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En bref

Cet arrêté concerne les examens que doivent passer les instituteurs et institutrices pour obtenir leurs brevets de capacité, ainsi que la composition du jury d'examen pour l'année en cours. Il fixe les dates des épreuves écrites et orales pour différents brevets.

Ce qu'il réglemente

Qui il concerne

Points clés

📄 Texte de loi
509 Mémorial Memorial du des Grand-Duché de Luxembourg. Großherzogtums Luxemburg Mercredi, 2 juin 1915. N° 48. Arrêté du 31 mai 1915, concernant les examens à subir par les instituteurs et les institutrices. LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'INTÉRIEUR; Vu l'art. 30 de la loi du 10 août 1912, sur l'organisation de l'enseignement primaire, et le règlement du 26 avril 1913, concernant la classification des instituteurs; Arrête: Art. 1er. Sont nommés membres du jury devant lequel auront lieu, pendant l'année courante, les examens pour la collation des brevets de capacité aux membres du personnel enseignant des écoles primaires: MM. .Keiffer, inspecteur principal des écoles, Olinger, inspecteur d'écoles à Mersch, Klœss, professeur au gymnase d'Echternach, Schlottert, inspecteur d'écoles et secrétaire de la Commission d'instruction, Meyers, directeur de l'école normale, Gœdert, professeur au même établissement, et la dame sœur Angèle Heisbourg, institutrice à l'école normale. Art. 2. Sont nommés membres suppléants du môme jury: MM. Ed. Oster, professeur à l'école industrielle et commerciale de Luxembourg, Ourth, inspecteur d'écoles à Echternach, Stein et Pierret, professeurs à l'école normale. Art. 3. Les examens auront lieu comme suit: Mittwoch, 2. Juni 1915. Beschluß vom 31. Mai 1915, über die Prüfungen der Lehrer und Lehrerinnen. Der General-Direktor des Junern; Nach Einsicht des Art. 30 des Gesetzes vom 10. August 1912, über die Organisation des Primärunterrichtes, sowie des Reglementes vom 26. April 1913, die Klassifizierung der Lehrer betreffend; Beschließt: Art. 1. Zu Mitgliedern der Prüfungsjury für die Verleihung der Fähigkeitsbrevets an das Lehrpersonal der Primarschulen während des laufenden Jahres sind ernannt: die HH. Keiffer, Oberschulinspektor, Olinger, Schulinspektor in Mersch, Klaeß, Professor am Gymnasium zu Echternach, Schlottert, Schulinsptektor und Sekretär der Unterrichtskommission, Meyers, Direktor der Normalschule, Goedert, Professor an derselben Anstalt, und Schwester Heisbourg, Lehrerin an der Normalschule. Art. 2. Zu Ergänzungsmitgliedern sind ernannt: die HH. Ed. Oster, Professor an der Industrie- und Handelsschule zu Luxemburg, Ourth, Schulinspektor zu Echternach, Stein und Pierret, Professoren an der Normal- schule. Art. 3. Die Prüfungen finden statt wie folgt: 510 1° pour le brevet provisoire: examen écrit: les 4, 5, 6, 7 et 9 août; examen oral: le 12 août pour les instituteurs et le 13 août pour les institutrices: 2° pour le brevet d'aptitude pédagogique: examen écrit: les 6, 7, 8, 9 et 10 septembre; examen oral: le 13 septembre pour les instituteurs et le 14 septembre pour les institutrices; 3° pour le brevet d'enseignement postscolaire: examen écrit: les 15,16,17 et 18 septembre; examen oral: le 20 septembre pour les instituteurs et le 21 septembre pour les institutrices; 4° pour le brevet d'enseignement primaire supérieur: examen écrit: les 15, 16 et 17 septembre; examen oral: le 22 septembre. Art. 4. Les récipiendaires devront présenter leur demande au Gouvernement avant le 24 juillet prochain. Un extrait de l'acte de naissance du candidat, ainsi qu'un certificat délivré par le médecin-inspecteur du ressort, constatant l'aptitude corporelle, seront joints à la demande. Les candidats pour le brevet d'aptitude pédagogique, le brevet d'enseignement postscolaire et le brevet d'enseignement primaire supérieur doivent justifier en outre qu'ils ont été préposés au moins pendant deux ans à une école primaire du Grand-Duché, et qu'ils sont en possession, depuis deux ans au moins, du brevet d'un rang immédiatement inférieur, 1. für das provisorische Brevet: schriftliche Prüfung: am 4., 5., 6., 7. und 9. August; mündliche Prüfung: am 12. August für die Lehrer, am 13. August für die Lehrerinnen; 2. für das Lehrbefähigungsbrevet: schriftliche Prüfung: am 6., 7., 8., 9. und 10. September; mündliche Prüfung: am 13. September für die Lehrer, am 14. September für die Lehrerinnen; 3. für das Fortbildungsbrevet: schriftliche Prüfung: am 15., 16., 17. und 18. September; mündliche Prüfung: am 20. September für die Lehrer, am 21. September für die Lehrerinnen; 4. für das Oberprimärbrevet: schriftliche Prüfung: am 15., 16. und 17. September; mündliche Prüfung: am 22. September. Art. 4. Die Rezipienden sollen ihre Meldungen vor dem 24. Juli an die Regierung einsenden. Ein Auszug aus der Geburtsurkunde, sowie ein vom Sanitätsinspektor des Ressorts ausgestelltes Zeugnis über Physische Befähigung müssen dem Gesuch angefügt sein. Art. 5, Le présent arrêté sera inséré au Mémorial et au Courrier des écoles. Un exemplaire du Mémorial sera transmis aux membres effectifs et suppléants du jury d'examen, pour leur servir de titre. Art. 5. Gegenwärtiger Beschluß soll im „Memorial" und im „Schulbote" veröffentlicht, und ein Exemplar des „Memorials" einem jeden der wirklichen und der Ergänzungsmitglieder als Ernennungsurkunde zugestellt werden. Luxembourg, le 31 mai 1915. Le Directeur général de l'intérieur, E. LECLÈRE. Kandidaten für das Lehrbefähigungs-, Fortbildungs- und Oberprimärbrevet haben außerdem den Nachweis zu erbringen, daß sie während mindestens zwei Jahren eine Primärschule des Großherzogtums geleitet haben, und seit mindestens zwei Jahren im Besitze des unmittelbar vorhergehenden Brevets sind. Luxemburg, den 31. Mai 1915. Der General-Direktor des Innern, E. Leclère. 511 Bekanntmachung. -- Notariat. Avis. — Notariat. Conformément à l'art. 70 de l'ordonnance Gemäß Art. 70 der Kgl.-Großh. Verordnung r.-g.-d. du 3 octobre 1841, sur le notariat, vom 3. Oktober 1841, über das Notariat, hat Hr. M. le liquidateur Linden de Luxembourg, Liquidator Linden aus Luxemburg in seiner en sa qualité d'administrateur provisoire de Eigenschaft als provisorischer Verwalter der la succession délaissée par feu M e Martin-Jules Hinterlassenschaft des verstorbenen M. J. UlUlveling, vivant notaire à Remich, et dûment veling, zeitlebens Notar zu Remich, und autorisé à ces fins par jugement rendu sur gehörig hierzu ermächtigt durch Urteil des Berequête par le tribunal d'arrondissement de zirksgerichtes von Luxemburg vom 5. März 1915, Luxembourg en date du 5 mars 1915, a dé- Hrn. Edm. P ü t z , Notar zu Remich, zum definisigné M e Edmond Pütz, notaire à Remich, tiven Depositar der Urkunden des Hm. U l v e comme dépositaire définitif des minutes de ling ernannt. M e Ulveling. Durch Beschluß des Bezirksgerichtes von DiePar décision du tribunal d'arrondissement e kirch vom 20. Mai d. J. ist Hr. E. Faber, de Diekirch, en date du 20 mai ct., M Emile Notar in Clerf, zum definitiven Depositar der Faber, notaire à Clervaux, a été désigné Urkunden des Hrn. Aug. R o u s s e a u , früher comme dépositaire définitif des minutes de M e Aug. Rousseau, ci-devant notaire à Cler- Notar in Clerf, jetzt zu Luxemburg, bestellt vaux, aujourd'hui de résidence à Luxembourg. worden. Luxembourg, le 29 mai 1915. Le Directeur général de la justice et des travaux publics, V. THORN. Avis. — Bourses d'études. Une des bourses d'études de 200 fr. de la fondation Seyler, créées en faveur des jeunes gens de la famille qui fréquentent l'Athénée, sera vacante à partir du 1er juillet pr. Les prétendants à la jouissance de. cette bourse sont invités à me faire parvenir leurs demandes, accompagnées des pièces justificatives de leurs droits, pour le 15 juillet pr. au plus tard. Luxembourg, le 31 mai 1915. Le Directeur général des finances, M. MONGENAST. Luxemburg, den 29. Mai 1913. Der General-Direktor der Justiz und der öffentlichen Arbeiten, V. Thorn. Bekanntmachung. — Studienbörsen. Eine Studienbörse von 200 Fr. der Stiftung Seyler zugunsten von Familienangehörigen, welche das Athenäum besuchen, wird vom 1. Juli k. ab fällig sein. Bewerber um die Nutznießung derselben sollen mir bis zum 15. Juli k. spätestens ein diesbezügliches Gesuch nebst den Belegstücken, auf welche sich ihr Anrecht gründet, einreichen. Luxemburg, den 31. Mai 1915. Der General-Direktor der Finanzen, M. M o n g e n a s t . Avis. — Absence. Bekanntmachung. — Abwesenheit. Par jugement du tribunal d'arrondissement de Diekirch, du 20 mai 1915, M. Bernhard Durch Urteil des Bezirksgerichtes zu Diekirch, vom 20. Mai letzthin, ist Hr. Bernhard 512 Meisch, ayant eu son dernier domicile à Brachtenbach, aujourd'hui sans domicile n i résidence connus, a été déclaré en état d'absence. La présente publication a lieu en conformité de l'art. 118 du Code civil. Luxembourg, le 1er juin 1915. Le Directeur général de la justice et des travaux publics, V. THORN. Meisch, zuletzt zu Brachtenbach wohnhaft, zurzeit ohne bekannten Wohnsitz, für abwesend erklärt worden. Diese Veröffentlichung geschieht gemäß Art. 118 des Zivilgesetzbuches. Luxemburg, den 1. Juni 1915. Der General-Direktor der Justiz und der öffentlichen Arbeiten, V. Thorn. Avis. — Association sydicale. Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft. Par arrêté du soussigné en date du 28 mai 1915, l'association syndicale pour l'établissement de 12 chemins d'exploitation «Ronnheck», «Im Langert», etc. à Ehlange, dans la commune de Reckange-s.-M., a été autorisée. Cet arrêté ainsi qu'un double de l'acte d'association sont déposés au Gouvernement et au secrétariat communal de Reckanges.-M. Durch Beschluß des Unterzeichneten vom 28. Mai 1915 ist die Syndikatsgenossenschaft für Anlage von 12 Feldwegen, Orte genannt „Ronnheck", „Im Langert" usw. zu Ehlingen, Gemeinde Reckingen a. d. M., ermäßigt worden. Luxembourg, le 28 mai 1915. Dieser Beschluß sowie ein Duplikat des Genossenschaftsaktes sind in der Regierung und dem Gemeindesekretariate von Reckingen a. d. M. hinterlegt. Luxemburg, den 28. Mai 1915. Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, Der Staatsminister, Präsident der Regierung, EYSCHEN. Eyschen. Avis. — Association syndicale. Par arrêté du soussigné en date du 28 mai ct., l'association syndicale pour l'établissement d'un chemin d'exploitation «Deltgesheid», «Auf dem Rang» à Remerschen, a été autorisée. Cet arrêté ainsi qu'un double de l'acte d'association sont déposés au Gouvernement et au secrétariat communal de Remerschen. Luxembourg, le 28 mai 1915. Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft. Durch Beschluß des Unterzeichneten vom 28. Mai 1915 ist die Syndikatsgenossenschaft für Anlage eines Feldweges, Orte genannt „Deltgesheid", „Auf dem Rang" zu Remerschen ermächtigt worden. Dieser Beschluß sowie ein Duplikat des Genossenschaftsaktes sind in der Regierung und dem Gemeindesekretariate von Remerschen hinterlegt. Luxemburg, den 28. Mai 1915. Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, Der Staatsminister, Präsident der Regierung, EYSCHEN. Eyschen. 513 Arrêté du 1er juin 1915, concernant la police sanitaire du bétail. Beschluß vom 1. Juni 1915, die Viehseuchenpolizei betreffend. L E MINISTRE D'ÉTAT, PRÉSIDENT DU GOUVERNEMENT; Der S t a a t s m i n i s t e r , P r ä s i d e n t der R e g i e r u n g ; Revu les arrêtés des 26 avril et 10 mai 1915, par lesquels des zones d'interdiction et d'observation ont été déterminées en vue d'enrayer la propagation de la stomatite aphteuse dans le canton d'Esch-s.-Alz. ; Nach Einsicht der Beschlüsse vom 26. April und 10. Mai 1915, durch welche Sperr- und Beobachtungsgebiete gebildet worden sind um die Verschleppung der Maul- und Klauenseuche im Kanton Esch a. d. Alz. zu verhindern; Revu l'arrêté du 21 mai 1915, apportant certaines modifications aux arrêtés précités; Nach Einsicht des Beschlusses vom 21. Mai 1915, wodurch einige Abänderungen an erwähnten Beschlüssen vorgenommen worden sind; Sur le rapport du vétérinaire du Gouvernement du ressort; Vu la loi du 29 juillet 1912, sur la police sanitaire du bétail, ainsi que les art. 70 à 78 et 85 de l'arrêté ministériel du 14 juillet 1913, concernant l'exécution de cette loi; Auf den Bericht des zuständigen Staatstierarztes; Arrête: Art. 1er. L'interdit prononcé sur les localités de Sanem et d'Oberkorn est levé. Reste seule soumise à l'interdit la ferme Braun-Tirifay à Sanem. Les dispositions des art. 70, 71, 72, 73 et 77 de l'arrêté ministériel du 14 juillet 1913 trouveront leur application pour cette ferme. Art. 2. La localité de Sanem est mise en observation. Les dispositions des art. 74 et 75 de l'arrêté ministériel précité trouveront leur application pour cette localité. L'art. 76 du même arrêté reste pour le moment sans application. Art. 3. Les infractions au présent arrêté seront punies des peines prévues par l'arrêté Nach Einsicht des Gesetzes vom 29. Juli 1912, über die Viehseuchenpolizei, sowie der Art. 70—78 und 85 des ministeriellen Beschlusses vom 14. Juli 1913, betreffs Ausführung dieses Gesetzes; Beschließt: Art. 1. Die über die Ortschaften Sassenheim und Oberkorn verfügte Sperre ist aufgehoben. Nur das Gehöft Braun-Tirifay zu Sassenheim bleibt noch unter Sperre. Die Bestimmungen der Art. 70, 71, 72, 73 und 77 des ministeriellen Beschlusses vom 14. Juli 1913 finden auf dieses Gehöft Anwendung. Art. 2. Die Ortschaft Sassenheim ist unter Beobachtung gestellt. Die Bestimmungen der Art. 74 und 75 des vorerwähnten Ministerialbeschlusses finden auf diese Ortschaft Anwendung. Art. 76 desselben Beschlusses bleibt vorläufig außer Anwendung. Art. 3. Zuwiderhandlungen gegen gegenwärtigen Beschluß werden mit den durch Großh. 514 grand-ducal du 26 juin 1913, pris en exécution de la l o i du 29 juillet 1912. Beschluß vom 26. Juni 1913, in Ausführung des Gesetzes vom 29. Juli 1912 vorgesehenen Strafen geahndet. Art. 4. Le présent arrêté sera obligatoire le lendemain de sa publication au Mémorial Art. 4. Gegenwärtiger Beschluß tritt am Tage nach seiner Veröffentlichung im „Memorial" in Kraft. Luxembourg, le 1er juin 1915. . Luxemburg, den 1. Juni 1915. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, Eyschen. EYSCHEN. Avis. — Examen d'admission à l' École normale. Bekanntmachung. — Aufnahmeprüfung für die Normalschule. Die Aufnahmeprüfung für die Normalschule L'examen d'admission à l'École normale aura lieu dans les locaux de l'établissement findet in den Räumlichkeiten der Anstalt statt le lundi, 2 août, et le mardi, 3 août pr., am Montag, 2., und Dienstag, 3. August k., chaque fois à 8 heures du matin, d'après le jedesmal um 8 Uhr morgens, gemäß dem im programme publié au Courrier des écoles de „Schulboten" von 1892, auf Seite 152 veröffentl'année 1892, p. 152. lichten Programm. Die Kandidaten haben vor dem 25. Juli an Les récipiendaires auront à adresser au directeur de l'École normale, avant le 25 juillet, den Direktor der Normalschule ihr Gesuch nebst leur demande accompagnée: folgenden Schriftstücken zu richten: a) de leur acte de naissance, constatant a) ihre Geburtsurkunde, woraus hervorgeht, qu'ils auront quinze ans révolus avant le daß sie am 1. November 1915 das Alter von 1er novembre 1915 et qu'à cette date ils 15 Jahren erreicht, jedoch 20 Jahre nicht übern'auront pas dépassé l'âge de vingt ans; schritten haben; b) d'un certificat médical constatant que b) ein ärztliches Zeugnis, wodurch bestätigt n i leur état de santé, ni des défauts corporels wird, daß weder ihr Gesundheitszustand, noch ne les rendent impropres à l'exercice de la etwaige körperliche Gebrechen sie zum Lehrberuf profession d'instituteur; untauglich machen; c) d'un certificat justifiant qu'ils ont suivi c) die Bescheinigung, daß sie regelmäßig und régulièrement et avec succès un enseignement mit Erfolg an einem Unterricht teilgenommen dont le programme répond en tous points aux haben, dessen Programm in jeder Hinsicht den prescriptions sur la matière. gesetzlichen Bestimmungen entspricht. La demande devra indiquer l'adresse des Im Gesuch muß die Adresse der Eltern oder parents ou du tuteur. des Vormundes angegeben sein. Luxembourg, le 31 mai 1915. Le Directeur général de l'intérieur, E. LECLÈRE. Luxemburg, den 31. Mai 1915. Der General-Direktor des Innern, E. Leclère. 515 er Arrêté du 1 juin 1915, concernant la publication du rapport général de la Chambre de commerce pour l'année 1914. Beschluß vom l . Juni 1915, die Veröffentlichung des allgemeinen Berichtes der Handelskammer für das Jahr 1914 betreffend. Der Staatsminister, Präsident der Regierung; LE MINISTRE D ' É T A T , PRÉSIDENT D U GOUVERNEMENT; Vu le rapport général de la Chambre de commerce sur la situation du commerce et de l'industrie dans le Grand-Duché pendant l'année 1914; Arrête : Article unique. Le rapport prémentionné sera publié comme annexe au Mémorial Luxembourg, le 1er juin 1915. Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, EYSCHEN. Nach Einsicht des allgemeinen Berichtes der Handelskammer über die Lage des Handels und der Industrie des Großherzogtums während des Jahres 1914; Beschließt: Einziger Artikel. Erwähnter Bericht soll als Beilage zum „Memorial" veröffentlicht werden. Luxemburg, den 1. Juni 1915. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. Bekanntmachung. — Sanitätswesen. 3 4 5 Mersch. Clervaux. Diekirch. 6 Redange. 7 8 Grevenmacher. Remich. 1 Garnich Bergem Dudelange Esch-s.-Alz Kayl Schifflange Tétange Larochette Eselborn Neuf-Moulin Roder Troisvierges Ettelbruck Gilsdorf 1 2 1 1 3 1 1 1 1 1 1 1 1 1 3 1 Bigonville Michelbuch Manternach Bech-Kleinmacher Total 1 1 1 5 14 1 6 Affections puerpérales. Variole. Scarlatine. Capellen. Esch-s.-Alz. Coqueluche. 1 2 Localités. Diphtérie. Cantons. Verzeichnis der in den verschiedenen Kantonen vom 15. bis 29. M a i 1915 festgestellten ansteckenden Krankheiten. Fièvre typhoïde. N° d'ordre. Avis. — Service sanitaire. Tableau des maladies contagieuses observées dans les différents cantons du 15 au 29 mai 1915. 516 Relevé des agents d'assurances agréés pendant te mois de mai 1915. N° d'ordre. Noms et domicile. Qualité. Compagnies d'assurances. Agréation. 1 Decker Léon, négociant à Echternach. Agent. 1er mai. 2 3 4 5 6 Dauphin Ant;, à Grevenmacher. Thill-Capesius J.-P., à Bridel. van Dyck Fr., à Rumelange. Fabert-Peters, à Redange-s.-A. Rieger B., greffier à la justice de paix à Grevenmacher. Arend Nic.-Math., huissier à Echternach. Lamesch Jean, à Kehlen. Heuertz Jean, médecin-vétérinaire à Troisvierges. Geimer Nic, vigneron à Stadtbredimus. id. id. id. id. id. Association générale contre les risques de guerre, Mutualité Luxembourgeoise. id. id. id. id. id. 5 5 5 6 6 id. id. id. id. id. id. id. 10 id. id. id. id. Le Kosmos à Zeist (Hollande) 10 14 id. id. id. id. Shinn James, agent particulier à Bilsdorf-Redange. Glodt Fr., tailleur à Solœuvre. Schmit-Howald Ant., cafetier et maître-tailleur à Eich. id. Association générale contre les 15 risques de guerre, Mutualité Luxembourgeoise. 15 id. id. id. Jacoby J., instituteur en retraite à Larochette. Schmit-Adam, à Wormeldange. id. id. 17 Nosbusch Ant., agent d'affaires à Diekirch. Klensch Albert, publiciste à Bonnevoie. 18 Merkes Nic, à Holler. id. Lamesch Guillaume, instituteur en retraite à Walferdange. 20 Populaire François, chef d station en retraite à Bettembourg. Luxembourg, le 31 mai 1915. id. 17 id. Vaterländische und Rhenania, 10 Vereinigte Vers.-Ges. A.-G, à Elberfeld. Magdeburger Feuer-Vers.-Ges. à 21 Magdebourg. Association générale contre les 22 risques de guerre, Mutualité Luxembourgeoise. Société générale Néerlandaise 25 (vie). Association générale contre les 26 risques de guerre, Mutualité Luxembourgeoise. 1° Gladbacher Feuer-Vers.-Ges. 28 à M.-Gladbach. 2°Magdeburger Hagel-Vers.-Ges Magdebourg. 3° Germania (vie) à Stettin. Magdeburger Feuer-Vers.-Ges. à 28 Magdebourg. Association générale contre les 29 risques de guerre, Mutualité Luxembourgeoise. 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 19 id. id. id. id. id. id. id. id. id. id. id. id. id. Le Directeur général des finances, M MONGENAST. Caisse d'épargne. — Par décision en date du 18 mai 1915, le livret n° 191452 a été annulé et remplace par un nouveau. Luxembourg, le 31 mai 1915. VICTOR BUCK, LUXEMBOURG Mémorial Memorial du des Grand-Duché de Luxembourg. Großherzogtums Luxemburg. Annexe au N° 48, 1915. RAPPORT GÉNÉRAL SUR LA Situation de l'Industrie et du Commerce PENDANT L'ANNÉE 1914. Considérations générales. Le déclin industriel inauguré par la crise de 1913 s'est continué à travers la première partie de l'année 1914. La production, notablement accrue, trouva la consommation hésitante et réservée, mais, on vertu de leur volume même et de leur force acquise, les affaires ont pu passer par-dessus les nombreux obstacles qui s'accumulaient sur leur chemin. Si la tension politique internationale ne laissait pas que d'inquiéter l'industrie et le commerce et d'entretenir des craintes vagues, la crise, à en juger par les indices assez sûrs et toujours plus nombreux, semblait entrer peu à peu dans la période décroissante. De meilleures tendances se faisaient jour. L'aisance monétaire commençait à stimuler le goût des entreprises. Les probabilités de la reconstitution d'un syndicat pour les produits B semblaient préparer un sérieux mouvement en avant du marché métallurgique. Une série d'éléments concordaient ainsi à faire admettre que la période la plus dure pour la production était passée. Enfin, le marché financier avait fini par prendre son parti dos préoccupations politiques internationales; il avait la foi que les difficultés persistantes ne sauraient plus guère contrecarrer longtemps le retour progressif à un état de choses financier et industriel parfaitement normal. Le mouvement du commerce extérieur du Zollverein ne diffère, pour le premier semestre, que peu de celui des époques correspondantes antérieures. Il renseigne (en 1000 marks): 2 Importations 1er sem. 1913 1er sem 1914 5.431.483 5.477.567 Marchandises proprement dites 129.070 Or et argent 218.730 Exportations 1er sem. 1914 1er sem. 1913 5 . 0 6 9 . 4 5 0 4.943.385 46.472 53.595 Dans ce mouvement les p r i n c i p a u x produits ont p a r t i c i p é comme s u i t : 875.758 424.804 539.164 » d u règne minéral et fossile 427.410 245.783 490.667 271.983 482.877 » chimiques 797.674 449.020 440.433 739.249 » textiles 334.403 934.647 329.507 » en m é t a u x non précieux 951.114 3.724 44.717 43.219 331.590 Machines 6.040 146.229 5.989 124.774 Produits électro-techniques Ce qui, dans cette statistique, intéresse particulièrement notre, région, c'est que l'exportation des métaux n'atteint pas, quant à sa valeur, le montant de l'époque correspondante do 1.9.13, mais elle dépasse, en ce qui concerne le poids, avec un total de 35.479.183 quintaux métriques, l'exportation du 1 er semestre 1913 qui n'a été que de 34.385.315 quintaux métriques. Ceci caractérise exactement la situation de la sidérurgie, où les bas prix rendaient vains tous les efforts faits pour compenser la moins-value dans les affaires indigènes par une forte exportation, laquelle, d'après ces résultats, ne servait qu'à maintenir intégralement, l'occupation des usines. Les index numbers (d'après Sauerheck) font ressortir un mouvement de baisse- continu depuis le début de l'année 1913. Si nous comparons les nombres indicateurs des quatre dernières années, nous trouvons le sommet de la courbe entre novembre 1912 et avril 1913. A partir de cette date, la courbe s'abaisse graduellement. Les nombres indicateurs renseignent pour les quatre dernières années: 3.576.746 Produits agricoles 3.539.178 904.785 538.797 1911 78,5 1912 81,8 1913 86,1 1914 83,5 78,6 82,9 86,4 83,8 78,9 84,0 86,7 82,8 88,0 85,0 86,2 82,3 80,3 85,3 85,7 82,6 80,0 85,5 84,1 81,2 78,9 80,5 84,2 79,5 85,9 85,0 80,3 86,7 85,7 80,7 85,8 84,5 80,6 85,3 83,3 80,9 86,4 83,0 80,0 85,0 85,1 82,7 Après s'être relevée, à la suite d'une ascension rapide, à 85 en 1912, pour se maintenir à, ce niveau pendant l'année suivante, la moyenne des nombres indicateurs, c'est-à-dire des prix indicateurs de la prospérité commerciale, industrielle et agricole, descend à 82,7. 3 La détente qui s'était produite sur le marché monétaire vers la fin de l'année 1913 s'est encore accentuée pendant le 1er semestre 1914. La crise des affaires, provoquée par les inquiétudes toujours plus fortes dans le domaine de la politique internationale d'un côté et par la surproduction dans l'industrie métallurgique d'un autre côté, eut pour résultat une grande abondance de l'argent qui ne trouva plus d'emploi rémunérateur. Le taux d'escompte de la Banque de l'Empire d'Allemagne qui avait été de 5 % depuis le 12 décembre 1913, a dû être abaissé à 4 ½ % le 22 janvier, et même à 4 % à partir du 5 février suivant. Ce taux fut maintenu jusqu'au moment où la guerre a éclaté, c'est-à-dire jusqu'au 31 juillet. A cette date, le taux officiel fut fixé à 5 % et, dès le lendemain, à 6 %. Ce dernier taux fut maintenu jusqu'au 23 décembre, et, à partir de cette date, il fut fixé de nouveau à 5 %. A u libre jeu des facteurs économiques qui semblait conduire le marché vers une liquidation relativement facile de la crise de 1913 et préparer le retour à une nouvelle ère de prospérité, la guerre mit brusquement fin. La liquidation qui s'annonçait par des alternatives d'espoir et de dépression, des relèvements et des défaillances, fut enrayée par le fracas des armes et la lente convalescence de l'organisme économique alla sombrer dans le carnage et la destruction. Dès le mois d'août, les lois naturelles qui gouvernent la production, la circulation et la consommation des forces utiles ou de la richesse conformément à l'intérêt général et permanent de l'espèce humaine, se trouvaient bouleversées. Une appréciation de la situation générale pendant les cinq derniers mois de l'année serait donc fort difficile, sinon impossible. La plupart des indices économiques et données statistiques pour cette période nous font défaut. Les faits industriels, commerciaux et financiers que nous venons d'examiner ont revêtu, dans la circonscription plus restreinte du Grand-Duché, le même aspect que dans les autres régions du Zollverein. Les sept premiers mois, quoique sous la dépendance de la crise, montrent une lente amélioration des affaires traversée de nombreuses défaillances, mais laissant apparaître, comme caractéristique assez nette, un prudent acheminement vers une situation meilleure. L'industrie renaissait à l'espoir, le commerce témoignait des dispositions plus fermes et plus confiantes. L'occupation du territoire luxembourgeois par les troupes allemandes vint modifier cette situation du jour au lendemain. Une ère de difficultés sans cesse renouvelées s'ouvrit. Tous les ressorts économiques se faussèrent brusquement. La réglementation administrative se substitua aux lois économiques, devenues inefficaces. Le Gouvernement dut songer au plus pressé, c'est-à-dire à maintenir la vie économique dans la mesure du possible, en atténuant, pour autant que les circonstances le permettaient, les effets désastreux de l'occupation militaire. Les interdictions de l'exportation de certains objets vers le Grand-Duché, qui avaient été édictées par les trois pays voisins vers la fin de juillet, où la menace de guerre se précisait, exposaient la population luxembourgeoise à voir écouler ces objets vers l'étranger tout en rendant impossible l'entrée des produits étrangers chez nous. Dans un but purement économique et à titre de réciprocité, le Gouvernement prohiba, par arrêté du 1er août, l'exportation du territoire luxembourgeois des produits ci-après: 1° bestiaux de toute espèce; 2° froment, épeautre, méteil, seigle, avoine en gerbes, en grains et en farine, pommes de terre ; 3° foin, paille et autres fourrages ; 4° automobiles 4 de toute espèce et motocyclettes; 5° huiles de graissage et huiles à brûler, essences servant de comburants pour la production de la force motrice, tous combustibles; 6° véhicules de toute espèce à traction animale. Le Gouvernement allemand s'étant offert, depuis, de laisser entrer dans le GrandDuché, pour les besoins courants de la population luxembourgeoise, certains produits, cet arrêté fut modifié, le 9 août, en ce sens que la prohibition provisoire y édictée ne s'appliquerait pas à la frontière entre le Grand-Duché et l'Empire allemand pour les produits de minoterie provenant do blés, articles de boulangerie, pâtes, légumineux, sel, café, cacao, chocolat, thé, poivre, sucre, viandes et charcuterie, graisses végétales y compris les huiles alimentaires, houilles et lignites, cokes et briquettes, et ce aussi longtemps que l'Allemagne userait, à cet égard, de réciprocité vis-à-vis du Grand-Duché. L'arrêté du 1 e r août fut maintenu pour le surplus. Un arrêté du 24 décembre vint compléter et modifier le régime des interdictions pour certains produits. Par une loi du 28 novembre, le Gouvernement fut autorisé à prendre des arrêtés provisoires portant fixation du prix maximum de vente des objets d'un usage quotidien, notamment des denrées d'alimentation et des fourrages de toute espèce ainsi que de tous les produits du sol et des matières servant au chauffage et à l'éclairage. Au moment où les hostilités éclatèrent, le Grand-Duché se trouvait dans une situation assez embarrassée au point de vue de la circulation monétaire. Tout l'argent monnayé disparut comme par enchantement, chacun cherchant à mettre en lieu sûr les Hommes dont il pouvait disposer. D'un autre côté, la méfiance du public à l'égard des billets do banque allait grandissant de jour en jour. Les billets de banque allemands furent refusés sous tous les prétextes imaginables. La Banque Internationale vit ses guichets assiégés par un publie impatient présentant des billets do cet établissement pour les faire échanger contre de l'or. Heureusement, la banque avait pris des mesures depuis quelques temps pour renforcer son encaisse métallique, et put satisfaire aux demandes du public jusqu'au montent de l'adoption des mesures légales nécessaires pour protéger la circulation du papier-monnaie. Ces mesures étaient devenues indispensables par suite de l'interception de toutes les voies do communication avec les pays environnants où les fonds du Grand-Duché se trouvaient engagés en grande partie. Pour obvier au manque de monnaie divisionnaire d'argent, la Banque Internationale accéda à la demande du Gouvernement d'émettre pour 1 million de francs de petites coupures de 1 et do 2 marks en échange d'une somme égale de ses billets de 20 et de 50 marks. Ces petites coupures furent enlevées avec une rapidité extraordinaire, et c'est à grand'peine que la banque réussit à faire droit aux exigences de sa clientèle- qui ne pouvait en avoir assez pour la paye des ouvriers. Toutes les mesures nécessaires en vue d'assurer la circulation monétaire et le crédit furent prises aussitôt. La loi du 13 août donna le cours forcé aux billets de la Banque Internationale, tout en limitant l'émission à 6,250.000 de francs, avec charge pour la Banque de déposer à la Recette générale, à titre do garantie, des effets et valeurs agréés par le Directeur général don finances et devant répondre au montant des billets en circulation. Elle autorisa également le Gouvernement à prendre toutes les mesures en vue de la suspension de tous payements et livraisons, de même que de tous délais, prescriptions et échéances prévues par la loi. En exécution de cette loi, le Gouvernement prorogea de 30 jours francs les délais dans lesquels doivent être faits les protêts et autres 5 actes destines à conserver les recours pour toutes valeurs négociables souscrites antérieurement à la promulgation do l'arrêté y relatif, échues depuis et y compris le 31 juillet 1914 ou venant à échéance jusqu'au 5 septembre inclusivement. Un autre arrêté du même jour modifia le régime des remboursements de la Caisse d'épargne en apportant des restrictions aux retraits de fonds. Le moratoire décrété le 3 août avait mis les banques dans une situation difficile. Considérant que, par suite de cette mesure, elles se trouvaient privées en grande partie de leurs ressources normales, que, de plus, leurs fonds disponibles étaient engagés à l'étranger et que la rentrée de ces fonds était devenue extrêmement difficile par suite des mesures édictées par les commissions des bourses des pays voisins ayant pour but de proroger l'échéance des fonds placés en reports, les obligations de payement furent prorogées, par arrêté du 5 août, au profit des établissements de banque indigènes jusqu'au 5 septembre inclusivement. Il fut stipulé cependant que les créanciers pourraient toutefois pendant ce délai réclamer chacun 300 fr. plus 5 % du montant de leur avoir au-delà de cette somme, et que les banques ne pourraient jusqu'à la même date poursuivre l'exécution de leurs créances à charge des débiteurs habitant le pays. Par arrêté du 29 août, les délais de payement pour les valeurs négociables et les délais de payement au profit des établissements de banque indigènes ainsi que de leurs débiteurs habitant le pays furent prorogés jusqu'au 5 octobre inclusivement. La situation monétaire et économique du pays étant redevenue à peu près normale vers cette époque, le moratoire, sur l'avis conforme de la Chambre de commerce, ne fut pas prorogé au delà de ce terme. Dans la suite, le Gouvernement se vit obligé d'étendre et de compléter les mesures financières prises au début de la guerre. Pour permettre à l'État de faire face aux besoins de la trésorerie ainsi qu'aux avances à accorder à la Caisse d'épargne, une loi du 28 novembre autorisa le Gouvernement à émettre des bons de caisse au porteur, ayant cours forcé, jusqu'à concurrence de 5 millions de francs et à majorer le montant de l'émission si les circonstances l'exigeaient. En même temps, le Gouvernement fut autorisé à majorer de 2 millions de francs l'émission des billets de la Banque Internationale. Le marché du travail, normal, avec une certaine tendance à la faiblesse, pendant les sept premiers mois, ressentit violemment le contre-coup de la guerre. L'exode des ouvriers italiens expulsés du bassin de Briey répandit la panique parmi les ouvriers italiens du bassin minier luxembourgeois qui quittèrent précipitamment le travail, abandonnant tout pour rentrer au plus vite dans leurs foyers. Une série d'établissements industriels fermèrent leurs portes ou limitèrent fortement leur production dès le début du mois d'août. Le chômage s'étendit de jour en jour. Des mesures énergiques lurent prises aussitôt par les autorités pour remédier à une situation qui commençait à prendre un aspect inquiétant et occuper les nombreux sans-travail. L'enquête à laquelle l'administration de la Bourse du travail de Luxembourg s'est livrée à la fin du mois d'août fait ressortir que l'occupation des ouvriers, considérée dans son ensemble, n'était pas trop insuffisante, mais que la population ouvrière de Luxembourg et des environs avait le plus à souffrir du manque de travail, spécialement le personnel des ganteries et des imprimeries. Dans le courant du mois d'octobre, la grosse métallurgie, qui avait marché jusque-là à une allure très restreinte, commençait à sortir de son inactivité. Les ouvriers industriels trouvèrent de nouveau 6 de l'occupation à des salaires rémunérateurs. On put même constater à cette époque une certaine pénurie de main-d'œuvre apprise, comme p. ex. chez les haveurs dans Ies exploitations minières. Cependant, l'allure plus forte de la métallurgie resta sans influence, sensible du moins, sur la population ouvrière de Luxembourg et environs, les usines se bornant à réintégrer leurs propres ouvriers ou à engager des ouvriers d'entreprises similaires. Au demeurant, la main-d'œuvre laissée inoccupée à Luxembourg n'était pas apte aux lourds travaux des usines métallurgiques. Cette situation se prolongeait jusqu'à la fin de l'année. La main-d'œuvre féminine se débattait dans des circonstances plus défavorables encore. Travaux de la Chambre de commerce. Parmi les questions que la Chambre de commerce a traitées en 1014, nous signalons particulièrement celles qui suivent: Tramway électrique de Luxembourg à Esch. La Chambre de commerce avait chargé une Commission spéciale, composée de MM. Paul Wurth, Pescatore et Duchscher, de l'examen du projet de tramway électrique de Luxembourg à Esch qui lui avait été soumis par le Gouvernement. L'avis suivant, proposé par cette Commission, a été adopté à l'unanimité, dans la séance du 26 mars: La vie industrielle et commerciale du Grand-Duché converge vers deux centres d'attraction: Luxembourg et Euch. Autour de ces deux localités viennent se grouper les agglomérations les plus importantes en même temps que les principaux intérêts économiques. Leur prospérité ne peut donc laisser indifférent le reste du pays. Des relations d'affaires très suivies et d'une importance réelle se sont développées aujourd'hui entre ces deux localités qui se complètent en quelque sorte, et la création de communications faciles et rapides doit les intéresser toutes les deux au même titre. Mais il no peut être affirmé que l'état actuel des communications soit satisfaisant sous tous les rapports. La situation excentrique do la gare de Luxembourg, d'un côté, entraîne pour la plupart des voyageurs qui habitent la ville une perte de temps considérable; d'un autre côté, les communications sur la ligne d'Esch, manifestement surchargée, sont irrégulières et insuffisantes, et il paraît impossible de les améliorer sérieusement par l'organisation de nouveaux trains. Une communication par tramway, directe et rapide, entre le centre de la ville de Luxembourg et le centre d'Esch, avec embranchement vers la gare centrale de Hollerich, offrant de plus l'avantage du bon marché, semble alors s'imposer. Elle mettrait fin aux difficultés actuelles: elle favoriserait le développement des villes d'Esch et de Luxembourg ainsi que des autres communes desservies, et procurerait à la plupart des voyageurs une économie de temps très appréciable, ceux-ci n'ayant plus besoin de quitter le train et de prendre le tramway pour se rendre en ville. La création d'une ligne de tramway électrique entre Luxembourg et Esch se recommande donc sous tous les rapports; elle pourra être envisagée du seul point de vue de son rendement. Un projet tendant à sa réalisation mérite nécessairement toutes les sympathies. Le projet soumis à la Chambre prévoit une dépense de 2 millions de francs. D'après les avis 7 qui l'accompagnent cette somme est suffisante pour couvrir les frais de premier établissement même en vue de l'organisation de trains express, et faire l'acquisition du matériel roulant et des emprises de terrains n'appartenant pas aux communes. De l'avis de la Commission, il n'est pas possible de douter de l'utilité ni de la nécessité de la ligne. Comme l'Etat a toujours subventionné ces entreprises, même quand leur rendement paraissait plus qu'aléatoire, la Commission estime que la ligne de Luxembourg à Esch a droit à une sollicitude égale de la part de l'État qui devrait intervenir dans sa construction avec une subvention d'un million de francs. Les communes auraient à fournir l'autre million, qui, pour une durée de 50 ans, demanderait de leur part une dépense annuelle de 48.500 fr., comprenant les intérêts et l'amortissement. Une société s'étant offerte d'assumer envers les communes, pendant 20 ans, la garantie du capital d'un million do francs à investir, à raison de 2 % pour les trois premières années, de 2 ¾ % pour les trois années suivantes et de 3 ½ % ensuite, les communes intéressées auraient à supporter, dans l'hypothèse la plus défavorable pour elles: 28.500 fr. pendant les trois premières années, 21.000 fr. pendant les trois années suivantes, et 13.500 fr. à partir de la septième année. Ces sommes, si l'on considère les intérêts considérables en jeu et la capacité financière des communes, sont tellement insignifiantes qu'on ne doit pas s'y arrêter plus que de besoin dans l'appréciation du projet. Une charge pour les communes ne peut d'ailleurs être envisagée que pour les premières années, car il est à prévoir que le nombre des voyageurs, ainsi que l'expérience le prouve, augmentera avec les facilités et le bon marché des voyages au profit des deux villes de Luxembourg et d'Esch et des communes desservies. Après vingt ans, quand s'éteindra la garantie assumée par la société, le rendement de la ligne sera assuré, à moins que les choses ne se développent dans un sens contraire à ce que nous constatons partout ailleurs. La Commission maintient donc le premier avis de la Chambre de commerce en date du 19 novembre 1912 et se prononce en faveur du projet, tout en formulant les desiderata suivants: 1° que la nouvelle ligne pénètre jusqu'au centre de la ville de Luxembourg et que le parcours entre les deux points terminus soit direct, sans aucun changement en route; 2° que le prix du voyage permette l'utilisation de la ligne à toutes les couches de la population; 3° que la société chargée de l'entreprise assume la garantie pendant vingt ans, mais en laissant aux communes la faculté de se substituer à elle, sous certaines conditions, avant l'expiration de ce terme; 4° que la société offre une garantie réelle et sûre pour la durée du contrat; 5° que le devis de 2 millions de francs résiste à un examen sérieux. Ligne de chemin de fer d'Œtrange à Berchem. Consultée par le Gouvernement sur la question de la nouvelle ligne d'Œtrange à Berchem. la Chambre, dans son avis du 2 novembre 1913, a déclaré se rallier à la manière de voir qu'il serait indiqué de faire dépendre l'octroi de l'ensemble des lignes et transformations demandées d'une nouvelle concession. Celle-ci devrait être subordonnée aux conditions suivantes: 8 a) Adoption du principe de la distance la plus courte d'une manière absolue. — La ligne projetée raccourcirait de 8 km. la distance pour les transports venant d'Allemagne à destination de Bettembourg et au delà, qui en retireraient nécessairement un bénéfice correspondant. Elle allongerait, par contre, la distance pour les transports à destination de Luxembourg ainsi que pour ceux qui devront emprunter cette route. Il demeure bien entendu alors qu'il n'en devra résulter aucune augmentation des taxes à percevoir pour le cas où le concessionnaire veut acheminer les transports par la nouvelle ligne au lieu de les faire passer par Œtrange-Sandweiler-Luxembourg. Le principe de la distance la plus courte est consacré par la convention de Berne, art. 6, qui porte qu'à défaut de la mention de la voie à suivre, le chemin de fer doit choisir la route qui lui paraît la plus avantageuse pour l'expéditeur. Quoique la ligne, actuelle soit appelée à ne plus servir au transport des marchandises et désaffectée en quelque sorte pour ces transports, elle n'en continuera pas moins à représenter la distance la plus courte dans tous les cas où les transports sont; susceptibles d'en bénéficier. Pour éviter toute interprétation contraire, il semble indiqué de faire figurer une clause y relative dans le cahier des changes. Le principe de la distance la plus courte serait à appliquer également au transport des voyageurs. b) Tarifs directs et communs avec le Prince-Henri. — Il sera établi des tarifs directs et communs entre toutes les stations du Guillaume-Luxembourg et du Prince-Henri. Au point de vue de la formation des taxes, les deux réseaux sont à considérer comme ne faisant qu'un seul réseau, de telle façon que, pour l'application des tarifs, on comptera la distance réelle entre la station de départ et la station d'arrivée. c) Raccordements. — Pour ce qui concerne les raccordements privés, il semble désirable de rendre difinitifs les accords entre les usines et les chemins de fer impériaux, lesquels, d'après les informations de la Chambre de commerce, ne sont que provisoires. Il serait à désirer ensuite que tous les raccordements fussent traités sur le même pied. Raccordement des industries à la nouvelle gare aux marchandises. Il a été porté à la connaissance de la Chambre de commerce que l'administration des chemins de fer a décidé de refuser à l'avenir des raccordements aux industries nouvelles qui voudraient s'établir sur le territoire de Hollerich, sous prétexte que l'exploitation de la gare deviendrait trop difficile par suite de la manœuvre des wagons destinés à ces raccordements. Cette mesure, si elle devait se réaliser, ouvrirait aux industries actuellement établies sur le territoire de Hollerich des perspectives peu encourageantes et aurait, pour la localité en général, des conséquences désastreuses. Aux industries elle enlèverait la possibilité de s'agrandir et de se transformer. Ses conséquences, pour la localité en général, seraient une dépréciation inévitable des terrains et un arrêt de son essor économique. Dans son avis du 10 août 1911, la Chambre s'est prononcée à l'unanimité en faveur de l'établissement de la nouvelle gare aux marchandises au « Dernier Sol », à Bonnevoie. Les conséquences imprévues que semble avoir ce transfert l'ont obligée à compléter son avis dans le sens suivant; La Chambre exprime le désir que le transfert de la gare aux marchandises n'entraîne aucune; modification dans le régime des raccordements des industries établies et à établir sur le territoire 9 de Hollerich. Elle est persuadée, d'une manière générale, que le Gouvernement voudra tenir la main à ce qu'il n'en résulte aucun déplacement d'intérêts au préjudice de cette localité. Correspondances de nuit sur la ligne de Trèves. A différentes reprises, la Chambre de commerce avait demandé l'amélioration des correspondances de nuit sur la ligne de Trèves. Aux objections soulevées par l'administration des chemins de fer elle a répondu, à la date du 27 février, par les considérations suivantes: Il semble résulter de l'instruction que l'intérêt général qui s'attache à une bonne correspondance de nuit est subordonné à des intérêts locaux, particulièrement à ceux de Trèves. Dans ce conflit d'intérêts une solution ne doit pas être impossible cependant. N'y aurait-il pas lieu — si la création d'un nouveau train local ne peut être envisagée pour le moment à cause de l'intensité du trafic sur la ligne de Trèves — d'assurer, dans la mesure du possible, les besoins locaux par des voitures automotrices, et les besoins internationaux, par la transformation du train n° 460 en un train rapide, ainsi que la Chambre l'a demandé à différentes reprises? L'intérêt général demande, avant tout, une bonne correspondance de nuit appropriée aux besoins de notre région. En réduisant au strict nécessaire le battement entre l'arrivée des deux express D 154 et D 124 et le départ du n° 460, lequel serait à continuer vers Luxembourg comme train rapide, les desiderata de la Chambre se trouveraient réalisés. Comme les chemins de fer retirent des bénéfices considérables des transports que leur assure la grosse industrie luxembourgeoise, on serait en droit de s'attendre à un bienveillant examen de ces desiderata de la part des administrations des chemins de fer intéressés, surtout que l'amélioration de la correspondance de nuit sur la ligne de Trèves est réclamée, en tout premier lieu, par nos industriels. Réduction des tarifs pour les cokes et les minettes entre le bassin de la Ruhr et celui de la Moselle. Comme suite à ses avis antérieurs sur la question de la réduction des tarifs pour les cokes et les minettes entre le bassin de la Ruhr et celui de la Moselle, la Chambre a adressé au Gouvernement, à la date, du 22 février, le desideratum suivant: L'équité exige que toutes les usines du pays soient traitées sur le même pied au point de vue do l'application des tarifs, c'est-à-dire que les usines desservies par le Prince-Henri soient traitées exactement comme celles qui sont desservies par le Guillaume-Luxembourg. Il est inadmissible que les premières bénéficient seulement des réductions de tarif sur la partie du trajet que les transports de cokes parcourent sur les chemins de fer prussiens et le Guillaume-Luxembourg et que ce bénéfice leur soit refusé sur la partie du trajet à parcourir sur le réseau du Prince-Henri. En toute logique on peut demander l'application du même taux kilométrique à l'intégralité du parcours, depuis la station expéditrice jusqu'à la station de destination. Il y a lieu de faire remarquer, notamment, que le Prince-Henri est obligé d'ailleurs par le cahier des charges à appliquer les mêmes tarifs que le Guillaume-Luxembourg. La Chambre a donc prié le Gouvernement d'apporter son bienveillant concours à ce que le principe de la distance la plus courte soit consacré, d'une manière absolue, lors de l'octroi de la 2 10 nouvelle concession de chemin de fer vers le bassin minier, c'est-à-dire que ce principe soit consacré aussi bien au point de vue des tarifs à appliquer qu'à celui de l'acheminement ou de la direction des transports. A la date du 25 juillet, elle a présenté encore au Gouvernement un nouveau desideratum sur cette question: A titre de compensation pour les avantages que l'industrie métallurgique de la région mosellane, aurait retirés de la canalisation de la Moselle ainsi que pour ceux que la région rhénane-westphalienne est appelée à retirer du canal du Rhin à Berne, le Gouvernement prussien s'est engagé à accorder des réductions sur les tarifs des chemins de fer, lesquelles ont été fixées, pour la distance de 350 km. entre le bassin de la Ruhr et celui de la Moselle, à 8 mk. par 10 tonnes de minette et à 12 mk. par 10 tonnes de coke. L'outrée en vigueur de ces réductions devra coïncider avec, l'ouverture du canal du Rhin à Herne. De l'avis de la Chambre, cette date doit être proche. Les journaux rapportent, en effet, qu'un bateau de Rotterdam portant une cargaison de 217 tonnes de fer, a passé le canal pour arriver, le 21 de ce mois, au port de Dortmund. Ce fait est très significatif. Il laisse supposer que le canal ne tardera pas à être livré à la navigation. Sa conséquence serait nécessairement l'application imminente des réductions promises par le Gouvernement prussien. Désireuse de prévenir tous retards ou atermoiements dans la mise en vigueur de ces réductions, la Chambre a sollicité l'intervention du Gouvernement afin qu'il soit procédé incessamment à la publication du barême des nouveaux tarifs. Réduction des tarifs de transport pour tes chaux et dolomies. A l'appui d'une requête présentée par une usine métallurgique, la Chambre a soumis au Gouvernement les desiderata suivants sur la question de la réduction des tarifs de transport pour les chaux et dolomies: Ainsi que l'expose cette firme, la situation actuelle ne permet plus à nos aciéries de faire, comme par le passé, leurs approvisionnements en chaux et dolomies en Belgique: elles sont forcées do se fournir en Allemagne. Il en résulte pour elles un surcroît de frais de transport de 2,85 mk. Pour éviter un déplacement de leurs conditions de production, les aciéries réclament l'application à ces transports du tarif d'exception n° 7 (qui est appliqué aux minerais) au lieu du tarif spécial n° 3, actuellement en vigueur. La Chambre apprécie toute l'importance des arguments invoqués en faveur de cette réduction pour laquelle elle s'empresse de solliciter l'appui du Gouvernement. Il est incontestable que les usines du bassin des minettes ont ressenti dans une mesure bien plus forte que les usines concurrentes du Zollverein les conséquences de la guerre, et cette considération, à elle seule, justifierait la demande d'une compensation. La Chambre fait remarquer encore que la question, n'est nullement neuve. Il y a quelque temps déjà, les administrations des chemins de fer se sont occupées de la réduction du tarif pour les chaux et dolomies dans l'intérêt des carrières du Zollverein et il est à supposer que les si graves événements des derniers mois ont relégué provisoirement à l'arrière-plan cette question en cours d'examen, et dont la solution semblait proche. 11 Statistique douanière. La Direction des douanes, prévoyant des difficultés pour l'établissement de la statistique douanière du Grand-Duché à la suite des dernières dispositions prises par l'Office impérial de statistique de Berlin au sujet des bulletins de douane, avait demandé au Gouvernement d'être déchargée à l'avenir de la fourniture de ces relevés. La Chambre de commerce a donné à considérer au Gouvernement ce qui suit: La Chambre regretterait, très vivement si la statistique douanière devait être supprimée à l'avenir. Cette statistique est nécessairement incomplète. Comme le Grand-Duché ne forme pas une entité, économique, ses échanges avec les autres pays du Zollverein n'y figurent pas, mais elle constitue toujours, même incomplète, un document qui n'est pas sans valeur pour l'appréciation de nos échanges internationaux. La Chambre est persuadée d'ailleurs que les mesures signalées par la Direction des douanes, si elles forment une gêne, ne rendent pas précisément l'établissement de la statistique impossible à l'avenir. L'Office impérial pourrait être invité, semble-t-il, à restituer les pièces dans un délai à fixer, après qu'il en aurait été fait usage pour les « Monatliche Nachweise über den auswärtigen Handel Deutschlands. La Chambre donne encore à considérer au Gouvernement si, pour le cas où l'administration des douanes ne serait pas suffisamment outillée pour l'exécution de ce travail, il n'y avait pas lieu d'en charger le service de statistique. Depuis, la question a été réglée dans le sens suivant: La statistique sera publiée à l'avenir avec cette modification que les articles n'ayant donné lieu qu'à des échanges insignifiants n'y figureront plus. Contrôle de la correspondance postale avec l'étranger. Le contrôle de la correspondance postale avec l'étranger, établi à Cologne, ayant donné lieu à des plaintes incessantes concernant les si nombreuses difficultés et les retards considérables dans l'expédition des envois, la Chambre de commerce a adressé au Gouvernement, à la date du 30 novembre, la requête suivante: Ainsi qu'il résulte d'une communication que M. le Directeur général des finances vient de faire à la Chambre des députés, la question du contrôle de notre correspondance avec l'étranger est en voie d'être résolue par la création d'un bureau de contrôle à Trèves. A ce propos, la Chambre de commerce se fait l'interprête des vœux du commerce luxembourgeois en priant le Gouvernement de bien vouloir s'employer auprès des autorités allemandes afin que la création du bureau de contrôle ait lieu dans le plus bref délai possible et que les lettres, une fois contrôlées, soient fermées en suite par les soins du bureau. Réparation du préjudice causé au commerce et à l'industrie du Grand-Duché par l'accaparement de nos moyens de transport. Appelée à se prononcer sur une requête collective de l'Union commerciale et de l'Union des artisans concernant la réparation, par l'administration militaire allemande, du préjudice causé au commerce et au métier par l'accaparement de nos moyens de transport, la Chambre a soumis au Gouvernement les considérations suivantes: La Chambre de commerce partage entièrement, sur ce point, la manière de voir de l'Union commerciale et de l'Union des artisans. Par l'accaparement de nos chemins de fer, l'administration 12 militaire allemande a causé un préjudice direct très considérable au commerce et au métier, sans parler de l'industrie qui a été privée brusquement de ses approvisionnements et; a dû chômer en grande partie. S'il est impossible d'évaluer, même approximativement, le préjudice causé ainsi à l'industrie, au métier et au commerce, on pourrait toujours demander, de ce fait, une réparation. La Chambre ne peut se prononcer encore sur l'importance de cette réparation ni sur la forme sous laquelle elle serait à fournir. La réparation ne serait pas individuelle alors, mais globale. En tout cas, la Chambre engage le Gouvernement à continuer l'examen de cette question. Échanges commerciaux avec l'Allemagne. — Défenses d'exportation. A la date du 30 novembre, la Chambre de commerce a adressé au Gouvernement la requête suivante: Des plaintes très vives se sont élevées dans les derniers temps au sujet: des difficultés sans cesse renaissantes que rencontrent nos commerçants à se fournir eu Allemagne. Tantôt les fournisseurs allemands prétendent ne pouvoir livrer les marchandises commandées, tantôt les envois en cours d'expédition sont arrêtés sous prétexte que les exportations vers le Grand-Duché sont interdites. Il ne s'agit pas, bien entendu, de marchandises tombant sous le régime spécial qui a pris cours entre l'Allemagne et le Grand-Duché à la suite des défenses d'exportation identiques et réciproques édictées par les deux pays, mais de marchandises généralement quelconques dont l'Allemagne a prohibé l'exportation. La meunerie souffre particulièrement du régime appliqué aux blés et aux produits de la minoterie. La Chambre de commerce estime que les récents événements n'ont pas modifié et ne sauraient modifier en quoi que ce soit le régime des échanges de marchandises entre les deux pays. Les défenses édictées par l'Allemagne à l'égard des pays étrangers n'affectent en aucune sorte le pacte douanier qui la lie envers nous. En sa qualité de pays de l'Union douanière, le Grand-Duché est en droit, semble-t-il, de revendiquer alors la libre circulation de toutes les marchandises, laquelle paraît être entravée par une interprétation erronée du pacte douanier. Elle aime à croire qu'il s'agit, dans la plupart des cas, de simples malentendus provoqués par l'ignorance de la vraie situation de notre pays vis-à-vis de l'Allemagne, où doivent être certains agents de l'administration allemande, qui se prévalent des défenses d'exportation édictées par l'Empire à l'égard des pays étrangers, pour interdire, les envois à destination du Grand-Duché. La Chambre a donc engagé le Gouvernement à bien vouloir faire des démarches pressantes et énergiques auprès du Gouvernement impérial aux fins d'obtenir une définition nette de notre situation au point de vue des échanges de marchandises et de faire cesser ainsi un état de choses dont notre commerce commence à s'alarmer à juste raison. Moratoire. Le Gouvernement avait demandé l'avis de la Chambre de commerce sur la question de l'opportunité de la prolongation du moratoire décrété en exécution de la loi du 3 août et expirant le 6 octobre. De l'échange de vues qui s'est produit à ce sujet, dans la séance d'urgence du 2 octobre, il résulte qu'un mieux-aller peut être constaté dans la marche des affaires. En tout cas, la situation 13 est moins difficile qu'elle ne l'était au commencement de la guerre. Certaines branches contant à souffrir mais, dans une série de branches du commerce de détail, l'occupation militaire a stimulé la demande. La, prolongation des délais stipulés par l'arrêté du 29 août ne semble pas nécessaire Seulement, il importerait de régler notre situation vis-à-vis des pays où le moratoire continué d'exister, et, en général, d'assurer à nos nationaux un traitement réciproque La Chambre a donc adopté, par 11 voix contre 1, l'avis suivant: La situation financière du Grand-Duché s'étant améliorée depuis quelque temps, la Chambre estime qu'il semble indiqué de ne pas proroger le moratoire pour les transactions à l'intérieur du pays. Elle exprime le vœu que le Gouvernement fasse des démarches incessantes auprès des Gouvernements étrangers — notamment auprès du Gouvernement impérial allemand qui est lié à notre égard par les textes et l'esprit du Zollverein — afin que la réciprocité complète soit accordée au Grand-Duché au point de vue du crédit civil et commercial. Réalisation, par les soins de l'Etat, des marchandises déposées dans les magasins des marchands étrangers ayant quitté le bassin minier depuis le commencement de la guerre. Au sujet d'une requête de l'Union commerciale concernant la réalisation, par les soins de l'État, des marchandises déposées dans les magasins des marchands italiens ayant quitté le bassin minier depuis le commencement de la guerre, que le Gouvernement avait soumise à la Chambre de commerce, celle-ci a émis l'avis suivant dans sa séance du 26 novembre: La mesure préconisée serait à recommander au triple point de vue de l'approvisionnement général du pays, du propre intérêt des marchands étrangers ainsi que de celui des communes: a) Au point de vue de l'approvisionnement général du pays. — Par suite du départ précipité des commerçants italiens du bassin minier, au commencement de …

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