{"html": "<div class=\"lf-doc\"><p class=\"lf-p\">1896 1897 1898 1899 1900 1901 2.648.449 2.361.372 2.649.710 3.261.925 3.102.753 3.359.413 3.102.050 3.370,352 3.351.938 3.958.280 3.913.076 4.758.741 5.349.009 5.348.951 6.014.394 6.171.229 4.455.179 1902 1903 1904 1905 1906 1907 1908 1909 1910 1911 1912 1913 1914 1915 1916 1917 5.130.069 6. 010.012 6.347.781 6. 595.860 7.229.385 7.492.870 5.800.868 5.793.875 6.059.797 6.533.930 7.333.372 5.007.457 6.139.434 6.752.207 4.276.550 18 Relevé indiquant les quantités de mines exploitées, exportées et importé Nos 1 2 3 Production totale de minettes.</p>\n<p class=\"lf-p\">Désignation des exploitations. Sièges.</p>\n<p class=\"lf-p\">Differdange Lamadelaine.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quantité vendue ou consommée dans le Grand-Duché.</p>\n<p class=\"lf-p\">Calcaire.</p>\n<p class=\"lf-p\">Mine.</p>\n<p class=\"lf-p\">Calcaire.</p>\n<p class=\"lf-p\">Mine.</p>\n<p class=\"lf-p\">Lorraine allemande. t. t. t. t. t.</p>\n<p class=\"lf-p\">Bassin de la Sarre. t.</p>\n<p class=\"lf-p\">49.400 169.800 289.950 1917 158.300 1.486.850 26.600 1.117.200 Total 1,645.150 1.14; .800 1916 561.850 1.974.350 Total 2.536.200 89.050 1.201.311 393.250 233.200 Total.</p>\n<p class=\"lf-p\">Bassin rhénant. westph. t.</p>\n<p class=\"lf-p\">509.15 514.650 1.141.1 1.290 350 Différence en faveur de 1917 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">1916 403.550 487.500 62.450 1917 29.150 1.100.100 26.950 1.078.800 Total 1.129.250 1.105.750 1916 70.700 1.450.050 54.750 1.387.150 Total 1.520.750 1 .441 900 Esch-s.-Alz.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quantités 84.100 343.850 63.400 224.700 631.95 6.400 6.40 22.450 6.100 23.550 52 ,1 Différence en faveur de 1917 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">1916 41.550 349.950 27.800 308.350 22.450 6.100 17.150 45.70 1917.</p>\n<p class=\"lf-p\">37.950 1.689.600 38.000 1.374.000 1.150 8.200 305.100 314.45 Total 1916 1.727 550 1.412.000 40.550 2.654.700 24.650 1.590.650 38.850 15.450 754.350 808.65 Total 2.695.250 1.615 . 300 216.650 37.700 7.250 449.250 494.20 50.550 RumelangeDudelange.</p>\n<p class=\"lf-p\">Différence en faveur de 1917 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">1916 2.600 965.100 1917 225.400 4.276.550 91.550 3.570.000 Total.</p>\n<p class=\"lf-p\">4.501.950 3.661 550 1916 673.100 6.079.100 Total 6.752.200 Totaux.</p>\n<p class=\"lf-p\">Différence en faveur de 1917 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">1916 447.700 1.802.550 13.350 178.000 601.450 830. 0 168.450 4.179.100 454.550 254.750 1,292.550 2.001.85 4.347 . 500 76.900 609.100 404.000 76.750 691.100 1.171.85 de vente moyen par tonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">19 ainsi que le prix de vente moyen et le nombre d'ouvriers occupés en 1911.</p>\n<p class=\"lf-p\">France.</p>\n<p class=\"lf-p\">Total. t. t. t, Total général. t.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix Belgique. exportées.</p>\n<p class=\"lf-p\">Nombre moyen d'ouvriers occupés. à ciel ouvert. en galerie.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quantité de minerais étrangers importés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Total.</p>\n<p class=\"lf-p\">Lorraine. France. t. t.</p>\n<p class=\"lf-p\">Total.</p>\n<p class=\"lf-p\">OBSERVATIONS. t.</p>\n<p class=\"lf-p\">509.150 4.61 546 584 1130 251.758 t. versées au dépôt 58.900 58.900 1.200.000 3.88 624 817 1441 58.900 58.900 78 233 311 47.850 t. versées au dépôt 2.000 t. rechargées 690.850 0.73 6.400 4.12 322 931 3 . 56 292 1.087 0.56 30 2.750 21.050 73.150 18.300. 2.750 21.050 66.750 1.800 1 .800 316.250 3.78 271.300 2271.300 1,079.950 3.10 269.500 269.500 763.700 1.800 1.800 \"831.800 348.500 2.750 351.2502.353.100 346.700 2.750 349.4501.521.300 18.300 1.253 1.389.426 346.559 1.735.985 17.131 t. versées au dépôt 1.379 1.197.611 5.700 t. versées au dépôt 63.681 1.261.292 191.815 282.878 474.693 1.587 248.393 18.923 267.316 902 1.821 271.892 4.120 276.012 90 144 234 23.499 4.17 1.697 2.273 3. 970 1.637.819 365.482 2.003.301 456,647 t. versées au dépôt 3.51 1.835 2.806 4.641 1.469.503 67.801 1.537.304 51,550 t. versées au dépôt 138 533 0.68 0.66 56 126 829 758 919 671 14.803 168.316 297.681 187,758 t. versées au dépôt 8.696 465.997 20 Tonnes Production des Minières.</p>\n<p class=\"lf-p\">21 Métallurgie.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le marché des fontes est resté sous l'influence des difficultés de transport qui ne cessaient d'augmenter. A mésure que l'année s'avançait, les demandes en foutes de toutes espèces gagnaient en ampleur. Les expéditions pour l'étranger se maintenaient dans la limite des disponibilités.</p>\n<p class=\"lf-p\">Comme la production, par suite des approvisionnements insuffisants des usines en cokes, baissait toujours, la disproportion entre l'offre et la demande s'élargissait. A une demande impérieuse de l'intérieur correspondait une demande non moins pressante de l'étranger. Vers la fin de l'année, les expéditions pour l'étranger allaient en diminuant.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les trains des laminoirs étaient pourvus d'ordres au delà de leur capacité de production.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'occupation était particulièrement forte en fers marchands (Stabeisen), mais la production n'était pas en mesure de suivre la demande. Les demandes des pays neutres, très fortes par continuation, n'ont pu être couvertes que dans une mesure restreinte et, dans beaucoup de cas, les délais de \" livraison n'ont pu être observés. Des augmentations de prix ont été décidées an mois de juin pour les livraisons à partir du juillet et du 1er août; depuis, les cours sont restés inchangés. er Après des négociations assez longues, on ml parvenu à créer, sous le nom de « Stabeisenverband» un syndicat spécial, réglant la production, la vente et le prix des barres, des fers feuillards et des produits similaires. Le syndicat a été conclu pour la durée de la guerre; il prend fin avec le quatrième mois qui suit la levée de l'état de guerre, Il est vrai que ce syndical ne réalise pas encore l'idéal rêvé; c'est plutôt une ébauche, mais qui contient les germes d'une organisation définitive.</p>\n<p class=\"lf-p\">Du côté des produits laminés A (demi-produits, poutrelles, matériel de chemin de l'or), la production est restée d'une insuffisance notoire.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les besoins de l'intérieur en demi-produits n'ont pu être couverts qu'au prix des plus grandes difficultés: ce n'est que dans des cas urgents qu'il a été possible de satisfaire la demande des consommateurs. Il a été tout aussi difficile de satisfaire les demandes de l'étranger. Les fers profilés faisaient l'objet d'une demande très considérable de la part des ateliers de constructions, tandis que les demandes pour le. bâtiment entraient à peine en ligue de compte, Les demandes en matériel de voie ont été très fortes par continuation. En général, de petites quantités de produits syndiqués sont restées libres pour l'étranger.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le «Stahlwerks-Verband» a été prorogé pour une nouvelle durée d'un an à partir du 1er juillet 1917. Deux sociétés n'entrant pas en ligne de compte, le nombre des usines affiliées est descendu de 28 à 26, et le total des participations de 0.100.000 1. à 5.970.0001. Le plus fort contingent, soit 570.100 1., a été attribué aux Aciéries Réunion de Burbach-Eich-Dudelange, Les contingents des Sociétés métallurgiques ayant un siège d'exploitation dans le Grand-Duché n'établissent comme suit :</p>\n<p class=\"lf-p\">Aciéries Réunies Deutsch-Luxemburg Gelsenkirchen Demi-produits Matériel de voie Profités Totaux 190.900 102. 300 100.000 145.500 221.500 107.600 233. 700 244.200 167.800 570.100 568.000 375,400 (Tonnes) 22 Statistique de production.</p>\n<p class=\"lf-p\">La Chambre de commerce n'est pas en mesure de donner, comme d'habitude, la statistique de production des hauts fourneaux, aciéries et laminoirs pour 1917. Elle se réserve de la publier l'année prochaine avec la statistique rectifiée de l'année 1916.</p>\n<p class=\"lf-p\">La statistique de production des fonderies a donné les résultats suivants:</p>\n<p class=\"lf-p\">Année 1916 Année 1915 Nombre des fonderies en activité Nombre des ouvriers occupés Montant des salaires payés Consommation de matières premières: fontes mitrailles Production: poterie tuyaux machines acier coulé fonte pour bâtiments fontes spéciales diverses Année 1917 9 9 478 532 9 636 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">669.086 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">875.818 fr. 1.522.7% 1.</p>\n<p class=\"lf-p\">8.926 9.454 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">14.073 8.585 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">385 3199 941 608 11.535 5.459 14.182 12.198 366 150 4.896 2.167 139 149 17.160 15.881 1.</p>\n<p class=\"lf-p\">1.</p>\n<p class=\"lf-p\">23.609 16.649 24.571 1. soit ensemble fr.6.037.716 fr. 2.886.230 Valeur de la production fr., 9.053.801 Le tableau ci-après donne le mouvement et la valeur de la production des fonderies pour les dix dernières années:</p>\n<p class=\"lf-p\">Production Valeur totale Prix moyen de la tonne fr. 107,18 fr. 2.738.811 16.382 102,34 2.506.826 15.442 157,58 17.218 2.711.987 147,48 2.360.070 16.002 145,82 3.046.304 20.199 187,45 4.959.960 26.513 185,51 22.954 4.258.102 173,36 2.886.230 16.649 245,72 6.037.716 24.571 9.053.801 383,49 23.609 Commerce des maux métaux. Cuivre, vieux bronze. laiton. Alors que, pendant les premiers mois de guerre, les disponibilités relativement importantes dont disposait le commerce s'écoulaient en Allemagne,la demande de l'intérieur s'affirmait déjà au début de l'année 1915. Depuis, tous les métaux ont été réservés pour l'intérieur qui pratiquait des prix plus élevés que l'étranger. Ces prix stimulaient le commerce. Au printemps 1916, l'Allemagne déclara ne pouvoir livrer à la viticulture luxembourgeoise les 30 tonnes de sulfate de cuivre dont elle avait besoin qu'on échange de 30 1908 1909 1910 1911 1912 1913 1914 1915 1916 1917 1.</p>\n<p class=\"lf-p\">23 tonnes de cuivre ou d'une quantité proportionnelle d'alliage. Le Gouvemement se décida alors à prohiber la sortie du cuivre tout eu fixant un prix maximum. Le commerce parvint à réunir les quantités nécessaires dans un délai relativement court.</p>\n<p class=\"lf-p\">Après avoir satisfait les demandes de la viticulture, le commerce se trouvait en mesure d'assurer l'approvisionnement de l'industrie privée en cuivre, bronze et laiton jusqu'au printemps 1917, où il fallait pourvoir de nouveau aux besoins de la viticulture. Les 30 tonnes nécessaires ont pu être livrées promptement grâce au relèvement du prix maximum. En vue de, contrôler le comerce, l'État créa la centrale des métaux dont l'organisation permet de régler les besoins des établissements et des particuliers qui travaillent ces métaux ou s'en servent comme objet de compensation avec l'étranger. En 1917, la centrale a mis à la disposition du Gouvernement ainsi que des chemins de fer secondaires une quantité assez considérable de vieux métaux pour obtenir en échange, de la Suisse, l'importation de locomotives. Le seul obstacle auquel se heurte cette organisation est le commerce clandestin pratiqué par les intermédiaires marrons.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les perspectives pour l'année en cours peuvent se résumer ainsi: La viticulture a réclamé de bonne heure la fourniture de 40 tonnes de cuivre ou d'une quantité proportionnelle d'alliage, l'Allemagne ayant demandé 10 tonnes de plus en échange de l'acide sulfurique contenu dans le sulfate de cuivre. Pour pouvoir fournir cette importante quantité, les acquisitions ayant baissé vers la fin de l'armée 1917, il fallait relever encore le prix maximum. Après l'expédition de cette fourniture, les besoins de l'industrie et des particuliers pourront être couverts.</p>\n<p class=\"lf-p\">Plomb, étain. — Ces métaux ont été soumis également au contrôle de la centrale, Les prix maxima fixés dès le début n'ont pas été modifiés. Les quantités de plomb qu'il a été possible de réunir ne suffisent pas-à la demande. Les acquisitions de zinc ont baissé considérablement et no correspondent nullement aux besoins à satisfaire.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ateliers de construction.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'année 1917 a amené aux ateliers de construction un afflux d'ordres très considérable, main le manque des matières premières et de la main-d'œuvre ne leur permettait pas d'en tirer tout le parti.</p>\n<p class=\"lf-p\">La raréfaction croissante des matières premières et des produit intermédiaires, en s'accentuant de jour en jour, devient une véritable calamité. Par suite des approvisionnements insuffisants en cokes, les hauts fourneaux ne peuvent livrer les fontes qu'on quantités limitées et c'est à peine si les produits laminés peuvent s'obtenir encore.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les ateliers ne parviennent à se procurer les nombreuses pièces accessoires qu'ils doivent acheter en Allemagne qu'avec des difficultés de toutes sortes, des perles de temps et à grands frais.</p>\n<p class=\"lf-p\">D'ailleurs, les formalités si variées dont la sortie de ces pièces est entourée, rendent impossible une marche régulière des affaires. Les salaires augmentent dans cesse; un arrêt dans leur marche en avant ne se fait pas encore sentir.</p>\n<p class=\"lf-p\">En résumé, les ateliers travaillent aujourd'hui dans des conditions qui ne sont nullement roses. Il est vrai que les prix de vente sont généralement rémunérateurs, de sorte que la fabrication ne laisse pas de pertes. Dans les ateliers de constructions en fer la situation a sensiblement empiré vers la fin de l'année 1917.</p>\n<p class=\"lf-p\">24 Meubles en fer.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les conditions exceptionnelles engendrées par la guerre ont continué à influencer défavorablement cette industrie au point de vue des approvisionnements en matières premières, de la main-d'œuvre et des débouchés à l'étranger. La production est restée limitée à la fabrication des lits en fer qui a occupé d'une manière satisfaisante la serrurerie, la forge, la souderie autogène ainsi que les ateliers de grillage et de peinture. Par suite du relèvement du taux des salaires, le gain des ouvriers est en très sérieuse augmentation; de môme, la situation du personnel a été améliorée par un relèvement considérable des appointements. De fortes sommes ont été avancées au personnel et aux ouvriers pour leurs achats de pommes de terre. Vers la fin de l'année, la demande de lits en fer s'est calmée. Le développement ultérieur des affaires dépend de la tournure que prendra la situation économique en général.</p>\n<p class=\"lf-p\">Clouterie.</p>\n<p class=\"lf-p\">La production de la société anonyme métallurgique de Bissen est restée à peu près stationnaire par rapport à l'année précédente. En 1917, une demande impétueuse en clous de chaussures, due au manque de cuir, s'est fait sentir pour s'accentuer surtout vers la fin de l'année. Néanmoins, les besoins du pays pourront toujours être couverts.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les difficultés d'approvisionnement en charbons, huile, benzole, etc n'ont pas encore diminué.</p>\n<p class=\"lf-p\">Par contre, les commandes arrivent d'autant plus serrées que les matières premières se font plus rares.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'usine a occupé régulièrement pendant le dernier exercice 75 ouvriers, hommes et femmes, à des salaires toujours eu hausse.</p>\n<p class=\"lf-p\">Industrie du bâtiment.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'atonie du bâtiment persiste. Le renchérissement inouï des matériaux de construction et des salaires détourne la spéculation et engage les particuliers à remettre l'exécution des constructions projetées à des temps meilleurs.</p>\n<p class=\"lf-p\">En général, l'activité dans les grandes agglomérations s'est bornée aux travaux d'entretien les plus indispensables. A Luxembourg et dans la banlieue, il n'y a à signaler, à part trois constructions de moyenne importance, que quelques petites maisons familiales construites au Limpersberg, à Hollerich et à Bonnevoie. Absolument insignifiant aussi a été le nombre des nouvelles constructions dans le bassin minier. A travers les campagnes, par contre, le bâtiment témoigne depuis deux ans d'un entrain incontestable. Les gros bénéfices de l'agriculture, joints à la méfiance innée des populations rurales pour la monnaie de papier, l'engagent à bâtir. Les nombreuses améliorations et les agrandissements des bâtiments de ferme, étables et granges, ainsi que des maisons d'habitation donnent, à l'heure actuelle, à nos villages un air de prospérité et de bien-être très réel, Les matériaux de construction poursuivent leur course désordonnée vers la hausse. Une comparaison des prix pratiqués avant la guerre avec les prix actuels montre des écarts qui vont jusqu'à 500%. Ces prix s'entendent livrés à pied d'œuvre.</p>\n<p class=\"lf-p\">25 moellons (le m3) Prix pratiqués avant la guerre Prix actuels fr. 3.00 fr. 8.00 15.00 sable (le m3) 5.00 15.00 3.50 50.00 75.00 6.00 150.00 chaux (le m 3 ) 80.00 ciment (le sac) 10.00 pierres de taille brutes (le m3) 125.00 bois de sapin scié (le m3) 250.00 toiture en ardoise incl. garniture en zinc (le m 2 ) 20.00 bois de chêne ordinaire (le m3) 300.00 bois de chêne er qualité (le m3) 400.00 200.00 sapin en planches.... (le m3) 2.50 10.00 Les salaires, obéissant à la violente poussée du coût de l'existence, augmentent rapidement.</p>\n<p class=\"lf-p\">Des terrassiers se paient aujourd'hui 1,50 à 2 fr. l'heure. Au demeurant, la main-d'œuvre est rare.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le fort contingent que fournissaient autrefois les ouvriers italiens, a singulièrement diminué depuis la guerre et le bâtiment en est réduit à la main-d'œuvre indigène. Certaines catégories d'ouvriers, notamment, les tailleurs de pierres, les charpentiers et les plâtriers, deviennent de plus en plus rares. Il est donc à prévoir que leurs salaires, même après le rétablissement de la paix, resteront très élevés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans ces conditions, le prix de revient des constructions a doublé, triplé même. Quoique les prix de vente des immeubles aient augmenté de 20 à 30% ils ne sont nullement en rapport avec leur prix de revient actuel. Les loyers ne s'améliorent que fort lentement en dépit de la pénurie très réelle des logements. Une hausse ne manquera pas de se dessiner très prochainement, car il est à prévoir qu'à l'expiration des anciens baux les loyers tendront à s'adapter aux prix actuels des constructions. Aujourd'hui, les immeubles rapportent à peine 4 à 5 % ; i l est donc naturel que les loyers monteront jusqu'à ce qu'ils soient parvenu« à se fixer vers 6 à 7 % du capital investi.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les transactions eu immeubles, fort négligées pendant les deux premières années de guerre. se son( réveillées, timidement d'abord vers le milieu de l'année 1916, pour prendre dans la suite une ampleur inaccoutumée. L'afflux des capitaux disponibles provenant des gains exceptionnels réalisés par l'agriculture ainsi que par certaines branches de l'industrie et du commerce, s'est porté de préférence vers la propriété bâtie, alors que les transactions en propriétés non bâties n'ont guère montré d'entrain. Les propriétés immobilières sont recherchées aujourd'hui à des prix exorbitants, même au risque d'un rendement dérisoire des capitaux. Le relevé suivant des ventes de maisons d'habitation ou de commerce situées sur le territoire des villes de Luxembourg et de Hollerich en fournit la preuve.</p>\n<p class=\"lf-p\">Nombre des transactions Prix global 68 1914 fr. 1.483.125 1915 851.780 39 2.741.800 1910 106 5.305.325 1917 (1er janvier au 8 avril), 142 Les industries et métiers tributaires du bâtiment souffrent, par répercussion, de l'atonie qui persiste dans cette branche. La menuiserie cependant est vivement sollicitée par les demandes de meubles particulièrement importantes de la part des populations rurales. La ferronnerie est complètement négligée.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les perspectives d'avenir ne sont guère encourageantes, Si la guerre devait se prolonger, on pourrait n'attendre à une diminution progressive de l'activité, déjà ni réduite, dans cette industrie.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les prix des matériaux de construction, en s'exaspérant toujours, finiront par devenir inabordables.</p>\n<p class=\"lf-p\">D'ailleurs, une série d'articles nécessaires à la construction font absolument défaut, 26 Carrières.</p>\n<p class=\"lf-p\">Nombre des exploitations La production des différents groupes de carrières du Grand-Duché pour l'exercice 1917 est résumée dans les tableaux statistiques ci-après, dressés par l'Administration des Mines:</p>\n<p class=\"lf-p\">Nombre des ouvriers occupés sous terre au jour PRODUCTION Spécification QUANTITÉS Quantités en m(…) Terre Prix (fr.) employées dans exportées. le Grand-Duché à l'étranger glaise. pour poteries. — Commune de Berdorf.</p>\n<p class=\"lf-p\">1 2 2,00 85 terre glaise 85 Communes de Mersch, Bettembourg.</p>\n<p class=\"lf-p\">2 73 4.675 ‰ 55,00 briques 90,00 4.672 ‰ Carrières de grès liasique.</p>\n<p class=\"lf-p\">1° Communes de Heffingen, Larochette.</p>\n<p class=\"lf-p\">5 36 parements pierres de taille moellons pavés pierraille 134 439 658 35,00 20,00 300,00 1,00 2,00 68½ ‰40,00- 200,00 2,00 259 6,50 134 439 658 259 2° Communes de Bech, Echternach, Berdorf.</p>\n<p class=\"lf-p\">16 20 26 dalles pierres de taille moellons pavés pierraille sable ou gravier 18 40 480 17 ‰ 585 807 5,00 2,50 15,00 45,00 3,75 2,50 45,00 120,00 1,25 3,00 2,50- 3,75 18 40 480 585 807 3° Communes de Beaufort,, Berdorf, Reisdorf, Waldbillig Medernach, 34 28 292 1.742 455 455 215 dalles pierres de taille moellons pavés pierraille sable ou gravier 28 292 1.742 27 455 215 2,50 25,00 2,50 50,00 2,50 2,00 5,00 50,00 7,00 75,00 5,00 3,00 4° Communes de Beckerich, Sæul.</p>\n<p class=\"lf-p\">9 14 moellons pavés pierraille sable ou gravier 467 5 202 185 2,00 50,00 3,001,25 3,00 75,00 4,00 3.00 467 5 202 185 3‰ Nombre des exploitations 27 5 4 32 Nombre des ouvriers occupés sous terre au jour 5 PRODUCTION Spécification QUANTITÉS Quantités en m3 Prix (fr.) employées clans exportées le Grand-Duché a l'étranger 5° Commune de Mondorf-les-Bains.</p>\n<p class=\"lf-p\">2,00 3,00 moellons 125,00 -200 00 pavés 64‰ 895 pierraille 2,00 sable 750 2,00 6° Commune de Betzdorf, Flaxweiler, Niederanven. (i,0() 57 26 parements 1,00 1.112 moellons 3,00 458 ‰ 00,00 200,00 pavés 2,50 pierraille 200 1,50 sable 100 935 64 ‰ 805 750 — — 57 1.112 340 ‰ 200 100 118 ‰ 7° Communes de Steinforf, Kœrich, Strassen, Hobscheid, Bertrange, Kehlen.</p>\n<p class=\"lf-p\">2,50 4,00 7.751 7.751 72 moellons 361 ‰ 45.00 100,00 pavés 361 ‰ 6,00 2.363 pierraille 2.363 ‰ 1,25 1,00 3,00 17.636 sable 17.363 8\" Communes de Contern, Eich, Hollerich, Hesperange, Rollingergrund, Kosptal, Sandweiler.</p>\n<p class=\"lf-p\">103 110,00 48 103 30,00 25 pierres de taille 3.335 0,00 1,50 moellons 3.335 50,00 160,00 325 ‰ pavés 400 1.722 7,00 1,50 2.122 pierraille 1.200 50 1.250 8,00 pierres à chaux 1.438 sable 1.25 4,00 1.438 355 ‰ 9° Communes de Fischbach, Lorentzweiler, Tutange, Junglinster, Steinsel, Walferdange, Nommern, 434 3,00 4 moellons 2,00 7 434 10 ‰ 50,00 55,00 pavés 10 ‰ pierraille sable 636 100 2,00 1,50 2,50 5,00 636 100 Carrières de grès coquillier supérieur.</p>\n<p class=\"lf-p\">23 Communes de Bettborn, Ell, Feulen, Mertzig,, Schieren, Useldange, Vichten.</p>\n<p class=\"lf-p\">41 pierres de taille 275 00,00 100,00 275 moellons 1.354 1.354 1.75 3,00 1.410 pierraille 3,75 1.410 2.00 sable ou gravier 1.085 | 2,00 5,00 1.085 Nombre des exploitations 28 Nombre des ouvriers occupés sous terre au jour QUANTITÉS PRODUCTION Quantités en m3 Spécification Prix (fr.) employées dans le Grand-Duché à exportées l'étranger Carrières de grès bigarré.</p>\n<p class=\"lf-p\">3 1 Commune de Rosport.</p>\n<p class=\"lf-p\">50,00 34 taille 120 3,00 85,00 7,00 120 Communes de Mompach, Rosport.</p>\n<p class=\"lf-p\">60,00 100,00 pierres de taille 304 7,00 2,00 moellons 640 640 pierres de moellons Carrières G 19 de grès Born.</p>\n<p class=\"lf-p\">132 172 Carrières de calcaire keuprique.</p>\n<p class=\"lf-p\">5 .</p>\n<p class=\"lf-p\">7 Communes de Bissen. Bœvange-s.-Attert 2,50 pierres à bâtir 175 5,00 6,00 pierraille 345 5,00 sable ou gravier 115 Carrières 10 87 de grès coquillies.</p>\n<p class=\"lf-p\">Communes de Bettendorf, Ermsdorf. dalles 5,00 110 4,00pierres de taille 745½ 80,00 150,00 moellons 7,00 1.243 1,50 1.080 pierraille 3,00 5,00 pavés 80,00 160,00 Carrières 55 345 115 110 745½ 1.243 1.080 490½ de schiste et de quartzite.</p>\n<p class=\"lf-p\">1° Communes d'Asselborn, Bœvange, Clervaux, Consthum, Hachiville, Heinerscheid, Hosingen, Munshausen, Troisvierges, Weiswampach.</p>\n<p class=\"lf-p\">48 77 pierres à bâtir 3.853 3.853 2,00 4,00 3,00 pierraille.</p>\n<p class=\"lf-p\">10,00 5.232 5.232 sable ou gravier 1,25 133 133 2° Communes de Boulaide, Esch-s-Sûre, Eschweiler, Gœsdorf, Harlange, Heiderscheid,Kautenbach, Mecher, Neunhausen, Oberwampach, Wiltz, Wilwerwiltz, Winseler, 35 2.543 2,543 4,00 12 82 pierres à bâtir 2,00 pierraille 10,00 18.339 3,00 7½ ‰ 50,00 7½ ‰ pavés 65,00 sable ou gravier 2,00 175 175 1,25 Nombre des exploitations § 29 Nombre des ouvriers occupés sous terre au Jour PRODUCTION Spécification Quantités en m3 QUANTITÉS Prix (fr.) employées dans exportées le Grand-Duché à l'étranger 3° Communes d'Arsdorf, Bettborn, Bigonville, Folschette, Perl, Redange, Wahl.</p>\n<p class=\"lf-p\">605 pierres à bâtir 3,00 17 2,00 605 3,00 8,00 pierraille 1.320 1.320 4° Communes de Bastendorf, Bourscheid, Erpeldange, Hoscheid.</p>\n<p class=\"lf-p\">3,00 500 2,00 pierres à bâtir 500 1.630 3,50 8,00 pierraille 1.630 2,00 sable ou gravier 110 110 5° Commîmes de Fouhren, Putscheid, Vianden.</p>\n<p class=\"lf-p\">658 658 1,50 3,00 17 pierres à bâtir 5,00 ,1,00 675 pierraille 675 8 10 9 7 5 9 15 1° Commune d'Echternach.</p>\n<p class=\"lf-p\">5,00 18 m dalles 2,50 135 2,00 pierres à bâtir pierraille 210 2,50 3,00 1,50 pierres à chaux 'Mb 2,50 5,00 225 3,75 tuf 18 m 135 210 290 215 25 10 2°Communes de Diekirch, Ettelbruck, Feulen, Redange.</p>\n<p class=\"lf-p\">2,00 3,00 1.075 1.075 pierres à chaux Carrières de pierre à chaux et de dolomie.</p>\n<p class=\"lf-p\">1° Communes de Grevenmacher, Mertert, Remerschen, Burmerange, Remich.</p>\n<p class=\"lf-p\">1785 6,00 15.428 17.213 7 12 dolomie 5,50 5,00 moellons 575 575 pierraille 750 8,00 750 6,00 570 chaux 570 7 3,50 Plâtrières.</p>\n<p class=\"lf-p\">3 6 Communes de Bous, Wellenstein,Steinsel, Walferdange.</p>\n<p class=\"lf-p\">45,00 1 .810 6 plâtre brut 178 Sablières.</p>\n<p class=\"lf-p\">1° Commune de Mertert, nable ou gravier 5,00 0,00 494 494 2° Communes de Diekirch, Bettendorf, Ettelbruck, Erpeldange, Reisdorf, Rosport, Schieren.</p>\n<p class=\"lf-p\">5,00 1.163 3,00 1.163 15 sable ou gravier 13 15 1 3° Communes de Bettborn, Folschette, Grosbous, Redange, Wahl.</p>\n<p class=\"lf-p\">1,50 1.050 1.050 5,00 ! 19 !sable ou gravier 30 Les agrandissements nécessaires et le confort désirable réalisés dans les campagnes, notamment dans les Ardennes, ont exercé une heureuse influence sur la pierre à bâtir, très recherchée dans le courant de l'exercice malgré la hausse marquée des prix qui a atteint 30 à 40 % La pierre de taille n'est recherchée que pour les constructions importantes. Dans les constructions de moindre importance elle est remplacée par le ciment dont les prix ont subi une hausse formidable.</p>\n<p class=\"lf-p\">La production du pavé a diminué sensiblement: la diminution a été de 60 % dans le triage de Diekirch et de 50 % dans le triage de Luxembourg. Les prix, par contre, ont haussé de 52 %.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cette hausse a été provoquée par les conditions de plus en plus onéreuses des transports et la pénurie du matériel. La situation, sous ce rapport, n'est guère meilleure dans les exploitations situées A proximité du chemin de fer ou y raccordées.</p>\n<p class=\"lf-p\">La Société de Montfort donne l'appréciation suivante de la situation:</p>\n<p class=\"lf-p\">L'année 1917 a été fort défavorable pour les exploitations de carrières, et particulièrement pour celles qui dépendent encore des transports par voitures. Dès l'ouverture de la saison d'extraction, les salaires ont augmenté très sensiblement par suite des offres faites par les entrepreneurs de travaux de chemins de fer dans le pays et à l'étranger. Cette augmentation n'a l'ait que s'affirmer et croître comme conséquence du renchérissement excessif du prix des aliments et de tous les articles indispensables à l'existence.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les carrières qui, lors de l'adjudication de 1916, avaient soumissionné pour les fournitures de pavés et de pierrailles pour les routes de l'État à des prix modérés pour donner une base de travail à leurs ouvriers, so sont bientôt vues acculées, en 1017, à l'alternative de perdre des sommes importantes ou de suspendre les livraisons en attendant Je résultat de leurs réclamations à l'administration des travaux publics. Une pétition a été adressée à la Chambre des députés, et les carrières attendent avec confiance une solution équitable. Entretemps, M. le Directeur général des travaux publics a dégagé les fournisseurs des livraisons pour 1918.</p>\n<p class=\"lf-p\">Carrières de Widdeberg. - Faute d'ouvriers en nombre suffisant pour les causes indiquées plus haut, l'extraction est restée restreinte. Les expéditions l'ont été encore davantage, vu que la plupart des voituriers ne trouvaient plus à leur convenance de faire de transports de pavés avec les chevaux de prix achetés en remplacement des vieux chevaux vendus et en raison aussi des prix exorbitants des fourrages et de l'avoine.</p>\n<p class=\"lf-p\">Carrières de Larochette-Ernzen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Par suite du coût exorbitant des transports par axe, tous les excellents sous-produits (parements et moellons) que l'exploitation rencontre en grande abondance, et qui sont fort demandés, ont cependant dû rester inutilisés, n'occasionnant que des frais« La pierre de taille s'est vue ainsi chargée de tous les frais de l'exploitation et son prix a haussé dans des proportions excessives.</p>\n<p class=\"lf-p\">Carrières de Dillingen-Reisdorf, La Société a ouvert une nouvelle carrière dans le bois de Dillingen-Reisdorf et construit une ligne de raccordement au chemin de fer de Grundhof-Beaufort, embranchement des carrières, en vue de faire marcher l'exploitation au printemps de 1918, Cette carrière permettra de satisfaire la clientèle à tous les points de vue.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ensuite d'une soumission agréée par le Gouvernement en 1918, la Société de Montfort a commencé à construire la ligne de jonction des carrières d'Ernzen avec le nouveau chemin de fer de 31 Larochette à Junglinster. Elle espère, que la mise en exploitation de cette, ligne modifiera heureusement la situation des carrières. Malgré la situation généralement défavorable du bâtiment, les moellons à bâtir sont fort recherchés et difficiles à obtenir. Comme la Société en a une quantité considérable en chantier, elle sera donc plus tard en mesure de contenter tous ses clients rapidement. Sa centrales de Belgique l'a informée à diverses reprises que les ordres seront nombreux après la guerre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ardoisières.</p>\n<p class=\"lf-p\">Années Nombre des exploitations La statistique de production, établie par l'Administration des Mines, renseigne les chiffres suivants pour les deux dernières années:</p>\n<p class=\"lf-p\">3 Nombre des ouvriers occupés sous terre au jour PRODUCTION Spécification Quantités QUANTITÉS Prix (fr) employées dans le Grand-Duché exportées à l'étranger 85 00 1.357 6.446 178 10 00 17 10 00 104 1.195 3 2.625 105 00 5.863 79 167 1917 198 2 200 15 00 1.799 1250 11 1 .810 La production est en légère augmentation sur l'armée 1916, qui marque un recul extrêmement considérable de l'industrie ardoisière. La. production des ardoises a passé de 7803 mille à 8488 mille, celle des éviers, de 195 à 200 pièces, et celle des dalles, de. 1299 à 1810 mètres carrés. Aucune modification n'est à signaler pour les moyens de production.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'allure des ventes à l'intérieur n'est sensiblement améliorée. La faible production d'un côté, l'accroissement des ventes de l'autre, ont exercé une certaine influence sur les stocks: au 30 juin 1917 ceux-ci n'étaient plus que de 611 wagons contre 661 wagons à l'époque correspondante de l'année 1916. Les expéditions ont été entravées par toutes sortes de difficultés de transports, principalement par l'insuffisance du matériel des chemins de fer cantonaux.</p>\n<p class=\"lf-p\">Du coté des débouchés à l'étranger il n'y a pas de changement à relever. Nos ardoisières expédient en Allemagne et en Autriche, ainsi que de petites quantités en Suisse et en Hollande. Comme les ardoises françaises et belges font défaut, pour les besoins du bâtiment dans le Grand -Duché, les ardoises indigènes ont été l'objet d'une plus forte demande à l'intérieur.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le prix de revient de la production s'établit à un niveau sensiblement plus élevé qu'en temps normal à cause de la cherté excessive des approvisionnements et. des salaires coïncidant avec le recul de la production, laquelle atteint à peine un tiers de la' production normale. Du reste, les approvisionnements se heurtent à toutes sortes de difficultés. Ces difficulté sont encore accrues par la circonstance que nos ardoisières ont du se fournir presqu'exclusivement en Allemagne.</p>\n<p class=\"lf-p\">1916 1 80 165 ardoises éviers dalles ardoises éviers dalles ) mille.. — 2) pièces. — 3) mètres carrés.</p>\n<p class=\"lf-p\">7 . 803 195 1.299 8.488 32 Les prix de venta ont passé de 85 fr. à 105 fr. pour les ardoises, de 10 fr. à 15 fr. pour les éviers et de 10 fr. à 12,50 fr. pour les dalles. La majoration des prix de vente, assez considérable en apparence, est loin de compenser l'augmentation du prix de revient.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le nombre des ouvriers occupés est resté stationnaire. Dans les derniers temps, la maind'œuvre est très recherchée à des prix en hausse. Les difficultés auxquelles se heurte le recrutement de la main-d'œuvre se sont encore aggravées pendant la guerre, l'industrie métallurgique ayant attiré à elle un certain nombre d'ouvriers par l'appât des salaires plus élevés.</p>\n<p class=\"lf-p\">La production des ardoisières luxembourgeoises renseigne les chiffres suivants pour les cinq dernières années:</p>\n<p class=\"lf-p\">Dalles (m2) Éviers (pièces) Ardoises (mille) 807 355 193 195 200 6.054 3. 520 1.166 1.209 1.810 8.488 Le tableau suivant renseigne les importations d'ardoises dans le Grand-Duché pendant la même période:</p>\n<p class=\"lf-p\">1913 1914 1916 1916 1917 28.072 14.010 12.339 7.803 Ardoises 1913 1914 1915 1916 1917 elges t. 5.871 2.793 1.208 1.375 311 Ardoise françaises 1, 450 274 100 Faïencerie, La production de la faïencerie de Septfontaines en articles de ménage, carreaux de revêtement et pièces d'architecture a dépassé celle de l'année précédente: elle a atteint 125.000 kg. La hausse ininterrompue des matières premières ainsi que l'augmentation continuelle des salaires ont amené une augmentation correspondante des prix de revient qui s'est traduite par une majoration des prix de vente. La faïencerie n'a pas pu satisfaire les demandes des acheteurs. Au point de vue des débouchés il n'y a pas de modification à signaler: la majeure partie de la production a été écoulée en Allemagne, dans les pays Scandinaves, en Hollande et en Autriche.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les difficultés des approvisionnements vont eu augmentant en même temps que les prix pratiqués s'exaspèrent. Certaines matières premières ont disparu du marché.</p>\n<p class=\"lf-p\">La faïencerie a occupé régulièrement 230 ouvriers en moyenne à des salaires en forte augmentation. Le recrutement de la main-d'œuvre rencontre de sérieuses difficultés. La pénurie de la main-d'œuvre apprise s'accentue toujours.</p>\n<p class=\"lf-p\">33 Mosaïques et dallages céramiques.</p>\n<p class=\"lf-p\">La production de l'usine de Wasserbillig est restée inférieure de 5 0 % à celle de l'année précédente, alors que l'allure des ventes ne s'est guère modifiée, Diverses causes ont contribué à ralentir la fabrication; parmi les principales nous citerons le manque de matières premières et en particulier celui de la houille. Les prix de revient, par suite du renchérissement considérable des matières premières, ont augmenté dans une forte mesure; pour certaines de ces matières la hausse a été de 100 à 150.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le nombre des ouvriers régulièrement occupés a varié de, 100 à, 110. Les prix de la maind'œuvre ont. continué leur progression en avant. Tandis que, d'un côté, les salaires n'ont pas cessé d'augmenter, le rendement de l'ouvrier, d'un autre, côté, a diminué de 50 à 00 % depuis 1914.</p>\n<p class=\"lf-p\">Industrie des ciments.</p>\n<p class=\"lf-p\">La hausse de toutes les matières premières et des charbons ainsi que des salaires s'est .encore accentuée, provoquant, une augmentation considérable des prix de revient et de vente.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les deux usines de la, Compagnie générale des Ciments ont été en activité pendant toute l'année: à Dommeldange, pour le broyage des scories pour engrais et la fabrication de briques de laitier, à Rumelange, pour la fabrication du ciment.</p>\n<p class=\"lf-p\">Aux deux usines la production a été un peu plus forte que l'année précédente, mais les expéditions ont été parfois enrayées par suite des nombreuses difficultés de transport, fermeture à, différentes reprises de diverses gares on réseaux de chemin de fer, etc. Depuis le 16 octobre 1917, l'Allemagne a empêché l'importation de nos ciments en refusant le matériel nécessaire pour les expéditions vers l'Allemagne, La Société des ciments d'Esch renseigne une production pareille à celle de l'année précédente.</p>\n<p class=\"lf-p\">La. fabrication a été ralentie surtout par la pénurie de main-dœuvre qui se manifestait dès le printemps. La société a occupé régulièrement 90 ouvriers. Les conditions difficiles de l'alimentation ont influencé d'une façon défavorables lus aptitudes des ouvriers.</p>\n<p class=\"lf-p\">Briqueterie mécanique.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'exercice 1917 a été en léger, progrès sur l'année précédente. Par suite de l'épuisement des stocks, le prix de la brique est monté de 100% dans le courant de Tannée. Malgré cela, l'augmentation des prix des matières premières a été plus rapide encore: le prix du combustible au 1er janvier 1918, comparé à celui de l'année 1914 a sextuplé, la main-dœuvre a triplé; quant aux huiles et autres articles nécessaires, courroies, etc., leur valeur relative a atteint des niveaux fantastiques.</p>\n<p class=\"lf-p\">Comme contre-partie, le prix de la brique a à peine triplé.</p>\n<p class=\"lf-p\">La briqueterie de Bettembourg n'est adonnée depuis la fin de l'année 1916 à la fabrication des briques réfractaires.</p>\n<p class=\"lf-p\">La demande en briques de tous genres a été très forte, Mais comme les prix n'ont été sérieu- 5 34 sèment augmentée que dans la dernière moitié de l'exercice, la marche des affaires n'a guère été satisfaisante.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il a été expédié: en par les briquetefries de Bettembourg par la briqueterie de Mersch 1916 4.244.000 1.030.000 soit ensemble 5.274.000 en 1917 3.808.000 briques .</p>\n<p class=\"lf-p\">866.000 »</p>\n<p class=\"lf-p\">4.674.000 briques Tannerie.</p>\n<p class=\"lf-p\">Si, depuis le commencement de la guerre, la tannerie a dû réduire, d'année en année, sa production par suite du manque des matières premières, tant des peaux que des matières tannantes, surtout des tannants exotiques si appréciés par la fabrication moderne, la réduction a été particulièrement sensible on 1917. Cette industrie a occupé environ la moitié des ouvriers occupés en temps ordinaire à des prix très en hausse. Les autres ouvriers ont trouvé Facilement à s'employer.</p>\n<p class=\"lf-p\">La Tannerie du cuir idéal, à Wiltz, en vue de l'extension qu'elle projette de donner à sa fabrication, a augmenté ses moyens d'action pour procéder à l'agrandissement de ses installations.</p>\n<p class=\"lf-p\">La centralisation des peaux de gros bétail par l'Office d'achat et de répartition a commencé au mois de juin 1916 en exécution du droit de préemption lui délégué par l'arrêté du 20 mai; la centralisation des peaux de veaux se fait depuis le mois de novembre de la même année en vertu de l'arrêté du 18 novembre ordonnant la saisie des peaux des bovidés.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'Office renseigne les mouvements suivants jusqu'à fin 1917:</p>\n<p class=\"lf-p\">1916 1917 ensemble 27.463 Entrées de peaux de gros bétail .</p>\n<p class=\"lf-p\">20.547 6916 30968 32.594 1626 de veaux de chevaux et de poulains 327 327 308 308 de moutons et d'agneaux de chèvres et de chevreaux 334 334 La tannerie a livré à l'Office pendant celle période: 148.683 kg. cuir semelle, 24.691 kg. cuir empeigne, 17.331 pieds carrés rindbox, 17.671 pieds carrés boxcalf, 741 kg, courroies de transmission et 1587 kg, cuir avivé.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'Office a réparti en 1916 pour la fabrication des chaussures 24.816 kg, cuir semelle et 4148 kg, cuir empeigne, et en 1917, 106.797 kg. cuir semelle, 17.629 kg. cuir empeigne et 12,549 pieds carrés rindbox et boxcalf.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ganterie.</p>\n<p class=\"lf-p\">La situation de l'industrie gantière, loin de n'améliorer, n'a fait qu'empirer en 1917. Malgré les démarches pressantes et les instances continuelles de nos fabricants, l'Allemagne se refuse de leur céder les peaux nécessaires à la fabrication ainsi que diverses matières premières. La con- 35 séquence en est le chômage presque complet de nos fabriques, conduisant vers une ruine inévitable une industrie jadis si florissante.</p>\n<p class=\"lf-p\">Depuis de longues années les fabricants luxembourgeois s'approvisionnent en Allemagne, des peaux nécessaires à la fabrication des gants. Aujourd'hui, l'Allemagne interdit la sortie des peaux vers le Grand-Duché, lequel l'ait cependant partie du Zollverein, sous prétexte d'en avoir besoin elle-même. Notre industrie est coupée ainsi de sa base d'approvisionnement. l'industrie gantière, l'une des plus anciennes du pays, et qui occupait, avant la guerre environ 2500 personnes, se, trouve réduite à 1 ½ % de sa production d'autrefois. Cette situation, amenée par le refus de l'Allemagne de nous fournir la matière première, a eu une répercussion douloureuse sur le personnel qui se voit privé de travail. .'Peu à peu les ateliers se vident. Les mégissiers, teinturiers, coupeurs-gantiers et autres ouvriers occupés à la fabrication des gants, les couturière piqueuses, brodeuses et ouvrières occupées à des travaux accessoires doivent chercher à gagner leur vie ailleurs, Ceux des ouvriers dont les forces physiques le permettaient ont trouvé du travail dans différentes usines du pays, d'autres ont été forcés de s'expatrier et de se rendre, en Allemagne où l'on manque de bras. Si, d'un côté, l'Allemagne, en nous refusant la matière première indispensable, accule l'industrie gantière à une situation extrêmement difficile, dont elle ne se relèvera peut-être plus jamais, elle bénéficie, d'un autre côté, de cette même situation en attirant à elle nos ouvriers.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ce sera, la ruine définitive, irrémédiable de cette industrie si nos pouvoirs ne s'en mêlent et ne protestent contre ce traitement injuste.</p>\n<p class=\"lf-p\">A ces difficultés viennent s'en ajouter d'autres qui proviennent indirectement de l'occupation militaire du pays. L'industrie gantière se heurte partout à des obstacles. Quand nos fabriques ont réussi à acheter des matières premières dans les pays neutres, comme p. ex. en Hollande, elles se voient refuser l'exportation sous prétexte que l'Angleterre s'oppose à laisser sortir la. marchandise, le Grand-Duché étant occupé par les troupes allemandes. Il en est de même des créances importantes sur les clients d'outre-mer qui restent en souffrance depuis le commencement de la guerre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Écorces à tan. ha récolte de 1917, qui s'est effectuée dans d'excellentes conditions, a fourni de belles écorces, mais sans dépasser, au point de vue des quantités, celle de l'année précédente. Vers la fin de l'été, les stocks de la récolte de 1916 étaient à peu près épuisés. Néanmoins, l'écorçage à la vapeur a été peu pratiqué en, 1917, les disponibilités en bonnes écorces suffisant largement pour couvrir les besoins du pays. Les exportations ont conservé une allure très active. Le coût de l'écorçage, par suite du renchérissement de la main-d'œuvre, a fortement augmenté.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les prix, qui s'étaient fixés au début de la nouvelle récolte aux environs de 8 fr. la botte de 26 kg., s'avancèrent, sous la poussée des fortes demandes de l'étranger, à 14,50 fr. A la date du 17 novembre, le Gouvernement ordonna le recensement des écorces qui conduisit à un arrêt complet des transactions. Vers la fin de l'année, après s'être orienté sur l'importance des stocks disponibles dans le pays, il ordonna la saisie, au prix de 12,50 fr. la botte, d'un sixième den disponibilités pour assurer, jusqu'à la nouvelle récolte, les besoins d'écorces pour le tannage des peaux 36 saisie par l'État. Quoique les cinq sixièmes restants des stocks aient été laissés à la libre disposition du commerce, les transactions n'ont plus guère d'entrain depuis. Les prix sont restés stationnaires à 12,50—13 fr, la botte.</p>\n<p class=\"lf-p\">Depuis la fin de l'année, d'assez fortes quantités de bois de chêne avec l'écorce adhérente sont achetées par la tannerie.</p>\n<p class=\"lf-p\">Industrie textile.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'année 1917 n'a fait que continuer la situation si difficile de l'année précédentes Privée de ses approvisionnements tant en laines qu'en cotons, l'industrie textile, extrêmement réduite déjà à la fin de l'année 1916, marque un nouveau recul très considérable.</p>\n<p class=\"lf-p\">En dehors de la draperie, qui a travaillé avec des prix de revient et de vente plus élevés, mais avec une diminution du volume de sa production de 48 % comparativement à l'année précédente, les diverses branches de l'industrie textile ont été condamnées à un chômage forcé par suite du manque des matières premières. Ainsi la fabrication des tricots, des velours et des articles mi-laine, et coton n'a pas encore été reprise.</p>\n<p class=\"lf-p\">La quantité minime de laine de mégisserie que la draperie a pu se procurer en Allemagne au commencement de l'année avait atteint des prix exorbitants. Depuis, elle travaille surtout des chiffons effilochés qui lui sont fournis par l'intermédiaire du Gouvernement avec une quantité restreinte de laine. La draperie a occupé 214 ouvriers à des salaires en hausse continuelle.</p>\n<p class=\"lf-p\">Au mois de juin 1917, la question de l'habillement prenait un caractère alarmant. L'État procéda alors à la confiscation des laines du pays ainsi que des déchets de laines et de cotons et entra en pourparlers avec les différents fabricants pour s'assurer toute la, production de tissus.</p>\n<p class=\"lf-p\">Des achats importants de laines importées permettaient d'augmenter sérieusement la fabrication.</p>\n<p class=\"lf-p\">C'est ainsi que les draperies de Schleifmühl, de Larochette et d'Esch-s.-Sûre ont pu fabriquer de grandes quantités d'étoffes qui ont été vendues par l'Office des tissus à partir du 1er novembre 1917 contre bons d'achat délivrés par les communes. \" Cet Office, qui a été créé pour les classes ouvrières et peu aisées, a pris un grand développement et fonctionne bien. Les stocks de matières premières disponibles au 1er janvier 1918 permettront de continuer la fabrication pendant un temps assez long et il est possible que l'Office des tissus réussira à vaincre les grandes difficultés qui existaient lors de sa création.</p>\n<p class=\"lf-p\">Commerce des, chiffons. Pendant les premiers temps de la guerre, le commerce des chiffons, drilles et déchets des textiles conservait son allure. Les prix ne s'orientaient que lentement vers la hausse, Cette situation se prolongeait jusqu'à l'époque où l'Allemagne décréta la saisie des chiffons en fixant des prix maxima, et dès lors, il fut longtemps impossible d'obtenir sur le marché allemand des prix supérieurs aux nôtres. En 1916, la possibilité se présentait de relever notablement les cours permettant ainsi de porter au sextuple les prix accordés aux marchands et d'augmenter les salaires des ouvrières. Les besoins de l'intérieur ont pu être couverts très facilement, même dans les temps où les exportations étaient encore considérables.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cette situation changea dans la suite. La pénurie des étoffes devenant toujours plus sensible et les matières premières faisant défaut, le travail des chiffons s'imposait. Le Gouvernement créa 37 une centrale pour les chiffons qui prit la suite des affaires de la maison E. &amp; Eug. Salomon. La direction fut confiée à cette firme de sorte que l'organisation du commerce des chiffons ne subit aucune interruption. La centrale fut créée au mois de mars 1917. Les prix maxima des chiffons fixés à l'origine à 60 fr. les % kg., ont été portés dans la suite à 70 fr. La centrale est chargée également de l'acquisition des laines et déchets saisis par l'État.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il est vrai que les acquisitions de chiffons sont peu importantes en comparaison des quantités livrées avant la guerre. Néanmoins, les quantités fournies aux draperies sont toujours assez considérables. Le fonctionnement de la centrale est satisfaisant.</p>\n<p class=\"lf-p\">Industrie du vêtement.</p>\n<p class=\"lf-p\">A partir du mois d'octobre 1917 les ateliers de confection ont été fortement occupés par des commandes importantes pour le compte de l'Office des tissus. Par suite d'achats considérables de toiles, de grandes quantités ont été teintes dans les teintureries de Mühlenbach, Larochette et Luxembourg-gare pour être confectionnées ensuite en costumes d'ouvriers, tabliers et chemises.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ces articles sont revendus par l'Office des tissus. On a trouvé ainsi une solution heureuse de la question de l'habillement pour les ouvriers et les classes peu aisées.</p>\n<p class=\"lf-p\">Brasserie.</p>\n<p class=\"lf-p\">D'après les renseignements statistiques fournis par .l'Administration des accises, la quantité de malt employée pendant, les quatre derniers exercices à la fabrication de la bière s'est, élevée: kg. 5.517.375 pour la période, du 1er oct. 1913 au 1er oct, 1914 à 1915 à 3.829.122 1914 2.020.970 1915 1916 à.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">372.</span>600 1017 à 1916 L'État a perçu de ce chef en droits d'accise: fr. 478.202 pour l'exercice 1913/14 304.912 1914/15 137.586 1915/16 1916/17 20.215 La production présumée a été: hl. 307.795 eu 1913/14 de 210.602 en 1914/15 de 127.390 eu 1915/16 de en .1916/17 (bière et boissons similaires « Bierersatz) d'environ 85.000 hl.</div>\n<p class=\"lf-p\">De ces tableaux comparatifs il résulte que l'allure ni défavorable de la. brasserie, loin de s'améliorer, s'est même fortement accentuée en 1917.</p>\n<p class=\"lf-p\">La guerre continue d'exercer une influence, déprimante sur cette industrie, et la campagne, 38 1917/18 ne s'est pas ouverte sous des auspices plus encourageants. A l'heure actuelle, les affaires de la brasserie luxembourgeoise., parsuite, de la pénurie des matières premières ainsi que de la, crise économique que nous traversons, sont presque nulles, et c'est seulement au prix de grands sacrifices que cette industrie parvient à continuer la fabrication, et à occuper son personnel.</p>\n<p class=\"lf-p\">La main-d'œuvre dans la brasserie a atteint des niveaux très élevés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Distillerie.</p>\n<p class=\"lf-p\">Au cours de la campagne 1916/1.7, 12 distilleries agricoles ouf travaillé 540.000) kg. de betteraves.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le nombre des établissements travaillant des .fruits, pépins, lies de vin et marcs de raisin est descendu de 1095 à 800. Ces établissements ont employé les quantités suivantes de matières preen 1914/15. en 1915/16. ou 1916/17. hl. 18.281 hl.</p>\n<p class=\"lf-p\">580 hl. 30.472 fruits à noyaux 24.658 2.909 7.618 fruits à pépins 6.649 27.617 14.890 marcs de fruits à pépins 580 1 .458 518 lies de vin 6.300 33.754 6.180 marcs de raisin Les droits d'accise payés à l'État se sont élevés à 104.070 mk., les droits d'exploitation à 195 mk contre respectivement 94.989 mk. et 68 mk. pour la. campagne 1915/16 Industrie des tabacs.</p>\n<p class=\"lf-p\">La production de 1917 pont être estimée à 330 000 kg. de tabacs à fumer, cigares et cigarettes, soit environ un cinquième de la production normale avant la guerre. Par suite de la pénurie des matières premières ainsi, que du charbon et des articles accessoires, comme les papiers, caisses, etc., et aussi du renchérissement considérable de la main -d'œuvre, les prix de production et de vente ont subi de fortes hausses.</p>\n<p class=\"lf-p\">Comme la production' nationale, A, l'heure actuelle, est loin de suffire aux besoins de la consommation intérieure, les ventes à l'étranger ont cessé. Les fabricants ont réservé leurs disponibi.lites. aux consommateurs du pays. Certaines fabriques ont même été réduites au chômage par le manque de matières premières.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les prix des tabacs bruts, tant ceux des tabacs indigènes sur les marchés allemands que ceux des tabacs exotiques sur les marchés hollandais, les seuls marchés étrangers qui nous soient encore accessibles, continuent leur progression ascendante. Les tabacs exotiques ont atteint en Hollande des prix qui exagérés par le cours élevé du florin, les droits de douane et le droit (…) de 40 %, en rendent l'emploi impossible pour la coupe pour n'en permettre l'emploi que pour la fabrication, des cigares et des cigarettes à des prix de vente fort élevés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les causés de la pénurie et de la cherté des tabacs bruts sont diverses. Si, d'une part, la récolte de l'Allemagne ne suffit pas aux besoins de ce pays, les importations de Hollande, d'autre part, 39 sont très réduites par suite des difficultés de la navigation au point qu'en. 1917 à peine la moitié de la récolte de Java et de Sumatra, et très peu de tabacs d'autres pays d'outre-mer ont pu arriver eu Hollande. Ce pays a pris des mesures pour réserver aux fabriques nationales les quantités nécessaires à des prix raisonnables; le surplus est contrôlé on majeure partie par le Nederlandsche Overzee-Trust (N. O. T.) en sorte que des quantités restreintes seulement restent disponibles pour l'Allemagne et les pays neutres.</p>\n<p class=\"lf-p\">Une conséquence nécessaire du recul de la production a été la diminution progressive du nombre des ouvriers occupés et des heures de travail. .Les fabricants ont assuré à leur personnel une rétribution suffisante pour lui permettre de l'aire face aux exigences nouvelles, de la vie.</p>\n<p class=\"lf-p\">La situation de l'industrie des tabacs devient de plus en plus désolante. Cette industrie est sous la dépendance des autorités allemandes qui ont saisi la récolte des tabacs. A la suite de l'intervention du Gouvernement grand-ducal l'Allemagne nous a acordé en 1917 une quantité de 280.000 kg. de tabac brut du Palatinat de la récolte de 1916, lesquels ont été répartis proportionnellement entre les usines qui, avant 1915, employaient du tabac du Palatinat. Trois fabriques, qui n'étaient pas dans ce cas, ont été exclues de la répartition. Ces 280.000 kg. représentent à peu près le quart des achats annuels de nos fabriques en temps normal.</p>\n<p class=\"lf-p\">A la suite des nombreuses démarches auprès des autorités allemandes nos fabriques ont obtenu enfin l'autorisation d'acheter des tabacs bruts sur Jos marchés hollandais; toutefois, elles sont obligées, en cas d'achat., de requérir l'autorisation de la «Tabakhandelsgesellschaft von 1916, à Brème, pour recevoir l'autorisation de transit laquelle n'ouï accordée que pour des quantités en proportion, avec les contingents fixés par la Société. Par rapport au contingent, les fabriques luxembourgeoises sont traitées sur le même, pied que les fabriques allemandes, c'est-à-dire que leur contingent est proportionné au contingent que celles-ci sont autorisées à travailler pour la consommation de la population civile.</p>\n<p class=\"lf-p\">A ces difficultés viennent s'ajouter celles dont s'entoure l'obtention du permis de sortie de Hollande. Ce permis n'est délivré que pour certains lots non frappés par le contrôle du Nederlaudsche Overzee-Trust.</p>\n<p class=\"lf-p\">Imprimerie.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'imprimerie a été bien occupée, grâce surtout aux importantes commandes d'imprimés nécessaires au service de ravitaillement par l'État,Les communes et les divers offices d'achat et de répartition, A certains moments même, la main-d'œuvre ordinaire devenait insuffisante Le renchérissement des papiers de tous genres a pris, en 1917, une allure désordonnée en même temps que les difficultés de non approvisionnements sur le marché allemand s'accentuaient. LES prix des papiers courants à écrire ont septuplé alors que leur qualité, par suite de la raréfaction des chiffons et déchets de textiles, a considérablement baissé. Comme la. fabrication des papiers à lettres, de fantaisie et de luxe a complètement cessé, le commerce ne borne à écouler les stocks disponibles qui s'épuisent rapidement, La pénurie des papiers provient surtout de l'emploi considérable qui. ont. t'ait des fils de papier dans l'industrie textile.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les salaires ont cherché à s'adapter dans la mesure du possible aux conditions nouvelles de 40 l'existence. On se rappelle que l'indemnité de renchérissement, accordée vers la fin de l'année précédente au personnel des imprimeries, avait été portée au double à partir du 1er mai 1917.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans la suite, ce relèvement des salaires fut reconnu insuffisant pour compenser l'exagération du coût de la vie. Au mois de novembre, il fut décidé de proroger provisoirement pour 1918 le tarif qui expirait au 31 décembre 1917, mais, eu égard au renchérissement exceptionnel, les salaires existants furent majorés, à partir du 15 novembre, de 1 fr. par jour avec maintien du régime des indemnités de renchérissement. Une nouvelle amélioration est devenue nécessaire depuis, le coût de la vie ne cessant d'augmenter. Le personnel des imprimeries, lié par le contrait, de tarif, travaillait toujours dans des conditions moins avantageuses que les hommes de journée libres d'augmenter leurs prétentions à leur plein gré. A partir du 1 e r mars 1918, l'indemnité de renchérissement a été portée au double: elle est de 60 fr. par mois pour les ouvriers mariés, avec, en plus, 5 fr. pour chaque enfant au-dessous de 16 ans, et de 40 fr. pour les célibataires.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le renchérissement continu des papiers et de toutes les matières accessoires de l'imprimerie, couleurs, huiles, articles à nettoyer, etc., lesquels ne s'obtiennent d'ailleurs que très difficilement, ainsi que l'augmentation des frais généraux et des salaires, le relèvement de tous les éléments constitutifs du prix de revient en un mot, a eu pour corollaire la nouvelle hausse des prix facturés qui a été décrétée au mois de novembre 1917.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le journal se voit aux prises avec des embarras de toutes sortes qui vont sans cosse croissant.</p>\n<p class=\"lf-p\">Aux difficultés créées par le rationnement des papiers en Allemagne et exaspérées par les formalités dont s'entourent les exportations, viennent s'ajouter les prix exorbitants facturés pour les papiers d'impression aux éditeurs Luxembourgeois qui sont traités sur le même pied que les étrangers.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les prix imposés à nos éditeurs sont des prix d'exportation, alors qu'en Allemagne les différents gouvernements supportant encore une partie du surplus du coût du papier. Ainsi nos éditeurs sont en mauvaise posture vis-à-vis de la concurrence allemande. Pour compenser l'augmentation du prix de revient, ils se sont vus forcés de relever le prix des abonnements de 0,50 fr, par trimestre et de majorer surtout le tarif des annonces.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le livre ne donne guère. Le travail reste limité par continuation à la réimpression des manuels classiques indispensables et à quelques brochures d'auteurs.</p>\n<p class=\"lf-p\">La papeterie de Manternach est forcée de chômer depuis le commencement de la guerre par suite du manque des matières premières.</p>\n<p class=\"lf-p\">Horticulture La situation de l'horticulture, celle de la culture des rosiers surtout, s'est encore aggravée depuis 1916. L'interdiction de l'entrée des rosiers dans les pays qui formaient nos débouchés ayant été maintenue, les exportations ont été nulles. La floriculture, par contre, a été prospère. L'arboriculture aurait pu fournir de bons résultats si les porte-greffes, article que les pays étrangers nous fournissent, n'avaient manqué pour ainsi dire complètement, Les frais généraux de l'horticulture augmentent d'année en année par suite de la hausse considérable des salaires des ouvriers, des prix des engrais et des fermages. Ces frais sont nécessités par la conservation des cultures en prévision des temps meilleurs.</p>\n<p class=\"lf-p\">41 La culture maraîchère, malgré la pénurie des semences et engrais, a bien pu fournir le marché.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ses produits ont trouvé un placement, facile, les légumes étant restés en dehors du régime du rationnement officiel. Cependant les prix des pays limitrophes n'ont guère été dépassés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Conserves de légumes.</p>\n<p class=\"lf-p\">La production de l' établissement de Beaufort n'a pas sensiblement, varié pas rapport à, l'année précédente; elle a été de 54.000 litres environ. La fabrication a été gênée par la pénurie de la maind'œuvre, les ouvrières flamandes faisant défaut, et aussi par un changement de culture qui a restreint la surface ensemencée en légumineuses. Toute la production a été vendue dans le Grand-Duché, mais elle est restée au-dessous des besoins du pays.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les prix de vente ont subi une hausse. L'augmentation des prix résulte, d'une part, du la forte demande de la consommation, et d'autre part, du renchérissement de toutes les matières nécessaires à cette industrie, houille, emballages, soudures, etc., ainsi que de la main-d'œuvre. Les matières pour la fabrication des boîtes à conserves ne sont plus offertes dans le commerce. Il n'a donc été possible de continuer la fabrication que grâce aux approvisionnements qui avaient été faits en 1916.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le nombre des ouvriers régulièrement occupés varie de 100 à 110. Les prix de la main-d'œuvre, ont continué leur progression en avant. Tandis que, d'un coté, les salaires n'ont pas cessé d'augmenter, Je rendement de l'ouvrier, d'un autre côté, a diminué de 50 à 60% depuis le commencement de la guerre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Meunerie, Si le rendement des deux dernières récoltes est en forte diminution par rapport à l'année.</p>\n<p class=\"lf-p\">1915, le déficit de 1917 est particulièrement sensible. Le rendement des trois dernières reçoit en peut être évalué comme suit:</p>\n<p class=\"lf-p\">Froment Seigle Méteil Recolle 1915 Récolte 1916 ( Quintaux métrique ) Récolte 1917 144.715 126.120 181. 063 117.915 110.662 132.237 1.05,600 74.250 85,250 360.814 451.898 Ensemble ...</p>\n<p class=\"lf-p\">265.100.</p>\n<p class=\"lf-p\">Au mois de septembre, c'eut -à-dire au début de la quatrième minée de guerre, l ' État passa un nouveau contrat de mouture avec 19 des plus importantes meuneries pour travailler le blé de la dernière récolte. Il payait aux cultivateurs 42 fr. pour le froment et 37 fr. pour le seigle avec, des prix intermédiaires pour le méteil suivant la proportion de froment entrant dans le mélange.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ces prix sont donc supérieurs de 6 fr. à ceux de l'année précédente.</p>\n<p class=\"lf-p\">Comme la dernière récolle était, loin de susuffireaux besoins du pays, la. population aurait manqué de pain pendant plusieurs mois si l'Allemagne ne nous était pas venue en aide avec 322 wagons c 42 de farine. La farine, allemande était tirée à 94%, c'est-à-dire que tous les sons gros et fins y étaient mélangés,finement moulus. Au commencement, nos blés n'avaient été tirés qu'à, 84 % de farine, mais quand nous devions recourir à, l'Allemagne pour compléter notre ravitaillement insuffisant, celle-ci exigea que le reste de notre récolte fût. tiré également à 94 %. Si, au lieu de farine, l'Allemagne nous avait fourni du blé, notre meunerie aurait, pu continuer à travailler au lieu d'être obligée ainsi à chômer pendant, plusieurs mois.</p>\n<p class=\"lf-p\">Beaucoup d'articles dont la meunerie fait une grande consommation, tels que ficelles, lanières, huiles, brosses, etc., mais spécialement les gros fils servant à raccommoder les sacs, faisaient presque complètement défaut. Les sacs ayant déjà servi, qui, avant la guerre, valaient 1,25-1,50 fr., se payaient couramment 12 à 12,50 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">Malgré la forte augmentation des salaires, qui atteignait jusqu'à 7 5 % , Je recrutement des ouvriers meuniers était, assez difficile. D'autres branches d' industrie attirent à elles la main-d'œuvre disponible par l'appât des salaires plus élevés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Viticulture et commerce des vins,1) Les auspices sous lesquels l'année 1917 a été inaugurée n'ont pas été des plus encourageants.</p>\n<p class=\"lf-p\">À la suite de l'intense apparition du mildew en 1916, l' aoûtement des sarments avait laissé à désirer. Il était donc à craindre que le froid rigoureux de l'hiver n'eût porté préjudice au bois et aux bourgeons. Heureusement ces appréhensions étaient exagérées, Grâce à la température extrêmement favorable, du mois de mai et de la première moitié de juin, la végétation de la vigne faisait de rapides progrès et marquait même vers la mi-juin une avance très sensible sur des années moyennes. La floraison put s'accomplir dans des conditions des plus avantageuses.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les chances pour une récolte abondante eussent donc été excellentes sans l'apparition dm parasites de la vigne qui, dans quelques régions, ont causé des ravagée notables, L ' attelabe (le cigareur) qui, pendant une série d'aimées, avait fait parler peu d' elle, s'abattait sur le vignoble avec un tel acharnement que le Gouvernement s'est; vu forcé de décréter la destruction obligatoire de l'insecte et des feuilles roulées. Mais c'est notamment le mildew qui a sévi par endroits avec, une rigueur excessive. Ce qui aggravait le mal, c'est que les anticryptogamiques manquaient au début de la campagne. Les premiers wagons de sulfate de cuivre que l'Allemagne s'était engagée à fournir en échange de vieux cuivre et de laiton arrivaient- en effet seulement, après que la période du premier traitement était déjà passée, et que donc le parasite avait pu causer de très sérieux dégâts. L'oidium et la cochylis, deux hôtes aussi importuns que fréquents dans les vignes, se montraient assez cléments.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans les côtes exposées au soleil où le développement des raisins n'a pas été entravé par des maladies ou des intempéries on put, au commencement d'août, rencontrer des grappes dont les grains commençaient à mûrir. La véraison faisait de rapides progrès, mais malheureusement la pourriture, qui s'attaquait aux raisins, s'annonçait dans de nombreuses vignes d'un pas non moins leste. Inquiétés par les proportions effrayantes que prenait dans certains endroits ce phénomène, 1 ) Rapport présenté par la Commission de Viticulture.</p>\n<p class=\"lf-p\">43 les vignerons hâtaient la cueillette qui, dans quelques localités, commençait déjà vers le 20 septembre pour devenir générale vers la fin dudit mois et au commencement d'octobre. La qualité des raisins présentait des variations importantes déterminées par la situation et l'état des vignes ainsi que par l'époque des vendanges. Somme toute cependant « le 1917 » peut être classé parmi les bons crus de notre Moselle. L'acidité variait entre 9.4 et 16.1 ‰ ; les degrés d' œchsle oscillaient entre 45 et 93. Une statistique dressée par le président de la Commission de viticulture renseigne une récolte minima de 8500 foudres de 1000 litres.</p>\n<p class=\"lf-p\">A l'ouverture de la campagne, le marché n'a pas été très animé; ce calme provenait d'une part des mesures restrictives ordonnées par le Gouvernement au sujet de l'exportation des vins, d'autre part des prix élevés demandés par les propriétaires. Néanmoins les cours se maintenaient fermes et accusent à, présent une forte tendance à la, hausse. Les vins ordinaires dont le prix a été de 3750 fr. en automne, sont cotés actuellement, (fin mai) 6000 fr. Les crus de marque atteignent des p r i x encore bien supérieurs.</p>\n<p class=\"lf-p\">Vins de Champagne.</p>\n<p class=\"lf-p\">E. Mercier et Oie, succursale de, Luxembourg.</p>\n<p class=\"lf-p\">La succursale reste, fermée par ordre de la maison d' Épernay.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'exploitation des oseraies de Kopstal continue; tout Je personnel est maintenu. Depuis quelque temps, Je prix des osiers a haussé sensiblement; par contre, les frais de culture ont augmenté en proportion. Dans le courant de l'année dernière, le salaire moyen des femmes a passé de 2,75 fr. à 4,25 fr., celui des ouvriers de 4,50 fr. à, 5,50-6,50 fr. Le prix du blanchissage a doublé: il est de 0,20 fr. par kg pour les osiers de luxe et de 0,10 fr. [tour les osiers de grouse taille.</p>\n<p class=\"lf-p\">Industrie du gaz.</p>\n<p class=\"lf-p\">Service du gaz de la ville de Luxembourg, — Marché des combustibles.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'année 1917 fut néfaste pour le service du gaz,. Les contrariétés les plus variées se succédaient eu série ininterrompue.</p>\n<p class=\"lf-p\">Une première grève des ouvriers gaziers éclata au début de janvier: sans mine en demeure, sans même préciser leurs revendications, les ouvriers refusèrent de reprendre Je travail. Cette attitudes intransigeante leur avait été imposée pur le syndicat des ouvriers en vue d'appuyer les ouvriers du, servies; électrique qui avaient formulé certaines exigences , mais refusaient d' attendre le délai moral de trois jours, jusqu'à la prochaine séance du conseil communal. La grève dura trois jours.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les premiers mois de l'année 1917 se distinguaient par un froid excessif. Les chantiers s'épuisaient à vue d' œil alors que les transports se 'compliquaient de jour en jour, La navigation fluviale, fut arrêtée subitement par les fortes gelées, les expéditions par rail étaient interrompues par suite des transports militaires. Ces difficultés se répercutaient sur le marché des combustibles, et en particulier sur les expéditions des houilles à gaz qui baissaient pendant tout, l'hiver. Les réserves 44 diminuaient et comme le désarroi du marché persistait, il. fallait envisager l'éventualité de l'épuisement définitif des provisions. Au commencement du mois de mai, l'usine resta fermée plusieurs jours par suite du manque de charbon. La situation restait très précaire et du mois de juin jusqu'à novembre le gaz resta fermé de 1 à 5 heures de l' après-midi.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cette mesure représentait une économie moyenne de 1000 m3 par jour. Elle eut pour conséquences de nombreux dérangements du réseau. Le public, par malveillance ou oubli, laissait les robinets ouverts; l'air pénétrait dans le réseau empêchant la libre circulation du gaz, mais des explosions ne se sont produites mille part. Dans ces conditions, l'éclairage public fut réduit au strict nécessaire à cause de la pénurie du gaz et du danger des aviateurs, Par suite du manque de combustible et de luminaire, l'emploi du gaz se généralisait néanmoins.</p>\n<p class=\"lf-p\">La production s'est élevée à 3.138.200 m3 provenant de la distillation de 11.682.470 kg. de charbon, soit un rendement de 26,86 m3 par % kg. de charbon. La diminution constante du rendement ne peut surprendre eu égard aux difficultés par lesquelles a passe le service du gaz. Toutefois, la cause essentielle réside dans la qualité du charbon qui va toujours en diminuant. En présence de la pénible nécessité de devoir arrêter la fabrication, on ne discutait plus sur les qualités.</p>\n<p class=\"lf-p\">A côté du rendement insuffisant, le prix du charbon l'orme un objet de constantes préoccupations. Le tableau suivant donne un aperçu du mouvement des prix des charbons à gaz pris au charbonnage:</p>\n<p class=\"lf-p\">1908 1909 1910 1911 1912 mk. 16,00 15,60 15,60 14,30 14,30 1913.</p>\n<p class=\"lf-p\">1914.</p>\n<p class=\"lf-p\">1915.</p>\n<p class=\"lf-p\">1916.</p>\n<p class=\"lf-p\">1917. mk.</p>\n<p class=\"lf-p\">14,30 15,30 17,50 18,50 36,15 Plus encore que les prix, le désordre du marche; était. inquiétant. Le prix ci-dessus ne donne qu' une moyenne des prix de 32 mk., 44 mk. et 58 mk. qui. ont été payés pour différents marchés, à la même époque et au même endroit, Un marché exceptionnellement onéreux a même été conclu au mois d'octobre à raison de 75 mk. en port de Mannheim. Pour assurer l' approvisionnement de la population, on achetait à tout prix et les détenteurs exploitaient, sans vergogne cette situation.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le résultat commercial de l'exploitation aurait été des plus défavorable sans les prix inouïs des sous-produits,, surtout du goudron, qui, en s' élevant à 35 fr. les % kg., permît de balancer le bilan avec un bénéfice de 34.892 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans la vente du coke l'administration municipale se laissait guider surtout par des considérations d'ordre social, tenant les prix à un niveau modéré en comparaison de ceux qui étaient généralement pratiqués; la population de la ville était servie à raison de 50 fr. par tonne, alors que les usines exploitées par les Compagnies privées se maintenaient à. 87,50 fr. Mais la question du prix était d'ordre plutôt secondaire; celle de la répartition équitable des quantités disponibles restait prédominante. Des marchés pour la durée de la saison ne furent pas acceptés et, les livraisons restaient limitées à 500 kg. L'usine à gaz a fourni ainsi 2090 tonnes aux habitants de la ville. Comme cette quantité n'était pas suffisante, la répartition à été complétée par une ration de 50 kg. par semaine aux ménages peu aisés, La répartition s'est élevée ainsi à 2450 tonnes qui ont été livrées au prix de 4 fr. les % kg. pris à l'usine.</p>\n<p class=\"lf-p\">45 Les premiers symptômes de la pénurie des combustibles se manifestaient vers la fin de l'année 1916. L'administration municipale, bien, avisée, réussit à conclure avant la période des grands froids un marché avec les charbonnages d' Eschweiler, s'assurant ainsi une provision de charbon qui la mit eu mesure- de distribuer pondant la période la plus difficile de l'hiver environ 165 wagons.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le prix d'achat au charbonnage était de 3,40 fr. en moyenne; le prix de vente, fixé à 6 fr., se rapprochait du prix pratiqué par le commerce Ce prix, on évitant une concurrence trop acharnée, exerçait toujours un effet modérateur sur celui-ci. Cette régie improvisée rapportait à la ville un bénéfice de 24.000 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">A la suite des difficultés de l'hiver 1916/17, le Gouvernement se chargea de l'approvisionnement du pays pour la saison 1917/18. Il acheta suivant ses prévisions et suivant lés offres qui lui étaient faites, des charbons de toute provenance: des maigres de la Sarre pour les batteuses mécaniques et la petite industrie, des gras de la Sarre pour les usines à gaz, des charbons de toute sorte des charbonnages d' Eschweiler et des briquettes « Union» pour les besoins des particuliers et du coke de hauts fourneaux pour le chauffage des bâtiments de l'Etat.</p>\n<p class=\"lf-p\">La ville de Luxembourg s'était réservée, 1100 tonnes à répartir entre les ménages peu aisés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Un bénéfice n'a pas été réalisé pendant cette campagne. Le chiffre d'affaires était de 90.000 fr., le prix d'achat de 6 fr. en moyenne et le prix de vente de 7 fr. les % kg. pris au chantier. Les quantités disponibles n'étaient pas trop considérables, mais comme l'hiver n'était pas particulièrement dur, elles suffisaient pour les besoins.</p>\n<p class=\"lf-p\">Industrie électrique.</p>\n<p class=\"lf-p\">Usine et tramways électriques de la ville de Luxembourg.</p>\n<p class=\"lf-p\">Tramways. — L'augmentation du trafic, déjà si forte en 1916, continua en .1917 d'une façon qu'on aurait crue impossible avant la guerre, et la surcharge du matériel roulant devient inquiétante. Le nombre des personnes transportées dépasse presque de 50% le chiffre de l'exercice précédent sur les lignes de la ville, et de 85 % sur le trajet Luxembourg-Dommeldange. Ce dernier résultat est dû surtout à l' introduction d' abonnements à prix réduit pour la ligne d' Eich, en novembre 1916. Sur le trajet Gare-Ville-Limpertsberg, ou a remplacé, à partir du 1er octobre 1916, les abonnements permettant un nombre illimité de courses par des carnets à coupons, et on ne délivra plus d' abonnements aux élèves dont le chemin à l'école est relativement court Ces mesures restrictives n'ont pourtant pan été suffisantes pour adapter le nombre des voyageurs au matériel roulant disponible.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quant aux raisons générales qui ont causé l ' accroissement du trafic, il faut citer : le manque de chaussures; les nombreux voyages d'approvisionnement en ville et en campagne; l'occupation au dehors de beaucoup d'ouvriers résidant en ville; l' enrichissement de certaines classes de la population de la ville et de celle qui fréquentent la ville.</p>\n<p class=\"lf-p\">Malgré l'énorme affluence de voyageurs, le bilan des tramways présente un déficit,, déterminé par les amortissements extraordinaires correspondants à l' usure anormale du matériel et par l' accroissement considérable des frais d' exploitation qui no sont pas contrebalancés par des élévations proportionnées du tarif.</p>\n<p class=\"lf-p\">46 Usine électrique. — En principe, l'application de l'énergie électrique pour éclairage et force motrice n'a pas subi de variations sensibles vis-à-vis de l'année 1916. La fourniture totale a légèrement augmenté, excepté à la gare centrale où l'accroissement s'est prononcé fortement.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'influence de l'heure d'été sur la consommation de courant d'éclairage n'a guère été sensible, tout comme en 1916.</p>\n<p class=\"lf-p\">À cause de l ' épuisement des réserves de matériel, le nombre des installations d' éclairage exécutées par l'Usine dans des maisons privées diminua considérablement. Il en est de même des travaux de ce genre que les entrepreneurs électriciens ont fournis on 1917, en se servant surtout des conducteurs de zinc, succédané du cuivre, conducteurs pourvus d'un isolement « de guerre».</p>\n<p class=\"lf-p\">Industrie des explosifs.</p>\n<p class=\"lf-p\">La fabrication des explosifs compte parmi les branches de notre activité industrielle qui, durant la guerre, ont rencontré le plus de difficultés pour maintenir tant soit peu leur production et occuper leur personnel. Cela provient du fait que les matières premières les plus essentielles étaient, avant la guerre, importées de l'étranger. Le nitrate de soude était importé du Chili et raffiné en Belgique, le nitrate d'ammoniaque de Norvège, le soufre d'Italie.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quand la guerre éclata, il était impossible de se fournir dans ces pays, et. à partir de l'épuisement des stocks emmaganisés, on était forcé de chômer. Les grandes fabriques de couleurs à base d'aniline en Allemagne ont créé tout de suite des installations pour la fabrication artificielle des nitrates telles qu'elles existaient depuis des années on Norvège;. d' autres fabriques ont créé des installations nouvelles pour extraire le soufre des pyrites, du plâtre et de la kiesérite d'après une méthode encore inconnue jusque là. Mais la mise on marche définitive de ces installations nouvelles demandait du temps et, en attendant, il, fallait se contenter des stocks qui se trouvaient encore en Allemagne et en Belgique et que les autorités allemandes avaient confisqués pour Ion répartir entre les industries dont la production avait le plus d'importance pour les besoins de la guerre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Naturellement, les fabriques d'explosifs qui fournissaient des munitions pour l'armée recevaient la grosse part tandis que les fabriques du Grand-Duché, qui no produisent que de la poudre de mine pour les besoins industriels, devaient se contenter d'un modeste contingent. Non seulement, les arrivages étaient de peu d'importance; ils étaient irréguliers aussi, de sorte que nos établissements étaient périodiquement forcés de chômer.</p>\n<p class=\"lf-p\">En 191,5, la poudrerie a été forcée de chômer pendant 5 à 10 Jours par mois, tandis que le travail dans la fabrique d'explosifs de sûreté était limité à 62 jours par an. La situation s'est sensiblement améliorée en 1916. La poudrerie a pu travailler régulièrement pendant toute l ' année, avec une production réduite en comparaison des temps de paix, et la fabrique d' explosifs de sûreté a pu aussi travailler régulièrement à partir dû mois d'avril. L'année 1917 a encore apporté une légère amélioration.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le tableau comparatif des expéditions permet de suivre exactement la marche des affaires depuis 1913:</p>\n<p class=\"lf-p\">47 1913 1914 5 p r e m . mois kg. pondre de mine explosifs de sûreté 1.983.500 126.100 5 d e r n . mois 1915 1916 1917 153.100 778.000 1.120.000 1.134.500 38.550 38.4.00 64.800 79.900 En 1917, le total des expéditions n' a que légèrement dépassé la moitié des expéditions de 1913.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il n'est pas à prévoir que la situation s'améliorera sensiblement pendant la durée de la guerre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les poudreries n'étant pas à même de fournir les quantités d'explosifs nécessaires à cause de la pénurie des matières premières, les mines, surtout en Lorraine, ont installé des appareils pour la liquéfaction de l'air et se servent de l'air liquéfié comme explosif. La manipulation de. l'air liquide étant incommode, les mineurs préfèrent cependant se servir des explosifs auxquels ils sont habitués pour autant que ceux-ci peuvent être mis à leur disposition.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'établissement de Kockelscheuer n'a pas eu besoin de congédier son personnel pendant les périodes de chômage. Disposant de vastes forêts, il a pu occuper ses ouvriers en hiver à la coupe du bois, et pendant la bonne saison, à l' écorçage du chêne, à la coupe du bois écorcé et à la transformation des terrains déboisés en terres labourables. Le nombre des ouvriers a, été en 1917 de 86 en moyenne, dont 16 étaient occupés à la fabrication d'explosifs de sûreté.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les prix de vente ont suivi la marche ascendante des matières premières et des salaires, mais sans que leur amélioration, soit proportionnelle au relèvement du prix de revient.</p>\n<p class=\"lf-p\">1.015.700 71.200 Faillites et concordats.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le nombre des faillites et concordats s'établit comme suit pour les cinq dernières années :</p>\n<p class=\"lf-p\">A. Arrondissement, de Luxembourg.</p>\n<p class=\"lf-p\">Faillites déclarées Concordats sollicités...</p>\n<p class=\"lf-p\">Concordats homologués 1913 21 14 7 1914 32 9 2 1915 11 13 8 1916 5 6 4 1917 1 1 0 1 0 0 1 0 0 0 0 0 B .Arrondissement de Diekirch.</p>\n<p class=\"lf-p\">Faillites déclarées Concordats sollicités...</p>\n<p class=\"lf-p\">Concordats homologues 3 1.</p>\n<p class=\"lf-p\">1 2 1 0 Bourses du travail, . Une troisième bourse du travail a été ouverte à Diekirch au mois de septembre 1916. Par sa situation au centre de l'agriculture, cette bourse est appelée surtout à favoriser et à centraliser les transactions de la main d' œuvre agricole., Les opérations mensuelles des bourses de Luxembourg, d' Esch et. de Diekirch pendant l'année 1917 se résument ainsi;</p>\n<p class=\"lf-p\">48 Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre Bourse de Luxembourg.</p>\n<p class=\"lf-p\">Bourse d' Esch-sur-Alz.</p>\n<p class=\"lf-p\">Demandes.</p>\n<p class=\"lf-p\">Offres.</p>\n<p class=\"lf-p\">Demandes.</p>\n<p class=\"lf-p\">Offres.</p>\n<p class=\"lf-p\">Demandes.</p>\n<p class=\"lf-p\">Offres.</p>\n<p class=\"lf-p\">267 371 343 341 394 371 384 325 296 278 239 249 511 407 422 417 382 401 438 448 256 379 360 418 382 387 416 431 554 577 403 518 257 430 347 211 402 306 354 365 300 381 399 420 290 436 360 288 21 31 54 58 74 120 87 82 82 56 42 73 59 46 36 42 11 35 58 58 35 59 67 79 Bourse de Diekirch.</p>\n<p class=\"lf-p\">781 4301 4913 615 4839 3858 Totaux 1917 5480 4612 5259 3690 1916 Parmi les offres de travail renseignées par la bourse de Luxembourg 4596 émanent de Luxembourgeois, 39 d'Allemands, 96 de Belges, 75 de Français, 5 d'autres nationaux; parmi celles renseignées par la bourse d' Esch, 3419 émanent de Luxembourgeois, 242 d'Allemands, 161 de Belges 281 de Français, 102 d'Italiens, 73 de. Russes et 63 d'autres nationaux.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le service des logements, à la bourse de Luxembourg, renseigne une offre du 7 appartements et de 29 chambres meublées, et une demande de 50 appartements et de 48 chambres meublées.</p>\n<p class=\"lf-p\">En présence de la pénurie des logements, conséquence de l' accroissement de la population coïncidant avec l'arrêt de l'activité dans l'industrie du bâtiment, l'offre n'a pu suivre la demande, A la bourse d' Esch, l'offre a porté sur 353 appartements meublés, 135 appartements non meublés et 21 lits, et la demande sur 249 appartements meublés, 286 appartements non meublés et 5 lits.</p>\n<p class=\"lf-p\">Assurances, Depuis le déclanchement de cette actroce crise mondiale, nous nous sommes vus dans l'obligation, d'interrompre les intéressantes publications des états comparatifs de recettes et de dépenses pour chacune des branches de l'assurance privée. De nombreuses compagnies d'assurances ayant siège de l'autre côté de la barricade, ont dû par les événements, cesser tous rapports avec la représentation locale. Restées dans l'ignorance des perceptions, aussi bien que des sinistres survenus, ces compagnies ne purent songer à l ' établissement d'un bilan spécial aux opérations du GrandDuché, Les lois et arrêtés de 1891 concernant les opérations d'assurance dans notre petit pays, imposent formellement aux compagnies concessionnées l'obligation du dépôt, voire même de la publication de certains documents ayant trait à l'exploitation locale, La situation anormale du moment une fois passée, le département des finances saura rappeler aux compagnies intéressées 49 les stipulations légales. Nous préférons attend™ jusque là pour reprendre nos publications afférent es, plutôt que de fausser l ' aperçu général par des résultats partiels et des statistiques fatalement très incomplètes.</p>\n<p class=\"lf-p\">La guerre nous a valu dans le Grand-Duché la première création d'une assurance mutuelle : l' association générale contre les risques de guerre. Les conditions générales des polices de tous les assureurs locaux d'un côté, et le, texte formel de l' art. 18 de notre loi du 16 mai 1891 de l'autre côté, faisant exclusion du risque de guerre, il semblait intéressant de rechercher une couverture de ce risque, ne fût-elle que partielle ? A l'instar de groupements similaires en Belgique, les fondateurs de l'association générale ont élaboré des statuts assez ingénieux, qu'il importait avant tout de mettre en concordance avec la législation luxembourgeoise sur la matière. Comme il s'agissait de la première agréation d'une assurance mutuelle, les négociations avec le Gouvernement ont exigé du temps et la jeune mutuelle n'a pu se, constituer qu'à un moment, où l'on ne redoutait plus guère que le Luxembourg puisse devenir le théâtre des opérations militaires proprement dites.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ajoutons que la politique se mêla de l'affaire, pour souligner le vieil adage, que nul n'est prophète dans son pays, et l'on comprendra que cette première œuvre mutualiste n'ait de loin pas donné les brillants résultats qu'avaient rêvés ses fondateurs, pionniers désintéressés du mouvement mutualiste. Plus tard, l'assurance à primes fixes est venue offrir la. couverture des dégâts occasionnés par les aviateurs, soit du seul, risque de guerre sérieusement, à envisager pour notre pays. A côté de cela, un projet de loi est venu à son tour mettre eu perspective que le Gouvernement prendrait à sa charge le dédommagement partiel, en attendant le remboursement complet pur qui de droit.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'association générale a de cette façon perdu toute raison d' être et si elle n'est entrée eu liquidation, c' est que les statuts s'y opposaient. De cet échec mutualiste, il y a lieu de tirer un double enseignement:</p>\n<p class=\"lf-p\">1° Que le pays n'est pas mûr pour l'aire de la mutualité et que le public préfère verser un supplément à une entreprise privée, plutôt que de, s'exposer à être mis à contribution pour le prochain, accablé par le sort. Malgré que la, mutualité s' était imposée en l'occurence, comme unique solution possible, elle a été vouée à l'insuccès!</p>\n<p class=\"lf-p\">2° Que le pays est trop petit pour que l'on puisse en tout repos escompter les effets, de la loi du nombre. Le peu d'étendue de notre territoire laissait entrevoir qu'en cas de désastre, ce dernier serait assez, complet. On a cherché un palliatif on excluant la grosse industrie est en limitant fortement les couvertures à concéder aux plus gros sociétaires. Malgré ces restrictions, les rédacteurs des statuts de l'association ont jugé devoir stipuler un engagement limité des sociétaires, au risque de devoir faire subir aux sinistrés une réduction proportionnelle, si l'avoir ainsi constitué ne permettait pas le règlement intégral des dommages. Le petit, nombre d'adhérents possibles et la, grande disproportion des risques qui sortent un tant soit peu de l'ordinaire, donneront toujours à réfléchir aux théoriciens, partisans de la mutualisation des assurances exploitées jusqu'à ce jour par de puissantes compagnies étrangères. Notre Gouvernement, en concessionnant une grande diversité de compagnies sérieuses, a réussi à, stimuler une perpétuelle concurrence dont bénéficient les consommateurs, eu l'espèce les assurés. Reste à savoir si le Gouvernement, tout en maintenant 7 50 son examen très méticuleux de. l'organisation des compagnies à agréer, ne forait pas bien de relever les cautionnements fixés en 1891 avec un peu trop de modicité:</p>\n<p class=\"lf-p\">Le cautionnement initial pour la branche incendie p. ex., est fixé à 20.000 fr. sauf à le parfaire jusqu'à concurrence du double des perceptions de l'exercice révolu.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quand une compagnie \"se trouve à la tête d'un gros portefeuille, son cautionnement aura fatalement atteint un chiffre respectable. Ce cautionnement ne sera certes pas à dédaigner, mais il sera supplanté par un l'acteur plus important: l'honorabilité de la compagnie, maintes fois mise à l'épreuve, et les égards à prendre pour la clientèle établie au prix de grands sacrifices. Il en est autrement du nouveau-venu, qui dans un mauvais moment n'aurait pas à prendre les mêmes considérations. Si d'un côté, c'est un principe avéré, que l'assureur ne peut fournir caution pour le montant intégral des couvertures concédées, sous peine d'exiger une prime inabordable, il faut de l'autre côté ne pas perdre de vue que le cautionnement doit constituer une garantie réelle à moins de, le supprimer complètement selon d'autres théoriciens.</p>\n<p class=\"lf-p\">Or le chiffre précité de 20. 000 fr. ne correspond peut-être pas à la valeur moyenne d'une seule police. A u moindre sinistre frappant un seul immeuble avec mobilier et marchandises, ce cautionnement montrerait un sensible découvert. Sans vouloir rebuter les compagnies venant encore solliciter l ' agréation gouvernementale, un chiffre initial de 100.000 fr. ne semblerait nullement exagéré. Les chiffres réduits fixés en 1891 pouvaient avoir pour but de faciliter l'introduction de nouvelles compagnies, besoin qui ne se l'ait plus sentir. Depuis 1,891, le renchérissement de la vie a continué sa marche toujours progressive jusqu'aux soubresauts inattendus durant, la guerre, lesquels font encore plus clairement ressortir l'insuffisance des cautionnements.. Certaines compagnies ayant, temporairement suspendu leurs opérations par suite de la guerre, des assurés plus impatients ont fait de la procédure et par la saisie des cautionnements locaux, la question est devenue de cuisante actualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans le compartiment des assurances sociales, la guerre n'a pu avoir de répercussion fâcheuse sur la, marche normale des affaires. Comme les années précédentes nous sommes en mesure de faire suivre les résultats obtenus au cours de l'exercice révolu:</p>\n<p class=\"lf-p\">Assurance-maladie, Bilan des caisses ouvrières de secours en cas de maladie pour l'exercice 1916.</p>\n<p class=\"lf-p\">RECETTES.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Encaisse au début de l'exercice (à l'exclusion du fonds de réserve) 2. Intérêts de capitaux et autres produits 3. Droits d'entrée des membres effectifs 4. Droits d'entrée des membres honoraires 5. Cotisations (parts des patrons et ouvriers réunies) 6. Cotisations des membres volontaires 7. Avances (art. 46 de la loi) 8. Subventions des patrons (art. 47 de la loi) 9. Remboursements pour prestations de secours .</div>\n<p class=\"lf-p\">Caisses régionales fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">79.162,70 15.361.96 21,184,63 38.00 553.378,97 11.189,65 2.548.66 Caisses de fabriques fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">109.163.76 55.491,68 21.714,63 215.57 1.315.056.04 3.389,95 34.882 84 769,12 894,20 51 Caisses de fabriques fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">Caisses régionales fr.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">10.</span>Remboursements de la. part de l'assurance-accidents ..</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">11.</span>Réalisation de fonds publics, retraits de dépôts à la Caisse d'épargne et d'autres placements autorisés par le Gouvernement, prélèvements sur le fonds de réserve 12. Emprunts, avances du comptable, etc.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">13.</span>Recettes diverses Totaux 2.744,97 2.054,01 56.037,55 2.891 74 10.025,10 1.0.489,54 4.213,84 37.054,79 754.503,4.2 1.601.389,97 1.20. 303,32 133.550,34 203.418,48 341.450,00 244.854,00 DÉPENSES.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Traitement .médical 2. Médicaments et autres curatifs 3. Prestations aux membres et à leurs familles 4. Prestations, art. 16 et 19 de l'assurance-accident 5. Prestations aux femmes en couches 6. Prestations en cas de décès 7. Frais d'entretien aux hôpitaux 8. Prestations aux convalescents après cessation des secours.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">9.</span>Remboursement pour secours aux malades 10.</div>\n<p class=\"lf-p\">Remboursements à l'assurance-accidents 11. Remboursements d'avances 12. Remboursements cotisations et de droits d'entrée..</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">13.</span>Placements, dépôts à la Caisse d'épargne et. dotations du fonds de réserve 14.</div>\n<p class=\"lf-p\">Remboursements d'emprunts 15. Frais d'administration 16.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dépenses diverses Totaux 3.701,15 600.292,42 19.678,90 939,00 8.934.00 40.372,90 8.290,91 24.271,37 127.305,04 5.77,68 5.288,21 1.064,41.</p>\n<p class=\"lf-p\">1.774,82 597,00 33.180,30 13.095.76 65.101.51 5.620,62 73,804,25 5.087,01 19.796,30 655.140,25 1.477.432,38 Résultat comparés des années 1903-1916. caisse régionales 1903 1904 1905 1906 1907 1908 1909 Dépenses Recettes fr. 373.069.95 » 452.225,58 » 409.301,21 » 523,885,20 fr. 342.664,06 »; 409.474.69 » 427.810,67 » 491.919,52 » 570.998,04 » 600.155,56 » 594.420,76 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">948.942,16 »</p>\n<p class=\"lf-p\">1.149.448,20 » 1.081,685,71 » 1 ,224.477,98 »</p>\n<p class=\"lf-p\">1.352.256,38 » 663.201,78 » 666.927,30 » 1.189.527.18 »</p>\n<p class=\"lf-p\">3.660,20 Caisses de fabriques Recettes » 616.250,76 1.263.90 270,50 3,803,87 1.132.451,95 Dépenses fr. » » » » » »</p>\n<p class=\"lf-p\">862.073,00 1.092.643,40 1.013.019,35 1,136.770,95 1,275,704,95 1.143.707,29 1.067.434,79 52 Caisses régionales Dépenses Recettes 191.0 1911 1912 1913 1914 1915 1916 fr. 857.103,32 » 968.464,56 » 972.827,61 » 908.213,85 » 711.539,31 » 641.374,91 » 754.563,42 fr. 759.240,77 » 842.879,38 » 915.603,75 » 824.461,04 » 649.879,35 » 5(52.158,02 » 655.149,25 Recettes Caisses de. fabriques Dépenses fr. 1.195.399,40 » 1.355.018,65 » 1.514,499,75 » .1.644.344,79 » 1.387.461,01 » 1.30.1 .888,76 » 1.601 .389,97 fr. 1.145.939,73 » 1.284.204,32 » 1.459.779,93 » 1.566.030,09 » 1.329.865,41 » 1.196.435,20 » 1.477.432,38 Assurance vieillesse et invalidité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Bilan de l'exercice 1917.</p>\n<p class=\"lf-p\">RECETTES.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Report de l'exercice antérieur 2. Cotisations des membres 3. Intérêts dus par la Banque Internationale au 31 décembre 1917 4. Intérêts du fonds de pension des employés au 31 décembre 1917 5. Part du Gouvernement aux frais d'administration 6. Remboursements du Gouvernement (art. 130) 7. Intérêts du fonds de réserve au 31 décembre 1917 8. Recettes de l'art. 8 de la loi 9. Recettes de l'art. 14 de la loi 10. Recettes de l'art. 40 de la loi 11. Recettes de l'art. 43 de la loi 12. Recettes de l'art. 2 de la loi du 2 juin 1914 13. Versements d'arriérés des années antérieures 14. Amendes d'ordre 15. Recettes imprévues 16. Bénéfice sur 5 obligations tirées au sort 17. Amortisation (2 % de 174.405 fr.) fr.</div>\n<p class=\"lf-p\">623.8.1.0,54 » 1.229.064,51 »</p>\n<p class=\"lf-p\">64.541,35 »</p>\n<p class=\"lf-p\">229,71 »</p>\n<p class=\"lf-p\">55.278,38 »</p>\n<p class=\"lf-p\">103.670,06 » 172. 090,40 »</p>\n<p class=\"lf-p\">2.091,83 »</p>\n<p class=\"lf-p\">5.186,22 » 22.595,24 »</p>\n<p class=\"lf-p\">511,75 »</p>\n<p class=\"lf-p\">125.000,00 »</p>\n<p class=\"lf-p\">1.595,35 . »</p>\n<p class=\"lf-p\">12.919,92 » .3.488,10 fr. 2.422.073,36 DÉPENSES.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Indemnités (rentes-vieillesse et invalidité) 2. Frais de 3. Frais d'administration 4. Fonds de traitement réserve fr.</div>\n<p class=\"lf-p\">185 317,85 »</p>\n<p class=\"lf-p\">326.400,13 » 139. 238,43 » 1.771.116,95 fr. 2.422.073,36 53 Assurance-accidents.</p>\n<p class=\"lf-p\">Bilan de l'exercice 1917.</p>\n<p class=\"lf-p\">RECETTES.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Report de l'exercice antérieur 2. Avances des membres 3. Intérêts dus par la Banque Internationale an 31 décembre 1917 4. Intérêts du fonds de réserve au 31 décembre 1917 5. Intérêts du capital repr. des rentes eu cours 6. Intérêts du fonds de pension des employés au 31 décembre 1917 7. Recettes suivant art. 18 de la loi 8. l'art du Gouvernement aux frais d'administration 9. Remboursement du Gouvernement (art. 33 de la loi) 10. Amendes d'ordre 1.1. Versements d'arriérés 12. Recettes imprévues 13. Versements pour solde des membres 14. Recette suivant art. 22 de la loi .16. Amortisation (2 % de 156.959,15) fr. » » » » » » »</div>\n<p class=\"lf-p\">2.120.048.52 14.802,93 23.681,85 290.831,37 655,71 16.820,53 33.493,62 » » » » »</p>\n<p class=\"lf-p\">52,62 2.149,02 323.965,46 46.376,76 3.139,18 fr. 2.876.017.57 DÉPENSES 1. Indemnités pour accidents 2. Frais de traitement 3. Capital représentatif des rentes on cours 4. Fonds de réserve 5. Frais d'administration.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">6.</span>Solde de fr. 1,738.579,14 »</div>\n<p class=\"lf-p\">191,225,14 »</p>\n<p class=\"lf-p\">694.348,61 »</p>\n<p class=\"lf-p\">126.443,14 »</p>\n<p class=\"lf-p\">102.555,39 1916 »</p>\n<p class=\"lf-p\">22.866,15 fr. 2.876.017,67 L'assurance contre les accidents agricoles et forestiers présente Ie bilan suivant pour l'exercice 1917:</p>\n<p class=\"lf-p\">RECETTES.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Intérêts dus par la Banque Internationale au 31 décembre 1917 2. Intérêts du fonds de réserve au 31 décembre 1.917 3. Intérêts du fonds d'amortissement du capital au 31 décembre 1917 4. Recettes de l'art. 18 de la loi 5. Part du Gouvernement aux frais 6. Recettes imprévues 7. Versements pour solde des membres 8. Versements d'arriérés d'administration fr.</div>\n<p class=\"lf-p\">848,75 »</p>\n<p class=\"lf-p\">1.471,26 » 8.753,45 »</p>\n<p class=\"lf-p\">121..32 »</p>\n<p class=\"lf-p\">13.110.87 »</p>\n<p class=\"lf-p\">254,655,65 »</p>\n<p class=\"lf-p\">765,68 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">279.726,98 54 DÉPENSES.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Indemnités pour accidents 2. Frais de traitement 3. Capital représentatif des rentes en cours 4. Fonds de réserve 5. Frais d'administration fr. » » » »</div>\n<p class=\"lf-p\">105.637,36 71.425,67 57.479,75 10.683 ,20 84.601,00 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">279.726,98 Caisses d'épargne et Crédit foncier.</p>\n<p class=\"lf-p\">A. CAISSE D'ÉPARGNE.</p>\n<p class=\"lf-p\">D'après le compte-rendu de cet établissement pour l'exercice 1916, l'avoir des déposants, y compris les dépôts faits par les communes,s'élevait au 31 décembre 1916, en principal et intérêts, à 91.218.558 fr. Le chiffre correspondant était de 80.462.722 fr. en 1915, de 67.191.424 fr. en 1914 et de 66.273.332 fr. en 1913.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le chiffre des versements a été de 29.614.284 fr., celui des remboursements, de 21.277.235 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">De 1900 à 1908 les versements dépassaient régulièrement, les remboursements, L'exercice 1909 accuse un excédent de remboursements de 173.481 fr., et en 1910, les versements dépassent de nouveau les remboursements de 551.567 fr. Par contre, de 1911 à 1914, les remboursements dépassent les versements. L'es versements ont excédé les remboursements de 11.188,033 eu 1915 et de 8.337.049 fr. en 1916.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le nombre des versements a été, en 1916, de 56.876, soit une moyenne par versement de 520 fr., le nombre des remboursements de 44.199, soit une moyenne de 481 fr. Le montant des versements dépasse d'environ 9 millions de francs le chiffre correspondant de 1915 et le nombre des opérations de versement a augmenté de plus de 9000; de même, le montant des remboursements a augmenté d'environ 11,5 millions de francs et le nombre des opérations de remboursement a augmenté d'environ 11.000. Le nombre total des opérations de versement et de remboursement s'élève à 101.075 et porte sur une somme de 50.891.519 fr., contre 80.449 opérations portant sur 30.671.203 fr. en 1915. Les livrets en circulation au 31 décembre 1916 atteignent le chiffre de 89,691. soit une augmentation de 8066 sur l'année précédente. L'intérêt bonifié aux déposants s'est élevé à 2.376.094 francs, en augmentation de 263.931 fr. sur l'année 1915.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'actif total de la Caisse d'épargne à fin 1916 s'élève, suivant bilan, à 92.617.957 fr. contre 82.198.380 fr. à fin .1915. Les intérêts et loyers touchés représentent un chiffre de 3.568.800 fr. contre 3.2.12.544 en 1915. Le compte de Frais généraux se solde par 192.172 fr.; il dépasse de 25.564 fr. le chiffre correspondant de l'exercice précédent. Les bénéfices bruts réalisés s'élèvent à 692.458 fr., soit 0,75% de l'avoir des déposants; les bénéfices nets s'élèvent à 463.727 fr., soit 0,50 % du même avoir. Le fonds de réserve a passé de 5.006.758 fr. à 5.470.486 fr, Les avances faites aux Caisses publiques de crédit agricole et professionnel à fin 1916 s'élèvent à 1,034.958 fr. 59, les remboursements à 892.901 fr. 87. Le total den prêts consentis aux emprun- 55 teurs par les Caisses de crédit s'élève à la même époque à 1.116.252 fr. 76., celui des remboursements à, 973.453 fr. 48.</p>\n<p class=\"lf-p\">Durant l'exercice 1916, l'Epargne scolaire a été pratiquée dans 86 écoles, contre 86 en 1915; le nombre des versements était de 4811, le montant des dépôts de 89.339 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">Bilan au 31 décembre 1916.</p>\n<p class=\"lf-p\">ACTIF. fr. c.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Caisse 2. Bureaux auxiliaires 3. Recette générale 4. Chèque postal 5. Portefeuille 6. Placements:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>à vue resp. avec préavis de 10 jours</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>en reports (à un mois)</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>à trois mois 1.958.085,95 10.000.000,00 8.343.750,00 20.301.835,95 7. Comptes courants:</div>\n<p class=\"lf-p\">L'État grand-ducal Crédit foncier.</p>\n<p class=\"lf-p\">Habitations à bon marché Caisses de crédit agricole et professionnel Villes, communes et syndicats 1.469.501,04 337.952,23 2.965.429 34 142.056,72 1.020.755,07 8. Coupons échus et non encore 9. intérêts à 10. Avances diverses pour le compte de 11. Immeubles:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>Hôtel de la rue Aldringer</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>Hôtel du Plateau Bourbon</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">c)</span>Terrain à bâtir 8.395.263,72 613.722,51 219.382,34 4.601,57 54.791.453,95 5.935.694,40 687.751,16 408.733,89 11.351,97 encaissés recevoir l'État 105.540 58 1.098.091,23 1.9.470,00 1.223.10.1,81 25.064,42 12, Mobilier Total 92.617.957,69 PASSIF.</div>\n<p class=\"lf-p\">91.,218,558,96 1. Avoir des déposants 2. Comptes courants:</p>\n<p class=\"lf-p\">L'État grand-ducal, son avoir on francs effectifs Villes et communes Caisse de crédit agricole et professionnel à Bettborn .</p>\n<p class=\"lf-p\">257.031,60 224.422,27 64,55 481,518,42 56 fr.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>Épargne scolaire, solde en suspens 4. Réescompte 5. Amortissement de l'Hôtel du Plateau Bourbon 6. Fonds de réserve: solde au 31 décembre 1.91.5 c.</div>\n<p class=\"lf-p\">147,41 45.422,15 75.000,00 .</p>\n<p class=\"lf-p\">Excédent favorable de 1916 5.006.758,85 463.727,57 Compte transitoire, différences de cours réservées 5.470.486,42 4.673.175,67 Total 797.310,75 92.617.957,69 Compte de Profits et Pertes.</p>\n<p class=\"lf-p\">DÉBIT.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Frais généraux 2. Amortissement compte Mobilier 3. Amortissement compte Hôtel du Plateau Bourbon 4. Amortissement compte Hôtel de la rue Aldringer 5. Frais de banque 6. Divers 7. Bénéfices nets réalisés en 1916 192.172,28 2.784,93 25.000,00 2.815,37 3.046,77 2.911,75 463.727,57 692.458,67 CRÉDIT.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Bénéfices sur titres amortis 2. Bénéfices sur titres vendus 3. Bénéfices d'intérêts réalisés en 1916 4. Loyers 5. Commission sur comptes 6. Comptes soldés par application de l'art. 24 du règlement 7. Divers 7.119,37 41.347,05 606.891,49 24.901,25 9.221,19 courants 1.258,84 1,719,48 Total 692.458,67 La situation au 1er janvier 1918 se présentait comme suit :</div>\n<p class=\"lf-p\">Avoir des déposants Nombre des versements durant Tannée 1.91,7 Montant des versements durant l'année 1917 Nombre des remboursements durant l'année 1917 Montant des remboursements durant l'année 1917 Nombre des livrets en cours fr. 100.995.780,59 52.224 » 24.030,181,56 42,059 »</p>\n<p class=\"lf-p\">16.760.477,43 100,950 57 Intérêts bonifiés aux déposants en 1917:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>Intérêts payés sur livrets soldés 30.924,37</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>Intérêts capitalisés au 31. décembre 1917 2.506.797,62 Avances faites aux caisses de Crédit agricole et professionnel Avances faites au service des Habitations à bon marché . (non compris les intérêts dus au 31 décembre 1917.) fr. » » » c. .2.537.721,99 92.672,92 2.657.207,49 B. CRÉDIT FONCIER.</div>\n<p class=\"lf-p\">Le nombre des demandes présentées jusqu'au 31 décembre 1916 s'élève à 5601, portant sur une somme de 23.392.565 fr. Le Conseil d'administration a prononcé de 1901 à 1916 des admissions pour 56.705.815 fr., dont 23.392,565 fr. font l'objet de prêts communaux. Le nombre total des prêts réalisés au 31 décembre 1916 s'élève à 3866, qui représentent un capital de 55.564.615 fr., dont à déduire:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>fr. 8.769.658,08 recouvrés par l'effet de l'amortissement,</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>» 9.490.490,09 par suite de remboursements anticipés, soit fr. 18.260.148,17. Le solde des capitaux restant dû au 31 décembre 1916 est donc de 37.304.466 fr. 83.</div>\n<p class=\"lf-p\">Le nombre des prêts sur propriétés rurales a passé de 1301 à 1333 et les sommes prêtées de 9.496.800 fr. à 9.722,550 fr., la moyenne par prêt ressort à 7293 fr. Les prêts sur propriétés urbaines s'élèvent fin 1916 à 1675 portant sur un capital de 19.513.150 fr.; fa moyenne par prêt est de 11.649 fr. Les prêts communaux, se sont élevés à cette époque à 753, représentant un capital de 25.510.265 fr., soit en moyenne 33.878 fr. par prêt. Le montant des intérêts et annuités dus pour l'année 1916 est de 2.635.372 fr. 03, en augmentation de 31.362 fr, 01 sur l'année précédente.</p>\n<p class=\"lf-p\">Au 31 décembre 1916, le nombre des retardataires était de 446. Le montant des arriérés n'a pas sensiblement diminué: il s'est maintenu à 390.256 fr. 82, y compris les arriérés de 1916. Au 31 décembre 1917, le nombre des retardataires des années 1914-1916 n'est réduit, à 173 et le total des arriérés à 147.180 fr, 46, y compris environ 30.000 fr. redus par des communes.</p>\n<p class=\"lf-p\">Jusqu'au 31 décembre 1916 il a été délivré 6903 certificats nominatifs pour une valeur nominale de 30.929.200 fr, Le nombre des certificats délivrés jusqu'au 1er décembre 1917 est de, 7016 portant sur une valeur nominale de 31.526.700 fr. A cette même date, les retraits étaient au nombre de 2899 d'un import total de 14.982.600 fr., de sorte qu'il reste encore en circulation 4117 certificats pour une valeur nominale de 16.544.100 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les frais d'administration sont émargés au compte de Profits et Pertes par 124,934 fr. 84, contre 109.899 fr. 19 pour l'année, précédente. Les bénéfices bruts réalisés en 1916 à s'élèvent 169.255 fr. 80, comprenant les intérêts sur prêts, etc.</p>\n<p class=\"lf-p\">Après déduction des frais d'administration, il. rente, pour 1916, un bénéfice net de 44.320 fr. 96, qui a été porté sur le compte de la Réserve ordinaire. Le montant total du Fonds de réserve s'élève. au 3.1 décembre 1916. à 656.224 fr. 06, y compris la réserve du chef de l'agio sur obligations vendues.</p>\n<p class=\"lf-p\">8 58 Bilan au 31 décembre 1916.</p>\n<p class=\"lf-p\">ACTIF.</p>\n<p class=\"lf-p\">55.564.615,00 1. Prêts fr. c.</p>\n<p class=\"lf-p\">A déduire:</p>\n<p class=\"lf-p\">Amortissement 1901 à 1916 incl 8.769,658,08 18.260.148,1.7 37.304.466,83 ts Rembours ant. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">9.490.490,09 14.564,87 2. Compte Mobilier 16.482.000,00 3, Obligations foncières 3½ % déposées contre certificats nominatifs 938,86 4. Compte pour ordre: fonds consignés pour frais d'instruction 5. Compte transitoire (emprunteurs):</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>Intérêts compris dans les demi-annuités échues, non 170.543,06 payées au 31 déc, 1916, intérêts de retard compris..</div>\n<p class=\"lf-p\">651.495,72 480.952,66</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>Fraction du sem. d'int. courus au 31 déc. 1916 sur prêts fr. 54.453.466,28 PASSIF.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Fonds de dotation 2. Sommes non encore touchées:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>sur prêts faits à des particuliers</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>sur prêts faits à, des communes 3. Compte créancier: Caisse d'épargne 4. Obligations foncières 3½ % mises en circulation Obligations foncières rachetées 500.000,00 7.250,00 200.700,00 207.950,00 337.952,23 36.630.300.00 800.000,00 35.830.300,00 16.482.000,00 5. Obligations foncières 3½ % déposées contre certificats nominatifs 124.586,00 6. Coupons d'obligations non encore touchés 938,86 7. Compte pour ordre: fonds consignés pour frais d'instruction 8. Compte transitoire (obligataires): fraction du coupon couru au 31 décembre 313.515,13 1916 sur obligations foncières en circulation 9. Fonds de réserve:</div>\n<p class=\"lf-p\">238.822,47] 1. Agio sur obligations vendues de 1902 à 1916 incl 22.500,00 II. Disagio sur prêts communaux 656.224,06 III. a) Réserve ordinaire 350.580,63 394.901,59</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>Excédent favorable de l'exerc. 1916 44.320,96 fr. 54.453.466,28 Compte de Profita et Pertes. - DOIT.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Intérêts des 1916 sur compte Fonds de dotation 2. Intérêts de 1916 sur obligations foncières 3½ % 3. Intérêts sur comptes de correspondants 15.000,00 1.271.438,51 14,082,03 59 fr.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">4.</span>10 % d'amortissement sur mobilier 5. Pertes subies sur prêts 6. Frais généraux de l'exercice 7. Excédent favorable de l'exercice c.</div>\n<p class=\"lf-p\">1.618,32 617,49 124.934,84 44.320,96 1916 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">1.472.012,15 AVOIR.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Intérêts de 1916 sur prêts 2. Balance des recettes et des dépenses accessoires 1.453.659,67 18.352,48 Fr.</div>\n<p class=\"lf-p\">1.472.012,15 La. situation au 1er janvier 1918 se présentait comme suit :</p>\n<p class=\"lf-p\">Nombre des prêts réalités 3939 Montant des prêts réalisés:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>Prêts aux particuliers, associations syndicales et fr. 30.496.050 établissements publics fr. 57.144.215,00</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>Prêts aux communes et aux syndicats intercom» 26.648.165 munaux Import sur prêts non encore touché »</div>\n<p class=\"lf-p\">500.705,00 Amortissements opérés » 9,950.648,52 Remboursements anticipés » 12.696.975,28 Montant en capital des prêts encore en cours » 34.493.591,20 » 3.800.497,48 Placement temporaire (conf. à l'art., 46 al. 2 du règl. du 19 nov. 1900) Valeur nominale des obligations en circulation » 35,830,300,00 Valeur nominale des obligations déposées contre certificats nominatifs » 16. 518.200,00 C. SERVICE DES HABITATIONS A BON MARCHÉ.</p>\n<p class=\"lf-p\">La paralysie générale qui s'est. manifestée des le commencement de la guerre, s'est considérablement aggravée en 1916 et surtout dans le courant de 1917. En 1916, le service des habitations à bon marché a reçu 79 demandes portant sur 248.700 fr. et réalisé 69 prêts s'élevant au chiffre de 230.895 fr. Parmi les demandes déposées du 2 août 1914 au 31 décembre 1915 figurent utilement en tout 16 demandes de prêts en vue de la construction de maisons économiques, et au nombre des 79 demandes déposées en 1916, il y en a 7.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'industrie du bâtiment est très éprouvée par la, guerre. Personne ne veut construire. Les rares ouvriers qui disposent d'un petit pécule ajournent leur projet jusqu'après la guerre pour différentes raisons parmi lesquelles ils font valoir l'excessive cherté des matériaux, l'insécurité, etc. Le service des habitations à bon marché est impuissant à contribuer, pour sa faible part, à leur soulagement, tant que, l'activité économique n'aura pas repris son cours normal.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'import total des 1282 prêts hypothécaire réalisés depuis 1907 jusqu'à fin 1916 s'élève à 4.555.930 fr. L a moyenne du prêt est donc de 3554 fr., elle, varie suivant la profession de l'emprunteur: elle est de 3084 fr. pour Ies ouvriers et journaliers, de 3470 fr. pour les artisans, de 3011 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">60 pour les cultivateurs et de 4498 fr. pour les fonctionnaires et employés. Le solde en capital restant dû par les emprunteurs au 31 décembre 191.6 s'élevait à 2.950.459 fr. 15, le fonds de réserve à 201.463 fr. 53, y compris les intérêts.</p>\n<p class=\"lf-p\">Banque Internationale à Luxembourg.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le rapport de la Direction pour l'exercice 1.91.7 expose que, malgré la continuation de la guerre, les affaires de la banque ont pu se développer d'une manière satisfaisante. Le chiffre d'affaires a passé de 1.709.358.264 fr. à, 1.986.892.951 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il n'y a pas de modification à signaler dans la circulation des billets de la banque. L'émission de 6¼ millions de francs, soit le maximum fixé dès le début de la guerre, a presque complètement disparu de la circulation. Comme les billets ne sont plus présentés aux guichets de la banque, celle-ci n'est pas en mesure de satisfaire, même partiellement, aux demandes pressantes du public.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'afflux des capitaux étrangers n'a pas cessé d'augmenter dans le courant de l'exercice et les placements de la banque se sont développés en conséquence. Le marché des devises a, été très animé. Les transactions en fonds publics ont été assez importantes; les affaires syndicataires, par contre, ont été tranquilles. Eu égard aux difficultés intermittentes des communications, l'encaisse a été maintenue, pendant le dernier exercice, à un niveau plus élevé.</p>\n<p class=\"lf-p\">La succursale de Metz et la commandite de Berlin ont contribué d'une manière satisfaisante au résultat global. La liquidation des anciennes commandites de Sarrebruck et de Trèves, si l'on tient compte des évènements, se poursuit normalement; une marche plus active ne semble pas justifiée par les événements politiques.</p>\n<p class=\"lf-p\">En présence des difficultés croissantes de l'existence la banque a accordé des indemnités de renchérissement considérables au personnel et aux employés. Il a été tenu compte de l'insécurité et des risques de l'avenir rapproché dans l'évaluation de tous les actifs; il a été procédé, en conséquence, à des amortissements considérables sur immeubles, créances, fonds publics et participations syndicataires.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le bénéfice net, y compris le report de l'exercice 1916, s'élève à 2.684.301 fr. contre 2.144.464 fr. en 1916, permettant la, répartition d'un dividende de 8½ % contre 7 % en 1916 et de reporter 265.882 fr. contre 227.653 pour l'exercice antérieur.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le mouvement général des transactions à la, maison centrale, la succursale de Metz et les agences s'est élevé en 1917 à fr. 1.986,892.951.11 en 1916 à fr. 1.709.358.263,58 soit une augmentation de Le compte de Caisse renseigne le mouvement suivant: encaisse au 31 décembre entrées en 1917 . sorties en 1917 soit ensemble 1916 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">277.534.687,53 fr. »</p>\n<p class=\"lf-p\">2.855.164.27 183.130.029.71 »</p>\n<p class=\"lf-p\">1.85.985.193,98 181.426.579,50 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">61 fr. encaisse au 31 décembre 1917 4.558.614.48 Le compte du portefeuille Effets à recevoir renseigne le mouvement suivant: solde au 31 décembre 1916 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">57.889.787,65 entrées en 1917 333.830.444,59 soit ensemble sorties en 1917 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">391.720.232,24 310.407.143,31 solde au 31 décembre 1917 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">81.313.088,93 Le bénéfice du portefeuille Effets à recevoir s'élève à 2.602.895 fr. contre 1.777.943 fr. en 1916.</p>\n<p class=\"lf-p\">Bilan général au 31 décembre 1917.</p>\n<p class=\"lf-p\">ACTIF.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>Actif réalisable :</div>\n<p class=\"lf-p\">1.191.875 00 PASSIF. fr.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>Passif envers elle-même fr.</div>\n<p class=\"lf-p\">Capital social 25.000.000 00 Fonds le réserve 7.650.000 00 20.776 50 Reserve de la caisse hypothécaire . dompte ducroire 1.000.000 00 Compte à nouveau 96.233 99</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>Passif envers des tiers:</div>\n<p class=\"lf-p\">Dépôts à vue.</p>\n<p class=\"lf-p\">8.828.636.14 Billets en circulation 7.250.000 dont act bloqués.. 1.000.000 6.250.000 00 Comptes courants créditeurs 92.546.168 12 Avals 4.279.179 12 Effets à payer 2.320.116 18 96.500 00 Dividendes non réclamés 1909-1916 2.684.301.35 Bénéfice not pour 1917 150.771.911 40 150.771.911 40 c. fr.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">4.</span>558.614 48 25.781 26 81.313.088 93 5.256.768 44 1.610.740 78 Caisse Coupons et monnaies étrangères Portefeuille Effets à recevoir Portefeuille Titres Participations syndicataires Reports et avances sur nantissements Participations commanditaires Caisse hypothécaire Comptes courants débiteurs Avals Compte à nouveau Compte Immeubles</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>Actif immobilisé :</div>\n<p class=\"lf-p\">Immeubles 11.196.600.00 5.387.500.00 184.536 55 34.070.844.82 4.279.179 12 1.382.02 1.695.000.00 Taxes communales d'octroi à Luxembourg.</p>\n<p class=\"lf-p\">Chapitre de perception Produit de 1914 Produit de 1915 Produit de 1916. Produit de 1917 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">Liquides Comestibles Fourrages Combustibles Matériaux de construction Bière. fabrique dans l' intérieur c.</p>\n<p class=\"lf-p\">07 121.171 07 12,770 94 80.289 03 18.604 76 17.994 45 fr. c.</p>\n<p class=\"lf-p\">38.775 58 106.148 89 8.255 84 73.171 39 20,926 59 11.898 21 fr. c.</p>\n<p class=\"lf-p\">36.105 72 71.014 41 6.522 59 73.581 65 16.466 59 5.407 76 fr. c.</p>\n<p class=\"lf-p\">20.740 22 60.213 16 4.020 70 93.193 87 10,694 17 1.158 85 290.681 32 259.176 50 209,098 82 190,020 97 Produits des foires aux bestiaux des droit d' abatage des ponts à bascules du débit, d'eau (Porte-Neuve). des droits de place sur les marchés hebdomadaires 2.124 30 47.580 99 4.831 50 5 80 1.021 95 44,217 08 4.417 01 31 20 1 .230 25 31.287 97 4.389 75 2 50 1.303 10 .12.785 09 4.923 20 7 25 3.150 05 2.630 90 2.268 00 2,145 00 Total des recettes de l'octroi 348.373 96 312.394 65 248,277 29 331.184 61 Total 39.851 62 Mercuriales.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le tableau ci-après indique le mouvement des prix pour les denrées alimentaires, les fourrages et les combustibles pendant les années 1911 à 1917, sur la base des mercuriales de la ville de Luxembourg.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quantités Prix fin 1911 Prix Prix Prix fin 1912 fin 1913 fin 1914 Froment les % kg.</p>\n<p class=\"lf-p\">Méteil Seigle Orge Avoine Sarrasin Pois Fèves Lentilles Pommes de terre Farine de froment le kg.</p>\n<p class=\"lf-p\">Farine de seigle Farine de méteil re Viande de bœuf, 1 qual Viande de bœuf, 2° qualité Porc frais Porc fumé Viande de veau Viande de mouton Beurre Oeufs la douz.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pailles les 500 kg.</p>\n<p class=\"lf-p\">Foins Trèfle Bois de hêtre le stère.</p>\n<p class=\"lf-p\">Bois de chêne 26,00 22,00 20,00 21,00 23,00 21,50 34,50 39,00 37,00 11,25 0,60 0,40 0,50 2,50 1,95 2,20 2,95 2.55 2,00 3,40 2,40 35,00 57,00 52,00 15,00 13,00 26,00 24,00 23,50 26,50 29,00 22,50 35,00 24,00 37,00 6,75 0,70 0,45 0,55 3,00 2,45 2,80 3,10 3,05 2,35 2,35 2,45 26,00 35,00 45,00 15,00 13,00 Prix Prix fin 1915 fin 1916 Prix fin 1917 19,50 42,50 36,00 42,00 62,50 17,00 28,00 33,00 39,00 58,00 14,50 30,50 30,00 36,00 54,00 14,50 47,50 44,00 44,00 50,00 14,00 30,50 40,00 36,00 48,00 13,50 36,00 36,00 50,00 31,00 97,50 114,00 130,00 150,00 95,00 115,00 115,00 130,00 125,00 31,00 97,50 125,00 180,00 175,00 8,50 15,00 10,50 22,60 22,00 0,85 1,30 1,30 1,30 0,70 0,45 0,45 0,55 0,56 0,60 0,55 0,60 2,80 4,20 3,00 5,00 2,00 2,48 2,30 4,00 5,00 2,27 2,90 3,88 4,00 2,40 6,60 6,50 3,20 2,90 3,00 3,00 2,40 5,60 4,00 2,65 3,00 10,00 2,50 4,05 3,63 3,27 6,00 9,20 2,35 3,82 2,50 4,00 25,00 23,00 65,00 50,00 145,00 28,00 20,00 92,50 75,00 275,00 30,00 28,00 75,00 70,00 195,00 14,60 16,00 16,50 18,00 45,00 13,00 13,00 14,00 16,00 40,00 STATISTIQUE DOUANIÈRE. — ZOLLSTATISTIK EINFUHR VON WAREN, welche zum Verbrauch im Großherzogtum Luxemburg beziehungsweise dessen Handel bestimmt sind, während des Kalenderjahres 1917.</p>\n<p class=\"lf-p\">Warengattung.</p>\n<p class=\"lf-p\">Herkunttsland.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Erzeugnisse der Landund Forstwirtschaft und ander tierische u. pflanzliche Naturerzeungnisse;</div>\n<p class=\"lf-p\">Nahrungs- und Genußmittel.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgien.</p>\n<p class=\"lf-p\">Hafer id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Reis, unpoliert Schweiz. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Niederland, Speisebohnen Belgien. id id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Erbsen, Niederland.</p>\n<p class=\"lf-p\">Lupinen Belgien.</p>\n<p class=\"lf-p\">Wicken Baumwollsamen, Palmkerne, Niederland.</p>\n<p class=\"lf-p\">Butterbohnen usw Oster-Ung.</p>\n<p class=\"lf-p\">Kleesaat Belgien, Runkelrübensamen Niederland. id Andere Gemüsesamen Belgien.</p>\n<p class=\"lf-p\">Niederland, id Belgien, Frische Kartoffeln Getrockneto Zichorien . . . . Niederland, Grün- und Rauhfuller . . . Belgien.</p>\n<p class=\"lf-p\">Unbearbeitete, Tabakblätter id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Frankreich, id Mexiko. id Niederland. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Niederl, Ind. id id.</p>\n<p class=\"lf-p\">V. Sl.v.Am, id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Brasilien, Sud-Afrika id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Algerien. id id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Indien, Öster„-Ung, id Griechenl. id Dom.Rep. id China. id Paraguay. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cuba. id Türkei. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Menge : kg, Stück usw.</p>\n<p class=\"lf-p\">Warengattung, Herkunftsland.</p>\n<p class=\"lf-p\">Unbearbeitete Tabakblätter. Italien Frische Küchengewächse... Belgien.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dänemark. id Niederland. id id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Getrockn. Küchongewächse.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dänemark id Lebende Pflanzen Niederland, 3.000 Belgien, id id.</p>\n<p class=\"lf-p\">2.331 Blumenzwicheln Niederland. id 62 100.033 Öster.-Ung, id Niederland.</p>\n<p class=\"lf-p\">50 Frische Blumen,.</p>\n<p class=\"lf-p\">6 Belgien. id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">138.759 Frische Äpfel Schweiz, id 9.900 Belgien.</p>\n<p class=\"lf-p\">Frische Birnen id.</p>\n<p class=\"lf-p\">16.416 Frische Pfirsiche 57.500 Sonstiges frisches Obsl.... id.</p>\n<p class=\"lf-p\">98 Schweiz. id Südfrüchte Italien, 774 Krische Belgien, 312 Hoher Kaffee.</p>\n<p class=\"lf-p\">Niederl. Ind, id 8.543 Schweiz. id 1.730 Brasilien. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">410.149 27.810 Frankreich. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">56 Gebrannter Kaffee id.</p>\n<p class=\"lf-p\">13.054 Schweiz. id Belgien. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">4.288 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">1.435 Getrocknete Zichorien . . . .</p>\n<p class=\"lf-p\">71.438 Frankreich, id Belgien, Tee 7.795 Gewärze, anderweit nicht. id. genannt 7.695 Sonstige pflanzl Erzeugnisse zum Gewerbegebrauche. Schweiz.</p>\n<p class=\"lf-p\">5.387 Belgien. id 4,84 929 Anderweit nicht gen ErÖster.-Ung.</p>\n<p class=\"lf-p\">9.047 Belgien. id 380 584 Bau- u, Nutzholz, in der 410 Querrichtung mit der Axt id. bearbeitet 1.594 usw.</p>\n<p class=\"lf-p\">Menge: kg, Stück usw.</p>\n<p class=\"lf-p\">12.261 8.948 15.008 59.840 187.644 20.044 1.461 17.186 90 8.863 181 588 298 95 10 24 6 9 2 211.973 54 1.248 25 1.634 36 7 1 20 1 6 1 293 10 1 280 2 231.358 64 Warengattung.</p>\n<p class=\"lf-p\">Herkunftsland.</p>\n<p class=\"lf-p\">Desgl i n der Längsrichtung m i l der Säge bearbeitet . . Türkei.</p>\n<p class=\"lf-p\">Frankreich. id Belgien.</p>\n<p class=\"lf-p\">Korbweiden, geschält usw.</p>\n<p class=\"lf-p\">Brennholz id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Holzkohlen usw Niederland.</p>\n<p class=\"lf-p\">Torfstreu, Moos usw Öster.-Ung.</p>\n<p class=\"lf-p\">Terpentinharze usw Belgien. id id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Frisches Rindfleisch Schweiz. id Niederland. id id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Frisches Schweinefleisch,...</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgien. id Schweinefleisch, einfach zuDänemark. bereitet Niederland. id Schweiz. id Schweinefleisch, geräuchert Belgien. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Schweinespeck Niederland. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Schweden. id Schweiz. id Belgien.</p>\n<p class=\"lf-p\">Fleischextrakt usw Dänemark. id Schweiz.</p>\n<p class=\"lf-p\">Würste Schweden. id Nelgien. id Niederland. id Norwegen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Zubereitete Fische Niederland. id id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Frische Austern Belgien. id Niederland, Frische Muscheln id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Schmalz aller A r t Belgien. id Talg von Rindern id. id Frankreich. id Niederland.</p>\n<p class=\"lf-p\">Butter, frisch oder gesalzen id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dänemark. id Schweiz. id Belgien. id Käse id. id Schweiz. id Niederland.</p>\n<p class=\"lf-p\">Schweden. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Eier, roh Belgien.</p>\n<p class=\"lf-p\">Honig i n Stöcken id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Honig i n Waben Belgien. id Frankreich.</p>\n<p class=\"lf-p\">Bettfedern Öster.-Ung.</p>\n<p class=\"lf-p\">Borsten usw Belgien.</p>\n<p class=\"lf-p\">Menge: kg, Stück USW.</p>\n<p class=\"lf-p\">Warengattung.</p>\n<p class=\"lf-p\">Kalbfelle, 3.624 id 13 Rindshäute 17 Meerschwämme usw id 19.600 22.500 Mehl aus Getreide 1.214.314 Reis, poliert id 30 76 Graupen, Gries usw 120 Sonstige Müllereierzeugnisse id 4 8 Fette, Öle i n andern Behältnissen als Fässer 2.800 id 44 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">13.322 Reisstärke usw id 91.829 6.344 Dextrin 240 Sage, Tapioka 753 Rohr-, u. Rübenzucker usw. id 3. id 6 14 Stärkezucker 728 Branntwein in Fässern id.</p>\n<p class=\"lf-p\">17.448 id 10 id 12 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">1.120 21.841 Drannlwein in Flaschen . . . . id 158.180 id 2 6. 307 Stiller Wein in Fässern id 18 id 472 2 Schaumwein in Flaschen . . . id 1 600 Stiller Wein in Fässern id 300 Bier in Flaschen 1 Art 20.027 Essig aller 50.382 Mineralwasser id id 1 250 Gewöhnliches Backwerk....</p>\n<p class=\"lf-p\">20 id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">86.402 23 Feines Backwerk 47 id 446 Feines Backwerk id.</p>\n<p class=\"lf-p\">123 20 Teigwaren 5. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">500 Zuckerwerk Herkunftsland.</p>\n<p class=\"lf-p\">Menge: kg, Stück usw.</p>\n<p class=\"lf-p\">Niederland.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dänemark.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgien.</p>\n<p class=\"lf-p\">Frankreich.</p>\n<p class=\"lf-p\">Öster.-Ung, Belgien. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Schweiz.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgien. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Schweiz.</p>\n<p class=\"lf-p\">13.000 41.608 07.892 1 2 4.608 820 16 75 26 46 Niederland.</p>\n<p class=\"lf-p\">Frankreich.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgien. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Niederland.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgien. id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Frankreich, Niederland.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgien.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dänemark.</p>\n<p class=\"lf-p\">V.St.v.Am Frankreich.</p>\n<p class=\"lf-p\">Schweiz.</p>\n<p class=\"lf-p\">Norwegen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Schweiz.</p>\n<p class=\"lf-p\">Frankreich.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgien.</p>\n<p class=\"lf-p\">Spanien.</p>\n<p class=\"lf-p\">Frankreich.</p>\n<p class=\"lf-p\">Schweiz.</p>\n<p class=\"lf-p\">Frankreich.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgien. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Frankreich.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgien.</p>\n<p class=\"lf-p\">Frankreich.</p>\n<p class=\"lf-p\">Öster-Ung.</p>\n<p class=\"lf-p\">Niederland, Schweden.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgien, Frankreich.</p>\n<p class=\"lf-p\">Schweiz. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Niederland.</p>\n<p class=\"lf-p\">Öster.-Ung.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgien. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Schweiz. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">1 9 62 1 99.960 60 3 1.196.605 7 767.153 1 39.630 1.600 5.187 11.281 24.993 2 20 38 10.448 .37.008 5.130 18 25 205 25 11 9 19.800 10.000 150 32 4 1 16 4 2 294 2.553 89 984 65 Warengattung, Herkunftsland.</p>\n<p class=\"lf-p\">Zuckerwerk Belgien. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Kakao usw Schweiz. id id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Schokoladewaren Niederland. id Belgien, id id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Milch, eingedickl usvv Schweiz. id Belgien.</p>\n<p class=\"lf-p\">Senf Weder äther- noch weingeistid. haltige Essenzen Schweiz. id Frankreich.</p>\n<p class=\"lf-p\">Säfte von Pflanzen usw Belgien. id Nahrungs- u. Genußmittel, anderweit nicht gennant. Belgien. id Sardinen und andere Fische Schweiz,. id England.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rauchtabak Niederland. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Italien. id V. St. v. A m . id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Niederland id Belgien. id id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Zigarren Schweiz. id .Niederland, id Frankreich, id Belgien, Zigaretten 2. Mineralische und fossile Rohstoffe; Mineralöle.</p>\n<p class=\"lf-p\">Menge : kg, Stuck usw.</p>\n<p class=\"lf-p\">Warengattung' Herkunftsland.</p>\n<p class=\"lf-p\">1.204 Steinkohleuteer Frankreich.</p>\n<p class=\"lf-p\">69 id Belgien.</p>\n<p class=\"lf-p\">5 Benzol u. andere leichte 673 Steinkohlenteeröle id.</p>\n<p class=\"lf-p\">3 Naphthalin, Kresol, Anilin Öster.-Ung.</p>\n<p class=\"lf-p\">3.234 USW 7 17 3, Zubereltetes Wachs, feste 4 Fettsäure, Lichte, Wachswaren, Seiken u. andere 456 unter Verwendung von 8 Fellen, Oelen oder Wachs Waren.</p>\n<p class=\"lf-p\">48 hergestellte 11 Bienenwachs usw Belgien.</p>\n<p class=\"lf-p\">Öster.-Ung.</p>\n<p class=\"lf-p\">2.065 Paraffin, Stearinsäure usw. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">712 Weichparaffin Belgien.</p>\n<p class=\"lf-p\">16 Lichter aller Art id.</p>\n<p class=\"lf-p\">2.739 Gemeine feste Seife Frankreich. id 1 Niederland.</p>\n<p class=\"lf-p\">160 Feine Seile Belgien. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">2.275 2.597 Wagenschmiere u. andere id.</p>\n<p class=\"lf-p\">21 Schmiermittel Frankreich. id 41 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">540 Schuhwichse.. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgien.</p>\n<p class=\"lf-p\">1 Oster-Ung.</p>\n<p class=\"lf-p\">2 Putzmittel 1 4. Chemische und pharma- Menge kg, Stück usw.</p>\n<p class=\"lf-p\">2.000 41.490 1.020 4 148 3.27 1.151 4 220 21 2 1.633 8 87 1 14 6 ben und Farbwaren.</p>\n<p class=\"lf-p\">1.932.290 Schwefel.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgien, Garleuerde, Kies, Sand,.</p>\n<p class=\"lf-p\">454 Salz id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Binisteine, Schmiergel 15 Soda Niederland, id usw Frankreich, 62 Vitriol id Chromsaures Natron 43.900 Kieselgur, Quarz Belgien, usw 170824.768 Calziumkarbid id Natürlicher Kalis 631.390 Chlorkalium, Arsenik usw id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Zement id id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rohe Dach- u. Tafelschiefer 310.570 18.663 Anilinfarbe id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rohblöcke ans Sandsteinen Frankreich. 256895.77 Alizarin Eisenerz 1.319.400 Ultramarin Belgien.</p>\n<p class=\"lf-p\">Manganerze Bleiweiß 639.025 Bletrol, Schlacken von Erzen, auch Bleiweiß gemahlen id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Steinkohlen id.</p>\n<p class=\"lf-p\">46.764.800 Zubereitete Farben id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgien.</p>\n<p class=\"lf-p\">70.535.800 Koks. id 135.000 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Preßkohlen 3.657 Graphil id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Mineralschmieröle. id 22 Frankreich, id F r h . Hamb.</p>\n<p class=\"lf-p\">19.023 Blei-, Färb- u. Kohlenstiste id, 4.902 Ölfirnisse Niesderland, id Frankreich.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgien.</p>\n<p class=\"lf-p\">Frankreich.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgien. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Frankreich.</p>\n<p class=\"lf-p\">Schweden.</p>\n<p class=\"lf-p\">Norwegen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Schweiz, Belgien. id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Frankreich, id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Öster- Ung Belgien. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Frankreich. id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">60 441 8 10 245 6 483.300 67.860 2 30 5 554 557 120 1 159 250 47 76 219 9 66 Warengattung.</p>\n<p class=\"lf-p\">HerkunlIsland.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ölfirnisse Weinsteinfirnisse id Lackfirnisse id Siegellack Ölkitte Holzgeisl, gereinigt Flüssige ätherische Öle Wohlriechende Fette id. äther- oder Weingeisthaltige Riechmittel Puder usw id Gefüllte Patronen id Zündhölzer usw id Leim aller A r t Süßholzsaft usw Arzneiwaren, zubereitete . . id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Geheimmittel id Belgien. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Frankreich, id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgien. id. id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Frankreich.</p>\n<p class=\"lf-p\">Schweiz.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgien. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Schweiz.</p>\n<p class=\"lf-p\">Frankreich.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgien. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Schweden.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgien, id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Öster.-Ung.</p>\n<p class=\"lf-p\">Schweden. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgien.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">5.</span>Tierische u. pflanzliche Spinnstoffe und Waren daraus; Menschenhaare. zugerichtete Schmucksedern, Fächer und Hüte.</div>\n<p class=\"lf-p\">Seidenzwirn aller Art id Dichte, ungemusterte taflbindige Gewebe, ganz aus Seide Dichte Möbelstoffe, ganz aus Seide Dichte Möbelstoffe, teilweise aus Seide Dichte Gewebe, ganz oder teilweise aus Seidenplüsch Andere dichte Gewebe, ganz oder teilweise aus Seide. id id Tüll aus Seide Seidene Gase usw id Tüll aus Wirk waren id Seidene Stickereien id Schweiz.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgien, id. id. id. id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Oster.-Ung.</p>\n<p class=\"lf-p\">Schweden.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgien, id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Schweiz. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgien.</p>\n<p class=\"lf-p\">Frankreich.</p>\n<p class=\"lf-p\">Schweiz.</p>\n<p class=\"lf-p\">Menge: kg. Stück usw.</p>\n<p class=\"lf-p\">Warengattung.</p>\n<p class=\"lf-p\">Herkunftsland.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgien.</p>\n<p class=\"lf-p\">8 Seidene Stickereien id.</p>\n<p class=\"lf-p\">15 Seidene Posamentierwaren hl.</p>\n<p class=\"lf-p\">Sireichgarn, gebleicht 899 Wollengarn aller Art für den id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Einzelverkauf 1.129 7 Frankreich. id id.</p>\n<p class=\"lf-p\">68 Wollene Fußbodenteppiche.</p>\n<p class=\"lf-p\">8 Türkei. id 65 Öster.-Ung. id Belgien, id 2</p></div>", "next": 239995}