Loi du 3 juillet 1992 portant approbation – de l’Accord entre les Gouvernements des Etats de l’Union économique Benelux, de la République fédérale d’Allemagne et de la Répub
De quoi traite ce texte ?
Cette loi luxembourgeoise du 3 juillet 1992 approuve l'Accord de Schengen de 1985 et sa Convention d'application de 1990, ainsi que les adhésions ultérieures de l'Italie, de l'Espagne et du Portugal. Elle vise la suppression graduelle des contrôles aux frontières communes entre les États signataires.
Pour qui: Les Gouvernements des États de l'Union économique Benelux (Belgique, Luxembourg, Pays-Bas), la République fédérale d'Allemagne et la République française; Les Gouvernements de la République italienne, du Royaume d'Espagne et de la République portugaise, en tant qu'adhérents.
L’essentiel
- Pays
- Luxembourg
- Domaine du droit
- Autres dispositions légales
- Articles
- 144
- Source
- legilux.public.lu
- Texte récupéré le
- Explication mise à jour le
Que réglemente ce texte ?
- La suppression graduelle des contrôles aux frontières communes entre les États membres.
- Les modalités de surveillance et de contrôle des véhicules et des personnes aux frontières.
- Les mesures pour faciliter la circulation des résidents frontaliers.
- Le rapprochement des politiques en matière de visas et d'admission.
Qui est concerné par ce texte ?
- Les Gouvernements des États de l'Union économique Benelux (Belgique, Luxembourg, Pays-Bas), la République fédérale d'Allemagne et la République française.
- Les Gouvernements de la République italienne, du Royaume d'Espagne et de la République portugaise, en tant qu'adhérents.
- Les ressortissants des États membres des Communautés européennes.
Quels sont les points clés ?
- Dès le 15 juin 1985, la surveillance visuelle des véhicules de tourisme aux frontières communes est la règle, avec des contrôles approfondis possibles par sondage.
- Les ressortissants des États membres peuvent apposer un disque vert d'au moins 8 centimètres de diamètre sur leur pare-brise pour indiquer qu'ils sont en règle.
- Les Parties s'efforcent de réduire le temps d'arrêt pour les transports professionnels de personnes et de renoncer au contrôle systématique de la feuille de route avant le 1er janvier 1986.
- Des contrôles groupés seront mis en place dans des bureaux à contrôles nationaux juxtaposés avant le 1er janvier 1986.
Autres dispositions légales
Texte de loi
Texte de loi
Sommaire (144)
- Art. 1er Sont approuvés
- Art. 2 Le Procureur Général d’Etat est désigné comme autorité compétente, con
- Article 1er
- Article 2
- Article 3 En vue de faciliter la surveillance visuelle, les ressortissants des E
- Article 4
- Article 5 Avant le 1er janvier 1986, des contrôles groupés seront mis en place d
- Article 6
- Article 7
- Article 8
- Article 9
- Article 10
- Article 11
- Article 12
- Article 13
- Article 14
- Article 15 Les Parties recommandent à leurs sociétés ferroviaires respectives:
- Article 16
- Article 17
- Article 18
- Article 19 Les Parties rechercheront l’harmonisation des législations et réglemen
- Article 20
- Article 21 Les Parties prendront des initiatives communes au sein des Communautés
- Article 22 Les Parties s’efforceront tant entre elles qu’au sein des Communautés
- Article 23 Les Parties s’efforceront, également dans le domaine du transport des
- Article 24 Dans le domaine de la circulation des marchandises, les Parties cherch
- Article 25 Les Parties développeront leur coopération en vue de faciliter le dédo
- Article 26 Les Parties examineront de quelle façon les impôts indirects (TVA et d
- Article 27
- Article 28
- Article 29 Le présent Accord s’appliquera également au Land de Berlin, sauf décla
- Article 30 Les mesures prévues au présent Accord qui ne sont pas applicables dès
- Article 31
- Article 32
- Article 33 Le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg est dépositaire de présen
- Article 34
- Article 35
- Article 36 Toute Partie Contractante responsable du traitement de la demande d’as
- Article 37 1. Les autorités compétentes des Parties Contractantes se communiquent
- Article 38 1. Chaque Partie Contractante transmet à toute autre Partie Contractan
- Article 39
- Article 40
- Article 41
- Article 42
- Article 43 1. Lorsque, conformément aux articles 40 et 41 de la présente Conventi
- Article 44 1. Conformément aux conventions internationales pertinentes et en tena
- Article 45 1. Les Parties Contractantes s’engagent à prendre les mesures nécessai
- Article 46
- Article 47
- Article 48
- Article 49 L’entraide judiciaire est également accordée
- Article 50
- Article 51 Les Parties Contractantes ne subordonnent pas la recevabilité de commi
- Article 52
- Article 53
- Article 54
- Article 55
- Article 56 Si une nouvelle poursuite est intentée par une Partie Contractante con
- Article 57 1. Lorsqu’une personne est accusée d’une infraction par une Partie Con
- Article 58
- Article 59
- Article 60
- Article 61
- Article 62
- Article 63
- Article 64 Un signalement dans le Système d’Information Schengen, effectué confor
- Article 65
- Article 66
- Article 67 Les dispositions ci-après visent à compléter la Convention du Conseil
- Article 68
- Article 69 La transmission de l’exécution en vertu de l’article 68 n’est pas subo
- Article 70 1. Les Parties Contractantes créent un groupe de travail permanent cha
- Article 71
- Article 72
- Article 73
- Article 74
- Article 75
- Article 76
- Article 77
- Article 78 1. Dans le cadre du présent Chapitre, les armes à feu sont classées co
- Article 79 1. La liste des armes à feu et munitions prohibées comprend les objets
- Article 80
- Article 81
- Article 82 Les listes des armes visées aux articles 79, 80 et 81 ne comprennent p
- Article 83
- Article 84
- Article 85 1. Les Parties Contractantes s’engagent à soumettre une obligation d’a
- Article 86
- Article 87
- Article 88
- Article 89
- Article 90
- Article 91
- Article 92
- Article 93
- Article 94
- Article 95
- Article 96
- Article 97 Les données relatives aux personnes disparues ou aux personnes qui, da
- Article 98
- Article 99
- Article 100
- Article 101
- Article 102
- Article 103
- Article 104
- Article 105
- Article 106
- Article 107
- Article 108 1. Chacune des Parties Contractante désigne une instance qui a la comp
- Article 109 1. Le droit de toute personne d’accéder aux données la concernant qui
- Article 110
- Article 111
- Article 112 1. Les données à caractère personnel intégrées dans le Système d’infor
- Article 113
- Article 114
- Article 115
- Article 116 1. Toute Partie Contractante est responsable, conformément à son droit
- Article 117 1. En ce qui concerne le traitement automatisé de données à caractère
- Article 118
- Article 119
- Article 120
- Article 121
- Article 122
- Article 123
- Article 124
- Article 125
- Article 126 1. En ce qui concerne le traitement automatisé de données à caractère
- Article 127
- Article 128
- Article 129
- Article 130
- Article 131
- Article 132 1. Chacune des Parties Contractantes dispose d’un siège au sein du Com
- Article 133
- Article 134
- Article 135
- Article 136 1. Une Partie Contractante qui envisage de mener avec un Etat tiers de
- Article 137
- Article 138
- Article 139
- Article 140
- Article 141
- Article 142 1. Lorsque des conventions sont conclues entre les Etats membres des C
1573 1623 MEMORIAL MEMORIAL Journal Officiel du Grand-Duché de Luxembourg Amtsblatt des Großherzogtums Luxemburg RECUEIL DE LEGISLATION A –– N° 51 23 juillet 1992 Sommaire ACCORD DE SCHENGEN Loi du 3 juillet 1992 portant approbation
Convention d’application de l’Accord, Acte final, Procès-verbal et Déclaration commune, signés à Schengen, le 19 juin 1990 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Protocole d’adhésion du Gouvernement de la République italienne à l’Accord, signé à Paris, le 27 novembre 1990, Déclarations communes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Accord d’adhésion de la République italienne à la Convention d’application, Acte final, signés à Paris, le 27 novembre 1990, Déclaration commune . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Protocole d’adhésion du Gouvernement du Royaume d’Espagne à l’Accord, signé à Bonn, le 25 juin 1991, Déclarations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Accord d’adhésion du Royaume d’Espagne à la Convention d’application, Acte final, signés à Bonn, le 25 juin 1991 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Protocole d’adhésion du Gouvernement de la République portugaise à l’Accord, signé à Bonn, le 25 juin 1991, Déclarations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Accord d’adhésion de la République portugaise à la Convention d’application, Acte final, signés à Bonn, le 25 juin 1991 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1574 1576 1585 1637 1639 1642 1644 1649 1651 1574 Loi du 3 juillet 1992 portant approbation
Nous Jean, par la grâce de Dieu, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau;
Notre Conseil d’Etat entendu;
De l’assentiment de la Chambre des Députés;
Vu la décision de la Chambre des Députés du 27 mai 1992 et celle du Conseil d’Etat du 18 juin 1992 portant qu’il n’ya pas lieu à second vote;
Avons ordonné et ordonnons:
Art. 1erSont approuvés
Art. 2
Le Procureur Général d’Etat est désigné comme autorité compétente, conformément à l’article 57, paragraphe 3 de la Convention d’application.
Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne.
Le Ministre des Affaires Etrangères, du Commerce Extérieur et de la Coopération, Ministre de la Force Publique, Jacques F. Poos Le Ministre des Finances, Jean-Claude Juncker Le Ministre de la Justice, Marc Fischbach Le Ministre de la Santé, Johny Lahure Le Ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural, René Steichen Le Ministre des Transports, Robert Goebbels Doc. parl. 3567; sess. ord. 1991-1992.
Château de Berg, le 3 juillet 1992 Jean 1576 ACCORD entre les Gouvernements des Etats de l’Union Economique Benelux, de la République fédérale d’Allemagne et de la République française relatif à la suppression graduelle des contrôles aux frontières communes Les Gouvernements du Royaume de Belgique, de la République fédérale d’Allemagne, de la République française, du Grand-Duché de Luxembourg et du Royaume des Pays-Bas, ci-après dénommés les Parties, conscients que l’union sans cesse plus étroite des peuples des Etats membres des Communautés européennes doit trouver son expression dans le libre franchissement des frontières intérieures par tous les ressortissants des Etats membres et dans la libre circulation des marchandises et des services, soucieux d’affermir la solidarité entre leurs peuples en levant les obstacles à la libre circulation aux frontières communes entre les Etats de l’union économique Benelux, la république fédérale d’Allemagne et la république française, considérant les progrès déjà réalisés au sein des Communautés européennes en vue d’assurer la libre circulation des personnes, des marchandises et des services, animés de la volonté de parvenir à la suppression des contrôles aux frontières communes dans la circulation des ressortissants des Etats membres des Communautés européennes et d’y faciliter la circulation des marchandises et des services, considérant que l’application du présent Accord peut exiger des mesures législatives qui devront être soumises aux Parlements nationaux en fonction des constitutions des Etats signataires, vu la déclaration du Conseil européen de Fontainebleau des 25-26 juin 1984 relative à la suppression aux frontières intérieures des formalités de police et de douane pour la circulation des personnes et des marchandises, vu l’Accord conclu à Sarrebruck le 13 juillet 1984 entre la République fédérale d’Allemagne et la République française, vu les conclusions adoptées le 31 mai 1984 à l’issue de la réunion à Neustadt/Aisch des Ministres des Transports des Etats du Benelux et de la République fédérale d’Allemagne, vu le mémorandum des Gouvernements de l’Union économique Benelux du 12 décembre 1984 remis aux Gouvernements de la République fédérale d’Allemagne et de la République française, sont convenus de ce qui suit: * TITRE Ier MESURES APPLICABLES A COURT TERME
Article 1er
Dès l’entrée en vigueur du présent Accord et jusqu’à la suppression totale de tous les contrôles, les formalités aux frontières communes entre les Etats de l’Union économique Benelux, la République fédérale d’Allemagne et la République française se dérouleront, pour les ressortissants des Etats membres des Communautés européennes, dans les conditions fixées ci-après.
Article 2
Dans le domaine de la circulation des personnes, les autorités de police et de douanes exercent, à partir du 15 juin 1985, en règle générale, une simple surveillance visuelle des véhicules de tourisme franchissant la frontière commune à vitesse réduite sans provoquer I’arrêt de ces véhicules.
1577 Toutefois, elles peuvent procéder par sondage à des contrôles plus approfondis. Ceux-ci doivent être réalisés, si possible, sur des emplacements spéciaux de manière à ne pas interrompre la circulation des autres véhicules au passage de la frontière.
Article 3En vue de faciliter la surveillance visuelle, les ressortissants des Etats membres des Communautés
européennes se présentant à la frontière commune à bord d’un véhicule automobile peuvent apposer sur le pare-brise de ce véhicule un disque vert, d’au moins 8 centimètres de diamètre . Ce disque indique qu’ils sont en règle avec les prescriptions de police des frontières, ne transportent que des marchandises admises dans les limites des franchises et respectent la réglementation des changes .
Article 4
Les Parties s’efforcent de réduire au minimum le temps d’arrêt aux frontières communes dû au contrôle des transports professionnels de personnes par route.
Les Parties recherchent des solutions permettant de renoncer, avant le 1er janvier 1986, au contrôle systématique des frontières communes de la feuille de route et des autorisations de transport pour les transports professionnels de personnes par route.
Article 5Avant le 1er janvier 1986, des contrôles groupés seront mis en place dans des bureaux à contrôles
nationaux juxtaposés, pour autant que cela n’ait pas été réalisé dans la pratique et dans la mesure où les installations le permettent . Ultérieurement il sera examiné s’il est possible d’introduire des points de contrôle groupés à d’autres postes-frontières, compte tenu des conditions locales .
Article 6
Sans préjudice de l’application d’arrangements plus favorables entre les Parties, celles-ci prennent les mesures nécessaires pour faciliter la circulation des ressortissants des Etats membres des Communautés européennes domiciliés dans les communes situées aux frontières communes, en vue de leur permettre de traverser ces frontières en dehors des points de passage autorisés et en dehors des heures d’ouverture des postes de contrôle.
Les intéressés ne peuvent bénéficier de ces avantages que s’ils ne transportent que des marchandises admises dans les limites des franchises autorisées et respectent la réglementation des changes.
Article 7
Les Parties s’efforcent de rapprocher dans les meilleurs délais leurs politiques dans le domaine des visas afin d’éviter les conséquences négatives que peut entraîner l’allégement des contrôles aux frontières communes en matière d’immigration et de sécurité. Elles prennent, si possible avant le 1er janvier 1986, les dispositions nécessaires en vue d’appliquer leurs procédures relatives à la délivrance des visas et à l’admission sur leur territoire en tenant compte de la nécessité d’assurer la protection de l’ensemble des territoires des cinq Etats contre l’immigration illégale et les activités qui pourraient porter atteinte à la sécurité.
Article 8
En vue de l’allégement des contrôles aux frontières communes et compte tenu des différences importantes existant entre les législations des Etats de l’Union économique BeneIux, de la République fédérale d’Allemagne et de la République française, les Parties s’engagent à lutter énergiquement sur leur territoire contre le trafic illicite de stupéfiants et à coordonner efficacement leurs actions dans ce domaine.
1578
Article 9
Les Parties renforcent la coopération entre leurs autorités douanières et de police, notamment dans la lutte contre la criminalité, en particulier le trafic illicite de stupéfiants et d’armes, contre l’entrée et le séjour irréguliers de personnes et contre la fraude fiscale et douanière et la contre-bande. A cette fin, et dans le respect de leurs législations internes, les Parties s’efforcent d’améliorer l’échange d’informations et de le renforcer en ce qui concerne les renseignements susceptibles de présenter un intérêt pour les autres Parties dans la lutte contre la criminalité.
Les Parties renforcent dans le cadre de leurs législations nationales l’assistance mutuelle contre les mouvements irréguliers de capitaux.
Article 10
En vue d’assurer la coopération prévue dans les articles 6, 7, 8 et 9, des réunions entre les autorités compétentes des Parties auront lieu à intervalles réguliers.
Article 11
Dans le domaine du transport transfrontalier de marchandises par routes, les Parties renoncent, à partir du 1er juillet 1985, à exercer systématiquement aux frontières communes les contrôles suivants:
Des dispositions seront prises en vue d’éviter les doubles contrôles à l’intérieur du territoire des Parties.
Article 12
A partir du 1er juillet 1985, le contrôle des documents justifiant I’exécution des transports effectués sans autorisation ou placés hors contingent en application des dispositions communautaires ou bilatérales est remplacé aux frontières communes par un contrôle par sondage. Les véhicules exécutant des transports relevant de ces régimes se signalent au passage de la frontière par l’apposition d’un symbole optique. Les autorités compétentes des Parties déterminent d’un commun accord les caractéristiques techniques de ce symbole optique.
Article 13
Les Parties s’efforcent d’harmoniser avant le 1er janvier 1986 les régimes d’autorisation de transport routier professionnel en vigueur entre elles pour la circulation transfrontalière, en ayant pour objectif la simplification, l’allégement et la possibilité de substituer aux ,,autorisations au voyage” des ,,autorisations à temps” avec contrôle visuel au passage des frontières communes.
Les modalités de transformation des autorisations au voyage en autorisations à temps seront convenues bilatéralement, en tenant compte des besoins de transport routier des différents pays concernés.
Article 14
Les parties recherchent des solutions permettant de réduire aux frontières communes les temps d’attente des transports ferroviaires dus à l’exécution des formalités aux frontières.
Article 15Les Parties recommandent à leurs sociétés ferroviaires respectives:
1579
Article 16
Les Parties procèdent à l’harmonisation des heures et dates d’ouverture des postes de douane en trafic fluvial aux frontières communes. *
TITRE II
MESURES APPLICABLES A LONG TERME
Article 17
En matière de circulation des personnes, les Parties chercheront à supprimer les contrôles aux frontières communes et à les transférer à leurs frontières externes. A cette fin, elles s’efforceront préalablement d’harmoniser, si besoin est, les dispositions législatives et réglementaires relatives aux interdictions et restrictions qui fondent les contrôles et de prendre des mesures complémentaires pour la sauvegarde de la sécurité et pour faire obstacle à l’immigration illégale de ressortissants d’Etats non-membres des Communautés européennes.
Article 18
Les Parties engageront des discussions notamment sur les questions suivantes, tout en tenant compte des résultats des mesures prises à court terme:
Article 19Les Parties rechercheront l’harmonisation des législations et réglementations notamment:
Article 20
Les Parties s’efforceront de réaliser l’harmonisation de leurs politiques en matière de visa ainsi que des conditions d’entrée sur leurs territoires . Pour autant que cela sera nécessaire, elles prépareront également l’harmonisation de leurs réglementations relatives à certains aspects du droit des étrangers en ce qui concerne des ressortissants des Etats non-membres des Communautés européennes .
Article 21Les Parties prendront des initiatives communes au sein des Communautés européennes:
1580
Les Parties prendront des initiatives au sein des Communautés européennes afin d’obtenir la perception harmonisée dans le pays de départ de la TVA pour les prestations de transport touristique à l’intérieur des Communautés européennes.
Article 22Les Parties s’efforceront tant entre elles qu’au sein des Communautés européennes:
Article 23Les Parties s’efforceront, également dans le domaine du transport des marchandises, de réduire, aux
bureaux à contrôles nationaux juxtaposés, les temps d’attente et le nombre de points d’arrêt.
Article 24Dans le domaine de la circulation des marchandises, les Parties chercheront les moyens de transférer
aux frontières externes ou à l’intérieur de leur territoire les contrôles actuellement effectués aux frontières communes.
A cette fin elles prendront si besoin est des initiatives communes entre elles et au sein des Communautés européennes afin d’harmoniser les dispositions qui fondent les contrôles des marchandises aux frontières communes. Elles veilleront à ce que ces mesures ne portent pas atteinte à la sauvegarde nécessaire de la santé des personnes, des animaux et des végétaux.
Article 25Les Parties développeront leur coopération en vue de faciliter le dédouanement des marchandises
franchissant une frontière commune grâce à un échange systématique et automatisé des données nécessaires saisies à l’aide du Document unique.
Article 26Les Parties examineront de quelle façon les impôts indirects (TVA et droits d’accises) peuvent être
harmonisés dans le cadre des Communautés européennes. A cette fin elles soutiendront les initiatives entreprises par les Communautés européennes.
Article 27
Les Parties étudieront si, sur la base de la réciprocité, les limitations de franchises accordées aux frontières communes aux frontaliers telles qu’elles sont autorisées par le droit communautaire peuvent être supprimées.
Article 28
Toute conclusion par voie bilatérale ou multilatérale d’arrangements similaires au présent Accord avec des Etats non-parties sera précédée d’une consultation entre les Parties.
Article 29Le présent Accord s’appliquera également au Land de Berlin, sauf déclaration contraire faite par le
Gouvernement de la République fédérale d’Allemagne aux Gouvernements des Etats de l’Union économique Benelux et au Gouvernement de la République française dans les trois mois qui suivront I’entrée en vigueur du présent Accord.
1581
Article 30Les mesures prévues au présent Accord qui ne sont pas applicables dès son entrée en vigueur seront
appliquées avant le 1er janvier 1986 en ce qui concerne les mesures prévues au Titre Ier et si possible avant le 1er janvier 1990 en ce qui concerne les mesures prévues au Titre II, à moins que d’autres délais n’aient été fixés dans le présent Accord.
Article 31
Le présent Accord s’applique sous réserve des dispositions des articles 5 et 6, 8 à 16 de l’Accord conclu à Sarrebruck le 13 juillet 1984 entre la République fédérale d’Allemagne et la République française.
Article 32
Le présent Accord est signé sans réserve de ratification ou d’approbation, ou sous réserve de ratification ou d’approbation, suivie de ratification ou d’approbation.
Le présent Accord sera appliqué à titre provisoire à compter du jour suivant celui de sa signature.
Le présent Accord entrera en vigueur trente jours après le dépôt du dernier instrument de ratification ou d’approbation.
Article 33Le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg est dépositaire de présent Accord. Il en remettra une
copie certifiée conforme à chacun des Gouvernements des Etats signataires.
EN FOI DE QUOI, les représentants des Gouvernements dûment habilités à cet effet ont signé le présent Accord.
FAIT à SCHENGEN (Grand-Duché de Luxembourg), le quatorze juin mil neuf cent quatre-vingt-cinq, les textes du présent Accord en langues allemande, française et néerlandaise, faisant également foi.
Pour le Gouvernement du Royaume de Belgique Voor de Regering van het koninkrijk België P. DE KEERSMAEKER Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Staatssecretaris voor Europese Zaken Für die Regierung der Bundesrepublik Deutschland Prof. Dr. W. SCHRECKENBERGER Staatssekretär im Bundeskanzleramt Pour le Gouvernement de la République française C. LALUMIERE (Sans réserve de ratification) Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Pour le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg R. GOEBBELS Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères Voor de Regering van het Koninkrijk der Nederlanden W.F. van EEKELEN (sous réserve d’approbation) Staatssecretaris van Buitenlandse Zaken * 1582 PROCES-VERBAL de la réunion des représentants des Gouvernements du Royaume de Belgique, de la République fédérale d’Allemagne, de la République française, du Grand-Duché de Luxembourg et du Royaume des Pays-Bas, tenue à SCHENGEN (Grand-Duché de Luxembourg) le 14 juin 1985, concernant l’Accord passé entre leurs Gouvernements relatif à la suppression graduelle des contrôles aux frontières communes Les cinq Parties formulent les remarques suivantes concernant les articles ci-après de l’Accord:
En ce qui concerne le premier alinéa, les Parties déclarent que, au sens de cet Accord, la fraude fiscale s’entend des infractions aux législations relatives aux taxes et prélèvements dus à l’importation.
Les parties déclarent qu’un relèvement important des franchises accordées aux voyageurs ne peut être envisagé que pour autant qu’un rapprochement entre les taux de TVA et un rapprochement entre les taux des droits d’accises sont réalisés.
Cet article engage les parties exclusivement à se consulter entre elles avant de conclure dans un cadre bilatéral ou multilatéral des dispositions similaires avec des Etats qui ne sont pas parties à cet Accord. Après ces consultations, les parties concernées décident d’une manière autonome de la conclusion ou de la nonconclusion de dispositions bilatérales ou multilatérales avec des Etats qui ne sont pas parties à cet Accord.
Report de paiement de la TVA à l’intérieur du pays Comme un consensus n’a pas pu être atteint sur un article relatif au report de paiement de la TVA à l’intérieur du pays, les Parties décident de ne reprendre aucune disposition y relative dans l’accord. Il est convenu que les possibilités d’appliquer le report de paiement de la TVA à l’intérieur du pays seront étudiées.
Suivi de l’accord:
Le Groupe central de négociation assumera, au niveau administratif, la responsabilité de la coordination des activités relatives à l’exécution des dispositions de cet Accord. Les résultats de ces activités de coordination feront l’objet d’un rapport aux Secrétaires d’Etat compétents des cinq Gouvernements. * Les Parties à l’Accord relatif à la suppression graduelle des contrôles aux frontières communes conclu le 14 juin 1985 à Schengen (Grand-Duché de Luxembourg) s’engagent à appliquer les dispositions dudit Accord concernant l’immigration, la sécurité et la lutte contre le trafic de stupéfiants dans les conditions définies respectivement aux annexes confidentielles 1 et 2 et à l’annexe 3 du présent procès-verbal. * 1583 Annexe 1: Mesures concernant l’immigration illégale Les Parties conviennent tout particulièrement de lutter contre l’immigration illégale des ressortissants des Etats posant un problème de flux migratoires et figurant sur la liste ci-dessous:
Afghanistan Liban (1) Algérie Madagascar Angola Malaisie Bangladesh Maroc Cap-Vert Mozambique Chine (République Populaire) Nigeria Comores Pakistan Dominique Pologne Ethiopie République Dominicaine Ghana Sainte-Lucie Guinée Saint-Vincent et Grenadines Guinée-Bissau Singapour Guyana Soudan Haïti Sri Lanka Hong Kong Surinam Ile Maurice Tunisie Inde Turquie Indonésie Irak Iran Yougoslavie Zaïre ANNEXE 2: Mesures concernant la sauvegarde de la sécurité Les parties conviennent pour la sauvegarde de leur sécurité de porter tout particulièrement leurs efforts sur le contrôle de l’entrée sur leur territoire des ressortissants des Etats figurant sur la liste ci-dessous:
Afghanistan Afrique du Sud Albanie Algérie République Démocratique Allemande Arabie Saoudite Bahreïn Bulgarie Cambodge Chine (République Populaire) Colombie Corée du Nord Cuba Egypte Emirats Arabes Unis Ethiopie Hongrie Irak Iran Jordanie Koweït Laos Liban Libye Maroc Mongolie Oman Pakistan Pologne Qatar Roumanie Somalie Surinam Soudan Syrie Taiwan Tchécoslovaquie Tunisie Turquie Union des Républiques Socialistes Soviétiques Viêt-nam Yémen du Sud Yémen du Nord Yougoslavie Zaïre
1584 Annexe 3: Mesures concernant la lutte contre le trafic de stupéfiants Afin de coordonner leurs actions dans la lutte contre le trafic de stupéfiants, les Parties s’engagent à échanger toutes informations utiles, dans le respect de leurs Iégislations nationales et dans la mesure où les conventions d’entraide judiciaire en vigueur ne prescrivent pas un autre mode de communication des informations. L’Etat qui fournit une information détermine ses conditions d’utilisation et I’Etat qui la reçoit s’engage à les respecter.
Cet échange d’informations se fera d’une façon normale par le canal de l’organisation Internationale de Police criminelle (INTERPOL) et les correspondants ordinaires seront les bureaux centraux nationaux (B.C.N.).
Toutefois la voie la plus rapide étant l’échange direct entre les autorités de police ou de douane des différents pays, chacune des Parties s’engage à désigner dès l’entrée en vigueur de la première phase de l’Accord relatif à Ia suppression graduelle des contrôles aux frontières communes, un service centralisé qui sera l’interlocuteur privilégié de ses homologues dans chacun des quatre autres Etats.
Cet organisme central devra pouvoir être joint par ses homologues vingt-quatre heures sur vingtquatre tous les jours de l’année .
Il devra en outre avoir des pouvoir tels qu’il puisse renseigner ses partenaires et faire procéder sans délai à toute vérification qui lui sera demandée par l’un ou l’autre de ses correspondants.
FAIT à SCHENGEN (Grand-Duché de Luxembourg), le quatorze juin mil neuf cent quatre-vingt-cinq, Pour le Gouvernement du Royaume de Belgique Voor de Regering van het koninkrijk België P. De KEERSMAEKER Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Staatssecretaris voor Europese Zaken Für die Regierung der Bundesrepublik Deutschland Prof. Dr. W. SCHRECKENBERGER Staatssekretär im Bundeskanzleramt Pour le Gouvernement de la République française C. LALUMIERE (sans réserve de ratification) Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Pour le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg R. GOEBBELS Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères Voor de Regering van het Koninkrijk der Nederlanden W.F. van EEKELEN (sous réserve d’approbation) Staatssecretaris van Buitenlandse Zaken * 1585 CONVENTION D’application de l’Accord de Schengen du 14 juin 1985 entre les Gouvernements des Etats de l’union Economique Benelux, de la République fédérale d’Allemagne et de la République française, relatif à la suppression graduelle des contrôles aux frontières communes Le Royaume de Belgique, la République fédérale d’Allemagne, la République française, le Grand-Duché de Luxembourg et le Royaume des Pays-Bas, ci-après dénommés les Parties Contractantes, se fondant sur l’Accord de Schengen du 14 juin 1985 relatif à la suppression graduelle des contrôles aux frontières communes, ayant décidé d’accomplir la volonté exprimée dans cet accord de parvenir à la suppression des contrôles aux frontières communes dans la circulation des personnes et d’y faciliter le transport et la circulation des marchandises, considérant que le traité instituant les Communautés européennes, complété par l’Acte Unique européen, prévoit que le marché intérieur comporte un espace sans frontières intérieures, considérant que le but poursuivi par les Parties Contractantes coïncide avec cet objectif, sans préjuger des mesures qui seront prises en application des dispositions du Traité, considérant que l’accomplissement de cette volonté appelle une série de mesures appropriées et une étroite coopération entre les Parties Contractantes, sont convenus de ce qui suit: * TITRE PREMIER DEFINITIONS Article premier Au sens de la présente Convention, on entend par:
Frontières intérieures les frontières communes terrestres des Parties Contractantes, ainsi que leurs aéroports pour les vols intérieurs et leurs ports maritimes pour les liaisons régulières de transbordeurs qui sont en provenance ou à destination exclusives d’autres ports sur les territoires des Parties Contractantes, sans faire escale dans des ports en dehors de ces territoires;
Frontières extérieures les frontières terrestres et maritimes, ainsi que les aéroports et ports maritimes des Parties Contractantes, pour autant qu’ils ne sont pas frontières intérieures;
Vol intérieur tout vol qui est en provenance ou à destination exclusives des territoires des Parties Contractantes sans atterrissage sur le territoire d’un Etat tiers;
Etat tiers tout Etat autre que les Parties Contractantes;
Etranger toute personne autre que les ressortissants des Etats membres des Communautés européennes;
1586 Etranger signalé aux fins de non-admission tout étranger signalé aux fins de non-admission dans le Système d’Information Schengen conformément aux dispositions de l’article 96;
Point de passage frontalier tout point de passage autorisé par les autorités compétentes pour le franchissement des frontières extérieures;
Contrôle frontalier le contrôle aux frontières qui, indépendamment de tout autre motif, se fonde sur la seule intention de franchir la frontière;
Transporteur toute personne physique ou morale qui assure, à titre professionnel, le transport de personnes par voie aérienne, maritime ou terrestre;
Titre de séjour toute autorisation de quelque nature que ce soit délivrée par une Partie Contractante donnant droit au séjour sur son territoire . N’entre pas dans cette définition l’admission temporaire au séjour sur le territoire d’une Partie Contractante en vue du traitement d’une demande d’asile ou d’une demande de titre de séjour;
Demande d’asile toute demande présentée par écrit, oralement ou autrement par un étranger à la frontière extérieure ou sur le territoire d’une Partie Contractante en vue d’obtenir sa reconnaissance en qualité de réfugié conformément à la Convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés, telle qu’amendée par le Protocole de New York du 31 janvier 1967 et de bénéficier en cette qualité d’un droit de séjour;
Demandeur d’asile tout étranger qui a présenté une demande d’asile au sens de la présente Convention sur laquelle il n’a pas encore été statué définitivement;
Traitement d’une demande d’asile l’ensemble des procédures d’examen, de décision et des mesures prises en application de décisions définitives relatives à une demande d’asile, à l’exclusion de la détermination de la Partie Contractante responsable du traitement de la demande d’asile en vertu des dispositions de la présente Convention. * 1587
TITRE II
SUPPRESSION DES CONTROLES AUX FRONTIERES INTERIEURES ET CIRCULATION DES PERSONNES Chapitre premier Franchissement des frontières intérieures
Article 2
Chapitre 2
Franchissement des frontières extérieures
Article 3
Article 41. Les Parties Contractantes garantissent qu’à partir de 1993, les passagers d’un vol en provenance
d’Etats tiers, qui embarquent sur des vols intérieurs, seront au préalable soumis, à l’entrée, à un contrôle de personnes ainsi qu’à un contrôle des bagages à main dans l’aéroport d’arrivée du vol extérieur. Les passagers d’un vol intérieur qui embarquent sur un vol à destination d’Etats tiers, seront au préalable soumis, à la sortie, à un contrôle de personnes et à un contrôle des bagages à main dans l’aéroport de départ du vol extérieur.
1588 3. Les dispositions des paragraphes 1 et 2 n’affectent pas le contrôle des bagages enregistrés; ce contrôle est effectué respectivement dans l’aéroport de destination finale ou dans l’aéroport de départ initial.
Article 5
Ces règles ne font pas obstacle à l’application des dispositions particulières relatives au droit d’asile ni de celles de l’article 18.
Article 61. La circulation transfrontalière aux frontières extérieures est soumise au contrôle des autorités
compétentes. Le contrôle est effectué selon des principes uniformes, dans le cadre des compétences nationales et de la législation nationale, en tenant compte des intérêts de toutes les Parties Contractantes et pour les territoires des Parties Contractantes.
1589 d. A la sortie, il est procédé au contrôle requis dans l’intérêt de toutes les Parties Contractantes en vertu du droit des étrangers et pour les besoins de la recherche et de la prévention de menaces pour la sécurité nationale et l’ordre public des Parties Contractantes. Ce contrôle est exercé dans tous les cas à l’égard des étrangers. e. Si de tels contrôles ne peuvent être effectués en raison de circonstances particulières, des priorités devront être fixées. A cet égard, le contrôle de la circulation à l’entrée a, en principe, priorité sur le contrôle à la sortie.
Article 7
Les parties Contractantes se prêteront assistance et assureront une coopération étroite et permanente en vue d’une exécution efficace des contrôles et surveilIances. Elles procéderont notamment à un échange de toutes les informations pertinentes et importantes, à l’exclusion des données nominatives à caractère individuel, sauf dispositions contraires de la présente Convention, à une harmonisation, dans la mesure du possible, des instructions données aux services chargés des contrôles et à la promotion d’une formation et d’un recyclage uniformes du personnel affecté aux contrôles. Cette coopération peut prendre la forme d’un échange de fonctionnaires de liaison.
Article 8
Le Comité Exécutif prend les décisions nécessaires relatives aux modalités pratiques d’application du contrôle et de la surveillance des frontières.
Chapitre 3
Visas
Section 1 - Visas pour les séjour d’une courte durée
Article 9
Article 10
1590 2. Jusqu’à l’instauration d’un tel visa, les Parties Contractantes reconnaîtront leurs visas nationaux respectifs; pour autant que leur déIivrance s’effectue sur la base des conditions et critères communs déterminés dans le cadre des dispositions pertinentes du présent Chapitre.
Article 111. Le visa institué à l’article 10 peut être:
Article 12
Article 13
Article 14
1.
Aucun visa ne peut être apposé dans un document de voyage si celui-ci n’est valable pour aucune des Parties Contractantes. Si le document de voyage n’est valable que pour une ou plusieurs Parties Contractantes, le visa à apposer sera limité à cette ou à ces Parties Contractantes.
Article 15
En principe, les visas mentionnés à l’article 10 ne peuvent être délivrés que si l’étranger satisfait aux conditions d’entrée fixées à l’article 5 paragraphe 1, points a, c, d et e.
1591
Article 16Si une Partie Contractante estime nécessaire de déroger, pour l’un des motifs énumérés à l’article 5
paragraphe 2, au principe défini à l’article 15, en délivrant un visa à un étranger qui ne remplit pas l’ensemble des conditions d’entrée visées à l’article 5 paragraphe 1, la validité de ce visa sera limitée au territoire de cette Partie Contractante qui devra en avertir les autres Parties Contractantes.
Article 171. Le comité Exécutif arrête des règles communes pour l’examen des demandes de visa, veille à leur
application correcte et les adapte aux nouvelles situations et circonstances.
Section 2 - Visas pour des séjours de longue durée
Article 18
Les visas pour un séjour de plus de trois mois sont des visas nationaux délivrés par l’une des Parties Contractantes selon sa propre législation. Un tel visa permet à son titulaire de transiter par le territoire des autres Parties Contractantes en vue de se rendre sur le territoire de la Partie Contractante qui a délivré le visa, sauf s’il ne satisfait pas aux conditions d’entrée visées à l’article 5, paragraphe 1, points a., d. et e. ou s’il figure sur la liste de signalement nationale de la Partie Contractante par le territoire de laquelle le transit est souhaité.
Chapitre 4
Conditions de circulation des étrangers
Article 19
1592 3. Les paragraphes 1 et 2 ne s’appliquent pas aux visas dont la validité fait l’objet d’une limitation territoriale conformément aux dispositions du Chapitre 3 du présent Titre.
Article 20
Article 21
Article 22
Article 23
1593 2. L’étranger qui dispose d’un titre de séjour ou d’une autorisation de séjour provisoire en cours de validité délivrés par une autre Partie Contractante, doit se rendre sans délai sur le territoire de cette Partie Contractante.
Article 24
Sous réserve de la définition par le Comité Exécutif des critères et modalités pratiques appropriés, les Parties Contractantes compensent entre elles les déséquilibres financiers qui peuvent résulter de l’obligation d’éloignement prévue à l’article 23 lorsque cet éloignement ne peut se réaliser aux frais de l’étranger.
Chapitre 5
Titres de séjour et signalement aux fins de non-admission
Article 25
Si le titre de séjour est délivré, la Partie Contractante signalante procéde au retrait du signalement, mais peut cependant inscrire cet étranger sur sa liste nationale de signalement.
Si le titre de séjour n’est pas retiré, la Partie Contractante signalante procède au retrait du signalement, mais peut cependant inscrire cet étranger sur sa liste nationale de signalement.
Chapitre 6
Mesures d’accompagnement
Article 26
Article 27
Chapitre 7
Responsabilité pour le traitement de demandes d’asile
Article 28
Les Parties Contractantes réaffirment leurs obligations aux termes de la Convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés telle qu’amendée par le Protocole de New York du 31 janvier 1967, sans aucune restriction géographique du champ d’application de ces textes, et leur engagement de coopérer avec les services du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés pour l’application de ces instruments.
Article 29
Toute Partie Contractante conserve le droit de refouler ou d’éloigner, sur la base de ses dispositions nationales et en conformité avec ses engagements internationaux, un demandeur d’asile vers un Etat tiers.
1595 4. Nonobstant le paragraphe 3, toute Partie Contractante conserve le droit, pour des raisons particulières tenant notamment au droit national, d’assurer le traitement d’une demande d’asile même si la responsabilité au sens de la présente Convention incombe à une autre Partie Contractante.
Article 301. La Partie Contractante responsable du traitement d’une demande d’asile est déterminée
comme suit: a. Si une Partie Contractante a délivré au demandeur d’asile un visa de quelque nature qu’il soit ou un titre de séjour, elle est responsable du traitement de la demande. Si le visa a été délivré sur autorisation d’une autre Partie Contractante, la Partie Contractante qui a donné l’autorisation est responsable. b. Si plusieurs Parties Contractantes ont délivré au demandeur d’asile un visa de quelque nature qu’il soit ou un titre de séjour, la Partie Contractante responsable est celle qui a délivré le visa ou le titre de séjour dont l’échéance est la plus lointaine. c. Aussi longtemps que le demandeur d’asile n’a pas quitté les territoires des Parties Contractantes, la responsabilité définie selon les points a. et b. subsiste même si la durée de validité du visa de quelque nature que ce soit ou du titre de séjour est périmée. Si le demandeur d’asile a quitté les territoires des Parties Contractantes après la délivrance du visa ou du titre de séjour, ces documents fondent la responsabilité selon les points a. et b., sauf si entretemps ils sont périmés en vertu des dispositions nationales. d. Si le demandeur d’asile est dispensé de l’obligation du visa par les Parties Contractantes, la Partie Contractante par les frontières extérieures de laquelle le demandeur d’asile a pénétré sur les territoires des Parties Contractantes est responsable.
Tant que l’harmonisation des politiques de visa n’est pas encore complètement réalisée et si le demandeur d’asile est dispensé de l’obligation du visa par certaines Parties Contractantes seulement, la Partie Contractante par la frontière extérieure de laquelle le demandeur d’asile a pénétré sur les territoires des Parties Contractantes au bénéfice d’une dispense de visa est responsable sous réserve des dispositions des points a., b. et c.
Si la demande d’asile est présentée à une Partie Contractante qui a délivré au demandeur un visa de transit – que le demandeur ait franchi ou non le contrôle des passeports – et si le visa de transit a été délivré après que le pays de transit s’est assuré auprès des autorités consulaires ou diplomatiques de la Partie Contractante de destination que le demandeur d’asile répond aux conditions d’entrée dans la Partie Contractante de destination, la Partie Contractante de destination est responsable pour le traitement de la demande. e. Si le demandeur d’asile est entré sur les territoires des Parties Contractantes sans être en possession d’un ou de plusieurs documents permettant le franchissement de la frontière, déterminés par le Comité Exécutif, la Partie Contractante par les frontières extérieures de laquelle le demandeur d’asile a pénétré sur les territoires des Parties Contractantes est responsable. f. Si un étranger dont une demande d’asile est déjà en cours de traitement par une des Parties Contractantes, introduit une nouvelle demande, la Partie Contractante responsable est celle auprès de laquelle la demande est en cours de traitement. g. Si un étranger, dont une demande d’asile antérieure a fait l’objet d’une décision définitive par une des Parties Contractantes, introduit une nouvelle demande, la Partie Contractante responsable est celle qui a traité la demande antérieure, si le demandeur n’a pas quitté les territoires des Parties Contractantes.
1596
Article 31
Si la requête n’a pas été effectuée dans ce délai, la Partie Contractante auprès de laquelle la demande d’asile a été introduite est responsable du traitement de la demande.
Article 32
La Partie Contractante responsable du traitement de la demande d’asile assure celui-ci conformément à son droit national.
Article 33
Article 34
Article 35
Article 36Toute Partie Contractante responsable du traitement de la demande d’asile peut, pour des raisons
humanitaires, fondées notamment sur des motifs familiaux ou culturels, demander à une autre Partie Contractante de reprendre cette responsabilité pour autant que l’intéressé le souhaite. La Partie Contractante sollicitée apprécie si elle peut accéder à cette requête.
Article 371. Les autorités compétentes des Parties Contractantes se communiquent mutuellement aussitôt que
possible les informations au sujet: a. des réglementations ou mesures nouvelles prises dans le domaine du droit d’asile ou du traitement des demandeurs d’asile au plus tard lors de leur entrée en vigueur;
1597 b. des données statistiques concernant les arrivées mensuelles de demandeurs d’asile en indiquant les principaux pays de provenance, et les décisions consécutives à des demandes d’asile, dans la mesure où elles sont disponibles; c. de l’émergence ou l’accroissement significatif de certains groupes de demandeurs d’asile et les renseignements détenus à ce sujet; d. des décisions fondamentales dans le domaine du droit d’asile.
Article 381. Chaque Partie Contractante transmet à toute autre Partie Contractante qui en fait la demande les
données qu’elle détient au sujet d’un demandeur d’asile qui sont nécessaires pour
S’il apparaît que cette Partie Contractante a fourni des données inexactes ou qui n’auraient pas dû être transmises, les Parties Contractantes destinataires en sont informées sans délai. Elles sont tenues de rectifier ces informations ou de les faire disparaître.
1598 7. Un demandeur d’asile a le droit de se faire communiquer, sur demande, les informations échangées le concernant, aussi longtemps qu’elles sont disponibles.
S’il constate que ces informations sont inexactes ou n’auraient pas dû être transmises il a le droit d’en exiger la rectification ou la disparition. Les corrections sont effectuées dans les conditions prévues au paragraphe 6.
9 . Les données transmises sont conservées pendant une durée n’excédant pas celle nécessaire aux fins pour lesquelles elles ont été échangées . La nécessité de leur conservation doit être examinée au moment approprié par la Partie Contractante concernée .
11 . Si les données ne sont pas traitées automatiquement, mais d’une autre façon, chaque Partie Contractante devra prendre des mesures appropriées pour assurer le respect du présent article par des moyens de contrôle effectifs . Si une Partie Contractante dispose d’un service du type de celui mentionné au paragraphe 12, elle peut charger ce service d’assurer ces tâches de contrôle .
TITRE III
POLICE ET SECURITE Chapitre premier Coopération policière
Article 39
Article 40
1 . Les agents d’une des Parties Contractantes qui, dans le cadre d’une enquête judiciaire, observent dans leur pays une personne présumée avoir participé à un fait punissable pouvant donner lieu à extradition, sont autorisés à continuer cette observation sur le territoire d’une autre Partie Contractante lorsque celle-ci a autorisé l’observation transfrontalière sur la base d’une demande d’entraide judiciaire présentée au préalable.
L’autorisation peut être assortie de conditions.
Sur demande, l’observation sera confiée aux agents de la Partie Contractante sur le territoire de laquelle elle est effectuée.
La demande d’entrée judiciaire mentionnée à l’alinéa 1 doit être adressée à une autorité désignée par chacune des Parties Contractantes et compétente pour accorder ou transmettre l’autorisation demandée.
L’observation sera arrêtée dès que la Partie Contractante sur le territoire de laquelle elle a lieu le demande, suite à la communication visée au point a. ou à la demande visée au point b., ou si l’autorisation n’est pas obtenue cinq heures après le franchissement de la frontière.
1600 g. Toute opération fera l’objet d’un rapport aux autorités de la Partie Contractante sur le territoire de laquelle elle est intervenue; la comparution personnelle des agents observateurs peut être requise. h. Les autorités de la Partie Contractante dont les agents observateurs sont originaires apportent, lorsqu’il est demandé par les autorités de la Partie Contractante sur le territoire de laquelle l’observation a eu lieu, leur concours à l’enquête consécutive à l’opération à laquelle ils ont participé y compris aux procédures judiciaires.
Article 41
Il en est de même lorsque la personne poursuivie, se trouvant en état d’arrestation provisoire ou purgeant une peine privative de liberté, s’est évadée.
Au plus tard au moment du franchissement de la frontière, les agents poursuivants font appel aux autorités compétentes de la Partie Contractante sur le territoire de laquelle la poursuite a lieu. La poursuite sera arrêtée dès que la Partie Contractante sur le territoire de laquelle la poursuite doit avoir lieu, le demande.
A la demande des agents poursuivants, les autorités localement compétentes appréhenderont la personne poursuivie pour établir son identité ou procéder à son arrestation.
Si cette personne n’a pas la nationalité de la Partie Contractante sur le territoire de laquelle elle a été arrêtée, elle sera mise en liberté au plus tard six heures après l’arrestation, les heures entre minuit et neuf heures non comptées, à moins que les autorités localement compétentes aient reçu au préalable une demande d’arrestation provisoire aux fins d’extradition sous quelque forme que ce soit.
1603
Une Partie Contractante peut à tout moment remplacer sa déclaration par une autre à condition qu’elle qu’elle ne restreigne pas la portée de la précédente.
Chaque déclaration est faite après concertation avec chacune des Parties Contractantes concernées et dans un esprit d’équivalence des régimes applicables de part et d’autre des frontières intérieures.
Article 42
Au cours des opérations visées aux articles 40 et 41, les agents en mission sur le territoire d’une autre Partie Contractante seront assimilés aux agents de celle-ci en ce qui concerne les infractions dont ils seraient victimes ou qu’ils commettraient.
Article 431. Lorsque, conformément aux articles 40 et 41 de la présente Convention, les agents d’une Partie
Contractante se trouvent en mission sur le territoire d’une autre Partie Contractante, la première Partie Contractante est responsable des dommages qu’ils causent pendant le déroulement de la mission, conformément au droit de la Partie Contractante sur le territoire de laquelle ils opèrent.
1604
Article 441. Conformément aux conventions internationales pertinentes et en tenant compte des circonstances
locales et des possibilités techniques, les Parties Contractantes créent, notamment dans les régions frontalières, des lignes téléphoniques, radio, télex et autres liaisons directes aux fins de faciliter la coopération policière et douanière, notamment pour la transmission d’informations en temps utile dans le cadre de l’observation et de la poursuite transfrontalières.
Article 451. Les Parties Contractantes s’engagent à prendre les mesures nécessaires pour garantir que:
a. le chef d’un établissement d’hébergement ou son préposé veillent à ce que les étrangers hébergés, y inclus les ressortissants des autres Parties Contractantes ainsi que d’autrs Etats membres des Communautés européennes, à l’exclusion des conjoints ou mineurs les accompagnant ou des membres des groupes de voyage, remplissent et sigent personnellement les fiches de déclaration et à ce qu’ils justifient de leur identité par la production d’un document d’identité valable; b. les fiches de déclaration ainsi remplies seront conservées pour les autorités compétentes ou seront transmises à celles-ci, pour autant que ces autorités le jugent nécessaire pour la prévention de menaces, pour des poursuites pénales ou pour éclaircir le sort de personnes disparues ou victimes d’accidents, sauf si le droit national en dispose autrement.
Article 46
Article 47
1605 2. Le détachement de fonctionnaires de liaison pour une durée déterminée ou indéterminée a pour but de promouvoir et d’accélérer la coopération entre les Parties Contractantes, notamment en accordant l’assistance a. sous la forme d’échange d’informations aux fins de la lutte tant préventive que répressive contre la criminalité; b. dans l’exécution de demandes d’entraide policière et judiciaire en matière pénale; c. pour les besoins de l’exercice des missions des autorités chargées de la surveillance des frontières extérieures.
Chapitre 2
Entraide judiciaire en matière pénale
Article 48
Article 49L’entraide judiciaire est également accordée
a. dans des procédures pour des faits qui sont punissables selon le droit national d’une des deux Parties Contractantes ou des deux Parties Contractantes au titre d’infractions aux règlements poursuivies par des autorités administratives dont la décision peut donner lieu à un recours devant une juridiction compétente notamment en matière pénale; b. dans des procédures d’indemnisation pour des mesures de poursuites ou des condamnations injustifiées; c. dans les procédures de grâce; d. dans les actions civiles jointes aux actions pénales, tant que la juridiction répressive n’a pas encore définitivement statué sur l’action pénale; e. pour la notification de communications judiciaires relatives à l’exécution d’une peine ou mesure de sûreté, de la perception d’une amende ou d’un paiement de frais de procédure; f. pour des mesures relatives à la suspension du prononcé ou au sursis à l’exécution d’une peine ou mesure de sûreté, à la mise en liberté conditionnelle, à l’ajournement de l’exécution ou à l’interruption de l’exécution d’une peine ou mesure de sûreté.
1606
Article 50
Article 51Les Parties Contractantes ne subordonnent pas la recevabilité de commissions rogatoires aux fins de
perquisition et de saisie à des conditions autres que celles ci-après:
Article 52
1607 3. L’expert ou le témoin qui n’aura pas déféré à une citation à comparaître transmise par voie postale, ne pourra être soumis, alors même que cette citation contiendrait des injonctions, à aucune sanction ou mesure de contrainte à moins qu’il ne se rende par la suite de son plein gré sur le territoire de la Partie requérante et qu’il n’y soit régulièrement cité à nouveau. L’autorité qui envoie les citations à comparaître par voie postale veille à ce que celle-ci ne comportent aucune injonction. Cette disposition ne porte pas préjudice à l’article 34 du Traité Benelux d’extradition et d’entraide judiciaire en matière pénale du 27 juin 1962 tel qu’il est modifié par le Protocole du 11 mai 1974.
Article 53
Chapitre 3
Application du principe Ne bis in idem
Article 54
Une personne qui a été définitivement jugée par une Partie Contractante ne peut, pour les mêmes faits, être poursuivie par une autre Partie Contractante, à condition que, en cas de condamnation, la sanction ait été subie ou soit actuellement en cours d’exécution ou ne puisse plus être exécutée selon les lois de la Partie Contractante de condamnation.
Article 55
1608 a. lorsque les faits visés par le jugement étranger ont eu lieu soit en tout, soit en partie sur son territoire; dans ce dernier cas, cette exception ne s’applique cependant pas si ces faits ont eu lieu en partie sur le territoire de la Partie Contractante où le jugement a été rendu; b. lorsque les faits visés par le jugement étranger constituent une infraction contre la sûreté de l’Etat ou d’autres intérêts également essentiels de cette Partie Contractante; c. lorsque les faits visés par le jugement étranger ont été commis par un fonctionnaire de cette Partie Contractante en violation des obligations de sa charge.
Article 56Si une nouvelle poursuite est intentée par une Partie Contractante contre une personne qui a été
définitivement jugée pour les mêmes faits par une autre Partie Contractante, toute période de privation de liberté subie sur le territoire de cette dernière Partie Contractante en raison de ces faits doit être déduite de la sanction qui sera éventuellement prononcée . II sera également tenu compte, dans la mesure où les législations nationales le permettent, des sanctions autres que celles privatives de liberté qui ont déjà été subies .
Article 571. Lorsqu’une personne est accusée d’une infraction par une Partie Contractante et que les autorités
.
Article 58
Les dispositions précédentes ne font pas obstacle à l’application de dispositions nationales plus larges concernant l’effet „ne bis in idem” attaché aux décisions judiciaires prises à l’étranger.
Chapitre 4
Extradition
Article 59
1609 2. Le paragraphe 1 n’affecte pas l’application des dispositions plus larges des accords bilatéraux en vigueur entre des Parties Contractantes.
Article 60
Dans les relations entre deux Parties Contractantes, dont une n’est pas Partie à la Convention européenne d’extradition du 13 septembre 1957, les dispositions de ladite Convention sont applicables, compte tenu des réserves et déclarations déposées soit lors de la ratification de ladite Convention soit, pour les Parties Contractantes qui ne sont pas Parties à la Convention, lors de la ratification, l’approbation ou l’acceptation de la présente Convention.
Article 61
La République française s’engage à extrader, à la demande de l’une des Parties Contractantes, les personnes poursuivies pour des faits punis par la législation française d’une peine ou mesure de sûreté privative de liberté d’un maximum d’au moins deux ans et par la loi de la Partie Contractante requérante d’une peine ou mesure de sûreté privative de liberté d’un maximum d’au moins un an.
Article 62
Article 63
Les Parties Contractantes s’engagent, conformément à la Convention et au Traité cités à l’article 59, à extrader entre elles les personnes qui sont poursuivies par les autorités judiciaires de la Partie Contractante requérante pour l’une des infractions visées à l’article 50 paragraphe 1 ou recherchées par celles-ci aux fins de l’exécution d’une peine ou d’une mesure de sûreté prononcées pour une telle infraction.
Article 64Un signalement dans le Système d’Information Schengen, effectué conformément à l’article 95, a le
même effet qu’une demande d’arrestation provisoire au sens de l’article 16 de la Convention européenne d’extradition du 13 septembre 1957, ou de l’article 15 du Traité Benelux d’extradition et d’entraide judiciaire en matière pénale du 27 juin 1962 tel qu’il est modifié par le Protocole du 11 mai 1974.
Article 65
1610
Article 66
Chapitre 5
Transmission de l’exécution des jugements répressifs
Article 67Les dispositions ci-après visent à compléter la Convention du Conseil de l’Europe du 21 mars 1983
sur le transfèrement des personnes condamnées, entre les Parties Contractantes qui sont Parties à ladite Convention.
Article 68
Article 69La transmission de l’exécution en vertu de l’article 68 n’est pas subordonnée au consentement de la
personne à l’encontre de laquelle la peine ou la mesure de sûreté a été prononcée. Les autres dispositions de la Convention du Conseil de l’Europe sur le transfèrement des personnes condamnées du 21 mars 1983 sont applicables par analogie.
Chapitre 6
Stupéfiants
Article 701. Les Parties Contractantes créent un groupe de travail permanent chargé d’examiner des problèmes
communs concernant la répression de la criminalité en matière de stupéfiants et d’élaborer le cas échéant des propositions aux fins d’améliorer, si besoin est, les aspects pratiques et techniques de la coopération entre les Parties Contractantes. Le groupe de travail soumet ses propositions au Comité Exécutif.
1611
Article 71
Article 72
Conformément à leur Constitution et à leur ordre juridique national, les Parties Contractantes garantissent que des dispositions légales seront prises pour permettre la saisie et la confiscation des produits du trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes.