SYVICOL Syndicat des Villes et Communes Luxembourgeoises Projet de loi n° 7947 concernant le developpement de zones d'activites economiques et reglant les modalites d'admission et demise a disposition de terrains dans ces zones et abrogeant la loi modifiee du 27 juillet 1993 ayant pour objet
(4)Le college des bourgmestre et echevins de la commune, ou le bureau du syndicat, transmet la demande d'admission, dans les quinze jours partir du moment ou celle-ci est complete, pour avis au president de la commission d'admission. » En cas d'adaptation du texte en ce sens, le paragraphe 5 deviendrait superfetatoire et serait supprimer. a a Le paragraphe 7 prevoit que les demandes d'admission avisees par la commission d'admission sont ensuite transmises au ministre competent qui, soit confirme l'avis de la commission, soit l'infirme par la communication de son propre avis l'autorite qui a transmis la demande d'admission au president de la commission d'admission, a defaut de quoi l'avis de celle-ci est repute confirme. a 5 Selon le commentaire des articles, la finalite est de donner la possibilite au ministre competent d'apporter son point de vue national sur le developpement economique consolide du pays, ainsi que sur la repartition geographique des activites economiques. Le SYVICOL s'etonne de cette disposition, vu que la commission comprend deux representants du ministere de l'Economie, dont un en assure la presidence. Ensuite, le paragraphe 8 dispose qu'en cas d'approbation de la demande d'admission par le conseil communal ou le comite du syndicat, le college des bourgmestre et echevins, respectivement le bureau, « octroie sans delai une autorisation d'installation conditionnelle, ou une autorisation d'installation suspensive, a l'entreprise ». L'obligation de delivrer l'autorisation en question immediatement est impossible a respecter en pratique car, sans parler du travail administratif necessaire, ii s'agit d'une decision que les organes competents ne peuvent prendre que lorsqu'ils sont reunis en due forme. Pour cette raison, le SYVICOL demande que le texte fixe un delai maximal de quinze jours entre la decision du conseil communal ou du comite et l'autorisation en question. Finalement, !'article 9 prevoit qu'en cas de silence du conseil communal de la commune ou du comite du syndicat apres l'ecoulement du delai de cent cinquante jours a partir de la transmission de la demande d'admission au president de la commission d'admission, cette derniere est reputee approuvee. Selon la comprehension du SYVICOL, les auteurs du present projet de loi entendent obliger le conseil communal de la commune ou le comite du syndicat a se positionner en temps utile afin de garantir aux entreprises une certaine securite de planification dans le cadre d'une implantation eventuelle dans une zone d'activites economiques. Meme si, dans le souci de la simplification administrative, le SYVICOL s'est souvent prononce en faveur du principe « silence vaut accord » en ce qui concerne plusieurs procedures administratives, ii doit s'y opposer fermement dans le cadre du projet de loi sous avis. En effet, ('addition de tous tes delais prevus en amont de la saisine du conseil communal ou du comite, c'est-a-dire entre !'introduction de la demande et l'avis du ministre, s'eleve a 105 jours. Dans l'hypothese ou toutes les etapes anterieures prennent le maximum de temps prevu, le conseil communal ou le comite ne dispose plus que de 45 jours pour se prononcer et le risque que ce delai ne puisse pas etre respecte est bien reel, pas seulement pendant les vacances d'ete. D'une fa9on plus generale, ii est inconcevable pour le SYVICOL qu'une autorisation d'installation d'une entreprise privee sur des fonds publics, appartenant a une commune ou a un syndicat de communes, puisse etre tacite et resulter d'un silence de !'administration endeans uncertain delai. Elle doit a ses yeux imperativement resulter d'un acte positif de l'autorite competente. II insiste done sur la suppression pure et simple du paragraphe
- En contrepartie, ii propose d'imposer au conseil communal de se prononcer endeans un delai de trois mois a partir de la reception de l'avis du ministre prevu au paragraphe
- Ceci permettrait !'application des regles de droit commun selon lesquelles le silence administratif depassant trois mois est considere comme un refus tacite contre lequel l'administre peut introduire un recours en justice. 6 Article 12 Selon le premier paragraphe de !'article 12, le ministre de l'Economie est charge, ensemble avec le membre du Gouvernement ayant les Domaines de l'Etat dans ses attributions, de definir et de formuler les conditions generales de la mise a disposition de terrains publics dans les zones d'activites economiques. L'objectif est d'harmoniser les conditions generales applicables a tous les contrats de mise a disposition de terrains publics, dans toutes les zones d'activites economiques. Le projet de loi sous revue ne fait qu'etendre la pratique actuelle des zones d'activites regionales ou nationales aux terrains publics mis a disposition dans les zones d'activites economiques communales. Le SYVICOL comprend le besoin d'une certaine homogeneite et ne s'oppose done pas en principe a la liste, prevue au paragraphe 2, des domaines qui seront regles par des conditions generales. Ceci vaut a !'exception du point 3° relatif aux modalites de mise en location, qui incluent normalement, sauf disposition contraire, le loyer convenu. Or, la fixation de ce dernier devrait relever de la competence exclusive des communes ou syndicats de communes. Certes, selon le commentaire des articles, les domaines non cites expressement dans cette liste, y compris les modalites financieres de la mise a disposition de terrains publics, relevent de la competence exclusive des communes. Si le SYVICOL se felicite de cette precision, ii demande neanmoins qu'elle figure dans le texte du projet de loi lui-m~me pour davantage de clarte. Article 13 L'article 13 autorise le ministre de l'Economie, conjointement avec le membre du Gouvernement ayant les Finances dans ses attributions, a octroyer aux communes des contributions financieres, remboursables, et aux syndicats des contributions financieres, remboursables, et des subventions financieres, non remboursables. Les contributions et subventions financieres doivent ~tre strictement en relation avec les coots lies a !'acquisition de terrains pour la viabilisation, le developpement, et la gestion de zones d'activites economiques communales, ou de zones d'activites economiques regionales. En principe, le SYVICOL salue cette mesure, qui permet de soutenir les efforts financiers des communes et des syndicats concernant, principalement, !'acquisition de terrains, les frais de planification des zones, les frais d'etudes ainsi que les frais de construction et de gestion d'infrastructures communes. Le paragraphe 3 de !'article sous rubrique prevoit que les modalites de fixation, de paiement, et de remboursement des contributions financieres, ainsi que les modalites de fixation et de paiement des subventions financieres, a accorder par type de depense, sont arr~tees dans une convention a conclure entre le ministre, le membre du Gouvernement ayant les Finances dans ses attributions, et la commune ou le syndicat. 7 Pour davantage de transparence et de securite de planification, le SYVICOL estime que les modalites financieres, et notamment les taux de subvention, devraient etre arretees dans un reglement grand-ducal et non pas dans une convention. Adopte par le comite du SYVICOL, le 18 juillet 2022 8