En bref
Ce document officiel du Luxembourg de 1866 contient diverses annonces publiques et publications non officielles, notamment la composition des bureaux de vote pour une élection, des nominations et démissions de maires, des autorisations d'exercer la pharmacie, des nominations dans l'enseignement, et l'ordre de publier un rapport sur l'agriculture.
Ce qu'il réglemente
- La composition des bureaux de vote pour l'élection d'un membre de l'Assemblée des États dans le canton de Wiltz.
- Les nominations et démissions de bourgmestres (maires).
- L'autorisation d'exercer la pharmacie.
- Les nominations de personnel dans l'enseignement supérieur et moyen.
Qui il concerne
- Les citoyens du canton de Wiltz participant à l'élection du 10 novembre 1866.
- Les personnes nommées ou démissionnaires de postes de bourgmestres.
- Les pharmaciens souhaitant exercer au Grand-Duché.
- Le personnel enseignant et administratif de l'éducation.
Points clés
- L'élection du 10 novembre 1866 dans le canton de Wiltz est pour un membre de l'Assemblée des États, suite à l'invalidation de l'élection de M. Paul Eyschen.
- Les bureaux de vote du canton de Wiltz sont divisés en deux sections : la Première ou section principale et la Seconde section.
- M. Adolph Pauly a été nommé bourgmestre de la ville de Vianden le 29 octobre 1866.
- M. Jean Wilhelm von Kayl a obtenu une démission honorable de ses fonctions de bourgmestre de la commune de Kayl le 29 octobre 1866.
Texte de loi
Texte de loi
417 Memorial MEMORIAL des DU Großherzogthums Luxemburg. GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG. Zweiter Theil. SECONDE PARTIE. Oeffentliche Acte verschiedener Art und nichtamtliche Mittheilungen. N°.
- ACTES PUBLICS DIVERS ET PUBLICATIONS NON OFFICIELES Dinstag, 6 November
- M A R D I , 6 novembre
- Zusammensetzung der Büreaux des Wahl-Collegiums des Cantons Wiltz f ü r die W a h l vom
- November
- Composition des bureaux au collège électoral du canton de Wiltz pour l'élection qui doit avoir lieu le 10 novembre
- Der Staatsminister, der R e g i e r u n g ; Präsident L E MINISTRE D'ÉTAT, PRÉSIDENT DU GOUVERNEMENT ; Nach Einsicht des Art. 24, § 9, des Gesetzes vom
- December 1860 über die Wahlen zur Ständeversammlung ; Vu le 9 alinéa de l'art. 24 de la loi du 1er décembre 1860 sur les élections pour l'Assemblée des États ; Auf Antrag des Friedensrichters des Cantons Wiltz, wo am
- November c. zur Wahl eines Mitgliedes der Ständeversammlung geschritten werden soll, indem die Wahl des Hrn. Paul Eyschen für ungültig erklärt worden ist ; Bringt zur öffentlichen Kenntnis, daß die Büreaux der beiden Wahl-Sectionen des Cantons Wiltz aus nachbenannten Personenbestehen: Sur les propositions du juge de paix du canton de Wiltz, où il doit être procédé le 10 novembre courant à l'élection d'un membre des États, l'élection du sieur Paul Eyschen n'ayant pas été validée ; Fait connaître que les bureaux des deux sections électorales du canton de Wiltz sont composés des personnes suivantes : Erste oder Hauptsection : 1re section ou section principale : HH. Jakob Bernard, Friedensrichter, Präsident ; MM. Jacques Bernard, juge de paix, président; Heinrich Klein, Gemeinderathsmitglied zu Wiltz, Scrutator ; Henri Klein, conseiller communal à Wiltz, scrutateur ; Nicolas Hallinger, conseiller communal à Niederwiltz, scrutateur ; Nikolas Hallinger, Gemeinderathsmitglied zu Niederwiltz, Scrutator ; J. F. L a m b e r t , Bürgermeister zu Niederwiltz, ergänzender Scrutator ; II. e J. F . Lambert, bourgmestre à Niederwiltz, scrutateur suppléant ; 48 418 M. Molitor, Gemeinderathsmitglied zu Wiltz, ergänzender Scrutator ; M. Molitor, conseiller communal à Wiltz, scrutateur suppléant ; Zweite Section : Seconde section : HH. J. G. G. Faber-Knepper,
- Ergänzungsrichter beim Friedensgericht, Präsident; MM. J. G. G. Faber-Knepper, 1er suppléant de la justice de paix, président; A. Schröder, Gemeinderathsmitglied zu Neunhausen, Scrutator ; A. Schrœder, conseiller communal à Neunhausen, scrutateur ; G. W e i l e r , Schöffe zu Böwen, Scrutator ; G. Weiler, échevin à Bavigne, scrutateur ; N . Lamborelle, conseiller communal à Brachtenbach, scrutateur suppléant ; N. Lamborelle, Gemeinderathsmitglied zu Brachtenbach, ergänzender Scrutator ; I . Probst, Sohn, Gemeinderathsmitglied zu Böwen, ergänzender Scrutator ; Und verordnet die Insertion dieser Bekanntmachung in den zweiten Theil des "Memorials". Luxemburg den
- November
- Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Baron V. de Tornaco. J. Probst, fils, conseiller communal à Bavigne, scrutateur suppléant ; Et ordonne l'insertion du présent avis dans la seconde partie du Mémorial. Luxembourg, le 5 novembre
- Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, Baron V. DE TORNACO. Bekanntmachung. — Ernennung und Entlassung von Bürgermeistern. Avis. — Nomination et démission de bourgmestres. Durch Königl.-Großh. Beschluß vom
- October c., ist Hr. Adolph Pauly, Handelsmann und Schöffe zu Vianden, zum Bürgermeister der Stadt Vianden ernannt worden. Par arrêté royal grand-ducal du 29 octobre c , le sr Adolphe Pauly, négociant et échevin à Vianden, a été nommé bourgmestre de la ville de Vianden. , Durch einen andern Königl.-Großh. Beschluß vom nämlichen Tage ist Hrn. Johann Wilhelm von Kayl auf sein Ansuchen ehrenvolle Entlassung als Bürgermeister der Gemeinde Kayl bewilligt worden. Par un autre arrêté royal grand-ducal en date du même jour, démission honorable a été accordée, à sa demande, au sr Jean Wilhelm de Kayl de ses fonctions de bourgmestre de la commune de Kayl. Luxemburg dm
- October
- Der General-Director des Innern, Ulveling. Luxembourg, le 31 octobre
- Le Directeur-général de l'intérieur, ULVELING. 419 Bekanntmachung. — Medicinalwesen. Avis. - Art de guérir. Durch Beschluß vom heutigen Tage ist H r . Heinrich Schröll von Diekirch ermächtigt worden, unter Nachachtung der betreffenden Gesetze und Reglemente die Apothekerkunst im Großherzogthum auszuüben. Par arrêté de ce jour, le sr Henri Schrœll de Diekirch a été autorisé à exercer comme pharmacien dans le Grand-Duché, en se conformant aux lois et règlements en vigueur sur la matière. Luxemburg den
- October
- Der General-Director des Innern, Ulveling. Luxembourg, le 27 octobre
- Le Directeur-général de l'intérieur, ULVELING. Bekanntmachung. — Höherer und mittlerer Unterricht. Avis. — Enseignement supérieur et moyen. Durch Königl.-Großh. Beschluß vom
- October c., ist Hr. Michel, Professor der alten und neuern Sprachen am Athenäum zu Luxemburg, zum Director der Mittel- und Gewerbschule zu Echternach, in Ersetzung des verstorbenen Hrn. Müller, ernannt worden. Par arrêté royal grand-ducal du 29 octobre c , le sr Michel, professeur de langues anciennes et modernes à l'Athénée de Luxembourg, a été nommé directeur de l'école moyenne et industrielle d'Echternach, en remplacement du sr Muller, décédé. Luxemburg den
- October
- Der General-Director der Justiz, Vannerus. Luxembourg, le 30 octobre
- Le Directeur-général de la justice, VANNERUS. Beschluß, durch welchen die Veröffentlichung des Berichtes der Ackerbau-Commission von 1865 angeordnet wird. Der Staats-Minister, Präsident der R e g i e r u n g ; Arrêté ordonnant la publication du rapport de la Commission d'agriculture pour
- Nach Einsicht des Berichtes über die Lage des Ackerbaues im Jahr 1865; Nach Einsicht des Königl.-Großh. Beschlusses vom
- November 1857; Beschließt: Einziger Artikel. Der vorerwähnte allgemeine Bericht soll als Beilage zu dieser Nummer in's "Memorial" eingerückt werden. Vu le rapport sur la situation de l'agriculture pour l'année 1865; Vu l'art. 12 de l'arrêté royal grand-ducal du 28 novembre 1857; Arrête : Article unique. Le rapport général susmentionné sera inséré au Mémorial, comme annexe au présent numéro. Luxemburg den
- October
- Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Baron V. de T o r n a c o . L E MINISTRE D'ÉTAT, PRÉSIDENT DU GOUVERNEMENT ; Luxembourg, le 29 octobre
- Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, Baron V. DE TORNACO. 420 Marktpreise. -
- Hälfte des Monats September
- Bezeichnung Mittelpreise der verkauften Lebensmittel auf den Märkten von Maße der Lebensmittel, u, dgl. oder Gewicht. Luxem- Dieburg. kirch. Wiltz. Hectoliter 22 85 24 55 22 Mischelfrucht... 20 58 21 44 Roggen... 15 25 .14 73 13 Gerste... 12 75 11 Weizen... Spelz Ettel- EchterGreven- EschMersch. macher. brück. nach. Remich a.d. A 50 25 06 26 78 75 25 23 8 4 22 8 1 20 75 23 12½ 87 16 8 4 17 78 79 11 70 19 50 12 43 13 17 13 00 25 6 80 8 46 7 25 7 50 3 00 00 ... Heidekorn... Haser... 7 82 7 26 6 Erbsen... 15 00 14 85 Bohnen... Linsen... 2 62 0 50 0 50 0 47½ Mischel-Mehl... 0 45 0 Roggen-Mehl... 0 34 0 Geschälte Gerste.. 0 30 Butter... 1 0 Kartoffeln... Weizen-Mehl... Kilogr. 3 75 0 50 0 47 0 46 0 52½ 52 39 0 35 0 37 0 40 0 40 0 45 0 42 36 0 30 0 3 0 70 1 47 1 60 1 67 1 67 1 70 1 54 1 60 65 0 52 0 60 0 65 0 60 0 60 0 63 0 67½ 97 1 00 0 Eier... Dutzend. Heu... 100 Kilo. 7 6 50 11 00 8 00 1 12 0 Kuh-od. Rindfleisch 1 12 0 88 Kalbfleisch... 0 95 0 Hammelfleisch... 1 30 1 Schweinefleisch... 1 20 Stroh... Buchenholz... Stere. Eichenholz... 50 Weichholz... Ochsenfleisch.. Kilogr. 90 1 00 0 90 90 0 90 0 70 10 1 20 1 00 0 80 0 86 1 00 85 0 75 0 70 0 88 0 10 1 05 1 00 1 00 1 1 00 1 20 Druck von V. Bück. RAPPORT GÉNÉRAL présenté par la Commission d'agriculture SUR LA SITUATION AGRICOLE DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG EN
- CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES. L'exercice de l'agriculture, que les Anciens regardaient comme le plus beau et le plus utile des arts, est devenu de nos jours de plus en plus insidieux. Ce n'est pas que l'importance de l'agriculture comme source du bien-être général et comme industrie fournissant des alimente à toutes les classes de la société, soit méconnue. La faveur publique lui est acquise ; aucune autre branche de l'activité humaine n'est le sujet d'autant d'études et de recherches, aucune ne donne naissance à des écrits aussi nombreux ; il n'en est pas dont les Gouvernements se préoccupent davantage, à laquelle on consacre tant de soins, dans l'espoir d'en assurer le prompt et vif essor, et dont les intérêts donnent lieu à de plus nombreuses controverses. A notre époque, où la situation générale s'est traduite par un immense accroissement de l'industrie et de la richesse publique, le progrès agricole, qui en est le corollaire obligé, avait un double motif de se produire. L'expérience des dernières années s'est chargée de démontrer que ces encouragements ne sont pas tombés sur un sol stérile. Avec le progrès est venue l'abondance des produits, suite de plantureuses moissons. Maïs cette abondance a été la cause de l'abaissement des prix de vente, soit presque la ruine du producteur agricole. La pénurie des capitaux, la chèreté de la main-d'œuvre, la concurrence, suite de nouveaux débouchés, contribuèrent à cet état de choses, également regrettable et pour le consommateur et pour le producteur. Cette situation économique nouvelle faite à l'agriculture n'a pas manqué d'être l'objet d'études nombreuses. Oubliant les intérêts de la consommation, on proposa tout d'abord de ramener la production des céréales à une proportion telle, que leur rendement moyen garantirait le cultivateur contre les bas prix exagérés. La culture des plantes industrielles, la production du bétail remplacerait celle des grains. C'est d'ailleurs la tendance actuelle des cultivateurs. En effet, nous voyons la période des céréales avec jachère faire en général place à la période des céréales avec Annexe au Mémorial 1866, IIe partie. 2 fourrages. D'où il résulte non seulement augmentation du nombre de hectares en exploitation mais encore, ce qui est préférable, l'accroissement de rendement de chaque hectare, ainsi que le poids, la qualité, la valeur de chaque tête de bétail. Le cultivateur fume mieux ses terres et nourrit mieux ses animaux; il a de meilleurs instruments et de meilleurs attelages. En un mot il est sur la voie du progrès. Nous nous appuyerons sur M . Michel Chevalier pour qualifier ce dernier. Cet économiste célèbre dit dans un rapport sur l'exposition universelle de Londres de 1862 : « L'agriculture est tant par l'importance de sa production, que par le nombre des bras qu'elle occupe, la plus intéressante de toutes les industries. Elle n'est pas restée étrangère au mouvement qui a fait progresser de toute part la force productrice de l'homme lors de l'exploitation des ressources de notre planète ; toutefois il ne peut être méconnu qu'elle est la branche d'industrie qui ait avancé le plus lentement. Bien des inventions applicables à l'agriculture ont été faites et mises en oeuvre par des hommes persévérants. Néanmoins les améliorations en agriculture sur le continent portent plutôt le caractère d'efforts isolés que celui d'une évolution grandiose des masses. Dans beaucoup d'endroits, on a certes beaucoup amélioré, mais un progressement général n'a pas eu lieu. Le motif de cette situation est tout dans l'exercice de l'industrie agricole elle-même. En effet, l'agriculture n'est ni régie par des règles absolues, ni soumise aux évolutions invariables, monotones, identiques, qui caractérisent l'industrie exclusivement fondée sur la matière inerte. Dépendant plus du ciel que de la terre, elle doit compter avec le climat, la température, les aptitudes diverses du sol, les débouchés, éléments essentiellement variables et qui doivent modifier sans cesse les méthodes et les assolements. « Les circonstances font seules les bons systèmes de culture,» dit M. de Dombasle, «et vouloir réduire la bonne agriculture à l'adoption de tel assolement, de tel genre de bétail, de telle ou telle pratique, c'est ignorer complétement la portée de l'art; et cette funeste erreur a enfanté une incroyable multitude de mécomptes et de chutes. Celui-là est le meilleur agriculteur, ou plutôt celui-là seul est agriculteur q u i , connaissant les pratiques usitées ailleurs dans diverses circonstances, et sachant s'orienter dans la localité où le hasard le place, parvient à reconnaître quelles sont celles de ces pratiques qui peuvent le mieux convenir aux circonstances dans lesquelles il se trouve placé. » Ces considérations de l'illustre fondateur de Roville sont bien faites pour démontrer que la situation agricole d'une contrée est subordonnée à sa situation générale. Chercher son amélioration dans des moyens uniformes, c'est oublier le vrai caractère de la production et les principes économiques qui la régissent. Chez nous, l'agriculture était en pleine voie de transition, lorsque la construction des chemins de fer est venue vivifier l'activité industrielle. L'économie, la promptitude et la facilité des transports qui en sont la suite, enfin le nouveau régime économique des tarifs douaniers ont modifié tout d'un coup nos relations commerciales. Aussi n'avons-nous pu être dispensés du malaise qui est le corollaire d'un développement trop rapide, des transitions trop brusques. L'importance relative de notre situation n'a pas pu contrebalancer l'influence qui a d'ailleurs aussi réagi sur les pays qui nous entourent. D'où il résulte que le cultivateur doit chercher les voies nouvelles en rapport avec les conditions 3 économiques que lui ont faites l'industrie, les chemins de fer, la vapeur et la mécanique, car c'est par la qu'il parviendra à résoudre le problème posé, et qu'il entrera dans l'agriculture moderne, c'est-à-dire dans celle agriculture qui, s'appuyant sur la concentration des moyens d'action, adopté le principe que ce n'est pas le nombre d'hectares qui fait l'importance et la prospérité d'une culture, mais le chiffre du capital bien employé sur chaque hectare, et cela parce que l'agriculture par le capital devient de plus en plus une nécessité dans un ordre de choses où la population , les salaires, les fermages vont sans cesse en augmentant. Ces considérations qui nous sont inspirées par l'art. 12, 2e alinéa de l'arrêté r . g . - d . du 28 novembre 1857, prévoyant la proposition de mesures qu'il peut y avoir lieu de prendre dans l'intérêt du cultivateur, ont aussi motivé les diverses motions présentées par la Commission d'agriculture, dans l'intérêt du progrès agricole. L'organisation de l'enseignement agricole, la réduction des tarifs de transports par voies ferrées, la suppression des barrières, l'abolition de la vaine pâture, l'encouragement des échanges, etc. etc., rentrent tous dans cet ordre d'idées, et comme il importe de connaître les forces productrices d'une industrie aussi complexe que l'est l'agriculture, l'étude de ces moyens a été l'occasion de recherches statistiques nombreuses, à la réunion desquelles les administrations communales, les vétérinaires du Gouvernement et les membres de la Commission d'agriculture ont largement contribué. Constatons toutefois que cette année encore certaines communes ne parurent pas comprendre l'importance des renseignements à fournir et que, si la généralité se distingue par l'exactitude, i l en reste encore toujours trop, nous regrettons de devoir le constater, qui pèchent par l'effet contraire. L'amélioration successive constatée tous les ans, nous fait espérer qu'à l'avenir nous n'aurons à exprimer que de la reconnaissance pour le concours qui nous est acquis dans l'occurrence, comme le seul moyen d'obtenir un travail d'une exactitude relative aussi certaine que possible, Alors aussi notre tâche deviendra plus facile et ce sera avec une nouvelle sollicitude que nous passerons à la troisième partie de notre cadre, savoir la recherche de l'effet des lois et règlements relatifs à l'exercice de l'agriculture. CHAPITRE I. Administration agricole. § 1 . COMMISSION D'AGRICULTURE. Il n'est survenu aucune mutation dans le personnel de la Commission d'agriculture pendant l'année
- La réunion ordinaire annuelle de ce collége a été tenue à Luxembourg le 21 décembre
- Il s'est alors occupé des affaires qui lui sont dévolues en suite de l'arrêté r . g . - d . du 28 novembre
- Pendant le courant de cette année, aussi bien qu'à l'occasion de cette assemblée générale, elle a traité 338 affaires, se répartissant comme suit : 4 Dans ce nombre sont compris Nombre total des affaires traitées. Rapports. 1865 338 18 9 6 1864 329 30 12 11 ANNÉE. Propositions. Réquisitoires. Le nombre d'affaires continue à s'accroître de la manière annoncée dans nos précédents rapports et il dépasse aujourd'hui en un exercice le nombre de celles traitées pendant les treize années d'exercice de l'ancienne Commission d'agriculture, sans que pour cela il en résulte une augmentation des frais d'administration. § 2 . COMITÉ PERMANENT DE LA COMMISSION D'AGRICULTURE. Le Comité permanent de la Commission d'agriculture, institué par l'art. 16 de l'arrêté royal grand-ducal du 28 novembre 1857, et qui a à s'occuper pendant l'intervalle des réunions des affaires courantes, a été renouvelé lors de l'assemblée générale annuelle. Il a été par suite composé pour 1865 de MM. Eug. Fischer, président de la Commission d'agriculture à Luxembourg, président; Stiff, membre de la Commission d'agriculture à Fentange, et Bivort, vétérinaire attaché à la Commission d'agriculture à Esch-sur-l'Alzette, membre, Koltz, secrétaire de la Commission d'agriculture à Mersch, secrétaire. Il s'est réuni le 9 février, les 8 et 15 avril, les 13 septembre et 11 novembre 1865, à l'effet de délibérer sur les affaires qui lui sont réservées et qui sont comprises dans l'état ci-dessus. L'assemblée générale à laquelle i l en a été ensuite donné connaissance, n'y a fait aucune observation. § 3 . DISTRICTS AGRICOLES. Il n'y a pas eu de mutation dans la circonscription des districts agricoles, tels qu'ils étaient assignés à chaque membre de la Commission d'agriculture. Comme ce collége n'est composé que de neuf membres, il en résulte que deux cantons trèsimportants sous le rapport de la production agricole, celui de Grevenmacher et celui de Redange, sont réunis à des ressorts voisins, et que notamment le canton le plus étendu, celui de Wiltz, est partagé pour être adjoint à une des circonscriptions les plus pénibles, celle de Clervaux. Il reste peut-être à examiner si le moment ne serait pas venu de compléter la Commission d'agriculture en ce sens, qu'il y eût un membre pour chaque canton. § 4 . COMICES ET SOCIÉTÉS AGRICOLES. L'organisation de comices agricoles, telle qu'elle est prévue par l'arrêté royal grand-ducal du 28 novembre 1857, est encore toujours à l'état de projet, probablement parce qu'il existe déjà chez nous deux sociétés agricoles en faisant l'office. 5 Nous donnons, d'après les renseignements fournis par ces institutions, le relevé du nombre de leurs membres et des ressources dont elles disposent. NOMBRE de membres payants. EXERCICES. RECETTES DÉPENSES. Société roy. Cercle Société roy. Cercle Société roy. Cercle agricole. agr. et hort. agricole. agr. et hort. agricole. agr. et hort. 1862 177 474 9339 24 4638 60 6561 11 1863 173 513 6396 84 5166 93 4568 95 1864 171 523 5382 51 6259 55 3366 12 1865 162 537 7481 07 5975 4663 05 5316 37 5234 39 5701 08 5275 93 Dans les recettes sont comprises : pour la Société royale agricole, les sommes lui allouées par S . A . R . le Prince Henri des Pays-Bas, et pour celle-ci aussi bien que pour le Cercle agricole et horticole , le subside porté au budget de l'Etat. Ces ressources ont été employées en partie à la tenue d'expositions et de concours annuels. Le Cercle agricole n'en a toutefois pas organisé en 1864, et cela pour le motif qu'il y en avait deux quelques années auparavant. Le Journal des deux Sociétés agricoles continue à paraître. Il en est de même du Calendrier publié par le Cercle agricole et horticole, dont la vogue paraît ne pas devoir diminuer. Ainsi qu'on ne l'ignore pas, S . A . R . le Prince-Lieutenant a accepté la présidence d'honneur de la Société royale agricole, quelque temps après la fondation du Cercle. Parprescritdecabinet du 4 novembre 1865, Elle daigna également accepter la présidence d'honneur de cette dernière association, et donner par là au cultivateur luxembourgeois une nouvelle preuve de Ses sympathies pour l'agriculture, comme l'industrie principale du pays. 6 § 5 . BUDGET DE L'AGRICULTURE. Nous extrayons du budget de l'Etat pour 1865, les crédits alloués en faveur de l'agriculture et des services qui s'y rattachent. EXERCICE LIBELLÉ.
- 1,500 1,500 2° École agricole 13,600 13,600 3° Traitement des vétérinaires 5,520 5,520 4° Frais de voyages de ces derniers 1,000 1,000 5° Amélioration de la race chevaline.— Dépôts d'étalons à demeure fixe. 25,000 25,000 6° de la race porcine et bovine 12,000 12,000 es 7° Subsides à certaines comm dans l'intérêt de la saillie des bêtes à cornes. 2,500 2,500 8° Crédits pour la chaux à prix réduits. 4,000 4,000 9° Subsides aux communes pour boisement 500 500 10° Travaux d'irrigation et de drainage 2,000 1° Commission d'agriculture id. fr. 11° Subsides aux sociétés agricoles et autres… Tot… Différence en moins pour 1865… 3,000 3,000 70,620 68,620 2,000 Ainsi nouvelle diminution sur les allocations des années antérieures. CHAPITRE I I . Étendre du domaine agricole. §
- NATURE DE CULTURE. Les mutations suivantes sont survenues en 1865, dans la mise en valeur par la culture, du domaine agricole du Grand-Duché : Bois. Terres values, bruyères, etc. CANTONS. ConConteverties nance totale mise en terres labouraen bles. culture. h. a. c. h. a. c. Capellen 9 Clervaux 44 Diekirch 15 50 Echternach 10 20 Boisées. h. h. a. c. 13 70 90 6 4 9 a. c. 3 Redange 6 60 6 60 vertis en déboisée. prairies. h. h. a. c. a. c. h. h. a. c. a. c 13 61 31 4 4 13 90 6 20 6 20 17 4 20 6 6 1 70 50 5 42 98 42 98 3 33 1 89 70 70 3 3 4 5 5 8 40 5 90 5 90 2 1 30 18 6 tenance 13 61 18 Mersch Con- labourables transformées en prairies. 9 Grevenmacher Luxembourg Con- transformées en terres labourables. 3 6 80 1 13 1 Remich 4 30 2 30 1 40 1 1 Total pour 1865 104 48 33 60 3 20 67 68 187 69 157 69 19 83 19 09 Total pour 1864 89 84 36 70 5 72 57 42 163 76 163 76 41 68 10 58 8 8 3 10 2 52 Wiltz Différence p r 1865 en plus en moins. 14 64 10 26 6 07 6 07 15 51 7 Esch-sur-l'Alzette Transformées en prairies. Prairies Terres 1850 1855 1860 h. a. c. h. a. c. h. h. 143,836 17 34 108,814 » 76 109,721 41 73 110,832 a. c. Jardins 3,279 67 91 3,288 67 45 3,335 85 39 Vignes 837 32 66 837 06 180 831 55 55 Terrains plantés d'arbres fruitiers. 706 82 68 681 98 28 672 85 38 a. 1865 c. h. a. c. 54 111,614 68 45 28,087 88 50 28,087 88 50 27,878 25 08 Prairies 25,093 76 24,746 87 96 24,779 65 42 24,862 39 92 24,855 82 92 4,431 85 39 4,423 03 40 Terres vaines et pâtures 4,256 24 70 32,321 63 40 31,919 23 10 Bois 58,474 34 15 58,192 66 39 58,034 36 25 Haies à écorces 21,183 01 19 21,183 01 10 21,063 97 99 Broussailles 1,094 49 45 Superficie bâtie 875 99 08 Autres propriétés 66 68 24 Total 1,094 64 51 257,967 94 59 252,283 78,914 79 82 78,502 88 32 1,104 59 44 933 60 40 45 18 252,612 36 17 252,612 36 17 252,612 36 17 8 Terres sartables Par suite de ces mutations et de celles relevées les années antérieures, l'étendue productive du Grand-Duché se subdivise aujourd'hui comme suit : Terres labourables 1845 9 Ces chiffres accusent la tendance, constatée d'ailleurs depuis longtemps, de prendre sous la charrue le plus de terre possible, en un mot d'éparpiller le capital sur de grandes surfaces et de disséminer les fumures. Cette augmentation du sol arable a lieu aux dépens des terres vaines, des bois et des prés, et doit être attribuée le plus souvent au morcellement de la propriété, par suite de partages et aussi de spéculations, comme le prouvent les déboisements opérés. Ces derniers deviennent surtout très-actifs, témoins les chiffres des dernières années comparés à ceux de la moyenne vingtennale. Tandis que celle-ci est de 48 h. par an, l'année 1865 solde par 157 h. et 1864 par 163 h. de défrichement. Les terres labourables augmentent également d'une manière exceptionnelle. La moyenne annuelle, de 1849 à 1855, était de 151 h., de 1856 à 1863, de 177, tandis qu'en 1865 nous avons 241 h. de nouvelles cultures. Outre les déboisements ci-dessus, cette augmentation a été prise sur les terres vaines, pâtures, broussailles, pour 33 h. 60, chiffre inférieur aux moyennes précédentes. Par contre, les opérations de boisement ont été très-actives, et la bruyère et autres vacante ont dû faire place à 67 h. de bois — dont 31 h. 18 en sapinière. Enfin, les prés ont perdu cette année 49 h. de superficie, soit plus de quatre fois la moyenne des vingt dernières années. Cette opération provient de ce que la plupart des prés secs rendirent très-peu les dernières années, et que le produit gagné de la sorte sur gazon rompu, donna la mesure du rendement exceptionnel d'une spéculation culturale faite dans ces conditions. Les principes nutritifs accumulés pendant des siècles, sont ainsi mobilisés au profit de la génération présente, et nous nous trouvons toujours en présence du même mobile qui fait tomber sous la cognée les arbres centenaires, soit l'exploitation du passé au profit du présent, sans souci de l'avenir. L'état météorologique des dernières années n'est-il pas à attribuer, en partie du moins, à des opérations de ce genre, et ne vient-il pas faire payer chèrement à la généralité les bénéfices de quelques-uns ? C'est une question que des autorités scientifiques résolvent affirmativement et que nous soumettons aux réflexions de qui de droit. CHAPITRE I I I . Produits agricoles. Etat des récoltes. § 1 . MÉTÉOROLOGIE. L'année 1865 n'a pas été moins remarquable que ses devancières sous le rapport météorologique. Son caractère exceptionnel réside dans des contrastes extraordinaires de température périodiquement limités, une grande sécheresse, suite d'un haut degré de chaleur, et d'une analogie remarquable de son commencement avec sa fin. Ainsi que nous l'ayons déjà constaté, le mois de décembre 1864 inaugura d'une manière relativement rude la saison d'hiver, laquelle s'annonça vers la mi-décembre par la neige et les gelées intenses. En janvier 1865, ces frimas font place à une température relativement élevée, laquelle doit céder aux froids extraordinaires de février. Ces froids ont été d'autant plus nuisibles, qu'ils sont venus après de fortes pluies et lorsque la terre n'était pas couverte de neige. Vers la fin de Annexe au Mémorial 1866, II e partie. b 10 ce mois le froid devint moins intense, pour reprendre une rudesse tellement exceptionnelle en mars, qu'il faut remonter à l'année 1845 pour trouver un état thermométrique aussi déprimé et autant de neige. Ce temps dura encore pendant les premiers jours d'avril. Mais à partir du 7 de ce mois, et sans transition aucune, la température prit de telles allures, qu'à l'instar de ce qui se passe sous les latitudes polaires, i l n'y eut pas de printemps, et que l'été succéda à l'hiver. La végétation fit alors de tels progrès, qu'à la fin d'avril on ne pouvait plus constater l'effet de l'hiver extraordinaire que nous venions de traverser. I l y a même plus, et cela malgré les gelées du 1 er mai, à la fin de ce mois les produits de la terre étaient en avance de 15 jours à 3 semaines. On vit alors ces derniers prendre en six semaines le développement qu'en d'autres années ils n'atteignaient qu'en trois mois. Juin conserva la température du mois précédent, sans atteindre celle d'une année ordinaire. L'absence de pluies lui donna néanmoins un caractère exceptionnel de sécherese , qui se maintint pendant les chaleurs tropicales de juillet. Quelques orages, notamment ceux des 21 et 22 de ce mois, rafraîchirent l'air et la terre. Il en fut de même pendant le mois d'août, tandis que septembre resta d'une sérénité exceptionnelle. La pluie qui était nécessaire pour tes emblaves d'automne, est venue vers la mi-octobre, mais n'a été que d'une fréquence ordinaire. Novembre a offert une température plus élevée que celle observée habituellement. La douceur du climat de décembre est encore venue favoriser la végétation, de sorte que foutes les semailles d'automne ont parfaitement réussi et sont entrées d'une manière remarquable dans l'année
- Voici au surplus la moyenne thermométrique observée pendant l'année qui nous occupe. Température minima. Température maxima. Température moyenne à degré C. MOIS. Date
- Degré C. Date
- Degré C. Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet maxima observes 2 12 21 1 1 13 — 8.2 — 11.0 — 9.0 — 2,4 — 0.5 + 3.4 + 9.8 + 8.0 + 7.9 + 1.8 — 0.3 — 8.0 26 3 1 24 29 29 15 28 7 3 25 8 +
- 2.17 + 10.5 + 0.94 7.5 6.60 10.5 8.87 16.1 12.44 27.6 27.0 14.44 27.58 33.0 16.25 29.1 14.90 31.1 8.40 22.0 3.80 15.7 2.60 8.5 — 9.3 — + 29.9 +
- 1.82 0.65 3.50 13.54 16.20 17.20 19.01 16.70 18.56 10 32 7.83 1.70 11.0 33.0 de 10 années. + 0.01 1.92 5.25 9.64 14 09 16.49 16.67 17.61
- 80 8.49 5.05 1.15 — 17.00 + 35.00 §
- ÉTAT ET PRODUIT DE LA RÉCOLTE. La grande culture n'a fait aucune nouvelle acquisition cette année. Les seuls changements 11 survenus avec les plantes cultivées, résident plutôt dans leur aire de culture que leur nombre. Le froment prend de plus en plus de place dans l'assolement et cela aux dépens du seigle et du méteil. Le colza est par contre abandonné. Enfin on accorde une plus grande attention aux prairies artificielles, notamment à la luzerne et au sainfoin, ce qui doit être regardé comme un progrès méritant d'être signalé. Les renseignements suivants sur chaque culture spéciale compléteront au surplus ces données. A) Céréales et farineux. Les durs grains ont en général souffert des frimas et étaient très-clairs lorsque le beau temps est venu. C'est pourquoi leur rendement quantitatif n'est pas aussi satisfaisant que celui de l'année dernière et cela malgré la longueur, le poids et le volume des épis. La paille est restée courte par suite de la sécheresse continue, et l'absence d'un tallage suffisant a été cause de son faible rendement. Le méteil, mélange de froment et de seigle, qui forme très-souvent la transition à la culture du premier, est à assimiler, quant aux rendements, au froment. Par contre, la récolte du petit épeautre a été fort ordinaire, toujours par suite de l'absence d'humidité en temps utile. Si des durs grains nous passons aux cultures vernales, nous nous trouverons tout d'abord en présence de l'avoine, comme le marsage le plus répandu. Ici aussi la sécheresse exerça son influence néfaste sur le rendement final. La levée a été inégale, la paille comparativement faible, mais les grains relativement abondants et de première qualité. L'orge a été d'un rendement plus favorable que l'avoine, surtout en paille. Il y a plus , dans de bonnes conditions elle a donné un résultat satisfaisant. Enfin le trémis, mélange d'orge et d'avoine, est à assimiler à l'orge. Quant au sarrasin, son produit est celui d'une bonne année. Viennent maintenant les céréales cultivées exceptionnellement, soit le froment d'été, l'escourgeon ou orge d'hiver et le seigle de la St.-Jean. Le froment de mars est le plus souvent employé pour restaurer les emblaves de durs grains détruits par les gelées d'hiver. Il est surtout d'un bon rapport dans les grès bigarrés. Son rendement a été inférieur sous tous les rapports. Il n'a donné en moyenne que 13 hectolitres à l'hect. L'escourgeon ou orge d'hiver a donné une récolte très-ordinaire sous le rapport de la quantité et de la paille. Par contre, le grain était excellent. L'hectare a donné comme produit moyen : 1864 1865 16,4 Grains…hect. 27 2700 Paille… kilo. 3500 65 62 Poids du hectolitre… Le tableau suivant donnera les mêmes renseignements pour les céréales généralement cultivées. 12 FROMENT. CANTONS. MÉTEIL (froment et seigle). SEIGLE. Rendement Rendement Qualité. moyen. Rendement Qualité. moyen. moyen. Qualité. 12.8 très-bonne. 14.1 bonne. 13.7 bonne. Clervaux… 7.4 moyenne. 12.0 id. 9.7 id. Diekirch… 12.3 bonne. 15.3 id. 15.3 id. Echternach… 12.1 très-bonne. 15.5 id. 14.7 id. 16.0 id. 18.6 id. 17.4 id. Grevenmacher… 12.5 id. 14.2 id. 13.5 id. Luxembourg… 16.1 id. 18.3 id. 18.3 id. Mersch… 12.1 id. 13.9 id. 13.7 id. Redange… 14.4 bonne. 13.3 id. 15.9 id. Remich… 12.6 id. 15.9 id. 13.9 id. Wiltz… 12.0 moyenne. 14.0 id. 13.1 id. . 12.8 bonne. 15.0 bonne. 14.5 bonne. de
- . 15.4 id. 18.7 id. 17.1 id. Capellen . Hectolitr. Esch-sur-l'Alzette . Moyenne de
- — Différence pour 1864 en plus. . . en moins. . 2.6 3.7 3.6 13 ÉPEAUTRE, ENGRAIN, PETITE ÉPEAUTRE. ORGE. AVOINE. RendeRendement Qualité. ment Qualité. moyen. moyen. TREMIS (orge et avoine). SARRASIN. RendeRendeRendement Qualité. ment Qualité. ment Qualité. moyen. moyen. moyen. 17.6 bonne. 21.7 bonne. 8.0 id. 16.3 id. 19.6 bonne. 18.7 tr.-bonne. id. 16.7 id. 15.5 moyenne. 18.6 id. 17.3 id. 19.1 id. 15.6 id. 17.5 id. 13.7 id. 22.9 id. 14.9 id. 18.1 id. 27.4 id. 23.2 id. 25.3 id. 25.0 id. 13.5 moyenne. 16.3 id. 17.6 id. 14.7 id. 16.0 id. 9.0 id. 20.1 id. 17.0 id. 17.0 id. 24.0 id. 12.8 bonne. 19.3 id 20.4 id. 18.8 id. 21.6 id. 21.0 moyenne. 15.9 id. 18.9 id. 21.4 id. 21.6 id. 18.2 id. 18.0 id. 17.7 id. 16.0 id. 14.4 id. 16.4 id. id. 21.7 id. 14.8 moyenne. 17.2 bonne. 18.2 bonne. 18.7 bonne. 19.5 tr.-bonne. 16.0 bonne. 19.6 id. 24.8 id. 20.5 id. 5.1 moyenne. 14.4 1.2 2.4 6.6 1.8 14 Le rendement en céréales a par suite été inférieur à celui de l'année dernière. Mis en regard avec le résultat des 5 dernières années, le produit de la récolte de 1865 donnera le résultat qui va suivre : RENDEMENT MOYEN EN MOYENNE. RÉCOLTES. 1860 1861 1862 1863 1864 Totale. 1865 15.1 17.3 17.4 16.5 22.7 21.8 17.2 14.4 13.3 14.4 14.5 14.6 18.7 22.3 19.9 22.3 10.9 12.9 12.1 12.5 17.1 20.2 18.3 16.5 12.6 15.1 14.0 13.5 17.2 18 9 19.5 15.2 17.1 16.4 16.0 19.5 24.8 20.5 8.6 5.0 12.8 15.0 14.5 14.8 17.2 18.2 18.7 19.5 Froment… Seigle… Méteil… Épeautre… Orge… Avoine… Trémis… Sarrasin… 13.4 15.5 14.8 14.5 19.0 19.6 19.1 13.4 D'où il résulte que la récolte de 1865 est également inférieure à la moyenne des cinq dernières années. Les chiffres ci-dessus ne s'appliquent qu'aux rendements en grains. Pour ce qu'il en est de la paille, elle fait l'objet du relevé récapitulatif suivant : PAILLE DE CANTONS. Froment. Seigle. Méteil. 3072 2117 3321 3569 3920 2938 4025 3439 4600 2887 2880 3031 2940 3748 4572 4464 3621 4026 3267 2993 3577 3430 3082 2571 3902 4337 4176 3308 3219 3562 3737 3267 3144 1865… 1864… 3342 3480 3606 3935 3484 3705 Différence en plus . . pour
- en moins. 138 329 221 Capellen… Clervaux… Diekirch… Echternach… Esch-s.-l'Allzette… Grevenmacher… Luxembourg… Mersch… Redange… Remich… Wiltz… Moyenne de — de kilo Epeautre. Orge. Avoine. Trémis. 2223 1040 3348 2192 4100 2037 3618 3667 2306 2910 1800 2604 2170 1816 3778 3364 2209 2309 3468 2457 2250 2132 2450 1879 2115 2659 3420 2687 3475 2659 3445 236 771 788 786 1800 1650 1900 1785 2000 2140 2483 2086 3795 1838 2635 3384 2889 2378 15 Le produit en paille est donc inférieur à celui de l'année dernière, tandis que celle-ci présentait déjà un déficit sur
- Ceci est d'autant plus pernicieux que les fourrages font défaut et que le supplément de ration que l'on trouve d'ordinaire dans le chaume des céréales est également très-réduit. Ceci pour la quantité. Quant à la qualité, elle ressortira de l'état suivant, donnant le poids de l'hectolitre de céréales récoltées. POIDS DE L'HECTOLITRE DE CANTONS. Froment. Seigle. Méteil. Epeautre ou Orge. Avoine Trémis Sarrasin. engrain. 52 Capellen…kilo. 79 83 76 64 41 Clervaux… 72 70 73 56 46 Diekirch… 77 71 75 42 63 41 53 63 Echternach… 79 74 76 35 65 41 52 54 Esch-sur-l'Alzette... 79 78 78 67 45 54 55 Grevenmacher… 79 69 76 59 61 43 49 47 Luxembourg… 79 73 76 57 57 40 54 45 Mersch… 79 75 75 47 62 47 55 55 Redange… 77 71 73 52 58 43 57 52 Remich… 80 75 78 65 43 59 50 Wiltz… 76 72 73 56 41 Moyenne de 1865… 77 71 75 49 61 43 54 54 78 72 76 42 63 43 56 50 — de 1864… Différence en plus . pour 1865 en moins 1 Moyenne ordinaire. 75 à 78 62 58 4 7 1 72 à 75 2 1 42 51 50 à 53 45 à 48 2 16 Les céréales dont s'agit étaient très-riches en farine, de sorte qu'elles doivent avoir donné le maximum à la mouture. Pour obtenir un hectolitre de semence des céréales ci-dessus, on a battu le nombre suivant de gerbes de 5 kilogrammes. NOMBRE DE GERBES BATTUES PAR HECTOLITRE CANTONS. Froment. Seigle. Orge. Avoine. Capellen… 48 43 26 24 Clervaux… 57 49 26 27 Diekirch… 54 49 36 21 Echternach… 59 59 32 35 Esch-sur-l'Alzette… 49 48 30 29 Grevenmacher… Luxembourg… 47 51 25 25 50 44 36 27 Mersch… 57 47 38 34 Redange… 50 45 29 26 Remich… 49 45 32 25 Wiltz… 48 49 25 26 1865… 51 49 31 28 — de 1864.... 46 42 35 26 Différence pour
- en plus . . 5 7 Moyenne de en moins. 2 4 Les plantes qui font l'objet des présentes recherches ne sont pas toutes cultivées dans toutes les localités du pays. Là où cela a lieu on accorde la préférence à l'une ou à l'autre. Pour n'en citer qu'un exemple nous constatons que le froment n'est le plus souvent cultivé dans les Ardennes que pour la consommation de l'un ou l'autre propriétaire; autre part l'orge ne se ren- 17 contre non plus qu'exceptionnellement, tandis que la petit épeautre est d'ordinaire l'apanage des marnes irisées. La constitution géologique du sol, le terrain, l'exposition, le climat et aussi les habitudes locales sont pour beaucoup, si non pour tout, dans la distribution des plantes agricoles. Sous ce rapport, le pays peut être partagé en trois zônes distinctes, en égard à la proportion pour 100, des terres arables emblavées en céréales. En voici au surplus la répartition : CANTONS. PRODUITS. Esch-s.-l'Alz., Capellen, Grevenmacher Diekirch, Luxembourg, Echternach, Remich. Mersch, Redange MOYENNE Clervaux, Wiltz. TOTALE. Froment… 14.09 10.41 0.08 8.02 Seigle… 8.80 3.76 18.38 10.31 Méteil… 11.84 18.15 2.72 10.90 Épeautre ou engrain. 0.01 0.03 Orge et escourgeon.. 4.59 3.01 0.17 2.60 Avoine… 22.05 22.75 24.46 23.05 Sarrasin… 0.07 0.64 0.57 0.76 61.45 58.79 47.39 55.66 Total… Annexe au Mémorial 1866, IIe partie. 0.02 18 Pour compléter ces données, nous les ferons suivre de l'état des communes où chacune de ces plantes a été cultivée. Froment. Seigle. Méteil. Orge. Avoine. Trémis. Sarrasin. Épeautre ou engrain. NOMBRE DE COMMUNES où l'on cultive NOMBRE Capellen… 11 11 9 11 8 11 9 3 Clervaux… 11 6 11 3 2 11 Diekirch… 14 14 13 14 2 13 14 12 11 Echternach… 8 8 8 8 2 8 8 8 7 Esch-sur-l'AIzette . 12 12 9 12 11 12 8 1 Grevenmacher . . 9 9 5 9 2 6 9 6 1 Luxembourg 14 14 13 14 1 13 14 8 1 Mersch… 11 11 11 11 6 10 11 10 7 Redange… 13 9 13 9 2 10 13 6 9 Remich… 10 10 8 10 5 10 8 1 Wiltz… 13 9 13 9 8 13 126 113 114 110 15 94 126 75 60 118 114 112 18 86 124 77 39 CANTONS. de communes . . EN 1865 on a cultivé dans communes. . En 1864 id. … 7 12 2 Différence en p l u s . pr 1865 en moins. 21 8 5 2 3 2 Il n'y a dans le pays que cinq communes dans la culture desquelles il n'entre que le seigle, l'avoine et le sarrasin, savoir : Clervaux deux et Wiltz trois. Dans la haute Ardenne par contre, soit dans les communes de Bœvange, de Heiderscheid et de Weiswampach, on ne fait pas de blé noir, parce qu'il souffre trop des gelées tardives. 19 Après nous être étendu sur la production, il nous resterait à examiner si et jusqu'où le produit de la récolte couvre la consommation intérieure. Sans pouvoir indiquer les besoins du pays d'une manière précise, nous parviendrons à résoudre cette question, à l'aide des renseignements donnés plus loin sur les transactions en produits agricoles du Grand-Duché. C'est donc à ces données que nous renvoyons. B. Légumineuses. Les légumineuses ne se rencontrent en plaine que dans certaines contrées circonscrites, presque privilégiées. Le plus souvent elles ne sortent pas du jardin, où elles n'entrent que pour l'usage du ménage. Encore leur culture diminue-t-elledepuis que le produit des pommes de terre est redevenu normal. L'année 1865, pas plus que ses devancières, n'est faite pour arrêter l'abandon auquel ces cultures sont vouées. Les haricots, décimés par la gelée, ont souffert de la sécheresse de l'année et du miellat. Les pois et les lentilles ont également laissé à désirer. Quant aux féveroles et aux vesces, elles ont eu le sort de tous les fourrages. Leur rendement est faible sous tous les rapports. Enfin le lupin est resté court et clair ; mais son rendement en grain a été relativement considérable. Le tableau récapitulatif que nous donnons ci-après le prouve à l'évidence. HARICOTS. CANTONS. POIS DE CAMPAGNE. Qualité. Qualité. hectol. 4.2 moyenne. Clervaux… 7.1 moyenne. 4.5 médiocre. FÉVEROLES. 4.0 Qualité. Qualité. ment. ment, bonne. VESCES. Rende- RendeQualité. ment. ment. ment. Capellen Rende- Rende- Rende- LENTILLES. 12.0 médiocre. 8.1 bonne. 2.0 moyenne. médiocre. 7.8 id. 6.6 médiocre. 8.0 mauvaise 11.1 id. . 7.5 id. 7.0 bonne. 9.0 moyenne. 10.0 moyenne. 9.0 bonne. Esch-sur-l'Alzette. 19.0 moyenne. 9.0 moyenne. 10.9 id. 5.6 médiocre. 9.6 id. Grevenmacher. . 8.7 bonne. 11.2 id. 11.2 id. 13.0 moyenne. 11.8 id. Luxembourg . . 7.0 moyenne. 5.8 id. 12.5 id. 6.0 médiocre. 8.6 id. 7.6 id. 10.7 id. 9.7 id. 18.4 id. 13.3 id. 9.2 id. 14.0 moyenne. 7.9 id. 7.5 id. 9.2 mauvaise 10.0 moyenne. 7.6 id. 5.0 id. Echternach . Mersch… Redange… Remich… 15.5 moyenne. Wiltz… Moyenne pour
- — —
- en plus . Différence pr 1865 en moins. 6.5 id. 10.5 moyenne. 7.9 moyenne. 8.8 moyenne. 10.7 médiocre. 8.8 bonne. 10.7 id. 8.8 id. 8.0 bonne. 9.7 bonne. 11.7 id. 0.8 0.2 0.9 1.0 2.9 20 15.0 Diekirch… 21 Il sera plus facile encore de se rendre compte de ce résultat, si on le compare à celui de la moyenne des cinq dernières années, que nous fournissons ci-après : RENDEMENT MOYEN EN RÉCOLTES. MOYENNE
- Haricots . hect. 13.8 10.7 15.5 11.9 10.7 Pois… 13.1 12.9 15.2 11.6 8.8 12.3 7.9 Lentilles… 12.8 9.2 11.4 11.4 8.0 10.5 8.8 Fèveroles… 18.1 9.5 14.9 13.6 9.4 13.1 10.7 Vesces… 10.7 11.6 14.5 12.7 11.7 12.3 8.8 24.0 28.7 23,6 19.8 Lupin… TOTALE. EN
- 12.5 10.5 Ces plantes donnèrent en fanes sèches les résultats suivants : Rendement moyen en PAILLE DE
- 600 520 Pois… 1100 800 Lentilles… 300 400 Fèveroles… 1500 900 Vesces… 2150 2000 Lupin… 1150 1200 Haricots . . kilos Ici il y a par suite également diminution de rendement, ce qui est surtout regrettable pour les vesces, comme donnant un fourrage riche et par suite recherché. Si de la quantité nous passons à la qualité, nous nous trouverons tout d'abord en présence du tableau suivant, donnant le poids des légumineuses récollées par hectolitre : 22 POIDS DE L'HECTOLITRE DE CANTONS. Capellen… kil. Clervaux… Diekirch… Echternach… Esch-sur-l'Alzette… Grevenmacher… Luxembourg… Mersch… Redange… Remich… Wiltz… Moyenne pour 1865… 1864… HARICOTS. POIS. LENTILLES. FÉVEROLES. VESCES. 82 81 77 76 82 80 83 80 81 82 80 76 80 87 71 80 82 79 85 79 80 85 81 83 78 82 85 83 83 77 78 80 82 80 82 79 77 80 82 79 80 79 75 83 79 4 4 75 85 82 80 85 75 80 80 80 Différence en plus pour 1865 en moins 75 1 , 80 81 1 L'aire de culture de ces plantes est très-limitée. Sur 100 hectares de terres labourables on peut admettre qu'il y a emblavé en légumineuses CANTONS. PRODUITS. Capellen, Esch-s.-l'Alzette, Diekirch, Grevenmacher, Echternach, Luxembourg, Mersch, Remich. Redange. Haricots… %. Pois de campagne… Lentilles… Féveroles… Vesces… 0.03 1.45 0.05 0.29 1.59 0.01 1.13 1.02 0.10 1.12 Total… 3.41 2.38 MOYENNE Wiltz, TOTALE. Clervaux. 0.06 0.02 0.93 0.03 0.13 0.99 0.28 2.10 0.22 Comme complément à ces chiffres, nous allons donner le relevé des communes où ces plantes sont cultivées en pleine campagne. CANTONS. NOMBRE DE COMMUNES où l'on cultive des Capellen… Clervaux… Diekirch… Echternach… Esch-sur-l'Alzette… Grevenmacher… Luxembourg… Mersch… Redange… Remich… Wiltz… POIS. LENTILLES. 5 11 3 7 7 12 5 1 2 2 1 . En 1865, sur 126 communes on a cultivé dans communes… En 1864 id. ... id. Différence en plus pour 4865 en moins HARICOTS. 4 2 4 2 7 4 8 3 8 9 4 4 3 1 2 FÉVEROLES. VESCES. 11 4 1 4 10 9 7 12 0 2 5 1 5 5 10 8 4 1 5 22 31 74 92 9 18 31 28 3 37 49 12 75 69 16 Il est entendu que les seules cultures en plein champ sont relevées ci-dessus. C. Plantes racines. A en juger par les renseignements se trouvant à notre disposition, le rendement des plantes sarclées a été très-varié. Plus d'un finage, qui n'a pas été favorisé par les pluies d'orages ou dont le sol n'est pas encore assez foncièrement amélioré pour donner des récoltes convenables, n'ont eu que de maigres produits à rentrer, tandis que d'autres, plus heureux, obtinrent des résultats satisfaisants. La pomme de. terre fit seule exception. Hormis quelques localités des Ardennes, où elle a souffert des gelées tardives et de la grêle, le rendement a été excellent en quantité et en qualité. Il en est résulté une abondance de ce tubercule telle, qu'une grande partie du produit a pu suppléer à la pénurie des fourrages et fournir ainsi à l'alimentation et à l'engraissement du bétail. L'humidité de l'automne a, dans bien des cas, palli l'effet désastreux de la sécheresse ou le rendement en betteraves. La végétation a été tellement activée alors, que les ravages du ver gris (chenille du noctua exclamationis) ont été peu visibles et que le résultat final a été de beaucoup supérieur a celui de l'année
- Il en a été de même pour la carotte, les rutabagas et turneps. Ces derniers paraissent au surplus gagner en étendue et prendre peu à peu la place que leur mérite indique. Voici d'ailleurs le relevé récapitulatif du rendement de ces diverses plantes : POMMES DE TERRE. CANTONS. Capellen Rendement moyen. Qualité. BETTERAVES. Rendement moyen. Qualité. CAROTTES. Rendement moyen. Qualité. RUTABAGAS—TURNEPS. en récolte dérobée. Rendement moyen. Rendement moyen. Qualité. Quintal. Hectol. Quintal, Quintal. 217 tr.-bonne. 18.0 moyenne. 2.5 moyenne. 20.0 bonne. Clervaux 132 bonne. Diekirch 156 id. 61.0 bonne. 33.6 Echternach 164 id. 53.0 id. Esch-sur-l'Alz. 165 id. 51.0 Grevenmacher 188 id. Luxembourg 201 Mersch NAVETS Qualité. Quintal. 6.5 mauvaise. 40.0 tr.-bonne. bonne. 24.6 id. 16.0 id. 39.0 moyenne. 25.0 bonne. 8.0 id. id. 36.5 id. 40.0 id. 15.0 moyenne. 30.2 moyenne. 25.0 id. 6.0 id. id. 65.0 id. 32.7 id. 13.5 bonne. 8.0 id. 189 id. 60.5 id. 70.0 bonne. 37.5 id. Redange 196 id. 20.5 id. 11.1 moyenne. 15.0 id. 12.0 moyenne. Remich 166 id. 62.5 id. 8.0 id. Wiltz 176 id. 30.0 id. '7.5 id. 19.5 id. 187 bonne. 46.2 moyenne. 25.6 moyenne. 26.1 bonne. —
- 198 id. 10.9 id. 3.5 id. 19.9 id. Différence(en plus . pr 1865 (en moins. 11 Moyenne pour
- — 35.3 22.4 6.2 12.1 médiocre, 7.5 4.6 mauvaise. Ce résultat deviendra encore plus frappant, si nous le comparons à celui des cinq dernières années. RENDEMENT MOYEN EN MOYENNE RÉCOLTES. 1860 1861 1862 1863 1864 TOTALE en 1865 Pommes de terre .hect. 109 80 142 151 198 136 187 Betteraves… quintal. 12.9 24,4 25,6 11,9 10,9 17,1 46,2 Carottes… 10,4 19,1 12,5 3,5 11,4 25,6 Rutabagas et turneps — 17,5 32,5 10,2 19,9 20,0 26,1 2,6 8,9 2,3 7,5 6,3 Navets en récolte dérobée. 10,3 12,1 D'où il résulte que la récolte en plantes racines fut supérieure à celle des années antérieures. Les feuilles de ces plantes entrant dans l'alimentation du bétail, nous allons relever la quantité de ces fourrages tels qu'on les admet généralement. Feuilles de betteraves : 20 —50 quintaux. id. carottes : 40—60 id. id. rutabagas : 8—12 id. Les résultats obtenus dans les dernières années avec la pomme de terre font que sa culture qui était déjà générale, prend tous les jours plus d'extension. La betterave, la carotte et le rutabaga sont par contre des cultures plus ou moins exceptionnelles, hors des jardins. Aussi sur 100 hectares de terres cultivées, ne les rencontre-t-on que dans les proportions suivantes : CANTONS. PRODUITS. Capellen, Esch-s.-l'Alzette, Diekirch, Grevenmacher, Echternach, Luxembourg, Mersch, Remich, Redange.. Pommes de terre… % Betteraves… Carottes… Rutabagas, turneps, navets. Total… e Moyenne Clervaux, TOTALE. Wiltz. 11.89 0.06 0.04 0.02 10.97 0.04 0.02 0.04 14.20 0.005 0.005 0.02 12.35 0.035 0.022 0.027 12.01 11.07 14.33 12,434 Annexe au Mémorial 1866, I I partie. d 26 Comme complément à ce tableau, nous ferons suivre le relevé des communes où ces plantes sont entrées dans la grande culture. CANTONS. NOMBRE DE COMMUNES où l'on cultive des Turneps Navets et en récolte rutabagas dérobée. Pommes de terre. Betteraves. Carottes. Capellen… 11 8 4 Clervaux… 11 Diekirch… 14 11 10 5 2 Echternach… 8 6 6 2 1 Esch-sur-l'Alzette… 12 5 3 1 1 Grevenmacher… 9 9 5 Luxembourg… 14 14 5 9 2 Mersch… 11 10 4 1 1 Redange… 13 3 3 2 1 Remich… 10 7 1 Wiltz… 13 3 3 5 En 1865, sur 126 communes on a cultivé dans commun" 126 76 54 29 10 id. 126 81 47 28 11 7 1 D En 1864, Différence en pour 1865 en id. 1 3 plus… moins… 1 5 1 1 D. Plantes fourragères. L'année 1865 n'a pas été favorable a la production herbacée. Les gelées tardives et surtout la sécheresse prolongée ont été la cause que les prairies tant naturelles qu'artificielles ont peu donné. 27 tes prés secs ont été surtout maltraités par le hâle et le soleil, tandis que ceux situés en bas fonds ou irrigables ont moins souffert et ont été cause que la moyenne de la récolte en foin n'est pas descendue plus bas. Le regain a été plus satisfaisant par suite des pluies automnales. Le trèfle ordinaire a également donné un produit médiocre pour sa première coupe, d'abord parce que les semis ont mal réussi et ensuite parce que les rendements diminuent par suite de sa culture trop souvent répétée à la même place. La seconde coupe a toutefois été plus favorable. Les trèfles hybride et incarnat, dit trèfle russe, furent moins difficiles et leur produit est compris dans la dernière colonne de l'état qui va suivre. La luzerne a donné un bon produit et a été d'un grand secours cette année où les autres fourrages manquent si généralement. Les sainfoins ont été moins généreux, ce qui n'empêche pas de constater que leur rendement a été assez satisfaisant. Les vesces et autres fourrages verts, bisaille, dravière, etc., n'ont pas atteint le chiffre des années antérieures. Mais si la quantité laissa à désirer, il n'en fut pas ainsi de la qualité. Les fourrages en général étaient très-riches en matières alibiles et furent rentrés dans de bonnes conditions. Le relevé suivant complétera au surplus les renseignements donnés à leur sujet. CANTONS. PRAIRIES ARTIF (fourrage s PRAIRIES NATURELLES. FOIN. REGAIN. TRÈFLE. LUZERNE RendeRendeRendeRendement Qualité ment Qualité ment Qualité ment Qua moyen. moyen. moyen. moyen. Capellen… Kilos 1530 tr.-bone Clervaux… 1690 id. 300 id. 1230 id. Diekirch… 1950 id. 770 id. 1860 id. 2600 id Echternach… 2370 id. 1660 id. 3540 id. 3700 id Esch-sur-l'AIzette… 2600 id. 850 id. 2090 id. 4620 i Grevenmacher… 2720 id. 1210 id. 1800 id. 2570 id Luxembourg… 1920 id. 583 id. 1350 id. 1600 i Mersch… 2590 id. 820 id. 2280 id. 2400 i Redange… 1660 id. 308 id. 1300 id. 1960 id Remich… 2450 id. 700 id. 1860 id. 1860 i Wiltz… 1760 id. 570 id. 1590 id. Rendemt moyen p r
- 2123 tr.-bone — — -
- 3444 bonne. Différence en plus pr 1865 en moins 520 bonne. 920 bonne, 1700 bon 754 bonne. 1815 bonne. 3340 bon 932 id. 1512 303 321 178 id. 2636 704 id 29 Il y a donc diminution sur le rendement des prairies naturelles, du sainfoin et des fourrages mélangés, et augmentation pour les trèfles et luzerne, Il s'agit maintenant de constater comment ces chiffres se comportent vis-à-vis des revenus des années antérieures. Tel est le but du relevé suivant: RENDEMENT MOYEN EN RÉCOLTES. Foin… k° Regain… Trèfle… Luzerne… Sainfoin… Vesces et autres fourrages verts. MOYENNE 1860 1861 1862 1863 1864 TOTALE. 1865 3601 1150 3366 4355 4070 2964 1139 2962 2984 2515 2726 1407 2500 2797 2481 2769 1512 2536 2673 2900 1119 2512 2112 2766 2123 2220 2889 2094 2444 932 2704 2299 1942 2166 1822 1874 971 754 1815 3340 2073 Ainsi, à une seule exception près, tous les rendements en fourrages sont restés inférieurs à la moyenne des cinq dernières années, qui elles-mêmes laissèrent généralement à désirer sous ce rapport. La paille des céréales, les pommes de terre elles menus grains, soit à l'état brut, soit sous la forme de résidus de distillerie, durent parfaire la ration des animaux, et ainsi suppléer à l'absence des ressources ordinaires. On eut, il est vrai, quelquefois recours aux fourrages hâtifs, mais l'hiver de 1865 détruisit l'espoir que le cultivateur avait mis dans cette ressource, d'ailleurs toujours précaire. Ajoutons que l'autorisation d'enlever les feuilles mortes et les herbages dans les bois, fut d'un grand secours dans l'occurrence. Nous avons vu ci-avant que la superficie des prés naturels diminue progressivement. Son rapport à la contenance des terres labourables est de 9 pCt. Quant aux prairies artificielles, nous trouvons pour 100 hect. : Capellen. Diekirch, Clervaux, Moyenne Echternach, TOTALE. Wiltz. Mersch, Redange. PRODUITS. Esch-sur-l'Alzette, Grevenmacher, Luxembourg, Remich. Trèfles divers… pCt. Luzerne et sainfoins… Vesces et autres fourrages. 9.35 0.17 0336 9.13 0.46 0.18 0.07 6.6 0.21 0.20 9.88 0.17 2.19 7.01 Tota… 2.13 30 Toujours dans le même ordre d'idées, nous donnerons ci-après le relevé des communes où ces divers fourrages ont été récoltés en 1865: CANTONS. NOMBRE DE COMMUNES où l'on a récolté des Vesces Foins. Regains. Trèfles. Luzernes. Sainfoins. et autres fourrages Capellen… Clervaux… Diekirch … Echternach… Esch-sur-l'Alzette… Grevenmacher … Luxembourg… Mersch… Redange… Remich… Wiltz… En 1865, sur 126 communes, il a été récolté en communes. En 1864, id. id. id. . Différence pr 1865 en plus en moins 11 11 14 8 12 9 13 11 13 10 13 10 7 13 5 8 7 13 10 13 7 12 11 10 14 7 12 10 12 11 9 8 10 1 1 11 6 7 3 4 10 5 3 11 5 5 8 8 10 5 6 11 2 9 7 12 6 5 10
- 4 1 125 106 82 114 74 50 47 52 45 75 58 24 40 3 7 17 126 1 L'insuccès ne décourage donc pas, car la création de prairies artificielles augmente de jour en jour, comme le prouvent les chiffres ci-dessus. E) Plantes industrielles et commerciales. En règle générale, toutes les plantes cultivées qui ne sont pas consommées dans la ferme, forment l'objet de transactions et paraissent rentrer dans la présente rubrique. Mais l'usage le veut autrement et exclut même de ce chapitre la betterave à sucre et l'orge, qui certes sont des matières premières industrielles par excellence. La culture des plantes dites industrielles est considérée comme l'expression la plus avancée de l'agriculture intensive. C'est elle qui donne la plus forte rente du sol, là où la densité de la population, la richesse des fumures et le climat lui sont favorables. C'est pourquoi on la considère comme la planche de salut dans les années où les céréales sont à bas prix. Mais ses avantages résident surtout dans l'amélioration du sol, par les façons que les plantes industrielles réclament à. toutes les périodes de leur croissance. D'où il résulte en outre l'augmentation de la main-d'œuvre, l'emploi de journaliers de tous les âges et pendant toute Tannée , donc moyen d'empêcher le désertion de la. campagne pour la ville. Tous ces avantages ne se trouvent néanmoins réunis que sous un climat propice, un excellent 31 terrain, des engrais abondants, à bon marché, des connaissances spéciales de la culture, des débouchés et des habitudes commerciales. Dans l'état actuel de notre agriculture, ces conditions se trouvent rarement réunies, et c'est le motif pourquoi la production des plantes industrielles se répand si difficilement et même tend à diminuer, à perdre en importance. Au surplus, les années à température anormale, comme celles que nous venons de traverser, ne sont pas faites pour les remettre en faveur. C'est ce qui expliquera encore le bilan défavorable de l'année
- Si nous procédons par ordre d'importance, nous commencerons par les plantes textiles. Le chanvre, cultivé surtout dans le bon pays, a donné une récolte minime sous tous les rapports. La sécheresse a fait que la filasse est restée courte. Dans beaucoup de localités, il n'a même pas germé; toutefois la cause doit en être attribuée à un autre motif. Ainsi que nous l'avons constaté en 1864, le rendement en semence était minime. D'où il est résulté la nécessité de se procurer de la graine étrangère à chers deniers. Celle qui fut expédiée de France et débitée par des agents ambulants, était de mauvaise qualité, vaine et trop âgée. Ce qui a fait que le cultivateur en a été pour son temps et son argent. Le lin a en outre souffert des pucerons et des altises, nouvelle cause de non-réussite et de récolte mauvaise. Le colza a souffert de la rudesse de l'hiver, des insectes, et dans les fonds, des gelées tardives. Son rendement laisse également à désirer comme quantité et comme qualité. La navette, cultivée pour les usages de la ferme, ainsi que la cameline, se trouvent dans le même cas que le colza, mais vu la nature des terres où on les confine, le résultat obtenu a été peu satisfaisant. Le houblon a donné une récolte moyenne et un produit d'excellente qualité. Le tabac qui n'est pas cultivé pour le commerce en grand, a donné un résultat assez satisfaisant. Il en a été de même de la chicorée, dont la culture se borne le plus souvent aux besoins de la consommation locale, surtout dans les Ardennes. Enfin le cardon à fouler a donné une récolte moyenne et d'un placement facile. Voici au surplus les chiffres à l'appui des appréciations ci-dessus : COLZA. CANTONS. Rendement moyen. NAVETTE. Qualité. hectol, Capellen Rendement moyen. Qualité. CHANVRE (filasse). CAMELINE. Rendement moyen. Qualité. LIN (filasse). Rendement moyen. Qualité. Rendement moyen. Qualité. hectol. 5.0 moyenne. hectol. kilogr. 7.1 moyenne. 261.5 médiocre. kilogr. 117.0 médiocre. D 250.0 id. 214.0 id. 224.0 id. 247.1 id. 6.0 moyenne. 5.7 id. Diekirch 10.0 id. 8.0 id. Echternach 9.0 id. 6.5 id. 2.0 id. 268.7 id. Esch-sur-l'Alzette 8.5 id. 15.0 id. 8.0 id. 235.9 id.
- 0 id. Grevenmacher 12.5 id. 14.0 id. 14.5 id. 205.0 id. 195.0 id. 330.0 id. 250.0 id. Luxembourg . . 16.0 Mersch id. Redange 11.0 Remich id. Wiltz Moyenne pour
- — —
- Différence en plus. pr 1865 en moins. 3.0 id. 15.0 id. 400.0 id. 205.0 id. 10.5 id. 8.5 id. 215.0 id. 103.3 id. 10.0 id. id. 265.0 id. 10.5 id. 8.5 id. 196.0 id. 204.0 id. 32 Clervaux 10.4 moyenne. 9.1 moyenne. 9.1 moyenne. 277.4 médiocre. 195.9 médiocre. 11.4 bonne. 11.0 bonne. 6.0 bonne. 393.0 bonne. 293.0 bonne. 3.1 0.6 1.9 116.6 97.1 33 La caméline, celte oléagineuse des terrains pauvres, a seule donné un produit supérieur à celui de
- Quant aux autres plantes, leur rendement est inférieur à celui de cette année, comme aussi à celui de la moyenne dés cinq derniers exercices, témoin le tableau suivant : RENDEMENT MOYEN EN 1860 1861 1862 1863 Colza hectol. 16.7 Navette 10.1 Cameline Pavot. Chanvre (filasse) kilos 448.0 Lin id. 377.0 15.6 11.5 11.5 10.0 320.0 290.0 16.1 11.9 11.6 12.0 313.0 293.0 15.0 14.4 9.9 MOYENNE 1864 TOTALE DE 1865 14.9 11.0 11.8 11.0 9.8 6.0 11.8 7.5 17.5 344.3 393.0 363.6 282.6 293.0 307.1 L'hectolitre de graine de chacune de ces plantes pesait en kilogrammes : Colza k° 65 Navette 68 Caméline 62 Pavot 65 Chanvre 51 Lin 62 10.4 9.1 9.1 8.3 277.4 195.9 t e chanvre donna 6 et le lin 7.5 hectol. de graines par hectare. La proportion du sol emblavé par les plantes industrielles sur 100 h. de terres labourables est : CANTONS. MOYENNE Capellen, Esch-sur-l'AIzette, Diekirch, Ech- Clervaux, TOTALE. Grevenmacher, ternach, Luxembourg, WIltz. Mersch, Remich. Redange. PRODUITS. Colza et autres plantes oléagineuses, % Chanvre Lin Autres plantes oléagineuses Total 0.24 0.63 0.02 0.003 0.29 0.65 1.09 0.005 0.09 0.11 0,07 0.001 0.893 1.035 0.371 0.20 0.46 0.09 0.003 0.753 Comme complément à ce tableau, nous donnerons le relevé des communes où ces plantes ont été cultivées. Annexe an Mémorial 1866, IIe partie. e 34 NOMBRE DE COMMUNES où l'on a cultivé CANTONS. Colza. Navette. Caméline. Pavot. 1 Capellen Chanvre. Lin. 10 7 6 Clervaux 4 4 5 4 Diekirch 2 4 12 9 Echternach 4 4 1 1 8 Esch-sur-l'Alzette 5 1 1 1 11 5 Grevenmacher 2 2 2 7 5 7 1 Luxembourg 1 Mersch Redange Remich 1 Wiltz 1 1 9 5 4 2 12 10 1 9 4 2 10 9 En 1865, sur 126 communes, il a été cultivé en communes 16 26 15 2 100 55 En 1864, id. 50 29 10 4 99 83 Différence pr 1865 id id. en plus en moins. 5 34 3 1 2 28 Ainsi toujours diminution de l'étendue consacrée aux plantes industrielles. F. Graines fourragères et autres de grande culture. Le rendement en graines fourragères fut relativement élevé et d'une qualité supérieure. Le trèfle rouge a été surtout remarquable sous ce dernier rapport. Il est regrettable que par suite du mauvais état des emblaves, le grainage n'ait pas pu être opéré sur une plus grande échelle. Le relevé suivant est destiné à renseigner au sujet de la production en graines fourragères en
- Capellen . . . K° LUZERNE. 225 bonne. 236 id. 204 bonne. 132 id. id. 250 id. 269 tr.-bone 185 id. 328 bonne. 353 bonne, 369 200 bonne. 231 id. 306 id. 210 id. 243 id. 536 id. Esch-sur-l'Alzette 461 id. 334 id. 242 id. 212 id. 650 id. Grevenmacher 295 id. 350 id. 236 id. 150 id. 321 id. Luxembourg 375 id. 245 id. 245 id. Mersch 401 id. 220 id. 315 id. Redange 400 id. 250 id. 246 id. Remich 455 id. 285 id. 264 id. 400 bonne. 300 id. 292 bonne. 175 Wiltz bonne 359 bonne. 273 ( en plus Différence r p 1865 ( en moins 86 id. 224 35 id. 312 bonne. 313 bonne. id. 35 Echternach — 1864 Qualité 215 tr.-bone Clervaux Moyenne pour 1865 Rendement moyen SAINFOIN. Qualité. Rendement moyen Qualité Rendement moyen Qualité. Rendement moyen Qualité. TREFLE HYBRIDE. 325 bonne 244 bonne. Diekirch TREFLE BLANC. TRÈFLE ROUGE. Rendement moyen. CANTONS. Qualité Rendement moyen. MINETTE. 245 bonne. 307 id. 333 id. 300 id. 242 id. 300 id. 160 id. id. 249 bonne. 234 bonne. cre cre 392 bonne. 234 méd . 62 méd . 261 14 172 131 cre méd . 276 bonne. 593 317 id. 36 Afin d'apprécier la valeur relative de ce rendement, nous allons récapituler le produit moyen des cinq dernières années. RÉCOLTES. RENDEMENT MOYEN des années MOYENNE 1860 1861 1862 1863 1864 totale. 1865 600 520 400 400 700 650 278 297 202 214 317 3.62 273 224 235 366 311 283 433 252 Minette K° Trèfle blanc — rouge — hybride Luzerne Sainfoin 295 270 297 192 148 248 283 282 129 333 62 261 593 212 306 432 359 259 249 234 392 276 Pour apprécier ce résultat à sa juste valeur, il ne faut pas oublier que la récolte fourragère a été bien au-dessous d'une année moyenne, et que relativement tes chiffres ci-dessus sont à considérer comme très-satisfaisants. Ces graines ont été gagnées dans le nombre de communes relevées dans le tableau qui va suivre. COMMUNES où l'on a fait de la graine de CANTONS. Capellen Clervaux Diekirch Echternach Esch-sur-l'Alzette Grevenmacher Luxembourg . . Mersch Redange Trèfle Trèfle LuMinette Trèfle blanc. rouge. hybride zerne. 10 2 4 4 5 7 5 1 3 1 2 11 9 13 6 12 8 8 11 13 8 3 7 3 2 5 1 2 10 4 Sainfoin. 2 Remich En 1865, sur 126 communes, on a fait de la graine dans comnes En 1864, i d . i d . id. 70 50 36 24, 109 51 28 33 10 25 46 36 Différence pr 1865 en plus 20 12 58 18 8 10 . Wiltz 2 1 7 6 2 3 11 5 11 6 9 6 6 11 5 6 10 2 3 6 2 10 6 4 37 Cette augmentation est un signe certain de la bonté de la récolte, attendu que là graine est à considérer comme un produit éventuel et accessoire, qu'on récolte chaque fois qu'il se présente. Ceci pour la quantité. Quant à la qualité, elle est à déduire de l'état suivant, donnant le poids de l'hectolitre de graine : Minette Kilogr. 80 Trèfle blanc 72 — rouge 80 — hybride 79 Luzerne 70 Sainfoin 36 A l'exception de la betterave, qui a donné 3200 kil. de graines à l'hectare, le cultivateur fait les autres semences pour la grande culture, pour la consommation locale. Ce n'est donc que par exception qu'elle fait l'objet d'un commerce d'exportation. C'est pourquoi nous n'en parlerons que pour mémoire. Il en sera de même de la graine de trèfle incarnat qui commence à reprendre de la faveur dont il jouissait voilà quelques lustres. En résumé, les affaires en graine de trèfle sont très-actives chez nous, d'abord parce que la semence récoltée est nette, non infectée par la cuscute et que le producteur ne se prête pas à son adultération par l'ajoute de minette, p. ex., au trèfle ordinaire, de graine d'oseille ait trèfle hybride, etc., etc. C'est donc à la qualité du produit aussi bien qu'à nos habitudes commerciales qu'on a accordé la préférence. En le constatait ici, notre but est tout particulièrement de détourner de manœuvres qui ruinèrent la production dans des contrées mieux situées que nous. G. Plantes potagères. — Légumes. La sécheresse prolongée de l'été a compromis la production des jardins potagers. Gros et petits légumes donnèrent peu, et ce qui vint à bien fut encore détruit par les insectes. Les curcubitacées seules firent exception et leur rendement devint très-rémunérateur. H. Vergers. — Arbres fruitiers. La production fruitière est très-difficile a apprécier, parce que les rapports y relatifs diffèrent sensiblement entre eux. En général, les arbres sur les hauteurs n'ont rien produit. Le$ fruits rouges furent abondants. Ceux à noyaux, notamment les cerises, donnèrent un bon produit, les quetschiers firent seuls exception. Les fruits à pépins furent abondants dans certaines localités, dans la majeure partie assez rares, même très-rares. Les pommes donnèrent plus que les poires. Les coings et les nèfles plus que celles-ci, parce qu'ils avaient moins souffert pendant la floraison. Les noyers ont beaucoup donné; les noisetiers très-peu; i l n'y eu ni gland ni faine. L'exportation des pommes et des noix a été très-active, surtout vers la Prusse. I , Vignobles. La vigne peut se réjouir d'une année tout à fait exceptionnelle, telle qu'on n'en rencontre que fort rarement. Aussi le vin de 1865 mérite-t-il d'être placé à côté des crûs les plus célèbres, quant à la qualité. 38 Pour ce qu'il en est de la quantité, il résulte du recensement fait par l'administration des accises, qu'on a vendangé cette année hectol. 73,031 20, c'est-à-dire plus du double qu'en 1864, et bien au-dessus de la moyenne des dix dernières années., En effet, on vendangea en. 1855 19,469 1856 21,150 1857 70,850 1858 73,407 1859 63,407 1860 21,128 1861 26,327 1862 49,070 1863 51,450 1864 34,652 Moyenne totale 43,091 Depuis 1830 cette quantité n'a été dépassée que trois fois, savoir en 1833, 1837 et
- Parcontre, on ne se souvient plus d'avoir obtenu un produit aussi généreux, surpassant en qualité les crûs fameux, comme p. ex.
- K. Bois. — Haies à écorces. — Plantations. L'attente générale de voir diminuer la valeur des bois, ne se réalise que dans certains bassins dépourvus de moyens de communications convenables. Le motif en est dans la diminution des coupes, par suite des anticipations antérieures et des défrichements de bois. Ces prix qui, à la première vue, justifieraient le maintien des massifs forestiers, deviennent le mobile des déboisements opérés, et cela, parce qu'ils donnent de la marge à la spéculation. De tous les produits forestiers, les écorces ont le plus souffert de la baisse de prix pronostiquée. Après la foire vernale de Francfort, il y a eu baisse générale de 25 pCt. sur les prix, d'ailleurs élevés de cet article. En moyenne, on a vendu la botte de 25 k° : écorces fines 3 à 5 fr. id. ordinaires, 2 à 3 fr. Les bois d'œuvre conservent toujours leur prix, lesquels tendent même à augmenter: Le chêne en grume, de grosse-dimension, les vieilles écorces trouvent preneurs au prix de 90 à 100 fr., les modernes, dites de charpente, se placent de 50 à 80 fr. Enfin, les charronnages ordinaires se cotent de 15 à 30 fr. Quant au bois à brûler, on en trouvera les prix dans les mercuriales. Ajoutons toutefois que le bois qui se vend en forêt, dans le Nord du pays, 1 fr. 25 le stère, se paie 3 fr. dans le canton d'Echternach, 8 fr. dans celui de Capellen, et 10 fr. dans celui de Luxembourg. Espérons, dans l'intérêt des producteurs, que les chemins de fer construits, et surtout ceux projetés, mettront fin à une disproportion incompatible avec la situation économique du contribuable et les progrès de l'époque. L . Résumé général de la récolte. Le tableau suivant donne le produit final de la récolte de 1865, et permet de le comparer à celui des cinq dernières années ; 39 RÉCOLTE MOYENNE NATURE DES PRODUITS. UNITÉ. des cinq dernières années. Céréales et farineux. Froment d'hiver Seigle id Méteil Epeautre ou engrain Orge d'été Avoine Trémis Légumineuses hectol. graine. id. 13.4 15.5 14.8 14.5 19.0 19.6 19.1 23.4 15.2 17.1 16.4 16.0 19.5 24.8 20.5 12.8 15.0 14.5 14.8 17.2 18.2 18.7 19.5 12.5 12.3 10.5 13.1 12.2 10.7
- 6 11.7 28.7 10.5 7.9 8.8 10.7 8.8 19.8 13.6 17.1 11.4 20.0 6.3 19.8 10.9 3.5 19.9 7.5 18.7 16.2 25.6 26,1 12.1 hectol. graine. 14.9 id. 11.8 id. 9.8 11.8 id. kilogrammes. 363.6 207.1 id. 11.0 11.0 6.0 7.5 393.0 293.0 10.4 9.1 9.1
- 3 277.4 195.9 id. id. id. id. id. Sarrasin id. Haricots Pois de c a m p a g n e Lentilles Féveroles Vesces Lapin id. id. id. id. id. id. Plantes racines Pommes de terre hectol tuberc. Quint. racines. Betteraves id. Carottes id. Rutabagas, turneps id. Navets en récolte dérobée Plantes industrielles et commerciales. Navette Caméline Pavot Chanvre (filasse) Lin (filasse) Colza de
- de
- 5.0 8.8 8.0 9.4 35.9 kilogr. graine. 36.6 27.3 Lupuline ou minette 25.9 id. 32.4 31.1 Trèfle blanc id. 28.3 23.5 24.9 — rouge Graines fourragères. 21.2 6.2 id. 23.4 — hybride Luzerne id. 30.6 26.1 39.2 Sainfoin id. 43.2 59.3 27.6 De ce qui précède, il résulte que la récolte de 1865 n'est guère satisfaisante et est au-dessous de celle d'une année ordinaire. Les céréales rendirent peu de graines de qualité supérieure, et les pailles furent peu abondantes. Les fourrages sont également rares, et la seule piaule qui puisse y suppléer en partie, est la pomme de terre, dont la récolte ne laisse rien à désirer. 40 Enfin les plantes dites industrielles, ne firent pas exception quant à la faiblesse du produit, ce qui ne fut pas Ie cas avec le rendement en graines de plantes fourragères. Celles-ci furent excellentes sous tous les rapports: Les pays qui nous entourent ne firent pas exception à cet état de choses, Témoin le relevé suivant puisé a des sources officielles. RENDEMENT. PRODUITS. Prusse. Belgique. Froment hect. 0,73 Seigle 20 0,78 Orge 28 Sarrasin 26 Avoine 32 Pois 16 d'une année moyenne. 19 0,91 0,71 0,90 0,82 kil. 13750 0,97 Colza hect. 13 0,37 Ein kil 363 Prairies 2563 Trèfles 17127 pCt. Pommes de terre. Lupin 0,70 En France, la récolte des céréales présente partout un déficit comme chez nous. I l en est de même des fourrages et autres cultures. Malgré cette faible production on ne peut prévoir une grande gêne dans les transactions. L'excédant des récoltes de 1864 et des années antérieures couvrira partout le déficit laissé par l'année
- CHAPITRE IV. Améliorations agricoles. § 1 . GÉNÉRALITÉS. Le progrès agricole ne fait qu'un pas tous les dix ans, prétend un ancien adage. Si ceci est vrai pour la longue période consacrée à la culture du sol, il doit y avoir une exception pour les 41 dernières années. En effet, l'émulation provenant des améliorations apportées depuis quelques lustres dans les autres branches de l'activité humaine, a réagi sur l'exercice de l'agriculture. Avec les voies perfectionnées et accélérées de transport, sont venus les nouveaux débouchés et la concurrence du dehors. Le cultivateur a le plus souvent dû faire de nécessité venu, et l'exemple qui restera toujours son plus grand enseignement est tombé sur une terre fertile, suffisamment préparée par les nécessités du moment. Il a d'abord produit plus et mieux, parce qu'il bénéficiait de prix rémunérateurs et que pour l'art agricole, comme pour toute autre industrie, l'argent est le nerf du progrès. Constatons toutefois que le progrès n'a pas été uniforme, qu'il n'a pas été saisi par la totalité. En général, les améliorations introduites par Ia g r a n d e culture, les fermiers étrangers ne firent leur chemin qu'après bien des critiques. Les hommes d'initiative eurent donc comme partout leurs mauvais jours et e n c o r e aujourd'hui, la défiance proverbiale du paysan n'est pas toujours vaincue. Et il eu sera de m ê m e aussi longtemps que les bonnes pratiques ne seront pas comprises par les masses et que l'art de cultiver la terre restera dans la vieille ornière. Ce sera l'œuvre du temps et l'année qui v i e n t de s'écouler, a, comme les précédentes, contribué à ce résultat, sans pourtant se distinguer p a r un de ces faits qui forment époque dans l'histoire du progrès agricole. §
- PROCÉDÉS NOUVEAUX. Les progrès signalés par nos précédents rapports, dans l'an de cultiver la terre, n e se sont pas ralentis. L'emploi d'instruments perfectionnés a non seulement amélioré le sol, il a contribué à le rendre tous les jours plus meuble et plus propre. Il en résulte non seulement un meilleur travail, mais encore une diminution dans les frais de production. La jachère improductive a fait son temps dans plusieurs parties du pays, et perd de son étendue dans toutes. Ceci est d'autant plus heureux que dans la majeure partie des cas elle est remplacée par une sole de fourrage. Enfin les engrais sont mieux conservés et aménagés, leur emploi plus raisonné, de sorte que si le capital consacré à l'agriculture était encore augmenté, nous nous trouverions bientôt dans toutes les conditions de la culture améliorante et à grand bénéfice. §
- IRRIGATION. — PRATICULTURE. Ainsi que nous l'avons vu plus haut, la contenance des terres en nature de prairie diminue tous les ans. Cette rupture de vieux gazons a lieu en faveur des terres labourables et n'atteint d'ordinaire que les prés de faible rapport. Celte opération ne veut pas dire que le cultivateur n'attache pas l'importance qu'elle mérite aux prairies naturelles, car c'est le reproche contraire qui pourrait d'ordinaire lui être fait, En effet, il ne tient trop souvent pas encore assez compte de la production des fourrages artificiels et des plantes sarclées, et conserve en nature de prés des terres qui livrées à la c h a r r u e , produiraient bien davantage. En général, les prairies font l'objet de beaucoup de travaux d'amélioration, surtout dans la partie nord du pays. L'emploi et l'aménagement des eaux à l'irrigation méritent d'être signalés. Autre chose est dans la partie sud. Le morcellement de la propriété, les nombreuses concessions Annexe au Mémorial 1866, II e partie. 42 d'usines, le nombre moins considérable de petits cours d'eaux, rendent très-difficile l'aménagement et les prises d'eaux courantes. L'association des intéressés, la création de syndicats, tels qu'ils existent dans d'autres contrées, tels sont les moyens qui faciliteront les grands travaux de praticulture. Jusque-là les améliorations tentées sont plutôt à considérer comme des efforts isolés et c'est comme tels que nous enregistrons les renseignements suivants, sur les prairies perfectionnées en
- PRAIRIES CANTONS. anciennes perfectionnées. h. 1 9 Diekirch… 23 Echternach… 2 Esch-sur-l'AIzette… 28 Grevenmacher… 4 Luxembourg… 11 Mersch… 13 Redange… 13 Remich… Wiltz… 17 Capellen… a. 6 c. 40 40 50 20 Tolal pour
- 122 Total pour
- 155 56 38 Différence en moins pour 1865… 32 82 Ces chiffres ne renferment pas les petites améliorations que tout cultivateur soigneux exécute tous les ans. Ils ne tiennent compte que des travaux complets, tels que ceux que l'administration communale de Mondercange a encore fait exécuter par la communauté des habitants et qui s'étendent sur 12 hectares. En résumé, les dernières années avec leur température anormalement sèche, provoquèrent beaucoup de travaux d'irrigation. Espérons que l'avantage qui en est résulté en provoquera la continuation et fera que le rôle bienfaisant de l'eau en agriculture sera apprécié à sa juste valeur. Ajoutons que le Comité permanent de la commission d'agriculture a eu à instruire un projet d'irrigation des prairies entre Rœser et Hesperange, au moyen d'une prise d'eau sur l'Alzette en aval de Rœser; mais que ce projet pouvait devoir rester sans suite, parce que le crédit alloué sur le budget de l'État pour ces sortes de travaux a été supprimé. Un autre projet d'irrigation des prés en amont de Cruchten au moyen des eaux de l'AIzette a également dû être ajourné, malgré les subventions généreuses offertes par un propriétaire des environs. 43 §
- DRAINAGE. L'assainissement des terres humides, à sous-sol imperméable, au moyen de conduits souterrains, devient moins urgent dans les années de sécheresse qui se suivent depuis plusieurs années. Ces travaux n'ont toutefois pas été complétement abandonnés, comme le montre le tableau suivant : DRAINAGES EXÉCUTÉS. CANTONS. Capellen… Clervaux… Diekirch… Echternach… Esch-s.-l'AIzette… Grevenmacher… Luxembourg… Mersch… Redange… Remich… Wiltz… Total pour
- —
- Nombre de communes. Contenance. h. a. c. 2 3 1 3 4 6 1 80 13 40 2 3 4 2 40 12 10 2 4 20 19 53 60 107 53 D'après le relevé fait en 1863, il existait encore dans le pays 1023 hectares de terre devant être drainées, ci… h. 1023 Il a été drainé depuis lors, en 1864 — 107 53 1865 — 53 60 Reste… 862 87 A la même époque
(1863)on avait drainé. . h. 467 20 En 1864 et 1865… 161 13 Total des terres drainées… §
- h. 628 33 ENGRAIS. — AMENDEMENTS. A. Engrais d'étable. — Purin. — Fumure verte. La question des engrais, de leur consommation, de leur emploi, mérite de fixer toute notre attention, parce qu'on peut, à la première vue, juger de l'industrie, du degré d'Intelligence d'un cultivateur, par les soins qu'il donne à son fumier. En règle générale, on comprend bien l'importance des engrais; mais on néglige trop souvent encore les précautions les plus élémentaires pour en assurer la conservation. La place à fumier, 44 construite à proximité des écuries; est lavée par les eaux de pluies provenant des toitures. L'engrais y est jeté pêle-mêle et souffre autant du hâle que des eaux. Le purin n'est qu'exceptionnellement retenu dans des citernes; il va le plus souvent, avec les eaux de fumier, empester l'air et corrompre les eaux des environs. Cet étal de choses est regrettable et sous le rapport des engrais perdus et sous celui de la santé publique. Aussi sa fin est-elle à souhaiter. Il existait d'ailleurs, au 31 décembre 1865, le nombre de citernes à purin relevé ci-après : NOMBRE CANTONS. de citernes à purin. Capellen… Clervaux… Diekirch… Echternach… Esch-sur-l'Alzetle... Grevenmacher… Luxembourg… Mersch… Redange… Remich… Wiltz… 86 19 68 49 28 79 123 102 74 Total pour
- —
- 992 939 8 Différ. en faveur de
- 63 Les vidanges n'ont pas chez nous l'importance qu'elles acquièrent aux environs des grandes villes. Les seuls cultivateurs des alentours de Luxembourg en retirent un certain avantage. Jusqu'ici ils les employaient à l'état naturel, à l'aide d'un mode d'extraction essentiellement dégoûtant. L'année 1865 a été le point d'un immense progrès sous ce rapport. L'administration communale a introduit un système inodore de vidange et en débite le produit, mélangé aux boues de la ville. Nous constatons d'autant plus volontiers ce fait, que l'hygiène ne peut qu'y gagner. Le lupin continue à prendre de l'extension comme fumure verte. C'est par centaines d'hectares qu'on le rencontre sur le plateau-sablonneux entre Dommeldange, Junglinster, Rollingen, Blaschette et Fischbach. On le cultive, dans le même but, dans d'autres contrées du pays; mais il n'y a pas encore atteint des dimensions aussi considérables. B. Engrais commerciaux. L'emploi d'engrais commerciaux a été partout moins important que les années antérieures. La cause en est principalement dans l'état de malaise dans lequel se trouve l'agriculture, ensuite dans les abus dont la vente des engrais artificiels est la cause. Les dépôts établis dans le pays ne donnent, il est vrai, pas lieu à des plaintes sous ce rapport. Celui de guano du Pérou nous vient en sac original du dépôt du Gouvernement péruvien lui- 45 même. Les préparations phosphatées de la Rhenania, par contre, sont soumises au contrôle àe la station chimique de la Société agricole de la Prusse rhénane. Mais il n'en est pas de même des commis voyageurs faisant l'article engrais, et venant chaque printemps, offrir sous d'autres noms, de prétendues matières fertilisantes. Nous disons sous d'autres noms, parce que la préparation paraît être toujours la même, savoir : de la chaux d'épuration de gaz, parfumée avec de l'engrais humain, colorée avec du noir de raffinerie et lestée avec diverses substances insignifiantes. Celle industrie qui se produisit chez nous dès 1858, fut surtout prospère en 1865, alors qu'on accorda crédit au cultivateur jusqu'après la récolte et qu'on lui promit de ne le faire payer que si le résultat était favorable. Il est vrai que cette dernière clause n'était que verbale; mais elle ne fut pas moins la cause qui l'engagea à faire usage d'une substance cotée cent fois sa valeur, et qu'il dut solder ensuite, parce qu'il s'y était obligé par un écrit rédigé en conséquence. En exprimant le vœu que cette industrie coupable, par cela qu'elle sert à extorquer de l'argent au cultivateur et à lui faire perdre le fruit de ces travaux, tombe sous l'application de la loi pénale, nous constaterons qu'en 1865 il a été employé dans sept cantons 16,900 kilogr. de ce prétendu engrais, — 19,000 kilogr. de guano du Pérou, — 15000 kilogr. poudre d'os et 750 de superphosphate, soit en tout 38,000 kilogr., représentant une dépense moyenne d'environ 12,000 francs. La température de l'année n'ayant pas toujours été favorable à ces engrais, il reste à savoir jusqu'où ils ont payé et ont indemnisé des avances faites. G. Amendements. Les amendements calcaires sont surtout employés dans l'agriculture du Nord. Les résullats qu'ils donnent sont, en général, bien faits pour populariser la pratique du chaulage; toutefois, ils ne doivent pas faire oublier qu'il ne peut dispenser de l'usage des engrais végétaux, et qu'il peut être ou un grand bien ou un grand mal, comme dit Lecouteux. Autant il est fécond en résultats heureux, lorsqu'il a pour but de développer une production fourragère jusqu'alors insuffisante, autant i l devient désastreux pour l'avenir, lorsqu'il s'applique surtout à accroître directement la production des céréales. Ce dernier genre d'agriculture à la chaux a fait ses preuves; mais il convient de ne pas en conclure que de telles récoltes résultent d'améliorations agricoles sérieusement acquises. La lune' de miel des premières récoltes sur chaulages est comme toutes les lunes de miel : elles passent plus ou moins vite. Tout en prémunissant contre l'abus, nous ferons suivre ci-après le relevé des quantités de chaux employées en 1865 à l'amendement des terres : 46 NOMBRE CANTONS. de hectolitr. employés. Capellen… Clervaux… Diekirch… Echternach… Esch-sur-l'Alzette… Grevenmacher… Luxembourg… Mersch… Redange… Remich… Wiltz… 2570 18150 10100 4950 13100 310 10800 300 23370 720 11200 Total pour
- —
- 95570 256770 Différ. en moins p r
- 161200 Sur le crédit de 4000 fr., voté en faveur des petits cultivateurs ardennais, i l a été demandé, en 1865,1795 hectolitres de chaux par les habitants des communes de Hosingen, Clervaux, Heinerscheid, "Weiswampach, "Wiltz, Eschweiler, Winseier, Oberwampach, Bœvange, Asselborn, Hachiville et Basbellain. Les communes de Consthum, Hoscheid, Munshausen, Bourscheid, Heiderscheid, Esch-sur-laSûre, Gœsdorf, Mecher, Alscheid, Wilwerwiltz, Neunhausen, Arsdorf, Boulaide, Harlange, Bigonville, Perlé et Folschette, n'ont fait aucune déclaration pour participer au bénéfice du crédit volé. Il aurait fallu pouvoir disposer d'une somme de 5458 fr. 40 pour le paiement des primes fixées par l'art. 2 de l'arrêté du 28 décembre
- Mais le crédit n'étant que 4000 fr., la quantité de chaux à primer a dû être réduite dans les limites de la somme allouée. Il en est résulté que 5355 hectol. de chaux auraient pu être primés, et que le paiement des primes, ainsi réduites, aurait demandé une somme de 3961 fr.
- Jusqu'ici il n'a toutefois été liquidé que celle de 3060 fr. 94, correspondant à 4199 hectol. de chaux réellement employés. Si la quantité entière de chaux déclarée n'a pas été employée en 1865, c'est que, comme les années précédentes, les frais de transport auraient été trop considérables pour beaucoup de déclarants. Ceci ne prouve donc pas contre la mesure, qui ne discontinue pas à produire les meilleurs effets. Vient maintenant le plâtre employé en couverture sur les fourrages artificiels, notamment le trèfle ordinaire. En 1865, on en a usé les quantités suivantes : 47 NOMBRE CANTONS. de hectol. employés. Capellen… Clervaux… Diekirch… Echternach… Esch-sur-l'AIzette… Grevenmacher… Luxembourg… Mersch… Redange… Remich… Wiltz… 2940 1200 1545 500 1320 880 810 1063 942 535 360 Total pour
- 12095 —
- 15752 Différ. en moins pr
- 3657 Cette diminution provient du peu d'effet utile du sulfate de chaux pendant les dernières années de sécheresse que nous venons de traverser. On l'emploie également moins à la fixation de l'ammoniaque dans le fumier d'étable, parce qu'il est prouvé qu'il forme des combinaisons sulphydriques augmentant l'infection au lieu de la prévenir. Un dernier amendement calcaire, très-commun dans le pays, est la marne. Son usage, trèsrestreint, se résume dans les chiffres suivants : NOMBRE CANTONS. de mtres cubes employés. Capellen… Clervaux… Diekirch… Mersch… Redange… Wiltz… 40 9300 200 150 400 10 Total pour
- 10100 —
- 6524 Différ. en faveur de
- 3576 §
- CULTURES NOUVELLES. Le nombre de plantes nouvelles introduites dans nos cultures le sont presque toujours à titre 48 d'essai et à une échelle restreinte. Ce sont le plus souvent des variétés des espèces cultivées eu plein champ, et la grande majorité dure d'ordinaire l'espace d'un essai, c'est-à-dire une ou deux saisons. Il y a plus, elles reviennent quelquefois au bout d'un certain temps, souvent sous un autre nom. Ce qui fait regretter qu'il n'est pas toujours possible de les suivre dans leurs pérégrinations. A.. Céréales. Le froment généalogique de Halett a donné de beaux produits avec de la graine originale, et dans une culture restreinte. Il paraît toutefois qu'il dégénère très-facilement. Au surplus, la plupart des froments étrangers cultivés jusqu'ici paraissent être dans ce cas, et être également sensibles aux froids alternes de nos hivers. L'épeautre rouge introduite de l'Ardenne belge dans le Nord du Grand-Duché, paraît avoir de l'avenir et devoir faire concurrence au seigle. L'ancienne variété tardive de l'avoine perd de plus en plus de terrain et fait place aux variétés précoces. L'avoine orgeuse à grains gros, lisse, prend tous les jours plus d'extension. B. Plantes racines. Les betteraves fourragères, globes et plates, ne donnent pas autant de volume que les disettes longues; mais comme leur densité est plus grande, il en résulte que leur richesse en substances alibiles est au moins égale, sinon supérieure. C'est ce qui explique l'extension que prend la culture des variétés des Barres, d'Oberndorf, de Salival, etc., etc. La betterave à sucre essayée à diverses reprises dans le pays et cultivée en grand, notamment en 1854—56, lors de l'introduction de la distillation de cette racine chez nous, a fait l'objet d'une culture assez importante et raisonnée en
- Plusieurs cultivateurs de diverses parties du pays se procurèrent de la graine à la même source, et nous croyons résumer les résultats obtenus, en donnant ci-après un extrait de la note que son principal cultivateur, M. Jos. Servais, de Mersch, a bien voulu nous communiquer à ce sujet : « Au mois de mars de l'année dernière, je fis venir deux espèces de graines de betteraves à sucre; l'une m'a été envoyée par M. Pasquié, directeur d'une fabrique à sucre à Obourg, près Mons; l'autre provenait de Borgesdorf, domaine situé près de Magdebourg. » Au mois d'avril je fis semer ces graines en partie sur une terre légère, en partie sur un terrain de consistance assez forte. Malgré la grande sécheresse que nous avons eue en 1865, mes semis réussirent et les plantes parvinrent à leur entier développement. L'espèce belge atteignit cependant un volume plus considérable que la variété allemande; la chair de la première était de couleur rose, tandis que celle de la seconde était blanche; mais ce qui distingua particulièrement ces deux variétés, ce fut que la betterave belge avait généralement le sommet garni d'une forte touffe de feuilles, tandis que chez l'espèce allemande, les feuilles, restées très-petites, se montraient en outre en fort petit nombre. Lorsque le moment de la récolte fut arrivé, je fis arracher des échantillons de mes deux variétés cultivées et j'envoyai le tout à M. Pasquié, qui avait bien voulu s'offrir de soumettre mes betteraves à l'analyse pour constater le rendement en matière saccharine. Voici ce que, quinze jours plus tard, M. Pasquié m'écrivît à ce sujet : 49 ««J'ai bien reçu le panier de betteraves que vous m'avez adressé dernièrement. Ainsi que vous le désirez, j'en ai fait l'expérimentation et j'ai reconnu que votre sol était plus riche que le notre et voici pourquoi. ««La betterave blanche de Silésie (de Bogersdorf) a donné 6 degrés 3 au densimètre, ce qui équivaut à un rendement de 7 kil. par 100 kil. de betteraves, résultat très-beau, et la betterave à collet rose, provenant de la semence de M. Hœdemacker, c'est-à-dire de notre semence, a donné 5°,5 au densimètre, ce qui équivaut à un rendement en sucre de 6 k. 20 par 100 kgr. de betteraves. La même graine récoltée ici (Hainaut), ne me donna jamais plus de 6% de rendement.»» M. Servais ajoute. «Maintenant il est à remarquer que les plantes que j'avais expédiées à Obourg avaient toutes été tirées de la pièce de terre légère; il est donc à croire que l'analyse aurait fourni des résultats encore plus satisfaisants, si on avait pu opérer sur des plantes arrachées au champ formé d'un terrain compact.» En présence de ces résultats, obtenus dans une culture en plein champ, dans des conditions exceptionnelles de température, il semble ne plus y avoir lieu de désespérer de la création projetée depuis si longtemps de sucreries dans le pays. C. Plantes fourragères. Le terrain que le trèfle hybride perd dans le bon pays, est regagné par lui dans les Ardennes. II y remplace avec avantage, paraît-il, le trèfle blanc, et donne un revenu d'un tiers supérieur à celui-ci, sans compter la graine. Une vieille connaissance, le Ceratochlea australis, ne pouvait manquer d'être réintroduite chez nous, surtout qu'il venait d'être baptisé du nouveau nom de Brôme de Schrader et que la semence en coûtait 10 fr. le kilogr. Les essais nombreux tentés avec celte plante paraissent avoir donné des résultats contradictoires quant au rendement et à la valeur du fourrage. Pour ce qu'il en est de la récolte de la graine, elle est partout très-abondante. On est également à peu près d'accord que la plante donne plusieurs coupes et que l'hiver dernier n'a pas trop ralenti sa végétation. Nous continuerons à recueillir les renseignements sur cette graminée, et nous ne manquerons pas de les réserver pour nos prochains rapports. D. Plantes forestières. Le vernis du Japon, connu depuis longtemps chez nous comme arbre d'ornement, y a été introduit en forêts dès
- II a en général souffert des gelées tardives, très-insidieuses pendant les dernières années, et ne s'est bien maintenu que dans les terres de consistance moyenne. Les sables du grès luxembourgeois paraissent ne pas lui être favorables. Il en est de même du pin maritime, qui, parvenu à une certaine taille, se dessèche et meurt. Dans les autres formations du pays, même dans les expositions souffrant des gelées tardives, il prospère jusqu'ici d'une manière remarquable. Enfin, le pin du Lord prend de l'extension dans la culture vies terrains humides ou on le propage de plus en plus. Annexe au Mémorial 1866, IIe partie. 9 50 §
- INSTRUMENTS D'AGRICULTURE. La propagation des bons instruments agricoles fait son chemin. Le matériel de la ferme s'épure et se perfectionne tous les jours davantage. Le progrès est partout; mais chez nous pas plus que dans les autres pays, il peut être question de hautes nouveautés. On perfectionne les anciens engins et on cherche à les approprier davantage à nos habitudes culturales et à nos besoins. C'est ce qui explique les modifications apportées à la charrue, p. ex. Quant aux locomobiles, moissonneuses, faneuses, râteaux à cheval, on ne les connaît encore Je plus souvent que par les expositions. Notre situation économique ne paraît pas encore en reclamer l'introduction dans nos fermes. CHAPITRE V. Industries agricoles. Aucune nouvelle industrie n'est, à notre connaissance, venue s'annexer à la ferme. Les motifs en ont été développés, lorsqu'il s'est agi de la culture des plantes industrielles. L'éducation commerciale du cultivateur est encore trop sauvent à faire, et l'esprit d'association trop nouveau a à se débattre contre la défiance proverbiale de l'habitant des champs. Enfin les circonstances du moment ne sont pas faites pour encourager les capitaux à s'exposer dans des entreprises nouvelles. A. Distilleries. La disette continue des fourrages a fait que des 1733 distilleries existant dans le pays, 1560 ont été tenues en activité. Elles ont travaillé les matières suivantes : QUANTITÉS NETTES DE MATIÈRES DÉCLARÉES. DÉSIGNATION DES MATIÈRES. Droit Droit par Agricoles. par hectol. hectol. 0.29 214,474 02 0.35 Grains… Pommes de terre… 0.29 21,885 47 0.35 Fruits à pépins, marcs de fruits à pépins, fruits à baies de toute espèce et lies de vin… Marcs de raisins… Vin, cidre, poiré et fruits à noyaux Betteraves… Total… hectol. Total général… 235,359 49 Autres. Droit Autres par heclol. matières. 20,796 01 3,130 52 0.63 0.42 1.25 23,926 53 314,572
- 12,373 68 12,222 14 6,036 44 24,653 83 55,286 09 51 De cette somme il a été distillé 283,939 h. 85 de farineux, dont les résidus sont entrés dans d'alimentationdu bétail et ont fourni non seulement un régime savoureux, mais encore des engrais puissants. Dans ce chiffre sont compris 235,270 h. 03 de graines, qui, s'ils avaient été apportés au marché, auraient exercé une influence d'autant plus fâcheuse sur les mercuriales que les céréales étaient toujours en baisse. Enfin un avantage qui a son mérite pour la santé publique, c'est que les grains des dernières qualités étant livrés à l'alambic, il en résulte que le pain du cultivateur en est amélioré. Nous résumons ci-après le mouvement des distilleries activées pendant les cinq dernières années, afin de pouvoir apprécier les ressources qu'elles donnent à la culture et au Trésor : ANNÉES. 1861 1862 1863 1864 1865 Nombre de distilleries activées. 1028 1808 1785 2011 1560 Quantités nettes distillées. Total. Farineux etc. Fruits etc. 152,045 78 16,027 40 225,126 26 242,415 18 283,939 85 67,619 37 .51,454 43 31,632 26 168,073 18 198,847 52 292,745 63 293,869 61 314,572 11 La diminution du nombre des distilleries activées trouve son explication dans la quantité de fruits distillés, laquelle était au surplus restreinte au montant de la récolte. Jusqu'ici la distillation de la betterave n'était soumise à aucun droit, parce que celle opération était à considérer plutôt comme essai, que comme spéculation. Nous avions demandé que cet état de choses subsistât encore pour l'avenir. La loi du 15 décembre 1865 a tranché la question, eu soumettant celte matière à un droit d'accises de 0.15 par chaque jour de travail. Une autre mesure menaçait l'avenir de nos distilleries. Lors du renouvellement du traité de l'Union douanière, la question de l'introduction chez nous du même mode de perception qu'en Prusse a été soulevée. Le comité permanent de la Commission d'agriculture, après s'être adjoint d'autres membres de ce collège, s'est prononcé contre ce projet, en appuyant surtout sur le fait que les conditions de production toute particulière dans lesquelles nous nous trouverons vis-à-vis de la Prusse, ne permettent pas d'augmenter les droits d'accises sur les, eaux-de-vie. C'est avec une grande satisfaction que nous constatons que cette opinion a prévalu et que le taux et le mode de perception de l'impôt sont restés les mêmes. B. Brasseries. L'industrie de la brasserie continue à prospérer. Trente-quatre de ces établissements ont travaillé 1,473,003 kilogrammes de matières, soit une faible augmentation sur 1864, en égard à celle des années antérieures. En effet, il a été payé l'accise pendant les cinq dernières années sur les quantités suivantes ; 52 NOMBRE ANNÉES. 1861 1862 1863 1864 1865 QUANTITÉS NETTES de de brasseries matières farineuses déclarées. en activité. 32 35 36 36 34 k° 1,056,255 1,286,345 1,354,471 1,472,000 1,473,003 Les années favorables à la vigne qui se succèdent depuis 1857, nuisirent certainement à la consommation de la bière; mais ce qui lui porta le plus grand préjudice, c'est la crainte surgie en 1865, de maladies épidémiques. D'après M. Payen, cette quantité de matière réclamerait 2368 kilog. de houblon et donnerait 7400 hectol. de bière usuelle. h. 7400 Ci 54 59 Il a été importé de France. — de Belgique
- 98 7499 57 Il a été exporté vers la Belgique — la France 5508 00 65 95 5573 75 Total 925 82 Reste pour la consommation intérieure soit environ un demi-litre par tête et par an, si on ajoute la quantité inconnue de, bière venant de l'Union douanière. Une dernière observation aura trait au houblon. La balle s'étant vendue en 1865 en moyenne à 300 fr., i l s'ensuit que notre agriculture aurait pu gagner une bonne partie de la somme de 71,040 fr. déboursée pour cette matière première. C. Vinaigreries. — Huileries. — Meuneries. Les quelques fabriques de vinaigres qui travaillent chez nous, sans être attachées à une brasserie ou à une distillerie, n'ont qu'une; importance secondaire. — Les vinaigres de première qualité nous viennent de l'étranger, et beaucoup de ménages produisent, pour leur besoin. L'activité des huileries agricoles diminue avec la culture des plantes oléagineuses et en raison de la généralisation des huiles de pétrole. Leur position devient par suite de plus en plus précaire. La meunerie est dans le même cas; la suppression de droit à l'entrée des farines françaises vient de la mettre dans une position encore plus défavorable, dont elle ne se tirera d'ailleurs aussi longtemps qu'elle n'aura amélioré son matériel et son outillage. Nous estimons que dans l'intérêt des consommateurs, ceci aura lieu à bref délai. 63 D. Fabrique de chicorée à café. La seule fabrique existant dans le pays et travaillant pour le commerce extérieur, a continué de fonctionner en
- Comme les années antérieures, elle a dû faire venir ta plus grande parue de la matière première de la Belgique. Elle a importé pendant les cinq dernières années. 1861 k° 139,
- 1862 210,
- 1863 253,
- 1864 218,
- 1865 215,
- Les fabriques de chicorées artificielles de l'étranger nuisent en ce sens à l'extension de cette fabrication, que ce qu'elles vendent sous ce nom est un assemblage des matières les plus disparates, n'ayant le plus souvent que le nom de la chose, et pouvant être par suite vendu à des prix inférieurs. Reste à décider jusqu'où la santé publique s'en accommode. F . Fruits secs. — Syropteries. — Féculeries. Le séchage des fruits est de nouveau réduit au rôle modeste de pourvoir à la consommation du ménage. I l a lieu à chaleur perdue, après la cuisson du pain dans les ménages. Les féculeries continuent à chômer. Quant à la fabrication de sirops, elle est le privillége d'un seul établissement, auquel ses bons produits assurent des débouchés soutenus et recherchés. G. Fabriques d'instruments aratoires. Le nombre de fabriques d'instruments aratoires, s'adonnant à la construction de machines, notamment de machines à battre, est de sept, savoir : 1 Canton de Capellen — de Diekirch 1 — de Grevenmacher 1 — de Luxembourg . 1 3 — de Mersch 7 La concurrence des artisans, s'adonnant à la confection des petits instruments, notamment des charrues, rend la situation des grandes fabriques plus difficile, et les force à étendre leurs entreprises de construction à d'autres engins, chaque fois que le marché extérieur ne leur est pas ouvert. CHAPITRE VI. Animaux domestiques. §
- RECENSEMENT DES BESTIAUX. L'état suivant présente le résultat du recensement officiel des bestiaux dans le Grand-Duché, fait dans les dix premiers jours du mois de juillet de l'année
- 54 NOMBRE DES CHEVAUX. de trois ans et au-dessus. Nombre des bêtes à Poulains de six mois au-dessous jusqu'à trois ans de 6 mois. de trois ans et au-dessus. de trois mois jusqu'à trois ans. Bœufs. Vaches. Taureaux. Bœufs. Vaches. Taureaux. Juments. Entiers. Hongres. Juments. Entiers. Hongres. Entiers. Juments. CANTONS. 83 136 143 69 4750 206 230 1555 171 62 96 80 5197 1210 288 3066 1112 36 39 55 456 4431 821 134 1504 319 18 46 52 26 2888 278 99 1178 243 Capellen 42 1315 574 161 222 Clervaux 14 588 265 56 108 42 Diekirch 61 634 511 47 94 Echternach 16 555 348 63 111 Esch-sur-l'Alzette. 86 1643 822 131 344 100 227 245 Grevenmacher 45 Luxembourg 64 1108 861 Mersch 28 717 530 Redange 30 1207 479 178 324 134 149 170 Remich 34 665 511 73 84 17 40 37 Wiltz 6 636 358 52 119 57 66 73 122 4687 680 351 2047 283 57 5431 30 222 1913 144 150 1292 200 36 68 77 40 3779 115 126 169 51 108 90 43 5507 58 161 1180 83 97 135 44 55 63 60 3607 80 152 1195 82 773 613 106 156 87 4971 287 376 2698 409 29 3071 24 75 1034 68 Total pour
- 380 9825 5929 1187 1866 618 993 1101 680 38380 3790 2193 18765 3116 — Différence pr 1865 —
- 395 10102 5950 1117 1699 555 1021 1088 683 50110 4070 2705 22165 4019 en plus en moins. 70 167 277 15 21 13 63 28 3 11730 280 512 3420 903 55 verrats truies. 252 37 916 2941 1981 167 1007 111 2953 7684 4379 58 1214 2335 1846 3 99 550 58 3506 2034 873 38 815 2959 131 5 67 547 43 1659 1093 458 44 744 1813 1551 7 107 756 60 2815 1717 531 62 1388 4185 2694 2 153 525 13 1198 872 265 37 920 3214 1530 1 83 370 134 1497 623 254 61 915 3454 1701 6 90 533 53 2433 2400 820 49 483 2188 943 3 152 055 100 2884 4707 3078 66 778 2114 1283 1 2 36 208 22 241 143 92 22 396 3232 884 5 3 42 607 71 2700 6661 4376 39 724 2925 1082 1 d Bouc Agneaux. 594 Chèvres, Brebis. 1102 Anesses. Moutons. 45 Anes. Béliers. destinés à la reproduction des Mulets. au-dessus de trois mois Nombre Anons des bêtes à laine. destinés à l'engraissement. au-dessous de troismois boucherie. estinées à. l'élève. Nombre au-dessous de trois mois. Nombre des porcs ornes 112 581 916 39 15 1 2 1 1 1036 845 540 22900 29803 17453 659 11193 30748 17285 39 10 20 14 3 94 1311 1575 146 1694 7395 431 5 1685 24 973 20 2 870 51 853 21 1094 25 1254 31 684 17 1768 24 170 17 952 51 3 9499 31353 16854 34 1106 842 710 22994 28492 15878 513 927 5 8 11976 326 4 5 2674 348 4 698 22 56 l a récapitulation par espèce des animaux portés au tableau qui précède, comparée au nombre des têtes constatées les cinq années antérieures, donne le résultat suivant : DIFFÉRENCE NOMBRE D'ANIMAUX EN 1861 1862 1863 1864 sur 1864 pour 1865 en 1865 en plus. moins. 22196 95257 70376 67850 21927 91683 66776 68885 91909 18 34772 6911 68074 1298 58219 10666 45 4 49 4 ESPÈCES. Chevaline Bovine Ovine Porcine Asine Mulassière Caprine 21594 90485 73569 48249 61 3 21715 92101 70242 45678 67 1 14 4 63 6 14435 14541 13833 13022 12302 720 La diminution générale du nombre de têtes d'animaux domestiques est un fait constant, ayant sa source dans le déficit constaté de la production fourragère. C'est un pas en arrière dans ce sens, que la perte qui en résultera dans la création des engrais d'étable refluera désavantageusement sur l'avenir. Il faudra une longue suite d'années pour regagner le temps perdu, parce que la décroissance ne commence pas d'aujourd'hui et qu'elle date de 1860 déjà. Pour compléter ces données sur la population animale du pays, nous ferons un état récapitulatif du nombre de ruches servant de logement aux abeilles. NOMBRE NOMBRE de communes de ruches où il n'y avait pas CANTONS. de ruches en en
- Capellen Clervaux Diekirch. Echternach Esch-sur-l'Alzette. Grevenmacher Luxembourg Mersch Redange. Remich Wiltz 2 760 1184 1491 595 780 675 275 561 1035 212 993 Total pour
- 8563 6611 Différence en plus pr 1865 en moins. 1952 1 4 1 2 8 1 2 1 2 1 1 3 1 14 6 57 L'année 1865 n'a pas été défavorable aux abeilles. Le nombre des colonies est augmenté d'une manière satisfaisante, et leur approvisionnement a été suffisant pour faire espérer un bon hivernage. §
- AMÉLIORATION DES RACES. A. Race chevaline. L'amélioration de nos races d'animaux domestiques est un fait constant, et d'abord la suite nécessaire des perfectionnements apportés dans l'exercice de l'agriculture. Avec une ration plus copieuse et plus nutritive, des soins mieux entendus, enfin le changement du milieu où vivent les animaux, leur conformation a dû répondre à la nouvelle constitution économique qui leur est faite et aux besoins présents de la culture. Une autre cause d'amélioration est le grand soin apporté dans le choix des reproducteurs. La race chevaline a été, comme nous l'avons vu dans notre rapport de 1864, l'objet de la sollicitude toute particulière du Gouvernement dès le XVIIIe siècle. Déjà alors, deux opinions étaient en présence. Tandis que les uns désiraient l'amélioration de la race par elle-même, d'autres voulaient y faire intervenir du sang étranger. La thèse est loin d'être nouvelle, et du temps des croisades, les abbayes de St-Hubert et d'Orval doivent déjà avoir fait servir le sang arabe à l'amélioration du cheval ardennais. Toutefois, celte tendance prit des proportions plus grandes, lorsqu'il s'est agi, comme cela a encore lieu aujourd'hui chez nos voisins, de nous faire contribuer aux besoins de l'armée. Tous les Gouvernements qui se succédèrent chez nous établirent des stations d'étalons fins dans le pays. Nous eûmes même un établissement spécial, créé en vue de nos prétendus besoins; mais tous donnèrent de mauvais résultats Pour un bon produit, i l yen avait cinq de décousus. La seule raison d'un principe économique, mal compris, fut cause que quelques propriétaires voulurent faire des chevaux de luxe dont ils avaient besoin, et l'usage des reproducteurs étrangers se borna à ceux-ci. Le motif en est bien simple. Les races ne s'imposent pas, et comme le dit un agronome bien connu, M. Moll, le Gouvernement ne peut à peu près rien, s'il ne marche d'accord avec la disposition des esprits et s'il n'est secondé par les efforts individuels. L'introduction d'étalons percherons tentée en 1859, après qu'ils eurent, comme le prouve Jannasch, été essayés sans succès dans un grand nombre de pays, est venue pour ainsi dire et, en dernier lieu, corroborer la défiance de l'éleveur contre les races étrangères imposées. Les produits irréprochables dans leur jeune âge devinrent ensuite le plus souvent des rosses, et aujourd'hui c'est l'exception de trouver un des rares produits de ces introductions. C'est ce qui fait dire dans son dernier rapport à un des plus anciens vétérinaires du pays ; En présence des résultats déplorables qu'ont donnés quelques étalons percherons placés précédemment dans le canton, nos éleveurs n'en veulent plus à aucun prix. Ces répugnances, d'ailleurs justifiées par les résultats obtenus, firent qu'en partant du fait admis, corroboré au surplus par la faveur toute particulière du commerce, que notre race possède en elle tous les éléments de sa réputation, et comme le dit un hippologue célèbre, M. Félix Villeroy, ne peut que perdre par l'introduction officielle d'un type améliorateur, on admit pour principe dans le règlement de 1861, que le seul moyen de maintenir le progrès réel, c'est de n'imposer h Annexe au Mémorial 1866, IIe partie. 58 aucune race, de dire qu'un bon cheval est un bon cheval, et de laisser le cultivateur libre dans ses préférences. Ce système, qui fonctionne depuis cinq années, s'est chargé de démontrer son efficacité. Aujourd'hui nos reproducteurs se rapprochent tous de la race condrozienne de moyenne taille, soit de l'Ardennais amélioré par le régime. La race gagne en homogénéité et conserve de plus en plus le type d'un bon cheval de trait, tel que le réclame notre pays accidenté, les ressources de nos éleveurs et les besoins de nos relations commerciales. Aussi nos chevaux ne jouirent-ils jamais d'une si grande faveur à l'étranger qu'aujourd'hui, et pas plus loin qu'en mai 1865, un étalon du pays obtint le premier prix des chevaux de trait à l'exposition internationale de Stettin et y prima les entiers du Perche. Notre système actuel du choix des reproducteurs mérite donc toute la sollicitude acquise a une mesure réussie et populaire. La facilité du placement des élèves, le profit qui en résulte pour l'éleveur expliquent le motif de ces préférences, intimement liées à celle du pays. S'il y a un regret à exprimer, c'est que les retards apportés, dans les dernières années, à l'allocation des crédits et les objections faites contre leur utilité et leur nécessité, donnent à la mesure une certaine instabilité qui ne se comporte pas avec les opérations d'une aussi longue haleine que l'est l'amélioration d'une race. B. Races bovine et porcine. Si la race bovine réclame toute la sollicitude de l'éleveur, par cela que son élève est plus générale et économiquement plus importante que celle du cheval, elle a pour elle d'être moins coûteuse et moins chanceuse. En effet, le prix élevé des étalons, leur perte en valeur avec l'âge, font que les détenteurs de ces animaux sont indubitablement moins nombreux que ceux de taureaux ou de verrats. En outre, les chances aléatoires sont infiniment moindres, attendu qu'un mauvais poulain n'a aucune valeur marchande, tandis qu'un veau ou un goret mal conformé donne encore un produit pour la boucherie. Ces faits ne doivent toutefois pas faire méconnaître l'importance relative du bétail; et comme nombre et comme valeur agricole, ils sont destinés à justifier l'importance relative des crédits votés pour leur amélioration respective. Aucune mesure n'a rencontré autant de partisans que les concours communaux dans l'intérêt de l'amélioration de la race porcine et bovine. Elle donne par suite d'excellents résultats et est un puissant moyen pour l'amélioration des races, qu'elle a activement secondée lorsqu'elle était déjà dans la bonne voie. Ce qui reste désirable, c'est la création d'un concours cantonal par tous les animaux primés aux concours communaux. En payant alors les primes décernées à l'occasion de ces derniers, on éviterait beaucoup de tracasseries aux propriétaires et une masse d'écritures importunes. En extrayant ces lignes, nous ne faisons que renouveler nos propositions antérieures, que tous les jurys communaux, à l'exception d'un seul, appuient de tous leurs vœux. §
- SERVICE DE LA MONTE. A. Race chevaline. L'admission des étalons pour le service de la monte de 1865 a eu lieu conformément au règlement du 14 décembre
- Des 395 étalons ayant l'âge requis pour se livrer à la monte, il en a été présenté 100 à la Commission d'expertise, soit 24 de moins qu'en
- 59 De ce nombre il en a été Admis Rejeté en 1865 76 24 1864 86 38 1863 86 45 Total 100 124 131 Ainsi, la diminution constatée les années antérieures continue de se produire. Si néanmoins elle a été plus forte cette année, c'est d'abord parce que le cultivateur commence à mieux comprendre ce que vaut son entier, et que la présemption a pris le parti de cacher ses valeurs douteuses, ensuite parce que l'admission a été retardée jusqu'en février, et que par suite plus d'un de nos étalonniers s'est rendu avec ses entiers en France, pour se livrer a l'industrie du roulage; celle-ci est d'ailleurs d'autant plus productive, que les reproducteurs peuvent s'y livrer sans contrôle et en toute liberté. Or, la desserte, des juments ayant commencé cette année avant les opérations de la Commission d'expertise, il s'ensuit que la fréquentation du concours d'admission n'a pu être aussi nombreuse que celle des années antérieures. Au surplus, beaucoup de détenteurs d'étalons trouvent plus d'avantage à faire rouler chez nos voisins, que d'accepter les encouragements offerts chez nous dans l'intérêt de la monte. Les motifs en sont très-simples. Outre qu'ils n'ont pas à courir les chances d'un examen rigoureux, qu'ils n'ont aucune formalité à remplir, leur profit net est relativement plus élevé. En effet, par suite de la tendance de l'administration des haras à protéger la production du cheval fin, de demi-sang, les étalons de gros trait du pays sont préférés aux reproducteurs patronés par l'administration. Aussi ont-ils tous trop à faire, et le plus grand nombre, s'inquiétant peu du résultat, font saillir autant que possible. Ce qui justifie le dire d'un hippologue bien connu, M. Eug. Guyot, que ces étalons exploitent l'industrie de l'étalonnage au grand détriment de la population chevaline, mais à leur plus grand profit. Ajoutons néanmoins que l'apparence d'instabilité, provenant du vote annuel du crédit pour l'amélioration des races, et les commentaires dont il est accompagné, contribuent également beaucoup à ce résultat qui, s'il continuait sur la même échelle, deviendrait inquiétant pour l'avenir. Parmi les entiers présentés à la Commission d'expertise, il y avait : Étalons des années antérieures 39 — nouveaux 61 Total 100 Ces nombres se décomposent comme suit : Étalons admis : Anciens, admis à la monte les années antérieures . 34 Nouveaux, élevés dans le pays 20 — venant de l'étranger 22 Total 76 Etalons rejetés : Anciens, admis les années antérieures Nouveaux, élevés dans le pays — introduits de l'étranger Total 5 18 1 24 60 Les motifs de ces décisions de rejets se trouvent indiqués dans le relevé suivant : Trop jeune ou pas assez développé eu égard à l'âge. 3 Mauvaise conformation 3 Haut sur jambe 2 Boiterie, billarder, croise. 3 Panard 4 2 Mauvais jarrets Mauvais trotteur 1 Usure, phymatose. 1 Grosse tête 1 Faux quartier, pieds plats. 2 Mauvaises jambes du devant 1 1 Yeux mauvais Total. 24 A l'aide de ces renseignements, il sera possible d'établir, comparativement avec ceux de l'année 1864, la proportion des admissions et des rejets entre le nombre de reproducteurs présentés pour la première fois. Admis. Total. 1865 1864 1865 1864 1865 1864 20 15 18 30 38 45 introduits de l'étranger 22 23 1 4 23 27 Total 42 38 19 34 61 72 Nouveaux, élevés dans le pays — Rejetés. La grande majorité des chevaux étrangers provient d'Entre-Sambre-et-Meuse, et appartient à la race du Condroz, qu'on considère comme le type ardennais amélioré par la culture et le bon choix des reproducteurs. Ce sont donc des chevaux de taille au-dessus de la moyenne, bien étoffés, à robe généralement baie, tels que nos éleveurs et notre commerce étendu avec l'étranger les demandent. Quant aux produits indigènes, il résulte des chiffres ci-dessus que sur 38 chevaux présentés la première fois, 20 ont été admis et 18 rejetés. Ce résultat qui ne parle précisément pas pour nos éleveurs, serait toutefois tout autre, si nos transactions commerciales n'étaient pas aussi nombreuses et si beaucoup de détenteurs de poulains ne les vendaient pas avant l'âge où ils pourraient être admis à la reproduction. Au surplus, on oublie trop souvent le rôle joué dans l'amélioration de la race par la jument. Lors de l'appariement tout est le plus souvent laissé au hasard, faute de pouvoir se rendre compte des résultats obtenus, eu égard aux qualités ou au défaut des juments ou des étalons, et de l'influence qu'ils exercent sur leur produit. 61 Pour le surplus, les motifs de rejets sont, comme nous le répétons tous les ans, des vices de conformation provenant le plus souvent du manque de soins hygiéniques, notamment de logements insalubres. Des écuries basses, mal bâties, mal pavées, rendent défectueux l'aplomb du cheval et lui font contracter les différents défauts signalés plus haut. S'il est vrai que l'élevage le plus intelligent et le plus soigné compte des produits défectueux, et que ceux-ci ne chargent pas le moins le chapitre des profits et pertes, il n'est pas moins vrai non plus que des sujets bien nés tournent à mal , parce qu'ils sont mal nourris et mal traités. L'habitude est, dans l'espèce, plus forte que l'intérêt en cause, et si nous constatons une amélioration, celle-ci ne se produit que lentement. Ce qu'il s'agit avant tout de généraliser, c'est l'éducation en liberté des jeunes poulains, afin de leur faire prendre des allures plus dégagées et des extrémités irréprochables. Après viendra une ferrure irréprochable, telle qu'elle ne se rencontre pas toujours dans nos campagnes. Vient maintenant l'organisation de la monte. D'après le règlement du 14 décembre 1861, le service de la monte a lieu à l'aide 1° d'étalons en station, à demeure fixe, subsidiés par l'État, 2° d'étalons approuvés pour la monte, mais non subsidiés, et pouvant chercher clientèle dans le canton de leur domicile. La circonscription cantonale sert de base à cette organisation q u i , mise a l'étude dès 1859, a été définitivement organisée en 1862, pour subir ensuite diverses modifications. C'est ainsi qu'en 1859 on comptait 9 stations. — 10 — — 1860 — 22 — 1861 — — 49 — 1862 — — 49 — 1863 43 — 1864 __ 41 1865 Ainsi diminution du nombre de stations, nécessitée par la réduction du crédit annuel voté, laquelle a également eu pour suite la modification du taux des subventions accordées. Nous avons déjà signalé dans notre rapport annuel de 1864, les suites si lâcheuses pour la production chevaline qui résultent de ces diminutions, nous n'y reviendrons donc pas pour le moment; toutefois, nous constaterons que le plus grand inconvénient qui en résulte, provient de l'espèce d'instabilité et de mise en question des crédits votés, précisément au moment de l'organisation annuelle du service. Si nous le répétons de nouveau i c i , c'est que nous y voyons un danger réel pour une institution que plusieurs pays voisins viennent d'adopter et que la Belgique réclame depuis qu'elle a pris connaissance des résultats qu'elle a produits chez nous. Quant aux étalons admis à la monte, ils furent répartis de la manière suivante entre les cantons du pays : 62 Étalons en station, Étalons libres. 1865 1864 1865 1864 1865 1864 Capellen… 4 5 6 9 13 11 Clervaux… 2 4 2 4 6 6 Diekirch… 3 3 1 1 4 4 Echternach… 3 3 3 3 Esch-sur-l'Alzette. 5 5 11 6 11 16 Grevenmacher… 3 3 7 4 7 10 Luxembourg… 4 5 5 2 6 10 Mersch… 4 3 2 2 6 5 Redange… 5 5 7 5 10 12 Remich… 3 3 1 3 4 Wiltz… 5 4 1 2 7 5 41 43 43 35 76 86 CANTONS. Total… Total pour Parmi les étalons admis en station il y avait 8 provenant d'éleveurs indigènes, 23 nouveaux ne s'étant pas encore livrés à la monte dans le pays, 17 anciens, ayant déjà été stationnés, 1 — s'étant livré à la monte libre. Parmi les étalons nouveaux admis en station, 4 provenaient d'écuries du pays ; toutefois ce nombre aurait été porté à 6 s'ils avaient accepté les stations leur offertes. Si nous récapitulons les renseignements qui précèdent, nous verrons qu'il a été admis à la monte pour 1865… 76 étalons. De ce nombre il n'a pas été représenté à la marque au feu. 3 Ont été vendus, à l'étranger… 3 Mort après l'admission… 1 — 7 Reste… qui saillirent le nombre des juments, reportées au relevé suivant : 69 étalons, ÉTALONS LIBRES. ÉTALONS EN STATION. CANTONS. Nombre Nombre Moyenne par total de en saillies en étalon en Nombre en TOTAL GÉNÉRAL des Moyenne Nombre Moyenne des étalons se livrant juments totale par total de par étalon. saillies en étalon en à la mante saillies 1865 1864 1865 1864 1865 1864 1865 1864 1865 1864 1865 1864 1865 1864 1865 1864 1865 1864 4 5 270 333 67.5 66.6 8 7 351 249 41.8 42.0 12 12 519 582 43.2 40.2 Clervaux… 2 4 101 241 50.5 60.2 4 2 242 134 6