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Objectifs et mesures de maintien ou de rétablissement dans un état de
conservation favorable
Objectifs et mesures de conservation spéciales de la zone de protection spéciale « Vallée
de l’Ernz Blanche de Bourglinster à Fischbach »
Objectifs de conservation :
La zone de protection spéciale est désignée en vue :
1° du maintien ou, le cas échéant, du rétablissement de l’état de conservation favorable
des espèces d’oiseaux mentionnées ci-dessous ;
2° de la préservation, du maintien ou, le cas échéant, du rétablissement d’une diversité,
d’une superficie et d’une qualité des habitats de ces espèces d’oiseaux ;
3° de la protection contre la pollution ou la détérioration des habitats de ces espèces
d’oiseaux, ainsi que contre les perturbations touchant les oiseaux, pour autant que ces
perturbations soient susceptibles d’avoir un effet significatif ;
4° de sa contribution à la cohérence du réseau Natura 2000 tant au niveau national qu’au
sein de l’Union européenne.
Les espèces d’oiseaux d’intérêt communautaire pour lesquelles la zone de protection spéciale
est désignée (en ordre alphabétique par rapport au nom scientifique) :
1° Rousserolle effarvatte Acrocephalus scirpaceus ;
2° Alouette des champs Alauda arvensis ;
3° Martin pêcheur Alcedo atthis ;
4° Pipit farlouse Anthus pratensis ;
5° Grand-duc d'Europe Bubo bubo ;
6° Grande Aigrette Casmerodius albus (syn. : Egretta alba) ;
7° Cigogne noire Ciconia nigra ;
8° Busard Saint-Martin Circus cyaneus ;
9° Caille des blés Coturnix coturnix ;
10° Râle des genêts Crex crex ;
11° Pic mar Dendrocopos medius ;
12° Pic noir Dryocopus martius ;
13° Faucon pèlerin Falco peregrinus ;
14° Torcol fourmilier Jynx torquilla ;
15° Bécassine des marais Gallinago gallinago ;
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16° Pie-grièche écorcheur Lanius collurio ;
17° Pie-grièche grise Lanius excubitor ;
18° Bécassine sourde Lymnocryptes minimus ;
19° Milan noir Milvus migrans ;
20° Milan royal Milvus milvus ;
21° Bergeronnette printanière Motacilla flava ;
22° Bondrée apivore Pernis apivorus ;
23° Combattant varié Philomachus pugnax ;
24° Rougequeue à front blanc Phoenicurus phoenicurus ;
25° Pouillot siffleur Phylloscopus sibilatrix ;
26° Pluvier doré Pluvialis apricaria ;
27° Râle d’eau Rallus aquaticus ;
28° Tarier des prés Saxicola rubetra ;
29° Tourterelle des bois Streptopelia turtur ;
30° Vanneau huppé Vanellus vanellus.
Mesures de conservation spéciales :
1° rétablissement de l’état de conservation favorable des populations du Tarier des prés
Saxicola rubetra, de la Bergeronnette printanière Motacilla flava et du Pipit farlouse
Anthus pratensis, ainsi que des populations d’autres oiseaux prairiaux :
a) maintien et amélioration d’une mosaïque paysagère de pâturages, de friches
humides et de prairies humides à fauchage tardif, voire très tardif ;
b) aménagement de bandes refuges dans les herbages à fauchage très tardif ou
pluriannuel ;
2° rétablissement de l’état de conservation favorable de la population du Vanneau huppé
Vanellus vanellus :
a) restauration des zones de nidification et des zones de nourrissage
correspondant aux herbages et zones humides ;
b) maintien et amélioration des zones de nourrissage en période de migration
correspondant aux herbages humides, ainsi qu’aux labours et jachères ;
3° restauration de la population du Râle des genêts Crex crex :
a) restauration des zones de nidification, notamment des prairies humides à
fauchage très tardif et des friches humides ;
b) préservation de la quiétude en période de reproduction ;
4° rétablissement de l’état de conservation favorable des populations de la Bécassine des
marais Gallinago gallinago, de la Bécassine sourde Lymnocryptes minimus, du Pluvier
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doré Pluvialis apricaria ou le Combattant varié Philomachus pugnax, ainsi que des
populations d’autres oiseaux des vasières et autres zones humides :
maintien, amélioration, voire restauration des zones de nourrissage en période de
migration ou d’hivernation, notamment des marais, vasières, prairies
marécageuses, cariçaies, friches humides et d’autres dépressions humides dans les
herbages et zones inondables de la plaine alluviale ;
5° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable des populations du
Râle d’eau Rallus aquaticus et de la Rousserolle effarvatte Acrocephalus scirpaceus,
ainsi que des populations d’autres oiseaux des roselières, des mégaphorbiaies et
autres zones humides :
maintien, amélioration, voire restauration des habitats de nidification
respectivement des aires de repos en halte de migration, notamment des
roselières et mégaphorbiaies ;
6° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable de la population du
Martin pêcheur Alcedo atthis, ainsi que des populations d’autres oiseaux des cours
d’eau :
a) maintien et amélioration de la qualité de l’eau et de la structure des cours
d’eau ;
b) maintien et amélioration des structures nécessaires pour la nidification ;
7° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable de la population de
la Cigogne noire Ciconia nigra :
a) maintien et restauration des zones de nourrissage correspondant aux cours
d’eau, fonds de vallées et autres habitats humides ;
b) maintien et amélioration de la qualité de l’eau, de la structure des cours d’eau
et des fonds de vallée ;
c) préservation de la quiétude en période de reproduction dans les alentours des
zones de nourrissage ;
8° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable de la population de
la Grande Aigrette Casmerodius albus (syn. : Egretta alba) :
a) maintien et amélioration des zones d’hivernage ou de halte en période de
migration ;
b) maintien, amélioration, voire restauration des zones de nourrissage
correspondant aux herbages, zones et friches humides ;
9° rétablissement de l’état de conservation favorable de la population de la Caille des blés
Coturnix coturnix :
a) maintien et amélioration des zones de nidification, notamment d’une
mosaïque paysagère de milieux ouverts ;
b) préservation de la quiétude en période de reproduction ;
c) promotion du fauchage très tardif pour les zones régulièrement occupées ;
d) maintien et aménagement de bandes herbacées et de jachères dans les labours
et le long des chemins ruraux, ou de bandes refuges dans les herbages à
fauchage très tardif ou pluriannuel ;
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10° rétablissement de l’état de conservation favorable de la population de l’Alouette des
champs Alauda arvensis et des populations d’autres oiseaux des paysages agraires :
a) maintien et amélioration des zones de nidification, notamment une mosaïque
paysagère d’herbages et de labours ;
b) aménagement de bandes herbacées et de jachères dans les labours ;
c) promotion des semences printanières dans les champs de céréales ;
11° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable des populations de
la Pie-grièche écorcheur Lanius collurio et la Pie-grièche grise Lanius excubitor, ainsi
que des populations d’autres oiseaux des structures paysagères et des herbages :
a) maintien et restauration des zones de nidification et de chasse correspondant
aux structures paysagères telles que murgiers, bandes enherbées, friches,
buissons, broussailles, haies, arbres solitaires, groupes et rangées d’arbres dans
les pâturages et pelouses sèches ou maigres ;
b) préservation de la quiétude dans les territoires, notamment de la Pie-grièche
grise ;
12° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable des populations du
Milan royal Milvus milvus et du Milan noir Milvus migrans :
a) maintien et amélioration des zones de chasse correspondant à une mosaïque
paysagère riche en prairies à fauchage échelonné et pâturages entrelacés de
bandes enherbées, zones humides et jachères ;
b) maintien et amélioration des zones de nidification correspondant à des lisières
de forêts feuillues, des rangées d’arbres et des arbres solitaires ;
c) préservation des arbres porteurs d’aire de rapace ;
d) préservation de la quiétude en période de reproduction dans les alentours
directs des zones de nidification ;
13° rétablissement de l’état de conservation favorable de la population du Busard SaintMartin Circus cyaneus :
a) maintien et amélioration des zones d’hivernage ou de halte en période de
migration ;
b) maintien et amélioration des zones de chasse correspondant aux herbages,
zones et friches humides, jachères et landes ;
c) préservation de zones refuges dans les herbages en hiver ;
d) préservation de la quiétude autour des dortoirs ;
14° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable de la population de
la Bondrée apivore Pernis apivorus :
a) maintien et amélioration des lisières forestières diversement structurées ;
b) maintien et amélioration des zones de nidification et préservation des arbres
porteurs d’aire de rapace ;
c) maintien et amélioration des zones de nourrissage, notamment des milieux
ouverts ou semi-ouverts intraforestiers, tels zones de chablis, clairières et
boisements très clairs ;
d) gestion extensive des milieux herbeux, non fauchés ou très tardivement ;
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15° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable de la population du
Pouillot siffleur Phylloscopus sibilatrix :
a) maintien et extension surfacique de la futaie feuillue mélangée présentant des
strates herbacées et arbustives claires, notamment en terrain en pente ;
b) maintien et extension surfacique d'une mosaïque intraforestière ;
c) aménagement d’îlots de vieillissement ;
16° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable des populations du
Rougequeue à front blanc Phoenicurus phoenicurus et du Torcol fourmilier Jynx
torquilla, ainsi que des populations d’autres oiseaux des vergers, des paysages semiouverts, des lisières structurées et des futaies lumineuses :
a) maintien d’arbres à forte dimension et d’arbres morts sur pied, notamment en
lisière de forêt, en futaies lumineuses et en vergers ;
b) maintien et amélioration des pelouses sèches et des herbages maigres
richement structurés ;
17° rétablissement de l’état de conservation favorable de la population de la Tourterelle
des bois Streptopelia turtur :
a) préservation et restauration des lisières structurées, des bosquets et des
paysages semi-ouverts, notamment des milieux humides, ainsi que des futaies
lumineuses, ripisylves et forêts alluviales ;
b) restructuration horizontale et verticale des lisières et des futaies ;
c) préservation et restauration des plaines alluviales avec des strates herbacées,
buissonnantes et boisées diversement structurées ;
d) aménagement de bandes herbacées et de jachères dans les labours ou de
bandes refuges dans les herbages à fauchage très tardif ou pluriannuel ;
18° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable des populations de
pics, notamment du Pic noir Dryocopus martius et du Pic mar Dendrocopos medius, et
des populations d’autres oiseaux cavernicoles :
a) maintien et aménagement de boisements diversement structurés et de leurs
micro-stations ;
b) maintien et préservation d’arbres à loge de pic, d’arbres à forte dimension,
d’arbres biotopes et d’arbres morts sur pied en futaies feuillues et en lisières ;
c) aménagement d’îlots de vieillissement ;
19° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable des populations du
Grand-duc d'Europe Bubo bubo et du Faucon pèlerin Falco peregrinus :
a) préservation, amélioration et restauration des zones de nidification
correspondant aux falaises et pentes rocheuses ;
b) préservation de la quiétude en période de reproduction dans les alentours
directs des zones de nidification ;
c) maintien et restauration des zones de nourrissage, notamment d’une
mosaïque paysagère richement structurée ;
20° rétablissement du bon état écologique des eaux :
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a) amélioration de la qualité de l’eau, de la structure des cours d’eau et des fonds
de vallée ;
b) restauration de la plaine alluviale et de son hydromorphologie ;
c) aménagement de bandes de protection herbagères le long des cours d’eau et
autour des sources ;
21° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable, préservation,
restauration et extension surfacique des plans d’eau et dépressions humides ;
aménagement de bandes de protection herbagères autour des plans d’eau et
dépressions humides ;
22° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable, préservation,
restauration et extension surfacique des friches humides et des mégaphorbiaies ;
fauchage très tardif et pluriannuel ;
23° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable, préservation,
restauration et extension surfacique des roselières ; conservation et aménagement de
vieux peuplements de roselières avec pieds dans l’eau ;
24° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable, préservation,
restauration et extension surfacique des prairies humides et des prairies maigres, y
favoriser le fauchage tardif, voire très tardif et préserver des zones refuges fauchées
pluriannuellement ;
25° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable, préservation,
restauration et extension surfacique des pelouses sèches ou maigres ; gestion par
pâturage extensif ;
26° promotion des programmes d’extensification en agriculture, notamment
extensification des prairies et des pâturages, ainsi que des labours ; préservation et
extension surfacique des prairies permanentes, sans retournement, ni sursemis ;
maintien et aménagement de bandes herbacées et de jachères en culture ; maintien
et restauration d’une bande herbacée au pied et le long des structures paysagères et
des chemins agricoles, ainsi qu’entre les cultures ; renonciation à l’emploi de
fertilisants, rodenticides et insecticides ;
27° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable, préservation et
extension surfacique des structures paysagères, tels que murgiers, chemins ruraux
non-imperméabilisés, bandes herbacées, buissons, broussailles, haies, arbres
solitaires, ainsi que groupes et rangées d’arbres ; élaboration d’un plan de gestion et
d’entretien pluriannuel des structures paysagères ;
28° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable, préservation et
restauration des différents types de futaies, notamment des hêtraies et forêts
alluviales ou humides, y préserver des arbres à forte dimension, des arbres biotopes,
des arbres morts et des classes d’âge avancées, ainsi que des lisières structurées ;
aménagement d’îlots de vieillissement ;
29° maintien et amélioration des zones de nidification, ainsi que des aires de repos en
période de migration et d’hivernation, notamment d’une mosaïque paysagère
richement structurée ;
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30° préservation de la quiétude des zones sensibles en période de nidification par la
gestion des flux de visiteurs.
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Description scientifique de la zone de protection spéciale « Vallée de l’Ernz
Blanche de Bourglinster à Fischbach »
Code de la zone : LU0002005
Superficie : 767,36 ha
Caractère général de la zone :
Situation :
La zone est sise sur les territoires des communes de Fischbach, Junglinster et Lorentzweiler,
s'étend le long de la vallée de l'Ernz blanche entre le lieu-dit Amberknäppchen près de la
localité d’Imbringen au Sud et le lieu-dit Schmëtt près de la localité Fischbach au Nord, tout
en incluant différents versants.
Milieu physique :
Le substrat géologique est entièrement formé par les couches du Keuper moyen sur lesquelles
reposent des alluvions (environ la moitié de la zone). Dans la partie centrale, au Nord de la
localité d'Altlinster, affleurent les couches du lias inférieur (Hettangien inférieur et supérieur)
et du Keuper supérieur (Rhétien). Le sol est caractérisé par la présence des alluvions qui sont
remplacés par des sols argileux à argileux lourds, faiblement à très fortement gleyifiés
lorsqu'on s'éloigne du lit de l'Ernz blanche. Par endroit, des sols sableux, limono-sableux et
sableux-limoneux, non gleyifiés, couvrent la zone. L'existence de ces types de sol peut
s'expliquer par la géologie, notamment par la présence des couches géologique du Lias et du
Rhétien.
Occupation du sol :
Environ 2/3 de la zone sont occupés par des terrains agricoles, avec une nette prédominance
des herbages (près des 9/10e des territoires à vocation agricole). A noter la proportion
relativement importante des prairies humides (1/20e des prairies et pâturages) et mésophiles
(1/20e des prairies). Il faut ajouter à cela la présence des zones humides telles que les
roselières et les magnocariçaies, couvrant plus d’1/20e de la zone. Les forêts couvrent environ
1/3 de la zone et sont concentrées sur le flanc de la colline au lieu-dit Kraechel au Nord de
Altinster et le massif forestier Groebësch entre Koedange et Fischbach, ainsi que dans la partie
Nord de la zone le long de l'Ernz Blanche.
Qualité et importance écologiques de la zone :
Intérêts selon la directive « Oiseaux » :
La zone sert d'habitat à de nombreuses espèces d’oiseaux pour la nidification ou pour la
recherche de nourriture lors de la période de reproduction, mais sert également d’aire de
repos en période de migration ou de site d’hivernage. Malgré sa petite taille, dû à sa diversité
paysagère et d’habitats, la zone abrite d'importantes populations reproductrices de Piegrièches grise et écorcheur, le Pipit farlouse, le Râle d’eau, le Grand-duc d’Europe, le Faucon
pèlerin, les Milans royal et noir, la Rousserolle effarvatte.
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Les habitats des espèces susmentionnées s'étendent sur l'ensemble de la zone. Ainsi elle
remplit une fonction particulièrement importante pour les populations du Pipit farlouse et de
la Pie-grièche grise. Les deux espèces ont connu des régressions rapides au niveau nationale
ces dernières années. La zone avec ses prairies et zones humides, gérées de manière
extensive, représente un refuge pour les deux espèces sur le territoire national.
En particulier, les roselières et autres zones humides bénéficient de la renaturation de l'Ernz
blanche effectuée récemment, développant une végétation et dynamique riveraine quasi
naturelle. Plus de 20 % de la population identifiée au niveau national du Râle d’eau est
présente dans la zone. La Rousserolle effarvatte et le Bruant des roseaux, deux autres espèces
typiques des roselières indiquent une bonne qualité de l'habitat.
La disponibilité de la nourriture des zones humides attire différentes espèces comme le Martin
pêcheur, nicheur du site, ou encore la Cigogne noire, visiteur régulier pendant la période de
reproduction. En raison de la situation géomorphologique en forme d’entonnoir naturel, la
zone accueille un nombre élevé d'oiseaux migrateurs dans les habitats appropriés pendant la
migration de printemps et d'automne, dont notamment des limicoles, des oiseaux de proie et
d'autres grandes espèces d'oiseaux, ainsi que des passereaux inféodés aux zones humides.
Dans ce sens, il y a lieu de mentionner les différentes espèces de limicoles, dont le Vanneau
huppé, mais aussi la Bécassine des marais. La Grande Aigrette y peut être observée
annuellement en effectifs non négligeables, pendant l’hivernation.
Les falaises sont utilisées par le Grand-duc d’Europe et le Faucon pèlerin pour la nidification.
Autres intérêts écologiques :
La zone abrite huit types d'habitats de l'annexe I de la directive « Habitats », dont les forêts
alluviales, les hêtraies à Luzule et à Aspérule, mais également les prairies maigres de fauche
et prairies à Molinie, les pelouses sèches et landes à Juniperus communis. Une dizaine de
plantes figurant sur la liste rouge nationale ont été répertoriées.
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Projet de règlement grand-ducal
Projet de règlement grand-ducal du … désignant zone de protection spéciale et déclarant
obligatoire la zone « Vallée de l’Ernz Blanche de Bourglinster à Fischbach », et modifiant le
règlement grand-ducal du 30 novembre 2012 portant désignation des zones de protection
spéciale
Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau,
Vu les articles 2, 4, 31 à 35 et 37, de la loi modifiée du 18 juillet 2018 concernant la protection
de la nature et des ressources naturelles ;
Vu la fiche financière ;
Vu l’avis de l’Observatoire de l’environnement naturel ;
Vu les avis de la Chambre de commerce, de la Chambre des métiers et de la Chambre
d’agriculture [à demander] ;
Notre Conseil d’État entendu [à demander] ;
Sur le rapport de Notre Ministre de l’Environnement, du Climat et du Développement durable,
et après délibération du Gouvernement en conseil ;
Arrêtons :
Art. 1er. Est désignée zone de protection spéciale et déclarée obligatoire la zone « Vallée de
l’Ernz Blanche de Bourglinster à Fischbach », ci-après la « zone de protection spéciale »,
référencée sous le code LU0002005, et faisant partie intégrante du réseau Natura 2000.
Art. 2. La zone de protection spéciale est désignée en vue :
1° du maintien ou, le cas échéant, du rétablissement de l’état de conservation favorable
des espèces d’oiseaux mentionnées à l’article 3 ;
2° de la préservation, du maintien ou, le cas échéant, du rétablissement d’une diversité,
d’une superficie et d’une qualité des habitats de ces espèces d’oiseaux ;
3° de la protection contre la pollution ou la détérioration des habitats de ces espèces
d’oiseaux, ainsi que contre les perturbations touchant les oiseaux, pour autant que ces
perturbations soient susceptibles d’avoir un effet significatif eu égard aux objectifs du
présent article ;
4° de sa contribution à la cohérence du réseau Natura 2000 tant au niveau national qu’au
sein de l’Union européenne.
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Art. 3. Les objectifs spécifiques de conservation de la zone de protection spéciale, ainsi que
les mesures de conservation spéciales à assurer afin de maintenir ou, le cas échéant, rétablir
l’état de conservation favorable des espèces visées et de leurs habitats, en l’occurrence à
travers les mesures de conservation visées aux articles 32 à 35 et 37 de la loi modifiée du 18
juillet 2018 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles, sont :
1° rétablissement de l’état de conservation favorable des populations du Tarier des prés
Saxicola rubetra, de la Bergeronnette printanière Motacilla flava et du Pipit farlouse
Anthus pratensis, ainsi que des populations d’autres oiseaux prairiaux :
a) maintien et amélioration d’une mosaïque paysagère de pâturages, de friches
humides et de prairies humides à fauchage tardif, voire très tardif ;
b) aménagement de bandes refuges dans les herbages à fauchage très tardif ou
pluriannuel ;
2° rétablissement de l’état de conservation favorable de la population du Vanneau huppé
Vanellus vanellus :
a) restauration des zones de nidification et des zones de nourrissage
correspondant aux herbages et zones humides ;
b) maintien et amélioration des zones de nourrissage en période de migration
correspondant aux herbages humides, ainsi qu’aux labours et jachères ;
3° restauration de la population du Râle des genêts Crex crex :
a) restauration des zones de nidification, notamment des prairies humides à
fauchage très tardif et des friches humides ;
b) préservation de la quiétude en période de reproduction ;
4° rétablissement de l’état de conservation favorable des populations de la Bécassine des
marais Gallinago gallinago, de la Bécassine sourde Lymnocryptes minimus, du Pluvier
doré Pluvialis apricaria ou le Combattant varié Philomachus pugnax, ainsi que des
populations d’autres oiseaux des vasières et autres zones humides :
maintien, amélioration, voire restauration des zones de nourrissage en période de
migration ou d’hivernation, notamment des marais, vasières, prairies
marécageuses, cariçaies, friches humides et d’autres dépressions humides dans les
herbages et zones inondables de la plaine alluviale ;
5° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable des populations du
Râle d’eau Rallus aquaticus et de la Rousserolle effarvatte Acrocephalus scirpaceus,
ainsi que des populations d’autres oiseaux des roselières, des mégaphorbiaies et
autres zones humides :
maintien, amélioration, voire restauration des habitats de nidification
respectivement des aires de repos en halte de migration, notamment des
roselières et mégaphorbiaies ;
6° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable de la population du
Martin pêcheur Alcedo atthis, ainsi que des populations d’autres oiseaux des cours
d’eau :
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a) maintien et amélioration de la qualité de l’eau et de la structure des cours
d’eau ;
b) maintien et amélioration des structures nécessaires pour la nidification ;
7° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable de la population de
la Cigogne noire Ciconia nigra :
a) maintien et restauration des zones de nourrissage correspondant aux cours
d’eau, fonds de vallées et autres habitats humides ;
b) maintien et amélioration de la qualité de l’eau, de la structure des cours d’eau
et des fonds de vallée ;
c) préservation de la quiétude en période de reproduction dans les alentours des
zones de nourrissage ;
8° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable de la population de
la Grande Aigrette Casmerodius albus (syn. : Egretta alba) :
a) maintien et amélioration des zones d’hivernage ou de halte en période de
migration ;
b) maintien, amélioration, voire restauration des zones de nourrissage
correspondant aux herbages, zones et friches humides ;
9° rétablissement de l’état de conservation favorable de la population de la Caille des blés
Coturnix coturnix :
a) maintien et amélioration des zones de nidification, notamment d’une
mosaïque paysagère de milieux ouverts ;
b) préservation de la quiétude en période de reproduction ;
c) promotion du fauchage très tardif pour les zones régulièrement occupées ;
d) maintien et aménagement de bandes herbacées et de jachères dans les labours
et le long des chemins ruraux, ou de bandes refuges dans les herbages à
fauchage très tardif ou pluriannuel ;
10° rétablissement de l’état de conservation favorable de la population de l’Alouette des
champs Alauda arvensis et des populations d’autres oiseaux des paysages agraires :
a) maintien et amélioration des zones de nidification, notamment une mosaïque
paysagère d’herbages et de labours ;
b) aménagement de bandes herbacées et de jachères dans les labours ;
c) promotion des semences printanières dans les champs de céréales ;
11° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable des populations de
la Pie-grièche écorcheur Lanius collurio et la Pie-grièche grise Lanius excubitor, ainsi
que des populations d’autres oiseaux des structures paysagères et des herbages :
c) maintien et restauration des zones de nidification et de chasse correspondant
aux structures paysagères telles que murgiers, bandes enherbées, friches,
buissons, broussailles, haies, arbres solitaires, groupes et rangées d’arbres dans
les pâturages et pelouses sèches ou maigres ;
d) préservation de la quiétude dans les territoires, notamment de la Pie-grièche
grise ;
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12° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable des populations du
Milan royal Milvus milvus et du Milan noir Milvus migrans :
a) maintien et amélioration des zones de chasse correspondant à une mosaïque
paysagère riche en prairies à fauchage échelonné et pâturages entrelacés de
bandes enherbées, zones humides et jachères ;
b) maintien et amélioration des zones de nidification correspondant à des lisières
de forêts feuillues, des rangées d’arbres et des arbres solitaires ;
c) préservation des arbres porteurs d’aire de rapace ;
d) préservation de la quiétude en période de reproduction dans les alentours
directs des zones de nidification ;
13° rétablissement de l’état de conservation favorable de la population du Busard SaintMartin Circus cyaneus :
a) maintien et amélioration des zones d’hivernage ou de halte en période de
migration ;
b) maintien et amélioration des zones de chasse correspondant aux herbages,
zones et friches humides, jachères et landes ;
c) préservation de zones refuges dans les herbages en hiver ;
d) préservation de la quiétude autour des dortoirs ;
14° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable de la population de
la Bondrée apivore Pernis apivorus :
a) maintien et amélioration des lisières forestières diversement structurées ;
b) maintien et amélioration des zones de nidification et préservation des arbres
porteurs d’aire de rapace ;
c) maintien et amélioration des zones de nourrissage, notamment des milieux
ouverts ou semi-ouverts intraforestiers, tels zones de chablis, clairières et
boisements très clairs ;
d) gestion extensive des milieux herbeux, non fauchés ou très tardivement ;
15° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable de la population du
Pouillot siffleur Phylloscopus sibilatrix :
a) maintien et extension surfacique de la futaie feuillue mélangée présentant des
strates herbacées et arbustives claires, notamment en terrain en pente ;
b) maintien et extension surfacique d'une mosaïque intraforestière ;
c) aménagement d’îlots de vieillissement ;
16° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable des populations du
Rougequeue à front blanc Phoenicurus phoenicurus et du Torcol fourmilier Jynx
torquilla, ainsi que des populations d’autres oiseaux des vergers, des paysages semiouverts, des lisières structurées et des futaies lumineuses :
a) maintien d’arbres à forte dimension et d’arbres morts sur pied, notamment en
lisière de forêt, en futaies lumineuses et en vergers ;
b) maintien et amélioration des pelouses sèches et des herbages maigres
richement structurés ;
17° rétablissement de l’état de conservation favorable de la population de la Tourterelle
des bois Streptopelia turtur :
13
a) préservation et restauration des lisières structurées, des bosquets et des
paysages semi-ouverts, notamment des milieux humides, ainsi que des futaies
lumineuses, ripisylves et forêts alluviales ;
b) restructuration horizontale et verticale des lisières et des futaies ;
c) préservation et restauration des plaines alluviales avec des strates herbacées,
buissonnantes et boisées diversement structurées ;
d) aménagement de bandes herbacées et de jachères dans les labours ou de
bandes refuges dans les herbages à fauchage très tardif ou pluriannuel ;
18° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable des populations de
pics, notamment du Pic noir Dryocopus martius et du Pic mar Dendrocopos medius, et
des populations d’autres oiseaux cavernicoles :
a) maintien et aménagement de boisements diversement structurés et de leurs
micro-stations ;
b) maintien et préservation d’arbres à loge de pic, d’arbres à forte dimension,
d’arbres biotopes et d’arbres morts sur pied en futaies feuillues et en lisières ;
c) aménagement d’îlots de vieillissement ;
19° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable des populations du
Grand-duc d'Europe Bubo bubo et du Faucon pèlerin Falco peregrinus :
a) préservation, amélioration et restauration des zones de nidification
correspondant aux falaises et pentes rocheuses ;
b) préservation de la quiétude en période de reproduction dans les alentours
directs des zones de nidification ;
c) maintien et restauration des zones de nourrissage, notamment d’une
mosaïque paysagère richement structurée ;
20° rétablissement du bon état écologique des eaux :
a) amélioration de la qualité de l’eau, de la structure des cours d’eau et des fonds
de vallée ;
b) restauration de la plaine alluviale et de son hydromorphologie ;
c) aménagement de bandes de protection herbagères le long des cours d’eau et
autour des sources ;
21° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable, préservation,
restauration et extension surfacique des plans d’eau et dépressions humides ;
aménagement de bandes de protection herbagères autour des plans d’eau et
dépressions humides ;
22° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable, préservation,
restauration et extension surfacique des friches humides et des mégaphorbiaies ;
fauchage très tardif et pluriannuel ;
23° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable, préservation,
restauration et extension surfacique des roselières ; conservation et aménagement de
vieux peuplements de roselières avec pieds dans l’eau ;
24° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable, préservation,
restauration et extension surfacique des prairies humides et des prairies maigres, y
14
favoriser le fauchage tardif, voire très tardif et préserver des zones refuges fauchées
pluriannuellement ;
25° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable, préservation,
restauration et extension surfacique des pelouses sèches ou maigres ; gestion par
pâturage extensif ;
26° promotion des programmes d’extensification en agriculture, notamment
extensification des prairies et des pâturages, ainsi que des labours ; préservation et
extension surfacique des prairies permanentes, sans retournement, ni sursemis ;
maintien et aménagement de bandes herbacées et de jachères en culture ; maintien
et restauration d’une bande herbacée au pied et le long des structures paysagères et
des chemins agricoles, ainsi qu’entre les cultures ; renonciation à l’emploi de
fertilisants, rodenticides et insecticides ;
27° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable, préservation et
extension surfacique des structures paysagères, tels que murgiers, chemins ruraux
non-imperméabilisés, bandes herbacées, buissons, broussailles, haies, arbres
solitaires, ainsi que groupes et rangées d’arbres ; élaboration d’un plan de gestion et
d’entretien pluriannuel des structures paysagères ;
28° maintien, voire rétablissement de l’état de conservation favorable, préservation et
restauration des différents types de futaies, notamment des hêtraies et forêts
alluviales ou humides, y préserver des arbres à forte dimension, des arbres biotopes,
des arbres morts et des classes d’âge avancées, ainsi que des lisières structurées ;
aménagement d’îlots de vieillissement ;
29° maintien et amélioration des zones de nidification, ainsi que des aires de repos en
période de migration et d’hivernation, notamment d’une mosaïque paysagère
richement structurée ;
30° préservation de la quiétude des zones sensibles en période de nidification par la
gestion des flux de visiteurs.
Art. 4. Les mesures de conservation spéciales de la zone de protection spéciale sont déclinées
en objectifs opérationnels et précisées dans un plan de gestion approprié.
Art. 5. La délimitation de la zone de protection spéciale est indiquée sur le plan figurant en
annexe. La zone de protection spéciale couvre une superficie totale de 767,36 hectares.
Art. 6. Le règlement grand-ducal du 30 novembre 2012 portant désignation des zones de
protection spéciale est modifié comme suit :
1° À l’article 4, le point (5) est supprimé.
2° À l’annexe 1, la ligne portant le numéro 5, faisant référence à la zone de protection
spéciale LU0002005, est supprimée.
3° À l’annexe 2, les références à la zone de protection spéciale LU0002005 sont
supprimées.
15
4° À l’annexe 3, le plan portant le titre « Zone de Protection Spéciale "Vallée de l’Ernz
Blanche de Bourglinster à Fischbach" (LU0002005) » et les découpages y relatifs sont
supprimés.
Art. 7. La référence au présent règlement se fait sous la forme suivante : « Règlement grandducal du … désignant zone de protection spéciale la zone "Vallée de l’Ernz Blanche de
Bourglinster à Fischbach" ».
Art. 8. Notre ministre ayant l’Environnement dans ses attributions est chargé de l’exécution
du présent règlement qui sera publié au Journal officiel du Grand-Duché de Luxembourg.
La Ministre de l’Environnement, du Climat et du Développement durable
Joëlle Welfring
16
ANNEXE
17
Exposé des motifs
L´objet du présent projet de désignation, incluant l’avant-projet de règlement grand-ducal
y relatif, est double
1° la désignation de la zone « Vallée de l’Ernz blanche de Bourglinster à Fischbach »
en tant que zone de protection spéciale, en exécution des articles 2, 4, 31 à 35 et
37 de la loi modifiée du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature et des
ressources naturelles ; et
2° la suppression des dispositions relatives à la zone « Vallée de l’Ernz blanche de
Bourglinster à Fischbach » dans le règlement grand-ducal du 30 novembre 2012
portant désignation des zones de protection spéciale.
Ladite zone dénommée « Vallée de l’Ernz blanche de Bourglinster à Fischbach » se situe sur
les territoires des communes de Fischbach, Junglinster et Lorentzweiler. Elle s'étend le long
de la vallée de l'Ernz blanche entre le lieu-dit Amberknäppchen près de la localité d’Imbringen
au Sud et le lieu-dit Schmëtt près de la localité Fischbach au Nord, tout en incluant différents
versants.
Le présent projet de désignation et les documents y relatifs seront soumis à la procédure de
désignation prévue à l’article 31 de la loi modifiée du 18 juillet 2018 concernant la protection
de la nature.
Considérant l’obligation communautaire concernant la désignation de zones de protection
spéciale :
La Directive 2009/147/CE du Parlement européen et du Conseil du 30 novembre 2009
concernant la conservation des oiseaux sauvages (ci-après directive « Oiseaux »), codifiant la
directive 79/409/CEE du 2 avril 1979, impose aux Etats membres de l’Union Européenne
d’assurer la conservation de toutes les espèces d’oiseaux sauvages et de leurs habitats
naturels présents sur leur territoire national respectif. Les Etats membres ont l’obligation de
prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver, maintenir ou rétablir une diversité et
superficie suffisantes d’habitats pour toutes les espèces d’oiseaux visées. Selon l’article 3 de
la directive « Oiseaux », la préservation, le maintien et le rétablissement des biotopes et des
habitats comportent notamment la création de zones de protection. En vertu de l’article 4 de
la directive « Oiseaux », les Etats membres doivent classer en zones de protection spéciale
(ZPS) les territoires les plus appropriés en nombre et en superficie à la conservation des
espèces d’oiseaux visées par le même article.
18
Considérant l’insuffisance du réseau des zones de protection spéciale et l’obligation de
compléter ce réseau :
En janvier 2011, la Commission européenne avait fait appel aux autorités compétentes
luxembourgeoises (jadis le Ministère du Développement durable et des Infrastructures), de
communiquer les résultats d’une évaluation du réseau national de Zones de Protection
Spéciale (ZPS) et de l’informer de l’intention éventuelle de procéder à la désignation de ZPS
supplémentaires. A l’origine de cette démarche figure la proposition et l’identification de 6
zones supplémentaires en tant que « Important Bird Areas » (IBA)1 qui ne font pas partie des
12 ZPS désignées en vertu de la directive « Oiseaux ». Les données de base ayant servi à la
désignation des zones IBA, ainsi que les délimitations proprement dites de ces zones telles
que reconnues par BirdLife International, ont fait l’objet d’une analyse détaillée dans le
contexte notamment du réseau national de ZPS existantes et la représentativité de ce réseau
des aires de distribution des espèces d’oiseaux visées par l’article 4 de la directive « Oiseaux ».
Il résulte de cette analyse qu’en effet le réseau actuel de ZPS est insuffisant en termes de
couverture des habitats principaux d’un certain nombre d’espèces d’oiseaux, dont e.a. les
espèces liées aux milieux agraires, dont les pies-grièches et les milans, ou encore certaines
espèces liées aux zones humides ou aux habitats forestiers.
En mars 2011, le Ministère du Développement durable et des Infrastructures avait informé la
Commission qu’il procèdera à une analyse de ces zones et qu’il informera la Commission des
démarches à suivre. A la suite le Luxembourg s’était engagé en date du 8 juillet 2011 dans une
démarche devant aboutir à la désignation de nouvelles zones et le lancement consécutif de la
procédure de classement des sites. L’Université de Wageningen « Alterra » avait été chargée
par le Ministère du Développement durable et des Infrastructures d’une analyse
indépendante des données et de l’identification des aires importantes à la conservation des
oiseaux2.
L’étude réalisée par Alterra « Luxembourg and the Birds Directive – analysis of necessity and
identification of new SPAs (2012) » de T. van der Sluis, M. van Eupen, R.C. van Appeldoorn,
A.G.M. Schottman3 confirme premièrement l’importance des 12 ZPS déjà désignées par la loi
du 19 janvier 2004 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles, et
deuxièmement, l’étude confirme également la lacune de désignation de zones pour un certain
nombre d’espèces d’oiseaux, dont notamment les espèces d’oiseaux liées aux milieux ouverts,
ainsi que certaines espèces forestières. Finalement, l’étude évalue et identifie les zones les
plus importantes à désigner pour finaliser le réseau de ZPS, et par ce suggère entre autres de
désigner des parties des zones d’ores et déjà désignées en vertu de la directive « Habitats »,
mais surtout de considérer notamment la désignation des 6 zones IBA et la modification de 2
ZPS pour se conformer à la délimitation de l’IBA correspondante, dont la région de la vallée
de l’Ernz blanche et ses environs.
1
BirdLife Data Zone
http://datazone.birdlife.org/site/results?thrlev1=&thrlev2=&kw=®=7&cty=124&snm=&fam=0&gen=0&spc=
&cmn=
2
Luxembourg and the Birds Directive: analysis of necessity and identification of new SPAs - WUR
http://www.wur.nl/en/Publication-details.htm?publicationId=publication-way-343237303036
3
http://content.alterra.wur.nl/Webdocs/PDFFiles/Alterrarapporten/AlterraRapport2340.pdf
19
Considérant l’importance ornithologique de la zone « Vallée de l’Ernz blanche de
Bourglinster à Fischbach » :
La zone « Vallée de l’Ernz blanche de Bourglinster à Fischbach », à décrire en tant que paysage
rural de la région de la vallée de l’Ernz blanche entre Imbringen et Fischbach, se caractérise
notamment par la plaine alluviale de l’Ernz blanche, ses herbages et zones humides, mais aussi
par les autres terrains agricoles, tels que labours et herbages, et surtout, les versants riches
en pelouses sèches, et encore par les massifs forestiers limitrophes.
La zone « Vallée de l’Ernz blanche de Bourglinster à Fischbach », incluant l’élargissement,
représente une haute valeur écologique notamment pour l’avifaune et se caractérise par une
communauté d'oiseaux particulièrement riche en espèces et qui dépasse de loin la valeur
attendue de vastes zones paysagères comparables. Au moins 8 espèces d’oiseaux figurant sur
l’annexe I de la directive « Oiseaux », au moins 9 espèces d’oiseaux visées par l’article 4-2 de
la même directive, ainsi d’autres espèces d’oiseaux emblématiques et patrimoniales, rare ou
menacées sont présentes dans la zone, soit en période de reproduction, de nidification ou
d’hivernation.
Ladite zone abrite en période de reproduction des espèces patrimoniales, rares ou menacées,
visées par l’article 4 de la directive « Oiseaux », dont les Pie-grièches grise et écorcheur, le
Pipit farlouse, le Râle d’eau, Le Grand-duc d’Europe, le Faucon pèlerin, les Milans royal et noir,
la Rousserolle effarvatte… dont les effectifs pour certaines de ces espèces ont une importance
au niveau national.
En raison de la situation géomorphologique en forme d’entonnoir naturel, la zone accueille
un nombre élevé d'oiseaux migrateurs dans les habitats appropriés pendant la migration de
printemps et d'automne, dont notamment des limicoles, des oiseaux de proie et d'autres
grandes espèces d'oiseaux, ainsi que des passereaux inféodés aux zones humides.
De plus amples informations quant à la valeur écologique et surtout ornithologique de la zone
« Vallée de l’Ernz blanche de Bourglinster à Fischbach » figurent dans le présent dossier de
désignation, et en particulier dans le rapport d’expertise ornithologique dénommé
« Ornithologisches Gutachten zum Vogelschutzgebiet ’’Vallée de l’Ernz blanche de
Bourglinster à Fischbach (LU0002005)’’ » et élaboré par le bureau expert « Milvus gmbh –
Planungsbüro », ci-joint au dossier.
Considérant la jurisprudence constante en la matière de la Cour de Justice des
Communautés Européennes par rapport à la délimitation des zones de protection spéciale :
En vertu de la Directive Oiseaux et de la jurisprudence constante en la matière de la Cour de
Justice des Communautés Européennes, seuls des critères à caractère scientifique doivent
présider lors du choix et de la délimitation des sites4.
La délimitation de la zone « Vallée de l’Ernz blanche de Bourglinster à Fischbach », à l’instar
des autres ZPS supplémentaires, respectivement de la modification des ZPS existantes, a été
déterminée sur base des coordonnées géographiques des données ornithologiques issues lors
de récents inventaires ciblés des espèces pour lesquelles ladite zone est désignée. Les zones
4
CJCE, C-355/90, 2 aout 1993, Commission/Espagne ; CJCE, C-44/95, 11 juillet 1996, Commission/RoyaumeUni ; CJCE, C-71/97, 1 octobre 1998, Commission/Espagne ; CJCE, C-3/96, 19 mai 1998, Commission/Pays-Bas;
CJCE, C-71/97.
20
ainsi délimitées comportent également des biotopes, habitats et milieux naturels qui font
partie intégrante des écosystèmes auxquels appartiennent les habitats d’espèces concernés
ainsi que, le cas échéant, de nouveaux espaces naturels, s’ils s’avèrent nécessaires pour
rétablir ou restaurer des habitats d’espèces menacées ou rares.
A cet égard, il est utile de rappeler la jurisprudence constante de la Cour de Justice des
Communautés en la matière qui considère que les Etats membres doivent conférer aux zones
de protection spéciale un statut juridique de protection susceptible d'assurer, notamment, la
survie et la reproduction des espèces d'oiseaux mentionnées à l'annexe I de la directive, ainsi
que la reproduction, la mue et l'hivernage des espèces migratrices non visées à cette annexe
dont la venue est régulière.5
Au vu des différents considérants qui précèdent, le Luxembourg est dans l’obligation de
désigner ces zones importantes pour la conservation des oiseaux, dont entre autres
l’élargissement de la zone « Vallée de l’Ernz blanche de Bourglinster à Fischbach » sous
forme de zone de protection spéciale. La procédure de désignation est à réaliser
conformément à l’article 31 de la loi modifiée du 18 juillet 2018 concernant la protection de
la nature et des ressources naturelles.
5
http://curia.europa.eu/juris/showPdf.jsf;jsessionid=9ea7d2dc30db292b97bfe2c94b78bfb2b3b442464f4c.e34K
axiLc3qMb40Rch0SaxuNb310?text=&docid=101625&pageIndex=0&doclang=FR&mode=lst&dir=&occ=first&par
t=1&cid=587785
21
Commentaires des articles
Ad article 1er : Cet article formule la visée du présent règlement grand-ducal qui est la
désignation d’une zone appelée « Vallée de l’Ernz Blanche de Bourglinster à Fischbach » en
tant que zone de protection spéciale en vertu de la loi modifiée du 18 juillet 2018 concernant
la protection de la nature et des ressources naturelles. Il précise la référence de la zone qui
correspond au code LU0002005. En plus, cet article indique que la zone sous question fait
partie du réseau écologique européen de zones protégées, appelé Natura 2000.
Ad article 2 : Cet article liste les objectifs de conservation généraux de ladite zone de
protection spéciale qui visent le maintien, voire la restauration de l’état de conservation
favorable des espèces d’oiseaux d’intérêt communautaire pour lesquels la zone est désignée
et qui figurent à l’article 3, ainsi que des habitats de ces espèces. Ladite zone est également
désignée en vue de la mise en œuvre de mesures appropriées pour y éviter la pollution ou la
détérioration des habitats de ces espèces d’oiseaux, ainsi que les perturbations touchant ces
espèces d’oiseaux, pour autant qu’elles aient un effet significatif. En tant que partie intégrante
du réseau Natura 2000, cette zone contribue à la cohésion du réseau écologique européen de
zones protégées.
Ad article 3 : Cet article liste les espèces d’oiseaux d’intérêt communautaire pour lesquels la
zone est désignée, tout en formulant les objectifs et mesures de conservation spéciales sur
base de leur état de conservation et de leurs exigences écologiques spécifiques respectives.
La gestion appropriée de la zone et des habitats des espèces respectives, telle que formulée
par les objectifs et mesures de conservation devra garantir le maintien, voire le rétablissement
de l’état de conservation favorable desdits habitats et espèces.
Les objectifs et mesures de conservation ont été formulés de manière assez générale afin de
permettre une certaine flexibilité dans le choix des mesures de gestion à mettre en œuvre en
tenant compte des particularités écologiques de la zone ainsi que des prérogatives des
propriétaires et exploitants des terrains concernés.
Ad article 4 : Les mesures de conservation sont précisées et quantifiées sous forme d’objectifs
opérationnels dans le plan de gestion relatif à ladite zone, à élaborer en vertu de l’article 35
de ladite loi modifiée du 18 juillet 2018.
Ad article 5 : Cet article indique que la délimitation de la zone de protection spéciale est
précisée sur base d’un plan topographique figurant en annexe du règlement grand-ducal et
que ladite délimitation est également consultable sous forme électronique. Finalement, cet
article indique la superficie en hectares de la zone de protection spéciale.
Ad article 6 : Cet article supprime toutes les dispositions et références relatives à la zone de
protection spéciale « Vallée de l’Ernz Blanche de Bourglinster à Fischbach », codée
22
LU0002005, du règlement grand-ducal du 30 novembre 2012 portant désignation des zones
de protection spéciale.
Ad article 7 : Cet article introduit l’intitulé de citation.
Ad article 8 : Cet article comporte la formule exécutoire.
23
Fiche financière
Intitulé du projet : Projet de règlement grand-ducal du ... désignant zone de protection
spéciale et déclarant obligatoire la zone « Vallée de l’Ernz Blanche de Bourglinster à
Fischbach », et modifiant le règlement grand-ducal du 30 novembre 2012 portant désignation
des zones de protection spéciale
Ministère initiateur : Ministère de l’Environnement, du Climat et du Développement durable
Suivi du projet par : Monsieur Gilles Biver / Madame Elisabeth Kirsch
Tél. : 2478-6834 / -6883
Courriel : gilles.biver@mev.etat.lu / elisabeth.kirsch@mev.etat.lu
Le projet de désignation relatif à la zone de protection spéciale et déclarant obligatoire la zone
« Vallée de l’Ernz Blanche de Bourglinster à Fischbach » n’a pas d’impact financier sur le
budget de l’Etat. S’agissant d’un côté d’une zone de protection spéciale d’ores et déjà
désignée et se chevauchant de l’autre côté avec plusieurs zones spéciales de conservation,
l’avant-projet de règlement grand-ducal désignant zone de protection spéciale et déclarant
obligatoire la zone « Vallée de l’Ernz Blanche de Bourglinster à Fischbach », et modifiant le
règlement grand-ducal du 30 novembre 2012 portant désignation des zones de protection
spéciale n’a pas d’impact financier sur le budget de l’Etat. En ce qui concerne les mesures de
gestion proprement dites, il y a lieu de noter que de telles mesures, ainsi que le monitoring
sont d’ores et déjà appliquées et les frais y relatifs sont imputés aux crédits ordinaires et
extraordinaires disponibles du Ministère de l’Environnement, du Climat et du Développement
durable, ainsi que de l’Administration de la nature et des forêts et de l’Administration de la
gestion de l’eau.
24
Luxembourg, le 10 février 2023
Avis de l’Observatoire de l’Environnement concernant le projet de désignation
de la zone de protection spéciale
« Vallée de l’Ernz blanche de Bourglinster à Fischbach » (ZPS LU0002005)
conformément à l’article 31(5) de la loi modifiée du 18 juillet 2018 concernant la protection de la
nature et des ressources naturelles
Lors de la séance du 30 janvier 2023, l’Observatoire de l’environnement naturel a analysé le projet de
désignation de la zone de protection spéciale « Vallée de l’Ernz blanche de Bourglinster à Fischbach » (ZPS
LU0002005) ainsi que les contributions y relatives reçues dans le cadre de la consultation publique du
dossier Région Est & Moselle présenté par le Ministère de l’Environnement, du Climat et du
Développement durable.
L’Observatoire émet un avis favorable concernant le projet de désignation de la zone de protection
spéciale « Vallée de l’Ernz blanche de Bourglinster à Fischbach » (ZPS LU0002005) tel qu’il lui a été soumis.
25
Zone de Protection Spéciale
Vallée de l'Ernz Blanche de Bourglinster à Fischbach (LU0002005)
Légende
Limites de la Zone
de Protection Spéciale
Échelle : 1/20000 (A3)
Texte coordonné
Règlement grand-ducal modifié du 30 novembre 2012 portant désignation des zones
de protection spéciale
Art. 1er. La liste nationale figurant à l’annexe 4 de la loi modifiée du 19 janvier 2004
concernant la protection de la nature et des ressources naturelles est remplacée par la liste
figurant à l’annexe 1.
Art. 2. Les zones de protection spéciale visées à l’article 1er du présent règlement sont
désignées en vue de la préservation, du maintien ou, le cas échéant, du rétablissement d’une
diversité, d’une superficie et d’une qualité des habitats pour toutes les espèces d’oiseaux
figurant à l’annexe 2 du présent règlement grand-ducal. La délimitation des zones est
indiquée sur les plans figurant à l’annexe 3 du présent règlement.
Art. 3. La désignation des zones de protection spéciale a pour objectifs généraux:
(1) la préservation, le maintien ou, le cas échéant le rétablissement de la contribution des
zones de protection spéciale au maintien et à l’amélioration de la diversité biologique
et d’un état de conservation favorable aux espèces d’oiseaux sauvages visées par la
loi précitée et la directive 2009/147/CE du Parlement européen et du Conseil du 30
novembre 2009 concernant la conservation des oiseaux sauvages, ainsi que leurs
habitats ;
(2) la préservation, le maintien ou, le cas échéant le rétablissement de la contribution des
zones de protection spéciale à la cohérence écologique du réseau Natura2000 tant au
niveau national qu’au sein de l’Union européenne ;
(3) la préservation, le maintien ou le rétablissement des exigences écologiques
spécifiques au site pour la conservation durable des espèces et de leurs habitats
relatifs pour lesquels des objectifs de conservation ont été formulés, ainsi que le
rétablissement des biotopes détruits et la création de biotopes.
Art. 4. Pour chaque zone de protection spéciale, les principaux objectifs de conservation
spécifiques suivants sont à atteindre afin de garantir l’état de conservation favorable des
espèces visées, le cas échéant, à travers les mesures de conservation visées aux articles 37
et 38 de la loi modifiée du 19 janvier 2004 précitée :
(1) Vallée de la Woltz et affluents de la source à Troisvierges (LU0002001)
a) maintien dans un état de conservation favorable de la population de la Cigogne noire
Ciconia nigra: maintien et restauration des zones de nourrissage, notamment des
cours d’eau, des fonds de vallées et autres habitats humides; préservation de la
quiétude en période de reproduction dans les alentours directs des zones de
nourrissage;
b) maintien dans un état de conservation favorable de la population du Milan royal
Milvus milvus: maintien et amélioration des zones de chasse, notamment une
mosaïque paysagère riche en prairies à fauchage échelonné et pâturages; maintien et
amélioration des zones de nidification, notamment des lisières des forêts feuillues,
c)
d)
e)
f)
g)
h)
i)
j)
k)
l)
des rangées d’arbres et des arbres solitaires; préservation des arbres porteurs d’aire de
rapace; préservation de la quiétude en période de reproduction dans les alentours
directs des zones de nidification;
maintien dans un état de conservation favorable et restauration de la population du
Busard Saint-Martin Circus cyaneus: maintien et amélioration des zones d’hivernage;
maintien et amélioration des zones de chasse, notamment les herbages, friches
humides, jachères et landes; amélioration des zones de nidification potentielles et
préservation de la quiétude en période de reproduction dans les alentours directs des
zones de nidification lors d’une reproduction;
maintien dans un état de conservation favorable et restauration des populations des
oiseaux prairiaux, tels la Bergeronnette printanière Motacilla flava, le Pipit farlouse
Anthus pratensis et le Tarier des prés Saxicola rubetra: maintien et amélioration
d’une mosaïque paysagère de pâturages, de friches humides et de prairies humides à
fauchage tardif, voire très tardif;
maintien dans un état de conservation favorable et restauration de la population de la
Caille des blés Coturnix coturnix: maintien et amélioration des zones de nidification,
notamment d’une mosaïque paysagère de prairies, de bandes herbacées et de jachères
dans les labours; préservation de la quiétude en période de reproduction; promotion
du fauchage et de la récolte très tardifs pour les zones régulièrement occupées;
maintien dans un état de conservation favorable et restauration de la population de
l’Alouette des champs Alauda arvensis: maintien et amélioration des zones de
nidification, notamment une mosaïque paysagère d’herbages et de labours;
aménagement de bandes herbacées et de jachères dans les labours; promotion des
semences printanières dans les champs de céréales;
maintien dans un état de conservation favorable et restauration de la population de la
Bécassine des marais Gallinago gallinago: restauration des zones de nidification et
des zones de nourrissage en période de migration et d’hivernage, notamment des
marais, des prairies marécageuses et des vallées à friches humides;
maintien dans un état de conservation favorable de la population du Fuligule morillon
Aythya fuligula: maintien et amélioration des zones de nidification, notamment les
étangs; préservation de la quiétude en période de reproduction;
maintien dans un état de conservation favorable et restauration des populations des
oiseaux des structures paysagères et des herbages, telles la Chouette chevêche Athene
noctua, la Pie-grièche écorcheur Lanius collurio et la Pie-grièche grise Lanius
excubitor: maintien et restauration des zones de nidification et de chasse, notamment
des structures paysagères dans les pâturages et prairies; préservation de la quiétude
dans les territoires, notamment de la Pie-grièche grise;
maintien et amélioration de la qualité de l’eau, de la structure des cours d’eau, des
plans d’eau et des fonds de vallée; restauration de la plaine alluviale et de son
hydromorphologie; aménagement de bandes de protection herbagères le long des
cours d’eau;
maintien dans un état de conservation favorable et extension surfacique des friches
humides et des mégaphorbiaies; fauchage très tardif et pluriannuel;
maintien dans un état de conservation favorable et extension surfacique des prairies
humides, notamment des prairies à Molinie, y favoriser le fauchage tardif, voir très
tardif;
2
m) promotion des programmes d’extensification en agriculture, notamment
extensification des prairies et des pâturages; préservation et extension surfacique des
prairies permanentes, y éviter le retournement et la réimplantation; maintien et
aménagement de bandes herbacées et de jachères en culture; maintien et restauration
d’une bande enherbée entre les structures paysagères et les cultures;
n) élaboration d’un plan de gestion et d’entretien pluriannuel des structures paysagères;
o) maintien dans un état de conservation favorable et restauration des différents types de
futaies, y préserver des arbres à forte dimension et des classes d’âges avancées.
(2) Vallée de la Tretterbaach et affluents de la frontière à Asselborn (LU0002002)
a) maintien dans un état de conservation favorable de la population de la Cigogne noire
Ciconia nigra: maintien et restauration des zones de nourrissage, notamment des
cours d’eau, des fonds de vallées et autres habitats humides; prése …
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.