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LEGIARTI000050628237
LEGI
article/LEGI/ARTI/00/00/50/62/82/LEGIARTI000050628237.xml
Article
VIGUEUR
2024-11-20
2999-01-01
AUTONOME
Arrêté du 4 novembre 2024 relatif aux meilleures techniques disponibles (MTD) applicables aux installations du secteur de la chimie relevant du régime de l'autorisation au titre de l'une au moins des rubriques suivantes de la nomenclature des installations classées pour la protection de l'environnement : 3410 à 3460, ou 3710 lorsque la charge polluante principale provient d'une ou plusieurs installations relevant de l'une au moins des rubriques 3410 à 3460
Arrêté du 4 novembre 2024 relatif aux meilleures techniques disponibles (MTD) applicables aux installations du secteur de la chimie relevant du régime de l'autorisation au titre de l'une au moins des rubriques suivantes de la nomenclature des installations classées pour la protection de l'environnement : 3410 à 3460, ou 3710 lorsque la charge polluante principale provient d'une ou plusieurs installations relevant de l'une au moins des rubriques 3410 à 3460
Annexe
6.4. Production de composés chimiques organiques en grand volume (dispositions spécifiques)
Sauf indication contraire, les dispositions du présent point s'appliquent en plus des dispositions prévues aux points 6.1, 6.2 et 6.3.
6.4.1. Production d'oléfines inférieures
Les dispositions du présent point s'appliquent à la production d'oléfines inférieures par le procédé de vapocraquage.
6.4.1.1. Réduction de la quantité de composés organiques
Afin de réduire la quantité de composés organiques rejetée dans les eaux usées à traiter, ou afin d'éviter ou de réduire les rejets d'eaux usées, l'exploitant optimise la récupération d'hydrocarbures dans l'eau de refroidissement de la phase de fractionnement primaire des hydrocarbures et réutilise cette eau dans le générateur de vapeur de dilution.
6.4.1.2. Réduction de la charge organique
Afin de réduire la charge organique des eaux usées à traiter qui proviennent des solutions de soude usées résultant du lavage alcalin des gaz de craquage en vue d'en éliminer le H2S, l'exploitant applique la technique du stripage.
6.4.1.3. Réduction de la quantité de sulfure
Afin d'empêcher le rejet de sulfures, ou de réduire la quantité de sulfures rejetée dans les eaux usées à traiter qui proviennent des solutions de soude usées résultant du lavage alcalin des gaz de craquage en vue d'en éliminer les gaz acides, l'exploitant applique une ou plusieurs des techniques indiquées ci-dessous.
Technique
Description
Applicabilité
a.
Utilisation de matières premières à faible teneur en soufre dans le craqueur
Utilisation de matières premières à faible teneur en soufre ou ayant fait l'objet d'une désulfuration.
L'applicabilité peut être limitée lorsqu'un dopage au soufre est nécessaire pour réduire l'accumulation de coke.
b.
Recours aussi systématique que possible au lavage aux amines pour l'élimination des gaz acides
Lavage des gaz de craquage à l'aide d'un solvant (amines) régénérable afin d'éliminer les gaz acides, essentiellement le H2S, de manière à réduire la charge polluante du dispositif de lavage alcalin, placé en aval.
Non applicable si l'unité de craquage d'oléfines inférieures est éloignée d'une unité de récupération du soufre (SRU). L'applicabilité aux unités de production existantes peut être limitée par la capacité de la SRU.
c.
Oxydation
Oxydation des sulfures présents dans les solutions de soude usées de manière à obtenir des sulfates, par exemple à l'aide d'air à pression et température élevées (oxydation à l'air humide) ou d'un agent oxydant tel que le peroxyde d'hydrogène.
Applicable d'une manière générale.
6.4.2. Production de composés aromatiques
Les dispositions du présent point s'appliquent à la production de benzène, de toluène, d'ortho-, de méta- et de paraxylène (couramment dénommés aromatiques BTX) et de cyclohexane à partir d'essence de craquage, qui est un sous-produit des vapocraqueurs, ou à partir de reformat ou de naphta produit par les reformeurs catalytiques.
6.4.2.1. Réduction de la charge organique
Afin de réduire la charge organique des eaux usées à traiter provenant des unités d'extraction des aromatiques, l'exploitant utilise soit des solvants secs, soit des solvants humides et un circuit fermé pour récupérer et réutiliser l'eau.
6.4.2.2. Réduction du volume d'eaux usées
Afin de réduire le volume d'eaux usées et la charge organique des eaux usées à traiter, l'exploitant applique une combinaison appropriée des techniques indiquées ci-dessous.
Technique
Description
Applicabilité
a.
Génération de vide sans eau
Utilisation de systèmes de pompage mécanique en circuit fermé, qui ne rejettent qu'une petite quantité d'eau lors de la purge, ou utilisation de pompes à vide sèches. Dans certains cas, il est possible de générer du vide sans produire d'effluent aqueux en utilisant le produit comme barrière liquide dans une pompe à vide mécanique, ou en utilisant un flux de gaz du processus de production.
Applicable d'une manière générale.
b.
Séparation des effluents aqueux à la source
Les effluents aqueux des unités de production d'aromatiques sont séparés des eaux usées provenant d'autres sources, afin de faciliter la récupération de matières premières ou de produits.
Dans le cas des unités de production existantes autorisées avant le 8 décembre 2017, l'applicabilité peut être limitée par le système de drainage propre au site.
c.
Séparation de la phase liquide avec récupération des hydrocarbures
Séparation des phases organique et aqueuse grâce à une conception et des conditions d'exploitation appropriées (par exemple temps de séjour suffisant, détection et régulation des limites de phases) afin d'éviter tout entraînement de matière organique non dissoute.
Applicable d'une manière générale.
d.
Stripage avec récupération d'hydrocarbures
Voir le point 7 de l'annexe II. Le stripage peut être appliqué à un flux isolément ou à plusieurs flux combinés.
L'applicabilité peut être limitée lorsque la concentration d'hydrocarbures est faible.
e.
Réutilisation de l'eau
Moyennant un traitement complémentaire de certains flux d'eaux usées, l'eau qui résulte du stripage peut être utilisée dans les procédés ou pour alimenter une chaudière et remplacer ainsi d'autres sources d'eau.
Applicable d'une manière générale.
6.4.3. Production d'éthylbenzène ou de styrène
Les dispositions du présent point s'appliquent à la production d'éthylbenzène par un procédé d'alkylation catalysé à l'aide de zéolite ou de chlorure d'aluminium (AlCl3), ainsi qu'à la production de styrène (monomère) par déshydrogénation d'éthylbenzène ou obtenu comme coproduit avec de l'oxyde de propylène.
6.4.3.1. Réduction des rejets de peroxydes organiques
Afin de réduire les rejets dans l'eau de peroxydes organiques provenant de l'unité d'oxydation du procédé de production de MSOP et, ce faisant, de protéger l'unité de traitement biologique des eaux usées située en aval, l'exploitant prétraite les eaux usées contenant des peroxydes organiques par hydrolyse, préalablement à leur mélange avec d'autres flux d'eaux usées et à leur acheminement vers l'unité de traitement biologique final.
6.4.3.2. Réduction de la production d'eaux usées
Afin de réduire la production d'eaux usées résultant de la déshydrogénation de l'éthylbenzène et de maximiser la récupération des composés organiques, l'exploitant applique une combinaison appropriée des techniques indiquées ci-dessous.
Technique
Description
Applicabilité
a.
Séparation optimisée de la phase liquide
Séparation des phases organique et aqueuse grâce à une conception et des conditions d'exploitation appropriées (par exemple temps de séjour suffisant, détection et régulation des limites de phases) afin d'éviter tout entraînement de matière organique non dissoute.
Applicable d'une manière générale.
b.
Extraction à la vapeur
Voir le point 7 de l'annexe II.
Applicable d'une manière générale.
c.
Adsorption
Voir le point 7 de l'annexe II.
Applicable d'une manière générale.
d.
Réutilisation de l'eau
Les condensats de la réaction peuvent être utilisés comme eau de procédé ou pour alimenter une chaudière après une extraction à la vapeur (voir technique b.) ou une adsorption (voir technique c.).
Applicable d'une manière générale.
6.4.4. Production du formaldéhyde
Les dispositions du présent point s'appliquent à la production de formaldéhyde.
6.4.4.1. Réduction de la production d'eaux usées
Afin d'éviter ou de réduire la production d'eaux usées (résultant des activités de nettoyage, des déversements et de la condensation) et la charge organique des eaux usées à traiter lors de la production de formaldéhyde, l'exploitant applique une des deux techniques indiquées ci-dessous, ou les deux.
Technique
Description
Applicabilité
a.
Réutilisation de l'eau
Les flux aqueux (résultant des opérations de nettoyage, des déversements et de la condensation) sont réinjectés dans le procédé, principalement pour ajuster la concentration du formaldéhyde produit. La mesure dans laquelle l'eau peut être réutilisée dépend de la concentration souhaitée du formaldéhyde.
Applicable d'une manière générale.
b.
Prétraitement chimique
Transformation du formaldéhyde en substances moins toxiques, par exemple, par addition de sulfite de sodium ou par oxydation.
Uniquement applicable aux effluents qui, du fait de leur teneur en formaldéhyde, pourraient avoir une incidence négative sur le traitement biologique des eaux usées, en aval.
6.4.5. Production d'oxyde d'éthylène ou d'éthylène glycols
Les dispositions du présent point s'appliquent à la production d'oxyde d'éthylène ou d'éthylène glycols.
6.4.5.1. Réduction du volume d'eaux usées
Lors de la production d'oxyde d'éthylène ou d'éthylène glycols, et afin de réduire le volume d'eaux usées et la charge organique des eaux usées résultant de la purification du produit qui sont soumises à un traitement final, l'exploitant applique une des techniques indiquées ci-dessous, ou les deux.
Technique
Description
Applicabilité
a.
Utilisation de la purge de l'unité de production d'OE dans l'unité de production d'EG
Les flux de purge de l'unité de production d'OE sont dirigés vers le procédé d'EG et ne sont pas évacués dans les eaux usées. La mesure dans laquelle la purge peut être réutilisée dans le procédé d'EG dépend de considérations liées à la qualité de l'EG produit.
Applicable d'une manière générale.
b.
Distillation
La distillation est une technique utilisée pour séparer, par évaporation partielle et recondensation, des composés n'ayant pas le même point d'ébullition.Cette technique est utilisée dans les unités de production d'OE et d'EG pour concentrer les flux aqueux afin de récupérer les glycols ou pour permettre leur élimination (par incinération, par exemple, au lieu d'une évacuation dans les eaux usées), ainsi que pour permettre la réutilisation ou le recyclage partiels de l'eau.
Uniquement applicable aux unités de production nouvelles autorisées après le 8 décembre 2017 ou aux transformations majeures d'unités après cette date.
6.4.6. Production du phénol à partir de cumène
Les dispositions du présent point s'appliquent à la production de phénol à partir de cumène.
6.4.6.1. Emissions de peroxydes organiques totaux
L'exploitant respecte la valeur limite d'émission ci-dessous pour les peroxydes organiques totaux, à la sortie de l'unité de décomposition des peroxydes :
Substance
VLE en mg/L dans le cas général
Période d'établissement des valeurs moyennes pour la VLE
Cas particulier dans lequel une VLE différente peut être fixée par arrêté préfectoral sans procédure de dérogation
Peroxydes organiques totaux exprimés en hydroperoxyde de cumène
100
Mensuelle
Sur justification comprenant une étude technico-économique et sous réserve du respect des dispositions du II de l'article R. 515-62 du code de l'environnement.
6.4.6.2. Réduction de la charge organique
Afin de réduire la charge organique des eaux usées à traiter qui proviennent de l'unité de dissociation et de l'unité de distillation, l'exploitant récupère le phénol et d'autres composés organiques (par exemple l'acétone) par extraction suivie d'un stripage.
6.4.7. Production d'éthanolamines
Les dispositions du présent point s'appliquent à la production d'éthanolamines.
6.4.7.1. Réduction des composés organiques
Afin d'éviter ou de réduire les rejets dans l'eau et les émissions atmosphériques de composés organiques provenant des systèmes de vide, l'exploitant applique une ou plusieurs des techniques indiquées ci-dessous.
Technique
Description
Applicabilité
a.
Génération de vide sans eau
Utilisation de pompes à vide sèches, telles que des pompes volumétriques.
L'applicabilité aux unités de production existantes peut être limitée par des contraintes de conception ou des contraintes opérationnelles.
b.
Utilisation de pompes à vide à anneau liquide avec recyclage de l'eau formant l'anneau.
L'eau qui sert de liquide d'étanchéité est réintroduite dans le corps de la pompe via un circuit fermé n'admettant que de petites purges, de sorte que la production d'eaux usées est réduite au minimum.
Uniquement applicable lorsque la technique a. ne peut pas être appliquéeNon applicable à la distillation de la triéthanolamine.
c.
Réutilisation dans le procédé des flux aqueux provenant des systèmes de vide
Réintroduction dans le procédé des flux aqueux provenant des pompes à anneau liquide ou des éjecteurs à vapeur afin de récupérer de la matière organique et de réutiliser l'eau. La mesure dans laquelle l'eau peut être réutilisée dans le procédé dépend de la demande d'eau du procédé.
Uniquement applicable lorsque la technique a. ne peut pas être appliquée.
d.
Condensation de composés organiques (amines) en amont des systèmes de vide
Voir le point 1 de l'annexe II.
Applicable d'une manière générale.
6.4.8. Production de TDI ou MDI
Les dispositions du présent point s'appliquent à la production de :
- dinitrotoluène (DNT) à partir de toluène ;- toluènediamine (TDA) à partir de DNT ;- TDI à partir de TDA ;- diaminodiphénylméthane (MDA) à partir d'aniline ;- MDI à partir de DADPM.
6.4.8.1. Unité de production de DNT
Les dispositions du présent point s'appliquent aux unités de production de DNT.
6.4.8.1.1. Réduction des nitrites, nitrates et composés organiques
Afin de réduire la charge de nitrites, de nitrates et de composés organiques des eaux usées de l'unité de production de DNT destinées à être traitées, l'exploitant récupère les matières premières, réduit le volume d'eaux usées et réutilise l'eau par une combinaison appropriée des techniques indiquées ci-dessous.
Technique
Description
Applicabilité
a.
Utilisation d'acide nitrique très concentré
Utilisation de HNO3 très concentré (99 % environ) pour accroître l'efficacité du procédé et pour réduire le volume d'eaux usées et la charge de polluants.
L'applicabilité aux unités existantes peut être limitée par des contraintes de conception ou des contraintes opérationnelles.
b.
Optimisation de la régénération et de la récupération de l'acide usé
Régénération de l'acide usé de la réaction de nitration de façon à récupérer également l'eau et la matière organique en vue d'une réutilisation, par une combinaison appropriée de techniques d'évaporation ou de distillation, de stripage et de condensation.
L'applicabilité aux unités existantes peut être limitée par des contraintes de conception ou des contraintes opérationnelles.
c.
Réutilisation de l'eau de procédé pour le lavage duDNT
Réutilisation, aux fins du lavage du DNT, de l'eau de procédé provenant de l'unité de récupération de l'acide usé et de l'unité de nitration.
L'applicabilité aux unités existantes peut être limitée par des contraintes de conception ou des contraintes opérationnelles.
d.
Réutilisation dans le procédé de l'eau de la première phase de lavage
L'acide nitrique et l'acide sulfurique sont extraits de la phase organique au moyen d'eau. L'eau acidifiée est réinjectée dans le procédé en vue de sa réutilisation directe ou d'un traitement destiné à la récupération de matières.
Applicable d'une manière générale.
e.
Réutilisations et recyclages multiples de l'eau
Réutilisation de l'eau de lavage, de rinçage et de nettoyage des équipements, par exemple pour le lavage à contre-courant en plusieurs étapes destiné à isoler la phase organique.
Applicable d'une manière générale.
6.4.8.1.2. Emissions de COT
L'exploitant respecte, pour les rejets dans l'eau, la valeur limite d'émission ci-dessous pour le COT.
Paramètre
VLE dans le cas général
Période d'établissement des valeurs moyennes pour la VLE
Cas particulier dans lequel une VLE différente peut être fixée
par arrêté préfectoral sans procédure de dérogation
COT
1 kg par tonne de DNT produit
Mensuelle
Sur justification comprenant une étude technico-économique et sous réserve du respect des dispositions du II de l'article R. 515-62 du code de l'environnement.
6.4.8.1.3. Consommation spécifique d'eau
L'exploitant respecte le niveau de performance environnementale (NPE) ci-dessous pour la consommation spécifique d'eau.
Paramètre
Consommation spécifique d'eau maximale (moyenne mensuelle)
Cas particulier dans lequel un NPE différent peut être fixé par arrêté préfectoral sans procédure de dérogation
Volume spécifique d'eaux usées
1 m3 par tonne de DNT produit
Sur justification comprenant une étude technico-économique et sous réserve du respect des dispositions du II de l'article R. 515-62 du code de l'environnement.
6.4.8.2. Unité de production de TDA
L'exploitant respecte le niveau de performance environnementale (NPE) ci-dessous pour la consommation spécifique d'eau de l'unité de production de TDA.
Paramètre
Consommation spécifique d'eau maximale (moyenne mensuelle)
Cas particulier dans lequel un NPE différent peut être fixé par arrêté préfectoral sans procédure de dérogation
Volume spécifique d'eaux usées
1 m3 par tonne de TDA produit
Sur justification comprenant une étude technico-économique et sous réserve du respect des dispositions du II de l'article R. 515-62 du code de l'environnement.
6.4.8.3. Unité de production de TDI
Les dispositions du présent point s'appliquent aux unités de production de TDI.
6.4.8.3.1. COT
L'exploitant respecte, pour les rejets dans l'eau, la valeur limite d'émission ci-dessous pour le COT. La valeur de la valeur limite d'émission se rapporte au TDI (ou MDI) produit sans les résidus, au sens utilisé pour définir la capacité de l'unité de production.
Paramètre
VLE dans le cas général
Période d'établissement des valeurs moyennes pour la VLE
Cas particulier dans lequel une VLE différente peut être fixée
par arrêté préfectoral sans procédure de dérogation
COT
0,5 kg par tonne de TDI (ou MDI) produit
Annuelle
Sur justification comprenant une étude technico-économique et sous réserve du respect des dispositions du II de l'article R. 515-62 du code de l'environnement.
6.4.8.4. Unité de production de DADPM
Afin de réduire la charge organique des eaux usées à traiter de l'unité de production de DADPM, l'exploitant récupère la matière organique par une ou plusieurs des techniques indiquées ci-dessous.
Technique
Description
Applicabilité
a.
Evaporation
Voir le point 7 de l'annexe II. Utilisée pour faciliter l'extraction (voir technique b.).
Applicable d'une manière générale.
b.
Extraction
Voir le point 7 de l'annexe II. Utilisée pour récupérer ou éliminer le DADPM.
Applicable d'une manière générale.
c.
Extraction à la vapeur
Voir le point 7 de l'annexe II. Utilisée pour récupérer ou éliminer l'aniline et le méthanol.
Pour le méthanol, l'applicabilité est fonction de l'appréciation des autres solutions possibles, dans le cadre de la stratégie de gestion et de traitement des eaux usées.
d.
Distillation
Voir le point 7 de l'annexe II. Utilisée pour récupérer ou éliminer l'aniline et le méthanol.
6.4.9. Production de dichlorure d'éthylène (DCE) ou de chlorure de vinyle monomère (CVM)
Les dispositions du présent point s'appliquent à la production de dichlorure d'éthylène (DCE) ou de chlorure de vinyle monomère (CVM).
6.4.9.1. Unité de stripage des eaux usées
L'exploitant respecte les niveaux de performance environnementale suivants, pour la teneur en hydrocarbures chlorés des eaux usées à la sortie de l'unité de stripage des eaux usées.
6.4.9.1.1. DCE
L'exploitant respecte la valeur limite d'émission ci-dessous pour le DCE.
Substance
VLE en mg/L dans le cas général
Période d'établissement des valeurs moyennes pour la VLE
Cas particulier dans lequel une VLE différente peut être fixée par arrêté préfectoral sans procédure de dérogation
DCE
0,4
Mensuelle
Sur justification comprenant une étude technico-économique et sous réserve du respect des dispositions du II de l'article R. 515-62 du code de l'environnement.
6.4.9.1.2. CVM
L'exploitant respecte la valeur limite d'émission ci-dessous pour le CVM.
Substance
VLE en mg/L dans le cas général
Période d'établissement des valeurs moyennes pour la VLE
Cas particulier dans lequel une VLE différente peut être fixée
par arrêté préfectoral sans procédure de dérogation
CVM
0,05
Mensuelle
Sur justification comprenant une étude technico-économique et sous réserve du respect des dispositions du II de l'article R. 515-62 du code de l'environnement.
6.4.9.2. Procédé d'oxychloration
I. - L'exploitant respecte les valeurs limites d'émission suivantes, pour les rejets dans l'eau dus à la production de DCE par oxychloration à la sortie de l'unité de prétraitement destinée à l'élimination des solides dans les unités utilisant le modèle en lit fluidisé.II. - Les valeurs limites d'émission fixées aux points 6.3.3, 6.3.8.2 et 6.3.10 (pour les PCDD et PCDF) sont remplacées respectivement par les valeurs limites fixées aux points 6.4.9.2.1, 6.4.9.2.2 et 6.4.9.2.3 ci-dessous.
6.4.9.2.1. Matières en suspension totales
L'exploitant respecte la valeur limite d'émission ci-dessous pour les matières en suspension totales.
Paramètre
VLE en mg/L dans le cas général
Période d'établissement des valeurs moyennes pour la VLE
Cas particulier dans lequel une VLE différente peut être fixée
par arrêté préfectoral sans procédure de dérogation
MEST
30
Annuelle
Sur justification comprenant une étude technico-économique et sous réserve du respect des dispositions du II de l'article R. 515-62 du code de l'environnement.
6.4.9.2.2. Cuivre
L'exploitant respecte la valeur limite d'émission ci-dessous pour le cuivre.
Substance
VLE en mg/L dans le cas général
Période d'établissement des valeurs moyennes pour la VLE
Cas particulier dans lequel une VLE différente peut être fixée
par arrêté préfectoral sans procédure de dérogation
Cu
0,6
Annuelle
Sur justification comprenant une étude technico-économique et sous réserve du respect des dispositions du II de l'article R. 515-62 du code de l'environnement.
6.4.9.2.3. PCDD et PCDF
L'exploitant respecte la valeur limite d'émission ci-dessous pour les dioxines et furanes (PCDD et PCDF).
Substance
VLE en ng I-TEQ/L dans le cas général
Période d'établissement des valeurs moyennes pour la VLE
Cas particulier dans lequel une VLE différente peut être fixée par arrêté préfectoral sans procédure de dérogation
PCDD et PCDF
0,8
Annuelle
Sur justification comprenant une étude technico-économique et sous réserve du respect des dispositions du II de l'article R. 515-62 du code de l'environnement.
6.4.9.3. Rejets directs résultant de la production de DCE
I. - L'exploitant respecte les valeurs limites d'émission suivantes, pour les rejets directs de cuivre, de DCE et de PCDD et PCDF dans une masse d'eau réceptrice résultant de la production de DCE.II. - Les valeurs limites d'émission fixées aux points 6.3.9.2, 6.3.8.2 et 6.3.10 sont remplacées respectivement par les valeurs limites fixées aux points 6.4.9.3.1, 6.4.9.3.2 et 6.4.9.3.3 ci-dessous. Pour les autres polluants, les valeurs limites d'émission fixées au point 6.3 s'appliquent.
6.4.9.3.1. DCE
L'exploitant respecte la valeur limite d'émission ci-dessous pour le DCE.
Substance
VLE dans le cas général
Période d'établissement des valeurs moyennes pour la VLE
Cas particulier dans lequel une VLE différente peut être fixée par arrêté préfectoral sans procédure de dérogation
DCE
0,05 g/t DCE purifié
Annuelle
Sur justification comprenant une étude technico-économique et sous réserve du respect des dispositions du II de l'article R. 515-62 du code de l'environnement.
9.4.9.3.2. Cuivre
L'exploitant respecte la valeur limite d'émission ci-dessous pour le cuivre.
Substance
VLE dans le cas général
Période d'établissement des valeurs moyennes pour la VLE
Cas particulier dans lequel une VLE différente peut être fixée
par arrêté préfectoral sans procédure de dérogation
Cu
0,2 g/t DCE produit par oxychloration
Annuelle
Sur justification comprenant une étude technico-économique et sous réserve du respect des dispositions du II de l'article R. 515-62 du code de l'environnement.
6.4.9.3.3. PCDD et PCDF
L'exploitant respecte la valeur limite d'émission ci-dessous pour les dioxines et furanes (PCDD et PCDF).
Substance
VLE dans le cas général
Période d'établissement des valeurs moyennes pour la VLE
Cas particulier dans lequel une VLE différente peut être fixée par arrêté préfectoral sans procédure de dérogation
PCDD et PCDF
0,3 µg I-TEQ/t DCE produit par oxychloration
Annuelle
Sur justification comprenant une étude technico-économique et sous réserve du respect des dispositions du II de l'article R. 515-62 du code de l'environnement.
6.4.10. Production de peroxyde d'hydrogène
Les dispositions du présent point s'appliquent à la production de peroxyde d'hydrogène.
6.4.10.1. Réduction du volume d'eaux usées et de la charge organique
Afin de réduire le volume d'eaux usées et la charge organique des eaux usées à traiter, l'exploitant applique les deux techniques indiquées ci-dessous.
Technique
Description
Applicabilité
a.
Séparation optimisée de la phase liquide
Séparation des phases organique et aqueuse grâce à une conception et des conditions d'exploitation appropriées (par exemple temps de séjour suffisant, détection et régulation des limites de phases) afin d'éviter tout entraînement de matière organique non dissoute.
Applicable d'une manière générale.
b.
Réutilisation de l'eau
Réutilisation de l'eau provenant, par exemple, du nettoyage ou de la séparation des phases liquides. La mesure dans laquelle l'eau peut être réutilisée dans le procédé dépend de considérations liées à la qualité des produits.
Applicable d'une manière générale.
6.4.10.2. Réductions des composés organiques difficilement bioéliminables
Afin d'éviter ou de réduire les rejets dans l'eau de composés organiques difficilement bioéliminables, l'exploitant applique une des techniques indiquées ci-dessous.
Technique
Description
a.
Adsorption
Voir le point 7 de l'annexe II. L'adsorption est réalisée avant de soumettre les flux d'eaux usées au traitement biologique final.
b.
Incinération des eaux usées
Voir le point 7 de l'annexe II.
6.5. Fabrication du chlore ou de la soude (dispositions spécifiques)
Sauf indication contraire, les dispositions du présent point s'appliquent aux opérations de fabrication du chlore ou de la soude, en plus des dispositions prévues aux points 6.1 et 6.2.
6.5.1. Techniques employées
L'exploitant utilise une ou plusieurs des techniques indiquées au point 5.5.1.
6.5.2. Réduction de la production d'eaux résiduaires
Afin de réduire la production d'eaux résiduaires, l'exploitant utilise plusieurs des techniques indiquées ci-dessous.
Technique
Description
Applicabilité
a.
Remise en circulation de la saumure
La saumure utilisée provenant des cellules d'électrolyse est resaturée avec du sel solide ou par évaporation, puis réintroduite dans les cellules.
Non applicable aux unités utilisant des cellules à diaphragme. Non applicable aux unités d'électrolyse à membrane qui utilisent une saumure extraite par dissolution, lorsque l'on dispose d'abondantes ressources en eau et en sel et d'une masse d'eau saline réceptrice tolérant des niveaux élevés d'émission de chlorures. Non applicable aux unités d'électrolyse à membrane qui utilisent la saumure de purge dans d'autres unités de production.
b.
Recyclage des flux d'eaux résiduaires des autres procédés
Les flux d'eaux résiduaires provenant de l'unité de production de chlore ou de soude, tels que les condensats résultant du traitement au chlore, à l'hydroxyde de sodium ou de potassium et à l'hydrogène, sont réinjectés à différentes étapes du procédé. Le degré de recyclage est limité par les exigences de pureté de la solution d'entrée dans laquelle le flux d'eaux résiduaires est recyclé et par le bilan hydrique de l'installation.
Applicable d'une manière générale.
c.
Recyclage des eaux résiduaires salées provenant d'autres procédés de production
Les eaux résiduaires salées provenant d'autres procédés de production sont traitées et réinjectées dans le circuit de saumure. Le degré de recyclage est limité par les exigences de pureté de la saumure et par le bilan hydrique de l'installation.
Non applicable aux unités dans lesquelles un traitement supplémentaire de ces eaux résiduaires contrebalance les avantages environnementaux.
d.
Utilisation des eaux résiduaires pour l'extraction par dissolution
Les eaux résiduaires de l'unité de production de chlore ou de soude sont traitées et réinjectées dans la mine de sel.
Non applicable aux unités d'électrolyse à membrane qui utilisent la saumure de purge dans d'autres unités de production. Non applicable si la mine est située à une altitude sensiblement plus élevée que l'unité.
e.
Concentration des boues de filtration de la saumure
Les boues de filtration de la saumure sont concentrées dans des filtres-presses, des filtres à vide rotatifs ou des centrifugeuses. Les eaux résiduaires sont réinjectées dans le circuit de saumure.
Non applicable si les boues de filtration de la saumure peuvent être éliminées sous forme de tourteaux. Non applicable aux unités qui réutilisent les eaux résiduaires pour l'extraction par dissolution.
f.
Nanofiltration
Il s'agit d'un type spécifique de filtration sur membrane utilisant une membrane dont la taille des pores est d'environ 1 nm, qui sert à concentrer les sulfates dans la saumure de purge, réduisant ainsi le volume des eaux résiduaires.
Applicable aux unités d'électrolyse à membrane avec remise en circulation de la saumure, si le taux de purge de la saumure est déterminé par la concentration de sulfates.
g.
Techniques de réduction des émissions de chlorates
Les techniques de réduction des émissions de chlorates sont décrites au 6.5.3.3. Ces techniques réduisent le volume de saumure purgé.
Applicable aux unités d'électrolyse à membrane avec remise en circulation de la saumure, si le taux de purge de la saumure est déterminé par la concentration de sulfates.
6.5.3. Réduction des émissions6.5.3.1. Chlorures
Afin de réduire les rejets dans l'eau de chlorures provenant de l'unité de production de chlore ou de soude, l'exploitant utilise plusieurs des techniques mentionnées au point 6.5.1.
6.5.3.2. Chlore libre
L'exploitant respecte les valeurs limites d'émission ci-dessous pour le chlore libre (exprimé en Cl2).
Substance
Source d'émission
VLE en mg/L
dans le cas général
Période d'établissement des valeurs moyennes pour la VLE
Conditions de dérogation
à la VLE
Chlore libre
Unité de production de chlore ou de soude
0,2
Mensuelle
Article 5
6.5.3.3. Chlorates
Afin de réduire les rejets dans l'eau de chlorates provenant de l'unité de production de chlore ou de soude, l'exploitant utilise une ou plusieurs des techniques indiquées ci-dessous.
Technique
Description
Applicabilité
a.
Membranes à haute performance
Membranes présentant des rendements élevés en courant, qui réduisent la formation des chlorates tout en garantissant la stabilité mécanique et chimique dans ces conditions d'exploitation.
Applicable aux unités d'électrolyse à membrane lors du renouvellement des membranes à la fin de leur durée de vie.
b.
Revêtements à haute performance
Revêtements à faibles surpotentiels d'électrode permettant une moindre formation de chlorates et une formation accrue d'oxygène à l'anode.
Applicable lors du renouvellement des revêtements à la fin de leur durée de vie. L'applicabilité peut être limitée par les exigences de qualité du chlore produit (concentration d'oxygène).
c.
Saumure de haute pureté
La saumure est suffisamment purifiée pour réduire au minimum la contamination des électrodes et des diaphragmes et membranes, qui pourrait sinon entraîner une augmentation de la formation de chlorates.
Applicable d'une manière générale.
d.
Acidification de la saumure
La saumure est acidifiée avant l'électrolyse, afin de réduire la formation de chlorates. Le degré d'acidification est limité par la résistivité de l'équipement utilisé (les membranes et les anodes, par exemple).
Applicable d'une manière générale.
e.
Réduction acide
Les chlorates sont réduits à l'aide d'acide chlorhydrique, à pH nul et à une température supérieure à 85 °C.
Non applicable aux unités de saumure à passe unique.
f.
Réduction catalytique
Dans un réacteur gaz-liquide catalytique à lit fixe, les chlorates sont réduits en chlorures à l'aide d'hydrogène et d'un catalyseur au rhodium dans une réaction en trois phases.
Non applicable aux unités de saumure à passe unique.
g.
Utilisation des flux d'eaux résiduaires contenant des chlorates dans d'autres unités de production
Les flux d'eaux résiduaires provenant de l'unité de production de chlore ou de soude sont recyclés dans d'autres unités de production, le plus souvent dans le circuit de saumure d'une unité de production de chlorate de sodium.
Réservé aux sites qui peuvent utiliser les flux d'eaux résiduaires de cette qualité dans d'autres unités de production.
6.5.3.4. AOX
Afin de réduire les rejets dans l'eau de composés organiques halogénés provenant de l'unité de production de chlore ou de soude, l'exploitant utilise plusieurs des techniques indiquées ci-dessous.
Technique
Description
a.
Choix et dosage des sels et des matières auxiliaires
Des sels et des matières auxiliaires sont sélectionnés et dosés pour réduire la concentration de contaminants organiques dans la saumure.
b.
Purification de l'eau
Des techniques telles que la filtration sur membrane, l'échange d'ions, l'irradiation par des rayons UV et l'adsorption sur charbon actif peuvent être utilisées pour purifier l'eau de procédé, ce qui abaisse la concentration de contaminants organiques dans la saumure.
c.
Sélection et réglage des équipements
Les équipements tels que les cellules, les tubes, les vannes et les pompes sont soigneusement choisis de façon à réduire le risque de lixiviation de contaminants organiques dans la saumure.
6.6. Production des composés chimiques inorganiques en grand volume (dispositions spécifiques)
[Section réservée]
7. Odeurs7.1. Mise en place d'un plan de réduction des odeurs
Dans le cas où des nuisances olfactives sont probables ou avérées, et afin d'éviter ou, si cela n'est pas possible, de réduire les émissions d'odeurs, l'exploitant met en œuvre et réexamine régulièrement, dans le cadre du système de management environnemental (voir le 2.1), un plan de gestion des odeurs comprenant l'ensemble des éléments suivants :
i. Un protocole décrivant les mesures à prendre et le calendrier ;ii. Un protocole de surveillance des odeurs ;iii. Un protocole des mesures à prendre pour gérer des problèmes d'odeurs mis en évidence ;iv. Un programme de prévention et de réduction des odeurs destiné à identifier la ou les sources d'odeurs, à mesurer ou à estimer l'exposition aux odeurs, à caractériser les contributions des sources et à mettre en œuvre des mesures de prévention et de réduction.
7.2. Réduction des odeurs dues aux effluents aqueux
Afin d'éviter ou, si cela n'est pas possible, de réduire les émissions d'odeurs dues à la collecte et au traitement des effluents aqueux ainsi qu'au traitement des boues, l'exploitant applique une ou plusieurs des techniques visées ci-dessous.
Technique
Description
Applicabilité
a.
Réduire le plus possible les temps de séjour
Réduire le plus possible le temps de séjour des effluents aqueux et des boues dans les systèmes de collecte et de stockage, en particulier en conditions d'anaérobiose.
L'applicabilité peut être limitée dans le cas des systèmes existants de collecte et de stockage.
b.
Traitement chimique
Utiliser des produits chimiques pour détruire les composés odorants ou pour limiter leur formation (par exemple oxydation ou précipitation de sulfure d'hydrogène).
Applicable d'une manière générale.
c.
Optimiser le traitement aérobie
Consiste notamment à :- réguler la teneur en oxygène ;- prévoir une maintenance fréquente du système d'aération ;- utiliser de l'oxygène pur ;- éliminer les écumes dans les réservoirs.
Applicable d'une manière générale.
d.
Confinement
Couvrir ou confiner les installations de collecte et de traitement des effluents aqueux et des boues afin de recueillir les effluents gazeux odorants en vue d'un traitement ultérieur.
Applicable d'une manière générale.
e.
Traitement secondaire
Peut comprendre :- un traitement biologique ;- une oxydation thermique.
Le traitement biologique n'est applicable qu'aux composés facilement solubles dans l'eau et aisément biodégradables.
8. Bruit
Afin d'éviter ou, si cela n'est pas possible, de réduire le bruit, l'exploitant applique une ou plusieurs des techniques suivantes :
Technique
Description
Applicabilité
a.
Localisation appropriée des équipements et des bâtiments
Augmentation de la distance entre l'émetteur et le récepteur et utilisation des bâtiments comme écran antibruit.
Dans le cas des unités existantes autorisées avant le 10 juin 2016, le déplacement des équipements peut être limité par le manque d'espace ou par des coûts excessifs.
b.
Mesures opérationnelles
Notamment :- inspection et maintenance améliorées des équipements ;- fermeture des portes et des fenêtres des zones confinées, si possible ;- utilisation des équipements par du personnel expérimenté ;- renoncement aux activités bruyantes pendant la nuit, si possible ;- prise de précautions pour éviter le bruit pendant les opérations de maintenance.
Applicable d'une manière générale.
c.
Equipements peu bruyants
Concerne notamment les compresseurs, les pompes et les torchères.
Applicable uniquement aux équipements nouveaux ou remplacés.
d.
Dispositifs antibruit
Notamment,- réducteurs de bruit ;- isolation des équipements ;- confinement des équipements bruyants ;- insonorisation des bâtiments.
L'applicabilité peut être limitée par des contraintes d'espace (dans le cas des installations existantes autorisées avant le 10 juin 2016) et des considérations liées à la santé et à la sécurité.
e.
Réduction du bruit
Insertion d'obstacles entre les émetteurs et les récepteurs (par exemple murs antibruit, remblais et bâtiments).
Applicable uniquement aux unités existantes autorisées avant le 10 juin 2016, étant donné que la conception des nouvelles unités devrait rendre cette technique inutile. Dans le cas des unités existantes, l'insertion d'obstacles peut être limitée par un manque de place.
L'applicabilité est limitée aux cas dans lesquels des nuisances sonores sont probables ou avérées.
9. Déchets9.1. Plan de gestion des déchets
Afin d'éviter ou, si cela n'est pas possible, de réduire la quantité de déchets à éliminer, l'exploitant adopte et met en œuvre, dans le cadre du système de management environnemental (voir le 2.1), un plan de gestion des déchets garantissant, par ordre de priorité, la prévention des déchets, leur préparation en vue du réemploi, leur recyclage ou leur valorisation d'une autre manière.
9.2. Réduction du volume de boues
Afin de réduire le volume des boues nécessitant un traitement ultérieur ou devant être éliminées, et de limiter leur incidence potentielle sur l'environnement, l'exploitant applique une ou plusieurs des techniques énumérées ci-dessous.
Technique
Description
Applicabilité
a.
Conditionnement
Conditionnement chimique (c'est-à-dire ajout d'agents de coagulation ou de floculation) ou conditionnement thermique (chauffage) destiné à améliorer les conditions lors de l'épaississement ou la déshydratation des boues.
Non applicable aux boues inorganiques. La nécessité du conditionnement dépend des propriétés des boues et des équipements d'épaississement ou de déshydratation utilisés.
b.
Epaississement ou déshydratation
L'épaississement peut être réalisé par décantation, centrifugation, flottation, tables d'égouttage ou tambours rotatifs. La déshydratation peut être réalisée par filtre-presse à bandes ou filtre-presse à plateaux.
Applicable d'une manière générale.
c.
Stabilisation
La stabilisation des boues comprend le traitement chimique, le traitement thermique, la digestion aérobie ou la digestion anaérobie.
Non applicable aux boues inorganiques. Non applicable aux opérations de courte durée préalables au traitement final.
d.
Séchage
Les boues sont séchées par contact direct ou indirect avec une source de chaleur.
Non applicable aux situations dans lesquelles il n'y a pas de chaleur résiduelle disponible ou dans lesquelles la chaleur résiduelle ne peut pas être utilisée.
9.3. Acide sulfurique provenant de la production de chlore ou de soude
La neutralisation de l'acide sulfurique épuisé provenant du séchage du chlore à l'aide de réactifs vierges est interdite. L'exploitant respecte le niveau de performance environnemental (NPE) ci-dessous pour l'acide sulfurique épuisé destiné à l'élimination.
Substance
NPE maximal
Cas particuliers dans lesquels un NPE différent peut être fixé par arrêté préfectoral sans procédure de dérogation
Acide sulfurique épuisé destiné à l'élimination (H2SO4 96 % en poids)
0,1 kg par tonne de chlore produite
Sur justification comprenant une étude technico-économique et sous réserve du respect des dispositions du II de l'article R. 515-62 du code de l'environnement.
9.4. Production de composés chimiques organiques en grand volume
Les dispositions du présent point s'appliquent à la production de composés chimiques organiques en grand volume.
9.4.1. Techniques génériques
Afin d'éviter la production de déchets ou, si cela n'est pas possible, de réduire la quantité de déchets destinée à être éliminée, l'exploitant applique une combinaison appropriée des techniques énumérées ci-dessous.
Technique
Description
Applicabilité
Techniques permettant d'éviter ou de réduire la production de déchets
a.
Ajout d'inhibiteurs dans les systèmes de distillation
Sélection et optimisation du dosage d'inhibiteurs de polymérisation qui empêchent ou limitent la formation de résidus (gommes ou goudrons, par exemple). Pour optimiser le dosage, il convient de tenir compte du fait que cette technique peut entraîner une augmentation de la teneur en azote ou en soufre des résidus, qui pourrait compromettre leur utilisation en tant que combustible.
Applicable d'une manière générale.
b.
Réduire au minimum la formation de résidus à haut point d'ébullition dans les systèmes de distillation
Techniques permettant de réduire la température et le temps de séjour (par exemple utilisation de garnissage au lieu de plateaux pour limiter la chute de pression et donc la température ; utilisation du vide au lieu de la pression atmosphérique pour réduire la température).
Uniquement applicable aux unités de distillation nouvelles autorisées après le 8 décembre 2017 ou aux transformations majeures d'unités après cette date.
Techniques de récupération des matières en vue d'une réutilisation ou d'un recyclage
c.
Récupération des matières (par distillation ou craquage par exemple)
Les matières (matières premières, produits et sous-produits par exemple) sont récupérées à partir des résidus par séparation (distillation par exemple) ou par transformation (par exemple craquage thermique ou catalytique, gazéification, hydrogénation).
Uniquement applicable s'il existe une demande de ces matières récupérées.
d.
Régénération des catalyseurs et des adsorbants
Régénération des catalyseurs et des adsorbants par traitement thermique ou chimique.
L'applicabilité peut être limitée lorsque la régénération entraîne d'importants effets multi milieux.
Techniques de récupération de l'énergie
e.
Utilisation des résidus comme combustible
Certains résidus organiques comme, par exemple, le goudron peuvent être utilisés comme combustible dans une unité de combustion.
L'applicabilité peut être limitée par la présence de certaines substances dans les résidus, qui les rendent impropres à l'utilisation dans une unité de combustion et qui doivent être éliminées.
9.4.2. Production de composés aromatiques
Afin de réduire la quantité d'argile usée à éliminer, ou afin d'éviter cette élimination, l'exploitant utilise une des deux techniques indiquées ci-dessous, ou les deux.
Technique
Description
Applicabilité
a.
Hydrogénation sélective de reformat ou d'essence de craquage
Recours à l'hydrogénation pour réduire la teneur en oléfines du reformat ou de l'essence de craquage. Des matières premières totalement hydrogénées permettent de prolonger les cycles d'exploitation des unités de traitement de l'argile.
Uniquement applicable aux unités de production utilisant des matières premières à forte teneur en oléfines.
b.
Sélection des argiles
Utilisation d'une argile aussi durable que possible compte tenu de ses caractéristiques (c'est-à-dire propriétés de surface ou propriétés structurelles qui augmentent la durée du cycle d'exploitation), ou utilisation d'un matériau de synthèse ayant la même fonction que l'argile, mais régénérable.
Applicable d'une manière générale.
9.4.3. Production d'éthylbenzène ou de styrène
Les dispositions du présent point s'appliquent à la production d'éthylbenzène par un procédé d'alkylation catalysé à l'aide de zéolite ou de chlorure d'aluminium (AlCl3), ainsi qu'à la production de styrène (monomère) par déshydrogénation d'éthylbenzène ou obtenu comme coproduit avec de l'oxyde de propylène.
9.4.3.1. Neutralisation du catalyseur
Afin de réduire la quantité de déchets à éliminer qui résulte de la neutralisation du catalyseur usé dans le procédé de production d'éthylbenzène catalysé par AlCl3, l'exploitant récupère les composés organiques résiduels par stripage puis concentre la phase aqueuse pour obtenir un sous-produit (AlCl3) utilisable (voir le point 9 de l'annexe II).
9.4.3.2. Réduction de la quantité de goudron résiduel
Afin de réduire la quantité de goudron résiduel à éliminer provenant de l'unité de distillation de la production d'éthylbenzène, ou afin d'éviter cette élimination, l'exploitant utilise une des deux techniques indiquées ci-dessous, ou les deux.
Technique
Description
Applicabilité
a.
Utilisation du goudron comme absorbant pour l'épuration
Voir le point 1 de l'annexe II. Utilisation de goudron comme absorbant dans les épurateurs utilisés dans la production de styrène (monomère) par déshydrogénation d'éthylbenzène, au lieu de solvants organiques du commerce (voir le b du 10.2.4.1). La quantité de goudron pouvant être utilisée dépend de la capacité de l'épurateur.
Applicable d'une manière générale.
b.
Utilisation de goudron comme combustible
Voir le e du 9.4.1.
Applicable d'une manière générale.
9.4.3.3. Réduction de la formation de coke
Afin de réduire la formation de coke dans les unités de production de styrène par déshydrogénation d'éthylbenzène, l'exploitant opère les unités à la plus faible pression possible, sous réserve que cette opération ne présente pas de danger.
9.4.3.4. Réduction de la quantité de résidus organiques
Afin de réduire la quantité de résidus organiques à éliminer résultant de la production de styrène (monomère), y compris de sa coproduction avec l'oxyde de propylène, l'exploitant utilise une ou plusieurs des techniques a, b et e indiquées au point 9.4.1.
9.4.4. Production du formaldéhyde
Afin de réduire la quantité de déchets contenant du paraformaldéhyde à éliminer, l'exploitant utilise une ou plusieurs des techniques énumérées ci-dessous.
Technique
Description
Applicabilité
a.
Réduction au minimum de la production de paraformaldéhyde
La formation de paraformaldéhyde est réduite au minimum par des conditions améliorées de chauffage, d'isolation et de circulation des flux.
Applicable d'une manière générale.
b.
Récupération de matières
Le paraformaldéhyde est récupéré par dissolution dans l'eau chaude où il subit une hydrolyse et une dépolymérisation pour donner une solution de formaldéhyde, ou récupéré et réutilisé directement dans d'autres procédés.
Non applicable lorsque le paraformaldéhyde récupéré est inutilisable parce que contaminé.
c.
Utilisation des résidus comme combustible
Le paraformaldéhyde est récupéré et utilisé comme combustible.
Uniquement applicable lorsque la technique b ne peut pas être appliquée.
9.4.5. Production d'oxyde d'éthylène et d'éthylène glycols
Afin de réduire la quantité de déchets organiques à éliminer provenant de l'unité de production d'oxyde d'éthylène ou d'éthylène glycols, l'exploitant utilise une combinaison des techniques indiquées ci-dessous.
Technique
Description
Applicabilité
a.
Optimisation de la réaction d'hydrolyse
Optimisation du rapport eau/OE, tant pour réduire la coproduction de glycols plus lourds que pour éviter une demande d'énergie excessive pour la déshydratation des glycols. Le rapport optimal est fonction de la production souhaitée de di- et de triéthylène glycols.
Applicable d'une manière générale.
b.
Isolement des sous- produits obtenus dans les unités de production d'OE en vue de leur utilisation
Dans le cas des unités de production d'OE, la fraction organique concentrée obtenue après déshydratation de l'effluent liquide résultant de la récupération d'OE est distillée pour donner des glycols à chaîne courte valorisables et un résidu plus lourd.
Uniquement applicable aux unités de production nouvelles autorisées après le 8 décembre 2017 ou aux transformations majeures d'unités après cette date.
c.
Isolement des sous- produits obtenus dans les unités de production d'EG en vue de leur utilisation
Dans le cas des unités de production d'EG, la fraction de glycols à plus longue chaîne peut être utilisée telle quelle ou fractionnée à nouveau pour produire des glycols valorisables.
Applicable d'une manière générale.
9.4.6. Production du phénol
Afin de réduire la quantité de goudron à éliminer résultant de la purification du phénol, ou afin d'éviter cette élimination, l'exploitant utilise une des deux techniques indiquées ci-dessous, ou les deux.
Technique
Description
Applicabilité
a.
Récupération de matières (par exemple par distillation ou craquage)
Voir le c du 9.4.1. Utilisation de la distillation pour récupérer le cumène, le α- méthylstyrène, phénol, etc.
Applicable d'une manière générale.
b.
Utilisation du goudron comme combustible
Voir le c du 9.4.1.
Applicable d'une manière générale.
9.4.7. Production de TDI ou MDI
Afin de réduire la quantité de résidus organiques à éliminer provenant de l'unité de production de TDI, l'exploitant applique une combinaison des techniques indiquées ci-dessous.
Technique
Description
Applicabilité
Techniques permettant d'éviter ou de réduire la production de déchets
a.
Réduction au minimum de la formation de résidus à haut point d'ébullition dans les systèmes de distillation
Voir le b du 9.4.1.
Uniquement applicable aux unités de distillation nouvelles autorisées après le 8 décembre 2017 ou lors d'une transformation majeure de l'unité.
Techniques de récupération de la matière organique en vue d'une réutilisation ou d'un recyclage
b.
Récupération accrue de TDI par évaporation ou distillation
Les résidus de distillation subissent un traitement supplémentaire de manière à récupérer la plus grande quantité possible de TDI qu'ils contiennent, par exemple à l'aide d'un évaporateur en couche mince ou d'autres unités de distillation directe, puis d'une étuve de séchage.
Uniquement applicable aux unités de distillation nouvelles autorisées après le 8 décembre 2017 ou aux transformations majeures d'unités après cette date.
c.
Récupération de TDA par réaction chimique
Les goudrons sont traités afin de récupérer le TDA par réaction chimique (hydrolyse par exemple).
Uniquement applicable aux unités de production nouvelles autorisées après le 8 décembre 2017 ou aux transformations majeures d'unités après cette date.
9.4.8. Production de dichlorure d'éthylène (DCE) ou de chlorure de vinyle monomère (CVM)
Les dispositions du présent point s'appliquent à la production de dichlorure d'éthylène (DCE) et de chlorure de vinyle monomère (CVM).
9.4.8.1. Réduction de la quantité de coke
Afin de réduire la quantité de coke à éliminer provenant des unités de production de CVM, l'exploitant applique une combinaison des techniques indiquées ci-dessous.
Technique
Description
Applicabilité
a.
Utilisation de promoteurs de craquage
Voir le 10.2.6.2.
Applicable d'une manière générale.
b.
Refroidissement rapide du flux gazeux résultant du craquage du DCE
Le flux gazeux résultant du craquage du DCE est refroidi rapidement par contact direct avec du DCE froid dans une tour, afin de réduire la formation de coke. Dans certains cas, le flux est refroidi par échange de chaleur au moyen d'un apport de DCE liquide froid avant le refroidissement rapide.
Applicable d'une manière générale.
c.
Pré-évaporation du DCE de départ
La formation de coke est réduite du fait de l'évaporation du DCE en amont du réacteur afin d'éliminer les précurseurs de coke à haut point d'ébullition.
Uniquement applicable aux unités de production nouvelles autorisées après le 8 décembre 2017 ou aux transformations majeures d'unités après cette date.
d.
Brûleurs à flamme plate
Type de brûleurs équipant le four, qui permettent de réduire les points chauds sur les parois des tubes du craqueur.
Uniquement applicable aux nouveaux fours autorisés après le 8 décembre 2017 ou aux transformations majeures d'unités après cette date.
9.4.8.2. Réduction de la quantité de déchets dangereux
Afin de réduire la quantité de déchets dangereux à éliminer et d'utiliser plus efficacement les ressources, l'exploitant applique toutes les techniques indiquées ci-dessous.
Technique
Description
Applicabilité
a.
Hydrogénation de l'acétylène
La réaction de craquage du DCE produit du HCl qui est récupéré par distillation.On procède à l'hydrogénation de l'acétylène contenu dans ce flux de HCl afin d'éviter la formation de composés non souhaités pendant l'oxychloration. Des valeurs de concentration d'acétylène inférieures à 50 ppm en volume à la sortie de l'unité d'hydrogénation sont recommandées.
Uniquement applicable aux unités de production nouvelles autorisées après le 8 décembre 2017 ou aux transformations majeures d'unités après cette date.
b.
Récupération et réutilisation du HCl issu de l'incinération de déchets liquides
Le HCl est récupéré dans l'effluent gazeux de l'incinérateur par lavage à l'eau ou à l'aide de HCl dilué (voir le point 1 de l'annexe II) puis réutilisé (par exemple dans l'unité d'oxychloration).
Applicable d'une manière générale.
c.
Isolement des composés chlorés en vue de leur utilisation
Isolement et, si nécessaire, purification des sous-produits en vue de leur utilisation (par exemple monochloroéthane ou 1,1,2-trichloroéthane, ce dernier pour la production de 1,1-dichloroéthylène).
Uniquement applicable aux unités de distillation nouvelles autorisées après le 8 décembre 2017 ou aux transformations majeures d'unités après cette date.L'applicabilité peut être limitée par le manque de possibilités d'utilisation de ces composés.
9.5. Production du chlore ou de la soude
Les dispositions du présent point s'appliquent à la production du chlore ou de la soude.
9.5.1. Démantèlement ou conversion des unités utilisant l'électrolyse à mercure
Afin de réduire les émissions de mercure et la production de déchets contaminés par le mercure pendant le démantèlement ou la conversion des unités utilisant l'électrolyse à mercure, l'exploitant élabore et met en œuvre un plan de démantèlement prévoyant :
i. L'intervention de certains des membres du personnel ayant acquis de l'expérience lors de l'exploitation de l'ancienne unité à tous les stades de l'élaboration et de la mise en œuvre ;ii. Des procédures et des instructions pour tous les stades de la mise en œuvre ;iii. Un programme détaillé de formation et de supervision du personnel non expérimenté dans la manutention du mercure ;iv. La détermination de la quantité de mercure métallique à récupérer et l'estimation de la quantité de déchets à éliminer et de leur teneur en mercure ;v. Des zones de travail :a. Couvertes par un toit ;b. Equipées d'un sol lisse, incliné et imperméable de façon à diriger les déversements de mercure vers un puisard ;c. Bien éclairées ;d. Exemptes de tout obstacle et débris susceptibles d'absorber le mercure ;e. Equipées d'une alimentation en eau pour le lavage ;f. Raccordées à un système d'épuration des eaux résiduaires ;vi. La vidange des cellules et le transfert du mercure métallique dans des conteneurs, comme suit :a. Maintien du système clos, si possible ;b. Lavage du mercure ;c. Recours au transfert par gravité, si possible ;d. Elimination des impuretés solides présentes, le cas échéant, dans le mercure ;e. Remplissage des conteneurs à moins de 80 % de leur capacité volumétrique ;f. Fermeture hermétique des conteneurs après remplissage ;g. Lavage des cellules vides, puis remplissage avec de l'eau ;vii. L'exécution de toutes les opérations de démantèlement et de démolition comme suit :a. Remplacement de la découpe à chaud des équipements par la découpe à froid, si possible ;b. Stockage des équipements contaminés dans des zones appropriées ;c. Lavage fréquent du sol de la zone de travail ;d. Nettoyage rapide des déversements de mercure à l'aide d'un dispositif d'aspiration équipé de filtres à charbon actif ;e. Comptabilisation des flux de déchets ;f. Séparation des déchets contaminés par le mercure et des déchets non contaminés ;g. Décontamination des déchets contaminés par le mercure par des techniques de traitement mécanique et physique (par exemple lavage, vibrations ultrasoniques, aspirateurs), de traitement chimique (par exemple lavage à l'hypochlorite, à la saumure chlorée ou au peroxyde d'hydrogène) ou de traitement thermique (par exemple distillation ou autoclavage) ;h. Réutilisation ou recyclage des équipements décontaminés, si possible ;i. Décontamination du bâtiment et des salles dans lesquelles se trouvent les cellules par nettoyage des murs et du sol, suivi de l'application d'un revêtement ou de peinture afin d'obtenir une surface imperméable, si le bâtiment est destiné à être réutilisé ;j. Décontamination ou rénovation des systèmes de collecte des eaux résiduaires dans ou à proximité de l'unité ;k. Confinement de la zone de travail et traitement de l'air de ventilation lorsque des concentrations élevées de mercure sont attendues (par exemple lors du lavage à haute pression) ; les techniques de traitement de l'air de ventilation comprennent l'adsorption sur charbon actif imprégné d'iode ou de soufre, le lavage à l'hypochlorite ou à la saumure chlorée ou l'ajout de chlore pour obtenir du dichlorure de dimercure solide ;l. Traitement des eaux résiduaires contenant du mercure, y compris les eaux de lessive provenant du lavage des équipements de protection individuelle ;m. Surveillance du mercure dans l'air, l'eau et les déchets, y compris un certain temps après la fin du démantèlement ou de la conversion ;viii. Si nécessaire, le stockage temporaire du mercure métallique sur le site, dans des installations de stockage qui sont :a. Bien éclairées et protégées des intempéries ;b. Equipées d'un confinement secondaire approprié capable d'arrêter 110 % du volume de liquide d'un seul conteneur ;c. Exemptes de tout obstacle et débris susceptibles d'absorber le mercure ;d. Equipées de dispositifs d'aspiration dotés de filtres à charbon actif ;e. Périodiquement inspectées, à la fois visuellement et à l'aide d'un équipement de surveillance du mercure ;ix. Si nécessaire, le transport, d'autres traitements éventuels et l'élimination des déchets.
9.6. Production de composés chimiques …
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.