Avis De('AUTORITE DE CONTROLE JUDICIAIRE Créée par la loi du août 2018 relative à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel en matière pénale ainsi qu'en matière de sécurité nationale Sur le projet de loi n^'TSSlB portant modification du Code de procédure pénale INTRODUCTION L'autorité de contrôle judiciaire {ci-après désignée l'AG), instituée par l'article 40 de la loi du 1®' août 2018 relative à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel en matière pénale ainsi qu'en matière de sécurité nationale (ciaprès désignée «la loi du 1®'^ août 2018 en matière pénale ainsi qu'en matière de sécurité nationale ») transposant la Directive (UE) 2016/680 du 27 avril 2016 relative à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel par les autorités compétentes à des fins de prévention des infractions pénales, d'enquêtes et de poursuites en la matière ou d'exécution de sanctions pénales, et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la décision-cadre 2008/977/JAI du Conseil (ci-après désignée « la directive 2016/680 »), « conseille la Chambre des députés, le Gouvernement et d'autres institutions et organismes au sujet des mesures législatives et administratives relatives à la protection des droits et des libertés des personnes physiques à l'égard du traitement » conformément à l'article 42, paragraphe 1, lettre c) de ladite loi dans les limites de ses compétences prévues à l'article 40, paragraphe 2, à savoir en ce qui concerne les « opérations de traitement de données à caractère personnel effectuées par les Juridictions de l'ordre Judiciaire, y compris le ministère public, et de l'ordre administratif dans l'exercice de leurs fonctions Juridictionnelles », que ce soit pour des finalités visées à l'article 1®^ de la loi du 1®"^ août 2018 en matière pénale ainsi qu'en matière de sécurité nationale ou pour celles visées par le règlement européen 2016/679 du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données et abrogeant la directive 95/46/CE (ci-après désigné « le RGPD »). L'ACJ a été saisie le 30 janvier 2023 par Madame la Ministre de la Justice d'une demande d'avis concernant le projet de loi n" 7882B portant modification du Code de procédure pénale. Selon le commentaire de l'amendement unique, l'AG comprend que le présent projet de loi est le résultat de la scission du projet de loi n" 7882 en deux textes distincts à savoir le projet de loi 7882A portant Introduction de dispositions spécifiques pour le traitement de données personnelles dans l'application JU-CHA^ et le projet de loi n° 7882B portant modification du Code de procédure pénale. L'ancienne mouture du présent projet de loi a d'ores et déjà fait l'objet de ^ Ayant donné lieu à la loi du 7 août 2023 portant Introduction de dispositions spécifiques pour le traitement de données personnelles dans l'application « JU-CHA ». nombreux avis des autorités judiciaires^ du Conseil d'État^ et de la Commission nationale pour la protection des données^. Le projet de loi sous avis vise à introduire de nouvelles dispositions générales au Code de procédure pénale afin de régler le droit de communication spontanée d'information de nature pénale par le ministère public aux employeurs du secteur public, du secteur privé, d'une association ou d'une fondation ainsi qu'aux représentants d'une communauté religieuse. À titre liminaire, l'ACJ comprend que la communication spontanée d'information de nature pénale est limitée à deux niveaux. En effet, pour les employeurs du secteur public, l'information pénale doit se rapporter à des décisions portant sur des faits pouvant être qualifiés de crime ou de délit puni d'une peine d'emprisonnement tel que visés à l'article 8-3, paragraphe 1, en projet tandis que pour les employeurs du secteur privé, ceux d'une association ou d'une fondation ainsi qu'aux représentants d'une communauté religieuse, elle doit se rapporter à un ensemble d'infractions listées à l'article 8-3, paragraphe
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.