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En bref

Cette loi concerne les examens d'admission à l'école normale et les concours pour l'obtention de bourses d'études, ainsi que la composition du jury d'examen et les examens pour l'obtention des brevets de capacité pour les enseignants.

Ce qu'elle réglemente

Qui elle concerne

Points clés

Texte de loi

677 MEMORIAL Memorial DU des Grand-Duché de Luxembourg. Großherzogthums Luxemburg. Jeudi, 25 juin 1903. N° 45. Donnerstag, 25. J u n i 1903. Avis concernant l'examen d'admission à l'école Bekanntmachu

klärung auf Stempelpapier, gemäß dem im „Memorial" von 1847, Nr. 1, Seite 2 und 3, veröffentlichten Formular. Alle diese Schriftstücke müssen im Sekretariate der Unterrichts-Commission spätestens bis zum

  1. J u l i abgegeben werden. Die Candidaten, welche am Mittwoch, den
  2. August präzis 8 Uhr Morgens, in der Normalschule nicht zugegen sein werden, sind von der Theilnahme an der Prüfung ausgeschlossen. Fürs Schuljahr 1903-1904 werden acht ganze und vier halbe Studienbörsen an der Lehrersektion und vier ganze und zwei halbe Studienbörsen an der Lehrerinnensektion vergeben, außer denen der Stiftungen Hansen, Berens, Gellé und Forschler. Die aus den Einkünften der Stiftung Hansen gebildeten Börsen werden mit nächstkünftigem
  3. Oktober fällig und unter den nämlichen Bedingungen wie die übrigen mit den beiden Sektionen der Normalschule verbundenen Stipendien vergeben. Die Abkömmlinge des Bruders, sowie diejenigen der Schwester des verstorbenen Abbé Hansen, 679 leurs études à l'école normale, ont la préférence à la jouissance de ces bourses. Luxembourg, le 16 juin
  4. welche sich dem Lehrerstande widmen wollen, werden vorzugsweise zum Genuß dieser Börsen zugelassen. Luxemburg, den
  5. J u n i
  6. Der ständige Ausschuß, E. Arendt, Präsident. M . de Waha, Sekretär. Le Comité permanent : E. ARENDT, président, M. DE WAHA, secrétaire. Vu pour être inséré au Mémorial. Luxembourg, le 20 juin
  7. Gesehen um ins „Memorial" eingerückt zu werden. Luxemburg, den
  8. J u n i
  9. Le Directeur général de l'intérieur, Der General-Director des Innern, H. Kirpach. H. KIRPACH. Arrêté du 20 juin 1903, portant composition du jury d'examen pour les instituteurs et les institutrices. L E DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'INTÉRIEUR ; Vu la loi du 20 avril 1881, sur l'organisation de l'enseignement primaire ; Arrête :

Art. 1

. Sont nommés membres de la commission devant laquelle auront lieu, pendant l'année courante, les examens pour la collation des brevets de capacité aux membres du personnel enseignant des écoles primaires, MM. 1° Witry, inspecteur principal des écoles ; 2° de Waha, secrétaire de la Commission d'instruction ; 3° Kunnen, inspecteur d'écoles à Esch s/Alz. ; 4° Olinger, inspecteur d'écoles à Mersch; 5° Meyers, directeur de l'école normale ; 6° Kayser et Reyland, professeurs à l'école normale. Art. 2. Sont nommés membres suppléants de la même commission :

  1. a)en remplacement de l'un ou de l'autre des membres sub n os 1 à 4, MM. Lech, membre de la Commission d'instruction, et Kiesel, inspecteur d'écoles à Echternach ;
  2. b)en remplacement de l'un des trois autres membres, M. Wercollier, professeur à l'école normale. Art. 3. Le présent arrêté sera inséré au Mémorial et un exemplaire en sera transmis aux Beschluß vom 20. J u n i 1903, die

nennung der Prüfungsjury für die Lehrer und Lehrerinnen betreffend Der General-Director des Innern; Nach Einsicht des Gesetzes vom

  1. April 1881, über die Organisation des Primärunterrichtes; Beschließt: Art.
  2. Zu Mitgliedern der Jury, vor welcher die während des laufenden Jahres behufs Verleihung von Fähigkeitsbrevets an das Lehrerpersonal der Primarschulen vorgesehenen Prüfungen stattzufinden haben, sind

nannt die HH. 1° Witry, Oberinspektor; 2° de W a h a , Sekretär der Unterrichtscommission; 3° K u n n e n , Schulinspektor zu Esch a. d. Alz.; 4° O l i n g e r , Schulinspektor zu Mersch; 5° M e y e r s , Director der Normalschule; 6° K a y s e r und R e y l a n d , Prozessoren an der Normalschule. Art. 2 Zu

gänzungsmitgliedern derselben Jury sind

nannt: a) in

setzung irgend eines der Mitglieder sub 1—4, die HH. Lech, Mitglied der Unterrichtscommission, und K i e s e l , Schulinspektor zu Echternach; b) in

setzung eines der drei anderen Mitglieder, Hr. Wercollier, Professor an der Normalschule. Art.

  1. Gegenwärtiger Beschluß soll ins „Memorial" eingerückt und ein Exemplar desselben 680 membres et aux membres suppléants de la commission d'examen pour leur servir de titre. Luxembourg, le 20 juin
  2. Le Directeur général de antérieur, H . KlRPACH. einem jeden der wirklichen und

gänzungs-Mitglieder als

nennungsurkunde zugestellt werden Luxemburg, den 20. Juni 1903. Der General-Director des Innern, H. Kirpach. L E COMITÉ PERMANENT DE LA COMMISSION D'INSTRUCTION ; Bekanntmachung, die Prüfung der Lehrer und Lehrerinnen betreffend. D e r ständige Ausschuß der U n t e r r i c h t s Commission; Vu les art. 53 et 54 de la loi du 20 avril 1881, sur l'organisation de l'enseignement primaire, ainsi que le règlement du 26 octobre 1876, sur la classification des instituteurs ; Nach Einsicht der Art. 53 und 54 des Gesetzes vom 20. April 1881, über die Organisation des Primärunterrichtes, sowie des Reglementes vom 26. Oktober 1876, über die Klassifikation der Lehrer; A vis concernant l'examen à subir par les instituteurs et les institutrices. Fait connaître ce qui suit : A. Les examens préalables à la collation des brevets de capacité du 4e rang aux membres du personnel enseignant sont fixés comme suit :

  1. a)examen écrit pour tous les récipiendaires (instituteurs et institutrices), les 10 et 11 août 1903, de 8 heures du matin à midi, et de 3 à 6 heures de l'après-midi ;
  2. b)examen oral, le 12 août pour les institutrices et le 13 pour les instituteurs, chaque fois de 8 heures du matin à midi et de 3 à 6 heures de l'après-midi. Les personnes qui désirent prendre part aux examens susmentionnés adresseront leurs demandes au secrétariat de la Commission d'instruction pour le 1 e r août prochain au plus tard. Elles joindront à leurs demandes : 1° un extrait de leur acte de naissance ; 2° un extrait de l'acte de naissance de leur père ; 3° un certificat de moralité civile, délivré par le Collège des bourgmetre et échevins de la commune ; 4° un certificat de moralité religieuse, délivré par le curé ou le desservant de la paroisse ; 5° un certificat du médecin cantonal, constatant que le postulant est exempt de tout défaut corporel apparent qui le rendrait impropre à l'exercice de l'état d'instituteur. Gibt Folgendes bekannt: A. Die behufs Verleihung der Fähigkeits-Brevets vom 4. Range an die Lehrer und Lehrerinnen abzuhaltenden Prüfungen sind folgendermaßen festgesetzt:
  3. a)schriftliche Prüfung aller Bewerber (Lehrer und Lehrerinnen) am 10. und 11. August 1903, von 8 Uhr bis Mittag und von 3 bis 6 Uhr Nachmittags:
  4. b)mündliche Prüfung am 12. August für die Lehrerinnen und am 13. für die Lehrer, jedesmal, von 8 Uhr bis Mittag und von 3 bis 6 Uhr Nachmittags. Diejenigen Personen, welche an obenerwähnten Prüfungen sich zu betheiligen beabsichtigen, haben ihre desfallsigen Gesuche bis spätestens den 1. August nächsthin an das Sekretariat der Unterrichts-Commission einzusenden und ihrem Gesuche beizufügen: 1° einen Auszug ihrer Geburtsurkunde; 2° einen Auszug aus der Geburtsurkunde ihres Vaters; 3° ein vom Schöffencollegium der Gemeinde ausgestelltes Zeugniß über bürgerliche Moralität; 4° ein vom Ortspfarrer ausgestelltes Zeugniß über religiöses Betragen; 5° ein vom Kantonalarzt ausgestelltes Zeugniß zur Bestätigung, daß Gefuchsteller mit keinem auffallenden, mit dem Lehrerstande unvereinbaren körperlichen Gebrechen behaftet ist. 681 B. Les examens préalables à la collation du B. Die behufs Verleihung des Fähigkeitsbrevets brevet de capacité du 3e rang aux membres du vom 3. Range an das Lehrpersonal der Primarpersonnel enseignant des écoles primaires sont schulen abzuhaltenden Prüfungen sind festgesetzt, fixés comme suit : wie folgt:
  5. a)examen écrit pour tous les récipiendaires
  6. a)schriftliche Prüfung aller Bewerber (Lehrer (instituteurs et institutrices), les 14 et 15 sep- und Lehrerinnen) am 14. und 15. September 1903, tembre 1903, de 8 heures du matin à midi et de von 8 Uhr bis Mittag und von 3 bis 6 Uhr Nachmittags; 3 à 6 heures de l'après-midi ;
  7. b)examen oral, le 16 septembre pour les
  8. b)mündliche Prüfung am 16. September für institutrices et le 17 septembre pour les institu- die Lehrerinnen und am 17. September für die teurs, chaque fois de 8 heures du matin à midi Lehrer, jedesmal von 8 Uhr bis Mittag und von 3 bis 6 Uhr Nachmittags. et de 3 à 6 heures de l'après-midi. G. Les examens préalables à la collation des C. Die behufs Verleihung der Fähigkeitsbrevets brevets de capacité du 2e et du 1

rang aux vom 2. und 1. Range an das Lehrerpersonal der membres du personnel enseignant des écoles Primärschulen abzuhaltenden Prüfungen sind festprimaires sont fixés comme suit : gesetzt, wie folgt:

  1. a)examen écrit pour tous les récipiendaires
  2. a)schriftliche Prüfung für alle Bewerber (Lehrer (instituteurs et institutrices), les 21 et 22 sep- und Lehrerinnen) am 21. und 22. September 1903, tembre 1903, de 8 heures du matin à midi et de von 8 Uhr bis Mittag und von 3 bis 6 Uhr 3 à 6 heures de l'après-midi ; Nachmittags;
  3. b)examen oral, le 23 septembre pour les
  4. d)mündliche Prüfung am 23. September für institutrices et le 24 septembre pour les institu- die Lehrerinnen und am 24. September für die teurs, chaque fois de 8 heures du matin à midi Lehrer, jedesmal von 8 Uhr bis Mittag und von 3 bis 6 Uhr Nachmittags. et de 3 à 6 heures de l'après-midi. Diejenigen Personen, welche an den Prüfungen Les personnes qui désirent prendre part aux examens de ces deux dernières sessions adres- der zwei letzten Sitzungen sich zu betheiligen wünseront leurs demandes au secrétariat de la schen, haben ihre desfalsigen Gesuche bis zum Commission d'instruction pour le 1 e r septembre 1. September künftig an das Sekretariat der prochain ; elles y joindront les certificats men- Unterrichts-Commission zu richten und denselben tionnés sub 3° et 4° ci-dessus, ainsi qu'un certi- die sub 3° und 4°

wähnten Zeugnisse anzuficat délivré par le bourgmestre de la commune schließen, sowie ein vom Bürgermeister der Gede leur domicile, constatant que depuis l'ob- meinde ihres Domizils ausgestelltes Zeugniß, tention du brevet de capacité dont elles sont welches bestätigt, daß sie seit

langung ihres porteurs, elles ont été préposées pendant deux Fähigkeitszeugnisses, während mindestens zwei années au moins à une école primaire du Grand- Jahren einer Primärschule des Großherzogthums vorgestanden haben. Duché. D. Die durch Art. 56 des Gesetzes vorgesehene D. L'examen prévu à l'art. 56 de la loi est Prüfung findet statt, wie folgt: fixé comme suit :

  1. a)schriftliche Prüfung für alle Bewerber (Lehrer
  2. a)examen écrit pour tous les récipiendaires (instituteurs et institutrices), les 21 et 22 sep- und Lehrerinnen) am 21 und 22. September 1903, tembre 1903, de 8 heures du matin à midi et de von 8 Uhr Morgens bis Mittag und von 3 bis 6 Uhr Nachmittags; 3 à 6 heures de l'après-midi ; 682
  3. b)le jour de l'épreuve pratique sera fixé par la commission d'examen conformément aux dispositions du règlement précité. Luxembourg, le 16 juin 1903.
  4. b)der Tag der praktischen Prüfung wird durch die Commission festgestellt werden, gemäß den Bestimmungen vorerwähnten Reglementes. Luxemburg, den 16. Juni 1903. Le Comité permanent, E. ARENDT , président. M. DE WAHA, secrétaire. Der ständige Ausschuß, E. Arendt. Präsident, M . de Waha, Sekretär. Vu pour être inséré au Mémorial. Gesehen um ins „Memorial" eingerückt zu werden. Luxembourg, le 20 juin 1903. Luxemburg, den 20. Juni 1903. Le Directeur général de l'intérieur, H . KlRPACH. Der General-Director des Innern, H. Kirpach. Arrêté du 18 juin 1903, portant renouvellement partiel de la commission de viticulture. Beschluß vom 18. J u n i 1903, die theilweise

neuerung der Weinbau-Commission betreffend. LE MINISTRE D'ÉTAT, PRÉSIDENT Der Staatsminister, Präsident DU GOUVERNEMENT ; der R e g i e r u n g ; Vu l'art. 3 de l'arrêté du 14 juillet 1886, Nach Einsicht des Art. 3 des Beschlusses vom portant institution d'une commission de viticul- 14. Juli 1886, die Einsetzung einer Weinbauture ; Commission betreffend; Sur la proposition de la dite commission ; Auf den Vorschlag benannter Commission; Beschließt: Arrête :

Art. 1. Sont nommés membres de la com

Art. 1. Zu Mitgliedern der Weinbau-Commismission de viticulture, pour une période de six sion sind auf die Dauer von sechs Jahren

nannt années, MM. J.-P. Stumper, propriétaire-vigne- die HH. J. P. Stümper, Weingutsbesitzer ron à Grevenmacher ; Mathias Duhr-Zimmer. zu Grevenmacher; Mathias Duhr-Zimmer, propriétaire-vigneron à Ahn, et Théodore Wald- Weingutsbesitzer zu Ahn, und Theodor Waldbillig, propriétaire-vigneron à Grevenmacher. billig, Weingutsbesitzer zu Grevenmacher. Art.

  1. M. Stumper continuera à exercer les Art.
  2. Hr. Stümper wird weiterhin als fonctions de président de la dite commission. Präsident besagter Commission fungieren. Art.
  3. Le présent arrêté sera inséré au Art.
  4. Gegenwärtiger Beschluß soll im „MeMémorial et une copie en sera transmise à cha- morial" veröffentlicht und eine Abschrift einem cun des membres intéressés, pour leur servir jeden der Interessenten als

nennungsurkunde de titre. zugestellt werden. Luxembourg, le 20 juin

  1. Luxemburg, den
  2. Juni
  3. Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, EYSCHEN. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. 683 Avis. — Notariat. Bekanntmachung — Notariat. Par arrêté grand-ducal en date du 22 juin ct., M. Alphonse Majerus, notaire, de résidence à Mondorf-les-Bains, a été nommé notaire à la résidence de Luxembourg, en remplacement de M. Ransonnet, décédé. Durch Großh. Beschluß vom
  4. Juni c. ist Hr. Alphons Majerus, Notar zu Bad-Mondorf, zum Notar mit dem Amtswohnsitze Luxemburg, in

setzung des verstorbenen Hrn. Ransonnet,

nannt worden. Luxemburg, den

  1. J u n i
  2. Luxembourg, le 23 juin
  3. Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, EYSCHEN. Arrêté du 20 juin 1903, portant reconnaissance légale et approbation des statuts des sociétés mutualistes d'assurance contre la mortalité du bétail de Bech, Schrondweiler et Biwer (Grevenmacher). LE MINISTRE D'ETAT, PRESIDENT DU GOUVERNEMENT ; Vu les demandes en reconnaissance légale présentées par les sociétés mutualistes d'assurance contre la perte de bétail de 1° Bech, 2° Schrondweiler, et 3° Biwer (Grevenmacher), ensemble les statuts de ces sociétés ; Vu les avis émis les 9 et 29 avril et 21 mars 1903 par les administrations communales de Bech, Nommern et Biwer ; Vu l'avis de la Commission supérieure d'encouragement des sociétés de secours mutuels en date du 14 juin 1903 ; Vu la loi du 11 juillet 1891 et l'arrêté grandducal du 22 du même mois ; Attendu que les statuts des dites sociétés sont en concordance avec les dispositions des lois et règlements ; Attendu que les recettes assurées des mêmes sociétés paraissent suffisantes pour faire face à leurs dépenses obligatoires ; Arrête :

Art. 1

. Les sociétés mutualistes d'assurance centre la perte de bétail de Bech, Schrondweiler et Biwer sont légalement reconnues et leurs statuts sont approuvés. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. Beschluß vom

  1. Juni 1903, die gesetzliche Anerkennung und die Genehmigung der Statuten der Viehversicherungs-Vereine von Bech, Schrondweiler und Biwer (Grevenmacher) betreffend Der S t a a t s m i n i s t e r , Präsident der Regierung; Nach Einsicht der Gesuche der Viehversicherungs-Vereine von 1° Bech, 2° Schrondweiler und 3° Biwer (Grevenmacher) wegen gesetzlicher Anerkennung, sowie Genehmigung der Statuten dieser Vereine; Nach Einsicht des Gutachtens der Gemeindeverwaltungen von Bech, Nommern und Biwer vom
  2. u.
  3. April 1903 und
  4. März 1903; Nach Einsicht des Gutachtens der höheren Commission zur Förderung der auf Gegenseitigkeit beruhenden Vereine, vom
  5. Juni 1903; Nach Einsicht des Gesetzes vom
  6. Juli 1891 und des Großh. Beschlusses vom
  7. dess. Mts.; In Anbetracht, daß die Statuten genannter Vereine mit den Bestimmungen der Gesetze und Reglements in Einklang stehen; In Anbetracht, daß die gesicherten Einkünfte der Gesellschaften zur Bestreitung der ordnungsmäßigen Ausgaben derselben hinreichend

scheinen; Beschließt: Art.

  1. Die Viehversicherungs - Vereine von Bech, Schrondweiler und Biwer werden hiermit gesetzlich anerkannt und sind deren Statuten genehmigt. 684 Art.
  2. Le présent arrêté, avec les statuts y annexés, sera publié au Mémorial. Luxembourg, le 20 juin
  3. Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, Art.
  4. Dieser Beschluß nebst den dazu gehörigen Statuten soll im „Memorial" veröffentlicht werden. Luxemburg, den
  5. J u n i
  6. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. EYSCHEN. NOTE. — Les statuts de ces trois sociétés sont la reproduction du projet de statuts-type adopté pour la plupart des sociétés similaires légalement reconnues — voir entre autres ceux publiés au Mémorial 1903, p. 405 — sauf les modifications ci-après : 1) Bech. — §
  7. — Unter dem Namen « Viehversicherungs-Verein von Bech » u. s. w. §
  8. — Der Sitz des Vereins ist in Bech und

streckt sich auf die Ortschaften Berg, Geyershof, Jacobsberg, Grassenberg und Hemsthal. §

  1. — d) Diejenigen, welche mit der Zahlung ihrer ordentlichen Beiträge während einem Monat oder für die ausserordentlichen Beiträge während acht Tagen u. s. w. § 34 — einem Vorstand, bestehend aus einem Vorsteher, einem Stellvertreter des Vorstehers, einem Rechnungsführer und zwei Mitgliedern. §
  2. — Berathen und angenommen zu Bech, am
  3. Dezember
  4. 2) Schrondweiler. — §
  5. — Unter dem Namen « Viehversicherungs-Verein von Schrondweiler » u. s. w. §
  6. — Der Sitz des Vereins ist in Schrondweiler und

streckt sich auf die Ortschaften Schrondweiler und Cruchten. Arrêté concernant la publication du rapport général de la Chambre de commerce pour l'année

  1. L E MINISTRE D'ÉTAT, PRÉSIDENT DU GOUVERNEMENT ; Vu le rapport général de la Chambre de commerce sur la situation du commerce et de l'industrie dans le Grand-Duché pendant l'année 1902; Arrête : Le rapport prémentionné sera publié comme annexe au Mémorial. Luxembourg, le 20 juin
  2. Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, §
  3. — einem Vorstand, bestehend aus einem Vorsteher, einem Stellvertreter des Vorstehers, einem Rechnungsführer und zwei Mitgliedern. § 41.— Berathen und angenommen zu Schrondweiler, am
  4. Januar
  5. 3) B i w e r . — §
  6. — Unter dem Namen « Viehversicherungs-Verein von Biwer» u. s. w. §
  7. — Der Sitz des Vereins ist in Biwer und

streckt sich auf die Ortschaften Biwer, Wecker-gare, Boudler, Kreinert, Wecker et Hagelsdorf. §

  1. — d) Diejenigen, welche mit der Zahlung ihrer ordentlichen Beiträge während zwei Monaten oder für die ausserordentlichen Beiträge während zehn Tagen u. s. w. §
  2. — Das Versicherungsjahr beginnt mit dem
  3. Januar dieses Jahres und endigt mit dem
  4. Dezember eines jeden Jahres u. s. w. §
  5. — einem Vorstand, bestehend aus einem Vorsteher, einem Stellvertreter des Vorstehers, einem Rechnungsführer und zwei Mitgliedern. §
  6. — Berathen und angenommen zu Biwer, am
  7. Januar
  8. Beschlutz, die Veröffentlichung des allgemeinen Berichtes der Handelskammer über die Lage des Handels und der Industrie für das Jahr 1902 betreffend. Der S t a a t s m i n i s t e r , Präsident der R e g i e r u n g ; Nach Einsicht des allgemeinen Berichtes der Handelskammer über die Lage des Handels und der Industrie des Großherzogthums während des Jahres 1902; Beschließt:

wähnter Bericht soll als Beilage zum „Memorial" veröffentlicht werden. Luxemburg, den

  1. J u n i
  2. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. EYSCHEN. Luxembourg. — Imprimerie V Bück. 1 Memorial MEMORIAL des DU Grand-Duché de Luxembourg. Großherzogthums Luxemburg. ANNEXE auN°45 de
  3. RAPPORT GÉNÉRAL SUR LA Situation de l'Industrie et du Commerce pendant l'année
  4. Considérations générales. L'atonie des affaires que nous avons constatée dans notre précédent rapport, a continué à règner pendant toute l'année
  5. Ni les craintes ni les espérances que cette année a suscitées tour à tour, ne se sont réalisées : la situation est restée terne, sans entrain. Il est vrai que le marché a été préservé des embarras financiers et des convulsions industrielles qui l'ont secoué en 1901, mais l'amélioration générale, sur laquelle on comptait, lorsque la crise semblait avoir épuisé ses effets, a été reculée. Les légères reprises qui se dessinaient de temps en temps, ont été sans lendemain. Aux efforts qui ont été tentés au commencement et pendant la seconde moitié de l'année pour donner une impulsion nouvelle aux affaires, il manquait l'énergie initiale et l'ampleur nécessaires pour vaincre l'inertie qui enlizait toute activité commerciale. Au cours des années de prospérité l'équilibre économique avait été détruit. L'industrie, stimulée par une demande qui dépassait énormémentlesbesoins réels de la consommation, avait augmenté ses moyens de production. Cette demande exagérée cessant brusquement au printemps de l'année 1900, elle se trouvait placée, sans transition, en présence de la demande réelle, et la disproportion entre l'offre et la demande faisait sentir aussitôt ses effets en paralysant les transactions et en avilissant les prix. Cet équilibre n'a pu encore être rétabli au cours de l'année 1902, quoique l'accroisse- 2 ment considérable des exportations y eût puissamment contribué en diminuant la surabondance de l'offre. Un aperçu du commerce extérieur du Zollverein pendant les quatre dernières années fait ressortir l'augmentation anormale dans les exportations : Exportations. Importations. TONNES. MK. TONNES. MK. 4,368,4 millions 30,403,200 1899 5,783,6 millions 44,652,300 4,752,6 32,681,700 49,911,800 1900 6,043,0 4,512,6 32,362,600 1901 5,710,3 44,304,600 5,006,7 35,029,700 1902 43,340,300 5,711,9 C'est, en première ligne, l'Amérique qui a absorbé une grande partie du trop-plein qui encombrait les marchés du Zollverein et alourdissait les transactions. Le « danger américain », si redouté, n'a pas été conjuré seulement, mais l'Amérique s'est même transformée en une excellente cliente, grâce à la situation exceptionnelle qu'elle traversait et qui coincidait avec la période de crise dont souffrait l'Europe. Nos industries luxembourgeoises ont répercuté cette situation générale du marché. Une dépression continuelle, sans élévations ni baisses considérables, n'a cessé d'y règner. Quelques éclaircies ont tranché sur cette situation décourageante. Ajoutons que les caisses de secours des ouvriers, récemment créées, ont imposé à l'industrie de nouvelles charges qui diminueront les bénéfices. L'exploitation des minières a marqué un relèvement incontestable, mais elle a été loin d'atteindre l'ampleur et l'intensité des années de prospérité. L'exportation des minettes en particulier a continué à se heurter à de sérieuses difficultés, alors que la demande des hauts-fourneaux indigènes restait fort active. Dans les différents groupes de la métallurgie la faiblesse des prix a été la note dominante. Quoique la production des hauts-fourneaux accuse un progrès notable, grâce à l'augmentation de leurs moyens de production, l'avilissement des prix a pesé lourdement sur le commerce des fontes. De même, les produits finis ne sont sortis que difficilement de leur délaissement. Le manque de confiance dans l'avenir a fortement restreint l'activité dans le bâtiment. L'industrie textile est restée stationnaire. La tannerie, qui se transforme rapidement à la faveur des nouveaux procédés de tannage, a maintenu une production normale. La ganterie a conservé ses bonnes dispositions. Il est à remarquer que les industries, dites de consommation, ont pâti également de la situation déprimante du marché. La brasserie a vu diminuer sa production. L'industrie des tabacs et cigares a assisté à un arrêt dans son développement. Seule, la meunerie a pu renseigner quelques progrès. Quoique le commerce de gros et de détail ait gardé une allure satisfaisante, la réserve dont témoignait la clientèle, contrastait avec la belle exubérance des années précédant la crise. Il a été remarqué cependant que la situation du commerce en général s'est assainie après la douloureuse liquidation de 1901 : si les transactions ont perdu de leur ampleur, les règlements, d'autre part, présentaient des difficultés moindres. Nous ne pouvons passer ici sous silence la nouvelle loi douanière qui a été adoptée le 14 décembre par le Reichstag et qui forme un fait économique d'une importance considérable- 3 Un de ses effets principaux sera le renchérissement du blé, qui se traduira par une élévation de la rente du sol et par une augmentation du prix de la main-d'œuvre. Le commerce et l'industrie, tout en regrettant le caractère nettement protectionniste de cette loi qui a tenu compte avant tout des intérêts du fisc et de l'agriculture, espèrent que les intérêts commerciaux et industriels resteront au premier plan dans la conclusion des nouveaux traités de commerce, car il est à craindre que les pays producteurs de blé n'exercent leurs représailles en grevant les articles d'exportation du Zollverein. En ce moment, les jalons pour lu conclusion des nouveaux traités de commerce sont définitivement posés. La certitude où nous en sommes à cet égard, quoique peu encourageante, est encore moins défavorable au développement économique que l'incertitude des dernières années. Il est permis, dès à présent, d'entrevoir une situation stable. Nous nous plaisons à relever ensuite deux améliorations très importantes dans nos communications internationales : la réduction des taxes postales pour l'échange des correspondances entre l'Allemagne et le Grand-Duché, et la création d'un service téléphonique entre les deux pays. L'arrangement qui a été signé le 20 août entre l'Allemagne et le Grand-Duché, a abaissé la taxe pour une simple lettre de 20 gr. à 10 pf., et pour cartes postales, à 5 pf. resp. 5 cts. Des réductions analogues ont été faites sur les imprimés, les échantillons de marchandises et les papiers d'affaires. Cet arrangement est entré eu vigueur le 1er octobre
  6. Une convention du même jour a réglé le service de la correspondance téléphonique entre les deux États. Enfin la nouvelle convention avec l'Allemagne portant approbation du contrat qui proroge l'affermage du réseau Guillaume-Luxembourg jusqu'au 31 décembre 1959 et, implicitement, l'accession du Grand-Duché au Zollverein jusqu'à la même date, en fixant nos destinées économiques pour un demi-siècle, contribuera, pour une large part, au développement régulier, normal du commerce et de l'industrie. Depuis l'année 1842 que nous faisons partie du Zollverein, notre commerce a pris son pli définitif. Ses voies sont tracées. Nos relations d'affaires avec les pays du Zollverein sont devenues plus intimes d'année en année et la seule possibilité, quoique vague, que cet état de choses pourrait être bouleversé à l'expiration de l'ancienne convention avec l'Allemagne, suffisait pour faire naître des inquiétudes. Aussi la prévoyante initiative du Gouvernement à dissiper, dès maintenant, l'incertitude inquiétante qui règnait à cet égard, par une nouvelle convention qui proroge la situation actuelle jusqu'en 1959, a-t-elle été accueillie avec une satisfaction des plus vives par nos industriels et commerçants. Travaux de la Chambre de commerce. Parmi les questions que la Chambre de commerce a traitées en 1902, nous signalerons plus particulièrement celles qui suivent : Unification internationale du numérotage des fils. — Titrage de la soie et numérotage suivant le système métrique. Au cours de l'Exposition internationale de 1900, il s'est tenu à Paris un congrès inter- 4 national pour l'unification du numérotage des fils de tous les textiles. La question présentant un certain intérêt pour l'industrie textile du Grand-Duché, la Chambre de commerce avait engagé le Gouvernement à se faire représenter officiellement à cette conférence. Des congrès antérieurs avaient déjà émis des vœux en faveur de l'adoption d'un mode uniforme international du numérotage des fils sur la base du système métrique, en faisant ressortir les avantages considérables qui en résulteraient pour le commerce et pour l'industrie des textiles. La réalisation de ces vœux a été retardée par le refus de l'Angleterre de s'y rallier, et l'on a considéré qu'à défaut de cette adhésion l'unification internationale du numérotage des fils n'aurait pas toute l'efficacité qu'on serait en droit d'en attendre, étant donné l'importance du commerce anglais des fils et tissus. Le congrès de Paris, après avoir adopté diverses résolutions tendant à l'unification du titrage des soies et du numérotage des fils, a émis le vœu qu'une conférence diplomatique soit réunie afin de discuter la possibilité de réaliser en même temps, dans tous les pays, pour tous les textiles ou pour une partie des textiles, l'unification dont il s'agit. Pour le moment, le Gouvernement français ne crut pas devoir provoquer la réunion d'une conférence internationale chargée d'établir l'entente des divers États intéressés sur une réforme d'ensemble. Il résulte, en effet, des déclarations qui ont été faites devant le comité consultatif des arts et manufactures par les membres de la commission permanente internationale nommée pour poursuivre la réalisation des vœux du congrès de Paris, qu'un accord n'est pas susceptible d'intervenir entre les divers pays, en ce qui concerne l'adoption d'un numéro uniforme international pour toutes les matières textiles. Mais afin de seconder les efforts de la commission permanente vers le but qu'elle poursuit, le Gouvernement français a été amené à examiner si, à l'aide d'un échange de vues entre les divers Gouvernements intéressés, il ne serait pas possible d'arriver à un accord partiel qui consisterait dans l'unification du titrage de la soie et de son numérotage suivant le système métrique. L'adoption de ce numérotage pour la soie grège ou ouvrée constituerait déjà un grand progrès et un acheminement vers la généralisation de la réforme dont le congrès de Paris a réclamé la réalisation dans l'intérêt commun. La section de la soie au congrès de 1900 a cherché avant tout à ne pas heurter les habitudes commerciales, tout en préconisant l'adoption du titre international comme titre légal. Elle a donc demandé que le titre international de la soie soit fixé par 20 échevettes de 450 mètres de fil pesées en unité de poids de 5 centigrammes, que le bulletin du bureau public de conditionnement indique également le poids en grammes de 10,000 mètres de fil et que tous les pays se mettent d'accord pour l'adoption d'un bulletin uniforme. Appelée par le Gouvernement à donner son appréciation sur la question dans la forme réduite et spécialisée où elle est présentée de nouveau, la Chambre de commerce s'est prononcée dans le sens suivant : La question de l'application du système métrique au numérotage des fils de tous les textiles, telle qu'elle se présentait en 1900, était d'un intérêt incontestable pour le Grand-Duché. Sous son nouvel aspect, elle est d'un intérêt moins immédiat, l'industrie de la soie et de ses dérivés n'existant pas dans le pays. Quelques industries qui font une grande consommation de filés de soie, comme la ganterie p. ex., trouveraient peut-être certaines facilités dans l'uniformité du numérotage de la soie. 5 Néanmoins, la Chambre de commerce a engagé le Gouvernement à ne pas refuser son appui à la forme préconisée par le Gouvernement français, si insigniflants qu'en soient les avantages pour le Grand-Duché, surtout que cette réforme est destinée à ouvrir la \oie au numérotage des fils de tous les textiles sur la base du système métrique. Difficultés douanières dans l'introduction des replants luxembourgeois en Belgique. Par suite des mesures phylloxériques qui ont été prises sur la frontière belge, l'entrée des replants luxembourgeois en Belgique ne pouvait s'effectuer librement que par des bureaux de douane désignés. Ainsi les replants de la région de Luxembourg ne pouvaient plus être expédiés par la route de Luxembourg à Arlon, mais devaient passer indistinctement par la douane de Sterpenich. Un préjudice assez grave en était résulté pour nos maraîchers qui fréquentent les marchés d'Arlon. Dans le temps ils emportaient dans leurs voitures, en dehors des légumes, des quantités considérables de replants qui étaient d'un placement facile et rémunérateur en Belgique. Depuis que ces transports devaient emprunter le chemin de fer. — le bureau des douanes sur la route de Luxembourg à Arlon (au pied du « Wollberg) n'étant pas autorisé à les laisser entrer sur le territoire belge — le commerce des replants tendait à baisser. En dehors des frais de transport plus considérables, les envois de replants subissaient très souvent des retards et étaient livrés avariés ou après la clôture du marché. La Chambre de commerce ayant sollicité l'intervention du Gouvernement pour obtenir la suppression des difficultés douanières qui s'opposaient à l'introduction des replants en Belgique, la question a fini par trouver une solution donnant complète satisfaction à nos maraîchers. Affranchissements postaux pour l'Allemagne. Dans ses rapports annuels la Chambre de commerce a insisté plusieurs fois sur les graves inconvénients que présentent les taxes appliquées aux lettres à destination des pays du Zollverein. Les réclamations de la part de nos industriels devenant de plus en plus fréquentes, elle a signalé de nouveau cet état de choses à l'attention du Gouvernement. Les transactions extérieures d'un pays s'accroissent forcément en raison inverse de son territoire. Pour le Grand-Duché la correspondance avec l'étranger doit donc être proportionnellement plus élevée que pour un grand État, et il en résulte, pour nos industriels, une augmentation des dépenses pour ports de lettres. A ces dépenses viennent s'ajouter les surtaxes fréquentes pour lettres insuffisamment affranchies que nos industriels reçoivent de leurs correspondants allemands qui se figurent, probablement à cause de l'Union douanière, que le Grand-Duché est compris également dans l'Union postale allemande. Pour quelques établissements, dont la production est écoulée en majeure partie dans les pays du Zollverein, et qui entretiennent une correspondance active avec ces pays, les ports de lettres et les surtaxes pour affranchissements insuffisants forment un élément sérieux des frais généraux. Service téléphonique avec l'Allemagne. A différentes reprises, la Chambre de commerce avait appelé l'attention du Gouvernement sur la nécessité de la création d'un service téléphonique avec l'Allemagne. Les consi- 6 dérations qu'elle avait fait valoir antérieurement pour appuyer ses vœux réitérés, et sur lesquelles il serait inutile de revenir à cet endroit, n'ont fait que s'accentuer au cours des années dernières, à mesure que nos relations d'affaires avec les pays du Zollverein gagnaient en intensité et que notre réseau téléphonique se développait. Il s'était produit d'ailleurs en Allemagne, au commencement du mois de mars, un mouvement qui tendait au même but, et la Chambre de commerce crut qu'il fallait en profiter pour hâter la solution de cette question. Elle a donc saisi cette occasion pour recommander de nouveau la création d'un service téléphonique avec l'Allemagne à la sollicitude toute particulière du Gouvernement. Retards dans l'échange des correspondancesà la frontière belge. La correspondance pour certaines localités frontières de la Belgique éprouve des retards par suite de l'acheminement invariable des lettres sur Luxembourg. Ainsi une lettre à destination de Bastogne, qui est mise à la poste à Wiltz vers 10 heures du matin, n'arrive que le lendemain, quoique quatre trains circulent par jour entre les deux localités, alors que la correspondance pour Bruxelles ou Anvers arrive encore le même jour à destination. La cause en est que les lettres pour Bastogne doivent faire le détour par Luxembourg-Libramont. De l'avis de la Chambre de commerce, cette situation pourrait s'améliorer sans difficultés: le facteur qui porte la correspondance jusqu'à Schimpach, pourrait se rendre à la prochaine station de Benonchamps, distante à peine d'un kilomètre, et la remettre au convoyeur belge. Le long de la frontière prussienne des inconvénients de ce genre paraissent ne pas exister, les deux postes voisines s'arrangeant de la manière que nous venons d'indiquer. Cet état de choses, préjudiciable aux intérêts du commerce de la région limitrophe, a donc été signalé au Gouvernement. Conférences commerciales. Au cours des années 1902 et 1903 le Gouvernement avait organisé, dans les principaux centres du pays, des séries de conférences pour vulgariser les connaissances commerciales. Ces conférences ayant donné d'excellents résultats, la Chambre de commerce a pensé qu'il était indiqué de créer à Luxembourg une série de conférences sur certaines dispositions du nouveau Code civil allemand. L'attention de la Chambre avait été appelée sur les difficultés que, depuis la mise en vigueur du nouveau Code civil en Allemagne, nos commerçants et industriels éprouvent parfois dans leurs relations d'affaires avec des correspondants allemands, par suite de l'ignorance où ils sont des dispositions du nouveau Code et de la jurisprudence afférente. Pour remédier à cette situation, la Chambre a prié le Gouvernement de bien vouloir envoyer un des membres du barreau luxembourgeois en Allemagne pour se familiariser avec la nouvelle législation, et de le charger de faire à Luxembourg une serie de conférences qui porteraient sur les points divergents entre les législations allemande et luxembourgeoise, offrant le plus d'intérêt dans la pratique des affaires. Le conférencier pourrait résumer, dans la suite, les sujets de ses conférences en une brochure et mettre ultérieurement, dans sa sphère d'activité, ses connaissances de la législation allemande à la disposition du public. La Chambre de commerce est persuadée que ces conférences obtiendraient un plein succès. 7 Législation sur le chèque. La question d'une loi spéciale sur le chèque n'a cessé de préoccuper la Chambre de commerce. Dans le Grand-Duché le chèque est considéré, au point de vue du fisc, comme un effet de commerce et soumis, comme tel, au timbre des effets, tandis que dans les pays qui nous entourent, cet instrument de paiement jouit d'un régime fiscal beaucoup plus favorable qui a puissamment contribué à en répandre l'usage. A mesure que nos établissements de crédit se développent et se multiplient, le défaut d'une loi spéciale, analogue à celles qui régissent le chèque dans les pays voisins, se fait plus vivement sentir. La Chambre de commerce a donc soumis au Gouvernement le vœu de bien vouloir instituer une commission spéciale chargée d'examiner la question du chèque, d'étudier la législation afférente et de lui présenter, dans la suite, des propositions précises au sujet d'une loi sur le chèque. Manuel d'adresses. Répondant à un vœu général, la Chambre de commerce avait signalé au Gouvernement, au cours de l'année 1901, le besoin d'un manuel d'adresses complet et absolument sûr qui se fait vivement sentir dans le Grand-Duché. Comme il est fort difficile à l'industrie privée, abandonnée à ses propres ressources, de fournir un travail irréprochable, elle jugeait que le seul moyen pratique d'arriver à bon résultat serait d'extraire les renseignements nécessaires des rôles d'impositions. Des propositions formulées dans ce sens avaient été soumises au Gouvernement. Pour le premier manuel d'adresses que la Chambre avait publié en 1893, et qui devait servir de modèle au nouveau manuel à créer, les renseignements avaient été fournis par l'intermédiaire de la gendarmerie. Dans la suite, le Gouvernement invita la Chambre de commerce à surseoir à la publication du manuel d'adresses jusqu'à nouvel ordre, estimant que ce manuel pourrait être élaboré par les soins de la commission de statistique, quand le recensement professionnel et industriel serait terminé. Dans sa réponse au Gouvernement, la Chambre a appuyé de nouveau sur l'importance de ce travail. Elle estime que la publication d'un manuel d'adresses complet et sûr revêt un caractère d'urgence et elle craint que ce travail ne soit retardé démesurément par suite du changement que le Gouvernement, sur l'initiative de la commission de statistique, s'est proposé d'apporter dans son exécution. Le recensement, auquel il est subordonné ainsi, ne pourra être voté avant la prochaine session législative. Si l'on porte en compte le temps que demanderont les travaux du recensement, depuis le vote de la loi jusqu'à l'établissement des résultats définitifs, il paraît peu probable que le manuel puisse être publié avant trois ans. Musée de marchandises ou d'échantillons. Il existe dans beaucoup de villes de l'Allemagne des musées de marchandises ou d'échantillons, dits « Export-Musterlager », dont le but est de fournir un résumé de l'activité économique de la ville ou de la région dont celle-ci forme le centre. Ces expositions permanentes permettent aux industriels de faire connaître leurs pro- 8 duits à très peu de frais ; elles permettent surtout aux petits industriels et aux artisans, qui n'ont pas les ressources nécessaires pour pouvoir faire figure aux grandes expositions internationales, de mettre leur industrie en relief et de la signaler au public. Au point de vue du commerce extérieur ces expositions permanentes ont rendu de grands services. Elles ont puissamment contribué à l'essor du commerce d'exportation, et l'exemple donné par quelques villes a trouvé de nombreux imitateurs, en Allemagne d'abord, et tout récemment encore dans d'autres pays. L'idée de l'organisation d'un musée de marchandises à Luxembourg avait déjà été émise à la suite de notre dernière exposition. Elle a été abandonnée depuis. La Chambre de commerce a donc appelé de nouveau l'attention du Gouvernement sur cette question. Si, par suite de circonstances qu'on ne peut prévoir en ce moment, l'État se trouvait avoir à sa disposition des locaux situés au centre des affaires, la création d'un musée de marchandises serait vivement à recommander dans l'intérêt du commerce et de l'industrie. Quelques membres de la Chambre de commerce ont pensé que l'installation d'un tel musée dans le nouveau bâtiment qu'on se propose de construire pour l'École industrielle et commerciale, ne présenterait pas trop de difficultés. Mais comme le projet actuel place ce bâtiment dans un quartier excentrique, l'idée a été écartée, un musée de ce genre devant être situé au centre de la ville. Horaire des trains. A la date du l u juin, la Chambre de commerce a soumis au Gouvernement les vœux suivants au sujet de l'horaire en vigueur sur la ligne du Nord : Le train de 6 heures 52 du matin pour Trois-Vierges part de la gare de Luxembourg exactement 4 minutes avant l'arrivée du train de Paris et 7 minutes avant l'arrivée du train de Bruxelles. Toute la partie du pays, desservie par la ligne du Nord et ses embranchements, est privée ainsi d'une correspondance directe avec deux puissants centres d'affaires, laquelle, au sentiment de la Chambre de commerce, serait facile à établir, étant donné l'écart insignifiant qui existe entre le départ du train de Trois-Vierges et l'arrivée des trains de Paris et de Bruxelles. La Chambre de commerce a donc sollicité l'intervention du Gouvernement pour faire disparaître cette anomalie de l'horaire de la ligne du Nord. Il serait à désirer vivement aussi que la ville de Wiltz obtienne une correspondance pour le dernier train du soir de Luxembourg à Trois-Vierges. Le dernier départ de Luxembourg pour cette localité a lieu à 5 heures, ce qui forme manifestement une lacune regrettable dans l'horaire de cette ligne. Création d'un train express sur la ligne du Nord. Par sa lettre du 15 juin, le « Verein zur Wahrung der wirthschaftlichen Interessen der Eisen- und Stahl-Industrie von Elsass-Lothringen und Luxemburg » a soumis à la Chambre de commerce des desiderata au sujet de la création d'un train express Metz-LuxembourgTrois-Vierges-Aix-la-Chapelle, que nous résumons ci-après : Le défaut d'une communication directe entre les deux centres industriels Metz et Aixla-Chapelle est vivement ressenti dans les milieux intéressés. Une réclamation que la Chambre de commerce d'Aix-la-Chapelle avait faite à ce sujet, a été écartée pour le motif que le mouvement des voyageurs assez réduit ne la justifierait pas suffisamment. Il est prouvé 9 cependant que, faute d'une communication directe, les voyageurs préfèrent faire le détour par Trèves-Coblence et Cologne, ou par Trèves-Euskirchen et Duren, ou bien par Luxembourg-Arlon-Marloie-Liège et Herbesthal, ou encore par Luxembourg-Namur et Liège. Aujourd'hui, la durée du voyage entre Metz et Aix-la-Chapelle, avec les arrêts et les changements de train indispensables, est de 10 à 12 heures pour une distance de 256 km. Un train express, malgré les difficultés du terrain, couvrirait cette distance en 6 heures. Il a donc été proposé de créer un train express de nuit, quittant Luxembourg vers 11 heures 50 du soir et arrivant vers 4 heures du matin à Aix-la-Chapelle, où les correspondances avec les centres industriels de l'Allemagne seraient faciles. Le train opposé quitterait Aix-la-Chapelle vers 6 heures du matin et joindrait à Luxembourg le train express n° 4 pour Metz (départ de Luxembourg = 11 h. 33, arrivée à Metz = 12 h 36). Au besoin, le départ de ce train pourrait être retardé jusqu'à 8 heures du matin et, dans ce cas, il obtiendrait à Luxembourg la correspondance avec le train ordinaire n° 332 pour Metz (départ de Luxembourg = 2 h., arrivée à Thionville = 2 h. 46, arrivée à Metz = 3 h. 21). La Chambre de commerce reconnaît que ce projet offre un intérêt réel pour nos commerçants parce qu'il implique la création d'un train express sur la ligne du Nord. Elle n'a donc pas hésité à recommander la nouvelle communication entre Metz et Aix-la-Chapelle, qui fait l'objet des propositions de l'Union des maîtres de forges lorrains-luxembourgeois, à la bienveillante attention du Gouvernement. Fournitures pour les chemins de fer. Les imprimés dont il est fait une grande consommation dans les relations du commerce avec les chemins de fer, tels que lettres de voiture et formulaires servant à la « Statistik des Waarenverkehrs », étaient fournis autrefois par les imprimeries du pays. Cette situation est changée depuis une série d'années. Des prescriptions administratives répétées au sujet de détails d'exécution ont entouré ces travaux de difficultés toujours nouvelles, qui ont fini par rendre illusoire la concurrence de l'industrie privée. Aujourd'hui, le commerce de ces imprimés est réservé virtuellement aux chemins de fer. Il en est résulté un préjudice incontestable pour nos imprimeries auxquelles ce monopole, — qui, pour n'exister pas en théorie, n'en est pas moins très réel, — a enlevé des travaux d'une certaine importance. La Chambre de commerce a jugé que l'époque du renouvellement du contrat avec la Direction de Strasbourg paraissait bien choisie pour faire valoir les réclamations des industriels luxembourgeois. Elle a donc sollicité l'intervention du Gouvernement auprès de la Direction impériale à l'effet de faire bénéficier, à l'avenir, nos imprimeries de la fourniture de ces imprimés. A cette occasion, il a été fait observer encore que les soumissions pour le menu matériel et les articles de consommation employés sur nos lignes ont lieu à Strasbourg, ce qui crée de grandes difficultés à des offres luxembourgeoises qui pourraient se produire. La Chambre a exprimé le vœu que la portion de ces fournitures qui est employée à l'intérieur du Grand-Duché, soit donnée en soumission à Luxembourg. 2 10 Recensement professionnel et industriel. Le projet de loi relatif au recensement professionnel et industriel, au sujet duquel le Gouvernement avait demandé l'avis de la Chambre de commerce, a donné lieu aux considérations suivantes : La Chambre est unanime à reconnaître la portée considérable du recensement professionnel et industriel, proposé par la commission de statistique. Fournir aux pouvoirs une direction sûre dans leur orientation économique, dénoncer les

reurs commises par le bilan des faits sociaux, suivre l'évolution industrielle et commerciale au cours des années : voilà une entreprise dont l'utilité ne peut être mise en doute. Pour la préparation des lois ouvrières en particulier, le recensement est non seulement un auxiliaire, mais, dans la plupart des cas, un collaborateur indispensable. D'autre part, elle ne se cache pas les difficultés de ce travail aussi compliqué dans son exécution que fécond en résultats. Les auxiliaires, au concours desquels la commission de statistique devra faire appel, n'ont peut-être pas tous l'expérience nécessaire pour le travail qui leur sera demandé. Dans la statistique des entreprises industrielles surtout, il reste toujours une certaine marge à l'arbitraire qui doit être abandonnée à l'interprétation d'employés recrutés au hasard et desquels on ne peut pas demander d'être des statisticiens accomplis. Pour guider les agents-recenseurs dans un travail, fort délicat parfois, il conviendrait peut-être de faire confectionner une série de bulletins modèles, calqués sur nos principales industries, qui suppléeraient au défaut d'expérience de ces agents. Une autre difficulté provient du fait que la ligne de démarcation entre exploitations industrielles et agricoles, si nette en apparence, n'est pas toujours aisée à démêler en pratique, car il est peu d'exploitations agricoles de quelque importance qui ne puissent être considérées comme des industries régulièrement constituées. La sanction que prévoit l'art. 3 a fait naître encore certaines appréhensions au sein de la Chambre de commerce. Il faut évidemment armer le pouvoir de moyens de coërcition à l'égard des particuliers qui refuseraient de fournir les renseignements demandés, mais elle se demande s'il ne suffirait pas de renforcer, le cas échéant, l'amende dont le récalcitrant sera passible, sans recourir à la peine de prison. Ainsi il est à prévoir que nos petits industriels hésiteront à faire des communications précises au sujet des salaires, que la concurrence, si âpre aujourd'hui, ne manquerait pas d'exploiter. Cette hésitation que leur dicterait l'instinct de conservation, les mettrait en conflit avec la loi, conflit qui ne se résoudrait que par l'emprisonnement ou l'abandon de leurs intérêts. Une alternative aussi redoutable devrait être évitée. Les mesures d'exécution que comporte ce projet ont fait l'objet d'un rapport ultérieur. Revenant sur les difficultés que présente la distinction entre industries proprement dites et exploitations agricoles, déjà signalées ci-haut, la Chambre estime que l'appréciation, pour chaque cas particulier, ne saurait être abandonnée aux agents recenseurs. Il serait à désirer que cette question fût nettement tranchée au préalable. Ainsi, nos rosiéristes, arboriculteurs et autres personnes exploitant une de ces industries agricoles qui sont vulgairement considérées comme des aspects variés de l'agriculture, seront-ils classés parmi, les cultivateurs ou parmi les industriels ? Ne serait-il pas indiqué de ranger parmi les industriels tous ceux qui, par le fait de leur exploitation, sont à considérer comme des 11 commerçants au point de vue du Code de commerce ? Sur cette base il serait peut-être facile d'arriver à une délimitation exacte. La Chambre de commerce craint encore qu'un double emploi n'ait lieu : 1° pour les établissements industriels qui ont des succursales dans différentes localités ; 2° pour les chefs d'établissements industriels qui possèdent simultanément une exploitation agricole et qui sont à considérer, une première fois comme industriels, et une seconde fois comme cultivateurs ; 3° pour les personnes qui, en dehors de leurs fonctions principales, seront nommées plusieurs fois encore comme administrateurs d'établissements industriels ou financiers ; 4° pour les ouvriers qui travaillent chez eux pour des fabriques ou des maisons de commerce, les employeurs devant indiquer ces mêmes ouvriers dans leurs bulletins, comme ce sera le cas p. ex. pour la ganterie et l'industrie du vêtement. Elle se demande ensuite s'il n'y a pas trop d'indiscrétion à exiger l'indication du système des machines et appareils utilisés. Il est des secrets de fabrication qui sont étroitement liés à l'emploi de certains appareils et machines, et les industriels hésiteront à les faire connaître pour ne pas donner l'éveil à la concurrence. Le choix de la saison pendant laquelle il sera procédé au recensement n'est pas sans importance et la Commission de statistique écarte l'hiver comme impropre à ces opérations. Une période de prospérité industrielle et une période de dépression économique fourniraient des données également inexactes. Il est donc à désirer qu'il soit procédé au recensement par un temps de marche tranquille, où les salaires seront à leur niveau normal. De l'avis de la Chambre de commerce, les questionnaires proposés, pour le recensement industriel en particulier, se répandent dans des détails trop minutieux. Une simplification, même considérable, aiderait les travaux du recensement dans une large mesure, tandis qu'une accumulation de détails pourrait bien ne former qu'une gêne. Enfin, la Chambre de commerce croit qu'il est peut-être indiqué de différer la mise en œuvre du recensement jusqu'à ce que les différentes caisses ouvrières soient parfaitement acclimatées. L'organisation de ces caisses a remué incontestablement les milieux industriels et ouvriers, et il est à craindre que le public, mis en défiance par une succession trop rapide d'interventions administratives sur un domaine qui échappait jusqu'ici à l'administration, n'apporte pas la bonne volonté nécessaire à la réussite du recensement. Les travaux préparatoires à l'organisation de ces caisses fourniront encore, pour la question des salaires surtout, une direction sûre, dont le recensement pourra faire son profit. Quand le fonctionnement des caisses ouvrières sera définitif, le recensement trouvera un terrain tout préparé. Exposition internationale de St. Louis. Consultée par le Gouvernement sur l'opportunité, au point de vue des intérêts de notre commerce et de notre industrie, de la participation du Grand-Duché à l'Exposition internationale de St. Louis, la Chambre de commerce s'est prononcée dans le sens suivant : Un intérêt économique à notre participation à cette exposition ne semble pas exister. Le chiffre de nos exportations pour les États-Unis est fort restreint. Une seule industrie, la ganterie, entretient un commerce d'exportation suivi avec ce pays, mais les tendances protectionnistes qui s'accentuent toujours davantage aux États-Unis rendent ce débouché de plus 12 en plus précaire et ne font espérer aucun résultat bien appréciable d'une participation à l'exposition de St. Louis. Pour répondre aux intentions du Gouvernement, la Chambre de commerce a appelé deux fois l'attention des intéressés sur cette exposition par des communiqués faits à la presse : aucun de nos industriels cependant n'a manifesté le désir d'y participer. Minières. Dès le début de l'année 1902 un relèvement très net s'est dessiné dans l'exploitation des minières. Les demandes de la métallurgie, restreintes d'abord, croissantes ensuite stimulaient de plus en plus l'extraction du minerai. Ces demandes étaient loin d'atteindre au niveau des demandes des années de prospérité qui ont précédé la crise, mais les chômages ruineux des longs mois de dépression économique cédaient enfin la place à une certaine activité. Nos statistiques renseignent une production de 5,130,069 tonnes contre 4,455,179 tonnes en 1901, soit une augmentation de 674,890 tonnes. La valeur totale de cette production a atteint 14,527,891 fr. contre 11,770,046 fr. en 1901 ; elle est donc supérieure à celle-ci de 2,757,845 fr. Un progrès assez sensible est à signaler dans le prix moyen de la tonne qui s'établit à 2,84 fr. contre 2,65 en 1901, ainsi que dans le nombre des ouvriers qui a augmenté de 483. Ce qui empêchait l'exploitation des minières de prendre l'ampleur des années précédant immédiatement la crise récente, c'était la faiblesse persistante dont témoignait le commerce d'exportation. L'exportation et la consommation intérieure se partagent par moitiés sensiblement égales dans notre production de minerais, ainsi qu'il ressort des chiffres ci-après d o n nant le rapport entre la production des minières et la consommation des usines luxembourgeoises pour les quatre dernières années: 1899 1900 1901 1902 Production des minières. T. 5,995,412 6,171,229 4,455,179 5,130,069 Consommation des hauts-fourneaux. T. 3,254,114 3,198,299 2,878,150 3,386,913 Si l'on porte en déduction des quantités consommées les arrivages assez insignifiants des minerais exotiques spéciaux et des minettes lorraines, on arrive à une consommation intérieure dépassant légèrement la moitié de la production. En 1902, la production des minerais a augmenté de 674,890 tonnes, alors que la consommation des hauts-fourneaux luxembourgeois a augmenté, pour la même époque, de 508,763 tonnes. De ces chiffres les progrès de l'exportation apparaissent assez faibles. Le nombre des accidents déclarés à l'Administration des mines a été de 145, dont 28 dans les exploitations à ciel ouvert. En 1901 ce nombre a été de 101, dont 22 dans les exploitations à ciel ouvert. Sur les 145 accidents, qui sont arrivés en 1902, 117 ont eu lieu en galeries, où travaillaient 3312 ouvriers, et 28 dans les minières à ciel ouvert, où t r a v a i l laient 1885 ouvriers. 13 Statistique de production. Année 1901. Nombre des sièges d'exploitation 75 4,455,179 T. Production totale 11,770,046 fr. Valeur de la production totale 2,65 Prix moyen de la tonne 3,039 sous terre Nombre des ouvriers occupés 1,673 à ciel ouvert ensemble Population ouvrière (femmes et enfants) T. fr. 4,714 10,966 Année 1902. 76 5,130,069 14,527,891 2,84 3,312 1,885 5,197 12,575 Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production des minières depuis 1895. Prix de la tonne. Valeur totale. Production. 9,590,443 fr. 2,45 fr. T. 3,913,076 1895 11,852,528 4,758,741 2,49 1896 13,980,550 5,349,009 1897 2,61 13,934,186 5,348,951 2,60 1898 6,014,394 16,237,500 1899 2,70 17,283,289 2,80 6,171,229 1900 11,770,046 4,455,179 1901 2,63 5,130,069 14,527,891 2,84 1902 Comparaison entre la production de l'Allemagne et celle du Grand-Duché pour l'année 1901.*) Nombre Sièges Prix de la tonne. Production. Valeur totale. d'exploitation. des ouvriers. 24,828 T. 12,115,003 fr. 78,228,750 fr. 6,46 421 Allemagne 4,455,179 11,770,046 3,039 75 Luxemourg 2,65 Le tableau statistique suivant donne la production des minières du Grand-Duché depuis 1868 ; le tableau graphique ci-contre donne la même production depuis 1880. Année. 1868 1869 1870 1871 1872 1873 1874 1875 1876 1877 1878 1879 Tonnes. 722,039 924,382 911,695 990,499 1,174,334 1,331,743 1,442,668 1,090,845 1,196,729 1,262,825 1,407,617 1,613,392 Année. 1880 1881 1882 1883 1884 1885 1886 1887 1888 1889 1890 1891 Tonnes. 2,173,463 2,161,881 2,539,295 2,551,090 2,447,634 2,648,449 2,361,372 2,649,710 3,261,925 3,102,753 3,359,413 3,102,478 Année. 1892 1893 1894 1895 1896 1897 1898 1899 1900 1901 1902 Tonnes. 3,370,352 3,351,938 3,958,280 3,913,076 4,758,741 5,349,009 5,348,951 6,014,394 6,171,229 4,455,179 5,130,069 *) Les chiffres concernant l'Allemagne sont empruntés aux publications de l'Office impérial de statistique de Berlin. TABLEAU GRAPHIQUE de la Production des Minières depuis 1880. Tonnes 15 Métallurgie. Au printemps de l'année 1902 la crise métallurgique commençait à perdre de son acuité, le fond de la baisse était atteint et la situation du marché se relevait lentement. Les ordres faisaient de nouveau leur apparition. Néanmoins, la situation est restée faible durant l'année 1902. Ce fut une convalescence systématique, progressive, mais extrêmement lente, et qui n'est pas encore terminée en ce moment. Les soubresauts et les brusques convulsions qui ébranlaient le marché au début de crise, et même pendant l'année 1901, que nous avons qualifiée d'année de liquidation, avaient fait place à une période de calme qui préparait le retour à l'état normal du marché. La production de la fonte, qui avait atteint 970,885 tonnes en 1900 et 916,404 tonnes en 1901, est montée à 1,080,305 tonnes. Elle a donc laissé derrière elle le maximum atteint pendant les années de prospérité exceptionnelle. Nous ajouterons cependant que les moyens de production ont également augmenté depuis 1900. Les fonderies marquent un léger recul. Pour les aciéries, le chiffre de la production — Differdange étant entré en pleine activité depuis — est monté de 257,055 tonnes à 314,930 tonnes. Nous pouvons résumer ainsi le mouvement de la production : les hauts-fourneaux présentent une augmentation de … 163,902 tonnes, les aciéries 57,875 les fonderies diminution de … 323 Un coup d'œil jeté sur les prix détruit l'excellente impression que donne cet aperçu de la production. La valeur de la production de la fonte, qui était de 74,234,178 fr. en 1900 et de 66,277,320 fr. en 1901, est descendue à 59,797,131 fr. pour une production sensiblement plus élevée. Le prix moyen de la fonte qui était de 76,46 fr., resp. 72,32 fr., a reculé à 55,35 fr. Les produits des fonderies ont fléchi également. Pour la production des aciéries le prix moyen ressort à 106,36 fr. contre 119,28 fr. en 1901. Deux circonstances ont pesé durant toute l'année sur l'industrie métallurgique : la faiblesse des prix et les stoks considérables de fonte qui encombraient les parcs des hautsfourneaux. La fonte a bien fait quelques progrès comparativement aux prix qui ont été payés vers la fin de 1901, mais les prix élevés que les syndicats belge et allemand maintenaient pour les cokes n'ont guère laissé de bénéfices aux usines. L'écoulement des stocks, qui ont été réduits peu à peu aux existences normales, fut une des grosses préoccupations de l'année. Un élément qui a encore aggravé la situation des établissements métallurgiques du Grand-Duché, mal placés au point de vue géographique, est à trouver dans les frais de transport très élevés qu'ils ont à subir. Les réductions accordées par l'administration des chemins de fer de l'État prussien, ainsi que par l'administration impériale des chemins de fer en Alsace-Lorraine pour le transport des minerais de fer ont été, toutes proportions gardées, de beaucoup supérieures à celles consenties pour le transport des cokes. Durant toute l'année 1902, le marché intérieur témoignait de la prudente réserve et de l'inertie que nous avons remarquées en 1901. La demande était insuffisante. Heureusement, l'Amérique absorbait une grande partie de la surproduction et débarrassait notre marché dans une large mesure. Est-il besoin d'ajouter que les prix à l'exportation n'étaient guère rémunérateurs ? 16 On avait fondé des espérances sur l'amélioration de la situation politique. En 1901, on avait fondé ces espérances sur la fin des troubles en Chine ; en 1902, on avait compté sur la conclusion de la paix en Afrique pour se montrer plus optimiste. Ces espérances ont été déçues en grande partie. La reprise actuelle démontre qu'une amélioration durable ne peut avoir lieu qu'avec le rétablissement de l'équilibre économique sur notre propre marché. Statistiques.

  1. a)HAUTS-FOURNEAUX. Année 1902. Année 1901. Le nombre des fours en feu a été de ayant marché La production se répartit ainsi : 1° fonte d'affinage 2° Thomas 3° de moulage divers Production totale représentant : 1° pour la fonte d'affinage 2° Thomas 3° de moulage divers soit une valeur totale de Prix de la tonne Minerai consommé Nombre des ouvriers occupés Population ouvrière (femmes et enfants) 23 à 27 1274 semaines. 25 1149 semaines. T. T. fr. fr. fr. T. 111,593 500 672,075 132,438 297 5 0 0 916,404 8,307,608 47,099,145 10,848,255 22,312 66,277,320 72,32 2,878,150 2,771 T. T. fr. fr. fr. T. 6,615 110,505 816,763130 152,947500 90 1,080,305 630 5,952,814 75 45,350,186 25 8,488,505 12 5,625 59,797,131 12 55,35 3,386,913 3,358 9,200 Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production de la fonte dans les huit dernières années : Prix de la tonne. Valeur totale. Production. fr. 46,30 T. 694,813 1895 fr. 32,171,540 51,74 1896 41,455,505 808,898 49,317,477 1897 872,457 56,53 52,463,475 55,46 1898 945,866 56,70 55,740,319 982,929 1899 76,46 74,234,178 970,885 1900 72,32 66,277,230 916,404 1901 59,797,131 1902 55,35 1,080,305 Comparaison entre la production de l'Allemagne et celle du Grand-Duché pour l'année 1901.*) Allemagne Luxembourg Nombre des ouvriers. Production. Valeur totale de la production. Prix de la tonne. Minerai consommé. 29,596 2,771 T. 6,963,683 916,404 fr. 548,440,000 66,277,320 fr. 78,76 72,32 T. 19,285,717 2,878,160 *) Les chiffres concernant l'Allemagne sont empruntés aux publications de l'Office impérial de statistique de Berlin. 17
  2. b)FONDERIES. Année 1902. Année 1901. Nombre des fonderies en marche La production se répartit ainsi : 1° poterie 2° tuyaux 3° construction des machines et divers Production totale représentant : 1° pour la poterie 2° les tuyaux 3° les machines et divers soit une valeur totale de Prix moyen de la tonne fr. Matières premières consommées Nombre des ouvriers occupés Population ouvrière (femmes et enfants) 9 10 T. T. 656 200 1,030 3 4 5 8,294 1 2 0 9,981 2 6 5 219,200 141,643 1,516,973 1,877,816 188,42 10,680 445 1,305 fr. fr. T. T. T. fr. fr. fr. T. 652300 25 8,980 7 9 0 9,658090 199,422 50 4,062 50 1,448,604 20 1,637,089 20 171,58 10,198 2 5 0 294 934 Le tableau ci-après donne le mouvement et la valeur de la production des fonderies depuis 1895 : Prix de la tonne. Valeur totale. Production. T. 8,747 9,307 9,875 9,358 11,154 11,294 9,981 9,541 1895 1896 1897 1898 1899 1900 1901 1902 fr. 1,317,975 1,370,596 1,370,888 1,459,815 1,816,839 1,856,965 1,877,816 1,637,089 fr. 150,67 147,26 139,00 155,99 162,89 164,43 188,42 171,58 Comparaison entre la production de l'Allemagne et celle du Grand-Duché pour l'année 1901. Consommation Ouvriers Nombre Production des fonderies. occupés. de matières premières. totale. Allemagne Luxembourg 1239 10 85,270 445 T. 1,742,641 10,680 T. 1,503,435 9,081 Valeur de la production. Prix moyen de la tonne. fr. 339,358,750 1,877,816 fr. 225,72 188,42
  3. c)ACIÉRIES. Nombre des aciéries *) La production se répartit ainsi : 1° lingots 2° demi-fabricats (blooms, billettes, platines etc.) destinés à la vente T. Année 1901. Année 1902. 3 3 13,159 4 3 5 167,428 T. 17,788 205,712 *) Pour les besoins de la statistique, les « Aciéries et Ateliers de Luxembourg » ont été énuméres simultanément parmi les fonderies et les aciéries. La production fonte de fer de cet établissement est renseignée sous « Fonderies » ; sa fonte d'acier sous « Aciéries . 3 18 3° produits finis : Année 1901. Année 1902.
  4. a)rails et éclisses T. 27,057
  5. b)traverses 12,700
  6. c)fers marchands, machines et divers 36,710 565 T. 25,034 4,912 61,484 76,467 565 T. T. T. 314,930 T. 257,055 Production totale représentant : 1° pour les lingots 2° pour les demi-fabricats 3° pour les produits finis : fr. Année 1901. Année 1902.
  7. a)rails et éclisses fr. 3,889,444
  8. b)traverses 1,746,250
  9. c)fers marchands, machines et divers 5,212,514 fr. 3,317,005 577,160 10,848,208 8,003,240 soit une valeur totale de Prix moyen de la tonne Consommation de fontes de toutes espèces Nombre des ouvriers occupés Population ouvrière (femmes et enfants) 1,213,218 18,600,136 fr. 30,661,562 119 28 426,376 T. 1,754 3,800 91,430 fr. 1,556,450 00 20,049,147 50 11,897,405 00 fr. 33,503,002 50 106 36 T. 426,949 1,317 3,004 Comparaison entre la production de l'Allemagne et celle du Grand-Duché pour l'année 1901. Allemagne Luxembourg Nombre des aciéries. Nombre des ouvriers. 197 120,106 3 1,754 Production. Valeur. T 355,212
  10. a)lingots
  11. b)demi-fabricats destinés à la vente 1,112,584
  12. c)produits finis. 4,485,813 fr. 36,875,000 125,386,250 799,343,750 T. 5,953,609 fr. 961,605,000 13,159 1,215,218 167,428 76,468 18,600,000 10,848,208
  13. a)lingots
  14. b)demi-fabricats destinés à la vente.
  15. c)produits finis. T. 257,055 fr. 30,661,562 19 Rappel de la production des Hauts-Fourneaux depuis 1868. Nombre des ANNÉE. Fourneaux. 1868 1869 1870 1871 1872 1873 1874 1875 1876 1877 1878 1879 1880 1881 1882 1883 1884 1885 1886 1887 1888 1889 1890 1891 1892 1893 1894 1895 1896 1897 1898 1899 1900 1901 1902 FONTE PONTE 15 14 14 14 16 18 19 21 21 20 19 17 18 18 18 18 18 21 21 21 20 21 21 21 22 23 23 23 25 27 28 28 28 23 27 PRODUCTION FONTE THOMAS. HautsD'AFFINAGE. DE MOULAGE. Tonnes. Tonnes. 93,408 122,554 128,300 142,897 184,573 256,449 246,600 270,377 230,500 215,388 248,377 261,236 243,740 235,263 260,492 206,726 198,190 201,702 148,089 196,184 199,151 198,033 191,056 124,233 118,222 122,679 129 533 94,282 140,275 118,950 143,753 152,601 118,217 111,593 110,505 16,926 29,133 38,936 49,106 76,662 109,680 75,956 75,622 75,129 84,582 67,790 99,683 123,307 87,367 11 ,018 141,618 116,699 165,454 150,711 137,362 101,853 132,438 152,947 DIVERS. TOTALE. Tonnes. 29,219 77,159 78,855 91,145 108,227 176,599 220,232 249,496 279,118 300,066 321,078 344,986 348,242 438,265 458,912 551,904 585,969 651,403 692,966 750,815 672,075 816,763 Tonnes. Tonnes. 737 297 90 93,408 122,554 128,300 142,897 184,573 256,449 246,600 270,377 230,500 215,388 248,377 261,236 260,666 293,615 376,587 334,688 365,997 419,610 400,644 492,038 523,776 561,733 558,912 544,994 586,515 558,289 679,816 694,813 898,000 872,457 945,866 982,929 970,885 916,404 1,080,306 20 Rappel de la production des Fonderies depuis 1868. Année. Tonnes. Année. Tonnes. Année. Tonnes. 1868 1869 1870 1871 1872 1873 1874 1875 1876 1877 1878 1879 1,200 1,011 1,141 1,536 1,615 1,413 1,310 1,341 1,370 1,269 1,394 1,205 1880 1881 1882 1883 1884 1885 1886 1887 1888 1889 1890 1891 1,701 1,579 1,726 1,827 1,670 1,440 2,585 3,644 4,615 4,642 5,909 7,062 1892 1893 1894 1895 1896 1897 1898 1899 1900 1901 1902 6,281 7,764 8,328 8,747 3,307 9,874 9,358 11,154 11,293 9,981 9,658 Rappel de la production des Acieries depuis 1886. Année. Tonnes. Année. Tonnes. Année. Tonnes. 1886 1887 1888 1889 1890 1891 20,554 57,346 69,739 97,900 97,462 110,920 1892 1893 1894 1895 1896 1897 103,310 129,123 131,220 134,539 136,955 143,692 1898 1899 1900 1901 1902 170,153 166,206 184,714 257,055 314,930 Mouvement de la population ouvrière de l'industrie minière et métallurgique depuis 1895. 1895. 1896. 1897. 1898. 1899. 1900. 1901. 1902. Nombre des ouvriers 7,757 9,238 10,224 10,603 11,095 10,709 9,684 10,166 Population ouvrière (femmes et enfants) 23,271 24,602 25,772 30,118 28,634 27,017 19,686 25,713 Tonnes I. FONTE . — Total de la Production des Hauts-Fourneaux. II. PRODUCTION DE FONTE D'AFFINAGE DE MOULAGE & THOMAS Tonnes III. FONDERIES. T o t a l de la P r o d u c t i o n . Tonnes. IV. PRODUCTION DE L'ACIER THOMAS. Tonnes 25 A t e l i e r s de c o n s t r u c t i o n . La parcimonie des renseignements qui nous ont été fournis par les ateliers de construction, ne nous permettait pas d'établir notre rapport sur la base de statistiques, la seule vraie. La réserve de nos industriels s'explique en partie par la mauvaise marche des affaires en 1902. Si, dans le courant de cette année, il y avait des éclaircies momentanées où une reprise semblait se dessiner à l'horizon, des déceptions les suivaient régulièrement de près et le marché retombait dans l'inertie. Ainsi qu'en 1901, les ateliers devaient songer avant tout à conserver de l'occupation à leurs ouvriers au prix de grands sacrifices, surtout par des réductions de prix injustifiées. Neanmoins, nous regrettons cette réserve de la part de nos ateliers. Le compte-rendu d'une année mauvaise n'est pas moins suggestif que le bilan triomphal d'une année de prospérité. Leur intérêt bien compris devrait conseiller à nos petits industriels de fournir à la Chambre de commerce des renseignements sur les expériences acquises et le mouvement des importations et des exportations démontrant dans quelle mesure la production a pu suffire à la consommation indigène et quelles voies il faudrait suivre pour écarter la concurrence étrangère du marché intérieur. Celle-ci, — est-il besoin de le dire ! — s'étend toujours davantage dans le Grand-Duché. Ces rapports fourniraient, dans la suite, les données nécessaires pour l'appréciation de ce qui devrait être fait pour arriver à une fabrication plus rationnelle qui permettrait de développer l'intensité de la production, ainsi que pour arriver à créer à nos produits de nouveaux débouchés à l'étranger. Nous ne nous cachons point les difficultés qui s'opposent à cette tâche. Notre petite industrie métallurgique manque de la cohésion et de l'uniformité propres à la grosse métallurgie. Le contraste éclate non seulement dans les procédés de fabrication, mais également dans la manière dont les petits ateliers font la vente de leurs produits. Voilà les causes pourquoi les essais qui ont été faits antérieurement en vue de la création d'un syndicat pour la vente à former entre les petits ateliers, n'ont pu aboutir : il était impossible de trouver une formule s'adaptant aux conditions d'existence trop hétérogènes de notre petite métallurgie. Avec l'amélioration de la situation, certaines aspirations, irréalisables en apparence aujourd'hui, entreront peut-être dans le domaine du réalisable. Nous nous plaisons à constater qu'en ce moment la reprise industrielle et commerciale, si ardemment désirée, paraît se faire jour enfin. Le contrecoup s'en fait déjà sentir dans nos ateliers de construction où l'âpreté de la lutte pour l'existence a été particulièrement vive. Des ruines que la crise a accumulées sortira une vie nouvelle, et les expériences que nous avons acquises par d'énormes sacrifices pendant la période de violente dépression économique, ne resteront pas sans fruit, en nous conseillant la prudence. Le mieux-aller industriel auquel nous assistons coïncide avec un évènement qui ne manquera pas de stimuler, à son tour, notre petite industrie : c'est la nouvelle convention avec l'Allemagne relative aux chemins de fer Guillaume-Luxembourg et à la prorogation du Zollverein. Nous croyons pouvoir affirmer que cette convention ne tournera pas seulement au profit de nos ateliers de construction, mais qu'elle contribuera également à la création de nouvelles branches d'industrie sur notre sol natal. 4 26 M i n e s de S t o l z e m b o u r g . La « Société des Mines de Stolzembourg » nous mande : La Société a continué les travaux de recherches pendant l'exercice 1902; elle a reconnu différents filons de chalcopyrite. La teneur du minerai varie de 24 à 33 pCt. de cuivre avec un minimum de 40 grammes d'argent à la tonne de minerai. Au cours des travaux de recherches, la Société a extrait 40 tonnes de minerai dont le placement s'est fait avec la plus grande facilité. Des divers pays voisins des offres avantageuses ont été faites à la Société pour l'achat de ses minerais. Les découvertes faites jusqu'à ce jour permettent d'espérer un grand avenir pour ces mines et les rapports des différents ingénieurs compétents chargés par la Société d'examiner les résultats acquis sont des plus favorables. Comme la station la plus proche des mines est Vianden, qui s'en trouve éloignée de huit kilomètres, il est à désirer que le chemin de fer de Diekirch à Vianden soit prolongé jusqu'à Stolzembourg, car les transports des charbons nécessaires à la mine et des minerais sont actuellement très onéreux et à peu près impossibles à certains moments de l'année. Un tel chemin de fer, tout en desservant une contrée actuellement sans voies de communication, assurerait l'avenir des mines. Industrie du bâtiment. Le bâtiment a conservé une allure tranquille pendant l'année 1902, qui a formé la continuation de la période de calme succédant à l'activité extraordinaire des années de prospérité industrielle. Dans l'ancienne ville de Luxembourg aucune construction nouvelle n'est à signaler. Dans les alentours nous relevons certains progrès : il a été construit une demi-douzaine de maisons dans le nouveau quartier situé sur les terrains de l'ancien glacis, une douzaine au Limpertsberg, sept maisons sur la route de Merl, une douzaine à Hollerich, une vingtaine au Feldchen et une douzaine à Bonnevoie. A Eich et à Dommeldange, le bâtiment a conservé quelque activité. Dans le bassin minier, sauf quelques rares constructions faites à Differdange, Dudelange et Rodange, l'activité a été insignifiante. C'est à la crise industrielle qu'il faut attribuer la période de calme que traverse cette industrie, et qui s'est accentuée particulièrement dans le bassin minier. Les besoins impérieux qui se manifestaient pendant la période de splendeur industrielle, avaient suscité une activité tout-à-fait exceptionnelle : après la disparition de ces besoins, le bâtiment est retombé dans une atonie d'autant plus grande. En dépit de ce recul, les salaires des ouvriers du bâtiment, comparés à ceux de l'année précédente, n'ont guère baissé et la raison en doit être cherchée dans la hausse qu'ont subie les prix des vivres. L'élément italien conserve toujours un rang prépondérant parmi ces ouvriers, tant dans les environs de la ville de Luxembourg que dans le bassin minier. Nous relèverons encore, en cet endroit, que les poutrelles en fer prennent une place plus large dans les constructions nouvelles, les travaux de cimentage, pour les plafonds et dallages. Les métiers et industries tributaires du bâtiment se ressentent vivement de la situation 27 défavorable de cette industrie. Les menuiseries, serrureries et ferronneries travaillent avec les trois quarts des ouvriers qu'ils occupent en temps ordinaires et doivent se contenter de médiocres bénéfices. Ardoisières. La maison Bother frères, de Haut-Martelange, nous écrit : Une diminution très légère, qui peut être évaluée à 3 wagons, est à signaler dans la production. Les prix de revient n'ont présenté aucune variation, quoique les prix de vente ne soient jamais descendus aussi bas qu'en 1902. Stimulée par la faiblesse des prix, la vente à garde une bonne allure ; un léger ralentissement s'est dessiné cependant dans les ventes vers la fin de l'année et a provoqué la formation d'un stock assez considérable. Par suite des prix excessivement bas obtenus pour les produits fabriqués, la fabrication n'a pas été forcée. Les irrégularités traditionnelles des ouvriers qui travaillent encore aux champs ont contribué également à en ralentir la marche. La pénurie d'ouvriers qui a été remarquée pendant les années antérieures ne s'est guère fait sentir en 1902. Le recrutement des ouvriers rencontre encore parfois des difficultés, mais il faut espérer qu'il y aura une amélioration de ce côté quand le nouveau vicinal vers Bastogne sera livré à l'exploitation. Les prix de la main-d'œuvre se sont maintenus. Les débouchés sont restés les mêmes : ce sont les pays du Zollverein qui entrent exclusivement en ligne de compte. La vente en Belgique nous est presque fermée par suite des tarifs élevés des chemins de fer cantonaux, qui nous excluent pour ainsi dire du marché couru par les exploitants belges, ayant à leur disposition, pour l'expédition de leurs produits, les grandes lignes avec leurs tarifs exceptionnellement bas. Dans les tarifs des chemins de fer cantonaux il faut relever encore cette anomalie que le même tarif est appliqué aux charbons industriels et aux produits expédiés. Un changement de cet état de choses serait vivement à désirer. Aucune modification bien précise n'est à signaler dans les moyens de production pour l'année 1902. Les essais continuent: quelques modifications sont en voie d'exécution, mais n'ont pas encore concouru a l'exploitation. La société anonyme des ardoisières « Wilhelmsschacht », de Rombach-Martelange, nous signale une diminution d'environ 5 % dans les prix de revient pour l'année 1902, accompagnée d'une diminution parallèle des prix de vente. En général, la vente s'est faite avec facilité. A faire remarquer surtout que le placement de nos ardoises s'est opéré plus couramment en Allemagne que pendant les années précédentes. Par suite de la mise en exploitation de nouvelles couches, la production annuelle a augmenté de 15 %. Le nombre des ouvriers a été de 100 en moyenne, principalement des Belges. La maison Cahen, de Perlé, nous donne l'aperçu suivant de la situation : Il y a eu une légère diminution dans la production par rapport à 1901. Alors qu'en 1901 les prix de vente ont baissé graduellement, ils se sont maintenus en 1902 au niveau le plus bas obtenu au cours de l'année précédente. Par contre, la vente s'est heurtée à des difficultés moindres, de sorte que les stocks restés sur chantier n'ont guère d'importance. La faiblesse des prix n'a pas été sans influencer les salaires dans lesquels un léger recul s'est dessiné. Les ouvriers, qui sont en même temps cultivateurs, ont consacré plus de journées à la culture par suite de la baisse des salaires. 28 Deux causes continuent d'exercer une influence fâcheuse sur l'industrie ardoisière : les tarifs si élevés des chemins de fer cantonaux sur lesquels nous avons déjà attiré l'attention dans notre précédent rapport, et la préférence accordée aux ardoises belges pour toutes les constructions publiques. Alors que la bonne qualité de nos ardoises leur ouvre des débouchés lointains, elles sont supplantées par les ardoises belges sur le marché intérieur. * * * Le tableau suivant renseigne la production des ardoisières luxembourgeoises depuis 1896 par spécialités. EVIERS ANNEE ARDOISES DALLES 1896 1897 1898 1899 1900 1901 1902 15,551 mille 17,887 18,615 20,604 18,061 20,701 21,498 1,120 m. carrés 985 836 133 196 180 192 1,446 pièces 1,673 1,451 m. cour. 1,102 1,298 1,534 1,496 pièces Le tableau suivant renseigne les importations d'ardoises dans le Grand-Duché et en Allemagne pendant les années 1897-1902. Ardoises belges importées en dans le Grand-Duche Allemagne 1897 1898 1899 1900 1901 1902 T. 2,394 2,247 2,649 2,462 2,083 3,003 10,508 11,671 11,929 9,613 9,236 Ardoises françaises importées dans le Grand-Duché 151 409 913 804 595 283 en Allemagne Ardoises de provenances diverses importées dans le Grand-Duche en Allemagne 7,538 9,395 11,545 12,877 10,926 26,283 28,583 30,593 36,662 21,328 844,000 1,169,000 1,435,000 1,640,000 2,958,000 3,574,000 3,804,000 3,333,000 La valeur de ces importations s'établit ainsi : 1897 1898 1899 1900 1901 1902 fr. 263,340 246,870 291,390 270,820 229,130 330,330 1,182,500 1,461,000 1,493,000 1,201,000 16,700 45,000 100,500 88,500 65,500 31,130 Statistique de production pour l'année 1902. Les ardoisières en exploitation sont situées sur les territoires des communes d'Asselborn, Oberwampach et Perlé, sections de Haut-Martelange-Rombach, Perlé, Holtz, Niederwampach et Perlé. Année. Nombre des exploitations. 29 1902 7 Nombre des ouvriers occupés sous terre. au jour. 303 332 QUANTITÉS PRODUCTION. employees dans le Grand-Duche exportees a l'étranger. 32 à 40 1,474 20,324 1,496 8 à 10 1,091 309 192 4 à 4,50 127 15 Quantites. Prix. ardoises 1) 1,498 éviers 2) dalles 3 ) Spécification. FR. 1) Ce chiffre s'entend par mille ; 2) par pièces ; 3) par mètres courants. Carrières. L'exploitation des carrières, plâtrières et sablières a présenté en 1902 un développement normal. On nous signale en général une vente courante, facile. L'industrie des carrières a occupé environ 1,042 ouvriers. 11 accidents du travail ont été signalés dans le courant de l'année dans les diverses exploitations. Une importante firme nous écrit d'autre part : Par suite de la crise qui règnait dans l'industrie métallurgique, la concurrence des exploitants de pierres de taille de la Lorraine, qui ont offert leurs marchandises à des prix dérisoires, s'est fait assez vivement sentir dans le Grand-Duché. Depuis quelques années l'administration des travaux publics prescrit l'usage exclusif des matériaux du pays : elle rend ainsi un grand service à l'industrie nationale et à la classe ouvrière. I l serait à désirer que les administrations de nos chemins de fer imitent cet exemple, surtout que les matériaux de provenance indigène leur rendraient les mêmes services que les matériaux tirés de l'étranger, tout en revenant moins cher. Ainsi les pierres dures d'

nzen et de Gilsdorf remplaceraient avantageusement le granit des Vosges et la basalte du Rhin à des prix de beaucoup inférieurs. Le raccordement de Grundhof aux carrières de Beaufort et de Reisdorf étant définitivement adopté par la Société du Prince-Henri, le vœu exprimé dans les rapports précédents est donc sur le point d'être réalisé, et il est à espérer que le raccordement de Junglinster aux carrières d'

nzen ne tardera pas d'être pris également en considération. * * * La production des différents groupes de carrières du Grand-Duché pour l'année 1902 est résumée dans les tableaux statistiques ci-après, fournis par l'Administration des mines. Nombre des exploitations 30 Nombre des ouvriers occupés sous terre. au jour. QUANTITÉS PRODUCTION. Spécification. Quantités. Prix. employées dans le Grand-Duché exportées à l'étranger. Carrières de calcaire à polypier. Communes de Rumelange, Kayl, Differdange, Petange, Rodange. — Sections de Rumelange, Tetange, Differdange, Niedercorn, Obercorn, Lasauvage. 17 48 pierres de taille moëllons Mètres cubes. Fr. 895 15,309 15 à 32 0,50 à 3,50 Mètres cubes. Mètres cubes. 772 8,193 123 7,1161) 1) dont 4,380 mètres cubes de castine. Déblais de mine (benglik de la minette). Communes de Rumelange, Kayl, Dudelange, Petange, Differdange. — Sections de Rumelange, Kayl, Dudelange, Petange, Lamadelaine, Obercorn. 7 7 moëllons 10,445 0,50 à 1,50 10,429 16 1,910 570 90‰ 509 30 Carrières de grès liasique. Commune de Larochette. — Section d'

nzen. 3 95-100 pierres de taille moëllons pavés 2,419 600 90‰ 44 à 48 0,50 à 0,80 32 à 44 Communes de Bech, Echternach. — Sections de Bech, Echternach, Zittig, Kuobenbour, Marscherwald. 2 240 21 pierres de taille 35 240 690 moëllons 1,25 à 1,50 690 pavés 30‰ 30 30‰ Communes de Beaufort, Berdorf, Reisdorf, Waldbillig. — Sections de Dillingen, Berdorf, Reisdorf, Haller. 7 81 pierres de taille 25 à 40 1,303 967 2,370 moëllons 859 8 867 3 à8 Communes de Dalheim, Frisange, Mondorf. — Sections de Dalheim, Aspelt, Mondorf, Altwies. 18 9 60 pierres de taille moëllons pavés 510 9,233 485‰ 27 à 32 1 à3 50 à 80 510 9,233 470‰ Commune de Contern. — Sections de Contern, Moutfort, Oetrange. 9 16 pierres de taille 25 à 60 16 1,392 moëllons 1 à 1,25 1,392 pavés 45 à 50 22‰ 22‰ 15‰ Nombre des exploitations 31 Nombre des ouvriers occupés sous terre. au jour. QUANTITÉS PRODUCTION. Spécification. Quantités. Prix. employées dans le GrandDuché exportées à l'étranger. Communes de Lorentzweiter, Steinsel. — Sections de Lorentzweiler, Heisdorf. 3 4 pierres de taille moëllons pavés 37 700 5‰ 30 à 35 1 à 50 22 à 50 37 700 5‰ Communes de Hesperange, Kehlen, Kopstal, Niederanven. — Sections de Hesperange, Kehlen, Kopstal, Oberanven, Senningen, Rameldange. 21 47 pierres de taille 1) moëllons pavés 242 9,734 344 ‰ 25 à 80 1 à 1,60 25 à 80 242 9,734 155 ‰ 189 ‰ 1) plus 27,000 mètres cubes de pierrailles employées pour le chemin de fer vicinal. Communes de Betzdorf, Flaxweiler. — Sections de Mensdorf, 2 56 500 961 ‰ moëllons pavés 1 60 Flaxweiler. 500 386 ‰ 575 ‰ Communes de Steinfort, Kœrich. — Sections de Steinfort, Kœrich, Gœblange. 23 85 pierres de taille moëllons pavés 138 3,000 626 ‰ 25 à 50 1 à 1,75 20 à 50 115 2,800 428 ‰ 23 200 198 ‰ Communes de Rollingergrund, Eich. — Sections de Neudorf, Kirchberg, Eich, Dommeldange. 11 290 20 à 30 290 37 à 47 pierres de taille moëllons 5,584 0,50 à 1,25 5,584 292 ‰ 30 à 50 pavés 322 ‰ 30 ‰ Communes de Luxembourg, Hollerich. — Sections de Luxembourg, Hollerich, Bonnevoie, Merl. moëllons 21 13,085 13,085 1 à2 45 Communes de Mersch, Fischbach. — Sections de Mersch, Rollingen, Petingen, Angelsberg. 7 18 pierres de taille moëllons pavés 129 1,395 7 ‰ 20 à 22 1,25 35 129 1,395 7‰ Carrières de grès bigarré. Commune de Mertzig. 4 32 pierres de taille moëllons pavés 365 538 2‰ 35 à 60 2à 6 40 373 538 2‰ 32 Nombre des exploitations Nombre des ouvriers occupés sous terre. au jour. QUANTITÉS PRODUCTION Spécification. Quantités. Prix. employées dans le Grand-Duché Carrières de grès de Born. Communes de Mompach, Rosport. — Sections de Born, Rosport, Girst. 315 30 à 40 pierres de taille 1,385 55 1,960 2 à 3 moellons 1,960 9 exportées à l'étranger. 1,070 Carrières de calcaire keuprique. Commune de Bissen. — Section de Bissen. 7 23 moëllons pavés gravier 2,896 18 ‰ 110 1,25 à 1,75 65 1,25 à 5 2,786 18 ‰ 70 Carrières de grès coquillier. Commune de Bettendorf. — Section de Bettendorf, Gilsdorf. 1,337 40 à 80 101 pierres de taille 1,435 3,662 1 à 3 3,662 moëllons 40 à 70 pavés 208 ‰ 222 ‰ 8 110 40 98 14 ‰ Carrières de quartzite. Communes de Clervaux, Munshausen. — Sections de Clervaux, Roder. 5 19 hassel pour pier3,75 railles 7,000 Carrières de pierres à chaux. 4,800 2,200 Communes de Rosport, Echternach, Berdorf. — Sections de Rosport, Echternach, Grundhof. 100 760 4 pierres à chaux 1,50 à 2 14 860 50 300 5 tuf 350 Carrières de pierres à chaux pour chaufourniers. Communes de Bettendorf, Ettelbruck, Feulen, Redange, Colmar-Berg. — Sections de Bettendorf, Ettelbruck, Niederfeulen, Ospern, Colmar-Berg. 382 4,443 7 pierres à chaux 34 2 à 3 4,825 Carrières de pierres à chaux et dolomie. Communes de Biver, Grevenmacher, Mertert, Remich, Wormeldange, Lenningen. — Sections de Biver, Grevenmacher, Wasserbillig, Remich, Machthum, Elvingen, Lenningen. 16 71 pierres à chaux et dolomie 18,866 1,40 à 3 10,592 8,274 Carrières de chaux hydraulique. Communes de Bertrange, Hollerich, Strassen, Kehlen. — Sections de Bertrange, Hollerich, Merl, Strassen, Kehlen. 9 1,590 9,535 26 chaux hydraulique 0,50 à 2,50 11,125 Nombre des exploitations 33 Nombre des ouvriers occupés sous terre. au jour. QUANTITÉS PRODUCTION. Spécification. Prix. Quantités. employées dans le Grand-Duché exportées a l'étranger. Plâtrières. Communes de Walferdange, Steinsel, Remich. — Sections de Helmsingen, Heisdorf, Remich. 11 4 5 plâtre brut 3,120 5 à9 Sablières. 2,120 1,000 750 1,000 Commune de Mertert. 2 3 sable 1,750 3 Communes de Bech, Echternach. 2 3 sable 1,390 1,25 1,390 1,25 10,704 0,75 à 1 1,492 Commune de Steinfort. 12 6 sable 12,704 2,000 Commune d'Eich. 2 2 sable 1,492 Communes de Luxembourg, Hesperange. 3 4 sable 2,130 1 à 2,50 2,130 Communes de Kopslal, Lintgen, Walferdange. 5 6 sable 3,052 1 à 2,50 1,302 1,750 Communes de Bissen, Fischbach. — Sections de Bissen, Angelsberg. 2 2 sable 256 1 à 1,50 256 Communes de Mondorf, Frisange, Dalheim. — Sections de Mondorf, Altwies, Aspelt, Dalheim. 5 6 sable 4,194 1 à 1,25 4,194 34 Faïencerie de Septfontaines. La marche générale de la faïencerie n'a subi aucun changement notable en 1902. Le personnel employé a été de 220 personnes. Les transports par chemin de fer ont atteint les chiffres suivants :

  1. a)matières diverses arrivées........................ kg. 1,500,000
  2. b)houille........................................................ 2,852,500
  3. c)produits expédiés...................................... 950,000 Fabrique de produits céramiques Utzschneider & Ed. Jaunez à Wasserbillig. Cet établissement renseigne, pour l'année 1902, une production de 125,000 tonnes, c'est-à-dire sensiblement la même que pour l'année 1901. La vente a suivi une marche à peu près normale, laissant des stocks insignifiants. Le principal débouché de l'établissement est l'Allemagne ; dans le Grand-Duché, ses produits pourraient trouver un meilleur accueil. Le personnel employé régulièrement à la fabrication des carreaux céramiques et mosaïques est d'environ 400 personnes, et est composé de Luxembourgeois et d'Allemands. Dans ce nombre est compris une centaine de femmes. Les salaires se sont maintenus dans le courant de l'année, mais ils montrent une tendance à monter. Industrie des ciments. La succursale de la maison Wayss & Freytag (Ciment armé) à Hollerich nous mande que le prix du ciment a subi, en 1902, une baisse d'environ 25 fr. par wagon de 10,000 kg. Cette baisse doit être attribuée en majeure partie à la crise générale. Il faut relever ensuite que l'industrie et les particuliers n'ont pas fait exécuter d'importantes constructions, mais que les ordres qui ont été remis dans le courant de l'année, provenaient surtout d'administrations de l'État, de communes ou de chemins de fer. La situation intrinsèque de l'année 1902 a été la même que celle de l'année précédente au cours de laquelle un arriéré de commandes des années de prospérité industrielle faisait encore sentir son influence. Le nombre des ouvriers oscillait entre 20 et 45. Une baisse considérable sur les prix des ciments nous est signalée également par la Dommeldinger Cementwaarenfabrik, qui l'attribue à la crise générale et à la surproduction. Cet établissement a occupé 15 ouvriers cimentiers qui ont travaillé jusqu'en novembre 1902. Comme les ouvriers indigènes sont en général peu expérimentés dans le métier, i l a dû recourir à des contre-maîtres étrangers. D'un rapport qui nous est présenté par cette firme, nous empruntons encore les considérations suivantes : Le Grand-Duché forme le débouché principal pour cette industrie, les frais de transport considérables rendant la concurrence à l'étranger impossible. Réciproquement, la même cause écarterait la concurrence étrangère de notre marché, n'était la préférence qui est accordée ici aux produits étrangers sous l'empire de fâcheux préjugés. La production a été entravée par suite de l'exclusion, par l'Administration des travaux publics, des tuyaux en ciment qui sont remplacés soit par des tuyaux en grès, soit par des tuyaux en ciment de fabrication étrangère. 35 Briqueterie. Malgré les stocks considérables qui étaient restés dans les chantiers, la briqueterie a produit à peu près les mêmes quantités que l'année précédente. La production qui, en temps normal, atteint 12 à 15 millions de briques, est encore restée loin de ce chiffre. La réduction a été particulièrement sensible dans le compartiment des briques de champs. Une briqueterie à vapeur nous donne l'appréciation suivante de la situation en 1902 : La campagne de fabrication n'a commencé qu'au mois de mai et s'est arrêtée à fin octobre. Quoique la production ait été considérablement réduite, comme en 1901 d'ailleurs, il restait une assez forte provision de marchandises non écoulées au 1 e r janvier 1903. Par suite de la diminution de la fabrication, les prix de revient ont subi une augmentation très onéreuse, les frais généraux devant être répartis sur une production plus restreinte. Aucune diminution n'est à signaler dans les prix des charbons et les salaires des ouvriers. Quant aux prix de vente, on a été forcé de faire des concessions et même, en plusieurs cas, des remises considérables pour pouvoir tenir tête à la concurrence des fabriques étrangères. Une protection plus efficace de notre industrie briquetière s'impose. Pour tous les travaux de l'État et des communes, où des briques et des tuiles sont employées, la préférence devrait être accordée aux produits indigènes. Il est donc à désirer que la Chambre de commerce appuie auprès des pouvoirs publics les vœux de l'industrie briquetière, qui a beaucoup souffert de la crise. Au sujet des tarife appliqués aux transports de briques par les chemins de fer secondaires on nous écrit : En ce qui concerne les tarifs du chemin de fer vicinal Bettembourg-Aspelt, nous ferons observer que la pierre brute et le sable, taxés à raison de 0,12 fr. par tonne kilométrique, o n t été favorisés d'une réduction qui abaisse les frais de transport de ces marchandises à 0,08 resp. à 0,06½ fr. par tonne kilométrique. Par contre, les briques et tuiles, taxées comme les pierres à raison de 0,02 fr. par tonne kilométrique dans le cahier des charges, n'ont subi aucune réduction équivalente. Etant donné que le cahier des charges applique le même traitement aux briques et aux pierres, nous ne voyons pas pourquoi, actuellement, on favoriserait le transport de l'une de ces marchandises au détriment de l'autre, d'autant plus que les wagons chargés de briques et de tuiles, qui sont rangées symétriquement, ont moins à souffrir que ceux qui transportent des pierres, jetées pêle-mêle et sans soins. Tannerie. La transformation du système de tannage par les tannins exotiques continue sa marche ascendante. On ne va pas trop loin en prétendant qu'il n'y a plus une seule grande tannerie travaillant encore à l'écorce de chêne pure. Néanmoins, les essais de ces matières tannantes, employées sans méthode et sans une connaissance approfondie de leurs qualités, donnent parfois des résultats contraires à l'attente du fabricant et, par suite, ces produits sont encore acceptés par la consommation avec une certaine méfiance. Pendant l'année 1902, la tannerie a encore souffert du malaise que nous signalons depuis plusieurs années, c'est-à-dire de la disproportion entre les prix des matières premières et le 36 tanné. Cette disproportion date de 1895 ; elle est une conséquence de la hausse si brusque, exagérée, quoique de courte durée, qui s'était produite alors et qui avait été provoquée a r t i ficiellement. Les pertes subies pendant cette année si néfaste pour la tannerie ont fait naître la méfiance qui persiste toujours et empêche la hausse, justifiée pourtant, du tanné. La tannerie luxembourgeoise a travaillé, en 1902, dans les mêmes conditions que l'année précédente. Elle a occupé environ 480 ouvriers. Sa production s'est élevée à 137,000 cuirs, dont 45,000 cuirs forts, 67,000 cuirs du Nord tant en bandes qu'en coupons et 25,000 croupons en courroies, auxquels viennent s'ajouter 322,000 kg. de dépouilles. Toutefois, nous ferons remarquer que l'exportation du tanné a augmenté d'une manière sensible. Ecorces à tan. Le restant de la récolte de 1901 a été vendu vers les mois de février et de mars 1902 aux prix de 2,50 fr. à 2,65 fr. pour écorces de première qualité. La rentrée des écorces en 1902 s'est faite dans de bonnes conditions. En général, la qualité en a été très bonne. Dès les mois d'août et de septembre beaucoup d'écorces, de bonne qualité moyenne principalement, ont été vendues avec une augmentation de 10 à 15 centimes sur la botte. Peu à peu la demande s'est réveillée pour écorces de premier choix et l'on a payé à Burden, Welscheid 2,75 fr. à 2,80 fr. les 25 kg. A la fin de l'année, presque toutes les écorces étaient vendues ; pour les parties invendues on demandait des prix en hausse. Cette tendance à la hausse engagera certainement beaucoup de propriétaires à écorcer davantage, mais la rareté et la cherté de la main-d'œuvre leur laisseront peu de bénéfice. Ganterie. L'industrie gantière a continué à se ressentir de la situation politique et économique de l'Angleterre. De même que les années précédentes, les articles de qualité supérieure ont été délaissés en 1902. A cela est venue s'ajouter une saison de printemps excessivement froide et humide qui n'a pas manqué d'influencer encore très défavorablement le commerce des gants de peau en général. La clientèle n'a pas pris livraison des commandes remises et en a fait différer l'exécution à des mois plus tard. De là est résulté un accroissement des stocks qui s'est prolongé jusqu'au mois d'octobre. Il était à craindre que cet état de choses ne causât une crise intense, mais cette crainte se dissipa bientôt devant une reprise inattendue des affaires. Des commandes considérables se succédaient de bien près et c'est ainsi que les ouvriers ont pu être occupés couramment pendant toute l'année. Aussi les stocks ont-ils commencé à s'éclaircir vers la fin de l'année. Quant à l'exportation vers les Etats-Unis, devenue plus restreinte dans les dernières années, il y a eu une légère reprise dans la ganterie fine pour dames, les fabricants d'outremer n'étant pas encore parvenus à produire un article de ce genre aussi perfectionné que celui que leur fournit l'étranger. Par contre, l'exportation des peaux mégissées et teintes n'a pas augmenté dans les proportions voulues, mais il y a tout lieu de croire que cet article finira par se frayer un chemin. 37 Le chiffre de la production s'est trouvé dépasser de 7,000 douzaines de paires celui de l'année précédente, ce qui porte, pour l'année 1902, le chiffre total de la production à environ 70,000 douzaines de paires de gants. Un fait anormal à relever : malgré la hausse persistante sur les matières premières, on s'est vu dans l'impossibilité de vendre le gant fabriqué un tant soit peu plus cher. L'industrie gantière occupait à la fin de l'exercice 1902 environ 680 ouvriers et 1,400 ouvrières. Industrie textile. La situation de l'industrie textile est restée sensiblement la même que l'année précédente. Quelques maisons nous signalent une légère reprise, il est vrai, mais la situation générale de cette industrie continue d'être peu florissante. Aucune éclaircie très apparente ne s'est produite dans le concours de circonstances défavorables qui la tiraillent sans cesse et l'empêchent de se développer tranquillement, normalement. Pourtant, l'industrie textile paraît être arrivée à un point d'arrêt et dans la progression descendante que nous relevons régulièrement chaque année. La production de nos 7 établissements : Draperies luxembourgeoises, à Schleifmuhle, Pulvermuhl et Ettelbruck, Manufacture de Larochette, à Larochette (siège à Luxembourg), Delmarque-Pierret, à Larochette, Jos. Glesener, à Wiltz, Ed. Lazard, à Oberpallen, Kieffer, à Platen et Demuth frères, à Esch-sur-Sûre représente, tant pour la draperie que pour la bonneterie et les tissus-coton et mi-laine, la somme de 2,750,000 fr. Le nombre des ouvriers est resté stationnaire à 830. A la faveur d'une demande croissante il s'est produit une réduction des stocks et une hausse correspondante des prix. Cependant cette hausse des prix n'a pas été parallèle à la hausse qui s'est produite simultanément sur les prix des matières premières. Les laines ont augmenté en moyenne de 30 à 3 5 % ; sur les qualités fines, cette augmentation a été de 20 à 30 % , sur les laines croisées elle a été de 50 %. Signalons encore une hausse sur les cotons qui a atteint 15 à 20 %. Au sujet du recrutement des ouvriers l'établissement de Schleifmuhle nous informe que le manque de bons ouvriers tisserands, connaisseurs du métier, qui ont trouvé dans les dernières années de l'occupation surtout au chemin de fer, se fait toujours très vivement sentir. Cette firme répète la même observation à l'endroit des ouvriers fileurs de sa filature d'Ettelbruck, qui ont trouvé de l'occupation soit au chemin de fer, soit dans l'industrie minière. Industrie du vêtement. L'industrie du vêtement qui se ressentait d'une faiblesse incontestable en, 1901, s'est relevée sensiblement vers la fin de l'année 1902. La production, stimulée par une vente courante, est en augmentation. Une maison de Làrochette a appliqué la forée motrice aux 38 machines à coudre par suite de la rareté croissante de la main-d'œuvre ; une autre maison a augmenté le nombre de ses machines à coudre. Le nombre des ouvriers des deux sexes occupés dans cette industrie présente une légère diminution : il s'élève à 500 environ. Voici comment la maison Ch. Jubert, de Luxembourg, apprécie la situation : En raison de la crise industrielle, l'année 1901 a été défavorable pour l'industrie du vêtement, et tout particulièrement pour les vêtements de travail, qui sont demandés par la clientèle des centres industriels du pays et de la Lorraine. La diminution dans la vente de ces articles, qui s'était déjà fait sentir fortement en 1901, s'est encore accentuée pendant le 1 e r semestre 1902. Toutefois la demande s'est un peu améliorée dans les derniers mois de l'annee. A ce sujet il y a lieu de constater que le nouveau tarif postal, mis en vigueur le 1 e r octobre dernier, a amené une correspondance plus nombreuse et plus suivie de la clientèle de Lorraine et d'Alsace. De Larochette on nous signale une situation analogue : une amélioration incontestable a marqué la fin de l'année. Au sujet des débouchés de l'industrie du vêtement une maison nous écrit : Nos principaux débouchés sont actuellement le bassin minier luxembourgeois et les centres industriels de l'Alsace-Lorraine. Notre commerce d'exportation, très restreint, se dirige vers la Suisse et l'Afrique australe. Cette industrie serait susceptible d'un développement très fécond si l'on pouvait provoquer l'exportation vers l'Afrique australe, l'Amérique du Sud et l'Asie et que l'on arrivât à créer des garanties officielles pour notre commerce dans ces différentes parties du monde. Les tarifs en vigueur sur la ligne Cruchten-Larochette, sur lesquels nous avons déjà appuyé dans notre précédent rapport, continuent à former l'objet de réclamations incessantes de la part de ces industriels, qui sont dans le cas de faire beaucoup d'expéditions par petits colis. Tabacs et cigares. La production des tabacs à fumer n'a pas atteint le chiffre de l'année précédente. La diminution des salaires chez certaines catégories d'ouvriers, les chômages forcés et le départ de nombreux ouvriers italiens du Grand-Duché et de l'Alsace-Lorraine ont fait baisser tout naturellement la consommation des tabacs à fumer en réduisant le nombre des consommateurs. Si tel est le cas pour un article qu'on peut qualifier de première nécessité, il l'est à plus forte raison pour l'article de luxe, c'est-à-dire pour le cigare. Celui-ci a été extrêmement délaissé et quoique la fabrication ait subi de fortes restrictions par suite du renvoi d'un grand nombre d'ouvriers, les stocks qui garnissaient les magasins de nos fabricants vers la fin de l'année 1902, étaient considérables. La cigarette, par contre, a vu doubler sa production. A ces embarras dans les débouchés se sont joints les prix inabordables de la matière première, tant indigène qu'exotique. A certaines époques de l'année les marchés se trouvaient au dépourvu complet de tabacs en feuilles, et celui des fabricants qui n'aurait pas eu des provisions, se serait vu dans la nécessité absolue de fermer sa fabrique. 39 La situation peut se résumer ainsi : peu d'affaires, point de bénéfices et beaucoup de pertes. Aussi quelques établissements, — les plus faibles, — ont-ils cessé de travailler, et si le malaise continue, d'autres suivront l'exemple. La crise écrasante qui s'est abattue sur cette industrie doit écarter d'avance toute idée d'augmentation des prix de la matière fabriquée, d'autant plus que le trop-plein de l'Allemagne se déverse sur notre marché à des conditions dérisoires. Pourtant le temps n'est plus loin où les qualités inférieures aux prix de 150 à 175 fr. et même de 200 fr. les 100 kg. ne pourront plus être livrées. Il n'y a plus dans le Grand-Duché que 12 fabricants de tabac, dont 4 seulement avec une production dépassant 100,000 kg. par an. Ces établissements n'occupent plus de 350 à 375 ouvriers, gagnant environ 20,000 fr. en salaires. Leur production peut être évaluée comme suit : 22,000 quintaux de tabacs à fumer, représentant une valeur de 1,000 à mâcher et à priser, 10 millions de cigares, 25 cigarettes, 2,200,000 fr. 150,000 300,000 225,000 soit ensemble 2,875,000 fr. contre 3,350,000 fr. en 1901. La récolte de 1902 est une des plus belles du siècle, mais elle nous met en face de prix supérieurs encore de 10 pCt. à ceux qui ont été qualifiés plus haut comme inabordables. Brasserie. L'exercice 1902 accuse une baisse assez sensible dans la production de nos bières i n d i gènes : de 180,479 hectolitres qu'elle a été en 1901, elle est descendue, en 1902, à 162,654 hectolitres. La diminution est de 17,825 hectolitres, soit de 9 à 10 %. Elle est due à deux causes : en premier lieu à la crise générale qui pèse encore, à l'heure qu'il est, sur presque toutes les industries et fait souffrir les industries dites de consommation qu'elle avait épargnées jusqu'ici, et en second lieu, à la récolte assez abondante de nos vignobles de la Moselle en automne 1901. Le mouvement de la production de nos brasseries donne les chiffres suivants pour les sept dernières années : 1897 1898 1899 1900 1901 1902 140,087 h l . 150,411 167,696 174,733 180,479 162,654 Aucune variation sensible n'est à signaler dans les moyens de production de cette industrie. Nos 13 brasseries ont occupé environ 340 ouvriers et 210 chevaux. 40 La quantité de malt employée à la fabrication de la bière a atteint : en 1901 4,511,965 kg. en 1902 4,066,360 ce qui représente une diminution de 435,605 kg. Les droits d'accise acquittés de ce chef se sont élevés : en 1901 à fr. 225,598.25 en 1902 203,318.00 Nos exportations de bières vers les pays qui ne font pas partie du Zollverein présentent le mouvement suivant pour la période de 1896 à 1902 : Année. 1896 1897 1898 1899 1900 1901 1902 Bières en fûts. 1,117,925 kg. 1 ,215,411 993,342 1,140,728 1,233,257 1,275,530 956,224 Bières en bouteilles. 184,422 kg. 14,108 36,483 21,767 31,648 13,133 17,878 Distillerie. Le nombre de nos distilleries a peu varié en 1902 ; alors que la campagne 1900-1901 en renseignait 1228, la campagne 1901-1902 en renseigne 1200. Parmi ces 1200 distilleries, 650 ne travaillent que des matières farineuses, seigle, maïs, orge et pommes de terre, et rangent indistinctement parmi les petites distilleries agricoles. Une dizaine seulement travaillent des pommes de terre, c'est-à-dire des produits indigènes. Elles auront probablement une plus grande extension quand, un jour, nous pourrons suivre l'exemple de l'Allemagne et de la France dans leur procédé de dénaturation qui donne de l'alcool servant à l'éclairage, aux moteurs, aux automobiles, et libre de droits d'accise. Les autres 550 établissements distillent des fruits : pommes, poires, prunes, marcs de raisin et des lies de vin. Ces distilleries sont exploitées exclusivement par des bouilleurs de crû. Le contingent légal pour la campagne 1901 à 1902 est fixé à 8147 hl. Notre production s'est élevée à 7827 hl. pour la distillation des matières farineuses et 1459 fruits soit à 9286 hl. d'alcool pur, ce qui représente une augmentation de 901 hl. d'alcool pur, comparée à la production de l'exercice précédent. Il a été employé à la distillation : en 1901-1902 en 1900-1901 404,000 kg. pommes de terre. 800,200 kg. 3,568,900 3,363,400 grains fruits 25,764 hl. 43,046 hl. marcs de raisin 7,661 24,910 41 Les droits d'accise acquittés par les distilleries se sont élevés : en 1900-1901 à fr. 654,112 00 en 1901-1902 728,647 00 Imprimerie. L'année 1902 a été moins favorable à l'imprimerie que les années précédentes, les grands établissements industriels ayant restreint leurs ordres. Néanmoins la situation est restée bonne. La dépression qu'on a remarquée était un effet de la faiblesse générale du marché; elle était assez anodine d'ailleurs. L'année 1903 s'ouvre sous de meilleurs auspices. Cette situation moins favorable n'a pas empêché l'établissement de quelques imprimeries nouvelles dans plusieurs localités du bassin minier. Le fait que l'existence même de ces établissements crée des besoins nouveaux dans la région et stimule vivement la consommation locale, explique le développement croissant qu'a pris l'imprimerie en dépit d'une conjoncture qui ne semblait pas faite pour l'encourager. On peut dire que la consommation s'accroît presque en raison de la diffusion des imprimeries. Le nombre des ouvriers est resté à peu près stationnaire : il s'élève à 150 ouvriers de toutes les catégories. Les ouvriers ont été régulièrement occupés durant toute l'année et le manque de travail qui a été signalé dans plusieurs régions voisines, ne s'est pas fait sentir dans le Grand-Duché. Aucune modification ne s'est produite du côté des salaires. A partir du 1

janvier 1902 une échelle des salaires, embrassant une période de cinq ans, a été définitivement fixée pour toutes les imprimeries allemandes, qui consacre un rélèvement approximatif de 7½ pCt. du taux usité. Une répercussion directe de ce fait économique ne pouvait se faire sentir ici, nos salaires étant au niveau de ceux qui ont été établis, en Allemagne, pour des villes de même population que Luxembourg. Indirectement, la nouvelle assiette des salaires en Allemagne a aidé à préparer ici une réforme qui est intimement liée à la question des salaires : nous voulons parler de la journée de neuf heures que la plupart des imprimeries de la ville de Luxembourg ont introduite dans le courant de l'année. Les prix du papier, qui suivaient un mouvement ascensionnel nettement marqué pendant les dernières années, ont fléchi en

  1. La baisse a affecté surtout les qualités inférieures, tandis que les papiers de choix sont restés fermes. Il paraît que la diminution des exportations a forcé les fabricants allemands à se rabattre sur le marché intérieur et que le redoublement de la concurrence qui en fut le résultat a provoqué la baisse à laquelle nous assistons. Une maison nous fait remarquer que le système des soumissions en usage pour les fournitures d'imprimés, qui assure la commande au moins offrant, est nuisible au développement de l'imprimerie, en ce qu'il avilit les prix et favorise l'extension croissante que prend la mauvaise marchandise dans les fournitures d'imprimés, Le journal continue à se développer normalement. En général, nous pouvons dire que le nombre des journaux n'a pas augmenté en 1902 ; quelques feuilles nouvelles ont surgi, d'autres ont disparu, laissant le nombre total intact. Celui-ci est toujours très élevé comparativement à la population du pays. 6 42 La lithographie, branche nouvelle de notre imprimerie, a été régulièrement occupée elle perfectionne rapidement ses procédés et son outillage. Dans la transformation lente de nos ateliers de reliure, que nous avons déjà relevée dans notre dernier rapport, il n'y a aucune innovation à signaler. Horticulture. L'année horticole ressemblait, dans ses grandes lignes, à l'exercice
  2. La production est restée la même et l'animation dans les transactions n'a pas augmenté. C'est dans le placement des produits, dits de luxe, tels que arbustes d'ornement, rosiers etc., que la crise industrielle et commerciale s'est fait surtout sentir. Les stocks de rosiers nains étaient considérables, tandis que la vente ne présentait que peu d'activité, et les prix, mêmes modestes, n'étaient pas capables de provoquer l'écoulement de la production entière. Les rosiers-tiges se vendaient bien et à des prix rémunérateurs. La vente des arbres fruitiers, celle des pommiers en particulier, était active et les prix obtenus étaient satisfaisants. Les fleuristes se livrent à une culture active et rémunératrice des plantes d'appartement. Les décorations et la confection des bouquets qu'ils exécutent avec beaucoup de goût, ont imprimé une marche prospère à cette branche de l'horticulture, aussi bien par la vente courante sur les marchés que par les commandes remises à domicile. Notre industrie maraîchère est toujours florissante et la concurrence étrangère, qui nous envoyait surtout des primeurs, a disparu presque complètement. Primeurs et légumes de saisons trouvent un écoulement facile sur tous les marchés du pays. Beaucoup de maraîchers fréquentent les marchés d'Arlon qui continuent à leur offrir de beaux bénéfices. L'intelligente activ

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