{"html": "<div class=\"lf-doc\"><p class=\"lf-p\">Finalement, afin d’inciter davantage de jeunes à aborder des études supérieures et afin de lutter contre l’endettement des étudiants, les conditions de l’aide financière de l’Etat pour études supérieures seront améliorées et l’aide financière sera élargie à ceux engagés dans des voies de formation du type 3ème cycle.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les relations avec les associations estudiantines seront promues et une politique vigoureuse pour la mise à disposition de chambres d’étudiants tant au Grand-Duché que dans les pays accueillant la plupart des étudiants luxembourgeois sera poursuivie.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">–</span>Recherche En vue de promouvoir le passage de notre économie vers une économie fondée sur le savoir, le Gouvernement consentira des efforts supplémentaires en vue de développer les capacités scientifiques et technologiques nationales.</div>\n<p class=\"lf-p\">A cet égard, la mise en oeuvre d’une programmation pluriannuelle de la R &amp; D publique visera en particulier la concentration de l’effort national de R &amp; D sur un nombre limité de thèmes à potentiel évident de retombée nationale, une synergie renforcée entre enseignement supérieur et recherche appliquée ainsi qu’une participation luxem- 1055 bourgeoise accrue aux initiatives internationales de coopération scientifique et technologique. En matière de diffusion des connaissances et de transfert de technologies, l’action du Gouvernement s’appuiera sur les apports des centres de recherches publics.</p>\n<p class=\"lf-p\">D’ici 2004, le Gouvernement prévoit de porter les moyens budgétaires relatifs à la R &amp; D publique à 0,3 % du P.I.B., une part croissante de ces moyens étant prévue dans l’intérêt des activités du Fonds national de la Recherche. **** 6. MINISTERE DE L’ECONOMIE</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">–</span>Politique économique Partie générale La sauvegarde des grands équilibres macro-économiques et une structure économique performante sont les préalables de la croissance économique, nécessaire pour assurer un cadre de vie attractif, une qualité et un niveau de vie élevés aux habitants de notre pays.</div>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement mettra un accent particulier sur les aspects qualitatifs de la croissance et sur le caractère durable du développement économique, social et écologique.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans une économie mondiale qui s'intègre et des marchés qui se globalisent, la compétitivité générale de notre économie et celle des entreprises doivent bénéficier d'une attention toute spéciale.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il s'agira de poursuivre la diversification de la structure économique par la création d'entreprises nouvelles, la recherche-développement et l'innovation dans les entreprises luxembourgeoises.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les technologies nouvelles jouent un rôle essentiel dans une structure économique moderne et compétitive.</p>\n<p class=\"lf-p\">A cet effet, les cadres fiscal et légal favorables seront développés de même que les infrastructures physiques, tels les réseaux d'énergie, de transport et de communication, ainsi que les infrastructures de formation et de recherche.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les infrastructures d'accueil pour les entreprises et notamment pour les petites et moyennes entreprises seront développées à travers la mise en valeur de friches industrielles ou la création et l'aménagement de zones d'activités nouvelles, à caractère général ou sectoriel.</p>\n<p class=\"lf-p\">La compétitivité globale de notre économie est également un des objectifs de la politique énergétique du Gouvernement. Celle-ci visera en outre la sécurité et la diversification de l'approvisionnement en énergie, ainsi que la protection de l'environnement. La politique énergétique doit aussi contribuer à l'objectif de croissance durable.</p>\n<p class=\"lf-p\">Enfin, l'accueil et le développement de ressources humaines à travers la formation continue et la recherche, publiques et privées, revêtent une importance capitale pour assurer la compétitivité à long terme de notre économie.</p>\n<p class=\"lf-p\">En complément au souci du Gouvernement d'assurer la compétitivité générale de l'économie, l'amélioration de la compétitivité des entreprises sera également une préoccupation. Le Gouvernement veillera au maintien d'un niveau bas des coûts salariaux indirects, à améliorer la fiscalité des entreprises, à favoriser la R&amp;D, l'innovation et la formation, surtout dans les PME, à faciliter l'accès au capital, à adapter les règles en matière de concurrence et de faillite et à promouvoir les exportations de produits et services luxembourgeois.</p>\n<p class=\"lf-p\">La politique économique et de compétitivité se situera dans le cadre des obligations tracées par les traités de l'UE.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ceci impliquera également un effort sur le plan statistique. Les moyens adéquats seront réservés à cet effet.</p>\n<p class=\"lf-p\">La politique macro-économique La mise en œuvre des politiques visant à des améliorations du niveau de la qualité de vie de nos citoyens se fera dans les limites des capacités financières de l'Etat. Celles-ci sont elles-mêmes tributaires de la sauvegarde des grands équilibres macro-économiques et de la compétitivité de notre économie.</p>\n<p class=\"lf-p\">La participation de l'économie luxembourgeoise dans un système économique international ouvert, intégré et stable est le meilleur moyen pour assurer les bases d'une croissance stable et durable, pour assurer la stabilité des prix, l'équilibre des finances publiques et celui des échanges avec l'étranger, ainsi que pour générer un nombre adéquat d'emplois.</p>\n<p class=\"lf-p\">D'ores et déjà, l'Union économique et monétaire en voie de réalisation a donné une impulsion nouvelle à la croissance en Europe après avoir incité les Gouvernements des pays participants à une discipline budgétaire renforcée et à juguler l'inflation.</p>\n<p class=\"lf-p\">La perspective de l'introduction de la monnaie unique devrait apporter encore davantage de stabilité dans les échanges et de prévisibilité des comportements économiques, bases d'une croissance durable.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'augmentation de la concurrence sur les marchés, grâce à davantage de transparence et d'efficience économique et grâce à la réduction des barrières à l'échange a permis de maîtriser l'inflation au cours des dernières années.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les niveaux d'inflation très bas que l'Europe et le Luxembourg connaissent depuis quelques années réconfortent le Gouvernement dans sa volonté de ne pas modifier la politique en matière d'indexation automatique des salaires, traitements, rentes et pensions.</p>\n<p class=\"lf-p\">En ce qui concerne les échanges avec l'étranger, le Gouvernement fournira aux entreprises exportatrices un cadre actif et ciblé pour développer leur présence sur les marchés étrangers.</p>\n<p class=\"lf-p\">La politique de compétitivité économique 1056 La compétitivité économique est le garant d'une croissance durable, du maintien des grands équilibres macro-économiques et de l'amélioration du bien-être économique et de la qualité de la vie.</p>\n<p class=\"lf-p\">Elle est le résultat à la fois du cadre général, légal, fiscal et social dans lequel les acteurs économiques évoluent et d'un environnement structurel qui permet la pleine éclosion des compétences humaines et des capacités physiques du pays et de générer un nombre et une qualité adéquats d'activités économiques nouvelles.</p>\n<p class=\"lf-p\">A côté des mesures que le Gouvernement prendra pour maintenir la compétitivité fiscale et le cadre de paix sociale, il poursuivra activement les travaux engagés pour créer un cadre juridique moderne au commerce électronique, de même que pour donner une base juridique adaptée à la promotion de la qualité dans les entreprises.</p>\n<p class=\"lf-p\">Par ailleurs, il entend mettre en œuvre une série d'adaptations qualitatives du cadre légal et réglementaire en ce qui concerne le fonctionnement des marchés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il en est ainsi de l'adaptation de la législation sur la concurrence, de l'actualisation de la législation en matière de marchés publics, de la création des conditions pour une concurrence loyale par la lutte contre le dumping social, ainsi que de l'adaptation des règles juridiques en matière de faillites.</p>\n<p class=\"lf-p\">Une politique active de diversification et de développement des activités économiques sera également poursuivie par le Gouvernement.</p>\n<p class=\"lf-p\">Elle se fondera sur deux piliers:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">–</span>la prospection d'investisseurs étrangers;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">–</span>la promotion du développement endogène des entreprises établies.</div>\n<p class=\"lf-p\">La globalisation des marchés, la tertiairisation de l'activité économique et l'avènement de la société de l'information et du savoir, enfin l'accélération des mutations technologiques appellent à privilégier la dimension qualitative et technologique du développement structurel de notre économie.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement y mettra un accent particulier qui se traduira par:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">–</span>la promotion de l'esprit d'entreprise et du développement de l'intérêt pour les technologies nouvelles dans la population en général et auprès des jeunes en particulier;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">–</span>la promotion du Luxembourg comme terre d'accueil pour les investissements et activités à contenu technologique élevé, notamment dans les technologies de l'information, des communications et du multimédia ou d'autres technologies de pointe;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">–</span>la stimulation de pôles de compétence technologique à partir de ressources existantes.</div>\n<p class=\"lf-p\">Le centre de gravité de la politique industrielle sera progressivement déplacé vers l'encadrement de la recherchedéveloppement, du transfert de technologies et de l'innovation.</p>\n<p class=\"lf-p\">La loi-cadre de développement et de diversification économiques sera réformée dans cette optique en tenant compte à la fois des contraintes et des opportunités que la réglementation communautaire offre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les infrastructures d'accueil pour les investisseurs industriels et autres promoteurs d'activités nouvelles seront développées, notamment à travers la mise en valeur de friches industrielles. L'extension de zones d'activités à caractère régional réalisée, en étroite collaboration avec les autorités communales, servira en priorité à accueillir des petites et moyennes entreprises industrielles, artisanales ou de prestation de services.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le concept de zones réservées à des activités spécifiques sera examiné sur la base de l'expérience du passé et en fonction des besoins futurs.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les instruments communautaires des fonds structurels réservés au Luxembourg lors de la nouvelle période de programmation 2000-2006 seront mis à profit pour réaliser des infrastructures d'accueil adéquates dans les régions concernées.</p>\n<p class=\"lf-p\">La SNCI continuera à jouer un rôle-clé dans l'accompagnement de la politique de compétitivité économique de nos entreprises. A cet effet, la loi organique de la SNCI sera adaptée et son champ d'activité étendu afin de tenir compte de l'environnement économique nouveau des entreprises et du rôle renforcé du développement technologique dans la politique de compétitivité du Gouvernement. Un accent particulier sera mis sur le rôle de la SNCI dans le développement de l'esprit d'entreprise et de l'accès au capital-risque.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le commerce électronique Une importance particulière revient au projet de loi sur le commerce électronique, dont un examen prompt par la Chambre de Députés serait souhaitable, étant entendu que le texte pourra subir des modifications si des imperfections apparaissent. De cette façon, le Luxembourg disposera parmi les premiers d’un cadre intégral réglant cette matière nouvelle.</p>\n<p class=\"lf-p\">L’entreprise des Postes et Télécommunications Il sera procédé à une restructuration de l’Entreprise des P &amp; T pour permettre à celle-ci de relever le défi de la libéralisation du secteur postal et de celui des télécommunications, étant entendu que l’Etat continuera à assumer le rôle d’actionnaire de référence et que les intérêts légitimes du personnel devront être préservés. Le Gouvernement veillera à ce que le service universel soit assuré, conformément à la loi.</p>\n<p class=\"lf-p\">1057</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">–</span>La politique énergétique La politique énergétique est un facteur important de la compétitivité économique générale. Par ailleurs elle a pour objectif d'assurer la sécurité de l'approvisionnement énergétique et de contribuer à la protection de l'environnement.</div>\n<p class=\"lf-p\">Notre pays continuera d'être largement dépendant de l'étranger en matière d'approvisionnement en énergie primaire. Il s'agira, à la fois pour des raisons de coûts et pour des considérations écologiques, d'utiliser l'énergie disponible de la façon la plus rationnelle possible.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement continuera de promouvoir le potentiel national de production d'énergie dans la mesure où cela s'avère être économiquement défendable et écologiquement souhaitable. Le Gouvernement soutient la réalisation d'une centrale turbine-gaz-vapeur pour augmenter la production autonome d'énergie et pour réduire les émissions de CO2, engagement qui a été pris par le Gouvernement dans des enceintes mondiales. Le Gouvernement veillera à ce que cette centrale soit optimisée du point de vue écologique, notamment en examinant l'opportunité de la création d'un réseau de chaleur en aval et en promouvant l'implantation à proximité d'établissements utilisant la chaleur.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans la perspective de la libéralisation des marchés de l'électricité et du gaz naturel, le Gouvernement poursuivra l'objectif de création d'un cadre légal qui permette à la fois l'établissement d'une concurrence à conditions égales et équitables pour tous les opérateurs, la sauvegarde des missions de service public y compris la promotion des énergies nouvelles et renouvelables, ainsi que la protection des consommateurs captifs.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le potentiel d'interconnexion de nos réseaux électriques et gaziers sera analysé et développé dans la mesure où un tel développement permettra de renforcer la compétitivité de notre économie et de contribuer à la diversification de notre approvisionnement.</p>\n<p class=\"lf-p\">En ce qui concerne plus particulièrement le réseau de gaz naturel, il est désormais étendu à toutes les régions du pays. Toutes les agglomérations et localités importantes, ainsi que les zones industrielles seront progressivement raccordées au réseau, de même que les localités d'habitations dans la mesure où ces raccordements sont économiquement défendables. Le raccordement du réseau de gaz naturel au réseau allemand sera réalisé.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les économies d'énergie et l'utilisation rationnelle de l'énergie répondent à des impératifs tant économiques qu'écologiques.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans le cadre de l'objectif de réforme écologique de notre système fiscal, le Gouvernement entamera un premier pas en faisant réaliser une étude de faisabilité sur l'introduction d'une taxe énergétique dans le cadre des réglementations communautaires.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans le cadre du programme d'assainissement des bâtiments existants, une attention particulière sera accordée aux économies d'énergie. Les normes d'isolation thermique des constructions nouvelles seront adaptées aux progrès techniques et leur contrôle se verra renforcé. *** 7. MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET DES SPORTS</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">–</span>Enseignement et Formation Professionelle 1. Afin de permettre au Gouvernement de surveiller et de suivre de façon précise l’efficience de notre système éducatif, il sera veillé à ce que l’observation statistique soit affinée. Dans ce contexte, le matériel statistique élaboré devra être rendu comparable à celui des autres pays de l’UE et de l’OCDE portant notamment sur les indicateurs concernant la progression des élèves et les échecs scolaires, sur les indicateurs relatifs au passage d’un ordre d’enseignement à l’autre et à la vie active ainsi que sur les indicateurs relatifs aux coûts. Dans ce contexte le Script intensifiera les efforts de la saisie statistique.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>Devant la croissance substantielle des effectifs scolaires, le Gouvernement continuera un programme d’investissements vigoureux. Outre les nouveaux lycées actuellement déjà prévus, il sera nécessaire d’envisager la construction d’au moins deux nouveaux bâtiments pour l’enseignement postprimaire. Le choix définitif des sites d’implantation de ces nouveaux bâtiments se fera dans le souci d’une nécessaire régionalisation.</div>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement envisage la création de « pôles scolaires » destinés à permettre la régionalisation d’une offre scolaire complète tout en soumettant la nécessité d’équiper chaque lycée d’une offre individuelle complète à une analyse critique. A cet effet, il étudiera la dimension idéale en nombre d’élèves de nos lycées.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les procédures légales nécessaires à l’autorisation de la construction de bâtiments scolaires seront examinées, et si possible, simplifiées.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans le cadre de la construction de nouveaux établissements d’enseignement postprimaire, surtout ceux à dimension régionale, il sera veillé à ce que, dans la mesure du possible, chaque établissement offre un cycle inférieur complet de l’enseignement secondaire tant classique que technique et préparatoire. Une telle offre dans un même bâtiment scolaire doit faciliter de façon notable la transition d’un ordre d’enseignement à l’autre.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>Les prévisions en matière d’évolution de la population scolaire montrent que les besoins de recrutement nécessaires font appel à de considérables efforts en la matière. Le recrutement devrait se situer dans une fourchette située entre 150 et 240 nouveaux stagiaires par année sur une période de 6 ans. Or l’expérience des dernières années a montré que le nombre de candidats-stagiaires disponibles restait bien en-deça de ces besoins.</div>\n<p class=\"lf-p\">Conscient de cette situation, le Gouvernement prendra en considération tout un ensemble de mesures et étudiera, dans le dialogue avec les concernés « plusieurs pistes » :</p>\n<p class=\"lf-p\">1058 Sont envisagées entre autre :</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>l’analyse du contenu des programmes scolaires en relation avec une modification des rythmes scolaires (possibilité de réduire le programme hebdomadaire) ;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>une réflexion sur la tâche et le périmètre de la mission des enseignants tels que les décharges pour ancienneté, la mise en crédit des leçons supplémentaires dans le cadre d’un système de compte-épargne du temps de travail ;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>la reformulation du droit et du devoir à la formation continue intégrée dans la tâche et l’augmentation éventuelle de la tâche pour les nouveaux enseignants etc.</div>\n<p class=\"lf-p\">Par ailleurs la lutte systématique contre l’échec scolaire, sans pour autant baisser le niveau de l’enseignement dispensé, devra avoir ses effets sur le rythme de passage des élèves à travers les différents ordres d’enseignement.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">4.</span>Afin d’augmenter la flexibilité de l’organisation scolaire et la polyvalence des enseignants, l’opportunité d’enseigner deux matières sera reconsidérée.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">5.</span>Le Gouvernement procédera à la réforme de la formation des enseignants du préscolaire et du primaire. Cette réforme de l’ISERP se fera dans le cadre de l’article 2 de la loi du 11 août 1996 portant réforme de l’enseignement supérieur.</div>\n<p class=\"lf-p\">Ces études seront sanctionnées par un diplôme afférent après trois années permettant d’exercer la profession d’instituteur. Une formation de spécialisation pratique de deux semestres supplémentaires pourra être suivie, dans le cadre de la formation continue, ceci à titre facultatif.</p>\n<p class=\"lf-p\">L’évaluation des étudiant(e)s devra se faire par des unités de valeur capitalisables définie selon les critères ECTS et permettre des transitions vers des établissements d’enseignement supérieur à l’étranger.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cette réforme de l’ISERP n’étant accompagnée ni d’une modification du statut de l’enseignement dispensé ni d’une augmentation de la responsabilité ou de la sujétion du métier d’instituteur, elle n’est pas censée entraîner des reclassements de la carrière de l’instituteur dans le tableau E de l’enseignement.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">6.</span>La loi scolaire de 1912 sera soumise à une adaptation et à une actualisation profonde comportant notamment la révision des dispositions relatives à la constitution des commissions scolaires afin de mieux pouvoir organiser la représentation et des enseignants et des parents d’élèves, ces derniers étant élus lors d’un suffrage général.</div>\n<p class=\"lf-p\">Cette réforme définira la fonction de responsable de bâtiment scolaire que les communes pourront facultativement mettre en place. Celui-ci sera chargé du suivi sur place de l’organisation et du fonctionnement d’une école primaire. Les responsables de bâtiment joueront également le rôle de personnes de contact pour les parents et d’assistants aux autorités communales.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">7.</span>Le Gouvernement entend initier une large concertation visant l’introduction de nouveaux rythmes scolaires.</div>\n<p class=\"lf-p\">Seront pris en considération :</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>les rythmes journaliers avec la finalité d’un rapprochement entre le rythme de la vie familiale et celui de la vie professionnelle ;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>les rythmes hebdomadaires avec les questions relatives à la journée continue, les horaires aménagés et le samedi libre ;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>les rythmes annuels avec une analyse de la fréquence et de la durée des vacances scolaires.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">8.</span>Conscient tant de la difficulté posée par la scolarisation de nombreux enfants non-luxembourgeois dans le système scolaire luxembourgeois que de l’absolue nécessité de préserver une école d’intégration, le Gouvernement mettra en place des projets-pilotes d’alphabétisation en français. Ces projets-pilotes se concentreront sur des quartiers à forte population étrangère et auront lieu dans des bâtiments scolaires qui regrouperont également d’autres classes. Ils auront pour finalité de permettre par un enseignement de l’allemand comme langue étrangère, aux enfants romanophones d’atteindre un niveau facilitant leur réintégration dans des unités classiques.</div>\n<p class=\"lf-p\">Par ailleurs, le Gouvernement entend introduire dans l’enseignement secondaire un régime de langues spécifique dans le cadre de la création d’un « bac international ».</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">9.</span>Des projets-pilotes destinés à remplacer la 1ère et la 2e année d’études de l’enseignement primaire par un cycle d’apprentissage continu de trois années seront mis en place. Ceci permettra de structurer de façon plus flexible les premières années de la scolarité des enfants.</div>\n<p class=\"lf-p\">Cette mise en place sera faite parallèlement à l’introduction de modalités de transition entre l’enseignement préscolaire et l’enseignement primaire qui devront être plus flexibles et mieux tenir compte du développement réel de chaque enfant. Une telle solution devra également permettre d’organiser dès l’école préscolaire un dialogue entre les parents et l’école.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">10.</span>Dans l’enseignement secondaire et secondaire technique, le fonctionnement des Commissions nationales pour les programmes sera modifié. Le caractère participatif de ces commissions sera préservé. Elles seront par ailleurs dotées d’une structure transversale qui permettra de garantir la régularité et la continuité des travaux ainsi que la transparence des prises de décision. Elle organisera la mise en réseau de ces commissions ainsi que le regroupement par familles de disciplines ce qui permettra, outre un professionnalisme accru, d’aborder dans de bonnes conditions la nécessaire révision ainsi que la coordination et l’allégement des programmes.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">11.</span>Enfin, afin de veiller à ce que le niveau d’enseignement soit le même dans tout le pays, des épreuves standardisées en Ve/9e et en IIIe/11e seront introduites.</div>\n<p class=\"lf-p\">1059 12. Une loi-cadre sur l’enseignement secondaire sera élaborée. Celle-ci aura notamment pour objet de définir de façon précise les finalités des différents ordres d’enseignement.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pour ce qui est de l’enseignement postprimaire, il s’agit de régler les dispositions suivantes :</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">–</span>Autonomie des établissements scolaires dans le cadre des expériences-pilotes ayant débuté en 1992. Il s’agira, en l’occurrence, d’une autonomie de gestion dans le cadre d’une enveloppe financière prédéfinie et d’une autonomie pédagogique, notamment pour la gestion de projets d’établissement. Les limites de cette autonomie seront clairement définies dans le but de maintenir la qualité de l’enseignement et le caractère national du système de qualification.</div>\n<p class=\"lf-p\">Il sera veillé à ce que le partenariat des écoles avec les entreprises privées soit possible, tout en veillant à ce que tous les abus soient scrupuleusement évités. De tels projets de partenariat sont soumis à l’autorisation du Ministère de l’Education Nationale.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">–</span>Redéfinition des missions des directions des établissements : Afin de permettre aux directeurs de se concentrer sur l’aspect pédagogique du fonctionnement de leur établissement, ils seront déchargés des travaux administratifs par l’intégration de cadres administratifs dans leur équipe.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">–</span>Réforme des Conseils d’Education : Les compétences des Conseils d’Education seront redéfinies dans le cadre de l’autonomie scolaire et les modalités de la composition seront revues de façon à assurer, par des élections directes, la représentativité équilibrée des parents des élèves et des parents.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">–</span>La fonction «d’ombudsman» sera créée dans chaque établissement de l’enseignement postprimaire. Celui-ci devra être, tant pour les élèves que pour les parents, une personne de référence susceptible d’intervenir dans tous les problèmes d’ordre général et particulier qui peuvent se poser dans le cadre d’un établissement donné.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">13.</span>Le Gouvernement entend modifier la loi de 1982 concernant les relations entre l’Etat et les écoles privées. Les modifications essentielles concernent :</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">–</span>l’inscription dans la loi de la possibilité pour l’Etat de participer, dans une mesure à définir, au financement des infrastructures immobilières nécessaires au fonctionnement des écoles privées, notamment lors de nouvelles constructions, d’agrandissement ou de la rénovation des bâtiments.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">–</span>l’augmentation de la participation de l’Etat dans le financement du fonctionnement des écoles privées obéissant aux critères définis au titre II du texte de loi.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">–</span>Par ailleurs, il est retenu que, pour assurer l’égalité des chances entre les élèves de l’enseignement public et de l’enseignement privé, les examens de fin d’études pourront dorénavant se dérouler dans les établissements d'enseignement privé, ceci selon les mêmes conditions et modalités que dans l’enseignement public.</div>\n<p class=\"lf-p\">Il est entendu que l’ensemble de ces mesures en faveur de l’enseignement privé ne change aucunement la priorité de l’engagement du Gouvernement en faveur de l’école publique.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">14.</span>Conscient que la transmission de valeurs fait partie intégrante de la mission des écoles, le Gouvernement prendra des mesures nécessaires pour améliorer sensiblement la qualité de l’enseignement moral et social, notamment en matière de formation et de qualification des enseignants. Dès lors, et à partir de la rentrée scolaire 2002/2003, la possibilité d’être dispensé dans l’enseignement postprimaire des cours de formation morale et sociale et des cours d’enseignement religieux sera supprimée.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">15.</span>Le Gouvernement entend continuer à mettre en œuvre la politique du développement des technologies de l’information et de la communication tant dans l’enseignement secondaire que dans l’enseignement primaire. Il s’agit de rendre capables les élèves d’apprendre à apprendre avec les nouvelles technologies dans une perspective de formation tout au long de la vie. Tant les actions au niveau pédagogique que celles au niveau logistique et technique seront renforcées.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">16.</span>Les réformes de l’enseignement secondaire qui ont été mises en œuvre en 1989 seront soumises à une évaluation afin de vérifier si les structures en place sont toujours adaptées aux besoins actuels. Dans ce contexte, les programmes seront soumis à une analyse critique. Par ailleurs, il est retenu que les modes d’évaluation et les critères de promotion de l’enseignement secondaire sont à revoir.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">17.</span>Pour ce qui est des modes d’évaluation dans l’enseignement secondaire général, la recherche entamée par le Script sera finalisée. L’avis du Conseil Supérieur de l’Education Nationale concernant les critères de promotion en voie d’élaboration, pourra servir de base aux réflexions devant conduire à de nouvelles formes d’évaluation.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">18.</span>Pour ce qui est des critères de promotion, le système de compensation, sans être remis en cause, sera réaménagé pour éviter les abus constatés. En tout état de cause, la finalité du système de compensation devra toujours consister à stimuler chez les élèves le goût pour l’effort face à certaines faiblesses apparentes, plutôt que d’ouvrir la porte à des calculs minimalistes susceptibles de contourner des éléments essentiels d’une formation demandée.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">19.</span>Le Conseil Supérieur de l’Education Nationale sera réformé avec pour finalité d’en faire un organe plus représentatif du monde scolaire et de mieux l’intégrer dans les processus de décision.</div>\n<p class=\"lf-p\">1060 20. Le Gouvernement attachera une importance toute particulière à la coopération entre le monde scolaire et celui des entreprises. En effet, il est important que les représentants des entreprises puissent, notamment dans le cadre de formations professionnelles et techniques, participer à toutes les étapes tant de la mise en place d’une formation que de son organisation (stages etc.) et de sa certification. Dans ce contexte, le Gouvernement mettra en place des structures adéquates pour que les échanges entre les deux secteurs puissent avoir lieu de manière régulière et organisée.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">21.</span>L’institut d’études éducatives et sociales sera réformé. Lors de cette réorganisation, il sera veillé à définir de façon précise les profils des professionnels au secteur socio-éducatif dont l’éducateur et l’éducateur gradué, et à adapter les formations aux exigences des tâches professionnelles dans les divers champs d’activité.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">22.</span>Le Gouvernement procédera à une réforme de l’apprentissage par une révision de la législation de 1945 sur l’apprentissage. Il importe, en effet, définir notamment le rôle de l’apprentissage dit «dual » par rapport aux formations plein temps à l’école, de fixer les objectifs des différentes voies de formation (CITP, CCM, CATP) et de déterminer les rôles et responsabilités des différents partenaires (Etat et milieux professionnels).</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">23.</span>Dans ce contexte, le Centre National de Formation professionnelle continue (CNFPC) sera transformé en établissement public géré d’après le droit privé. Ce statut permettra au CNFPC de mieux s’adapter aux besoins effectifs des entreprises et à être plus flexible dans son offre de formation professionnelle continue.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">24.</span>Le CPOS sera réformé et il sera recentré sur son activité première qui est la prise en charge psychologique des élèves et leur orientation scolaire. Pour permettre au CPOS de mieux se concentrer sur ses missions de base, la restauration scolaire sera privatisée. La collaboration avec l’Administration de l’Emploi sera renforcée ainsi que celle avec les représentants du monde économique.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">25.</span>Le Gouvernement entend faire des efforts particuliers afin de mettre en place une véritable offre « d’école de la 2e chance » présentant un concept de prise en charge psycho-pédagogique permettant un nouveau départ dans une scolarisation souvent difficile, en tenant compte des problèmes individuels qui peuvent se présenter.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">26.</span>Le Gouvernement intensifiera ses efforts en matière de formation des adultes et de formation continue, ceci en tenant compte des besoins d’adaptation à une vie professionnelle en mutation constante. (« apprendre tout au long de la vie ») 27. Afin d’augmenter les chances de réussite des élèves tout en préservant le niveau de qualité des épreuves de fin d’études, il sera introduit une 2ième session pour les examens de fin d’études secondaires et secondaires techniques. Cette session sera ouverte à tous les élèves n’ayant pas réussi la session de juin et elle sera organisée en septembre.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">–</span>Sports L’action du Gouvernement dans le domaine du sport se fera en étroite collaboration avec le mouvement sportif, dans le respect de l’autonomie de ce dernier et selon le principe de l’intervention essentiellement subsidiaire de l’Etat dans le sport. Au niveau européen, le Gouvernement veillera à ce que, dans l’élaboration des directives, il soit tenu compte de la spécificité du sport par opposition aux activités purement économiques.</div>\n<p class=\"lf-p\">Les bases pour une activité sportive tout au long de la vie doivent être établies dès le jeune âge. Le Gouvernement attribuera une importance particulière au sport à l’école en lui réservant une place adéquate dans les programmes scolaires des différents ordres d’enseignement. Une option «sport» sera introduite au programme de l’ISERP.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le passage du sport scolaire au sport associatif doit être harmonisé. Une collaboration étroite entre sections sportives de la Lasep, de la Lasel et les clubs locaux devra être favorisée surtout dans le cadre de la journée continue.</p>\n<p class=\"lf-p\">Afin d’assurer un développement sportif harmonieux de notre jeunesse et de favoriser la détection précoce des jeunes talents, l’entraînement des jeunes dans nos clubs devra être confié à des entraîneurs ayant bénéficié d’une formation appropriée. Pour favoriser le développement du sport de compétition, la fréquentation subséquente combinée des classes à horaire aménagé et des centres de formation sera coordonnée.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement encouragera le sport d’élite en appuyant le mouvement sportif dans ses efforts d’offrir à ses sportifs et équipes de haut niveau une préparation quasi professionnelle assurée par un encadrement hautement qualifié. Il analysera les mesures nécessaires pour renforcer la protection et la promotion sociale des athlètes d’élite (sécurité sociale au cours de leur carrière sportive; les aides dans leur réinsertion professionnelle après l’abandon de leur activité sportive).</p>\n<p class=\"lf-p\">Les «modèles luxembourgeois» seront soumis à évaluation moyennant établissement d’un bilan périodique.</p>\n<p class=\"lf-p\">Afin de favoriser le sport dans les loisirs, le Gouvernement veillera à ce que l’accès aux installations sportives (centres sportifs et installations sportives scolaires) soit assuré aux gens qui pratiquent le sport loisir (problème de surveillance durant les heures en dehors de la période normale de travail).</p>\n<p class=\"lf-p\">L’instrument de la programmation pluriannuelle dans le domaine des infrastructures sportives sera maintenu.</p>\n<p class=\"lf-p\">Lors de la construction d’infrastructures nouvelles et de l’aménagement d’installations sportives existantes, il devra être tenu compte des besoins particuliers des personnes handicapées et des ménages avec enfants.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement veillera à ce que la construction du Centre national sportif et culturel soit terminée dans les meilleurs délais. L’évacuation du projet de loi visant la création d’un établissement public ayant pour mission la gestion des installations du centre sera accélérée. L’implication étroite du mouvement sportif dans la gestion du centre sera assurée.</p>\n<p class=\"lf-p\">1061 Le Gouvernement veillera au maintien d’un équilibre harmonieux entre la pratique d’activités sportives dans la nature et les impératifs de l’environnement.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement appuiera le mouvement sportif dans ses efforts d’harmoniser les contrôles antidopage et les sanctions à infliger aux fautifs. Il augmentera les crédits nécessaires à un renforcement des contrôles au niveau national. Il prendra les mesures nécessaires pour détecter et poursuivre les personnes impliquées dans le trafic et le stockage de produits dopants.</p>\n<p class=\"lf-p\">Afin d’adapter le contrôle médical au développement de la pratique sportive au Grand-Duché, le contrôle médicosportif sera réorganisé.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le développement de notre vie associative s’est fortement appuyé sur le bénévolat qui doit à l’avenir continuer à déterminer l’organisation de nos activités sportives et culturelles. Le Gouvernement étudiera dans quelle mesure il pourra appuyer le travail bénévole de nos dirigeants sportifs.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le sponsoring sera encouragé dans un cadre et selon des modalités à déterminer.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le texte de l’avant-projet de loi sur le sport sera revu sur base des avis reçus de la part des instances consultées. *** 8. MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT Développement soutenable Le principe du développement durable guidera les actions du Gouvernement en matière de politique environnementale.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement finalisera le plan de réduction des émissions de CO2 et mettra en oeuvre un programme pluriannuel y relatif.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement entend honorer l’engagement des organisations non-gouvernementales en instaurant un système de cofinancement des projets d’ONG oeuvrant dans le domaine de la protection de l’environnement jusqu’à 50% d’après des critères stricts et transparents.</p>\n<p class=\"lf-p\">Lignes directrices d’une politique écologique Au niveau de la politique européenne le Gouvernement s’engagera de façon conséquente à ce que de hauts niveaux de protection soient adoptés.</p>\n<p class=\"lf-p\">La protection de l’environnement sera élevée au rang de principe constitutionnel.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement entend favoriser une politique dite de prévention par rapport à une politique dite de réparation.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans ce contexte l’Etat va assurer son rôle de précurseur, notamment dans sa politique des bâtisses, en utilisant des produits écologiques au sein de ses administrations, par le recours à l’économie d’énergie et l’utilisation d’énergies renouvelables et en mettant en pratique le guide «Ökologischer Leitfaden für den Bau und die Renovierung von öffentlichen Gebäuden» élaboré par le Ministère des Travaux Publics.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le principe de l’introduction d’une taxe écologique trouve l’assentiment des délégations. L’instrument d’une taxe écologique doit présenter les caractéristiques d’un instrument destiné à influencer le comportement des consommateurs et producteurs, de sorte que son produit sera par essence variable sinon dégressif. Du fait de son caractère de «Lenkungsinstrument», il ne peut avoir qu’un effet neutre sur l’IPC! En aucun cas une taxe écologique ne peut augmenter la charge fiscale globale.</p>\n<p class=\"lf-p\">En vue d’une réforme écologique de notre système fiscal, le Gouvernement entamera un premier pas en réalisant une étude de faisabilité concernant une telle réorientation et en introduisant dans le cadre d’une réglementation communautaire une taxe écologique énergétique répondant aux critères suivants: prévisionabilité pour tous les acteurs concernés, augmentation graduelle des taxes durant un espace de temps fixe, réutilisation des recettes financières à des finalités sociales et dans le domaine écologique, en tant qu’instrument de soutien aux entreprises et aux personnes privées d’après le modèle «Oeko-Bonus» dont la mise en oeuvre doit s’orienter suivant des critères de faisabilité de technique fiscale et administrative.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ecologie - économie.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement entend faire concilier davantage les intérêts écologiques, économiques et sociaux par une politique très ciblée.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement entend faire réaliser une analyse sur les axes de développement potentiel ainsi que sur les conditions cadres nécessaires. Dans ce contexte des programmes d’aides sont à envisager, de même qu’une politique plus dynamique en relation avec le management écologique (éco-audit, éco-label).</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement entend réviser les programmes d’aides économiques actuelles sous l’aspect du développement durable et instaurer des régimes d’aides spécifiques en faveur des entreprises investissant dans la protection de l’environnement et l’utilisation rationnelle de l’énergie, ceci en conformité avec la législation européenne.</p>\n<p class=\"lf-p\">Afin d’assurer une mise en oeuvre dynamique de la nouvelle législation commodo-incommodo, ceci autant dans l’intérêt de la protection de l’environnement que de l’intérêt économique, le Gouvernement assurera une adoption prompte des règlements d’exécution de la législation commodo-incommodo.</p>\n<p class=\"lf-p\">1062 D’autre part, des programmes d’aides ciblés, limités dans le temps, seront mis en oeuvre afin de permettre aux entreprises d’adopter les technologies les plus avancées et dépassant les critères de la notion de la meilleure technologie disponible. En plus un large programme de conseil aux entreprises en vue de la réalisation de processus de production plus écologiques sera assurée. Le Gouvernement soutiendra les Chambres professionnelles concernées dans leurs efforts dans le domaine de l’environnement et de la santé sur le lieu de travail, aspects étroitement liés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement se dotera d’un plan de qualité de l’air et de l’eau et de valeurs d’émission limites fixant des normes environnementales.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement entend favoriser les instruments de marché afin d’assurer une politique économique plus écologique et étudiera la possibilité d’intégrer, voire de réaliser, le principe d’une assurance de responsabilité civile (Umwelthaftung) dans la législation.</p>\n<p class=\"lf-p\">Environnement naturel Le Gouvernement entend procéder à un renforcement du service protection de la nature et à une réforme de la formation du personnel chargé de la gestion des ressources naturelles.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement va définir des priorités et buts précis à atteindre au niveau de la protection de l’environnement naturel et des paysages, buts qui seront concrétisés au niveau de l’utilisation d’espace dans un plan sectoriel relatif à la préservation des grands ensembles paysages et forestiers. Ainsi le Gouvernement entend assurer la création de zones vertes interurbaines empêchant le mitage du paysage.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans le but d’assurer une protection efficace du sol, le Gouvernement envisage d’élaborer une loi sur la protection et la gestion des sols.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement renforcera ses efforts de création de zones de protection de l’environnement naturel et de zones de protection paysager, ceci dans le but d’assurer la sauvegarde de biotopes et paysages particulièrement importants et riches.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement entend soutenir en conséquence des initiatives communales et intercommunales.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement entend favoriser davantage des programmes coopératifs avec l’agriculture concernant la protection de l’environnement naturel.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement continuera ses efforts de maintien et de renaturation des cours d’eau et des ruisseaux ainsi que la création systématique de zones de protection des eaux en collaboration avec le secteur agricole.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement entend assurer une gestion durable de la forêt. Dans ce but, le Gouvernement entend définir, au niveau de la forêt domaniale, un certain pourcentage de la surface forestière comme parcelles « maintenu dans son état naturel et libre de toute exploitation ». Les autres surfaces forestières, et surtout les surfaces étatiques, seront gérées d’après le principe de la gestion durable des forêts.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les plans verts constituant un instrument particulièrement important dans le cadre d’une communalisation de la protection de l’environnement naturel, ils seront intégrés dans la législation de 1937 concernant l’aménagement communal en faisant ainsi partie intégrante des PAG communaux.</p>\n<p class=\"lf-p\">Déchets Le Gouvernement finalisera le plan national de gestion des déchets, y inclus les plans sectoriels relatifs à la gestion des déchets ménagers, encombrants et assimilés, des déchets industriels, commerciaux et artisanaux, des déchets inertes, de déchets hospitaliers et assimilés et des boues d’épuration avec promulgation de règlements grand-ducaux concernant l’exécution de ce plan national. L’élimination de déchets industriels ne sera pas examinée sous une optique purement nationale.</p>\n<p class=\"lf-p\">Au niveau de la gestion des déchets, le Gouvernement entend assurer une étroite coopération avec les communes, les syndicats de communes et les autres acteurs concernés et il mettra un accent sur la politique de prévention.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement entend inciter les communes à réaliser une certaine réorganisation des structures au niveau de la gestion des déchets. La mission du «conseil national de coordination» assurant une concertation entre Etat et les syndicats intercommunaux sera valorisée.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement soutiendra les entreprises faisant des efforts au niveau de la prévention, ceci par le biais d’une politique de conseils.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement entend soutenir de façon active des projets innovateurs telle que l’utilisation de déchets organiques dans des installations Biogaz (fermentation au lieu du compostage).</p>\n<p class=\"lf-p\">En plus, le Gouvernement terminera à court terme le cadastre des anciens sites pollués et mettra en oeuvre un programme pluriannuel d’assainissement tout en appliquant le principe pollueur-payeur. Il envisage le création d’un Fonds du Risque environnemental en cas d’insolvabilité du pollueur ou de l’impossibilité de le saisir juridiquement. **** 1063 9. MINISTERE DE LA FAMILLE, DE LA SOLIDARITE SOCIALE ET DE LA JEUNESSE La politique familiale</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Etude sur les transferts sociaux : afin de disposer du matériel statistique nécessaire, les deux partenaires de la coalition décident de faire établir une étude sur les transferts sociaux destinée à comparer les transferts dont bénéficient d’un côté les couples dont les deux partenaires suivent une occupation professionnelle par rapport aux couples dont l’un des partenaires a décidé de s’occuper de sa famille. Les transferts dont bénéficient les familles mono-parentales seront également considérées dans le cadre de cette étude. Au cas où des ajustements s’avéreraient nécessaires, ceux-ci pourront, le cas échéant, être opérés dans le cadre de la réforme fiscale prévue pour le 1er janvier 2002.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Communautés de vie : les deux partenaires de la coalition sont d’avis que le mariage reste l’un des fondements de notre société et de notre droit civil. Il offre la meilleure protection juridique possible à la vie en couple durable entre homme et femme. Dès lors la loi continuera à protéger le mariage institutionnel.</div>\n<p class=\"lf-p\">Les deux partenaires sont cependant conscients que de nombreux couples choisissent librement d’autres formes de communautés de vie. Ce libre choix est à respecter.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ce libre choix soulève cependant un certain nombre de questions d’ordre humain, social et économique. Ces problèmes ne touchent pas seulement les couples d’hommes et de femmes, mais aussi les couples homosexuels et d’autres communautés, tels les fratries.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les deux partenaires sont d’avis qu’il convient d’apporter au problème pratique des solutions légales ponctuelles, basées sur la notion de communauté domestique, et dès lors d’application générale à tous les couples.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les solutions concerneront avant tout le droit social (assurance-pension, assurance-accidents, assurance-maladie), le droit de la propriété (indivision, bail à loyer, tontine) et le droit successoral (aspects fiscaux).</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Droits de l’enfant : Le projet de loi portant sur la promotion des droits de l’enfant et de la protection sociale sera rediscuté et finalisé suite à l’avis du Conseil d’Etat. Le projet trouve l’accord des partenaires de la coalition dans ses grandes lignes et le texte, une fois voté, devra être mis en pratique le plus rapidement possible. Dans ce contexte, il est convenu que des structures d’accueil pour enfants en détresse seront mises en place.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Adoptions d’enfant : la Convention de La Haye sera ratifiée dans les meilleurs délais.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Allocations familiales : Pour les partenaires de la coalition la finalité essentielle des allocations familiales est d’accroître le revenu des familles et notamment des familles nombreuses. Dans ce contexte, il est évident que les allocations familiales doivent être vues dans le cadre des transferts sociaux en général et notamment en relation avec le système fiscal et les déductions fiscales pour familles.</div>\n<p class=\"lf-p\">Les modérations fiscales d’impôt pour enfant, se situant actuellement à 36.000.- francs par enfant, ne seront pas modifiées. Au cas où, dans le cadre de la réforme fiscale prévue pour le 1er janvier 2002, il serait décidé de ne plus maintenir un certain nombre d’abattements fiscaux, la suppression de ceux-ci pourrait, le cas échéant, être compensée pour les familles soit par une augmentation de la modération d’impôts pour enfant soit par une augmentation des allocations familiales.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Les partenaires de la coalition sont d’accord pour introduire la possibilité d’un congé sans solde pour les personnes dont un membre de la famille proche se trouve dans la phase terminale d’une maladie grave.</div>\n<p class=\"lf-p\">L’introduction d’un tel congé sans solde aura pour effet de permettre aux familles de s’occuper elles-mêmes de personnes en fin de vie.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Le projet de loi portant sur la prévention du surendettement et la lutte contre le surendettement tel qu’il a été modifié, est accepté dans ces lignes directrices par les partenaires de la coalition. La procédure législative en la matière sera poursuivie.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Les partenaires de la coalition se mettent d’accord pour considérer une meilleure harmonisation entre la vie familiale et la vie professionnelle comme une des finalités de la politique familiale. Il est dès lors évident que les efforts en matière d’extension de l’offre de foyers du jour, de crèches, de cantines scolaires, d’internats pour les élèves du primaire, d’aide aux devoirs à domicile etc. doivent être continués. Dans ce cadre, il est renvoyé aux travaux du groupe de pilotage qui a été instauré afin d’analyser le secteur conventionné. Les conclusions de ce rapport devront, entre autres, permettre de cerner les moyens permettant d’étendre l’offre dont s’agit.</div>\n<p class=\"lf-p\">Par ailleurs, le Gouvernement entend étendre l’offre en matière de projets scolaires organisés en tant que journée continue.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Il est convenu que les services de consultation et les services de promotion familiale devront, à l’avenir, également être ouverts à tous les couples non mariés.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Centres socio-éducatif de l’Etat : les partenaires de la coalition conviennent qu’une unité de sécurité pour enfants mineurs sera construite dans le cadre des centres socio-éducatifs de l’Etat. Les centres socio-éducatifs de Dreiborn et de Schrassig seront pourvus du personnel qualifié nécessaire à l’accomplissement de leur mission dans de bonnes conditions.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Secteur conventionné : Dans le cadre de sa réflexion sur le rôle de l’Etat et les moyens d’action de l’Etat, le Gouvernement a retenu que le système tel qu’il est actuellement utilisé, continuera à être un des moyens d’action de l’Etat, notamment dans le secteur socio-familial. Il permet, en effet, une grande flexibilité et développe, dans le cadre de la subsidiarité, les efforts d’une société qui se veut participative.</div>\n<p class=\"lf-p\">1064 Afin d’éviter les doubles emplois et de préciser quelles activités relèvent du champ d’application du secteur conventionné, un groupe de pilotage sera chargé de faire un examen détaillé de l’état actuel du secteur conventionné. Ce groupe de pilotage aura un mandat précis, limité à six mois.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les conclusions de ce groupe permettront au Gouvernement de préciser le champ d’application du secteur conventionné.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dès à présent, il est retenu qu’en matière de financement du secteur conventionné, le Gouvernement s’en tiendra au respect de l’enveloppe financière telle qu’elle est actuellement définie par la loi dite « ASFT ».</p>\n<p class=\"lf-p\">Politique pour personnes handicapées Pour les partenaires de coalition il s’agira, dans les années à venir, de continuer à renforcer les efforts afin de mener une politique cohérente et globale en faveur des personnes ayant un handicap. L’autonomie, l’autodétermination et la normalisation des personnes handicapées devront être les principes d’une politique cohérente en la matière.</p>\n<p class=\"lf-p\">Au cours des prochaines années, les actions suivantes seront mises en œuvre de façon prioritaire :</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Révision de la situation financière de la personne handicapée et élaboration d’une solution cohérente et équitable:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>création d’un revenu de remplacement pour les personnes handicapées qui ne sont pas en mesure de gagner leur vie. Ce revenu de remplacement devra se situer au niveau du RMG sans pour autant que la personne handicapée doive remplir toutes les conditions imposées pour le RMG.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>Mise en place d’un système de rémunération dans les ateliers protégés afin de garantir un véritable revenu aux travailleurs handicapés occupés dans ces structures.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Ateliers protégés : les ateliers protégés constituent un instrument important de la politique d’emploi en faveur des personnes handicapées. Ceci tant en raison de leur vocation comme unité de production intégrée dans le circuit économique que comme lieu de formation visant à favoriser une éventuelle insertion en milieu ordinaire.</div>\n<p class=\"lf-p\">L’offre en places disponibles devra être étendue selon les besoins et également afin de libérer des plans dans les ateliers propédeutiques.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Pour ce qui est des structures d’accueil pour personnes handicapées, l’extension de l’offre en la matière devra se faire selon les besoins constatés. Etant donné le fait que les missions de telles structures d’accueil dépassent les simples missions de soins qui sont remboursés par l’assurance-dépendance, il est retenu que le conventionnement partiel de telles structures devra être continué.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Dans le cadre du plan d’action national pour l’emploi, le Gouvernement avait retenu d’engager un grand nombre de personnes handicapées dans les services de l’Etat. Ces efforts seront poursuivis dans le cadre des renforcements annuels des services étatiques.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Travailleurs handicapés : les principes de la loi du 12 novembre 1991 sur les travailleurs handicapés seront maintenus. Le Gouvernement analysera la mise en application du texte de loi en question, notamment pour ce qui est de la mise en application du pourcentage dans la limite duquel une priorité d’emploi est réservée aux travailleurs handicapés.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Education différenciée : les conditions de l’intégration scolaire seront améliorées conformément aux recommandations établies par l’Université de Mons-Hainaut dans le cadre de l’évaluation de la pratique d’intégration scolaire au Luxembourg.</div>\n<p class=\"lf-p\">Politique d’intégration des étrangers :</p>\n<p class=\"lf-p\">Un certain nombre de points concernant le présent sujet ont déjà été abordés dans d’autres chapitres. Concernant les demandeurs d’asile, le suivi social des demandeurs d’asile et les infrastructures nécessaires, ainsi que les procédures de régularisation au Luxembourg, on pourra se rapporter au chapitre concernant la justice. Pour ce qui est de l’intégration des enfants non-luxembourgeois, on pourra se rapporter au chapitre concernant l’éducation nationale.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les points supplémentaires suivants peuvent, dans ce contexte, encore être ajoutés :</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Le Gouvernement ne ménagera aucun effort pour sensibiliser davantage les ressortissants de l’UE à la vie politique du pays et pour les encourager à participer plus activement aux élections européennes et communales.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>La loi du 27 juillet 1993 concernant l’intégration des étrangers au Grand-Duché de Luxembourg sera modifiée de façon à ce que les relations entre le commissariat du Gouvernement aux étrangers et les communes soient institutionnalisées.</div>\n<p class=\"lf-p\">Politique du troisième âge Pour le Gouvernement, la politique pour personnes âgées devra, dans les années à venir, jouir d’un caractère prioritaire.</p>\n<p class=\"lf-p\">Un certain nombre de points concernant ce sujet ont déjà été abordés dans d’autres chapitres. Pour ce qui est des modifications éventuelles de l’assurance-dépendance, on se référera au chapitre concernant la sécurité sociale.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les décisions spécifiques suivantes ont, dans ce contexte, été retenues :</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Une meilleure coordination de la politique en matière de personnes âgées s’impose. C’est pourquoi le Gouvernement s’organisera de façon à ce que les compétences en matière de politique pour personnes âgées soient regroupées le plus possible. En d’autres termes, les compétences actuellement situées au niveau du Ministère de la Famille et du Ministère de la Santé seront à l’avenir du ressort d’un seul Ministre.</div>\n<p class=\"lf-p\">1065</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Un tel regroupement permettra de mieux cerner les besoins en matière d’offre de lits, étant donné le fait qu’il permettra de mieux coordonner l’occupation tant des lits de soins que des lits de centre intégré pour personnes âgées. Outre l’adaptation de l’offre aux besoins réels, qui devra se faire dès que l’assurance-dépendance permettra de disposer des chiffres afférents, il est convenu que des solutions à des besoins spécifiques, tel l’accueil temporaire de personnes âgées, pourront être développées, respectivement améliorées.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>La politique de protection des consommateurs Le Gouvernement confirme que la politique de protection des consommateurs doit être renforcée au cours des années à venir. Il s’agit notamment de se mettre en mesure de garantir la sécurité alimentaire et de pouvoir suivre la chaîne alimentaire à tous les niveaux. Une meilleure coordination des services compétents est, dans ce contexte, à mettre en œuvre ainsi qu’un suivi permanent des dossiers européens en la matière.</div>\n<p class=\"lf-p\">La politique de la Jeunesse 1. Le principal but de la politique de jeunesse est d’aider les jeunes à développer leurs potentialités et à trouver leur place dans la société, à devenir des adultes responsables et des citoyens conscients de leurs droits comme de leurs devoirs. Il y a lieu de veiller avant tout à favoriser la participation des jeunes à la société, à offrir aux jeunes une information de qualité, à promouvoir l’égalité des chances pour tous les jeunes, voire à assurer la promotion de valeurs fondamentales telles que la démocratie, la solidarité, la tolérance. A cette fin, il appartiendra au Ministère de la Jeunesse de coopérer avec tous les ministères concernés pour coordonner les diverses politiques sectorielles concernant les jeunes. Il s’orientera pour ce faire aux lignes directrices et aux plans d’action (participation des jeunes ; communication avec les jeunes ; travail de jeunesse, bénévolat, partenariat) élaborés dans ce domaine.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>Pour garantir un rôle plus actif des jeunes dans la vie politique du pays, l’âge pour l’électorat passif sera ramené de 21 à 18 ans également pour les élections législatives et européennes. Cette même réduction d’âge sera opérée pour les élections sociales. En vue d’assurer une meilleure participation des jeunes à la société et aux différents processus de décision les concernant, il est notamment prévu de réformer la Conférence Générale de la Jeunesse Luxembourgeoise afin qu’elle joue désormais le rôle d’organe consultatif appelé à donner son avis lors de l’élaboration des textes légaux et réglementaires touchant de plus près les jeunes. Au niveau communal, le Ministère de la Jeunesse continuera à promouvoir les actions destinées à assurer une participation des jeunes à la vie publique communale et notamment les plans communaux jeunesse.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>Participer au processus de décision présuppose une information des jeunes qui soit la plus objective, la plus complète et la plus enrichissante possible. Le Ministère de la Jeunesse poursuivra sa politique exprimée dans le cadre de son plan d’action communication qui englobe : information, aide, conseil, médiation et prévention.</div>\n<p class=\"lf-p\">Pour accueillir, informer et guider les jeunes une meilleure coordination et coopération entre les différentes actions des services de l’Etat sera mise en place.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Ministère de la Jeunesse poursuivra l’organisation annuelle des forums nationaux de la jeunesse.</p>\n<p class=\"lf-p\">L’accent sera mis sur l’accès généralisé des jeunes aux nouvelles technologies d’information et de communication. Ainsi les projets d’information active tant au niveau national qu’international seront développés.</p>\n<p class=\"lf-p\">La mise en œuvre des programmes européens retiendra toute l’attention du Gouvernement. Un accord de coopération en matière de jeunesse sera élaboré pour la Grande Région.</p>\n<p class=\"lf-p\">Par ailleurs une attention particulière reviendra à la médiation, où il conviendra d’épauler le jeune en cas de conflit et à la prévention, où il s’agira de mettre en œuvre tous les moyens afin de protéger les jeunes contre toutes formes de dépendances.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">4.</span>Dans le cadre du Plan d’Action National en Faveur de l’Emploi, le Ministère de la Jeunesse et le Service National de la Jeunesse développeront en collaboration avec les communes concernées et notamment les communes qui ne sont pas à même de réaliser de tels projets sous leur seule responsabilité, des projets tels que le projet PIC (Point Information Communal), un projet qui offre une possibilité de formation aux technologies de l’information pour de jeunes demandeurs d’emploi dans le cadre des Contrats Auxiliaires Temporaires (CAT).</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">5.</span>Le Ministère de la Jeunesse propagera le service volontaire des jeunes qui a pour but de favoriser l’engagement actif des jeunes dans la société en leur facilitant l’exercice d’activités d’intérêt général qui peuvent leur apporter une expérience formatrice. Tout en affirmant le principe de la subsidiarité entre les actions des instances publiques et des ONG, la création d’une plate-forme de coopération, notamment en ce qui concerne le travail international de la Jeunesse, sera mise en route.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">6.</span>Au niveau des infrastructures, le réseau des centres d’information, d’animation et de rencontre sera consolidé et développé. La création d’une infrastructure permettant aux associations de jeunes de disposer de locaux appropriés sera envisagée. Celle-ci pourrait, le cas échéant, être utilement insérée dans le cadre des structures en construction au « Geessekneppchen » et notamment du « Forum » en voie de réalisation.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">7.</span>Les mesures de soutien au développement du Centre d’études (CESIJE), du Centre de médiation et des Centres de formation pour animateurs de jeunesse seront continuées. *** 1066 10. MINISTERE DES FINANCES</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">–</span>Politique budgétaire 1. Après avoir analysé les éléments essentiels de la politique financière et budgétaire, les deux délégations s’accordent à reconnaître que les conditions d’équilibre de nos finances publiques constituent un fondement solide pour l’action future d’un nouveau Gouvernement 2. Afin de maintenir la dette publique à un niveau très bas et les réserves budgétaires ainsi que les avoirs des fonds d’investissement à des niveaux élevés, le Gouvernement s’engage à poursuivre une discipline budgétaire qui veillera notamment à ce que la progression des dépenses de l’Etat ne dépasse pas, à moyen terme, les limites de la croissance économique.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>En ce qui concerne l’excédent éventuel des recettes qui peut être réalisé à la fin d’un exercice budgétaire, les deux délégations conviennent que cet excédent devra servir à doter principalement les fonds d’investissements publics pour subvenir aux besoins financiers actuels et futurs de ces derniers ainsi que le fonds spécial de la dette.</div>\n<p class=\"lf-p\">L’affectation de l’excédent des recettes sera soumise à l’approbation parlementaire par le biais d’un projet de loi, le cas échéant, dans le cadre d’une procédure parlementaire simplifiée.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">4.</span>Au cours de la nouvelle période législative, la programmation pluriannuelle des investissements publics sera poursuivie et les deux délégations conviennent de présenter annuellement à la Chambre des Députés un programme pluriannuel des dépenses en capital de l’Etat qui couvrira une période mobile de 5 ans.</div>\n<p class=\"lf-p\">Pour ce qui est des nouveaux projets d’investissements, les deux délégations conviennent de faire examiner, au cas par cas, les avantages respectifs des différentes modalités de financement (emprunts, loi de garantie, financement direct) afin de pouvoir opter chaque fois pour la solution la plus intéressante d’un point de vue financier, étant entendu que le recours à la loi de garantie sera en principe réservé aux projets d’investissement pour lesquels on peut prévoir des recettes.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">5.</span>En vue de la définition de la politique budgétaire, il importe de noter que les Etats membres de l’Union européenne, qui ont adhéré à l’Union Economique et monétaire, se sont engagés à poursuivre une politique budgétaire disciplinée.</div>\n<p class=\"lf-p\">Le premier programme de stabilité luxembourgeois qui a été approuvé sans réserve par la Commission au mois de février dernier, s’inscrit dans ce nouvel environnement de surveillance et de coordination des politiques économiques en définissant les lignes de forces suivantes : - la capacité de financement du secteur public devrait rester excédentaire; - le solde budgétaire de l’Etat central devra rester en équilibre; - la croissance des dépenses ordinaires de l’Etat devra être inférieure à la croissance du budget total.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les deux délégations s’engagent à respecter ces règles de conduite et à poursuivre une politique budgétaire rigoureuse afin de conserver les atouts favorables actuels de notre situation financière.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">6.</span>Les deux délégations conviennent également de la nécessité de maintenir la dette publique dans les limites les plus strictes afin de ne pas accroître outre mesure les charges d’intérêts et d’amortissement.</div>\n<p class=\"lf-p\">Dans ce contexte il importe également de noter que le fonds de la dette publique et le fonds pour la loi de garantie continueront à être alimentés régulièrement dans l’intérêt du remboursement des différents emprunts.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">7.</span>Compte tenu de la nécessité de mettre en vigueur le plus rapidement possible la réforme de la comptabilité de l’Etat, les deux délégations sont d’accord pour mettre à la disposition des départements ministériels concernés les ressources humaines nécessaires.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">–</span>Politique fiscale La politique fiscale, tout en s’insérant dans un objectif d’équilibre des finances publiques et de financement des besoins collectifs actuels et futurs, continuera premièrement à être un instrument essentiel de la consolidation et du renforcement de la compétitivité des entreprises luxembourgeoises et du Luxembourg en tant que site de développement d’activités existantes et de localisation d’activités nouvelles et, deuxièmement, à être un instrument de promotion de l’équité sociale sur la base du principe de la capacité contributive et dans le respect de l’effort individuel.</div>\n<p class=\"lf-p\">Sur le plan de l’imposition directe des ménages et des entreprises exploitées à titre individuel, le Gouvernement procédera à un allégement de la charge fiscale qui ira bien au-delà d’une correction intégrale pour l’inflation.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cet allégement comportera une composante d’ajustements structurels au niveau du tarif d’imposition. Celle-ci sera entre autres fonction des conclusions d’un examen approfondi des nombreux abattements existants sous l’aspect de l’efficacité de chacun d’eux par rapport aux orientations générales et volontaristes de la politique générale du Gouvernement.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pour ce qui est de la prise en compte fiscale des enfants, le Gouvernement maintiendra, en principe, la modération d’impôt à son niveau actuel tout en continuant à renforcer le soutien aux familles avec enfants par le biais des allocations familiales.</p>\n<p class=\"lf-p\">1067 Finalement, le Gouvernement entend encourager l’épargne et, partant, la constitution de patrimoine des salariés. A cette fin, il introduira un instrument incitant à l’épargne. Cet instrument se situera au niveau des relations contractuelles entre employeurs et salariés, tant du secteur privé que du secteur public. Il visera, selon les circonstances et particularités sectorielles, différentes formes d’épargne et de constitution de patrimoine s’insérant dans diverses finalités économiques ou sociales.</p>\n<p class=\"lf-p\">Sur le plan de la fiscalité des entreprises, le Gouvernement suivra avec attention l’évolution dans les autres Etats membres de l’Union européenne et il tiendra compte des discussions en matière de fiscalité directe des entreprises sur le plan européen.</p>\n<p class=\"lf-p\">En tout cas, il est envisagé de baisser le taux d’imposition effectif des collectivités actuellement de 37,5% (taux de l’impôt sur le revenu des collectivités, taux de l’impôt commercial communal sur le bénéfice d’exploitation, taux de l’impôt de solidarité) pour l’amener au-dessous de 35%.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans le cadre de cette réduction, le Gouvernement entend procéder, en étroite concertation avec les communes, à l’abolition de l’actuel impôt commercial communal pour le remplacer par un autre mécanisme d’imposition.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ce nouveau mécanisme d’imposition devrait garantir l’autonomie financière des communes. Les éventuels déchets fiscaux seront répartis de façon proportionnelle et équilibrée entre l’Etat et les communes. Par ailleurs, le nouveau mécanisme devra assurer une incitation pour les communes d’attirer des activités économiques. Dans ce contexte, le Gouvernement étudiera également l’opportunité de la mise en place d’une loi de financement des communes.</p>\n<p class=\"lf-p\">En vue de promouvoir plus particulièrement les investissements, le Gouvernement procédera à une modernisation de la bonification d’impôt pour investissement.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">–</span>Harmonisation fiscale au niveau européen Le Gouvernement s’emploiera à maintenir un équilibre entre la préservation des intérêts vitaux du Luxembourg et la crédibilité politique du Luxembourg en tant qu’Etat membre de l’Union européenne.</div>\n<p class=\"lf-p\">En matière de fiscalité de l’épargne, le Luxembourg continuera à exiger qu’une telle directive n’affectera aucunément le secret bancaire et que l’architecture de celle-ci (couverture géographique, champ d’application en matière de produits, taux, caractère libératoire, etc.) sera telle que la place financière restera compétitive par rapport aux principales places concurrentes - au sein et en dehors du territoire de l’Union européenne - au sens que son potentiel de développement et de croissance restera intact.</p>\n<p class=\"lf-p\">La problématique «fiscalité de l’épargne» ne saurait être vue de façon isolée, mais est à voir dans le contexte plus global de la discussion fiscale européenne, notamment en relation avec la fiscalité des entreprises où les travaux relatifs au code de conduite en matière de concurrence fiscale déloyale devraient déboucher également sur des décisions concrètes équilibrées.</p>\n<p class=\"lf-p\">En matière de fiscalité indirecte (TVA, accises), le Luxembourg continuera sa politique qui est d’appliquer les taux les plus bas admis dans le cadre des dispositions communautaires actuelles et futures.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">–</span>Place financière La mondialisation des affaires accélérée par le développement fulgurant des moyens de communications et le progrès technologique en matière d’information ne peut pas rester sans effet sur la place financière de Luxembourg.</div>\n<p class=\"lf-p\">D’autre part, une place dont les opérateurs sont en majorité d’origine européenne est affectée par les mutations du marché domestique constituée dorénavant par l’UEM. Enfin, l’imbrication des banques de la place dans des réseaux financiers aux ramifications internationales étendues oblige les opérateurs locaux à défendre leur ancrage luxembourgeois à l’intérieur de leurs organisations multinationales qui n’ont que l’embarras du choix des sites.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ces constats font ressortir la nécessité d’une orientation progressive, mais soutenue de la place de Luxembourg qui doit évoluer vers un centre d’excellence dans des domaines de compétence spécifiques.</p>\n<p class=\"lf-p\">Afin d’atteindre cet objectif, le Gouvernement est décidé à 1. encourager, par des mesures appropriées, le développement à la fois des différents domaines d’activité qui font actuellement la force de la place et leurs prolongements dans des segments apparentés à haut potentiel de développement tels les fonds de pension internationaux et les lettres de gage;</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>contribuer à développer à travers un encadrement législatif adéquat de nouveaux créneaux, notamment dans le domaine de la titrisation et du capital à risque;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>mettre à la disposition des opérateurs les instruments légaux et réglementaires leur permettant de cultiver la diversité des produits et services offerts afin d’éviter une dépendance trop prononcée d’une activité donnée;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">4.</span>réajuster en cas de besoin l’environnement légal, réglementaire et fiscal afin de l’adapter à l’évolution internationale en vue du maintien de la compétitivité de la place;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">5.</span>adopter une attitude ferme sur certains principes à la base de la place, notamment le secret bancaire;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">6.</span>intensifier la lutte contre l’utilisation de la place financière par des organisations ou personnes criminelles;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">7.</span>s’opposer à une harmonisation fiscale unilatérale limitée à quelques aspects et susceptible d’affecter les places financières existantes et l’économie européenne en général;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">8.</span>développer le professionnalisme des opérateurs de la place en créant un environnement universitaire de haut niveau en matière financière et en favorisant l’apport en connaissances professionnelles grâce à des mesures adéquates;</div>\n<p class=\"lf-p\">1068 9. contribuer à la promotion de l’image de la place financière à travers une cellule de promotion pour assurer une activité promotionnelle professionnelle et efficace;</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">10.</span>faire bénéficier les pays émergents de l’expérience professionnelle des opérateurs financiers qui ne manquera pas de contribuer au rayonnement international de la place financière. *** 11. MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DE LA REFORME ADMINISTRATIVE Le rôle de l’Etat Le Gouvernement abordera le problème de la définition du périmètre d’action de l’Etat dans une optique consistant, en dépassement de la discussion sur un plus ou un moins d’Etat, à privilégier une approche destinée à assurer un «mieux d’Etat». Celle-ci visera à:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>promouvoir un Etat qui est proche de l’usager et qui pour cela doit rester transparent dans son fonctionnement;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>éviter une extension du champ d’intervention de l’Etat qui nuirait à sa capacité d’agir et qui constituerait un handicap pour l’environnement dans lequel il évolue. Il est plus particulièrement renvoyé à la nécessité d’un Etat efficace qui devient un atout notamment pour la société et l’économie du pays et qui évite toute intervention inutile dans la vie du citoyen imposant des contraintes injustifiées à la communauté;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>assurer une recherche constante de la qualité dans le fonctionnement de l’Etat et dans le service rendu à la collectivité.</div>\n<p class=\"lf-p\">Le périmètre d’intervention de l’Etat pourra être adapté compte tenu des réflexions énoncées ci-dessus. L’avis que le Conseil économique et social est appelé à émettre concernant le rôle de l’Etat pourrait s’inscrire dans cette démarche.</p>\n<p class=\"lf-p\">La création de nouveaux services, l’introduction de nouvelles prestations étatiques et l’évolution des effectifs seront soumis à un contrôle très strict dans un souci de gestion économique mais efficiente de l’administration publique.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le dialogue social Dans un souci permanent de dialogue constructif et de transparence, le Gouvernement prendra les mesures dont question au présent chapitre en concertation avec les organisations représentatives du personnel de la fonction publique.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les modes d’organisation et d’action de l’Etat Le Gouvernement engagera une réflexion en profondeur sur la nature et l’orientation générale des modes d’organisation et d’action de l’Etat, qui aboutira à la mise en place d’une grille de critères et de paramètres devant inspirer sa manière de procéder.</p>\n<p class=\"lf-p\">Une réglementation ad hoc fixera les conditions dans lesquelles un service public pourra être transformé en établissement public et en fixera les structures ainsi que le statut du personnel.</p>\n<p class=\"lf-p\">La réforme de l’Administration Dans un souci de continuer l’évolution de l’Etat vers plus de flexibilité, de transparence et d’efficacité, le Gouvernement donnera à la réforme administrative un nouvel élan sur la base de structures actuellement mises en place.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement continuera l’action de réforme administrative en prenant appui sur les efforts déployés depuis 1995, les structures actuellement en place (Comité de Coordination de la Réforme administrative, correspondants «Réforme administrative», cellules de modernisation comprenant le personnel des services) et l’expérience acquise dans ce contexte.</p>\n<p class=\"lf-p\">L’approche consistant à impliquer le personnel à tous les niveaux dans l’action de modernisation de l’administration sera maintenue.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement mettra un accent tout particulier sur les mesures ci-après:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1.</span>Il sera établi un bilan global des forces et des faiblesses de l’Administration par rapport aux principaux axes de son fonctionnement (qualité du service, procédures en général, gestion du personnel, gestion du budget, procédure des marchés publics).</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>Une gestion moderne des postes sera mise en place intégrant la confection d’organigrammes pour chaque service et une description des postes figurant dans l’organigramme (nature des missions et attributions exercées, niveau de responsabilité, formation de l’agent devant occuper le poste).</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>Des objectifs précis et des indicateurs d’activité seront développés pour chaque service afin de mieux fonder les décisions d’allocation des ressources et afin de pouvoir améliorer la qualité du service rendu.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">4.</span>Les procédures seront systématiquement documentées, améliorées et simplifiées afin de rendre l’Administration plus proche de l’usager et de lui faciliter l’accès à l’information au sein de l’administration.</div>\n<p class=\"lf-p\">1069 5. La fonction «organisation» à l’intérieur de l’Etat sera valorisée. Dans ce contexte, une cellule centrale chargée d’assister et de conseiller les services en matière de réforme de l’Administration sera créée au sein du Ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative. Elle procédera, ensemble avec les services concernés, à: * des audits des services de l’Etat à des intervalles réguliers; * la mise en oeuvre des conclusions à tirer de ces analyses.</p>\n<p class=\"lf-p\">Elle analysera, du point de vue de la réforme administrative et sur base des fiches d’impact actuellement utilisées, les répercussions des dossiers soumis au Conseil de Gouvernement sur l’usager et sur le fonctionnement de l’Administration.</p>\n<p class=\"lf-p\">La Commission d’économies et de rationalisation qui exerce des fonctions importantes au niveau de la gestion des postes et de l’allocation des ressources humaines sera maintenue dans sa composition actuelle.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">6.</span>Pour rapprocher l’Administration du citoyen, des «bureaux d’assistance pour les citoyens» («Bürger-Büro») seront créés au niveau régional pour faciliter les contacts du citoyen avec l’Administration par des relais appropriés.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">7.</span>De même, il sera procédé, ensemble avec le personnel, à une révision des heures d’ouverture au public des administrations, mesure qui permettra le rapprochement de l’Administration aux besoins de l’usager.</div>\n<p class=\"lf-p\">Dans cet ordre d’idées, le Gouvernement entend:</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>garantir la transparence du fonctionnement d’une Administration qui est devenue de plus en plus complexe au fil du temps; - asseoir sur des bases solides les décisions concernant: * l’allocation des ressources humaines et la gestion des effectifs (notamment renforcement des cadres du personnel par une adaptation du numerus clausus); * l’amélioration des infrastructures (informatisation, moyens de travail adéquats, ....); * la gestion des carrières des agents pris individuellement (affectations et réaffectations, promotions, accès à certains avantages salariaux comme les grades de substitution liés aux postes à responsabilité particulière, etc.); * l’introduction de nouveaux modules en matière de temps de travail; * la définition des postes comportant l’exercice de la puissance publique.</div>\n<p class=\"lf-p\">Le statut général des fonctionnaires de l’Etat Le Gouvernement entend réaffirmer les principes classiques du statut, qui sont l’indépendance, la neutralité et la nomination à vie des fonctionnaires. S’y ajouteront d’autres principes nouveaux, notamment dans une optique de «réforme administrative»: droit et devoir à la formation, devoirs vis-à-vis de l’usager (devoir d’information, etc.).</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement sera animé par un souci constant de transparence, d’équité et d’égalité de chances dans sa politique de recrutement du personnel.</p>\n<p class=\"lf-p\">La loi du 16 avril 1979 fixant le statut général des fonctionnaires de l’Etat sera modernisée plus particulièrement sur les points suivants: * Le temps de travail sera aménagé et de nouveaux modules seront introduits dans ce domaine. * Une plus grande responsabilisation des cadres dirigeants de l’Administration sera introduite, avec possibilité pour l’autorité hiérarchique de mettre fin prématurément à leurs fonctions et avec réintégration dans leurs anciennes fonctions ou des fonctions équivalentes, sous le respect des dispositions à fixer par le statut. * Le statut des agents relevant de la filière du Conseiller de Gouvernement sera précisé en ce sens que, même si leur statut reste celui du fonctionnaire, leurs règles de nomination et de révocation différeront par rapport à celles applicables au fonctionnaire normal. * La procédure disciplinaire sera réformée: le Conseil de discipline sera juridictionnalisé et complété, dans la mesure du possible, par un représentant du personnel: il est renvoyé à ce sujet au deuxième volet de la réforme du statut, tenu en suspens à la veille des élections de 1994. Il sera procédé à une révision des conditions et modalités selon lesquelles la procédure disciplinaire se déroule. Le catalogue des sanctions sera redéfini. Il sera créé un service spécialisé dans l’instruction des dossiers disciplinaires de toutes les administrations de l’Etat. * La motivation du fonctionnaire sera renforcée par l’utilisation d’instruments de promotion du dialogue entre les responsables administratifs et le personnel dont ils ont la responsabilité. Cette façon de procéder permettra la fixation d’objectifs et ensuite l’évaluation des progrès accomplis dans la poursuite de ces objectifs. * La disponibilité des fonctionnaires pour l’Etat devra être garantie: les fonctionnaires doivent consacrer l’intégralité de leur activité professionnelle aux tâches qui leur sont confiées. Le devoir de disponibilité - il sera inscrit formellement au statut - s’oppose à ce qu’ils exercent une activité accessoire les empêchant de respecter cet engagement; l’exercice par les fonctionnaires d’une activité accessoire doit être compatible avec le devoir d’indépendance auquel ils sont soumis.</p>\n<p class=\"lf-p\">1070 * Le passage entre le secteur public et le secteur privé sera facilité: une plus grande ouverture du secteur public sur le secteur privé permettra de recruter, pour des emplois spécifiques déterminés, des agents bénéficiant de qualifications particulières et d’une solide expérience dans le secteur privé sans qu’ils ne soient désavantagés du point de vue carrière par rapport à un fonctionnaire ayant effectué une carrière normale. Des conditions de sélection objectives et transparentes seront définies. * Il ne sera recouru au recrutement d’employés - par dérogation aux conditions normales d’engagement imposées aux fonctionnaires - que dans des circonstances exceptionnelles bien déterminées et pour des emplois définis, recrutement dûment justifié par des considérations particulières de service. * La réintégration du personnel après un congé sans traitement sera facilitée moyennant la mise en place de possibilités de recyclage. Une disposition spéciale dérogatoire aux conditions de recrutement figurant dans le statut général du fonctionnaire permettra la réinsertion dans le service d’agents qui, en l’absence d’un dispositif de congés prévu à cet effet, ont choisi de démissionner avant 1984 en vue de se consacrer à l’éducation de leurs enfants.</p>\n<p class=\"lf-p\">La politique salariale Le Gouvernement négociera avec l’organisation syndicale la plus représentative du secteur Etat pour mettre en oeuvre une politique salariale continue dans le secteur public, s’inspirant étroitement de la situation économique et de l’évolution générale des salaires. Elle s’inspirera en outre des conclusions dégagées par le groupe de travail chargé de procéder à une étude comparative des rémunérations dans les secteurs public et privé. Elle tiendra compte par ailleurs des grandes orientations de politique économique et des lignes directrices en matière d’emploi (entre autres modération salariale) arrêtées par le Conseil européen, comme elles ont été reflétées et transposées dans les accords successifs du Comité de coordination tripartite. Elle respectera en outre les limites des possibilités budgétaires.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les négociations salariales seront menées en principe tous les deux ans. Les premières négociations de la nouvelle législature débuteront fin 1999.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement procédera, les représentations du personnel entendues en leurs propositions, à une révision des traitements après élaboration d’une étude analysant les relations entre les différentes carrières par rapport à l’évolution des piliers fondant leur classement (études, responsabilité, attributions, sujétions particulières). L’évolution de la carrière du fonctionnaire sera liée de façon plus prononcée à sa façon d’assumer ses fonctions et à sa volonté et sa capacité d’assumer des responsabilités. A cet effet, les mécanismes déjà existants seront étendus et améliorés.</p>\n<p class=\"lf-p\">L’Etat veillera à ne pas discriminer la Fonction Publique statutaire et authentique par rapport aux secteurs subventionnés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les pensions du secteur public Les deux parties qui formeront le Gouvernement ont dû constater l’impossibilité de concilier leurs points de vue respectifs en ce qui concerne le régime des pensions dans le secteur public. Ce désaccord concerne tant le nouveau régime que le régime dit transitoire. Il en résulte que les lois y afférentes en vigueur continueront à sortir leurs effets.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ils réaffirment le caractère statutaire du régime de pension de la Fonction publique et s’engagent à ne pas y porter atteinte au cours de la présente législature.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans le but d’objectiver le débat général sur les pensions, le Gouvernement s’engage en outre à procéder à une étude comparative de la loi des pensions dite du nouveau régime avec celui du secteur privé.</p>\n<p class=\"lf-p\">Par ailleurs dans le cadre d’une «vitalisation» (Lebenszeit) du temps de travail, la possibilité d’un crédit-heures (Zeitkonten) sera soumise à l’examen des parties négociantes.</p>\n<p class=\"lf-p\">Enfin, le Gouvernement entend encourager l’épargne et, partant, la constitution de patrimoine des salariés. Dans le cadre de la création du nouvel instrument incitant à l’épargne, l’Etat entend assumer pleinement ses responsabilités contractuelles d’employeur pour en faire un instrument attrayant pour la Fonction publique.</p>\n<p class=\"lf-p\">L’épargne-logement Afin de favoriser, comme par le passé, dans le chef des agents publics l’accès à la propriété d’un logement, l’Etat veillera à ce que l’épargne logement de la Fonction publique puisse bénéficer de dépôts en provenance de la Trésorerie de l’Etat.</p>\n<p class=\"lf-p\">La libre circulation L’évolution de la jurisprudence de la Cour européenne de Justice et l’action de la Commission européenne feront l’objet d’un suivi régulier. En exécution de la loi du 17 mai 1999, un dispositif réglementaire régissant l’application du principe de la libre circulation dans la Fonction publique sera mis en place. *** 1071 12. MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">–</span>Politique communale Le Gouvernement affirme son attachement aux principes de l'autonomie communale et de la subsidiarité. Ce principe implique que chaque décision soit prise au niveau le plus efficace et le plus près du citoyen possible.</div>\n<p class=\"lf-p\">Dans cette optique, le Gouvernement suscitera auprès du secteur communal une réflexion approfondie au sujet de la répartition des compétences et des responsabilités entre l'Etat et les communes en vue d'une définition plus précise des missions confiées au secteur communal. Il définira les moyens nécessaires pour éviter tout dédoublement des attributions et toutes incohérences qui peuvent en résulter dans l'action du service public.</p>\n<p class=\"lf-p\">La répartition des compétences devra tenir compte du contexte institutionnel propre à l'organisation du secteur communal en veillant à ce que dans chaque domaine la responsabilité reste acquise au preneur de décision.</p>\n<p class=\"lf-p\">Sur base de cette démarche et après discussion avec les représentants du secteur communal, le Gouvernement entreprendra une analyse critique du système actuel du financement des communes comportant le cas échéant une adaptation du modèle de financement en vigueur.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement entend procéder, en étroite concertation avec les communes, à l'abolition de l'actuel impôt commercial communal. Cette abolition présuppose son remplacement par un autre mécanisme. Ce nouveau mécanisme d'imposition devrait garantir l'autonomie financière des communes. Les éventuels déchets fiscaux seront répartis de façon proportionnelle et équilibrée entre l'Etat et les communes. Par ailleurs, le nouveau mécanisme devrait assurer une incitation pour les communes d'attirer des activités économiques. Dans ce contexte, le Gouvernement étudiera également l'opportunité de la mise en place d'une loi de financement des communes.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les départements ministériels sont chargés de mettre au point une grille de lecture pour l’attribution de subsides aux collectivités locales. Dans ce contexte, il y a lieu de dresser annuellement un relevé tant des articles budgétaires des différents départements ministériels que des objets susceptibles d'être subsidiés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement appuiera la Chambre des Députés à finaliser, jusqu'au 1er janvier 2000, l'actuel projet de loi sur les syndicats de communes tel qu'élaboré par le Ministre de l'Intérieur et amendé par la Commission des Affaires Communales et de l'Urbanisme de la Chambre des Députés, qui a comme finalité un renforcement de la transparence des structures décisionnelles et le droit à l'information des différents intervenants, tout en permettant le recours limité à l'emprunt à certaines catégories de syndicats bien déterminés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans un souci de bonne gestion des finances publiques, le Gouvernement estime qu'il y a lieu de définir l'encadrement du recours à l'emprunt et à l'endettement au niveau du secteur intercommunal. Ainsi la faculté d'emprunter jusqu'à un certain pourcentage de l'apport à charge des communes - apport déterminé dans les statuts - est concédée à des syndicats produisant dans le cadre d'une mission obligatoire pour le secteur communal un service répondant à des besoins de base et requérant de la part de la collectivité des investissements importants dans l'immobilisé d'une durée de vie moyenne pondérée prolongée. Il s'agit en l'occurrence des syndicats de communes ayant pour objet la fourniture d'eau potable, l'assainissement d'eau ou la gestion des déchets des syndicats ayant pour objet de construire, d'exploiter et d'entretenir un hôpital ou encore du syndicat national exploitant du crématoire. Cette liste pourra être complétée par voie réglementaire. Dans un soin de transparence financière, les budgets communaux renseignent sur la charge des communes respectives dans les emprunts engagés par les syndicats.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement appuiera la Chambre des Députés dans sa résolution de procéder à une révision générale de la loi électorale en abolissant le deuxième tour de scrutin, en abolissant les sections de communes et en adaptant la loi électorale de façon générale sur base des expériences du passé.</p>\n<p class=\"lf-p\">En vue d'une meilleure efficacité et d'un raccourcissement des procédures administratives recherchées dans le cadre de la réforme administrative, le Gouvernement favorisera tout effort d'optimisation des procédures et de simplification administrative au niveau des administrations communales.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pour assurer une continuité du service public communal sans failles, le Gouvernement incitera la création d'un pool de remplaçants et visera au préalable une uniformisation des différents systèmes d'archivage et d'information existants, pour autant que cela soit nécessaire. Ainsi le Gouvernement fera élaborer une législation et réglementation portant sur l'accès aux documents administratifs et aux banques de données, ainsi que sur la publication des textes administratifs.</p>\n<p class=\"lf-p\">Comme le domaine des risques s'est diversifié et compliqué et qu'il exige en conséquence une intervention efficace des secours, le Gouvernement poursuivra les procédures pour faire entrer dans notre droit les nouvelles dispositions légales et réglementaires en matière de services de secours.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement entend relever les indemnités des bourgmestres et échevins pour permettre aux édiles de vaquer avec l'indépendance requise à leurs fonctions publiques.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">–</span>Sécurité intérieure Fonction classique et traditionnelle de l’Etat s’il en est, le maintien de l’ordre et de la sécurité intérieure constitueront une toute première priorité du Gouvernement.</div>\n<p class=\"lf-p\">La société devant combattre l’insécurité qu’elle génère, le Gouvernement concentrera les compétences en la matière en chargeant le Ministre de l’Intérieur de la coordination de la sécurité intérieure du pays et ceci tant en matière de gestion de crise qu’en matière de police administrative et notamment de prévention générale.</p>\n<p class=\"lf-p\">Conscient du fait que la fonction de maintien de l’ordre et de garantie de la sécurité intérieure est appelée à subir 1072 des modifications profondes au cours des années à venir, sous l’impact d’une part des mutations politiques, économiques, sociales et démographiques en cours et d’autre part des attentes du citoyen qui évoluent, le Gouvernement s’emploiera à utiliser pleinement les potentialités de la nouvelle loi du 31 mai 1999 portant notamment introdution d’une police grand-ducale. Il poursuivra la mise en oeuvre progressive de cette loi et veillera à doter le nouveau corps dans les meilleurs délais des ressources en personnel et en matériel nécessaires à la mise en place d’une police présente sur le terrain et proche du citoyen. Partant du potentiel humain important disponible à l’heure actuelle au niveau des forces de l’ordre, et en tablant sur les nouveaux instruments et notamment les nouvelles voies de recrutement ainsi que les dispositifs de formation prévus par la loi, le Gouvernement donnera une nouvelle impulsion à la politique de la sécurité intérieure du pays destinée à lui faire franchir un nouveau cap quantitatif, mais également qualitatif important.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement mettra à la disposition des bourgmestres les moyens adéquats pour la mise en pratique efficace de leur pouvoir de police.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le statut des agents municipaux sera réformé en élargissant leurs compétences notamment au niveau du contrôle du respect des règlements communaux.</p>\n<p class=\"lf-p\">De même, la loi sur le cabaretage sera modifiée de façon à conférer au bourgmestre le pouvoir de fermer temporairement un débit de boissons.</p>\n<p class=\"lf-p\">Par ailleurs la collaboration internationale tant avec les instances policières internationales que dans le cadre de la Grande Région sera intensifiée.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">–</span>Aménagement du territoire et aménagement communal La politique en matière d'aménagement du territoire sera calquée sur le principe du développement durable où il importera de garantir le niveau de vie et la compétitivité économique des régions tout en réduisant la consommation d'énergie, des ressources naturelles ainsi que la consommation de surfaces non bâties.</div>\n<p class=\"lf-p\">A cette fin, le Gouvernement poursuivra les travaux entamés en vue d'arrêter définitivement le programme directeur de l'aménagement du territoire aux termes de la loi du 21 mai 1999 concernant l'aménagement du territoire. Le programme directeur permettra au gouvernement d'orienter le développement durable du Luxembourg en termes d'aménagement de l'espace et doit par conséquent être considéré comme constituant une stratégie globale.</p>\n<p class=\"lf-p\">La mise en œuvre de cette stratégie sera intégrée dans les politiques sectorielles poursuivies par les départements ministériels concernés. L'aménagement du territoire assurera dans ce contexte une mission de coordination.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le renforcement de la coordination interministérielle sera matérialisée par l'élaboration de plans sectoriels consacrés notamment aux transports, au logement, à la protection et au développement des paysages, à l'application des directives communautaires \"Habitats\" et \"Oiseaux\", et aux lycées.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'apport spécifique du ministère ayant dans ses attributions l'aménagement du territoire se concentrera sur trois champs d'action prioritaires, à savoir la promotion d'une déconcentration concentrée, le renforcement de la coordination régionale et transfrontalière.</p>\n<p class=\"lf-p\">La recherche d'une déconcentration ou décentralisation concentrée se fera sur base de l'armature urbaine correspondant au système des centres de développement et d'attraction (C.D.A.).</p>\n<p class=\"lf-p\">La coopération au niveau régional étant un élément essentiel d'une politique de développement durable du territoire, le Gouvernement prendra les mesures nécessaires pour assurer l'élaboration et la mise en œuvre des plans directeurs régionaux.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le développement du partenariat de coopération entre l'Etat et les communes, respectivement entre communes, est une condition de base indispensable pour assurer un développement durable du territoire.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement soutiendra la consolidation, respectivement la poursuite de la phase de lancement des observatoires régionaux, en vue de garantir l'élaboration respectivement la préparation et le suivi des plans régionaux. La reconversion des friches industrielles dans le sud du pays restera une priorité du Gouvernement et constituera un élément central du futur plan régional SUD.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'action entreprise en matière de création et de gestion de parcs naturels sera poursuivie et amplifiée.</p>\n<p class=\"lf-p\">La consolidation et l'approfondissement de la coopération transfrontalière et de la coopération au sein de la Grande Région ainsi que la coopération transnationale en matière de développement de l'espace constituent l'un des éléments clés d'une politique de développement durable.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les possibilités offertes par la nouvelle initiative Interreg III (2000-2006) seront mises à profit. Pour mieux coordonner les actions politiques initiées et exécutées au niveau de la Grande Région, le Gouvernement poursuivra l'intégration des sommets de la Grande Région et de la Commission régionale en une structure unique, instituée par un Accord intergouvernemental. Il poursuivra la création d'un secrétariat commun.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement jouera un rôle actif dans la politique de la Grande Région. Il soutiendra les communes désireuses de s'associer et de réaliser des coopérations transfrontalières dans le cadre de l'accord de Karlsruhe.</p>\n<p class=\"lf-p\">En matière d'aménagement des communes, le Gouvernement mettra tout en œuvre pour faire aboutir dans les plus brefs délais le projet de loi concernant l'aménagement des communes.</p>\n<p class=\"lf-p\">1073 L'aménagement du territoire communal constituant l'une des émanations essentielles de l'autonomie communale, le Gouvernement rappellera à la conscience des autorités communales leur responsabilité dans ce domaine. Il veillera à ce que les communes adaptent leurs projets d'aménagement à une évolution saine et réfléchie du territoire qu'elles sont appelées à gérer.</p>\n<p class=\"lf-p\">Finalement, le Gouvernement entend légiférer tant sur la question de l'indemnisation de propriétaires dont les immeubles subissent une moins-value du fait des autorités publiques, que sur la question des plus-values résultant d'une intervention de l'autorité publique.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">–</span>Gestion de l’eau Le Gouvernement a opté pour une politique concentrée en matière de gestion de l’eau qui aura comme finalité le regroupement des différents aspects ayant trait à l’économie de l’eau. Ainsi les différentes administrations et divisions de services qui, à l’heure actuelle, ont des compétences en matière de protection et de gestion de l’eau seront fusionnées dans une même entité afin de créer l’instrument nécessaire à une véritable gestion intégrée de l’eau, instrument qui relèvera de la compétence du Ministre de l’Intérieur.</div>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement renforcera ses efforts en vue de la construction de stations d'épuration. afin d'assurer une organisation optimale et une réduction des coûts, un audit externe en la matière sera réalisé. Le Gouvernement entend par ailleurs promouvoir davantage les stations décentralisées. *** 13. MINISTERE DE LA JUSTICE 1. Face à l’augmentation constante et à la complexité croissante des affaires portées en justice, le Gouvernement s’engage d’une part à entreprendre des réformes au niveau procédural et d’autre part à adjoindre des ressources humaines supplémentaires à l’appareil judiciaire afin d’assurer aux justiciables des décisions de justice dans des délais raisonnables, dans le respect des droits de la défense.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>Ainsi, le Gouvernement compte étendre les nouvelles règles de la mise en état aux affaires commerciales. Il compte également étendre la compétence des juges uniques en matière pénale, civile et commerciale.</div>\n<p class=\"lf-p\">L’instauration d’un juge de l’exécution chargé de trancher les difficultés et les mesures d’exécution devrait contribuer à décharger les tribunaux.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>Au niveau du personnel, le Gouvernement dotera à court terme le cabinet d’instruction de Luxembourg de juges et de fonctionnaires supplémentaires pour mieux faire traiter les banqueroutes et faillites frauduleuses, ainsi que les affaires pénales nationales et internationales. De même, le Parquet de Luxembourg sera doté de personnel supplémentaire.</div>\n<p class=\"lf-p\">Des recrutements supplémentaires seront effectués en fonction de l’évolution du nombre des affaires judiciaires à traiter.</p>\n<p class=\"lf-p\">L’effort de recrutement au niveau des tribunaux devra aller de pair avec un accroissement des effectifs des services auxiliaires de la justice, tel le Service Central d’Assistance Sociale ou le registre de commerce.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">4.</span>Au niveau des infrastructures, les projets de la Cité judiciaire à Luxembourg et de la justice de paix d’Esch-surAlzette seront réalisés dans les meilleurs délais. L’informatisation des tribunaux sera achevée.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">5.</span>Les procédures alternatives de règlement de conflits, tels la médiation et l’arbitrage, seront encouragées. Un cadre permettant de créer à Luxembourg un centre d’arbitrage international sera mis en place.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">6.</span>La loi sur la procédure d’asile sera réformée dans le respect de la Convention de Genève de 1951, afin de réduire les délais endéans lesquels les demandeurs d’asile reçoivent une décision définitive relative à leur demande. Le statut de protection temporaire pour personnes en provenance d’une région en conflit ou en guerre sera introduit dans la législation.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">7.</span>Les règles relatives à l’acquisition de la nationalité luxembourgeoise seront modifiées, Dans les cas où les conditions de résidence pour être admis à la naturalisation sont aujourd’hui de dix ans, la résidence obligatoire sera réduite à cinq ans.</div>\n<p class=\"lf-p\">Les règles relatives à la naturalisation et à l’option seront harmonisées pour autant que possible. La naturalisation et l’option seront gratuites.</p>\n<p class=\"lf-p\">La connaissance d’une des langues usuelles du Grand-Duché (luxembourgeois, allemand, français) sera exigée comme condition légale d’assimilation pour pouvoir accéder à la nationalité luxembourgeoise.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">8.</span>En concertation avec les magistrats et les avocats, le Gouvernement procédera à une revue des procédures judiciaires en vue d’alléger et de les moderniser. Dans ce contexte, la procédure du divorce pour cause déterminée sera réexaminée.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">9.</span>Pour les textes de loi les plus usuels concernant les droits des citoyens, le Gouvernement procédera à une vulgarisation des textes par la publication de textes facilement accessibles, ainsi que par la publication de règlements communaux.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">10.</span>Au niveau pénitentiaire, le nouveau centre de Schrassig sera organisé de façon à séparer davantage les prévenus des détenus condamnés et ces derniers en fonction des infractions commises. Les programmes de travaux d’intérêt général comme peines alternatives à la prison seront développés.</div>\n<p class=\"lf-p\">1074 11. La loi sur la protection de la jeunesse sera réformée dans le cadre d’une analyse approfondie des problèmes de la jeunesse en détresse.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">12.</span>Le Gouvernement améliorera le sort des victimes d’infractions en leur assurant un accompagnement juridique, matériel et moral approprié qui pourra s’étendre aux membres de la famille des victimes.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">13.</span>Pour donner la possibilité aux citoyens de s’informer sur les lois existantes, le Gouvernement installera un Centre de consultation juridique regroupant sous un même toit tous les textes légaux existants, dans lequel le service d’accueil juridique, à la disposition des citoyens, pourrait être intégré.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">14.</span>Soucieux des problèmes générés par la prostitution et surtout par le racolage, le Gouvernement étudiera la possibilité de procéder efficacement contre le racolage et de permettre l’exercice de la prostitution dans des lieux adaptés à cette fin. *** 14. MINISTERE DE LA PROMOTION FÉMININE Pour le Gouvernement, la politique de la promotion féminine doit continuer à jouir d’un caractère prioritaire. Le défi de notre société est l’égalité de droit et de fait entre femmes et hommes. Il appartient aux responsables politiques de définir les mesures appropriées pour atteindre ce but.</div>\n<p class=\"lf-p\">L’harmonisation entre la vie familiale et la vie professionnelle doit être une des finalités importantes de la politique de promotion féminine. (Cf. Chapitres consacrés à la politique familiale, au travail et à l’emploi, et à l’éducation nationale). Il est retenu, dans ce cadre, que la proposition énoncée dans le cadre du programme d'action national pour l’emploi, consistant à créer dans les années à venir 1.000 places de garde d’enfants supplémentaires, demeurera l’objectif du Gouvernement.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Le partage des droits de pensions (Rentensplitting) sera introduit. Ce partage des droits de pensions devra être introduit parallèlement dans le secteur privé et dans le secteur public. Il n’aura pas d’effet rétroactif.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>En matière d’assurance-pension, la législation sera modifiée de façon à ce que les parents restant à domicile puissent bénéficier pour la computation de certains stages en matière d’assurance-pension de sept années par enfant.</div>\n<p class=\"lf-p\">La législation assurera que, quelle que soit l’année de naissance des enfants, ces années ne puissent pas se recouper d’un enfant à l’autre, mais puissent être mises en compte comme sept années effectives par enfant.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Le Gouvernement veillera d’un côté à ce que les possibilités de rachat des droits de pension puissent, à l’avenir, également être ouvertes et, de l’autre côté, de garantir l’assurance continue.</div>\n<p class=\"lf-p\">Violence envers les femmes : Les deux partenaires de coalition se mettent d’accord pour assurer que, en cas de violence envers la femme dans le cadre d’un ménage, ce ne soit dorénavant plus la femme qui soit obligée de quitter le domicile conjugal. Il faudra veiller à ce que celui qui est à l’origine des violences se voit interdit l’entrée au domicile.</p>\n<p class=\"lf-p\">La législation actuellement en vigueur sera également revue dans le sens que les femmes ayant quitté leur domicile pour fuir des violences conjugales ne soient pas privées d’obligation alimentaire du fait qu’il est prétendu qu’elles aient fait un abandon du domicile au sens légal du terme.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Harcèlement sexuel sur le lieu de travail : Le projet de loi relatif au harcèlement sexuel sur le lieu de travail, tel qu’il a été déposé à la Chambre des Députés et amendé par la suite, sera maintenu. Il sera tenu compte de l’opposition formelle du Conseil d’Etat précisant que les dispositions en la matière doivent également être applicables dans le secteur public.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>Enfin, il est retenu que le Gouvernement n’introduira pas l’obligation de quotas entre hommes et femmes. *** 15. MINISTERE DE LA SANTE 1. Plan hospitalier Le Gouvernement décrétera un moratoire d’une année pour le développement du plan hospitalier. Il est en effet nécessaire de repenser les critères du plan hospitalier en mettant l’accent sur le critère de l’efficacité et de la qualité et de mieux cerner les besoins effectifs à travers le pays. L’idée du moratoire est retenue avec les conditions suivantes:</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>le coût que pourra avoir une reformulation du plan hospitalier ne devra pas dépasser l’enveloppe budgétaire actuellement fixée ;</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>les projets actuellement déjà autorisés par le Ministre de la Santé ne seront pas affectés et leur réalisation pourra être continuée.</div>\n<p class=\"lf-p\">Par ailleurs, l’équilibre entre le secteur public et le secteur privé sera respecté.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Ministre de la Santé présentera avant le début de l’année 2001 un nouveau plan hospitalier. Dorénavant, toutes les autorisations concernant l’exécution des grands projets prévus au plan hospitalier resteront de la compétence du Ministre de la Santé, mais seront à évoquer en Conseil de Gouvernement.</p>\n<p class=\"lf-p\">De plus, le Gouvernement réfléchira sur les moyens d’améliorer la coopération entre les hôpitaux. Enfin, le nombre 1075 de lits aigus disponibles en milieu hospitalier doit être ramené à cinq pour mille habitants.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il sera procédé à une évaluation qualitative des services médicaux. Dans le cadre de la planification hospitalière, les profils médicaux tant du patient que du médecin seront établis.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">2.</span>Laboratoire national de santé Le nouveau laboratoire national de santé devra être construit dans les meilleurs délais possibles. Il aura le caractère d’un institut de référence. Ses missions doivent être clairement définies. Un certain nombre de compétences seront regroupées au LNS (notamment médecine préventive, médecine du travail, médecine de l’environnement, analyse en matière agricole et vétérinaire). L’emplacement du LNS au Kirchberg sera retenu si l’envergure des missions à définir le permet.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3.</span>Médecine préventive Des efforts supplémentaires doivent être consentis en matière de médecine préventive, étant donné qu’elle engendrera à moyen et à long terme une réduction des coûts à couvrir par l’assurance-maladie. Le Ministre de la Santé est chargé d’étudier l’utilité des différents programmes possibles et de faire au Gouvernement une proposition précise en cette matière.</div>\n<p class=\"lf-p\">Dans ce contexte, des bilans d’actions préventives déjà existantes seront dressés ; le cas échéant il sera procédé à des adaptations et de nouveaux programmes seront élaborés si nécessaire.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il en est de même pour les programmes de prévention à l’école où le Gouvernement veillera à ce que les parents d’élèves assurent le suivi des diagnoses établies dans le cadre des programmes de prévention.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">4.</span>Drogues La politique du Gouvernement en matière de drogues doit reposer sur quatre piliers :</div>\n<p class=\"lf-p\">1e la prévention, 2e la thérapie, 3e la prévention des risques et 4e la répression.</p>\n<p class=\"lf-p\">Afin de mener une politique cohérente en la matière, le Ministre de la Santé regroupera au sein de son département les différentes compétences.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement mettra l’accent sur la prévention à l’école.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pour ce qui est de la thérapie, il faudra œuvrer à augmenter le nombre de places disponibles. Dans ce contexte, il est retenu que le Luxembourg devra veiller à ce que des places de thérapie à l’étranger soient disponibles. En effet, il n’est pas nécessaire que toutes les thérapies se fassent au Luxembourg, les thérapies à l’étranger ayant souvent l’avantage d’écarter la personne dont s’agit du milieu où elle s’enlisait. Il sera cependant nécessaire de créer au Luxembourg des infrastructures post-thérapeutiques.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les programmes de méthadone seront développés de même que la distribution d’héroïne à des toxicomanes sous contrôle médical et à des fins thérapeutiques. De plus, afin de prévenir les risques, des infrastructures répondant à des conditions hygiéniques seront prévues pour les consommateurs de drogues. Le Gouvernement améliora aussi le suivi thérapeutique au Centre pénitentiaire.</p>\n<p class=\"lf-p\">La politique à mener en la matière ne pourra conduire à une dépénalisation des drogues. Pour ce qui est de la position à prendre au niveau européen, il est retenu que, au cas où la politique européenne irait vers une certaine libéralisation, le Luxembourg ne s’y opposerait pas.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans ce contexte il est précisé que notre législation actuelle en matière de drogues ne sera pas changée sauf en ce qui concerne les peines pour consommation de drogues douces, qui seront réduites de façon à ce que la consommation de drogues douces ne soit plus punie de peines de prison mais d’amendes. Pour ce qui est des drogues dures, les peines de prison pourront être remplacées par des peines condamnant à une obligation de thérapie.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement a décidé de procéder contre le dopage, en prévoyant des peines pour les trafiquants et les distributeurs.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">5.</span>Médecine palliative L’euthanasie active ne sera pas autorisée.</div>\n<p class=\"lf-p\">Il faudra toutefois veiller à ce que le cadre légal précise que l’acharnement thérapeutique ne constitue pas une obligation pour un médecin traitant un malade en phase terminale.</p>\n<p class=\"lf-p\">Si l’article 43 de la loi du 28 août 1998 sur les établissements hospitaliers qui précise que : « en cas d’affection incurable et terminale, le médecin traitant hospitalier doit apaiser les souffrances physiques et morales du patient en lui donnant les traitements appropriés, en évitant tout acharnement thérapeutique sans espoir et en maintenant pour autant que possible la qualité de la survie… » semble répondre à ce besoin, il est convenu qu’il sera vérifié si la disposition précitée suffit notamment aux exigences de la loi en matière pénale, pour éviter toute poursuite éventuelle contre les médecins.</p>\n<p class=\"lf-p\">L’offre de médecine palliative sera largement étendue et cela tant en milieu hospitalier qu’en milieu ambulatoire. Les modalités précises, notamment en ce qui concerne l’organisation dans les hôpitaux, seront à fixer par le Ministre de la Santé.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">6.</span>Médecines alternatives Le Gouvernement entend procéder, tout en évitant les abus possibles, à la reconnaissance de certaines formes de médecines alternatives et envisage une éventuelle intégration des traitements et médicaments dans la liste des actes et 1076 médicaments remboursés par la sécurité sociale.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">7.</span>Pharmacies Le nombre de pharmacies autorisées au Luxembourg sera augmenté sans pour autant que le système des quotas ne soit remis en question. Celui-ci sera adapté au nombre d’habitants et l’augmentation du nombre de pharmacies au Luxembourg se fera selon des critères transparents.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">8.</span>RU 486 La loi de 1978 concernant la prévention de l’avortement ne sera pas modifiée. C’est dans ce contexte et sous les restrictions, conditions et garanties de la loi de 1978 que le Ministre de la Santé pourra autoriser l’introduction du RU 486 au Luxembourg. Les avis du Collège médical et de la Commission nationale d’éthique seront demandés.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">9.</span>Formation continue du personnel médical Le Gouvernement veillera à ce que la formation continue des médecins ainsi que des membres des autres professions de santé soit assurée, le cas échéant améliorée et réformée. En cas de besoin, elle pourrait être rendue obligatoire. *** 16. MINISTERE DE LA SÉCURITÉ SOCIALE</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">–</span>Assurance maladie Devant les déficits prévisibles pour les années 1999 et 2000, le Gouvernement est d’avis qu’il n’appartient pas à l’Etat de les reprendre.</div>\n<p class=\"lf-p\">Par ailleurs, il est tout aussi clair que la maîtrise des coûts doit rester assurée. Ce premier principe de la politique gouvernementale en la matière devra en tout état de cause être préservé. La maîtrise des coûts doit comporter deux volets, d’un côté celui du prestataire de soins et de l’autre celui du patient.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pour le Gouvernement, une augmentation des cotisations n’est pas souhaitable. En effet, une telle démarche augmenterait d’un côté les dépenses de l’Etat, de l’autre côté signifierait également une augmentation des coûts salariaux indirects.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il sera nécessaire de soulever cette question dans le cadre d’une quadripartite qui sera à réunir avant les assemblées générales des caisses de maladie.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les modalités de fonctionnement et notamment les modalités de vote dans les caisses de maladie devront être revues. Une modification de la pondération des voix au sein de l’assemblée générale des caisses de maladie peut également être envisagée.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pour ce qui est du système du tiers payant actuellement en vigueur, il est nécessaire que les bénéficiaires des soins se rendent mieux compte du coût effectif des prestations et de la contribution des caisses de maladie.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pour ce qui est des conséquences des arrêts Decker-Kohll, une analyse détaillée en sera faite le plus rapidement possible. Il semble dès à présent évident que les répercussions des arrêts Decker-Kohll seront considérables au Luxembourg. Pour le Gouvernement, il est important de veiller à ce que les conséquences puissent également avoir des retombés favorables pour la médecine luxembourgeoise du moins à moyen terme.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">–</span>Assurance-dépendance Une analyse précise sera faite des premiers résultats de l’assurance-dépendance dès que la cellule d’évaluation et d’orientation aura fini son travail d’évaluation. Dès lors, il sera possible de constater les besoins effectifs en matière de lits de soins ainsi qu’en matière de lits de centres intégrés. Au cas où des besoins en lits supplémentaires à ceux actuellement disponibles respectivement en construction ou en planification, seraient constatés, des infrastructures supplémentaires seront créées. A cet effet, un plan national des infrastructures pour personnes âgées est à établir.</div>\n<p class=\"lf-p\">Il est également retenu que, afin de permettre au Gouvernement de suivre de près l’évolution de l’assurance-dépendance, le Ministre de la Sécurité Sociale fera un rapport au Conseil de Gouvernement tous les six mois.</p>\n<p class=\"lf-p\">Un bilan général sur l’application et l’exécution de la loi sur l’assurance-dépendance sera dressé deux années après sa mise en vigueur. Si des modifications législatives s’imposaient dès lors, elles pourront être faites à ce moment-là.</p>\n<p class=\"lf-p\">Jusque là, des crédits tampons permettant de financer en cas de besoin d’éventuels déficits, notamment de services pour personnes âgées, seront prévus au budget de l’Etat.</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">–</span>Assurance pension Pour le Gouvernement, la finalité principale de sa politique en matière d’assurance pension est de garantir à moyen et à long terme le financement du système.</div>\n<p class=\"lf-p\">Les réserves des Caisses de pensions sont aux yeux du Gouvernement le résultat d’une politique prudente et préventive qui doit servir à tempérer les effets d’un repli conjoncturel. Il ne peut donc être question de dilapider des réserves destinées à garantir l’avenir.</p>\n<p class=\"lf-p\">Voilà pourquoi le Gouvernement est d’avis qu’une réforme structurelle d’ensemble des pensions du secteur privé n’est pas envisageable.</p>\n<p class=\"lf-p\">Toutefois, le Gouvernement maintiendra le mécanisme d’indexation des pensions au coût de la vie ainsi que l’adaptation régulière des pensions à l’évolution des salaires. En effet, ce double mécanisme d’adaptation, qui n’existe sous 1077 cette forme dans aucun autre pays, est compatible à moyen et à long terme avec le principe d’un financement stable.</p>\n<p class=\"lf-p\">D’autre part, la position de principe de garantir le financement du système n’exclut pas des adaptations en faveur de personnes, souvent démunies, bénéficiant de rentes dites «de misère». Cependant les solutions au problème ne seront pas du domaine de l’assurance-pension mais du domaine de la solidarité sociale - et donc du budget de l’Etat par le biais de compléments qui sont octroyés aux assurés en cause.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement entend faire effectuer une étude par des experts - nationaux et étrangers - qui seront chargés d’analyser notre système d’assurance-pension dans l’optique d’une politique d’avenir ayant pour finalité de garantir les prestations de l’assurance-pension. Cette étude portera sur la structure des pensions, les modes de financement (répartition/capitalisation), la structuration des réserves, la politique de placement et l’analyse de la possibilité d’un recours à des sources de financement alternatives.</p>\n<p class=\"lf-p\">L’expertise sera à achever pour le 31 décembre 2000 et les conclusions devront en être tirées avant la fin de l’année 2001.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement retient cependant dès à présent que :</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>pendant la présente législature il n’y aura pas de remodelage du système de financement de l’assurance-pension qui continuera à être financé par le biais de cotisations qui ne devront pas subir d’augmentation.</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">-</span>si une partie des réserves pourra être placée pour obtenir un meilleur rendement, il est tout à fait évident qu’il devra s’agir de valeurs sûres et non pas spéculatives.</div>\n<p class=\"lf-p\">Le Gouvernement réaffirme que le système de pensions complémentaires du secteur privé ne saura ni se substituer au système légal, ni se développer au détriment de celui-ci.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans le cadre d’un réaménagement du système fiscal, une meilleure prise en compte des pensions complémentaires tant du secteur privé que du secteur public sera évoquée.</p>\n<p class=\"lf-p\">Enfin pour ce qui est de l’épargne-retraite comme 3ème pilier de l’assurance-pension, le Gouvernement entend l’encourager dans le cadre de sa politique fiscale. Cette mesure est essentiellement destinée aux personnes à carrière d’assurance écourtée ayant intégré, pour des raisons de formation professionnelle ou d’études, le marché de l’emploi de façon tardive.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pensions d’invalidité :</p>\n<p class=\"lf-p\">Des pourparlers avec les partenaires sociaux seront poursuivis en vue d’une modification de la législation en vigueur;</p>\n<p class=\"lf-p\">Assurance-accidents :</p>\n<p class=\"lf-p\">En ce qui concerne l’assurance contre les accidents, le Gouvernement tirera les conclusions de l’avis imminent du Conseil économique et social. *** 17. MINISTERE DES TRANSPORTS Des transports performants contribuent de façon déterminante à la mobilité, essentielle à la qualité de vie de l’individu et à la compétitivité des entreprises. Un système de transport efficace tant par l’adéquation des relations intérieures que par la qualité des raccordements aux réseaux transeuropéens s’avère être un préalable indispensable pour le déploiement économique et social du Grand-Duché de Luxembourg.</p></div>", "next": 239553}