📄 Texte de loi
509
Mémorial
Memorial
du
des
Grand-Duché de Luxembourg.
Großherzogtums Luxemburg
Mercredi, 2 juin 1915.
N° 48.
Arrêté du 31 mai 1915, concernant les examens
à subir par les instituteurs et les institutrices.
LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'INTÉRIEUR;
Vu l'art. 30 de la loi du 10 août 1912,
sur l'organisation de l'enseignement primaire,
et le règlement du 26 avril 1913, concernant
la classification des instituteurs;
Arrête:
Art. 1er. Sont nommés membres du jury
devant lequel auront lieu, pendant l'année
courante, les examens pour la collation des
brevets de capacité aux membres du personnel enseignant des écoles primaires: MM.
.Keiffer, inspecteur principal des écoles, Olinger,
inspecteur d'écoles à Mersch, Klœss, professeur au gymnase d'Echternach, Schlottert,
inspecteur d'écoles et secrétaire de la Commission d'instruction, Meyers, directeur de
l'école normale, Gœdert, professeur au même
établissement, et la dame sœur Angèle Heisbourg, institutrice à l'école normale.
Art. 2. Sont nommés membres suppléants
du môme jury: MM. Ed. Oster, professeur à
l'école industrielle et commerciale de Luxembourg, Ourth, inspecteur d'écoles à Echternach, Stein et Pierret, professeurs à l'école
normale.
Art. 3. Les examens auront lieu comme
suit:
Mittwoch, 2. Juni 1915.
Beschluß vom 31. Mai 1915, über die Prüfungen
der Lehrer und Lehrerinnen.
Der
General-Direktor
des
Junern;
Nach Einsicht des Art. 30 des Gesetzes vom
10. August 1912, über die Organisation des Primärunterrichtes, sowie des Reglementes vom
26. April 1913, die Klassifizierung der Lehrer
betreffend;
Beschließt:
Art. 1. Zu Mitgliedern der Prüfungsjury
für die Verleihung der Fähigkeitsbrevets an das
Lehrpersonal der Primarschulen während des
laufenden Jahres sind ernannt: die HH. Keiffer, Oberschulinspektor,
Olinger,
Schulinspektor in Mersch, Klaeß, Professor am
Gymnasium zu Echternach,
Schlottert,
Schulinsptektor und Sekretär der Unterrichtskommission, Meyers, Direktor der Normalschule, Goedert, Professor an derselben Anstalt, und Schwester
Heisbourg,
Lehrerin
an der Normalschule.
Art. 2. Zu Ergänzungsmitgliedern sind ernannt: die HH. Ed. Oster, Professor an der
Industrie- und Handelsschule zu Luxemburg,
Ourth,
Schulinspektor zu Echternach, Stein
und Pierret, Professoren an der Normal-
schule.
Art. 3. Die Prüfungen finden statt wie
folgt:
510
1° pour le brevet provisoire: examen écrit:
les 4, 5, 6, 7 et 9 août; examen oral: le
12 août pour les instituteurs et le 13 août
pour les institutrices:
2° pour le brevet d'aptitude pédagogique:
examen écrit: les 6, 7, 8, 9 et 10 septembre;
examen oral: le 13 septembre pour les instituteurs et le 14 septembre pour les institutrices;
3° pour le brevet d'enseignement postscolaire:
examen écrit: les 15,16,17 et 18 septembre;
examen oral: le 20 septembre pour les instituteurs et le 21 septembre pour les institutrices;
4° pour le brevet d'enseignement primaire
supérieur: examen écrit: les 15, 16 et 17
septembre; examen oral: le 22 septembre.
Art. 4. Les récipiendaires devront présenter
leur demande au Gouvernement avant le
24 juillet prochain. Un extrait de l'acte de
naissance du candidat, ainsi qu'un certificat
délivré par le médecin-inspecteur du ressort,
constatant l'aptitude corporelle, seront joints
à la demande.
Les candidats pour le brevet d'aptitude
pédagogique, le brevet d'enseignement postscolaire et le brevet d'enseignement primaire
supérieur doivent justifier en outre qu'ils
ont été préposés au moins pendant deux ans
à une école primaire du Grand-Duché, et
qu'ils sont en possession, depuis deux ans
au moins, du brevet d'un rang immédiatement inférieur,
1. für das provisorische Brevet:
schriftliche Prüfung: am 4., 5., 6., 7. und 9. August; mündliche Prüfung: am 12. August für
die Lehrer, am 13. August für die Lehrerinnen;
2.
für
das
Lehrbefähigungsbrevet: schriftliche Prüfung: am 6., 7., 8., 9. und
10. September; mündliche Prüfung: am 13.
September für die Lehrer, am 14. September
für die Lehrerinnen;
3. für das Fortbildungsbrevet:
schriftliche Prüfung: am 15., 16., 17. und 18.
September; mündliche Prüfung: am 20. September für die Lehrer, am 21. September für
die Lehrerinnen;
4.
für
das
Oberprimärbrevet:
schriftliche Prüfung: am 15., 16. und 17. September; mündliche Prüfung: am 22. September.
Art. 4. Die Rezipienden sollen ihre Meldungen
vor dem 24. Juli an die Regierung einsenden.
Ein Auszug aus der Geburtsurkunde, sowie ein
vom Sanitätsinspektor des Ressorts ausgestelltes
Zeugnis über Physische Befähigung müssen dem
Gesuch angefügt sein.
Art. 5, Le présent arrêté sera inséré au
Mémorial et au Courrier des écoles. Un exemplaire du Mémorial sera transmis aux membres
effectifs et suppléants du jury d'examen,
pour leur servir de titre.
Art. 5. Gegenwärtiger Beschluß soll im „Memorial" und im „Schulbote" veröffentlicht, und
ein Exemplar des „Memorials" einem jeden der
wirklichen und der Ergänzungsmitglieder als
Ernennungsurkunde zugestellt werden.
Luxembourg, le 31 mai 1915.
Le Directeur général de l'intérieur,
E. LECLÈRE.
Kandidaten für das Lehrbefähigungs-, Fortbildungs- und Oberprimärbrevet haben außerdem den Nachweis zu erbringen, daß sie während
mindestens zwei Jahren eine Primärschule des
Großherzogtums geleitet haben, und seit mindestens zwei Jahren im Besitze des unmittelbar
vorhergehenden Brevets sind.
Luxemburg, den 31. Mai 1915.
Der General-Direktor des Innern,
E. Leclère.
511
Bekanntmachung. -- Notariat.
Avis. — Notariat.
Conformément à l'art. 70 de l'ordonnance
Gemäß Art. 70 der Kgl.-Großh. Verordnung
r.-g.-d. du 3 octobre 1841, sur le notariat, vom 3. Oktober 1841, über das Notariat, hat Hr.
M. le liquidateur Linden de Luxembourg, Liquidator Linden aus Luxemburg in seiner
en sa qualité d'administrateur provisoire de Eigenschaft als provisorischer Verwalter der
la succession délaissée par feu M e Martin-Jules Hinterlassenschaft des verstorbenen M. J. UlUlveling, vivant notaire à Remich, et dûment veling,
zeitlebens Notar zu Remich, und
autorisé à ces fins par jugement rendu sur gehörig hierzu ermächtigt durch Urteil des Berequête par le tribunal d'arrondissement de zirksgerichtes von Luxemburg vom 5. März 1915,
Luxembourg en date du 5 mars 1915, a dé- Hrn. Edm. P ü t z , Notar zu Remich, zum definisigné M e Edmond Pütz, notaire à Remich, tiven Depositar der Urkunden des Hm. U l v e comme dépositaire définitif des minutes de ling ernannt.
M e Ulveling.
Durch Beschluß des Bezirksgerichtes von DiePar décision du tribunal d'arrondissement
e
kirch
vom 20. Mai d. J. ist Hr. E.
Faber,
de Diekirch, en date du 20 mai ct., M Emile
Notar
in
Clerf,
zum
definitiven
Depositar
der
Faber, notaire à Clervaux, a été désigné
Urkunden
des
Hrn.
Aug.
R
o
u
s
s
e
a
u
,
früher
comme dépositaire définitif des minutes de
M e Aug. Rousseau, ci-devant notaire à Cler- Notar in Clerf, jetzt zu Luxemburg, bestellt
vaux, aujourd'hui de résidence à Luxembourg. worden.
Luxembourg, le 29 mai 1915.
Le Directeur général de la justice
et des travaux publics,
V. THORN.
Avis. — Bourses d'études.
Une des bourses d'études de 200 fr. de
la fondation Seyler, créées en faveur des jeunes
gens de la famille qui fréquentent l'Athénée,
sera vacante à partir du 1er juillet pr.
Les prétendants à la jouissance de. cette
bourse sont invités à me faire parvenir leurs
demandes, accompagnées des pièces justificatives de leurs droits, pour le 15 juillet pr.
au plus tard.
Luxembourg, le 31 mai 1915.
Le Directeur général des finances,
M.
MONGENAST.
Luxemburg, den 29. Mai 1913.
Der General-Direktor der Justiz
und der öffentlichen Arbeiten,
V.
Thorn.
Bekanntmachung. — Studienbörsen.
Eine Studienbörse von 200 Fr. der Stiftung
Seyler
zugunsten von Familienangehörigen,
welche das Athenäum besuchen, wird vom 1.
Juli k. ab fällig sein.
Bewerber um die Nutznießung derselben sollen
mir bis zum 15. Juli k. spätestens ein diesbezügliches Gesuch nebst den Belegstücken, auf welche
sich ihr Anrecht gründet, einreichen.
Luxemburg, den 31. Mai 1915.
Der General-Direktor der Finanzen,
M. M o n g e n a s t .
Avis. — Absence.
Bekanntmachung. — Abwesenheit.
Par jugement du tribunal d'arrondissement
de Diekirch, du 20 mai 1915, M. Bernhard
Durch Urteil des Bezirksgerichtes zu Diekirch, vom 20. Mai letzthin, ist Hr. Bernhard
512
Meisch, ayant eu son dernier domicile à
Brachtenbach, aujourd'hui sans domicile n i
résidence connus, a été déclaré en état d'absence.
La présente publication a lieu en conformité de l'art. 118 du Code civil.
Luxembourg, le 1er juin 1915.
Le Directeur général de la justice
et des travaux publics,
V. THORN.
Meisch, zuletzt zu Brachtenbach wohnhaft,
zurzeit ohne bekannten Wohnsitz, für abwesend
erklärt worden.
Diese Veröffentlichung geschieht gemäß Art.
118 des Zivilgesetzbuches.
Luxemburg, den 1. Juni 1915.
Der General-Direktor der Justiz
und der öffentlichen Arbeiten,
V.
Thorn.
Avis. — Association sydicale.
Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft.
Par arrêté du soussigné en date du 28
mai 1915, l'association syndicale pour l'établissement de 12 chemins d'exploitation
«Ronnheck», «Im Langert», etc. à Ehlange,
dans la commune de Reckange-s.-M., a été
autorisée.
Cet arrêté ainsi qu'un double de l'acte
d'association sont déposés au Gouvernement
et au secrétariat communal de Reckanges.-M.
Durch Beschluß des Unterzeichneten vom 28.
Mai 1915 ist die Syndikatsgenossenschaft für
Anlage von 12 Feldwegen, Orte genannt „Ronnheck", „Im Langert" usw. zu Ehlingen, Gemeinde
Reckingen a. d. M., ermäßigt worden.
Luxembourg, le 28 mai 1915.
Dieser Beschluß sowie ein Duplikat des Genossenschaftsaktes sind in der Regierung und dem
Gemeindesekretariate von Reckingen a. d. M.
hinterlegt.
Luxemburg, den 28. Mai 1915.
Le Ministre d'État,
Président du Gouvernement,
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung,
EYSCHEN.
Eyschen.
Avis. — Association syndicale.
Par arrêté du soussigné en date du 28 mai
ct., l'association syndicale pour l'établissement
d'un chemin d'exploitation «Deltgesheid»,
«Auf dem Rang» à Remerschen, a été autorisée.
Cet arrêté ainsi qu'un double de l'acte
d'association sont déposés au Gouvernement
et au secrétariat communal de Remerschen.
Luxembourg, le 28 mai 1915.
Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft.
Durch Beschluß des Unterzeichneten vom 28.
Mai 1915 ist die Syndikatsgenossenschaft für
Anlage eines Feldweges, Orte genannt „Deltgesheid", „Auf dem Rang" zu Remerschen
ermächtigt worden.
Dieser Beschluß sowie ein Duplikat des Genossenschaftsaktes sind in der Regierung und dem
Gemeindesekretariate von Remerschen hinterlegt.
Luxemburg, den 28. Mai 1915.
Le Ministre d'État,
Président du Gouvernement,
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung,
EYSCHEN.
Eyschen.
513
Arrêté du 1er juin 1915, concernant la police
sanitaire du bétail.
Beschluß vom 1. Juni 1915, die Viehseuchenpolizei
betreffend.
L E MINISTRE D'ÉTAT,
PRÉSIDENT DU GOUVERNEMENT;
Der S t a a t s m i n i s t e r ,
P r ä s i d e n t der R e g i e r u n g ;
Revu les arrêtés des 26 avril et 10 mai
1915, par lesquels des zones d'interdiction
et d'observation ont été déterminées en vue
d'enrayer la propagation de la stomatite
aphteuse dans le canton d'Esch-s.-Alz. ;
Nach Einsicht der Beschlüsse vom 26. April und
10. Mai 1915, durch welche Sperr- und Beobachtungsgebiete gebildet worden sind um die
Verschleppung der Maul- und Klauenseuche im
Kanton Esch a. d. Alz. zu verhindern;
Revu l'arrêté du 21 mai 1915, apportant
certaines modifications aux arrêtés précités;
Nach Einsicht des Beschlusses vom 21. Mai
1915, wodurch einige Abänderungen an erwähnten Beschlüssen vorgenommen worden sind;
Sur le rapport du vétérinaire du Gouvernement du ressort;
Vu la loi du 29 juillet 1912, sur la
police sanitaire du bétail, ainsi que les art.
70 à 78 et 85 de l'arrêté ministériel du 14
juillet 1913, concernant l'exécution de cette loi;
Auf den Bericht des zuständigen Staatstierarztes;
Arrête:
Art. 1er. L'interdit prononcé sur les localités de Sanem et d'Oberkorn est levé.
Reste seule soumise à l'interdit la ferme
Braun-Tirifay à Sanem.
Les dispositions des art. 70, 71, 72, 73 et
77 de l'arrêté ministériel du 14 juillet 1913
trouveront leur application pour cette ferme.
Art. 2. La localité de Sanem est mise en
observation.
Les dispositions des art. 74 et 75 de l'arrêté
ministériel précité trouveront leur application pour cette localité.
L'art. 76 du même arrêté reste pour le
moment sans application.
Art. 3. Les infractions au présent arrêté
seront punies des peines prévues par l'arrêté
Nach Einsicht des Gesetzes vom 29. Juli 1912,
über die Viehseuchenpolizei, sowie der Art. 70—78
und 85 des ministeriellen Beschlusses vom 14.
Juli 1913, betreffs Ausführung dieses Gesetzes;
Beschließt:
Art. 1. Die über die Ortschaften Sassenheim
und Oberkorn verfügte Sperre ist aufgehoben.
Nur das Gehöft Braun-Tirifay zu Sassenheim bleibt noch unter Sperre.
Die Bestimmungen der Art. 70, 71, 72, 73
und 77 des ministeriellen Beschlusses vom 14.
Juli 1913 finden auf dieses Gehöft Anwendung.
Art. 2. Die Ortschaft Sassenheim ist unter
Beobachtung gestellt.
Die Bestimmungen der Art. 74 und 75 des
vorerwähnten Ministerialbeschlusses finden auf
diese Ortschaft Anwendung.
Art. 76 desselben Beschlusses bleibt vorläufig
außer Anwendung.
Art. 3. Zuwiderhandlungen gegen gegenwärtigen Beschluß werden mit den durch Großh.
514
grand-ducal du 26 juin 1913, pris en exécution de la l o i du 29 juillet 1912.
Beschluß vom 26. Juni 1913, in Ausführung des
Gesetzes vom 29. Juli 1912 vorgesehenen Strafen
geahndet.
Art. 4. Le présent arrêté sera obligatoire
le lendemain de sa publication au Mémorial
Art. 4. Gegenwärtiger Beschluß tritt am Tage
nach seiner Veröffentlichung im „Memorial" in
Kraft.
Luxembourg, le 1er juin 1915.
.
Luxemburg, den 1. Juni 1915.
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung,
Le Ministre d'État,
Président du Gouvernement,
Eyschen.
EYSCHEN.
Avis. — Examen d'admission à l' École
normale.
Bekanntmachung.
— Aufnahmeprüfung
für die
Normalschule.
Die Aufnahmeprüfung für die Normalschule
L'examen d'admission à l'École normale
aura lieu dans les locaux de l'établissement findet in den Räumlichkeiten der Anstalt statt
le lundi, 2 août, et le mardi, 3 août pr., am Montag, 2., und Dienstag, 3. August k.,
chaque fois à 8 heures du matin, d'après le jedesmal um 8 Uhr morgens, gemäß dem im
programme publié au Courrier des écoles de „Schulboten" von 1892, auf Seite 152 veröffentl'année 1892, p. 152.
lichten Programm.
Die Kandidaten haben vor dem 25. Juli an
Les récipiendaires auront à adresser au
directeur de l'École normale, avant le 25 juillet, den Direktor der Normalschule ihr Gesuch nebst
leur demande accompagnée:
folgenden Schriftstücken zu richten:
a) de leur acte de naissance, constatant
a) ihre Geburtsurkunde, woraus hervorgeht,
qu'ils auront quinze ans révolus avant le daß sie am 1. November 1915 das Alter von
1er novembre 1915 et qu'à cette date ils 15 Jahren erreicht, jedoch 20 Jahre nicht übern'auront pas dépassé l'âge de vingt ans;
schritten haben;
b) d'un certificat médical constatant que
b) ein ärztliches Zeugnis, wodurch bestätigt
n i leur état de santé, ni des défauts corporels wird, daß weder ihr Gesundheitszustand, noch
ne les rendent impropres à l'exercice de la etwaige körperliche Gebrechen sie zum Lehrberuf
profession d'instituteur;
untauglich machen;
c) d'un certificat justifiant qu'ils ont suivi
c) die Bescheinigung, daß sie regelmäßig und
régulièrement et avec succès un enseignement mit Erfolg an einem Unterricht teilgenommen
dont le programme répond en tous points aux haben, dessen Programm in jeder Hinsicht den
prescriptions sur la matière.
gesetzlichen Bestimmungen entspricht.
La demande devra indiquer l'adresse des
Im Gesuch muß die Adresse der Eltern oder
parents ou du tuteur.
des Vormundes angegeben sein.
Luxembourg, le 31 mai 1915.
Le Directeur général de l'intérieur,
E. LECLÈRE.
Luxemburg, den 31. Mai 1915.
Der General-Direktor des Innern,
E.
Leclère.
515
er
Arrêté du 1 juin 1915, concernant la publication du rapport général de la Chambre de
commerce pour l'année 1914.
Beschluß vom l . Juni 1915, die Veröffentlichung
des allgemeinen Berichtes der Handelskammer
für das Jahr 1914 betreffend.
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung;
LE MINISTRE D ' É T A T ,
PRÉSIDENT D U GOUVERNEMENT;
Vu le rapport général de la Chambre de
commerce sur la situation du commerce et
de l'industrie dans le Grand-Duché pendant
l'année 1914;
Arrête :
Article unique. Le rapport prémentionné
sera publié comme annexe au Mémorial
Luxembourg, le 1er juin 1915.
Le Ministre d'État,
Président du Gouvernement,
EYSCHEN.
Nach Einsicht des allgemeinen Berichtes der
Handelskammer über die Lage des Handels
und der Industrie des Großherzogtums während
des Jahres 1914;
Beschließt:
Einziger Artikel. Erwähnter Bericht soll als
Beilage zum „Memorial" veröffentlicht werden.
Luxemburg, den 1. Juni 1915.
Der Staatsminister,
Präsident der Regierung,
Eyschen.
Bekanntmachung. — Sanitätswesen.
3
4
5
Mersch.
Clervaux.
Diekirch.
6
Redange.
7
8
Grevenmacher.
Remich.
1
Garnich
Bergem
Dudelange
Esch-s.-Alz
Kayl
Schifflange
Tétange
Larochette
Eselborn
Neuf-Moulin
Roder
Troisvierges
Ettelbruck
Gilsdorf
1
2
1
1
3
1
1
1
1
1
1
1
1
1
3
1
Bigonville
Michelbuch
Manternach
Bech-Kleinmacher
Total
1
1
1
5
14
1
6
Affections
puerpérales.
Variole.
Scarlatine.
Capellen.
Esch-s.-Alz.
Coqueluche.
1
2
Localités.
Diphtérie.
Cantons.
Verzeichnis der in den verschiedenen Kantonen vom 15. bis 29. M a i 1915 festgestellten
ansteckenden Krankheiten.
Fièvre
typhoïde.
N° d'ordre.
Avis. — Service sanitaire.
Tableau des maladies contagieuses observées dans les différents cantons du 15 au
29 mai 1915.
516
Relevé des agents d'assurances agréés pendant te mois de mai 1915.
N°
d'ordre.
Noms et domicile.
Qualité.
Compagnies d'assurances.
Agréation.
1
Decker Léon, négociant à Echternach.
Agent.
1er mai.
2
3
4
5
6
Dauphin Ant;, à Grevenmacher.
Thill-Capesius J.-P., à Bridel.
van Dyck Fr., à Rumelange.
Fabert-Peters, à Redange-s.-A.
Rieger B., greffier à la justice
de paix à Grevenmacher.
Arend Nic.-Math., huissier à
Echternach.
Lamesch Jean, à Kehlen.
Heuertz Jean, médecin-vétérinaire à Troisvierges.
Geimer Nic, vigneron à Stadtbredimus.
id.
id.
id.
id.
id.
Association générale contre les
risques de guerre, Mutualité
Luxembourgeoise.
id.
id.
id.
id.
id.
5
5
5
6
6
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
10
id.
id.
id.
id.
Le Kosmos à Zeist (Hollande)
10
14
id.
id.
id.
id.
Shinn James, agent particulier
à Bilsdorf-Redange.
Glodt Fr., tailleur à Solœuvre.
Schmit-Howald Ant., cafetier et
maître-tailleur à Eich.
id.
Association générale contre les 15
risques de guerre, Mutualité
Luxembourgeoise.
15
id.
id.
id.
Jacoby J., instituteur en retraite
à Larochette.
Schmit-Adam, à Wormeldange.
id.
id.
17
Nosbusch Ant., agent d'affaires
à Diekirch.
Klensch Albert, publiciste à
Bonnevoie.
18
Merkes Nic, à Holler.
id.
Lamesch Guillaume, instituteur
en retraite à Walferdange.
20 Populaire François, chef d
station en retraite à Bettembourg.
Luxembourg, le 31 mai 1915.
id.
17
id.
Vaterländische und Rhenania, 10
Vereinigte Vers.-Ges. A.-G,
à Elberfeld.
Magdeburger Feuer-Vers.-Ges. à 21
Magdebourg.
Association générale contre les 22
risques de guerre, Mutualité
Luxembourgeoise.
Société générale Néerlandaise 25
(vie).
Association générale contre les 26
risques de guerre, Mutualité
Luxembourgeoise.
1° Gladbacher Feuer-Vers.-Ges. 28
à M.-Gladbach.
2°Magdeburger Hagel-Vers.-Ges
Magdebourg.
3° Germania (vie) à Stettin.
Magdeburger Feuer-Vers.-Ges. à 28
Magdebourg.
Association générale contre les 29
risques de guerre, Mutualité
Luxembourgeoise.
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
19
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Le Directeur général des finances,
M MONGENAST.
Caisse d'épargne. — Par décision en date du 18 mai 1915, le livret n° 191452 a été annulé et remplace par un nouveau.
Luxembourg, le 31 mai 1915.
VICTOR BUCK, LUXEMBOURG
Mémorial
Memorial
du
des
Grand-Duché de Luxembourg.
Großherzogtums Luxemburg.
Annexe au N° 48, 1915.
RAPPORT GÉNÉRAL
SUR LA
Situation de l'Industrie et du Commerce
PENDANT L'ANNÉE 1914.
Considérations générales.
Le déclin industriel inauguré par la crise de 1913 s'est continué à travers la première partie
de l'année 1914. La production, notablement accrue, trouva la consommation hésitante et réservée,
mais, on vertu de leur volume même et de leur force acquise, les affaires ont pu passer par-dessus
les nombreux obstacles qui s'accumulaient sur leur chemin.
Si la tension politique internationale ne laissait pas que d'inquiéter l'industrie et le commerce
et d'entretenir des craintes vagues, la crise, à en juger par les indices assez sûrs et toujours plus
nombreux, semblait entrer peu à peu dans la période décroissante. De meilleures tendances se faisaient jour. L'aisance monétaire commençait à stimuler le goût des entreprises. Les probabilités
de la reconstitution d'un syndicat pour les produits B semblaient préparer un sérieux mouvement
en avant du marché métallurgique. Une série d'éléments concordaient ainsi à faire admettre que la
période la plus dure pour la production était passée. Enfin, le marché financier avait fini par prendre
son parti dos préoccupations politiques internationales; il avait la foi que les difficultés persistantes
ne sauraient plus guère contrecarrer longtemps le retour progressif à un état de choses financier
et industriel parfaitement normal.
Le mouvement du commerce extérieur du Zollverein ne diffère, pour le premier semestre, que
peu de celui des époques correspondantes antérieures. Il renseigne (en 1000 marks):
2
Importations
1er sem. 1913
1er sem 1914
5.431.483
5.477.567
Marchandises proprement dites
129.070
Or et argent
218.730
Exportations
1er sem. 1914 1er sem. 1913
5 . 0 6 9 . 4 5 0 4.943.385
46.472
53.595
Dans ce mouvement les p r i n c i p a u x
produits ont p a r t i c i p é comme s u i t :
875.758
424.804
539.164
»
d u règne minéral et fossile
427.410
245.783
490.667
271.983
482.877
»
chimiques
797.674
449.020
440.433
739.249
»
textiles
334.403
934.647
329.507
»
en m é t a u x non précieux
951.114
3.724
44.717
43.219
331.590
Machines
6.040
146.229
5.989
124.774
Produits électro-techniques
Ce qui, dans cette statistique, intéresse particulièrement notre, région, c'est que l'exportation
des métaux n'atteint pas, quant à sa valeur, le montant de l'époque correspondante do 1.9.13,
mais elle dépasse, en ce qui concerne le poids, avec un total de 35.479.183 quintaux métriques,
l'exportation du 1 er semestre 1913 qui n'a été que de 34.385.315 quintaux métriques. Ceci caractérise exactement la situation de la sidérurgie, où les bas prix rendaient vains tous les efforts faits
pour compenser la moins-value dans les affaires indigènes par une forte exportation, laquelle,
d'après ces résultats, ne servait qu'à maintenir intégralement, l'occupation des usines.
Les index numbers (d'après Sauerheck) font ressortir un mouvement de baisse- continu depuis
le début de l'année 1913. Si nous comparons les nombres indicateurs des quatre dernières années,
nous trouvons le sommet de la courbe entre novembre 1912 et avril 1913. A partir de cette date,
la courbe s'abaisse graduellement. Les nombres indicateurs renseignent pour les quatre dernières
années:
3.576.746
Produits agricoles
3.539.178
904.785
538.797
1911
78,5
1912
81,8
1913
86,1
1914
83,5
78,6
82,9
86,4
83,8
78,9
84,0
86,7
82,8
88,0
85,0
86,2
82,3
80,3
85,3
85,7
82,6
80,0
85,5
84,1
81,2
78,9
80,5
84,2
79,5
85,9
85,0
80,3
86,7
85,7
80,7
85,8
84,5
80,6
85,3
83,3
80,9
86,4
83,0
80,0
85,0
85,1
82,7
Après s'être relevée, à la suite d'une ascension rapide, à 85 en 1912, pour se maintenir à, ce niveau
pendant l'année suivante, la moyenne des nombres indicateurs, c'est-à-dire des prix indicateurs
de la prospérité commerciale, industrielle et agricole, descend à 82,7.
3
La détente qui s'était produite sur le marché monétaire vers la fin de l'année 1913 s'est encore
accentuée pendant le 1er semestre 1914. La crise des affaires, provoquée par les inquiétudes toujours plus fortes dans le domaine de la politique internationale d'un côté et par la surproduction
dans l'industrie métallurgique d'un autre côté, eut pour résultat une grande abondance de l'argent
qui ne trouva plus d'emploi rémunérateur. Le taux d'escompte de la Banque de l'Empire d'Allemagne
qui avait été de 5 % depuis le 12 décembre 1913, a dû être abaissé à 4 ½ % le 22 janvier, et même
à 4 % à partir du 5 février suivant. Ce taux fut maintenu jusqu'au moment où la guerre a éclaté,
c'est-à-dire jusqu'au 31 juillet. A cette date, le taux officiel fut fixé à 5 % et, dès le lendemain, à
6 %. Ce dernier taux fut maintenu jusqu'au 23 décembre, et, à partir de cette date, il fut fixé de
nouveau à 5 %.
A u libre jeu des facteurs économiques qui semblait conduire le marché vers une liquidation
relativement facile de la crise de 1913 et préparer le retour à une nouvelle ère de prospérité, la guerre
mit brusquement fin. La liquidation qui s'annonçait par des alternatives d'espoir et de dépression,
des relèvements et des défaillances, fut enrayée par le fracas des armes et la lente convalescence
de l'organisme économique alla sombrer dans le carnage et la destruction. Dès le mois d'août,
les lois naturelles qui gouvernent la production, la circulation et la consommation des forces utiles
ou de la richesse conformément à l'intérêt général et permanent de l'espèce humaine, se trouvaient
bouleversées. Une appréciation de la situation générale pendant les cinq derniers mois de l'année
serait donc fort difficile, sinon impossible. La plupart des indices économiques et données statistiques pour cette période nous font défaut.
Les faits industriels, commerciaux et financiers que nous venons d'examiner ont revêtu, dans
la circonscription plus restreinte du Grand-Duché, le même aspect que dans les autres régions du
Zollverein. Les sept premiers mois, quoique sous la dépendance de la crise, montrent une lente
amélioration des affaires traversée de nombreuses défaillances, mais laissant apparaître, comme
caractéristique assez nette, un prudent acheminement vers une situation meilleure. L'industrie
renaissait à l'espoir, le commerce témoignait des dispositions plus fermes et plus confiantes.
L'occupation du territoire luxembourgeois par les troupes allemandes vint modifier cette
situation du jour au lendemain. Une ère de difficultés sans cesse renouvelées s'ouvrit. Tous les ressorts économiques se faussèrent brusquement. La réglementation administrative se substitua aux
lois économiques, devenues inefficaces.
Le Gouvernement dut songer au plus pressé, c'est-à-dire à maintenir la vie économique dans
la mesure du possible, en atténuant, pour autant que les circonstances le permettaient, les effets
désastreux de l'occupation militaire.
Les interdictions de l'exportation de certains objets vers le Grand-Duché, qui avaient été édictées
par les trois pays voisins vers la fin de juillet, où la menace de guerre se précisait, exposaient
la population luxembourgeoise à voir écouler ces objets vers l'étranger tout en rendant impossible
l'entrée des produits étrangers chez nous. Dans un but purement économique et à titre de réciprocité, le Gouvernement prohiba, par arrêté du 1er août, l'exportation du territoire luxembourgeois des produits ci-après: 1° bestiaux de toute espèce; 2° froment, épeautre, méteil, seigle, avoine
en gerbes, en grains et en farine, pommes de terre ; 3° foin, paille et autres fourrages ; 4° automobiles
4
de toute espèce et motocyclettes; 5° huiles de graissage et huiles à brûler, essences servant de comburants pour la production de la force motrice, tous combustibles; 6° véhicules de toute espèce à
traction animale. Le Gouvernement allemand s'étant offert, depuis, de laisser entrer dans le GrandDuché, pour les besoins courants de la population luxembourgeoise, certains produits, cet arrêté
fut modifié, le 9 août, en ce sens que la prohibition provisoire y édictée ne s'appliquerait pas à la
frontière entre le Grand-Duché et l'Empire allemand pour les produits de minoterie provenant do
blés, articles de boulangerie, pâtes, légumineux, sel, café, cacao, chocolat, thé, poivre, sucre, viandes
et charcuterie, graisses végétales y compris les huiles alimentaires, houilles et lignites, cokes et
briquettes, et ce aussi longtemps que l'Allemagne userait, à cet égard, de réciprocité vis-à-vis du
Grand-Duché. L'arrêté du 1 e r août fut maintenu pour le surplus. Un arrêté du 24 décembre vint
compléter et modifier le régime des interdictions pour certains produits.
Par une loi du 28 novembre, le Gouvernement fut autorisé à prendre des arrêtés provisoires
portant fixation du prix maximum de vente des objets d'un usage quotidien, notamment des denrées
d'alimentation et des fourrages de toute espèce ainsi que de tous les produits du sol et des matières
servant au chauffage et à l'éclairage.
Au moment où les hostilités éclatèrent, le Grand-Duché se trouvait dans une situation assez
embarrassée au point de vue de la circulation monétaire. Tout l'argent monnayé disparut comme
par enchantement, chacun cherchant à mettre en lieu sûr les Hommes dont il pouvait disposer. D'un
autre côté, la méfiance du public à l'égard des billets do banque allait grandissant de jour en jour.
Les billets de banque allemands furent refusés sous tous les prétextes imaginables. La Banque Internationale vit ses guichets assiégés par un publie impatient présentant des billets do cet établissement pour les faire échanger contre de l'or. Heureusement, la banque avait pris des mesures
depuis quelques temps pour renforcer son encaisse métallique, et put satisfaire aux demandes du
public jusqu'au montent de l'adoption des mesures légales nécessaires pour protéger la circulation
du papier-monnaie. Ces mesures étaient devenues indispensables par suite de l'interception de
toutes les voies do communication avec les pays environnants où les fonds du Grand-Duché se
trouvaient engagés en grande partie.
Pour obvier au manque de monnaie divisionnaire d'argent, la Banque Internationale accéda
à la demande du Gouvernement d'émettre pour 1 million de francs de petites coupures de 1 et do
2 marks en échange d'une somme égale de ses billets de 20 et de 50 marks. Ces petites coupures
furent enlevées avec une rapidité extraordinaire, et c'est à grand'peine que la banque réussit à
faire droit aux exigences de sa clientèle- qui ne pouvait en avoir assez pour la paye des ouvriers.
Toutes les mesures nécessaires en vue d'assurer la circulation monétaire et le crédit furent
prises aussitôt. La loi du 13 août donna le cours forcé aux billets de la Banque Internationale, tout
en limitant l'émission à 6,250.000 de francs, avec charge pour la Banque de déposer à la Recette
générale, à titre do garantie, des effets et valeurs agréés par le Directeur général don finances et
devant répondre au montant des billets en circulation. Elle autorisa également le Gouvernement
à prendre toutes les mesures en vue de la suspension de tous payements et livraisons, de même que
de tous délais, prescriptions et échéances prévues par la loi. En exécution de cette loi, le Gouvernement prorogea de 30 jours francs les délais dans lesquels doivent être faits les protêts et autres
5
actes destines à conserver les recours pour toutes valeurs négociables souscrites antérieurement
à la promulgation do l'arrêté y relatif, échues depuis et y compris le 31 juillet 1914 ou venant à
échéance jusqu'au 5 septembre inclusivement. Un autre arrêté du même jour modifia le régime des
remboursements de la Caisse d'épargne en apportant des restrictions aux retraits de fonds.
Le moratoire décrété le 3 août avait mis les banques dans une situation difficile. Considérant
que, par suite de cette mesure, elles se trouvaient privées en grande partie de leurs ressources normales, que, de plus, leurs fonds disponibles étaient engagés à l'étranger et que la rentrée de ces
fonds était devenue extrêmement difficile par suite des mesures édictées par les commissions des
bourses des pays voisins ayant pour but de proroger l'échéance des fonds placés en reports, les
obligations de payement furent prorogées, par arrêté du 5 août, au profit des établissements de
banque indigènes jusqu'au 5 septembre inclusivement. Il fut stipulé cependant que les créanciers
pourraient toutefois pendant ce délai réclamer chacun 300 fr. plus 5 % du montant de leur avoir
au-delà de cette somme, et que les banques ne pourraient jusqu'à la même date poursuivre l'exécution de leurs créances à charge des débiteurs habitant le pays. Par arrêté du 29 août, les délais
de payement pour les valeurs négociables et les délais de payement au profit des établissements de
banque indigènes ainsi que de leurs débiteurs habitant le pays furent prorogés jusqu'au 5 octobre
inclusivement. La situation monétaire et économique du pays étant redevenue à peu près normale
vers cette époque, le moratoire, sur l'avis conforme de la Chambre de commerce, ne fut pas prorogé
au delà de ce terme.
Dans la suite, le Gouvernement se vit obligé d'étendre et de compléter les mesures financières
prises au début de la guerre. Pour permettre à l'État de faire face aux besoins de la trésorerie ainsi
qu'aux avances à accorder à la Caisse d'épargne, une loi du 28 novembre autorisa le Gouvernement
à émettre des bons de caisse au porteur, ayant cours forcé, jusqu'à concurrence de 5 millions de
francs et à majorer le montant de l'émission si les circonstances l'exigeaient. En même temps,
le Gouvernement fut autorisé à majorer de 2 millions de francs l'émission des billets de la Banque
Internationale.
Le marché du travail, normal, avec une certaine tendance à la faiblesse, pendant les sept premiers
mois, ressentit violemment le contre-coup de la guerre. L'exode des ouvriers italiens expulsés du
bassin de Briey répandit la panique parmi les ouvriers italiens du bassin minier luxembourgeois
qui quittèrent précipitamment le travail, abandonnant tout pour rentrer au plus vite dans leurs
foyers. Une série d'établissements industriels fermèrent leurs portes ou limitèrent fortement leur
production dès le début du mois d'août. Le chômage s'étendit de jour en jour. Des mesures énergiques lurent prises aussitôt par les autorités pour remédier à une situation qui commençait à
prendre un aspect inquiétant et occuper les nombreux sans-travail.
L'enquête à laquelle l'administration de la Bourse du travail de Luxembourg s'est livrée à la
fin du mois d'août fait ressortir que l'occupation des ouvriers, considérée dans son ensemble, n'était
pas trop insuffisante, mais que la population ouvrière de Luxembourg et des environs avait le plus
à souffrir du manque de travail, spécialement le personnel des ganteries et des imprimeries. Dans
le courant du mois d'octobre, la grosse métallurgie, qui avait marché jusque-là à une allure très
restreinte, commençait à sortir de son inactivité. Les ouvriers industriels trouvèrent de nouveau
6
de l'occupation à des salaires rémunérateurs. On put même constater à cette époque une certaine
pénurie de main-d'œuvre apprise, comme p. ex. chez les haveurs dans Ies exploitations minières.
Cependant, l'allure plus forte de la métallurgie resta sans influence, sensible du moins, sur la
population ouvrière de Luxembourg et environs, les usines se bornant à réintégrer leurs propres
ouvriers ou à engager des ouvriers d'entreprises similaires. Au demeurant, la main-d'œuvre laissée
inoccupée à Luxembourg n'était pas apte aux lourds travaux des usines métallurgiques. Cette
situation se prolongeait jusqu'à la fin de l'année. La main-d'œuvre féminine se débattait dans des
circonstances plus défavorables encore.
Travaux de la Chambre de commerce.
Parmi les questions que la Chambre de commerce a traitées en 1014, nous signalons particulièrement celles qui suivent:
Tramway électrique de Luxembourg à Esch.
La Chambre de commerce avait chargé une Commission spéciale, composée de MM. Paul
Wurth, Pescatore et Duchscher, de l'examen du projet de tramway électrique de Luxembourg à
Esch qui lui avait été soumis par le Gouvernement. L'avis suivant, proposé par cette Commission,
a été adopté à l'unanimité, dans la séance du 26 mars:
La vie industrielle et commerciale du Grand-Duché converge vers deux centres d'attraction:
Luxembourg et Euch. Autour de ces deux localités viennent se grouper les agglomérations les plus
importantes en même temps que les principaux intérêts économiques. Leur prospérité ne peut
donc laisser indifférent le reste du pays.
Des relations d'affaires très suivies et d'une importance réelle se sont développées aujourd'hui
entre ces deux localités qui se complètent en quelque sorte, et la création de communications faciles
et rapides doit les intéresser toutes les deux au même titre. Mais il no peut être affirmé que l'état
actuel des communications soit satisfaisant sous tous les rapports. La situation excentrique do la
gare de Luxembourg, d'un côté, entraîne pour la plupart des voyageurs qui habitent la ville une
perte de temps considérable; d'un autre côté, les communications sur la ligne d'Esch, manifestement surchargée, sont irrégulières et insuffisantes, et il paraît impossible de les améliorer sérieusement par l'organisation de nouveaux trains.
Une communication par tramway, directe et rapide, entre le centre de la ville de Luxembourg
et le centre d'Esch, avec embranchement vers la gare centrale de Hollerich, offrant de plus l'avantage du bon marché, semble alors s'imposer. Elle mettrait fin aux difficultés actuelles: elle favoriserait le développement des villes d'Esch et de Luxembourg ainsi que des autres communes desservies, et procurerait à la plupart des voyageurs une économie de temps très appréciable, ceux-ci
n'ayant plus besoin de quitter le train et de prendre le tramway pour se rendre en ville.
La création d'une ligne de tramway électrique entre Luxembourg et Esch se recommande
donc sous tous les rapports; elle pourra être envisagée du seul point de vue de son rendement.
Un projet tendant à sa réalisation mérite nécessairement toutes les sympathies.
Le projet soumis à la Chambre prévoit une dépense de 2 millions de francs. D'après les avis
7
qui l'accompagnent cette somme est suffisante pour couvrir les frais de premier établissement
même en vue de l'organisation de trains express, et faire l'acquisition du matériel roulant et des
emprises de terrains n'appartenant pas aux communes.
De l'avis de la Commission, il n'est pas possible de douter de l'utilité ni de la nécessité de la
ligne. Comme l'Etat a toujours subventionné ces entreprises, même quand leur rendement paraissait plus qu'aléatoire, la Commission estime que la ligne de Luxembourg à Esch a droit à une sollicitude égale de la part de l'État qui devrait intervenir dans sa construction avec une subvention
d'un million de francs.
Les communes auraient à fournir l'autre million, qui, pour une durée de 50 ans, demanderait
de leur part une dépense annuelle de 48.500 fr., comprenant les intérêts et l'amortissement. Une
société s'étant offerte d'assumer envers les communes, pendant 20 ans, la garantie du capital d'un
million do francs à investir, à raison de 2 % pour les trois premières années, de 2 ¾ % pour les
trois années suivantes et de 3 ½ % ensuite, les communes intéressées auraient à supporter, dans
l'hypothèse la plus défavorable pour elles:
28.500 fr. pendant les trois premières années,
21.000 fr. pendant les trois années suivantes, et
13.500 fr. à partir de la septième année.
Ces sommes, si l'on considère les intérêts considérables en jeu et la capacité financière des
communes, sont tellement insignifiantes qu'on ne doit pas s'y arrêter plus que de besoin dans l'appréciation du projet. Une charge pour les communes ne peut d'ailleurs être envisagée que pour
les premières années, car il est à prévoir que le nombre des voyageurs, ainsi que l'expérience le
prouve, augmentera avec les facilités et le bon marché des voyages au profit des deux villes de
Luxembourg et d'Esch et des communes desservies. Après vingt ans, quand s'éteindra la garantie
assumée par la société, le rendement de la ligne sera assuré, à moins que les choses ne se développent
dans un sens contraire à ce que nous constatons partout ailleurs.
La Commission maintient donc le premier avis de la Chambre de commerce en date du 19
novembre 1912 et se prononce en faveur du projet, tout en formulant les desiderata suivants:
1° que la nouvelle ligne pénètre jusqu'au centre de la ville de Luxembourg et que le parcours
entre les deux points terminus soit direct, sans aucun changement en route;
2° que le prix du voyage permette l'utilisation de la ligne à toutes les couches de la population;
3° que la société chargée de l'entreprise assume la garantie pendant vingt ans, mais en laissant
aux communes la faculté de se substituer à elle, sous certaines conditions, avant l'expiration de
ce terme;
4° que la société offre une garantie réelle et sûre pour la durée du contrat;
5° que le devis de 2 millions de francs résiste à un examen sérieux.
Ligne de chemin de fer d'Œtrange à Berchem.
Consultée par le Gouvernement sur la question de la nouvelle ligne d'Œtrange à Berchem.
la Chambre, dans son avis du 2 novembre 1913, a déclaré se rallier à la manière de voir qu'il serait
indiqué de faire dépendre l'octroi de l'ensemble des lignes et transformations demandées d'une
nouvelle concession. Celle-ci devrait être subordonnée aux conditions suivantes:
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a) Adoption du principe de la distance la plus courte d'une manière absolue. — La ligne projetée
raccourcirait de 8 km. la distance pour les transports venant d'Allemagne à destination de Bettembourg et au delà, qui en retireraient nécessairement un bénéfice correspondant. Elle allongerait,
par contre, la distance pour les transports à destination de Luxembourg ainsi que pour ceux qui
devront emprunter cette route. Il demeure bien entendu alors qu'il n'en devra résulter aucune
augmentation des taxes à percevoir pour le cas où le concessionnaire veut acheminer les transports
par la nouvelle ligne au lieu de les faire passer par Œtrange-Sandweiler-Luxembourg. Le principe
de la distance la plus courte est consacré par la convention de Berne, art. 6, qui porte qu'à défaut
de la mention de la voie à suivre, le chemin de fer doit choisir la route qui lui paraît la plus avantageuse pour l'expéditeur. Quoique la ligne, actuelle soit appelée à ne plus servir au transport des marchandises et désaffectée en quelque sorte pour ces transports, elle n'en continuera pas moins à
représenter la distance la plus courte dans tous les cas où les transports sont; susceptibles d'en
bénéficier. Pour éviter toute interprétation contraire, il semble indiqué de faire figurer une clause
y relative dans le cahier des changes. Le principe de la distance la plus courte serait à appliquer
également au transport des voyageurs.
b) Tarifs directs et communs avec le Prince-Henri. — Il sera établi des tarifs directs et communs entre toutes les stations du Guillaume-Luxembourg et du Prince-Henri. Au point de vue de
la formation des taxes, les deux réseaux sont à considérer comme ne faisant qu'un seul réseau,
de telle façon que, pour l'application des tarifs, on comptera la distance réelle entre la station de
départ et la station d'arrivée.
c) Raccordements. — Pour ce qui concerne les raccordements privés, il semble désirable de rendre
difinitifs les accords entre les usines et les chemins de fer impériaux, lesquels, d'après les informations
de la Chambre de commerce, ne sont que provisoires. Il serait à désirer ensuite que tous les raccordements fussent traités sur le même pied.
Raccordement des industries à la nouvelle gare aux marchandises.
Il a été porté à la connaissance de la Chambre de commerce que l'administration des chemins
de fer a décidé de refuser à l'avenir des raccordements aux industries nouvelles qui voudraient
s'établir sur le territoire de Hollerich, sous prétexte que l'exploitation de la gare deviendrait trop
difficile par suite de la manœuvre des wagons destinés à ces raccordements.
Cette mesure, si elle devait se réaliser, ouvrirait aux industries actuellement établies sur
le territoire de Hollerich des perspectives peu encourageantes et aurait, pour la localité en général, des conséquences désastreuses. Aux industries elle enlèverait la possibilité de s'agrandir
et de se transformer. Ses conséquences, pour la localité en général, seraient une dépréciation
inévitable des terrains et un arrêt de son essor économique.
Dans son avis du 10 août 1911, la Chambre s'est prononcée à l'unanimité en faveur de l'établissement de la nouvelle gare aux marchandises au « Dernier Sol », à Bonnevoie. Les conséquences
imprévues que semble avoir ce transfert l'ont obligée à compléter son avis dans le sens suivant;
La Chambre exprime le désir que le transfert de la gare aux marchandises n'entraîne aucune;
modification dans le régime des raccordements des industries établies et à établir sur le territoire
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de Hollerich. Elle est persuadée, d'une manière générale, que le Gouvernement voudra tenir la
main à ce qu'il n'en résulte aucun déplacement d'intérêts au préjudice de cette localité.
Correspondances de nuit sur la ligne de Trèves.
A différentes reprises, la Chambre de commerce avait demandé l'amélioration des correspondances de nuit sur la ligne de Trèves. Aux objections soulevées par l'administration des chemins de fer elle a répondu, à la date du 27 février, par les considérations suivantes:
Il semble résulter de l'instruction que l'intérêt général qui s'attache à une bonne correspondance de nuit est subordonné à des intérêts locaux, particulièrement à ceux de Trèves. Dans ce
conflit d'intérêts une solution ne doit pas être impossible cependant. N'y aurait-il pas lieu —
si la création d'un nouveau train local ne peut être envisagée pour le moment à cause de l'intensité du trafic sur la ligne de Trèves — d'assurer, dans la mesure du possible, les besoins locaux
par des voitures automotrices, et les besoins internationaux, par la transformation du train n° 460
en un train rapide, ainsi que la Chambre l'a demandé à différentes reprises?
L'intérêt général demande, avant tout, une bonne correspondance de nuit appropriée aux
besoins de notre région. En réduisant au strict nécessaire le battement entre l'arrivée des deux
express D 154 et D 124 et le départ du n° 460, lequel serait à continuer vers Luxembourg comme
train rapide, les desiderata de la Chambre se trouveraient réalisés.
Comme les chemins de fer retirent des bénéfices considérables des transports que leur assure
la grosse industrie luxembourgeoise, on serait en droit de s'attendre à un bienveillant examen
de ces desiderata de la part des administrations des chemins de fer intéressés, surtout que l'amélioration de la correspondance de nuit sur la ligne de Trèves est réclamée, en tout premier lieu,
par nos industriels.
Réduction des tarifs pour les cokes et les minettes entre le bassin de la Ruhr
et celui de la Moselle.
Comme suite à ses avis antérieurs sur la question de la réduction des tarifs pour les cokes
et les minettes entre le bassin de la Ruhr et celui de la Moselle, la Chambre a adressé au Gouvernement, à la date, du 22 février, le desideratum suivant:
L'équité exige que toutes les usines du pays soient traitées sur le même pied au point de vue
do l'application des tarifs, c'est-à-dire que les usines desservies par le Prince-Henri soient traitées
exactement comme celles qui sont desservies par le Guillaume-Luxembourg. Il est inadmissible
que les premières bénéficient seulement des réductions de tarif sur la partie du trajet que les
transports de cokes parcourent sur les chemins de fer prussiens et le Guillaume-Luxembourg
et que ce bénéfice leur soit refusé sur la partie du trajet à parcourir sur le réseau du Prince-Henri.
En toute logique on peut demander l'application du même taux kilométrique à l'intégralité du
parcours, depuis la station expéditrice jusqu'à la station de destination. Il y a lieu de faire remarquer, notamment, que le Prince-Henri est obligé d'ailleurs par le cahier des charges à appliquer
les mêmes tarifs que le Guillaume-Luxembourg.
La Chambre a donc prié le Gouvernement d'apporter son bienveillant concours à ce que le
principe de la distance la plus courte soit consacré, d'une manière absolue, lors de l'octroi de la
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nouvelle concession de chemin de fer vers le bassin minier, c'est-à-dire que ce principe soit consacré aussi bien au point de vue des tarifs à appliquer qu'à celui de l'acheminement ou de la direction des transports.
A la date du 25 juillet, elle a présenté encore au Gouvernement un nouveau desideratum sur
cette question:
A titre de compensation pour les avantages que l'industrie métallurgique de la région mosellane,
aurait retirés de la canalisation de la Moselle ainsi que pour ceux que la région rhénane-westphalienne est appelée à retirer du canal du Rhin à Berne, le Gouvernement prussien s'est engagé
à accorder des réductions sur les tarifs des chemins de fer, lesquelles ont été fixées, pour la distance de 350 km. entre le bassin de la Ruhr et celui de la Moselle, à 8 mk. par 10 tonnes de minette
et à 12 mk. par 10 tonnes de coke. L'outrée en vigueur de ces réductions devra coïncider avec,
l'ouverture du canal du Rhin à Herne.
De l'avis de la Chambre, cette date doit être proche. Les journaux rapportent, en effet,
qu'un bateau de Rotterdam portant une cargaison de 217 tonnes de fer, a passé le canal pour
arriver, le 21 de ce mois, au port de Dortmund. Ce fait est très significatif. Il laisse supposer que
le canal ne tardera pas à être livré à la navigation. Sa conséquence serait nécessairement l'application imminente des réductions promises par le Gouvernement prussien.
Désireuse de prévenir tous retards ou atermoiements dans la mise en vigueur de ces réductions, la Chambre a sollicité l'intervention du Gouvernement afin qu'il soit procédé incessamment
à la publication du barême des nouveaux tarifs.
Réduction des tarifs de transport pour tes chaux et dolomies.
A l'appui d'une requête présentée par une usine métallurgique, la Chambre a soumis au Gouvernement les desiderata suivants sur la question de la réduction des tarifs de transport pour
les chaux et dolomies:
Ainsi que l'expose cette firme, la situation actuelle ne permet plus à nos aciéries de faire, comme
par le passé, leurs approvisionnements en chaux et dolomies en Belgique: elles sont forcées do
se fournir en Allemagne. Il en résulte pour elles un surcroît de frais de transport de 2,85 mk. Pour
éviter un déplacement de leurs conditions de production, les aciéries réclament l'application à
ces transports du tarif d'exception n° 7 (qui est appliqué aux minerais) au lieu du tarif spécial
n° 3, actuellement en vigueur.
La Chambre apprécie toute l'importance des arguments invoqués en faveur de cette réduction pour laquelle elle s'empresse de solliciter l'appui du Gouvernement. Il est incontestable que
les usines du bassin des minettes ont ressenti dans une mesure bien plus forte que les usines
concurrentes du Zollverein les conséquences de la guerre, et cette considération, à elle seule,
justifierait la demande d'une compensation.
La Chambre fait remarquer encore que la question, n'est nullement neuve. Il y a quelque
temps déjà, les administrations des chemins de fer se sont occupées de la réduction du tarif pour
les chaux et dolomies dans l'intérêt des carrières du Zollverein et il est à supposer que les si graves
événements des derniers mois ont relégué provisoirement à l'arrière-plan cette question en cours
d'examen, et dont la solution semblait proche.
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Statistique douanière.
La Direction des douanes, prévoyant des difficultés pour l'établissement de la statistique
douanière du Grand-Duché à la suite des dernières dispositions prises par l'Office impérial de statistique de Berlin au sujet des bulletins de douane, avait demandé au Gouvernement d'être déchargée à l'avenir de la fourniture de ces relevés. La Chambre de commerce a donné à considérer
au Gouvernement ce qui suit:
La Chambre regretterait, très vivement si la statistique douanière devait être supprimée à
l'avenir. Cette statistique est nécessairement incomplète. Comme le Grand-Duché ne forme pas
une entité, économique, ses échanges avec les autres pays du Zollverein n'y figurent pas, mais elle
constitue toujours, même incomplète, un document qui n'est pas sans valeur pour l'appréciation
de nos échanges internationaux. La Chambre est persuadée d'ailleurs que les mesures signalées
par la Direction des douanes, si elles forment une gêne, ne rendent pas précisément l'établissement
de la statistique impossible à l'avenir. L'Office impérial pourrait être invité, semble-t-il, à restituer
les pièces dans un délai à fixer, après qu'il en aurait été fait usage pour les « Monatliche Nachweise
über den auswärtigen Handel Deutschlands.
La Chambre donne encore à considérer au Gouvernement si, pour le cas où l'administration
des douanes ne serait pas suffisamment outillée pour l'exécution de ce travail, il n'y avait pas
lieu d'en charger le service de statistique.
Depuis, la question a été réglée dans le sens suivant: La statistique sera publiée à l'avenir
avec cette modification que les articles n'ayant donné lieu qu'à des échanges insignifiants n'y
figureront plus.
Contrôle de la correspondance postale avec l'étranger.
Le contrôle de la correspondance postale avec l'étranger, établi à Cologne, ayant donné lieu
à des plaintes incessantes concernant les si nombreuses difficultés et les retards considérables dans
l'expédition des envois, la Chambre de commerce a adressé au Gouvernement, à la date du 30 novembre, la requête suivante:
Ainsi qu'il résulte d'une communication que M. le Directeur général des finances vient de faire
à la Chambre des députés, la question du contrôle de notre correspondance avec l'étranger est en
voie d'être résolue par la création d'un bureau de contrôle à Trèves.
A ce propos, la Chambre de commerce se fait l'interprête des vœux du commerce luxembourgeois en priant le Gouvernement de bien vouloir s'employer auprès des autorités allemandes afin
que la création du bureau de contrôle ait lieu dans le plus bref délai possible et que les lettres, une
fois contrôlées, soient fermées en suite par les soins du bureau.
Réparation du préjudice causé au commerce et à l'industrie du Grand-Duché par l'accaparement
de nos moyens de transport.
Appelée à se prononcer sur une requête collective de l'Union commerciale et de l'Union des
artisans concernant la réparation, par l'administration militaire allemande, du préjudice causé
au commerce et au métier par l'accaparement de nos moyens de transport, la Chambre a soumis
au Gouvernement les considérations suivantes:
La Chambre de commerce partage entièrement, sur ce point, la manière de voir de l'Union
commerciale et de l'Union des artisans. Par l'accaparement de nos chemins de fer, l'administration
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militaire allemande a causé un préjudice direct très considérable au commerce et au métier, sans
parler de l'industrie qui a été privée brusquement de ses approvisionnements et; a dû chômer en
grande partie.
S'il est impossible d'évaluer, même approximativement, le préjudice causé ainsi à l'industrie,
au métier et au commerce, on pourrait toujours demander, de ce fait, une réparation. La Chambre
ne peut se prononcer encore sur l'importance de cette réparation ni sur la forme sous laquelle elle
serait à fournir. La réparation ne serait pas individuelle alors, mais globale.
En tout cas, la Chambre engage le Gouvernement à continuer l'examen de cette question.
Échanges commerciaux avec l'Allemagne. — Défenses d'exportation.
A la date du 30 novembre, la Chambre de commerce a adressé au Gouvernement la requête
suivante:
Des plaintes très vives se sont élevées dans les derniers temps au sujet: des difficultés sans
cesse renaissantes que rencontrent nos commerçants à se fournir eu Allemagne. Tantôt les fournisseurs allemands prétendent ne pouvoir livrer les marchandises commandées, tantôt les envois en
cours d'expédition sont arrêtés sous prétexte que les exportations vers le Grand-Duché sont
interdites. Il ne s'agit pas, bien entendu, de marchandises tombant sous le régime spécial qui a pris
cours entre l'Allemagne et le Grand-Duché à la suite des défenses d'exportation identiques et
réciproques édictées par les deux pays, mais de marchandises généralement quelconques dont
l'Allemagne a prohibé l'exportation. La meunerie souffre particulièrement du régime appliqué
aux blés et aux produits de la minoterie.
La Chambre de commerce estime que les récents événements n'ont pas modifié et ne sauraient
modifier en quoi que ce soit le régime des échanges de marchandises entre les deux pays. Les défenses
édictées par l'Allemagne à l'égard des pays étrangers n'affectent en aucune sorte le pacte douanier
qui la lie envers nous. En sa qualité de pays de l'Union douanière, le Grand-Duché est en droit,
semble-t-il, de revendiquer alors la libre circulation de toutes les marchandises, laquelle paraît
être entravée par une interprétation erronée du pacte douanier.
Elle aime à croire qu'il s'agit, dans la plupart des cas, de simples malentendus provoqués par
l'ignorance de la vraie situation de notre pays vis-à-vis de l'Allemagne, où doivent être certains
agents de l'administration allemande, qui se prévalent des défenses d'exportation édictées par l'Empire à l'égard des pays étrangers, pour interdire, les envois à destination du Grand-Duché.
La Chambre a donc engagé le Gouvernement à bien vouloir faire des démarches pressantes
et énergiques auprès du Gouvernement impérial aux fins d'obtenir une définition nette de notre
situation au point de vue des échanges de marchandises et de faire cesser ainsi un état de choses
dont notre commerce commence à s'alarmer à juste raison.
Moratoire.
Le Gouvernement avait demandé l'avis de la Chambre de commerce sur la question de l'opportunité de la prolongation du moratoire décrété en exécution de la loi du 3 août et expirant le
6 octobre.
De l'échange de vues qui s'est produit à ce sujet, dans la séance d'urgence du 2 octobre, il
résulte qu'un mieux-aller peut être constaté dans la marche des affaires. En tout cas, la situation
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est moins difficile qu'elle ne l'était au commencement de la guerre. Certaines
branches
contant
à souffrir mais, dans une série de branches du commerce de détail, l'occupation militaire a stimulé
la demande. La, prolongation des délais stipulés par l'arrêté du 29 août ne semble pas nécessaire
Seulement, il importerait de régler notre situation vis-à-vis des pays où le moratoire continué
d'exister, et, en général, d'assurer à nos nationaux un traitement réciproque
La Chambre a donc adopté, par 11 voix contre 1, l'avis suivant: La situation financière du
Grand-Duché s'étant améliorée depuis quelque temps, la Chambre estime qu'il semble indiqué
de ne pas proroger le moratoire pour les transactions à l'intérieur du pays. Elle exprime le vœu
que le Gouvernement fasse des démarches incessantes auprès des Gouvernements étrangers —
notamment auprès du Gouvernement impérial allemand qui est lié à notre égard par les textes
et l'esprit du Zollverein — afin que la réciprocité complète soit accordée au Grand-Duché au point
de vue du crédit civil et commercial.
Réalisation, par les soins de l'Etat, des marchandises déposées dans les magasins des marchands étrangers
ayant quitté le bassin minier depuis le commencement de la guerre.
Au sujet d'une requête de l'Union commerciale concernant la réalisation, par les soins de
l'État, des marchandises déposées dans les magasins des marchands italiens ayant quitté le bassin
minier depuis le commencement de la guerre, que le Gouvernement avait soumise à la Chambre de
commerce, celle-ci a émis l'avis suivant dans sa séance du 26 novembre:
La mesure préconisée serait à recommander au triple point de vue de l'approvisionnement
général du pays, du propre intérêt des marchands étrangers ainsi que de celui des communes:
a) Au point de vue de l'approvisionnement général du pays. — Par suite du départ précipité
des commerçants italiens du bassin minier, au commencement de …
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.