{"html": "<div class=\"lf-doc\"><p class=\"lf-p\">Différence en moins pour 1866.</p>\n<p class=\"lf-p\">6150 Cette différence paraîtra moins considérable, si on n'oublie pas qu'en 1865 on a employé une quantité exceptionnelle de marne à l'amendement des terres.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"p-6\"><span class=\"lf-art-num\">§ 6</span><span class=\"lf-art-t\">CULTURES NOUVELLES</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">L'introduction de nouvelles plantes ressort le plus souvent du domaine de l'amateur. Pour beaucoup d'essais tentés, on compte peu de réussite. Aussi n'est-ce qu'avec beaucoup de circonspection qu'on doit recommander les nouveautés du jour, car bien peu d'entr'elles entrent définitivement dans la grande culture et y prennent de l'extension. Aussi nous bornerons-nous à rapporter les résultats obtenus avec elles, tels qu'ils nous ont été donnés.</p>\n<p class=\"lf-p\">A. Céréales.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le froment généalogique de Halett, comme la plupart des froments Anglais introduits dans nos parages, dégénère facilement. Pour maintenir son rendement extraordinaire, il est donc nécessaire de renouveler tous les ans la semence et cela à chers deniers.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'épeautre rouge paraît se maintenir dans la culture du Nord. Son avenir ne sera toutefois assuré que lorsque la meunerie pourra le traiter convenablement.</p>\n<p class=\"lf-p\">La culture de l'orge qui, vu l'extension donnée à l'industrie de la brasserie, pourrait et devrait même devenir une culture industrielle chez nous, tend au contraire à perdre du terrain, parce qu'on prétend qu'elle est très-épuisante. Toute tentative qui tendrait à mitiger cette manière de voir, nous paraît recommandable. C'est à ce titre que nous donnons le résultat de la première série d'essais introduite à la ferme annexée à l'École agricole, lequel nous a été communiqué par M. le membre de la commission d'agriculture du ressort. h Annexe au Mémorial 1868, IIe partie, N° 13.</p>\n<p class=\"lf-p\">58 1° Orge Victoria:</p>\n<p class=\"lf-p\">Cette variété est restée petite et chétive en paille, comme presque toutes les orges qui ont souffert cette année de la sècherese.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cependant les épis à quatre rangs sont longs et bien grainés.</p>\n<p class=\"lf-p\">2° Orge Mammouth d'hiver : Produit très-médiocre, ne paraît pas se plaire ici.</p>\n<p class=\"lf-p\">3° Orge Kalina :</p>\n<p class=\"lf-p\">Produit très-abondant en paille ; épis à deux rangs assez garnis 4° Orge de l'Abbaye (Prob- Produit médiocre tant en grains qu'en paille. steier Gerste :</p>\n<p class=\"lf-p\">Produit assez satisfaisant; paille passablement courte ; épis 5° Orge à six rangs : courts, mais garnis.</p>\n<p class=\"lf-p\">6° Orge d'Annat :</p>\n<p class=\"lf-p\">Produit très-élevé ; paille suffisamment longue et abondante; épis à deux rangs longs, bien garnis et bien fournis.</p>\n<p class=\"lf-p\">Produit assez satisfaisant.</p>\n<p class=\"lf-p\">7° Orge Chevalier :</p>\n<p class=\"lf-p\">8° Orge de l'Hymaleya :</p>\n<p class=\"lf-p\">Produit très-satisfaisant ; épis à quatre rangs bien fournis; paille bonne.</p>\n<p class=\"lf-p\">9° Orge de Westphalie :</p>\n<p class=\"lf-p\">Produit satisfaisant; très-recommandable pour la grande culture.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pour compléter ces données nous les ferons suivre de résultats obtenus au même lieu avec une collection d'avoine :</p>\n<p class=\"lf-p\">Variété tardive à panicule très-fournie; paille forte et longue ; elle a atteint cette année 1m39 de hauteur; bon produit.</p>\n<p class=\"lf-p\">Variété blanche précoce; panicule régulière, mais moins longue 2° Avoine de Rügen : et moins fournie que celle de la précédente ; paille 0m95 de hauteur.</p>\n<p class=\"lf-p\">Variété très-tardive; chaume haut de 1m25; panicule parfaitement 3° Avoine de Podolie : garnie; très-bon rendement.</p>\n<p class=\"lf-p\">4° Avoine blanche étendard Variété tardive; paille forte, longue de 1m15, panicules contractées de Tartarie. (Fahnenha- et unilatérales, de là le nom impropre d'étendard ; bien garnie de grains longs et gros. ser, Klüderhafer) :</p>\n<p class=\"lf-p\">5° Avoine noire étendard de Variété tardive; paille longue de 1m10 ; étendard fortement garni de beaux et nombreux grains. — Cette variété a le mieux réussi Tartane : cette année, elle est donc très recommandable.</p>\n<p class=\"lf-p\">Variété très-précoce; paille de 0m65 à 0m80, mais munie de pa6° Avoine de Berwic : nicules régulières suffisamment garnies.</p>\n<p class=\"lf-p\">7° Avoine de l'Abbaye (Prob- Excellente variété très-précoce; panicules régulières, abondamment garnies de beaux grains, en tout semblables à ceux de l'asteierhafer) : voine orgeuse; chaume haut de 0m95. — Très-recommandable.</p>\n<p class=\"lf-p\">Variété assez précoce, jaune; paille forte, longue de 1m28 pani8° Avoine d'Angus : cule bien fournie.</p>\n<p class=\"lf-p\">9° Avoine d'Hopetown :</p>\n<p class=\"lf-p\">Variété tardive; paille et panicules courtes et peu garnies; rendement médiocre; beaucoup de panicules ont été atteintes du charbon.</p>\n<p class=\"lf-p\">10° Avoine orgeuse :</p>\n<p class=\"lf-p\">Variété à bon rendement; très-recommandable.</p>\n<p class=\"lf-p\">1° Avoine de Liefland :</p>\n<p class=\"lf-p\">Il est à remarquer que l'avoine orgeuse commence à se répandre dans nos cultures et qu'elle parait vouloir partager avec les variétés hâtives, la faveur du public.</p>\n<p class=\"lf-p\">59 B. Plantes racines.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les betteraves à racines longues dites disettes réclament avant tout une terre profondément ameublée. En outre leur récolte est dans des circonstances données assez difficile. Mais le plus grand reproche qu'on leur adresse, c'est leur faible densité relative et leur abondance en principes aqueux. C'est pourquoi on a introduit les variétés dites globes, notamment la betterave jaune des Barres, de Salival, etc. M. Doyé de Betzdorf a établi toute une série d'essais dans le but de déterminer les variétés les plus recommandables de cette division, et c'est d'après les résultats obtenus, qu'il s'est arrêté aux suivantes :</p>\n<p class=\"lf-p\">1° Betterave de Ranzin :</p>\n<p class=\"lf-p\">Racine demi-longue, jaune orange, chair ferme, très-peu en terre :</p>\n<p class=\"lf-p\">2° Betterave géante d'Albert : racine pyriforme, rouge, dure, très-peu en terre;</p>\n<p class=\"lf-p\">3° Betterave géante de Pohl : a) variété rouge, longue, forme de massue, moitié en terre, dégénérant facilement et revenant à la disette;</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>variété jaune orange, moins productive, maïs plus douce;</div>\n<p class=\"lf-p\">4° Betterave de Lentwitz, Demi-longue, jaune-paille, très-dure, d'une récolte facile et de bonne conservation ;</p>\n<p class=\"lf-p\">5° Betterave d'Oberndorf, Globe rouge ou jaune foncé suivant la variété; plus productive et moins en terre que la globe jaune des Barres qu'elle surpasse comme rendement et quantité.</p>\n<p class=\"lf-p\">La betterave à sucre a donné lieu à de nouveaux essais, qui sous le rapport de la richesse saccharine ne laissent rien à désirer.</p>\n<p class=\"lf-p\">C. Plantes fourragères.</p>\n<p class=\"lf-p\">La luzerne de Provence, le sainfoin à deux coupes dans le bon pays, le trèfle hybride dans les Ardennes continuent à produire de bons résultats et à prendre de plus en plus d'extension.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le Brôme de Schrader paraît ne pouvoir se maintenir que dans des conditions exceptionnelles, où il n'est pas difficile d'obtenir d'autres fourrages en plus grande quantité et en meilleure qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Aussi sa culture paraît-elle devoir rester dans les limites d'une simple curiosité.</p>\n<p class=\"lf-p\">La serradelle essayée vers 1859, dans les sables du grès Luxembourgeois, n'a pu s'y maintenir, à cause de ses faibles rendements. Elle vient d'être introduite de nouveau à Beaufort dans le canton d'Echternach, où les résultats obtenus jusqu'ici lui promettent un meilleur sort.</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"p-7\"><span class=\"lf-art-num\">§ 7</span><span class=\"lf-art-t\">INSTRUMENTS D'AGRICULTURE</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Le progrès en mécanique agricole est constant, et si l'on n'a plus à enregistrer de ces inventions qui font époque, il n'en est pas moins vrai qu'on perfectionne continuellement les engins employés et qu'on tend à les rendre tous les jours plus propres pour l'usage auquel on les destine.</p>\n<p class=\"lf-p\">C'est ainsi que nos bons constructeurs emploient le fer battu et l'acier fondu dans la construction des versoirs de charrue.</p>\n<p class=\"lf-p\">La charrue à arracher les pommes de terre de Howard s'était montrée peu solide lors de la récolte des pommes de terres pendant les sècheresses de 1865. On la renforce aujourd'hui et son versoir en éventail est composé de doigts fesant ressort.</p>\n<p class=\"lf-p\">60 Nous ne connaissions que le tarare Dombasle. En 1866 il a trouvé un concurrent sérieux et sous le rapport du prix et de la perfection, dans le grand van Corroye.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le hache-paille Manderscheid de Bettendorf a été encore simplifié. Son régulateur des Iongeurs est aujourd'hui parfait et son prix plus abordable.</p>\n<p class=\"lf-p\">Autre chose est de la charrue à arracher les pommes de terre de Jacoby d'Asselborn. Elle ne fonctionne bien que dans les terres légères et n'a obtenu du succès qu'en Ardennes.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'outillage agricole s'est enrichi d'un petit engin qui promet de faire son chemin. C'est l'ensacheur Neuen-Therer, qui ne devrait manquer dans aucune exploitation tant soit peu importante.</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE V.</h3>\n<p class=\"lf-p\">Industries agricoles.</p>\n<p class=\"lf-p\">A. Distilleries.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le nombre de distilleries activées s'est élevé en 1866 à 1797, soit 64 de plus que l'année précédente. Elles ont opéré sur les quantités de matières suivantes :</p>\n<p class=\"lf-p\">Quantités nettes de matières déclarées.</p>\n<p class=\"lf-p\">DÉSIGNATION DES MATIÈRES.</p>\n<p class=\"lf-p\">Droit Droit par Agricoles. par hectol. hectol.</p>\n<p class=\"lf-p\">0.29 198,351 91 0.35 Grains 0.29 17,035 15 0.35 Pommes de terre Fruits à pépins, marcs de fruits à pépins, fruits à baies de toute espèce et lies de vin Marcs de raisins Vin, cidre, poiré et fruits à noyaux, Betteraves Total hectol.</p>\n<p class=\"lf-p\">Total général 1866 — 1865 Différence en moins pour 1866.</p>\n<p class=\"lf-p\">215,387 06 Autres.</p>\n<p class=\"lf-p\">Droit par hectol.</p>\n<p class=\"lf-p\">Autres matières.</p>\n<p class=\"lf-p\">32,593 81 6,225 34 0.63 0.42 1.25 0.15 35,129 15 16,237 52 18,50188 23,010 87 57,800 27 308,343 48 314,572 11 6,228 63 La différence signalée provient du prix plus élevé des farineux et surtout de l'abandon complet de la distillation de la betterave, dès que celle-ci a été soumise à l'accise. Cette circonstance quoique prévue par nous, n'en est pas moins regrettable en ce sens qu'il en est résulté une 61 diminution de résidus recherchés pour l'alimentation du bétail, et ayant une influence marquée sur la qualité du fumier. Ceci est tellement connu que nos distilleries agricoles ne présentent d'ordinaire que ces résidus comme unique bénéfice final. En effet, dans notre situation actuelle, la production de l'eau-de-vie est pour ainsi dire subordonnée à la consommation indigène. I l y a plus, les alcools étrangers y contribuent pour une bonne quantité. De sorte qu'une concurrence active réduit à son minimum les prix de ce fabricat.</p>\n<p class=\"lf-p\">Comme de toutes les industries agricoles qui dans d'autres pays font la richesse de l'agriculture, il n'y a que les distilleries qui eussent acquis une certaine importance chez nous, il est urgent de rechercher les moyens qui peuvent augmenter leur activité. Notre but ne peut naturellement pas être de voir augmenter l'usage des spiritueux à l'intérieur; mais nous sommes de l'avis que nos usines pourraient travailler pour l'exportation. A cette fin nous nous sommes demandé s'il n'y avait pas lieu d'examiner si, à l'instar de ce qui se fait en Prusse et en France, il n'y aurait pas moyen d'accorder remise des droits d'accises perçus par l'État sur cette fabrication, pour les eaux-de-vie exportées. Ce serait à notre avis le moyen de concourir sur les marchés étrangers avec les produits similaires de l'Union douanière.</p>\n<p class=\"lf-p\">La perte qui en résulterait pour le trésor serait compensée par une augmentation de recette, suite d'une fabrication plus active, tandis que l'agriculture y gagnerait le moyen de produire plus de viande et de fumier, deux choses à considérer comme élément d'un grand progrès réalisé.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'importance de nos distilleries et des avantages qu'elles présentent pour le trésor ressortira d'ailleurs le mieux du tableau de leur activité pour une période décennale :</p>\n<p class=\"lf-p\">ANNÉE.</p>\n<p class=\"lf-p\">1858 1859 1860 1861 1862 1863 1864 1865 1866 1846 Nombre de . distilleries activées.</p>\n<p class=\"lf-p\">1801 1796 2022 1028 1808 1785 2011 1733 1797 868 Quantités nettes distillées.</p>\n<p class=\"lf-p\">Total Farineux etc.</p>\n<p class=\"lf-p\">Fruits etc. hectolitres.</p>\n<p class=\"lf-p\">162, 896 58 213,293 21 130,518 10 152,045 78 91,850 03 42,383 75 17,994 46 16,027 40 225,126 26 242,415 18 283,939 85 250,516 21 37,417 88 67,619 37 51,454 43 31,632 26 57,800 27 17,070 96 254,719 61 255,676 96 208,512 56 168,073 18 198,847 52 292,745 63 293,869 61 314,172 11 308.343 48 54,488 84 B. Brasseries.</p>\n<p class=\"lf-p\">En 1866, il y a eu 35 brasseries en activité, lesquelles employèrent 1,115,055 kilogrammes de matières farineuses représentant 44,600 hectolitres de bière. I l faut remonter à 1861 , pour 62 trouver une quantité inférieure à celle déclarée pour l'exercice 1866. La crainte de l'épidémie régnante a été la principale cause de la diminution qui nous occupe ; mais on n'a pas moins consommé pendant ladite année :</p>\n<p class=\"lf-p\">Bière, fabriquée dans le pays Importée de France de Belgique 4,460,000 litres.</p>\n<p class=\"lf-p\">18,455 2,200 litres 4,480,655 A déduire exportation 205,967 16,326 Exportée en France, litres en Belgique 168,988 en transit 20,655 Reste sans compter les bières importées d'Allemagne, litres pour 200,000 habitants.</p>\n<p class=\"lf-p\">4,264,688 D'après M . Payen cette quantité de bière réclamerait 446 balles de houblon représentant en moyenne une somme de 150,000 francs.</p>\n<p class=\"lf-p\">Nous avons importé houblon de France, k° 73,114 Belgique k° 15,331 k° 88,445 Nous avons exporté vers la France Belgique En transit 88,445 389 13,799 96,658 k° 110,846 soit 22,401 outre le montant de la notre consommation intérieure, qui toute vient de l'étranger.</p>\n<p class=\"lf-p\">En présence de ce résultat commercial, il reste à se demander comme cela a eu lieu dans nos précédents rapports, pourquoi la culture du houblon ne se propage pas chez nous, et ne fait pas même l'objet d'essais culturaux.</p>\n<p class=\"lf-p\">C. Fabrique de chicorée à café.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les états de notre trafic ne contiennent aucun renseignement au sujet des racines de chicorée introduites de l'étranger. I l n'est par suite pas possible de donner, comme les années antérieures, des renseignements sur la quantité de matière première employée dans l'unique fabrique fonctionnant dans le pays.</p>\n<p class=\"lf-p\">D. Fabriques d'instruments aratoires.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les grands ateliers de construction souffrent de la concurrence des petites fabriques tenues par des artisans s'adonnant à la facture d'instruments aratoires plus ou moins perfectionnés, 63 En effet, i l existe aujourd'hui peu de localités où l'on ne construise des charrues, des herses et autres engins analogues. Quant aux fabriques où l'on monte des machines, notamment des batteuses mécaniques, nous allons en donner le nombre:</p>\n<p class=\"lf-p\">Canton de Capellen 1 — de Diekirch 2 — de Grevenmacher 1 — de Luxembourg 2 — de Mersch Total 8 E. Fabriques de tuyaux de drainage.</p>\n<p class=\"lf-p\">Deux fabriques, celle du Dr Mayrisch à Wolpert près Echternach, et celle du sieur KellerSteichen de Bergem, se chargent de fournir pour nos besoins et même au delà, les drains en poterie, destinés à l'assèchement du sol par saignées souterraines.</p>\n<p class=\"lf-p\">La machine à étirer les tuyaux de drainage qui appartient au Gouvernement setrouveen 1858 dans la fabrique de Bergem.</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE VI.</h3>\n<p class=\"lf-p\">Animaux domestiques.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 1</span><span class=\"lf-art-t\">RECENSEMENT DES BESTIAUX</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">L'état qui va suivre présente la récapitulation par canton du recensement officiel de la ferme, au 10 juillet 1866.</p>\n<p class=\"lf-p\">64 NOMBRE DE CHEVAUX Poulains de six mois au-dessous jusqu'à trois ans de 6 mois. de trois ans et au-dessus. de trois mois jusqu'à trois ans.</p>\n<p class=\"lf-p\">Taureaux. de trois ans et au-dessus.</p>\n<p class=\"lf-p\">NOMBRE DES BÊTES A 56 5219 1193 243 2770 Diekirch c 670 492 59 72 29 46 51 998 63 4256 839 235 1657 126 Echternach 21 539 349 71 91 28 49 56 26 2721 255 118 1138 Esch-s.-l'Alzette 94 1639 808 266 363 Grevenmacher 39 Boeufs Taureaux.</p>\n<p class=\"lf-p\">66 Verrais.</p>\n<p class=\"lf-p\">Juments.</p>\n<p class=\"lf-p\">95 Bœufs.</p>\n<p class=\"lf-p\">Entiers.</p>\n<p class=\"lf-p\">41 Vaches.</p>\n<p class=\"lf-p\">Hongres, 49 4488 Entiers.</p>\n<p class=\"lf-p\">95 Hongres.</p>\n<p class=\"lf-p\">87 Capellen Juments.</p>\n<p class=\"lf-p\">79 Clervaux 49 1266 652 139 242 7 576 239 47 77 Entiers.</p>\n<p class=\"lf-p\">Juments.</p>\n<p class=\"lf-p\">CANTONS.</p>\n<p class=\"lf-p\">48 165 635 131 84 155 148 50 5032 28 264 1819 91 771 643 118 144 42 56 63 34 3545 65 138 1433 243 Luxembourg 65 1055 869 114 136 51 52 71 49 5257 Mersch 40 97 118 37 44 48 63 3359 22 127 1209 M.</p>\n<p class=\"lf-p\">72 156 1236 77 Redange 38 1153 486 197 329 100 116 164 Remich 18 691 513 51 81 12 46 54 30 2868 Wiltz 12 626 360 69 159 52 72 58 72 4494 622 248 1938 270 688 534 82 4907 255 347 2529 274 29 75 1009 95 Total pour 1866 . 392 9674 5945 1228 1812 555 818 874 574 46160 3428 2037 17373 2909 — — 1865 . 380 9825 5929 1187 1866 618 993 1101 Différence en plus . p r 1866 en moins.</p>\n<p class=\"lf-p\">12 16 151 41 680 38380 3790 2193 18765 3116 63 54 7780 175 227 106 362 156 1392 197 65 au-dessus de trois mois Moulons.</p>\n<p class=\"lf-p\">Brebis.</p>\n<p class=\"lf-p\">Agneaux. verrais truies. destinés à l'engraissement. au-dessous de trois mois.</p>\n<p class=\"lf-p\">Chèvres.</p>\n<p class=\"lf-p\">Boucs. des bêtes à laine.</p>\n<p class=\"lf-p\">NOMBRE 608 664 166 33 2833 3090 2630 965 27 Anesses.</p>\n<p class=\"lf-p\">92 1728 85 4175 7342 5301 63 1235 2301 1852 857 17 58 1000 19 2316 2326 1382 40 830 3069 1993 1568 23 4 1 56 855 16 913 1311 665 36 871 1835 1485 1075 33 1 1 117824 50 1681 1900 342 53 1522 4315 3148 876 45 9 2 112 758 115 579 17 1182 1425 221 30 1041 3210 1999 905 46 18 1335 702 122 55 947 2930 2066 954 23 6 54 732 52 1996 1582 1089 41 695 2241 1537 1220 31 2 101 1782 80 2637 4395 3081 56 989 2420 22!5 1302 16 39 423 9 159 183 112 29 677 3228 1095 674 15 42 1190 65 2482 7265 4919 49 849 2626 1396 1902 18 Béliers.</p>\n<p class=\"lf-p\">Anes. destinés à la reproduction des 155 876 941 10747 435 19923 29136 27209 485 10889 31245 21414 12298 294 1106 6842 710 22994 28492 15878 513 9499 31353 16854 11976 326 644 11421 3905 165 275 3071 Annexe au Mémorial 1868, IIe partie, N° 13.</p>\n<p class=\"lf-p\">1 2 1 1 3 1 1 1 28 11 1 3 34 24 6 13 8 4560 1390 28 Mulets au-dessous de trois mois destinées à la boucherie. destinées à l'élève.</p>\n<p class=\"lf-p\">NOMBRE DES PORCS NOMBRE Anons.</p>\n<p class=\"lf-p\">CORNES 108 322 4 i 5 66 La récapitulation par espèce des animaux portés au tableau d'autre part, comparés au nombre des têtes constatées dans les dix derniers recensements, donne le tableau suivant :</p>\n<p class=\"lf-p\">ANNÉES:</p>\n<p class=\"lf-p\">Chevaline Asine.</p>\n<p class=\"lf-p\">Mulassière.</p>\n<p class=\"lf-p\">Bovine.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ovine.</p>\n<p class=\"lf-p\">Porcine. Caprine.</p>\n<p class=\"lf-p\">90098 83487 78425 86989 90415 92101 95257 91683 74872 84169 55910 48894 47398 57390 73569 70242 70376 66176 68074 76793 50323 57572 70867 60957 48249 45678 67850 68885 58219 64033 11853 12319 13696 14571 14435 14541 13833 13022 13302 12592 9297 8719 5814 290 1857 1858 1859 1860 1861 1862 1863 1864 1865 1866 20022 20304 20893 21245 21594 21715 22196 21927 21909 21298 65 72 51 55 61 67 45 49 63 40 3 4 3 3 3 1 4 4 3 Différ. pr 1866 en plus. sur 1865 en moins 611 23 1 La pénurie de fourrage de l'année 1865 avait fait diminuer le nombre de tètes de bétail. Cette cause étant venue à cesser, i l s'est produit une augmentation considérable dans un espace de temps relativement restreint. Ceci est d'autant plus à constater que c'est surtout à l'accroissement du chiffre du bétail qu'on mesure d'ordinaire la prospérité agricole d'une contrée. D'abord les animaux domestiques livrent les produits les plus recherchés, ceux dont le prix s'élève le plus rapidement dans les sociétés avancées, c'est-à-dire la viande, le lait, le beurre, le cuir, la laine; ensuite c'est au moyen du fumier qu'ils laissent dans l'étable qu'on parvient à augmenter le rendement du sol. Le bétail donne à l'homme la nourriture la plus substantielle, et à la terre le plus haut degré de valeur.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les chiffres de recensements de 1846 comparés à ceux de 1866 feront par suite saisir les résultats obtenus depuis lors.</p>\n<p class=\"lf-p\">1866 Augmentation.</p>\n<p class=\"lf-p\">1846 21299 19733 Chevaux 1566 84169 68719 15450 Bêtes à cornes 76693 54251 22442 Bêtes à faine 19551 64033 Porcs 44482 soit l'équivalent de 30902 têtes de gros bétail. Si nous ramenons les différents types d'animaux à celui d'une tête de gros bétail, nous trouverons pour la population animale actuelle du GrandDuché le chiffre de 137,306, soit cent têtes pour 145 habitants et 191 hectares.</p>\n<p class=\"lf-p\">En France i l y a 100 têtes pour 185 — 267 — 138 — En Prusse 214 — D'après l'évaluation publiée en 1850, la valeur des animaux domestiques était de fr. 7,103,622;</p>\n<p class=\"lf-p\">67 es adoptant la moyenne de la statistique du département de la Moselle, ces animaux donneraient aujourd'hui la valeur et le revenu brut suivant :</p>\n<p class=\"lf-p\">Valeur.</p>\n<p class=\"lf-p\">Revenu brut.</p>\n<p class=\"lf-p\">Nombre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Unité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Totale.</p>\n<p class=\"lf-p\">Unité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Total 21298 200 4,259,600 332 2,670,936 travail, engrais, poulains.</p>\n<p class=\"lf-p\">Anes et mulets.</p>\n<p class=\"lf-p\">43 80 3,440 115 Bêtes à cornes.</p>\n<p class=\"lf-p\">84169 80 6,733,520 84 7,070.196 travail, engrais, croit, lait.</p>\n<p class=\"lf-p\">Moutons 76793 15 1,520,095 8 614,344 laine, engrais, croît.</p>\n<p class=\"lf-p\">Chèvres, etc.</p>\n<p class=\"lf-p\">12592 10 125,920 11 148,512 engrais, lait, croît.</p>\n<p class=\"lf-p\">Porcs 64033 35 2,241,155 75 48,025 engrais, croit.</p>\n<p class=\"lf-p\">Chevaux Produit. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">4,945 Total fr. 14,983,730 Total fr 10,556,958 Vient finalement le relevé des ruches servant au logement des abeilles. D'après les renseignements fournis par les administrations, on en comptait le nombre suivant :</p>\n<p class=\"lf-p\">CANTONS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Capellen Clervaux Diekirch Echternach Esch-sur-l'AIzette Grevenmacher Luxembourg Mersch Redange Remich Wiltz Nombre Nombre de communes de ruches où i l n'y avait pas de ruches en en 1866.</p>\n<p class=\"lf-p\">1866.</p>\n<p class=\"lf-p\">1865.</p>\n<p class=\"lf-p\">580 2 2 1465 1815 640 1 11 26 614 295 895 4 4 336 2 1 2 Total pour 1866. 10077 — 1865. 8563 8 10 1160 1151 Différence en faveur 1514 2 de 1866 Ces ruches représentent un valeur de 100,770 fr. donnant un revenu brut de 8100 francs.</p>\n<p class=\"lf-p\">68</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">AMÉLIORATION DES RACES</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">A. Race chevaline.</p>\n<p class=\"lf-p\">La production chevaline a été considérée dans tous les grands pays sous le point de vue de la défense générale, et sous celui des besoins de l'agriculture. De là deux modes distincts d'élevage et aussi d'encouragements. Constatons toutefois que le cheval de guerre a toujours eu le gros lot et que tous les moyens ont été et sont employés pour pousser l'éleveur dans cette voie Le culte du cheval léger domine et l'on manque de ces fortes races de gros trait, qu'on trouve dans les régions essentiellement agricoles comme les nôtres. Pour le travail, c'est un désavantage de ne pas avoir ces espèces résistantes; mais le service de l'armée s'en trouve bien et c'est pour beaucoup le principal.</p>\n<p class=\"lf-p\">Nous n'avons non plus pas été épargnés sous ce rapport. L'administration des haras français et belges établirent des stations d'étalons de sang dans le pays et sous le Gouvernement des PaysBas, nous eûmes même un établissement spécial, créé en vue de ce besoin et de l'aptitude particulière de nos cultivateurs pour la production chevaline. Mais toutes ces tentatives restèrent sans succès, en présence des résultats obtenus. Outre que les produits étaient exceptionnellement irréprochables, leur développement était tardif. On ne pouvait demander de service d'un élève avant quatre, cinq ans, et alors encore le prix qu'on en obtenait ne répondait qu'exceptionellement aux sacrifices faits. Le résultat de ces expériences fut l'impopularité du croisement, de l'emploi du pur sang. Aussi, toute mesure qui tendrait à rentrer dans cette voie, ne produirait aucun résultat appréciable. Car, ne l'oublions pas, les races ne s'imposent pas, et s'improvisent encore moins; elles doivent répondre à la constitution propre du pays, aux habitudes des éleveurs et à leurs débouchés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le règlement de 1861 tend dans son exécution à tenir compte de ces exigences. Il n'impose aucune race, et laisse le cultivateur libre dans ses préférences. La conformation particulière des poulinières, la facilité du placement de leurs produits, les profils qu'ils donnent, sont d'ailleurs les correctifs d'une préférence contraire aux intérêts de l'éleveur et par suite à ceux du pays.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ce respect des aspirations des éleveurs n'a toutefois pas fait oublier le but auquel on devait tendre. Tout étalon présentant l'un ou l'autre des défauts reprochés à notre race chevaline fut rigoureusement éliminé de la reproduction, aussi ces défauts devinrent-ils de jour en jour tellement rares que la commission d'expertise ne manqua pas de le constater. Le progrès sous ce rapport a encore été hâté par des soins hygiéniques mieux entendus et une alimentation plus rationnelle. Les particuliers ont donc rivalisé d'efforts pour améliorer la race chevaline et pour faire fructifier les encouragements votés dans ce but depuis 1839.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ajoutons toutefois que ces progrès auraient encore été bien plus sensibles, si le vote annuel du crédit, les attaques dont il ne cessa d'être l'objet, n'avaient fait naître des appréhensions, dont le plus grand tort a été d'enrayer l'élan donné , et de faire naître des incertitudes qui nuisent d'autant plus que l'amélioration d'une race n'est pas l'affaire d'une année; elle demande surtout du temps, lorsque , comme chez nous, l'influence des reproducteurs est amoindrie par un appariement souvent vicieux, l'hygiène mal entendue des élèves, des soins et une nourriture 69 défectueuse. C'est d'ailleurs ce qui explique la dégénérescence de la race et la nécessité de la combatte par le choix judicieux des étalons. Les améliorations de régime et de dressage se produisent peu à peu, et viennent de la sorte nous rapprocher du but prévu par le règlement du 14 décembre 1861, soit la reconstitution de notre race chevaline et de son antique réputation, comme le constatent d'ailleurs tous les membres de la commission d'agriculture et tous nos vétérinaires, moins un, dans leurs rapports y relatifs.</p>\n<p class=\"lf-p\">B. Races bovine et porcine.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'amélioration des races bovine et porcine a, jusque dans les derniers temps, été laissée à l'initiative individuelle. Toutefois celle-ci n'est pas restée inerte et a procédé ou par sélection au par introduction de sang étranger. Quel que soit le mode d'amélioration adopté, les résultats sont manifestés.</p>\n<p class=\"lf-p\">A ce sujet tous les rapports sont unanimes et l'opinion générale trouve son expression dans l'extrait suivant du rapport du membre de la commission d'agriculture du canton d'Esch-surl'AIzette. Nous avons pu cette année remarquer aux concours donnés par le Cercle agricole, un résultat qui ne peut être attribué qu'à notre nouveau règlement sur l'amélioration de la race bovine. Ce résultat est que nous avons maintenant, grâce aux concours communaux et aux petites primes qui y sont données, un nombre fort remarquable de bons reproducteurs de celte race. Presque toutes les communes des cantons d'Esch-sur-l'Alzette, Luxembourg, Capellen et Mersch y avaient envoyé de ces intéressants animaux.</p>\n<p class=\"lf-p\">Une autre commission ajoute: nous avons dû être satisfaits du résultat des concours des taureaux et des verrats, surtout si nous portons en ligne de compte le manque des fourrages des dernières années, lequel a eu pour suite de restreindre l'élève des reproducteurs et de les nourrir aussi abondamment qu'autrefois.</p>\n<p class=\"lf-p\">Une observation générale, c'est que dans certaines communes on rencontre des reproducteurs qui sont tellement remarquables, qu'ils laissent loin derrière eux leurs concurrents; ordinairement on trouve parmi les deux ou trois premiers sujets exposés, une différence tellement petite, que les commissions ne peuvent en conscience donner à une seule bête la totalité de la prime à décerner. Pareils cas ne se présenteraient pas si facilement, si les concours avaient lieu entre reproducteurs de diverses communes.</p>\n<p class=\"lf-p\">On a donc pensé qu'on devrait, après que les concours communaux sont passés, établir dans le chef-lieu du canton, un autre concours auquel on amènerait seulement, de chaque espèce de bétail, les deux ou trois plus beaux sujets qu'on aurait eu occasion de voir dans les tournées communales. On distribuerait alors deux primes principales, qui seraient l'une de 100 fr. pour le plus beau taureau, et l'autre de 40 fr. pour le plus beau verrat.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cette proposition qui émane de la commission du canton de Mersch, est la reproduction, pour un autre motif, du vœu généralement exprimé de voir rétablir les concours cantonaux, toutefois on avait avant tout en vue le paiement des primes, qui donne lieu à bien des formalités et des oublis, et il n'est pas question d'en appeler à une autre commission qu'à celle fonctionnant dans les communes.</p>\n<p class=\"lf-p\">La commission du canton d'Echternach est seule d'un avis contraire. Elle dit à ce sujet: nous 70 avons acquis la conviction que l'institution des concours communaux est une des meilleures mesures prises dans ces derniers temps dans l'intérêt de l'amélioration des bêtes à cornes. Cette amélioration ne supporte guère la centralisation, l'éleveur désire avant tout se déplacer le moins possible, avec ses bêtes mâles, toujours difficiles à manier et à conduire. En allant le trouver chez lui, on répond à ses désirs et il se prête beaucoup plus facilement aux bons conseils.</p>\n<p class=\"lf-p\">Par la même raison, mais à rebours, les concours cantonaux doivent rester supprimés. La mesure qui tendrait à rétablir ces concours, en ce sens que les animaux primés dans les communes devraient être transportés, en un jour donné, dans le chef-lieu du canton afin d'obtenir le solde des primes remportées et le cas échéant, une rare prime cantonale, serait à notre avis plutôt nuisible qu'utile. Les éleveurs possesseurs de bêtes mâles primées dans les communes préfèreraient renoncer au montant des primes leur allouées, que de devoir être obligés de parcourir parfois 5—6 lieues, pour se rendre avec leurs animaux au chef-lieu. S'il y a des fonds pour primes cantonales, mieux vaudrait les employer pour majorer les primes communales.</p>\n<p class=\"lf-p\">Nous n'ajouterons qu'une seule remarque à ce qui précède. C'est que les primes cantonales entretiendraient l'émulation entre les communes et amèneraient le résultat nécessaire de forcer les détenteurs de reproducteurs primés dans les communes, à les entretenir dans un état convenable, ce qui n'a pas toujours lieu avec le mode actuel de liquidation des subventions accordées, Une dernière observation a été faite quant à la composition des commissions d'examen. Un vétérinaire du Gouvernement a proposé de faire fonctionner ces hommes de l'art dans un ressort étranger à celui auquel ils sont attachés. Celle proposition fera l'objet d'une instruction ultérieure.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 3</span><span class=\"lf-art-t\">SERVICE DE LA MONTE</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">A. Race chevaline.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'admission des étalons pour le service de la monte de 1866 a eu lieu conformément au règlement du 14 décembre 1861, pour L'amélioration des races.</p>\n<p class=\"lf-p\">Des 380 étalons environ, propres à la reproduction, et ayant l'âge requis pour faire Je service de la saillie, il en a été présenté 118 à la commission d'expertise, soit 18 de plus qu'en 1864, 13 de moins qu'en 1863, et 45 de plus qu'en 1861.</p>\n<p class=\"lf-p\">De ce nombre i l a été en 1866 1865 1864 77 11 76 24 86 38 100 124 Admis Rejeté Total 118 D'où i l résulte que la diminution accusée les années antérieures est venue à cesser. En effet, les examens d'admission ont été avancés en 1866, de sorte que les étalonniers se rendant en pays étrangers, pouvaient encore courir les chances d'un examen qui ne leur a pas toujours été favorable, témoin les nombreuses décisions de rejets prises.</p>\n<p class=\"lf-p\">71 parmi les étalons présentés à la commission d'expertise, i l y avait :</p>\n<p class=\"lf-p\">Étalons des années antérieures — nouveaux Total 48 70 118 Ces nombres se décomposent comme suit :</p>\n<p class=\"lf-p\">Étalons admis :</p>\n<p class=\"lf-p\">Anciens, admis à la monte les années antérieures Nouveaux, élevés dans le pays — venant de l'étranger 40 Total 77 22 15 Étalons rejetés :</p>\n<p class=\"lf-p\">Anciens, admis les années antérieures.</p>\n<p class=\"lf-p\">Nouveaux, élevés dans le pays — introduits de l'étranger Total 7 32 2 41 Les motifs de ces décisions de rejets forment l'objet du relevé suivant :</p>\n<p class=\"lf-p\">11 6 5 5 3 3 2 1 1 1 jambé 1 1 1 Trop jeune ou pas assez développé eu égard à l'âge.</p>\n<p class=\"lf-p\">Trop vieux, usure Mauvaise conformation Mauvais trotteur — jarrets Billardé Serré du derrière Panard Pouleté Long Mauvaises jambes Défaut d'aplomb Suros Total 41 Les renseignements qui précèdent permettront d'établir, comparativement avec ceux de l'année 1865, la proportion des rejets et des admissions entre le nombre des reproducteurs présentés pour la première fois.</p>\n<p class=\"lf-p\">72 Admis.</p>\n<p class=\"lf-p\">ÉTALONS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Total.</p>\n<p class=\"lf-p\">1866 1865 1866 1865 1866 1865 22 20 32 18 54 38 introduitsde l'étranger 15 22 2 17 23 Total 37 44 34 71 61 Nouveaux, élevés dans le pays . — Rejetés.</p>\n<p class=\"lf-p\">19 La grande majorité des chevaux étrangers est introduite d'Entre-Sambre-et-Meuse, et appartient à la race du Condroz, que les zootechniciens compétents rapportent au type ardennais amélioré avec le milieu dans lequel il est élevé et le bon choix des reproducteurs. La robe baie domine, parce que les éleveurs et notre commerce se prononceraient de plus en plus contre le poil gris ou blanc. D'ailleurs cet ostracisme des robes claires parait être à l'ordre du jour.</p>\n<p class=\"lf-p\">Témoin les encouragements donnés par l'administration des haras français pour modifier ce caractère distinctif du cheval du Perche.</p>\n<p class=\"lf-p\">La proportion du nombre des étalons provenant de l'étranger continue à diminuer, comme le prouvent les chiffres qui précèdent.</p>\n<p class=\"lf-p\">Elle était en 1862 de 89 1863 — 31 1864 — 27 1865 — 23 1866 — 17 Nous rentrons par suite insensiblement et par gradation dans l'état normal: l'amélioration de la race par la race.</p>\n<p class=\"lf-p\">Une autre observation est relative aux chiffres des rejets. Parmi les chevaux élevés dans le pays et présentés à la commission, 32 ont été admis. Dans ce nombre il s'en trouve 11 qui n'avaient pas encore l'âge dans la bouche ou qui n'étaient pas assez développés pour pouvoir servir à la reproduction. Les 21 autres étaient par suite seuls défectueux et cela pour les motifs développés dans nos précédents rapports. Aux choix peu judicieux de la jument viennent se joindre la pénurie des soins hygiéniques, les logements insalubres, les mauvais traitements et l'alimentation peu soignée, enfin l'absence de dressage, la ferrure défectueuse, tous abus que l'étalon le plus apte à améliorer la race ne pourra faire disparaître et que nous signalons à l'attention de nos éleveurs.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les renseignements qui précèdent s'appuient avant tout sur des chiffres. Pour donner une appréciation de la valeur des reproducteurs présentés, nous nous bornerons à l'extrait suivant du rapport d'un de nos plus anciens vétérinaires : Celte année j'ai été voir et examiner comme de coutume, le concours des étalons présentés à Luxembourg. Cette démarche m'a convaincu des progrès croissants dans l'ensemble des reproducteurs, et c'est avec satisfaction que chacun pouvait remarquer l'uniformité d'un bon choix.</p>\n<p class=\"lf-p\">73 On n'a heureusement aujourd'hui pas à constater cette transition brusque après le triage de quelques sujets de choix, d'une quantité d'étalons sans beauté, ni qualité, défectueux, n'ayant d'autre mérite que d'être entiers, qu'on aurait aujourd'hui honte d'admettre. Telle était la situation antérieure aux subsides accordés pour station fixe.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ajoutons que le reproche fait aux étalonniers de préparer leurs chevaux aux examens par les farineux et de leur donner l'embonpoint qu'ils regardent comme une qualité, et un luxe contre lequel les connaisseurs protesteront encore longtemps, parce qu'il est trop enraciné dans nos habitudes pour être abandonné de sitôt.</p>\n<p class=\"lf-p\">Passons maintenant à l'organisation de la monte. Le règlement du 14 décembre 1861 suit pour cette organisation la circonscription cantonale. Il y a par suite dans chaque canton 1° des étalons en station à demeure fixe, subsidiés par l'État, 2° des étalons non subsidiés, autorisés à faire la saillie dans toute la circonscription.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le système des stations date de 1859, mais son organisation définitive est à reporter au règlement de 1861. S'il a subi des modifications, ce n'est que par rapport au nombre des stations qui a dû être chaque fois fixé d'après les ressources budgétaires. EN 1866, le nombre des stations a été comme l'année précédente de 4 1 , lesquelles étaient réparties de la manière suivante entre les cantons du Grand-Duché.</p>\n<p class=\"lf-p\">Étalons en station.</p>\n<p class=\"lf-p\">Étalons libres.</p>\n<p class=\"lf-p\">Total pour 1866 1865 1866 1865 1866 1865 Capellen 4 4 7 6 11 13 Clervaux 3 1 2 4 6 Diekirch 3 3 1 1 4 4 Echternach 3 3 1 4 3 Esch-sur-l'Alzette 5 5 8 11 13 11 Grevenmacher 3 3 2 7 5 7 Luxembourg 4 4 6 5 10 6 Mersch 3 4 3 2 6 6 Redange 6 5 4 7 10 10 Remich 3 3 2 1 5 3 Wiltz 4 5 1 1 5 7 41 41 36 35 77 76 CANTONS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Total e Annexe au Mémorial 1868, II partie, N° 13. k 74 Parmi les étalons en station on comptait :</p>\n<p class=\"lf-p\">5 provenant d'éleveurs indigènes, 14 nouveaux non encore livrés à la monte dans le pays, 23 anciens, ayant déjà été stationnés, 4 s'étant livrés à la monte libre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cinq étalons élevés dans le pays auraient en outre encore obtenu des stations, si leurs propriétaires ne les avaient refusées.</p>\n<p class=\"lf-p\">En résumé, la commission d'expertise avait admis à la monte pour 1866 De ce nombre i l n'a pas été représenté à la marque au feu Ont été vendus à l'étranger Ne se sont pas livrés à la monte dans le pays 77 étalons 4 5 4 — 13 Reste 64 étalons qui en réalité se sont livrés à la monte publique dans le pays. En outre six de ces dentiers changèrent de maître.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ces 64 entiers desservirent le nombre de juments suivant :</p>\n<p class=\"lf-p\">ÉTALONS LIBRES.</p>\n<p class=\"lf-p\">ÉTALONS EN STATION.</p>\n<p class=\"lf-p\">TOTAL GENERAL.</p>\n<p class=\"lf-p\">Moyenne Nombre Nombre Moyenne Nombre Nombre Moyenne Nombre Nombre par par; total de total de total de par en en en saillies en étalon en saillies en étalon en saillies en étalon en CANTONS.</p>\n<p class=\"lf-p\">1866 1865 1866 1865 1866 1865 1865 1866 1865 1866 1866 1865 1866 1865 1866 1865 1866 1865 4 4 270 224 67.5 55.9 8 5 351 243 41.8 48.6 12 9 519 467 43.2 51.9 Clervaux 2 3 101 154 50.5 33.7 4 1 242 90 60.5 90.0 6 4 343 244 57.1 61.0 Diekirch 3 3 172 203 57.3 67.7 1 49 49.0 4 3 221 203 55.2 67.3 Echternach 3 3 219 202 73.0 67.3 Esch-sur-l'AIzette 5 5 303 233 60.6 46.6 Grevenmacher 3 3 Luxembourg 4 Mersch 1 58 58.0 3 4 219 260 73.0 65.0 4 6 228 347 57.0 57.8 9 11 531 580 55.8 62.7 159 133 53.0 44.3 3 1 139 82 46.3 82.0 6 4 298 215 49.6 52.7 4 243 235 60.7 58.7 1 2 74 113 74.0 56.5 5 6 317 348 63.4 58.0 4 3 241 179 60.2 59.6 2 21 6 8 262 179 65.5 59.6 Redange 5 6 347 417 69. 4 69.5 4 Remich 3 3 172 144 57.2 48.0 Wiltz 5 4 212 184 42.4 46.0 Total pour 1865 — 1866 41 41 2308 5 852 233 63.0 46.6 9 11 599 650 64.4 59.0 1 66:47.0 66.0 3 4 172 210 87.3 52.5 1 101 85 101.0 86.0 6 303 269 60.6 53 8 69 3896 28 59.9 2439 1 58.8 10.5 54 3 1457 23 1317 57.2 64 55.0 3625 2.9 Différence pr 1865 140 56.0 0.4 5 271 75 Capellen 76 Les moyennes ci-dessus se rapportent à celles des années antérieures de la manière suivante:</p>\n<p class=\"lf-p\">Moyenne des saillies : d'un étalon en station, d'un étalon libre. d'un étalon en moyenne 60.5</p>\n<h4 class=\"lf-art\" id=\"p-66\"><span class=\"lf-art-num\">§6.6</span><span class=\"lf-art-t\">1862</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">55.9 56.6 65.1 1863 61.8 41.0 57.8 1864 50.7 54.3 59.9 1865 55.0 57.2 58.8 1866 56.6 Il y a par suite diminution du nombre des juments. La différence est à attribuer à la pénurie des fourrages et à la difficulté de nourrir les élèves qui en est la suite.</p>\n<p class=\"lf-p\">Toutefois et comme toujours, le nombre des juments saillies par les étalons en station a dépassé la moyenne des juments desservies par les routeurs. D'où résulte la preuve de la faveur dont jouit le système des étalons en station et les services qu'il rend. Nous ajouterons que son organisation a permis de fournir les cantons de Clervaux, de Grevenmacher, de Remich et de Wiltz de reproducteurs, dont le nombre de juments saillies indique au surplus la nécessité, Il nous reste maintenant à parler de l'état sanitaire des étalons. Les rapports sur la visite des entiers se livrant à la monte ne signalent rien de défavorable quant aux soins donnés aux reproducteurs. Leur valeur et la perspective des concours suivant la monte sont causes qu'ils sont bien tenus. En outre, leur état sanitaire a été satisfaisant. Un seul étalon à toutefois fait exception. Celui de la station de Heiderscheid a succombé des suites d'une maladie de l'appareil digestif. Un autre a été atteint d'une légère fourbure, qui n'a pas eu de suites fâcheuses.</p>\n<p class=\"lf-p\">Finalement i l y aurait lieu de compléter le résumé qui précède pas des chiffres positifs sur les suites de la saillie. Mais ce relevé devra nécessairement laisser des lacunes, parce que toutes les juments saillies ne restent pas dans le pays ou qu'il n'est pas toujours possible de les suivre dans leurs diverses pérégrinations.</p>\n<p class=\"lf-p\">Voici d'ailleurs le relevé du recensement fait par les administrations communales en 1867 et provenant de la monte de l'année précédente :</p>\n<p class=\"lf-p\">CANTONS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Poulains provenant d'un étalon Total des poulains du en non propriétre station. libre. non admis admis. inconnu. mâles. femelles. total.</p>\n<p class=\"lf-p\">Capellen 89 Clervaux 143 Diekirch 97 Echternach 92 Esch-s.-l'Alzette 176 Grevenmacher 65 Luxembourg 100 Mersch 66 257 Redange Remich 76 Wiltz 120 Total des poulains. 1281 Nomb. de juments saillies 2308 83 2 71 19 2 13 12 16 10 238 1317 5 1 3 1 9 41 14 14 4 6 4 1 2 9 1 1 2 98 11 4 7 5 3 13 21 6 8 3 4 44 87 93 48 49 155 56 52 44 116 46 72 318 95 62 55 56 148 63 71 48 164 54 58 874 182 155 103 103 303 199 123 92 280 199 130 1692 3625 77 L'avantage reste donc aussi ici aux étalons en station, comme le prouvent les chiffres de la première colonne qui précède.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les renseignements servant de base au présent rapport, quoiqu'étant puisés à diverses sources, sont tous en faveur du système d'amélioration adopté. Les poulains et les jeunes chevaux présentés au concours qui eurent lieu pendant l'année 1866, sont venus le démontrer à l'évidence, et la faveur dont jouissent surtout en Allemagne, les chevaux formés, en sont une autre preuve.</p>\n<p class=\"lf-p\">Aussi n'avons nous pas manqué de nous prononcer pour le maintien de cette institution utile.</p>\n<p class=\"lf-p\">B. Race bovine et porcine.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'organisation des concours communaux, telle qu'elle est prévue par les arrêtés des 14 et 22 avril 1864, pris en dérogation au règlement du 14 décembre 1861 sur l'amélioration des races, a été maintenue pour l'année 1866. L'admission des reproducteurs des races bovine et porcine a été suivie d'une distribution de primes aux sujets les plus méritants, par la commission cantonale chargée de les décerner.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le dépouillement des procès-verbaux des opérations de ces commissions a donné le résultat suivant :</p>\n<p class=\"lf-p\">RACE BOVINE. admis. rejetés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Capellen Clervaux Diekirch Echternach Esch-s.-l'Alzette Grevenmacher Luxembourg Mersch Redange Remich Wiltz Totol pour 1866 — — 1865 47 108 52 32 6 17 40 44 47 82 35 81 3 3 5 9 3 2 1 2 2 639 563 51 62 2 4 71 1 Nombre de verrats. admis. rejetés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Communes sans verrats admis.</p>\n<p class=\"lf-p\">Nombre de taureaux Communes sans taureaux admis.</p>\n<p class=\"lf-p\">CANTONS.</p>\n<p class=\"lf-p\">RACE PORCINE.</p>\n<p class=\"lf-p\">27 43 26 18 45 20 33 27 33 20 26 1 2 1 2 1 2 1 1 1 1 2 1 1 2 318 282 13 22 7 14 1 36 76 Différence en plus 7 9 2 pr 1866 en moins Ces chiffres constatent une augmentation du nombre des reproducteurs admis et une amélioration en ce sens, que le total des communes dépourvues de bêtes mâles est considérablement diminué. Le service laisse encore toutefois à désirer, mais les améliorations successives qui se 106 Diekirch 32 Echternach 10 Esch-sur-l'AIzette 3 16 2 15 4 12 Grevenmacher 21 6 9 Luxembourg 18 Mersch 16 4 26 Redange 59 2 20 Remich 25 Wiltz 69 404 1 26 2 43 25 1 1 5 1 2 1 1 3 Croisée, 41 2 2 2 1 17 2 1 32 1 26 1 24 9 1 19 1 3 26 48 119 2 5 10 3 4 35 5 297 17 4 4 13 14 7 43 30 4 276 4 2 5 1 21 13 254 11 25 98 en plus Différence r p 1866 en moins 150 23 21 5 3 Perfectionnée.</p>\n<p class=\"lf-p\">4 1 5 1 28 1 1 1 18 1 8 1 Indigène.</p>\n<p class=\"lf-p\">Suisse.</p>\n<p class=\"lf-p\">Hollandaise.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ayr.</p>\n<p class=\"lf-p\">Durham.</p>\n<p class=\"lf-p\">Birkcufeld.</p>\n<p class=\"lf-p\">1 26 1865 — Indigène.</p>\n<p class=\"lf-p\">12 Suisse.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ayr.</p>\n<p class=\"lf-p\">1 15 Total pour 1866 2 Hollandaise.</p>\n<p class=\"lf-p\">Clervaux Birkenfeld et Glane.</p>\n<p class=\"lf-p\">33 Croisements.</p>\n<p class=\"lf-p\">2 7 4 4 39 78 Capellen Charolaise.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ardennaise et indigène.</p>\n<p class=\"lf-p\">CANTONS. produisent tous les ans font espérer que dans un avenir rapproché et grâce aux encouragements votés, il ne laissera plus guère à désirer.</p>\n<p class=\"lf-p\">Si nous décomposons le tableau ci-dessus d'après les races auxquelles appartiennent les reproducteurs, nous aurons le résultat suivant :</p>\n<p class=\"lf-p\">RACE PORCINE.</p>\n<p class=\"lf-p\">RACE BOVINE.</p>\n<p class=\"lf-p\">79 Les races du pays conservent la préférence. Après elles vient la race hollandaise de moyenne taille et ses croisements, ensuite Birkenfeld et Glane.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quant à la race porcine, les types étrangers doivent laisser la place à l'ancienne race du pays.</p>\n<p class=\"lf-p\">On rencontre rarement les races anglaises, parce qu'il n'est pas toujours possible de renouveler le sang, et que le commun des éleveurs n'en veut pas,</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 4</span><span class=\"lf-art-t\">CONCOURS ET PRIMES POUR L'AMÉLIORATION DES RACES</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">A. Race chevaline.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les encouragements votés dans l'intérêt de l'amélioration de la race chevaline ont été répartis de la manière suivante :</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>Subsides pour étalons en station :</div>\n<p class=\"lf-p\">6 étalons en tète de la liste, stationnés hors du domicile du propriétaire à 600 fr. l'un 9 étalons en tête de la liste, stationnés chez leur propriétaire, à 400 fr. l'un 12 étalons suivants, placés hors du domicile du propriétaire à 500 fr. l'un 14 étalons suivants, restant chez le propriétaire à 350 fr. l'un 3,600 3,600 6,000 4,900 fr. 18,100 Total des subsides</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>Primes: fr. 400 1 prime générale 4 primes spéciales 4 primes de conservation 900 900 Total des primes 2,200 Total des encouragements accordés aux étalons en 1866 id. id. en 1865 20,390 21,000 Différence en moins pour 1866 Les juments obtinrent en 1866 à Luxembourg id. à Diekirch Total En 1865 on distribua soit en moins en 1866 700 650 300 950 1,300 350 B. Race bovine et porcine.</div>\n<p class=\"lf-p\">Les primes suivantes furent allouées sur le budget de l'État, dans l'intérêt de l'amélioration des races bovine et porcine, pour être distribuées conformément à l'arrêté du 24 avril 1864.</p>\n<p class=\"lf-p\">80 Primes distribuées aux CANTONS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Taureaux. Porcs.</p>\n<p class=\"lf-p\">Capellen 624 230 Clervaux 726 220 Diekirch 814 240 Echternach 458 160 Esch-s.-l'Alzette 692 240 Grevenmacher 448 180 Luxembourg 790 220 Mersch 646 220 Redange 758 240 Remich 488 160 Wiltz 762 220 7126 2320 7188 2200 Total pour 1866 — 1865 Différence en plus p r 1866 en moins 120 62 Des sommes allouées et non comprises dans le relevé ci-dessus, il n'a pu être distribué faute de sujets réunissant les conditions nécessaires :</p>\n<p class=\"lf-p\">Taureaux Verrats fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">220 120 soit fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">340 qui sont tombés en économie.</p>\n<p class=\"lf-p\">Outre les primes ci-dessus, l'arrêté susvisé prévoit le cas où les communes allouent des crédits pour être joints aux subsides accordés par l'État à l'occasion des concours communaux. En 1866, les autorités des communes suivantes ont fait usage de cette faculté :</p>\n<p class=\"lf-p\">81 CANTONS.</p>\n<p class=\"lf-p\">COMMUNES.</p>\n<p class=\"lf-p\">Sommes volées.</p>\n<p class=\"lf-p\">Capellen… Clemency. fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">20 Diekirch… Bastendorf.</p>\n<p class=\"lf-p\">Diekirch.</p>\n<p class=\"lf-p\">Fouhren.</p>\n<p class=\"lf-p\">Reisdorf.</p>\n<p class=\"lf-p\">70 30 30 30 Bech.</p>\n<p class=\"lf-p\">Berdorf.</p>\n<p class=\"lf-p\">Echternach.</p>\n<p class=\"lf-p\">65 100 500 Echternach… Esch-sur-l'AIzette Differdange.</p>\n<p class=\"lf-p\">Esch-s.l'AIzette.</p>\n<p class=\"lf-p\">Kayl.</p>\n<p class=\"lf-p\">Mondercange.</p>\n<p class=\"lf-p\">Petange.</p>\n<p class=\"lf-p\">Sanem.</p>\n<p class=\"lf-p\">CANTONS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Sommes votées.</p>\n<p class=\"lf-p\">COMMUNES. fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">44 20 20 Grevenmacher… Biver.</p>\n<p class=\"lf-p\">Manternach.</p>\n<p class=\"lf-p\">Mertert.</p>\n<p class=\"lf-p\">Luxembourg… Contern.</p>\n<p class=\"lf-p\">Hesperange.</p>\n<p class=\"lf-p\">Hollerich.</p>\n<p class=\"lf-p\">Sandweiler.</p>\n<p class=\"lf-p\">30 71 50 23 Redange… Sæul.</p>\n<p class=\"lf-p\">Useldange.</p>\n<p class=\"lf-p\">50 40 Total pour 1866. — 1865.</p>\n<p class=\"lf-p\">1584 1649 Différence en moins pour 1866.</p>\n<p class=\"lf-p\">65 40 160 45 50 40 50 De sorte qu'il a été distribué à I'occasion des concours communaux la somme de 11030 fr., soit 7 fr. de moins qu'en 1865.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'Etat a en outre alloué 650 fr. de subside à quatre sections de communes dans l'intérêt de l'organisation du service de la monte en 1866.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 5</span><span class=\"lf-art-t\">EXÉCUTION DES RÈGLEMENTS SUR L'AMÉLIORATION DES RACES</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Les sacrifices que l'État, les communes et les particuliers s'imposent dans l'intérêt de l'amélioration des races des animaux domestiques ne produisent pas toujours l'effet attendu, parce que les règlements pris dans l'intérêt de tous ne sont pas toujours exécutés comme ils devraient l'être. La gendarmerie a constaté un grand nombre de contraventions en l'espèce, mais il y en a d'autres qui ne tombent pas sous l'application de la loi pénale. C'est ainsi que beaucoup de communes ne possèdent pas le nombre de reproducteurs nécessaires pour faire convenablement la monte. Ceci est d'autant plus regrettable que cette observation s'applique surtout à la race porcine, dont l'élève est la plus générale. Aussi croyons-nous devoir rappeler que d'après l'art. 52 du règlement du 14 décembre 1861, il doit y avoir dans chaque section un taureau admis, pour soixante-dix tètes de bêtes femelles au-dessus de 2 ans, et un verrat admis de même par quarante truies au-dessus d'un an. Ces chiffres, qui ont été fixés sur des données constantes, nous les rappelons aux administrations communales, parce qu'ils expliquent souvent les motifs du peu de produits obtenus dans certaines régions du pays.</p>\n<p class=\"lf-p\">Annexe au Mémorial 1868, IIe partie, N° 13. l 82</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE VII</h3>\n<p class=\"lf-p\">Service vétérinaire. — État sanitaire du bétail.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 1</span><span class=\"lf-art-t\">SERVICE VÉTÉRINAIRE</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Il n'est survenu aucune mutation dans le personnel des vétérinaires, pendant l'année 1866.</p>\n<p class=\"lf-p\">D'après les rapports des membres de la Commission d'agriculture, que les instructions sur la matière chargent plus spécialement de la surveillance du service, les vétérinaires s'acquittent en général des devoirs qui leur incombent avec dévouement et exactitude. Il y a toutefois en des plaintes fondées contre deux de ces hommes de Fart, sur lesquelles l'autorité supérieure s'est prononcée.</p>\n<p class=\"lf-p\">A ce sujet, nous ferons remarquer qu'en retour des avantages faits aux vétérinaires du Gouvernement, l'État réclame d'eux divers services d'une importance considérable, en temps d'épizooties, ou lorsqu'il s'agit de prévenir l'invasion de maladies contagieuses. L'année 1866 a fait ressortir ces devoirs d'une manière toute spéciale et en le constatant ici, nous sommes heureux de pouvoir dire que le service s'est fait convenablement et avec la régularité désirable.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">ÉTAT SANITAIRE DU BÉTAIL</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">D'après l'art. 10 du règlement du 30 juillet 1863, les vétérinaires du Gouvernement sont tenus d'adresser pendant les dix premiers jours de chaque semestre à la Commission d'agriculture un rapport sur l'état sanitaire de leur ressort.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ces rapports doivent d'après l'art. 11 du même règlement, s'occuper des points qui font l'objet des rubriques du présent paragraphe, qui n'est qu'un résumé fait par le vétérinaire attaché à la Commission d'agriculture, des rapports prévisés, pour autant que ceux-ci se prêtent à une analyse méthodique, ou qu'ils présentent des faits dignes de fixer l'attention d'une manière plus spéciale.</p>\n<p class=\"lf-p\">A. Influence des agents extérieurs sur la constitution des animaux.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'année 1866, comparée à l'année précédente, démontre à l'évidence combien les influences atmosphériques exercent de l'effet sur l'état sanitaire de nos animaux domestiques. Effectivement l'expérience enseigne que pendant les années où la sécheresse est prédominante, les animaux ne sont pas aussi sujets à contracter certaines maladies que pendant les années humides, pluvieuses. Si les récoltes sont moins abondantes pendant les années sèches, en revanche elles possèdent plus de principes nutritifs. Pendant les années humides et pluvieuses, la santé de nos animaux domestiques est exposée à deux principales influences qui lui deviennent pernicieuses: d'abord aux intempéries atmosphériques et ensuite à l'effet d'une nourriture dont le plus souvent les principes alibiles sont détériorés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le tableau des maladies épizootiques et contagieuses ci-après nous fait voir que certaines de ces maladies étaient plus nombreuses que pendant les deux années précédentes. .</p>\n<p class=\"lf-p\">83 B. Maladies contagieuses et épizootiques.</p>\n<p class=\"lf-p\">DÉSIGNATION DES MALADIES.</p>\n<p class=\"lf-p\">Bètes à Moucornes. tons.</p>\n<p class=\"lf-p\">Chevaux.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pores.</p>\n<p class=\"lf-p\">Chiens.</p>\n<p class=\"lf-p\">1 2 1 2 10 2 Total pour 1866 . 18 — 1865 . — 1864 .</p>\n<p class=\"lf-p\">36 5 20 3 49 8 36 108 22 105 1 40 28 27 11 1 458 202 302 64 21 20 16 504 8 745 6 1 6 6 1 5 83 2 1600 3 3 15 1 160 299 56 40 95 3 67 3372 221 38 299 514 1é2 Rage.</p>\n<p class=\"lf-p\">Entérite, Charbon.</p>\n<p class=\"lf-p\">Gale.</p>\n<p class=\"lf-p\">Charbon.</p>\n<p class=\"lf-p\">15 Charbon.</p>\n<p class=\"lf-p\">Influenza.</p>\n<p class=\"lf-p\">14 Gale.</p>\n<p class=\"lf-p\">Gourmes.</p>\n<p class=\"lf-p\">Capellen… Clervaux… Diekirch… Ecbternach… Esch-s.-l'Alzette… Grevenmacher… Luxembourg… Mersch… Redange… Remich… Wiltz… Farcin.</p>\n<p class=\"lf-p\">Morve.</p>\n<p class=\"lf-p\">CANTONS.</p>\n<p class=\"lf-p\">85 8 8 Morve. — La morve a été observée dans six cantons: Esch-sur-l'Alzette, Grevenmacher, Luxembourg, Redange, Remich et Wiltz. Le cas observé dans le canton d'Esch n'était que douteux; l'animal, de peu de valeur, fut sacrifié sans traitement, sur le conseil de M.</p>\n<p class=\"lf-p\">Bivort. M. Eichhorn a eu occasion d'observer deux chevaux morveux. L'un de ces animaux fut abattu sans traitement, l'autre dont il entreprit la guérison fut rétabli au bout de deux mois.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le traitement consistait en arsenic blanc, en toniques ferrugineux et en fumigations de goudron alternées avec l'émétique et le nitre dans sa boisson. Il serait très-important de connaître si l'affection ne s'est pas représentée dans la suite. Le cas observé dans le canton de Luxembourg n'a pas donné lieu à des remarques particulières. Les deux cas observés par M. Geymer furent traités par tous les remèdes préconisés jusqu'à ce jour sans que la guérison s'ensuivit.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dix chevaux morveux ont été observés et en partie traités par M. Neyen de Remicti. Cette maladie s'était déclarée à la suite de gourmes. M. Neyen relève particulièrement que dans une écurie où il a rencontré quatre chevaux atteints de cette maladie, ces animaux avaient des pneumorrhagies, soit avant, soit pendant le cours de la maladie. Nous pensons que M. Neyen a tort de nommer ces hémorrhagies — pneumorrhagies —-puisque ces pertes de sang ne proviennent pas toujours des poumons, que souvent elles proviennent des ulcères du fond de la cavité nasale.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ces hémorrhagies sont même un symptôme certain qu'il y a des ulcères au fond des narines, quand on n'en aperçoit pas près de l'ouverture. Elles ne constituent pas toujours un symptôme 84 concomitant de la morve à l'état latent ou de la morve confirmée comme le prétend M. Neyen on les a observées pendant le cours d'autres maladies et entr'autres chez le coryza phlyctnoïde ou la rhinite pemphigoïde. Les deux chevaux morveux observés par M. Buffet n'ont pas donné lieu à des observations particulières de la part de ce praticien.</p>\n<p class=\"lf-p\">Farcin. — Un seul cas a été observé et guéri dans le canton de Redange par M. Geymer. Il parait que cette forme morveuse est très-rare dans le Grand-Duché.</p>\n<p class=\"lf-p\">La gourme. — Cette maladie a été observée sur 458 chevaux dans tous les cantons du pavs celui de Clervaux excepté. Il faut croire que dans ce dernier canton, cette maladie a régné avec si peu de gravité que lé vétérinaire a cru ne pas devoir en faire mention, ou qu'il n'a pas été appelé à la traiter. La marche de la gourme ayant été signalée comme généralement bénigne, elle n'a donné lieu qu'à peu d'observations particulières de la part des hommes de l'art. la contagion en paraît douteuse à M. Kurth, qui n'est d'ailleurs pas le premier praticien qui manifeste cette opinion. Bien des auteurs ne sont pas encore d'accord sur différentes autres questions concernant celte maladie: telle que sa nature. Pour les uns c'est une maladie sui generis, pour les autres, c'est une inflammation localisée des muqueuses respiratoires. Tous les chevaux sontils nécessairement affectés de la gourme? peut-elle atteindre plusieurs fois le même sujet. La négative est admise sur la première et l'affirmative sur la seconde question.</p>\n<p class=\"lf-p\">M. Neyen a observé la gourme compliquée de pneumonie dont trois cas se sont terminés par la mort. La pneumonie avait été provoquée par des drogues liquides qu'on avait administrées aux malades avant sa visite. M. Buffet l'a également observée avec des complications telles qu'une fourbure métastatique; dans d'autres cas il a dû pratiquer la trachéotomie.</p>\n<p class=\"lf-p\">Influenza. — Depuis qu'on s'occupe de faire un résumé des travaux des vétérinaires du Grand-Duché, i l n'y a jamais eu tant de cas de celle maladie que pendant l'année 1866. Soixante-quatre chevaux ont été atteints sporadiquement dans les cantons de Capellen, Diekirch, Echternach, Esch-sur-l'Alzette, Luxembourg et Wiltz. La maladie révêtait le caractère bénin sous forme gastro-hepato-conjonctivite ou gastro-hepato érysipilateuse, ce qui paraît être la même forme sous deux dénominations. M. Kurth fait l'observation qu'il n'a pas observé la fluxion périodique à sa suite et dans quelques cas, il n'en a observé l'invasion, ou second accès, que bien longtemps après l'invasion de l'infiuenza. A ces observations divergentes nous croyons devoir faire la remarque, en fidèle rapporteur du résumé dont nous nous occupons, que depuis dix-bail ans que nous avons occasion d'observer annuellement cette maladie sous forme gastro-hepatoconjonctivite, jamais non plus nous n'avons remarqué le moindre symptôme de la fluxion périodique sur les chevaux atteints d'influenza, ni pendant la maladie, ni après la guérison. Dans un de nos précédents rapports, nous avons fait la remarque que les saignées pratiquées pendant le cours de la maladie entraînent chaque fois la cécité, mais rien ne nous dénotait que la fluxion périodique était la cause de cette cécité. Toutefois nous sommes bien loin de douter de la véracité de l'observation de M. Fischer, qui est conforme à ce qui déjà dans le temps a été enseigné par Spinola à ce sujet; mais i l est à présumer que les chevaux qui ont donné lieu à cette observation, avaient une prédisposition à la fluxion périodique, ou que c'est une nouvelle complication de celte maladie.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quant au traitement de cette maladie, aucun vétérinaire n'en a fait mention, M. Buffet ex- 85 cepté. Il préconise une forte saignée comme lui ayant donné de bons résultats. M. Kurth signale un cas où le malade fut frappé de cécité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Gale. — Trois raille trois cent soixante et douze bêtes à laine et six chevaux ont été atteints de cette maladie dans les cantons de Diekirch, Echternach, Esch-sur-l'AIzette, Luxembourg, Mersch, Redange et Remich. D'après tous les rapports cette maladie a été introduite dans le pays par la frontière de Prusse; les animaux bien traités furent facilement guéris par les bains arsenicaux de Tessier, généralement employés par nos praticiens. La formule de Walz a également donné de bons résultats dans le canton de Redange, mais dans l'un comme dans l'autre cas le cultivateur n'a qu'exceptionnellement confiance dans la guérison de la gale, ce qui fait que ce n'est le plus souvent qu'à son corps défendant qu'il recherche les moyens dont une longue pratique démontre l'efficacité. Ce qui compromet le résultat, est toutefois de son propre fait, en ce qu'il néglige la désinfection de la bergerie avant d'y loger soit les animaux traités, soit les nouvelles acquisitions.</p>\n<p class=\"lf-p\">Thyphus charbonneux. — Les victimes qui ont succombé par suite de cette maladie n'ont été guère moins nombreuses que les années précédentes : 221 porcs, 3 chevaux, 7 bêtes à cornes ont été observés atteints du charbon. En ajoutant à ce chiffre les porcs qui ont péri sans que les vétérinaires en aient été informés, on peut se faire une idée de la perte qu'à éprouvée l'agriculture par ce fléau. C'est dans les cantons de Capellen, Mersch, Redange et Wiltz que cette maladie a été observée *). Comme les années précédentes tous les vétérinaires blâment la négligence des autorités communales qui lèsent les intérêts de leurs administrés, parce qu'elles sont la cause que cette maladie ne peut être étudiée convenablement et qu'on n'y oppose pas de mesures préventives. D'autre part il résulte des rapports des vétérinaires qu'il n'y a rien de nouveau à signaler dans le traitement de cette maladie et les quelques cas de réussite dans la guérison sont à attribuer plus ou moins au hasard. L'observation judicieuse que font MM. Kurth et Buffet, que la maladie s'est déclarée lors de l'apparition des fortes et longues pluies, prouve que ce ne sont donc pas les chaleurs internes seules qui y prédisposent. M. Geymer a fait l'observation que les porcs conduits au pâturage contractent facilement la maladie, mais qu'elle cesse aussitôt que ces animaux restent à la porcherie.</p>\n<p class=\"lf-p\">Gastro-entérite des porcs. — Cette maladie qui a sévi épizootiquement à Esch-sur-l'Alzette, a été observée et traitée avec succès par M. Bivort sur quatre-vingt-cinq cas. Symptômes: les animaux se cachent dans la litière, les extrémités et les oreilles sont froides, les conjonctives injectées, fièvre, respiration accélérée ainsi que le pouls qui est dur, irrégulier et fort — cavité buccale chaude et rouge, constipation, quelque fois vomissements de glaires. —Médication.' saignées aux oreilles et à la queue — quatre grains d'émétïque dans une once d'eau de menthe poivrée, trois doses pareilles à douze heures d'intervalle — pour boisson de l'eau froide; — guérison au bout de trois jours. Cette maladie n'a attaqué que les jeunes porcs de deux à six mois, une truie de deux ans a fait exception. L'autopsie de cinq de ces animaux a fait trouver une forte inflammation des muqueuses de l'estomac et de l'intestin grèle qui était parsemé de plaques rouges — l'estomac contenait des glaires jaunâtres. Le derme était rouge pâle, douze</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">1)</span>Elle a également causé des ravages dans les cantons de Clervaux (Hachiville, Pulseheid), Echternach (Mompach), sans que les vétérinaires du ressort en aient, paraît-il, été informés comme le prescrit la loi.</div>\n<p class=\"lf-p\">86 heures après la mort. Cette maladie que notre doyen en vétérinaire, M. Wirtgen, a décrite dans un rapport à l'administration supérieure, est nommée par lui phlogose intestinale — d'autre auteurs lui appliquent le nom de charbon intestinal et enfin aujourd'hui la plupart des vétérinaires allemands la nomment typhus du porc. Cette maladie a beaucoup d'analogie avec le typhus charbonneux, et il est à croire que ces deux maladies ont été souvent confondues ensemble.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rage. — Huit cas de celle maladie terrible ont été signalés dans les cantons de Capellen, Echternach et Luxembourg, sans donner lieu à des observations particulières.</p>\n<p class=\"lf-p\">C. Maladies sporadiques internes et externes.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans cette catégorie de maladies le nombre de sujets traités a été considérable et eu comparaison de l'année précédente, la mortalité n'a pas été forte. Ce sont particulièrement les organes de la respiration et ceux de la digestion qui ont été le plus atteints. D'après les rapports des vétérinaires, les causes en sont à attribuer pour les premières aux influences atmosphériques, pour les secondes à la mauvaise qualité de la nourriture dont on disposait. Comme les années précédentes nous nous bornerons à consigner quelques observations sur ces maladies, pour autant que ces dernières présentent quelque utilité scientifique.</p>\n<p class=\"lf-p\">La paralysie n'a pas été observée chez les bêtes à cornes, tandis qu'il y a eu vingt-un chevaux qui en ont été atteints dans les cantons de Dickirch, Esch-sur-l'Alzette, Luxembourg, Redange et Remich. Peu de malades ont péri. Dans la plupart des cas, la cause en a été attribuée aux grands efforts pendant le travail.</p>\n<p class=\"lf-p\">La fièvre catarrhale des ruminants n'a été observée que sur deux vaches dans le canton d'Esch, qui en ont été atteintes par suite d'un refroidissement.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les bronchites n'ont pas été rares; vingt-neuf chevaux en furent atteints dans les cantons de Capellen, Grevenmacher, Esch-snr-l'Alzette, Luxembourg et Remich. La cause en a été attribuée au travail pénible suivi de refroidissements.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'angine a sévi presque épizootiquement dans le canton de Remich. M. Neyen n'a pas traité moins de cent quatre chevaux atteints de cette maladie. La guérison en a été facile et n'a pas donné lieu à d'autres observations de la part de cet homme de l'art.</p>\n<p class=\"lf-p\">La pneumonie a été observée et traitée sur trente-sept chevaux et deux vaches dans les cantons de Diekirch, Echternach, Esch-sur-I'AIzette, Grevenmacher, Luxembourg, Mersch, Redange et Remich. La cause en est généralement attribuée, comme chez la bronchite et l'angine, au refroidissement après de grands efforts.</p>\n<p class=\"lf-p\">La phthisie tuberculeuse a été observée sur soixante-deux vaches dans les cantons d'Esch-surl'Alzette, Luxembourg, Grevenmacher, Redange et Wiltz. Cinquante vaches traitées par M, Geymer ont été en partie guéries et en partie améliorées. La cause de cette maladie est attribuée par M. Geymer à la nourriture par des pommes de terre, dont on fourrageait presque exclusivement ces animaux. Quant à la guérison de cette maladie, nous renvoyons à l'observation y relative rappelée dans le rapport général de 1866. M. Buffet dit avoir observé sept chevaux atteints de cette maladie, dont l'existence parmi les chevaux a été niée. M. Buffet a probablement 87 observé la pulmonie ou vieille courbature, qui le plus souvent est la suite de la pneumonie et de la péripneumonie.</p>\n<p class=\"lf-p\">Comme les années précédentes, ce sont les indigestions et les différentes coliques qui ont fourni le plus de cas d'observations aux hommes de l'art. Les causes de ces affections sont attribuées avec raison à la mauvaise qualité des fourrages. Près de cinq cents chevaux et de trois cents vaches ont été traités, presque généralement avec réussite dans les divers cantons du pays. Les agents thérapeutiques employés sont à peu près les mêmes que ceux que nous avons indiqués l'année passée. Cependant, M. Fischer préconise beaucoup, comme lui ayant rendu de grands services dans les coliques, le traitement de Kühn indiqué dans le Magazin für die gesammte Thierheilkunde, Berlin, année 1865, page 395, consistant dans une potion composée de sulfate de magnésie avec tartre stibié et extrait de jusquiame; M. Fischer aurait bien fait d'indiquer les doses. A l'autopsie d'un cheval qui paraissait avoir péri par suite de colique, M. Wolff a trouvé à deux mètres du rectum, un calcul qui pesait 875 grammes.</p>\n<p class=\"lf-p\">Hépatite. — M. Bivort a eu occasion d'observer et de traiter à la même époque quatre chevaux, atteints d'hépatite, mais compliquée d'une autre maladie qu'il lui a été impossible de déterminer — ou bien l'hépatite était la suite d'une autre maladie à lui inconnue. Symptômes pouls dur, manque d'appétit, conjonctives safranées, coliques fréquentes — fortes douleurs. — Durée huit jours. — L'un des quatre chevaux ayant péri, l'autopsie a fait trouver la substance du t'oie profondément altérée, particulièrement près des gros vaisseaux de ce viscère. Le sang était noir et épais. M. Fischer qui a observé un cas analogue, a constaté à l'autopsie que le contenu de la membrane hépatique fibreuse consistait en un putrilage ayant à l'aspect beaucoup d'identité avec du goudron de gaz. C'était un cheval étranger qui avait été amené dans le pays avec le germe de la maladie.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les suites de la gestation, telles que parts laborieux, non délivrance de l'arrière-faix, renversement de la matrice etc., etc., ont été assez fréquentes dans tous les cantons. La non-délivrance de l'arrière-faix a été constatée sur vingt-deux vaches par M. Fischer. Il attribue cette maladie à un étal atonique morbide, qu'il réussit à traiter par les toniques et les analeptiques.</p>\n<p class=\"lf-p\">La fièvre aphtheuse a été observée par M. Buffet, qui dit qu'elle s'est déclarée dans quelques étables et que des mesures de police en ont empêché la propagation. Il parait que M. Buffet est de l'opinion que cette maladie peut naître spontanément.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'hématurie était rare et d'un caractère bénin.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les eaux aux jambes ont été constatées sur treize chevaux par M. Neyen de Renrich et n'ont pas donné lieu à des remarques particulières.</p>\n<p class=\"lf-p\">La stomatite a encore été observée sur vingt-cinq chevaux dans le canton d'Esch-sur-l'Alzette.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les maladies vermineuses étaient rares.</p>\n<p class=\"lf-p\">La fièvre vitulaire a été observée sur dix-sept vaches, dont la moitié environ a succombé. M.</p>\n<p class=\"lf-p\">Knepper, et d'après lui M. Wolff, traitent celle maladie au moyen de l'huile phosphorée à l'intérieur et des frictions irritantes le long de la colonne vertbrale. M. Knepper attribue toujours la nonréussite de la guérïson aux influences nuisibles de l'atmosphère. Le vétérinaire Muller dans le Magazin de Berlin, dont question plus haut, a manifesté la même opinion dans un article qu'il a publié sur cette maladie. M. Wolff cite des faits à l'appui de cette opinion. Dans trois des cinq 88 cas qu'il a eu occasion de traiter, les animaux présentaient tous les signes d'une prompte guérison, quand pendant la nuit survint un orage, qui a occasionné la mort de ces animaux. On se demande quels étaient ces signes d'une prompte guérison? Ordinairement les vaches atteinte de cette maladie, ou guérissent ou succombent subitement, sans qu'on remarque de notable changements dans l'état des malades pendant la durée plus ou moins longue de deux à cinq jours; c'est ce qui a du moins été observé par nous et d'autres de nos collègues.</p>\n<p class=\"lf-p\">Une maladie affectant particulièrement les bêtes à cornes et connue depuis longtemps en Allemagne sous le nom de Schlempenausschlag, Träberausschlag ou Fusz-Krätze , a été constatée assez fréquemment par M. Fischer, qui attribue cette éruption cutannée à la solanine.</p>\n<p class=\"lf-p\">Effectivement cette maladie n'atteint les animaux que pour autant qu'ils sont nourris sait de pommes de terre, soit de leurs fanes, soit enfin des résidus de la distillerie de ces tubercules Le changement de la nourriture provoque généralement la guérison. M. Wolff a également observé cette maladie sur septante-quatre bêtes à cornes dans différentes distilleries de son ressort. Nous croyons que c'est à tort que M. Wolff applique le nom de dartre à cette éruption cutanée.</p>\n<p class=\"lf-p\">Une espèce de nymphomanie a été observée par M. Bivort sur les truies de son ressort. Les seuls symptômes qu'on remarquait consistant en ce que ces truies étaient continuellement en chaleur et que celles qui devenaient pleines avortaient au bout de quatre semaines. La cause en fut d'abord attribuée au verrat, auquel on supposait une maladie qu'il communiquait aux truies. La visite de ce dernier n'a fait constater qu'une excessive faiblesse provenant de saillies trop nombreuses.</p>\n<p class=\"lf-p\">Une visite des truies malades fit supposer une maladie dans les organes de la génération.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pour remédier au mal, la castration fut préconisée. Quelque temps après, M. Bivort a pu se faire une idée du siège de la maladie, en assistant à plusieurs castrations. Effectivement il trouva que les deux ovaires étaient atteints d'une forte inflammation. Une* partie des vésicules de Graaf avaient la grosseur d'un pois et se trouvaient remplies d'un pus jaunâtre, tandis que d'autres d'une moindre grosseur ne contenaient qu'un liquide blanc, mais trouble. M. Bivort suppose que les causes de cette maladie, qui est caractérisée par l'inflammation et l'atrophie on l'hydrohémie des ovaires, laquelle a probablement eu pour suite l'inflammation consécutive de l'utérus et du vagin, est à attribuer au terrain qui servait de pacage à ces animaux, ou aux plantes qui y croissaient.</p>\n<p class=\"lf-p\">M. Geymer a parfaitement réussi dans le traitement de l'arthrite dès poulains dans cinq cas.</p>\n<p class=\"lf-p\">Sa méthode curative consistait dans une purgation et ensuite i l faisait administrer trois fois par jour deux cuillerées de café torréfié. M. Geymer aurait pu indiquer qu'elle espèce de purgation il employait et sous quelle forme il faisait administrer le café, soit en poudre, soit en décoction.</p>\n<p class=\"lf-p\">M. Buffet a observé que les mères des poulains atteints de cette maladie recevaient une forte et excitante nourriture. Aussi le régime maigre pour les juments, uni aux purgatifs salfins, lui ont donné quelques succès dans le traitement de cette maladie.</p>\n<p class=\"lf-p\">Empoisonnement. — M. Hoffmann a traité vingt-deux vaches empoisonnées par la colchique d'automne. Les symptômes de cette maladie étaient les suivants: météorisation, faiblesse, marche vacillante du train postérieur, pupille agrandie, respiration accélérée et pénible, diarrhée. La guérison s'ensuivit après l'administration souvent répétée d'une décoction |d'écorce de saule.</p>\n<p class=\"lf-p\">89 M. Buffet a employé contre l'empoisonnement de deux vaches par la ciguë: le tannin et une Infusion de café noir.</p>\n<p class=\"lf-p\">En fait d'opérations il n'a été constaté que peu de nouveau. M. Fischer opère actuellement par première intention la déchirure des paupières au moyen de la suture enchevillée, qu'il trouve préférable à la suture simple qu'il pratiquait anciennement. M. Wolff a opéré un champignon extra-scrotale par l'écraseur Chassaignac, sans qu'il s'ensuivît d'hémorrhagie. Au bout de quinze jours le cheval était guéri. Le même praticien au lieu d'employer les casseaux pour réduire les hernies ombilicales, se sert de l'acide azootique et s'en trouve bien. D'autres praticiens emploient cette méthode depuis longtemps. M. Kurth a traité les tumeurs synoviales par l'onguent vésicatoire anglais sans parvenir à une guérison complète.</p>\n<p class=\"lf-p\">D. Police sanitaire. — Exécution des règlements y relatifs.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'exécution des dispositions relatives à la police sanitaire du bétail continue à donner lieu à des plaintes fondées et sans cesse renouvelées. Ceci est d'autant plus regrettable que les mesures prises sont le fruit d'une longue expérience dans l'intérêt général et des particuliers. En effet, outre les pertes qui peuvent résulter pour la fortune publique et privée de l'extension des épizooties, il y a encore danger pour l'homme d'en être lui-même la victime. C'est ainsi que ce dernier reçoit :</p>\n<p class=\"lf-p\">La morve et le farcin, du cheval;</p>\n<p class=\"lf-p\">Le charbon, de tous les animaux;</p>\n<p class=\"lf-p\">La gale, des carnivores et du cheval ;</p>\n<p class=\"lf-p\">La rage, des carnivores;</p>\n<p class=\"lf-p\">La trichinose, du porc.</p>\n<p class=\"lf-p\">La crainte de cette dernière avait engagé l'administration supérieure à faire une enquête sur la question de savoir, s'il y avait où s'il n'y avait pas lieu de prendre des mesures contre cette affection qui sévit parmi les porcs dans diverses parties de l'Europe. Dans l'état actuel des choses, en présence du manque d'abattoirs publics, il y aurait impossibilité de surveiller les mesures de police sanitaire qui pourraient être prises afin de prévenir la trichinose. Aussi nous sommes-nous bornés à faire remarquer que cette maladie ne sévissant que dans les contrées où l'on mangeait la viande crue ou à peu près, et non suffisamment fumée, il suffisait dans l'occurence de rappeler au public de ne faire servir à l'alimentation que de la viande cuite à point, bien fumée à chaud ou salée à fond, pour prévenir l'infection de l'homme par les trichines.</p>\n<p class=\"lf-p\">Une autre maladie contagieuse, bien plus dangereuse pour l'alimentation publique, la peste bovine, sévissait d'une manière alarmante dans les pays avec lesquels nous entretenons des relations. Nous n'avons négligé aucune proposition pour prévenir l'invasion d'une épizootie, contre laquelle on ne connaît qu'un remède souverain, l'assommoir. Ajoutons que les mesures de précaution prises par nos voisins sont venues efficacement en aide à celles adoptées chez nous, de sorte que la Rinderpest n'a pas été observée dans le pays.</p>\n<p class=\"lf-p\">Autre chose est de la gale des moutons. Dans notre rapport de 1864, p. 69, nous constations que l'ordonnance du 31 octobre 1823 n'était que rarement exécutée. Dans celui de 1865, p. 78, nous ajoutions: « l'exécution des dispositions relatives à la police sanitaire laisse toujours à désirer.</p>\n<p class=\"lf-p\">Annexe au Mémorial 1868, IIe partie, N° 13. m 90 Plus d'une autorité oubliant la responsabilité qui lui incombe de ce chef, néglige de satisfaire à la loi. Le cas s'est surtout présenté celte année (1865) lors des mesures à prendre dans les cas de gale des moutons. Aussi cette maladie contagieuse a-t-elle pu être introduite impunément de l'Allemagne et occasionner des perles considérables à plus d'un de nos cultivateurs.»</p>\n<p class=\"lf-p\">Ces considérations nous avaient engagé dès le 15 avril 1865 de demander l'intervention de la diplomatie pour faire cesser l'abus dans la délivrance des certificats de santé. Le 9 mai suivant nous proposâmes la fermeture de la frontière, et cette proposition fut renouvelée le 5 mars 1866. Entre temps la gendarmerie déployait une activité exceptionnelle dans la constatation des délits contre les dispositions existantes sur la gale. Ce qui n'empêcha pas que la gale se propagea et cela pour des motifs que nous n'avons pas manqué de signaler en temps et lieu.</p>\n<p class=\"lf-p\">Une dernière contravention sur laquelle nous devons revenir de nouveau consiste dans le défaut d'enfouissement des bêles mortes. On les jette encore trop souvent à la voirie, ou dans les rivières, sans s'inquiéter autrement des calamités qui peuvent résulter pour la santé publique par suite de l'inoculation du virus cadavérique par des mouches qui le puisent sur des corps morts. Sous ce rapport, il existe des abus qui prennent aujourd'hui la dimension d'une industrie lucrative. Des individus faisant partie de la corporation des hautes-œuvres parcourant le pays, en rebouteurs et guérisseurs, recueillent les porcs ayant succombé à diverses maladies, même au charbon. Tout ce qui se prête à la consommation est alors fumé, salé, préparé en charcuterie.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le reste donne de la graisse pour harnais, voitures etc., et devient ainsi la cause inconnue de la contagion. En signalant ces abus ici, nous espérons que des mesures seront prises pour les faire cesser et pour que la loi soit exécutée.</p>\n<p class=\"lf-p\">E. Exécution des lois et règlements sur l'exercice de la médecine vétérinaire.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'exercice de la médecine des animaux donne lieu à des abus. Protégé par l'art. 41 de l'ordonnance sur le service médical du 12 octobre 1841, le charlatanisme abusant de l'ignorance et de la superstition de certains cultivateurs, continue à faire des victimes d'autant plus nombreuses, que l'intérêt d'intriguants et de gens sans aveu se trouve en jeu. Les pharmacies homœopatiques et aléopatiques ne sont pas étrangères à cet état de choses compromettant pour la production nationale. Si nous le répétons de nouveau, c'est dans l'espoir que la goutte d'eau fera son devoir, et que l'opinion publique, trop souvent égarée par des menées souterraines, comprendra une bonne fois où sont ses vrais intérêts.</p>\n<p class=\"lf-p\">En attendant nous proposerons l'exécution du décret du 18 août 1810, concernant la vente et l'annonce de remèdes secrets, et de l'art. 7 du règlement sur la tenue des pharmacies (12 octobre 1841), n'autorisant les pharmaciens qu'à exécuter les prescriptions d'hommes de l'art reconnus par le Gouvernement.</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE V I I I .</h3>\n<p class=\"lf-p\">Transactions agricoles. — Foires et marchés. — Mercuriales. — Commerce extérieur et intérieur.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 1</span><span class=\"lf-art-t\">FOIRES ET MARCHÉS</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Il n'est survenu qu'une mutation dans le nombre de foires tenue dans le Grand-Duché. Par 91 arrêté royal grand-ducal du 6 juin 1866, l'administration communale de Weiswampach a été autorisée à établir quatre foires annuelles dans la section chef-lieu de celle commune.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ces nouvelles foires seront tenues le 3e mercredi de mars, le 1er mercredi de juin, le 3e mercredi d'août et le même jour du mois d'octobre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le nombre des foires du Grand-Duché est donc aujourd'hui de 139 ; mais 17 d'entr'elles n'existent réellement plus de fait, attendu qu'il est même rare d'y rencontrer autre chose que quelques jeux. 122 foires peuvent par suite être considérées comme foires aux bestiaux, et encore y en a-t-il 32 où il ne vient pas de chevaux et 1 pas de porcs.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pendant 1866, trois foires ne furent pas fréquentées du tout à cause du choléra, 25 souffrirent plus ou moins par suite de cette épidémie; enfin le plus grand nombre de foires se ressentirent des prohibitions soit à l'entrée, soit à la sortie, soit des deux à la fois prononcées dans le but de prévenir l'invasion du typhus contagieux.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">PRIX DES CHEVAUX ET DES BESTIAUX. — NATURE DES TRANSACTIONS</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Les transactions en fait de bétail n'ont présenté qu'exceptionnellement de l'animation. Le manque de fourrages au commencement de l'année, la crise qui pesait sur l'agriculture, la prohibition de l'entrée du bétail en France et en Belgique, ainsi que les bas prix des céréales exercèrent une influence fâcheuse sur ces transactions. Plus tard vinrent les craintes de la guerre, et la stagnation des affaires qui en fut une des suites. Ce qui releva un peu le commerce fut toutefois l'abondance des fourrages; encore cette influence ne fut que partielle et n'aurait pas été aussi sensible, si les pays décimés par la Rinderpest n'étaient venus s'approvisionner chez nous, et si nos éleveurs n'avaient pas été en mesure d'entretenir la population de leur étable, réduite d'ailleurs à sa dernière expression par suite de la disette des exercices écoulés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Nous donnons ci-après le cours des principaux produits vendus, d'après les rapports des vétérinaires de Gouvernement, qui pour se conformer à l'arrêté ministériel du 19 janvier 1859, doivent visiter les toires et faire rapport tant sur les transactions en fait de bétail, que sur l'état sanitaire de celui-ci. Les prix extrêmes renseignent chaque fois la valeur la plus faible et la plus forte indiquée dans tous les rapports réunis. Quant au nombre des animaux exposés en vente, il est essentiellement approximatif, attendu qu'il n'est pas renseigné par tous les vétérinaires.</p>\n<p class=\"lf-p\">A. Chevaux.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le commerce des chevaux a été soumis à des fluctuations nombreuses de hausse et de baisse.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les affaires animées au commencement de l'année devinrent vers sa fin moins nombreuses et déprimées lors de la démobilisation de l'armée prussienne et de la vente des chevaux réformés par suite de cette mesure. Les achats faits à partir d'août pour la France, et paraît-il, pour l'Italie, relevèrent toutefois le commerce, surtout des chevaux ayant plus d'extérieur que de fond.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les marchands de l'Allemagne du Sud, qui prennent nos meilleurs chevaux, firent leurs empiètes de préférence chez les producteurs et les maquignons du pays. Ils achetèrent en outre la veille des foires dans les écuries des auberges des environs de la ville.</p>\n<p class=\"lf-p\">En général, nos marchés sont aujourd'hui une grande ressource pour le commerce allemand ; la France ne les fréquente plus que dans des circonstances exceptionnelles, et alors encore, elle ne prend d'ordinaire que les chevaux de moyenne qualité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Voici d'ailleurs le chiffre approximatif de nos transactions sous ce rapport :</p>\n<p class=\"lf-p\">1555 — — Avril… 1611 Mai… — — 500-600 550 500-550 525 250—300 275 150—200 175 — — — — — — 600—650 625 500—540 520 250—300 275 100-150 125 — — — — 1713 — — 650—750 675 500—550 525 350—460 405 100—150 125 — — — — Juin… 512 — — 650-700 675 400—450 425 350—400 375 80—150 115 — — — — Juillet… 498 — — 650—700 675 400—500 425 375-400 375 100-200 150 — — — — Août… 1046 — — 500—600 550 400—500 450 375—400 387 100-200 150 — — — — Septembre… 1300 — — 650-700 675 550-600 575 375-400 387 100—200 150 — — — — Octobre… 305 — — 650—700 675 550—600 575 375—400 387 100—200 150 _ — — — Novembre 380 — — 600—700 675 550—600 575 350—400 375 100-200 150 — — — — Décembre 140 — — 650—680 605 500—550 525 350-500 425 100—200 150 — — — — Prix extrême. — Prix moyen. — Prix extrême. — 600—650 625 500—600 550 375—400 387 40—150 95 Pirx moyen. — Prix extrême. — Prix moyen. — Prix extrême. — — Prix moyen. — 600—700 650 500—600 550 350—400 375 40—150 95 Prix extrême.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Mars… Prix extrême.</p>\n<p class=\"lf-p\">3200 Prix moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Février… Prix extrême.</p>\n<p class=\"lf-p\">725 Poulain d'un an.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Janvier… Jument poulinière.</p>\n<p class=\"lf-p\">Total. 13490 Moyenne total. 700—1500 1100 500—700 400—600 250—500 40—200 500—800 650 100—250 178 92 MOIS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Nombre dechevauxexposés eu vente.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cheval Étalon Bon cheval Bon cheval de Bon cheval de reproducteur. de gros trait. taille moyen. trait ordinai re . hors d'âge.</p>\n<p class=\"lf-p\">93 B. Bêtes bovines.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les mesures prises tant chez nous que dans les pays où nous plaçons nos produits, ont apporté des entraves considérables au commerce des bestiaux, tant a l'intérieur qu'à l'extérieur, Néanmoins le bétail s'est très-bien vendu et a haussé notablement dès que la récolte du fourrage permit de conserver le croît pour l'élevage. En résumé, les bêtes à cornes de tout âge, grasses ou maigres, ont été finalement très-recherchées et la vente s'en est réalisée à des prix émunérateurs. Ceci est surtout vrai pour les vaches fraîches laitières, dont la valeur s'est presque toujours maintenue en hausse.</p>\n<p class=\"lf-p\">94 TAUREAUX REPRODUCTEURS.</p>\n<p class=\"lf-p\">MOIS..</p>\n<p class=\"lf-p\">Nombre de bêtes à cornes exposés en vente.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix extrême.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix extrême.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix extrême.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Taureau reformé 50 k°.</p>\n<p class=\"lf-p\">VACHE PLE(…) Janvier… 1111 __ _ — — — — 50—60 300—350 325 200—220 Février… 946 — — — — — — 50-69 250—300 275 150—180 Mars… 1642 — — — — — — 50—60 200—230 215 150—180 Avril… 1801 — — — — — Mai… 2616 — — — — — — 50-60 200—250 225 150-880 — 48—55 200-260 230 150-160 Juin… 1250 — — — — — 45-55 210—260 235 150—225 Juillet… 1777 — — — , — — 50—55 230—280 235 150—200 Août… 3434 — — — — Septembre… 3658 — — — — — — 45—55 250—300 275 180—200 — 45-55 250—300 275 210—230 Octobre… 3175 — — — — — — 55—60 250—350 275 215—235 Novembre… 2026 — — — — — — 50—55 26-350 275 200— 26 Décembre… 1950 — — — — — — Total. . 25986 250—300 275 200—250 225 100—150 125 Grande taille.</p>\n<p class=\"lf-p\">Moyens taille Prix extrême.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ardennais.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Moyenne taille.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix extrême., Grande taille.</p>\n<p class=\"lf-p\">44-50 250—350 275 220—250 95 Prix moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">80 40 8—16 12 700—750 725 400—450 425 63—67 42-50 -155 112 100—110 105 80 40 8—16 12 750—800 775 300—500 450 63—67 12-50 -130 125 110-125 117 80 40 8-16 12 650—700 675 455—480 465 63—67 42—50 60—70 65 8—16 12 650—700 675 350—480 365 66—65 42—50 -140 130 110—120 115 Prix extrême.</p>\n<p class=\"lf-p\">108 Prix extrême.</p>\n<p class=\"lf-p\">130 120 100—115 Prix extrême.</p>\n<p class=\"lf-p\">40—60 50 Prix extrême.</p>\n<p class=\"lf-p\">107 Prix moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">121 105 100—115 extrême Prix extrême.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix moyen. — BOEUF DE TRAIT , la paire.</p>\n<p class=\"lf-p\">Veau de Bœuf Vache quatre segras, grasse, maines. Grande taille. Ardennaise. sur sur Prix moyen. (…)ennaise.Vache vieille.</p>\n<p class=\"lf-p\">Génisse ou bouvillon.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">FRAICHE. pied pied 50 k°. 50 k°.</p>\n<p class=\"lf-p\">8—16 12 700—750 725 400—450 425 63—67 42—50 -150 112 115 115 40—60 50 15—20 17 600—700 650 459—570 435 58—75 42—50 -130 112 115 115 40—60 55 15—20 18 750—850 775 350 -450 400 60—75 42—50 160 140 150—180 165 50—70 65 15—20 17 650—750 700 350—500 825 52—55 42—50 -165 144 120—150 135 80—100 90 15—20 18 700—800 750 300—500 400 60—70 42-50 -150 135 115—130 122 122 70—110 90 20—25 22 750—800 775 300—500 400 50—55 42—50 100—120 110 20—25 23 700—750 775 300—570 435 50—60 42—50 -140 100 115—130 122 80—100 90 20—30 25 700—750 725 300—450 375 60—65 42—50 -160 140 115-130 -165 100—140 40—120 8-25 600-850 300—570 50—75 42—50 96 C. Porcs.</p>\n<p class=\"lf-p\">Malgré la prohibition à l'entrée en France et en Belgique qui frappa pendant plus des deux tiers de l'année le commerce des porcs, les marchés présentèrent pendant les huit premiers mois de 1866 une animation exceptionnellement favorable à la vente des porcelets et gorêts. Aussi l'élevage de celte race d'animaux domestique est-elle très-lucrative, et fait-elle l'objet de transactions nombreuses avec l'Allemagne, la Belgique et la France.</p>\n<p class=\"lf-p\">Porc maigre Porc maigre Porc maigre au- Porcelets de 4 de forte taille de 6 mois à un an. dessus de 6 mois. à 6 semaines. — — — 40—60 50 Mars… 2980 — — — — 50—70 60 24-40 32 15—20 17 12—19 15 80-120 Avril… 3830 — — — Mai … 4410 — — — 40—60 50 25—35 30 20-25 22 15—24 18 100 — 50—70 60 28—60 44 20—25 23 12—22 16 106 Juin… 2570 — — — — 50—70 60 25-50 37 16—22 18 9—16 12 110 Juillet… 2550 — — — 50—70 60 30—35 32 16—22 18 8—17 13 115 Août… 7175 — — — — 50—70 60 30—60 48 18—24 20 10—16 13 115 1780 — — — — 60—75 67 35-40 37 20—25 22 7—14 10 108 Octobre… 5350 — — — — 60—65 63 30—45 38 20—30 25 7—10 9 108 Novembr e 4170 — —. — — 60—65 62 30—40 35 20—30 25 5— 9 7 110 Décembre 2480 — — — — 40—60 50 25-35 30 20—30 25 6—12 9 100 re Septemb Total. 43825 100—200 150 80—160 120 40—75 30 25—60 Prix moyen. — Prix extrême.</p>\n<p class=\"lf-p\">Février… 2280 Prix moyen. — 40—60 50 25—30 27 15—20 17 12—16 14 115 Prix . extrême. — Prix moyen. — Prix extrême. — Prix moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Janvier … 4350 MOIS..</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix extrême.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Porcs Prix extrême.</p>\n<p class=\"lf-p\">Truie pour l'élève.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Verrat reproducteur d'un an.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix extrême.</p>\n<p class=\"lf-p\">Nombre de porcs exposés en vente.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il est à remarquer que le prix de 22 a 24 fr. obtenu en avril et en mai pour des élèves de 4 à 8 semaines n'a été atteint depuis des années dans le Grand-Duché. gras, 100 k°.</p>\n<p class=\"lf-p\">30 15—20 18 10—18 14 90-120 15—30 5-24 80-120 97 D. Bêtes à laine.</p>\n<p class=\"lf-p\">Janvier… Février… Mars… Avril… Mai… Juin… Juillet… Août… Septembre… Octobre… Novembre… Décembre… 6000 3500 2600 2000 2090 5000 9500 13800 10000 17760 16760 5000 — — — — — — — Prix moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix extrême.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Antenois. etAgneaux agnelles.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix extrême.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix moyen, Moutons gras.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix extrême.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Moutons maigres.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix extrême.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix extrême.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belier pour Brebis la monte. (vieilles).</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix extrême.</p>\n<p class=\"lf-p\">MOIS..</p>\n<p class=\"lf-p\">Nombre de moutons exposés en vente, Les moutons ont été recherchés et ont fait l'objet d'un commerce actif tant à l'intérieur que pour l'étranger. Les affaires ne sont toutefois pas limitées aux foires, de nombreux courtiers parcourent le pays et c'est par leur intermédiaire que tout troupeau, quelle qu'en soit la provenance, trouve un placement toujours avantageux pour eux.</p>\n<p class=\"lf-p\">11—15 13 18—24 21 22—25 23 15—18 16 8—12 10 — 11—15 13 18—22 20 24—26 25 15-18 17 8—12 10 — 11 — 15 13 19—22 21 20—25 23 15—18 16 8—12 10 10—15 12 19—22 20 20—25 22 15—18 17 8—12 10 10—15 13 20—22 21 20—25 23 15—18 16 8—12 10 10—15 12 20—22 21 20—25 22 15—18 17 8—12 10 10—15 13 30—25 22 20—25 22 15—18 16 8-12 10 10—15 12 21—25 25 19—30 25 15—18 17 9—12 10 — 12—16 14 22—24 23 22—15 23 45—17 16 9—12 11 — 11—14 13 17—24 20 21—25 24 16—18 17 9—12 10 — 12-18 15 17—24 21 22—25 23 18—20 19 11—15 13 — 16—18 17 17-24 20 21—24 22 18-20 19 13—15 14 Total. 94010 30—50 40 10—18 17—25 19—30 15—20 8—15 E. Chèvres.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les transactions sont limitées aux besoins de nos populations peu aisées. On a payé:</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix extrême. Prix moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Bouc… 22 16—28 26 Chèvre fraîche laitière… 15—18 5 Chevreau… 4— 6</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 3</span><span class=\"lf-art-t\">MERCURIALES</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Le relevé publié ci-après donne les prix moyens, par mois, des grains et autres denrées agricoles vendus sur les marchés régulateurs du Grand-Duché, pendant l'année 1866. Ils sont par suite établis a l'aide des mercuriales officielles publiées par le Mémorial, donnant par quinzaine la moyenne des marchés hebdomadaires de Luxembourg, Diekirch, Echternach, Esch-surl'Alzette, Ettelbruck, Grevenmacher, Mersch, Remich et Wiltz.</p>\n<p class=\"lf-p\">Annexe au Mémorial 1868, IIe partie, N°13.</p>\n<p class=\"lf-p\">A. Prix moyens des grains, fourrages et autres denrées agricoles alimentaires et végétales:</p>\n<p class=\"lf-p\">PRIX MOYENS DES DENRÉES VENDUES.</p>\n<p class=\"lf-p\">Par100kgr Par stère.</p>\n<p class=\"lf-p\">Chêne.</p>\n<p class=\"lf-p\">Hêtre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Paille.</p>\n<p class=\"lf-p\">Bois de Foin, Orge mondé.</p>\n<p class=\"lf-p\">Seigle.</p>\n<p class=\"lf-p\">Par kilogr.</p>\n<p class=\"lf-p\">Farine de Froment.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pommes de terre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Lentilles.</p>\n<p class=\"lf-p\">Fèves.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pois.</p>\n<p class=\"lf-p\">Sarrasin.</p>\n<p class=\"lf-p\">Avoine.</p>\n<p class=\"lf-p\">Orge.</p>\n<p class=\"lf-p\">Méteil.</p>\n<p class=\"lf-p\">Seigle.</p>\n<p class=\"lf-p\">MOIS..</p>\n<p class=\"lf-p\">Froment.</p>\n<p class=\"lf-p\">PAR HECTOLITRE DE Janvier… fr. 16 32 12 22 14 30 11 07 6 62 10 44 14 12 18 50 2 87 37 26 30 11 22 7 04 11 Février… 16 19 12 10 14 32 10 78 6 34 10 53 14 33 15 19 87 2 87 38 26 30 11 35 7 25 10 87 8 Mars… 16 49 12 40 14 63 10 97 6 88 11 21 15 04 16 49 17 90 3 18 39 26 30 11 Avril… 16 27 12 30 15 09 11 19 7 89 11 09 15 25 16 84 24 04 2 74 37 25 30 10 50 6 50 9 25 8 Mai… 17 24 12 90 15 37 11 76 7 54 11 22 14 30 20 12 2 65 37 25 30 10 75 7 25 9 37 8 Juin… 17 75 13 81 16 07 11 68 7 76 10 91 14 70 25 3 12 39 26 30 10 50 7 50 9 50 8 Juillet… 19 33 14 92 18 04 12 52 7 73 10 33 15 14 3 14 44 28 30 10 75 7 50 10 50 8 Août… 23 27 14 28 20 53 13 19 7 58 11 91 14 33 25 25 3 17 48 31 30 8 12 6 85 10 25 8 Septembre… 24 40 15 64 22 02 11 43 7 95 11 49 14 76 3 36 47 32 30 7 50 6 35 11 8 8 7 12 9 75 8 98 Octobre… 26 18 16 28 23 36 11 83 7 95 10 65 15 45 25 3 74 51 35 30 7 50 6 50 11 8 Novembre… 25 25 17 34 22 90 12 27 7 06 11 39 16 44 18 50 3 48 52 37 30 7 50 6 50 11 8 Décembre… 24 86 17 48 22 56 13 27 6 07 11 07 16 36 17 50 4 11 53 39 30 8 50 6 50 10 40 8 Moyenne de 1866 . 20 29 14 31 18 28 11 83 7 34 11 06 15 06 16 33 21 17 3 20 — 1865 . 16 36 12 14 14 48 10 21 6 24 10 11 13 87 13 47 19 05 3 19 43 37 30 30 9 59 6 90 10 32 8 29 30 10 45 6 17 11 18 7 87 Différence en plus. 3 93 2 17 3 80 1 63 1 10 Pr 1866 en moins 06 01 85 1 19 2 86 2 12 01 86 73 13 76 99 Foin.</p>\n<p class=\"lf-p\">Paille.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pommes de terre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Avoine.</p>\n<p class=\"lf-p\">Orge.</p>\n<p class=\"lf-p\">Seigle.</p>\n<p class=\"lf-p\">PAYS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Froment Les mercuriales ci-dessus ne s'appliquent que pour les derniers mois à la récolte de 1866. Les autres chiffres se rapportent à l'année 1865, dont l'influence s'est fait sentir sur les cours jusqu'en juillet. A partir de cette époque les grains se cotèrent en hausse, et cette cote fut cause que depuis le commencement de ce siècle le prix moyen de 1866 ne fut dépassé que seize fois, savoir: en 1802, 1812, 1816, 1817, 1818, 1830, 1831, 1839, 1842, 1846, 1847,1853, 1854, 1855,1856 et 1857. Les cinquante autres années le prix actuel ne fut pas atteint.</p>\n<p class=\"lf-p\">Comparés aux mercuriales des pays qui nous entourent, les prix ci-dessus ramenés au quintal métrique, donnent le tableau qui va suivre :</p>\n<p class=\"lf-p\">Grand-Duché de Luxembourg 26 19 60 19 30 17 08 4 30 6 90 9 59 27 97 18 44 22 76 20 57 6 43 5 86 8 95 Belgique… 25 80 17 71 22 25 19 27 7 24 6 40 8 48 France… 19 84 19 39 6 40 7 10 8 22 26 04 20 Prusse… Les variations d'an pays à l'autre sont par suite peu importantes et prouvent une fois de plus qu'avec la facilité des communications actuelles, les prix extrêmes ne peuvent être qu'exceptionnels.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les autres produits non compris dans les mercuriales ci-dessus, furent cotés en moyenne :</p>\n<p class=\"lf-p\">Colza… l'hect.</p>\n<p class=\"lf-p\">24—28 Epeautre (petite)… . l'hect fr. 10—13 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">20—25 Trèfle rouge…la balle 127 50—157 50 Caméline… id.</p>\n<p class=\"lf-p\">25—30 Pavot… 75—90 id. — incarnat… 50—60 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">150—187 50 Chanvre (graine). — blanc ou coucou id.</p>\n<p class=\"lf-p\">240—300 Lin id.… id.</p>\n<p class=\"lf-p\">30—40 id. — hybride… Chanvre (filasse). kilogr . 2 50—5 45—52 50 Lupuline ou minette id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Lin id. id. .</p>\n<p class=\"lf-p\">2-4 128—150 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Luzerne… Chêne (bois d'œuvre) gros. m. cub 90—100 14—17 Sainfoin ordinaire l'hect. — — moyen id. 60—80 18—25 — à deux coupes id. — — petit. id. 30—40 25—30 Lopin jaune… id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Hêtres — id. 25—30 25-30 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Vesces… Écorces à tan, 1re qualité. 100 k 15—20 28-30 — d'hiver… id. _ 2e — id. 12—14 15—20 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Fèveroles… — 3e — id.</p>\n<p class=\"lf-p\">8—9 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">20—25 Navette… Il est à remarquer que le commerce de bois a été calme. Les seuls arbres pour billes ont été recherchés et se sont bien vendus.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quant aux écorces, elles furent complétement délaissées après la foire du printemps de Francfort, c'est-à-dire précisément à l'époque de la vente des coupes. Elles reprirent toutefois faveur après la guerre, mais n'atteignirent pas les prix des années antérieures.</p>\n<p class=\"lf-p\">Au surplus, notre commerce de produits ligneux se trouve dans une période de transition pleine de difficultés. Habitué à déverser son trop plein dans la forgerie, qui lui assura pendant près de trois siècles un placement certain, sinon rémunérateur, il a dû chercher de nouveaux 100 débouchés, précisément à l'époque où la coucurrence des bois étrangers, du combustible minéral lui disputait avantageusement le foyer domestique et industriel. Cette concurrence lui a été d'autant plus pernicieuse que les bois qu'il affectionnait, n'étaient pas ceux recherchés par les marchés étrangers, et que pour les obtenir il fallait recourir à une révolution plus élevée, à un traitement plus rationnel. En effet, ce que la consommation réclame aujourd'hui, c'est la production du bois d'œuvre, des bois de fortes dimensions qui demandent du temps pour croître et des soins judicieux pour prospérer. Ici aussi il y aura par suite lieu de vouer des soins raisonnés aux massifs boisés, à approprier les essences au sol, et à les traiter conformément aux conjonctures économiques sous lesquelles nous vivons. La crise actuelle serait d'autant moins sensible, si conformément à nos propositions, les tarifs pour transport de matières aussi encombrantes que les bois étaient moins élevés, et si les charges imposées à la propriété forestière étaient moins nombreuses.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le commerce des graines fourragères de l'année laissa à désirer, parce que les produits étaient de qualités inférieures et mauvais en couleur.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quant à la graine de colza, la spéculation ne s'en empare qu'accessoirement, attendu que la culture de cette oléagineuse diminue tous les jours.</p>\n<p class=\"lf-p\">B. Prix moyen des produits animaux, viande dépécée, beurre, œufs, etc.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pour compléfer les données fournies par les mercuriales, nous résumons dans l'état suivant les prix moyens des divers produits animaux y portés, soit: viande, beurre et œufs:</p>\n<p class=\"lf-p\">Viande de bœuf.</p>\n<p class=\"lf-p\">Viande de vache.</p>\n<p class=\"lf-p\">Viande de veau.</p>\n<p class=\"lf-p\">Viande de mouton.</p>\n<p class=\"lf-p\">Viande de porc.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix moyen par douzaine.</p>\n<p class=\"lf-p\">Beurre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Oeufs.</p>\n<p class=\"lf-p\">0 95 0 97 0 93 0 95 0 95 0 96 0 98 1 01 1 00 1 06 1 06 1 02 0 85 0 86 0 86 0 86 0 88 0 86 0 87 0 83 0 92 0 97 0 98 0 97 0 77 0 78 0 78 0 77 0 74 0 71 0 68 0 82 0 84 0 90 0 23 0 92 0 82 0 96 1 06 1 21 1 22 1 23 1 20 1 45 1 15 1 11 1 04 1 96 1 16 1 17 1 18 1 23 1 33 1 63 1 60 1 60 1 42 1 25 1 26 1 27 1 96 2 08 2 24 2 23 2 05 1 51 1 65 1 58 1 65 1 80 1 71 1 97 0 71 0 64 0 57 0 49 0 43 0 46 0 49 0 47 0 68 0 70 0 74 0 75 Moyenne de 1866. — 1865.</p>\n<p class=\"lf-p\">0 98 0 97 0 98 0 82 0 80 0 74 1 10 1 08 1 34 1 87 1 95 0 59 0 58 Différence en plus. . pr 1866 en moins .</p>\n<p class=\"lf-p\">0 01 0 06 0 06 0 02 0 25 PRIX MOYEN PAR KILOGRAMME.</p>\n<p class=\"lf-p\">MOIS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Janvier… Février Mars… Avril… Mai… Juin… Juillet… Août… Septembre… Octobre… Novembre… Décembre… … 1 09 0 01 0 08 101 Le prix des viandes à l'étal continue par suite à augmenter, sans pourtant encore atteindre celui des autres pays. En effet, la moyenne de Bruxelles était pour :</p>\n<p class=\"lf-p\">Viande de bœuf k° 1 57 — de vache . . . . . . . » 1 29 de veau » 1 63 — de mouton 1 36 — de porc 1 56 D'ailleurs, la concurrence influe d'une manière visible sur les mercuriales, et explique pourquoi dans certaines communes rurales la viande est cotée à un prix plus élevé qu'à Luxembourg, où l'on paie l'octroi et où les faux frais sont bien plus considérables et plus nombreux. La valeur de la viande sur pied donnée au § 2 ci-avant, servira d'ailleurs pour établir que dans ces dernières conditions les bénéfices de bouchers sont encore très-considérables, et que si la viande est chère, l'éleveur ne profite que dans une faible proportion de cette surélévation de prix.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les renseignements ci-dessus seraient incomplets si nous ne donnions ci-après la moyenne des cours des produits suivants ;</p>\n<p class=\"lf-p\">Porc fumé, lard fr. 2 - 2 20 — » » 2 20—2 40 jambons 1 60—2 »</p>\n<p class=\"lf-p\">Miel ... »</p>\n<p class=\"lf-p\">2 »—4 50 Cire Laine lavée sur dos, qualité ordinaire .</p>\n<p class=\"lf-p\">3 »-4 » moyenne . »</p>\n<p class=\"lf-p\">4 »— 5 0 7 5 - 0 90 Peau verte, bœuf et vache du pays, âgés » âge moyen 0 70—0 80 — -jeunes...</p>\n<p class=\"lf-p\">0 80—0 90 » — veau 1 30—1 50 — mouton, avec laine et demi-rase la peau 3 »—3 75 La laine a été assez recherchée et les peaux clôturèrent en hausse, par suite des difficultés qu'offrait l'importation des cuirs bruts étrangers.</p>\n<p class=\"lf-p\">Une hausse sur le beurre ne s'est pas produite, grâce à sa production abondante par suite de la qualité des fourrages et du pâturage favorable à l'arrière-saison. Si nous appuyons sur ce fait, c'est que l'exportation vers Bruxelles, Liége, Namur, Londres etc. a été très-active, et s'est élevée en 1866, à 136,540 k ° , de 83738 k° qu'elle était en 1865.</p>\n<p class=\"lf-p\">Par contre, le commerce international avec les œufs présente la diminution de 34400 œufs environ. En effet, il a été exporté en 1866 1865 2042 Kilogr...</p>\n<p class=\"lf-p\">1560 789,528 827,975 Pièces</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 4</span><span class=\"lf-art-t\">COMMERCE EXTÉRIEUR. — IMPORTATIONS ET EXPORTATIONS DES PRODUITS AGRICOLES</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Nous donnons ci-après, d'après le tableau général du commerce avec les pays étrangers publié par le Gouvernement belge et la communication que nous devons à l'obligeance de M . le Directeur des douanes du département de la Moselle, à Metz, le relevé de notre commerce international avec la France et la Belgique, en tant qu'il a trait aux produits agricoles.</p>\n<p class=\"lf-p\">SPÉCIFICATION.</p>\n<p class=\"lf-p\">France.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgique.</p>\n<p class=\"lf-p\">France.</p>\n<p class=\"lf-p\">Exportation en transit (Belgique).</p>\n<p class=\"lf-p\">IMPORTATION.</p>\n<p class=\"lf-p\">EXPORTATION, Belgique.</p>\n<p class=\"lf-p\">Unité. Quantité Unité. Quantité Unité. Quantité. Unité. Quantité. Unité. Quantité 531 têtes 13 »</p>\n<p class=\"lf-p\">114 têtes 24 »</p>\n<p class=\"lf-p\">3305 s têtes 18 346 » » »</p>\n<p class=\"lf-p\">44615 15551 s 1 » francs kilogr 95 têtes 5 »</p>\n<p class=\"lf-p\">1 D » »</p>\n<p class=\"lf-p\">152 »</p>\n<p class=\"lf-p\">54 francs » &gt; 10109 1326 799 14309 »</p>\n<p class=\"lf-p\">312 20500 »</p>\n<p class=\"lf-p\">474 mètr.</p>\n<p class=\"lf-p\">1152 4228 » »</p>\n<p class=\"lf-p\">6 759 »</p>\n<p class=\"lf-p\">714 kilogr » pièces 1800 9 kilogr 2272 »</p>\n<p class=\"lf-p\">3315 kilogr 138573 kilogr »</p>\n<p class=\"lf-p\">81 D stères 1068 » pièces 1225 179 mètr.</p>\n<p class=\"lf-p\">774 stères 1072 mèt.</p>\n<p class=\"lf-p\">1757 mètr. » mètr. .47 stères 176 2 » ». »</p>\n<p class=\"lf-p\">V — — moins — stères 80 1402 (...) 67 » — — autres — » mètr. — — — stères 635 »</p>\n<p class=\"lf-p\">26 » _ — • — _ mètr. 40667 mètr. 689211 » francs francs 41563 pièces Bois ouvrés...</p>\n<p class=\"lf-p\">9 kilogr 592 »</p>\n<p class=\"lf-p\">Bois d'ébénisterie... » » francs kilogr 6302 francs 12037 Bois divers, ouvrages de bois 3209 têtes 168 42 » » i»</p>\n<p class=\"lf-p\">21 744 »</p>\n<p class=\"lf-p\">4845 d° » »</p>\n<p class=\"lf-p\">260 »</p>\n<p class=\"lf-p\">621 » »</p>\n<p class=\"lf-p\">9 kilogr » »</p>\n<p class=\"lf-p\">80 »</p>\n<p class=\"lf-p\">4653 9' D »</p>\n<p class=\"lf-p\">9 9 »</p>\n<p class=\"lf-p\">53 » )»</p>\n<p class=\"lf-p\">9 21053 francs 26640 » francs 102 Animaux vivants. Chevaux, hongres et juments têtes.</p>\n<p class=\"lf-p\">9 Poulains Beles à cornes, taureaux, vaches, génisses... »</p>\n<p class=\"lf-p\">9 Veaux Béliers, brebis, moutons et » agneaux »</p>\n<p class=\"lf-p\">Porcs Porcelets ... 9 Chiens . . . . . . . »</p>\n<p class=\"lf-p\">Animaux non spécialement tarifés ... 9 Amidons . . 9 pièces Balais communs Bruyère-vergetés ... kilogr kilogr Beurre frais — salé et fonda . . . . . . . . kilogr Bok à brûler, bûches ou rondins . . . . stères — en fagots ... pièces Bois de constr., de chêne, bruts ou équarris. stères — sciés ayant plus 88 mm d'épaisseur... stères — moins de 88 mm ... » — refendus — — . . . — de noyers, bruts équarris... stères mm — — sciés, ayant. de 88 d'ép. stères m {05 » » » » » » » pièces 4000 Perches Boissons fermentées. Vins ordinaires en fûts. litres 6898 hect. 25848 litres 278522 hect. 24721 hect.</p>\n<p class=\"lf-p\">264 hect, 5650 — — en bouteilles. litres 1120 hect, 2024 litres 14941 hect.</p>\n<p class=\"lf-p\">9 p p » t&gt; » litres 398 p — Vins de liqueurs en bouteilles . . , »</p>\n<p class=\"lf-p\">D litres » p S 84 p litres 6 p » » p fi P 1540 p 1200 p — Vendanges , id. litres 16326 hect. 168986 litres 18455 hect, 780 22 hect. — Bière p p p 1269 p litres 11 D Boissons distillées. Eau-de-vie de vin (alcool). litres 5829 litres 217 hect.</p>\n<p class=\"lf-p\">59 hect, 5048 36 hect, — — de cerise (alccol) Kirsch litres » »</p>\n<p class=\"lf-p\">40 » &gt; » — — demélass*, rhum (alcool) D » p p P 764 »</p>\n<p class=\"lf-p\">103 p — — autre alcool . . . . litres p p p » »</p>\n<p class=\"lf-p\">402 p » — Esprit de toute sorte . . p p p litres 6093 P » — Liqueurs p p 12 p » kilogr kilagr 140 p Bulbes et oignons » »</p>\n<p class=\"lf-p\">P kijogr » »</p>\n<p class=\"lf-p\">268 p j&gt; Champignons, morilles, truffes p » m cub 14746 »</p>\n<p class=\"lf-p\">Charbons de bois et chènevottes » kilogr 421944 P p kilogr p P 3278 P Chardons cardère quint. 6997 kilogr 285650 quint, 496 kilogr 85340 kilogr 17950 Chaux D p p p p » » » »</p>\n<p class=\"lf-p\">Chicorée (racine de) P » kilogr p 105 P kilogr 3045 p — moulue p p p » kilogr P 3207 p Cire non ouvrée 834 » kilogr P » kilogr 3469 »</p>\n<p class=\"lf-p\">1075 kilogr Conserves alimentaires p kilogr P »</p>\n<p class=\"lf-p\">898 &gt; Crins bruts » p »</p>\n<p class=\"lf-p\">D p P P pièces 3000 &gt; Echalas » kilogr 177114 kilogr 180355 kilogr 5300 kilogr 266344 »</p>\n<p class=\"lf-p\">Ecorces à tan non moulues p p 2000 p P kilogr kilogr 20675 » — moulues p » kijogr 8650 Engrais (poudrettes) » P kilogr 24864 kilogr 845 kilogr 4150 kilogr 18906 — (autres) * kilogr 4550 375 p kilogr — Guano Farineux alimentaires. — Céréales. Grains.</p>\n<p class=\"lf-p\">3444 kilogr 2215211 quint. 14091 kilogr 260963 Froment, épeautre, méleil. quint id. — — Seig'e 20 kilogr 358198 » 10727 kilogr 207858 32 kilogr 618176 quint. 288 i kilogr 1513 — — Orge. Escourgeon, drèche. quint.</p>\n<p class=\"lf-p\">1S98 kilogr 1692198 » id.</p>\n<p class=\"lf-p\">841 kilogr 61646 — — Avoine, 9 p P p n — — Sarrasin 108 » »| quint. 10309^ — — Farine froment . P p — — Seigle . . . . quint. kilogr 116700 kilogr 16500 kilogr 126522 » » — — Orge » p p — — Avoine . , . . ) » » kilogr 400162 »</p>\n<p class=\"lf-p\">Fécules indigènes , . . »</p>\n<p class=\"lf-p\">Filaments végétaux. Lia Chanvre en tiges bruts . —. teillé et étoupes. kilogr — — peigné... — Fleurs —. — .</p>\n<p class=\"lf-p\">Fromages de toute espèce... kilogr Fruits de table frais indigènes... kilogr secs ou lapés, raisins . . . kilogr — — autres. . . . kilogr — confits... — oléagnineux. Amandes, noix, noisettes. — marrons, chataignes...</p>\n<p class=\"lf-p\">Gibier, volaille et tortue francs kilogr kilogr kilogr » kilogr 903 kilogr »</p>\n<p class=\"lf-p\">6834 »</p>\n<p class=\"lf-p\">698 kilogr 800 francs 5 francs » ff »</p>\n<p class=\"lf-p\">7743 kilogr » kilogr 9666 kilogr kilogr » kilogr kilogr » francs »</p>\n<p class=\"lf-p\">162 510 kilogr 431 6 85 9926 kilogr 4496 » »</p>\n<p class=\"lf-p\">917 kilogr 1005 762 3275 kilogr 640 975 2732 » »</p>\n<p class=\"lf-p\">47956 18102 96658 95774 51 » »</p>\n<p class=\"lf-p\">150 104 760 150 1373 ffff » kilogr 2240 Gruaux » ff » » kilogr 94853 Graines oléagineuses, d'œillette... »</p>\n<p class=\"lf-p\">300 8458 de colza . . . . , kilogr kilogr kilogr 5000 kilogr 82000 de lin . . . . . . kilogr 4270 kilogr » — kilogr 48253 de moutarde et autres .</p>\n<p class=\"lf-p\">I Graines à ensemencer kilogr 162480 kilogr 134899 kilogr 130093 kilogr 24376| Graisses, suif brut . . . . . . . . . . kilogr kilogr 1369 989 — a u t r e s . . . kilogr 4733 kilogr 5667 kilogr 46976 kilogr — 994 493 kilogr de poisson, huile de foie de m o r u e . kilogr Houblon kilogr 389 kilogr 13799 kilogr 73114 kilogr 15331 kilogr Kilogr 1963 kilogr 5072 108 kilogr Huiles fine pure d'olive. . » » de palmier, cacao, etc... — » kilogr 3586 kilogr 25007 kilogr 321135 de graines grasses . . . . — » autres... — Laines en masses et peignées. .• . . . . kilogr 4225 kilogr 5142 kilogr 13498 kilogr 377697 kilogr — déchets, de b o u r r e , entière lunice o u » kilogr 5170 tontisse. kilogr 2240 Légumes verts et autres . . . . . . . kilogr kilogr 21036 325 739 kilogr 244201 kilogr 414 kilogr 64916 kilogr — salés e t c o n f i t s . . . kilogr . secs e t l e u r f a r i n e kilogr 74250 kilogr 16724 191 kilogr 1964 25 francs 1376 kilogr Levure de bière kilogr 489 411 Machines pour l'agriculture et instrumts aratoir es kilogr » kilogr » »</p>\n<p class=\"lf-p\">Marne et terre pyriteuse... kilogr 30908 Matières animales brutes non spécialement » » kilogr 34453 15911 kilogr tarifées. kilogr 810 kilogr 5461 kilogr Mélasse et syrops...</p>\n<p class=\"lf-p\">Quant à nos relations avec l'Allemagne, i l nous est impossible de faire juger de leur importance, attendu qu'il n'existe aucune statistique à cet égard, et que les seuls renseignements que nous possédons se bornent à notre trafic par le chemin de fer avec ce pays.</p>\n<p class=\"lf-p\">405 Annexe au Mémorial 1868, IIe partie, N° 13.</p>\n<p class=\"lf-p\">8 Miel...</p>\n<p class=\"lf-p\">51 K i l o g r Kilogr 36 5461 Kilogr Oeufs de volaille... Kilogr 2012 pièces789528 Kilogr 2720 pièces 9000 Oreillons...</p>\n<p class=\"lf-p\">Kilogr 36873 Kilogr 60504 Os et sabots de bétail brut,..</p>\n<p class=\"lf-p\">Kilogr 23280 kilogr 1015 Pain et biscuit de mer...</p>\n<p class=\"lf-p\">Kilogr 5077 227 kilogr d'épices...</p>\n<p class=\"lf-p\">8300 Pâle d'Italie...</p>\n<p class=\"lf-p\">Peaux brutes, grandes fraîches et sèches . . kilogr 51517 kilogr 27587 kilogr 22204 kilogr 811080 Kilogr 800 — petites chevreaux... kilogr 2980 Kilogr 467 kilogr 61753 kilogr 91 Kilogr kilogr — — autres...</p>\n<p class=\"lf-p\">8046 kilogr kilogr 19532 Plâtre brut ou préparé... quint.</p>\n<p class=\"lf-p\">186 quint.</p>\n<p class=\"lf-p\">98 kilogr 1432 kilogr Plumes à l i t , autres. . . . . . . . » kilogr 32433 Poissons, harengs... — de mer autres...</p>\n<p class=\"lf-p\">290 kilogr 1405 kilogr Kilogr — coquillage (huîtres) kilogr 70 — marinés o u à l'huile...</p>\n<p class=\"lf-p\">767 francs 80 kilogr 152 d'eau douce 392 — kilogr 3725 kilogr Pommes de terre kilogr 26342 kilogr 1500295 kilogr 456030 Poils de porc et de sanglier, en masse etc.</p>\n<p class=\"lf-p\">90 Kilogr kilogr 3038 Récoltes et fourrages Kilogr2091825 kilogr 1410 kilogr 329918 Kilogr 3900 1000 Riz 130 kilogr 100 quint kilogr 7273 kilogr Sel de marais et de saline... kilogr 5000 kilogr 1,180,7586 kilogr 1 24000 raffiné... kilogr 27640 Semoules en gruau... kilogr 14753 Son... kilogr 2196 kilogr 4812 15 kilogr 103228 kilogr Sucre...</p>\n<p class=\"lf-p\">Tabac en feuilles...</p>\n<p class=\"lf-p\">5 kilogr 1286 kilogr kilogr 7325 Tourteaux...</p>\n<p class=\"lf-p\">Végétaux. — Plantes d'arbres... kilogr 1956 francs 8218 kilogr 1065 francs 258 kilogr Viande fraîche d e b o u c h e r i e . . . kilogr 2672 kilogr 3400 porc... kilogr kilogr 13347 — salée de 1519 417 kilogr 17 kilogr — autre... — kilogr 3259 kilogr extrait en pain... kilogr 42 kilogr — 390C gibier et v o l a i l l e . . . kilogr kilogr 265 4744 Vinaigre...</p>\n<p class=\"lf-p\">450 litres kilogr francs.</p>\n<p class=\"lf-p\">140 Voitures à échelles, charriots, tombereaux franc 1660 106 Nous allons, pour autant que possible, entrer dans des détails plus circonstanciés au sujet des principaux articles de nos transactions internationales, et les placer en regard de celles de 1865, afin d'en permettre l'étude comparative, en commençant par les animaux domestiquas • EXPORTATION (tête).</p>\n<p class=\"lf-p\">France.</p>\n<p class=\"lf-p\">ANIMAUX VIVANTS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgique.</p>\n<p class=\"lf-p\">IMPORTATION (tête).</p>\n<p class=\"lf-p\">Total.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgique.</p>\n<p class=\"lf-p\">France.</p>\n<p class=\"lf-p\">Total.</p>\n<p class=\"lf-p\">1865 1866 1865 1866 1865 1866 1865 1866 1865 1866 1865 Chevaux. Entiers, hongres, juments . . . . tête. — Poulains . . . »</p>\n<p class=\"lf-p\">550 531 46 114 596 645 116 37 17 24 54 37 13 7 Bêtes à cornes, taureaux, vaches, genisses.</p>\n<p class=\"lf-p\">895 ?</p>\n<p class=\"lf-p\">1883 3305 2777 3305 147 — veaux »</p>\n<p class=\"lf-p\">263 ?</p>\n<p class=\"lf-p\">242 Moutons, béliers, brebis, agneaux »</p>\n<p class=\"lf-p\">19763 ?</p>\n<p class=\"lf-p\">Porcs »</p>\n<p class=\"lf-p\">6143 18 3244 Porce lets »</p>\n<p class=\"lf-p\">11689 344 Animaux non spécialement tarifés . . . francs.</p>\n<p class=\"lf-p\">Chiens.</p>\n<p class=\"lf-p\">186 505 180 95 4121 3209 4137 33 5 17 168 24 202 436 1 729 20 15328 46615 35191 44615 269 211 460 18 581 152 414 744 1006 890 728 15551 15317 15879 24 10387 759 759 260 54 tête.</p>\n<p class=\"lf-p\">35 Il a de plus été expédié en transit par la Belgique:</p>\n<p class=\"lf-p\">Chevaux ...</p>\n<p class=\"lf-p\">42 Moutons...</p>\n<p class=\"lf-p\">4845 Porcs...</p>\n<p class=\"lf-p\">621 II n'a pas été possible de donner des chiffres comme pour des années antérieures, relativement à notre commerce avec la France. Quant à celui avec la Belgique, les rensignements qui vont suivre permettront mieux de rendre compte de leur importance, comme aussi de la valeur des autres produits animaux fesant l'objet de transactions avec ce pays.</p>\n<p class=\"lf-p\">107 MARCHANDISES.</p>\n<p class=\"lf-p\">1865 IMPORTATION.</p>\n<p class=\"lf-p\">1866 Animaux n o n spécialem t tarifés.</p>\n<p class=\"lf-p\">32 1,000 Bestiaux...</p>\n<p class=\"lf-p\">2 1,477.000 3,338,000 Beurre frais e t salé...</p>\n<p class=\"lf-p\">5 238,000 262,000 ...</p>\n<p class=\"lf-p\">11 80,000 100,000 Chevaux et p o u l a i n s fromages...</p>\n<p class=\"lf-p\">Rang d'importance de 1866.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rang d'importance de 1866.</p>\n<p class=\"lf-p\">EXPORTATION.</p>\n<p class=\"lf-p\">25 1 1865 1866 66,000 17,000 2,449,000 2,310,000 1,000 Graisses...</p>\n<p class=\"lf-p\">15 77,000 52,000 Laines...</p>\n<p class=\"lf-p\">18 273,000 24,000 Matières animales b r u t e s etc.</p>\n<p class=\"lf-p\">15 24,000 34,000 28 10,000 16,000 Oeufs de volaille...</p>\n<p class=\"lf-p\">11 71,000 66,000 37 4,00o 1,000 ...</p>\n<p class=\"lf-p\">24 10,000 14,000 2 13 31,000 46,000 Peaux brutes Viandes...</p>\n<p class=\"lf-p\">1,251,000 1,000 30 Poissons...</p>\n<p class=\"lf-p\">Total. . fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">2,215,000 3,905,000 889,000 1,296,000 31,000 19,000 3,712,000 2,712,000 Ce tableau n'a pas besoin de commentaire. C'est pourquoi nous passerons à un autre article de l'industrie du sol, aux produits forestiers et à leur dérivé. Le tableau qui va suivre donnera des renseignements comparatifs a cet égard :</p>\n<p class=\"lf-p\">108 EXPORTATION.</p>\n<p class=\"lf-p\">FRANCE.</p>\n<p class=\"lf-p\">SPÉCIFICATION.</p>\n<p class=\"lf-p\">Bois à brûler, bûches et — en rondins... fagots...</p>\n<p class=\"lf-p\">Bois de construction , chênes bruts ou équarris . — — Unité.</p>\n<p class=\"lf-p\">1865 1866 stère kilog pièce kilog stère kilog 1797 92,700 12,331 97,720 86 42,904 1008 — sciés, ayant plus d 26 0,088 d'épaisseur stère kilogr 4460 — — — sciés, ayant moins d 0,088 d'épaisseur mètr 10,000 stères 80 kilogr 360 — — refendu — — — n — — de noyer, bruts et équarris . stères — — — sciés, ayant plus de 0,088 d'épaisseur stères — — noyer, sciés, ayant moins de stères 0,088 d'épaisseur . . . — — autres, bruts et é q u a r r i s . id. stères 25 — — — sciés, ayant plus de 0,088 d'épaisseur 37 id. kilogr 15,150 — — — sciés, ayant moins de 3000 0,088 d'épaisseur. mètr. kilogr 8741 Bois ouvrés... — d'ébénisterie... — exotiques, sciés, à 0,002 d'épaisseur au moins. — feuillards... Kilogr — pièces 20,000 — divers, ouvrages en bois... Kilogr pièces Echalas...</p>\n<p class=\"lf-p\">1500 Perches Charbons de bois et — — — Écorces à 1an non — — moulues BELGIQUE.</p>\n<p class=\"lf-p\">Kilogr 3400 ... pièces chènevottes... m.cub 6093 kilogr 171,500 moulues... id 251,310 ... in.</p>\n<p class=\"lf-p\">31,944 Unité.</p>\n<p class=\"lf-p\">1865 1888té 1225 179 m.cub 1072 m.cub m.cub 2 80 tes m.cub Ores 26 / gr / 40,667 francs 6302 francs gr 41,56CS es 12,037 1000 14,746 177,114 kilogr 179,985 180,35gr 20,675 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">109 IMPORTATION.</p>\n<p class=\"lf-p\">FRANCE.</p>\n<p class=\"lf-p\">TOTAL.</p>\n<p class=\"lf-p\">BELGIQUE.</p>\n<p class=\"lf-p\">TOTAL.</p>\n<p class=\"lf-p\">1865 1866 Unité.</p>\n<p class=\"lf-p\">1865 1797 92,700 1068 stères 4435 312 12.331 1225 pièces 10,125 kilogr 13,410 953 stères 729 kilogr 228,320 20,500 97,720 26 551 282.9 stères kilogr 128,530 1152 stères 551 kilogr 128,530 1152 mètr. stères kilogr 228 4940 16,208 mètr.</p>\n<p class=\"lf-p\">4940 stères kilogr 16,208 228 kilogr 7000 86 42,904 4460 10,000 ( 80 360 176 2 47 176 stères kilogr 25 67 stères 37 26 3000 8741 1500 3400 6093 171,800 431,205 31,904 474 m.cub 6 40 1866 Unité. 1865 1866 stères 4435 312 kilogr 92,700 pièces 10,125 20,5000 Kilogr 13,410 769 80 stères kilogr 228,320 kilogr stères 7000 kilogr 80,500 1642 1465 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">194 635 kilogr 7990 6 2 80 15,150 1866 Unité. 1865 id. kilogr 80,500 1642 194 7990 1412 m.cub 635 52 m.cub francs 7061 mètr. 829,885 689,211 40,667 mètr. 829,885 687,211 kilogr 857,323 kilogr 857,323 21,053 21,053 francs francs 41.563 kilogr 592 592 kilogr kilogr 157 157 kilogr pièces 14,571 pièces 14,571 2701 kilogr 2701 20,000 kilogr 10,123 10,125 francs francs 6302 francs 275 275 francs pièces 3000 3000 pièces kilogr 1280 1280 kilogr 1090 14,746 kilogr 731,960 421,944 kilogr 731,960 421,944 kilogr 5300 kilogr 393,468 262,344 kilogr 368,245 207,644 511,650 kilogr 74,777 kilogr 2000 2000 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">20,675 110 I l résulte du tableau qui précède que notre commerce de bois vers la France n'a pas été aussi animé qu'en 1865. La cause n'est pas difficile à trouver, elle provient en général de la crise commerciale et des événements du temps, et en particulier, des tarifs élevés de nos chemins de fer, que nous signalons à celte place depuis leur existence.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les différents facteurs employés pour renseigner les divers Sortiments de bois faisant l'objet de noire trafic international, ne permettant pas d'obtenir les données d'une comparaison exacte, il est impossible d'en tirer les conclusions qui en ressortiraient, au cas contraire.</p>\n<p class=\"lf-p\">Voici d'ailleurs la valeur officielle de nos affaires avec la Belgique :</p>\n<p class=\"lf-p\">EXPORTATION.</p>\n<p class=\"lf-p\">Rang d'importation.</p>\n<p class=\"lf-p\">1865 d'importation.</p>\n<p class=\"lf-p\">IMPORTATION.</p>\n<p class=\"lf-p\">1865 Bois de construction ...</p>\n<p class=\"lf-p\">4 268,000 358,090 29 3,000 11,000 — ...</p>\n<p class=\"lf-p\">25 13,000 12,000 35 7,000 3,000 ouvrés...</p>\n<p class=\"lf-p\">22 12,000 42,000 23 29,000 11,000 19 62,000 30,000 34 7,000 4,000 MARCHANDISES. — divers Charbon de bois...</p>\n<p class=\"lf-p\">Ecorces à tan...</p>\n<p class=\"lf-p\">24 35,000 1866 36,000 1866 II résulte des renseignements fournis sur le résultat de l'exploitation des chemins de fer qu'il a été expédié par cette voie.</p>\n<p class=\"lf-p\">Importation.</p>\n<p class=\"lf-p\">Intérieur et exportation.</p>\n<p class=\"lf-p\">6,660,036 Bois . . . kilogr. 4,399,329 Ecorces à tan 2,903,963 Plus en transit pour la Belgique, bois... kilogr . 552,904 pour la Prusse, écorces...</p>\n<p class=\"lf-p\">239,762.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'extension des distilleries et brasseries, qui sont aujourd'hui les principales industries agricoles du pays, rend opportun le tableau, au sujet des boissons entrant dans notre commerce étranger :</p>\n<p class=\"lf-p\">IMPORTATION.</p>\n<p class=\"lf-p\">1865 1866 1863 Unité.</p>\n<p class=\"lf-p\">1865 1866 Belgique.</p>\n<p class=\"lf-p\">France.</p>\n<p class=\"lf-p\">TOTAL.</p>\n<p class=\"lf-p\">1866 1865 1866 TOTAL.</p>\n<p class=\"lf-p\">1865 1866 Unité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgique.</p>\n<p class=\"lf-p\">Unité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Unité.</p>\n<p class=\"lf-p\">France.</p>\n<p class=\"lf-p\">Unité.</p>\n<p class=\"lf-p\">SPÉCIFICATION.</p>\n<p class=\"lf-p\">Unité.</p>\n<p class=\"lf-p\">EXPORTATION.</p>\n<p class=\"lf-p\">1865 866 Boissons fermentées.</p>\n<p class=\"lf-p\">Vin ordinaire, en — — — — — cercle… litr. 5454 6898 hect. — kgr. 4000 en bouteilles. litr. 473 1120 brut. kgr. 320 2024 3144 litr. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">5384 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">28 6 litr. kgr.</p>\n<p class=\"lf-p\">50 kgr. kgr. — en bouteilles kgr.</p>\n<p class=\"lf-p\">50 Vendanges… litr.</p>\n<p class=\"lf-p\">6 Cidre, poiré, verjus… litr. 1148 Bière… — — id. kgr.</p>\n<p class=\"lf-p\">1148 9251 16326 hect. 550800 168986 id. 475900 185312 litr. kgr. kgr. 1920 kgr. 1920 10860 308243 264 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">8845 litr.</p>\n<p class=\"lf-p\">398 kgr.</p>\n<p class=\"lf-p\">120 1200 litr. litr.</p>\n<p class=\"lf-p\">1200 8845 14941 hect.</p>\n<p class=\"lf-p\">4615 2472 litr.</p>\n<p class=\"lf-p\">1540 4498 4043 4803 18455 hect.</p>\n<p class=\"lf-p\">181 15195 482 120 litr.</p>\n<p class=\"lf-p\">1540 kgr.</p>\n<p class=\"lf-p\">4043 22 litr. kgr.</p>\n<p class=\"lf-p\">9301 181 20655 1200 Boissons distillées.</p>\n<p class=\"lf-p\">Eau-de-vie de vin (alcool) — de cerise (alcool) — de mélasse, rhum (alcool). — autre Liqueurs… litr.</p>\n<p class=\"lf-p\">11 litr.</p>\n<p class=\"lf-p\">36 hect. alcool… litr.</p>\n<p class=\"lf-p\">113 36 103 hect. kgr. litr.</p>\n<p class=\"lf-p\">11 litr.</p>\n<p class=\"lf-p\">5829 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">3593 5865 litr.</p>\n<p class=\"lf-p\">113 litr.</p>\n<p class=\"lf-p\">36 3696 kgr.</p>\n<p class=\"lf-p\">1863 1699 1269 id. litr.</p>\n<p class=\"lf-p\">1863 1699 199 217 Id.</p>\n<p class=\"lf-p\">299 86 40 1341 8066 hect. 148 788 6093 487 217 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">86 40 59 id 16141 8123 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">788 6093 kgr.</p>\n<p class=\"lf-p\">487 111 28 — 4911 99454 32746 litr. 108960 278522 hect. kgr. 11310 — Vins de liqueurs, en cercle… litr. — 940 25848 litr.</p>\n<p class=\"lf-p\">112 L'effet du dernier tarif de l'Union douanière ressort d'une manière évidente des quantités de vins exportées de France dans le Grand-Duché. Quoique le commerce allemand se ressentira le plus de la concurrence que les vins rouges feront à ses vins blancs, il n'en est pas moins vrai que nos produits ne pourront qu'en souffrir.</p>\n<p class=\"lf-p\">Une diminution dans l'exportation de la bière, mérite d'être remarquée par cela qu'elle est extraordinaire Le motif en est dans la diminution de la consommation pendant l'épidémie, la concurrence étrangère et la pénurie de glace nécessaire à la bonne conservation des bières destinées à la consommation.</p>\n<p class=\"lf-p\">Enfin les importations d'eaux-de-vie ont été moins considérables en 1866 que pendant les années antérieures, ce qui peut être attribué à l'amélioration dans la fabrication et à une diminution des prix, par suite du montage d'une grande usine industrielle dans nos parages.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ces chiffres ne concernent que notre commerce avec la France et la Belgique. Nous les ferons suivre du relevé de nos exportations et importations pour l'Allemagne, lequel résume les quantités admises du 1 er octobre 1858 au 31 décembre 1866 pour le paiement de l'Uebergangsabgabe de la part de la Prusse et des autres pays ayant consenti à ce droit.</p>\n<p class=\"lf-p\">Liqueurs.</p>\n<p class=\"lf-p\">Total des importations hors de Prusse. — Colonne 2-3.</p>\n<p class=\"lf-p\">Eau-de-vie importée en Prusse et dans les États de l'Union d'accise sur certificat, de transit (les liqueurs exceptées) réduite en quart (1 litre 14) à 100° Tralles.</p>\n<p class=\"lf-p\">Colonne 5 réduit à 50 % Liqueurs.</p>\n<p class=\"lf-p\">Eau-de-vie exportée du Grand-Duché vers les pays nefesantpas partie de l'Union d'accise.</p>\n<p class=\"lf-p\">Eau-de-vie expédiée en fût directement de Luxembourg hors du territoire de l'Union douanière à 100° Tralles.</p>\n<p class=\"lf-p\">4 5 6 7 8 9 Quart. Quart.</p>\n<p class=\"lf-p\">1858 36,315 72,630 1859 59,160 118,320 1860 105,569½ 211,139 1861 153,470 306,940 1862 183,238 366,476 1863 177,320 354,640 1864 148.512 297,024 1865 138.791 277,582 1866 89,995 179,986 Quart.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quart.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quart.</p>\n<p class=\"lf-p\">797 73,427 3,714 122,034 4,932 216,071 5,012 311,952 6,901 373,377 8,890 363,530 345 690 36 3,815 7,630 4,794 9,588 5,349 10,698 3,822 7,644 4,274 8.548 7,541 304,565 5,373 10,746 6,394 283 976 10,284 20,568 9,343 189,329 10,240 20,480 293½ . . k° 148,642 Eau-de-vie expédiée eu cruche directement de Luxembourg hors du territoire de l'Union douanière.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pour l'usage de la ganison prussienne de Luxembourg à raison de 12 quartes par tête, à 100e Tralles.</p>\n<p class=\"lf-p\">11 12 Quart. Quart. Quart. Quart. Quart. Quart.</p>\n<p class=\"lf-p\">30 290 338 321 471 45 277 480 58 191 28 268 Il a été transporté par chemin de fer. de l'intérieur et exportation.</p>\n<p class=\"lf-p\">Boissons (bières et vins) Colonne 9 réduit à 50 %.</p>\n<p class=\"lf-p\">ANNEE.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quart.</p>\n<p class=\"lf-p\">10 370 519 1,081 837 327 139 631 729 354 740 1,038 2,162 1,674 654 278 1,262 1,458 708 Reste pour lafixationde la redevance.</p>\n<p class=\"lf-p\">Colonne i réduit à 50 % 3 Total des colonnes 6,7, 8, 10, 11 et 12.</p>\n<p class=\"lf-p\">Eaux-de vie (les liqueurs exceptées) réduite en quart. (1 litre 14) à 100° Tralles.</p>\n<p class=\"lf-p\">2 Des quantités portées à la colonne il y a lieu à déduire.</p>\n<p class=\"lf-p\">13 14 Quart.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quart.</p>\n<p class=\"lf-p\">304 12,765 14,535 58,892 782 ¼ 55,926 65,699¼ 56,334¼ 546 56,604 69,190 146,881 556 54,190 67,456 244,496 399 50,037 59,100 314,277 369 54,300 63,966 299,564 214 57,824 70,381 234,184 101 57,242 80,040 203,936 138 49,384 71.006 118,323 Importation.</p>\n<p class=\"lf-p\">352,806 Par transit de France en Belgique.</p>\n<p class=\"lf-p\">Boissons (bières)… k° 731,935.</p>\n<p class=\"lf-p\">P Un dernier article qui forme l'objet d'importantes transactions avec nos voisins et l'article grain, farine et ses dérivés.</p>\n<p class=\"lf-p\">A ce titre il mérite le résumé spécial que nous allons lui consacrer.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'estimation de la valeur des produits en argent pour 1866 a été faite d'après les éléments admis par l'administration des douanes belges, et ne doit servir que pour faciliter la comparaison entre des produits divers.</p>\n<p class=\"lf-p\">113 Annexe au Mémorial 1868, IIe partie, N°13.</p>\n<p class=\"lf-p\">1 Importé dans Je Grand-Duché de Prusse et des États soumis au même régime d'accise que ce royaume.</p>\n<p class=\"lf-p\">114 EXPORTATION.</p>\n<p class=\"lf-p\">France.</p>\n<p class=\"lf-p\">SPÉCIFICATION.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgique.</p>\n<p class=\"lf-p\">Unité. 1865. 1866. Unité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Grains. From t , épeautre, méteil 100 k° 221 3444 5,022,418 2,215211 k° 1866 1865.</p>\n<p class=\"lf-p\">2,539,67 5,062,418 38,370 353,193 38,370 86 544,866 618,176 548,166 1471 1591 1,200,752 1,692198 1,202,223 7 92,974 126,522 33 Avoine… 1866. Unité.</p>\n<p class=\"lf-p\">20 Seigle… Orge, escourgeon, drèche k° 1865 TOTAL 353,82 62637 1,851,27 Sarrasin… Farines.</p>\n<p class=\"lf-p\">Froment… 100 k° k° 92,974 795 714 k° 795 121,610 k° 173,779 k° 25 12631 Seigle… Orge… Avoine… k° Amidon… Fécules indigènes… Gruaux… Légumes secs et leur farine… Pain et biscuit de mer… — d'épices… Pâtes d'Italie… Riz… Semoules en Son… k° 52169 16724 25 k° 130 k° k° 21100 48124 k° 100 k° 1000 16,30 k° gruaux… 774 k° 21,874 48,11 Total des exportations… Total des importations… Différence en faveur des exportations… 115 IMPORTATION.</p>\n<p class=\"lf-p\">France.</p>\n<p class=\"lf-p\">TOTAL.</p>\n<p class=\"lf-p\">Belgique. (…)ur 66 Unité.</p>\n<p class=\"lf-p\">1865 100 k° (…),883 18,737 14,091 k° 260,063 301,019 (…),068 8343 10,717 k° 207,858 115,250 (…),991 5064 2884 k° (…),286 1068 841 k° 1866 Unité.</p>\n<p class=\"lf-p\">1865 375,182 1866 1513 Unité. k° 1866 1865 5,039,254 3,397,080 Valeur 1866 34,791 61,646 100 k° 108 37,057 100 k° (…),209 3072 10,309 2376 40 2660 31 160 28 k° 116,700 k° 679,200 1,153,800 461,520 10,109 10-14 3 285 8326 k° 4284 10,109 k° k° 124,879 400,162 k° 124,879 400,162 160,035 k° 2240 k° 2240 22,000 k° 26,060 74,250 k° 26,060 74,250 22,700 2016 5077 k° 2016 5077 3809 8 227 k° 8 217 227 17,694 8300 k° 17,664 8300 6225 72,739 36,369 k° 23 k° k° 5600 9,997 8,301 1,696 k° 14,753 k° 1661 16,753 11,065 875 21,960 k° 875 21,960 8784 1661 (…),250 72,739 4284 1,363,301 116 Les chemins de fer transportèrent les quantités suivantes :</p>\n<p class=\"lf-p\">Importation.</p>\n<p class=\"lf-p\">Intérieur et exportation.</p>\n<p class=\"lf-p\">2,807,722 k° 6,472,818 Céréales… 142,560 Pommes de terre Transit en Belgique.</p>\n<p class=\"lf-p\">13,807,649 4,908,380</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE I X .</h3>\n<p class=\"lf-p\">Objets divers.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 1</span><span class=\"lf-art-t\">AIDES AGRICOLES</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Les aides agricoles recommandables continuent à être rares, les bons domestiques se rendant d'ordinaire en France, pour y jouir de salaires qu'ils ne peuvent obtenir chez nous. La maind'œuvre n'a toutefois pas augmenté, de sorte que nous pouvons renvoyer aux chiffres donnés en 1865, pour ce qui concerne les gages des valets et servantes de ferme et du prix de la journée de travail et des travaux exécutés à la tâche.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">EXPOSITION INTERNATIONALE D'ARLON</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">L'exposition internationale d'agriculture et d'horticulture ouverte le 14 septembre 1866 par la Société agricole de la province de Luxembourg a été très-fréquentée et a parfaitement répondu au but en vue duquel elle a été organisée. Grand nombre de producteurs de divers pays y prirent une part active et nos compatriotes y trouvèrent une concurrence sérieuse. Voici d'ailleurs la liste des récompenses qu'ils obtinrent en cette occasion, en suivant l'ordre du programme.</p>\n<p class=\"lf-p\">IIe DIVISION. — B. Produits horticoles.</p>\n<p class=\"lf-p\">Fruits. e 79 Concours. — A la plus belle collection d'arbres à fruits taillés. er 1 prix M. A. Wilhelm, de Luxembourg.</p>\n<p class=\"lf-p\">2e — M. Thill, fils, de Walferdange.</p>\n<p class=\"lf-p\">M, Feith, de Bereldange.</p>\n<p class=\"lf-p\">Fleurs.</p>\n<p class=\"lf-p\">94e Concours. — A la plus belle collection de rosés (coupées).</p>\n<p class=\"lf-p\">1 prix. Médaille d'argent, Soupert et Nothing, à Luxembourg. er 2e 3e 96e Concours. — A la plus belle collection de fleurs de Dahlias (coupées). — Médaille de bronze, A. Wilhelm, à Luxembourg. — — J.-P. Schalois, de Limpertsberg.</p>\n<p class=\"lf-p\">102e Concours. — A la plus belle collection de meubles de jardins.</p>\n<p class=\"lf-p\">1 e r prix. Médaille de vermeil, M. Neuen-Therer, de Luxembourg.</p>\n<p class=\"lf-p\">Hors concours.</p>\n<p class=\"lf-p\">Médaille d'argent, M. A. Wilhelm, de Luxembourg, pour sa collection de conifères exotiques en pots.</p>\n<p class=\"lf-p\">117 Médaille d'argent, M. Neuen-Therer, de Luxembourg, pour son palissage horizontal des arbres fruitiers.</p></div>", "next": 239970}