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MEMORIAL
MEMORIAL
Journal Officiel
du Grand-Duché de
Luxembourg
Amtsblatt
des Großherzogtums
Luxemburg
RECUEIL DE LEGISLATION
A –– N° 215
11 novembre 2009
Sommaire
SERVICES DE PAIEMENT
Loi du 10 novembre 2009 relative aux services de paiement, à l’activité d'établissement de
monnaie électronique et au caractère définitif du règlement dans les systèmes de paiement et
les systèmes de règlement des opérations sur titres et
– portant transposition de la directive 2007/64/CE du Parlement européen et du Conseil du
13 novembre 2007 concernant les services de paiement dans le marché intérieur, modifiant
les directives 97/7/CE, 2002/65/CE, 2005/60/CE, ainsi que 2006/48/CE et abrogeant la
directive 97/5/CE
– portant modification de:
– la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier
– la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le
financement du terrorisme
– la loi du 18 décembre 2006 sur les services financiers à distance
– la loi modifiée du 15 décembre 2000 sur les services postaux et les services financiers
postaux
– la loi du 13 juillet 2007 relative aux marchés d’instruments financiers
– la loi modifiée du 20 décembre 2002 concernant les organismes de placement collectif
– la loi modifiée du 23 décembre 1998 portant création d’une commission de surveillance
du secteur financier
– la loi modifiée du 23 décembre 1998 relative au statut monétaire et à la Banque centrale
du Luxembourg
– la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances
– portant abrogation du titre VII de la loi modifiée du 14 août 2000 relative au commerce
électronique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 3698
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Loi du 10 novembre 2009 relative aux services de paiement, à l’activité d’établissement de monnaie
électronique et au caractère définitif du règlement dans les systèmes de paiement et les systèmes
de règlement des opérations sur titres et
– portant transposition de la directive 2007/64/CE du Parlement européen et du Conseil du
13 novembre 2007 concernant les services de paiement dans le marché intérieur, modifiant les
directives 97/7/CE, 2002/65/CE, 2005/60/CE, ainsi que 2006/48/CE et abrogeant la directive
97/5/CE
– portant modification de:
– la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier
– la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le
financement du terrorisme
– la loi du 18 décembre 2006 sur les services financiers à distance
– la loi modifiée du 15 décembre 2000 sur les services postaux et les services financiers postaux
– la loi du 13 juillet 2007 relative aux marchés d’instruments financiers
– la loi modifiée du 20 décembre 2002 concernant les organismes de placement collectif
– la loi modifiée du 23 décembre 1998 portant création d’une commission de surveillance du
secteur financier
– la loi modifiée du 23 décembre 1998 relative au statut monétaire et à la Banque centrale du
Luxembourg
– la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances
– portant abrogation du titre VII de la loi modifiée du 14 août 2000 relative au commerce
électronique.
Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau,
Notre Conseil d’Etat entendu;
De l’assentiment de la Chambre des Députés;
Vu la décision de la Chambre des Députés du 29 octobre 2009 et celle du Conseil d’Etat du 10 novembre 2009
portant qu’il n’y a pas lieu à second vote;
Avons ordonné et ordonnons:
TITRE I: DEFINITIONS ET CHAMP D’APPLICATION
Article 1er. – Définitions.
Sauf dispositions contraires, on entend aux fins de la présente loi par:
1)
«agent»: une personne physique ou morale qui agit pour le compte d’un établissement de paiement pour la
fourniture des services de paiement;
2)
«authentification»: la procédure permettant au prestataire de services de paiement de vérifier l’utilisation d’un
instrument de paiement donné, y compris ses dispositifs de sécurité personnalisés;
3)
«bénéficiaire»: une personne physique ou morale qui est le destinataire prévu de fonds ayant fait l’objet d’une
opération de paiement;
4)
«Commission»: la Commission de surveillance du secteur financier;
5)
«compte de paiement»: un compte qui est détenu au nom d’un ou de plusieurs utilisateurs de services de
paiement et qui est utilisé aux fins de l’exécution d’opérations de paiement;
6)
«consommateur»: une personne physique qui, dans le cadre des contrats de services de paiement régis par la
présente loi, agit dans un but autre que son activité commerciale ou professionnelle;
7)
«contrat-cadre»: un contrat de services de paiement qui régit l’exécution future d’opérations de paiement
particulières et successives et peut énoncer les obligations et les conditions liées à l’ouverture d’un compte de
paiement;
8)
«date de valeur»: la date de référence utilisée par un prestataire de services de paiement pour calculer les
intérêts applicables aux fonds débités d’un compte de paiement ou crédités sur un compte de paiement;
9)
«directive 95/46/CE»: la directive 95/46/CE du Parlement européen et du Conseil du 24 octobre 1995 relative
à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre
circulation de ces données;
10) «directive 98/26/CE»: la directive 98/26/CE du Parlement européen et du Conseil du 19 mai 1998 concernant
le caractère définitif du règlement dans les systèmes de paiement et de règlement des opérations sur titres;
11) «directive 2000/46/CE»: la directive 2000/46/CE du Parlement européen et du Conseil du 18 septembre 2000
concernant l’accès à l’activité des établissements de monnaie électronique et son exercice ainsi que la
surveillance prudentielle de ces établissements;
12) «directive 2005/60/CE»: la directive 2005/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 26 octobre 2005
relative à la prévention de l’utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux et du
financement du terrorisme;
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13)
«directive 2006/48/CE»: la directive 2006/48/CE du Parlement européen et du Conseil du 14 juin 2006
concernant l’accès à l’activité des établissements de crédit et son exercice (refonte);
14)
«directive 2007/64/CE»: la directive 2007/64/CE du Parlement européen et du Conseil du 13 novembre 2007
concernant les services de paiement dans le marché intérieur, modifiant les directives 97/7/CE, 2002/65/CE,
2005/60/CE ainsi que 2006/48/CE et abrogeant la directive 97/5/CE;
15)
«domiciliation de créances»: un service de paiement visant à débiter le compte de paiement d’un payeur,
lorsqu’une opération de paiement est initiée par le bénéficiaire sur la base du consentement donné par le
payeur au bénéficiaire, au prestataire de services de paiement du bénéficiaire ou au propre prestataire de
services de paiement du payeur;
16)
«entreprise mère»: une entreprise détentrice des droits suivants:
i) elle a la majorité des droits de vote des actionnaires ou associés d’une entreprise, ou
ii) elle a le droit de nommer ou de révoquer la majorité des membres de l’organe d’administration, de
direction ou de surveillance d’une entreprise et est en même temps actionnaire ou associé de cette
entreprise, ou
iii) elle a le droit d’exercer une influence dominante sur une entreprise dont elle est actionnaire ou associé,
en vertu d’un contrat conclu avec celle-ci ou en vertu d’une clause des statuts de celle-ci, lorsque le droit
dont relève cette entreprise permet qu’elle soit soumise à de tels contrats ou clauses statutaires, ou
iv) elle est actionnaire ou associé d’une entreprise et contrôle seule, en vertu d’un accord conclu avec
d’autres actionnaires ou associés de cette entreprise, la majorité des droits de vote des actionnaires ou
associés de celle-ci, ou
v) elle peut exercer ou exerce effectivement une influence dominante sur une autre entreprise, ou
vi) elle est placée avec une autre entreprise sous une direction unique;
17)
«établissement de monnaie électronique»: une personne morale, autre qu’un établissement de crédit au sens
de l’article 4, point 1) a) de la directive 2006/48/CE, dont l’activité principale consiste à émettre des moyens
de paiement sous la forme de monnaie électronique;
18)
«établissement de paiement»: une personne morale qui, conformément à l’article 10 de la directive
2007/64/CE, a obtenu un agrément l’autorisant à fournir et à exécuter des services de paiement dans toute
l’Union européenne. Est visée au Luxembourg toute personne morale qui a obtenu l’agrément de fournir et
d’exécuter des services de paiement en application de l’article 7 de la présente loi. Y sont assimilées au
Luxembourg les personnes qui ont obtenu l’agrément de fournir et d’exécuter des services de paiement en
application de l’article 22 de la présente loi;
19)
«Etat membre»: un Etat membre de l’Union européenne. Sont assimilés aux Etats membres de l’Union
européenne les Etats parties à l’Accord sur l’Espace économique européen autres que les Etats membres de
l’Union européenne, dans les limites définies par cet accord et les actes y afférents;
20)
«Etat membre d’accueil»: l’Etat membre, autre que l’Etat membre d’origine, dans lequel un prestataire de
services de paiement a un agent ou détient une succursale ou fournit des services de paiement;
21)
«Etat membre d’origine»: l’un des Etats membres suivants:
i) l’Etat membre dans lequel le siège statutaire du prestataire de services de paiement est situé, ou
ii) si, conformément à son droit national, le prestataire de services de paiement n’a pas de siège statutaire,
l’Etat membre dans lequel son administration centrale est située;
22)
«filiale»: une entreprise à l’égard de laquelle sont détenus les droits énoncés à l’article 1er, point 16). Les filiales
d’une filiale sont également considérées comme filiales de l’entreprise mère qui est à la tête de ces entreprises;
23)
«fonds»: les billets de banque et les pièces, la monnaie scripturale et la monnaie électronique au sens de
l’article 1er, point 29) ii);
24)
«groupe»: un groupe d’entreprises composé d’une entreprise mère, de ses filiales et des entités dans lesquelles
l’entreprise mère ou ses filiales détiennent une participation, ainsi que des entreprises liées entre elles par le
fait d’être placées sous une direction unique en vertu d’un contrat ou de clauses statutaires ou par le fait d’avoir
des organes d’administration, de direction ou de surveillance composés en majorité des mêmes personnes;
25)
«identifiant unique»: la combinaison de lettres, de chiffres ou de symboles indiquée à l’utilisateur de services
de paiement par le prestataire de services de paiement, que l’utilisateur de services de paiement doit fournir
pour permettre l’identification certaine de l’autre utilisateur de services de paiement et/ou de son compte de
paiement pour l’opération de paiement;
26)
«instrument de paiement»: tout dispositif personnalisé ou ensemble de procédures convenu entre l’utilisateur
de services de paiement et le prestataire de services de paiement et auquel l’utilisateur de services de paiement
a recours pour initier un ordre de paiement;
27)
«jour ouvrable»: un jour au cours duquel le prestataire de services de paiement du payeur ou le prestataire de
services de paiement du bénéficiaire impliqués dans l’exécution d’une opération de paiement exerce une
activité permettant d’exécuter des opérations de paiement;
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28)
«liens étroits»: une situation dans laquelle au moins deux personnes physiques ou morales sont liées par:
i) une participation, à savoir le fait de détenir, directement ou par voie de contrôle, au moins 20% du capital
ou des droits de vote d’une entreprise, ou
ii) un contrôle, à savoir la relation entre une entreprise mère et une filiale dans les cas visés à l’article 1er,
point 16), la relation entre entreprises liées par le fait d’être placées sous une direction unique ou une
relation similaire entre toute personne physique ou morale et une entreprise. Toute filiale d’une filiale est
également considérée comme une filiale de l’entreprise mère qui est à la tête de ces entreprises.
Est également considérée comme constituant un lien étroit entre deux ou plusieurs personnes physiques ou
morales, une situation dans laquelle ces personnes sont liées de façon durable à une même personne par une
relation de contrôle;
29)
«monnaie électronique»: une valeur monétaire représentant une créance sur l’émetteur, qui est:
i) stockée sur un support électronique et
ii) émise contre la remise de fonds d’un montant dont la valeur n’est pas inférieure à la valeur monétaire
émise et
iii) acceptée comme moyen de paiement par des entreprises autres que l’émetteur;
30)
«moyen de communication à distance»: tout moyen qui peut être utilisé pour conclure un contrat de services
de paiement sans la présence physique simultanée du prestataire de services de paiement et de l’utilisateur de
services de paiement;
31)
«opération de paiement»: une action, initiée par le payeur ou le bénéficiaire, consistant à verser, transférer ou
retirer des fonds, indépendamment de toute obligation sous-jacente entre le payeur et le bénéficiaire;
32)
«ordre de paiement»: toute instruction d’un payeur ou d’un bénéficiaire à son prestataire de services de
paiement demandant l’exécution d’une opération de paiement;
33)
«participation»: le fait de détenir des droits dans le capital d’une entreprise, matérialisés ou non par des titres,
qui, en créant un lien durable avec celle-ci, sont destinés à contribuer à l’activité de la société ou le fait de
détenir, directement ou indirectement, au moins 20% des droits de vote ou du capital d’une entreprise;
34)
«participation qualifiée»: le fait de détenir dans une entreprise, directement ou indirectement, au moins 10%
du capital ou des droits de vote, conformément aux articles 8 et 9 de la loi du 11 janvier 2008 relative aux
obligations de transparence sur les émetteurs de valeurs mobilières et aux conditions régissant l’agrégation des
droits de vote énoncées à l’article 11, paragraphes (4) et (5) de cette même loi, ou toute autre possibilité
d’exercer une influence notable sur la gestion de cette entreprise;
35)
«payeur»: une personne physique ou morale qui est titulaire d’un compte de paiement et autorise un ordre de
paiement à partir de ce compte de paiement, ou, en l’absence de compte de paiement, une personne physique
ou morale qui donne un ordre de paiement;
36)
«pays tiers»: un Etat autre qu’un Etat membre;
37)
«prestataire de services de paiement»: l’une des entités ou personnes suivantes:
i) les établissements de crédit au sens de l’article 4, point 1) a) de la directive 2006/48/CE;
ii) les établissements de monnaie électronique au sens de l’article 1er, paragraphe 3, point a) de la directive
2000/46/CE;
iii) les offices de chèques postaux qui sont habilités en droit national à fournir des services de paiement;
est visée au Luxembourg l’Entreprise des Postes et Télécommunications;
iv) les établissements de paiement au sens de la directive 2007/64/CE;
v) la Banque centrale européenne et les banques centrales nationales lorsqu’elles n’agissent pas en qualité
d’autorités monétaires ou autres autorités publiques;
vi) les Etats membres ou leurs autorités régionales ou locales lorsqu’ils n’agissent pas en qualité d’autorités
publiques;
vii) les personnes physiques et morales bénéficiant d’une dérogation conformément à l’article 48;
38)
«services de paiement»: toute activité exercée à titre professionnel énumérée dans l’annexe;
39)
«succursale»: un siège d’exploitation autre que l’administration centrale qui constitue une partie d’un
établissement de paiement, qui n’a pas de personnalité juridique, et qui effectue directement, en tout ou en
partie, les opérations inhérentes à l’activité d’établissement de paiement; tous les sièges d’exploitation créés
dans le même Etat membre par un établissement de paiement ayant son administration centrale dans un autre
Etat membre sont considérés comme une seule succursale;
40)
«support durable»: tout instrument permettant à l’utilisateur de services de paiement de stocker les
informations qui lui sont personnellement adressées d’une manière telle que ces informations puissent être
consultées ultérieurement pendant une période adaptée à leur finalité et reproduites à l’identique;
41)
«système de paiement»: un système permettant de transférer des fonds régi par des procédures formelles
standardisées et des règles communes pour le traitement, la compensation ou le règlement d’opérations de
paiement;
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42)
«taux de change de référence»: le taux de change qui sert de base pour calculer les opérations de change et
qui est mis à la disposition par le prestataire de services de paiement ou émane d’une source accessible au
public;
43)
«taux d’intérêt de référence»: le taux d’intérêt servant de base pour calculer les intérêts à appliquer et qui
provient d’une source accessible au public pouvant être vérifiée par les deux parties à un contrat de services
de paiement;
44)
«transmission de fonds»: un service de paiement pour lequel les fonds sont reçus de la part d’un payeur, sans
création de comptes de paiement au nom du payeur ou du bénéficiaire, à la seule fin de transférer un montant
correspondant vers un bénéficiaire ou un autre prestataire de services de paiement agissant pour le compte
du bénéficiaire, et/ou pour lequel de tels fonds sont reçus pour le compte du bénéficiaire et mis à la disposition
de celui-ci;
45)
«Tribunal»: le tribunal d’Arrondissement de Luxembourg siégeant en matière commerciale;
46)
«utilisateur de services de paiement»: une personne physique ou morale qui utilise un service de paiement en
qualité de payeur ou de bénéficiaire, ou des deux.
Article 2. – Champ d’application.
(1)
Les titres I à IV, à l’exception du chapitre 2 du titre II, s’appliquent aux services de paiement fournis par un
prestataire de services de paiement situé au Luxembourg.
Cependant, à l’exception de l’article 99, les titres III et IV s’appliquent uniquement lorsque:
– à la fois le prestataire de services de paiement du payeur et celui du bénéficiaire sont situés au
Luxembourg,
– le prestataire de services de paiement du payeur est situé au Luxembourg et le prestataire de services de
paiement du bénéficiaire est situé dans un autre Etat membre,
– le prestataire de services de paiement du bénéficiaire est situé au Luxembourg et le prestataire de services
de paiement du payeur est situé dans un autre Etat membre,
– dans le cas des opérations de paiement dans lesquelles intervient un seul prestataire de services de
paiement, ce dernier est situé au Luxembourg.
(2)
Les titres III et IV s’appliquent aux services de paiement fournis en euros ou dans la devise d’un Etat membre
en dehors de la zone euro.
(3)
Le chapitre 2 du titre II s’applique aux établissements de monnaie électronique de droit luxembourgeois.
(4)
Le titre V s’applique aux systèmes de paiement et aux systèmes de règlement des opérations sur titres désignés
par la Banque centrale du Luxembourg en tant que système de paiement ou système de règlement des
opérations sur titres et notifiés à la Commission européenne par les soins du Ministre ayant dans ses
attributions la place financière.
Le titre V s’applique en outre aux systèmes de paiement et aux systèmes de règlement des opérations sur titres
que la Banque centrale du Luxembourg a notifiés, avant l’entrée en vigueur de la présente loi, à la Commission
européenne conformément à l’article 34-3 de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier.
Article 3. – Exclusions du champ d’application.
Les titres I à IV, à l’exclusion du chapitre 2 du titre II, ne s’appliquent pas:
a) aux opérations de paiement exclusivement effectuées en espèces et allant directement du payeur au bénéficiaire,
sans l’intervention du moindre intermédiaire;
b) aux opérations de paiement allant du payeur au bénéficiaire, par l’intermédiaire d’un agent commercial habilité à
négocier ou à conclure la vente ou l’achat de biens ou de services pour le compte du payeur ou du bénéficiaire;
c) au transport physique de billets de banque et de pièces à titre professionnel, y compris leur collecte, leur
traitement et leur remise;
d) aux opérations de paiement consistant en la collecte et la remise d’espèces à titre non professionnel, dans le
cadre d’une activité à but non lucratif ou caritative;
e) aux services pour lesquels des espèces sont fournies par le bénéficiaire au bénéfice du payeur dans le cadre d’une
opération de paiement, à la demande expresse de l’utilisateur de services de paiement formulée juste avant
l’exécution de l’opération de paiement via un paiement pour l’achat de biens ou de services;
f) aux activités de change, c’est-à-dire aux opérations «espèces contre espèces» dans lesquelles les fonds ne sont
pas détenus sur un compte de paiement;
g) aux opérations de paiement fondées sur l’un des documents suivants, tiré sur le prestataire de services de
paiement en vue de mettre des fonds à la disposition du bénéficiaire:
i) un chèque papier régi par les dispositions de la convention de Genève du 19 mars 1931 portant loi uniforme
sur les chèques,
ii) un chèque papier similaire à celui visé au point i) et régi par le droit d’un Etat membre non partie à la
convention de Genève du 19 mars 1931 portant loi uniforme sur les chèques,
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iii) une traite sur support papier conformément à la convention de Genève du 7 juin 1930 portant loi uniforme
sur les lettres de change et billets à ordre,
iv) une traite sur support papier similaire à celle visée au point iii) et régie par le droit d’un Etat membre non
partie à la convention de Genève du 7 juin 1930 portant loi uniforme sur les lettres de change et billets à
ordre,
v) un titre de service sur support papier,
vi) un chèque de voyage sur support papier, ou
vii) un mandat postal sur support papier tel que défini par l’Union postale universelle;
h) aux opérations de paiement effectuées au sein d’un système de paiement ou de règlement des opérations sur
titres entre des agents de règlement, des contreparties centrales, des chambres de compensation et/ou des
banques centrales et d’autres participants au système, et des prestataires de services de paiement, sans préjudice
de l’article 57;
i) aux opérations de paiement liées au service d’actifs et de titres, y compris la distribution de dividendes, de
revenus ou autres, les remboursements ou les ventes, effectuées par les personnes visées au point h) ou par des
entreprises d’investissement, des établissements de crédit, des organismes de placement collectif ou des sociétés
de gestion de portefeuille fournissant des services d’investissement et toute autre entité autorisée à garder en
dépôt des instruments financiers;
j) aux services fournis par des prestataires de services techniques à l’appui de la fourniture de services de paiement,
sans qu’ils entrent, à aucun moment, en possession des fonds à transférer et consistant notamment dans le
traitement et l’enregistrement des données, les services de protection de confiance et de la sphère privée et de
protection de la vie privée, l’authentification des données et des entités, les technologies de l’information et la
fourniture de réseaux de communication, ainsi que la fourniture et la maintenance des terminaux et dispositifs
utilisés aux fins des services de paiement;
k) aux services fondés sur des instruments de paiement qui ne peuvent être utilisés, pour l’acquisition de biens ou
de services, que dans les locaux utilisés par l’émetteur ou, dans le cadre d’un accord commercial avec l’émetteur,
à l’intérieur d’un réseau limité de prestataires de services ou pour un éventail limité de biens ou de services;
l) les opérations de paiement exécutées au moyen d’un appareil de télécommunication ou d’un autre dispositif
numérique ou informatique, lorsque les biens ou les services achetés sont livrés et doivent être utilisés au moyen
d’un appareil de télécommunication ou d’un dispositif numérique ou informatique, à condition que l’opérateur du
système de télécommunication, numérique ou informatique n’agisse pas uniquement en qualité d’intermédiaire
entre l’utilisateur de services de paiement et le fournisseur des biens ou services;
m) aux opérations de paiement effectuées entre prestataires de services de paiement, leurs agents ou succursales
pour leur propre compte;
n) aux opérations de paiement entre une entreprise mère et sa filiale, ou entre filiales d’une même entreprise mère,
sans qu’aucun autre prestataire de services de paiement qu’une entreprise du même groupe ne fasse office
d’intermédiaire;
o) aux services de retrait d’espèces au moyen de distributeurs automatiques de billets, offerts par des prestataires
agissant pour le compte d’un ou de plusieurs émetteurs de cartes, qui ne sont pas parties au contrat-cadre avec
le client retirant de l’argent d’un compte de paiement, à condition que ces prestataires n’assurent pas d’autres
services de paiement énumérés dans l’annexe.
Article 4. – Interdiction à toute personne autre que les prestataires de services de paiement de
fournir des services de paiement.
Nul autre qu’un prestataire de services de paiement ne peut fournir des services de paiement. Cette interdiction ne
s’applique pas aux activités expressément exclues du champ d’application de la présente loi.
TITRE II: PRESTATAIRES DE SERVICES DE PAIEMENT
CHAPITRE 1: ÉTABLISSEMENTS DE PAIEMENT
Section 1: L’agrément des établissements de paiement pour lesquels
l’Etat membre d’origine est le Luxembourg
Article 5. – Le champ d’application.
La présente section s’applique à tout établissement de paiement pour lequel l’Etat membre d’origine est le
Luxembourg.
Article 6. – La nécessité d’un agrément.
Aucune personne de droit luxembourgeois autre que les prestataires de services de paiement visés à l’article 1er,
point 37), i) à iii) et v) à vii) ne peut fournir des services de paiement en tant qu’établissement de paiement sans être
en possession d’un agrément écrit du Ministre ayant dans ses attributions la Commission.
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Article 7. – La procédure d’agrément.
(1) L’agrément est accordé sur demande écrite par le Ministre ayant dans ses attributions la Commission et après
instruction par la Commission portant sur les conditions exigées par la présente section.
La demande d’agrément doit être accompagnée des informations et pièces justificatives énumérées à
l’article 8.
L’agrément est accordé si les informations et les pièces justificatives accompagnant la demande satisfont à
toutes les conditions fixées à la présente section et si le Ministre ayant dans ses attributions la Commission
parvient à une évaluation globalement favorable.
Avant d’accorder l’agrément, le Ministre ayant dans ses attributions la Commission peut consulter, le cas
échéant, la Banque centrale du Luxembourg ou d’autres autorités publiques appropriées.
(2) L’agrément précise les services de paiement que l’établissement de paiement est autorisé à fournir.
(3) Un agrément est requis avant toute modification du type de services de paiement fournis.
(4) La durée de l’agrément est illimitée.
(5) La décision prise sur une demande d’agrément doit être motivée et notifiée au demandeur dans les trois mois
de la réception de la demande ou, si celle-ci est incomplète, dans les trois mois de la réception des
renseignements nécessaires à la décision. Il est en tout cas statué dans les douze mois de la réception de la
demande, faute de quoi l’absence de décision équivaut à la notification d’une décision de refus. La décision peut
être déférée, dans le délai d’un mois sous peine de forclusion, au tribunal administratif, qui statue comme juge
du fond.
Article 8. – La demande d’agrément.
La demande d’agrément visée à l’article 7, paragraphe (1) doit être accompagnée des informations suivantes:
a) un programme d’activité indiquant, en particulier, le type de services de paiement envisagé;
b) un plan d’affaires, contenant notamment un calcul budgétaire prévisionnel afférent aux trois premiers exercices,
démontrant que le requérant est en mesure de mettre en œuvre les systèmes, ressources et procédures
appropriés et proportionnés nécessaires à son bon fonctionnement;
c) la preuve que l’établissement de paiement dispose du capital initial prévu à l’article 15;
d) pour les établissements de paiement visés à l’article 14, paragraphe (1), une description des mesures prises pour
protéger les fonds des utilisateurs de services de paiement conformément à l’article 14;
e) une description du dispositif de gouvernance interne et des mécanismes de contrôle interne, notamment des
procédures administratives, de gestion des risques et comptables du requérant, qui démontre que ce dispositif
de gouvernance interne, ces mécanismes de contrôle et ces procédures sont proportionnés, adaptés, sains et
adéquats;
f) une description des mécanismes de contrôle interne que le requérant a mis en place pour se conformer aux
obligations définies dans la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre
le financement du terrorisme et dans le règlement (CE) n° 1781/2006 du Parlement européen et du Conseil du
15 novembre 2006 relatif aux informations concernant le payeur accompagnant les virements de fonds;
g) une description de l’organisation structurelle du requérant, y compris, le cas échéant, une description du projet
de recours à des agents et à des succursales et une description des accords d’externalisation, ainsi que de sa
participation à un système de paiement national ou international;
h) l’identité des actionnaires ou associés, directs ou indirects, personnes physiques ou morales, qui détiennent une
participation qualifiée dans l’établissement à agréer, le montant de leur participation ainsi que la preuve de leur
qualité, compte tenu de la nécessité de garantir une gestion saine et prudente de l’établissement de paiement;
i) l’identité des membres des organes d’administration et des personnes responsables de la gestion de
l’établissement à agréer et, le cas échéant, des personnes responsables de la gestion des activités de services de
paiement de l’établissement de paiement et la preuve de ce qu’ils jouissent de l’honorabilité professionnelle et
possèdent les compétences et l’expérience professionnelles requises aux fins de la prestation des services de
paiement;
j) le cas échéant, l’identité des réviseurs d’entreprises agréés;
k) le statut juridique et les statuts du requérant;
l) l’adresse de l’administration centrale du requérant.
Aux fins des points d), e) et g), le requérant fournit une description de ses dispositions en matière d’audit et des
dispositions organisationnelles qu’il a arrêtées en vue de prendre toute mesure raisonnable pour protéger les intérêts
de ses utilisateurs et garantir la continuité et la qualité de sa prestation de services de paiement.
Article 9. – La forme juridique.
(1) L’agrément ne peut être accordé qu’à une personne morale pour laquelle l’Etat membre d’origine est le
Luxembourg.
(2) Toute modification de la forme juridique et de la dénomination doit être communiquée au préalable à la
Commission.
3704
Article 10. – Les activités.
(1)
Outre la prestation des services de paiement, les établissements de paiement sont habilités à exercer les
activités suivantes:
a) la prestation de services opérationnels et de services auxiliaires étroitement liés, tels que la garantie de
l’exécution d’opérations de paiement, des services de change, des services de garde et l’enregistrement et
le traitement de données;
b) la gestion de systèmes de paiement, sans préjudice de l’article 57;
c) les activités autres que la prestation de services de paiement, dans le respect du droit communautaire et
du droit luxembourgeois.
(2)
Lorsque des établissements de paiement fournissent un ou plusieurs services de paiement, ils ne peuvent
détenir que des comptes de paiement utilisés exclusivement pour des opérations de paiement. Les fonds
d’utilisateurs de services de paiement reçus par des établissements de paiement en vue de la prestation de
services de paiement ne constituent pas des dépôts ou autres fonds remboursables au sens de l’article 2,
paragraphe (3) de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier, ni de la monnaie électronique au
sens de l’article 1er, point 29) de la présente loi.
(3)
Les établissements de paiement ne peuvent octroyer des crédits liés aux services de paiement visés aux points
4, 5 ou 7 de l’annexe de la présente loi que si l’ensemble des conditions suivantes sont remplies:
a) le crédit a un caractère accessoire et est octroyé exclusivement dans le cadre de l’exécution d’une
opération de paiement,
b) le crédit consenti dans le cadre d’un paiement et exécuté conformément aux articles 23, paragraphe (1)
et 24, paragraphe (1) de la présente loi est remboursé dans un bref délai, qui n’excède en aucun cas douze
mois,
c) ce crédit n’est pas octroyé sur la base des fonds reçus ou détenus aux fins de l’exécution d’une opération
de paiement, et
d) les fonds propres de l’établissement de paiement sont à tout moment, de l’avis de la Commission,
appropriés au regard du montant global du crédit octroyé.
(4)
Il est interdit aux établissements de paiement d’exercer l’activité de réception de dépôts ou d’autres fonds
remboursables au sens de l’article 2, paragraphe (3) de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur
financier.
(5)
La présente loi est sans préjudice de la loi modifiée du 9 août 1993 réglementant le crédit à la consommation.
Article 11. – L’administration centrale et l’infrastructure.
(1)
L’agrément est subordonné à la justification de l’existence au Luxembourg de l’administration centrale et du
siège statutaire de l’établissement à agréer.
(2)
Compte tenu de la nécessité de garantir une gestion saine et prudente de l’établissement de paiement, celuici doit disposer pour son activité de prestation de services de paiement d’un solide dispositif de gouvernance
interne, comprenant notamment une structure organisationnelle claire avec un partage des responsabilités qui
soit bien défini, transparent et cohérent, des processus efficaces de détection, de gestion, de contrôle et de
déclaration des risques auxquels il est ou pourrait être exposé, des mécanismes adéquats de contrôle interne,
y compris des procédures administratives et comptables saines ainsi que des mécanismes de contrôle et de
sécurité de ses systèmes informatiques.
Ce dispositif, ces processus et ces mécanismes sont exhaustifs et adaptés à la nature, à l’échelle et à la
complexité des services de paiement fournis par l’établissement de paiement.
(3)
Lorsqu’un établissement de paiement fournit un ou plusieurs services de paiement et que, parallèlement, il
exerce d’autres activités, la Commission peut exiger qu’une entité distincte soit créée pour les activités de
services de paiement lorsque les activités autres que la prestation de services de paiement de l’établissement
de paiement portent ou menacent de porter atteinte à la solidité financière de l’établissement de paiement ou
à la capacité de la Commission de contrôler si l’établissement de paiement respecte les obligations imposées
par la présente loi.
(4)
Tout établissement de paiement qui entend externaliser des fonctions opérationnelles de services de paiement
doit en informer au préalable la Commission.
L’externalisation de fonctions opérationnelles importantes ne doit pas se faire de manière à nuire sensiblement
à la qualité du contrôle interne de l’établissement de paiement, ni de manière à empêcher la Commission de
contrôler que cet établissement respecte les obligations qui lui incombent en vertu de la présente loi.
Aux fins de l’alinéa précédent, une fonction opérationnelle est considérée comme importante lorsqu’une
défaillance partielle ou totale dans son exercice est susceptible de nuire sensiblement à la capacité de
l’établissement de paiement de se conformer en permanence aux conditions d’agrément ou à ses autres
obligations au titre de la présente loi, ou à ses performances financières, ou à la qualité ou à la continuité de
ses services de paiement.
3705
(5)
(6)
Lorsque les établissements de paiement externalisent des fonctions opérationnelles importantes, ils doivent
respecter l’ensemble des conditions suivantes:
a) l’externalisation ne doit pas avoir pour effet une délégation par la direction de l’établissement de paiement
de sa responsabilité;
b) ni la relation de l’établissement de paiement avec les utilisateurs de ses services de paiement, ni les
obligations de l’établissement de paiement envers les utilisateurs de ses services de paiement en vertu de
la présente loi, ne doivent être changées;
c) les conditions que l’établissement de paiement est tenu de remplir en vertu du présent chapitre pour
recevoir puis conserver son agrément ne sont pas compromises; et
d) aucune des autres conditions auxquelles l’agrément de l’établissement de paiement a été subordonné n’est
levée ou modifiée.
Tout établissement de paiement qui entend fournir des services de paiement par l’intermédiaire d’un ou
plusieurs agents doit en informer au préalable la Commission et satisfaire aux exigences de l’article 18.
Toute modification de l’organisation structurelle de l’établissement de paiement, y compris tout projet de
recours à des agents, à des succursales ou à des accords d’externalisation, doit être communiquée au préalable
à la Commission. Sans préjudice de l’article 22, la Commission peut s’opposer au projet de modification de la
structure organisationnelle si cette modification empêche la Commission de contrôler que l’établissement de
paiement respecte les obligations qui lui incombent en vertu de la présente loi.
L’établissement de paiement doit également informer au préalable la Commission de tout projet de
participation à un système de paiement national ou international.
Article 12. – L’actionnariat.
(1) L’agrément est subordonné à la communication à la Commission de l’identité des actionnaires ou associés,
directs ou indirects, personnes physiques ou morales, qui détiennent dans l’établissement à agréer une
participation qualifiée et du montant de ces participations, conformément à l’article 8, point h).
L’agrément est refusé si, compte tenu du besoin de garantir une gestion saine et prudente de l’établissement
de paiement, la qualité desdits actionnaires ou associés n’est pas satisfaisante.
(2) Lorsqu’il existe des liens étroits entre l’établissement de paiement à agréer et d’autres personnes physiques ou
morales, l’agrément n’est accordé que si ces liens n’empêchent pas la Commission d’exercer effectivement sa
mission de surveillance prudentielle.
(3) L’agrément n’est accordé que si les dispositions législatives, réglementaires ou administratives d’un pays tiers
applicables à une ou plusieurs personnes physiques ou morales avec lesquelles l’établissement de paiement a
des liens étroits ou si les difficultés liées à l’application desdites dispositions n’empêchent pas la Commission
d’exercer effectivement sa mission de surveillance prudentielle.
(4) Toute personne physique ou morale qui envisage de détenir, directement ou indirectement, une participation
qualifiée dans un établissement de paiement doit en informer préalablement la Commission et communiquer
le montant de cette participation.
(5) La Commission peut endéans les trois mois à compter de la date de l’information prévue au paragraphe
précédent s’opposer audit projet si, pour tenir compte du besoin de garantir une gestion saine et prudente de
l’établissement de paiement, elle n’est pas satisfaite de la qualité de la personne visée au paragraphe précédent.
Lorsqu’il n’y a pas opposition, la Commission peut fixer un délai maximal pour la réalisation du projet visé au
paragraphe précédent. Lorsqu’une participation est acquise en dépit de l’opposition de la Commission, celle-ci
peut suspendre l’exercice des droits de vote correspondants ou demander la nullité ou l’annulation des votes
émis, sans préjudice de toute autre sanction pouvant être appliquée.
(6) Toute personne physique ou morale qui envisage de cesser de détenir, directement ou indirectement, une
participation qualifiée dans un établissement de paiement doit en informer préalablement la Commission et
communiquer le montant envisagé de sa participation.
(7) Les établissements de paiement sont tenus de communiquer à la Commission, dès qu’ils en ont eu
connaissance, les acquisitions ou cessions de participations qualifiées dans leur capital.
Article 13. – L’honorabilité et l’expérience professionnelles.
(1) L’agrément est subordonné à la condition que les membres des organes d’administration, de gestion et de
surveillance ainsi que les actionnaires ou associés visés à l’article précédent, justifient de leur honorabilité
professionnelle. Lorsque l’établissement de paiement exerce conformément à l’article 10, paragraphe (1), point
c) des activités autres que la prestation de services de paiement, l’honorabilité professionnelle s’apprécie en
outre dans le chef des personnes chargées de la gestion des activités de services de paiement de l’établissement
de paiement.
L’honorabilité s’apprécie sur base des antécédents judiciaires et de tous les éléments susceptibles d’établir que
les personnes visées jouissent d’une bonne réputation et présentent toutes les garanties d’une activité
irréprochable.
(2) Les personnes chargées de la gestion d’un établissement de paiement qui n’exerce pas conformément à l’article
10, paragraphe (1), point c) d’activités autres que la prestation de services de paiement doivent être habilitées
à déterminer effectivement l’orientation de l’activité. Elles doivent posséder une expérience professionnelle
3706
adéquate par le fait d’avoir déjà exercé des activités analogues à un niveau élevé de responsabilité et
d’autonomie.
Lorsque l’établissement de paiement exerce conformément à l’article 10, paragraphe (1), point c) des activités
autres que la prestation de services de paiement, l’expérience professionnelle s’apprécie dans le chef des
personnes chargées de la gestion des activités de services de paiement de l’établissement de paiement. Ces
personnes doivent être habilitées à déterminer effectivement l’orientation des activités de services de
paiement.
(3)
Toute modification dans le chef des personnes visées aux paragraphes (1) et (2) doit être communiquée au
préalable à la Commission. La Commission peut demander tous renseignements nécessaires sur les personnes
susceptibles de devoir remplir les conditions légales d’honorabilité ou d’expérience professionnelles. La
Commission s’oppose au changement envisagé si ces personnes ne jouissent pas d’une honorabilité
professionnelle adéquate et, le cas échéant, d’une expérience professionnelle adéquate ou s’il existe des raisons
objectives et démontrables d’estimer que le changement envisagé risque de compromettre la gestion saine et
prudente de l’établissement de paiement. La décision de la Commission peut être déférée, dans le délai d’un
mois sous peine de forclusion, au tribunal administratif, qui statue comme juge du fond.
Article 14. – Les exigences en matière de protection des fonds.
(1)
L’établissement de paiement, qui exerce au titre de l’article 10, paragraphe (1), point c) des activités autres que
la prestation de services de paiement, doit protéger les fonds qu’il a reçus soit des utilisateurs de services de
paiement, soit par le biais d’un autre prestataire de services de paiement pour l’exécution d’opérations de
paiement de l’une des deux manières suivantes:
a) ces fonds ne sont jamais mélangés avec les fonds de personnes autres que les utilisateurs de services de
paiement pour le compte desquels les fonds sont détenus et, lorsqu’ils sont encore détenus par
l’établissement de paiement et n’ont pas encore été remis au bénéficiaire ou virés à un autre prestataire
de services de paiement à la fin du jour ouvrable suivant le jour où ils ont été reçus, ils sont déposés sur
un compte distinct auprès d’un établissement de crédit ou investis en actifs à faible risque, liquides et sûrs,
tels que définis par la Commission. Les fonds ainsi ségrégués ne font pas partie du patrimoine propre de
l’établissement de paiement et sont soustraits, pour le seul bénéfice des utilisateurs de services de
paiement, aux recours d’autres créanciers de l’établissement de paiement. Ils ne tombent pas dans la masse
des avoirs de l’établissement de paiement en cas de liquidation, de faillite ou de toute autre situation de
concours de ce dernier. Les avoirs inscrits en comptes d’instruments financiers et en comptes d’espèces
tenus en leur nom par des établissements de paiement auprès d’un dépositaire luxembourgeois et
identifiés auprès du dépositaire comme avoirs de clients de ces établissements de paiement, ne peuvent
sous peine de nullité être affectés en garantie par l’établissement de paiement en couverture de ses
obligations ou de celles d’un tiers ni être saisis ni par les créanciers de ces établissements de paiement ni
par les créanciers des clients de ces derniers;
ou bien:
b) ces fonds sont couverts par une police d’assurance ou une autre garantie comparable d’une entreprise
d’assurances ou d’un établissement de crédit n’appartenant pas au même groupe que l’établissement de
paiement lui-même pour un montant équivalent à celui qui aurait été ségrégué en l’absence d’une police
d’assurance ou d’une autre garantie comparable, payable au cas où l’établissement de paiement ne serait
pas en mesure de faire face à ses obligations financières.
(2)
Lorsqu’un établissement de paiement est obligé de protéger des fonds au titre du paragraphe (1) et qu’une
partie de ces fonds doit être utilisée pour de futures opérations de paiement, le montant restant devant être
affecté à des services autres que des services de paiement, la partie des fonds devant être utilisés pour de
futures opérations de paiement relève aussi des obligations au titre du paragraphe (1). Si cette partie est
variable ou ne peut être déterminée à l’avance, la Commission peut autoriser les établissements de paiement
à appliquer le présent paragraphe en supposant qu’une partie représentative des fonds servira aux services de
paiement, à condition que, sur la base de données historiques, il soit raisonnablement possible d’estimer cette
partie représentative d’une manière jugée satisfaisante par la Commission.
(3)
Avec l’accord préalable de la Commission, les établissements de paiement peuvent appliquer les exigences des
paragraphes (1) et (2) uniquement aux utilisateurs de services de paiement dont les fonds dépassent
individuellement un seuil de 600 euros.
(4)
L’établissement de paiement qui souhaite changer de méthode aux fins du paragraphe (1) doit obtenir au
préalable l’accord de la Commission.
Article 15. – Le capital initial.
(1)
L’agrément d’un établissement de paiement ne fournissant que le service de paiement visé au point 6 de
l’annexe est subordonné à la justification d’un capital initial d’une valeur de 20.000 euros au moins.
(2)
L’agrément est subordonné à la justification d’un capital initial d’une valeur de 50.000 euros au moins dès lors
que l’établissement de paiement fournit le service de paiement visé au point 7 de l’annexe.
(3)
L’agrément est subordonné à la justification d’un capital initial d’une valeur de 125.000 euros au moins dès lors
que l’établissement de paiement fournit l’un des services de paiement visés aux points 1 à 5 de l’annexe.
3707
(4)
Le capital initial visé aux paragraphes précédents est constitué des éléments suivants:
a)
le capital social souscrit et libéré;
b) les primes d’émission;
c) les réserves au sens de la loi modifiée du 19 décembre 2002 concernant le registre de commerce et des
sociétés ainsi que la comptabilité et les comptes annuels des entreprises, y compris la réserve de
réévaluation, et les bénéfices reportés, nets d’acompte sur distribution de réserve et de bénéfice reporté.
(5)
Nonobstant les exigences du présent article, la Commission est habilitée à prendre les mesures énoncées à
l’article 31, paragraphe (4) pour assurer des capitaux suffisants pour les services de paiement, notamment
lorsque les activités autres que la prestation de services de paiement portent ou menacent de porter atteinte
à la solidité financière de l’établissement de paiement.
Article 16. – Les fonds propres.
(1)
Les fonds propres d’un établissement de paiement ne peuvent devenir inférieurs au plus élevé des montants
exigés au titre des articles 15 et 17.
Si les fonds propres viennent à diminuer en-dessous de ce montant, la Commission peut, lorsque les
circonstances le justifient, accorder un délai limité pour que l’établissement de paiement régularise sa situation
ou cesse ses activités.
(2)
Les fonds propres au sens du présent article sont définis en conformité avec les dispositions luxembourgeoises
portant transposition des articles 57 à 61, 63, 64 et 66 de la directive 2006/48/CE.
La Commission fixe les modalités détaillées du calcul des fonds propres.
(3)
L’utilisation multiple d’éléments éligibles pour le calcul des fonds propres est interdite pour tout établissement
de paiement appartenant au même groupe qu’un autre établissement de paiement, un établissement de crédit,
une entreprise d’investissement, une société de gestion de portefeuille ou une entreprise d’assurance.
Cette interdiction s’applique également pour tout établissement de paiement qui exerce, conformément à
l’article 10, paragraphe (1), point c), des activités autres que la prestation de services de paiement.
La Commission est habilitée à déterminer les mesures à prendre par les établissements de paiement aux fins
d’éviter l’utilisation multiple d’éléments éligibles pour le calcul des fonds propres.
(4)
La Commission peut renoncer à appliquer, sur une base individuelle, l’article 17 à un établissement de paiement
qui est la filiale d’un établissement de crédit au Luxembourg, si la filiale est incluse dans la surveillance sur une
base consolidée de cet établissement de crédit. Par ailleurs, toutes les conditions suivantes doivent être
remplies, de manière à garantir une répartition adéquate des fonds propres entre l’entreprise mère et sa filiale:
a)
il n’existe, en droit ou en fait, aucun obstacle significatif, actuel ou prévu, au transfert rapide de fonds
propres ou au remboursement rapide de passifs par l’entreprise mère;
b) soit l’entreprise mère donne toute garantie à la Commission en ce qui concerne la gestion prudente de la
filiale et déclare, avec le consentement de la Commission, se porter garante des engagements contractés
par la filiale, soit les risques de la filiale sont négligeables;
c) les procédures d’évaluation, de mesure et de contrôle des risques de l’entreprise mère couvrent la filiale;
d) l’entreprise mère détient plus de 50% des droits de vote attachés à la détention de parts ou d’actions dans
le capital de la filiale et/ou a le droit de nommer ou de révoquer la majorité des membres de l’organe de
direction chargés de la gestion de la filiale.
(5)
Nonobstant les exigences des paragraphes (1) à (3), la Commission est habilitée à prendre les mesures
énoncées à l’article 31, paragraphe (4) pour assurer des capitaux suffisants pour les services de paiement,
notamment lorsque les activités autres que les services de paiement portent ou menacent de porter atteinte
à la solidité financière de l’établissement de paiement.
Article 17. – Le calcul des fonds propres.
(1)
Nonobstant les exigences de capital initial énoncées à l’article 15, les établissements de paiement doivent
détenir à tout moment des fonds propres calculés selon l’une des trois méthodes suivantes:
Méthode A
Le montant des fonds propres de l’établissement de paiement est au moins égal à 10% de ses frais généraux
fixes de l’année précédente. La Commission peut ajuster cette exigence en cas de modification significative de
l’activité de l’établissement de paiement par rapport à l’année précédente. Lorsqu’un établissement de
paiement n’a pas enregistré une année complète d’activité à la date du calcul, le montant de ses fonds propres
doit être au moins égal à 10% des frais généraux fixes correspondants prévus dans son plan d’affaires, à moins
que la Commission n’exige un ajustement de ce plan.
3708
Méthode B
Le montant des fonds propres de l’établissement de paiement est au moins égal à la somme des éléments
suivants, multipliée par le facteur d’échelle k déterminé au paragraphe (2), où le volume des paiements (VP)
représente un douzième du montant total des opérations de paiement exécutées par l’établissement de
paiement au cours de l’année précédente:
a) 4,0% de la tranche du VP allant jusqu’à 5.000.000 euros
plus
b) 2,5% de la tranche du VP comprise entre 5.000.000 et 10.000.000 euros
plus
c) 1% de la tranche du VP comprise entre 10.000.000 et 100.000.000 euros
plus
d) 0,5% de la tranche du VP comprise entre 100.000.000 et 250.000.000 euros
plus
e) 0,25% de la tranche du VP supérieure à 250.000.000 euros.
Méthode C
Le montant des fonds propres de l’établissement de paiement est au moins égal à l’indicateur applicable défini
au point a), après application du facteur de multiplication déterminé au point b) puis du facteur d’échelle k
déterminé au paragraphe (2):
a) L’indicateur applicable est la somme des éléments suivants:
– produits d’intérêts,
– charges d’intérêts,
– commissions et frais perçus, et
– autres produits d’exploitation.
Chaque élément est inclus dans la somme avec son signe, positif ou négatif. Les produits exceptionnels ou
inhabituels ne peuvent pas être utilisés pour calculer l’indicateur applicable. Les dépenses liées à
l’externalisation de services fournis par des tiers peuvent minorer l’indicateur applicable si elles sont
engagées par une entreprise faisant l’objet d’un contrôle au titre du présent chapitre. L’indicateur
applicable est calculé sur la base de l’observation de douze mois effectuée à la fin de l’exercice précédent.
Il est calculé sur l’exercice précédent. Cependant, les fonds propres calculés selon la méthode C ne
peuvent pas être inférieurs à 80% de la moyenne des trois exercices précédents pour l’indicateur
applicable. Lorsque des chiffres audités ne sont pas disponibles, des estimations peuvent être utilisées.
b) Le facteur de multiplication est égal à:
i) 10% de la tranche de l’indicateur applicable allant jusqu’à 2.500.000 euros;
ii) 8% de la tranche de l’indicateur applicable comprise entre 2.500.000 et 5.000.000 euros;
iii) 6% de la tranche de l’indicateur applicable comprise entre 5.000.000 et 25.000.000 euros;
iv) 3% de la tranche de l’indicateur applicable comprise entre 25.000.000 et 50.000.000 euros;
v) 1,5% de la tranche de l’indicateur applicable supérieure à 50.000.000 euros.
(2)
Le facteur d’échelle k à utiliser pour appliquer les méthodes B et C est égal à:
a) 0,5 lorsque l’établissement de paiement ne fournit que le service de paiement visé au point 6 de l’annexe;
b) 0,8 lorsque l’établissement de paiement fournit le service de paiement visé au point 7 de l’annexe;
c) 1,0 lorsque l’établissement de paiement fournit l’un des services de paiement visés aux points 1 à 5 de
l’annexe.
(3)
La Commission peut, sur la base d’une évaluation des processus de gestion des risques, de bases de données
concernant les risques de pertes et des dispositifs de contrôle interne de l’établissement de paiement, exiger
que l’établissement de paiement détienne un montant de fonds propres pouvant être jusqu’à 20% supérieur au
montant qui résulterait de l’application de la méthode choisie conformément au paragraphe (1), ou autoriser
l’établissement de paiement à détenir un montant de fonds propres pouvant être jusqu’à 20% inférieur au
montant qui résulterait de l’application de la méthode choisie conformément au paragraphe (1).
(4)
La Commission précise les modalités d’application des méthodes de calcul visées aux paragraphes précédents.
(5)
L’établissement de paiement qui souhaite changer de méthode de calcul doit obtenir au préalable l’accord de
la Commission.
(6)
Nonobstant les exigences du présent article, la Commission est habilitée à prendre les mesures énoncées à
l’article 31, paragraphe (4) pour assurer des capitaux suffisants pour les services de paiement, notamment
lorsque les activités autres que les services de paiement portent ou menacent de porter atteinte à la solidité
financière de l’établissement de paiement.
3709
Article 18. – Le recours à des agents.
(1) Tout établissement de paiement qui entend fournir des services de paiement par l’intermédiaire d’un agent
communique les informations suivantes à la Commission:
a) le nom et l’adresse de l’agent;
b) une description des mécanismes de contrôle interne qui seront utilisés par les agents pour se conformer
aux obligations définies dans la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment
de capitaux et contre le financement du terrorisme; et
c) l’identité des personnes responsables de la gestion et, le cas échéant, l’identité des membres des organes
d’administration de l’agent auquel il sera fait appel pour la prestation de services de paiement, et la preuve
de l’expérience et de l’honorabilité professionnelles de ces personnes.
(2) Lorsque la Commission reçoit les informations conformément au paragraphe (1), elle peut alors inscrire l’agent
dans le registre prévu à l’article 36.
(3) Avant d’inscrire l’agent dans le registre, la Commission peut prendre des mesures complémentaires pour
vérifier les informations qui lui ont été fournies, si elle considère que celles-ci ne sont pas exactes.
(4) Si, après avoir pris des mesures pour vérifier les informations, la Commission n’est pas satisfaite de l’exactitude
des informations qui lui ont été fournies conformément au paragraphe (1), elle refuse d’inscrire l’agent dans le
registre prévu à l’article 36.
(5) Si l’établissement de paiement souhaite fournir des services de paiement dans un autre Etat membre en ayant
recours à un agent, il suit les procédures prévues à l’article 23. En ce cas, avant que l’agent ne puisse être inscrit
dans le registre en vertu du présent article, la Commission informe les autorités compétentes de l’Etat membre
d’accueil de son intention d’inscrire l’agent au registre prévu à l’article 36 et tient compte de leur avis à ce
sujet.
(6) La Commission peut refuser d’inscrire l’agent ou peut supprimer l’inscription de l’agent du registre prévu à
l’article 36, si elle a déjà été faite, lorsqu’elle est informée par les autorités compétentes de l’Etat membre
d’accueil que celles-ci soupçonnent que, en liaison avec le projet de recours à l’agent, une opération ou une
tentative de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme au sens de la directive 2005/60/CE est
en cours ou a eu lieu, ou que le recours à cet agent pourrait accroître le risque de blanchiment de capitaux
ou de financement du terrorisme.
(7) L’établissement de paiement veille à ce que les agents agissant pour son compte en informent les utilisateurs
de services de paiement.
Article 19. – La comptabilité et la révision externe.
(1) Les établissements de paiement établissent leurs comptes annuels et, le cas échéant, leurs comptes consolidés
conformément à la loi modifiée du 19 décembre 2002 concernant le registre de commerce et des sociétés ainsi
que la comptabilité et les comptes annuels des entreprises et au règlement (CE) n° 1606/2002 du Parlement
européen et du Conseil du 19 juillet 2002 sur l’application des normes comptables internationales.
(2) Sauf dérogation prévue dans la loi modifiée du 19 décembre 2002 concernant le registre de commerce et des
sociétés ainsi que la comptabilité et les comptes annuels des entreprises, l’agrément est subordonné à la
condition que l’établissement de paiement confie le contrôle de ses documents comptables annuels à un ou
plusieurs réviseurs d’entreprises agréés. La désignation de ces réviseurs d’entreprises agréés est faite par
l’organe chargé de l’administration de l’établissement de paiement.
( …
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.