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MEMORIAL
MEMORIAL
Journal Officiel
du Grand-Duché de
Luxembourg
Amtsblatt
des Großherzogtums
Luxemburg
RECUEIL DE LEGISLATION
A –– N° 2
6 janvier 2006
Sommaire
PLAN DIRECTEUR SECTORIEL «LYCEES»
Règlement grand-ducal du 25 novembre 2005 déclarant obligatoire le plan directeur sectoriel
«lycées» . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page
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Règlement grand-ducal du 25 novembre 2005 déclarant obligatoire le plan directeur sectoriel
«lycées».
Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau,
Vu la loi du 21 mai 1999 concernant l’aménagement du territoire et notamment son article 9;
Vu les avis du conseil supérieur de l’aménagement du territoire et du comité interministériel de l’aménagement du
territoire;
Vu l’avis des communes concernées;
Vu la déclaration du Ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire à la Chambre des députés;
Notre Conseil d’Etat entendu;
Sur le rapport de Notre Ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire et de Notre Ministre de
l’Education nationale et de la Formation professionnelle, et après délibération du Gouvernement en conseil;
Arrêtons:
Chapitre 1er – Généralités
Art. 1er. Les dispositions du plan directeur sectoriel «lycées», partie graphique et partie écrite, sont déclarées
obligatoires.
Art. 2. Au sens du présent règlement, on entend par:
1) «pôle d’enseignement»: un groupement régional et fonctionnel de lycées situés dans une même aire
géographique déterminée, englobant les communes qu’ils desservent;
2) «lycée classique»: un lycée offrant un enseignement préparant essentiellement aux études supérieures de niveau
universitaire;
3) «lycée technique»: un lycée offrant un enseignement préparant à la vie professionnelle par une formation
générale, technique, sociale et professionnelle;
4) «vide scolaire»: une zone d’une surface déterminée caractérisée par un déficit ou un manque sensible d’offre
scolaire par rapport à la demande de la population résidente à scolariser;
5) «zone de proximité»: l’aire de recrutement prioritaire d’un lycée.
Art. 3. Font partie intégrante du présent règlement grand-ducal les annexes suivantes:
– Annexe 1: Subdivision du pays en pôles d’enseignement;
– Annexe 2: Inventaire des lycées publics;
– Annexe 3: Vides scolaires.
Chapitre 2 – Des pôles d’enseignement
Art. 4. Le pays est divisé en quatre pôles d’enseignement, à savoir:
– le pôle d’enseignement Nord comprenant les cantons de Clervaux, Wiltz, Vianden, Diekirch, Redange et de
Mersch sans les communes de Lorentzweiler, Heffingen et Larochette;
– le pôle d’enseignement Centre, subdivisé, en raison de son importance et pour des fins analytiques, en les souspôles Centre-Nord et Centre-Sud; le premier comprend le canton de Luxembourg sans les communes de
Hesperange et Weiler-la-Tour, et le canton de Capellen sans les communes de Bascharage et de Clemency ainsi
que les communes de Lorentzweiler, Lenningen, Stadtbredimus, Waldbredimus et Bous; le sous-pôle CentreSud comprend le canton de Remich, sans les communes Lenningen, Stadtbredimus, Waldbredimus et Bous, de
même que les communes de Leudelange, Roeser, Frisange, Hesperange et Weiler-la-Tour;
– le pôle d’enseignement Est comprenant les cantons d’Echternach et Grevenmacher ainsi que les communes de
Heffingen et Larochette;
– le pôle d’enseignement Sud comprenant le canton d’Esch-sur-Alzette, sans les communes de Leudelange, Roeser
et Frisange, mais avec les communes de Bascharage et Clemency.
Art. 5. Par dérogation à la délimitation arrêtée par l’article 4, font l’objet d’une double affectation:
– la Ville de Luxembourg, la Ville de Remich et la commune de Bertrange entre les sous-pôles Nord et Sud du
pôle d’enseignement Centre;
– la commune de Niederanven entre le pôle d’enseignement Est et le sous-pôle Nord du pôle d’enseignement
Centre;
– la commune de Fischbach entre le pôle d’enseignement Est et le pôle d’enseignement Nord;
– les communes de Bettembourg et de Reckange/Mess entre le pôle d’enseignement Sud et le sous-pôle Sud du
pôle d’enseignement Centre.
Art. 6. La subdivision du pays en pôles d’enseignement est arrêtée par l’annexe 1.
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Chapitre 3 – Inventaire des lycées publics
Art. 7. Les lycées publics sont classés en fonction de leur caractéristique dominante en les catégories suivantes:
– le lycée technique;
– le lycée mixte à dominante technique;
– le lycée classique;
– le lycée mixte à dominante classique.
Art. 8. (1) Le pôle d’enseignement Nord comprend 6 lycées, dont 4 lycées techniques, 1 lycée mixte à dominante
classique avec une annexe à dominante technique et 1 lycée mixte à dominante technique.
(2) Le sous-pôle Nord du pôle d’enseignement Centre comprend 7 lycées, dont 2 lycées classiques, 4 lycées
techniques et 1 lycée mixte à dominante technique. Le sous-pôle Sud du pôle d’enseignement Centre comprend 6
lycées, dont 2 lycées classiques, 1 lycée mixte à dominante classique et 3 lycées techniques.
(3) Le pôle d’enseignement Est comprend 2 lycées, dont 1 lycée mixte à dominante classique et 1 lycée mixte à
dominante technique.
(4) Le pôle d’enseignement Sud comprend 6 lycées, dont 2 lycées classiques, 2 lycées techniques et 2 lycées mixtes
à dominante technique.
L’inventaire des lycées publics fait l’objet de l’annexe 2.
Chapitre 4 – Critères pour la définition des nouvelles zones d’implantation
Art. 9. (1) La détermination des zones d’implantation des nouveaux lycées doit prioritairement se faire en tenant
compte des vides scolaires.
Les vides scolaires sont géographiquement déterminés à l’annexe 3 qui fait partie intégrante du présent règlement.
(2) La définition des zones d’implantation doit prendre en compte les critères suivants:
– répondre à une évidente demande scolaire résultant d’un manque d’offre scolaire;
– respecter les exigences de la régionalisation et d’un aménagement du territoire durable, compte tenu de la
déconcentration concentrée et du système des centres de développement et d’attraction;
– respecter les contraintes de répartition plus équilibrée des formations et de l’offre scolaire, découlant de la mise
en place des pôles d’enseignement compte tenu de l’évolution démographico-scolaire;
– être bien accessibles par les transports en commun vis-à-vis de leur zone de proximité et du centre de leur pôle.
Chapitre 5 – Projets à réaliser dans les zones d’implantation prioritaires
Art. 10. Un nouveau lycée est construit dans la zone d’implantation prioritaire formée par la commune de
Junglinster.
Art. 11. Un nouveau lycée est construit dans la zone d’implantation prioritaire formée par la commune de Redange.
Art. 12. Un nouveau lycée est construit dans la zone d’implantation prioritaire Esch/Belval sur la friche de BelvalOuest, territoire de la commune de Sanem.
Chapitre 6 – Le contrôle continu du plan directeur sectoriel
Art. 13. Le contrôle continu du plan directeur sectoriel a pour but:
– d’assurer le suivi continu de la mise en œuvre du plan directeur sectoriel à moyen et long terme;
– d’informer régulièrement les décideurs politiques sur la mise en œuvre du plan directeur sectoriel;
– de confirmer, de réajuster et de préciser la mise en place de la nouvelle armature scolaire dans le respect du
cadre général fixé par le plan directeur sectoriel.
Art. 14. Le contrôle continu du plan directeur sectoriel a pour objet l’analyse et l’évaluation des données suivantes:
évolution de la démographie scolaire, création de capacités scolaires, mise en place des zones de proximité et du
mécanisme d’inscription prioritaire, décentralisation de l’offre scolaire, réduction des flux interpôles, organisation
régionalisée des transports scolaires.
Art. 15. Un groupe de travail interministériel, comprenant notamment des représentants des départements
ministériels ayant dans leurs attributions l’Aménagement du territoire, l’Education nationale et de la Formation
professionnelle, les Transports et les Travaux publics, est chargé de l’organisation pratique du contrôle continu du plan
directeur sectoriel.
A ces fins, il informe par écrit le Conseil de Gouvernement si besoin en est, mais au moins une fois tous les deux
ans, de la mise en œuvre du plan directeur sectoriel.
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Le Conseil de Gouvernement, saisi des rapports du groupe de travail interministériel, décide des zones
d’implantation futures et des réajustements ou précisions éventuels à apporter à la mise en place de l’armature scolaire.
Un règlement grand-ducal précise l’organisation et le fonctionnement du groupe de travail interministériel.
Chapitre 7 – La prospection et l’évaluation comparative de sites dans les zones d’implantation futures
Art. 16. La prospection des sites se fait à l’intérieur des zones d’implantation futures arrêtées par le Conseil de
Gouvernement.
Art. 17. La détermination du site à retenir se fait de manière comparative en fonction des critères suivants:
– aménagement du territoire durable et protection du patrimoine naturel et culturel;
– transports publics;
– accessibilité et accès;
– fonctionnalité;
– faisabilité.
Art. 18. La prospection et l’évaluation comparative de sites potentiels sont organisées et coordonnées par le
ministre ayant dans ses attributions l’Aménagement du territoire.
Le ministre peut, à ces fins, faire appel à un bureau d’études spécialisé en aménagement du territoire.
Le groupe de travail interministériel prévu à l’article 15 est associé à la prospection et l’évaluation comparative des
sites potentiels.
Art. 19. Le choix définitif du site à retenir incombe au Conseil de Gouvernement sur proposition du ministre ayant
l’Aménagement du territoire dans ses attributions.
Art. 20. Notre Ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire et Notre Ministre de l’Education nationale
et de la Formation professionnelle sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent règlement
grand-ducal qui sera publié au Mémorial.
Le Ministre de l’Intérieur et de
l’Aménagement du territoire,
Jean-Marie Halsdorf
Le Ministre de l’Education nationale
et de la Formation professionnelle,
Mady Delvaux-Stehres
Palais de Luxembourg, le 25 novembre 2005.
Henri
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ANNEXE 1 : SUBDIVISION DU PAYS EN POLES D’ENSEIGNEMENT
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ANNEXE 2 : INVENTAIRE DES LYCEES PUBLICS
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ANNEXE 3 : VIDES SCOLAIRES
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PLAN DIRECTEUR
SECTORIEL « LYCEES »
Juillet 2005
élaboré par le groupe interministériel, composé de représentants des départements suivants :
-
Ministère de l’Éducation Nationale, de la Formation Professionnelle et des Sports
Ministère de l’Intérieur
Ministère des Travaux Publics
Ministère des Transports
Ministère de l’Économie (STATEC)
Ministère des Finances
Ministère de la Culture, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Ministère de l’Agriculture
Ministère de la Santé
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Table des matières
Avant propos ........................................................................................................................ 7
PARTIE 1 :
1.1
ORIENTATION GENERALE ......................................................................... 9
Introduction.............................................................................................................. 11
1.1.1
1.1.2
Les déclencheurs ...................................................................................................................11
L'instrument du plan directeur sectoriel : définition, élaboration, consultation et
approbation ............................................................................................................................13
L'organisation générale des travaux ......................................................................................14
1.1.3
1.2
Objectifs et démarche............................................................................................... 15
1.2.1
1.2.2
1.2.3
Objectifs du plan....................................................................................................................15
Principes de la démarche .......................................................................................................18
Démarche méthodologique....................................................................................................19
PARTIE 2 :
ARMATURE SCOLAIRE EXISTANTE ....................................................... 21
2.1
2.2
Répartition des lycées et des élèves ......................................................................... 23
Les capacités scolaires ............................................................................................. 24
2.2.1
2.2.2
2.3
Projets en cours et prévus, capacités d’accueil optimisées et classification
opérationnelle des lycées existants .......................................................................... 24
PARTIE 3 :
3.1
Définition de la capacité d'accueil.........................................................................................24
Optimisation de la capacité scolaire......................................................................................24
VERS UNE NOUVELLE ORGANISATION SPATIALE DE
L'ARMATURE SCOLAIRE ............................................................................ 24
Analyse des futurs besoins et mise en évidence des vides scolaires........................ 24
3.1.1
3.1.2
3.1.2.1
3.1.2.2
3.1.2.3
3.1.2.4
3.1.2.5
3.1.3
3.1.3.1.
3.1.3.2.
3.2
Les faits démographiques ...................................................................................................................................24
Ventilation régionale des surcapacités scolaires ................................................................................................24
Les flux interpôles ..............................................................................................................................................24
L'offre scolaire....................................................................................................................................................24
Les besoins en nouvelles infrastructures scolaires par pôles d'enseignement ....................................................24
Les vides scolaires.................................................................................................................24
Les transports scolaires ......................................................................................................................................24
Les vides scolaires..............................................................................................................................................24
La nouvelle armature scolaire et son organisation................................................... 24
3.2.1
3.2.1.1.
3.2.1.2.
3.2.2
3.2.2.1.
3.2.2.2.
3.2.2.3.
3.2.2.4.
3.2.2.5.
3.3
Unités d'analyse : les pôles d'enseignement ..........................................................................24
Les besoins futurs ..................................................................................................................24
Les zones d'implantation des nouveaux lycées .....................................................................24
Logique et critères du choix ...............................................................................................................................24
Choix des zones d’implantation .........................................................................................................................24
Le mécanisme d'organisation spatiale ...................................................................................24
Pôles d'enseignement et zones de proximité : unités fonctionnelles de l'espace scolaire...................................24
Mécanisme d'inscription prioritaire....................................................................................................................24
Organisation régionalisée des transports scolaires .............................................................................................24
Passage progressif et souple de la situation actuelle à la nouvelle organisation spatiale régionalisée ...............24
Modèle de la répartition des formations à l'intérieur des pôles d'enseignement.................................................24
Les mesures accompagnatrices ................................................................................ 24
3.3.1
3.3.2
3.3.2.1.
3.3.2.2.
3.3.2.3.
3.3.3
Standardisation ......................................................................................................................24
Recherche de sites .................................................................................................................24
Phases et étapes ..................................................................................................................................................24
Organisation et acteurs à intégrer .......................................................................................................................24
Critères à appliquer ............................................................................................................................................24
Le planning d'un projet de construction ................................................................................24
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PARTIE 4 : MONITORING ................................................................................................ 24
ANNEXES : .......................................................................................................................... 24
5.1
Annexe 1 Glossaire des abréviations ...................................................................... 24
5.2
Annexe 2 Formations rares (EST) .......................................................................... 24
5.3
Annexe 3 Evolutions démographique et économique récentes et incidences
sur le monitoring et les échéances du plan ............................................ 24
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TABLES DES FIGURES
Figure 1 :
Figure 2 :
Figure 3 :
Figure 4 :
Figure 5 :
Figure 5bis :
Figure 6 :
Figure 7 :
Figure 8 :
Figure 9 :
Figure 10 :
Figure 11 :
Figure 12 :
Figure 13:
Figure 14 :
Figure 15 :
Figure 16 :
Figure 17 :
Figure 18 :
Figure 19 :
Figure 20 :
Figure 21 :
Figure 22 :
Figure 23a :
Figure 23b :
Figure 24 :
Armature scolaire actuelle ............................................................................................24
Répartition des élèves par lycées en 2000/2001 ...........................................................24
Durée moyenne de la présence des différentes classes.................................................24
Lycées proches de la capacité optimisée ......................................................................24
Lycées en voie de transformation .................................................................................24
Lycées surpeuplés.........................................................................................................24
Limites spatiales des pôles d'enseignement..................................................................24
Evolution du nombre des élèves depuis 1990/91..........................................................24
Tableau explicatif de la fourchette de croissance .........................................................24
Répartition des la croissance des effectifs scolaire sur les pôles d’enseignement
à l’horizon 2010............................................................................................................24
Ventilation des surcapacités sur les pôles d’enseignement ..........................................24
Les flux interpôles ........................................................................................................24
Elèves des lycées des pôles d'enseignement et élèves des communes
correspondantes : comparaison pour l'ES .....................................................................24
Elèves des lycées des pôles d'enseignement et élèves des communes
correspondantes : comparaison pour l'EST...................................................................24
Offre scolaire des lycées techniques 2000/2001...........................................................24
Tableau de synthèse démographique ............................................................................24
Espaces mal desservis...................................................................................................24
Espaces bien desservis..................................................................................................24
Hiérarchie des lycées en fonction du réseau des transports scolaires (matin) ..............24
Hiérarchie des lycées en fonction du réseau des transports scolaires (soir) .................24
Vides scolaires..............................................................................................................24
Vides scolaires et propositions d'implantation des nouveaux lycées............................24
Limites spatiales des zones d'inscription prioritaire .....................................................24
Système des Centres de Développement et d’Attraction..............................................24
Découpage régional ......................................................................................................24
Limites spatiales des pôles d’enseignement .................................................................24
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AVANT PROPOS
Conformément aux dispositions de la loi du 21 mai 1999 concernant l’aménagement du
territoire, le projet de plan directeur sectoriel « lycées » a été transmis en date du 9 mai 2003
pour avis aux communes. Ensuite il a été avisé par le Conseil Supérieur de l’Aménagement du
Territoire (avis du 8.12.2003) et le Comité Interministériel de l’Aménagement du Territoire
(avis du 2 février 2004). La déclaration à la Chambre des Députés a eu lieu le 1.4.2004.
Globalement les communes et les organes de consultation ont émis des avis positifs. 79,6 %
de l’ensemble des communes ont formulé un avis positif (34,7 % sans remarques ; 44,9,%
avec remarques supplémentaires, recommandations, souhaits,…). Seulement 6 communes
ont déposé un avis négatif (5,1 %). 6,8 % des communes n’ont introduit aucun avis, les
communes restantes (8,5 %) ont transmis un commentaire général au ministère de l’Intérieur.
Sous réserve de certaines considérations, le CSAT a approuvé le projet de plan directeur
sectoriel « lycées », tout en précisant qu’il considère le projet de plan comme plan-modèle à
prendre comme exemple pour l’élaboration de futurs plans directeur sectoriels. Le CIAT a
également avisé favorablement le projet de plan.
La version définitive du plan directeur sectoriel « lycées » (juin 2004) tient compte d’un certain
nombre de remarques formulées lors de la procédure de consultation pour autant que celles-ci
respectent la cohérence de l’armature scolaire que le plan directeur sectoriel « lycées » est
censée établir et les principes à la base de son élaboration. A cela s’ajoutent certaines
actualisations notamment en ce qui concerne l’état d’avancement des projets de construction
en cours.
Le dossier comprenant non seulement la version définitive du plan directeur sectoriel
« lycées », mais également l’avant-projet de règlement grand-ducal rendant obligatoire le plan
directeur sectoriel « lycées » a été adopté en date du 11 juin 2004 par le Conseil de
Gouvernement, sous réserve des observations de Mme le Ministre de l’Education Nationale
qui ont été intégrées par la suite. Il s’agissait du redressement d’une erreur matérielle (le LTB
est un lycée mixte à dominante technique et non pas un lycée technique) et de précisions
concernant deux formulations de texte dans l’avant-projet de règlement grand-ducal. C’est sur
cette base que le Conseil d’Etat a rendu son avis le 19 janvier 2005.
Le Conseil d’Etat se prononce en principe pour l’approche globale adoptée par les auteurs du
plan directeur sectoriel et en approuve les orientations et les objectifs. Il estime cependant
que, pour promouvoir la décentralisation scolaire envisagée, certains critères devraient à
l’avenir déterminer davantage le choix définitif des sites. Il en est ainsi de leur accessibilité,
voire de leur desserte par les transports en commun.
Compte tenu de l’avis du Conseil d’Etat dont les remarques ont été intégrées dans le projet de
règlement grand-ducal et le plan final, le Conseil de Gouvernement approuve définitivement
dans sa séance du 22 juillet 2005 le plan directeur sectoriel « lycées » et le projet de
règlement grand-ducal rendant obligatoire le plan directeur sectoriel « lycées ».
Finalement il importe de noter que le plan directeur sectoriel « lycées » repose, comme tout
plan, sur des données et informations chiffrées. Ces chiffres traduisent des tendances et des
structures qui, avec les objectifs politiques, les raisonnements des experts et les plans et
programmes liés, guident la planification. Or, en règle générale, ces chiffres évoluent d’année
en année sans que cette évolution ne remette en cause à court terme le bien fondé du plan.
Néanmoins dans le cadre d’une procédure d’établissement d’un plan qui dure plusieurs
années, l’évolution parallèle des chiffres pose problème dans le sens où il est impossible de
constamment intégrer les dernières statistiques dans la planification.
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C’est ce qui s’est passé pour ce plan pour lequel 3 à 4 ans se sont écoulés entre les
principaux traitements statistiques et cartographiques et son adoption. Il s’ensuit que le gros
des chiffres qu’il contient se rapporte à l’année 2001. Or, l’évolution récente des chiffres ne
remet pas en cause la logique du plan ainsi que ses principaux résultats même si elle renforce
l’importance du monitoring prévu qui devra démarrer dans la foulée de l’adoption du plan.
Pour s’en convaincre, le lecteur est prié de se rapporter à l’annexe 3 qui traite des dernières
évolutions démographiques et économiques liées.
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PARTIE 1 : ORIENTATION GENERALE
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1.1 INTRODUCTION
Le plan directeur sectoriel "lycées" concerne, comme l'indique son nom, uniquement
l'enseignement post-primaire, à savoir l'enseignement secondaire (classique) "ES"1 et
l'enseignement secondaire technique "EST". Dans l'introduction à ce plan seront
successivement exposés ses déclencheurs, sa nature (type d'instrument) et l'organisation
générale des travaux nécessaires à son établissement.
1.1.1 Les déclencheurs
Le plan directeur sectoriel "lycées" a connu trois principaux déclencheurs.
Le premier déclencheur se situe du côté du Ministère de l’Éducation Nationale, de la
Formation Professionnelle et des Sports (MENFPS) qui, depuis le milieu des années 1990,
s’est préoccupé de la croissance démographique scolaire qui a pris son essor au début des
années 1990 et qui n’a plus ralenti depuis lors. Parallèlement à la planification des besoins
en personnel enseignant, le Ministère a réalisé l’importance d’une planification plus poussée
du contenant scolaire. Cette prise de conscience résulta du triple constat :
•
•
•
de l’insuffisance quantitative et en partie qualitative des infrastructures scolaires
existantes,
de l’hétérogénéité spatiale prononcée de l’offre scolaire,
de la sur-attractivité des lycées de la capitale combinée au manque d’attractivité de
certains établissements périphériques.
Il devint de ce fait manifeste que toute planification des infrastructures scolaires devait se
doubler d’une stratégie de répartition régionale des populations et de l'offre scolaire. C’est
pourquoi, le Ministère de l’Éducation Nationale, de la Formation Professionnelle et des
Sports s’est concentré sur la répartition régionale des formations scolaires afin d’aboutir, à
l’avenir, à une meilleure adéquation spatiale entre l’offre et la demande tout en tenant
compte des contraintes fonctionnelles des transports scolaires.
La poursuite de cette réflexion a abouti à un document d’analyse, de réflexion et de
prospection, le document « REPFORM », qui est l’abréviation de la « répartition des
formations en pôles d’enseignement ». Le concept fondamental sur lequel repose ce
document est donc, comme l’indique son nom, celui de « pôle d’enseignement2 » qui
désigne un groupement régional et fonctionnel de lycées situés dans une même aire
géographique déterminée, englobant les communes qu’ils desservent et disposant
ensemble de la totalité de l’offre scolaire « usuelle » afin de bénéficier de l’attractivité
suffisante pour optimiser l’organisation scolaire et les possibilités de transport.
1 L’abréviation « ES » est couramment utilisée pour désigner l’enseignement secondaire (classique), tandis que « EST » désigne l’enseignement
secondaire technique.
2 On détaillera plus loin la notion de pôle d'enseignement.
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Le deuxième déclencheur se trouve du côté du Ministère de l'Intérieur et plus
particulièrement du côté du projet de programme directeur de l'aménagement du territoire
datant de mai 1999 et qui a été définitivement approuvé par le Conseil de Gouvernement en
sa séance du 27 mars 2003. La nécessité d'établir un plan directeur sectoriel "lycées"3 dans
le cadre de l'aménagement du territoire est ainsi confirmée par le programme directeur qui
retient dans son chapitre lll.1.1. consacré au renforcement de la coordination
interministérielle que:
«… en raison de l'augmentation rapide du nombre d'élèves et de la vétusté de
certains bâtiments, il importe d'établir rapidement un concept global qui tient compte
de l'évolution et de la répartition de la population, du taux de l'immigration, ainsi que
du choix des élèves pour l'un ou l'autre établissement … »
Enfin, le troisième déclencheur émane de l'accord de coalition d'août 1999 qui précise au
chapitre consacré au Ministère de l’Éducation Nationale, de la Formation Professionnelle et
des Sports :
« Devant la croissance substantielle des effectifs scolaires, le Gouvernement
continuera un programme d’investissements vigoureux. Outre les nouveaux lycées
actuellement déjà prévus, il sera nécessaire d’envisager la construction d’au moins
deux nouveaux bâtiments pour l’enseignement postprimaire. Le choix définitif des
sites d’implantation de ces nouveaux bâtiments se fera dans le souci d’une
nécessaire régionalisation. »
Ce même document précise au chapitre relatif au Ministère de l'Intérieur que :
« Le renforcement de la coordination interministérielle sera matérialisé par
l’élaboration de plans sectoriels consacrés notamment aux transports, au
logement, … et aux lycées. »
Concernant le concept de pôle d'enseignement il y a lieu de souligner que l'accord de
coalition retient à la page 34 que :
« Le Gouvernement envisage la création de " pôles scolaires " destinés à permettre la
régionalisation d’une offre scolaire complète tout en soumettant la nécessité d'équiper
chaque lycée d'une offre individuelle complète à une analyse critique. À cet effet, il
étudiera la dimension idéale en nombre d’élèves de nos lycées. »
3
Soulignons que l’enseignement supérieur ne fait pas partie du plan directeur sectoriel « lycées » à l’exception de l’IEES.
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1.1.2 L'instrument du plan directeur sectoriel : définition, élaboration,
consultation et approbation
Objectif
L’article 7.1 de la loi du 21 mai 1999 concernant l’aménagement du territoire dit « le
programme directeur est précisé et rendu opérationnel pour la totalité du territoire […] par
des plans directeurs sectoriels qui comportent une partie écrite et une partie graphique ».
Le plan directeur sectoriel concerne un ou plusieurs secteurs d'activités ou d'interventions
gouvernementales. Il intègre et précise pour le secteur d'activité concerné les options
nationales et les programmations sectorielles dont il assure la coordination (Art 7.3).
Elaboration
Les projets des plans directeurs sectoriels sont élaborés soit à la demande du ministre de
l'Intérieur, soit à la demande du ministre ayant dans ses attributions le secteur visé par des
groupes de travail comprenant des représentants des ministères et des administrations de
l'Etat. La composition, l'organisation et le fonctionnement des groupes de travail sont arrêtés
par règlement grand-ducal (Art. 9.1).
Consultation
Tout projet de plan directeur sectoriel est transmis aux communes concernées pour avis.
Dans un délai de trois mois, commençant à courir du jour de la communication du projet, le
collège des bourgmestre et échevins transmet au ministre de l'Intérieur l'avis du conseil
communal au sujet du projet de plan dans son ensemble et dans ses implications sur le
territoire de la commune (Art. 9.2).
Le projet de plan directeur sectoriel ainsi avisé est soumis au conseil supérieur. Dans un
délai de trois mois commençant à courir du jour de la communication du projet, le conseil
supérieur transmet son avis au ministre de l'Intérieur. Passé ce délai, le dossier, avec ou
sans les observations du conseil supérieur, est transmis pour avis au comité interministériel
(Art. 9.3).
Déclaration à la Chambre des députés
Le projet de plan directeur sectoriel fait l'objet d'une déclaration du ministre de l'Intérieur au
nom du Gouvernement à la Chambre des députés (Art. 9.4).
Mise en œuvre réglementaire
Le plan directeur sectoriel, après délibération du Gouvernement en conseil, est déclaré
obligatoire par règlement grand-ducal et est publié au Mémorial sous une forme appropriée.
Modification
Les plans directeurs régionaux et les plans directeurs sectoriels peuvent être modifiés ou
révisés en tout ou en partie. La procédure prescrite pour le premier établissement des plans
est applicable aux révisions et modifications (Art. 10).
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1.1.3
L'organisation générale des travaux
Sur la base de l’accord de coalition, le Gouvernement en Conseil a décidé en date du 19
novembre 1999 de mettre en place un groupe de travail pour l’élaboration du plan directeur
sectoriel « lycées ». La composition, l’organisation et le fonctionnement ont été arrêtés par le
règlement grand-ducal du 14 avril 2000 conformément aux dispositions de la loi du 21 mai
1999 concernant l’aménagement du territoire. Il retient que ce groupe est présidé par le
Ministère de l’Éducation Nationale, de la Formation Professionnelle et des Sports.
Les travaux sont organisés à quatre niveaux :
•
accompagnement politique dans le cadre de réunions ministérielles régulières
(2 fois par an),
coordination générale par le groupe de travail interministériel,
élaboration de propositions de texte, définition des mesures, etc. par des groupes de
travail ad-hoc ou dans le cadre de réunions bilatérales,
apport sectoriel à fournir par chaque ministère.
•
•
•
Une telle structuration à quatre niveaux a permis un avancement rapide des travaux, tout en
soutenant l’intégration des politiques sectorielles dans une logique cohérente dans le cadre
d’une démarche itérative avec des feed-back réguliers des acteurs étatiques concernés.
C’est également dans ce contexte que le groupe de travail a soumis deux rapports
intermédiaires (2000 et 2001) au Conseil de Gouvernement et obtenu par ce biais les
décisions politiques nécessaires à la concrétisation des travaux.
La démarche a été organisée en fonction des étapes suivantes :
•
•
•
•
•
définition des objectifs et principes de la démarche,
analyse détaillée de la situation actuelle et des besoins futurs,
définition de l’organisation future de l’armature scolaire et de mesures garantissant
une mise en œuvre cohérente du plan,
préparation de celle-ci par la concrétisation de mesures spécifiques,
finalisation du projet de plan et du volet réglementaire y relatif.
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1.2 OBJECTIFS ET DEMARCHE
Suite à la clarification de l’organisation générale des travaux, il a d'abord fallu se mettre
d'accord sur les objectifs du plan. Une fois ces objectifs fixés, le groupe les a structurés à
travers l'énoncé de principes de la démarche à suivre, ce qui a permis de fixer la démarche
méthodologique nécessaire à l'établissement du plan en fonction des objectifs de départ.
1.2.1 Objectifs du plan
Plusieurs objectifs de départ, partiellement interreliés, ont guidé l'élaboration du plan. Ils
découlent pour la plupart de soucis, de besoins et d'aspirations de l'éducation nationale et de
l'aménagement du territoire. Leur ordre de présentation n'est pas de type hiérarchique.
1. Création de capacités scolaires suffisantes sur le moyen et long terme
Il s'agit d'un objectif général qui découle du constat que les capacités actuelles sont
largement insuffisantes à la fois en quantité et en qualité. Ceci a conduit à la mise en place
de nombreuses infrastructures provisoires et à la surpopulation partielle d'infrastructures
vétustes qui ne sont plus adaptées à un enseignement moderne de qualité. Le but est à la
fois d'éliminer les infrastructures provisoires et inadaptées et d'assurer à terme des capacités
suffisantes grâce à une anticipation des besoins.
2. Décentralisation de l'offre scolaire
Cet objectif résulte du constat qu'à l'heure actuelle l'offre scolaire est trop centralisée sur la
capitale et que de ce fait celle-ci est trop attractive, ce qui se traduit par des flux scolaires
surabondants en direction de la Ville de Luxembourg. Or, celle-ci souffre déjà d'importants
problèmes de circulation en raison d'un trafic pendulaire trop important. Il s'ensuit la volonté
de doter chaque région du pays d'une offre scolaire quasi complète, de renforcer l'offre de
certains lycées périphériques moins attractifs et d'implanter les nouveaux lycées dans des
zones qui n'en possèdent pas encore. Cet objectif est, par conséquent, étroitement lié à celui
qui suit.
3. Réduction des distances pour les élèves, en particulier pour ceux du cycle inférieur
Beaucoup d'élèves, notamment de jeunes élèves, sont de nos jours obligés de passer trop
de temps dans les transports scolaires (plus d'une heure, voire plus d'une heure et demie
par jour) pour aller à l'école, ce qui peut avoir des incidences négatives sur leurs résultats
scolaires. Ce fait résulte soit d'une absence d'un lycée à proximité, soit de l'absence de l'offre
scolaire recherchée, soit encore d'une mauvaise accessibilité par les transports en commun,
qu'il s'agisse de transports spécifiquement scolaires ou non. L'objectif est de réduire les
temps d'accès en raccourcissant les distances soit par l'implantation d'un nouveau lycée, soit
par une meilleure répartition de l'offre, soit par une amélioration des transports qui devront
systématiquement privilégier le lycée le plus proche.
4. Régionalisation de l'armature scolaire
Les deux objectifs qui précèdent nécessitent une organisation régionale de l'armature
scolaire, sachant qu'il est impossible d'aboutir à une décentralisation complète de l'offre
scolaire, qui équivaudrait au fait que chaque lycée en situation non centrale possède une
offre complète des formations. Par conséquent, afin d'aboutir à la fois à une décentralisation
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de l'offre scolaire par rapport à la capitale et à une réduction des distances, il est
indispensable de s'appuyer sur les centres scolaires secondaires existants et d'organiser
autour d'eux des régions d'enseignement appelées "pôles d'enseignement". Afin de garantir
l'attractivité des lycées excentrés par rapport au centre des pôles, chaque pôle
d'enseignement est découpé en "zones de proximité" qui constituent les « zones de
recrutement prioritaire » des lycées aux cycles inférieurs où il est possible de doter chaque
établissement de l'ensemble de l'offre scolaire existante à ce niveau.
5. Equilibrage de l'attractivité des lycées des pôles d'enseignement
Cet objectif résulte du constat que les lycées périphériques ont en général plus de mal à
attirer les élèves que les lycées centraux, sans parler de ceux de la capitale. La constitution
des pôles d'enseignement constitue une opportunité pour s'attaquer à ce problème par trois
mesures parallèles. Tout d'abord il s'agit de donner une priorité de recrutement à ces lycées
au cycle inférieur, ce qui ne peut se faire que s'ils disposent de l'offre adéquate, non
seulement au cycle inférieur, mais aussi aux cycles suivants, sachant qu'ils devront être en
mesure de retenir une bonne partie de leurs élèves au-delà des premières années d'études
post-primaires. Ceci présuppose qu'ils sont dotés des formations scolaires les plus
fréquentées aux cycles suivants. Ensuite il s'agit d'assurer une desserte prioritaire de ces
lycées par rapport aux communes de leur zone de proximité au moyen des transports
scolaires, afin d'en accroître l'attractivité par rapport aux lycées des centres des pôles, qui
bénéficient de l'avantage de l'attractivité générale de la ville où ils se trouvent.
6. Optimisation des tailles des établissements scolaires
Cet objectif est également en relation avec le précédent, sachant que certains lycées très
attractifs ont tellement grandi avec le temps qu'ils atteignent désormais une taille qui n'est
plus propice à un fonctionnement optimal de l'entité d'enseignement et à l'identification des
élèves et des enseignants avec leur établissement. Il s'ensuit qu'il faudra à l'avenir limiter la
taille des lycées en fonction, bien entendu, de leur type, de leur situation et de leurs
infrastructures. Le but est d'optimiser pour chaque lycée, nouveau et ancien, le nombre des
élèves en évitant que certains grandissent trop tandis que d'autres ont du mal à atteindre
une taille de bon fonctionnement.
7. Promotion du polycentrisme et de la déconcentration concentrée
La structure urbaine actuelle du Luxembourg est caractérisée par une concentration des
activités sur l’agglomération de la Ville de Luxembourg, une périurbanisation accrue aux
bords des grandes agglomérations et une répartition de plus en plus homogène de la
croissance démographique sur l’ensemble du territoire. Du point de vue de l’aménagement
du territoire, il en découle la nécessité de créer à l’avenir une structure urbaine équilibrée et
polycentrique et de développer de manière active les centres de développement et
d’attraction formant selon le programme directeur un ensemble cohérent. L’organisation
régionalisée et la décentralisation des nouveaux lycées seront dès lors valorisées pour
contribuer dans le respect des exigences fonctionnelles de l’armature scolaire au
renforcement des centres de développement et d’attraction de l’aménagement du territoire
ainsi que des régions d’aménagement.
8. Développement d’un tissu urbain conforme aux objectifs d’un aménagement du
territoire durable
Le programme directeur précise dans le cadre du champ d’action « développement urbain et
rural » les principes et objectifs à mettre en œuvre pour assurer un aménagement du
territoire durable. Sont entre autres visées une limitation au minimum indispensable de
l’utilisation des espaces libres à des fins de construction, la création d’un tissu urbain dense
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et multifonctionnel ainsi qu’une intégration harmonieuse du développement des localités
dans le paysage environnant. La construction de nouveaux établissements de
l’enseignement post-primaire aura un impact certain sur le développement futur des localités
où ils seront finalement implantés. Les nouveaux bâtiments et leur localisation seront
valorisés de manière à contribuer à un développement harmonieux de la commune / localité
concernée et dans le respect de sa vocation régionale future.
9. Réduction des besoins de déplacement et promotion de l’utilisation des transports
en commun
La réduction des distances pour les élèves du trajet domicile-école et école-domicile est un
objectif important du plan directeur sectoriel « lycées ». Au-delà, l’objectif central de la
politique de mobilité durable vise le transfert du trafic sur des modes de transports
respectueux de l’environnement humain et naturel, en l’occurrence les transports en
commun. Le plan directeur sectoriel « lycées » sera dès lors orienté de manière
conséquente vers une utilisation accrue des transports en commun par les élèves et le corps
enseignant. L’intégration poussée des transports en commun dans la planification future de
l’armature scolaire reposera d’un côté sur une politique de localisation adaptée aux
potentiels et limites du système des transports en commun général et des transports
scolaires en particulier. D’un autre côté, la planification des nouveaux lycées à moyen et long
terme par le biais du plan directeur sectoriel permettra d’organiser parallèlement les
transports scolaires de manière à soutenir efficacement le fonctionnement régional de
l’armature scolaire future conformément aux objectifs du même plan.
La formulation des objectifs du plan amène aux trois constats suivants :
→ La plupart des objectifs du plan sont, à la vue de ce qui précède, étroitement liés, si
bien qu'ils forment un ensemble dont la cohérence et par conséquent l'impact
dépendent très largement du niveau d'intégration des mesures à prendre pour les
atteindre. En outre, pour que ces mesures puissent être appliquées dans des délais
raisonnables, il faudra les flanquer d'un côté de mesures accompagnatrices
garantissant une mise en œuvre judicieuse et, de l'autre, d'un monitoring critique et
continu de l'ensemble des opérations. Il faudra ainsi veiller à la cohérence de la
planification, non seulement sur le plan spatial pour la mise en place de l’organisation
régionalisée de l’armature scolaire, mais aussi sur le plan des infrastructures et des
procédures nécessaires à la construction des futurs lycées, afin d'être en mesure de
respecter les délais de mise en œuvre du plan.
→ La question des délais pose directement celle de la durée de vie de ce plan sectoriel.
Etant donné qu'il faut 7 à 8 ans pour construire un nouveau lycée en comptant à
partir de la prise de décision de principe jusqu'à son ouverture et que tous les
nouveaux lycées nécessaires pour répondre à l'objectif de la création de capacités
scolaires suffisantes sur le moyen et long terme ne pourront être construits
simultanément, il semble raisonnable de prévoir une durée de 10 à 12 ans pour
l'établissement et la mise en œuvre du plan directeur sectoriel "lycées".
→ Enfin, il est indispensable, au vu du nombre des objectifs poursuivis, de l’effort
d’intégration substantiel des différentes politiques sectorielles et de la complexité de
la tâche qui s’en déduit, de structurer ces objectifs à travers un énoncé clair des
principes de la démarche à suivre pour établir le plan.
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1.2.2
Principes de la démarche
La mise en œuvre des objectifs du plan directeur sectoriel ne peut se faire de manière
dogmatique et privilégiant arbitrairement l’un ou l’autre objectif par rapport à un autre. Une
coordination et intégration des objectifs formant un système cohérent nécessitent par contre
des principes précis visant une optimisation des solutions à développer en fonction de
l’ensemble des objectifs du plan, de l’objet général de l’instrument du plan directeur sectoriel
tel que défini par la loi du 21 mai 1999 concernant l’aménagement du territoire et compte
tenu de l’urgence existant en la matière. Les principes qui suivent ont donc comme but
d’assurer la création de synergies maximales entre les politiques sectorielles concernées et
d’éviter la définition de mesures intolérables ou irréalistes pour chaque politique sectorielle
respective.
1.
Le principe de la régionalisation prime. En effet, la démarche commune est
conceptualisée à l’intérieur d’un territoire national subdivisé en régions à caractère
fonctionnel, que ce soit sur le plan plus général de l’aménagement du territoire dans
le cadre des régions d’aménagement ou sur celui plus spécifique de la scolarisation.
C’est donc à l’intérieur de régions, appelés en l'occurrence pôles d'enseignement,
qu'il s'agit de planifier le contenant scolaire de manière décentralisée. Une
concordance maximale entre les régions d’aménagement, répondant à une logique
territoriale, et les pôles d’enseignement, répondant à une logique scolaire, est
recherchée dans le respect obligatoire du critère de la fonctionnalité de l’armature
scolaire à l’échelle nationale.
2.
Dans chaque pôle d’enseignement la meilleure coordination possible est recherchée
entre les exigences fonctionnelles scolaires des établissements existants et des
nouveaux lycées avec l’objectif de la déconcentration concentrée, les limites et
potentiels de l’organisation des transports scolaires ainsi que l’objectif de la
minimalisation des déplacements. Le respect de ces exigences lors de la définition
des mesures se fait de manière à promouvoir un développement régional cohérent
et à garantir le meilleur fonctionnement possible de l’armature scolaire régionale.
3.
Dans le souci d’assurer un fonctionnement optimal des lycées régionalisés, il est
impératif que les implantations retenues permettent d'offrir des capacités scolaires
suffisantes à la fois dans le cadre régional retenu et dans la perspective d'une
limitation de la taille des établissements existants. A cela s’ajoute qu’une
implantation centrale des nouveaux lycées au sein de leur bassin de recrutement
potentiel est recherchée. Trop nombreux sont en effet les exemples de lycées qui
ont eu de grandes difficultés pour se développer dans une situation géographique
trop excentrique.
4.
L’importance d’un choix judicieux des zones d’implantation découle de ce qui
précède. Le plan directeur sectoriel « lycées » fait une stricte distinction entre une
zone d’implantation définie à l’échelle nationale/régionale et les sites concrets à
définir selon d’autres critères et concernant également le niveau communal/local. Il
importe dès lors de respecter une approche hiérarchique en arrêtant d’abord les
zones d’implantation au niveau national/régional pour ensuite rechercher au sein de
la zone d’implantation retenue un site définitif. Comme le plan directeur sectoriel est
un instrument de coordination horizontale à l’échelle nationale, il se limite à la
définition des zones d’implantation.
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5.
1.2.3
Chaque planification à moyen et long terme n’est réaliste que si elle tient compte de
manière appropriée de l’urgence qui implique que certains projets soient concrétisés
parallèlement à l’élaboration du plan directeur sectoriel. Chaque planification à
moyen et long terme n’a un sens que si les mesures d’urgence à réaliser en
parallèle ne vont pas à l’encontre des objectifs du plan. Les mesures d’urgence
concernant les lycées existants seront donc concrétisées en parallèle avec
l’élaboration du plan directeur sectoriel et coordonnées par le groupe de travail y
relatif de manière à assurer leur concordance avec la démarche d’ensemble. D’une
manière similaire, la prospection de sites potentiels est lancée le moment venu dans
la même enceinte et ce afin d’éviter que la mise en œuvre définitive du plan ne soit
empêchée par l’absence de sites appropriés dans les zones d’implantation visées
ou bien retardée par de longues négociations avec la commune et/ou les
propriétaires concernés.
Démarche méthodologique
Méthodologiquement le respect de ces principes a entraîné une subdivision de la partie
analytique de ce plan en deux grands volets, à savoir l'étude de l'armature scolaire existante
et la recherche d'une nouvelle organisation spatiale en fonction justement de ces principes et
dans la perspective de l'atteinte des objectifs de départ.
L'analyse de l'armature scolaire existante est indispensable pour vérifier la pertinence des
constats et réflexions fondamentales sur lesquels sont fondés les objectifs de départ. La
recherche d'une nouvelle organisation spatiale de l'armature en fonction des principes
énoncés et dans la perspective de l'atteinte des objectifs de départ constitue toutefois le gros
des analyses et réflexions, étant donné qu'il s'agit là de la partie vraiment prospective et
planificatrice de ce plan.
Dans un premier temps, l'effort portera sur la mise en évidence, au terme de l'analyse des
futurs besoins, de "vides scolaires", c'est-à-dire de zones d’une superficie déterminée
caractérisées par un déficit ou manque sensible d’offre scolaire par rapport à la demande
usuelle de la population résidente à scolariser. C'est à l'intérieur de ces vides scolaires qu'il
s'agira d'implanter les lycées manquants et c'est donc en fonction de ces vides que
l'armature scolaire existante sera modifiée dans une logique de régionalisation respectant les
principes énoncés.
La nouvelle armature scolaire, son organisation et sa mise en place avec les mesures
accompagnatrices indispensables pour une mise en œuvre judicieuse et efficace du plan
seront par conséquent abordées dans un deuxième temps suivi de la partie monitoring du
plan.
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PARTIE 2 : ARMATURE SCOLAIRE EXISTANTE
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L’analyse de l’armature scolaire existante sera abordée par le biais de l’examen de la
répartition actuelle des lycées et des élèves. Cette répartition pour le moins déséquilibrée et
inégale amènera à rechercher des capacités d’accueil optimales pour les différents types de
lycées et à optimiser les capacités actuelles en fonction de ces normes « idéales », compte
tenu des contraintes de la réalité auxquelles les lycées doivent faire face et des projets
infrastructurels en cours et prévus. Grâce à cet exercice de modélisation et de calcul, il sera
en outre possible de procéder à une classification opérationnelle de l’ensemble des lycées
existants en vue de différencier de manière transparente l’approche à retenir en matière de
planification des capacités pour chacun des lycées existants. Enfin pourra-t-on opposer les
capacités optimisées aux effectifs actuels pour en déduire l'augmentation en termes de
capacités d'accueil optimisées qu'apporteront les projets en question.
2
2.1 REPARTITION DES LYCEES ET DES ELEVES
Lorsqu'on regarde la carte (figure 1) illustrant la répartition des lycées, on remarque que
presque la moitié des lycées publics est concentrée dans la capitale. Deux autres centres
apparaissent clairement, à savoir le doublet Ettelbrück-Diekirch avec quatre lycées et Eschsur-Alzette avec trois.
Les autres lycées se trouvent pour la plupart dans des localités frontalières qui sont
généralement des centres de développement et d'attraction. Seuls le LN4 et l'annexe de
Mersch du LCD sont situés à l'intérieur du pays.
4 Glossaire des abréviations se trouve en annexe 1
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Si l'on regarde la répartition actuelle des élèves (figure 2), on constate que près de la moitié
des élèves est scolarisée dans la capitale. Ettelbrück-Diekirch et Esch-sur-Alzette suivent
pratiquement à égalité, mais loin derrière (seulement un quart des élèves de la capitale) et
comptent chacune à un peu moins d'élèves que l'ensemble des lycées restants du pays.
Figure 2 :
Figure 2
Répartition des élèves par lycées en 2000/2001
Répartition des élèves par lycées en 2000/2001
Effectifs
Effectifs
LuxembourgVille
Esch-surAlzette
AL
1.416
LTE
LAM
0
LHCE
2.551
859
LMR
1.287
LGE
1.085
LTECG
594
LTPS CFE
200
LTB
1.563
TOTAL
4.695
LGL
1.311
LTAM
1.782
Reste du
pays
LRS
916
LN
1.419
LTC
3.035
LCE
1.292
LTML
1.038
LTJB
567
LTPS CFL
367
LTMA
1.062
TOTAL
13.709
LTNB
1.156
IEES5
385
LTJBM
0
TOTAL
5.881
TOTAL
GENERAL
28.409
EttelbrückDiekirch
LTETT
1.768
LTA
549
LCD (y inclus
l’annexe de
Mersch LTM)
LTPS CFETT
1.718
LTHAH
289
TOTAL
4.524
200
Source : MENFPS 2000/2001
Par conséquent, il est indéniable que l'armature scolaire actuelle est bien trop centralisée sur
la capitale.
Un autre constat qui s'impose à la vue de ce tableau est que certains lycées sont trop
volumineux à l'image du LTC, du LTE ou encore des LTETT et LCD, tandis que d'autres
comme le LTJB ou encore le LHCE, sans parler de certains lycées très spécialisés, ont peu
d'élèves.
Ce dernier constat conforte l'objectif de départ d'optimiser les tailles des établissements, ce
qui nécessite d'examiner la notion de capacité scolaire pour arriver à une modélisation de la
capacité optimale d'un lycée.
5
sont pris en compte uniquement les élèves suivant la formation de l’éducateur diplômé
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2.2 LES CAPACITES SCOLAIRES
Il importe, en premier lieu, de définir le terme capacité d’accueil avant d’évaluer les capacités
d’accueil optimales des établissements scolaires publics.
2.2.1
Définition de la capacité d'accueil
Le nombre des élèves pouvant fréquenter un établissement scolaire dépend de trois
paramètres. Le premier paramètre dépend évidemment de la disponibilité des
infrastructures, c’est-à-dire du nombre des salles de classe et des salles spéciales
disponibles, le deuxième se rapporte au nombre d’heures par semaine pendant lequel les
divers types de classes sont présentes, et le troisième dépend du nombre des élèves par
classe. Dès lors, il n’est pas correct d’utiliser pour la définition de la capacité accueil le
nombre des élèves comme seule unité de mesure.
D’une façon simpliste, on pourrait définir la capacité d’accueil par le nombre des salles de
classe et des autres installations. Cependant, en vue de permettre une comparaison entre
l’augmentation des effectifs d’élèves et la capacité d’accueil des lycées, il faut chercher à
exprimer la dernière en nombre d’élèves.
Premier paramètre : infrastructures
Ce qui distingue les infrastructures scolaires de tout autre type d’infrastructures est le fait
que leur utilisation au cours de l’année est fortement limitée. Etant donné que de toute façon
ils ne fonctionnent que pendant 36 semaines par année (c'est-à-dire pendant à peine 70%
d’une année), il faut s’efforcer à ce que l’occupation pendant les périodes de cours soit
optimale.
L’OCDE a proposé dans le cadre des travaux portant sur le programme décentralisé de la
construction scolaire que le taux moyen d’occupation des infrastructures scolaires devra se
situer à quelque 85%. En France par exemple, ce taux s’est stabilisé au cours des dernières
années à 88%.
Ceci a amené les responsables du MENFPS à fixer les minima d’utilisation suivants :
Salles de classe :
Salles spéciales :
26 heures hebdomadaires
30 heures hebdomadaires
Ceci a évidemment comme corollaire que dans les établissements scolaires fonctionne un
certain nombre de classes dites « volantes » ou « ambulantes », c'est-à-dire des classes qui
ne disposent pas d'une propre salle de classe. En effet, comme il ressort de la grille horaire,
pour beaucoup de classes, le nombre des cours prestés dans les salles de classe est
inférieur à 20 heures hebdomadaires. Il est évident que l’organisation scolaire pose des
problèmes dans le cas où le nombre des classes volantes est important et l’on doit constater
que nombreux sont ceux qui se plaignent régulièrement de ces normes en utilisant le slogan
« à chaque classe sa propre salle ».
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Deuxième paramètre : nombre de leçons hebdomadaires
Si en général, le nombre de leçons hebdomadaires varie entre 30 et 36 heures, force est de
constater que la présence des classes ou de parti …
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.