CONSEIL D’ÉTAT =============== N° CE : 60.543 N° dossier parl. : 7770 Projet de loi portant approbation de la Décision (UE, Euratom) 2020/2053 du Conseil du 14 décembre 2020 relative au système des ressources propres de l’Union européenne et abrogeant la décision 2014/335/UE, Euratom Avis du Conseil d’État (9 mars 2021) Par dépêche du 17 février 2021, le Premier ministre, ministre d’État, a soumis à l’avis du Conseil d’État le projet de loi sous rubrique, élaboré par le ministre des Affaires étrangères et européennes. Au texte du projet de loi étaient joints un exposé des motifs, une fiche financière, une fiche d’évaluation d’impact ainsi que le texte de la décision (UE, EURATOM) 2020/2053 du Conseil du 14 décembre 2020 relative au système des ressources propres de l’Union européenne et abrogeant la décision 2014/335/UE, Euratom. Considérations générales Le projet de loi sous examen a pour objet l’approbation de la décision (UE, EURATOM) 2020/2053 du Conseil du 14 décembre 2020 relative au système des ressources propres de l’Union européenne et abrogeant la décision 2014/335/UE, Euratom (ci-après la « décision »), par laquelle le Conseil de l’Union européenne a déterminé pour la période 2021 à 2027 les règles d’attribution des ressources propres à l’Union en vue d’assurer le financement du budget annuel de l’Union. Conformément aux articles 311, alinéa 3, du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne 1 et 106bis, paragraphe 1er, du Traité instituant la Communauté européenne de l’énergie atomique 2, la décision n’entrera en vigueur qu’après son approbation par tous les États membres. L’article 12 de la décision prévoit cependant que les nouvelles dispositions prendront effet rétroactivement au 1er janvier 2021, afin de garantir une transition entre ces nouvelles dispositions et celles actuellement en vigueur, contenues dans la décision du Conseil de l’Union Article 311, paragraphe 3, TFUE : « Le Conseil, statuant conformément à une procédure législative spéciale, à l’unanimité et après consultation du Parlement européen, adopte une décision fixant les dispositions applicables au système des ressources propres de l’Union. Il est possible, dans ce cadre, d’établir de nouvelles catégories de ressources propres ou d’abroger une catégorie existante. Cette décision n’entre en vigueur qu’après son approbation par les États membres, conformément à leurs règles constitutionnelles respectives ». 2 Article 106bis, paragraphe 1er, EURATOM : « L’article 7, les articles 13 à 19, l’article 48, paragraphes 2 à 5, et les articles 49 et 50, du traité sur l’Union européenne, l’article 15, les articles 223 à 236, les articles 237 à 244, l’article 245, les articles 246 à 270, les articles 272, 273 et 274, les articles 277 à 281, les articles 285 à 304, les articles 310 à 320, les articles 322 à 325 et les articles 336, 342 et 344, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, ainsi que le protocole sur les dispositions transitoires, s’appliquent au présent traité ». 1 européenne du 26 mai 2014 relative au système des ressources propres de l’Union européenne (2014/335/UE, Euratom) 3, que la décision abroge. Selon l’exposé des motifs, la décision à approuver met en œuvre l’accord relatif au cadre financier pluriannuel pour les années 2021 à 2027, défini lors des conclusions du Conseil européen du 17 au 21 juillet 2020 4. Le nouveau cadre financier pluriannuel entend, d’une part, réformer les règles du cadre financier pluriannuel dans la perspective de l’introduction de nouvelles ressources propres, fondées notamment sur la taxation des déchets d’emballages en plastique non recyclés, et, d’autre part, établir le plan de relance « Next Generation EU » en réponse aux conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire de la pandémie de Covid-19. À cet effet, l’article 5 de la décision habilite jusqu’en 2026 la Commission européenne à emprunter sur les marchés de capitaux pour un montant maximal de 750 milliards d’euros. Le Conseil d’État prend note que, tant les incertitudes inhérentes à la poursuite de la pandémie de Covid-19 et à ses conséquences économiques, que l’ampleur des mesures déployées par la décision pour les contrer, ne permettent qu’une évaluation approximative et forfaitaire de l’incidence financière de la décision pour le Luxembourg. Selon la fiche financière, la contribution du Luxembourg au budget de l’Union européenne sera amenée dans ce contexte à progresser de 476 millions d’euros
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.