📄 Texte de loi
417
Memorial
MEMORIAL
des
DU
Großherzogthums Luxemburg.
GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG.
Zweiter Theil.
SECONDE PARTIE.
Oeffentliche Acte
verschiedener Art und nichtamtliche
Mittheilungen.
N°. 48.
ACTES PUBLICS DIVERS
ET PUBLICATIONS NON OFFICIELES
Dinstag, 6 November 1866.
M A R D I , 6 novembre 1866.
Zusammensetzung der Büreaux des Wahl-Collegiums des Cantons Wiltz f ü r die W a h l
vom 10. November 1866.
Composition des bureaux au collège électoral du
canton de Wiltz pour l'élection qui doit avoir
lieu le 10 novembre 1866.
Der Staatsminister,
der R e g i e r u n g ;
Präsident
L E MINISTRE D'ÉTAT, PRÉSIDENT DU GOUVERNEMENT ;
Nach Einsicht des Art. 24, § 9, des Gesetzes
vom 1. December 1860 über die Wahlen zur
Ständeversammlung ;
Vu le 9 alinéa de l'art. 24 de la loi du 1er
décembre 1860 sur les élections pour l'Assemblée
des États ;
Auf Antrag des Friedensrichters des Cantons
Wiltz, wo am 10. November c. zur Wahl eines
Mitgliedes der Ständeversammlung geschritten
werden soll, indem die Wahl des Hrn. Paul
Eyschen für ungültig erklärt worden ist ;
Bringt zur öffentlichen Kenntnis, daß die Büreaux der beiden Wahl-Sectionen des Cantons
Wiltz aus nachbenannten Personenbestehen:
Sur les propositions du juge de paix du canton
de Wiltz, où il doit être procédé le 10 novembre
courant à l'élection d'un membre des États, l'élection du sieur Paul Eyschen n'ayant pas été
validée ;
Fait connaître que les bureaux des deux sections électorales du canton de Wiltz sont composés des personnes suivantes :
Erste oder Hauptsection :
1re section ou section principale :
HH. Jakob Bernard, Friedensrichter, Präsident ;
MM. Jacques Bernard, juge de paix, président;
Heinrich Klein, Gemeinderathsmitglied zu
Wiltz, Scrutator ;
Henri Klein, conseiller communal à
Wiltz, scrutateur ;
Nicolas Hallinger, conseiller communal à
Niederwiltz, scrutateur ;
Nikolas
Hallinger,
Gemeinderathsmitglied zu Niederwiltz, Scrutator ;
J. F. L a m b e r t , Bürgermeister zu Niederwiltz, ergänzender Scrutator ;
II.
e
J. F . Lambert, bourgmestre à Niederwiltz, scrutateur suppléant ;
48
418
M. Molitor, Gemeinderathsmitglied zu
Wiltz, ergänzender Scrutator ;
M. Molitor, conseiller communal à Wiltz,
scrutateur suppléant ;
Zweite Section :
Seconde section :
HH. J. G. G. Faber-Knepper, 1. Ergänzungsrichter beim Friedensgericht, Präsident;
MM. J. G. G. Faber-Knepper, 1er suppléant
de la justice de paix, président;
A. Schröder, Gemeinderathsmitglied zu
Neunhausen, Scrutator ;
A. Schrœder, conseiller communal à
Neunhausen, scrutateur ;
G. W e i l e r , Schöffe zu Böwen, Scrutator ;
G. Weiler, échevin à Bavigne, scrutateur ;
N . Lamborelle, conseiller communal à
Brachtenbach, scrutateur suppléant ;
N. Lamborelle, Gemeinderathsmitglied
zu Brachtenbach, ergänzender Scrutator ;
I . Probst, Sohn, Gemeinderathsmitglied
zu Böwen, ergänzender Scrutator ;
Und verordnet die Insertion dieser Bekanntmachung in den zweiten Theil des "Memorials".
Luxemburg den 5. November 1866.
Der Staatsminister, Präsident der
Regierung,
Baron V. de Tornaco.
J. Probst, fils, conseiller communal à
Bavigne, scrutateur suppléant ;
Et ordonne l'insertion du présent avis dans la
seconde partie du Mémorial.
Luxembourg, le 5 novembre 1866.
Le Ministre d'État, Président
du Gouvernement,
Baron V. DE TORNACO.
Bekanntmachung. — Ernennung und Entlassung von Bürgermeistern.
Avis. — Nomination et démission de bourgmestres.
Durch Königl.-Großh. Beschluß vom 29. October c., ist Hr. Adolph Pauly, Handelsmann
und Schöffe zu Vianden, zum Bürgermeister der
Stadt Vianden ernannt worden.
Par arrêté royal grand-ducal du 29 octobre c ,
le sr Adolphe Pauly, négociant et échevin à Vianden, a été nommé bourgmestre de la ville de
Vianden.
, Durch einen andern Königl.-Großh. Beschluß
vom nämlichen Tage ist Hrn. Johann Wilhelm
von Kayl auf sein Ansuchen ehrenvolle Entlassung
als Bürgermeister der Gemeinde Kayl bewilligt
worden.
Par un autre arrêté royal grand-ducal en date
du même jour, démission honorable a été accordée, à sa demande, au sr Jean Wilhelm de Kayl
de ses fonctions de bourgmestre de la commune
de Kayl.
Luxemburg dm 31. October 1866.
Der General-Director des Innern,
Ulveling.
Luxembourg, le 31 octobre 1866.
Le Directeur-général de l'intérieur,
ULVELING.
419
Bekanntmachung. — Medicinalwesen.
Avis. - Art de guérir.
Durch Beschluß vom heutigen Tage ist H r .
Heinrich Schröll von Diekirch ermächtigt worden, unter Nachachtung der betreffenden Gesetze
und Reglemente die Apothekerkunst im Großherzogthum auszuüben.
Par arrêté de ce jour, le sr Henri Schrœll de
Diekirch a été autorisé à exercer comme pharmacien dans le Grand-Duché, en se conformant
aux lois et règlements en vigueur sur la matière.
Luxemburg den 27. October 1866.
Der General-Director des Innern,
Ulveling.
Luxembourg, le 27 octobre 1866.
Le Directeur-général de l'intérieur,
ULVELING.
Bekanntmachung. — Höherer und mittlerer
Unterricht.
Avis. — Enseignement supérieur et moyen.
Durch Königl.-Großh. Beschluß vom 29. October c., ist Hr. Michel, Professor der alten
und neuern Sprachen am Athenäum zu Luxemburg, zum Director der Mittel- und Gewerbschule zu Echternach, in Ersetzung des verstorbenen
Hrn. Müller, ernannt worden.
Par arrêté royal grand-ducal du 29 octobre c ,
le sr Michel, professeur de langues anciennes et
modernes à l'Athénée de Luxembourg, a été nommé directeur de l'école moyenne et industrielle
d'Echternach, en remplacement du sr Muller, décédé.
Luxemburg den 30. October 1866.
Der General-Director der Justiz,
Vannerus.
Luxembourg, le 30 octobre 1866.
Le Directeur-général de la justice,
VANNERUS.
Beschluß, durch welchen die Veröffentlichung
des Berichtes der Ackerbau-Commission von
1865 angeordnet wird.
Der Staats-Minister, Präsident
der R e g i e r u n g ;
Arrêté ordonnant la publication du rapport de
la Commission d'agriculture pour 1865.
Nach Einsicht des Berichtes über die Lage des
Ackerbaues im Jahr 1865;
Nach Einsicht des Königl.-Großh. Beschlusses
vom 28. November 1857;
Beschließt:
Einziger Artikel.
Der vorerwähnte allgemeine Bericht soll als
Beilage zu dieser Nummer in's "Memorial" eingerückt werden.
Vu le rapport sur la situation de l'agriculture
pour l'année 1865;
Vu l'art. 12 de l'arrêté royal grand-ducal du
28 novembre 1857;
Arrête :
Article unique.
Le rapport général susmentionné sera inséré
au Mémorial, comme annexe au présent numéro.
Luxemburg den 29. October 1866.
Der Staatsminister, Präsident
der Regierung,
Baron V. de T o r n a c o .
L E MINISTRE D'ÉTAT, PRÉSIDENT DU GOUVERNEMENT ;
Luxembourg, le 29 octobre 1866.
Le Ministre d'État, Président
du Gouvernement,
Baron V. DE TORNACO.
420
Marktpreise. - 1. Hälfte des Monats September 1866.
Bezeichnung
Mittelpreise der verkauften Lebensmittel auf den Märkten von
Maße
der Lebensmittel,
u, dgl.
oder
Gewicht.
Luxem- Dieburg. kirch.
Wiltz.
Hectoliter 22
85 24
55 22
Mischelfrucht...
20
58 21
44
Roggen...
15
25 .14
73 13
Gerste...
12
75 11
Weizen...
Spelz
Ettel- EchterGreven- EschMersch. macher.
brück. nach. Remich
a.d. A
50 25
06 26
78
75
25
23
8 4 22
8 1 20
75
23 12½
87 16
8 4 17
78
79 11
70 19
50
12
43 13
17 13
00
25 6
80 8
46 7
25
7
50
3
00
00
...
Heidekorn...
Haser...
7
82 7
26 6
Erbsen...
15
00 14
85
Bohnen...
Linsen...
2
62
0
50 0
50 0 47½
Mischel-Mehl...
0
45 0
Roggen-Mehl...
0
34 0
Geschälte Gerste..
0
30
Butter...
1
0
Kartoffeln...
Weizen-Mehl...
Kilogr.
3
75
0
50 0
47 0
46 0 52½
52
39 0
35 0
37 0
40 0
40 0
45 0
42
36 0
30 0 3 0
70 1
47 1
60 1
67
1
67 1
70 1
54 1
60
65 0
52 0
60 0
65 0
60 0
60 0
63 0 67½
97 1
00 0
Eier...
Dutzend.
Heu...
100 Kilo. 7
6
50
11
00
8
00
1
12 0
Kuh-od. Rindfleisch
1
12 0
88
Kalbfleisch...
0
95 0
Hammelfleisch...
1
30 1
Schweinefleisch...
1
20
Stroh...
Buchenholz...
Stere.
Eichenholz...
50
Weichholz...
Ochsenfleisch..
Kilogr.
90
1
00
0
90
90 0
90 0
70
10 1
20 1
00
0
80 0
86 1
00
85 0
75 0
70 0
88 0
10 1
05 1
00
1
00 1
1
00
1 20
Druck von V. Bück.
RAPPORT GÉNÉRAL
présenté par la Commission d'agriculture
SUR LA
SITUATION AGRICOLE
DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG
EN 1865.
CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES.
L'exercice de l'agriculture, que les Anciens regardaient comme le plus beau et le plus utile
des arts, est devenu de nos jours de plus en plus insidieux. Ce n'est pas que l'importance de
l'agriculture comme source du bien-être général et comme industrie fournissant des alimente à
toutes les classes de la société, soit méconnue. La faveur publique lui est acquise ; aucune
autre branche de l'activité humaine n'est le sujet d'autant d'études et de recherches, aucune ne
donne naissance à des écrits aussi nombreux ; il n'en est pas dont les Gouvernements se préoccupent davantage, à laquelle on consacre tant de soins, dans l'espoir d'en assurer le prompt et
vif essor, et dont les intérêts donnent lieu à de plus nombreuses controverses.
A notre époque, où la situation générale s'est traduite par un immense accroissement de l'industrie et de la richesse publique, le progrès agricole, qui en est le corollaire obligé, avait un
double motif de se produire. L'expérience des dernières années s'est chargée de démontrer que
ces encouragements ne sont pas tombés sur un sol stérile. Avec le progrès est venue l'abondance
des produits, suite de plantureuses moissons. Maïs cette abondance a été la cause de l'abaissement des prix de vente, soit presque la ruine du producteur agricole. La pénurie des capitaux,
la chèreté de la main-d'œuvre, la concurrence, suite de nouveaux débouchés, contribuèrent à
cet état de choses, également regrettable et pour le consommateur et pour le producteur.
Cette situation économique nouvelle faite à l'agriculture n'a pas manqué d'être l'objet d'études nombreuses. Oubliant les intérêts de la consommation, on proposa tout d'abord de ramener
la production des céréales à une proportion telle, que leur rendement moyen garantirait le cultivateur contre les bas prix exagérés. La culture des plantes industrielles, la production du bétail
remplacerait celle des grains. C'est d'ailleurs la tendance actuelle des cultivateurs. En effet, nous
voyons la période des céréales avec jachère faire en général place à la période des céréales avec
Annexe au Mémorial 1866, IIe partie.
2
fourrages. D'où il résulte non seulement augmentation du nombre de hectares en exploitation
mais encore, ce qui est préférable, l'accroissement de rendement de chaque hectare, ainsi que
le poids, la qualité, la valeur de chaque tête de bétail. Le cultivateur fume mieux ses terres et
nourrit mieux ses animaux; il a de meilleurs instruments et de meilleurs attelages. En un mot
il est sur la voie du progrès.
Nous nous appuyerons sur M . Michel Chevalier pour qualifier ce dernier. Cet économiste célèbre dit dans un rapport sur l'exposition universelle de Londres de 1862 : « L'agriculture est
tant par l'importance de sa production, que par le nombre des bras qu'elle occupe, la plus intéressante de toutes les industries. Elle n'est pas restée étrangère au mouvement qui a fait progresser de toute part la force productrice de l'homme lors de l'exploitation des ressources de
notre planète ; toutefois il ne peut être méconnu qu'elle est la branche d'industrie qui ait
avancé le plus lentement. Bien des inventions applicables à l'agriculture ont été faites et mises
en oeuvre par des hommes persévérants. Néanmoins les améliorations en agriculture sur le continent portent plutôt le caractère d'efforts isolés que celui d'une évolution grandiose des masses.
Dans beaucoup d'endroits, on a certes beaucoup amélioré, mais un progressement général n'a
pas eu lieu.
Le motif de cette situation est tout dans l'exercice de l'industrie agricole elle-même. En effet,
l'agriculture n'est ni régie par des règles absolues, ni soumise aux évolutions invariables, monotones, identiques, qui caractérisent l'industrie exclusivement fondée sur la matière inerte. Dépendant plus du ciel que de la terre, elle doit compter avec le climat, la température, les aptitudes
diverses du sol, les débouchés, éléments essentiellement variables et qui doivent modifier sans
cesse les méthodes et les assolements. « Les circonstances font seules les bons systèmes de culture,»
dit M. de Dombasle, «et vouloir réduire la bonne agriculture à l'adoption de tel assolement, de tel
genre de bétail, de telle ou telle pratique, c'est ignorer complétement la portée de l'art; et
cette funeste erreur a enfanté une incroyable multitude de mécomptes et de chutes. Celui-là
est le meilleur agriculteur, ou plutôt celui-là seul est agriculteur q u i , connaissant les pratiques
usitées ailleurs dans diverses circonstances, et sachant s'orienter dans la localité où le hasard le
place, parvient à reconnaître quelles sont celles de ces pratiques qui peuvent le mieux convenir
aux circonstances dans lesquelles il se trouve placé. »
Ces considérations de l'illustre fondateur de Roville sont bien faites pour démontrer que la
situation agricole d'une contrée est subordonnée à sa situation générale. Chercher son amélioration dans des moyens uniformes, c'est oublier le vrai caractère de la production et les principes
économiques qui la régissent.
Chez nous, l'agriculture était en pleine voie de transition, lorsque la construction des chemins
de fer est venue vivifier l'activité industrielle. L'économie, la promptitude et la facilité des transports qui en sont la suite, enfin le nouveau régime économique des tarifs douaniers ont modifié
tout d'un coup nos relations commerciales. Aussi n'avons-nous pu être dispensés du malaise qui
est le corollaire d'un développement trop rapide, des transitions trop brusques. L'importance
relative de notre situation n'a pas pu contrebalancer l'influence qui a d'ailleurs aussi réagi sur
les pays qui nous entourent.
D'où il résulte que le cultivateur doit chercher les voies nouvelles en rapport avec les conditions
3
économiques que lui ont faites l'industrie, les chemins de fer, la vapeur et la mécanique, car c'est
par la qu'il parviendra à résoudre le problème posé, et qu'il entrera dans l'agriculture moderne,
c'est-à-dire dans celle agriculture qui, s'appuyant sur la concentration des moyens d'action,
adopté le principe que ce n'est pas le nombre d'hectares qui fait l'importance et la prospérité
d'une culture, mais le chiffre du capital bien employé sur chaque hectare, et cela parce que l'agriculture par le capital devient de plus en plus une nécessité dans un ordre de choses où la population , les salaires, les fermages vont sans cesse en augmentant.
Ces considérations qui nous sont inspirées par l'art. 12, 2e alinéa de l'arrêté r . g . - d . du 28
novembre 1857, prévoyant la proposition de mesures qu'il peut y avoir lieu de prendre dans
l'intérêt du cultivateur, ont aussi motivé les diverses motions présentées par la Commission d'agriculture, dans l'intérêt du progrès agricole. L'organisation de l'enseignement agricole, la réduction des tarifs de transports par voies ferrées, la suppression des barrières, l'abolition de la
vaine pâture, l'encouragement des échanges, etc. etc., rentrent tous dans cet ordre d'idées, et
comme il importe de connaître les forces productrices d'une industrie aussi complexe que l'est
l'agriculture, l'étude de ces moyens a été l'occasion de recherches statistiques nombreuses, à la
réunion desquelles les administrations communales, les vétérinaires du Gouvernement et les
membres de la Commission d'agriculture ont largement contribué. Constatons toutefois que cette
année encore certaines communes ne parurent pas comprendre l'importance des renseignements
à fournir et que, si la généralité se distingue par l'exactitude, i l en reste encore toujours trop,
nous regrettons de devoir le constater, qui pèchent par l'effet contraire. L'amélioration successive
constatée tous les ans, nous fait espérer qu'à l'avenir nous n'aurons à exprimer que de la reconnaissance pour le concours qui nous est acquis dans l'occurrence, comme le seul moyen d'obtenir un travail d'une exactitude relative aussi certaine que possible, Alors aussi notre tâche deviendra plus facile et ce sera avec une nouvelle sollicitude que nous passerons à la troisième partie de notre cadre, savoir la recherche de l'effet des lois et règlements relatifs à l'exercice
de l'agriculture.
CHAPITRE I.
Administration agricole.
§ 1 . COMMISSION
D'AGRICULTURE.
Il n'est survenu aucune mutation dans le personnel de la Commission d'agriculture pendant
l'année 1865.
La réunion ordinaire annuelle de ce collége a été tenue à Luxembourg le 21 décembre 1865.
Il s'est alors occupé des affaires qui lui sont dévolues en suite de l'arrêté r . g . - d . du 28 novembre 1857.
Pendant le courant de cette année, aussi bien qu'à l'occasion de cette assemblée générale, elle
a traité 338 affaires, se répartissant comme suit :
4
Dans ce nombre sont compris
Nombre total
des affaires
traitées.
Rapports.
1865
338
18
9
6
1864
329
30
12
11
ANNÉE.
Propositions. Réquisitoires.
Le nombre d'affaires continue à s'accroître de la manière annoncée dans nos précédents rapports et il dépasse aujourd'hui en un exercice le nombre de celles traitées pendant les treize
années d'exercice de l'ancienne Commission d'agriculture, sans que pour cela il en résulte une
augmentation des frais d'administration.
§ 2 . COMITÉ PERMANENT DE LA COMMISSION D'AGRICULTURE.
Le Comité permanent de la Commission d'agriculture, institué par l'art. 16 de l'arrêté royal
grand-ducal du 28 novembre 1857, et qui a à s'occuper pendant l'intervalle des réunions des
affaires courantes, a été renouvelé lors de l'assemblée générale annuelle. Il a été par suite composé pour 1865 de
MM. Eug. Fischer, président de la Commission d'agriculture à Luxembourg, président;
Stiff, membre de la Commission d'agriculture à Fentange, et
Bivort, vétérinaire attaché à la Commission d'agriculture à Esch-sur-l'Alzette, membre,
Koltz, secrétaire de la Commission d'agriculture à Mersch, secrétaire.
Il s'est réuni le 9 février, les 8 et 15 avril, les 13 septembre et 11 novembre 1865, à l'effet
de délibérer sur les affaires qui lui sont réservées et qui sont comprises dans l'état ci-dessus.
L'assemblée générale à laquelle i l en a été ensuite donné connaissance, n'y a fait aucune
observation.
§ 3 . DISTRICTS AGRICOLES.
Il n'y a pas eu de mutation dans la circonscription des districts agricoles, tels qu'ils étaient
assignés à chaque membre de la Commission d'agriculture.
Comme ce collége n'est composé que de neuf membres, il en résulte que deux cantons trèsimportants sous le rapport de la production agricole, celui de Grevenmacher et celui de Redange,
sont réunis à des ressorts voisins, et que notamment le canton le plus étendu, celui de Wiltz, est
partagé pour être adjoint à une des circonscriptions les plus pénibles, celle de Clervaux.
Il reste peut-être à examiner si le moment ne serait pas venu de compléter la Commission
d'agriculture en ce sens, qu'il y eût un membre pour chaque canton.
§ 4 . COMICES ET SOCIÉTÉS AGRICOLES.
L'organisation de comices agricoles, telle qu'elle est prévue par l'arrêté royal grand-ducal du
28 novembre 1857, est encore toujours à l'état de projet, probablement parce qu'il existe déjà
chez nous deux sociétés agricoles en faisant l'office.
5
Nous donnons, d'après les renseignements fournis par ces institutions, le relevé du nombre
de leurs membres et des ressources dont elles disposent.
NOMBRE
de membres payants.
EXERCICES.
RECETTES
DÉPENSES.
Société roy. Cercle
Société roy.
Cercle
Société roy.
Cercle
agricole. agr. et hort. agricole. agr. et hort. agricole. agr. et hort.
1862
177
474
9339 24
4638 60
6561 11
1863
173
513
6396 84
5166 93
4568 95
1864
171
523
5382 51
6259 55
3366 12
1865
162
537
7481 07
5975
4663 05
5316 37
5234 39
5701 08
5275 93
Dans les recettes sont comprises : pour la Société royale agricole, les sommes lui allouées par
S . A . R . le Prince Henri des Pays-Bas, et pour celle-ci aussi bien que pour le Cercle agricole et
horticole , le subside porté au budget de l'Etat. Ces ressources ont été employées en partie à la
tenue d'expositions et de concours annuels. Le Cercle agricole n'en a toutefois pas organisé
en 1864, et cela pour le motif qu'il y en avait deux quelques années auparavant.
Le Journal des deux Sociétés agricoles continue à paraître. Il en est de même du Calendrier
publié par le Cercle agricole et horticole, dont la vogue paraît ne pas devoir diminuer.
Ainsi qu'on ne l'ignore pas, S . A . R . le Prince-Lieutenant a accepté la présidence d'honneur
de la Société royale agricole, quelque temps après la fondation du Cercle. Parprescritdecabinet
du 4 novembre 1865, Elle daigna également accepter la présidence d'honneur de cette dernière
association, et donner par là au cultivateur luxembourgeois une nouvelle preuve de Ses sympathies pour l'agriculture, comme l'industrie principale du pays.
6
§ 5 . BUDGET DE L'AGRICULTURE.
Nous extrayons du budget de l'Etat pour 1865, les crédits alloués en faveur de l'agriculture et
des services qui s'y rattachent.
EXERCICE
LIBELLÉ.
1864.
1865.
1,500
1,500
2° École agricole
13,600
13,600
3° Traitement des vétérinaires
5,520
5,520
4° Frais de voyages de ces derniers
1,000
1,000
5° Amélioration de la race chevaline.— Dépôts d'étalons à demeure fixe.
25,000
25,000
6°
de la race porcine et bovine
12,000
12,000
es
7° Subsides à certaines comm dans l'intérêt de la saillie des bêtes à cornes.
2,500
2,500
8° Crédits pour la chaux à prix réduits.
4,000
4,000
9° Subsides aux communes pour boisement
500
500
10° Travaux d'irrigation et de drainage
2,000
1° Commission d'agriculture
id.
fr.
11° Subsides aux sociétés agricoles et
autres…
Tot…
Différence en moins pour
1865…
3,000
3,000
70,620
68,620
2,000
Ainsi nouvelle diminution sur les allocations des années antérieures.
CHAPITRE I I .
Étendre du domaine agricole.
§ 1.
NATURE DE CULTURE.
Les mutations suivantes sont survenues en 1865, dans la mise en valeur par la culture, du
domaine agricole du Grand-Duché :
Bois.
Terres values, bruyères, etc.
CANTONS.
ConConteverties
nance
totale mise en terres
labouraen
bles.
culture.
h. a. c.
h. a. c.
Capellen
9
Clervaux
44
Diekirch
15 50
Echternach
10 20
Boisées.
h.
h.
a. c.
13
70
90
6
4
9
a. c.
3
Redange
6 60
6 60
vertis en
déboisée.
prairies.
h.
h.
a. c.
a.
c.
h.
h.
a. c.
a. c
13 61
31
4
4
13 90
6 20
6 20
17
4 20
6
6
1 70
50
5
42 98
42 98
3 33
1 89
70
70
3
3
4
5
5
8
40
5 90
5 90
2
1 30
18
6
tenance
13 61
18
Mersch
Con-
labourables
transformées
en
prairies.
9
Grevenmacher
Luxembourg
Con-
transformées
en
terres
labourables.
3
6 80
1
13
1
Remich
4
30
2 30
1 40
1
1
Total pour 1865
104 48
33 60
3 20
67 68
187 69
157 69
19 83
19 09
Total pour 1864
89 84
36 70
5 72
57 42
163 76
163 76
41 68
10 58
8
8
3 10
2 52
Wiltz
Différence p r 1865
en plus
en moins.
14 64
10 26
6 07
6 07
15
51
7
Esch-sur-l'Alzette
Transformées
en
prairies.
Prairies Terres
1850
1855
1860
h. a. c.
h.
a.
c.
h.
h.
143,836 17 34 108,814
»
76 109,721 41 73 110,832
a. c.
Jardins
3,279 67 91
3,288 67 45
3,335 85 39
Vignes
837 32 66
837 06 180
831 55 55
Terrains plantés d'arbres fruitiers.
706 82 68
681 98 28
672 85 38
a.
1865
c.
h.
a.
c.
54 111,614 68 45
28,087 88 50 28,087 88 50 27,878 25 08
Prairies
25,093 76
24,746 87 96 24,779 65 42 24,862 39 92 24,855 82 92
4,431 85 39
4,423 03 40
Terres vaines et
pâtures
4,256 24 70 32,321 63 40 31,919 23 10
Bois
58,474 34 15 58,192 66 39 58,034 36 25
Haies à écorces
21,183 01 19 21,183 01 10 21,063 97 99
Broussailles
1,094 49 45
Superficie bâtie
875 99 08
Autres propriétés
66 68 24
Total
1,094 64 51
257,967 94 59 252,283
78,914 79 82 78,502 88 32
1,104 59 44
933 60 40
45 18 252,612 36 17 252,612 36 17 252,612 36 17
8
Terres sartables
Par suite de ces mutations et de celles relevées les années antérieures, l'étendue productive du
Grand-Duché se subdivise aujourd'hui comme suit :
Terres labourables
1845
9
Ces chiffres accusent la tendance, constatée d'ailleurs depuis longtemps, de prendre sous la
charrue le plus de terre possible, en un mot d'éparpiller le capital sur de grandes surfaces et de
disséminer les fumures. Cette augmentation du sol arable a lieu aux dépens des terres vaines, des
bois et des prés, et doit être attribuée le plus souvent au morcellement de la propriété, par suite
de partages et aussi de spéculations, comme le prouvent les déboisements opérés. Ces derniers deviennent surtout très-actifs, témoins les chiffres des dernières années comparés à ceux de la
moyenne vingtennale. Tandis que celle-ci est de 48 h. par an, l'année 1865 solde par 157 h. et
1864 par 163 h. de défrichement.
Les terres labourables augmentent également d'une manière exceptionnelle. La moyenne annuelle, de 1849 à 1855, était de 151 h., de 1856 à 1863, de 177, tandis qu'en 1865 nous avons
241 h. de nouvelles cultures.
Outre les déboisements ci-dessus, cette augmentation a été prise sur les terres vaines, pâtures,
broussailles, pour 33 h. 60, chiffre inférieur aux moyennes précédentes.
Par contre, les opérations de boisement ont été très-actives, et la bruyère et autres vacante ont
dû faire place à 67 h. de bois — dont 31 h. 18 en sapinière.
Enfin, les prés ont perdu cette année 49 h. de superficie, soit plus de quatre fois la moyenne
des vingt dernières années. Cette opération provient de ce que la plupart des prés secs rendirent
très-peu les dernières années, et que le produit gagné de la sorte sur gazon rompu, donna la
mesure du rendement exceptionnel d'une spéculation culturale faite dans ces conditions. Les
principes nutritifs accumulés pendant des siècles, sont ainsi mobilisés au profit de la génération
présente, et nous nous trouvons toujours en présence du même mobile qui fait tomber sous la
cognée les arbres centenaires, soit l'exploitation du passé au profit du présent, sans souci de l'avenir. L'état météorologique des dernières années n'est-il pas à attribuer, en partie du moins, à
des opérations de ce genre, et ne vient-il pas faire payer chèrement à la généralité les bénéfices
de quelques-uns ?
C'est une question que des autorités scientifiques résolvent affirmativement et que nous soumettons aux réflexions de qui de droit.
CHAPITRE I I I .
Produits agricoles. Etat des récoltes.
§ 1 . MÉTÉOROLOGIE.
L'année 1865 n'a pas été moins remarquable que ses devancières sous le rapport météorologique. Son caractère exceptionnel réside dans des contrastes extraordinaires de température périodiquement limités, une grande sécheresse, suite d'un haut degré de chaleur, et d'une analogie remarquable de son commencement avec sa fin.
Ainsi que nous l'ayons déjà constaté, le mois de décembre 1864 inaugura d'une manière relativement rude la saison d'hiver, laquelle s'annonça vers la mi-décembre par la neige et les gelées
intenses. En janvier 1865, ces frimas font place à une température relativement élevée, laquelle
doit céder aux froids extraordinaires de février. Ces froids ont été d'autant plus nuisibles, qu'ils
sont venus après de fortes pluies et lorsque la terre n'était pas couverte de neige. Vers la fin de
Annexe au Mémorial 1866, II e partie.
b
10
ce mois le froid devint moins intense, pour reprendre une rudesse tellement exceptionnelle en
mars, qu'il faut remonter à l'année 1845 pour trouver un état thermométrique aussi déprimé et
autant de neige. Ce temps dura encore pendant les premiers jours d'avril. Mais à partir du 7 de
ce mois, et sans transition aucune, la température prit de telles allures, qu'à l'instar de ce qui
se passe sous les latitudes polaires, i l n'y eut pas de printemps, et que l'été succéda à l'hiver. La
végétation fit alors de tels progrès, qu'à la fin d'avril on ne pouvait plus constater l'effet de l'hiver extraordinaire que nous venions de traverser. I l y a même plus, et cela malgré les gelées du
1 er mai, à la fin de ce mois les produits de la terre étaient en avance de 15 jours à 3 semaines.
On vit alors ces derniers prendre en six semaines le développement qu'en d'autres années ils
n'atteignaient qu'en trois mois. Juin conserva la température du mois précédent, sans atteindre
celle d'une année ordinaire. L'absence de pluies lui donna néanmoins un caractère exceptionnel
de sécherese , qui se maintint pendant les chaleurs tropicales de juillet. Quelques orages, notamment ceux des 21 et 22 de ce mois, rafraîchirent l'air et la terre. Il en fut de même pendant
le mois d'août, tandis que septembre resta d'une sérénité exceptionnelle. La pluie qui était nécessaire pour tes emblaves d'automne, est venue vers la mi-octobre, mais n'a été que d'une fréquence ordinaire. Novembre a offert une température plus élevée que celle observée habituellement. La douceur du climat de décembre est encore venue favoriser la végétation, de sorte que
foutes les semailles d'automne ont parfaitement réussi et sont entrées d'une manière remarquable
dans l'année 1866.
Voici au surplus la moyenne thermométrique observée pendant l'année qui nous occupe.
Température minima. Température maxima. Température moyenne à degré C.
MOIS.
Date 1865. Degré C. Date 1865. Degré C.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
maxima observes
2
12
21
1
1
13
—
8.2
— 11.0
—
9.0
—
2,4
—
0.5
+
3.4
+
9.8
+
8.0
+
7.9
+
1.8
—
0.3
—
8.0
26
3
1
24
29
29
15
28
7
3
25
8
+
1864.
2.17 +
10.5 +
0.94
7.5
6.60
10.5
8.87
16.1
12.44
27.6
27.0
14.44
27.58
33.0
16.25
29.1
14.90
31.1
8.40
22.0
3.80
15.7
2.60
8.5
—
9.3 —
+ 29.9 +
1865.
1.82
0.65
3.50
13.54
16.20
17.20
19.01
16.70
18.56
10 32
7.83
1.70
11.0
33.0
de
10 années.
+
0.01
1.92
5.25
9.64
14 09
16.49
16.67
17.61
13. 80
8.49
5.05
1.15
— 17.00
+ 35.00
§ 2. ÉTAT ET PRODUIT DE LA RÉCOLTE.
La grande culture n'a fait aucune nouvelle acquisition cette année. Les seuls changements
11
survenus avec les plantes cultivées, résident plutôt dans leur aire de culture que leur nombre. Le froment prend de plus en plus de place dans l'assolement et cela aux dépens du seigle
et du méteil. Le colza est par contre abandonné. Enfin on accorde une plus grande attention aux
prairies artificielles, notamment à la luzerne et au sainfoin, ce qui doit être regardé comme un
progrès méritant d'être signalé.
Les renseignements suivants sur chaque culture spéciale compléteront au surplus ces données.
A) Céréales et farineux.
Les durs grains ont en général souffert des frimas et étaient très-clairs lorsque le beau temps
est venu. C'est pourquoi leur rendement quantitatif n'est pas aussi satisfaisant que celui de l'année dernière et cela malgré la longueur, le poids et le volume des épis.
La paille est restée courte par suite de la sécheresse continue, et l'absence d'un tallage suffisant a été cause de son faible rendement.
Le méteil, mélange de froment et de seigle, qui forme très-souvent la transition à la culture
du premier, est à assimiler, quant aux rendements, au froment.
Par contre, la récolte du petit épeautre a été fort ordinaire, toujours par suite de l'absence
d'humidité en temps utile.
Si des durs grains nous passons aux cultures vernales, nous nous trouverons tout d'abord en
présence de l'avoine, comme le marsage le plus répandu.
Ici
aussi la sécheresse exerça son influence néfaste sur le rendement final. La levée a été inégale, la paille comparativement faible, mais les grains relativement abondants et de première
qualité.
L'orge a été d'un rendement plus favorable que l'avoine, surtout en paille. Il y a plus , dans de
bonnes conditions elle a donné un résultat satisfaisant.
Enfin le trémis, mélange d'orge et d'avoine, est à assimiler à l'orge.
Quant au sarrasin, son produit est celui d'une bonne année.
Viennent maintenant les céréales cultivées exceptionnellement, soit le froment d'été, l'escourgeon ou orge d'hiver et le seigle de la St.-Jean.
Le froment de mars est le plus souvent employé pour restaurer les emblaves de durs grains
détruits par les gelées d'hiver. Il est surtout d'un bon rapport dans les grès bigarrés. Son rendement a été inférieur sous tous les rapports. Il n'a donné en moyenne que 13 hectolitres à l'hect.
L'escourgeon ou orge d'hiver a donné une récolte très-ordinaire sous le rapport de la quantité
et de la paille. Par contre, le grain était excellent. L'hectare a donné comme produit moyen :
1864
1865
16,4
Grains…hect.
27
2700
Paille…
kilo. 3500
65
62
Poids du hectolitre…
Le tableau suivant donnera les mêmes renseignements pour les céréales généralement cultivées.
12
FROMENT.
CANTONS.
MÉTEIL
(froment et seigle).
SEIGLE.
Rendement
Rendement
Qualité.
moyen.
Rendement
Qualité.
moyen.
moyen.
Qualité.
12.8
très-bonne.
14.1
bonne.
13.7
bonne.
Clervaux…
7.4
moyenne.
12.0
id.
9.7
id.
Diekirch…
12.3
bonne.
15.3
id.
15.3
id.
Echternach…
12.1
très-bonne.
15.5
id.
14.7
id.
16.0
id.
18.6
id.
17.4
id.
Grevenmacher…
12.5
id.
14.2
id.
13.5
id.
Luxembourg…
16.1
id.
18.3
id.
18.3
id.
Mersch…
12.1
id.
13.9
id.
13.7
id.
Redange…
14.4
bonne.
13.3
id.
15.9
id.
Remich…
12.6
id.
15.9
id.
13.9
id.
Wiltz…
12.0
moyenne.
14.0
id.
13.1
id.
.
12.8
bonne.
15.0
bonne.
14.5
bonne.
de 1864. .
15.4
id.
18.7
id.
17.1
id.
Capellen .
Hectolitr.
Esch-sur-l'Alzette .
Moyenne de 1865.
—
Différence
pour 1864
en plus.
.
.
en moins. .
2.6
3.7
3.6
13
ÉPEAUTRE,
ENGRAIN,
PETITE ÉPEAUTRE.
ORGE.
AVOINE.
RendeRendement Qualité. ment Qualité.
moyen.
moyen.
TREMIS
(orge et avoine).
SARRASIN.
RendeRendeRendement Qualité. ment Qualité. ment Qualité.
moyen.
moyen.
moyen.
17.6
bonne.
21.7
bonne.
8.0
id.
16.3
id.
19.6
bonne.
18.7
tr.-bonne.
id.
16.7
id.
15.5
moyenne.
18.6
id.
17.3
id.
19.1
id.
15.6
id.
17.5
id.
13.7
id.
22.9
id.
14.9
id.
18.1
id.
27.4
id.
23.2
id.
25.3
id.
25.0
id.
13.5
moyenne.
16.3
id.
17.6
id.
14.7
id.
16.0
id.
9.0
id.
20.1
id.
17.0
id.
17.0
id.
24.0
id.
12.8
bonne.
19.3
id
20.4
id.
18.8
id.
21.6
id.
21.0
moyenne.
15.9
id.
18.9
id.
21.4
id.
21.6
id.
18.2
id.
18.0
id.
17.7
id.
16.0
id.
14.4
id.
16.4
id.
id.
21.7
id.
14.8
moyenne.
17.2
bonne.
18.2
bonne.
18.7
bonne.
19.5
tr.-bonne.
16.0
bonne.
19.6
id.
24.8
id.
20.5
id.
5.1
moyenne.
14.4
1.2
2.4
6.6
1.8
14
Le rendement en céréales a par suite été inférieur à celui de l'année dernière. Mis en regard
avec le résultat des 5 dernières années, le produit de la récolte de 1865 donnera le résultat qui
va suivre :
RENDEMENT MOYEN EN
MOYENNE.
RÉCOLTES.
1860
1861
1862
1863
1864 Totale.
1865
15.1
17.3
17.4
16.5
22.7
21.8
17.2
14.4
13.3
14.4
14.5
14.6
18.7
22.3
19.9
22.3
10.9
12.9
12.1
12.5
17.1
20.2
18.3
16.5
12.6
15.1
14.0
13.5
17.2
18 9
19.5
15.2
17.1
16.4
16.0
19.5
24.8
20.5
8.6
5.0
12.8
15.0
14.5
14.8
17.2
18.2
18.7
19.5
Froment…
Seigle…
Méteil…
Épeautre…
Orge…
Avoine…
Trémis…
Sarrasin…
13.4
15.5
14.8
14.5
19.0
19.6
19.1
13.4
D'où il résulte que la récolte de 1865 est également inférieure à la moyenne des cinq dernières
années.
Les chiffres ci-dessus ne s'appliquent qu'aux rendements en grains. Pour ce qu'il en est de la
paille, elle fait l'objet du relevé récapitulatif suivant :
PAILLE DE
CANTONS.
Froment.
Seigle.
Méteil.
3072
2117
3321
3569
3920
2938
4025
3439
4600
2887
2880
3031
2940
3748
4572
4464
3621
4026
3267
2993
3577
3430
3082
2571
3902
4337
4176
3308
3219
3562
3737
3267
3144
1865…
1864…
3342
3480
3606
3935
3484
3705
Différence en plus . .
pour 1865. en moins.
138
329
221
Capellen…
Clervaux…
Diekirch…
Echternach…
Esch-s.-l'Allzette…
Grevenmacher…
Luxembourg…
Mersch…
Redange…
Remich…
Wiltz…
Moyenne de
—
de
kilo
Epeautre.
Orge.
Avoine.
Trémis.
2223
1040
3348
2192
4100
2037
3618
3667
2306
2910
1800
2604
2170
1816
3778
3364
2209
2309
3468
2457
2250
2132
2450
1879
2115
2659
3420
2687
3475
2659
3445
236
771
788
786
1800
1650
1900
1785
2000
2140
2483
2086
3795
1838
2635
3384
2889
2378
15
Le produit en paille est donc inférieur à celui de l'année dernière, tandis que celle-ci présentait déjà un déficit sur 1863. Ceci est d'autant plus pernicieux que les fourrages font défaut et
que le supplément de ration que l'on trouve d'ordinaire dans le chaume des céréales est également
très-réduit.
Ceci pour la quantité. Quant à la qualité, elle ressortira de l'état suivant, donnant le poids de
l'hectolitre de céréales récoltées.
POIDS DE L'HECTOLITRE DE
CANTONS.
Froment. Seigle. Méteil.
Epeautre
ou
Orge. Avoine Trémis Sarrasin.
engrain.
52
Capellen…kilo.
79
83
76
64
41
Clervaux…
72
70
73
56
46
Diekirch…
77
71
75
42
63
41
53
63
Echternach…
79
74
76
35
65
41
52
54
Esch-sur-l'Alzette...
79
78
78
67
45
54
55
Grevenmacher…
79
69
76
59
61
43
49
47
Luxembourg…
79
73
76
57
57
40
54
45
Mersch…
79
75
75
47
62
47
55
55
Redange…
77
71
73
52
58
43
57
52
Remich…
80
75
78
65
43
59
50
Wiltz…
76
72
73
56
41
Moyenne de 1865…
77
71
75
49
61
43
54
54
78
72
76
42
63
43
56
50
—
de 1864…
Différence
en plus .
pour 1865
en moins
1
Moyenne ordinaire.
75 à 78
62
58
4
7
1
72 à 75
2
1
42
51
50 à 53 45 à 48
2
16
Les céréales dont s'agit étaient très-riches en farine, de sorte qu'elles doivent avoir donné le
maximum à la mouture.
Pour obtenir un hectolitre de semence des céréales ci-dessus, on a battu le nombre suivant de
gerbes de 5 kilogrammes.
NOMBRE DE GERBES BATTUES
PAR HECTOLITRE
CANTONS.
Froment.
Seigle.
Orge.
Avoine.
Capellen…
48
43
26
24
Clervaux…
57
49
26
27
Diekirch…
54
49
36
21
Echternach…
59
59
32
35
Esch-sur-l'Alzette…
49
48
30
29
Grevenmacher…
Luxembourg…
47
51
25
25
50
44
36
27
Mersch…
57
47
38
34
Redange…
50
45
29
26
Remich…
49
45
32
25
Wiltz…
48
49
25
26
1865…
51
49
31
28
—
de 1864....
46
42
35
26
Différence
pour 1865.
en plus . .
5
7
Moyenne de
en moins.
2
4
Les plantes qui font l'objet des présentes recherches ne sont pas toutes cultivées dans toutes
les localités du pays. Là où cela a lieu on accorde la préférence à l'une ou à l'autre. Pour n'en
citer qu'un exemple nous constatons que le froment n'est le plus souvent cultivé dans les Ardennes que pour la consommation de l'un ou l'autre propriétaire; autre part l'orge ne se ren-
17
contre non plus qu'exceptionnellement, tandis que la petit épeautre est d'ordinaire l'apanage des
marnes irisées.
La constitution géologique du sol, le terrain, l'exposition, le climat et aussi les habitudes locales sont pour beaucoup, si non pour tout, dans la distribution des plantes agricoles. Sous ce
rapport, le pays peut être partagé en trois zônes distinctes, en égard à la proportion pour 100,
des terres arables emblavées en céréales. En voici au surplus la répartition :
CANTONS.
PRODUITS.
Esch-s.-l'Alz., Capellen,
Grevenmacher Diekirch,
Luxembourg, Echternach,
Remich. Mersch, Redange
MOYENNE
Clervaux,
Wiltz.
TOTALE.
Froment…
14.09
10.41
0.08
8.02
Seigle…
8.80
3.76
18.38
10.31
Méteil…
11.84
18.15
2.72
10.90
Épeautre ou engrain.
0.01
0.03
Orge et escourgeon..
4.59
3.01
0.17
2.60
Avoine…
22.05
22.75
24.46
23.05
Sarrasin…
0.07
0.64
0.57
0.76
61.45
58.79
47.39
55.66
Total…
Annexe au Mémorial 1866, IIe partie.
0.02
18
Pour compléter ces données, nous les ferons suivre de l'état des communes où chacune de ces
plantes a été cultivée.
Froment.
Seigle.
Méteil.
Orge.
Avoine.
Trémis.
Sarrasin.
Épeautre
ou engrain.
NOMBRE DE COMMUNES où l'on cultive
NOMBRE
Capellen…
11
11
9
11
8
11
9
3
Clervaux…
11
6
11
3
2
11
Diekirch…
14
14
13
14
2
13
14
12
11
Echternach…
8
8
8
8
2
8
8
8
7
Esch-sur-l'AIzette .
12
12
9
12
11
12
8
1
Grevenmacher . .
9
9
5
9
2
6
9
6
1
Luxembourg
14
14
13
14
1
13
14
8
1
Mersch…
11
11
11
11
6
10
11
10
7
Redange…
13
9
13
9
2
10
13
6
9
Remich…
10
10
8
10
5
10
8
1
Wiltz…
13
9
13
9
8
13
126
113
114
110
15
94
126
75
60
118
114
112
18
86
124
77
39
CANTONS.
de
communes
. .
EN 1865 on a cultivé
dans communes. .
En 1864
id. …
7
12
2
Différence en p l u s .
pr 1865 en moins.
21
8
5
2
3
2
Il n'y a dans le pays que cinq communes dans la culture desquelles il n'entre que le seigle,
l'avoine et le sarrasin, savoir : Clervaux deux et Wiltz trois. Dans la haute Ardenne par contre,
soit dans les communes de Bœvange, de Heiderscheid et de Weiswampach, on ne fait pas de blé
noir, parce qu'il souffre trop des gelées tardives.
19
Après nous être étendu sur la production, il nous resterait à examiner si et jusqu'où le produit de la récolte couvre la consommation intérieure. Sans pouvoir indiquer les besoins du pays
d'une manière précise, nous parviendrons à résoudre cette question, à l'aide des renseignements
donnés plus loin sur les transactions en produits agricoles du Grand-Duché. C'est donc à ces
données que nous renvoyons.
B. Légumineuses.
Les légumineuses ne se rencontrent en plaine que dans certaines contrées circonscrites, presque privilégiées. Le plus souvent elles ne sortent pas du jardin, où elles n'entrent que pour l'usage du ménage. Encore leur culture diminue-t-elledepuis que le produit des pommes de terre
est redevenu normal.
L'année 1865, pas plus que ses devancières, n'est faite pour arrêter l'abandon auquel ces cultures sont vouées. Les haricots, décimés par la gelée, ont souffert de la sécheresse de l'année et
du miellat.
Les pois et les lentilles ont également laissé à désirer.
Quant aux féveroles et aux vesces, elles ont eu le sort de tous les fourrages. Leur rendement
est faible sous tous les rapports.
Enfin le lupin est resté court et clair ; mais son rendement en grain a été relativement considérable.
Le tableau récapitulatif que nous donnons ci-après le prouve à l'évidence.
HARICOTS.
CANTONS.
POIS
DE CAMPAGNE.
Qualité.
Qualité.
hectol.
4.2
moyenne.
Clervaux…
7.1
moyenne.
4.5
médiocre.
FÉVEROLES.
4.0
Qualité.
Qualité.
ment.
ment,
bonne.
VESCES.
Rende-
RendeQualité.
ment.
ment.
ment.
Capellen
Rende-
Rende-
Rende-
LENTILLES.
12.0
médiocre.
8.1
bonne.
2.0
moyenne.
médiocre.
7.8
id.
6.6
médiocre.
8.0
mauvaise
11.1
id.
.
7.5
id.
7.0
bonne.
9.0
moyenne.
10.0
moyenne.
9.0
bonne.
Esch-sur-l'Alzette.
19.0
moyenne.
9.0
moyenne.
10.9
id.
5.6
médiocre.
9.6
id.
Grevenmacher.
.
8.7
bonne.
11.2
id.
11.2
id.
13.0
moyenne.
11.8
id.
Luxembourg .
.
7.0
moyenne.
5.8
id.
12.5
id.
6.0
médiocre.
8.6
id.
7.6
id.
10.7
id.
9.7
id.
18.4
id.
13.3
id.
9.2
id.
14.0
moyenne.
7.9
id.
7.5
id.
9.2
mauvaise
10.0
moyenne.
7.6
id.
5.0
id.
Echternach
.
Mersch…
Redange…
Remich…
15.5
moyenne.
Wiltz…
Moyenne pour 1865.
—
— 1864.
en plus .
Différence
pr 1865 en moins.
6.5
id.
10.5
moyenne.
7.9
moyenne.
8.8
moyenne.
10.7
médiocre.
8.8
bonne.
10.7
id.
8.8
id.
8.0
bonne.
9.7
bonne.
11.7
id.
0.8
0.2
0.9
1.0
2.9
20
15.0
Diekirch…
21
Il sera plus facile encore de se rendre compte de ce résultat, si on le compare à celui de la
moyenne des cinq dernières années, que nous fournissons ci-après :
RENDEMENT MOYEN EN
RÉCOLTES.
MOYENNE
1860.
1861.
1862.
1863.
1864.
Haricots . hect.
13.8
10.7
15.5
11.9
10.7
Pois…
13.1
12.9
15.2
11.6
8.8
12.3
7.9
Lentilles…
12.8
9.2
11.4
11.4
8.0
10.5
8.8
Fèveroles…
18.1
9.5
14.9
13.6
9.4
13.1
10.7
Vesces…
10.7
11.6
14.5
12.7
11.7
12.3
8.8
24.0
28.7
23,6
19.8
Lupin…
TOTALE. EN 1865.
12.5
10.5
Ces plantes donnèrent en fanes sèches les résultats suivants :
Rendement moyen
en
PAILLE DE
1865.
1864.
600
520
Pois…
1100
800
Lentilles…
300
400
Fèveroles…
1500
900
Vesces…
2150
2000
Lupin…
1150
1200
Haricots .
. kilos
Ici il y a par suite également diminution de rendement,
ce qui est surtout regrettable pour les
vesces, comme donnant un fourrage riche et par suite recherché.
Si de la quantité nous passons à la qualité, nous nous trouverons tout d'abord en présence du
tableau suivant, donnant le poids des légumineuses récollées par hectolitre :
22
POIDS DE L'HECTOLITRE DE
CANTONS.
Capellen…
kil.
Clervaux…
Diekirch…
Echternach…
Esch-sur-l'Alzette…
Grevenmacher…
Luxembourg…
Mersch…
Redange…
Remich…
Wiltz…
Moyenne
pour
1865…
1864…
HARICOTS.
POIS.
LENTILLES.
FÉVEROLES.
VESCES.
82
81
77
76
82
80
83
80
81
82
80
76
80
87
71
80
82
79
85
79
80
85
81
83
78
82
85
83
83
77
78
80
82
80
82
79
77
80
82
79
80
79
75
83
79
4
4
75
85
82
80
85
75
80
80
80
Différence en plus
pour 1865 en moins
75
1
,
80
81
1
L'aire de culture de ces plantes est très-limitée. Sur 100 hectares de terres labourables on peut
admettre qu'il y a emblavé en légumineuses
CANTONS.
PRODUITS.
Capellen,
Esch-s.-l'Alzette, Diekirch,
Grevenmacher, Echternach,
Luxembourg,
Mersch,
Remich.
Redange.
Haricots…
%.
Pois de
campagne…
Lentilles…
Féveroles…
Vesces…
0.03
1.45
0.05
0.29
1.59
0.01
1.13
1.02
0.10
1.12
Total…
3.41
2.38
MOYENNE
Wiltz,
TOTALE.
Clervaux.
0.06
0.02
0.93
0.03
0.13
0.99
0.28
2.10
0.22
Comme complément à ces chiffres, nous allons donner le relevé des communes où ces plantes
sont cultivées en pleine campagne.
CANTONS.
NOMBRE DE COMMUNES où l'on cultive des
Capellen…
Clervaux…
Diekirch…
Echternach…
Esch-sur-l'Alzette…
Grevenmacher…
Luxembourg…
Mersch…
Redange…
Remich…
Wiltz…
POIS.
LENTILLES.
5
11
3
7
7
12
5
1
2
2
1
.
En 1865, sur 126 communes on a
cultivé dans communes…
En 1864
id. ...
id.
Différence en plus
pour 4865 en moins
HARICOTS.
4
2
4
2
7
4
8
3
8
9
4
4
3
1
2
FÉVEROLES.
VESCES.
11
4
1
4
10
9
7
12
0
2
5
1
5
5
10
8
4
1
5
22
31
74
92
9
18
31
28
3
37
49
12
75
69
16
Il est entendu que les seules cultures en plein champ sont relevées ci-dessus.
C. Plantes racines.
A en juger par les renseignements se trouvant à notre disposition, le rendement des plantes
sarclées a été très-varié. Plus d'un finage, qui n'a pas été favorisé par les pluies d'orages ou
dont le sol n'est pas encore assez foncièrement amélioré pour donner des récoltes convenables,
n'ont eu que de maigres produits à rentrer, tandis que d'autres, plus heureux, obtinrent des
résultats satisfaisants.
La pomme de. terre fit seule exception. Hormis quelques localités des Ardennes, où elle a souffert des gelées tardives et de la grêle, le rendement a été excellent en quantité et en qualité. Il
en est résulté une abondance de ce tubercule telle, qu'une grande partie du produit a pu suppléer
à la pénurie des fourrages et fournir ainsi à l'alimentation et à l'engraissement du bétail.
L'humidité de l'automne a, dans bien des cas, palli l'effet désastreux de la sécheresse ou le
rendement en betteraves. La végétation a été tellement activée alors, que les ravages du ver gris
(chenille du noctua exclamationis) ont été peu visibles et que le résultat final a été de beaucoup
supérieur a celui de l'année 1864.
Il en a été de même pour la carotte, les rutabagas et turneps. Ces derniers paraissent au surplus gagner en étendue et prendre peu à peu la place que leur mérite indique.
Voici d'ailleurs le relevé récapitulatif du rendement de ces diverses plantes :
POMMES DE TERRE.
CANTONS.
Capellen
Rendement
moyen.
Qualité.
BETTERAVES.
Rendement
moyen.
Qualité.
CAROTTES.
Rendement
moyen.
Qualité.
RUTABAGAS—TURNEPS.
en récolte dérobée.
Rendement
moyen.
Rendement
moyen.
Qualité.
Quintal.
Hectol.
Quintal,
Quintal.
217 tr.-bonne. 18.0 moyenne.
2.5 moyenne. 20.0
bonne.
Clervaux
132
bonne.
Diekirch
156
id.
61.0
bonne.
33.6
Echternach
164
id.
53.0
id.
Esch-sur-l'Alz.
165
id.
51.0
Grevenmacher
188
id.
Luxembourg
201
Mersch
NAVETS
Qualité.
Quintal.
6.5 mauvaise.
40.0
tr.-bonne.
bonne.
24.6
id.
16.0
id.
39.0
moyenne.
25.0
bonne.
8.0
id.
id.
36.5
id.
40.0
id.
15.0
moyenne.
30.2
moyenne.
25.0
id.
6.0
id.
id.
65.0
id.
32.7
id.
13.5
bonne.
8.0
id.
189
id.
60.5
id.
70.0
bonne.
37.5
id.
Redange
196
id.
20.5
id.
11.1
moyenne.
15.0
id.
12.0
moyenne.
Remich
166
id.
62.5
id.
8.0
id.
Wiltz
176
id.
30.0
id.
'7.5
id.
19.5
id.
187
bonne.
46.2
moyenne.
25.6
moyenne.
26.1
bonne.
— 1864.
198
id.
10.9
id.
3.5
id.
19.9
id.
Différence(en
plus .
pr 1865 (en moins.
11
Moyenne pour 1865.
—
35.3
22.4
6.2
12.1 médiocre,
7.5
4.6
mauvaise.
Ce résultat deviendra encore plus frappant, si nous le comparons à celui des cinq dernières
années.
RENDEMENT MOYEN EN
MOYENNE
RÉCOLTES.
1860
1861
1862
1863
1864
TOTALE
en 1865
Pommes de terre
.hect.
109
80
142
151
198
136
187
Betteraves…
quintal.
12.9
24,4
25,6
11,9
10,9
17,1
46,2
Carottes…
10,4
19,1
12,5
3,5
11,4
25,6
Rutabagas et turneps —
17,5
32,5
10,2
19,9
20,0
26,1
2,6
8,9
2,3
7,5
6,3
Navets en récolte dérobée.
10,3
12,1
D'où il résulte que la récolte en plantes racines fut supérieure à celle des années antérieures.
Les feuilles de ces plantes entrant dans l'alimentation du bétail, nous allons relever la quantité
de ces fourrages tels qu'on les admet généralement.
Feuilles de betteraves : 20 —50 quintaux.
id.
carottes : 40—60
id.
id.
rutabagas : 8—12
id.
Les résultats obtenus dans les dernières années avec la pomme de terre font que sa culture qui
était déjà générale, prend tous les jours plus d'extension.
La betterave, la carotte et le rutabaga sont par contre des cultures plus ou moins exceptionnelles, hors des jardins. Aussi sur 100 hectares de terres cultivées, ne les rencontre-t-on que dans
les proportions suivantes :
CANTONS.
PRODUITS.
Capellen,
Esch-s.-l'Alzette, Diekirch,
Grevenmacher, Echternach,
Luxembourg,
Mersch,
Remich,
Redange..
Pommes de terre… %
Betteraves…
Carottes…
Rutabagas, turneps, navets.
Total…
e
Moyenne
Clervaux,
TOTALE.
Wiltz.
11.89
0.06
0.04
0.02
10.97
0.04
0.02
0.04
14.20
0.005
0.005
0.02
12.35
0.035
0.022
0.027
12.01
11.07
14.33
12,434
Annexe au Mémorial 1866, I I partie.
d
26
Comme complément à ce tableau, nous ferons suivre le relevé des communes où ces plantes
sont entrées dans la grande culture.
CANTONS.
NOMBRE DE COMMUNES où l'on cultive des
Turneps Navets
et
en récolte
rutabagas dérobée.
Pommes
de
terre.
Betteraves.
Carottes.
Capellen…
11
8
4
Clervaux…
11
Diekirch…
14
11
10
5
2
Echternach…
8
6
6
2
1
Esch-sur-l'Alzette…
12
5
3
1
1
Grevenmacher…
9
9
5
Luxembourg…
14
14
5
9
2
Mersch…
11
10
4
1
1
Redange…
13
3
3
2
1
Remich…
10
7
1
Wiltz…
13
3
3
5
En 1865, sur 126 communes
on a cultivé dans commun"
126
76
54
29
10
id.
126
81
47
28
11
7
1
D
En 1864,
Différence en
pour 1865 en
id.
1
3
plus…
moins…
1
5
1
1
D. Plantes fourragères.
L'année 1865 n'a pas été favorable a la production herbacée. Les gelées tardives et surtout la
sécheresse prolongée ont été la cause que les prairies tant naturelles qu'artificielles ont peu donné.
27
tes prés secs ont été surtout maltraités par le hâle et le soleil, tandis que ceux situés en bas
fonds ou irrigables ont moins souffert et ont été cause que la moyenne de la récolte en foin n'est
pas descendue plus bas.
Le regain a été plus satisfaisant par suite des pluies automnales.
Le trèfle ordinaire a également donné un produit médiocre pour sa première coupe, d'abord
parce que les semis ont mal réussi et ensuite parce que les rendements diminuent par suite de
sa culture trop souvent répétée à la même place. La seconde coupe a toutefois été plus favorable.
Les trèfles hybride et incarnat, dit trèfle russe, furent moins difficiles et leur produit est compris dans la dernière colonne de l'état qui va suivre.
La luzerne a donné un bon produit et a été d'un grand secours cette année où les autres fourrages manquent si généralement.
Les sainfoins ont été moins généreux, ce qui n'empêche pas de constater que leur rendement a
été assez satisfaisant.
Les vesces et autres fourrages verts, bisaille, dravière, etc., n'ont pas atteint le chiffre des
années antérieures.
Mais si la quantité laissa à désirer, il n'en fut pas ainsi de la qualité. Les fourrages en général
étaient très-riches en matières alibiles et furent rentrés dans de bonnes conditions.
Le relevé suivant complétera au surplus les renseignements donnés à leur sujet.
CANTONS.
PRAIRIES ARTIF
(fourrage s
PRAIRIES NATURELLES.
FOIN.
REGAIN.
TRÈFLE.
LUZERNE
RendeRendeRendeRendement Qualité ment Qualité ment Qualité ment Qua
moyen.
moyen.
moyen.
moyen.
Capellen…
Kilos 1530 tr.-bone
Clervaux…
1690
id.
300
id.
1230
id.
Diekirch…
1950
id.
770
id.
1860
id.
2600
id
Echternach…
2370
id.
1660
id.
3540
id.
3700
id
Esch-sur-l'AIzette…
2600
id.
850
id.
2090
id.
4620
i
Grevenmacher…
2720
id.
1210
id.
1800
id.
2570
id
Luxembourg…
1920
id.
583
id.
1350
id.
1600
i
Mersch…
2590
id.
820
id.
2280
id.
2400
i
Redange…
1660
id.
308
id.
1300
id.
1960
id
Remich…
2450
id.
700
id.
1860
id.
1860
i
Wiltz…
1760
id.
570
id.
1590
id.
Rendemt moyen p r 1865. 2123 tr.-bone
—
—
- 1864. 3444 bonne.
Différence en plus
pr 1865 en moins
520 bonne.
920 bonne, 1700 bon
754 bonne. 1815 bonne. 3340 bon
932
id.
1512
303
321
178
id.
2636
704
id
29
Il y a donc diminution sur le rendement des prairies naturelles, du sainfoin et des fourrages
mélangés, et augmentation pour les trèfles et luzerne,
Il s'agit maintenant de constater comment ces chiffres se comportent vis-à-vis des revenus des
années antérieures. Tel est le but du relevé suivant:
RENDEMENT MOYEN EN
RÉCOLTES.
Foin…
k°
Regain…
Trèfle…
Luzerne…
Sainfoin…
Vesces et autres
fourrages verts.
MOYENNE
1860
1861
1862
1863
1864
TOTALE.
1865
3601
1150
3366
4355
4070
2964
1139
2962
2984
2515
2726
1407
2500
2797
2481
2769
1512
2536
2673
2900
1119
2512
2112
2766
2123
2220
2889
2094
2444
932
2704
2299
1942
2166
1822
1874
971
754
1815
3340
2073
Ainsi, à une seule exception près, tous les rendements en fourrages sont restés inférieurs à la
moyenne des cinq dernières années, qui elles-mêmes laissèrent généralement à désirer sous ce
rapport. La paille des céréales, les pommes de terre elles menus grains, soit à l'état brut, soit
sous la forme de résidus de distillerie, durent parfaire la ration des animaux, et ainsi suppléer à
l'absence des ressources ordinaires. On eut, il est vrai, quelquefois recours aux fourrages hâtifs,
mais l'hiver de 1865 détruisit l'espoir que le cultivateur avait mis dans cette ressource, d'ailleurs
toujours précaire. Ajoutons que l'autorisation d'enlever les feuilles mortes et les herbages dans
les bois, fut d'un grand secours dans l'occurrence.
Nous avons vu ci-avant que la superficie des prés naturels diminue progressivement. Son rapport à la contenance des terres labourables est de 9 pCt. Quant aux prairies artificielles, nous trouvons pour 100 hect. :
Capellen.
Diekirch, Clervaux, Moyenne
Echternach,
TOTALE.
Wiltz.
Mersch,
Redange.
PRODUITS.
Esch-sur-l'Alzette,
Grevenmacher,
Luxembourg,
Remich.
Trèfles
divers…
pCt.
Luzerne et
sainfoins…
Vesces et autres fourrages.
9.35
0.17
0336
9.13
0.46
0.18
0.07
6.6
0.21
0.20
9.88
0.17
2.19
7.01
Tota…
2.13
30
Toujours dans le même ordre d'idées, nous donnerons ci-après le relevé des communes où ces
divers fourrages ont été récoltés en 1865:
CANTONS.
NOMBRE DE COMMUNES où l'on a récolté des
Vesces
Foins. Regains. Trèfles. Luzernes. Sainfoins. et autres
fourrages
Capellen…
Clervaux…
Diekirch
…
Echternach…
Esch-sur-l'Alzette…
Grevenmacher
…
Luxembourg…
Mersch…
Redange…
Remich…
Wiltz…
En 1865, sur 126 communes,
il a été récolté en communes.
En 1864, id. id. id. .
Différence
pr 1865
en plus
en moins
11
11
14
8
12
9
13
11
13
10
13
10
7
13
5
8
7
13
10
13
7
12
11
10
14
7
12
10
12
11
9
8
10
1
1
11
6
7
3
4
10
5
3
11
5
5
8
8
10
5
6
11
2
9
7
12
6
5
10
8.
4
1
125
106
82
114
74
50
47
52
45
75
58
24
40
3
7
17
126
1
L'insuccès ne décourage donc pas, car la création de prairies artificielles augmente de jour en
jour, comme le prouvent les chiffres ci-dessus.
E) Plantes industrielles et commerciales.
En règle générale, toutes les plantes cultivées qui ne sont pas consommées dans la ferme,
forment l'objet de transactions et paraissent rentrer dans la présente rubrique. Mais l'usage le
veut autrement et exclut même de ce chapitre la betterave à sucre et l'orge, qui certes sont des
matières premières industrielles par excellence.
La culture des plantes dites industrielles est considérée comme l'expression la plus avancée de
l'agriculture intensive. C'est elle qui donne la plus forte rente du sol, là où la densité de la population, la richesse des fumures et le climat lui sont favorables. C'est pourquoi on la considère
comme la planche de salut dans les années où les céréales sont à bas prix.
Mais ses avantages résident surtout dans l'amélioration du sol, par les façons que les plantes
industrielles réclament à. toutes les périodes de leur croissance. D'où il résulte en outre l'augmentation de la main-d'œuvre, l'emploi de journaliers de tous les âges et pendant toute Tannée , donc moyen d'empêcher le désertion de la. campagne pour la ville.
Tous ces avantages ne se trouvent néanmoins réunis que sous un climat propice, un excellent
31
terrain, des engrais abondants, à bon marché, des connaissances spéciales de la culture, des
débouchés et des habitudes commerciales.
Dans l'état actuel de notre agriculture, ces conditions se trouvent rarement réunies, et c'est
le motif pourquoi la production des plantes industrielles se répand si difficilement et même tend
à diminuer, à perdre en importance. Au surplus, les années à température anormale, comme
celles que nous venons de traverser, ne sont pas faites pour les remettre en faveur. C'est ce qui
expliquera encore le bilan défavorable de l'année 1865.
Si nous procédons par ordre d'importance, nous commencerons par les plantes textiles.
Le chanvre, cultivé surtout dans le bon pays, a donné une récolte minime sous tous les rapports. La sécheresse a fait que la filasse est restée courte. Dans beaucoup de localités, il n'a
même pas germé; toutefois la cause doit en être attribuée à un autre motif. Ainsi que nous l'avons constaté en 1864, le rendement en semence était minime. D'où il est résulté la nécessité
de se procurer de la graine étrangère à chers deniers. Celle qui fut expédiée de France et débitée par des agents ambulants, était de mauvaise qualité, vaine et trop âgée. Ce qui a fait que le
cultivateur en a été pour son temps et son argent.
Le lin a en outre souffert des pucerons et des altises, nouvelle cause de non-réussite et de récolte mauvaise.
Le colza a souffert de la rudesse de l'hiver, des insectes, et dans les fonds, des gelées tardives.
Son rendement laisse également à désirer comme quantité et comme qualité.
La navette, cultivée pour les usages de la ferme, ainsi que la cameline, se trouvent dans le
même cas que le colza, mais vu la nature des terres où on les confine, le résultat obtenu a été
peu satisfaisant.
Le houblon a donné une récolte moyenne et un produit d'excellente qualité.
Le tabac qui n'est pas cultivé pour le commerce en grand, a donné un résultat assez satisfaisant. Il en a été de même de la chicorée, dont la culture se borne le plus souvent aux besoins de
la consommation locale, surtout dans les Ardennes.
Enfin le cardon à fouler a donné une récolte moyenne et d'un placement facile.
Voici au surplus les chiffres à l'appui des appréciations ci-dessus :
COLZA.
CANTONS.
Rendement
moyen.
NAVETTE.
Qualité.
hectol,
Capellen
Rendement
moyen.
Qualité.
CHANVRE (filasse).
CAMELINE.
Rendement
moyen.
Qualité.
LIN (filasse).
Rendement
moyen.
Qualité.
Rendement
moyen.
Qualité.
hectol.
5.0
moyenne.
hectol.
kilogr.
7.1 moyenne. 261.5
médiocre.
kilogr.
117.0
médiocre.
D
250.0
id.
214.0
id.
224.0
id.
247.1
id.
6.0
moyenne.
5.7
id.
Diekirch
10.0
id.
8.0
id.
Echternach
9.0
id.
6.5
id.
2.0
id.
268.7
id.
Esch-sur-l'Alzette
8.5
id.
15.0
id.
8.0
id.
235.9
id.
228. 0
id.
Grevenmacher
12.5
id.
14.0
id.
14.5
id.
205.0
id.
195.0
id.
330.0
id.
250.0
id.
Luxembourg . .
16.0
Mersch
id.
Redange
11.0
Remich
id.
Wiltz
Moyenne pour 1865.
—
— 1864.
Différence en plus.
pr 1865 en moins.
3.0
id.
15.0
id.
400.0
id.
205.0
id.
10.5
id.
8.5
id.
215.0
id.
103.3
id.
10.0
id.
id.
265.0
id.
10.5
id.
8.5
id.
196.0
id.
204.0
id.
32
Clervaux
10.4
moyenne.
9.1
moyenne.
9.1
moyenne.
277.4
médiocre.
195.9
médiocre.
11.4
bonne.
11.0
bonne.
6.0
bonne.
393.0
bonne.
293.0
bonne.
3.1
0.6
1.9
116.6
97.1
33
La caméline, celte oléagineuse des terrains pauvres, a seule donné un produit supérieur à
celui de 1864.
Quant aux autres plantes, leur rendement est inférieur à celui de cette année, comme aussi à
celui de la moyenne dés cinq derniers exercices, témoin le tableau suivant :
RENDEMENT MOYEN EN
1860
1861
1862
1863
Colza
hectol. 16.7
Navette
10.1
Cameline
Pavot.
Chanvre (filasse) kilos 448.0
Lin
id.
377.0
15.6
11.5
11.5
10.0
320.0
290.0
16.1
11.9
11.6
12.0
313.0
293.0
15.0
14.4
9.9
MOYENNE
1864
TOTALE DE 1865
14.9
11.0
11.8
11.0
9.8
6.0
11.8
7.5 17.5
344.3 393.0 363.6
282.6 293.0 307.1
L'hectolitre de graine de chacune de ces plantes pesait en kilogrammes :
Colza
k°
65
Navette
68
Caméline
62
Pavot
65
Chanvre
51
Lin
62
10.4
9.1
9.1
8.3
277.4
195.9
t e chanvre donna 6 et le lin 7.5 hectol. de graines par hectare.
La proportion du sol emblavé par les plantes industrielles sur 100 h. de terres labourables est :
CANTONS.
MOYENNE
Capellen,
Esch-sur-l'AIzette,
Diekirch, Ech- Clervaux,
TOTALE.
Grevenmacher,
ternach,
Luxembourg,
WIltz.
Mersch,
Remich.
Redange.
PRODUITS.
Colza et autres plantes oléagineuses, %
Chanvre
Lin
Autres plantes oléagineuses
Total
0.24
0.63
0.02
0.003
0.29
0.65
1.09
0.005
0.09
0.11
0,07
0.001
0.893
1.035
0.371
0.20
0.46
0.09
0.003
0.753
Comme complément à ce tableau, no …
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.