{"html": "<div class=\"lf-doc\"><p class=\"lf-p\">242 134 60.5 60.0 6 6 343 375 57.1 62.5 Diekirch… 3 3 172 197 57.3 65.6 1 4 3 221 197 55.2 65.6 Echternach… 3 ' 3 219 193 73.0 64.3 3 3 219 193 73.0 64.3 Esch-sur-l'Alzette… 5 5 303 234 60.6 46.8 4 10 228 266 57.0 21.6 9 15 531 500 55.5 33.3 Grevenmacher… 3 3 159 148 53.0 49.3 3 6 139 293 46.3 48.8 6 9 298 441 49.6 49.0 Luxembourg… 4 5 243 262 60.7 52.4 1 3 74 118 74.0 34.3 5 8 317 380 63.4 48.5 Mersch… 4 3 241 178 60.2 59.3 2 1 21 68 10.5 68.0 6 4 262 246 65.5 61.5 Redange… 5 5 347 342 69.4 68.4 4 6 252 344 63.0 57.3 9 11 599 686 66.4 62.3 Remich… 3 3 172 179 57.3 59.7 1 47 47.0 47.0 3 4 172 226 57.3 56.5 Wiltz… 5 4 212 230 4 2 4 57.5 2 101 35.5 6 5 303 232 50.6 71.6 41 43 2439 2537 59.9 57.8 28 Total… Différence pour 1865 en plus… en moins… 49 D 1 1 101 37 1457 1521 54.3 41.1 69 98 80 3896 4058 55.0 50.7 13.2 2.1 2 49.0 9 64 4.03 11 162 63 Capellen… 64 Les moyennes ci-dessus se rapportent à celles des années antérieures de la manière suivantes:</p>\n<p class=\"lf-p\">Moyenne des saillies : d'un étalon en station. d'un étalon libre. d'un étalon en moyenne.</p>\n<p class=\"lf-p\">53.9 1862 56 6 50.5 65.1 56.6 1863 61.8 57.8 41.1 1864 50.7 59.9 54.3 55.0 1865 Ainsi la proportion est toujours plus favorable aux étalons en station. Par contre il y a diminution du nombre des juments saillies. Le motif en est d'abord dans la pénurie relative de fourrages de la récolte de l'année, ensuite dans l'époque tardive de l'admission à la monte. Beaucoup de poulinières déjà saillies alors, ne furent néanmoins pas portées sur les registres que les étalonniers n'avaient plus entre les mains.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'organisation de la monte par des étalons en station a permis de fournir les cantons de Clervaux, de Diekirch, d'Echternach, de Grevenmacher, de Redange, de Remich et de Wiltz des reproducteurs nécessaires. Comme les années antérieures, ce n'est que par exception qu'un habitant de ces cantons se livre à l'industrie, d'ailleurs chanceuse, de garde-étalon. Le nombre de juments saillies prouve néanmoins la nécessité d'une mesure qu'on n'apprécie pas toujours à sa juste valeur.</p>\n<p class=\"lf-p\">Passons maintenant à l'état sanitaire des étalons.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les rapports sur la visite des étalons se livrant à la monte, ne contiennent qu'exceptionnellement des observations défavorables sur les soins accordés aux reproducteurs. Ils étaient donc d'ordinaire bien tenus et leur état sanitaire laissa peu à désirer. Les entiers nouvellement introduits furent généralement atteints d'accès de gourme de bonne nature. Plusieurs d'entre eux ont été, par contre, dans le commencement, peu ardents à la monte. Un rouleur, né dans le pays, périt par suite de fourbure mal traitée; un autre dut cesser de se livrer à la monte, par suite d'un accident grave à la jambe.</p>\n<p class=\"lf-p\">En général, la distribution des primes qui eut lieu en juillet après la monte, prouve que la très-grande majorité des reproducteurs admis s'était très-bien conservée et même que plusieurs d'entre eux s'étaient améliorés. Très-peu avaient pris ces tares qui sont le signe d'un abus de saillies trop nombreuses et de soins peu convenables.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il nous resterait à compléter le résumé qui précède par des chiffres positifs sur les suites de la saillie. Toutefois, pour que ce relevé fût exact, il faudrait nécessairement que les poulinières restassent dans le pays ou entre les mains des mêmes propriétaires. Mais tel n'est pas le cas. Plus d'un éleveur fait saillir sa jument dans l'espoir de s'en défaire plus avantageusement. Ce qui explique en quelque sorte la vogue des étalons rouleurs. Car du moment qu'on ne veut pas élever le produit soi-même, on ne regarde le plus souvent qu'au bas prix du saut des juments réformées.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le recensement fait en 1866 par les administrations communales a accusé le nombre suivant de poulains qui sont restés dans le pays et qui sont venus à bien. On compte par canton :</p>\n<p class=\"lf-p\">65 POULAINS provenant d'un étalon CANTONS. en station libre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Capellen… 96 97 Clervaux… 67 Diekirch… du propriétre inconnu. non admis 10 TOTAL des poulains mâles. femelles.</p>\n<p class=\"lf-p\">TOTAL.</p>\n<p class=\"lf-p\">9 154 158 212 73 9 67 82 149 70 16 3 59 30 89 Echternach… 104 5 3 11 57 66 123 Esch-sur-l'AIzette.</p>\n<p class=\"lf-p\">302 88 58 9 226 231 457 Grevenmacher… 68 47 11 4 65 65 130 Luxembourg… 100 14 6 15 69 66 135 Mersch… 113 18 9 80 60 140 Redange… 260 58 1 11 152 178 330 Remich… 80 1 1 8 39 51 90 Wiltz… 132 25 5 75 87 162 poulains… 1392 442 93 1043 1074 2117 — de juments saillies.</p>\n<p class=\"lf-p\">2439 1457 Nombre de 90 3896 Ainsi l'avantage reste également aux produits des étalons en station.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les renseignements qui précèdent, malgré les diverses sources où ils ont été puisés, sont tous en faveur du système d'amélioration adopté. Les poulains et les jeunes chevaux présentés aux concours qui ont eu lieu pendant l'année courante, ont aussi suffisamment convaincu les connaisseurs, que la mesure adoptée a déjà produit de bons résultats. Les conclusions à en tirer sont palpables. Avec l'alternative d'encouragements valant ce nom, l'amélioration de la race chevaline ne s'est pas fait attendre. Ce qui peut lui avoir nui dans les commencements, ce sont les tâtonnements inséparables de toute nouvelle création.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cette époque critique était passée, lorsqu'une diminution du crédit, voté jusque-là est venue mettre le tout en question. Constatons toutefois, que ce n'est pas tant la question d'argent que celle de l'appréhension qu'elle a fait naître sur la continuation d'encouragements reconnus nécessaires, qui a le plus nui dans l'espèce. L'amélioration d'une race ne se fait pas dans une année, et les sacrifices faits le seraient en pure perte, si les crédits votés jusqu'ici venaient à cesser tout à coup. Nous nous trouverions alors dans le même cas que lors de l'introduction, tentée dans Annexe au Mémorial 1866, II e partie. i 66 le temps, d'animaux perfectionnés des races bovine et porcine. Ils ne furent pas continués, et aujourd'hui il serait difficile sinon impossible de retrouver les avantages qu'ils peuvent avoir laissés dans le pays. Ici donc, comme dans toutes les entreprises de longue haleine, il faut de la persévérance et de la patience.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'élan est donné, l'amélioration s'est produite dans toutes les classes des éleveurs, et le jour n'est pas loin où, grâce aux encouragements volés, notre production chevaline aura repris son ancienne splendeur.</p>\n<p class=\"lf-p\">Tel est le but du règlement du 14 décembre 1861, et celui des encouragements qu'il prévoit.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les résultats obtenus ne font regretter qu'une chose, c'est qu'il n'a pour lui qu'une expérience de cinq années. Espérons par suite qu'il lui sera donné à vivre assez longtemps pour asseoir le progrès sur les bases solides d'un avenir assuré et certain.</p>\n<p class=\"lf-p\">B. Races bovine et porcine.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'organisation des concours communaux, telle qu'elle est prévue par les arrêtés des 14 et 22 avril 1864, modificatifs du règlement du 14 décembre 1861, a été maintenue pour l'année 1865.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cette distribution des primes aux reproducteurs les plus méritants a été l'occasion de l'admission des reproducteurs des races bovine et porcine, par la Commission cantonale chargée de les décerner.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le dépouillement des procès-verbaux de ces divers concours a donné le résultat suivant :</p>\n<p class=\"lf-p\">Nombre de taureaux admis, rejetés.</p>\n<p class=\"lf-p\">51 40 57 25 69 35 43 48 Capellen… Clervaux… Diekirch… Echternach… Esch-sur-l'AIzette Grevenmacher… Luxembourg… Mersch… Redange… Remich… Wiltz… 32 43 Total pour 1865. — — 1864.</p>\n<p class=\"lf-p\">563 553 Différence en plus. . pr 1865 en moins.</p>\n<p class=\"lf-p\">50 60 3 16 2 5 4 7 6 5 10 4 1 62 57 4 4 5 Race porcine.</p>\n<p class=\"lf-p\">Nombre de verrats admis. rejetés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Communes | oùiln'y a pas de verrats admis.</p>\n<p class=\"lf-p\">CANTONS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Communes oùiln'y a pas de taureaux admis Race bovine.</p>\n<p class=\"lf-p\">20 42 23 18 30 27 32 20 30 17 23 2 4 2 2 4 2 1 2 2 282 296 22 29 14 12 14 7 2 2 4 4 3 2 67 3 61 6 280 16 n Wiltz 3 22 . 8 s 5 12 4 31 Suisse.</p>\n<p class=\"lf-p\">Indigène.</p>\n<p class=\"lf-p\">Hollandais.</p>\n<p class=\"lf-p\">Birkenfeld.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ayr.</p>\n<p class=\"lf-p\">Durham.</p>\n<p class=\"lf-p\">Indigène.</p>\n<p class=\"lf-p\">Suisse.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ardennaise et indigène.</p>\n<p class=\"lf-p\">Durham.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ayr.</p>\n<p class=\"lf-p\">Birkenfeld et Glane.</p>\n<p class=\"lf-p\">Hollandaise.</p>\n<p class=\"lf-p\">CROISEMENTS.</p>\n<p class=\"lf-p\">2 .</p>\n<p class=\"lf-p\">4C 5 Croisée.</p>\n<p class=\"lf-p\">18 10 Perfectionnée. .</p>\n<p class=\"lf-p\">82 2 Remich 6 4 4C 23 4 276 .</p>\n<p class=\"lf-p\">18 13 17 Redange ;5 12 19 s 30 3 30 4 43 1864t. 26'1 25 1 2 16 Cette diminution sur le nombre des reproducteurs provient d'abord du décroissement constaté lu nombre de têtes de bétail, par suite de la pénurie des fourrages, ensuite de la circonstance que dans certaines communes, surtout des Ardennes, on laisse saillir les taureaux quoique non admis être jetés. Malgré cela, le service ne laisse qu'exceptionnellement a désirer, et ce n'est que dans les communes où l'on n'élève pas, notamment les villes, qu'il y a absence de taureaux et de verrais.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les animaux admis à la monte, qui font l'objet du relevé ci-dessus, appartiennent aux races suivantes :</p>\n<p class=\"lf-p\">17 • Mersch 43 121 Différence en plus pr 1865 ( e n m o i n s 1 Esch-sur-l'Alzette 23 — n 4 Echternach 7 2 5 1 14 18 1 6 13 1 1 11 4 1 13 27 1 98 30 3 2 3 . .</p>\n<p class=\"lf-p\">25 1 2 Diekirch 1 1 13 25 7 1 3 4 1 9 1 4 8 30 35 5 3 10 il 31 1 Total pour 1865 254 18 1 Clervaux 3 23 14 Luxembourg X 42</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">3)</span>5 1 1 6 1 1 4 9 Grevenmacher •s 20 33 1 Capellen 1 CANTONS.</div>\n<p class=\"lf-p\">RACE PORCINE.</p>\n<p class=\"lf-p\">BOVINE.</p>\n<p class=\"lf-p\">RACE 68 Les races du pays conservent par suite leur prééminence. Après elles vient la race hollandaise, et ses croisements; enfin la race de Birkenfeld.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pour ce qu'il en est de la race porcine, les races anglaises disparaissent tous les jours davantage; cela parce qu'il est difficile, sinon impossible, de renouveler le sang et parce que le commerce les abandonne tous les jours davantage.</p>\n<p class=\"lf-p\">C. Races ovine et caprine.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les reproducteurs des races ovine et caprine ne font pas l'objet de soins particuliers.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'élève du mouton ne se fait que sur une faible échelle, et cela dans les Ardennes, où l'initiative privée attend presque tout de l'État.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quant a la race caprine, chez laquelle le pauvre va chercher sa vache, elle ne mérite pas le délaissement dans laquelle on la laisse. L'amélioration serait d'autant plus facile que le bouc est d'ordinaire la propriété du pâtre commun, et que les habitants qui le paient pourraient lui imposer la condition de tenir un bon reproducteur.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 4</span><span class=\"lf-art-t\">CONCOURS ET PRIMES POUR L'AMÉLIORATION DES RACES</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">A. Race chevaline.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les encouragements volés dans l'intérêt de l'amélioration de la race chevaline ont été répartis de la manière suivante :</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>Subsides pour étalons en station :</div>\n<p class=\"lf-p\">7 étalons en tête de la liste, stationnés hors du domicile du propriétaire à 600 fr. l'un 4,200 3,200 6,500 4,900 8 étalons en tête de la liste, stationnés chez leur propriétaire, à 400 fr. l'un… 13 étalons suivants, placés hors du domicile du propriétaire à 500 fr. l'un… l'un… 14 étalons suivants, restant chez leur propriétaire à 350 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">Total des subsides… fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">18,800 Total des primes… 2,200 Total des encouragements accordés aux étalons en id. id. en 1865… 1864… 21,000 20,500 Différence en faveur de 1865… Les juments obtinrent en 1865 à Luxembourg… id. à Diekirch… 500 650 650</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>Primes.</div>\n<p class=\"lf-p\">1 prime 4 primes 4 primes de générale… fr. spéciales… conservation… 400 900 900 Total… soit la même somme que l'année précédente.</p>\n<p class=\"lf-p\">1,300 69 B. Race bovine et porcine, Il fut alloué sur les fonds de l'État les primes suivantes, dans l'intérêt de l'amélioration des races bovine et porcine, pour être distribuées conformément à l'arrêté du 24 avril 1864.</p>\n<p class=\"lf-p\">PRIMES DISTRIBUÉES aux GANTONS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Taureaux. Porcs.</p>\n<p class=\"lf-p\">Capellen… 646 200 Clervaux… 726 220 Diekirch… 814 220 Echternach… 458 140 Esch-sur-l'Alzette… 692 220 Grevenmacher… 504 180 Luxembourg… 776 220 Mersch… 646 200 Redange… 758 220 Remich… 446 140 Wiltz… 762 220 7188 2200 7378 2140 Total pour 1865… 1864… en plus.</p>\n<p class=\"lf-p\">Différence pour 1865 en moins.</p>\n<p class=\"lf-p\">60 190 Des sommes allouées et non. comprises dans le relevé ci-dessus, il n'a pu être distribué faute de sujets convenables. fr. 108 Taureaux… Verrats… 100 208 qui sont tombés en économie.</p>\n<p class=\"lf-p\">70 Outre les primes ci-dessus, l'arrêté prévisé prévoit le cas où les communes allouent des subsides à distribuer lors des concours communaux. Daus ce cas elles sont représentées dans les jurys par deux membres , à choisir par elles. En 1865, les autorités des communes suivantes ont fait usage de cette faculté :</p>\n<p class=\"lf-p\">CANTONS.</p>\n<p class=\"lf-p\">COMMUNES.</p>\n<p class=\"lf-p\">SOMMES VOTÉES.</p>\n<p class=\"lf-p\">Capellen… Clemency.</p>\n<p class=\"lf-p\">Kopstal. fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">65.</p>\n<p class=\"lf-p\">20 Diekirch… Bastendorf.</p>\n<p class=\"lf-p\">Diekirch.</p>\n<p class=\"lf-p\">Fouhren.</p>\n<p class=\"lf-p\">Schieren.</p>\n<p class=\"lf-p\">70 54 30 100 Echternach… Echternach.</p>\n<p class=\"lf-p\">500 Esch-sur-l'Alzette Differdange.</p>\n<p class=\"lf-p\">Esch-s.-l'AIzette.</p>\n<p class=\"lf-p\">Kayl.</p>\n<p class=\"lf-p\">Mondercange.</p>\n<p class=\"lf-p\">Petange.</p>\n<p class=\"lf-p\">Sanem.</p>\n<p class=\"lf-p\">40 160 45 60 40 50 Grevenmacher… Betzdorf.</p>\n<p class=\"lf-p\">Biver.</p>\n<p class=\"lf-p\">Grevenmacher.</p>\n<p class=\"lf-p\">Mertert.</p>\n<p class=\"lf-p\">20 75 50 20 Luxembourg… Contern.</p>\n<p class=\"lf-p\">Hesperange.</p>\n<p class=\"lf-p\">Hollerich.</p>\n<p class=\"lf-p\">Sandweiler.</p>\n<p class=\"lf-p\">10 75 50 25 Redange… Sæul.</p>\n<p class=\"lf-p\">Useldange.</p>\n<p class=\"lf-p\">50 40 Total pour 1865. — 1864.</p>\n<p class=\"lf-p\">1649 994 Différence en faveur de 1865.</p>\n<p class=\"lf-p\">655.</p>\n<p class=\"lf-p\">De sorte qu'il a été distribué a l'occasion des concours communaux la somme de 11037 fr., soit 525 fr. de plus qu'en 1864.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'État a en outre alloué 560 fr. de subside à 3 sections de communes dans l'intérêt de l'organisation du service dé la monte en 1865.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'exemple donné par les administrations communales que nous nous; faisons un devoir de 71 signaler plus haut, mérite des imitateurs, afin qu'elles ne puissent s'appliquer les reproches suivants que nous trouvons consignés dans le procès-verbal d'une commission d'expertise.</p>\n<p class=\"lf-p\">Après avoir signalé l'importance du concours, il est dit : « En présence de ce fait, on doit se demander pourquoi dans une commune riche et grande comme celle de , l'administration locale ne songe pas à augmenter le chiffre des primes officielles, pourquoi elle n'ajoute pas de ses fonds un subside à celui qu'accorde annuellement l'État. On entend si souvent dire : le Gouvernement devrait faire cela pour l'agriculture, le Gouvernement devrait allouer tels subsides à l'agriculture. De l'avis de ces gens, le Gouvernement ne donne jamais assez, et lorsque le particulier ou une commune doit s'imposer les moindres sacrifices, on hésite, on ne sait jamais accorder trop peu. On veut trop que les autres fassent tout, sans que nous-mêmes, qui sommes le plus directement intéressés dans la cause, y contribuions aussi au moins pour une part raisonnable. Ce n'est pas de cette façon cependant qu'on parvient à exciter le progrès agricole, et la conduite de la commune de est d'autant plus à blâmer sous ce rapport, que comme chef-lieu de canton, cette localité devrait prendre une généreuse initiative et donner aux autres communes du canton l'exemple d'une conduite utile à suivre. »</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE VII.</h3>\n<p class=\"lf-p\">Service vétérinaire. État sanitaire du bétail.</p>\n<p class=\"lf-p\">Il n'y a pas eu de mutation dans le personnel des vétérinaires du Gouvernement pendant l'année 1865. Un vétérinaire privé résidant à Ettelbruck a quitté le pays, de sorte qu'aujourd'hui le nombre de ces hommes de l'art est descendu à 18.</p>\n<p class=\"lf-p\">En retour des avantages faits aux vétérinaires du Gouvernement, l'État réclame deux divers services, dont la grande majorité s'acquitte avec dévouement et exactitude. Nous aimons à le constater ici, tout en regrettant de devoir faire une exception, que nous n'avons d'ailleurs pas manqué de signaler à l'autorité compétente.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">ÉTAT SANITAIRE DU BÉTAIL</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Conformément à l'art. 10 de l'arrêté du 30 juillet 1863, sur le service des vétérinaires du Gouvernement, ces hommes de l'art sont tenus d'adresser à la Commission d'agriculture, pendant les 10 premiers jours de chaque semestre, un rapport énonçant les cas de maladies contagieuses et épizootiques qu'ils ont observés dans leur ressort pendant le semestre écoulé, ainsi que les faits signalés qu'ils jugent devoir porter à la connaissance de l'autorité supérieure dans l'intérêt du service qui leur est confié.</p>\n<p class=\"lf-p\">La forme de ces rapports est déterminée par l'art. 11 du dit règlement et c'est d'après eux que le vétérinaire attaché à la Commission d'agriculture a excipé le résumé suivant, établi au surplus dans l'ordre prescrit pour les rapports particuliers.</p>\n<p class=\"lf-p\">A. Influences des agents extérieurs sur la constitution des animaux.</p>\n<p class=\"lf-p\">De même qu'en 1864, les influences atmosphériques pendant l'année 1865, avec sécheresse prédominante, aussi bien que les fourrages récoltés pendant cet exercice et celui de l'année précédente, ont exercé un effet salutaire sur l'état sanitaire de nos animaux domestiques. En suite 72 de cet état de choses favorable, les maladies contagieuses épizootiques et sporadiques n'ont pas fait autant de victimes que pendant l'année 1864.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans presque tous les rapports fournis par les vétérinaires, ces derniers font la remarque que depuis les quelques années de sécheresse qui viennent de se suivre et qui ont eu pour suite une plus ou moins grande pénurie de fourrage, mais de bonne qualité, nos cultivateurs commencent à s'apercevoir de l'avantage de nourrir leurs animaux domestiques avec plus de discernement, avec plus d'entente. Et certes cette manière de procéder de leur part ne peut exercer qu'une influence salutaire sur la santé de leur bétail. Dans leur intérêt, il serait aussi à désirer, qu'ils s'adressassent au début des maladies de leur bétail préférablement aux gens de l'art. D'après tons les rapports, ce sont particulièrement les pharmaciens qui ont fait le plus de tort à l'exercice de la médecine vétérinaire.</p>\n<p class=\"lf-p\">Tous les rapports des vétérinaires, notamment celui du ressort d'Echternach, n'étant pas encore fournis conformément à l'article 11 du règlement du 30 juillet 1863, le résumé que nous en faisons ne peut présenter la régularité désirable, ni des données statistiques bien définies. Ainsi on y trouve souvent toutes les maladies contagieuses, épizootiques et sporadiques confondues au lieu de les placer par catégories séparément, suivant la prescription du § 2 du règlement précité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le tableau ci-après des maladies contagieuses et épizootiques observées et traitées par nos vétérinaires démontre que ces affections ont été moins fréquentes que l'année précédente, la gale toutefois exceptée. La morve, le farcin et l'exenthème coïtal n'ont pas été observés. La rage n'a été rencontrée que sur deux chiens.</p>\n<p class=\"lf-p\">B. Maladies contagieuses et épizootiques.</p>\n<p class=\"lf-p\">Total pour — Rage.</p>\n<p class=\"lf-p\">Charbon.</p>\n<p class=\"lf-p\">Gale.</p>\n<p class=\"lf-p\">Charbon.</p>\n<p class=\"lf-p\">Bêtes à cornes. Moutons. Porcs. Chiens.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cheveaux.</p>\n<p class=\"lf-p\">1 8 2 53 5 18 25 39 25 8 8 13 8 3 2 4 2 4 1865… 202 1864… 302 21 20 12 Capellen… Clervaux… Dickirch… Echternach… Esch-sur-l'AIzette… Grevenmacher… Luxembourg… Mersch… Redange… Remich… Wiltz… Gale.</p>\n<p class=\"lf-p\">Gale.</p>\n<p class=\"lf-p\">Influenza.</p>\n<p class=\"lf-p\">CANTONS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Gourmes.</p>\n<p class=\"lf-p\">DÉSIGNATION DES MALADIES.</p>\n<p class=\"lf-p\">2 3 509 2 6 2 5 12 5 2 3 15 1 35 514 172 38 299 2 3 73 Gourmes. — Les gourmes furent observées dans tous les cantons, celui de Clervaux excepté; du moins dans ce canton le vétérinaire n'en a pas fait mention.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ordinairement les hommes de l'art ne sont pas requis pour traiter cette maladie, sans cela le chiffre de 202 aurait certes été dépassé. Le caractère en fut bénin cette année. Les soins hygiéniques et une bonne diète suffirent généralement pour provoquer la guérison des malades. Dans deux cas seulement la trachéotomie a dû être pratiquée par Mr Buffet de Wiltz. Un cas observé par M . Wolff de Diekirch a présenté les mêmes complications décrites par M. Kurth dans son rapport de l'année passée. Le plus souvent cette maladie s'est développée par l'introduction de chevaux étrangers dans les écuries.</p>\n<p class=\"lf-p\">Influenza. — Cette maladie protéiforme a été observée sporadiquement sur vingt-un chevaux, dans les six cantons de Capellen, Diekirch, Echternach, Esch, Remich et Capellen. Le caractère gastrique était le plus fréquent.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans un cas traité par M. Wolff de Diekirch, la maladie s'est terminée par une dérivation sur les reins qui a provoqué chez l'animal un pissement de sang pendant une demi-journée. Des quatre chevaux traités par M. Neyen de Remich, trois ont succombé, le troisième, après qu'il s'était formé de forts œdèmes dont on n'est pas parvenu à vaincre la persistance. M. Neyen ne dit pas sous qu'elle forme s'est manifestée cette maladie. Du reste il n'est pas à notre connaissance que l'influenza se soit jusqu'ici manifestée avec une aussi grande malignité dans le Grand-Duché.</p>\n<p class=\"lf-p\">Gale. — Douze chevaux, cinq vaches et 514 bêtes à laine furent observés et traités comme atteints de cette maladie. Les cinq vaches traitées par M. Fischer communiquèrent la maladie aux personnes qui les soignaient. La guérison fut obtenue par des frictions sulphureuses empyreumatiques et savonnées. La gale observée sur les chevaux n'a donné lieu à d'autres observations, si non que M. Bivort a guéri les six chevaux atteints dans une écurie, par des lavages d'eau saturée de chlorure de chaux. Les 509 bêtes à laine galeuses introduites de la Prusse dans le pays, furent traitées et guéries par M. Wolf, par les bains arsénicaux de Tessier.</p>\n<p class=\"lf-p\">Typhus charbonneux.— Comme l'année passée, le pays a dû fournir des victimes à cette maladie. Presque tous les rapports des vétérinaires signalent des pertes dans la race porcine par suite du charbon, et cependant, en général, ils n'ont pas été appelés, ni par les propriétaires des animaux atteints, ni avertis par les autorités locales pour en rechercher les causes et y remédier, le cas échéant. Il en a été toujours ainsi dans le Grand-Duché, et il est plus que probable que bien des années se passeront encore avant qu'il en soit autrement. Sous ce rapport l'incurie de nos campagnards est inconcevable.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans le canton de Capellen, M. Kurth a eu occasion d'observer le charbon sur une vache et trois porcs. Il ne donne à cet égard aucun détail, ni sur les causes, ni sur le traitement qu'il a fait subir à ces animaux, M . Bivort signale dans le canton d'Esch deux cas isolés sur des bêtes à cornes. I l attribue la cause à la chaleur de l'été et à l'eau corrompue dont s'abreuvaient ces animaux.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans le canton de Redange, M. Geymer a eu l'occasion de traiter et d'observer douze bêtes à cornes atteintes du charbon. Quatre de ces animaux périrent par le charbon foudroyant. Des huit vaches atteintes de fièvre charbonneuse, deux périrent et six furent rétablies par l'emploi des saiAnnexe au Mémorial 1866, IIe partie.</p>\n<p class=\"lf-p\">74 gnées, du sel de nitre et de l'aloës. Les tumeurs charbonneuses furent largement scarifiées et imprégnées d'ammoniaque liquide.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'autopsie d'une des quatre premières vaches n'a rien présenté de particulier. M . Geymer signale également 48 porcs atteints de charbon, dont il est parvenu à guérir dix-huit par la méthode curative signalée l'année passée. Si M. Geymer avait indiqué les causes, les symptômes et les caractères de cette maladie, son rapport n'en aurait eu que plus de mérite.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans son rapport, M . Neyen indique les communes de Canach, Burmerange et Bous, comme ayant subi une perte de 90 pCt. dans l'espèce porcine. Comme il n'a pas eu occasion de vérifier le fait par lui-même, il est à présumer que le chiffre de la perte est un peu exagéré.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans les communes de Heiderscheid, Esch-sur-Ia-Sûre, Gœsdorf et Weiswampach, dans le canton de Wiltz,. M. Buffet signale également le typhus charbonneux comme ayant sévi avec une grande intensité parmi les porcs. Le caractère de la maladie était apoplectique (*).</p>\n<p class=\"lf-p\">M. Fischer a observé deux chiens atteints d'hydrophobie dans le canton de Luxembourg. Ces chiens avaient mordu trois personnes, deux porcs et quelques chiens, sans que la maladie s'en soit suivie.</p>\n<p class=\"lf-p\">C. Maladies sporadiques internes et externes.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les mêmes influences qui ont exercé un effet salutaire sur l'état sanitaire de nos animaux domestiques, sous le rapport des maladies contagieuses et épizootiques, se rapportent également aux maladies sporadiques internes, non contagieuses et épizootiques.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les rapports des vétérinaires mentionnent moins de ces maladies et bien moins de cas mortels que l'année précédente. Cependant nous jugeons utile de relater quelques observations de ces rapports, tel que nous avons agi pour les maladies contagieuses.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'apoplexie cérébrale, chez la vache, a été observée par M. Fischer. Ce praticien fait observer que c'est le seul cas qu'il a observé depuis vingt-trois ans qu'il pratique l'art vétérinaire.</p>\n<p class=\"lf-p\">La paralysie chez les bêtes à cornes, immédiatement avant ou après le vélage, a été observée assez souvent dans presque tous les cantons. La cause en est généralement attribuée au manque et à la mauvaise qualité de la nourriture qu'on leur distribuait pendant l'hiver.</p>\n<p class=\"lf-p\">La fièvre catharrale des ruminants n'a été observée et traitée qu'une fois par M. Geymer dans le canton de Redange. Cette maladie n'a rien présenté de particulier et il n'est pas fait mention de l'étiologie.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les bronchites étaient assez rares; ce n'est que dans le canton de Grevenmacher que M. Eichhorn les a observées assez, souvent de fois chez la race chevaline; elles étaient la suite de refroidissement.</p>\n<p class=\"lf-p\">La pneumonie ainsi que l'angine étaient rares.</p>\n<p class=\"lf-p\">Phthisie tuberculeuse. — Cette maladie a sévi presque épizootiquement dans le canton de Re(*) Suivant les renseignements fournis après coup par les administrations communales, le charbon a régné en outre dans les communes de Manternach, Betzdorf, Folschette et Brouch. Dans la commune de Rosport, le vétérinaire a été requis de constater le fait sur les lieux; mais il néglige d'en parler dans le rapport semestriel qu'il adressa à la Commission d'agriculture.</p>\n<p class=\"lf-p\">75 dange, où cent cinq vaches en furent atteintes. De ces cent cinq vaches traitées par M. Geymer, septante-neuf furent rétablies, douze livrées à la boucherie et quatorze périrent. Le traitement consistait en sels antiphlogistiques et médicaments pectoraux. M. Geymer attribue la cause de cette maladie au peu de développement du thorax de la race bovine ardennaise, à la mauvaise nourriture et aux pacages bas et humides. M. Geymer ne décrivant pas les symptômes de cette maladie, il est à présumer qu'il n'a pas eu chaque fois à faire à la la phthsie tuberculeuse. Il est connu en vétérinaire que, jusqu'ici, on n'est pas encore parvenu à guérir cette maladie dont le traitement n'est que palliatif. M. Geymer ne fait pas mention non plus d'une cause principale à laquelle on attribue la phthisie tuberculeuse, nous voulons parler de l'hérédité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les indigestions et les différentes coliques, suite du dérangement du tube digestif, sont les maladies observées et traitées le plus fréquemment dans tous les ressorts vétérinaires.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ces maladies se rencontrent le plus souvent vers l'époque de changement du fourrage sec ou vert. La cause la plus fréquente en est attribuée avec raison à une débilité de l'estomac, en suite de mauvais et divers aliments secs, bien des fois insuffisants, dont on nourrit les animaux domestiques, et surtout les vaches, avant de pouvoir donner le vert. Les fortes chaleurs y prédisposent également les chevaux et leur deviennent parfois fatales. C'est ainsi que M. Fischer a obervé trois chevaux dans le canton de Luxembourg, qui ont péri au bout d'une demi-journée.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les différents médicaments préconisés sont : les saignées, l'émétique, les sels de nitre et de soude, les espèces amères et l'éther sulphurique. La saignée et l'éther sulphurique sont cependant souvent employés, et nous croyons avec raison, surtout chez la race chevaline. Dans un cas violent, M. Eichhorn a employé ce dernier médicament à la dose de quatre onces, en deux fois, avec succès.</p>\n<p class=\"lf-p\">La stomatite, sous une forme qu'il n'a pas encore trouvé la forme décrite dans les auteurs, a été observée et traitée par M. Bivort sur trente chevaux dans le canton d'Esch. Les symptômes sont plus ou moins ceux de l'annorexie ou inappétance. Au début l'appétit est tantôt diminué ou l'animal cesse tout à fait de prendre de la nourriture sèche. La soif est augmentée, la muqueuse buccale est fortement inflammée, la secrétion salivaire augmentée, ]a bouche remplie d'écume. Dans cette période de la maladie l'animal préfère la boisson fraîche, l'eau froide — il est incapable de mastiquer le fourrage à l'état sec. — Le pouls, la respiration et les autres fonctions vitales sont à l'état normal. Cette période dure ordinairement de six à huit jours. Le malade peut être employé aux travaux comme à l'ordinaire, mais on s'aperçoit qu'il maigrit et qu'il devient mou. Après cette période, l'appétit ou mieux la faculté de pouvoir mastiquer les aliments secs, lui revient un peu, les signes inflammatoires disparaissent entièrement dé l'arrière-bouche et persistent sur les bords intérieurs des lèvres, qui sont le plus souvent assez fortement tuméfiées. En y passant les doigts, on sent une masse de boutons de la grosseur d'une tête d'épingle jusqu'à celle d'un pois, rarement ils atteignent la grosseur d'un œuf de pigeon.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ces boutons renferment une liqueur jaunâtre, épaisse, collante et paraît être de l'albumine. Cette période peut durer des mois sans qu'on remarque d'autre signe maladif qu'une excessive maigreur de l'animal. Ne serait-ce peut être pas là cette stomatite aphtheuse, dont l'inoculation, d'après les récentes recherches de M. H . Bouley, produit la vaccine et la petite vérole et qui ne constituerait en réalité que les véritables eaux aux jambes dans un autre lieu?</p>\n<p class=\"lf-p\">76 Quant à la cause de cette maladie, M. Bivort l'attribue à la nourriture. Il présume que la fibrine des fourrages récoltés à l'état très-sec, donne au foin, à la paille et aux balles des grains une certaine raideur qui provoque l'inflammation des muqueuses pendant la mastication. Il conclut à la prédisposition, parce que rarement il rencontre deux malades dans la même écurie.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les moyens curatifs employés jusqu'ici avec réussite dans la première période, sont les sels purgatifs, tels que l'émétique, le nitre, le sulfate de soude dans des décoctions de racine de guimauve et d'acore et des injections de vinaigre miellé dans la bouche, six fois par jour. Pour boisson et nourriture, eau blanche, foin et paille hachés, trempés dans l'eau pendant douze heures. La guérison s'obtient du quatrième au sixième jour. Quand la maladie atteint la deuxième période, soit par négligeant ou incurie du propriétaire, elle se localise dans les lèvres. Dans ce cas le traitement est local et consiste en eau vinaigrée tenant en dissolution du sulfate de zinc et de l'alun.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les maladies vermineuses étaient rares et n'ont donné lieu à aucune observation.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'hématurie, qui apparaît annuellement pour ainsi dire épizootiquement dans le canton de Wiltz, y a été observée rarement, contrairement aux prévisions de M. Buffet. La forme en a été bénigne. La cause en est attribuée à ce qu'après la fonte des grandes neiges que les premières chaleurs du printemps firent disparaître subitement, la terre se trouvait humide, la croissance des jeunes plantes fut très-rapide, de manière que les bêtes à cornes trouvèrent à se rassasier sur ce vert tapis, au lieu de devoir se contenter de bourgeons gluants de chênes. La même maladie a été signalée par M. Wolff dans les communes de Bourscheid, Hoscheid et Feulen. Les propriétaires des animaux atteints, cependant, au lieu de s'adresser au vétérinaire, s'adressent aux pharmaciens de la contrée, qui leur débitent des poudres générales, n'importe pour quelle forme sous laquelle apparaît cette maladie. Inutile d'en dire davantage. Nous avons déjà exprimé notre opinion sur des faits pareils qui se produisent journellement dans tout le pays. M . Neyen de Remich a observé un cas d'hématurie qui avait cela de remarquable, que l'urine d'une coloration noire, comme le sang dans les affections charbonneuses, s'écoulait sans cesse par la vulve.</p>\n<p class=\"lf-p\">La fièvre vitulaire a donné occasion à M. Knepper, d'Echternach, de traiter deux cas de cette maladie par l'huile phosphorée. Chez une vache ce médicament a parfaitement réussi, chez l'autre la suite en a été une paralysie incurable. I l est à espérer que M. Knepper, s'il trouve occasion d'employer plus tard cet agent thérapeutique, entrera dans plus de détails sur le mode de son emploi.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les suites de la gestation, telles que parts laborieux, non délivrance de l'arrière-faix, paralysie après le part, ont été observés assez fréquemment cette année dans le pays. Les causes en sont attribuées généralement à la mauvaise et insuffisante nourriture, ayant pour suite la faiblesse des animaux atteints.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le rhumatisme musculaire aigu a été observé sur trois chevaux par M. Fischer. La maladie débutait par des symptômes qui, d'abord, faisaient croire à l'existence d'une colique. Les animaux attaqués suaient, se roulaient, et au bout de deux à trois heures, quand ils devenaient plus tranquilles, apparaissait un gonflement dur, douloureux et chaud dans les régions musculaires de la croupe et de l'angle scapulo-humoral. Il restait une très-grande raideur dans les membres. Une saignée avec des frictions sur les parties tuméfiées avec de l'huile camphrée, fit totalement 77 disparaître la maladie au bout de deux jours. Pour autant que nous le sachions, cette maladie n'est pas encore décrite par les pathologistes.</p>\n<p class=\"lf-p\">Calculs vésicaux. — M . Knepper dit que les calculs vésicaux du bœuf sont assez fréquents dans le canton d'Echternach. Il en attribue la cause à l'eau de ces localités qui tient en abondance en dissolution le sel calcaire, base des calculs du bœuf.</p>\n<p class=\"lf-p\">Empoisonnements. — M. Wolff rapporte trois observations d'empoisonnements. Dans le premier trois bœufs et une chèvre en furent victimes. Il présume que cet empoisonnement eut lieu par la strychnine. On avait donné de l'eau blanche à ces animaux, pour la confection de laquelle on s'était servi de vieille farine d'une ancienne huche à pain dont on ne s'était plus servi depuis longtemps. Dans la chambre où se trouvait cette huche on avait répandu dans le temps, sans s'en souvenir dans ce moment, du froment empoisonné avec la strychnine, pour tuer les souris.</p>\n<p class=\"lf-p\">Bien que l'autopsie ait fait trouver les vaisseaux sanguins de la tête fortement injectés de sang noir et des stries inflammatoires dans l'intestin grèle, l'empoisonnement par la strychnine ne nous parait cependant pas assez clairement démontré. Un autre empoisonnement aurait eu lieu par la mercuriale annuelle qu'à l'autopsie M. Wolff a retrouvée par dix-neuf vingtièmes dans le rumen. Un troisième empoisonnement sur vingt vaches provoqué par l'inhalaison de la vapeur du bain Tessier, que M. Wolff a employé contre la gale d'un troupeau de moutons, est cité dans son rapport du premier semestre. L'étable où se trouvaient ces animaux ne communiquait avec la bergerie que par une petite ouverture dans le plafond. Le lendemain les vaches avaient la diarrhée et la sécrétion laiteuse avait tout à fait cessé. Du lait, trait fraîchement, et du thé de camomilles ont rétabli l'étable dans les vingt-quatre heures. Chez une vache la maladie a persisté et n'a cédé qu'à un purgatif et au peroxide de fer.</p>\n<p class=\"lf-p\">M. Geymer parle de l'empoisonnement de huit porcs par la saumure. C'est la deuxième fois qu'il observe cet empoisonnement et chaque fois ou lui a avoué avoir donné de ce liquide dans la nourriture. Comme symptômes il ne cite que les crampes et le mouvement anormal du globe oculaire. Il n'indique pas les moyens curatifs qu'il a mis en usage chez les six porcs qu'il a trouvés vivants encore. I l cite l'auteur Schosberger qui prétend que la saumure contient un sel alcaloïde volatil pareil à la nicotine et à la conitine.</p>\n<p class=\"lf-p\">Parmi les maladies externes nous croyons devoir mentionner encore l'essai que M. Kurth a fait en traitant un hydrarthrose par l'injection avec la tincture d'iode étendue de son poids d'eau d'après la méthode Leblanc. Pour résultat la tumeur qui était volumineuse et molle s'est changée en une tumeur dure et indolente. Il y appliqua le feu et après une fièvre de réaction redoutable, dont il se rendit cependant maître par les embrocations émollientes, il appliqua les topiques vésicants et fondants qui provoquèrent la guérison. Quoique le premier essai n'ait pas réussi, M. Kurth dit cependant que dans les distensions synoviales anciennes il ne reculerait pas devant les injections iodées. Il est probable que dans le cas, M. Kurth aurait obtenu le même résultat sans injections.</p>\n<p class=\"lf-p\">M. Bivort a observé un prolapsus du mésentère chez le cheval après la castration. Le bout qui sortait de l'ouverture faite au scrotum avait une circonférence de trente centimètres carrés.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'ablation et le tamponnement par des étoupes suffirent pour provoquer la guérison.</p>\n<p class=\"lf-p\">Un moyen curatif pour la guérison du javart, qu'on préconise dans les derniers temps, a été 78 employé par M. Eichhorn de Grevenmacher. Nous voulons parler de l'injection de la liqueur de Villate dans la fistule. D'après un des précédents rapports de M. Bivort, ce praticien emploie ce moyen depuis deux ans avec réussite, seulement i l pratique une contre-ouverture qui aboutit à la sole et maintient l'ouverture au moyen d'un sélon. La guérison s'ensuit au bout de trois à quatre semaines.</p>\n<p class=\"lf-p\">D. Police sanitaire. — Exécution des règlements y relatifs.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'exécution des dispositions relatives à la police sanitaire laisse toujours à désirer. Plus d'une autorité, oubliant la responsabilité qui lui incombe de ce chef, néglige de satisfaire à la loi. Le cas s'est surtout présenté cette année lors des mesures à prendre dans les cas de gale des moutons. Aussi cette maladie contagieuse a-t-elle pu être introduite impunément de l'Allemagne et occasionner des pertes considérables à plus d'un de nos cultivateurs.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le typhus contagieux (Rinderpest) a été à nos portes. Grâce aux mesures prises par le Gouvernement et aux moyens énergiques employés par les pays voisins, nous avons été épargnés par le fléau lui-même; mais les entraves à la circulation et à la vente du bétail qui en furent la suite, n'en causèrent pas moins des préjudices sensibles à nos transactions. Ceci n'empêcha pas les intéressés à applaudir aux mesures prises, et à en supporter les suites comme un mal nécessaire.</p>\n<p class=\"lf-p\">E. Exécution des lois et règlements sur l'exercice de la médecine vétérinaire.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'empirisme continue à fleurir dans plus d'un ressort vétérinaire et cela malgré la vigilance déployée par la gendarmerie, pour en faire punir l'exercice. L'art. 41 de l'ordonnance médicale, qui ne châtie que le charlatan se faisant payer, aide à entretenir cette plaie de notre agriculture, que certains pharmaciens prennent sous leur protection toute spéciale.</p>\n<p class=\"lf-p\">En renvoyant à nos précédents rapports à ce sujet, nous ferons remarquer que dans l'intérêt de la fortune publique, il est urgent de mettre fin à des abus qui ne durent déjà que trop longtemps.</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE VIII.</h3>\n<p class=\"lf-p\">Transactions Agricoles. — Foires et marchés. — Mercuriales. — Commerce extérieur et intérieur.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 1</span><span class=\"lf-art-t\">FOIRES ET MARCHÉS</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Il n'est survenu aucune mutation dans le nombre des foires et marchés tenus dans le GrandDuché. Un seul changement a eu lieu dans le jour de celle de Hautbellain qui s'est tenue le 29 au lieu du 25 septembre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Par mesure de police sanitaire, et afin de prévenir l'invasion du typhus contagieux dans le pays, la fréquentation des foires par les animaux de la race bovine a été interdite par arrêté du 29 septembre 1865. Cette interdiction a été levée par arrêté du 19 décembre de la même année.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les transactions n'eu ont souffert que dans les localités éloignées des centres de consommation, la vente à domicile qui entre de plus en plus dans nos mœurs en étant devenue plus active.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">PRIX DES CHEVAUX ET DES BESTIAUX. — NATURE DES TRANSACTIONS</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Les transactions en fait d'animaux domestiques ont été soumises à diverses fluctuations et ont, 79 suivant la saison et la fréquentation des foires par les marchands étrangers, été très-animées.</p>\n<p class=\"lf-p\">La pénurie des fourrages en 1864, la crainte d'une disette en. 1865, réagirent d'une manière peu favorable sur les cours des animaux, q u i , en général, étaient offerts en trop grand nombre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Voici au surplus les cours des principaux produits vendus, d'après les rapports des vétérinaires du Gouvernement, des cantons de Capellen, Echternach, Esch-sur-l'AIzette, Grevenmacher, Luxembourg, Mersch, Redange et Remich. Ceux des cantons de Clervaux, Diekirch, et Wiltz et une partie d'Echternach n'ayant pas été déposés, il nous a été impossible de constater si et jusqu'où l'arrêté ministériel du 19 janvier 1859 a été exécuté dans ces ressorts.</p>\n<p class=\"lf-p\">A. Chevaux.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'année 1865 s'est annoncée par une baisse générale sur tous les animaux. Toutefois les affaires reprirent dès le mois de février et le commerce des chevaux alla en haussant jusqu'en juillet où il survint une nouvelle dépression, mais lente des prix. Les marchands de l'Allemagne du Sud, ceux de la Saxe prussienne firent surtout les prix dans les bons chexaux. Les Français s'occupèrent des qualités moyennes, et les petits maquignons prussiens des dernières qualités.</p>\n<p class=\"lf-p\">On a payé en moyenne.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix extrême. Prix moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">1100 Étalon reproducteur… 100-1500 Bon cheval de gros trait… 600— 800 700 600 — de labour, taille moyenne . 500— 700 450 — de trait ordinaire… 300— 600 120 Cheval hors d'âge… 40— 200 650 Jument poulinière… 500— 800 175 Produit d'un an… 100— 250 Le tout suivant la qualité et les amateurs.</p>\n<p class=\"lf-p\">B. Bêtes bovines.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le commerce des bêtes à cornes qui laissait déjà à désirer les années antérieures, a continué à être désastreux, eu 1865. La pénurie des fourrages a forcé de restreindre la population des étables d'où il est résulté un encombrement des marchés. Il y a plus, lorsque les prix étaient sur le point de se relever un tant soit peu, les foires durent être interdites dans l'intérêt de la police sanitaire et pour prévenir le malheur grave qui a décimé les troupeaux de la GrandeBretagne et des Pays-Bas.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix extrême. Prix moyen Les prix relevés sont les suivants :</p>\n<p class=\"lf-p\">275 Taureau reproducteur, grande race . fr. 250—300 225 — moyenne race…200—250 125 100—150 — petite race… 212 200—225 Vache fraîche ou pleine, grande race… 190 180—200 — moyenne race… 140 120—160 — petite race… 90 60—120 Vache maigre, vieille ou bréhaigne… 80 40— 60 Bouvillon et génisse… 50 Veau et vèle de quatre semaines .</p>\n<p class=\"lf-p\">8— 16 12 Bœuf de trait, grande taille… la pièce 500—600 550 300—400 — petite taille … 350 Bœuf gras, sur pied… les 100 k° 100—140 85—100 Vache grasse… 60— 80 — demi-grasse sur pied .</p>\n<p class=\"lf-p\">Taureau réformé — 70— 90 Les marchands français sont à peu près les seuls qui s'approvisionnent à nos marchés aux bestiaux. Pour les bœufs maigres, ils sont recherchés par les industriels de la Belgique et des Ardennes françaises, parce qu'ils sont épargnés de la pleuropheumonie, qui décime les étables des distilleries et sucreries de ces pays.</p>\n<p class=\"lf-p\">C. Porcs.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le commerce des porcs qui avait laissé à désirer en 1864, a repris en 1865 une très-grande activité, le produit exceptionnel de la récolte des pommes de terre, et le prix élevé des autres viandes, ayant encouragé l'engraissement de ces animaux. Les gorets furent surtout recherchés et ceux de 4 semaines qui se payaient en janvier 10 à 4 fr. valurent en mai 12 à 15 fr., en juillet 15 à 20 pour retomber en octobre à 8 à 9 fr. et remonter en décembre à 13 à 14 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix extrême. Prix moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Verrat reproducteur d'un an… 100—200 150 Truie pour l'élève… 80—160 120 50 Porc maigre de forte taille… 40— 60 — de 6 mois à 1 an… 30— 45 37 — au-dessus de 6 mois… 15— 30 22 Porcelets jusqu'à 4 semaines… 8— 20 14 Porc gras les 180 kilos…fr. 80—120 Quant aux porcelets, les nourrisseurs indigènes firent une concurrence active aux marchands français et allemands. Les porcs maigres allèrent en France, tandis que ceux en graisse prirent très-souvent le chemin de la Belgique.</p>\n<p class=\"lf-p\">D. Moutons.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le commerce des moutons fut peu animé jusque vers la fin de l'année où il prit un certain essor, surtout pour les bêtes grasses. On cota en moyenne :</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix extrême. Prix moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">30—40 Bélier pour la monte… 40 Brebis, vieille… 10—16 14 Moutons ayant 4 dents… 20—24 22 18—20 — 6 dents… 19 20—30 Moulons gras… 25 16—20 Antenois… 18 10 8—12 Agneaux et agnelles… On paya :</p>\n<p class=\"lf-p\">81 Ce sont encore les marchés de Sceaux et de Poissy qui restèrent nos principaux débouchés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Depuis l'invasion de la peste bovine et l'interdiction de l'entrée en France, nos moutons transitent par la Belgique vers l'Angleterre.</p>\n<p class=\"lf-p\">E. Chèvres.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les transactions se bornent à la production intérieure. On a vendu sur les foires:</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix extrême. Prix moyen.</p>\n<p class=\"lf-p\">Bouc… 14—20 17 Chèvre… 12—16 14 Chevreau… 3— 4 3 50</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 3</span><span class=\"lf-art-t\">MERCURIALES</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Le relevé suivant du mouvement des prix des denrées sur les marchés régulateurs, pendant lesmoisdel'année 1865, a été établi à l'aide des mercuriales officielles publiées par le Mémorial.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les prix y portés donnent chaque fois la moyenne des prix des marchés hebdomadaires se tenant à Luxembourg, Diekirch, Echternach, Esch-sur-l'AIzette, Ettelbruck, Grevenmacher, Mersch, Remich et W i l t z .</p>\n<p class=\"lf-p\">A. Prix moyens des grains, fourrages et autres denrées agricoles :</p>\n<p class=\"lf-p\">Annexe au Mémorial 1866, IIe partie. k PRIX MOYENS DES DENRÉES VENDUES en 1865.</p>\n<p class=\"lf-p\">Froment.</p>\n<p class=\"lf-p\">Seigle.</p>\n<p class=\"lf-p\">Orge mondé 36 28 30 10 75 5 25 8 87 7 12 Mars 15 88 11 94 14 17 10 48 11 15 6 32 13 67 14 37 18 27 30 11 25 6 37 10 62 7 77 Avril 16 02 12 30 14 50 10 37 11 39 6 48 13 72 14 Mai 15 66 H Juin 16 41 12 21 14 74 10 47 3 52 36 Hêtre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Chêne.</p>\n<p class=\"lf-p\">Bois de Paille.</p>\n<p class=\"lf-p\">Farine de Foin.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pois.</p>\n<p class=\"lf-p\">Seigle.</p>\n<p class=\"lf-p\">Froment.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pommes de! terre.</p>\n<p class=\"lf-p\">15 30 11 94 14 48 10 40 11 08 6 10 13 29 12 50 17 60 3 41 Lentilles.</p>\n<p class=\"lf-p\">Février Fèves.</p>\n<p class=\"lf-p\">30 11 12 5 75 9 37 7 50 Avoine.</p>\n<p class=\"lf-p\">30 Sarrasin 37 Orge. f r . 15 29 12 29 13 82 9 64 10 23 6 23 12 80 11 75 14 40 3 18 Méteil.</p>\n<p class=\"lf-p\">Janvier.</p>\n<p class=\"lf-p\">MOIS.</p>\n<p class=\"lf-p\">82 Par 100 kgr Par stère. | Par K i l o g r .</p>\n<p class=\"lf-p\">Par Hectolitre de 3 80 35 27 30 11 06 6 50 10 62 8 12 70 13 90 10 09 11 35 5 95 14 32 2 70 35 28 30 9 70 5 64 12 9 83 6 22 13 75 21 50 2 78 36 28 30 8 50 6 Juillet 16 70 12 27 15 03 10 19 9 90 6 61 14 35 21 50 4 31 37 29 30 10 Août 16 28 12 21 14 45 10 51 11 13 6 47 14 34 21 50 4 01 37 30 30 10 50 6 50 12 12 8 Septembre 16 51 12 22 14 64 10 02 8 72 6 12 13 85 20 3 05 37 30 30 10 50 6 50 12 25 8 Octobre 17 16 12 13 14 77 10 26 8 43 6 21 14 38 20 2 66 38 30 30 11 50 6 50 12 8 Novembre 18 30 12 26 14 73 10 02 8 79 6 25 14 20 20 2 43 38 30 30 10 50 6 50 12 8 Décembre 16 32 12 19 14 43 10 34 9 61 6 04 13 82 14 75 20 2 45 37 30 30 11 8 87 13 47 19 05 3 19 50 19 34 15 06 4 66 37 44 29 28 30 10 45 6 17 11 18 7 87 30 10 02 5 32 9 55 7 39 Moyenne de 1865. 16 36 12 1414 1864. 19 06 13 5416 Différence en plus.. p r 1865 en moins 48 10 23 10 11 6 2413 57 11 79 11 46 6 7213 37 2 70 1 40 2 09 1 56 1 35 48 15 01 4 99 5 87 1 27 07 10 38 8 6 12 6 50 12 43 8 85 1 63 8 48 83 Pendant l'année qui nous occupe, les prix les plus élevés se sont produits en novembre, octobre et juillet. Les prix les plus faibles, en janvier, février, mai et mars. Les prix moyens, vers avril, juin, décembre et août.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les mercuriales de l'année 1865 ne s'appliquent que pour les trois à quatre derniers mois, à la récolte de cette année. Les autres chiffres se rapportent à celle de 1864, dont l'abondance devait influer sur les prix d'une manière dépressive, comme le prouve au surplus la moyenne obtenue. Nous allons, au surplus, voir comme elle se comporte vis-à-vis des mercuriales des dix dernières années, que nous allons résumer ci-après :</p>\n<p class=\"lf-p\">P R I X MOYENS DES DENRÉES VENDUES de 1 8 5 5 à 1 8 6 4 inclus f r . 31 52 25 92 29 27 1855 Chêne. par stère.</p>\n<p class=\"lf-p\">Hêtre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Paille.</p>\n<p class=\"lf-p\">Beurre. par kilo.</p>\n<p class=\"lf-p\">6 40 4 99 3 66 1 70 7 54 4 63 8 73 8 8 4 17 70 23 61 5 47 7 87 4 37 1 77 8 36 4 92 29 90 22 81 27 35 17 07 8 13 15 12 1857 22 51 17 03 20 51 14 62 7 47 11 64 5 29 5 20 9 13 4 72 1 88 8 82 4 74 1858 16 05 12 13 14 55 11 30 3 14 10 04 5 76 1 89 9 58 1859 17 69 13 07 15 88 11 32 7 29 9 17 13 01 3 37 6 78 5 1860 21 02 18 5 29 6 49 4 75 1 71 9 75 5 17 1861 25 13 18 8 4 23 06 14 37 7 12 13 12 22 63 20 89 5 81 7 5 2 6 29 1 89 9 13 5 39 1862 2 1 7 1 18 72 22 37 14 37 6 89 13 14 19 2 4 23 11 4 90 9 19 6 96 1 86 9 57 6 98 1863 21 2 1 19 06 16 32 12 31 6 21 11 44 13 67 15 66 3 98 8 65 5 60 1864 19 06 13 54 16 57 11 79 6 72 11 46 13 50 15 06 4 46 10 02 5 32 1 86 9 55 84 1856 21 84 14 03 5 98 17 22 7 69 8 69 12 4 4 7 39 12 49 17 15 de 1865 Différence p r 1863 16 36 12 14 14 48 10 23 1 79 9 19 7 53 7 39 6 24 10 01 13 87 19 05 3 19 10 45 6 17 1 95 11 18 7 87 2 08 2 14 66 6 85 5 77 6 29 3 78 1 88 9 56 5 08 5 73 en plus en moins 5 52 1 79 9 10 Moyenne des 10 années 23 21 17 91 20 77 14 01 7 57 12 41 16 65 18 39 4 81 — Foin.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pommes de terre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Lentilles. par 100 kilo.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pois.</p>\n<p class=\"lf-p\">Sarrasin.</p>\n<p class=\"lf-p\">Avoine.</p>\n<p class=\"lf-p\">Orge.</p>\n<p class=\"lf-p\">Méteil.</p>\n<p class=\"lf-p\">Froment.</p>\n<p class=\"lf-p\">ANNÉES.</p>\n<p class=\"lf-p\">Seigle.</p>\n<p class=\"lf-p\">PAR HECTOLITRE.</p>\n<p class=\"lf-p\">1 33 2 30 2 78 8 07 5 24 2 38 1 62 93 16 85 Grand-Duché de Luxembourg. 21 Pommes de terre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Avoine.</p>\n<p class=\"lf-p\">Orge.</p>\n<p class=\"lf-p\">Seigle.</p>\n<p class=\"lf-p\">PAYS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Froment.</p>\n<p class=\"lf-p\">Depuis le commencement de ce siècle le prix du froment de l'année courante a été dépassé trente-sept fois, savoir en 1802, 1803, 1805, 1811, 1812, 1813, 1816, 1817, 1818, 1820, 1828, 1829, 1830 1831, 1832, 1837, 1838, 1839, 1840, 1841, 1842, 1843, 1845, 1846, 1847, 1852, 1853, 1854, 1855, 1856, 1857, 1859, 1860, 1861, 1862, 1863 et 1864. Par contre, il lui a été vingt sept fois inférieur et jamais égal. Ces chiffres ne paraissent, à la première vue, pas faits pour motiver la position précaire dans laquelle se trouve le cultivateur, par suite de la baisse relative du prix des céréales. Mais, si l'on n'oublie pas de porter en compte l'augmentation des frais de production par suite du prix élevé de la main-d'œuvre et de la rente du sol, ainsi que la plus grande quantité de numéraire, on comprendra pourquoi ces prix sont réellement trop peu rémunérateurs et ont subi l'avilissement dont on se plaint, non seulement chez nous, mais encore dans les régions agricoles auxquelles nous pouvons être comparés.</p>\n<p class=\"lf-p\">Voici au surplus la moyenne des prix réduits pour le quintal des pays qui nous entourent :</p>\n<p class=\"lf-p\">16 86 16 50 14 90 3 19 Belgique 22 01 15 70 18 03 16 90 3 06 France 21 52 15 09 15 72 17 63 5 25 23 43 16 36 16 19 17 85 5 12 Prusse La facilité des communications, en rapprochant le consommateur du producteur, les régions à récoltes abondantes de celles où il y a disette, égalise le prix et prévient ainsi les hausses et les baisses extrêmes.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les autres produits non compris dans les mercuriales ci-dessus, furent cotés en moyenne : l'hect. 1 1 — 13 Epeautre la balle 120—125 Trèfle rouge 130 — 150 id. — incarnat 100 — 120 id. — blanc id.</p>\n<p class=\"lf-p\">300—450 — hybride 40—60 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Lupuline ou minette 120 140 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Luzerne l'hect. 15—18 Sainfoin ordinaire 17—22 — à deux coupes… id.</p>\n<p class=\"lf-p\">25—30 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Lupin… id.</p>\n<p class=\"lf-p\">25 — 30 Vesces… 28—29 id. — d'hiver 13—19 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Féveroles… 20—25 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Navette l'hect. 22 — 33 Colza 19—21 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Caméline… 25—30 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pavot.</p>\n<p class=\"lf-p\">50—60 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Chanvre… 30—40 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Lin kilogr. 2,50—5 Chanvre (filasse) id. 2,50—4 Lin Chêne (bois d'oeuvre) gros m. cub. 90—100 50—80 — moyen. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">15—30 id. petit 15 — 30 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Hêtre re 100 k°. 12—20 Écorces à tan, 1 qualité e id.</p>\n<p class=\"lf-p\">8 — 12 2 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">4—6 3e 86 Le commerce de graines a été très-animé ; il en a été de même de celui du bois de chêne pour construction et travaux pour chemin de fer.</p>\n<p class=\"lf-p\">B. Prix moyen des produits animaux, viands dépécée, etc.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les prix consignés ci-avant sous le § 2 se rapportent à la viande sur pied. Pour ce qu'il en est de ceux de la viande dépécée, ils font l'objet du résumé suivant extrait, aussi bien que ceux du beurre et des œufs, des mercuriales officielles :</p>\n<p class=\"lf-p\">P R I X MOYEN P A R KILOGRAMME.</p>\n<p class=\"lf-p\">Prix moyen par douzain Viande de bœuf.</p>\n<p class=\"lf-p\">Viande de vache.</p>\n<p class=\"lf-p\">Viande de veau.</p>\n<p class=\"lf-p\">Viande de mouton.</p>\n<p class=\"lf-p\">Viande de porc.</p>\n<p class=\"lf-p\">Beurre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Janvier 0 89 0 76 0 66 0 84 0 99 1 98 0 72 Février 0 89 0 78 0 68 0 96 0 98 1 92 0 67 Mars 0 93 0 78 0 70 1 17 1 03 2 14 0 60 Avril 0 95 0 81 0 68 1 18 1 05 2 24 0 51 Mai 1 01 0 85 0 69 1 23 1 06 1 90 0 44 Juin 0 98 0 86 0 72 1 20 1 13 1 74 0 47 Juillet 1 01 0 87 0 74 1 17 1 16 1 73 0 49 Août 1 02 0 86 0 78 1 15 1 17 1 70 0 48 Septembre 0 95 0 85 0 79 1 12 1 08 1 79 0 53 Octobre 1 04 0 85 0 80 1 05 1 09 2 13 0 63 Novembre 0 97 0 85 0 83 0 96 1 11 2 22 0 68 Décembre 0 96 0 85 0 86 0 90 1 09 2 13 0 72 M o y e n n e de 1 8 6 5 0 97 0 82 0 74 1 08 1 09 1 95 0 58 1864 0 93 0 81 0 64 1 07 1 46 1 86 0 57 004 0 01 0 10 0 01 0 37 0 09 0 01 MOIS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Différence pour 1865. en p l u s .</p>\n<p class=\"lf-p\">Oeufs en m o i n s .</p>\n<p class=\"lf-p\">Le prix des viandes à l'état a donc augmenté, d'abord parce que les bêtes grasses étaient rares 87 et que le suif n'est pas venu en déduction relative du prix de la viande, ensuite parce que la boucherie est habituée de profiter le plus souvent des sacrifices que doit faire l'éleveur. C'est ainsi qu'on doit s'expliquer ce fait en compulsant les mercuriales, et en voyant que dans certain centre rural la viande est plus chère qu'à Luxembourg où l'on paie octroi et où les besoins de la vie sont plus dispendieux.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pour compléter ces renseignements nous donnerons la valeur marchande des produits suivants :</p>\n<p class=\"lf-p\">Miel… k° Cire Laine lavée sur dos, qualité ordinaire moyenne Peau verte, bœuf et vache, âgés âge moyen jeunes veau de m o u t o n , demi-rase avec laine et la peau 2 4 3 4 50 0 75 0 70 0 80 1 30 2 50 5 4 50 6 0 90 0 80 0 90 1 40 3 75</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 4</span><span class=\"lf-art-t\">COMMERCE EXTÉRIEUR. — TARIFS DE L'UNION DOUANIÈRE</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Le fait économique le plus important qui se soit produit pendant l'année 1865 est, sans contredit, l'accession de l'Union douanière à la grande réforme des tarifs, inaugurée par le traité de commerce du 23 janvier 1860, entre la France et l'Angleterre, et qui, grâce à l'évidente justesse des principes sur lesquels elle est basée, a fait le tour des États civilisés dans un court espace de temps. En effet, ce traité avec l'Angleterre, fut suivi de celui du 1 er mai 1861, avec la Belgique, du 2 août 1862 avec l'Union douanière, du 17 janvier 1863 avec l'Italie, du 31 juin 1864 avec la Suisse, du 14 février 1865 avec la Scandinavie, du 4 mars 1865 avec les villes hansénatiques, du 9 juin 1865 avec le Mecklenbourg, du 18 juin 1865 avec l'Espagne et du 7 juillet 1865 avec les Pays-Bas. Tous sont basés sur la réduction des tarifs douaniers français et de mesures réciproques prises par les autres contractants. Ils forment le point de départ de conventions entre tous les Etats qui y ont adhéré, et ont toutes le même but, savoir : Favorisation du commerce par la réduction des droits et la simplification des formalités en douane; garanties contre les augmentations arbitraires de tarifs et contre les préjudices et les faveurs différentiels par la stipulation du droit de la nation la plus favorisée.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le traité de commerce du 2 août 1862, entre la France et l'Union douanière ne put être mis en vigueur que le 1 er juillet 1865, simultanément avec les conventions conclues avec l'Autriche le 16 mai 1865, la Belgique le 22 mai, la Grande-Bretagne le 30 mai 1865. Le premier de ces traités est général et est applicable quant aux importations à tous les peuples. Les diminutions de tarif et les faveurs qu'il prévoit, comparés aux droits stipulés par les anciens traités, sont en partie très importantes et s'étendent à la grande majorité des cas. Nous donnons ci-après les articles qui s'appliquent le plus spécialement à l'agriculture dans leurs modifications les plus importante :</p>\n<p class=\"lf-p\">88 A. Articles en franchise de droit.</p>\n<p class=\"lf-p\">Droit U n i t é . du tarif de 1860.</p>\n<p class=\"lf-p\">Garance A r i d e sulfurique Soude sulfurique et muriatique Cendres de potasse et de saule Acide salpétrique Noir animal Lin, étoupes, chanvre… Céréales et légumineuses… A n i s et cumin Coriandre et fenouil… Graines oléagineuses — de trèfle et graines non spécialement tarifées, haies de génévrier Plumes à écrire et de literies Bois à brûler — d'œuvre et de construction… Boisselerie grossière Suif Articles de minoteries Fruits et légumes secs, etc.</p>\n<p class=\"lf-p\">Jus de fruits, non confits, au sucre Tourteaux Soie, soie grége, non teinte Fil de lin, filé à la main Meules bandées de fer Charbon de terre Goudron, poix Térébenthine Huile minérale, naphte Poteries communes… Veaux Bêles ovines, autres que moutons, ensuite chèvres Rth.</p>\n<p class=\"lf-p\">Sgr.</p>\n<p class=\"lf-p\">2 3 10 5 5 10 15 5 5 50 k° 50 k° ½ 1 15 1¼ 5 15 2½ charge de 2/3 à 1 1/3 VAISSEAU.</p>\n<p class=\"lf-p\">50 pièce 50 k° pièce 15 15 15 15 15 1 15 5 1¼ 5 10 15 10 5 5 98 Unité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Thlr.</p>\n<p class=\"lf-p\">Sgr.</p>\n<p class=\"lf-p\">Acide salpétrique 50 k° 3 Noir animal 5 Lin, étoupes, chanvre ½5 Céréales et légumineuses 1 Anis et cumin Coriandre et fenouil Graines oléagineuses — de trèfle et graines non spécialement tarifées, baies de genévrier Plumes à écrire et de literies Bois à brûler chargede 2 / 3 à — d'œuvre et de construction 11/3 vaisseau 10 15 Boisselerie grossière Suif Articles de minoterie F r u i t s et légumes secs, etc Jus de fruits, non confits au sucre Tourteaux Soie, soie grége, non teinte Fil de lin, filé à la main Meules bandées de fer Charbon de terre Goudron, poix Thérébenthine Huile minérale, naphte Poteries communes Veaux Bêtes ovines, autres que moutons, ensuite chèvres 50 pièce 50 k° pièce 15 1 ¼ 5 15 2 ½ 15 15 15 15 15 1 15 5 2 1¼ 5 10 15 10 5 5 l Annexe au Mémorial 1866, II e partie.</p>\n<p class=\"lf-p\">90 B. Réduction de tarifs.</p>\n<p class=\"lf-p\">Tarifs de 1860.</p>\n<p class=\"lf-p\">Soude Acide muriatique Verre commun Fer b r u t Fer forgé Acier Fer façonné, tôle b r u t e , etc.</p>\n<p class=\"lf-p\">Fer étamé Articles communs de ferronnerie — d'acier Boisselerie de ménage Machines, particulièrement machines a g r i coles, en fonte — en fer battu.</p>\n<p class=\"lf-p\">Articles de cuivre et de laiton Bières, en tonneau — en bouteille V i n s , en fût — en bouteille.</p>\n<p class=\"lf-p\">Beurre Viande Fromage Huile d'olive Savon Articles communs de zinc — d'étain Taureaux et bœufs Vaches Taurillons et génisses Porcs gras Unité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Thlr.</p>\n<p class=\"lf-p\">50 k° 1 1 1 1 2 3 4 6 6 3 pièce 1 6 et 10 10 2 8 6 8 3 2 3 1 1 3 2 5 3 2 1 Tarif actuel.</p>\n<p class=\"lf-p\">Sgr.</p>\n<p class=\"lf-p\">Unité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Thlr.</p>\n<p class=\"lf-p\">50 k° 10 3 10 15 15 1 1 1 2 1 2 15 20 20 10 10 10 4 4 1 1 1 1 2 1 1 1 Sgr.</p>\n<p class=\"lf-p\">7 1/2 20 5 2 ½ 25 25 5 21 ½ 10 20 15 15 20 20 20 10 15 20 25 25 15 15 15 A l'exception des chiffons des filets et cordages hors d'usage, tous les articles soumis à un droit à la sortie, en sont affranchis.</p>\n<p class=\"lf-p\">En suite de convention spéciale entre les Etats de l'Union, les droits intérieurs sur les vins sont abolis. Il en est de même de l'Uebergangsabgabe sur les eaux-de-vie et les moûts. Enfin la prime à l'exportation, accordée dans plusieurs Etats pour le vinaigre préparé avec l'alcool, n'existe plus.</p>\n<p class=\"lf-p\">91</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 5</span><span class=\"lf-art-t\">IMPORTATIONS ET EXPORTATIONS DES PRODUITS AGRICOLES</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Depuis la publication des rapports sur la situation agricole du pays, nous avons fait notre possible pour réunir les renseignements sur tout ce qui pourrait se rapporter à ce service important.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le relevé des échanges du Grand-Duché avec la France, la Belgique et le Zollverein, nous ayant paru important entre tous, nous n'avons épargné aucune démarche pour nous le procurer. Si aujourd'hui i l nous est permis de combler une lacune qui existait encore, nous le devons surtout à l'empressement mis par M. le Directeur des douanes du département de la Moselle, à Metz, à nous les communiquer. L'agriculture du pays lui en sera d'autant plus reconnaissante, que les recherches faites à l'intérieur n'avaient pu aboutir jusqu'ici.</p>\n<p class=\"lf-p\">Par suite de cette bienveillante communication, nous donnons ci-après un tableau résumant la marche de notre commerce international avec la France et la Belgique, en tant qu'il concerne les produits agricoles :</p>\n<p class=\"lf-p\">BELGIQUE.</p>\n<p class=\"lf-p\">401 581 241 — de noyers, bruts, équarris en fagots kilogr 16208 7000 têtes kilogr stères kilogr mètr. stères kilogr 40 stères stères kilogr pièces kilogr 56 kilogr 460 86 269 têtes 4284 1436 2357 4435 202 17 4121 13 8 60 9 53 tètes 54 7 10125 kilogr 13410 Bois à construire, de chêne, bruts ou stères équarris. 729 m. cub kilogr 228320 — de chêne, avantplusde 80mm d'épaisseur.</p>\n<p class=\"lf-p\">551 kilogr stères 4940 — — moins de 80mm d'épaissr. — FRANCE.</p>\n<p class=\"lf-p\">BELGIQUE.</p>\n<p class=\"lf-p\">EXPORTATION. en transit (Belgique).</p>\n<p class=\"lf-p\">EXPORTATION 17 912 841 98 46 86 77548 kilogr 728 795 4244 242 15428 6153 7202 360 80 13460 m. cub 3646962 m. cub 21330 10000 26 42904 kilogr 37 kilogr 498 1797 92700 12301 97720 6143 11689 22 263 19763 48 avec bœuf 6 18 têtes 32 têtes 124 37 202 29 397 têtes Unité. Quantité Unité. Quantité Unité. Quantité. unité. Quantité. unité. Quantité Animaux vivants. Chevaux, entiers têtes hongres juments poulains — Bestiaux. Bœufs Vaches Génisses Taureaux Bouvillons et taurillons Veaux Béliers, brebis, moutons, agneaux Chevraux Porcs Porcelets kilogr Amidons Beurre frais — salé Bois à brûler, bûches ou rondins SPÉCIFICATION.</p>\n<p class=\"lf-p\">FRANCE.</p>\n<p class=\"lf-p\">IMPORTATION.</p>\n<p class=\"lf-p\">92 25 stères 1642 francs 7061 stères kilogr 80500 37 francs 19921 francs 21.25 194 sciés, ay. pl. de 80mm d'ép. stères 15150 kilogr kilogr 7990 3000 mètr. mètr. 829885 moins 8741 kilogr kilogr 857323 1500 pièces 275 francs 3400 Échalas kilogr kilogr 1280 20000 pièces pièces 14571 Bois feuillard kilogr 2701 257 Bois exotique, sciés à 2mm d'épaisseur au moins, 940 hect. 93.99 5454 hect. litres litres 108960 Boissons fermentées. Vins ordinaires en fûts 4000 kilogr kilogr 11310 4911 473 bout. litres en bouteilles. litres 8845 320 kilogr kilogr 4615 28 litres litres Vins de liqueurs 50 kilogr 120 kilogr 1148 litres 4043 Cidre, poiré, verjus.</p>\n<p class=\"lf-p\">9251 hect. 550800 hect. 4.10 4803 hect. 4498 1920 Bière kilogr 181 1699 litres Boissons distillées. Eau-de-vie de vin (alcool) kilogr 1863 199 litres de cerise (alcool) 86 35.93 hect. 10.48 de mélasse, rhum (alcool) 113 148 litres 1341 autre alcool.</p>\n<p class=\"lf-p\">36 788 Liqueurs 487 kilogr 27 kilogr Champignons et morilles, truffes 6093 m. cub Charbons de bois et chènevottes kilogr 731960 kilogr 171500 11991 982320 3529 Chardons cardère quint. quint. 1284 210000 Chaux kilogr 5000 388 Chicorée (racine de) 580 1136 826 155 Cire non ouvrée 1629 100 Conserves alimentaires 739 kilogr 179985 251310 393468 Crins bruts.</p>\n<p class=\"lf-p\">74777 Écorces à tan non moulues.</p>\n<p class=\"lf-p\">31904 moulues 202 38650 7000 Engrais (poudrettes) 23100 kilogr 21396 2357 (autres) 16102 Guano Bois à constr., autres, bruis, équarris 93 94 Farineux alimentaires. — Céréales. Grains.</p>\n<p class=\"lf-p\">Froment, épeautre, méteil. quint. 18737 5040348 quint.</p>\n<p class=\"lf-p\">221 — — Seigle 38370 8348 kilogr 662315 — — Maïs kilogr 193 kilogr 375462 — — Orge 544866 23 quint. 5064 — — Avoine 4068 1471 kilogr 1208753 3972 — Farine.-Froment, épeautre, méteil. — — Seigle 2660 kilogr 92974 — — Maïs kilogr 7 — — Orge quint.</p>\n<p class=\"lf-p\">160 — — Avoine Fécules indigènes kilogr 424879 Filaments végétaux. Lin. kilogr 2240 2862 kilogr 23269 — Chanvre en tiges bruts 810 — — teillé et étoupes — — peigné 610 4438 kilogr 48617 69 kilogr 115 Fromages de toute espèce kilogr 165910 354 francs 19817 Fruits de table frais indigène 13 — secs o u tapés, raisins 779 — — autres 994 kilogr 329 550 kilogr 37613 519| kilogr — confits 4301 — oléagineux. Amandes, noix, noisettes 1311 marrons, châtaignes francs 275 419 francs 580 francs Gibier et volaille kilogr 101 118228 Graines oléagineuses, d'œillette 37203 r — de lin kilogr 241298 kilogr 18282 203463 800 3299 kilogr — de moutarde et autres. .</p>\n<p class=\"lf-p\">304012 138504 Graines à ensemencer 2529 kilogr 145871 Graisses, suif brut kilogr 8067 kilogr 1525 4737 — autres kilogr 15816 10124 Kilogr 12998 Houblon 2251 Huiles fine pure d'olive 917 — de palmier, cacao, etc.</p>\n<p class=\"lf-p\">590747 kilogr 1480 kilogr 8076 1580 30320 kilogr — de graines grasses kilogr 1243 — autres 25184 2793 kilogr 104454 Laines en masse 5091 kilogr 128714 francs 19405 kilogr — — — peignées 1640 11911 kilogr — déchets 80 francs Pour faciliter l'étude comparative de ces tableaux, nous allons, pour autant que possible, entrer dans des détails plus circonstanciées, au sujet des principales positions de notre trafic international, en commençant par les bestiaux :</p>\n<p class=\"lf-p\">95 6350 kilogr 55815 kilogr kilogr 20850 Légumes verts et autres 1995 kilogr 108496 4 — salés et confits 52169 kilogr 121610 26060 — secs Levure kilogr 107 kilogr 3551 kilogr 431 6943 Mélasse V kilogr 1194 kilogr 39 kilogr 7116 Miel 15286 1750 Matières animales brutes non spécialemt tarifées 49484 1560 pièces 827975 kilogr 174 francs 2800 kilogr Oeufs de volaille 3567 Os et sabots de bétail 2016 Osier en bottes Pain 9 8 Pain d'épices 25 kilogr 17664 1640 Pâte d'Italie 694 quint. quint.</p>\n<p class=\"lf-p\">3080 Plâtre brut ou préparé 528 Poissons, harengs kilogr — de mer autre kilogr 30300 kilogr 529 177 — marines ou à l'huile 5098 kilogr 183 — d'eau douce quint. 27059 francs 1658 quint.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pommes de terre 9173 hect. 31938 kilogr 2562 222 Poils de porc, en masse kilogr 457829 1301800 kilogr 330103 Récoltes et fourrages 731154 kilogr 6377544 kilogr 30900 Sel de marais et de saline 1661 Semoules en gruau 875 774 Son kilogr 21000 kilogr kilogr 4895 Sucre Tabac en feuilles 436 kilogr 24024 Tuyaux de drainage kilogr 15051 Tourteaux 1500 kilogr 6347 kilogr 1687 francs 13244 kilogr 3953 12618 kilogr 896650 kilogr Végétaux — Plants d'arbre kilogr 420 Vesces (graine) Viande fraîche de boucherie 335 19916 426 kilogr 16 42 kilogr 38208 — salée 639 79 — extrait en pain kilogr 278 — gibier et volaille litres 5803 Vinaigre IMPORTATION (tête).</p>\n<p class=\"lf-p\">EXPORTATION (tête).</p>\n<p class=\"lf-p\">FRANCE. v BELGIQUE.</p>\n<p class=\"lf-p\">BELGIQUE.</p>\n<p class=\"lf-p\">FRANCE.</p>\n<p class=\"lf-p\">TOTAL.</p>\n<p class=\"lf-p\">1864 1865 1864 1865 1864 1865 1864 1 8 6 5 Chevaux. Entiers 39 29 — Hongres 513 397 — Juments 217 124 — Poulains 204 37 1474 202 Bestiaux. Bœufs 1864 1865 1864 1865 9 31 7 46 17 800 211 596 54 32 53 15 54 1 7 4049 4121 4096 4137 553 17 554 24 202 3390 435 460 1194 729 404 2440 1006 66 225 4 60 1612 146 3 8 1130 505 111 86 1300 5960 15328 30758 35191 143 269 1051 Taureaux 293 6 — Bouvlons, taurillons 633 16 — Vaches 1969 622 347 841 2316 1463 — Génisses 740 48 17 98 757 — Veaux et vèles 469 263 170 242 639 — Béliers, brebis, moulons, agneaux 24798 19763 524 944 2984 1168 4 1 33 22 Porcs 4316 6143 200 3244 4516 10387 936 581 1267 Porcelets 2707 11689 101 728 2908 15317 47 24 178 Chevreaux — — 96 13 — — TOTAL.</p>\n<p class=\"lf-p\">33 22 97 Il a été de plus expédié en transit, par la Belgique, 7202 têtes bêtes à cornes.</p>\n<p class=\"lf-p\">Le total de nos exportations démontre l'état de notre commerce et sa diminution, principalement sur les bêtes à cornes et les chevaux. Il y a par contre augmentation notable sur les bêtes ovines et porcines. Celte diminution provient principalement de l'interdiction à l'entrée des bêtes bovines, par suite du typhus contagieux. Quant aux importations, il n'y a qu'une faible augmentation et cela sur un seul article; ceci prouve que notre commerce de chevaux continue à prospérer, et que la spéculation du dressage au travail et à l'habillage, si nous pouvons nous servir de cette expression, reste toujours profitable.</p>\n<p class=\"lf-p\">Une des principales ressources industrielles du pays est, sans contredit, le revenu des forêts qui couvrent son sol. Le placement de leur produit nous intéresse d'autant plus, que, par suite du chômage et de la transformation de nos établissements sidérurgiques, travaillant au charbon de terre, il n'est pas toujours facile à se défaire des bois de feu. C'est ce qui nous engage à résumer notre trafic international, en cet article, dans le tableau suivant :</p>\n<p class=\"lf-p\">Annexe au Mémorial 1866, IIe partie. m 98 EXPORTATION.</p>\n<p class=\"lf-p\">FRANCE.</p>\n<p class=\"lf-p\">SPÉCIFICATION.</p>\n<p class=\"lf-p\">1864 1865 447 stères kilogr 22350 5080 pièces kilogr 37,100 stères 20 kilogr 34,300 1797 92,700 12,331 97,720 Unité Bois à brûler, bûches et rondins — en fagots Bois à construire, de chêne, bruts et équarris — — — — — — — — — — — sciés, ayant plus de 0,080 d'épaisseur. stères kilogr — sciés, ayant moins de 0,080 d'épaisseur. mètr. stères kilogr de noyer, bruts et équarris stères autres. — — — BELGIQUE. sciés, ayant plus de 0,080 d'épaisseur. stères kilogr — — — — — — — — — sciés, ayant moins de 0,080 d'épaisseur. mètr. — — — — — — Kilogr Échalas pièces kilogr Bois feuillards pièces — — kilogr — exotiques, sciés, à 0,002 d'épaiss. au moins.</p>\n<p class=\"lf-p\">Perches à houblon Unité.</p>\n<p class=\"lf-p\">1864 1865 86 42,904 26 4,460 m. cub 2,206.688 3,646.96 10,000 2000 80 360 25 1 700 37 15,150 francs 3151 9157 3000 8741 1500 3400 20,000 200 160 15,730 19,921 Charbons de bois et chènevottes 2813 m. cub 6093 — — — — kilogr 140,200 171,500 Écorces à tan non moulues id. 100,200 251,310 kilogr 229,445 179,986 2400 31,904 — — moulues id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Osier e n bottes 40 99 IMPORTATION.</p>\n<p class=\"lf-p\">BELGIQUE.</p>\n<p class=\"lf-p\">FRANCE.</p>\n<p class=\"lf-p\">TOTAL.</p>\n<p class=\"lf-p\">1864 1865 Unité. 1864 té 1864 1865 Unité.</p>\n<p class=\"lf-p\">447 gr 22,350 res 5080 37,100 1797 92,700 12,331 97,720 4435 170 stères kilogr 50,400 9082 10,125 pièces 13,410 kilogr 47,600 729 269 stères kilogr 262,275 228,320 re. stères 9212 1865 Unité. 1864 40 4940 16,208 kilogr 29,900 7000 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">1642 3499 stères kilogr 1,749,500 80,500 204 stères kilogr 107,390 1865 170 4435 stères kilogr 50,400 pièces 9082 10,125 kilogr 47,600 13,410 551 128,530 m. cub 11.400 stères kilogr Total.</p>\n<p class=\"lf-p\">194 francs 7990 kilogr 2202 7000 7061 mètr. 1,152,594 829,885 kilogr 3,457,799 857,323 275 1550 francs 1280 kilogr 15,900 14,571 pièces 43,051 2701 kilogr 18,589 157 2919 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">109 pièces 2500 kilogr 140,200 171,500 kilogr id ilogr 329,645 431,295 id. 335,683 31,904 2400 id. id.</p>\n<p class=\"lf-p\">40 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">731,960 kilog 519,650 731,960 kilogr 519,650 368,245 176,375 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">393,468 176,375 74,777 id. id. 335,683 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">9 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">9 100 La différence dans l'application des tarifs et du libellé de ceux-ci, ne nous permet pas de donner une récapitulation uniforme des quantités de produits forestiers, faisant l'objet de transactions internationales.</p>\n<p class=\"lf-p\">Si d'un côté les affaires en bois, autre que chêne, ont été moins actives qu'en 4864, il n'en est pas moins vrai de l'autre que l'importation des bois sciages de sapins a été énorme (829,885 m. de planches). Enfin il a été importé de France seul 551 stères de traverses pour chemin de fer, outre 128,530 k° de bois destiné au même usage. C'est donc, au petit bonheur, 8000 billes que nous aurions pu fournir, si l'administration de nos voies ferrées suivait les errements des autres compagnies.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quant aux écorces, les affaires ont été supérieures à celles de 1864. Nous avons exporté 434,295 k° contre 368,245 k° d'importation. Ajoutons que si nous ne perdons pas de vue que notre principal marché pour cette matière est l'Allemagne, alors ce résultat sera encore plus favorable. En effet, nous nous trouverons alors en présence de k° 1,430,502 ou de 22,600 bottes de tan à l'exportation.</p>\n<p class=\"lf-p\">Viennent finalement les charbons dé bois. La Belgique continue à nous envoyer ce produit, et le chiffre de ses importations a considérablement augmenté en 1865. Par contre la France qui dans le temps venait faire concurrence pour cet article à nos maîtres de forges, paraît vouloir se ressouvenir de son ancien marché. Elle a importé pour la même année 6093 m3 représentant 1,462,320 k° de charbons.</p>\n<p class=\"lf-p\">Nous allons compléter ces données en présentant le résumé des transports de produits forestiers par nos chemins de fer.</p>\n<p class=\"lf-p\">Bois de l'intérieur pour l'intérieur k° 1,928,037 — pour la France k° 4,243,276 — pour la Belgique 829,275 — pour la Prusse 393,170 Total des exportations Bois de France pour l'intérieur k° 5,054,918 — de Belgique 45,000 — de Prusse 201,600 2,495,721 Total des importations Ecorces. Exportation vers la Prusse 5,271,518 1,167,452 Nous envoyons à la France du bois de chauffage et des charbons; à la Belgique du bois d'œuvre et de construction ; à la Prusse des traverses en chêne et surtout des écorces.</p>\n<p class=\"lf-p\">Par contre la France nous inonde de bois de sapins et de traverses en chêne.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les intéressants renseignements sur nos transports par voies ferrées que contiennent notre rapport, sont dûs à l'obligeance de M. le commissaire du Gouvernement près le chemin de fer.</p>\n<p class=\"lf-p\">101 Une dernière denrée, formant l'objet d'importantes transactions avec nos voisins, sont les céréales et farineux. A ce titre elle mérite le résumé spécial qui va suivre :</p>\n<p class=\"lf-p\">102 EXPORTATION.</p>\n<p class=\"lf-p\">FRANCE.</p>\n<p class=\"lf-p\">Grains.</p>\n<p class=\"lf-p\">Froment, épeautre, méteil… BELGIQUE.</p>\n<p class=\"lf-p\">Unité.</p>\n<p class=\"lf-p\">1864 1865 100 k° 80 221 26 Seigle… Unité.</p>\n<p class=\"lf-p\">DENRÉES.</p>\n<p class=\"lf-p\">1864 1865 k° 1,382,683 5,022,418 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">39,163 38,370 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">290,930 544,866 401,459 1,200,752 72,382 92,974 k° 76,021 121,610 k° 956 Maïs… Orge… 100 k° 321 33 Avoine… id.</p>\n<p class=\"lf-p\">82 1,471 Farines. Froment, épeautre, méteil… id.</p>\n<p class=\"lf-p\">7 Seigle… Maïs… Orge… Avoine… Fécules Légumes indigènes… secs… Pain… — k° 102,990 52,169 k° d'épices… id.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pâtes d'Italie… id.</p>\n<p class=\"lf-p\">25 k° 477 k° 21,100 k° 167 12 k° Semoules et gruaux… Son… 774 103 IMPORTATION.</p>\n<p class=\"lf-p\">1865 1864 1865 Unité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Unité.</p>\n<p class=\"lf-p\">Unité. 1864 1865 1864 TOTAL.</p>\n<p class=\"lf-p\">BELGIQUE.</p>\n<p class=\"lf-p\">FRANCE.</p>\n<p class=\"lf-p\">TOTAL.</p>\n<p class=\"lf-p\">1864 1865 390,683 5,062,418 100 k° 14,520 18,737 41,763 38,370 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">11,813 193 k° 323,030 548,166 100 k° 8,348 4,541 5,064 409,659 1,202,223 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">16,146 1,068 92,974 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">4,391 3,972 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">102 2,660 73,020 7 k° 100 k° 314 id.</p>\n<p class=\"lf-p\">94 160 k° 28,786 124,879 k° 30,032 26,060 956 k° 2,016 12 k° 179,011 477 167 173,779 25 21,874 185 8 k° 17,288 17,664 k° 8,434 1,661 875 k° 2,339,055 375,162 k° 6,038,055 5,093,254 104 Il a été exporté en Céréales… Farines… K° 1864 1,774,155 73,020 1865 6,944,151 92,974 Les importations sont :</p>\n<p class=\"lf-p\">Céréales… 6,038,005 4,093,255 439,100 397,200 Farines … Ainsi il y a d'un côté diminution du chiffre des importations et augmentation de celui des exportations.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les mercuriales publiées ci-avant se chargent d'expliquer cette animation dans notre commerce de céréales.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les diverses lignes de nos chemins de fer transportèrent pendant le même exercice :</p>\n<p class=\"lf-p\">Céréales: de l'intérieur pour l'intérieur . . k°… 1,474,355 la France . .</p>\n<p class=\"lf-p\">84,965 la Belgique . 2,705,884 la Prusse . .</p>\n<p class=\"lf-p\">171,985 de France pour de de Total des exportations… 3,052,834 l'intérieur… k°. 745,178 Belgique… 128,557 Prusse… 50,212 Total des importations… 923,947 Excédant des exportations sur les importations. 2,128,887 Farines : de France pour l'intérieur…k°. de Prusse … Total… Malt : de Prusse pour l'intérieur… 146,773 9,895 156,668 156,668 Le tableau de notre commerce international nous fera demander pourquoi nous négligeons la culture de plantes industrielles, telles que chardons à cardère, chicorée à café, graines oléagineuses, houblon, tabac, etc. ? En effet, nous tirons par deux de nos frontières seulement :</p>\n<p class=\"lf-p\">Chardons à cardère… k°. 11,991 Chicorée (racines)… 215,000 Graines oléagineuses — œillettes.</p>\n<p class=\"lf-p\">118,228 autres .</p>\n<p class=\"lf-p\">234,865 Houblon… 23,122 Enfin, n'y aurait-il pas moyen d'activer des féculeries et des amidonneries, lorsqu'on importe des pays avec lesquels nous avons le moins de relation : k°.</p>\n<p class=\"lf-p\">Amidons… 4,284 Fécules… 124,879 105 Finalement, n'y aurait-il pas lieu de vouer plus de soins aux engrais produits par la ferme, lorsqu'on voit introduire Poudrettes… k° 202 Engrais divers . .</p>\n<p class=\"lf-p\">44,496 Guano… 16,102 60,700 représentant une valeur d'au moins 18,000 fr.</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE IX.</h3>\n<p class=\"lf-p\">Aides-agricoles. — Salaires. — Main-d'œuvre. — Frais de culture.</p>\n<p class=\"lf-p\">La pénurie des bras se livrant à la culture de la terre, n'est pas une des moindres peines du faire-valoir agricole. La main-d'œuvre est non seulement rare et dispendieuse, elle est encore difficile à trouver et surtout à conserver. En effet, les aides nécessaires aux travaux de l'exploitation réclament, à côté d'un salaire plus élevé, une alimentation plus choisie et des égards exceptionnels. D'après les renseignements pris dans chaque commune, on paie, en moyenne, aux domestiques et servantes du cultivateur, outre le logement, le blanchissage, la nourriture et une partie des vêtements, les gages suivants :</p>\n<p class=\"lf-p\">DOMESTIQUES. SERVANTES.</p>\n<p class=\"lf-p\">CANTONS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Grands. Petits. Grandes Petites.</p>\n<p class=\"lf-p\">Capellen… fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">Clervaux… Diekirch… Echternach… Esch-sur-l'Alzette… Grevenmacher… Luxembourg… Mersch… Redange… Remich… Wiltz… 268 266 258 245 270 242 270 269 239 260 271 136 167 120 127 130 122 140 117 111 120 129 160 134 132 135 150 138 135 147 126 135 125 70 84 66 79 70 73 78 76 67 77 70 Moyenne de 1865.</p>\n<p class=\"lf-p\">1863. .</p>\n<p class=\"lf-p\">259 256 129 126 137 133 75 71 Différ. en plus pr 1865.</p>\n<p class=\"lf-p\">3 3 4 4 Cette augmentation provient principalement des plus forts gages accordés aux serviteurs ruraux dans les Ardennes, depuis que les travaux du chemin de fer sont à l'œuvre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Annexe au Mémorial 1866, IIe partie. n 106 Les journaliers reçurent, toujours d'après les moyennes relevées dans chaque commune, par journée de travail, et cela sans la nourriture :</p>\n<p class=\"lf-p\">Journée d'hommes. Journée de femmes CANTONS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Journée d'enfants.</p>\n<p class=\"lf-p\">HIVER.</p>\n<p class=\"lf-p\">ÉTÉ.</p>\n<p class=\"lf-p\">HIVER.</p>\n<p class=\"lf-p\">ÉTÉ.</p>\n<p class=\"lf-p\">HIVER.</p>\n<p class=\"lf-p\">ÉTÉ.</p>\n<p class=\"lf-p\">Capellen…. fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">98 1 36 62 86 52 75 Clervaux… 1 05 1 50 93 1 25 Diekirch… 1 12 1 75 86 1 22 45 68 Echternach… 1 16 1 72 76 1 14 43 72 Esch-sur-l'Alzelte . .</p>\n<p class=\"lf-p\">1 1 65 67 1 05 62 90 Grevenmacher… 1 18 1 65 89 1 06 60 70 Luxembourg.</p>\n<p class=\"lf-p\">1 20 1 72 77 93 55 77 Mersch… 1 11 1 66 80 1 12 40 60 Redange… 1 04 1 35 75 1 13 60 80 Remich… 1 25 170 1 09 1 23 60 80 Wiltz… 1 05 1 57 75 1 20 50 63 1 09 1 60 81 1 10 .</p>\n<p class=\"lf-p\">Moyenne de la journée d'un journalier ordinaire… Moyenne de la journée d'un faucheur… d'un jardinier… d'un charpentier, maçon, menuisier, charron. maréchal, sellier… 90 53 75 2 — 2 50 3 —5 1 75 — 3 1 50 — 4 50 Lorsqu'on donne la nourriture, la prestation en argent est réduite du tiers à la moitié.</p>\n<p class=\"lf-p\">Dans les parties du pays où le travail à la tâche est habituel, ou paie d'ordinaire pour les labeurs qui s'exécutent de cette façon, les moyennes suivantes :</p>\n<p class=\"lf-p\">107 Pour labourer un hectare.</p>\n<p class=\"lf-p\">CANTONS.</p>\n<p class=\"lf-p\">Capellen… fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pour arracher un hectare prairies. durs grains marsages. de pommes de terre.</p>\n<p class=\"lf-p\">POUR FAUCHER L'HECTARE de 18 8 50 11 40 6 20 69 80 Clervaux… 18 11 72 17 30 13 70 49 77 Diekirch… 15 9 80 13 84 7 21 56 85 Echternach… 21 8 85 13 81 6 54 Esch-sur-l'Alzette .</p>\n<p class=\"lf-p\">20 10 40 16 58 7 52 57 50 Grevenmacher . .</p>\n<p class=\"lf-p\">22 50 13 10 12 30 6 39 64 50 Luxembourg 24 10 04 11 98 6 68 65 50 Mersch… 22 50 10 60 13 23 8 21 53 63 Redange… 20 12 11 72 8 50 60 Remich… 24 11 16 12 15 9 07 61 30 Wiltz… 22 50 11 60 12 50 11 25 62 90 20 69 10 64 13 35 20 8 25 55 17 . .</p>\n<p class=\"lf-p\">Moyenne par hectare.</p>\n<p class=\"lf-p\">Faucillage… Le fanage est compris dans le prix du fauchage des prairies.</p>\n<p class=\"lf-p\">Quant aux autres travaux s'exécutant à la tâche, on paie en moyenne :</p>\n<p class=\"lf-p\">10 — 15 Mètre courant de fossé pour drainage fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">35 — 60 Façonnage d'un stère de bois… 1 25 — 2 Abatage d'un arbre en l'essouchant. .</p>\n<p class=\"lf-p\">1 — 1 50 en pivotant… 25 — 1 50 en remaillant . . — 1 50 Façonnage de 100 fagots à 1 hart… 1 — 2 50 à 2 harts . . 2 50 — 80 Écorçage du tan, par botte… Les travaux non relatés ci-dessus s'exécutent d'ordinaire à l'aide du personnel de l'exploitation, renforcé, suivant le besoin, du nombre de journaliers nécessaires.</p>\n<p class=\"lf-p\">108 En général on peut admettre les frais de culture suivants pour une hectare de terre, des divers produits agricoles.</p>\n<p class=\"lf-p\">A . Céréales.</p>\n<p class=\"lf-p\">TRAVAUX.</p>\n<p class=\"lf-p\">Jachèrage, labours et hersage … fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">Roulage (où il est d'usage)… Valeur de la Prix de Méteil.</p>\n<p class=\"lf-p\">Orge.</p>\n<p class=\"lf-p\">Avoine.</p>\n<p class=\"lf-p\">40 80 60 30 5 5 5 2 2 30 25 2 2 80 5 semence… 50 40 l'ensemencement… 2 2 2 2 2 22 22 20 15 15 10 10 10 10 10 nettoyage… 25 25 25 25 25 Total….</p>\n<p class=\"lf-p\">196 141 196 147 112 Façons d'entretien, saignées, etc… Moisson… Rentrée des Battage et Froment. Seigle. grains… Le tout non compris la fumure et les frais généraux.</p>\n<p class=\"lf-p\">B. Légumineuses.</p>\n<p class=\"lf-p\">Labours… Roulage… Semences… Ensemencement… Frais d'entretien… Moisson… Rentrée des Battage, nettoyage fr. 40 30 45 2 2 20 produits… 10 etc… 25 Total… 149 C. Plantes racines.</p>\n<p class=\"lf-p\">Pommes de terre. hersage… 40 Labours et Roulage… Semences… 30 Plantation et ensemencement . . 45 Binages, piochage, buttage, etc. . 60 Récolte… 30 215 Betteraves.</p>\n<p class=\"lf-p\">70 5 10 10 60 40 195 109 Dans la partie nord du pays, les frais de culture des pommes de terre se réduisent a environ la moitié de la somme ci-dessus, attendu qu'en tout les travaux nécessaires sont réduits à une façon à la haye (hock).</p>\n<p class=\"lf-p\">D. Plantes industrielles.</p>\n<p class=\"lf-p\">Colza. Chanvre. hersage… 90 65 5 56 3 2 binages… 40 16 15 20 40 40 fanes… 10 40 serançage… 120 218 344 Labours et Plombage… Semence… Ensemencement… Deux Repiquage… Récolte… Battage… Rentrée des Rouissage… Teillage et E. Fourrages.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les trèfles se font d'ordinaire dans une céréale, au compte de laquelle sont portés les frais communs de culture. Quant à ceux particuliers aux prairies artificielles, ils s'élèvent par hectare et par an :</p>\n<p class=\"lf-p\">Semences et ensemencement… fr. 30 Fauchage, fanage, rentrée etc. fr. 65 fr.</p>\n<p class=\"lf-p\">95 Les prairies naturelles donnant lieu à des travaux divers suivant qu'elles sont irriguées ou non, il est impossible de donner des chiffres approximatifs des dépenses auxquelles elles donnent ouverture : Dans la vallée de Merseh p. ex. on paie par abonnement annuel 3 fr. par hectare pour l'étaupinage et l'entretien des rigoles. Dans la partie Nord par contre les frais d'entretien se placent entre 20 à 40.</p>\n<p class=\"lf-p\">Nous pensons être près de la vérité en estimant en moyenne les frais de culture, récolte, rentrée etc. à 60 fr. par an, et par hectare de prés en rapport.</p>\n<p class=\"lf-p\">F. Vigne.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les divers travaux nécessités par la culture de la vigne, donnent lieu aux frais suivants par are:</p>\n<p class=\"lf-p\">Déchalasser… Tailler… Façon du Échalasser… Plier… Pincer f'r. sol… … 15 30 70 75 25 50 110 Biner et nettoyer… 75 40 Relever et lier… 30 Binage (2me et 3me)… Échalas, fumure, provignage ( moyenne)… 2 20 Vendange … 60 Total… 6 90 Les v ci-dessus sont ceux éxécutés chez les vignerons soigneux sur la Moselle. Sur la Sûre (à Vianden) on n'échalasse qu'exceptionnellement, de sorte qu'il en résulte une économie dont il est facile de se rendre compte, à l'aide des chiffres ci-dessus.</p>\n<p class=\"lf-p\">G. Arbres fruitiers.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les frais de cette culture sont trop variables et difficiles à déterminer. C'est pourquoi nous ne les signalerons que pour mémoire.</p>\n<h3 class=\"lf-part\">CHAPITRE X .</h3>\n<p class=\"lf-p\">Objets divers.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 1</span><span class=\"lf-art-t\">EVENEMENTS CALAMITEUX. — SINISTRES, MALADIES DES PLANTES, ANIMAUX NUISIBLES</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">L'effet déplorable de la température exceptionnelle de l'année 1865, s'est manifesté d'une manière tellement constante, dans le résultat des récoltes qui font l'objet de la première partie de ce rapport, que nous n'y reviendrons pas ici.</p>\n<p class=\"lf-p\">Autre chose est de l'orage du 22 juillet signalé dans notre revue météorologique. Il était accompagné de grêle dans la Haute-Ardenne et a détruit les récoltes sur pied, principalement dans les communes de Weiswampach et Heinerscheid. Il s'est ensuite dirigé sur Vianden et Fouhren, où il a été, il est vrai, moins destructeur, mais ici comme à Wintrange et à Remerschen, il n'a pas moins laissé des traces de son passage, et on n'oubliera pas de sitôt les dommages qu'il occasionna aux bâtiments et aux plantations.</p>\n<p class=\"lf-p\">La cuscute de la luzerne commence à se montrer un peu partout. Introduite dans le pays en 1859, avec de la semence étrangère, ayant servi à l'ensemencement des remblais du chemin de fer entre Fentange et Bettembourg, on la rencontre déjà aujourd'hui dans plusieurs cantons du pays. Comme sa propagation serait à considérer comme une calamité, nous insistons pour qu'il soit pris des mesures contre son invasion. Un saupoudrage avec du sel de cuisine paraît être trèsefficace contre ce parasite, qu'on détruit aussi en le recouvrant de paille sèche qu'on allume ensuite.</p>\n<p class=\"lf-p\">Les insectes ont causé de grands dommages à certaines cultures. Les pucerons et les altises ont compromis le rendement des colzas. La chenille de la piéride du chou a été très-active dans les jardins, surtout sur les crucifères. Enfin, la betterave a été attaquée par le ver-gris, chenille de la noctuelle exclamation. — Les pertes qu'elle devait occasionner se sont réduites la plupart du temps à quelques cicatrices sur le collet des racines.</p>\n<p class=\"lf-p\">111 Les incendies n'ont pas été moins fréquents que les années antérieures, ce qui doit être attribué à la sécheresse extraordinaire de l'année et aussi à l'imprudence, armée d'allumettes chimiques.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">SEL EMPLOYÉ EN AGRICULTURE</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Il a été débité en 1865 pour l'usage de l'agriculture, les quantités de sel dénaturé, portées à l'état suivant :</p>\n<p class=\"lf-p\">Sel vendu en 1861 1862 1863 1864 1865 Sel raffiné.</p>\n<p class=\"lf-p\">Sel brut Total balles :</p>\n<p class=\"lf-p\">667 226 811 161 690 83 686 53 715 893 972 773 735 715 Ainsi diminution constante sur les années antérieures. Le motif de cette diminution ne doit pas être recherché dans l'abandon de ce condiment. Il provient de la bonne qualité du fourrage et de l'état du bétail, dont le nombre devient toujours plus petit, faute de substances alimentaires suffisantes.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 3</span><span class=\"lf-art-t\">VOEUX, PROPOSITIONS, CONCLUSION</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Pour se conformer à l'art. 12, 2e alinéa de l'arrêté royal grand-ducal du 28 novembre 1857, la Commission d'agriculture doit présenter des propositions sur les mesures à prendre dans l'intérêt du progrès agricole. Elle n'a pas manqué de s'acquitter de ce devoir, chaque fois que l'occasion s'en est présentée. Voilà pourquoi elle rappelle les propositions et les vœux suivants:</p>\n<p class=\"lf-p\">1° Enseignement agricole.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'introduction de matières agricoles dans les livres destinés à nos écoles primaires a fait l'objet d'une volumineuse correspondance et attend toujours encore la solution favorable promise.</p>\n<p class=\"lf-p\">2° Protection des petits oiseaux.</p>\n<p class=\"lf-p\">Notre loi sur la chasse est la seconde en date, qui, en Europe, provoque la protection des petits oiseaux et de leur couvée. Il est à regretter que son exécution laisse tant à désirer.</p>\n<p class=\"lf-p\">3° Etablissement d'un bon cadastre.</p>\n<p class=\"lf-p\">Une des plaies de notre agriculture est la nécessité de l'intervention des tribunaux dans les relations entre cultivateurs. Si le cadastre état établi en vue d'autres intérêts que la péréquation de l'impôt, et si, comme dans plusieurs pays, il était précédé d'un bornage obligatoire et général, on mettrait fin à bon nombre de procès célèbres par leur lenteur et la valeur minime sur laquelle ils portent. Il semble y avoir par suite intérêt à mettre la question à l'étude, qui trouverait en outre un grand soulagement dans la facilité de l' 4° Échange des terrains et réduction des droits d'enregistrement auquel les actes y relatifs sont soumis.</p>\n<p class=\"lf-p\">On faciliterait par là non seulement la culture du sol, mais encore on diminuerait les frais de production, but vers lequel doit marcher l'agriculture moderne.</p>\n<p class=\"lf-p\">112 5° Vaine pâture et parcours.</p>\n<p class=\"lf-p\">Nous ne répéterons pas ce que nous avons dit à plusieurs reprises à ce sujet. Nous constaterons seulement que cette servitude légale est une grande cause d'abus et la pomme de discorde dans plus d'une commune, en même temps qu'elle reste une entrave sérieuse à la liberté des assolements.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cette question paraît d'ailleurs intimement liée à celle de la réorganisation de la 6° Police rurale.</p>\n<p class=\"lf-p\">Comme celle-ci, elle est hérissée de difficultés et attend une solution depuis de longues années, principalement parce que la législation actuelle laisse à désirer sous le rapport et de l'exécution et de l'application. Les remises de peines, les certificats d'indigence, paraissent pouvoir être limités, si force doit rester à la loi.</p>\n<p class=\"lf-p\">7° Emploi des billes de hêtre pour les chemins de fer.</p>\n<p class=\"lf-p\">Lorsqu'on voit l'extension que prend l'importation de bois étrangers et le rôle qu'ils jouent dans nos constructions publiques, il reste à se demander quel avantage une de nos principales industries retire de constructions qui la rapproche d'un concurrent puissant, de la houille.</p>\n<p class=\"lf-p\">Ne serait-il pas possible de suivre chez nous les errements des grandes compagnies de chemins de fer et de faire entrer le hêtre dans l'établissement et l'entretien de nos rail-ways? C'est parce que nous en avons la conviction que nous revenons de nouveau à charge.</p>\n<p class=\"lf-p\">8° Abaissement du prix des transports utiles à l'agriculture.</p>\n<p class=\"lf-p\">L'exemple donné sous ce rapport par les chemins de fer belges, mérite d'être pris en sérieuse considération par le Guillaume-Luxembourg.</p>\n<p class=\"lf-p\">9° Encouragement à accorder aux irrigations, notamment par la présentation de lois rurales plus explicites sur les opérations de possession et d'irrigation : plus favorable surtout à la pratique des irrigations, parce qu'aujourd'hui la valeur relative des fourrages et la force motrice de l'eau ayant changé, l'intérêt général veut que les entreprises d'irrigation ne soient plus aussi fréquemment entravées par là présence des usines.</p>\n<p class=\"lf-p\">La Commission d'agriculture du Grand-Duché de Luxembourg, E. FISCHER, président.</p>\n<p class=\"lf-p\">KOLTZ, secrétaire.</p>\n<p class=\"lf-p\">TABLE DES MATIÈRES.</p>\n<h3 class=\"lf-part\">Chapitre I. — Administration agricole.</h3>\n<p class=\"lf-p\">§</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 1</span><span class=\"lf-art-t\">Commission d'agriculture</span></h4>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">Comité permanent de la Commission</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">d'agriculture</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 3</span><span class=\"lf-art-t\">Districts agricoles</span></h4>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 4</span><span class=\"lf-art-t\">Comices et Sociétés agricoles</span></h4>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 5</span><span class=\"lf-art-t\">Budget de l'agriculture</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">3 4 4 4 6 Chap. II. — Étendue du domaine agricole.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 1</span><span class=\"lf-art-t\">Nature de culture</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">6 Chap. III.— Produits agricoles. -Etat des récoltes.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 1</span><span class=\"lf-art-t\">Météorologie</span></h4>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">État et produit de la récolte</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">a.</p>\n<p class=\"lf-p\">Céréales et farineux b.</p>\n<p class=\"lf-p\">Légumineuses c. Plantes racines d. Plantes fourragères e. Plantes industr. et commerciales f. Graines fourragères et autres de grande culture g. Plantes potagères. — Légumes h. Vergers. — Arbres fruitiers I. Vignobles k. Bois. — Haies à écorces. — Plantations l. Résumé général de la récolte 9 10 11 19 23 26 30 34 37 37 37 38 38 Chap. IV. — Améliorations agricoles.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 1</span><span class=\"lf-art-t\">Généralités</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">40</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">Procédés nouveaux</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">41</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 3</span><span class=\"lf-art-t\">Irrigation. — Praticulture</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">41</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 4</span><span class=\"lf-art-t\">Drainage</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">43</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 5</span><span class=\"lf-art-t\">Engrais. — Amendements</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">43 a. Engrais d'étable. — Purin.— Fumure verte 43 b.</p>\n<p class=\"lf-p\">Engrais commerciaux 44 c. Amendements 45 Annexe au Mémorial 1866, IIe partie.</p>\n<p class=\"lf-p\">6.</p>\n<p class=\"lf-p\">Cultures nouvelles a. Céréales b.</p>\n<p class=\"lf-p\">Plantes racines c. Plantes fouragères d. Plantes forestières</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 7</span><span class=\"lf-art-t\">Instruments d'agriculture</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">47 48 48 49 49 50 Chap. V. — Industries agricoles. a. Distilleries 50 b.</p>\n<p class=\"lf-p\">Brasseries 51 c. Vinaigreries.—Huileries.—Meuneries. 52 d. Fabrique de chicorée à café 53 f. Fruits secs.— Syropteries.—Féculeries 53 g. Fabriques d'instruments aratoires 53 Chap. VI. — Animaux domestiques.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 1</span><span class=\"lf-art-t\">Recensement des bestiaux</span></h4>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">Amélioration des races</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">a. Race chevaline b. Races bovine et porcine</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 3</span><span class=\"lf-art-t\">Service de la monte</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">a. Race chevaline b. Races bovine et porcine c. Races ovine et caprine</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 4</span><span class=\"lf-art-t\">Concours et primes pour l'amélioration</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">des races : a. Race chevaline</p>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">a)</span>Subsides pour étalons en station,</div>\n<div class=\"lf-abs\"><span class=\"lf-abs-num\">b)</span>Primes b. Races bovine et porcine 53 57 57 58 58 58 66 68 68 68 68 69 Chap. VII. — Service vétérinaire. — État sanitaire du bétail.</div>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">État sanitaire du bétail</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">71 a. Influence des agents extérieurs sur la constitution des animaux.</p>\n<p class=\"lf-p\">71 b. Maladies contagieuses et épizootiq. 72 c. Maladies sporadiques internes et externes 74 0 d. Police sanitaire. — Exécution des règlements y relatifs e. Exécution des lois et règlements sur l'exercice de la médecine vétérinaire 78 78 Chap. VIII. — Transactions agricoles. — Foires et marchés. — Mercuriales, — Commerce extérieur et intérieur.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 1</span><span class=\"lf-art-t\">Foires et marchés</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">78</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">Prix des chevaux et des bestiaux. — Nature des transactions</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">78 a. Chevaux b. Bêtes bovines c.</p>\n<p class=\"lf-p\">Porcs d. Moutons e. Chèvres</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 3</span><span class=\"lf-art-t\">Mercuriales</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">a. Prix moyens des grains, fourrages et autres denrées agricoles b. Prix moyen des produits animaux, viande dépécée, etc.</p>\n<p class=\"lf-p\">79 79 80 80 81 81 81 86</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 4</span><span class=\"lf-art-t\">Commerce extérieur. — Tarifs de l'Union douanière</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">87 a. Articles en franchise de droit 88 b. Réduction de tarifs 90</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 5</span><span class=\"lf-art-t\">Importations et exportations des produits agricoles</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">91 Chap. IX. — Aides-agricoles. — Salaires.— Main-d'œuvre. — Frais de culture. a. Céréales b. Légumineuses c. Plantes racines d. Plantes industrielles e. Fourrages f. Vignes g.</p>\n<p class=\"lf-p\">Arbres fruitiers 108 108 108 109 109 109 110 Chap. X. — Objets divers.</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 1</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">Événements calamiteux. — Sinistres, maladies des plantes. — Animaux nuisibles</p>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 2</span><span class=\"lf-art-t\">Sel employé en agriculture</span></h4>\n<h4 class=\"lf-art\"><span class=\"lf-art-num\">§ 3</span><span class=\"lf-art-t\">Vœux, propositions, conclusion</span></h4>\n<p class=\"lf-p\">1° Enseignement agricole 2° Protection des petits oiseaux 3° Établissement d'un bon cadastre.</p>\n<p class=\"lf-p\">4° Échange des terrains et réduction des droits d'enregistrement auxquels les actes y relatifs sont soumis 5° Vaine pâture et parcours 6° Police rurale 7° Emploi des billes de hêtre pour les chemins de fer 8° Abaissement du prix des transports utiles à l'agriculture 9° Encouragement à accorder aux irrigations 110 111 111 111 111 111 111 112 112 112 112 112</p></div>", "next": 0}