Luxembourg, le 23 mai 2023 Objet : Amendements parlementaires au projet de loi n°81151 instituant un régime d’aide en faveur de la primo-création d’entreprise. (6257bisLMA/HGU) Saisine : Ministre des Classes moyennes (16 mai 2023) En bref ➢ La Chambre de Commerce salue l’objectif du projet de loi visant à soutenir les micro-entreprises des secteurs du commerce et de l’artisanat nouvellement créées et approuve les amendements proposés. ➢ L’aide prévue pourrait encore être optimisée en permettant le versement d’un montant plus élevé dès le début et en incluant davantage d’entrepreneurs. ➢ La Chambre de Commerce est en mesure de marquer son accord aux amendements parlementaires sous avis, sous réserve de la prise en compte de ses remarques. Les amendements parlementaires au projet de loi sous avis (ci-après les « Amendements ») visent à redresser une erreur d’ordre matériel, à implémenter les suggestions d’ordre légistique soulevées par le Conseil d’Etat, à apporter certaines précisions au texte et enfin, à modifier les dispositions faisant l’objet d’oppositions formelles du Conseil d’Etat. Le projet de loi initial, prévoyant l’instauration d’un régime d’aide en faveur des microentreprises nouvellement créées des secteurs du commerce et de l’artisanat soumises à une autorisation d’établissement en vertu de la loi modifiée du 2 septembre 2011 réglementant l’accès aux professions d’artisan, de commerçant ainsi qu’à certaines professions libérales 2, a déjà fait l’objet d’un premier avis de la Chambre de Commerce (ci-après l’« Avis Initial »)3. 1 Lien vers le projet de loi sur le site de la Chambre des Députés. Lien vers la loi sur le site de legilux. 3 Lien vers l’avis 6257LMA/HGU du 14 décembre 2022 sur le site de la Chambre de Commerce. 2 2 Considérations générales Comme déjà exprimé dans son Avis Initial, la Chambre de Commerce accueille avec enthousiasme l’aide prévue par le projet de loi et salue la volonté du gouvernement de soutenir et d’encourager l’esprit entrepreneurial à travers la mise en place de cette aide, qui va contribuer à renforcer l’attractivité du Luxembourg via la promotion de la création de nouvelles entreprises. Concernant la formation obligatoire sur la gestion d’entreprise à effectuer par le dirigeant afin de pouvoir bénéficier de l’aide, elle salue l’ajout par les Amendements de la prise en compte du diplôme étranger reconnu comme équivalent du brevet de maîtrise qui pourra permettre la dispense quant à la réalisation de ladite formation. Concernant les pièces à joindre à la demande d’aide, la Chambre de Commerce salue les adaptations apportées par les Amendements. Elle avait indiqué dans son Avis Initial qu’il était nécessaire de clarifier l’autorité compétente en charge de la délivrance du certificat de revenus de l’entrepreneur et se félicite de constater que le projet de loi a été précisé en ce sens. Elle approuve également l’adaptation de la documentation pour le cas où l’entreprise serait propriétaire de son local. Elle réitère cependant les commentaires émis dans son Avis Initial concernant la nécessité de simplification administrative du processus de demande dans sa globalité : les informations et documents qui peuvent être obtenus par le ministre directement auprès des administrations concernées ne devraient pas être fournis par l’entrepreneur. Concernant les modalités de remboursement de l’aide, la Chambre de Commerce constate que les Amendements prévoient désormais que la restitution de l’aide doit être demandée en cas de cession de la totalité ou de plus de 50% des parts sociales de l’entreprise dans un délai d’un an à partir de la décision d’octroi de l’aide et non plus de deux ans, ceci afin de répondre aux oppositions formelles du Conseil d’Etat liées à la disproportion de la mesure de remboursement et au pouvoir discrétionnaire du ministre. Si la Chambre de Commerce approuve la réduction du délai susmentionné, elle réitère cependant le commentaire émis dans son Avis Initial relatif à la procédure de constat de la perte de l’aide en vertu de laquelle « seul le ministre peut constater les faits entraînant la perte de l’aide » (article 10
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.