aus diesem Grund besonders erhaltenswert sind.
ln der Karte ist ebenfalls die Wasserfläche des heute nicht mehr existierenden „Golleweier" zu sehen.
lm südlichen Teil des Gebietes waren mehrere kleine Waldstücke vorhanden, die ebenfalls nicht
mehr erhalten sind.
Von diesem Ursprungszustand ausgehend wird die weitere historische Entwicklung des Gebietes auf
der Grundlage einer Auswertung alter topographischer Karten und der aus der Wiesenkartierung
Mamer vorliegenden lnformationen stichwortartig in einer Tabelle zusammengefasst. Für den Zeitraum bis 1907 liegen jedoch keine Kaden vor:
10
Jahr
Landschaftsentwicklung
1778
Das Waldgebiet Engelsratt und die umliegenden Feuchtgebiete sind bereits vorhanden. Der Gölleweier ist als Wasserfläche erkennbar. Mehrere kleine Waldstücke sind im südlichen Teil des
Gebietes vorhanden.
1907
Ausdehnung der Waldflächen: das Waldgebiet Engelsratt wurde deutlich nach Westen vergrößert und die Waldstückchen im südlichen Untersuchungsgebiet durch Aufforstungen zu einem
geschlossenen Waldgebiet verbunden. Vermutlich ist der Golleweier bereits ausgetrocknet, da er
nicht mehr in der Karte dargestellt ist. Ansonsten sind die Landnutzungen weitestgehend unverändert.
1951
1963
1977
-
Punktuelle Aufforstung einzelner Flächen am Rand des Engelsratt mit Nadelbäumen. Der zentrale Waldbestand bleibt unberührt.
Ausweitung des Grün- und Weidelandes, Rückgang der Ackerflächen im westlichen und mittleren
Teil des Gebietes. Errichtung der ersten Gebäude in der damais neu entstandenen Zone
d'Activités Economiques (ZAE). Das Waldgebiet „Hirebësch" ist gerodet.
1987
Bau der Autobahn. Weitere Umwandlung von Äckern zu Grünland. Die Feuchtwiesen im Bereich
Werwelslach liegen aufgrund ihrer schwierigen Bewirtschaftungsverhältnisse brach.
1994
Wiederaufnahme einer Pflege bzw. Nutzung der Feuchtwiesen Werwelslach durch Sicona-Ouest.
Erste Fichtenbestände am Waldrand des Engelsratt werden gerodet. Der zentrale Waldbestand
bleibt weiterhin unberührt.
2001
Überwiegende Grünlandnutzung des Gebietes. ln den Feuchtwiesen des Werwelslach werden
einige Stillgewässer angelegt
2007
Wiederherstellung der Feuchtwiesen und Pfeifengraswiesen am Loorlach durch Rodung von
Fichtenforst
2010
Wiederherstellung der Feuchtwiesen und Pfeifengraswiesen am nördlichen Waldrand des Engelsratt durch Rodung von Fichtenforst
2013
Anlage von Wiesentümpeln am nördlichen Waldrand des Engelsratt
2017
Die ZAE Capellen ist nahezu vollständig bebaut.
2018
Planung einer Umgehungsstraße als nördlicher Abschluss der ZAE Capellen
11
4 Vegetation und Fauna des Schutzgebietes
4.1 Biotoptypen und Flore
Das geplante Schutzgebiet ist auf nahezu der gesamten Waldfläche und in Teilbereichen des Offenlandes durch das Vorkommen geschützter Lebensraum- und Biotoptypen gekennzeichnet.
Die Feuchtgebiete haben eine sehr hohe Bedeutung für den Schutz der in Luxemburg sehr selten
gewordenen Pfeifengraswiesen und sind der Standort einiger streng geschützter Pflanzenarten. Der
Eichen-Hainbuchenwald erreicht hier eine besonders gute Ausprägung des Erhaltungszustandes.
Neben den aktuell geschützten Biotopen finden sich weitere Potentialflächen, die sich aufgrund ihrer
Standortbedingungen für die Entwicklung als Feuchtgrünland eignen bzw. die früher als Feuchtwiesen genutzt wurden.
Bei der Beschreibung der Biotopypen und der Flora des Gebietes wurden folgende Grundlagen ausgewertet und durch eine Vor-Ort-Kontrolle ergänzt:
•
Ma nagementplan für das Natura-2000-Schutzgebiet LU0001018 « Vallée de la Mamer et de
l'Eisch » (Ministére de l'Environnement & ANF 2006)
Für die Waldflächen:
•
Kartographie der natürlichen Waldgesellschaften im Großherzogtum Luxemburg (Administration de la Nature et des Forêts)
•
Die Waldgesellschaften Luxemburgs ; Ferrantia Nr. 57 (MNHN 2010)
•
Aktionsplan Auwald (MDDI 2013)
•
Waldbiotopkartierung (Administration de la Nature et des Forêts 2018)
•
Datenbank des MNHN mdata.mnhn.lu (abgerufen im Juni 2018)
lm Offenland:
•
Biotopkataster seltener und bedrohter Biotope des Offenlandes (MDDI 2014)
•
Erfassung der geschützten Biotope im Wald, Version 3.0 (ANF 2017)
•
Kartierung naturschutzrelevanter- Wiesen in der Gemeinde Mamer (Sicona-Ouest 2007)
•
Stillgewässerkartierung in der Gemeinde Ma mer (Sicona-Ouest 2007)
•
Plan d'action Scorzonera humilis (MNHN 2009)
•
Verschiedene Aktionspläne des MDDI: Arrhenatherion (2009), Schilf (2012), Stillgewässer
(2013), Sumpfdotterblumenwiesen (2013).
•
Kartierung der Nutzungstypen im Rahmen des PAG Mamer (Zeyen+Baumann 2012)
•
Datenbank des MNHN mdata.mnhn.lu (abgerufen im Juni 2018)
13
Stieleichen-Hainbuchenwald (Stellario-Carpinetum) FFH-Lebensraumtyp 9160
Der typisch ausgeprägte und gut erhaltene Eichen-Hainbuchenwald nimmt den überwiegenden Teil
des Waldgebietes Engelsratt ein. Er findet hier auf den wasserzügigen, feuchten bis wechselfeuchten
Böden ideale Standortbedingungen. Die Waldgesellschaft ist typisch für die schweren Tonböden und
stellt hier auf vom Menschen wenig beeinflussten Flächen die heutige potentielle natürliche Vegetation dar. Es handelt sich um einen Waldbestand von hoher Kontinuität, dessen Kernbereich bereits in
der Ferraris-Karte von 1778 als älterer Waldbestand eingetragen war.
Die Baumschicht zeigt eine typische Artenzusammensetzung aus den Hauptarten Hainbuche (Carpinus betulus) und Stieleiche (Quercus robur). Als Begleitart ist die Rotbuche (Fagus sylvatica) eingestreut. Selten kommen Esche (Fraxinus excelsior) und Linde (Tilla spec.) vor. Feldahorn (Acer campestre) und Spitzahorn (Acer platanoides) kommen lediglich in einigen wenigen Exemplaren vor.
Typische Arten der Strauchschicht sind Weigdorn-Arten (Crataegus spec.), Hasel (Corylus avellana)
und Schneeball (Viburnum opulus). ln der reich ausgebildeten Krautschicht kommen viele Frühlingsgeophyten und feuchtigkeitsliebende Pflanzenarten vor.
Das Waldgebiet ist vollständig in das Natura-2000-Schutzgebiet LU 0001018 „Vallée de la Mamer et
de l'Eisch" einbezogen. Der Waldbestand erreicht bei der Bewertung des Erhaltungszustandes gemäß
FFH-Richtlinie den besten erreichbaren Erhaltungszustand A.
Abb. 5
Typischer Eichen-Hainbuchen-Bestand mit Totholz und reichem Unterwuchs im "Engelsratt"
14
Waldmeister-Buchenwald (Melico-Fagetum) FFH-Lebensraumtyp 9130
Auf den etwas höher gelegenen, trockeneren Teilen des Waldgebietes Engelsratt wird der Stieleichen-Hainbuchenwald durch den Waldmeister-Buchenwald abgelöst.
ln den reifen naturnahen Beständen des Gebietes dominiert von Natur aus die Buche, andere Baumarten sind höchstens in geringem Umfang beigemischt. Als häufigste Begleitart tritt die Traubeneiche
auf. Vereinzelt sind die Ahornarten und Linden beigemischt. Die Bestände sind meist einschichtige
Wälder mit geringem Unterwuchs und nur wenigen Sträuchern. Die Krautschicht ist im Frühjahr
durch eine artenreiche Vegetation mit anspruchsvolleren Arten und Frühlingsgeophyten zusammengesetzt. Typische Arten sind Waldmeister (Asperula odorata), Perlgras (Melica uniflora), Buschwindröschen (Anemone nemorosa), Salomonssiegel (Polygonatum multiflorum), Aronstab (Arum macula-
tum), Waldsegge (Carex sylvatica) und andere.
Auenwald (Alno-Padion, Salicion albae) FFH-Lebensraumtyp *91E0
Bachbegleitende Wälder mit Erlen, Eschen und Weiden, der im nordöstlichen Teil des Untersuchungsgebietes auf einer kleinen Flächen am Kielbach vorkommt. Er bildet hier einen Biotopkomplex
auf vernässten, durchsickerten Böden in Muldenlage und ist mit einem angrenzenden Röhricht und
einem GroRseggenried vergesellschaftet.
Auenwälder gehören zu den prioritären Lebensraumtypen der FFH-Richtlinie und unterliegen besonders strengen Schutzbedingungen. Der Auwald und die angrenzenden Feuchtbiotope sind daher Bestandteil des Natur-2000-Schutzgebietes LU0001018 „Vallée de la Mamer et de l'Eisch".
Pfeifengraswiesen auf schluffig-tonigen Böden (Molinion caruleae)
FFH-Lebensraumtyp 6410
Pfeifengraswiesen wachsen auf feuchten und wechselfeuchten Böden meist in den Bachniederungen
und im Umfeld von Sickerquellen. Es handelt sich um ungedüngte, meist spät im Jahr gernähte hochwüchsige Wiesen. Die Hauptblütezeit der meisten Aden liegt im Hoch- und Spätsommer. Die Wiesen
vertragen keine Düngung und keinen Nährstoffeintrag über das Gewässernetz und sind sehr empfindlich gegenüber Veränderungen des Wasserhaushaltes.
Der Biotoptyp ist im Gebiet als Übergangsform zu den Artenreichen mageren Glatthaferwiesen und
den Sumpfdotterblumenwiesen, mit denen er einen zusammenhängenden Biotopkomplex bildet.
Den Biotoptyp besonders kennzeichnende und im Gebiet kartierte Arten sind Pfeifengras (Molinia
caerulea), Hirsesegge (Carex panicea), Hainsegge (Carex cuprina), Breitblättriges Knabenkraut (Dactylorhiza majalis), Niedrige Schwarzwurzel (Scorzonera humilis), Kü m me lblättrige Silge (Selinum carvifolio), Sumpfschwertlilie (Iris pseudacorus), Teufelsabbiss (Succisa pratensis), Moor-Labkraut (Galium
uliginosum) und Haarstrangblättriger Wasserfenchel (Oenanthe peucedanifolia).
15
Abb. 6
Teufelsabbiss (Succiso protensis)
Abb. 7
Sumpfschwertlilie (Iris pseudacorus)
Magere Flachland-Mähwiesen (Arrhenatherion) FFH-Lebensraumtyp 6510
Artenreiche, meist buntblumige Wiesen mit hochwüchsigen Stauden und einer bisweilen nur lückigen Schicht aus Obergräsern. Mittel- und Untergräser sowie Magerkeitszeiger haben einen gegenüber anderen Wiesenflächen erhöhten Deckungsgrad. Die Wiesen kommen auf frischen bis trockenen Böden vor, die nicht oder nur wenig gedüngt werden dürfen. lm Plangebiet überwiegen die Ausbildungen frischer Standorte. Die Wiesen werden meist nicht vor Mitte Juni gemäht werden, um ihre
Artenvielfalt zu erhalten.
Kennzeichnende, im Gebiet vorkommende Aden sind Glatthafer (Arrhenatherum elatius), Ruchgras
(Anthoxanthum odoratum), Zittergras (Briza media), Wiesenschwingel (Festuca pratensis), Schlüsselblume (Primula veris), Herbstzeitlose (Colchicum autumnale), Kuckucks-Lichtnelke (Lychnis flos-
cuculi), Kleiner Wiesenknopf (Sanguisorba minor), Wiesen-Bocksbart (Tragopogon pratense), WiesenPippau (Crepis biennis), Gemeine Margerite (Leucanthemum ircutianum), Wiesen-Flockenblume
(Centaurea jacea), Sumpfschafgarbe (Achillea ptarmica), Gelbgrüner Frauenmantel (Alchemilla
xanthochlora), Knöllchen-Steinbrech (Saxifraga granulata), Wiesen-Bärenklau (Heracieum sphondylium), Acker-Witwenblume (Knautia arvensis) und Kleiner Klappertopf (Rhinanthus minor).
16
Abb. 8
Feuchtwiese mit reichem Vorkommen der
Abb. 9
Kleiner Klappertopf (Rhinonthus minor)
sumpfschafgarbe (Achillea ptarmica)
Feuchte Hochstaudensäume der planaren bis montanen Stufe (Filipendulion)
FFH-Lebensraumtyp 6430
Sehr kleinräumig an einer Stelle im Gebiet vorkommender Lebensraumtyp, der feuchte Hochstaudenfluren auf eutrophen Standorten an Gewässerufern umfasst. lm Gebiet von Mädesüß (Filipendula
ulmaria) und Weidenröschen (Epilobium hirsutum, E. parviflorum) und Braunwurz (Scrophularia
spec.) gebildet.
Entlang der Bachläufe sind weitere feuchte Staudenfluren vorhanden, welche als Mosaikbiotope
zusammen mit dem Lebensraumtyp Graseggenried vorkommen und als letztere kartiert wurden.
Großseggenried (Magnocaricion) BK 04
Großseggenriede kommen auf den feuchtesten Stellen des Untersuchungsgebietes meist in der Nähe
der Bachläufe vor. Sekundar entstandene Bestände haben sich aus verlandeten Weihern entwickelt.
Typisch ist eine meist einheitliche Wuchshöhe, eine dichte, homogene Struktur und das Vorherrschen von Seggenarten. Seggenriede kommen im Plangebiet im Komplex mit Röhricht und Feuchtwiesen vor und können selbst kleine Schilfbestände enthalten.
Charakteristische Aden der Großseggenriede sind im Untersuchungsgebiet Kammsegge (Carex disti-
17
cha), Hasenpfotensegge (Carex ovalis), Ufersegge (Carex riparia), Wiesensegge (Carex nigra), Hirse-
segge (Carex panicea), Blasensegge (Carex vesicaria) und Gemeine Sumpfsimse (Eleocharis palustris).
Röhricht (Phragmitethea) BK 06
Der größte Röhrichtbestand findet sich im nordöstlichen Teil des Untersuchungsgebietes am Kielbach. Weitere kleine Flächen haben sich aus verlandeten Teichen und entlang der Gräben im Gebiet
Werwelslach entwickelt.
Es handelt sich um artenarme Bestände, die sich überwiegend aus Schilfrohr (Phragmites australis)
zusammensetzen. Selten kommt im Untersuchungsraum daneben auch der Rohrkolben (Typha spec.)
vor.
Abb. 10
Schilfröhricht im nordöstlichen Teil des Schutzgebietes am "Kielbach"
Sumpfdotterblumenwiese (Calthion) BK 10
Der Biotoptyp umfasst Feuchtwiesen auf nährstoffreicheren Standorten natürlichen Ursprungs. Sie
kommen meist auf wechselfeuchten Standorten vor, die zumindest zeitweise durch Grund- oder
Stauwassereinfluss gekennzeichnet sind. lm Hochsommer trocknen die Flächen in der Regel ab.
Dem Giotoptyp sind auch die früher brachliegenden, im Biotopkataster als Biotoptyp BK 11 dargestellten Flächen zudeordnet, auf denen inzwischen die Nutzung wieder aufgenommen wurde.
Den Biotoptyp kennzeichnende Aden sind die namengebende Sumpfdotterblume (Caltha palustris),
Kohldistel (Cirsium oleraceum), Kuckucks-Lichtnelke (Lychnis flos-cuculi), Wiesenschaumkraut (Cardamine pratensis), Breitblättriges Kna ben kra ut (Dactylorhiza majalis), Su m pfschafgarbe (Achillea
ptarmica), Zweizeilige Segge (Carex disticha), Hainsegge (Carex otrubae), Blasensegge (Carex vesicaria, Knäuelbinse (Juncus conglomeratus), Knick-Fuchsschwanz (Alopecurus geniculatus), Sumpf-
Labkraut (Galium palustre), Brennender Hahnenfuss (Ranunculus flammula), Sumpf-Hornklee (Lotus
uliginosus), Kleiner Klappertopf (Rhinanthus minor) und Echtes Mädesüß (Filipendula ulmaria).
18
Abb. 11 Sumpfdotterblumenwiese mit reichem Vorkommen der Kuckucks-Lichtnelke (Lychnis flos-cuculi)
Stillgewässer im Offenland BK08
Naturnahe Stillgewässer im Offenland sind Sonderstrukturen, die einer Vielzahl von speziell angepassten Pflanzenarten einen Lebensraum bieten. lhre besondere Bedeutung liegt in ihrer Funktion als
Lebensraum für Tierarten. Als schutzwürdige Biotope sind sowohl natürlich entstandene Gewässer
als auch künstlich angelegte, naturnah entwickelte Stillgewässer mit ihrer Wasserfläche, der Ufervegetation, Verlandungsstadien und einer Pufferzone von 10 m erfasst.
lm Untersuchungsgebiet sind derzeit 6 Stillgewässer in den Wiesen des Werwelslach und am nördlichen Waldrand des Engelsratt vorhanden. Diese Teiche wurden zumindest zum Teil im Z …
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.